Climat et CO2 : une vaste escroquerie pseudo-scientifique soigneusement dissimulée

Les 7,5 milliards d’êtres humains peuplant la planète Terre dégagent chaque année, en respirant, 2,5 milliards de tonnes de CO2 et tout ce vilain « gaz à effet de serre » contribue à sinon détruire du moins à perturber le climat selon les « experts » de l’IPCC. C’est en tous les cas le dogme maintenant bien ancré dans les cerveaux de tous les humains qui ont accepté de se soumettre à la propagande climatique incessante minutieusement organisée par diverses organisations internationales, gouvernementales et des organismes non gouvernementaux, propagande largement reprise par les médias. Si un soupçon de cohérence existait entre tous ces groupes de pression on devrait donc payer un impôt pour avoir le droit de respirer. Or on va découvrir qu’il s’agit d’une propagande mensongère appuyée sur des non-sens scientifiques.

Chaque être vivant respire pour que son métabolisme fonctionne correctement, depuis les champignons et les bactéries jusqu’aux cellules de notre peau ou de notre cerveau. Les virus et tous les autres parasites intracellulaires utilisent la machinerie de la cellule infectée pour disposer d’énergie. Fatalement ce processus rejète du CO2 quand une simple molécule de glucose est « brûlée » dans la cellule pour produire de l’énergie sous forme d’ATP et des équivalents réducteurs, mais c’est une autre histoire. Seuls les organismes dits photosynthétiques, les cyanobactéries, le plancton et les végétaux produisent de l’oxygène en captant du CO2 et comme tout autre être vivant quand il n’y a pas de lumière solaire ils respirent aussi et dégagent donc également du CO2. Pour tous ces derniers organismes le bilan est néanmoins très favorable dans le sens de la capture de CO2.

Si un gouvernement mondial venait à imposer ses volontés à tous les bipèdes Homo sapiens qui peuplent la Terre entière (il paraît qu’il y en a trop) il faudrait qu’il revoie sa copie avant d’imposer des mesures du genre contrôle strict des naissances ou taxe sur la respiration pouvant être assimilée à la taxe carbone dont on parle de plus en plus souvent. En constatant ce qui se passe pour le coronavirus on peut s’attendre à tout … Si ces personnages s’étant proclamés détenteurs d’une autorité suprême décidaient de régenter tous les peuples pour sauver la planète et le climat il est urgent que tous les peuples soient informés de la vaste escroquerie que constituerait une taxation de la respiration de chaque individu. De plus désigner comme coupable de la modification du climat les seuls combustibles fossiles est également une aberration totale et voici les faits, une approche lapidaire qui m’a demandé beaucoup d’heures de recherche et qui, à ma connaissance, n’a jamais été mentionnée explicitement parce que c’est très dérangeant.

En ne considérant « que » les bactéries il y a, en poids de biomasse, 1160 fois plus de bactéries que d’êtres humains sur l’ensemble de la planète et ces bactéries dégagent par leur processus de respiration métabolique 2950 milliards de tonnes de carbone chaque année ! Alors l’humanité toute entière fait figure de bon élève car elle ne dégage en respirant « que » 2,5 milliards de tonnes de carbone chaque année. Et les combustibles fossiles, combien de tonnes de CO2 dégagent-ils pour la production d’électricité, les transports, le chauffage et l’industrie dans le monde entier alors qu’on accuse ces combustibles fossiles frontalement d’être les principaux perturbateurs du climat ? La réponse est trente-cinq milliards de tonnes soit 84 fois moins que toutes les bactéries qui vivent sur la totalité de la planète … De qui se moque-t-on ?

Je n’ai pas inventé toutes ces données, elles sont publiques, disponibles dans diverses publications scientifiques et entre autres sources sur le site en.wikipedia.org en cherchant soigneusement et en prenant son temps, beaucoup de temps … tout en restant parfaitement objectif comme je m’efforce de l’être sur ce blog. Ces données sont soigneusement passées sous silence alors qu’elles sont pourtant incontestables !

Les voyages vers la Lune ou Mars compromis pour les années à venir

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Les richissimes privilégiés qui ont déjà payé une réservation pour un voyage vers la planète Mars ou encore plus modestement vers la Lune en auront pour leur argent : aucun voyage de longue durée dans l’espace proche ne sera possible avant 2050, c’est-à-dire au plus haut de l’activité solaire du cycle #26. En effet, alors que le cycle solaire #24 se termine, toutes les prévisions des astrophysiciens au sujet de l’intensité du cycle solaire #25 à suivre sont pessimistes : au mieux ce cycle d’activité solaire atteindra en intensité celle du cycle #24. Il faut remonter au tout début du XIXe siècle pour retrouver une activité solaire aussi étriquée, cette période climatique que l’on a coutume d’appeler « le petit âge glaciaire ». Sans activité magnétique solaire soutenue les voyages de longue durée dans l’espace peuvent avoir des conséquences fatales sur les êtres humains embarqués. Je me permets d’exprimer ici mon admiration pour le courage des personnels se trouvant dans la station spatiale internationale en ce moment : ils sont irradiés en permanence par des rayons cosmiques d’origine galactique de très haute énergie que le champ magnétique solaire est incapable de dévier, ceci depuis la fin du cycle solaire #23 :

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Ce que les astrophysiciens ont fait pour tenter d’affiner leurs prédictions, outre l’utilisation du modèle prédictif du Docteur Valentina Zharkova dont j’ai souvent mentionné les travaux sur ce blog, a été tout simplement de comparer les cycles solaires contemporains et ceux du minimum de Dalton, cycles solaires #5 et #6 (1790-1830), et du minimum de Gleissberg, cycles solaires #12 et #13 (1890-1920) partant du principe qu’il existe des variations des cycles solaires suivant des périodicités d’environ un siècle. Le cycle solaire #25 pourrait ressembler au cycle #6 ou au cycle #13 ou encore à un intermédiaire entre ces deux cycles. Les conséquences sont simples : 1) une diminution notable de la vitesse du vent solaire qui contribue à la déviation des rayons cosmiques selon un processus encore mal connu et une diminution durable du champ magnétique solaire jusqu’à 4,5 nT (nanoTesla) alors qu’il avait atteint au cours des années 1980-2000 des valeurs proches de 8 nT. Et 2) quant aux radiations provenant des rayons cosmiques galactiques telles que mesurées par le téléscope dédié à ce rayonnement se trouvant dans le satellite lunaire Lunar Reconnaissance Orbiter elles dépasseront largement les valeurs permises autorisées considérées comme non dangereuses de 620 mSv (milli Sievert) pour un homme et 470 mSv pour une femme. La limite de dangerosité est ici considérée comme ne dépassant pas une incidence de cancers de plus de 3 % par rapport à la moyenne statistique. Donc à moins d’inclure dans un vaisseau spatial à destination de la Lune ou de Mars un protection lourde et encombrante, tout voyage vers ces deux astres serait suicidaire.

Qu’en sera-t-il pour le climat terrestre ? Les tenants de l’effet direct ou indirect de l’activité solaire sur le climat de la Terre ne peuvent qu’être terrifiés par le refroidissement généralisé à venir du climat d’autant plus que les prévisions pour les cycles solaires suivants ne trouvent un regain d’optimisme qu’au delà des années 2050. Le Docteur F. Rahmanifard ne s’est pas hasardée à prédire quoi que ce soit pour le cycle solaire #26 mais si l’activité solaire venait à s’effondrer durablement comme ce fut le cas pour le minimum de Maunder alors l’humanité, hors régions intertropicales, disparaîtrait, tout simplement.

Source : F. Rahmanifard et al. doi : 10.1029/2019SW002428

Le Directeur du Max Planck Institute for Meteorology s’inquiète surtout de la panique que génère le « changement climatique »

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Dans une interview avec le quotidien allemand phare Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ),le Dr Jochen Marotzke, directeur de l’Institut Max-Planck de météorologie (MPIM), a déclaré que prédire à combien de degrés de réchauffement nous devons nous préparer était comme prédire l’avenir avec du marc de café et qu’il n’est pas du tout inquiet au sujet des « points de basculement climatique ».

Il a également évoqué le large désaccord entre les modèles climatiques, que les pires scénarios présentés par certains modèles étaient utiles à des fins d’évaluation des risques, c’est-à-dire des scénarios improbables mais ne pouvant pas être exclus (voir les notes en fin de billet). « Dans la dernière génération de modèles, certains d’entre eux sont beaucoup plus sensibles aux gaz à effet de serre que les modèles précédents en termes d’augmentation de la température », a-t-il déclaré.

Cinq degrés « très très improbable »

Interrogé sur les résultats du modèle français sorti plus tôt cette année, qui suppose cinq degrés de réchauffement pour un doublement du CO2 atmosphérique, Marotzke a exprimé son étonnement, en disant au FAZ ce qu’il pensait des scientifiques français : « Mon Dieu, qu’est-ce que vous faites ? Parce qu’il est très, très improbable que le vrai climat soit aussi sensible que le montrent ces nouveaux modèles ».

« La question de la sensibilité du climat est extrêmement complexe. Par conséquent, les résultats d’un modèle doivent d’abord être traités avec extrême prudence », a déclaré Marotzke.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi le modèle français produisait un réchauffement aussi élevé pour un doublement du CO2 Marotzke a répondu qu’il ne savait pas pourquoi : « Personne ne comprend pourquoi ils l’ont publié sans réfléchir au préalable. Les Britanniques l’ont fait différemment, ils ont dit que cette nouvelle valeur est un mystère. Ils veulent d’abord rechercher quelle en est la raison et si le taux de réchauffement est réaliste ».

Ne vous inquiétez pas des points de basculement climatiques

Plus tard dans l’interview, la FAZ a évoqué les soi-disant « points de basculement dans le système climatique », qui sont des « valeurs seuils qui mettent en mouvement des processus irréversibles qui, une fois lancés, ne peuvent plus être arrêtés ». Les points de basculement possibles nommés par certains scientifiques incluent l’inlandsis du Groenland, le Gulf Stream, l’Antarctique occidental, les récifs coralliens, l’Amazonie mourante, etc.

Quant à savoir s’ils pourraient se produire, Marotzke les considère comme « concevables » et que cela « ne peut pas être exclu » et avec « presque tous (ces points de basculement), nous ne savons pas où nous en sommes ».

Lorsqu’on lui a demandé lequel était le plus inquiétant, il a répondu: « Aucun ».

« Je ne vois aucun risque avec le Groenland »

Et même la fonte de la calotte glaciaire du Groenland n’inquiète pas le directeur du MPIM. Il a déclaré à la FAZ : « Cela va prendre tellement de temps – quelques milliers d’années – que je ne vois aucun risque avec le Groenland ».

L’Arctique n’est pas un élément de basculement

Au sujet de l’Arctique, Marotzke dit qu’il est « tout à fait sûr que ce n’est pas un point de basculement » et que la rétroaction de l’albédo des glaces « n’est pas l’effet dominant ». «La glace revient chaque année – en hiver, a déclaré Marotzke, qui est directeur du MPIM à Hambourg depuis 2003. « Lorsque la température redescendra, la glace de mer reviendra ».

Ne vous inquiétez pas du dégel du pergélisol

Il ne s’inquiète pas non plus du dégel du pergélisol, affirmant que la contribution au réchauffement « est relativement faible ».

« En outre, même si le pergélisol dégèle, on ne sait pas quelle quantité de méthane atteint réellement l’atmosphère », a déclaré Marotzke. « Le méthane peut être converti par les bactéries en CO₂. Je ne suis pas inquiet avec le méthane ».

« La panique climatique se retournera contre elle-même »

Interrogé sur ce qui l’inquiète, il répond: «La panique se retournera contre elle-même ». Marotzke met en garde contre la propagation de cette panique : « Cela peut devenir dévastateur. La question est : à quel moment les risques des mesures de protection du climat dépassent-ils les risques du changement climatique ? La panique n’aide pas ici, seulement une analyse et une mise en balance relativement modérée ainsi qu’une discussion démocratique aideront.

Source : Blog de Pierre Gosselin notrickszone.com

Lien : https://www.faz.net/aktuell/wissen/erde-klima/zu-kipppunkten-und-anderen-klima-sorgen-16701417.html?printPagedArticle=true#pageIndex_2

Notes. Le Docteur Marotzke, éminent climatologue de réputation mondiale, raisonne comme un actuaire et il a parfaitement raison. Définition de Wikipedia : « Un actuaire est un professionnel spécialiste de l’application du calcul des probabilités et de la statistique aux questions d’assurances, de prévention, de finance et de prévoyance sociale. À ce titre, il analyse l’impact financier du risque et estime les flux futurs qui y sont associés. L’actuaire utilise des techniques issues principalement de la théorie des probabilités et de la statistique, pour décrire et modéliser de façon prédictive certains événements futurs tels que, par exemple, la durée de la vie humaine, la fréquence des sinistres ou l’ampleur des pertes pécuniaires associées ».

Envisager des risques climatiques extrêmes est l’affaire des compagnies d’assurance. Comme le précise le Docteur Marotzke il est urgent sinon indispensable pour le monde politique d’évaluer les risques engendrés par les mesures de protection du climat, dont en particulier les objectifs totalement irréalistes de réduction des émissions de CO2, sur l’activité économique et industrielle, en regard des risques climatiques extrêmes. Je suggère à mes lecteurs la lecture de cet article de Roger Pielke Jr paru sur son blog ( http://rogerpielkejr.blogspot.com/2010/11/82-billion-prediction.html ) d’où il ressort un « hiatus » dans les frais engagés par les compagnies d’assurance pour couvrir les « désastres climatiques » qui n’ont pas augmenté depuis 1995 comme d’ailleurs les températures moyennes depuis cette même date.

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Il est difficile de trouver des représentations de ce hiatus couvrant la période 1995-2019 pour la simple raison que c’est « dérangeant ». Si un de mes honorables lecteurs connait une source fiable sur ce point particulier je lui serai reconnaissant de la communiquer en commentaire … La représentation la plus récente, ci-dessous, est celle publiée par Sir Christopher Monckton of Brenchley en 2015 dans un article repris par le Heartland Institute ( https://www.heartland.org/_import/01-17-15_monckton_on_2014_temps.pdf ) :

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Retour sur l’effet de serre (suite)

Avant d’aborder l’aspect philosophique de ma réflexion sur l’effet de serre il est important de rappeler l’aspect de ce concept en contradiction flagrante avec les principes fondamentaux de la thermodynamique. Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à cet « effet de serre » il m’a paru immédiatement qu’il y avait un très gros problème qui défie non seulement les lois de la thermodynamique mais également le bon sens : comment les couches supérieures de l’atmosphère, à quelques milliers de mètres au dessus de nos têtes peuvent-elles irradier le sol en émettant des rayons infra-rouges et ainsi chauffer la surface de la Terre ? Il s’agit, si je ne me trompe pas, de la définition de l’effet de serre décrite par l’organisme onusien IPCC (la grosse flèche rouge dans le schéma présenté en tête du précédent billet à ce sujet). Je réitère donc mon explication : puisque les hautes couches de l’atmosphère sont nécessairement plus froides que l’air se trouvant au niveau du sol, par exemple ici à une altitude de 20 mètres au dessus du niveau de la mer, il est impossible que les photons infra-rouges émis par les molécules d’oxygène, de CO2 ou d’azote de l’atmosphère à plus haute altitude puissent « chauffer » les molécules d’oxygène, de gaz carbonique et d’azote au niveau du sol. En effet ces photons sont moins énergétiques que ceux émis par les constituants de l’atmosphère au niveau de la mer et ils n’ont aucune chance d’être « captés » par les molécules d’oxygène, de gaz carbonique ou d’azote qui se trouvent dans un état énergétique plus élevé, c’est-à-dire émettant elles-mêmes des photons plus énergétiques que ceux provenant des plus hautes couches de l’atmosphère. Tout ce discours se résume en une phrase : il ne peut pas y avoir de transfert d’énergie thermique d’un corps froid vers un corps chaud. C’est l’une des conséquences du deuxième principe de la thermodynamique. La définition de l’effet de serre telle que décrite par l’IPCC est donc une imposture scientifique.

Au fil des années cette théorie de l’effet de serre est devenue un véritable dogme auquel il faut croire sans se poser de question. Quand je suis devenu « climato-sceptique » en analysant les principes mis en œuvre pour imaginer la théorie de l’effet de serre atmosphérique et qu’ainsi j’ai compris que cette histoire de réchauffement du climat provoqué par l’activité humaine était une imposture devenue un dogme je me suis souvenu de ce qui était arrivé à Giordano Bruno. Il fut un immense penseur, philosophe et physicien visionnaire qui introduisit, outre l’héliocentrisme de Copernic auquel il croyait, des théories qui ne furent jamais mises en doute par la suite comme l’infinité de l’Univers, la multiplicité de mondes vivants dans cet univers mais également la notion de référentiel inertiel qui ouvrit la porte aux expériences de Galilée puis de Newton et enfin de toute la physique moderne. Ce que l’Eglise reprochait à Bruno fut de nier le géocentrisme défendu par le Vatican. Jamais l’Eglise catholique n’est revenue sur son erreur d’avoir brûlé Bruno en place publique à Rome, y compris le pape Jean-Paul II ! Comme quoi les dogmes conduisent, et c’est leur définition, au fanatisme religieux.

En ce qui concerne le dérèglement du climat d’origine humaine on assiste à l’émergence du même type de fanatisme. De même que les djihadistes considèrent que tous ceux qui ne pensent ou ne croient pas comme eux doivent mourir, de même les climato-sceptiques seront un jour condamnés à mort pour hérésie. Toutes les religions sont adossées à des mythes dont en particulier l’existence d’un être suprême qui a créé le monde et a placé l’homme à son image dans ce monde. Il s’agit de dogmes auxquels les êtres humains croient. Aujourd’hui, face à un monde matérialiste et face à un effondrement des croyances religieuses traditionnelles, je ne parle ni du bouddhisme, ni du confucianisme ni du shintoïsme, au moins un tiers de l’humanité a choisi la nouvelle religion de Gaïa pour la défense de l’environnement, de la biodiversité et du climat. Sauf que le dérèglement du climat provoqué par l’homme est un mythe et les militants de la cause de Gaïa ont oublié que la nature est caractérisée par une capacité de résilience extraordinaire. La nature ne s’est-elle pas remise de chutes de météorites, de volcanismes cataclysmiques et de longues périodes de glaciation ? Les hommes sont bien présomptueux en croyant qu’ils peuvent influer sur l’évolution naturelle du climat.

Le gaz carbonique (CO2) est l’aliment universel du monde entier

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Le corps humain est composé de 69 % d’eau, de protéines et de graisses à hauteur de 20 % et d’environ 10 % de composés minéraux dont du calcium, du potassium et du phosphore. Ces 20 % sont des composés carbonés. Mais d’où vient tout ce carbone ? Telle est la question.

Regarder un enfant grandir, c’est voir le dioxyde de carbone en action. Les plantes transforment le CO2 en nourriture et le phytoplancton fournit des aliments aux poissons, nourriture et poissons que nous mangeons pour vivre et grandir. « Vous ne pouvez pas vivre en direct » est un dicton courant, mais c’est exactement ce que nous faisons : nous vivons du CO2 de l’air et d’eau.

Peu de gens ont conscience de ce fait étonnant, à savoir que le CO2 dans l’air est l’approvisionnement alimentaire mondial. Nos viandes, fruits et légumes, ainsi que nos bonbons et nos glaces, notre lait et notre vin, sont presque entièrement constitués de dioxyde de carbone et d’eau. Il y a aussi un peu d’azote pour fabriquer des protéines, plus tout un tas d’oligo-éléments et de vitamines, mais vous et moi sommes essentiellement composés de H2O et de CO2 retraités.

Nous devrions être très reconnaissants que cet approvisionnement alimentaire en CO2 augmente chaque année, ainsi que le nombre de bouches affamées. Au lieu de cela, les alarmistes du climat veulent le réduire, soi-disant pour améliorer le temps. C’est vraiment stupide. Le dioxyde de carbone nourrit le monde, encore plus chaque année. La dernière chose que nous voulons faire est de réduire l’approvisionnement alimentaire mondial.

La chimie est complexe mais les faits sont simples (et quasiment miraculeux). Les plantes utilisent l’énergie du soleil pour transformer le CO2 et l’eau en leur nourriture. Elles vivent et grandissent avec cette nourriture, tout comme nous. Les animaux mangent les plantes et les uns les autres, puis nous mangeons les deux. Ainsi, nous vivons tous de dioxyde de carbone transformé. Ce n’est pas un hasard si nous expirons de l’eau et du dioxyde de carbone. Nous achevons simplement ce que l’on appelle le cycle du carbone lorsque nous faisons cela. Notre corps utilise une partie de la nourriture à base de CO2 pour l’énergie dont il a besoin pour vivre, ce qui ramène le dioxyde de carbone et l’eau à leur forme d’origine. Tous les êtres vivants existent de cette façon.

Cycle du carbone : CO2 (+ eau) en entrée – -> Vie –> CO2 (+ eau) en sortie. La vie est un miracle basé sur le CO2.

Que presque personne ne connaisse ce miracle est véritablement tragique. J’ai vu des leçons pour les écoliers qui enseignent réellement le cycle du carbone sans mentionner le dioxyde de carbone. Ils parlent comme si les plantes tiraient leur nourriture du sol et non de l’air. Pire encore, le CO2 est diabolisé en tant que polluant atmosphérique. L’approvisionnement alimentaire mondial ne peut pas être la pollution : c’est complètement stupide ! Pour corriger cette ignorance, il serait peut-être utile d’étiqueter nos aliments en mentionnant la quantité de dioxyde de carbone qu’ils contiennent. Nous les étiquetons déjà pour les calories, les graisses, les vitamines et autres. Les gens devraient savoir quelle quantité de CO2 ils consomment chaque jour et en être reconnaissants. L’eau est abondante dans la plupart des endroits, mais le dioxyde de carbone est rare partout. Pour chaque million de molécules d’air, azote et oxygène, environ 400 seulement sont du CO2. Que les plantes puissent réellement trouver et consommer ces molécules rares est étonnant en soi. Que toute vie se nourrit finalement de ces molécules rares est encore plus étonnant.

Il y a cent ans, il y avait moins de 300 molécules par million, mais heureusement, ce nombre a augmenté régulièrement. La productivité des plantes a augmenté en conséquence, contribuant à nourrir notre population croissante. C’est ce qu’on appelle le verdissement de la planète Terre. Les alarmistes climatiques demandent aux gens de calculer leur soi-disant « empreinte carbone », c’est-à-dire la quantité de CO2 qu’ils génèrent. Tout le monde devrait être fier de son empreinte carbone : elle aide à nourrir le monde. Augmentez votre empreinte carbone, ne la réduisez pas !

Article de David Wojick, Ph.D., analyste indépendant travaillant à l’intersection de la science, de la technologie et de la politique.

Des faux dieux pour des âmes perdues

L’environnementalisme, avec ses menaces de feu et de soufre, est la nouvelle religion. Mais où sont l’humilité, la compassion, la transcendance spirituelle ?

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L’une des parties les plus intéressantes du nouveau livre de Michael Shellenberger, « Apocalypse Never : Why Environmental Alarmism Hurts Us All », est le dernier chapitre, intitulé « False Gods for Lost Souls ». Shellenberger observe que, selon la mère de Greta Thunberg, des pronostics climatiques effrayants étaient en partie responsables de la descente de sa fille dans une dépression durable à l’âge de 11 ans. Selon le père de Greta, l’activisme climatique l’a aidée à surmonter sa dépression. Cette histoire est poignante … On se demande combien de jeunes de sa génération ont connu des problèmes de santé mentale similaires. Il y a tellement de prédicateurs de rue sur notre place publique, promettant le feu et le soufre, incitant à la repentance …

La famille Thunberg aide à illustrer le point de vue de Shellenberger selon lequel :

Aujourd’hui, l’environnementalisme est la religion laïque dominante de l’élite éduquée de la classe moyenne supérieure dans la plupart des pays développés et dans de nombreux pays en développement. Il fournit une nouvelle histoire sur notre objectif collectif et individuel. Il désigne les bons et les méchants, les héros et les mauvais. Et il le fait dans le langage de la science, ce qui lui donne une légitimité.

Mais cette religion n’élève pas les esprits, ne nourrit pas les orphelins ou ne bénit pas les pauvres. Plutôt que de réconforter les personnes âgées, cela les condamne à la misère par temps froid. Vue dans son ensemble, cette religion nuit plutôt qu’elle ne guérit.

Voici quelques citations supplémentaires de ce chapitre:

La négativité a triomphé de la positivité. Au lieu de l’amour, du pardon, de la gentillesse et du royaume des cieux, l’environnementalisme apocalyptique d’aujourd’hui offre la peur, la colère et des perspectives étroites d’éviter l’extinction.

Les histoires qu’on nous raconte ne sont pas prises à la légère. L’image promue par les écologistes apocalyptiques est inexacte et déshumanisante. Les humains ne détruisent pas la nature sans réfléchir.

Les émissions sont un sous-produit de la consommation d’énergie, qui a été nécessaire pour que les gens puissent sortir eux-mêmes, leurs familles et leurs sociétés de la pauvreté et atteindre la dignité humaine.

La grande majorité des gens dans le monde veulent à la fois la prospérité et la nature, pas la nature sans prospérité.

Le livre dont il est question dans le billet de Donna Laframboise traduit ci-dessus est maintenant un best-seller aux USA ! Le changement climatique est réel mais ce n’est pas la fin du monde. Ce n’est même pas notre problème environnemental le plus grave. Michael Shellenberger se bat pour une planète plus verte depuis des décennies. Il a aidé à sauver les derniers séquoias non protégés du monde. Il a co-créé le prédécesseur du Green New Deal d’aujourd’hui. Et il a dirigé avec succès l’effort des climatologues et des militants pour maintenir les centrales nucléaires en fonctionnement, évitant ainsi un pic d’émissions. Mais en 2019, comme certains affirmaient que « des milliards de personnes allaient mourir », contribuant à une anxiété croissante, y compris chez les adolescents, Shellenberger a décidé qu’en tant qu’activiste environnemental de longue date, grand expert en énergie et père d’une fille adolescente, il devait parler pour séparer la science de la fiction. Malgré des décennies d’attention des médias, beaucoup restent ignorants des faits de base. Les émissions de carbone ont atteint un sommet et sont en baisse dans la plupart des pays développés depuis plus d’une décennie. Les décès dus à des conditions météorologiques extrêmes, même dans les pays pauvres, ont diminué de 80% au cours des quatre dernières décennies. Et le risque de réchauffement de la Terre à des températures très élevées est de plus en plus improbable grâce au ralentissement de la croissance démographique et à l’abondance du gaz naturel. Curieusement, les personnes les plus alarmistes sur ces problèmes ont également tendance à s’opposer aux solutions évidentes. Qu’est-ce qui se cache vraiment derrière la montée de l’environnementalisme apocalyptique ? Il y a de puissants intérêts financiers. Il y a des désirs de statut et de pouvoir. Mais surtout, il existe un désir de transcendance chez les personnes supposées laïques. Cette impulsion spirituelle peut être naturelle et saine. Mais en prêchant la peur sans amour et la culpabilité sans rédemption, la nouvelle religion ne parvient pas à satisfaire nos besoins psychologiques et existentiels les plus profonds. (fiche explicative d’Amazon)

Et pour les curieux : https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Shellenberger

Un prochain billet de Michael Shellenberger lui-même traduit par mes soins.

Source : blog de Donna Laframboise, journaliste canadienne.

 

Le grand « reset » basé sur l’énergie verte est voué à l’échec.

Avant propos. Après la pandémie coronavirale les « forces de l’ombre » ont immédiatement embrayé sur le climat et la situation préoccupante qui doit être traitée aussi efficacement que cette pandémie. Je fais de l’humour mais les chefs d’Etat européens ont insisté à l’issue de leurs négociations marathon que les capitaux débloqués pour aider les pays européens les plus fragilisés devraient respecter des « critères climatiques », je n’invente rien. On ne peut que s’attendre à de très mauvaises surprises. Ci-après figure la traduction d’un article de Gail Tverberg, une actuaire partageant en partie les thèses de Jean-Marc Jancovici au sujet de l’énergie et du pic pétrolier. On ne sait d’ailleurs pas trop si Jancovici s’inspire des thèse de Gail Tverberg ou l’inverse dans la mesure où Tverberg travaillait dès le début des années 1970 pour une compagnie d’assurance américaine, elle est donc bien plus âgée que Jancovici. Diplômée de l’Université de Chicago Tverberg s’est intéressée au cours de sa carrière à l’évolution des prix de l’énergie. Elle n’a jamais dissimulé sa sympathie pour les mouvements écologistes dont en particulier Greenpeace et elle est convaincue de l’imminence du réchauffement climatique. Ce long article que j’ai pris la peine de traduire puisqu’il ne figure nulle part en français a le mérite d’être clair et semble-t-il objectif. Pour Gail Tverberg, c’est du moins ce que j’ai compris, coronavirus ou pas, c’est le marché qui décidera et les décisions politiques ne pourront pas influer sur les tendances économiques à moins de continuer à détruire les économies occidentales. Dès lors l’épicentre mondial de l’économie se déplacera vers l’Extrême-Orient, et il est inutile de le nier c’est déjà le cas. J’ai inséré quelques remarques et précisions entre parenthèses et en italique.

Il semble qu’une réinitialisation d’une économie devrait fonctionner comme la réinitialisation d’un ordinateur : éteignez-le et rallumez-le : la plupart des problèmes devraient être résolus. Cependant, cela ne fonctionne pas vraiment de cette façon pour l’économie. Examinons quelques-uns des malentendus qui amènent les gens à croire que l’économie mondiale peut évoluer vers un avenir à énergie verte.

[1] L’économie ne ressemble pas vraiment à un ordinateur qui peut être allumé et éteint : l’économie est plutôt comparable à un corps humain mort, une fois éteinte.

Un ordinateur est quelque chose qui est fabriqué par des humains. Il y a un début et une fin au processus de création. L’ordinateur fonctionne parce que l’énergie sous forme de courant électrique le traverse. Nous pouvons couper et rallumer l’électricité. D’une manière ou d’une autre, presque comme par magie, les problèmes de logiciels sont résolus et le système fonctionne mieux après la réinitialisation qu’avant (ce qui n’est pas toujours le cas).

Même si l’économie ressemble à une construction faite par les humains, elle est vraiment extrêmement différente. En termes de physique, c’est une « structure dissipative ». L’économie ne peut « croître » qu’en raison de sa consommation d’énergie, comme le pétrole pour alimenter les camions et l’électricité pour alimenter les machines.

Le système s’auto-organise en ce sens que de nouvelles entreprises sont créées en fonction des ressources disponibles et du marché apparent des produits fabriqués à partir de ces ressources. Les anciennes entreprises disparaissent lorsque leurs produits ne sont plus nécessaires. Les clients décident de ce qu’ils achètent en fonction de leurs revenus, du montant de la dette dont ils disposent et du choix des produits disponibles sur le marché.

Il existe de nombreuses autres structures dissipatives. Les ouragans et les tornades sont des structures dissipatives. Les étoiles aussi. Les plantes et les animaux sont des structures dissipatives. Les écosystèmes de toutes sortes sont des structures dissipatives. Toutes ces choses grandissent pendant un certain temps et finissent par s’effondrer. Si leur source d’énergie est supprimée, ils échouent assez rapidement. La source d’énergie pour les humains est la nourriture de divers types; pour les plantes, c’est généralement la lumière du soleil (avec le CO2 comme aliment de base).

Penser que nous pouvons éteindre et rallumer l’économie revient presque à supposer que nous pouvons ressusciter les êtres humains après leur mort. C’est peut-être possible dans un sens religieux. Mais supposer que nous pouvons le faire avec une économie nécessite un énorme acte de foi.

[2] La croissance économique est assujettie à un modèle fini, plutôt que simplement augmenter sans limite.

De nombreuses personnes ont développé des modèles reflétant le fait que la croissance économique semble se produire par vagues ou par cycles. Ray Dalio montre un graphique décrivant sa vision du cycle économique dans un aperçu de son prochain livre « The Changing World Order ». La figure 1 est le graphique de Dalio, avec quelques annotations que j’ai ajoutées en bleu.

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Les modélisateurs de toutes sortes aimeraient penser qu’il n’y a pas de limites dans ce monde. En réalité, il y a de nombreuses limites. C’est le fait que les économies doivent contourner ces limites qui conduit à de tels cycles. Quelques exemples de limites incluent des terres arables inadéquates pour une population croissante, l’incapacité de lutter contre les agents pathogènes et un approvisionnement énergétique qui devient excessivement coûteux à produire. On peut s’attendre à ce que les cycles varient rapidement, à la fois à la hausse et à la baisse du cycle plus rapidement.

Le danger d’ignorer ces cycles est que les chercheurs ont tendance à créer des modèles de croissance économique future et de consommation d’énergie future qui sont loin d’être synchronisés avec ce à quoi on peut vraiment s’attendre. Les modèles précis doivent inclure au moins une version limitée du dépassement et de l’effondrement sur une base régulière. Les modèles de l’économie future ont tendance à être basés sur ce que les politiciens aimeraient croire ce qui se produira, plutôt que sur ce que l’on peut s’attendre à ce qu’il se produise dans le monde réel.

[3] Les prix des produits de base se comportent différemment à différents stades du cycle économique. Au cours de la seconde moitié du cycle économique, il devient difficile de maintenir les prix des matières premières suffisamment élevés pour les producteurs.

Il est communément admis que la demande de produits énergétiques sera toujours élevée, car tout le monde sait que nous avons besoin d’énergie. Ainsi, selon cette croyance, si nous avons la technologie pour extraire les combustibles fossiles, les prix finiront par augmenter suffisamment pour que les ressources en combustibles fossiles puissent être facilement extraites. Beaucoup de gens craignent que nous ne « manquions » de pétrole. Ils s’attendent à ce que les prix du pétrole augmentent pour compenser les pénuries. Ainsi, de nombreuses personnes pensent que pour maintenir un approvisionnement adéquat, nous devrions nous préoccuper de compléter les combustibles fossiles par l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables.

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Si nous examinons les prix du pétrole (graphique 2), nous voyons qu’au moins récemment, ce n’est pas ainsi que les prix du pétrole se comportent réellement. Depuis la flambée des prix du pétrole en 2008, le gros problème est que les prix tombent trop bas pour les producteurs de pétrole. À des prix bien inférieurs à 100 dollars le baril, le développement de nombreux nouveaux champs pétrolifères n’est pas économique. Les bas prix du pétrole sont particulièrement un problème en 2020, car les restrictions de voyage associées à la pandémie de coronavirus réduisent la demande (et les prix) de pétrole même en dessous de ce qu’ils étaient auparavant.

Curieusement, les prix du charbon (figure 3) semblent suivre un modèle très similaire aux prix du pétrole, même si l’on pense généralement que le charbon est disponible en grande quantité, et que le pétrole est généralement considéré comme en état de pénurie.

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En comparant les figures 2 et 3, nous constatons que les prix du pétrole et du charbon ont atteint un sommet en 2008, puis ont fortement reculé. Le moment de cette baisse des prix correspond à la «crise de la dette» à la fin de 2008 qui est illustrée à la figure 1.

Les prix ont ensuite atteint un autre sommet en 2011, après plusieurs années de Quantitative Easing (QE). Le QE vise à maintenir le coût d’emprunt à un niveau bas, encourageant le recours à davantage de dette. Cette dette peut être utilisée par les citoyens pour acheter plus de produits fabriqués avec du charbon et du pétrole (comme des voitures et des panneaux solaires). Ainsi, le QE est un moyen d’augmenter la demande et donc de contribuer à augmenter les prix de l’énergie. Au cours de la période 2011-2014, le pétrole a pu mieux maintenir son prix que le charbon, peut-être en raison de sa pénurie d’approvisionnement. Une fois que les États-Unis ont mis fin à leur programme de QE en 2014, les prix du pétrole ont chuté brutalement (figure 2).

Les prix étaient très bas en 2015 et 2016 pour le charbon et le pétrole. La Chine a stimulé son économie et les prix du charbon et du pétrole ont pu augmenter à nouveau en 2017 et 2018. En 2019, les prix du pétrole et du charbon chutaient à nouveau. La figure 2 montre qu’en 2020, les prix du pétrole ont de nouveau chuté, à la suite de toute la destruction de la demande causée par tous les arrêts économiques provoqués par la pandémie. Les prix du charbon ont également chuté en 2020, selon Trading Economics ( https://tradingeconomics.com/commodity/coal ).

[4] Les prix bas depuis la mi-2008 semblent conduire à la fois au pic du pétrole brut et au pic du charbon. La production de pétrole brut a commencé à baisser en 2019 et devrait continuer de baisser en 2020. L’extraction du charbon devrait commencer à baisser en 2020.

Dans la dernière section, j’ai montré que le pétrole brut et le charbon ont tous deux le même problème : les prix ont tendance à être trop bas pour que les producteurs réalisent un profit en les extrayant. Pour cette raison, les investissements dans de nouveaux puits de pétrole sont réduits et des mines de charbon non rentables sont fermées ( https://www.oilandgas360.com/coronavirus-threatens-to-hobble-the-u-s-shale-oil-boom-for-years/ , https://www.argusmedia.com/en/news/2115543-china-outlines-coal-capacity-plan-for-2020 )

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La figure 4 montre que la production mondiale de pétrole brut n’a pas beaucoup augmenté depuis 2004. En fait, la production de l’OPEP n’a pas beaucoup augmenté depuis 2004, même si les pays de l’OPEP font état de réserves de pétrole élevées et, en théorie, ils pourraient pomper plus de pétrole s’ils le voulaient.

Au total, les données de BP montrent que la production mondiale de pétrole brut a chuté de 582 000 barils par jour si on compare 2019 à 2018. Cela représente une baisse de 2,0 millions de barils par jour de la production de l’OPEP, compensée par des augmentations plus faibles de la production aux États-Unis, au Canada et Russie. La production de pétrole brut devrait encore baisser en 2020, en raison de la faiblesse de la demande et des prix.

En raison de la faiblesse des prix du charbon, la production mondiale de charbon est sur un plateau cahoteux depuis 2011. Les prix semblent être encore plus bas en 2020 qu’en 2019, exerçant une pression à la baisse supplémentaire sur l’extraction du charbon en 2020.

[5] Les modélisateurs ont oublié le fait que l’extraction de combustibles fossiles disparaîtrait à cause des bas prix, laissant presque toutes les réserves et autres ressources dans le sol. Les modélisateurs ont plutôt supposé que les énergies renouvelables seraient toujours une extension d’un système alimenté par des combustibles fossiles.

Ce que la plupart des gens ne comprennent pas, c’est que les prix des produits de base sont fixés par les lois de la physique, de sorte que l’offre et la demande sont en équilibre. La demande est vraiment très proche de «l’abordabilité» (néologisme déduit de « affordability »). S’il y a trop de disparité salaire / richesse, les prix des matières premières ont tendance à baisser trop bas. Dans un monde globalisé, de nombreux travailleurs ne gagnent que quelques dollars par jour. En raison de leurs bas salaires, ces travailleurs faiblement rémunérés n’ont pas les moyens d’acheter une grande partie des biens et services du monde. L’utilisation de robots a tendance à produire un résultat similaire car les robots ne peuvent pas réellement acheter des biens et des services fabriqués par l’économie.

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Ainsi, les modélisateurs examinant le rendement énergétique de l’énergie investie (energy return on energy invested, EROI) pour l’éolien et le solaire ont supposé qu’ils seraient toujours utilisés à l’intérieur d’un système alimenté par des combustibles fossiles qui pourrait fournir un équilibrage fortement subventionné pour leur production intermittente. Ils ont fait des calculs comme si l’électricité intermittente équivaut à l’électricité qui peut être contrôlée pour fournir de l’électricité lorsque cela est nécessaire. Leurs calculs semblaient suggérer qu’il serait utile d’installer des énergies éolienne et solaire. Ce qui a été oublié, c’est que cela n’était possible que dans un système où d’autres carburants permettraient un équilibrage à un coût très bas. (EROI : https://en.wikipedia.org/wiki/Energy_return_on_investment )

[6] Le même problème de faible demande conduisant à des prix bas affecte des produits de toutes sortes. En conséquence, il est peu probable que de nombreuses ressources futures sur lesquelles les modélisateurs comptent, et sur lesquelles les entreprises dépendent pour emprunter, ne soient pas vraiment disponibles.

Des productions de toutes sortes sont affectées par une faible demande et des prix de vente bas. Le problème à l’origine des prix bas semble être lié à une spécialisation excessive, à une utilisation excessive des biens d’équipement pour remplacer la main-d’œuvre et à une mondialisation excessive. Ces questions sont toutes liées aux besoins d’une économie mondiale qui dépend d’un haut niveau de technologie. Dans une telle économie, une trop grande partie de la production de l’économie est consacrée à la production d’appareils et à la rémunération de travailleurs hautement qualifiés. Il en reste peu pour les travailleurs non qualifiés.

Les bas prix de vente des produits de base empêchent les employeurs de payer des salaires adéquats à la plupart de leurs travailleurs. Ces bas salaires, à leur tour, alimentent les soulèvements que nous avons constatés ces dernières années. Ces soulèvements font partie des «Révolutions et guerres» évoquées dans la figure 1. Il est difficile de voir comment ce problème disparaîtra sans un changement majeur de «l’ordre mondial», mentionné dans la même figure.

Étant donné que le problème des bas prix des produits de base est très présent, notre capacité à produire des batteries de secours de toutes sortes, y compris la capacité de fabriquer des batteries, devrait devenir un problème croissant. Les produits de base, comme le lithium, souffrent de prix bas, tout comme les prix bas du charbon et du pétrole. Ces bas prix entraînent des baisses de leur production et des soulèvements locaux (cf. les évènements de Bolivie et https://www.benchmarkminerals.com/lithiums-place-in-chiles-social-unrest/ ).

[7] Prises isolément les énergies renouvelables intermittentes ont une utilité très limitée. Leur vraie valeur est proche de zéro.

Si l’électricité n’est disponible que lorsque le soleil brille ou lorsque le vent souffle, l’industrie ne peut pas planifier son utilisation. Son utilisation doit être limitée aux applications où l’intermittence n’a pas d’importance, comme le pompage de l’eau pour que les animaux la boivent ou le dessalement de l’eau. Personne n’essaierait de fondre des métaux avec de l’électricité intermittente parce que les métaux se solidifieraient au mauvais moment, si l’électricité intermittente disparaissait soudainement. Personne n’alimenterait un ascenseur avec de l’électricité intermittente, car une personne pourrait facilement être piégée entre les étages. Les propriétaires n’utiliseraient pas l’électricité pour alimenter les réfrigérateurs, car il est fort probable que les aliments se gâtent lorsque l’électricité est coupée pendant de longues périodes. Les feux de signalisation fonctionnent parfois, mais pas d’autres.

Le Liban est un exemple de pays dont le système électrique ne fonctionne que par intermittence. Il est difficile d’imaginer qu’un autre pays veuille imiter le Liban. Le manque d’approvisionnement en électricité fiable a contribué à l’apparition des manifestations au Liban ( https://english.alarabiya.net/en/features/2019/10/25/Daily-power-cuts-expensive-generators-Electricity-woes-spark-Lebanon-protests )

[8] Le véritable coût de l’énergie éolienne et solaire a été caché à tout le monde, en utilisant des subventions dont le coût total est difficile à déterminer.

Chaque pays a sa propre façon de subventionner les énergies renouvelables. La plupart des pays accordent à l’éolien et à l’énergie solaire une subvention de priorité. Les investisseurs reçoivent également une rémunération à taux fixe. Ces deux éléments sont des subventions. Aux États-Unis, d’autres subventions sont enfouies dans le système fiscal. Récemment, il a été question d’utiliser le QE pour aider les fournisseurs d’énergie éolienne et solaire à réduire leur coût d’emprunt.

Les journaux rapportent régulièrement que le prix de l’énergie éolienne et solaire est à la «parité du réseau», mais ce n’est pas du tout comme si on comparait deux pommes dans un panier. Pour être utile, l’électricité doit être disponible lorsque les utilisateurs en ont besoin. Le coût du stockage est beaucoup trop élevé pour nous permettre de stocker l’électricité pendant des semaines ou des mois quand elle est produite.

Si nous devions utiliser l’électricité intermittente comme substitut aux combustibles fossiles en général, nous aurions besoin d’utiliser l’électricité intermittente pour chauffer les maisons et les bureaux en hiver. Le soleil est abondant en été, mais pas en hiver. Sans stockage, on ne peut même pas compter sur les panneaux solaires pour fournir aux propriétaires de la chaleur pour préparer le dîner après le coucher du soleil le soir. Une quantité incroyablement gigantesque de stockage serait nécessaire pour stocker la chaleur de l’été à l’hiver.

La Chine précise qu’elle dispose de 42 milliards de dollars de subventions non remboursables pour l’énergie propre, et ce montant augmente chaque année. Les pays s’appauvrissent maintenant et les impôts qu’ils peuvent percevoir sont moins élevés en raison de l’appauvrissement des populations. De ce fait leur capacité à subventionner un système électrique coûteux et peu fiable disparaît. ( https://www.bloombergquint.com/technology/china-has-a-42-billion-clean-energy-debt-and-it-s-getting-worse ).

[9] L’énergie éolienne, solaire et hydroélectrique ne représente aujourd’hui qu’un peu moins de 10% de l’approvisionnement énergétique mondial.

Nous nous faisons des illusions si nous pensons que nous pouvons nous en sortir avec un si petit approvisionnement énergétique total.

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Peu de gens comprennent ce qu’une petite part de l’énergie éolienne et solaire du monde fournit aujourd’hui. Les montants indiqués à la figure 6 supposent que le dénominateur est l’énergie totale (y compris le pétrole, par exemple) et pas seulement l’électricité. En 2019, l’hydroélectricité représente 6,4% de l’approvisionnement énergétique mondial. Le vent représente 2,2% et le solaire 1,1%. L’ensemble des trois représente 9,7% de l’approvisionnement énergétique mondial.

Aucun de ces trois types d’énergie n’est adapté à la production d’aliments. Le pétrole est actuellement utilisé pour labourer les champs, fabriquer des engrais, des herbicides et des pesticides, et pour transporter les produits de l’agriculture réfrigérés jusqu’au marché.

[10] Peu de gens comprennent à quel point l’approvisionnement énergétique est important pour donner aux humains le contrôle sur d’autres espèces et agents pathogènes.

Le contrôle d’autres espèces et agents pathogènes a été un effort en plusieurs étapes. Ces dernières années, cet effort a impliqué des antibiotiques, des antiviraux et des vaccins. La pasteurisation est devenue une technique importante dès les années 1800.

Le contrôle humain sur d’autres espèces a commencé il y a plus de 100 000 ans, lorsque les humains ont appris à brûler de la biomasse pour de nombreuses utilisations, notamment pour la cuisson des aliments mais aussi pour effrayer les prédateurs ce qui a conduit à la destruction de forêts entières pour améliorer leur approvisionnement alimentaire. Dans mon article de 2018, « Supplemental energy puts humans in charge », j’ai exposé les preuves de l’importance du contrôle du feu par les humains. Dans les couches inférieures d’une grotte en Afrique du Sud, les grands félins étaient les dominateurs : il n’y avait pas de dépôts de carbone provenant du feu et des os humains rongés étaient dispersés autour de la grotte. Dans les couches supérieures de la même grotte, les humains avaient clairement pris le contrôle de l’espace. Il y avait des dépôts de carbone provenant de feux et des os de grands félins qui avaient été rongés par les humains étaient éparpillés autour de la grotte ( https://ourfiniteworld.com/2018/08/02/supplemental-energy-puts-humans-in-charge/ ).

Nous avons affaire au COVID-19 aujourd’hui. Les hôpitaux d’aujourd’hui ne sont possibles que grâce à un mix énergétique moderne. Les médicaments sont très souvent fabriqués à partir de pétrole. Les équipements de protection individuelle sont fabriqués dans des usines du monde entier et expédiés là où ils sont utilisés, généralement en utilisant du pétrole pour le transport.

Conclusion

Nous semblons en effet nous diriger vers une grande réinitialisation. Cependant, il y a peu de chances que l’énergie verte puisse jouer le plus qu’un petit rôle. Les dirigeants sont souvent confus dans leurs décisions en raison de la modélisation erronée qui a été effectuée. Étant donné que l’approvisionnement mondial en pétrole et en charbon semble décliner à court terme, les chances que la production de combustibles fossiles augmente un jour aussi haut que les hypothèses formulées dans les rapports du GIEC semblent très minces.

Il est vrai que certains appareils à énergie verte peuvent continuer à fonctionner pendant un certain temps. Mais, alors que l’économie mondiale continue de se dégrader, il sera de plus en plus difficile de fabriquer de nouveaux équipements d’énergie renouvelable et de réparer les systèmes existants. On peut s’attendre à ce que les prix de gros de l’électricité restent très bas, d’où la nécessité de continuer à subventionner les énergies éolienne et solaire.

La figure 1 indique que nous pouvons nous attendre à davantage de révolutions et de guerres à ce stade du cycle. Au moins une partie de ces troubles sera liée aux bas prix des produits de base et aux bas salaires. La mondialisation tendra à disparaître. La réparation des lignes de transport de l’électricité deviendra un problème croissant, tout comme de nombreuses autres tâches associées à la disponibilité de l’approvisionnement en énergie.

Source : https://ourfiniteworld.com/2020/07/17/why-a-great-reset-based-on-green-energy-isnt-possible/

Commentaire de votre serviteur. L’exposé de Gail Tverberg est sans appel. Sa conclusion est effrayante mais on n’est pas obligé d’y croire. Je reste optimiste quant à un sursaut de sagesse et de lucidité de la part du monde politique qui selon cette conclusion devrait craindre pour son avenir car à un moment ou à un autre les peuples se retourneront contre les politiciens. Mes lecteurs savent que je suis un fervent partisan de l’énergie nucléaire or Gail Tverberg ne mentionne jamais cette source d’énergie électrique dans son exposé. De mon point de vue un « grand reset » énergétique consisterait en une décision de dimension mondiale pour développer à une vitesse accélérée l’énergie nucléaire en privilégiant les « SMR », petits réacteurs nucléaires modulaires, adaptés aux réseaux d’électricité existants. Des organismes intergouvernementaux tels que l’IAEA pourraient voir étendre leurs missions pour contrôler le cycle du combustible ainsi que la sécurité des installations. Sans développement massif de l’énergie nucléaire l’humanité signe son arrêt de mort en se donnant les moyens d’éviter le scénario catastrophe de Ray Dalio (fig. 1) car l’énergie nucléaire est la seule alternative plausible d’autant plus qu’avec le développement attendu des réacteurs à neutrons rapides les réserves en uranium et thorium permettraient à l’humanité de vivre avec les standards de vie actuels pendant des dizaines de milliers d’années. La notion de « monde limité » (finite world) revêt alors une signification contestable.

 

Science et politique ne pourront jamais faire « bon ménage ». 1. Science et mensonge.

À la suite du commentaire d’un honorable lecteur de mon blog je voudrais coucher sur le papier virtuel quelques commentaires relatifs aux dérives de la science en général et de la biologie en particulier en prenant quelques exemples vécus au cours de ma carrière passée de chercheur en sciences biologiques ou que je peux comprendre grâce à mon bagage universitaire passé. Ces dérives sont toujours catalysées par la main-mise du monde politique et des organisations non gouvernementales ultra-politisées sur la science. Cet état de fait conduit à une négation des principes fondamentaux de la déontologie scientifique et conduit le scientifique à se renier, subissant la pression économique lui permettant de poursuivre ses travaux. Ce dernier point sera examiné dans une ou plusieurs autres parties de mon analyse.

Le premier exemple qu’il me paraît important de citer est le cas du glyphosate plus connu sous le nom de Round-up. Cet herbicide a une structure chimique incroyablement simple puisqu’il s’agit d’un dérivé phosphonylé de l’acide aminé le plus simple de la nature vivante, la glycine. Ce produit est un puissant inhibiteur d’une activité enzymatique qui n’existe que chez les végétaux, l’EPSP synthase. La molécule est chargée négativement et elle n’a aucune chance d’interagir avec l’ADN qui est une macro-molécule elle-même chargée négativement. Prétendre que le glyphosate est toxique pour les animaux relève de la fausse science comme de prétendre que ce produit puisse être cancérigène. Il s’agit de fausse science également, donc de mensonges délibérés, quand on a prétendu que les plantes génétiquement modifiées pour résister au glyphosate étaient également dangereuses. Ces plantes ont été modifiées pour sur-exprimer la cible primaire de ce glyphosate, un point c’est tout. La cible primaire en question est une protéine banale au même titre que par exemple l’albumine du blanc d’oeuf. La campagne mondiale de dénigrement du glyphosate est entièrement basée sur de la fausse science. Les conséquences d’une interdiction du glyphosate n’ont pas effleuré les cerveaux déliquescents de ces politiciens et de ces activistes qui sont des menteurs compulsifs. Il est vrai qu’ils ont coutume de ne jamais évaluer les conséquences économiques de leurs décisions.

Venons-en au climat. Je ne suis pas climatologue mais j’ai suivi lors de mes études universitaires des cours de thermodynamique et quand je me suis rendu compte que le forcing radiatif dont l’existence était trouvée dans la théorie de l’effet de serre se trouvait être en directe contradiction avec le deuxième principe de la thermodynamique j’ai tout de suite creusé le problème en lisant des centaines d’articles scientifiques de qualité et non pas des coupures de presse à sensation. Pour faire simple la théorie de l’effet de serre stipule que les couches élevées de l’atmosphère nécessairement plus froides que celles se trouvant par exemple au niveau de la mer étaient capables par rayonnement infra-rouge de réchauffer ces basses couches de l’atmosphère. Cette affirmation m’a paru étrange pour un ancien étudiant en thermodynamique qui cirait les bancs des amphis de la fac il y a plus de 50 ans. Les lois de la thermodynamique n’ont pas changé depuis cette époque, ça se saurait. Pourquoi cette science a-t-elle été mensongèrement modifiée ? Simplement à des fins politiques. Quand des organismes politiques se mêlent de science il faut se méfier mais seuls des scientifiques ou d’anciens scientifiques peuvent s’en rendre compte, certainement pas les journalistes et encore moins les organisations non gouvernementales, aveuglées par leurs idéologies.

Venons-en maintenant à un sujet de fraîche actualité le SARS-Covid-19. Il s’agit d’un nouveau virus de type corona apparu lors de mutations très probablement spontanées comme c’est le cas pour la plupart des rétrovirus à ARN à simple brin comme matériel génétique. Tous les virologistes et tous les infectiologues le savent. En connaissance de cause ces spécialistes n’excluent pas une installation saisonnière de ce virus avec des mutations de son matériel génétique au cours du temps qui peuvent conduire à une plus grande virulence ou au contraire à une atténuation progressive de celle-ci. Il en est de même pour les virus de type Influenza qui chaque décennie environ sont légèrement différents et provoquent alors de sérieux problèmes tant sur le plan sanitaire que pour la mise au point de vaccins. Tout le corps médical le sait et l’industrie pharmaceutique ne l’ignore pas non plus. La grippe coronavirale qui sévit toujours sur le continent américain pourra donc réapparaître l’hiver prochain en Europe sous une forme encore plus virulente ou au contraire ne provoquer que des petits rhumes comme la plupart des coronavirus. Et alors ? La grippe asiatique de la fin des années 1950 reste l’épisode le plus meurtrier après la grippe dite espagnole depuis que l’humanité a redécouvert les pandémies : deux millions et demi de morts dans le monde dont 200000 aux Etats-Unis. Si la médecine ne se considère pas comme une science exacte puisque son matériel d’étude est l’homme avec toute sa variabilité, cette discipline fait cependant appel aux disciplines scientifiques et techniques comptant parmi les plus sophistiquées et c’est précisément cet aspect de la médecine qui a favorisé son développement et la précision des diagnostics. Je cite un exemple qui est personnel. Il y a 3 jours le médecin a fait un prélèvement sur une infection que je traine depuis plusieurs semaines. En 48 heures le laboratoire d’analyses médicales a rendu son verdict de résistance ou de susceptibilité à 18 antibiotiques différents. Il y a seulement 20 ans cela aurait relevé de la science-fiction. Et si je veux enfoncer le clou en écrivant que la médecine n’est pas encore une science exacte, le germe dont je souffre des effets sur ma santé est résistant à 2 des 3 antibiotiques qui m’avaient été prescrits ces dernières semaines, j’ai développé une allergie au troisième ! Ce sont des faits et non pas des mensonges ou des fantasmes.

Pour le coronavirus le monde politique s’est emparé de l’affaire et alors ce fut un festival de fausses nouvelles, de mesures et de contre-mesures de protection, de décisions ridicules comme le confinement généralisé, de débats sans fin relatifs à l’origine du virus. Il y a aussi, faut-il le rappeler puisque les êtres humains ont la mémoire courte, l’énorme mensonge de la dangerosité de ce virus qui au final n’aura pas fait plus de victimes que la grippe asiatique qui provoqua la mort de 2,5 millions de personnes dans le monde. Quand les politiciens vont-ils organiser des processions religieuses pour conjurer le mal ? Encore une fois quand la politique se mêle de science cela conduit à un désastre. Dans un prochain billet je ferai part de mes impressions contrariennes sur d’autres sujets relatifs à la science et de ses interférences avec le monde politique au fil de mon inspiration du moment.

Comment le plus repoussant conte de fée climatique a gagné la bataille

La science n’est pas censée induire en erreur. Elle est censée être précise, rigoureuse et circonspecte.

Article de Donna Laframboise paru sur son site nofrakkingconsensus.com/

Ces dernières années, quelque chose de sournois et dénué d’éthique s’est produit. Les autorités ont commencé à parler du pire scénario climatique comme si c’était notre avenir probable.

Il y a plus d’une décennie, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a élaboré quatre contes de fées pour décrire comment les humains pourraient avoir un impact sur le climat d’ici 2100. Il y avait un scénario optimiste, deux scénarios de milieu de gamme et un scénario pessimiste. Ce dernier est connu sous le nom de RCP8.5 (je le pense comme Ridiculous Climate Prophecy 8 point 5).

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En janvier, Zeke Hausfather et Glenn Peters ont publié un commentaire dans Nature rappelant à tous que le RCP8.5 n’est pas une vision réaliste de l’avenir. Il représente un monde dystopique improbable et à haut risque (ce sont leurs mots) dans lequel « les dés sont chargés des pires résultats ». Cela ne peut pas devenir une réalité, soulignent-ils, à moins que l’humanité ne brûle cinq fois plus de charbon que nous ne le faisons actuellement, « un montant supérieur à certaines estimations des réserves de charbon récupérables ». Chaque fois que le RCP8.5 est mentionné, disent-ils, il devrait être clairement étiqueté comme un «pire cas improbable».

Leur plaidoyer est sans équivoque.

Nous devons tous – des spécialistes des sciences physiques et des modélisateurs de l’impact climatique aux communicateurs et décideurs – cesser de présenter le pire des scénarios comme le plus probable. L’analyste climatique américain Roger Pielke Jr. a également écrit trois articles qui documentent comment le RCP8.5 « a fait passer une valeur llimite extrême au centre des discussions sur les politiques climatiques », corrompant au passage de grandes parties de la littérature scientifique (voir les liens en fin de billet). Lui aussi appelle la vision RCP8.5 du futur imaginaire et impossible.

L’économiste canadien Ross McKitrick sonne également la sonnette d’alarme. Le RCP8.5, dit-il, est « un brûlot qui prédit des augmentations historiquement sans précédent des émissions mondiales de CO2 ». En utilisant des mots comme invraisemblable, improbable, exagéré et distorsion, il indique clairement que le seul endroit où cette vision de l’avenir existe est dans les imaginations délirantes.

« Personne ne croit sérieusement », dit-il, « que l’augmentation de la consommation de charbon décrite par le RCP8.5 soit même possible ».

Même les journalistes qui ont médité sur la menace climatique se réveillent. Dans un article intitulé « Nous obtenons une image plus claire de l’avenir climatique – et ce n’est pas aussi mauvais qu’il le paraissait autrefois » (lien), David Wallace-Wells rapporte que la plupart des experts qu’il a interviewés «m’ont dit qu’ils ne considéraient pas le RCP8.5 comme un scénario plausible. » D’ici 2100, rappelez-vous, l’adolescente Greta Thunberg aura 97 ans. Wallace-Wells observe que toute tentative de prédire à quoi ressemblera le monde dans un avenir proche n’est en réalité qu’un « jeu insensé ». Dans ses mots : La projection de la consommation mondiale d’énergie en 2100 équivaut à des projections en lesquelles ont devait croire faites en 1940 sur notre situation actuelle.

Pourtant, c’est à cela que sert en grande partie la «science» du climat – et le «journalisme» sur le climat. En 2018, la première page du New York Times annonçait : le rapport américain sur le climat met en garde contre les dommages causés à l’environnement et la contraction de l’économie. Cela a commencé ainsi : Un important rapport scientifique publié (lien) par 13 agences fédérales présente les avertissements les plus frappants à ce jour sur les conséquences du changement climatique pour les États-Unis, prévoyant que si des mesures importantes ne sont pas prises pour freiner le réchauffement climatique, les dégâts vont frapper jusqu’à 10 pour cent de la taille de l’économie américaine à la fin du siècle.

Plus incroyable, ce « rapport scientifique majeur » prend le RCP8.5 au sérieux. Appelant cela un « scénario de base », la page 6 du rapport le présente comme une possibilité réaliste plutôt que comme une hallucination farfelue : Le RCP8.5 est généralement associé à une croissance démographique plus élevée, à moins d’innovations technologiques et à une intensité carbone plus élevée du mix énergétique mondial.

Cela signifie que le rapport est dénué de toute qualité, peu importe le nombre d’organismes fédéraux impliqués dans sa création. Mais le Times n’a pas dit cela aux lecteurs.

LIENS:

https://nofrakkingconsensus.com/wp-content/uploads/2020/06/NCA2018_page6_RCP8dot5.pdf

Le Times n’a pas non plus informé pleinement les lecteurs de Michael Oppenheimer, cité dans cet article. Il n’est pas seulement « un professeur de géosciences et d’affaires internationales à Princeton », comme le Times le décrit. Au contraire, comme le montre clairement sa biographie en ligne, il « a rejoint l’Université de Princeton après plus de deux décennies avec l’Environmental Defence Fund (EDF), une organisation environnementale non gouvernementale, où il a été chef scientifique et directeur du « Climate and Air Program ». Un homme qui a passé deux décennies sur la masse salariale d’une riche organisation militante dominée par des avocats ne peut pas être considéré comme un scientifique impartial. Il a un point de vue précis, un objectif. Le public a le droit de le savoir. Autres liens

Hausfather & Peters, Emissions – the ‘business as usual’ story is misleading

L’ « après coronavirus », une opportunité pour relever le défi climatique

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Avant-propos. L’article ci-dessous paru dans The Telegraph le 5 Juin 2020 est révélateur de la main-mise du monde financier sur l’Occident et en particulier l’Europe à l’occasion de la grippe coronavirale. Les banques centrales ont outrepassé la mission qui leur avait été fixée par les pouvoirs politiques en monétisant non plus seulement les dettes souveraines mais également les dettes des entreprises quelle que soit la qualité de ces dernières. Un dernier verrou a récemment sauté : les banques de détail n’ont plus de facto l’obligation de préserver dans leurs bilans le collatéral fiduciaire au moins égal à 10 % des prêts accordés à des entreprises ou des particuliers que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe. Il s’agit d’un événement sans précédent renforçant le pouvoir des banques centrales et leur contrôle sur les banques de détail mais également sur toutes les institutions financières. Dès lors la décision des gouverneurs relative à l’orientation générale des économies nationales échappera à tout contrôle démocratique au sein des Etats. Ces derniers perdront ainsi toute souveraineté au profit des banques centrales. Progressivement un gouvernement supra-national dénué de toute légitimité imposera ses objectifs et son agenda sur ces démocraties qui ne deviendront plus que l’ombre d’elles-mêmes, chaque citoyen étant relégué au statut d’esclave du pouvoir financier et de son agenda de domination du monde occidental. Il est déjà trop tard pour réagir.

Les auteurs : Andrew Bailey, Mark Carney, François Villeroy de Galhau, Frank Elderson.

En tant que banquiers centraux actuels et anciens, nous pensons que la pandémie offre une chance unique d’ « écologiser » l’économie mondiale.

Nous sommes actuellement au milieu du choc macroéconomique le plus grave depuis la seconde guerre mondiale. La perturbation de notre vie quotidienne et l’impact sur nos économies ont été énormes. Nous constatons de première main qu’une réponse collective est nécessaire pour vaincre un ennemi commun, alors que les autorités du monde entier mobilisent courageusement toutes les ressources disponibles pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Cette crise nous offre une occasion unique de reconstruire notre économie afin de résister au prochain choc qui s’annonce : la dégradation du climat. Si nous n’agissons pas maintenant, la crise climatique sera le scénario central de demain et, contrairement au Covid-19, personne ne pourra s’en isoler.

En réponse immédiate à la pandémie, les gouvernements ont pris des mesures d’une ampleur sans précédent pour maintenir les systèmes économiques et financiers à flot. Le FMI estime qu’environ 9000 milliards de dollars de soutien budgétaire ont été fournis dans le monde. Cela est nécessaire pour limiter les dommages aigus et permanents. Mais alors que nous envisageons la prochaine étape de la reprise, nous devons regarder au-delà de la crise immédiate et réfléchir de manière plus stratégique à la façon de procéder.

Collectivement, les pays du monde entier sont encore loin d’atteindre les objectifs de la crise climatique, notamment l’accord de Paris pour limiter l’augmentation de la température mondiale à bien en dessous de 2 °C et poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation à 1,5 °C. Au cours de la dernière année, nous avons enregistré des températures record en Europe, des précipitations extrêmes aux États-Unis et des incendies de forêt dans l’Arctique. Les effets de la crise climatique sont irréversibles, de sorte que la gravité et la fréquence de ces événements météorologiques extrêmes ne feront qu’augmenter – dans la mesure où cela dépend de notre succès dans la transition vers un monde à émissions nettes nulles. Conscient de ce risque, le Réseau pour l’écologisation du système financier (NGFS, Network for Greening the Financial System) – une coalition de 66 banques centrales et superviseurs – a travaillé à «verdir» le système financier afin de réduire les risques financiers coûteux que ces développements créent.

Agir tôt aidera à faciliter la transition et à éviter un ajustement brusque et désordonné. Pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris, il faut toute une transition économique : chaque entreprise, banque et institution financière devra s’adapter. La pandémie a montré que nous pouvons changer nos façons de travailler, de vivre et de voyager, mais elle a également montré que faire ces ajustements au plus fort d’une crise entraîne des coûts énormes. Pour lutter contre la dégradation du climat, nous pouvons désormais prendre des décisions qui réduisent les émissions de manière moins perturbatrice. Cela nous oblige à être stratégiques. Pour mieux reconstruire.

Cela ne se produira que si les décisions financières, y compris celles prises par les entreprises, les investisseurs, les banques et les gouvernements, tiennent compte de la crise climatique. Les plans de relance économique élaborés aujourd’hui offrent la possibilité de bâtir une nouvelle économie durable et compétitive.

Après la crise financière mondiale, seule une fraction des dépenses budgétaires a amélioré la « soutenabilité ». Cette fois, les plans de relance des gouvernements doivent être plus ambitieux. Par exemple, certains accélèrent déjà la transition vers une énergie propre, modernisent les maisons et les bâtiments et associent le soutien financier aux conditions climatiques définies par le Groupe de travail sur les divulgations financières liées au climat (TCFD, Task Force on Climate-related Financial Disclosures). Les investissements dans les infrastructures d’énergie renouvelable pourraient également servir un double objectif, nous orientant vers une transition ordonnée et créant des emplois pour soutenir la reprise.

Reconnaissant l’importance continue des risques climatiques pour le secteur financier, le NGFS a poursuivi son travail tandis que ceux en première ligne luttent contre la pandémie. En tant que banques centrales et autorités de surveillance, nous devons utiliser nos mandats et notre expertise en matière de stabilité financière pour garantir une gestion efficace des risques climatiques dans le système financier.

Le défi est mondial et bénéficiera d’une action précoce, nous travaillons donc ensemble pour partager les meilleures pratiques et renforcer nos capacités. La semaine dernière, le NGFS a publié un ensemble de rapports sur les risques climatiques et environnementaux( https://www.ngfs.net/en/liste-chronologique/ngfs-publications ), y compris un aperçu des pratiques de l’industrie et des orientations pour les autorités de contrôle, et dans les semaines à venir, il publiera un ensemble de scénarios de référence climatiques. Ces travaux soutiendront une transition ordonnée et relèveront la barre du secteur financier dans le monde.

Au lendemain de la crise financière, la communauté internationale s’est mobilisée pour réformer le système financier. Ces réformes ont permis au système financier de faire partie de la solution plutôt que du problème. Une fois de plus, nous avons atteint un tournant. Nous avons le choix : reconstruire l’ancienne économie, verrouiller les augmentations de température de 4 °C avec une perturbation climatique extrême, ou reconstruire mieux, en préservant notre planète pour les générations à venir.

Pour relever le défi de la crise climatique, nous devons tirer des enseignements de la pandémie de Covid-19. Faisons en sorte qu’une reprise verte constitue la première étape dans cette voie.

Andrew Bailey est gouverneur de la Banque d’Angleterre, François Villeroy de Galhau est gouverneur de la Banque de France, Frank Elderson est président du Network for Greening the Financial System et membre du comité exécutif de la Nederlandsche Bank, Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, est l’envoyé spécial aux Nations-Unies pour l’action pour le climat et les finances.