La ville de Boston achète du GNL à la Russie !

L’Europe est vulnérable et a besoin de notre gaz naturel américain et les prix sont absurdes et très élevés. Pourtant, tout le monde dans l’industrie pétrolière et gazière a peur d’investir de l’argent, même s’il y a un financement disponible. Qui veut lancer un projet de gaz naturel de 10 à 20 ans, qu’il s’agisse d’un champ de gaz, d’un pipeline ou d’un terminal de gaz naturel liquéfié, alors que l’administration américaine dit qu’elle va vous fermer dans 10 ans ? « Vous avez six ans, huit ans, pas plus de 10 ans », déclare l’envoyé pour le climat John Kerry. « Personne ne devrait faire en sorte qu’il soit facile pour les sociétés gazières de construire des infrastructures sur 30 ou 40 ans. »

Entre-temps, l’Inde a assoupli sa réglementation environnementale et prévoit de doubler son utilisation du charbon. La Chine a réduit les droits d’importation de charbon à zéro pour assurer sa sécurité énergétique et réduire les coûts. Les États-Unis ont une abondance de gaz naturel et de charbon. Pourtant, le gaz naturel est importé à l’installation de GNL de Boston en provenance de la Russie, du Canada et des Caraïbes à grands frais en raison du manque d’installation de pipelines. À la fin de janvier, le gaz naturel provenant de l’Algonquin City Gate Hub (près de Boston) s’est vendu plus de 20 $ par million de BTU et plus de 23 $ sur le marché à terme. Le gaz naturel de la Pennsylvanie voisine, en Janvier a coûté $4.

Il y a beaucoup de gaz naturel bon marché en Virginie-Occidentale et en Pennsylvanie, à quelques centaines de milles de là, et les pipelines destinés à approvisionner la Nouvelle-Angleterre sont principalement construits, mais fermés en raison des poursuites environnementales et des obstacles réglementaires. À cause de la pénurie régionale de gazoducs et de leur prix élevé, beaucoup de gens en Nouvelle-Angleterre brûlent du pétrole pour le chauffage et les centrales électriques ont brûlé plus de charbon en 2021 qu’en 2020.

L’une des nombreuses ironies, c’est que les émissions de dioxyde de carbone — le croque-mitaine des écologistes radicaux — ont diminué là où il y a suffisamment de gaz naturel pour remplacer le charbon. Mais tout gaz supplémentaire pour la Nouvelle-Angleterre, comme on l’a dit, doit provenir de sources étrangères. Pourquoi ne pas expédier du gaz à partir d’installations de GNL en Louisiane ou au Texas ? Parce que la loi Jones, vieille de 100 ans, exige que les navires construits, possédés et exploités par des citoyens américains transportent le gaz entre les ports américains, et il n’y en a pas. En conséquence, les gens de la Nouvelle-Angleterre paient des prix exorbitants pour le gaz naturel et l’électricité. En 2020, le Connecticut a eu la distinction douteuse de payer le prix de l’électricité le plus élevé de la partie continentale des États-Unis, et le Massachusetts n’était pas loin derrière. La Pennsylvanie et la Virginie occidentale ont payé environ la moitié de leur prix.

Le pipeline Mountain Valley, d’une valeur de 6,2 milliards de dollars, qui devait transporter du gaz naturel de la Virginie occidentale vers la Virginie, a été construit à 90 % et aurait contribué à réduire les importations russes. Toutefois, la Cour d’appel des États-Unis a rejeté l’approbation du gouvernement fédéral pour la route de 3,5 milles qui traverse la forêt nationale de Jefferson. La décision n’a aucun sens. Le pipeline est enfoui : les gens ne sauraient même pas qu’il était là.

De même, l’oléoduc Atlantic Coast a été annulé en raison de poursuites pour avoir traversé le sentier des Appalaches. Le gazoduc PennEast de la Pennsylvanie au New Jersey a également été annulé en raison de problèmes de permis liés aux terres humides du New Jersey. Bien entendu, le projet d’oléoduc Keystone XL de TransCanada (TC Energy) a été annulé par ordre du président Biden le premier jour de son mandat. Compte tenu de la menace réelle de poursuites, je doute que de grands projets pétroliers, gaziers ou houillers soient lancés, peu importe la hausse des prix. Personne ne veut investir ou entreprendre un projet que les tribunaux ou les organismes de réglementation semblent susceptibles d’arrêter.

Il est peu probable que les grands projets aillent de l’avant tant que les sociétés pétrolières et gazières n’auront pas obtenu du gouvernement fédéral une déclaration d’urgence qui pourrait servir à mettre fin aux poursuites, à accélérer la délivrance de permis et à permettre la réalisation des projets. Les organisations non gouvernementales de l’environnement ont maintenant un droit de veto complet sur tous les projets dans le cadre du système juridique. Ils ne se soucient clairement pas combien vous payez pour l’énergie ou où vous êtes forcé de l’acheter. Lorsqu’il s’agit d’assouplir la réglementation pour permettre l’utilisation de sources d’énergie efficaces, l’Inde et la Chine ont eu la bonne idée.

Article d’Andy May paru sur le site co2coalition.org 

Le rêve fou du « net-zéro »

L’idéologie dominante aujourd’hui au sujet de l’énergie se positionne à rebours de l’évolution de cette problématique depuis le début de l’ère industrielle. Lorsque James Watt inventa sa machine à vapeur, une version améliorée de celle de Thomas Newcomen, cette invention était en réalité une application du théorème de Carnot développé en 1824, c’est-à-dire 40 ans après cette invention de J. Watt. Intuitivement mais aussi par expérience Watt comprit que sa machine à vapeur était beaucoup plus efficace si un système de condensation de la vapeur à la sortie du piston de sa machine amplifiait la différence de température « utile » pour le fonctionnement de sa machine. Ce fut le premier pas vers une concentration en un point de l’énergie mécanique disponible en partant du charbon. Cependant l’usage du charbon plutôt que du bois contribuait également à ce processus de concentration de production d’énergie. Cette « concentration » se concrétisa aussi avec les locomotives à vapeur qui contribuèrent à l’essor industriel et commercial durant tout le dix-neuvième siècle. Au vingtième siècle l’invention de l’électricité favorisa de plus belle cette concentration de la production d’énergie. Les fours utilisant du charbon pour produire une vapeur sèche à température élevée étaient la condition incontournable pour alimenter des turbines entrainant les alternateurs. On retrouve toujours le fameux théorème de Carnot qui ne s’applique qu’aux machines thermiques. L’autre étape de cette concentration d’énergie est le réacteur nucléaire dont le volume est relativement restreint mais produisant une quantité de chaleur considérable, elle aussi utilisée sous forme de vapeur pour faire tourner une turbine.

Le développement récent des énergies alternatives va à l’encontre de cette évolution qui s’étendit sur deux siècles. Qu’il s’agisse de l’énergie du vent ou de celle du Soleil, ce sont deux sources « diluées » en dehors du fait qu’elles sont intermittentes, leur autre défaut intrinsèque pour lequel il n’existe toujours pas de solution. Ce processus de dilution des sources d’énergie est contraire à toute logique scientifique, plus précisément à toutes les lois fondamentales de la thermodynamique dont Carnot fut l’un des initiateurs. Le prétexte à cette dilution des sources d’énergie est l’objectif « bas carbone » ou pire « zéro carbone » étant entendu que le vent et le Soleil sont des énergies gratuites, renouvelables et sans carbone, par conséquent sans effet sur le climat. La dilution des sources d’énergie est une conséquence directe du dogme du réchauffement du climat d’origine humaine.

Depuis le début de l’ère industrielle la concentration des sources d’énergie a permis une plus grande productivité industrielle et manufacturière, une inflation modérée et une amélioration des standards de vie. La dilution des sources d’énergie va inévitablement conduire à une diminution de la productivité car la fourniture d’énergie deviendra précaire, une inflation croissante en raison des coûts de cette énergie et des interventions des Etats pour la promouvoir, ce qui se traduira par une augmentation des charges fiscales et par voie de conséquence une diminution du pouvoir d’achat et du niveau de vie en général. Si on examine maintenant le retour sur investissement de cette énergie « diluée » c’est tout simplement catastrophique car l’offre de cette énergie ne pourra jamais être adaptée à la demande. Certes l’énergie nucléaire nécessite un investissement très lourd. Cependant il a été reconnu qu’après 25 années de production un réacteur nucléaire et les installations connexes sont largement amortis et ceci d’autant plus que le combustible est d’un prix abordable et pratiquement constant sur les marchés.

À propos de cette énergie diluée, dans le bilan du retour sur investissement on oublie de prendre en considération le fait que sa mise en œuvre n’est pas possible sans sources d’énergie concentrées, comme par exemple pour produire du ciment, de l’acier, du cuivre et des terres rares qui composent les génératrices de courant. Il en est de même pour les panneaux solaires tributaires de la production de silicium de haute pureté. Inévitablement l’ère nouvelle des sources d’énergie diluées est une marche vers une paupérisation des peuples, une chute incontrôlable du niveau de vie de chacun et enfin une désertification de pays encore industrialisés qui ont fait ce mauvais choix. En inversant la tendance de l’évolution passée bois → charbon → pétrole → uranium rendue possible par les progrès technologiques successifs les décideurs politiques ont signé l’évolution en sens inverse de l’économie et donc des peuples, rien de réjouissant …

Inspiré d’un article paru sur le site internationalman.com

Taxonomie énergétique : les syndicats européens de l’énergie font pression sur le Parlement.

Les 20 syndicats représentant les travailleurs de l’énergie belges, bulgares, tchèques, finlandais, français, hongrois, lituaniens, roumains, slovaques et slovènes affirment que l’inclusion du nucléaire et du gaz dans la taxonomie de l’UE est essentielle pour lutter contre le changement climatique et accroître l’indépendance énergétique.

Dans la lettre aux membres des commissions de l’économie, de l’environnement et de l’industrie et de l’énergie du Parlement européen, elle les invite instamment à « voter pour (ou du moins ne pas s’opposer) » à l’acte délégué complémentaire sur le climat (CDC) qui prévoit l’inclusion du nucléaire et du gaz dans la taxonomie de l’UE.

Dans un communiqué commun, les syndicats déclarent : « Pour les salariés des industries électriques et gazières représentés par les syndicats européens signataires de cette lettre, l’inclusion du nucléaire et du gaz dans la taxonomie européenne est primordiale pour le défi climatique, pour diversifier l’approvisionnement énergétique et l’augmentation de l’indépendance énergétique de l’Europe, pour la justice sociale, pour la durabilité économique et pour l’avenir de leurs emplois dans un secteur industriel et de services essentiel. De plus, la guerre en Ukraine est un signal d’alarme pour que l’Europe diversifie ses ressources énergétiques et renforce son autonomie énergétique ».

« Nous tenons à souligner que l’acte délégué complémentaire était le meilleur compromis qui pouvait être atteint. Considérer l’énergie nucléaire comme une énergie de transition ne peut être considéré comme approprié, cependant, la qualification transitoire pour l’énergie nucléaire vaut mieux que de ne pas l’avoir du tout couverte par la taxonomie … la dimension transitoire du gaz dans le CDA est appropriée étant donné que certains investissements seront nécessaires pour la diversification des ressources gazières de l’UE (et mettre fin à la dépendance russe) ».

Le Parlement européen a jusqu’au 10 juillet pour se prononcer sur la proposition de la Commission européenne d’inclure, sous certaines conditions, les activités énergétiques nucléaires et gazières dans la liste des activités économiques couvertes par la taxonomie de l’UE – c’est-à-dire classées comme « écologiquement durables ».

Dans le cadre de l’examen en cours du projet de la Commission, les commissions des affaires économiques et monétaires et de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen tiendront une audition publique le 30 mai avant un vote d’opposition prévu le 14 juin. Un rapport publié le mois dernier dans l’Irish Times suggérait qu’une consultation interne avait révélé qu’une grande majorité de députés européens des commissions de l’environnement et de l’économie s’opposaient à la proposition actuelle. Si la proposition de la Commission ne rencontre pas l’opposition du Conseil européen – ce qui est considéré comme peu probable – ou à la majorité simple lors d’un vote du Parlement européen, elle devrait entrer en vigueur à la fin de l’année. Source World Nuclear News et pour tout savoir sur le Traité de la Charte de l’Energie : https://www.investigaction.net/fr/9-questions-sur-le-traite-de-la-charte-de-lenergie/

La communauté ESG ne comprend pas à quoi sert le pétrole brut !

par Ronald Stein, 6 mai 2022, Oilmanmagazine.com

La communauté des investisseurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) se désinvestit du pétrole brut qui fournit aux consommateurs des produits et des carburants qui n’existaient pas dans le monde décarboné des années 1900 et avant.

Aujourd’hui, il existe une réalité perdue selon laquelle l’utilisation principale du pétrole brut n’est PAS pour la production d’électricité, mais pour fabriquer des dérivés et des carburants qui sont les ingrédients de tout ce dont les économies et les modes de vie ont besoin pour exister et prospérer. Le réalisme énergétique exige que les législateurs, les décideurs politiques, les médias et la communauté des investisseurs commencent à comprendre l’ampleur stupéfiante du mouvement de décarbonisation.

Sur les trois combustibles fossiles, la communauté environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) ignore que le pétrole brut n’est pas utilisé que pour l’électricité. En fait, le pétrole brut est pratiquement inutile, à moins qu’il ne soit transformé (par les raffineries) en dérivés du pétrole qui sont à la base de plus de 6 000 produits de notre vie quotidienne qui n’existaient pas avant les années 1900, et les carburants pour déplacer les poids lourds et les besoins à long terme des avions, des navires de croisière et des navires marchands, et du programme militaire et spatial.

Les produits dérivés du pétrole brut sont le fondement de la société moderne et peu de consommateurs sont prêts à renoncer à ces avantages. L’accès à un pétrole brut bon marché, abondant et fiable a été la pierre angulaire de la révolution industrielle et des réalisations de l’humanité.

L’ignorance généralisée de l’utilisation et du désinvestissement du pétrole brut dans l’industrie pétrolière et gazière pourrait causer un préjudice irréparable à l’industrie, ainsi qu’infliger des pénuries d’approvisionnement et une flambée des prix aux consommateurs pour le nombre moindre de produits fabriqués à partir de pétrole brut, afin de répondre aux demandes croissantes des société.

Les énergies renouvelables solaires et éoliennes pour la production d’électricité ne sont pas fiables car elles dépendent des brises intermittentes et du soleil pour fonctionner. Pour obtenir une électricité continue et ininterrompue, l’éolien et le solaire ont besoin d’un soutien fourni par le charbon, le gaz naturel ou le nucléaire. De plus, les énergies renouvelables NE PEUVENT fabriquer aucun des produits dérivés du pétrole brut, elles ne peuvent générer que de l’électricité intermittente. En fait, les énergies renouvelables ne peuvent exister sans pétrole brut car toutes les pièces des éoliennes et des panneaux solaires sont fabriquées avec des dérivés du pétrole fabriqués à partir de pétrole brut.

Les banques et les géants de l’investissement qui sont à l’origine du désinvestissement environnemental, social et de gouvernance (ESG) dans les combustibles fossiles font fureur à Wall Street ces jours-ci, pour se départir des trois combustibles fossiles que sont le charbon, le gaz naturel et le pétrole brut, juste pour réduire émissions. Il est consternant que le président Biden et les Nations Unies soutiennent l’idée de permettre à la communauté des investisseurs de s’entendre pour remodeler les économies et nos infrastructures énergétiques.

Avant de se départir des trois combustibles fossiles que sont le charbon, le gaz naturel et le pétrole brut, où est le remplacement ou le clone du pétrole brut, pour faire fonctionner les sociétés et les économies d’aujourd’hui ?

En regardant un peu plus de 100 ans en arrière, il est facile de voir comment la civilisation a bénéficié de plus de 250 technologies de raffinage de pointe pour le traitement des hydrocarbures sous licence utilisées par plus de 700 raffineries dans le monde qui répondent aux besoins des huit milliards de personnes vivant sur terre. avec plus de 6 000 produits fabriqués à partir des dérivés du pétrole fabriqués à partir de pétrole brut brut dans les raffineries. Aucun de ces produits n’était disponible pour la société avant 1900.

Se débarrasser du pétrole brut inverserait une grande partie des progrès réalisés au cours des derniers siècles. Les inventions de l’automobile, de l’avion et de l’utilisation du pétrole au début des années 1900 nous ont menés à la révolution industrielle et aux victoires des guerres mondiales I et II.

Les produits issus des combustibles fossiles ont réduit la mortalité infantile, prolongé la longévité de 40+ à plus de 80+, nous ont permis de nous déplacer partout dans le monde via des avions, des trains, des navires et des véhicules, et ont pratiquement éliminé les décès liés aux conditions météorologiques.

Au fur et à mesure que l’ESG progresse, les banques et les géants de l’investissement ont la mémoire courte des produits pétrochimiques et de l’ingéniosité humaine étant les raisons pour lesquelles la population mondiale est passée d’un à huit milliards en moins de 200 ans. Les efforts pour cesser l’utilisation du pétrole brut pourraient être la plus grande menace pour la civilisation, et non le changement climatique, et conduire le monde à une ère de pénuries extrêmes garanties de produits de combustibles fossiles, comme nous l’avons eu dans le monde décarboné dans les années 1800, ce qui peut entraîner dans des milliards de décès dus aux maladies, à la malnutrition et aux décès liés aux conditions météorologiques essayant de vivre sans les plus de 6 000 produits dont bénéficie actuellement la société.

Les efforts visant à abandonner les combustibles fossiles priveront et/ou retarderont davantage la fourniture à neuf pour cent de l’humanité, soit plus de 689 millions de personnes, dans ce monde qui vivent en dessous du seuil de pauvreté international de 1,90 dollar par jour, de profiter des mêmes produits qui profitent aux riches et des pays sains. Priver les citoyens des plus de 6 000 produits qui n’existaient pas avant 1900, fabriqués à partir de dérivés du pétrole fabriqués à partir de pétrole brut, semble immoral et mal, car des pénuries extrêmes entraîneront des milliards de décès dus aux maladies, à la malnutrition et aux décès liés aux conditions météorologiques.

Les décisions des conseils d’administration des banques qui permettent à la communauté des investisseurs de s’entendre pour remodeler les économies et les modes de vie, afin qu’ils soient conformes aux préférences des banques et des autres institutions financières, constituent un précédent extrêmement dangereux. Les consommateurs n’ont jamais voté pour donner aux banques ce genre de contrôle sur notre monde.

L’audace est écrasante que ces banques ESG et ces géants de l’investissement, dans les pays les plus sains et les plus riches, insistent pour que nous limitions l’accès futur des pays pauvres aux produits issus des combustibles fossiles. Une énergie bon marché, fiable et accessible, ainsi que des produits issus de combustibles fossiles, sauvent des vies et constituent l’un des meilleurs moyens de sortir de la pauvreté.

Les conséquences involontaires de la rage ESG débarrassant le monde de l’utilisation du pétrole brut seraient l’offre restreinte et les pressions inflationnistes qui en résulteraient sur l’offre limitée de produits et de carburants fabriqués à partir de brut pour répondre à la demande croissante qui soutient :

De l’asphalte pour environ soixante-cinq millions de kilomètres de routes dans le monde.

Des pneus pour les 1,4 milliard de véhicules dans le monde.

Des engrais pour nourrir les huit milliards de personnes dans ce monde sur une terre de plus en plus épuisée et surpeuplée.

Fournitures médicales principalement fabriquées à partir de dérivés du pétrole.

Des jets qui comprennent plus de 50 000 avions militaires, commerciaux, privés et l’Air Force One du président américain.

Navires marchands qui comprennent plus de 53 000 navires qui transportent des produits à travers le monde.

Véhicules majoritairement en plastique.

Composants renouvelables d’éoliennes et de panneaux solaires fabriqués à partir de dérivés du pétrole.

Les effets domino du bricolage de la chaîne d’approvisionnement des combustibles fossiles sont les pénuries d’approvisionnement et la flambée des prix pour les consommateurs, non seulement pour l’électricité, mais pour les milliers de produits qui soutiennent l’ensemble de l’industrie médicale, toutes les branches de l’armée, les aéroports, l’électronique, les communications, les navires marchands, les porte-conteneurs et les paquebots de croisière, ainsi que l’asphalte pour les routes et les engrais pour aider à nourrir le monde.

Il est temps que les gens exigent des lois anti-ESG de leurs législatures et mettent un terme aux banques qui s’entendent pour remodeler les économies et les modes de vie, et infligent des pénuries et de l’inflation aux consommateurs.

Source: https://oilmanmagazine.com/article/the-esg-community-lacks-an-understanding-of-what-crude-oil-is-used-for/ utile pour retrouver les nombreux liens documentant cet article.

Hydrocarbures : une grave crise à venir ?

Le comité de justice du Sénat américain vient d’adopter un acte anti OPEP, le NOPEC bill. Cette disposition était dans les tuyaux du Sénat depuis de nombreuses années mais la situation en Ukraine a changé la donne puisque la Russie, premier producteur de pétrole et de gaz dans le monde, fait partie de l’OPEP+ et aussi, il ne faut pas l’oublier, l’Arabie saoudite vend son pétrole à la Chine et accepte les yuans en paiement. Par conséquent les Américains s’énervent. Reste à savoir si le vieux Joe va signer cet acte qui ouvrira la possibilité pourr les Etats-Unis de poursuivre devant la justice américaine le cartel de l’OPEP. Le Congrès américain, dont la majorité est démocrate, a approuvé cette décision sénatoriale. Cependant la Chambre de commerce américaine et l’American Petroleum Institute se sont élevés contre cette acte car une telle décision pourrait également nuire à l’industrie pétrolière américaine.

L’Arabie saoudite a déjà manifesté son hostilité pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le pétrole. Le Royaume saoudien se plaint du peu de soutien apporté par les USA dans sa guerre contre les Houtis au Yemen. On l’a oubliée mais c’est toujours la guerre dans ce pays avec des centaines de milliers d’enfants qui meurent de faim. Pour les Américains ce n’est pas important car les prémices d’un rapprochement entre l’Arabie saoudite et l’Iran rendent encore plus furieux le vieux Joe. La CIA a mis ses doigts plein de sang dans cette affaire en envoyant son directeur Bill Burns discrètement à la rencontre de Mohammad bin Salman pour calmer le jeu.

Si cet acte est signé par le vieux Joe la situation pourrait s’aggraver avec une augmentation brutale du prix du pétrole, des sanctions contre certains des membres de l’OPEP qui sont les suivants : Iran, Irak, Arabie saoudite, Venezuela, Indonésie, Émirats arabes unis, Algérie, Équateur, Angola, Guinée équatoriale, Gabon, Congo et … Russie en tant qu’observateur prenant part aux décisions. Est-ce la dernière machination grossière de l’impérialisme américain pour garder la main sur le pétrole au niveau mondial ? Il sera très intéressant de suivre l’évolution des cours du pétrole, et du gaz, dans les prochaines semaines si le vieux Joe signe cet acte. Bon courage !

Source : Oilprice.com Voir aussi : https://www.congress.gov/bill/117th-congress/house-bill/2393/text

L’Europe et en particulier la France sont dirigés par des incompétents notoires.

On savait depuis longtemps que les décideurs politiques ne raisonnent qu’en fonction de leurs échéances électorales. Ce n’est pas le cas dans tous les Etats qui constituent l’Union européenne mais en France et au sein des institutions européennes c’est évident. Madame Von der Leyen s’est arrogé le droit de prendre des décisions qui engagent toute l’Europe sans en référer au parlement européen, ce qui est explicitement obligatoire selon les traités européens. Je prendrai l’exemple de l’interdiction des importations de pétrole russe par l’Union européenne. Il est faux de déclarer que l’Europe importe du pétrole depuis la Russie. L’Europe importe des distillats et non du pétrole brut. Pour avoir une idée de l’immense erreur que commet l’Europe en décidant de cette interdiction celle-ci priverait de 40 % du carburant diesel, du gasoil de chauffage et du kérosène pour l’aviation civile. C’est énorme et l’interdiction va créer un véritable séisme économique et social dans de nombreux pays européens puisque le pourcentage de véhicules diesel est de l’ordre de 40 %. Dilemme : comment l’Europe va-t-elle faire pour trouver une solution de remplacement puisqu’elle va se priver pour le diesel du million de barils quotidiennement importés de Russie. Il n’y a pas de plan B. Les raffineries existantes en Europe sont mal adaptées à la production de diesel pour une raison très simple, en effet il faut disposer de gaz naturel pour produire l’hydrogène nécessaire à l’élimination du soufre contenu dans le pétrole pour assurer une production de qualité de ces distillats.

L’autre conséquence elle aussi ignorée par les décideurs politique est la conséquence immédiate de cette annonce sur les sociétés de trading spécialisées dans les produits de l’énergie. Les pertes sont déjà colossales pour des entreprises comme Trafigura, Mercuria, Engie, BP, Shell, Glencore ou encore Vitol pour ne citer que les plus importants agences de trading sur les produits énergétiques qu’elles soient basées à Singapour, New-York, Pékin ou Zürich. La European Federation of Energy Traders vient de demander une aide d’urgence auprès des gouvernements des pays membres de l’Europe. On se trouve, après cette décision stupide prise par l’Europe à l’aube d’une grave crise financière genre 2008 en pire car la quantité de produits dérivés adossés aux produits énergétiques est inimaginables surtout que personne n’en connait avec exactitude les montants engagés. C’est le flou absolu. Outre le fait que les automobilistes et les transporteurs vont devoir faire face à des restrictions, le système financier, qui craque déjà de toutes parts, pourrait s’effondrer. Madame Von der Leyen et en France l’inénarrable ministre des finances sont des incompétents.

Sources : blog de Pierre Jovanovic et blog d’Olivier de Meulenaere

La nouvelle taxonomie énergétique englobe le gaz naturel et le nucléaire

C’est maintenant acquis ce 2 février 2022 après des palabres incessantes depuis plusieurs années au sein de la Commission européenne le gaz naturel et le nucléaire font partie des énergies dites vertes, renouvelables et tout ce que vous voudrez comme qualificatifs. Le « Complementary Delegated Act » (CDA) proposé le 31 décembre 2021 a fait l’objet d’intenses discussions entre les « experts » comme des ONGs, des financiers et des entreprises telles qu’ Iberdrola, entreprise espagnole spécialisée dans l’installation de moulins à vent, et quelques rares spécialistes de l’énergie nucléaire. Puisque le gaz naturel n’est pas une source d’énergie zéro-carbone la poire a été coupée en deux tout en précisant quelques détails ubuesques comme le taux de rejets de CO2 admissible pour les centrales électriques au gaz qui est fixé à 270 g par kWh pour toute installation construite avant 2030. Au delà ce plafond sera réduit à 130 g, ce qui encore inconcevable en l’état des technologies actuelles. Pour le nucléaire les permis de construire ne seront plus accordés après 2045, on ne sait pas trop pourquoi. La gestion des déchets n’a pas été abordée et pour cette raison la taxonomie approuvée ce mercredi dernier pourrait faire l’objet d’amendements dans le futur.

Il est assez surprenant que le principal acteur de la Commission européenne impliqué dans cette négociation soit le DG FISMA, le Directoire général de la stabilité financière de l’Union européenne contrôlant les services financiers et le marché des capitaux. Les investissements dans l’énergie nucléaire répondront donc aux critères dits ESG. En effet une centrale nucléaire n’est amortie qu’après 25 à 30 ans contrairement à un parc éolien immédiatement rentable. 

Sans l’inclusion de l’énergie nucléaire il serait très difficile voire impossible d’atteindre les objectifs net-zéro fixés pour 2050. Le texte doit être approuvé par une majorité de 20 pays de l’Union européenne et soumis au Parlement européen. Douze pays sont déjà résolument orientés vers un développement de l’énergie nucléaire. Il s’agit de la Bulgarie, de la Croatie, de la République tchèque, de la Finlande, de la France, de la Hongrie, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Roumanie, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Suède. Il paraît clair qu’il y aura rapidement un marché pour les réacteurs modulaires d’une puissance de 300 MW électriques fabriqués en série en usine et assemblés sur site pour réduire le montant des investissements attirant de facto les investisseurs puisque le retour sur investissements sera plus rapide. 

Grande-Bretagne : L’énergie nucléaire est nécessaire pour produire de l’hydrogène

Traduction d’un article paru sur le site World Nuclear News

Pour faciliter une décarbonisation rapide et réduire la dépendance aux combustibles fossiles, l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables sont nécessaires pour la production d’électricité et d’hydrogène, a conclu une nouvelle étude indépendante. L’étude, réalisée par Aurora Energy Research, examine les avantages du déploiement à la fois du nucléaire et des énergies renouvelables pour la production d’hydrogène, afin de soutenir la transition énergétique et d’atteindre les objectifs climatiques du Royaume-Uni. Le rapport – intitulé « Decarbonising Hydrogen in a Net Zero Economy » – a été commandé par Urenco et a été soutenu par l’Agence internationale de l’énergie atomique, EDF et Lucid Catalyst.

Il fait suite à la stratégie du gouvernement britannique sur l’hydrogène, publiée le mois dernier. La Stratégie sur l’hydrogène indiquait que le nucléaire offrait un certain nombre d’options pour produire de l’hydrogène propre, mais ce rapport ne modélisait pas les coûts et la compétitivité de la contribution du nucléaire. « La majorité des études sur l’avenir du secteur de l’hydrogène en Grande-Bretagne se concentrent sur l’hydrogène électrolytique issu de sources d’énergie renouvelables (SER) et l’hydrogène fossile avec capture et stockage du carbone (CSC) », indique le rapport. « Le potentiel du nucléaire à participer à l’économie de l’hydrogène n’est souvent pas pris en compte en raison des coûts élevés des actifs récents et du manque d’orientation politique claire conduisant à la suspension des projets prévus.

« Cette étude examine comment le soutien politique aux nouvelles technologies nucléaires et aux modèles commerciaux pour fournir de l’hydrogène électrolytique à faible émission de carbone pourrait réduire les coûts nucléaires et des systèmes tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles lorsqu’ils sont déployés aux côtés des SER sur la voie du zéro net ».

Le rapport d’Aurora utilise la suite de modélisation intégrée de l’entreprise pour capturer les interactions du marché et les impacts du déploiement des SER et du nucléaire pour atteindre le zéro net. Le scénario interne Net-Zero d’Aurora reflète tous les objectifs récents du gouvernement britannique, y compris les 40 GW d’énergie éolienne offshore du livre blanc sur l’énergie et la capture de 10 millions de tonnes de dioxyde de carbone via le CSC d’ici 2030. La capacité électrique installée devrait passer de 107 GW en 2021 à 257 GWe en 2050, portée par la croissance rapide des énergies renouvelables et la capacité de pointe. La capacité de production nucléaire passerait de 9 GW à 21 GW sur cette période. La production d’électricité passerait de 312 TWh en 2021 à 643 TWh en 2050, la production nucléaire passant de 59 TWh à 159 TWh. Parallèlement, la capacité de production d’hydrogène passerait de 5 GW à 69 GW sur la même période.

Le modèle de décarbonisation d’Aurora diffère des approches traditionnelles en ce qu’il suppose que toutes les technologies de production sans émissions sont traitées sur un pied d’égalité et rivalisent sur le plan des coûts. Après 2030, les enchères de capacité ne sont disponibles que pour les producteurs zéro carbone et les coûts nucléaires et les applications du marché sont pleinement représentés dans le modèle.

L’étude a révélé que pour faciliter une décarbonisation rapide et réduire la dépendance aux combustibles fossiles, le nucléaire et les énergies renouvelables sont nécessaires pour la production d’électricité et d’hydrogène. Ensemble, le nucléaire et les énergies renouvelables peuvent fournir les volumes d’hydrogène nécessaires pour un net-zéro en 2050. Le déploiement de grands volumes de nucléaire parallèlement aux énergies renouvelables est économiquement efficace, réduisant la valeur actuelle nette des dépenses totales du système du Royaume-Uni de 6 à 9 % (40 à 60 milliards de livres sterling ) à l’horizon 2050. Il a également constaté que la combinaison de l’hydrogène et du nucléaire conduit à des coûts compétitifs. L’utilisation conjointe de la chaleur et de l’électricité d’une centrale nucléaire pour la production d’hydrogène offre un avantage de coût important. Les émissions cumulées de gaz à effet de serre jusqu’en 2050 peuvent être réduites de 80 millions de tonnes de CO2 et la consommation de gaz sous forme d’électricité et d’hydrogène conduirait à une réduction de la consommation de 8000 TWh thermique.

Le dernier rapport fait suite à l’étude 2020 d’Aurora Hydrogen for a Net Zero GB: An Integrated Energy Market Perspective. Il note que bien que la nouvelle étude se concentre sur le Royaume-Uni, les résultats étant applicables à d’autres pays, y compris les pays en développement. « Il existe un potentiel passionnant pour combiner le nucléaire, les énergies renouvelables et l’hydrogène pour offrir une économie nette zéro », a déclaré Felix Chow-Kambitsch d’Aurora Energy Research. « Le nouveau rapport d’Aurora est la première étude du genre à démontrer comment le nucléaire peut compléter les énergies renouvelables et l’hydrogène. Atteindre les volumes d’hydrogène requis pour un net-zéro sans combustibles fossiles sera un défi sans hydrogène électrolytique issu du nucléaire et des énergies renouvelables. Un système énergétique avec une grande ambition dans l’énergie nucléaire peut réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, réduire les émissions de carbone et réduire les coûts du système ».

« L’énergie nucléaire a clairement un rôle important aux côtés des énergies renouvelables dans la transition vers une énergie propre en soutenant une production d’électricité fiable et à faible émission de carbone et la production future d’hydrogène », a déclaré Boris Schucht, PDG du groupe Urenco. « Pour réaliser cela, nous devons débloquer les investissements, en créant un nouveau modèle de financement pour le nucléaire et un environnement de marché pour l’hydrogène. Le développement de réacteurs à haute température serait un moyen pour le nucléaire de soutenir l’hydrogène, étant donné que ces conceptions sont très efficaces pour la production d’hydrogène. « Cette dernière recherche est une étape importante pour permettre aux décideurs politiques d’ouvrir la voie à la livraison de net-zéro d’ici 2050. Nous attendons avec impatience des conversations constructives dans les mois à venir et une forte collaboration entre l’industrie et le gouvernement sur ce travail essentiel ».

Notes. Urenco est une entreprise britannique d’enrichissement d’uranium majoritairement détenue par l’Etat. Dans le scénario retenu dans le rapport Aurora les énergies dites renouvelables, moulins à vent et autres panneaux solaires, seraient entièrement dédiées à la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau. Si la production d’électricité par ces éoliennes devait être intégrée au réseau il faudrait en effet des productions d’appui avec des turbines à gaz. Cette éventualité est donc considérée comme devant être exclue du scénario 2050. Enfin le Président de la République française a récemment déclaré que le pays devait s’intéresser au petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) alors qu’il a obtenu autoritairement la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et ordonné l’arrêt du projet Astrid. Peut-être confondait-il les usines de production électriques utilisant le gaz naturel pour pallier avec les SMRs à l’intermittence des énergies dites renouvelables. À l’évidence il ne sait pas de quoi il parle et sa politique énergétique est totalement erratique.

Les Britanniques se préparent à un automne difficile

Il reste quelques centrales électriques utilisant du charbon comme combustible en Grande-Bretagne et l’organisme gouvernemental qui achemine et distribue l’électricité a demandé à EDF de rallumer deux unités au charbon dans le Lincolnshire en vue de pallier à l’arrêt programmé de deux réacteurs nucléaires (Hunterston B et Dungeness B) qui ne pourront plus assurer la production de base pour assurer la stabilité du réseau. Ce lundi 6 septembre 2021 le charbon produisait encore 3,9 % de l’énergie électrique en Grande-Bretagne, 47 % provenant d’usines brûlant du gaz naturel, 1,9 % provenant des moulins à vent et 11,4 % des panneaux solaires le reste provenant du nucléaire et de quelques rares usines brûlant des combustibles dits renouvelables. La situation des Anglais risque aussi de se détériorer pour deux raisons. L’engouement pour le gaz naturel en remplacement du charbon a provoqué une flambée des prix qui se répercute sur la facture des clients finaux, qu’il s’agisse d’industriels ou de particuliers, et en raison d’une inflation latente mais qui se concrétise chaque jour le gouvernement doit jouer sur le velours.

L’augmentation du prix du gaz naturel a atteint 40 % depuis le début de l’année 2021 avec des pointes à 80 % sur le marché spot et la tendance n’est pas orientée vers la baisse. De plus la décision de fermer définitivement toutes les usines à charbon restantes à la fin de 2025, on appelle ce genre de décision une planification forcée, risque de rendre la situation ingérable au cours de l’hiver à venir, les capacités d’importation depuis le continent restant limitées, situation qui s’aggravera ensuite pour aboutir au plan californien de réduction de la consommation électrique par délestages intempestifs et imprévisibles. Voilà une belle illustration des délires des écologistes. Sans l’achèvement des travaux du gazoduc Nord-Stream-2 prévu en cette fin de mois de septembre l’Allemagne, qui a choisi une politique énergétique encore plus stupide, aurait pu se trouver dans une situation encore plus critique. Les Anglais devront attendre l’achèvement du projet Hinkley Point C qui pourrait aller plus vite que Flamanville et l’EPR finlandais puisque la Chine est partenaire de ce projet à hauteur de 30 % …

Conclusion de ce billet : on ne construit pas une maison sur du sable et on ne peut pas construire une économie moderne sur du vent …

Source partielle : Paul Homewood

Le projet fou d’ITER construit sur du sable ?

Le sable dont il est question dans ce titre dérangeant réside dans le fait que beaucoup de questions et de problèmes au sujet du fonctionnement futur de l’usine expérimentale de production d’énergie par fusion nucléaire ne sont toujours pas résolus. Alors que 22 milliards de dollars ont été déjà investis dans ce projet et que le coût total avoisinera 65 milliards pour un résultat déjà prévu comme médiocre, i y a deux points centraux qui ont été dès la phase initiale de ce projet totalement éludés : l’approvisionnement en tritium d’une part et le remplacement des boucliers de protection de la « bouteille magnétique » confinant le plasma à haute température. La meilleure combinaison pour atteindre une fusion est un mélange des isotopes de l’hydrogène appelés deutérium et tritium. La fusion de deux de ces noyaux produit de l’hélium avec une production d’énergie très importante mais aussi l’apparition d’un neutron également de haute énergie (14 MeV). L’énergie récupérable provient donc de l’énergie cinétique du noyau d’hélium (3,5 MeV) produit et de l’augmentation de la température du bouclier de protection par le bombardement neutronique. Par rapport à la fission d’un noyau d’uranium-235 c’est tout simplement ridicule. L’énergie cinétique des produits de fission, krypton-92 et baryum-141, provoque un fort échauffement des barres de combustible. Les neutrons lents non impliqués dans une autre fission chauffent également l’eau de refroidissement dans le cas des PWR ou tout autre fluide caloporteur. Avec le projet ITER il apparaît donc deux gros problèmes non encore résolus. Combien de jours ou d’années le bouclier de protection des circuits magnétiques supra-conducteurs résistera-t-il au bombardement neutronique intense, principale source de chaleur récupérable du système ? La réponse est très claire : on n’en a aucune idée ! Le simple changement de ce bouclier après par exemple 2 ans de fonctionnement satisfaisant, c’est-à-dire en récupérant plus d’énergie qu’il n’en faut pour créer le tore de plasma à très haute température, provoquera la production de 3000 tonnes de déchets radioactifs. Cette technologie n’est donc pas du tout propre comme la propagande le prétend.

Mais il y a un autre problème très préoccupant. Du deutérium il en existe dans l’eau de mer, la production d’eau dite lourde ne pose pas de problème et l’électrolyse de l’eau lourde produit du deutérium. Pour le tritium c’est une toute autre histoire. La plus grande usine au monde de retraitement des combustibles nucléaires provenant de toute une série de pays clients à la Hague en France évacue dans la Manche 11000 Tbq (tera Becquerel) chaque année soit environ 40g de tritium ! On ne va pas très loin avec de telles quantités, environ 120 litres sous forme gazeuse. L’autre technique de production de tritium consiste à bombarder l’isotope léger du lithium (Li-6) présent dans la nature avec des neutrons. C’est économiquement abordable mais complexe à mettre en œuvre. J’ai parcouru le site www.ITER.org mais ces problèmes pourtant majeurs ont l’air d’être résolus puisqu’ils ne sont mentionnés nulle part. J’émets tout de même quelques doutes mais je peux me tromper. Quand on sait qu’avec des surrégénérateurs valorisant l’uranium-238 l’ensemble de l’humanité peut disposer d’électricité à un prix abordable pendant des milliers d’années pourquoi gaspiller des fortunes pour un projet qui risque bien de se terminer par un fiasco total. D’ailleurs les Américains, contributeurs à hauteur de 9 % dans ce projet commencent à se poser de sérieuses questions …