En France il y a peu de pétrole et encore moins d’idées (sauf si on est écolo … )

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Le territoire hexagonal français est potentiellement riche en pétrole et en gaz. Il y a eu le gaz de Lacq dont le gisement s’est épuisé comme le gaz de Groningue aux Pays-Bas mais il y a aussi dans trois bassins sédimentaires, l’Aquitaine, le Languedoc-Roussillon et le Bassin Parisien, des potentialités non négligeables de gisements d’hydrocarbures à des profondeurs variées. C’est le cas du Bassin Parisien dont un peu de pétrole est pompé chaque jour à plus de 2000 mètres de profondeur par une société canadienne du nom de Vermilion. Cette même société a exploré l’Aquitaine et son plateau continental mais sans succès pour l’instant car les sondages profonds, en particulier en mer, sont coûteux et les entreprises spécialisées dans ce domaine n’investissent de grosses sommes que si le « jeu en vaut la chandelle ». Ces décisions dépendent également du prix du pétrole brut sur le marché mondial, ce qui complique la situation.

Bref, depuis déjà de nombreuses années Vermilion pompe du pétrole en Seine-et-Marne, paye une redevance aux propriétaires des champs sur lesquels se trouvent les pompes ainsi qu’une taxe aux communes dont par exemple la Commune de Saint-Méry où se trouve une unité de traitement du mélange pétrole-eau-gaz provenant de quelques puits alentour. L’activité est rentable même avec un pétrole Brent à 53,78 dollars le baril (cours du 11 septembre 2017) car les installations sont amorties depuis bien longtemps. Tout va bien, personne ne se plaint et chacun y trouve son compte.

Sauf que depuis que le clown écolo-gauchiste Hulot ayant accédé au poste de Ministre d’Etat chargé de l’ « économie circulaire », des moulins à vent et du démantèlement des centrales nucléaires décide, sur un coup de sang idéologique, d’interdire l’exploration et l’exploitation sur tout le territoire hexagonal français d’un quelconque hydrocarbure sous forme liquide ou gazeuse, tout va mal. Dans la tête dérangée de cet écolo pur et dur, il sera plus rentable (et moins coûteux) de recycler, de fermenter, de composter pour produire de l’énergie qui sera utilisée pour faire rouler des voitures électriques et faire fonctionner le peu d’industrie qui restera sur le territoire hexagonal. Ben voyons !

Selon les services techniques de la société Vermilion, il y a encore suffisamment de réserves dans le Bassin Parisien – qui n’a pas été totalement exploré à ce jour – pour pomper des hydrocarbures durant les 50 prochaines années. Pour Hulot, Ministre de la Transition Écologique et Solidaire (ce titre me laisse rêveur !), c’est inacceptable, ça pollue, ça abime l’esthétique inoubliable de la campagne française profonde … Il est beaucoup plus judicieux d’installer des forêts d’éoliennes en lieu et place de ces pompes discrètes et silencieuses qui produisent tout de même 815000 tonnes de pétrole brut par an soit un petit 1 % de la consommation annuelle française de brut. Mais non, « bienvenue dans un monde meilleur » sans pétrole et sans uranium ! pour paraphraser le slogan de Rhône-Poulenc, sponsor de Hulot quand il parcourait le monde entier en hélicoptère. Selon France-Nature-Environnement, une ONG écolo-bobo hébergée par le Muséum Nationale d’Histoire Naturelle à Paris (dont c’est l’incontestable mission) : « dans le cadre de la transition énergétique, il va falloir se passer ou tout du moins fortement diminuer notre consommation en énergie fossile ». Hulot a donc décidé d’accélérer la ruine de la France, c’est une évidence.

Source et illustration : AFP (dépêche du 1er septembre 2017) qui s’est délectée comme il se doit en rapportant cette information.

L’écologie « à la française » de Hulot et Macron : une catastrophe environnementale, économique et sociale programmée !

L’écologie « à la française » de Hulot et Macron : une catastrophe environnementale, économique et sociale programmée !

Ce sont pas moins de 45 personnalités scientifiques du monde entier qui, outrées par la décision du gouvernement français de fermer tous les réacteurs nucléaires de la série 900 MW d’ici 2025, ont envoyé une lettre ouverte au Président de la République française. Il s’agit ci-après de la traduction par mes soins de ce document et en appendice la liste des signataires. Source : World Nuclear News ( http://www.world-nuclear-news.org/V-Environmentalists-appeal-to-Macron-for-nuclear-0406171.html )

Cher Président Macron,

Nous écrivons en tant qu’environnementalistes, conservationnistes et scientifiques du climat pour d’abord vous féliciter de votre élection à la présidence française et pour applaudir votre impulsion pour établir une taxe carbone. Personne n’a fait autant que la France dans la promotion d’une énergie propre sur le réseau (électrique). Dans ce contexte nous vous écrivons aussi pour exprimer notre surprise au sujet de votre décision de réduire la part de l’énergie nucléaire en France.

Peu de pays ont fait autant que la France pour démontrer les bénéfices humanitaires et environnementaux en créant une société disposant d’une énergie électrique abondante. Non seulement la France a accueilli la conférence des Nations-Unies sur le climat mais elle est aussi le pays au monde avec le moins d’émissions de carbone.

Toute réduction de la production électro-nucléaire en France accroitra fatalement la consommation d’énergie fossile et la pollution étant donnés les faibles performances et le caractère intermittent des énergies solaire et éolienne. L’Allemagne est un cas d’école. Ses émissions (de carbone) n’ont pas changé depuis 2009 et ont en réalité augmenté en 2015 et 2016 en raison de la fermeture de réacteurs nucléaires. En dépit du fait que l’Allemagne a installé 4 % de plus de panneaux solaires et 11 % de plus d’éoliennes ces deux années passées, la production d’énergie à partir de ces deux sources a diminué de 3 % et 2 % respectivement car il y a eu peu de vent et peu de soleil durant ces deux années 2015 et 2016.

Alors que la France produit une énergie électrique la plus propre et la moins coûteuse d’Europe, l’Allemagne produit une énergie électrique la plus onéreuse et la plus sale (du continent). L’Allemagne a dépensé en 2016 24 milliards d’euros au dessus du prix du marché de l’électricité uniquement pour l’achat des kW « renouvelables » alors que ses émissions (de carbone) ont stagné et l’Allemagne n’atteindra pas en 2020 ses objectifs de réduction d’émissions dans une large mesure. En dépit d’investissements considérables dans les énergies renouvelables seuls 46 % de l’électricité provient de sources propres alors que l’électricité produite en France provient à 93 % d’énergies propres.

Le solaire et l’éolien peuvent jouer un rôle important en France. Cependant, si la France s’engage à investir dans ces énergies avec une ampleur comparable à celle de l’Allemagne elles devront s’ajouter aux énergies propres existantes et non pas les remplacer de manière inconséquente (en anglais « inadvertently »). Ce type d’énergie « renouvelable » pourra contribuer à l’électrification du secteur des transports comme la France l’a déjà fait pour les trains et devrait continuer à le faire dans cette direction avec les véhicules personnels.

Passer du nucléaire aux combustibles fossiles affectera gravement l’économie de la France pour trois raisons : un prix de l’électricité plus élevé pour les consommateurs et l’industrie, la fin de l’exportation lucrative d’électricité (d’origine française vers d’autres pays européens) et enfin – et probablement le plus désastreux – la fin de l’industrie nucléaire française à l’export. Si l’infrastructure nucléaire (en anglais « fleet ») française est forcée à opérer avec une capacité amoindrie l’ensemble de cette activité elle fragilisera cette industrie en renchérissant les coûts de fonctionnement et en détruisant un part de ses revenus. Eventuellement cette situation conduira à une sécurité des installations moins fiable et à une raréfaction de la recherche, du développement et des capacités à l’exportation. Les pays qui cherchent à développer l’énergie nucléaire recherchent justement en France une technologie que le pays utilise et a approuvé.

Traditionnellement le programme nucléaire civil français était envié par de nombreux pays. Ce programme démontra au courant des années 1970 et 1980 que la décarbonisation du secteur industriel de production de l’électricité était en fait possible. Pour la France la prochaine étape nécessaire pour aider à combattre le changement du climat et améliorer la qualité de l’air est d’accroitre la production « propre » d’électricité à partir de toutes les sources non carbonées fossiles et de réduire massivement l’utilisation de ces énergies fossiles dans les secteurs du chauffage et du transport. L’énergie nucléaire doit jouer un rôle central dans cette évolution.

J’ai mis entre parenthèses ou entre guillemets quelques mots ajoutés volontairement pour la bonne compréhension du texte. Ce document se passe de commentaires mais j’en ferai tout de même un seul. L’organisme AirParif qui contrôle en temps réel la qualité de l’air que respirent les résidents de Paris et de sa région a détecté des pics de pollution riches en sulfates à plusieurs occasions. Il se trouve que cette pollution provient d’Allemagne, qu’elle est produite par les centrales électriques brûlant du charbon et que par régimes de vents d’est et est-nord-est elle arrive sur la France en se moquant des frontières.

Lettre datée du 4 juillet 2017, Signataires :

James Hansen, Climate Science, Awareness, and Solutions Program, Columbia University, Earth Institute, Columbia University  

Kerry Emanuel, Professor of Atmospheric Science, Massachusetts Institute of Technology  

Robert Coward, President, American Nuclear Society  

Andrew Klein, Immediate Past President, American Nuclear Society  

Steven Pinker, Harvard University, author of Better Angels of Our Nature  

Richard Rhodes, Pulitzer Prize recipient, author of Nuclear Renewal and The Making of the Atomic Bomb  

Robert Stone, filmmaker, ‘Pandora’s Promise’  

Pascale Braconnot, Climate Scientist, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fourth Assessment Report and Fifth Assessment Report  

Francois-Marie Breon, Climate Researcher, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fifth Assessment Report  

Ben Britton, Ph.D, Deputy Director of the Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London  

Claude Jeandron, President, Save the Climate, French association  

James Orr, Climate Scientist, IPSL/LSCE  

Didier Paillard, Climate Scientist, IPSL/LSCE  

Didier Roche, Climate Scientist, IPSL/LSCE  

Myrto Tripathi, Climate Policy Director, Global Compact France  

John Asafu-Adjaye, PhD, Senior Fellow, Institute of Economic Affairs, Ghana, Associate Professor of Economics, The University of Queensland, Australia  

M J Bluck PhD, Director, Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London  

Gwyneth Cravens, author of Power to Save the World  

Bruno Comby, President, Environmentalists for Nuclear Energy  

Wolfgang Denk, European Director, Energy for Humanity  

David Dudgeon, Chair of Ecology & Biodiversity, School of Biological Sciences, The University of Hong Kong, China  

Erle C. Ellis, Ph.D, Professor, Geography & Environmental Systems, University of Maryland  

Christopher Foreman, author of The Promise & Peril of Environmental Justice, School of Public Policy, University of Maryland  

Martin Freer, Professor, Head of Physics and Astronomy, University of Birmingham, Director of the Birmingham Energy Institute (BEI)  

Kirsty Gogan, Executive Director, Energy for Humanity  

Joshua S. Goldstein, Prof. Emeritus of International Relations, American University  

Malcolm Grimston, author of The Paralysis in Energy Decision Making, Honorary Research Fellow, Imperial College London  

Mel Guymon, Guymon Family Foundation  

Steven Hayward, Senior Resident Scholar, Institute of Governmental Studies, UC Berkeley  

John Laurie, Founder and Executive Director, Fission Liquide  

Joe Lassiter, Professor, Harvard Business School  

John Lavine, Professor and Medill Dean Emeritus, Northwestern University  

Martin Lewis, Department of Geography, Stanford University  

Mark Lynas, author, The God Species, Six Degrees  

Michelle Marvier, Professor, Environmental Studies and Sciences, Santa Clara University  

Alan Medsker, Coordinator, Environmental Progress – Illinois  

Elizabeth Muller, Founder and Executive Director, Berkeley Earth  

Richard Muller, Professor of Physics, UC Berkeley, Co-Founder, Berkeley Earth  

Rauli Partanen, Energy Writer, author of The World After Cheap Oil  

Peter H. Raven, President Emeritus, Missouri Botanical Garden. Winner of the National Medal of Science, 2001  

Paul Robbins, Director, Nelson Institute for Environmental Studies, University of Wisconsin-Madison  

Samir Saran, Vice President, Observer Research Foundation, Delhi, India  

Michael Shellenberger, President, Environmental Progress  

Jeff Terry, Professor of Physics, Illinois Institute of Technology  

Tim Yeo, Chair, New Nuclear Watch Europe; former Chair, Energy and Climate Change Parliamentary Select Committee 

Le plan Macron de « transition énergétique » : une utopie …

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L’Académie des Sciences française a rendu public un rapport édifiant sur ce qu’il est de bon ton d’appeler la « transition énergétique » car si on est politiquement correct il faut décarboner l’énergie afin de sauver la planète de la fournaise et le nouveau Président de la République française a grosso modo repris les projets mis sur le papier par l’ex de son prédécesseur, la Miss Ségolène alias Grande Prêtresse mondiale du climat. Selon l’idéologie pure et dure des écologistes en ce qui concerne cette transition énergétique il s’agira pour la France de développer les énergies renouvelables, ce qui pourrait dans l’esprit de cet ex-banquier, générer 50 milliards d’investissement, ce n’est pas votre serviteur qui l’affirme mais l’agence Bloomberg. Suivant les principes onusiens de l’ « investissement responsable » BNP Paribas Assest Management a suivi Amundi (Crédit Agricole) en émettant des obligations « vertes » afin de financer ce projet, délirant comme vous allez vous en rendre compte, d’énergies renouvelables pour l’horizon 2023. Ci-dessus en un graphique l’objectif du Sieur Macron (source Bloomberg).

Pour bien comprendre l’absurdité de ce projet il faut faire quelques rappels succincts au sujet de la situation énergétique de la France. Trente-neuf pour cent de toute l’énergie primaire consommée en France provient des 58 réacteurs nucléaires, en d’autres termes deux cinquièmes. Inutile de rappeler ici que les centrales nucléaires ne rejettent aucun CO2 dans l’atmosphère et projeter de remplacer les réacteurs dits vieillissants – mais qui pourraient encore fonctionner sans encombre pendant peut-être encore plus de 30 ans – par des sources d’énergie renouvelable, car ne produisant pas de CO2, est en soi une première aberration. Je rappelle à mes lecteurs que la France se classe deuxième dans le monde après le Québec pour la production d’énergie électrique non carbonée, c’est un fait incontestable malheureusement remis en cause par les écologistes qui ont développé avec le temps une allergie incurable à l’uranium …

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La France produit 416 TWh d’électricité d’origine nucléaire sur un total d’électricité produit de 546 TWh (source Wikipedia, graphique ci-dessus) pour une puissance installée de 61,3 TW électriques répartie sur 58 réacteurs avec un taux de disponibilité de près de 84 %, ce qui constitue une prouesse mondiale que personne n’est en droit de contester. L’énergie nucléaire représente donc le pilier incontournable de la production d’électricité dans ce pays et prétendre faire passer la part du nucléaire de 76 % (actuellement) à 50 % à l’horizon 2025 en remplaçant donc 274 TWh de production par des énergies renouvelables tient du rêve et le rapport de l’Académie des Sciences du 19 Avril 2017 le montre parfaitement.

Par définition les énergies dites renouvelables sont incapables de fournir de l’électricité en continu. Quand il n’y a pas (ou trop) de vent les moulins à vent ne produisent rien du tout et la nuit les panneaux photo-voltaïques ne produisent rien du tout non plus. Le concept de « gratuité » des énergies renouvelables est un leurre économique et surtout idéologique dans lequel Macron s’est engouffré tête baissée car il faut toujours avoir présente une source d’énergie électrique fiable pour pallier à cette intermittence fatale. Le cas de l’Allemagne est exemplaire dans la stupidité de la transition énergétique que ce pays a adopté à la suite de l’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daiichi. Couvrant à grand frais une grande partie de son territoire national de moulins à vent afin d’arrêter tous les réacteurs nucléaires aux alentours de 2025 (la moitié d’entre eux est déjà arrêtée définitivement) ce pays n’a pas réduit d’un gramme ses émissions de CO2 en 6 ans alors que le prix du kW a doublé dans le même temps. C’est du renouvelable, oui, mais pas pour le porte-monnaie des consommateurs et la fameuse (et fumeuse) empreinte carbone de l’Allemagne fait que ce pays est le plus mauvais élève de l’Europe dans ce domaine !

Pour bien faire dans le meilleur des mondes énergétiques (électriques) possibles il faudrait pouvoir stocker l’électricité « verte ». Or la France a atteint ses limites en termes de stockage hydroélectrique. Reste donc le stockage à l’aide batteries d’accumulateurs, toutes les autres technologies de stockage relèvent de l’utopie économique. Selon le plan Macron de transition énergétique, soit 45 GW de puissance électrique renouvelable installée produisant au mieux 2,25 GWh il faudrait disposer afin de stocker cette énergie, tenez-vous bien assis, 372000 tonnes de batteries d’accumulateurs au lithium dont la fabrication nécessiterait 11100 tonnes de lithium, soit 28 % de la production actuelle mondiale de lithium. Ce n’est pas moi qui invente ces chiffres, ils figurent en clair dans le rapport de l’Académie des Sciences. C’est écrit en toutes lettres dans ce rapport : si on voulait stocker deux jours de production électrique française à l’aide de batteries d’accumulateurs (une situation qui pourrait se présenter si le plan Macron est mis en place) il faudrait 12 millions de tonnes de batteries nécessitant pas moins de 360000 tonnes de lithium alors que la production annuelle mondiale de lithium n’est actuellement que de 40000 tonnes !

Restent les véhicules automobiles électriques qui constituent le gros de la consommation d’énergie primaire ainsi que la majeure partie des émissions de CO2 en France. À ce propos je rappelle à mes lecteurs que la fermeture prématurée des deux réacteurs nucléaires de Fessenheim privera de recharge quotidienne 400000 véhicules électriques. Rien qu’à la lueur de toutes ces données il est inutile d’épiloguer, Macron a repris le plan élaboré par l’ex de l’ex-président les yeux fermés et avec une stupidité atterrante. Qui peut croire un instant qu’il fera mieux dans d’autres domaines économiques et sociaux durant son quinquennat ? Pour ma part j’émets de sérieux doutes …

Sources : Wikipedia, Bloomberg et le rapport de l’Académie des Sciences du 19 avril 2017 disponible sur le site de l’Institut de France : http://www.academie-sciences.fr/fr/Libres-points-de-vue-d-academiciens/libres-points-de-vue-d-academiciens-sur-l-energie.html

Transition énergétique : la porte ouverte à la corruption !

Transition énergétique: les députés votent un régime dérogatoire pour les sociétés de tiers financement

Paris – Les députés ont adopté jeudi un régime dérogatoire à celui des établissements de crédit pour les sociétés de tiers financement dans lesquelles sont impliquées des collectivités locales et qui font l’avance du coût de travaux, dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique.

Le tiers financement permet à un organisme, qui n’est pas une banque, d’avancer l’argent nécessaire à un investisseur, qu’il remboursera sur les bénéfices réalisés sur son projet. Le texte de la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal donne la possibilité à des sociétés d’économie mixte de financer de cette manière certains travaux de rénovation énergétique réalisés par les particuliers sur leurs logements, qui pourront les rembourser grâce aux économies d’énergie réalisées.

Ce mécanisme suscite des réserves de la part des banques qui estiment qu’il ne faut pas le généraliser mais le réserver aux projets les plus risqués. Les pouvoirs publics et les professionnels de la construction y voient cependant un moyen de relancer un secteur du bâtiment en crise. Banquiers, collectivités et investisseurs publics ont travaillé dans le cadre de la Conférence bancaire et financière pour la transition énergétique à un mécanisme satisfaisant.

(…) 

(©AFP / 25 septembre 2014 22h10)

Ça promet ! Il semblerait que la France s’enfonce dans un gouffre dangereux et que naturellement les banques mises à contributions, contraintes et forcées, vont perdre des milliards d’euros. C’est ce qui s’est exactement passé en Espagne et cette expérience ne semble pas calmer les gonades de Mademoiselle Royal qui veut à tout prix précipiter la France dans la ruine. Les banques espagnoles font face à environ (il faut que je révise mes données) 75 milliards d’euros d’impayés de la part de particuliers qui se sont fait piéger par la propagande des écologistes, qui pour installer des panneaux solaires, qui pour participer à l’investissement d’un moulin à vent sur leurs terres (on est en Espagne au pays de Don Quichotte), qui pour installer des double vitrages dans leur logement … et comme si ça ne suffisait pas les diverses mafias qui sévissent en Espagne (et également en France) et ont investi dans les moulins à vent poursuivent les banques qui se sont fait un plaisir prêter à ces gogos car elles considèrent qu’elles ont été flouées par les compagnies d’électricité qui ne leur achètent plus les kW au prix fixé. Ça ne risque pas de s’améliorer puisque ces compagnies ont toutes de graves difficultés financières …

Commentaire sur un article paru dans l’Expansion : débat Luc Oursel – Corinne Lepage.

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Corinne Lepage n’a pas peur de se ridiculiser quand elle parle du nucléaire, elle n’a d’ailleurs pas le sens du ridicule quand cela la concerne directement, ni indirectement d’ailleurs. Pour tout dire, elle est aussi ignorante que Dominique Voynet en son temps à propos de ce qui touche au nucléaire … Dans un article-débat paru dans l’Expansion en ligne le 2 août de cette année (voir le lien s’il est toujours disponible) on assiste à un échange de propos entre Luc Oursel, CEO d’Areva et Corinne Lepage, écologiste reconnue dans les milieux bobos parisiens avec son cercle de réflexion Cap21, forte de sa position d’ancienne députée européenne et d’ancienne ministre écolo de Juppé, c’est tout dire. Elle gagne sa vie en poursuivant en tant qu’avocate écologiste les groupes pétroliers polluants avec en prime ses confortables retraites de ministre et de députée pour ses menues dépenses. Mais elle est aussi viscéralement opposée à l’énergie nucléaire pour des raisons inexpliquées, une sorte de lubie qui l’a conduite à être aussi la représentante juridique des groupuscules gauchistes opposés à la centrale de Fessenheim. Il faut bien justifier son gagne-pain d’avocaillon même si celui-ci consiste à combattre des causes antinomiques. Bref, ce tableau de la donzelle en question est suffisant pour la situer dans le débat l’opposant à Luc Oursel, ingénieur du Corps des Mines, inutile d’en dire plus à son sujet, il sait de quoi il parle …

Je cite quelques extraits de l’intervention de Corinne Lepage :

« Là où la filière nucléaire française a un avenir, c’est dans la gestion d’aval du cycle, c’est-à-dire dans la gestion des déchets et du démantèlement des centrales ». J’ai cligné des yeux pour être certain que ce passage n’était pas une illusion d’optique ! Faire croire que la filière nucléaire française est condamnée au démantèlement de ses installations dont la plus vieille a reçu l’autorisation de fonctionnement pour une durée supplémentaire (renouvelable) de dix ans par l’ASN, je veux parler du CPN de Fessenheim, on croit vraiment rêver et se demander si sérieusement cette personne sait de quoi elle parle.

Un autre exemple de la totale incurie de la Miss Lepage :

« On ne peut pas dissocier le débat sur la transition énergétique de la question de l’avenir du nucléaire. Il nous faut répondre urgemment à deux questions. Va-t-on au-delà de quarante ans de vie pour nos centrales actuelles ? Va-t-on renouveler le parc nucléaire avec une série d’EPR ? Sur ces deux questions essentielles, les gouvernements successifs n’ont rien décidé. On tâtonne, on reste dans le vague… Et là, c’est criminel ».

Ben voyons ! Aux USA, l’organisme pendant de l’ASN française émet des avis favorables, quand il y a lieu, pour prolonger de trente ans l’exploitation des centrales nucléaires, autorisations assorties d’inspections décennales comme d’ailleurs en France correspondant au laps de temps de 4 à 5 rechargements en combustible selon la configuration des réacteurs. Quand à déclarer avec aplomb qu’on doit considérer le nucléaire dans le cadre défini (à la suite du Grenelle de l’Environnement) de la « transition énergétique » on peut vraiment se demander si Corinne Lepage a vraiment pesé la signification de ses propos. La soi-disante « transition énergétique » dont se gargarise actuellement le gouvernement sous l’impulsion des écologistes est un concept fumeux, inutile et coûteux. Les écologistes ont établi un amalgame entre émissions de carbone, supposées être néfastes pour le climat, production d’électricité, énergie nucléaire et combustibles fossiles. Or si leur rhétorique est éventuellement valable dans des pays comme l’Allemagne ou les USA, en ce qui concerne stricto sensu la production d’électricité, où la part du nucléaire dans cette production d’électricité est inférieure à 20 %, elle n’est absolument pas applicable à la France. Quand Corinne Lepage déclare que le chauffage domestique « tout électrique » est une aberration, que préconise-t-elle comme alternative ? Le charbon, le gaz ? On voit bien que les écologistes alimentent un débat qui n’a pas lieu d’être en France, le pays dont la production électrique est la plus propre du monde avec le Canada, plus précisément le Québec, et dans une moindre mesure la Suisse ou la Nouvelle-Zélande.

Corinne Lepage cite des chiffres faux, fait des rapprochements erronés et insinue des contre-vérités dans son exposé. Comme tous les écologistes elle élude soigneusement la consommation énergétique du secteur des transports et de l’industrie. En un mot on dirait qu’elle plaide dans un procès truqué en défendant un faux coupable, situation à laquelle elle est probablement habituée professionnellement … Affligeant !

Source et illustration : L’Express

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/luc-oursel-corinne-lepage-le-nucleaire-a-t-il-encore-un-avenir_1555104.html

Transition énergétique. Mode d’emploi : des impôts en plus et un kWh beaucoup plus cher et pire encore …

 

En novembre 2011, en plein débat entre le PS et les écologistes quant à une négociation d’un programme « commun » et surtout l’attribution de maroquins à quelques écolos en contre-partie de leurs consignes de vote pour la présidentielle, j’avais reçu un mail d’un correspondant bien informé sur la politique énergétique électrique française, un regard si l’on peut dire de « l’intérieur ». Le débat entre écolos et socialistes, après la grande foire du Grenelle de l’environnement gangrenée par des ONG qu’il est inutile de renommer ici et qui fut organisée, rappelons-le au passage, par Sarkozy pour des raisons électoralistes, s’était focalisé sur le changement climatique (on disait alors réchauffement mais peu importe) et la sortie du nucléaire, un mauvais point pour Sarkozy au passage. Il faut dire à la décharge de ces politiciens de peu d’envergure en plein débat que l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi était encore tout frais dans les mémoires et cette catastrophe avait été, pour reprendre un terme cher aux politiciens et aux journalistes, « instrumentalisée » à des fins idéologiques. Bref, il fallait sortir du nucléaire quel que soit le coût de cette opération et tenez-vous bien, les écologistes salivant à l’idée de récupérer quelques parcelles de pouvoir si Hollande était élu, exigeaient que le processus s’étale sur dix ans ! Ce correspondant me transmit les estimations de cette action que je rappelle à mes lecteurs à un moment où la vitesse de croisière de l’endettement de la France a atteint au bas mot 20 milliards d’euros par mois, ou 700 millions d’euros par jour, comme vous voudrez, l’Etat français par le truchement de son équipe au pouvoir empruntant pour rembourser la dette arrivant à maturité et payer les intérêts du principal toujours en cours parfois sur des durées de 50 ans songe à des mesures qui ne feront qu’aggraver la situation déjà très critique.

Qu’à cela ne tienne il fallait sortir du nucléaire, la France se trouvant dans une zone sismique bien connue et n’étant pas à l’abri d’un tsunami géant …

Le parc nucléaire français de 63 GWe fournit une énergie d’environ 50 GWh en se basant sur une disponibilité moyenne de 80 %. Pour les écologistes, les panneaux solaires et les éoliennes pourraient très bien prendre la relève du nucléaire. Très bien, mais il faudrait pour cela 3250 millions de m2 de panneaux solaires, soit la superficie de départements comme le Haut-Rhin, le Vaucluse ou encore le Rhône, pour atteindre une telle puissance installée ! Coût : 2600 milliards d’euros. Mais comme la nuit l’efficacité des panneaux solaires est nulle par définition, il faudrait aussi installer la même puissance en éoliennes géantes, soit 100 000 éoliennes. Coût moindre mais tout de même de 250 milliards d’euros, car les éoliennes, sur le papier peuvent prendre le relais des panneaux solaires, tout du moins la nuit en restant optimiste alors que le vent a une fâcheuse tendance à mollir justement la nuit. Pour bien faire et ne pas se trouver confronté à des black-out répétés il faut donc stocker cette énergie sous forme d’eau pompée dans des barrages de montagne dont il faudra naturellement faire les frais de construction (barrage + tuyauteries forcées + usine de pompage et alternateurs), coût estimé 300 milliards d’euros au minimum. Toute autre forme de stockage est un désastre économique que ce soient les batteries d’accumulateurs quels qu’ils soient ou la production d’hydrogène, tous les spécialistes le savent mais on jette de l’argent par les fenêtres dans ces deux directions pour satisfaire les socialo-écologistes. Qui plus est, comme par une ironie évenementielle, ce sont EDF (Energies nouvelles) et Areva qui sont autoritairement invités à se livrer à ce genre d’aberration économique subissant le diktat du gouvernement représentant l’Etat qui est leur actionnaire majoritaire !

On arrive donc à un total de près de 3100 milliards d’euros soit l’équivalent d’une fois et demi la dette actuelle de la France, sans compter les hors-bilan non financés, une invention de Juppé, faut-il le rappeler ! Supposons que ce programme soit réalisable et que le pouvoir politique en décide ainsi, même en échelonnant les investissements sur 10 ans, cela représenterait un coût de 310 milliards d’euros par an, c’est-à-dire 6 fois la charge annuelle de la dette, ou 7 fois le budget de l’Education nationale ou 9 fois le budget de la défense, et ceci chaque année.

Comment financer un tel investissement pharaonique ? Par l’impôt ?

Chaque français, quel que soit son âge, du berceau à la fin de vie et il faut bien insister sur ce point, devrait débourser 5000 euros par an pendant ces dix années hors le remboursement de la dette actuelle qui augmente de plus de 10 % par an. Pour un ménage avec deux enfants, le calcul est simple, il faudrait (en théorie) qu’il contribue à hauteur de 20000 euros annuellement pour que ce programme puisse être réalisé …

A tous ces coûts astronomiques viendrait s’ajouter naturellement la construction de centrales thermiques au gaz, au pétrole ou au charbon, car on se rendrait très vite compte que des black-out répétés mettraient l’ensemble de l’industrie française dans une situation franchement délicate et exaspéreraient la population dans son ensemble. Ce dernier point n’a pas été précisément chiffré par mon correspondant mais on peut estimer sans être trop éloigné de la réalité qu’il faudrait au moins 30 GW électriques brûlant des combustibles fossiles pour la plus grande satisfaction des écologistes qui veulent (voulaient en 2011) sortir du nucléaire coûte que coûte, soit une dépense supplémentaire avoisinant les 150 milliards d’euros produisant paradoxalement du CO2, le gaz « à effet de serre » honni de ces même écolos. Comme les caisses de l’Etat sont désespérément vides, il y a gros à parier que dans un ultime sursaut de sagesse, le gouvernement reverra sa copie de fond en comble. Malgré tout la fermeture programmée des 20 CP1 de la série des 900 MW représentera un manque à gagner pour EDF de 380 milliards d’euros, une paille !

Les esprits se sont quelque peu calmés depuis mais il n’en reste pas moins que la Miss Royal a encore reparlé de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim qui fait partie des promesses électorales du capitaine de pédalo (sur le canal latéral du Rhin) dont la décision semble se concrétiser puisque EDF se prépare non seulement au manque à gagner qui se répercutera sur les notes d’électricité mais en réalisant des modifications sur le réseau électrique alsacien car l’Alsace, exportateur d’électricité, deviendra d’un coup importateur. Enfin, il faut mentionner que Fessenheim emploie 1900 personnes dont 850 agents EDF qui seront invités à aller travailler ailleurs car le démantèlement de l’installation qui pourrait encore être exploitée dix années supplémentaires voire plus, ne pourra être initié qu’après une période d’au moins dix ans, ne serait-ce que pour atteindre des niveaux de radioactivité acceptables pour les personnels ainsi que pour évacuer le combustible usé. Le manque à gagner global de cette fermeture anticipée est, je le rappelle, de 380 milliards d’euros pour EDF. Il faudra bien trouver une solution de remplacement mais là encore silence radio. Force est de constater que le gouvernement actuel fait preuve d’un amateurisme terrifiant et la Miss Royal persiste et signe dans son aveuglement idéologique !

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Parlons donc de cet aveuglement idéologique en tentant d’expliquer les raisons pour lesquelles les écologistes ont revendiqué la fermeture de la centrale de Fessenheim car il y a un côté tragicomique dans cette histoire. Après le grand tremblement de terre japonais du 11 mars 2011, les écologistes se sont alarmé des risques sismiques pouvant affecter le territoire français en dehors naturellement des Antilles où ce risque est avéré. Il fallait bien qu’ils trouvent un argument massue pour justifier leur idéologie anti-nucléaire ! Il existe des archives seigneuriales et paroissiales qui décrivent avec une grand précision les évènements du passé en ce qui concerne entre autre les tremblements de terre, l’un des phénomènes naturels les plus marquants. La centrale de Fessenheim, bête noire des écologistes français mais aussi allemands et suisses, se situe dans une zone à risque sismique. Le dernier tremblement de terre d’amplitude significative estimée à 7,1 sur l’échelle de Richter eut lieu dans la région de Bâle en 1356. La centrale de Fessenheim, compte tenu de l’estimation de cet événement historique fut construite en tenant compte de cette amplitude et devant résister à un séisme au moins double en termes d’énergie dissipée soit environ 8 sur l’échelle de Richter, échelle qui n’est d’ailleurs pas utilisée par les ingénieurs qui lui préfèrent l’échelle MSK plus précise en termes de dégâts matériels occasionnés par un séisme. Cette échelle est d’ailleurs utilisée par les ingénieurs japonais pour calculer l’architecture des constructions civiles et industrielles. Le Japon détient le triste record mondial des séismes qui s’élèvent à environ 5 séismes quotidiens de diverses amplitudes. Non seulement toutes les centrales nucléaires françaises ont été construites pour résister à des séismes d’amplitude double de ceux décrits par les chroniques et les archives du passé, mais cette histoire de risque sismique a préoccupé l’organisation Sortir du Nucléaire, financée par les contribuables faut-il le rappeler, Greenpeace et d’autres groupes environnementalistes politisés à outrance pour dévier l’ensemble des données disponibles relatives à ces risques sismiques, que ce soit dans la vallée du Rhin ou celle du Rhône ou même à Chinon en avançant l’argument fallacieux qu’EDF avait falsifié les données relatives à ces risques. Or jamais EDF ne se serait risquée à construire des usines dans des zones à risque car qui dit manque de sécurité de ce genre dit par corollaire non à l’édification d’une usine. L’ASN, organisme indépendant, à la suite de l’accident de Fukushima-Daiichi, a renforcé ses contrôles et ses procédures de vérification des implantations existantes et n’a pas réussi à déceler un manquement quelconque d’EDF tant dans la vallée du Rhin que dans la vallée du Rhône. Bien avant le 11 mars 2011, EDF avait entamé dès 2003 un programme de vérification et d’amélioration de ses installations en vue d’atteindre la conformité de la norme RFS 2001. Il y eut un vif débat entre experts qui conduisit l’ASN à exiger d’EDF divers travaux de mise en conformité des centrales afin d’en améliorer la sureté. La sureté des centrales est en effet la principale préoccupation de l’exploitant, au quotidien faut-il le rappeler et vue de l’intérieur comme le rappelle à juste titre la CGT. Bien avant cet accident de Fukushima-Daiichi EDF a donc entrepris des travaux afin de mettre en conformité les installations avec les directives de l’IRSN (le prédécesseur de l’ASN) et tout incident détecté est depuis répertorié et transmis à l’autorité de sureté. L’industrie nucléaire est infiniment plus contrôlée que l’industrie chimiques qui représente des risques beaucoup plus à même d’occasionner des milliers de morts dans des régions particulières où les usines côtoient parfois les habitations à quelques mètres de distance. EDF a répondu aux exigences de transparence en signalant donc aux autorités les moindres incidents survenant dans les centrales. Les écologistes ont enquêté sur la centrale de Chinon qui a été classée en zone sismique récemment. Or, lors de sa construction ce site était connu pour se situer dans une zone sismique et les travaux de génie civil compte tenu de ce critère et des recommandations émises par l’ASN ont été conduits conformément à ces recommandations. Afin de mettre en « conformité post-Fukushima » les installations d’EDF, il faut prendre en considération le fait que les interventions sur site ne peuvent pas être effectuées du jour au lendemain en particulier lorsque qu’un réacteur est en fonctionnement. Cependant EDF a tant au Blayais qu’à Bugey, Chinon ou Fessenheim procédé à toutes les modifications exigées par l’ASN, et ceci bien avant le grand tremblement de terre japonais. Les ingénieurs d’EDF sont reconnus dans le monde entier pour leur professionnalisme dans le domaine de la sureté et ils ont pris les devants à la suite du tremblement de terre de Kobé de 2007 après en avoir tiré les conséquences en collaboration avec leurs homologues japonais. Le site de Cruas, dans la vallée du Rhône, se trouve dans une région à risque sismique reconnu. Prenant en considération les chroniques médiévales et plus récentes relatives aux séismes, la centrale de Cruas, quatre tranches CP1, face à un risque potentiel, est entièrement construite sur des coussins d’amortissement anti-sismiques qui ont fait l’objet d’un brevet conjoint EDF-Spie Batignolles appliqué à d’autres centrales nucléaires en France et dans le monde. La sécurité a toujours été, depuis l’initiation du programme électro-nucléaire français sous l’impulsion du Général De Gaulle, la préoccupation majeure et prioritaire de l’ensemble des personnels d’EDF et la fermeture de la centrale de Fessenheim constitue dans cette optique une incongruité inadmissible qui dépouille le capital industriel du pays.

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Un dernier mot au sujet des digues du canal latéral du Rhin qui ont été conçues également pour résister à un séisme de 8 sur l’échelle de Richter. L’argument avancé par les écologistes dans le sens d’une immersion possible du site de Fessenheim à la suite d’une rupture de cette digue est un pur non-sens.

Gageons que des organismes comme la CGT oeuvreront par des actions en justice pour entraver voire faire annuler la décision arbitraire du gouvernement qui constitue le premier événement d’une chaine de décisions hautement préjudiciables à l’ensemble de l’économie française. La fermeture autoritaire de l’usine de Creys-Malville fut décrétée sans aucune concertation préalable et il serait réellement dommageable pour le gouvernement que cette situation soit réitérée car alors les crédibilités de l’équipe gouvernementale et du président seraient lourdement mises en doute. On ne gouverne pas sur des coups de têtes et des a priori idéologiques, l’industrie nucléaire ne doit pas être soumise aux échéances électoralistes de court terme !

Source : non divulguée pour respecter son anonymat.

Billet également paru sur mauvaisenouvelle.fr

Voir aussi :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/06/23/segolene-royal-reincarnation-de-dominique-voynet-en-pire-pour-le-plus-grand-malheur-de-la-france-et-des-francais/