Le train le plus cher du monde ?

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Quand je vais à Tokyo et que l’aéronef dans lequel j’ai embarqué atterrit à l’aéroport de Narita j’utilise le train de la ligne privée Kesei pour me rendre à Tokyo dont le centre-ville, en réalité le Palais Impérial (comme Notre-Dame à Paris), se trouve à 60 kilomètres. Le train que j’utilise est la ligne Kesei « limited express » qui dessert une bonne vingtaine de stations (pas toutes celles de la ligne qui en compte je crois me souvenir 42) pour arriver à Ueno parce que je n’aime pas changer à la station Nippori pour emprunter ensuite la Yamanote. D’ailleurs à Ueno il faut sortir de la gare de la Kesei pour se rendre à la station JR, Japan Rail, et j’en profite pour fumer une cigarette assis sur les marches de l’entrée du parc de Ueno où se trouvent de nombreux musées magnifiques. Le prix à payer pour le trajet Narita-Ueno est de 960 yens soit environ 8,50 euros.

Pour effectuer le trajet Orly-Antony soit environ 9 kilomètres il en coûte 9,30 euros. Le petit train « OrlyVal » est automatique, il n’y a pas de conducteur ni de personnel sur le quai et pour un tel kilométrage il aurait fallu payer à ce tarif kilométrique 7000 yens entre l’aéroport de Narita et la station de Ueno … une vraie fortune. Je pense que ce petit train OrlyVal est l’un des plus chers du monde. Mais qu’en est-il au juste ? La société Matra a bénéficié d’un contrat ultra-avantageux conclu avec Aéroports de Paris qui ne sera probablement pas remis en question au cas où cette dernière soit privatisée comme le Gouvernement français a émis l’intention de le faire. Les passagers continueront à se faire copieusement arnaquer. Voilà comment les transports en commun français fonctionnent et fonctionneront encore longtemps : coûteux pour un service laissant parfois à désirer.

« Intelligence artificielle » : un abus de langage !

« Intelligence artificielle » : un abus de langage !

En complément au billet relatif au microbiome et au microbiote intestinal il m’est venu l’idée de disserter brièvement au sujet des avancées récentes de la biologie. En ce qui concerne ce microbiote l’analyse des matières fécales est réalisée de manière entièrement automatique que ce soit au niveau de l’identification des gènes bactériens impliqués dans l’une ou l’autre des voies métaboliques ainsi que l’analyse de ces métabolites. Comme pour le séquençage de l’ADN et aussi des ARN ribosomaux de ces mêmes bactéries il s’agit de robots en charge de préparer les échantillons et de les analyser. Il n’y a dans la pratique plus d’intervention humaine. Les résultats sont ensuite analysés par des ordinateurs puissants dans lesquels ont été introduits des logiciels sophistiqués à même d’analyser les informations fournies par les machines de séquençage et les spectrographes de masse miniaturisés présents dans le système pour identifier les métabolites présents dans ces matières fécales.

Cet équipement peut tout aussi bien être utilisé pour des analyses du sang ou d’autres fluides corporels. Les ordinateurs, outre ceux qui sont dédiés au pilotage des équipements, analysent les données, les « informations » pour être plus précis. En anglais le mot information se traduit par « intelligence » alors que le mot français ou wallon, romand ou québécois intelligence se traduit en anglais par le mot « cleverness ». Le mot anglais intelligence signifie en français stricto sensu « échange d’informations ». Dans le cas d’un système complexe d’analyse d’échantillons biologiques l’ordinateur collecte et analyse les informations et donc les renseignements relatifs à ces échantillons puis réalise lui-même un diagnostic de l’état d’équilibre (ou de déséquilibre) de ces échantillons car il peut être équipé d’un algorithme écrit de telle manière que ce diagnostic soit le plus précis possible. Il va au final imprimer un résultat indiquant au médecin qu’il serait judicieux que le patient X dont les matières fécales et leur microbiote ont conduit aux résultats x mange plus souvent des yaourts ou boive plus (ou moins) de jus d’orange.

Cet ordinateur est-il pour autant intelligent ? En d’autres termes s’agit-il de ce que l’on appelle abusivement de l’ « intelligence artificielle » ? Certainement pas ! La machine – puisqu’on parle aussi de « machine learning » – n’a fait que ce que l’opérateur lui a dit de faire : une simple analyse des informations et des renseignements que lui ont fourni les divers équipements d’analyses biologiques et chimiques et à partir de ces informations des algorithmes ont été utilisés pour rendre un diagnostic. Il en est de même pour de nombreux procédés industriels automatisés. Les ordinateurs ne sont pas « intelligents » ils ne font que traiter des informations ou des renseignements. Utiliser le terme « intelligence artificielle » est tout simplement un abus de langage, une mauvaise traduction de l’anglais vers le français mais aussi d’autres langues d’origine latine comme l’espagnol (inteligencia artificial). Et même un ordinateur jouant au jeu de go ou aux échecs n’est pas intelligent, il ne raisonne pas, il fait ce que l’opérateur lui a dit de faire et les algorithmes traitent les informations ou renseignements que lui envoie le jeu de go ou d’échecs pour continuer à prendre des décisions en suivant ces algorithmes. Et s’il y a eu quelque part l’intervention d’une intelligence c’était celle de l’opérateur informaticien qui a écrit ces algorithmes et les lignes de programmes. Les récents accidents de la circulation provoqués par des automobiles autonomes sont là pour le prouver, les algorithmes introduits dans les systèmes de pilotage de ces véhicules n’ont pas tout prévu et la voiture autonome est nullement « intelligente » comme le prétendent abusivement certaines personnes. Le jour où les avions seront pilotés par des robots je cesserai de voyager en avion …

Le microbiome intestinal : un ami qui nous veut du bien

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Jamais depuis la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming les hommes se sont autant intéressés aux produits chimiques créés par les microorganismes et ce n’est que très récemment que nous avons réalisé leur potentiel sur la santé. L’étude de notre « microbiome » est devenu de ce fait l’un des domaines scientifiques le plus d’actualité car il apparaît qu’un grand nombre de conditions pathologiques sont liées à ce microbiome, que ce soient l’obésité, les maladies cardiovasculaires ou encore la dégénérescence cérébrale. Tout semble être sous la dépendance des microorganismes de notre système digestif.

Cette population microbienne qui inclut des bactéries, des levures, des virus et même des parasites est appelée microbiote. Il est constitué de milliers de milliards de microorganismes, plus que l’ensemble de toutes les cellules vivantes de notre corps et au niveau strictement génétique il est d’une complexité des centaines de fois supérieure à celle de notre génome. Chacune de ces populations constitue de véritables usines chimiques qui puisent leurs matières premières dans notre alimentation et fabriquent une multitude d’autres molécules chimiques comme par exemple des vitamines qui, prises ensembles, nous permettent de contrôler notre système immunitaire, notre métabolisme général et les fonctions de notre cerveau. Et comme nous pouvons par notre alimentation influer sur l’équilibre de ces populations microbiennes ce domaine de recherche biologique est une opportunité immense pour la médecine.

Une récente étude dirigée par les Docteurs Tim Spector et Cristina Menni au King’s College à Londres et parue dans la revue scientifique Nature montre clairement la relation entre ce que nous mangeons, comment les bactéries intestinales traitent cette nourriture et quel est le processus d’accumulation des graisses dans notre corps, en particulier dans notre ventre. Cette étude a consisté à collecter plus de 500 échantillons d’excréments de vrais jumeaux pour mesurer la teneur en plus de 800 métabolites que le microbiote produit. Elle a permis d’identifier quelles molécules chimiques favorisent par exemple l’apparition de l’obésité ventrale. Et dans le cas précis de l’obésité nos propres gènes n’interviennent qu’à hauteur de 20 %, le reste étant sous le contrôle des bactéries de notre système digestif. Entre deux vrais jumeaux il a pu être démontré que le transfert d’excréments fécaux pouvait rétablir chez l’un des jumeaux un déséquilibre de son microbiote vers un profil plus satisfaisant. Cette approche répond au doux nom de thérapie fécale …

L’autre approche pour moduler ce microbiote est l’apport dans l’alimentation de « prébiotiques » contenus par exemple dans des aliments fermentés pour « fertiliser » cette flore intestinale. L’article de Spector et Menni introduit le concept de « postbiotiques », les métabolites spécifiquement produits par le microbiote intestinal, un éventail de molécules chimiques qui a un effet direct sur la santé. Une sorte de « carte d’identité » du microbiote, le « métabolome », a ainsi pu être établie sur la base de la composition en ces postbiotiques des matières fécales. Par exemple la supplémentation alimentaire en omega-3 fait apparaître dans les excréments du carbamyl-glutamate qui présente des propriétés anti-inflammatoires, ce qui était encore inconnu il y a quelques mois.

L’étape suivant cette étude consistera à identifier les métabolites permettant d’aider à la régulation de l’apparition par exemple de l’obésité. Du papier hygiénique spécial permettra de prélever un peu de matière fécale qui pourra être analysée afin d’analyser le « métabolome » et déterminer quel régime alimentaire convenable il faudra choisir pour prévenir l’apparition de l’obésité ou d’autres pathologies. D’ors et déjà il est nécessaire d’avoir une alimentation équilibrée qui favorise un microbiote équilibré et ainsi une meilleure santé générale.

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Pour illustrer le vaste programme de recherches qui se présente il suffit d’examiner comment la cafféine est métabolisée dans l’intestin selon la présence ou non de trois gènes bactériens indiqués dans les symboles figurant dans des ellipses allongées. La cafféine peut être transformée en 6 métabolites différents !

Inspiré d’un article paru dans The Conversation, illustrations : The Conversation et Nature.

Note à l’intention des lecteurs de ce blog : pas de billets mercredi 27 et jeudi 28 juin.

La face cachée de la politique impérialiste américaine.

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Dans les dessous de la politique agressive des USA vis-à-vis de la Corée du Nord ce ne sont pas les bombinettes de Kim Jong-un qui effraient les USA et encore moins le Japon ou la Corée du Sud car les systèmes de défense (THAAD) mis en place dans ces deux derniers pays peuvent, du moins jusqu’à un certain point annihiler les fusées nord-coréennes. Depuis plus d’un an le monde entier a assisté à une mise en scène militaire et politique qui n’a de sens que si on se remémore le fait que toutes ces armes de plus en plus sophistiquées nécessitent comme les moulins à vent et les smart-phones, les téléviseurs et les ordinateurs des lanthanides encore appelés des terres rares. Actuellement c’est la Chine qui contrôle le marché mondial des terres rares à plus de 95 % en volume et en valeur ainsi que les marchés du tungstène, du zirconium, du hafnium, du rhénium (voir note en fin de billet) et du molybdène, des métaux également nécessaires à toutes sortes d’application industrielles, militaires mais aussi dans le domaine de l’énergie nucléaire. En effet, les gisements chinois de terres rares, les premiers du monde pour l’instant, estimés à 55 millions de tonnes de minerais resteront encore longtemps les premiers du monde à être exploités.

Récemment, comme je l’ai relaté sur ce blog, le Japon envisage très sérieusement de prélever les dépôts sous-marins riches en ces métaux irremplaçables et il n’y a pas lieu de douter un instant que dans un proche avenir avec le génie incroyable des ingénieurs japonais ce sera chose faite. Les gisements sous-marins identifiés par les Japonais représentent environ 16 millions de tonnes d’équivalents de minerais terrestres seulement dans le site exploré jusqu’à présent …

Là où la Corée du Nord intéresse les USA est la découverte (en 2013) à 150 kilomètres au nord-ouest de Pyongyang d’un gisement de terres rares contenant également tous les métaux mentionnés ci-dessus, gisement d’environ 210 millions de tonnes (pour l’USGS 110 millions de tonnes) d’oxydes exploitables économiquement, situation qui peut potentiellement faire de la Corée du Nord un partenaire commercial incontournable pour tous les pays utilisant ces métaux. Ce gisement nord-coréen double, sur le papier, l’ensemble de toutes les réserves mondiales connues de terres rares !

Les Américains vont probablement faire ami-ami avec la Corée du Nord (DPRK) et mettre massivement la main à la poche pour aider ce pays à développer l’extraction et la purification de ces métaux irremplaçables aujourd’hui. Le souci est que la Chine ne l’entend pas de cette oreille en raison de ses liens étroits avec la DPRK. Il ne s’agit donc plus d’un « conflit » entre les USA et la DPRK mais bien d’un conflit avec la Chine car les enjeux économiques et militaires sont immenses.

Et ceci explique la guerre commerciale décidée par The Donald pour tenter de faire plier la Chine, mais ce sera peine perdue car la Chine est aussi un allié de la pragmatique Russie et place également ses pions en achetant du pétrole et du gaz à l’Iran en payant sa facture en yuans. C’est dire à quel point la situation se complique pour les Etats-Unis et il semble qu’elle échappe au contrôle de la Maison-Blanche.

Venons-en enfin à l’Ukraine et le coup monté de la Place Maiden où des snipers rémunérés par la CIA tiraient aveuglément sur la foule pour accélérer le coup d’Etat afin que ce pays bascule dans le camp occidental, en d’autres termes pour qu’il devienne un vassal de plus des USA. Ce n’est pas parce que l’Ukraine a une frontière commune avec la Russie et qu’en Crimée, depuis toujours, il existe une immense base militaire russe à Sebastopol. La vraie raison pour laquelle les USA ont organisé ce coup c’est tout simplement pour priver la Russie de ses approvisionnements essentiels en titane, zirconium et hafnium provenant d’Ukraine pas seulement pour développer et moderniser son armement mais aussi pour son programme d’énergie nucléaire civile qui est probablement le plus à la pointe dans le monde …

Comme quoi ce que racontent les médias « main-stream » doit être vraiment pris avec une infinie précaution.

Inspiré d’un article paru sur le site ZeroHedge écrit par Pepe Escobar et originellement publié sur le site Asia Times

Notes. 1. La France fut le premier pays au monde à maîtriser la purification industrielle des terres rares, activité qui a été reprise depuis la disparition de Rhône-Poulenc par la société belge Solvay, restée depuis leader mondial dans ce domaine. Les premiers gisements de terres rares ont été exploités au Brésil et en Inde au début des années 1940. Les applications étaient « rares » et la plus connue était celle du cérium dans les pierres à briquet. Puis l’Afrique du Sud se positionna dans ce créneau et ensuite la Californie devint le leader mondial des terres rares dont on ne soupçonnait alors pas toutes les applications futures dans les années 1970. Le gisement massif de Moutain Pass fut par la suite abandonné pour des raisons liées à la préservation de l’environnement. Ce fut alors l’apparition de la suprématie de la Chine avec les immenses gisements de Mongolie Intérieure. La flambée des prix des terres rares liée à la croissance astronomique des nouvelles technologies à la fin des années 2000 réactiva la recherche de nouveaux gisements exploitables du Malawi au Canada en passant par Madagascar et le Groenland.

À ce jour des mines ont été remises en exploitation tant en Californie (Mountain Pass) qu’en Australie, en Malaisie et en Afrique du Sud. La pression de la Chine sur les prix a disparu et par exemple l’une des terres rares les plus utilisées est le cérium sous forme d’oxyde pour polir les écrans de télévision, les lentilles et les pare-brises des voitures. Le kilo d’oxyde de cérium est passé de 118 dollars en septembre 2011 à 8,5 dollars aujourd’hui. Pour l’anecdote à propos de l’oxyde de cérium le polissage des pare-brises des voitures fait que les insectes ne s’accrochent plus à ces pare-brises, les micro-aspérités du verre ayant été éliminées, ce qui a conduit les écologistes à clamer que les insectes avaient – surtout en Europe – tous disparu puisqu’après un parcours routier le pare-brise était toujours aussi propre !

Le cas de l’europium est emblématique. Ce métal est utilisé en imagerie médicale et dans les industries nucléaires civiles et pour certains armements. Un kilo d’europium valait 403 dollars en 2009. Son prix a atteint 4900 dollars fin 2011 et aujourd’hui il est négocié à 1110 dollars sur le marché export alors que son prix n’est que de 630 dollars pour l’industrie chinoise domestique (source : Mining.com ).

2. Le zirconium est utilisé dans des alliages spéciaux à travers lesquels les neutrons passent librement. Ces alliages sont utilisés pour fabriquer les gaines de combustible des réacteurs nucléaires. Le hafnium est utilisé dans de nombreux circuits intégrés. Ce métal a détrôné l’argent pour la fabrication des barres de contrôle des réacteurs nucléaires en raison de sa très large section de capture des neutrons ( exprimée en barns). Enfin le rhénium est aussi un métal stratégique important car il entre dans la composition de super-alliages résistants aux hautes températures. Il est majoritairement utilisé dans les moteurs d’avions et les turbines à gaz dans des alliages spéciaux contenant également du tungstène et du ruthénium.

Dans le domaine du « bio » tout est permis y compris – et surtout – les grosses arnaques

 

 

 

Comme la plupart des fruits la perte d’eau et l’entrée d’oxygène dans la chair de ces derniers accélèrent leur mûrissement et leur perte de qualités organoleptiques et gustatives. Il existe depuis longtemps une parade avec les agrumes consistant à les recouvrir d’une cire minérale qui imperméabilise la peau évitant alors ce phénomène d’échanges entre l’intérieur du fruit et l’extérieur. Ainsi les agrumes traités se conserve mieux. Il s’agit d’un procédé largement utilisé par les producteurs mais il y a un gros hic qui ne plaisait pas aux écolos : appliquer le même traitement aux avocats est non conforme à ces activistes qui ne veulent pas entendre parler de tous les produits dérivés du pétrole. Mais au fait l’allergie à l’uranium et l’allergie au pétrole ne sont toujours pas des maladies répertoriées par l’OMS alors qu’elles concernent un nombre toujours croissant d’individus, mais je m’égare …

Revenons donc aux avocats. Le dénommé James Rogers, CEO de la petite entreprise Apeel Science, sise à Santa Barbara en Californie a trouvé une alternative à la cire issue du pétrole pour protéger les avocats. Il a organisé la récupération de tout ce que les supermarchés rejetaient comme fruits et légumes invendables car trop mûrs voire carrément pourris. Cette matière première gratuite lui a permis d’extraire – on ne sait pas trop avec quels solvants – des graisses garanties d’origine végétale, donc naturelles c’est-à-dire « bio », pour recouvrir la peau des avocats. Il fallait y penser parce qu’au cas où vous ayez une grosse faim et que vous décidiez de manger la peau de l’avocat (pas la personne qui défend vos intérêts mais le fruit) elle n’est pas recouverte d’un vilain produit d’origine pétrolière, ouf !

Résultat de l’opération : au lieu de devenir immangeables après 4 jours les avocats sont encore consommables pendant deux jours supplémentaires, on n’arrête plus le progrès dans l’arnaque organisée et ce qui est invraisemblable est que cette société a été financée par la Fondation Bill&Melinda Gates. Comme quoi les grands esprits se rencontrent toujours quand il s’agit de faire du business avec du vent …

Source et illustration : The Guardian. Allez aussi vous promener sur ce site qui concerne le mûrissement des avocats, c’est instructif : calavo.com/storepdfs/ProRipeVIP-Brochure.pdf

Il y a 30 ans le réchauffement « gorebal » d’origine humaine du climat était « officialisé ».

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Le 23 juin 1988 James Hansen déclara devant le Sénat américain que le réchauffement du climat était provoqué sans aucun doute – il en était lui-même convaincu – par l’activité humaine et cette année 1988 allait être l’année la plus chaude jamais répertoriée dans l’histoire de l’humanité ! Preuves à l’appui : le graphique ci-dessus qui fut présenté aux Sénateurs médusés. Ce que Hansen exposa aux Sénateurs figure dans le document suivant (traduit par mes soins, voir note en fin de billet) qui décrit le graphique qu’il présenta :

« Forcing radiatif dans les scénarios A, B et C

4.1. Gaz atmosphériques mineurs

Nous définissons trois scénarios en ce qui concerne les gaz présents à l’état de trace (dans l’atmosphère) pour présenter une indication dépendante de l’évolution de la teneur en ces gaz pour prévoir l’évolution du climat. Le scénario A prend en compte le fait que ces gaz continueront à suivre indéfiniment l’évolution qui a été typiquement observée durant les années 1970 et 1980. L’augmentation annuelle moyenne d’environ 1,5 % de ces émissions conduira à un effet de serre qui augmentera de manière exponentielle. Le scénario B tient compte d’une stabilisation de ces émissions de gaz ce qui aura pour conséquence de stabiliser l’effet de serre sur le climat. Le scénario C réduit drastiquement ces émissions de gaz entre les années 1990 et 2000 de telle sorte que le forcing sur le climat cessera après les années 2000. »

Voici ce qui a été observé depuis lors et superposé au fameux graphique de Hansen présenté aux Sénateurs :

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Si on ne tient pas compte des deux épisodes El Nino de 1998 et de 2016 la température globale moyenne de la Terre, une notion sujette à caution, n’a pas évolué de manière significative, au plus d’environ 0,2 degrés. Mais compte tenu de la manipulation complexe des données brutes et de l’artifice de calcul résultant en une moyenne globale il est préférable de rester prudent quant à ce genre de résultat. Bref, Hansen avait tout faux mais cela n’empêcha pas Al Gore de réaliser à grand frais son film « An Inconvenient Truth » (2006) qui n’eut d’autre but que de conditionner définitivement les populations pour qu’elles deviennent franchement consentantes en ouvrant largement leur porte-monnaie pour sauver le climat. Merci Monsieur Hansen.

Source et illustrations : WUWT (whatsupwiththat.com)

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Note. Le paragraphe en italiques est tiré de la publication de James Hansen dans le Journal of Geophysical Research, Vol. 93, NO. D8, pages 9341-9364, qui parut le 20 août 1988, le manuscrit ayant été soumis le 25 janvier 1988. Il s’agissait d’une modélisation de l’influence de la teneur en CO2 sur la température terrestre inspirée des études réalisées sous la direction de Hansen sur l’atmosphère de Vénus (96 % de CO2 et 4 % d’azote) au NASA Goddard Space Flight Center situé à New-York. Le résumé (capture d’écran ci-dessus) prédisait un accroissement des températures selon le scénario A de l’ordre de 2 à 4 degrés dès les années 2000. Il se trouve que ce modèle et bien d’autres par la suite n’a jamais été vérifié par les observations puisque les températures ont cessé d’augmenter justement à partir du début des années 2000 alors que la teneur en CO2 atmosphérique n’a pas cessé d’augmenter. Il s’agit donc de l’une des plus grossières impostures scientifiques de cette fin de XXe siècle.