Avis à mes lecteurs

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En raison du réchauffement climatique global d’origine humaine le typhon Saola, le deuxième en une semaine sur le Japon, arrivera vers Tokyo durant l’après-midi de ce mémorable dimanche 29 octobre 2017. Il fait un temps à ne pas mettre le nez dehors et mon cerveau surchauffé, bien que la température extérieure ne soit que de 14 degrés, n’est pas capable d’écrire un quelconque billet. Rendez-vous demain lundi pour d’autres péripéties …

La démographie : une affaire de développement économique …

En 1977, il y a donc 40 ans, mon patron au UCLA-Health-Science-Center avait coutume de dire que deux inventions de l’homme le perdront : les engrais azotés et les antibiotiques. En 1977 la population mondiale était estimée à 4,2 milliards de personnes dont 2,5 milliards se trouvaient en Asie alors qu’en 1950 le monde comptait 2,6 milliards d’habitants dont la moitié se trouvait en Asie. Aujourd’hui, selon les Nations-Unies, il y a 7,55 milliards de « bipèdes » sur la planète Terre. Les engrais azotés, mais pas seulement, ont grandement favorisé l’accroissement des rendements agricoles et par voie de conséquence naturelle, comme ce fut le cas par exemple lors de l’optimum climatique médiéval durant lequel la nourriture était abondante, la population s’est accrue considérablement. Ajoutées aux engrais produits en masse les techniques agricoles se sont grandement améliorées avec la mécanisation, l’amélioration des semences puis enfin les plantes génétiquement modifiées ou sélectionnées dans le but d’améliorer leurs qualités nutritives.

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Si comme me l’exposait le Professeur Emil L. Smith avec un peu de malice les progrès de la science et en particulier de la biologie ont conjointement allongé l’espérance de vie avec l’apparition d’un nombre grandissant d’antibiotiques alors la population a explosé en 40 ans. Les projections onusiennes auxquelles on n’est pas obligé de croire (pour ma part je n’y crois pas) tablent sur une population mondiale de 9,77 milliards en 2050 et de 11,1 milliards en 2100. Il est tout de même intéressant et important de noter qu’entre 1965 et 2010 les taux de natalité ont chuté dans de nombreux pays essentiellement en raison des progrès civilisationnels. Seuls les pays de l’Afrique sub-sahélienne accusent toujours des taux de natalité supérieurs à 4 enfants par femme en âge de procréer. Tous ces pays sont classés dans la catégorie « en voie de développement ». Il reste donc un devoir pour les pays développés : aider ces pays africains à atteindre un degré de développement dont la conséquence première sera une chute du taux de natalité.

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Dès lors les projections de l’ONU deviendront caduques et la population se stabilisera aux alentours de 8-9 milliards d’individus … Et pourrait diminuer brutalement si une pandémie incontrôlable survenait comme ce fut le cas avec la peste au XVIIe siècle ou la grippe « espagnole » en 1919 qui tua autant de personnes que la « Grande Guerre » sinon plus. La résistance aux antibiotiques, ce progrès social à double tranchant dont parlait Emil, pourrait parfaitement favoriser des épidémies ravageuses en particulier dans des pays surpeuplés comme la Chine, l’Inde ou encore le Nigeria mais aussi les Pays-Bas, plus près de nous Européens. Une autre éventualité pourrait être l’apparition de nouveaux virus mortels entièrement fabriqués en laboratoire. Pour la modique somme de 100000 dollars il est en effet abordable pour n’importe quel biologiste fou de transformer un virus, anodin par ailleurs, en un monstre tueur qui obligera les cellules qu’il infecte à fabriquer une toxine létale. Les machines automatiques de synthèse de brins d’ADN (ou d’ARN) et l’outil CRISPR-cas9 peuvent être utilisées comme des outils d’horreur, un scénario qui aurait fait le régal d’un docteur Frankenstein !

Sources : The Economist, World Economic Forum et aussi : http://www.OurWorldinData.org/data/population-growth-vital-statistics/fertility-rates et World Bank

Nouvelles très fraiches du Japon

Puisque je séjourne en ce moment dans feu l’Empire du Soleil Levant je me dois d’informer mes lecteurs de quelques faits susceptibles de les intéresser. D’abord le couac de Nissan a fait beaucoup de bruit, probablement pour rien. Goshn a ordonné la fermeture de toutes les usines du groupe qui produisent des véhicules exclusivement réservés au marché japonais. La raison est assez surréaliste dans la mesure où les inspecteurs en charge de je ne sais pas trop quoi n’étaient pas assermentés et provenaient de cabinets spécialisés privés. Nul ne connait exactement les motivations de Nissan qui ont poussé cette entreprise à contourner la loi. Bref, plus d’un million de véhicules vont être, comme on dit, rappelés : coût de l’opération un milliard cinq cent millions de yens. Le CEO de Nissan Japan, le protégé de Carlos Goshn va certainement se faire taper sur les doigts à coups de clé à molettes.

Du côté météo, et j’ajouterai, climat le mois d’octobre a été dans l’ensemble le plus froid depuis plus de 60 ans. Le mont Fuji est recouvert de neige et ce n’est pas le typhon prénommé Lan attendu ce dimanche matin directement sur Tokyo qui fera fondre cette neige précoce. Il avait déja neigé ici à Tokyo à la fin du mois de novembre 2016, du jamais vu depuis aussi 60 ans, va-t-il neiger cette année en novembre ? Les grincheux diront que ce sont les aléas de la météo mais quand ce genre de situation se répétera chaque année avec de la neige au mois de mai puis au mois d’octobre qui continuera à prétendre que le climat se réchauffe …

Enfin ce samedi 21 octobre nous sommes allé assister à la fête d’automne de l’école de ma petite-fille. Chaque groupe de classes du même âge avait monté un spectacle de théâtre, confectionné les décors de la scène ainsi que les costumes. L’objet de cette courte pièce de théâtre basé sur une légende relatait l’appel des populations manquant d’eau pour les rizières au roi pour qu’il soit bienveillant avec ses sujets d’après ce que j’ai pu comprendre. Ma petite-fille a accompagné au piano le choeur final de la représentation. Elle avait du passer auparavant par des éliminatoires car il y avait plusieurs candidats à ce poste. J’étais intérieurement très fier …

Avec le décalage horaire pas de billet demain dimanche en raison du typhon.

Nouvelles du ciel sibérien

Au cours de mon voyage Espagne-Japon direct, 13h30 de vol c’est un peu long mais on finit par s’habituer, étant assis près d’un hublot à babord, je garderai en mémoire les superbes aurores boréales qui ont parcouru le ciel pendant plus de deux heures alors que le sol était totalement occulté par un tapis nuageux épais. L’avion se trouvait à proximité de la côte de l’Océan Arctique bien au delà du cercle polaire, je crois me souvenir près des côtes de la Mer de Kara. Malheureusement mon appareil de photo était dans ma valise et celle-ci dans la soute de l’avion. Je n’ai donc pas pu capter les superbes volutes d’un vert-émeraude tirant parfois sur le jaune et je ne savais pas que ces phénomènes étaient incroyablement changeants rapidement et de manière continue. Il n’est pas nécessaire de réaliser un film et de le visionner en accéléré pour se rendre compte de la fluidité de ces ionisations qui parcourent des centaines de kilomètres en quelques fractions de seconde. Inutile de dire que ce phénomène créé par le bombardement de particules en provenance du Soleil est non seulement magnifique mais aussi inquiétant car il est représentatif de l’influence de l’environnement cosmique sur l’atmosphère de la Terre.

Il se créé aux hautes altitudes des mouvements d’ionisation d’une rapidité étonnante que l’on ne peut pas imaginer quand on voit une photo de ces aurores. Comment ces phénomènes d’ionisation puisque les photons émis ne sont dus qu’à un retour vers un état stable d’atomes préalablement excités par des particules cosmiques essentiellement solaires peuvent-ils se propager aussi vite dans cet atmosphère déjà très raréfié en raison de l’altitude, au moins 100 kilomètres, alors que l’avion volait à une altitude de 11 kilomètres seulement ? Une question à laquelle je n’ai pas trouvé de réponse claire en cherchant sur internet. Parfois la lumière verte semblait bourgeonner puis disparaître ou encore ressemblait à une immense draperie ondulante un peu comme un rideau de théatre animé par un souffle d’air. Un spectacle incroyablement beau mais tout aussi inquiétant. Puisque je n’ai pas pu faire de photos et que je n’utilise plus mon téléphone portable depuis des mois j’ai trouvé sur wikipedia l’illustration ci-dessus la plus ressemblante de ce spectacle gratuit qui a agrémenté un long moment mon voyage avec la nouvelle Lune à l’est qui semblait aussi observer cette féérie.

Note aux respectés lecteurs de mon blog

 

Je m’efforce depuis plusieurs années de tenir un blog aussi honnête et précis que possible. Compte tenu de ma liberté d’expression puisque ce blog est totalement gratuit et que je n’ai jamais sollicité mes lecteurs car ce passe-temps est plus un hobby qu’un canal de propagande comme beaucoup de blogs à caractère commercial, j’aborde donc tous les sujets que les médias prennent soin de déformer sans scrupule. Je ne suis affilié à aucun parti politique et n’oeuvre pour les intérêts d’aucune société commerciale ou industrielle, quelle qu’elle soit. Ma liberté d’expression est donc une valeur, peut-être le dernier privilège que l’on peut encore défendre becs et ongles dans la sphère privée, alors il m’arrive parfois, souvent même, de soulever la poussière et de mettre mes mains dans des paniers de crabes, pour ne pas dire d’oursins !

Etant un ancien scientifique ayant consacré la majeure partie de ma vie professionnelle à la recherche fondamentale je constate une dérive anti-scientifique répandue par les milieux politiques et les médias. Les débats sont alimentés le plus souvent par des idéologues qui n’ont aucune culture scientifique et qui ne savent même pas de quoi ils parlent. Je citerai par exemple la dangerosité des OGMs, le réchauffement climatique d’origine humaine, l’énergie nucléaire ou encore les adeptes d’un monde sans vaccins, sans oublier la dangerosité du fipronil ou du glyphosate et de bien d’autres substances qui n’ont de dangereux que l’ignorance dans laquelle on nage à leur sujet. Car tout est politique et idéologique dans ces quelques domaines que je viens de citer et il y en a beaucoup d’autres.

Mon esprit scientifique encore animé de rigueur, en quelque sorte une déformation professionnelle, m’oblige lors de la rédaction d’un papier que je vais mettre en ligne sur mon blog à être aussi critique que possible et à recouper le maximum de sources d’information. Et mettre en cause cette rigueur lors d’une sorte de forum comme par exemple l’avalanche de commentaires au sujet de la mise en place de la vaccination obligatoire en France, comme en Italie ou encore en Slovénie, m’a chagriné pour ne pas dire dérangé.

Mon blog n’est pas un forum d’opinion, il vous livre des informations provenant de sources reconnues pour leur véracité et prenez les comme vous voudrez, selon que vous êtes ouverts à la vérité et non pas à d’obscures motivations de groupes d’activistes qui n’ont pas fait l’effort de remettre un seul instant en cause l’opinion souvent erronée qu’ils se sont forgé les yeux fermés afin d’assouvir des agendas politiques que nos descendants dénonceront comme autant d’impostures.

Je prie donc mes lecteurs de ne se limiter qu’à des commentaires dûment motivés accompagnés de références crédibles et vérifiées au préalable et de surcroit orthographiés correctement (c’est la moindre des civilités), au risque de me voir obligé de fermer tous ces commentaires quels qu’ils soient. Bonnes lectures !

L’avenir de la biologie moléculaire

 

La biologie moderne a fait des progrès gigantesques ces dix dernières années. Pour rappel, la biologie dite « moléculaire » d’aujourd’hui a trait à l’étude des acides nucléiques, ADN et ARN alors que ce terme était utilisé dans le courant des années 1950-1960 pour l’étude des substances biologiques simples comme par les sucres et celle des protéines. Par exemple la séquence d’amino-acides de l’insuline a été précisée par le grand biochimiste Frederick Sanger en 1951 et la première élucidation de la structure tri-dimensionnelle de cette même toute petite protéine n’a été élucidée qu’en 1969. Quant à l’ADN il faudra attendre le milieu des années 1970 pour que des techniques de séquençage apparaissent puis deviennent abordables et de routine dans un laboratoire bien équipé avec un personnel expérimenté. Aujourd’hui ce sont des machines entièrement automatiques qui font tout le travail pour l’ADN et l’ARN en particulier. La science, la vraie science, arrive à allier la fiction à la réalité mais il existe parfois un long chemin entre une découverte en laboratoire et sa réalisation concrète. Dans le domaine de la bio-fabrication par exemple les récentes améliorations des techniques de la biologie moléculaire, en particulier l’outil de modification génétique CRISPR-cas9, permettent d’entrevoir une multitude d’applications tant médicales qu’industrielles à un rythme accéléré, les approches datant d’il y a à peine une dizaine d’années semblent maintenant obsolètes tant les techniques ont évolué. De plus l’automatisation du séquençage des acides nucléiques ainsi que de celle de la synthèse de longs brins d’ADN ou d’ARN avec des robots ouvre un champ d’applications presque infini.

L’un des impacts le plus significatif de cette évolution de la biologie est la réduction exponentielle des coûts de séquençage et de synthèse de l’ADN. En 20 ans le prix du séquençage de l’ADN a été divisé par 100000 ! Celui de la synthèse rapporté à une base de nucléotide n’a été divisé « que » par 10 car il s’agit toujours d’un procédé chimique mettant en oeuvre des réactifs coûteux et le produit final doit ensuite être purifié.

Le séquençage de l’ADN est passé du laboratoire de recherche fondamentale aux applications biomédicale puis industrielles et est maintenant un produit disponible pour le grand public. En effet n’importe qui peut faire séquencer son propre ADN pour environ 1000 dollars mais gageons que ce prix va encore diminuer alors que le premier séquençage complet de l’ADN humain a coûté la faramineuse somme de 100 millions de dollars. Le domaine de la biologie moléculaire au sens large a donc suivi l’évolution de l’informatique. Les premiers ordinateurs étaient gigantesques, coûtaient une vraie fortune, consommaient des quantités d’énergie délirantes et fonctionnaient à une vitesse d’une lenteur désespérante ce qui n’empêcha pas la NASA d’envoyer des hommes sur la Lune. Aujourd’hui n’importe quel téléphone cellulaire est des centaines de millions de fois plus puissant que le plus puissant ordinateur construit par IBM au début des années 1950.

Le domaine des biotechnologies le plus connu du grand public est celui de l’agriculture. Depuis ses premiers balbutiements en 1982 avec la mise au point d’un tabac résistant à la kanamycine par modification génétique l’agro-biotechnologie a fait un bond extraordinaire, n’en déplaise aux détracteurs de cette science à part entière. Il a fallu attendre dix ans (1992) pour que la tomate FLAVR SAVR génétiquement modifiée pour résister à la pourriture soit autorisée par le Département de l’agriculture américain. Aujourd’hui plus de 2 milliards d’hectares de culture de plantes génétiquement modifiées sont répartis dans le monde entier. De même que 7800 ans avant notre ère les premières céréales sélectionnées destinées à l’alimentation humaine apparurent sans porter préjudice à la santé, de même les plantes génétiquement modifiées sont totalement inoffensives pour cette même santé humaine mais également animale. Les plantes génétiquement modifiées sont en effet chimiquement indiscernables de leurs contre-parties non modifiées.

Puisqu’il vient d’être fait mention de la santé humaine quel diabétique connait exactement la provenance de l’insuline qu’il s’injecte chaque jour ? La totalité de l’insuline disponible dans le monde est produite à l’aide d’OGMs depuis 1982 ! Il s’agit de la toute première application de la biologie moléculaire à usage biomédical destinée au public.

Une étape décisive dans le domaine biomédical rendue possible par l’ingénierie génétique a été franchie en 2009 avec la première production d’antithrombine humaine par des chèvres excrétant cette protéine dans leur lait. Cette technologie a fait appel à la modification génétique d’embryons de cet animal peu après la fécondation in vitro. La société qui a mis au point et commercialise cette antithrombine a constaté qu’une seule chèvre produit autant de ce facteur anticoagulant que 90000 donneurs de sang chaque année. Aucun malade ne s’est jamais plaint d’effets secondaires provoqués par ce produit et les chèvres génétiquement modifiées se portent parfaitement bien, merci. Il est en effet opportun de mentionner ce dernier détail car les pourfendeurs des OGMs ont considéré que ces chèvres avaient été instrumentalisées à des fins mercantiles … Comme si traire une chèvre pour confectionner du fromage n’est pas aussi une sorte d’utilisation de ces mêmes animaux à des fins commerciales. C’est vraiment du « grand n’importe quoi ».

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Le futur des biotechnologies au sens large s’articule autour de trois pôles distincts, les plantes de grande culture génétiquement modifiées, les applications biomédicales et l’industrie. Dans ce dernier domaine la production de substances biochimiques sera prépondérante et c’est déjà le cas avec l’aspartame ou le glutamate, des substances strictement biochimiques produites à l’aide de bactéries spécialisées. Le cas du glutamate est exemplaire. Cet acide aminé très abondant dans l’organisme est aussi utilisé comme rehausseur de goût. Il est produit par fermentation de mélasses de betteraves à sucre avec des bactéries anaérobies qui ont été sélectionnées durant de nombreuses années étape par étape avec une patience de moine. L’étude de l’ADN de ces bactéries a montré que cette sélection qui dura des dizaines d’années aurait pu être atteinte en quelques jours à l’aide du puissant outil de biologie moléculaire CRISP-cas9 que j’ai souvent mentionné dans ce blog. Tout a été essayé pour sélectionner ces bactéries, depuis les radiations jusqu’aux produits mutagènes les plus variés, alors que les outils modernes de la biologie moléculaire auraient atteint le même résultat en quelques mois. L’approche traditionnelle de sélection est longue et coûteuse alors que la biologie moléculaire est sélective, rapide, efficace et peu coûteuse.

L’industrie se focale déjà dans des domaines aussi divers que la production de fibres nouvelles ressemblant à la soie d’araignées, des biopolymères pouvant à terme remplacer certaines matières plastiques ou encore la production de biocarburants non pas oxygénés comme l’éthanol mais des hydrocarbures car après tout le pétrole est le résultat de fermentations bactériennes ayant eu lieu au sein de sédiments marins riches en nutriments. L’industrie imite encore les processus biologiques naturels mais dans un proche avenir cette même industrie produira des matières totalement nouvelles y compris des aliments entièrement artificiels ayant les mêmes saveurs et valeurs nutritives qu’un morceau de viande ou un fromage. Ce sera la biologie moléculaire de troisième génération.

Source et illustrations : adapté d’un article du World Economic Forum

Note. La tomate FLAVR SAVR mise au point par la société Calgene fut autorisée par la FDA en 1994 après que le dossier fut soumis en 1992. La propagande anti-OGMs finit pas décourager les consommateurs et cette tomate qui « ne pourrissait pas » (ou très lentement) disparut des étals des marchés. Pourtant elle pouvait être récoltée une fois mûrie sur les plants, ayant alors acquis naturellement toute sa saveur et sa couleur. La stratégie des producteurs de tomates oblige ces derniers à récolter les tomates alors qu’elles ont à peine commencé à rougir et n’ont pas atteint un niveau de saveur satisfaisant. Elles sont ensuite traitées dans des mûrisseries – comme les bananes – avec de l’éthylène qui accélère leur changement de couleur bien que la saveur reste décevante. Les consommateurs de tomates ignorent ces détails que la tomate génétiquement modifiée avait aisément contourné pour la plus grande satisfaction de ces derniers. Encore un résultat désolant de l’obsession des anti-OGMs …