Evolution du climat au cours des deux derniers millénaires

En m’inspirant toujours de l’article très riche en information d’Andy May dont j’ai laissé le lien dans un précédent billet il m’est apparu intéressant d’effectuer une analyse détaillée de la figure 2 de son somptueux article. Il s’agit de l’analyse de l’évolution des températures au nord du trentième parallèle réalisée minutieusement par les Docteurs Christiansen et Ljungqvist en 2012 en utilisant exclusivement ce que l’on appelle des proxys, très exactement 91, c’est-à-dire des analyses des cernes des arbres, des sédiments lacustes et marins, des teneurs en oxygène-18 des carottages glaciaires, des chroniques tant européennes que chinoises, de l’analyse des spéléotèmes, bref, à l’exclusion des relevés de températures avec des thermomètres ou plus récemment par analyse satellitaire. Si la diversité de tous ces proxys ajoute un degré de difficulté dans l’analyse ces auteurs ont été contraints d’homogénéiser toutes ces données du point de vue chronologique. Je conseille aux lecteurs de ce billet de jeter ne serait-ce qu’un coup d’oeil pour qu’ils se rendent compte du travail de fourmi réalisé par ces auteurs (doi : 10.51194/cp-8-765-2012 que l’on peut trouver aussi sur le site www.clim-past.net/8/765/2012 ). Il est tout aussi admirable de constater le travail qu’a réalisé Andy May pour en arriver à la reconstruction de l’évolution des températures dans l’hémisphère nord (hors régions intertropicales) tout aussi minutieuse. Pour plus de clarté cette reconstruction a été exprimée en anomalie par rapport à la moyenne des températures (reconstruites également) entre 1880 et 1960.

Une autre complication apparaît lorsque l’on rapproche tous les proxys utilisés par Christiansen et Ljungqvist. Disserter de l’évolution de climat moyen est une approche loin d’être satisfaisante sinon exacte car le climat dépend des interactions locales entre le relief, les vents et la proximité ou non d’une étendue océanique. Contrairement aux études des sondages effectués dans le détroit de Makassar, les proxys terrestres varient considérable d’une région à l’autre. Par exemple alors que l’Europe faisait l’expérience de froids rigoureux au début du Dix-huitième siècle le nord de l’Alaska connaissait des température presque clémentes, et quand Napoléon s’est aventuré dans les grandes plaines d’Europe orientale et de Russie il a mal choisi la date de sa campagne alors que le centre de la Chine profitait de températures plus clémentes que d’habitude. Bref, après un véritable travail de bénédictin Andy May a réussi à obtenir cette reconstruction :

On retrouve la tendance vers un refroidissement si on fait abstraction des deux périodes optimales, médiévale et contemporaine. La période chaude médiévale (MWP) a duré deux siècles et a connu un essor sans précédent du bien-être des peuples d’Europe, une croissance de la population favorisée par des récoltes abondantes avec une urbanisation également jamais constatée auparavant. La pluviométrie due à des températures élevées a permis la transformation des déserts d’Asie centrale en plaines herbeuses, ce qui a ouvert la voie à Gengis Khan jusqu’aux portes de l’Europe. Et une population foisonnante a été la principale explication de la construction en Europe occidentale des cathédrales. L’homme n’a rien fait pour que le climat suive à nouveau cette pente descendante jusqu’au milieu du dix-neuvième siècle, ce que l’on a appelé le petit âge glaciaire (LIA). L’optimum moderne qui a débuté au milieu des années 1930 paraît comme une sorte d’accident transitoire dans cette évolution générale du climat. Tout a été fait pour trouver une explication à cette poussée des températures et la plus communément admise (approuvée par 99 % des scientifiques concernés) est la conséquence sur le climat des émissions de CO2 provenant de l’utilisation des combustibles fossiles carbonés. C’est presque caricatural d’en être arrivé là. Comment tous ces experts expliquent-ils l’optimum climatique médiéval ? Il serait intéressant de leur poser la question et qu’ils répondent de manière circonstanciée. Selon la reconstruction d’Andy May les températures atteintes durant le MWP ont été supérieures à celles reconstruites à l’aide des proxys lors de l’optimum moderne, abstraction totale faite des relevés de températures à l’aide de thermomètres qui ont conduit à des délires inimaginables du genre « courbe en crosse de hockey » d’évolution des températures, résultat d’une manipulation éhontée des relevés de températures que les anglo-saxons appellent le « sherry-picking ». Les travaux de Christiansen et Ljungqvist repris par Andy May sont tout sauf du sherry-picking.

Avec l’optimum climatique moderne l’humanité (hors zones intertropicales) vit encore et depuis la fin de la première guerre mondiale un âge d’or éphémère qui pourra encore durer quelques années ou dizaines d’années, ensuite ce sera l’inconnu … Retrouvez l’article d’Andy May en vous reportant au précédent article à ce sujet sur ce blog.

Prévisions apocalyptiques et autres fantasmes …

La dernière version « fuitée » du rapport de l’IPCC fait état d’une montée catastrophique du niveau des océans, d’une augmentation délirante de la température moyenne de la planète Terre et de toute une série de catastrophes, disparition totale (ou presque) des coraux, sécheresses, typhons et autres cyclones, incendies, canicules (à croire que ce qui se passe dans les Etats de Washington et de British Columbia arrive à point nommé), famines, épidémies, invasions de criquets, etc … Pendant ce temps-là on recherche des OVNIs, des signaux extra-terrestres, la possibilité d’installer des colonies d’humains sur Mars voire sur Titan puisque de toutes les façons, quoiqu’il arrive, l’humanité va disparaître à cause de la fournaise insupportable qui nous attend tous. Au Quinzième siècle on brûlait des femmes innocentes qu’on accusait de sorcellerie car elles collaboraient avec des forces maléfiques et diaboliques pour qu’il y ait des étés pourris et des récoltes insignifiantes, ce qui provoquait de gigantesques famines accompagnées d’immondes épidémies. Pour le très sérieux Bulletin of Atomic Scientists le compteur de la durée de vie (de survie) de l’humanité affiche maintenant 100 secondes, je n’invente rien. Si on considère que l’apparition de l’homme moderne date d’environ 500000 ans alors il ne reste à l’humanité que 12 ans à vivre, encore une prévision apocalyptique ! La représentante démocrate Ocazio-Cortez (AOC) l’a affirmé droite dans ses escarpins vernis. Aujourd’hui les scientifiques honnêtes qui affirment que le prochain réchauffement du climat arrivera après la grande glaciation, c’est-à-dire dans 70000 ans, sont expulsés du milieu académique, en d’autres temps ils auraient été brûlés sur la place publique comme Giordano Bruno ou les sorcières dans les années 1450. Tout le cartel de la gauche occidentale affirme qu’on va tous disparaître si on ne fait rien, comprenez si on continue à se goinfrer de viande rouge au lieu de choisir de survivre avec des larves de termites grillées sur un feu de bouses de vaches utilisées pour labourer de maigres champs d’illusoire subsistance.

Toutes ces prévisions de fin du monde conduisent aux plus extravagantes fictions. L’humanité envisage d’aller coloniser une autre planète orbitant autour d’une autre étoile. Près de notre système solaire à environ 20 années-lumière de distance 250 systèmes planétaires ont été reconnus. Pas le moindre signal intelligent provenant d’une quelconque de ces planètes, d’ailleurs il semble qu’aucun de ces objets orbitant autour d’étoiles plus ou moins hostiles soit habitable. Oublions de tels projets, ils relèvent d’une science-fiction de mauvaise qualité. Depuis maintenant 16 mois on est pétri quotidiennement et c’est pratiquement inévitable pour tous les habitués des chaines de télévision en subissant inlassablement une propagande jamais atteinte en intensité y compris durant les heures sombres de l’Allemagne nazie ou de l’URSS stalinienne de signaux d’alarme terrifiants. Un relent de cette intensité peut être retrouvé en Chine ou en Corée du Nord mais néanmoins la propagande a atteint notre cerveau reptilien et nous sommes tous, de ce fait, devenus incapables de manifester un quelconque semblant d’esprit critique. La fin du monde est prévu avant 12 ans (si tout va bien) et tout le monde y croit. Des épidémies il y en aura d’autres et le SARS-CoV-2 a servi uniquement à bien éduquer les démocraties occidentales pour exploiter ce type d’évènements ultra-angoissants selon la version des décideurs politiques donnant libre cours à leurs instincts dominateurs.

Les prochaines sorcières que l’on brûlera seront les quelques rares scientifiques courageux qui dénoncent les dérives idéologiques actuelles lourdement teintées de totalitarisme. Je voudrais terminer ce billet très pessimiste par une anecdote. En 1978 je travaillais à UCLA et le 4 juillet je suis allé avec ma petite famille dans le quartier résidentiel de Brentwood. J’ai vu l’astronaute John Glenn qui se trouvait assis sur un char genre carnaval. Il serrait la main de ses admirateurs et je me suis approché de lui et ai dit que j’étais heureux que toute l’Amérique célèbre mon anniversaire, je suis en effet né un 4 juillet. Il m’a félicité et m’a souhaité un joyeux anniversaire. Au cours des quelques tours qu’il a parcouru autour de la Terre il n’a rien vu d’étrange ni de divin. Franchement, devant la totale imbécillité qui envahit l’humanité entière je n’ai plus vraiment envie que qui que ce soit me souhaite un joyeux anniversaire et je préfère attendre la mort qui je l’espère arrivera le plus vite possible. Tant pis pour mes petits-enfants ce ne sera plus mon problème …

Petite expérience de physique à l’usage des climato-réalistes

Je vais deux fois par mois reconstituer mon stock d’excellentes parts de tarte fabriquées par le meilleur pâtissier de Tenerife, le meilleur car il a appris son métier en France. Je congèle ces tartes puisque j’en achète une dizaine de parts au même moment. La photo ci-dessous est celle d’une part de ces tartes que je préfère. Sur un fond de pâte brisée est déposée une couche de de frangipane dans laquelle sont inclus des raisins secs qui ont macéré au préalable dans ce que je crois être du Porto ou un autre vin d’Andalousie. En surface se trouve une couche de pâte d’amende caramélisée recouverte enfin de sucre glace. C’était pour vous mettre en appétit.

J’ai réalisé cette expérience très simple en deux étapes. Comme indiqué sur la photo la part de tarte est posé sur une fourchette à dessert et elle n’est pas en contact avec l’assiette. J’ai constaté que le fond de l’assiette se refroidissait très sérieusement. J’en ai déduit que de l’air entourant la part de tarte se refroidissait et tombait alors littéralement vers le fond de l’assiette dans un mouvement de convection. Mais je n’étais pas satisfait de cette première observation que je ne pouvais pas quantifier à moins de disposer d’un appareil de photo infra-rouge.

J’ai réalisé la même phase de décongélation quelques jours plus tard d’une autre part de tarte identique en prenant cette fois la précaution de recouvrir la fourchette et l’assiette d’un film alimentaire en polyéthylène dans le but d’éliminer toute convection de l’air entourant la part de tarte qui en se refroidissant tout en réchauffant la tarte n’irait pas ensuite refroidir l’assiette. Et surprise, mais je m’y attendais un peu, le fond de l’assiette s’est également refroidi tout autant que s’il n’y avait pas eu ce film plastique. Que s’est-il passé ? La part de tarte se trouvait à la température de – 20°C et la température de l’assiette à + 25°C. Parler de thermies, de frigories n’a aucun sens puisque l’assiette est isolée par le film alimentaire et qu’il n’y a plus de convection ou de conduction directe pouvant favoriser un transfert de « froid » de la part de tarte vers l’assiette plus chaude. En réalité la part de tarte est un puits de photons infra-rouges émis par l’assiette. Certes la part de tarte émet des photons infra-rouges mais ils sont beaucoup moins énergétiques que ceux émis par l’assiette, la différence de température étant de 45°C au début de cette petite expérience. Ceux de mes lecteurs familiers de la loi de Stefan-Boltzmann trouveront que la différence de longueur d’onde entre les photons émis par le fond de l’assiette et ceux émis par la part de tarte est de 0,166 micromètres.

C’est peu me direz-vous mais savez-vous combien de photons infra-rouge votre corps émet chaque seconde ? Un adulte émet chaque seconde 45 milliards de milliards de photons de longueur d’onde d’environ 9,70 microns. Et pour l’assiette située sous la tarte il en est de même à une petite différence près : l’assiette ne consomme pas d’énergie pour maintenir sa température constante comme nous le faisons à chaque instant, donc nécessairement l’assiette se refroidit : elle perd de l’énergie en émettant des photons et elle en émet d’autant plus que ces photons sont littéralement piégés par la tarte.

Il en est de même entre la surface de la Terre et les couches élevées de l’atmosphère malgré le fait que les échanges sont compliqués par des phénomènes de convection puissants et l’intervention de la vapeur d’eau qui introduit un facteur supplémentaire de transfert de chaleur. Cette petite expérience observationnelle prouve qu’il ne peut pas exister de transfert d’énergie sous quelque forme que ce soit d’un corps froid vers un corps chaud. C’est pourtant ce qu’avance la théorie de l’effet de serre du CO2. Pour les curieux tous les calculs figurant dans ce billet sont déduits de la loi de Wien ( https://en.wikipedia.org/wiki/Wien%27s_displacement_law ). Je tiens à remercier Valentine, étudiante en classe préparatoire aux grandes écoles d’ingénieurs, qui a effectué les calculs pour son vieux grand-père.

Inversion du champ magnétique terrestre : une menace pour l’humanité

Les écologistes ont clamé que l’homme était un destructeur impitoyable de la nature en utilisant des arguments non prouvés. Ça s’appelle de l’anti-science car affirmer que la cause de la disparition de la mégafaune d’Europe est le résultat de l’instinct de prédation de l’homme est faux. Les mammouths laineux ou encore les tigres à dents de sabre n’ont pas été exterminés par les hommes modernes du continent eurasiatique venus d’Afrique il y a environ 100000 ans, de même que l’homme de Neandertal n’a pas non plus été exterminé par ces hommes modernes dont nous descendons. Bien au contraire ils ont sympathisé à tel point que nous avons hérité de ces néandertaliens de quelques caractéristiques génétiques. D’autre part alors que le champ magnétique terrestre diminue ( moins 9 % durant les 170 dernières années) et que le pôle magnétique se dirige vers la Sibérie de plus en plus rapidement les spéculation au sujet d’une inversion du champ magnétique terrestre prennent de l’ampleur. Les impacts économiques que pourrait entrainer un tel événement sont difficiles à estimer. Il faut retourner dans le passé pour se faire une idée précise de ce qui pourrait arriver dans un futur pas très lointain. L’objet de ce billet est de présenter ce qui arriva sur la Terre lors de la dernière inversion du champ magnétique terrestre.

Tout est arrivé il y a 42000 ans et l’homme moderne a survécu parce qu’il avait un cerveau plus développé et a appris à s’adapter à ce que les géologues appellent la « Laschamps Excursion ». Ne vous méprenez pas il n’y avait pas de dénommé Laschamps il y a 42000 ans et le mot excursion doit être pris au sens scientifique qui signifie perturbation ou sortie d’un état normal. Et en effet la Terre vécut un perturbation considérable provoquée par une brutale inversion du champ magnétique terrestre qui a duré un peu plus de 1000 ans. Cette inversion du champ magnétique a été découverte pour la première fois en étudiant les coulées de lave issues du volcan de Laschamps sur la commune de Saint-Genès-Champanelle, Puy-de-Dôme. Les études réalisées en 1969 sur ce site ont montré une inversion du champ magnétique terrestre mais les techniques analytiques de l’époque paraissent aujourd’hui préhistoriques et les travaux publiés à l’époque restent très spéculatifs. Des études très récentes dirigées par l’Australian Research Council ont utilisé pour étudier l’évènement de Laschamps des restes de troncs d’anciens arbres Kauri, une espèce d’araucaria (Agathis australis) parfaitement conservés dans des tourbières de la péninsule nord de l’île nord de la Nouvelle-Zélande.

L’inversion du champ magnétique terrestre comprend trois phases. La première est caractérisée par une diminution progressive de l’intensité du champ magnétique terrestre. Ce processus a pour conséquence d’exposer la Terre au vent solaire et aux rayons cosmiques qui ne sont plus déviés par ce champ magnétique. Ils heurtent alors frontalement les hautes couches de l’atmosphère provoquant une profonde perturbation de la couche d’ozone. Le rayonnement cosmique induit une abondance inhabituelle des isotopes 10 du béryllium et 14 du carbone, phénomène appelé spallation cosmique. Connaissant les demi-vies de ces deux isotopes, respectivement 1,4 million d’années et 5730 ans, la chute de l’intensité du champ magnétique terrestre au cours l’évènement Laschamps a pu être datée avec une grande précision, autour de 42000 ans avant l’ère commune. Outre l’appauvrissement de la haute atmosphère en ozone, le climat a été brutalement perturbé mettant fin à une période relativement clémente par une tout aussi brutale glaciation qui a affecté l’ensemble de l’hémisphère boréal, d’où la disparition de la mégafaune et la mise en grave danger des Néandertaliens qui n’ont pas su s’adapter. L’article cité en référence en fin de billet ne mentionne pas la formation de nuages de haute altitude en raison du rayonnement cosmique intense comme l’a suggéré Svensmark mais les études ont mis en évidence une forte augmentation en altitude des oxydes d’azote et des radicaux libres HO, CO, et NO non pas provenant d’une activité volcanique mais probablement en raison de l’action conjuguée du rayonnement cosmique et du vent solaire non dévié par le champ magnétique terrestre fortement amoindri au cours de cette transition. Le changement du climat a été global puisque la zone de convergence intertropicale s’est déplacée vers le sud entrainant un changement profond du climat de l’hémisphère nord avec une intense glaciation du continent nord-américain, une perturbation du régime des moussons en Asie, bref il fallut que l’homme anatomiquement moderne invente des moyens de survie inédits ce que n’a pas su imaginer l’homme de Neandertal.

Il est intéressant de rapprocher cette « excursion » de l’essor de l’art pariétal dans le sud de la France et le nord de l’Espagne à la même époque comme par exemple dans la grotte d’El Castillo, où l’usage presque exclusif de l’ocre comme pigment a fait émerger l’hypothèse que nos ancêtres se recouvraient peut-être le corps de cette terre fine pour se protéger du rayonnement ultra-violet intense puisque les peintures et empreintes en négatif des mains a été précisément daté de 41400 ans avant l’ère commune. À n’en pas douter cette catastrophe géophysique, son peut parler de cet événement ainsi, constitue un goulot d’étranglement dans l’évolution de l’espèce humaine, un terme signifiant aussi sélection naturelle. Nos ancêtres directs ont survécu et nous survivront à d’autres changements du climat …

Source et illustration : 10.1126/science.abb8677

La Commission européenne prépare la chute finale …

Après avoir entériné la politique de « verdissement » européen de l’énergie pour atteindre un bilan neutre en carbone les fonctionnaires de la Commission de Bruxelles continuent sur leur lancée démagogique tous azimuts pour préparer les populations à une plongée dans la misère qui pourrait se concrétiser beaucoup plus rapidement que ces peuples européens ne l’imaginent. Tous les ingrédients sont rassemblés, depuis les économies d’énergie, le futur bannissement des moteurs à combustion interne des automobiles, l’installation massive de moulins à vent pour ne produire qu’une énergie aléatoire, le démantèlement programmé de l’énergie nucléaire, et enfin la production de viande qui tient une grande place dans les esprits de ces fonctionnaires totalement caviardés par le lobby vert qui gravite autour de l’édifice de la Commission.

Les élevages bovin et porcin sont en effet dans le collimateur de ces activistes anti-gaz à effet de serre. La Commission a pondu un rapport détaillée à la fin de l’année 2020 ouvrant la porte à la mise en place de directives entrant dans le cadre de la stratégie « Farm to Fork », ( https://ec.europa.eu/food/farm2fork_en ), comprenez de la ferme à la fourchette. Il s’agit de promouvoir dans l’Union européenne un programme équitable, naturel, renouvelable, respectueux de la santé et compatible avec le respect de l’environnement. On retrouve la réthorique écologiste. Le but de ce programme est d’augmenter la disponibilité en sources alternatives de protéines produites par des végétaux, des bactéries, des algues et des insectes. Le document cité en référence précise sans ambiguïté que les populations devront profondément modifier leurs habitudes culinaires. Finies les entrecôtes, les côtelettes d’agneau, les saucissons et les jambons … Puis dans un deuxième temps fini le lait de vache ou de tout autre mammifère et par voie de conséquence finis les fromages … puisque ces ruminants émettent un terrible gaz à effet de serre qu’est le méthane.

Selon l’organisme non gouvernemental IPIFF (international platform of insects for food and feed) proche de la Commission, il est urgent de développer des aliments préparés à partir d’insectes, il y a en effet pour cet organisme un formidable gisement de création d’emplois dans tous les pays de l’Europe. La production industrielle à grande échelle d’insectes mettra l’Europe à l’abri des importations d’aliments pour animaux (les chiens et les chats, je présume), et à l’abri des difficultés d’approvisionnement qui ont émergé durant l’année 2020 en raison de la pandémie. L’autorité de sureté des aliments a approuvé les insectes comme « nourriture nouvelle » étant considéré qu’il s’agit d »aliments riches en protéines pouvant être facilement produits massivement dans des installations de petite taille. Les insectes sont considérés comme des aliments riches en protéines « renouvelables », il ne fallait pas oublier cette mention très importante. La Commission considère que la baisse violente du niveau de vie de la plupart des Européens prévue en 2021-2022 les préparera à accepter ce type d’aliments. Le Forum économique mondial (WEF) a organisé une propagande pour conditionner les populations à se convertir aux insectes dans leur assiette : https://www.weforum.org/agenda/2019/09/why-disgusted-eating-insects-gnarly-fruit-vegetables/ et aux eaux usées traitées dans leur verre : https://summit.news/2020/12/02/world-economic-forum-encourages-plebs-to-eat-weeds-drink-sewage/ dans le but précis de réduire les émissions de carbone ! J’hallucine : veut nous faire boire des eaux d’égout retraitées …

George Soros est également sur le coup mais pas avec des insectes (il ne doit pas aimer) et il va investir massivement dans la viande synthétique, un bonne occasion pour lui de ramasser un maximum de profits pour financer toutes ses ONGs de l’Open Society qui abondent dans le sens d’une écologisation généralisée de la société européenne. Entre une énergie électrique qui deviendra de plus en plus aléatoire et une nourriture que l’on pourrait qualifier de préhistorique la Commission européenne et le Forum de Davos préparent clairement les peuples européens à reculer de 10000 ans. Puisqu’il y a trop d’êtres humains sur la Terre selon ce même Forum de Davos à quand la promotion de l’anthropophagie ?

Climat et CO2 : une vaste escroquerie pseudo-scientifique soigneusement dissimulée

Les 7,5 milliards d’êtres humains peuplant la planète Terre dégagent chaque année, en respirant, 2,5 milliards de tonnes de CO2 et tout ce vilain « gaz à effet de serre » contribue à sinon détruire du moins à perturber le climat selon les « experts » de l’IPCC. C’est en tous les cas le dogme maintenant bien ancré dans les cerveaux de tous les humains qui ont accepté de se soumettre à la propagande climatique incessante minutieusement organisée par diverses organisations internationales, gouvernementales et des organismes non gouvernementaux, propagande largement reprise par les médias. Si un soupçon de cohérence existait entre tous ces groupes de pression on devrait donc payer un impôt pour avoir le droit de respirer. Or on va découvrir qu’il s’agit d’une propagande mensongère appuyée sur des non-sens scientifiques.

Chaque être vivant respire pour que son métabolisme fonctionne correctement, depuis les champignons et les bactéries jusqu’aux cellules de notre peau ou de notre cerveau. Les virus et tous les autres parasites intracellulaires utilisent la machinerie de la cellule infectée pour disposer d’énergie. Fatalement ce processus rejète du CO2 quand une simple molécule de glucose est « brûlée » dans la cellule pour produire de l’énergie sous forme d’ATP et des équivalents réducteurs, mais c’est une autre histoire. Seuls les organismes dits photosynthétiques, les cyanobactéries, le plancton et les végétaux produisent de l’oxygène en captant du CO2 et comme tout autre être vivant quand il n’y a pas de lumière solaire ils respirent aussi et dégagent donc également du CO2. Pour tous ces derniers organismes le bilan est néanmoins très favorable dans le sens de la capture de CO2.

Si un gouvernement mondial venait à imposer ses volontés à tous les bipèdes Homo sapiens qui peuplent la Terre entière (il paraît qu’il y en a trop) il faudrait qu’il revoie sa copie avant d’imposer des mesures du genre contrôle strict des naissances ou taxe sur la respiration pouvant être assimilée à la taxe carbone dont on parle de plus en plus souvent. En constatant ce qui se passe pour le coronavirus on peut s’attendre à tout … Si ces personnages s’étant proclamés détenteurs d’une autorité suprême décidaient de régenter tous les peuples pour sauver la planète et le climat il est urgent que tous les peuples soient informés de la vaste escroquerie que constituerait une taxation de la respiration de chaque individu. De plus désigner comme coupable de la modification du climat les seuls combustibles fossiles est également une aberration totale et voici les faits, une approche lapidaire qui m’a demandé beaucoup d’heures de recherche et qui, à ma connaissance, n’a jamais été mentionnée explicitement parce que c’est très dérangeant.

En ne considérant « que » les bactéries il y a, en poids de biomasse, 1160 fois plus de bactéries que d’êtres humains sur l’ensemble de la planète et ces bactéries dégagent par leur processus de respiration métabolique 2950 milliards de tonnes de carbone chaque année ! Alors l’humanité toute entière fait figure de bon élève car elle ne dégage en respirant « que » 2,5 milliards de tonnes de carbone chaque année. Et les combustibles fossiles, combien de tonnes de CO2 dégagent-ils pour la production d’électricité, les transports, le chauffage et l’industrie dans le monde entier alors qu’on accuse ces combustibles fossiles frontalement d’être les principaux perturbateurs du climat ? La réponse est trente-cinq milliards de tonnes soit 84 fois moins que toutes les bactéries qui vivent sur la totalité de la planète … De qui se moque-t-on ?

Je n’ai pas inventé toutes ces données, elles sont publiques, disponibles dans diverses publications scientifiques et entre autres sources sur le site en.wikipedia.org en cherchant soigneusement et en prenant son temps, beaucoup de temps … tout en restant parfaitement objectif comme je m’efforce de l’être sur ce blog. Ces données sont soigneusement passées sous silence alors qu’elles sont pourtant incontestables !

Les voyages vers la Lune ou Mars compromis pour les années à venir

Capture d’écran 2020-08-16 à 11.31.41.png

Les richissimes privilégiés qui ont déjà payé une réservation pour un voyage vers la planète Mars ou encore plus modestement vers la Lune en auront pour leur argent : aucun voyage de longue durée dans l’espace proche ne sera possible avant 2050, c’est-à-dire au plus haut de l’activité solaire du cycle #26. En effet, alors que le cycle solaire #24 se termine, toutes les prévisions des astrophysiciens au sujet de l’intensité du cycle solaire #25 à suivre sont pessimistes : au mieux ce cycle d’activité solaire atteindra en intensité celle du cycle #24. Il faut remonter au tout début du XIXe siècle pour retrouver une activité solaire aussi étriquée, cette période climatique que l’on a coutume d’appeler « le petit âge glaciaire ». Sans activité magnétique solaire soutenue les voyages de longue durée dans l’espace peuvent avoir des conséquences fatales sur les êtres humains embarqués. Je me permets d’exprimer ici mon admiration pour le courage des personnels se trouvant dans la station spatiale internationale en ce moment : ils sont irradiés en permanence par des rayons cosmiques d’origine galactique de très haute énergie que le champ magnétique solaire est incapable de dévier, ceci depuis la fin du cycle solaire #23 :

Capture d’écran 2020-08-16 à 12.02.56

Ce que les astrophysiciens ont fait pour tenter d’affiner leurs prédictions, outre l’utilisation du modèle prédictif du Docteur Valentina Zharkova dont j’ai souvent mentionné les travaux sur ce blog, a été tout simplement de comparer les cycles solaires contemporains et ceux du minimum de Dalton, cycles solaires #5 et #6 (1790-1830), et du minimum de Gleissberg, cycles solaires #12 et #13 (1890-1920) partant du principe qu’il existe des variations des cycles solaires suivant des périodicités d’environ un siècle. Le cycle solaire #25 pourrait ressembler au cycle #6 ou au cycle #13 ou encore à un intermédiaire entre ces deux cycles. Les conséquences sont simples : 1) une diminution notable de la vitesse du vent solaire qui contribue à la déviation des rayons cosmiques selon un processus encore mal connu et une diminution durable du champ magnétique solaire jusqu’à 4,5 nT (nanoTesla) alors qu’il avait atteint au cours des années 1980-2000 des valeurs proches de 8 nT. Et 2) quant aux radiations provenant des rayons cosmiques galactiques telles que mesurées par le téléscope dédié à ce rayonnement se trouvant dans le satellite lunaire Lunar Reconnaissance Orbiter elles dépasseront largement les valeurs permises autorisées considérées comme non dangereuses de 620 mSv (milli Sievert) pour un homme et 470 mSv pour une femme. La limite de dangerosité est ici considérée comme ne dépassant pas une incidence de cancers de plus de 3 % par rapport à la moyenne statistique. Donc à moins d’inclure dans un vaisseau spatial à destination de la Lune ou de Mars un protection lourde et encombrante, tout voyage vers ces deux astres serait suicidaire.

Qu’en sera-t-il pour le climat terrestre ? Les tenants de l’effet direct ou indirect de l’activité solaire sur le climat de la Terre ne peuvent qu’être terrifiés par le refroidissement généralisé à venir du climat d’autant plus que les prévisions pour les cycles solaires suivants ne trouvent un regain d’optimisme qu’au delà des années 2050. Le Docteur F. Rahmanifard ne s’est pas hasardée à prédire quoi que ce soit pour le cycle solaire #26 mais si l’activité solaire venait à s’effondrer durablement comme ce fut le cas pour le minimum de Maunder alors l’humanité, hors régions intertropicales, disparaîtrait, tout simplement.

Source : F. Rahmanifard et al. doi : 10.1029/2019SW002428

Le Directeur du Max Planck Institute for Meteorology s’inquiète surtout de la panique que génère le « changement climatique »

Capture d’écran 2020-08-15 à 16.17.08.png

Dans une interview avec le quotidien allemand phare Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ),le Dr Jochen Marotzke, directeur de l’Institut Max-Planck de météorologie (MPIM), a déclaré que prédire à combien de degrés de réchauffement nous devons nous préparer était comme prédire l’avenir avec du marc de café et qu’il n’est pas du tout inquiet au sujet des « points de basculement climatique ».

Il a également évoqué le large désaccord entre les modèles climatiques, que les pires scénarios présentés par certains modèles étaient utiles à des fins d’évaluation des risques, c’est-à-dire des scénarios improbables mais ne pouvant pas être exclus (voir les notes en fin de billet). « Dans la dernière génération de modèles, certains d’entre eux sont beaucoup plus sensibles aux gaz à effet de serre que les modèles précédents en termes d’augmentation de la température », a-t-il déclaré.

Cinq degrés « très très improbable »

Interrogé sur les résultats du modèle français sorti plus tôt cette année, qui suppose cinq degrés de réchauffement pour un doublement du CO2 atmosphérique, Marotzke a exprimé son étonnement, en disant au FAZ ce qu’il pensait des scientifiques français : « Mon Dieu, qu’est-ce que vous faites ? Parce qu’il est très, très improbable que le vrai climat soit aussi sensible que le montrent ces nouveaux modèles ».

« La question de la sensibilité du climat est extrêmement complexe. Par conséquent, les résultats d’un modèle doivent d’abord être traités avec extrême prudence », a déclaré Marotzke.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi le modèle français produisait un réchauffement aussi élevé pour un doublement du CO2 Marotzke a répondu qu’il ne savait pas pourquoi : « Personne ne comprend pourquoi ils l’ont publié sans réfléchir au préalable. Les Britanniques l’ont fait différemment, ils ont dit que cette nouvelle valeur est un mystère. Ils veulent d’abord rechercher quelle en est la raison et si le taux de réchauffement est réaliste ».

Ne vous inquiétez pas des points de basculement climatiques

Plus tard dans l’interview, la FAZ a évoqué les soi-disant « points de basculement dans le système climatique », qui sont des « valeurs seuils qui mettent en mouvement des processus irréversibles qui, une fois lancés, ne peuvent plus être arrêtés ». Les points de basculement possibles nommés par certains scientifiques incluent l’inlandsis du Groenland, le Gulf Stream, l’Antarctique occidental, les récifs coralliens, l’Amazonie mourante, etc.

Quant à savoir s’ils pourraient se produire, Marotzke les considère comme « concevables » et que cela « ne peut pas être exclu » et avec « presque tous (ces points de basculement), nous ne savons pas où nous en sommes ».

Lorsqu’on lui a demandé lequel était le plus inquiétant, il a répondu: « Aucun ».

« Je ne vois aucun risque avec le Groenland »

Et même la fonte de la calotte glaciaire du Groenland n’inquiète pas le directeur du MPIM. Il a déclaré à la FAZ : « Cela va prendre tellement de temps – quelques milliers d’années – que je ne vois aucun risque avec le Groenland ».

L’Arctique n’est pas un élément de basculement

Au sujet de l’Arctique, Marotzke dit qu’il est « tout à fait sûr que ce n’est pas un point de basculement » et que la rétroaction de l’albédo des glaces « n’est pas l’effet dominant ». «La glace revient chaque année – en hiver, a déclaré Marotzke, qui est directeur du MPIM à Hambourg depuis 2003. « Lorsque la température redescendra, la glace de mer reviendra ».

Ne vous inquiétez pas du dégel du pergélisol

Il ne s’inquiète pas non plus du dégel du pergélisol, affirmant que la contribution au réchauffement « est relativement faible ».

« En outre, même si le pergélisol dégèle, on ne sait pas quelle quantité de méthane atteint réellement l’atmosphère », a déclaré Marotzke. « Le méthane peut être converti par les bactéries en CO₂. Je ne suis pas inquiet avec le méthane ».

« La panique climatique se retournera contre elle-même »

Interrogé sur ce qui l’inquiète, il répond: «La panique se retournera contre elle-même ». Marotzke met en garde contre la propagation de cette panique : « Cela peut devenir dévastateur. La question est : à quel moment les risques des mesures de protection du climat dépassent-ils les risques du changement climatique ? La panique n’aide pas ici, seulement une analyse et une mise en balance relativement modérée ainsi qu’une discussion démocratique aideront.

Source : Blog de Pierre Gosselin notrickszone.com

Lien : https://www.faz.net/aktuell/wissen/erde-klima/zu-kipppunkten-und-anderen-klima-sorgen-16701417.html?printPagedArticle=true#pageIndex_2

Notes. Le Docteur Marotzke, éminent climatologue de réputation mondiale, raisonne comme un actuaire et il a parfaitement raison. Définition de Wikipedia : « Un actuaire est un professionnel spécialiste de l’application du calcul des probabilités et de la statistique aux questions d’assurances, de prévention, de finance et de prévoyance sociale. À ce titre, il analyse l’impact financier du risque et estime les flux futurs qui y sont associés. L’actuaire utilise des techniques issues principalement de la théorie des probabilités et de la statistique, pour décrire et modéliser de façon prédictive certains événements futurs tels que, par exemple, la durée de la vie humaine, la fréquence des sinistres ou l’ampleur des pertes pécuniaires associées ».

Envisager des risques climatiques extrêmes est l’affaire des compagnies d’assurance. Comme le précise le Docteur Marotzke il est urgent sinon indispensable pour le monde politique d’évaluer les risques engendrés par les mesures de protection du climat, dont en particulier les objectifs totalement irréalistes de réduction des émissions de CO2, sur l’activité économique et industrielle, en regard des risques climatiques extrêmes. Je suggère à mes lecteurs la lecture de cet article de Roger Pielke Jr paru sur son blog ( http://rogerpielkejr.blogspot.com/2010/11/82-billion-prediction.html ) d’où il ressort un « hiatus » dans les frais engagés par les compagnies d’assurance pour couvrir les « désastres climatiques » qui n’ont pas augmenté depuis 1995 comme d’ailleurs les températures moyennes depuis cette même date.

wgII.disaster

Il est difficile de trouver des représentations de ce hiatus couvrant la période 1995-2019 pour la simple raison que c’est « dérangeant ». Si un de mes honorables lecteurs connait une source fiable sur ce point particulier je lui serai reconnaissant de la communiquer en commentaire … La représentation la plus récente, ci-dessous, est celle publiée par Sir Christopher Monckton of Brenchley en 2015 dans un article repris par le Heartland Institute ( https://www.heartland.org/_import/01-17-15_monckton_on_2014_temps.pdf ) :

Capture d’écran 2020-08-15 à 19.03.30.png

Retour sur l’effet de serre (suite)

Avant d’aborder l’aspect philosophique de ma réflexion sur l’effet de serre il est important de rappeler l’aspect de ce concept en contradiction flagrante avec les principes fondamentaux de la thermodynamique. Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à cet « effet de serre » il m’a paru immédiatement qu’il y avait un très gros problème qui défie non seulement les lois de la thermodynamique mais également le bon sens : comment les couches supérieures de l’atmosphère, à quelques milliers de mètres au dessus de nos têtes peuvent-elles irradier le sol en émettant des rayons infra-rouges et ainsi chauffer la surface de la Terre ? Il s’agit, si je ne me trompe pas, de la définition de l’effet de serre décrite par l’organisme onusien IPCC (la grosse flèche rouge dans le schéma présenté en tête du précédent billet à ce sujet). Je réitère donc mon explication : puisque les hautes couches de l’atmosphère sont nécessairement plus froides que l’air se trouvant au niveau du sol, par exemple ici à une altitude de 20 mètres au dessus du niveau de la mer, il est impossible que les photons infra-rouges émis par les molécules d’oxygène, de CO2 ou d’azote de l’atmosphère à plus haute altitude puissent « chauffer » les molécules d’oxygène, de gaz carbonique et d’azote au niveau du sol. En effet ces photons sont moins énergétiques que ceux émis par les constituants de l’atmosphère au niveau de la mer et ils n’ont aucune chance d’être « captés » par les molécules d’oxygène, de gaz carbonique ou d’azote qui se trouvent dans un état énergétique plus élevé, c’est-à-dire émettant elles-mêmes des photons plus énergétiques que ceux provenant des plus hautes couches de l’atmosphère. Tout ce discours se résume en une phrase : il ne peut pas y avoir de transfert d’énergie thermique d’un corps froid vers un corps chaud. C’est l’une des conséquences du deuxième principe de la thermodynamique. La définition de l’effet de serre telle que décrite par l’IPCC est donc une imposture scientifique.

Au fil des années cette théorie de l’effet de serre est devenue un véritable dogme auquel il faut croire sans se poser de question. Quand je suis devenu « climato-sceptique » en analysant les principes mis en œuvre pour imaginer la théorie de l’effet de serre atmosphérique et qu’ainsi j’ai compris que cette histoire de réchauffement du climat provoqué par l’activité humaine était une imposture devenue un dogme je me suis souvenu de ce qui était arrivé à Giordano Bruno. Il fut un immense penseur, philosophe et physicien visionnaire qui introduisit, outre l’héliocentrisme de Copernic auquel il croyait, des théories qui ne furent jamais mises en doute par la suite comme l’infinité de l’Univers, la multiplicité de mondes vivants dans cet univers mais également la notion de référentiel inertiel qui ouvrit la porte aux expériences de Galilée puis de Newton et enfin de toute la physique moderne. Ce que l’Eglise reprochait à Bruno fut de nier le géocentrisme défendu par le Vatican. Jamais l’Eglise catholique n’est revenue sur son erreur d’avoir brûlé Bruno en place publique à Rome, y compris le pape Jean-Paul II ! Comme quoi les dogmes conduisent, et c’est leur définition, au fanatisme religieux.

En ce qui concerne le dérèglement du climat d’origine humaine on assiste à l’émergence du même type de fanatisme. De même que les djihadistes considèrent que tous ceux qui ne pensent ou ne croient pas comme eux doivent mourir, de même les climato-sceptiques seront un jour condamnés à mort pour hérésie. Toutes les religions sont adossées à des mythes dont en particulier l’existence d’un être suprême qui a créé le monde et a placé l’homme à son image dans ce monde. Il s’agit de dogmes auxquels les êtres humains croient. Aujourd’hui, face à un monde matérialiste et face à un effondrement des croyances religieuses traditionnelles, je ne parle ni du bouddhisme, ni du confucianisme ni du shintoïsme, au moins un tiers de l’humanité a choisi la nouvelle religion de Gaïa pour la défense de l’environnement, de la biodiversité et du climat. Sauf que le dérèglement du climat provoqué par l’homme est un mythe et les militants de la cause de Gaïa ont oublié que la nature est caractérisée par une capacité de résilience extraordinaire. La nature ne s’est-elle pas remise de chutes de météorites, de volcanismes cataclysmiques et de longues périodes de glaciation ? Les hommes sont bien présomptueux en croyant qu’ils peuvent influer sur l’évolution naturelle du climat.

Le gaz carbonique (CO2) est l’aliment universel du monde entier

Capture d’écran 2020-08-07 à 22.58.34.png

Le corps humain est composé de 69 % d’eau, de protéines et de graisses à hauteur de 20 % et d’environ 10 % de composés minéraux dont du calcium, du potassium et du phosphore. Ces 20 % sont des composés carbonés. Mais d’où vient tout ce carbone ? Telle est la question.

Regarder un enfant grandir, c’est voir le dioxyde de carbone en action. Les plantes transforment le CO2 en nourriture et le phytoplancton fournit des aliments aux poissons, nourriture et poissons que nous mangeons pour vivre et grandir. « Vous ne pouvez pas vivre en direct » est un dicton courant, mais c’est exactement ce que nous faisons : nous vivons du CO2 de l’air et d’eau.

Peu de gens ont conscience de ce fait étonnant, à savoir que le CO2 dans l’air est l’approvisionnement alimentaire mondial. Nos viandes, fruits et légumes, ainsi que nos bonbons et nos glaces, notre lait et notre vin, sont presque entièrement constitués de dioxyde de carbone et d’eau. Il y a aussi un peu d’azote pour fabriquer des protéines, plus tout un tas d’oligo-éléments et de vitamines, mais vous et moi sommes essentiellement composés de H2O et de CO2 retraités.

Nous devrions être très reconnaissants que cet approvisionnement alimentaire en CO2 augmente chaque année, ainsi que le nombre de bouches affamées. Au lieu de cela, les alarmistes du climat veulent le réduire, soi-disant pour améliorer le temps. C’est vraiment stupide. Le dioxyde de carbone nourrit le monde, encore plus chaque année. La dernière chose que nous voulons faire est de réduire l’approvisionnement alimentaire mondial.

La chimie est complexe mais les faits sont simples (et quasiment miraculeux). Les plantes utilisent l’énergie du soleil pour transformer le CO2 et l’eau en leur nourriture. Elles vivent et grandissent avec cette nourriture, tout comme nous. Les animaux mangent les plantes et les uns les autres, puis nous mangeons les deux. Ainsi, nous vivons tous de dioxyde de carbone transformé. Ce n’est pas un hasard si nous expirons de l’eau et du dioxyde de carbone. Nous achevons simplement ce que l’on appelle le cycle du carbone lorsque nous faisons cela. Notre corps utilise une partie de la nourriture à base de CO2 pour l’énergie dont il a besoin pour vivre, ce qui ramène le dioxyde de carbone et l’eau à leur forme d’origine. Tous les êtres vivants existent de cette façon.

Cycle du carbone : CO2 (+ eau) en entrée – -> Vie –> CO2 (+ eau) en sortie. La vie est un miracle basé sur le CO2.

Que presque personne ne connaisse ce miracle est véritablement tragique. J’ai vu des leçons pour les écoliers qui enseignent réellement le cycle du carbone sans mentionner le dioxyde de carbone. Ils parlent comme si les plantes tiraient leur nourriture du sol et non de l’air. Pire encore, le CO2 est diabolisé en tant que polluant atmosphérique. L’approvisionnement alimentaire mondial ne peut pas être la pollution : c’est complètement stupide ! Pour corriger cette ignorance, il serait peut-être utile d’étiqueter nos aliments en mentionnant la quantité de dioxyde de carbone qu’ils contiennent. Nous les étiquetons déjà pour les calories, les graisses, les vitamines et autres. Les gens devraient savoir quelle quantité de CO2 ils consomment chaque jour et en être reconnaissants. L’eau est abondante dans la plupart des endroits, mais le dioxyde de carbone est rare partout. Pour chaque million de molécules d’air, azote et oxygène, environ 400 seulement sont du CO2. Que les plantes puissent réellement trouver et consommer ces molécules rares est étonnant en soi. Que toute vie se nourrit finalement de ces molécules rares est encore plus étonnant.

Il y a cent ans, il y avait moins de 300 molécules par million, mais heureusement, ce nombre a augmenté régulièrement. La productivité des plantes a augmenté en conséquence, contribuant à nourrir notre population croissante. C’est ce qu’on appelle le verdissement de la planète Terre. Les alarmistes climatiques demandent aux gens de calculer leur soi-disant « empreinte carbone », c’est-à-dire la quantité de CO2 qu’ils génèrent. Tout le monde devrait être fier de son empreinte carbone : elle aide à nourrir le monde. Augmentez votre empreinte carbone, ne la réduisez pas !

Article de David Wojick, Ph.D., analyste indépendant travaillant à l’intersection de la science, de la technologie et de la politique.