Commentaire suite au dernier billet : « Crise climatique : etc. »

Il y a deux manières d’exploiter les données satellitaires relatives aux températures de surface des océans, les seules parfaitement fiables et disponibles auprès de la NASA et la NOAA pour tout public.

D’abord une droite de régression (en rouge) qui n’a pas une grande signification. Cette régression, si tant est qu’on puisse en calculer une de manière satisfaisante, fait état d’un réchauffement monotone et continu.

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Si on examine dans le détail les données de la NOAA on peut faire apparaître divers sauts de température au cours du temps depuis 1970 jusqu’à nos jours, 1970 étant la première années de disponibilité des données satellitaires. Depuis 1998 environ les variations de température se sont stabilisées et en effectuant une telle analyse on peut même dire qu’il existe une légère tendance à la baisse. Le débat reste donc ouvert.

Source : WUWT

Le glyphosate cancérigène ? Oui … pour l’avenir politique d’Angela Merkel !

Le glyphosate cancérigène ? Oui … pour l’avenir politique d’Angela Merkel !

Contre toute attente l’Allemagne a donc approuvé à Bruxelles l’autorisation pour 5 années du glyphosate. Les observateurs pensaient que l’Allemagne s’abstiendrait et alors que ce produit chimique est anodin pour l’homme mais toxique uniquement pour certains petits poissons de rivière (à haute dose) beaucoup d’autres pays de l’Union Européenne avaient déposé des amulettes sur l’autel de l’Eglise de Scientologie écologiste afin que, déclaré cancérigène possible puis probable et enfin cancérigène tout court (suivez le cheminement verbal), il soit définitivement interdit en Europe. La Suisse dans la foulée a autorisé l’utilisation du glyphosate car le surcoût pour l’agriculture de la Confédération serait insupportable. Il faut reconnaître que les Suisses ont les pieds sur terre (et dans l’herbe), au moins en ce qui concerne cette décision car le pays est aussi miné de l’intérieur par les activitstes écologistes.

Bref, depuis plus de deux mois l’Allemagne n’a pas de gouvernement, La Chancelière n’a pas encore mis au point une alliance lui permettant de gouverner avec une toute petite majorité et l’affaire du glyphosate a fait grincer les dents des membres du SPD quand le Bavarois Christian Schmidt (CSU), Ministre de l’agriculture du land de Bavière a voté à Bruxelles pour la prolongation de l’utilisation du glyphosate. La prise de position surprise de l’Allemagne est également motivée par le fait que Bayer convoite la firme Monsanto pour devenir le géant mondial de l’agrochimie et de l’agro-génétique. Peut-être bien que les Bavarois sont tout aussi pragmatiques que les Suisses, ce qui n’est pas le cas de la France qui a immédiatement déclaré qu’en ce qui la concerne l’autorisation du glyphosate ne sera valable en France que pour les trois années à venir. Après, Hulot verra …

Toujours est-il que Madame Merkel voit sa situation envahie de mauvaises herbes et que sa situation politique se complique singulièrement. Il est évident de constater que le lobby écologiste continue à ravager la politique européenne … En tant qu’ancien chimiste et biologiste je réitère ma position au sujet du glyphosate : ce produit ne peut pas interagir avec l’ADN, il ne peut donc pas être cancérigène. D’autre part, et je le répète encore, en près de 30 ans d’utilisation de ce produit jamais aucun décès n’a pu être directement lié à l’utilisation du glyphosate dans des conditions normales. Seule une Australienne s’est suicidée en avalant un grand verre de ce produit « formulé » qui a provoqué, en raison des détergents contenus dans cette « formule », un oedème pulmonaire fatal. Tout ce que la grande presse raconte à ce sujet et toutes les déclarations des politiciens asservis par le lobby écolo ne sont que des affirmations mensongères !

Crise climatique : ça ne se réchauffe plus !

C’est tout à fait embarrassant pour les tenants de la théorie du réchauffement climatique d’origine humaine : depuis 5 ans les glaciers du Groenland avancent de nouveau et depuis près de 20 ans la température globale moyenne de la surface de la Terre n’a pas évolué. Pour les activistes en tous genres prônant par tous les moyens et « coûte que coûte » comme l’a affirmé Hulot – le total incompétent Ministre d’Etat français de la transition énergétique écologique et solidaire, en mentionnant la fermeture des plus « vieilles » centrales nucléaires françaises – que le climat se réchauffe et qu’il faut tout faire pour le sauver (y compris en fermant des réacteurs nucléaires encore bons pour le service durant peut-être 60 ans), ça devient très gênant (voir note en fin de billet).

Depuis maintenant deux ans les températures enregistrées au Groenland sont anormalement basses et les chutes de neige jamais aussi abondantes que depuis le début des années 1960. Qu’à cela ne tienne les alarmistes ont déploré la disparition prochaine et probable des ours blancs mais se sont félicité de l’ouverture permanente tout aussi probable sinon prochaine du passage du Nord-Ouest, réchauffement climatique aidant. Toutes ces envolées lyriques n’étaient que de la propagande malfaisante et mensongère. Les faits sont là le Groenland se refroidit comme l’Océan Atlantique Nord et par voie de conséquence l’Europe et les parties nord et est de l’Amérique du Nord vont en subir les conséquences directes et à très court terme.

En effet, Le Soleil est entré dans une phase de torpeur magnétique qui va favoriser l’apparition de nuages d’altitude et ainsi augmenter le pouvoir réflecteur du rayonnement solaire (on dit l’albedo), ce qui aura pour conséquence une baisse substantielle des températures. Ajouté à ce phénomène cosmique puisque les rayons dits cosmiques seront moins déviés par le champ magnétique solaire et atteindront de ce fait plus facilement la Terre qui se trouve protégée par ce champ magnétique en catalysant l’apparition de nuages d’altitude, l’Océan Atlantique Nord se refroidit significativement en raison d’une modification des courants marins entre le Labrador et l’Islande (voir note).

Ces deux phénomènes se conjuguant des épisodes de froid intense vont donc sévir tant en Europe occidentale que sur le continent Nord-américain. Et cette situation prévaut déjà au Groenland, la première terre touchée par ce phénomène, depuis maintenant 5 ans. Les ours blancs ont fui la baie d’Hudson qui est déjà presque en totalité prise par les glaces depuis le 12 novembre de cette année 2017. Ils n’ont plus d’autre choix que de migrer sur la terre ferme pour y trouver une maigre nourriture. Du jamais vu à cette époque de l’année depuis 1979 ! Quant aux glaciers il suffit d’examiner les clichés de la NASA montrant l’avancée du glacier Petermann observée au milieu du mois d’août … Et pourtant tous les politiciens affirment que ça va continuer à se réchauffer et qu’il faut donc se serrer la ceinture et surtout vider son porte-monnaie pour sauver le climat !

Sources : NASA et https://polarbearsicence.com/2017/11/13/w-hudson-bay-freeze-up-one-of-earliest-since-1979-not-closer-to-average

Notes. Objets de prochains billets sur ce blog : James Hansen et l’énergie nucléaire, l’Océan Atlantique Nord se refroidit.

Brève : la propagande relative au réchauffement climatique bat son plein !

L’article original repris par Slate provient du Guardian, quotidiens qu’on ne peut pas vraiment qualifier d’objectifs. Le devoir des journalistes scrupuleux serait de présenter des arguments valables pour affirmer de telles monstruosités à moins que les petites adolescentes du Mozambique et d’Ethiopie, pays d’où proviennent les statistiques des mariages dits « précoces » aient leur corps vraiment importuné par le climat, hypothèse insoutenable car il règne des températures torrides tout au long de l’année. Ces deux pays comptent aussi parmi ceux dont le taux de natalité est le plus élevé du monde et les filles sont traitées comme n’importe quelle tête de bétail et vendues au plus offrant dès l’âge de 15 ans. Il est certain qu’il y a une corrélation indéniable entre le changement du climat et cette coutume multiséculaire …

Source : The Guardian via Slate redirigé depuis RTS.info (www.theguardian.com/society/2017/nov/26/climate-change-creating-generation-of-child-brides-in-africa

Nouvelles du Japon : premier salaire des jeunes diplômés

Au Japon un étudiant fraîchement diplômé de l’Université gagne au mieux 25000 dollars par an pour un premier job soit 213000 yens par mois avant impôts et avec un bonus de fin d’année le salaire moyen annuel atteindra environ 2,9 millions de yens (22300 euros). C’est peu pour un jeune diplômé américain mais tout de même satisfaisant pour un Français, environ 1860 euros par mois avant impôts. Les salaires moyens au Japon n’ont pas évolué depuis 10 ans, ce qui n’est pas très favorable pour relancer la consommation intérieure ni provoquer une petite inflation tant souhaitée par le Premier Ministre Shinzo Abe.

Il faut ajouter que pour les salariés des grandes firmes industrielles et commerciales japonaises celles-ci prennent en charge les frais de transport, consentent à payer des indemnités aux salariés ayant des enfants et mettent à la disposition de leurs employés des restaurants d’entreprise à des prix très abordables. Ces avantages ajoutent chaque mois environ 110000 yens (840 euros) au salaire officiellement déclaré. Beaucoup de jeunes diplômés européens seraient parfaitement satisfaits avec de tels salaires, s’ils trouvaient du travail … Il est opportun de rappeler ici que le taux de chômage au Japon est de 3,1 % et que se déclarent chômeurs ceux qui ont choisi de ne pas travailler car l’industrie et le secteur du bâtiment manquent cruellement de main-d’oeuvre

Source : Bloomberg

COP21 : La Pologne fait cavalier seul avec le charbon

Quand le Président Donald Trump est passé par Varsovie l’été dernier il a dit aux autorités polonaises : « Si vous avez besoin de charbon passez-moi un coup de téléphone« . Comme la compagnie minière nationale polonaise PGG n’arrive pas à satisfaire les objectifs d’extraction fixés par le gouvernement – 28 millions de tonnes de charbon extraites au lieu des 32 attendus – la Première Ministre polonaise Beata Szydlo a donc décroché son téléphone et le premier navire américain en provenance de Baltimore chargé de 73600 tonnes de charbon de Virginie de l’Ouest est arrivé la semaine dernière en vue du port de Gdansk. C’est une première car seules des compagnies privées étaient autorisées à importer du charbon de l’étranger. PGG n’est qu’un des acteurs polonais de l’extraction de charbon car la production totale du pays est de 57 millions de tonnes par an (prévisions pour 2017) et l’électricité est produite pour 80 % à partir de charbon. Pas question donc pour le gouvernement polonais actuel soutenu par le « parti national pour la loi et la justice » d’abandonner le charbon de Silésie comme source d’énergie abordable alors que d’autres pays de l’Union européenne se tournent vers des énergies plus propres comme le gaz naturel ou encore les moulins à vent …

Comme l’accord de Paris issu de la COP 21 n’impose pas d’obligations spécifiques de la part des signataires (la Pologne a ratifié le traité) le pays continuera à extraire du charbon pour alimenter son industrie lourde et produire de l’électricité. Cependant les mines polonaises souffrent d’années de sous-investissement, elles sont dangereuses et leur exploitation en profondeur provoque souvent des accidents. Si les USA ont consenti un prix « spécial » de 85 dollars par tonne, il est très en dessous du prix spot sur le marché international tiré par la Chine qui atteint environ 110 dollars la tonne. Et si l’hiver qui vient est exceptionnellement froid alors la Pologne devra se tourner vers la Russie.

Curieusement, donc, le marché du charbon est beaucoup plus stratégique qu’il n’y paraît avec des enjeux géopolitiques ignorés car le gaz naturel russe qui inonde l’Europe et le « GNL » américain ont occulté le marché du charbon. Le Président américain travaille aussi pour les mineurs américains car ils font face à une diminution de la demande en charbon des compagnies d’électricité qui se convertissent au gaz de schiste. La crise du charbon en Pologne est donc du pain béni pour Washington et la Pologne, comme la Virginie de l’Ouest, n’abandonnera pas son charbon avant longtemps quoique puissent en penser les technocrates de Bruxelles minés de l’intérieur par les partis écologistes.

Source et illustration (centrale électrique de Zeran près de Varsovie) : Reuters

Pilule contraceptive et suicide : une association ?

 

C’est une étude parue dans l’American Journal of Psychiatry qui semble l’affirmer, la contraception serait un facteur aggravant tant pour les tentatives de suicide que les suicides en particulier chez les adolescentes. L’étude a concerné près de 500000 femmes de plus de 15 ans sur une période s’étendant de 1996 à 2013 au Danemark. La validité de l’analyse statistique a été basée sur un échantillon de personnes de la même tranche d’âge n’ayant jamais utilisé de contraceptifs. Durant l’étude l’âge moyen des sujets étudiés était de 21 ans, 6999 tentatives de suicide et 71 suicides ont pu être corrélés à l’usage par ordre décroissant des patchs hormonaux (3,28 fois plus), progestine par voie orale (2,29 fois plus) et autres comprimés par voie orale 1,91 fois plus. Curieusement l’utilisation de diaphragmes a été également identifiée comme un facteur augmentant 2,58 fois le risque de suicide ou de tentative de suicide.

L’utilisation d’antidépresseurs combinée à la prise d’anticonceptionnels a été également montrée comme un facteur aggravant. Les adolescentes de moins de 20 ans semblent être les personnes les plus exposées et ce risque décroit après une année de prise d’anticonceptionnels. Il apparaît évident qu’il serait opportun d’ajouter dans la notice accompagnant les médicaments anticonceptionnels ce risque qui était jusqu’alors inconnu. Mais les laboratoires pharmaceutiques iront-ils jusque là ? Bonne question qui ouvre un débat de société brûlant …

Source : https://doi.org/10.1176/appi.ajp.2017.17060616