Le lait en poudre spécial pour nourrissons : un gros business très trouble

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Il y a eu le scandale du lait en poudre pour bébés distribué en Afrique à des prix défiant toute concurrence sous le prétexte d’action humanitaire qui se termina très mal puisque le lait était reconstitué avec de l’eau polluée par des bactéries, c’est-à-dire non traitée. Il y eut des centaines de milliers de victimes. Puis il y eut le lait « enrichi en protéines » chinois, artificiellement enrichi puisque les fabricants ajoutaient de la mélamine qui réagit exactement comme une protéine quand on dose ces dernières par les techniques classiques. Les conséquences furent que des centaines de milliers d’enfants moururent d’insuffisance rénale aigüe.

Aujourd’hui les laits pour nourrissons sont de nouveau dans le collimateur mais pour d’autres raisons tout à fait inattendues, encore que … Alors que les êtres humains sont des mammifères – nul ne peut le nier – l’apparition des formules de lait en poudre pour nourrissons date du début des années 1960 et répondait à une recherche de profits supplémentaires de la part d’une des plus importantes firmes de l’époque spécialisée dans ce domaine : Nestlé. Ce lait en poudre pour bébés libérait les mères de famille de la lourde contrainte consistant à « donner le sein ». Drôle de conception du marketing.

Ce billet n’a pas pour but de ternir l’image de Nestlé mais de mettre en évidence le caractère tendancieux et résolument idéologique de certains universitaires qui n’hésitent pas à confondre leurs convictions avec la science. Il s’agit en l’occurence du Docteur Julie Smith de l’Australian University, spécialiste des aliments pour bébés, dont le lait en poudre formulé. Selon cette « spécialiste » la production de lait en poudre pour bébés contribue dramatiquement au dommage de l’environnement global (sic) : « ces dernières dizaines d’années on a assisté à une véritable explosion des formules déhydratées pour enfants mais il y a le côté destructeur de l’environnement et de la santé des populations qui a été négligé par ce marché nouveau« .

Tout est donc dit en quelques mots : le lait en poudre pour bébés est mauvais pour l’environnement et le climat mais également mauvais pour la santé des enfants. Alors que l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont de gros exportateurs de lait en poudre pour bébés vers la Chine, leur principal marché, la situation aggrave donc l’empreinte carbone de ces deux pays.

Quelle solution trouver pour rémédier à ce grave problème – selon Julie Smith – tout simplement supprimer ces laits déhydratés pour bébés puisque nous sommes des mammifères ? C’est la solution préconisée : mesdames jeunes mères de famille allaitez votre enfant pour sauver le climat ! C’est ce qu’a écrit Julie Smith dans un article paru dans le périodique « International Breastfeeding Journal« . Au final on prêche le retour vers la nature pour sauver le climat. Quelle sera la prochaine étape ? C’est clair : ne plus faire d’enfants et … aller vivre dans des cavernes !

Source : 9news.com.au

Brève. Le totalitarisme climatique est d’actualité

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Un incroyable article vient de paraître avec la publicité mondiale qui l’accompagne dans la revue BioScience. Il est naturellement en libre d’accès, propagande oblige et cosigné par deux scientifiques répondant aux noms de William J. Ripple et Christopher Wolf de l’Université de l’Oregon. Sans aucune gène quelconque pas moins de 11000 scientifiques ont signé un manifeste appellant l’humanité toute entière à limiter les naissances car il y a une « urgence climatique » extrême.

Alors que l’administration Trump finalise la sortie des USA des accords de Paris sur le climat et que depuis l’élection de Donald Trump les scientifiques nord-américains n’ont jamais cessé de revendiquer une perennité de leurs financements de recherche cette prise de position extrêmiste est tout à fait compréhensible du point de vue de ces scientifiques, la majorité d’entre eux étant encartés à « Alliance of World Scientists », une organisation ouvertement extrêmiste qui organise les demandes de crédits de recherche auprès des administrations pour que celles-ci aient de près ou de loin un intérêt dans le cadre de la recherche sur le changement climatique. Peut-être que seules les mathématiques fondamentales et la physique théorique échappent au label « recherche sur le climat » …

On s’achemine donc vers une stérilisation autoritaire des femmes (et des hommes) comme le gouvernement chinois la pratique déjà pour les minorités musulmanes de Chine. C’est vrai, je n’invente rien ! Le totalitarisme climatique se met donc progressivement en place reprenant à la lettre les thèses malthusiennes scandaleuses et nauséabondes du Club de Rome.

Ces scientifiques, extrêmistes sinon fascistes, ont-ils perdu tout sens moral ? On ne peut qu’être effrayé et écoeuré par cette prise de position extrême qui rappelle les heures les plus sombres du milieu du XXe siècle …

Source : https://doi.org/10.1093/biosci/biz088

La folie du mouvement Extinction-Rébellion

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Le mouvement Extinction-Rébellion d’envergure mondiale est issu des classes moyennes supérieures proches des milieux politiques de gauche et il devrait être ridiculisé avant peut-être d’être interdit (cf. note en fin de billet).

Samedi 5 octobre 2019, des hommes et des femmes se sont rassemblé à King’s Cross à Londres se donnant en spectacle, une mise en scène étrange et effrayante, un culte de la mort en public. Ils se sont réuni devant la gare en cercle et ont prêché la fin du monde. Ils scandaient « Que ferez-vous quand le monde deviendra trop chaud, hein, que ferez-vous ? « . Puis ils ont exigé le repentir pour sauver le monde. Sur les pancartes il y avait écrits des slogans comme « Achetez moins », « voyagez moins », « consommez moins ». Les catholiques ne demandent que la non-consommation de viande le vendredi en tant qu’acte de pénitence pour marquer le jour de la mort du Christ. Cette nouvelle religion exige la fin totale de la consommation de viande en tant que pénitence pour les péchés de croissance et de progrès de l’humanité. Comme tous les membres de sectes mortifères ou non ces membres d’un nouveau culte ont distribué des tracts contenant la « Vérité » dans lesquels il est fait mention des inondations, des incendies, de la montée du niveau de la mer, des forêts d’Amazonie et d’Afrique en feu … Le seul fléau qui manquait était les criquets mais ils ne peuvent pas être très loin de l’humanité pécheresse. À l’instar des hérétiques qui furent pourchassés il y a 5 siècles si on est « négationniste » de leurs visions apocalyptiques ce n’est pas la bonne attitude à adopter selon certaines des pancartes brandies par ces activistes de la mort.

Le mouvement Extinction-Rébellion est un mouvement millénariste qui, sous le prétexte qu’il veut parler de science ne soutient que des idées irrationnelles motivées par la peur, la décadence morale et la misanthropie. C’est une bourgeoisie à bout de souffle, s’haïssant elle-même et se réunit pour projeter ses propres blocages psychosociaux sur la société en général. Il faut combattre ces activistes de la mort, ces monstres de l’extinction qui n’ont d’autre but que de culpabiliser les populations entières, dans le monde entier, et de les sensibiliser à la crise climatique et écologique. Ils s’adressent aux pauvres de New-Delhi, de Mumbai, du Cap, de Melbourne, de Paris ou Berlin ou encore de San Francisco. Mais tous ces travailleurs besogneux ne se sentent pas concernés, ils ne feront pas la grève pendant 15 jours pour sauver la planète, ils travaillent et se déplacent pour vivre, tout simplement.

Extinction-Rébellion est un mouvement réactionnaire, sectaire, élitiste et régressif dont le seul but est d’imposer la forme d’austérité la plus contraignante que l’on puisse imaginer aux peuples du monde entier. L’une des grandes ironies de la politique « progressiste » contemporaine est que les membres de cette gauche-là diront que le fascisme est une politique marginale en regard d’une décision du gouvernement conservateur de fermer une bibliothèque publique à Wolverhampton mais ils encourageront ce culte écologiste de la mort quand celui-ci exigera de mettre un terme à la croissance économique sans penser un instant à l’impact dévastateur et létal qu’un tel plan aurait sur les peuples du monde qui se débattent pour travailler et vivre décemment.

Que veut vraiment Extinction-Rébellion ?

Ce mouvement veut que l’humanité atteigne Zéro émissions de carbone en 2025 car il y a urgence (cf. Sainte Greta) ! 2025 c’est dans 5 ans, ne l’oubliez pas. Ce mouvement veut que nous arrêtions un vaste ensemble d’activités humaines productrices de carbone. Il faut fermer les mines de charbon (les Australiens apprécieront), toutes les usines qui produisent du carbone comme celles de Chine qui emploient des centaines de millions de personnes pour produire chaque jour des milliards de biens de consommation utilisés dans le monde entier (les Chinois apprécieront). Il faut aussi fermer toutes les activités productrices de carbone, en Grande-Bretagne par exemple, comme les centrales électriques à charbon, clouer au sol les avions, restreindre la circulation automobile, il faut tout réduire, il faut reculer, tout arrêter ! Et tous cs gens qui comptent sur toutes ces choses pour leur travail, pour leur nourriture et pour s’éclairer et se chauffer, que vont-elles faire et devenir ? Il faut les contraindre par la force s’il le faut, après tout ce ne sont que de pauvres êtres humains, stupides et destructeurs.

Les mouvements progressistes, comme leur nom l’indique, visaient avant tout le progrès, à pousser l’humanité vers l’avant, à créer un monde meilleur et plus riche pour tous. Extinction-Rébellion veut tout le contraire, il veut nous propulser en arrière, à l’âge de pierre, il veut inverser la tendance la plus importante jamais vécue auparavant dans l’histoire humaine : la révolution industrielle et technologique. Ce mouvement veut nous replonger dans la brutalité et l’ignorance, l’hostilité de la vie dans la nature, en recréant ce monde ancien et impitoyable dans lequel nous mangions « localement », dans lequel nous ne voyagions que rarement, dans lequel nous ne dansions pas pour le plaisir, dans lequel nous mourrions tous de choléra ou de peste avant l’âge de 38 ans. Le grand retour en arrière de ce mouvement Extinction-Rébellion a été explicité quand deux de ses membres se sont retrouvé sur le plateau de SkyNews le 7 octobre. Ils se sont plaint avec hystérie de la modernité. L’un d’eux a déploré qu’une ville comme Londres utilise tant d’électricité. Ainsi l’éclairage, le chauffage, les systèmes de transport et les appareils de survie des hôpitaux sont choquants pour ces monstres arrogants auto-flagellants et chevelus. « Éteignez tout », voilà leur cri d’alarme immoral !

Ce qui est le plus étonnant dans cette histoire est la facilité avec laquelle ces gens se retrouvent dans les médias et les milieux politiques où ils sont traités comme des défenseurs avisés et radicaux de la raison et de l’avenir. Il faut se rendre à l’évidence ! Ces gens constituent une menace pour le bon-sens, la rationalité, la vérité et le progrès. Si on ne réduit pas les émissions de carbone d’ici 2025 leurs prédictions de feu, d’enfer et de mort sont de la pure folie. Ils mentent et répandent la peur, ils perturbent l’homme ordinaire travailleur. Ce sont eux qui veulent détruire l’humanité. Si vous sympathisez avec ces millénaristes fous vous leur avez vendu votre âme et votre vie !

Inspiré d’un article de Brendan O’Neill, éditeur, paru sur le site Spike

Commentaire. À Paris ce mouvement bloque des ponts et des avenues sans qu’à aucun moment la police ait osé ni les déloger ni les surveiller. D’où viennent les ordres ? Qui finance ce mouvement ? Pourquoi le gouvernement français semble les protéger alors qu’il ordonne aux policiers de tirer sur les Gilets Jaunes avec des armes de guerre ? Autant de questions sans réponse qui révèlent l’état de décomposition des démocraties occidentales pourries de l’intérieur par tous ces mouvements écologistes extrêmistes qui viennent de prendre le dernier tournant : la mise en place d’un totalitarisme mondial écologiste pour asservir la population … Triste constat.

Note. Londres est la première ville du monde à interdire, ce 15 octobre 2019, le mouvement Extinction-Rébellion qui voulait bloquer l’accès aux bureaux du gestionnaire de porte-feuilles BlackRock dans la City de Londres. Espérons que d’autres villes et pays prendront les mêmes décisions.

 

Climat : la psychose collective allemande

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L’Allemagne perdrait-elle son sang-froid ? Ce pays a déjà par le passé démontré son aptitude à dériver vers des extrémismes dont le dernier en date fut particulièrement détestable. Se débattant dans une crise économique dévastatrice le peuple allemand accepta cette dérive vers une politique extrême. Il n’y a pas, en effet, de demi-mesure possible dans ce pays et à terme tout pourrait basculer à nouveau. L’économie allemande est en train de plonger tête première dans la récession et cette fois-ci ce ne sont pas des éléments externes qui la provoquent comme ce fut le cas avec la crise de 1929 et l’élection d’Hitler en 1933, mais le choix insensé d’une politique énergétique « post-Fukushima » approuvée pour de basses visées électoralistes par la Chancelière elle-même en s’alliant au parti des Verts. La décision de cesser toute production électrique d’origine nucléaire et d’opter pour le tout renouvelable a conduit le pays vers une augmentation considérable de ses émissions de CO2 ainsi que du prix du kWh. Il s’agit d’une totale aberration qui a pourtant satisfait les écologistes jusqu’à la structuration du mouvement « Vendredis pour l’Avenir » (FFF, Fridays For Future).

Les revendications de ce mouvement soutenu par le puissant parti Vert sont claires : plus de voitures, moins d’industrie, plus de viande, plus de plastiques, etc … C’est le suicide programmé de l’ensemble de l’économie allemande qui est revendiqué par ce mouvement. En effet les piliers de l’économie allemande sont son industrie automobile et son tissu industriel très dense constitué de moyennes entreprises la plupart tournées vers l’exportation. La Chancelière Merkel a donc cédé au mouvement FFF et au parti vert en promettant une taxation sévère des carburants pour les automobiles, 10 millions de voitures électriques à l’horizon 2030 accompagné d’un réseau de un million de bornes de rechargement, une taxe sur les transports aériens, des tickets de train moins chers et encore plus de moulins à vent et de panneaux solaires.

La récession économique qui se profile tant en Europe qu’en Asie a déjà profondément affecté l’industrie automobile, la colonne vertébrale de l’économie allemande, à tel point que certains équipementiers auto n’ont pas pu payer leurs employés à la fin du mois d’août car ils font face à des pertes financières importantes avec des carnets de commande désespérément vides. Le puissant syndicat IG Metall n’a pas caché son inquiétude.

Des sondages d’opinion récents ont montré clairement que la majorité des Allemands sont prêts à faire des sacrifices pour « sauver le climat » : plus de souffrance, plus de pauvreté, plus d’austérité et de privations pour sauver la planète de la fournaise. Et les sceptiques (dont je fais partie) sont traités d’ennemis de l’environnement et de négationnistes qui doivent être punis.

L’Allemagne s’achemine donc vers un crise économique qui risque bien d’être profonde et durable, du jamais vu depuis la fin de la seconde guerre mondiale, une crise entrainant la résurgence des extrémismes les plus exécrables. Et pendant ce temps-là la Chine, l’Inde, la Russie et d’autres pays comme l’Indonésie, le Nigéria ou encore le Brésil se frotteront les mains. Allez demander à un Brésilien, un Indien ou un Nigérian ce qu’il pense du réchauffement du climat : ils s’en moquent tous car ils ont d’autres préoccupations beaucoup plus urgentes. Pour tous les Européens un effondrement de l’économie allemande signera la fin de l’Union européenne.

L’Allemande Ursula von der Leyen a affirmé il y a quelques jours ceci : « Je veux que le Green Deal européen devienne la marque de fabrique de l’Europe. Notre engagement, visant à devenir le premier continent neutre en carbone, est au coeur de la nouvelle Commission« . Ça ne pourra que mal se terminer comme a coûtume de le rappeler H16 à la fin de ses billets …

Inspiré d’un article de P. Gosselin paru sur son site Notrickszone.com, illustration notrickszone.com

Crise climatique à l’ONU !

À l’approche du grand raout onusien dont le plat de résistance sera le climat et ses conséquences invraisemblables pour l’ensemble de l’humanité à moins qu’un conflit moyen-oriental vienne perturber cette grand-messe de l’Eglise de Scientologie Climatique avec sa sainte et vierge Greta les médias tirent à vue leurs cartouches et ce lundi 16 septembre 2019 je me suis limité aux titres du Guardian, florilège :

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Le transport aérien mauvais pour le climat ?

Le site « atmosfair » a mis en ligne un moyen didactique pour que chaque personne décidant de se déplacer en avion soit culpabilisée. J’ai donc entré les codes des aéroports de mon prochain vol long courrier (on peut aussi entrer les noms des villes de départ et d’arrivée) et voilà ce que le site m’a craché à la figure :

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Je n’ai pas perdu mon sang-froid et j’ai fait quelques calculs sachant que ce vol est effectué avec un Airbus A330. Cet avion embarque 140 tonnes de kérosène et au moins 300 passagers. La durée du vol Madrid-Tokyo est d’environ 13 heures, soit aller-retour une distance d’environ 24000 kilomètres. Avec ces données je suis arrivé à 1,4 tonne de carbone par passager.

Le calcul est très simple, il suffit de diviser la quantité de kérosène embarqué par le nombre de passagers et d’exprimer le résultat en kilos de CO2 ! En gros 140 tonnes de kérosène génèrent 430 tonnes de ce gaz hautement toxique pour le climat mais pas vraiment pour les plantes (objet d’un prochain billet).

Je me suis amusé à comparer cette donnée avec un voyage de 24000 kilomètres effectué en voiture, une voiture consommant 5 litres pour parcourir 100 kilomètres et je suis arrivé à quelques kilos près au le même résultat. Alors la question est de savoir quel est le moyen de transport le moins mauvais pour le climat :

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Vue du San Diego freeway à Los Angeles

Mon prochain voyage au Japon sera-t-il d’aller d’Espagne à Vladivostok en trans-sibérien ? J’aimerais bien savoir quelle quantité de diesel les locomotives du train brûlent pour un tel périple sans oublier d’inclure le voyage en bateau de cette ville jusqu’aux côtes nord de Honshu … N’importe quoi.

La forêt amazonienne et le climat : encore une « fake-news ».

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Chaque minute l’équivalent de la surface de 3 terrains de football de forêt amazonienne disparait pour laisser place à des cultures agricoles à haut rendement comme le palmier à huile, la canne à sucre, le sorgho ou encore, à l’extrême limite, l’élevage. Le nouveau dirigeant du Brésil a compris que la forêt amazonienne était un atout immense pour le développement de l’économie du pays, mais à quel prix ?

Il est évident que l’attitude des dirigeant brésiliens ayant donné leur feu vert pour une déforestation intensive émeut la communauté mondiale bien-pensante. Celle-ci met en avant les arguments classiques : mépris de la biodiversité, destruction du « poumon » de la planète, véritable génocide des populations amérindiennes natives, conséquences inimaginables sur le climat global, augmentation catastrophique du CO2 atmosphérique, disparition de centaines de milliers d’espèces vivantes encore inconnues, etc, etc …

Mais qu’en est-il au juste ? Il est nécessaire de garder l’esprit froid et si possible clair pour analyser cette situation devant laquelle Bolsonaro a mis le monde entier. Je pense que mes lecteurs vont croire que j’ai l’esprit dérangé en lisant les lignes qui suivent mais j’insiste même si je vais heurter les âmes sensibles. Le bilan carbone de la forêt amazonienne est nul. En effet la biomasse totale de ce système, considérons ici les végétaux, est constante, il n’y a donc pas de fixation nette de carbone. Si tel n’était pas le cas il y aurait dans toute l’Amazonie des centaines de mètres de végétaux accumulés à la surface de cette partie de la Terre qui finiraient pas se transformer en une sorte de tourbe ou à l’extrême limite en lignite. Un enfant de 7 ans pourrait comprendre cela. Toute cette biomasse végétale disparaît donc au fur et à mesure qu’elle se forme. Où va-t-elle ? Elle se transforme lentement mais sûrement en CO2 et en méthane.

Alors, deuxième point, il est soigneusement fait abstraction de la production massive de méthane provenant des fermentations de toute cette matière organique sur le sol amazonien. Et si on est un adepte convaincu de la théorie de l’effet de serre intense du méthane alors en toute logique raser trois terrains de football de forêt chaque minute pour créer des cultures vivrières à haut rendement devrait être considéré comme bénéfique pour le climat. Un terrain de football mesure 7500 m2 arrondissons donc à un hectare cette unité de mesure pour simplifier le raisonnement. Combien de tonnes de bois un hectare de forêt tropicale humide peut-il produire chaque année ? La réponse est simple : très peu, peut-être une tonne, deux tonnes au mieux – chaque année – si on gère cet hectare de forêt de telle façon que la production annuelle soit constante dans la durée et que le bois extrait soit renouvelé également chaque année. Encore faudra-t-il que le bois soit exploitable, c’est-à-dire qu’il ait une valeur commerciale.

Par contre si on plante des palmiers à huile, en quelques années ces arbres vont produire, avec un minimum d’intrants, 5 à 6 tonnes d’huile par hectare tous les ans. On ne peut qu’en déduire que le bilan carbone est alors très positif, peu importe quel sera ensuite l’usage de cette huile et où elle sera utilisée. Pour la canne à sucre – le Brésil est le premier producteur de sucre de canne du monde – la fixation de carbone est encore plus incroyable (la canne est une plante « C4 ») puisque chaque hectare produit environ 60 tonnes de canne. Cette quantité de canne, toujours par hectare, produit 8 tonnes de sucre ou par fermentation 4,2 tonnes d’éthanol. On retrouve donc à peu près le rendement du palmier à huile si ces deux cultures sont destinées à produire du carburant dit « vert » et par définition renouvelable chaque année. Seules certaines céréales comme le blé, dans des conditions de culture optimales, par exemple dans la plaine de Beauce en France, atteignent des rendements comparables à ceux de la canne à sucre en termes de fixation de carbone. La production de blé dans ces régions très favorables est de l’ordre de 9 tonnes par hectare.

Donc, procéder à une déforestation d’au moins une partie de l’Amazonie ne changera rien au bilan carbone de la Terre, ne modifiera en rien la teneur en oxygène de l’atmosphère et les conséquences sur le climat global de la Terre seront négligeables voire inexistantes sinon bénéfiques. Ce dont on est en droit de se soucier est le désastre des écosystèmes uniques que forme la forêt amazonienne. Il est donc justifié de se préoccuper de cet aspect de la déforestation de la forêt amazonienne mais certainement pas de ses conséquences sur le climat.

Le combat des protecteurs du climat de « Gaïa » contre la politique agricole du Président Bolsonaro est donc sans signification et n’a pas lieu d’être, ceci d’autant plus que de nombreuses régions de cette forêt sont impropres à la culture car elles sont inondables ou souvent inaccessibles en raison de la présence d’eau, elles ne seront jamais affectée par ce programme d’extension de l’agriculture brésilienne … encore une « fake-news » !

Illustration : champ de canne au Brésil.