Le « volcan humain »

Capture d’écran 2018-03-20 à 13.41.29.png

En 1975 les climatologues étaient en ébullition. Les premiers carottages glaciaires du Groenland permettaient de réaliser une reconstitution de l’évolution passée des températures en mesurant la teneur en isotope 18 de l’oxygène et l’étude des cernes de croissance des arbres corroboraient déjà mais sur quelques millénaires seulement en arrière ces évolutions. Les premiers satellites météorologiques permettaient d’atteindre pour la première fois une vue d’ensemble de ce qui se passait dans l’atmosphère. Les météorologistes arrivaient tant bien que mal à prévoir l’évolution du temps avec quelques jours d’avance et toutes sortes de théories émergeaient pour expliquer la variabilité de la mousson en Inde ou les tempêtes de la Mer du Nord. Ce que ces spécialistes d’un nouveau genre travaillant avec des ordinateurs paraissant très primitifs aujourd’hui découvrirent très vite en rapprochant leurs observations était que l’activité humaine allait profondément modifier le climat de la planète Terre. On parlait encore à demi-mots de l’effet potentiel du CO2 sur le climat mais ce qui préoccupa tout de suite les scientifiques fut l’évidente corrélation entre les éruption volcaniques et de brusques épisodes de refroidissement qui fort heureusement ne duraient jamais plus de quelques années, corrélation parfaitement établie en analysant les carottages glaciaires et les cernes des arbres.

Le « réchauffement » tel qu’il a depuis été dogmatisé n’était pas à l’ordre du jour, et pour cause. Ce qui préoccupa ces scientifiques alors non corrompus par l’idéologie d’aujourd’hui était que les volcans émettent des poussières dans l’atmosphère et celles-ci retombent rapidement au sol, certes. Mais ils émettent également des aérosols constitués d’oxydes de soufre et d’azote et également des nanoparticules qui séjournent, quand les éruptions sont suffisamment violentes, plusieurs années dans les hautes couches de l’atmosphère. Ceci a conduit ces spécialistes plus de la météorologie que du climat à formuler l’hypothèse de l’effet à terme des aérosols d’origine humaine sur le climat terrestre, ce qu’ils ont appelé le « volcan humain ».

Et ces émissions d’aérosols anthropogéniques ne sont pas un phénomène sporadique mais il est entretenu 24/24 heures et tous les jours de l’année par l’ensemble des activités humaines, depuis les véhicules automobiles jusqu’aux centrales électriques en passant par les bateaux et les avions et également les feux ouverts dans les modestes cases des indigènes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, d’Afrique ou d’Amazonie. Selon ces climatologues de la première heure le climat, pour cette raison allait inévitablement se refroidir !

Malgré les déclarations tonitruantes de la mafia climatique entretenant quotidiennement la terreur d’un réchauffement considérable du climat terrestre – l’année 2017 a encore été classée la plus chaude depuis 100 ans – il s’avère que depuis 20 ans maintenant ce réchauffement n’est plus qu’un souvenir de mauvaises modélisations de l’évolution du climat. Les météorologistes des années 1970 prévoyaient, à la suite de leurs observations, un refroidissement généralisé aux alentours des années 2000 sans exclure cependant un effet du CO2 qui, par effet de serre, pouvait contrecarrer partiellement un tel refroidissement provoqué par les aérosols d’origine humaine, un effet en quelque sorte bénéfique de ce CO2 qui a permis par ailleurs aux régions sub-sahéliennes de reverdir significativement ces dernières 30 années, car ce gaz, s’il est (encore hypothétiquement) détrimental pour le climat, reste un aliment incontournable et essentiel pour les plantes et le plancton.

Cet effet des aérosols, combiné à une léthargie magnétique du Soleil, pourrait provoquer beaucoup plus rapidement que les spécialistes actuels du climat ne le prédisent un refroidissement généralisé et brutal du climat. En effet les aérosols favorisent la formation de nuages dans l’atmosphère à toutes les altitudes car ils constituent des noyaux de condensation de la vapeur d’eau. Et ce processus est accéléré par le rayonnement cosmique (voir un précédent article à ce sujet sur ce blog). De ce fait le pouvoir de réflexion du rayonnement infra-rouge en provenance du Soleil par cet atmosphère est augmenté (albedo) et comme le prédisaient ces scientifiques des années 1970 le climat ne pourra que se refroidir durant les prochaines années. Cet effet des aérosols d’origine humaine a été largement négligé par les « spécialistes » de l’IPCC pour privilégier l’effet du CO2 essentiellement pour des raisons idéologiques et politiciennes.

Source : https://archive.org/details/theweathermachinepart1 et https://archive.org/details/theweathermachinepart2 ou theweathermachinepart1reel1.mp4 , theweathermachine1reel2.mp4 , theweathermachinepart2reel1.mp4 et theweathermachinepart2reel2.mp4 via le blog de Pierre Gosselin notrickszone.com

IMG_7329.jpg

Note anecdotique. Il a neigé à Tokyo le 21 mars 2018, jour férié en raison du premier jour du printemps, et pourtant les cerisiers ont fleuri avec une semaine d’avance (Anami), à ne plus rien comprendre … (illustration : le petit jardin de mon fils à Tokyo le 21 mars 2018, la photo n’est pas truquée).

Changements climatiques ? Ce sont les volcans !!!

Prometheus_Wheeler

Si la dendrochronologie et l’analyse des carottes glaciaires sont des sciences exactes, l’interprétation des résultats obtenus peut ne pas être tout aussi exacte. La dendrochronologie consiste à analyser très finement les cernes des troncs d’arbre et pour ce faire les meilleurs spécimens d’arbres sont ceux que l’on trouve en altitude dans des zones du globe où l’altitude et la pluviométrie sont telles que la croissance des ces arbres permet de remonter le temps. Les plus connus sont les pins bristlecone que l’on trouve dans les montagnes de la Sierra Nevada et de la Coastal Range en Californie à des altitudes allant jusqu’à 3500 mètres. Ces arbres qui ne ressemblent d’ailleurs pas à des arbres mais plutôt à de gros buissons sont parfois vieux de plus de 6000 ans et ils sont toujours en vie, autant dire qu’il s’agit d’un matériel de choix pour tenter de corréler l’épaisseur des cernes avec les variations du climat. Plus le temps est clément plus les cernes sont épais et vice-versa. On a pu corréler ces études avec les données obtenues par carottage des glaciers du Groenland ou de l’Antarctique pour tenter d’obtenir une bonne image des variations climatiques au cours des siècles et même des millénaires passés.

Ce dont on s’est rendu compte c’est l’incidence non négligeable des éruptions volcaniques sur la croissance de ces arbres car qui dit éruption cataclysmique dit aussi obscurcissement de l’atmosphère par des aérosols et des poussières pendant une durée déterminée, veut aussi dire une croissance ralentie des arbres pendant les quelques années suivant cette éruption. Par exemple l’explosion du Kuwae au Vanuatu en 1452, dont il ne reste que quelques îlots désolés appelés les Sheperds (Mataso, Tongariki ou encore Buninga) fut l’une des plus importantes de ces 5 siècles passés et aurait dit-on provoqué une famine y compris en Europe qui précipita la chute de l’Empire de Constantinople. Pour situer l’ampleur de cette catastrophe on estime, d’après les carottes glaciaires, que 90 kilomètres cube de cendres et de poussières ont été éjectés dans l’atmosphère à haute altitude avec 500 millions de tonnes d’acide sulfurique. Et effectivement cette éruption particulièrement puissante affecta la croissance des bristlecone pines de la Sierra californienne pendant près de 16 années consécutives à plus ou moins quelques années près. Mais le climat redevint après cet épisode normal, jusqu’à l’éruption suivante …

Le problème c’est que depuis disons l’an 1200 il y a eu au bas mot une grosse trentaine d’éruptions volcaniques notoires mais toutes n’ont pas affecté le climat comme le Kuwae. Les chroniques parlent d’années sans été en 1785 (explosion du Laki en Islande) ou 1815 (explosion du Tambora) avec un retour rapide à la normale en moins de cinq ans. Certes, l’explosion du Laki aurait provoqué des disettes qui ont été la cause primaire de la révolution française mais sans autres preuves formelles puisque justement la dendrochronologie n’a pas laissé de traces de ces deux éruptions exceptionnelles comme d’ailleurs celle du Krakatoa en 1883. Si on peut affirmer que la dendrochronologie est une science exacte elle est aussi entachée d’incertitudes et l’absence de perturbation de la croissance des arbres peut tout simplement dire que d’autres facteurs ont oeuvré dans un sens opposé. Toutes ces incertitudes prises en compte, avec également la reconstitution des cycles d’activité solaire avec l’évaluation du béryllium 10 dans les stalagmites et les sédiments, ne permet pas de conclure ni dans un sens ni dans un autre d’une modification durable du climat après une éruption volcanique et ce quelque soit son importance.

Malgré tout, les climatologues sensés prédire l’avenir se sont intéressé de très près à la dendrochronologie pour étayer leurs hypothèses et rejeter tout effet du soleil sur le climat de la Terre. Ils ont comme pour leurs prédictions pour le moins fumeuses du climat à venir à l’aide de modèles sophistiqués « bidouillé » les résultats pourtant clairs et nets amassés sur tout un échantillonnage d’arbres dispersés entre la Chine, la Sibérie, l’Europe du Nord ou la Californie, pour finalement éliminer l’incidence de l’activité solaire sur la croissance des arbres. Ils ont réalisé des modélisations pour faire ressortir ce qui s’était non pas réellement passé mais ce qu’ils attendaient pour valider les simulations du climat à venir. Pour arriver à atteindre ce type de résultat, il suffit de partir d’un temps zéro « arrangeant » et à se référer à une moyenne également « arrangeante » qui pour une raison inexpliquée a été choisie comme étant la moyenne des températures observées ou déduites d’autres données entre les années 1450 et 1850. Si cette moyenne de référence avait été choisie pour les températures des années couvrant la période 1200-1900, le résultat aurait été totalement différent. Avoir choisi 1450 et 1850 n’est pas un effet du hasard puisque ces dates excluent le réchauffement climatique médiéval considéré comme une anomalie par ces climatologues d’opérette mais englobe les minima de Maunder et de Dalton, que des bons plans pour biaiser l’analyse des données de dendrochronologie et faire ressortir en les amplifiant les cycles de forte activité solaire qui se sont succédé depuis le début des années 50 et qui ont pris fin il y a dix ans. Ca s’appelle de l’honnêteté scientifique à l’état pur !

Le pire dans cette histoire c’est que de telles foutaises ont été publiées dans Nature par des géophysiciens de l’Université d’Edimbourg. Comme on dit, il ne faut pas scier la branche de l’arbre sur laquelle on est assis, en d’autres termes si ces climatologues auto-proclamés reconnaissaient qu’ils ont tort et qu’en réalité c’est bien le soleil qui dirige tout sur Terre avec une influence momentanée des volcans mais certainement pas durable, ils se retrouveraient au chômage. Car des explosions volcaniques comme celles du Salamas (1257, dix fois plus puissante que celle du Pinatubo en 1991), du Santorin en 1650 qui éjecta 60 km-cube de poussière ou du Santa Maria et de la Montagne Pelée en 1902 n’ont laissé aucune trace dans les cernes des arbres, pas d’explication … Mais qu’à cela ne tiennent, ce sont maintenant les volcans qui modifient le climat avec leurs centaines de millions de tonnes d’acide sulfurique et de poussières et le soleil n’y est pour rien.

1200px-MtRedoubtedit1

Source : Eurekalert et Nature, illustrations Wikipedia (volcan Redoubt, Alaska et bristlecone pine, Sierra Nevada) Pour les anglophones, ce lien : http://www.youtube.com/watch?v=4zOXmJ4jd-8