Tokyo : ville de contrastes (épisode 1)

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L’immense ville de Tokyo, environ 14 millions, d’habitants fait partie avec une dizaine d’autres villes de la plus grande conurbation du monde avec près de 39 millions d’habitants autour de la baie éponyme. C’est une ville sans unité architecturale aucune, une sorte de patchwork hétéroclite de quartiers d’affaire d’avant-garde et de zones résidentielles. En quelques dizaines de mètres on passe d’un univers à un autre en particulier dans le « centre » de Tokyo. Ce centre a une superficie sensiblement identique à Paris « intra-muros ». Il est délimité par la ligne de chemin de fer en boucle Yamanote d’une longueur égale à celle du périphérique parisien comportant 30 stations pratiquement (il y en avait 29 il y a un an mais une extension de la gare de Shinagawa en a fait le trentième) toutes reliées à des correspondances ferroviaires aériennes ou des lignes de métro souterraines. De plus toutes les stations de train y compris dans les quartiers périphériques de la ville hébergent des gares routières desservant judicieusement les quartiers alentour. L’ensemble de tous ces transports en commun est unique au monde de par sa densité, ses interconnections, sa ponctualité et sa propreté. Dans les mailles de ce lacis très dense de transports en commun se trouvent donc des « quartiers » présentant tous leur particularisme dont l’origine pourrait être expliquée par un historien érudit spécialisé de cette ville.

Il y a des quartiers qui concentrent les magasins où on peut acheter de la vaisselle et des équipements pour la cuisine, d’autres où il y a une multitude d’échoppes d’instruments de musique, d’autres entièrement consacrés à l’électronique ou encore ceux qui regorgent d’articles en cuir. Il y a quelques jours déjà je suis allé me promener en famille dans le quartier d’Ochanomizu à l’intérieur de la voie circulaire Yamanote, cette station faisant partie de la Yamanote. Il y a aux alentours de cette station de train le « Tokyo Dome », stade de base-ball couvert, un sanctuaire shinto d’un extrême dépouillement, une cathédrale catholique, une église orthodoxe monumentale et plusieurs universités dont la prestigieuse Meiji University. Cette université privée n’a pas de « campus » mais c’est seulement un grand édifice d’une trentaine d’étages assez austère de par son architecture. À quelques pas de là on trouve des gargotes étonnantes (illustrations) dans des petites rues étroites probablement très fréquentées le soir par la faune estudiantine. À Tokyo, trouver un endroit pour se restaurer n’est pas vraiment un problème : il y a plus de 170000 restaurants et la plus forte densité de restaurants « étoilés Michelin » : 224 ! Vous avez bien lu. Voici deux clichés donnant une idée précise des côtés inattendus de cette ville : un restaurant où on mange du poisson et tout près un bar à saké …

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Première illustration : Meiji University

Bref compte-rendu de voyage.

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Le vol Madrid-Tokyo-Narita (12h30) suit un itinéraire presque rectiligne autour de la partie septentrionale de la Terre et l’avion s’approche du cercle polaire arctique vers Norilsk. Comme les satellites d’observation météorologique l’indiquent la presque totalité de l’Europe était, ce jeudi 28 novembre, recouverte d’une épaisse couche nuageuse. Dans la région de la Mer Blanche j’ai pu observer de magnifiques aurores boréales d’un bleu très clair, diffuses et peu changeantes dans leurs formes évolutives comme le sont au contraire les aurores boréales vertes, par exemple. Une grande partie de la Sibérie était découverte, sans nuages, et il était facile de constater que l’ensemble de cet immense territoire le long duquel il est facile de repérer des sites gaziers ou pétroliers en raison des torches brûlant un gaz qui ne semble pas convenir à son conditionnement et son transport était entièrement couvert de neige et tous les fleuves totalement pris par les glaces.

Toute la partie de l’extrême est sibérien est également prise par les glaces et recouverte d’un épais manteau nuageux jusqu’au rivage de la Mer du Japon, en particulier l’immense fleuve Amour. Quelques timides étendues de la Mer du Japon, du côté russe, commencent à geler, c’est mauvais signe. Ceci explique la température particulièrement basse à l’aéroport de Narita – six degrés – alors que l’on se trouve à la latitude d’Alger.

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Avant que le Soleil n’émerge de l’horizon il était possible d’observer la présence de cette couche de nuages de haute altitude en dessous de la quelle les avions volent mais parfaitement visible, on pourrait dire par la tranche. Incontestablement, en tous les cas de mon point de vue, c’est la conséquence de l’affaiblissement de la vigueur du champ magnétique du Soleil, situation permettant aux rayons cosmiques de pénétrer plus profondément dans l’atmosphère et favorisant alors la formation de cristaux de glace à des altitudes élevées, approximativement vers 70000 pieds. Il ne s’agit pas de pollution provoquée par les torches brûlant du gaz car dans la région où à été prise cette photo, très au nord de Khabarovsk, il n’y a pas d’exploitation pétrolière. Le Mont Fuji avait revêtu sa parure d’hiver, semblant surveiller la baie de Tokyo, cette grande bande d’un bleu sombre au bord de laquelle on peut distinguer de nombreuses cheminées d’usines variées au sud de la ville de Chiba … Note. Khabarovsk est la plus grande ville de Sibérie orientale et le kraï est frontalier de la Chine dont il est séparé par le fleuve Amour.

Crise climatique : la « fake-news » du corail qui meurt

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En décembre 2015, le Docteur Peter Ridd, professeur de physique à l’Université James Cook, à Cairns en Australie contacta un journaliste pour l’alerter sur le fait que le public n’était pas assez informé sur l’état catastrophique de la Grande Barrière de corail qui s’étend sur plusieurs milliers de kilomètres le long de la côte est de l’Australie. Ridd montra des photos prises il y a environ 100 ans et illustrant l’état des coraux près de Bowen, une petite ville du Queensland au nord de Mackay où la barrière de corail se trouve à quelques miles de la côte. Ces photos avaient déjà été publiées lors d’une « work-shop » qui avait eu lieu en 1995 à Townsville et dédiée à l’état de santé de la Grande Barrière de corail. Ridd s’aperçut très rapidement que les photos en question s’étaient répandues sur internet et servirent de supports dans des rapports officiels et des informations grand-public malgré le fait que le résumé de cette work-shop avait clairement indiqué qu’il était imprudent d’établir des comparaisons hâtives entre ces photos (lien, en accès libre) et l’état actuel des coraux. Ridd demanda donc à ce journaliste de bien vouloir trouver des photos récentes de ces mêmes coraux, dans les mêmes lieux que ceux qui avaient été pris en photo il y a 100 ans. Il fut rassuré car le journaliste lui présenta des photos prises quelques jourd auparavant montrant un corail en parfait état.

Mais Ridd s’y prit trop tard pour rattraper son erreur puisque quelques semaines plus tard un article parut dans la revue Nature (lien, en accès libre) en janvier 2016 indiquant que le corail était en très mauvais état en comparaison de photos anciennes prises il y a 100 ans de ce même corail se trouvant tout près de la petite ville de Bowen et qu’ils n’y avait pas eu d’amélioration depuis 2012. Ridd convoqua à nouveau le journaliste pour lui préciser que cet article de Nature racontait n’importe quoi. En réalité le journaliste, un dénommé Peter Michael, contacta par courrier le Docteur Terry Hugues, le grand rival de Ridd à la James Cook University. Ce dernier fit tout ce qui était en son pouvoir pour que l’Université congédie Ridd pour faute grave (troisième lien).

Le Docteur Jennifer Marohasy, spécialiste de l’environnement côtier, dénonça à plusieurs reprises la fausse propagande du WWF relative à la Grande Barrière de corail. Lorsqu’elle prit connaissance des déboires du Docteur Ridd elle voulut en avoir le coeur net et fit appel à un photographe professionnel spécialisé dans la photo et le film sous-marin et à un spécialiste des coraux à la retraite, le Docteur Walter Starck, pour confimer que le corail autour de l’île Stone au large de la ville de Bowen était florissant. Visionner le film réalisé par Jen Marohasy est suffisant pour affirmer que cette histoire de corail mourant en raison du réchauffement climatique ou de prétendue acidification de l’océan est juste une « fake-news » : https://youtu.be/HqFFqBuFVqU

Via le blog de Donna Laframboise. Liens :

https://nofrakkingconsensus.com/wp-content/uploads/2019/11/Wachenfeld_DR_Long-term_trends_in_status_coral_reef_historical_photographs1995.pdf

https://www.nature.com/articles/srep19285

https://nofrakkingconsensus.com/wp-content/uploads/2019/04/ridd-v-james-cook-university-2019-fcca-997-.pdf

Commentaire au sujet des « Quarante cinq déclarations … »

J’avais laissé sur mon blog cette traduction de commentaires qui m’ont donné la nausée seulement pour information destinée à mes fidèles lecteurs en ayant pris soin de ne pas prendre position. J’ai cru comprendre que j’étais classé dans la catégorie des « fascistes » pour avoir osé insérer ces ignominies. N’importe qui aujourd’hui traite n’importe qui de fasciste pour n’importe quelle raison sous le prétexte qu’on est pro-nucléaire ou climato-sceptique … serais-je donc triplement fasciste, réactionnaire et en prime obsédé sexuel parce que j’ose parler de sexe sur ce blog et remettre en question la théorie du « genre » ? Ce que je défends avant toute chose c’est ma liberté d’expression et je continuerai ainsi tant que je serai capable d’écrire. J’ai écrit plus de 3000 billets sur ce blog et un autre millier continuera à déranger tous ceux qui se sont mis eux-mêmes dans la moulinette de la conformité du « vivre-ensemble » crypto-marxiste (allusion au film The Wall d’Alan Parker sorti en 1982).

Reprenons donc le sujet de ces « déclarations ». Si on doit atteindre une stabilisation de la population au niveau mondial, seule la croissance économique, technique et culturelle peut favoriser une diminution spontanée de la natalité. L’éducation fait partie de cette longue marche vers une maîtrise de la fécondité. J’avais laissé un billet au sujet de l’urgence que constitue l’électrification de l’Afrique sub-saharienne car la disponibilité en énergie constitue un facteur de développement essentiel pour qu’en une ou deux générations le taux de natalité diminue. Les pays occidentaux sont une exemplaire illustration de ce phénomène d’amélioration du niveau de vie sur la fécondité. Dans de nombreux pays « sous-développés » (excusez-moi d’utiliser ce qualificatif que je n’apprécie pas) les enfants représentent pour les familles un capital humain. Les enfants sont une main-d’oeuvre gratuite pour aller chercher de l’eau, gratter la terre pour la rendre cultivable, collecter du bois de chauffage et éventuellement travailler dans les mines pour rapporter quelques pièces dans la maigre cagnotte de la famille. Avec une amélioration des conditions de vie quotidiennes, les enfants ne représenteront plus, à terme, ce capital humain indispensable pour que des familles entières subsistent tant bien que mal.

Toutes ces 45 déclarations sont issues d’occidentaux et la plupart d’entre eux ne sont jamais allé visiter un quelconque pays africain, ce que j’ai fait au Cameroun en allant dans des localité reculées au milieu de la forêt sans électricité. Dans des bourgades isolées qui n’ont rien à voir avec Douala, la capitale économique du pays, l’électricité est intermittente quand un réseau existe. J’ai assisté à une fête lors d’un mariage dans ce village, il y avait un groupe électrogène pour assurer un éclairage suffisant, et j’ai été étonné de constater qu’il y avait beaucoup plus d’enfants que d’adultes. Je dirais de mémoire une proportion de trois enfants par adulte. Pourtant le Cameroun est considéré comme un pays « presque » développé.

Malgré l’assouplissement de la politique de l’enfant unique en Chine, compte tenu de l’amélioration récente de la vie quotidienne dans ce pays, je doute que le taux de natalité atteigne à nouveau un jour 2 enfants par femme féconde. La population de ce pays, avec le concours de sa course vers la modernité qui a fait sortir de la pauvreté plus de 700 millions de personnes, n’augmentera plus et comme l’Allemagne, l’Italie ou le Japon la population vieillira inexorablement. Le progrès technique, le confort quotidien, l’électrification de la moindre bourgade auront vaincu le taux de natalité délirant de l’après-révolution culturelle chinoise. Que tous ces occidentaux nantis, adeptes du malthusianisme et des thèses du Club de Rome, cessent, quel que soit le prétexte qu’ils mettent en avant, de faire des déclarations nauséabondes que j’ai osé laisser sur mon blog, qui a pour mission d’informer quand je juge qu’il est nécessaire de le faire. Bonne lecture à tous ceux qui ont choisi de continuer à lire mon blog.

Pas de mères, pas de peuples !

Je suis un fanatique des analyses de Paul Craig Roberts et je me suis permis de proposer à mes lecteurs les traductions successives de deux articles de ce fameux commentateur américain au sujet du féminisme (paulcraigroberts.org).

Il est tout à fait paradoxal que le féminisme, avec d’autres mouvements idéologiques, ait détruit la féminité naturelle des femmes et les ait transformées en articles sexuels. Par exemple cette jeune fille de 19 ans qui a décidé de se faire ligaturer les trompes est en train de devenir un pur produit sexuel ( http://www.spiked-online.com/2019/08/02/the-turn-against-motherhood ). Le fait que les femmes décident de se transformer en poupées sexuelles est un résultat paradoxal après des décennies de propagande féministe qui ont réduit la relation sexuelle entre les hommes et les femmes d’une relation amoureuse à l’ « utilisation du corps des femmes par les hommes ».

En d’autres termes le féminisme n’a pas libéré les femmes, il les a libérées de leur rôle biologique d’épouses, de femmes et de mère. Le type de relations stables et engagées que les femmes et les hommes avaient naguère est difficile à retrouver aujourd’hui sinon chez la génération la plus âgée. Comme cela a été récemment exposé dans un article de The Saker nous sommes confrontés à « la non-pertinence progressive d’une civilisation entière », une civilisation qui a été vidée de son histoire, de son objectif fondamental, de son intégrité, de sa spiritualité et de sa conscience morale. Après des décennies de propagande anti-masculine, il est douteux que les relations entre hommes et femmes puissent être restaurées. Ainsi la famille a été minée. Les ethnies blanches disparaissent de la Terre car le taux de natalité est inférieur au taux de mortalité et les femmes de 19 ans se font ligaturer les trompes !

Les civilisations occidentales ont commis de nombreux actes pervers, le plus souvent de la part de gouvernements dissimulant leurs propres projets aux peuples. Pourtant, des décisions perverses peut aussi être trouvées parmi toutes les ethnies de la Terre. Il est difficile d’imaginer pire mal que ce que les Israéliens ont infligé aux Palestiniens ou le génocide au Rwanda lorsque les Hutus ont massacré un million de Tutsis. Le seul mal reconnu et diabolisé est celui commis par des Blancs. On entend toujours dire que l’histoire de l’Amérique se résume à un asservissement des Noirs par les Blancs. En réalité l’histoire a été réécrite pour alimenter les désunions et les conflits. L’esclavage des Noirs a pour origine la guerre des esclaves du Roi noir du Dahomey. Lorsque ce despote tout puissant accumula plus d’esclaves qu’il n’en avait besoin il commenca à les vendre aux marchands arabes et plus tard aux colons européens du Nouveau-Monde. Au lieu d’exposer des faits historiques aux élèves des écoles on apprend aux petits Blancs à perdre confiance en eux et aux Noirs à haïr les Blancs.

Une poignée d’idéologues s’attache aujourd’hui à détruire la civilisation occidentale et dans la même veine l’agence nationale suédoise de l’éducation a décidé de supprimer des programmes scolaires toute l’histoire occidentale antérieure à 1700 pour ne laisser qu’une place au rôle des sexes (des genres) et de l’immigration afin de faire oublier toute mémoire de l’histoire du peuple suédois. Comme George Orwell l’avait si justement écrit :  » le moyen de plus efficace de détruire l’identité des peuples est de nier et effacer leur propre compréhension de leur histoire « .

Une poignée de féministes fanatisées a réussi malgré l’opposition des femmes qu’elles prétendent défendre à les soustraire des activités qu’elles aimaient et des emplois qui leur donnaient une certaine visibilité sociale. Il y a d’innombrables exemples en ce sens. Par exemple les danseuses Alba du club de basket-ball de Berlin en Allemagne ont été remerciées ce mois-ci parce qu’elles « ne correspondent plus à notre époque ». Les supporters du club ont baissé les bras devant une poignée de féministes enragées qui ont affirmé que ces danseuses promouvaient les mauvaises valeurs des femmes et que le club devait plutôt les encourager à pratiquer le basket-ball. L’Australie a interdit aux femmes les sports de combat car des idéologues féministes considèrent que c’est transformer ces femmes en objets. De même lors des grands prix de F1 les « girls » ont été écartées, des associations féministes considérant que c’était dégradant et sexiste malgré les protestations des intéressées. Et même combat contre les pom-pom girls, les danseuses de bar … Les féministes ne seront pleinement satisfaites que lorsque toutes les femmes occidentales seront vêtues d’une burqa alors que les intéressées n’ont pas droit au chapitre, les féministes considérant que les femmes qui s’opposeraient à cet agenda ont subi un lavage de cerveau pour qu’elles soient persuadées que ce ne sont que des objets sexuels destinés aux hommes.

Les fondements même de la civilisation occidentale ont été fragilisés et tout l’édifice est en voie d’effondrement. Le gouvernement des Etats-Unis et la police locale appliquent le principe selon lequel « on pourrait rémédier à cette situation » or la majorité des jeunes générations sont incapables de se forger une opinion à partir des faits. S’intégrer dans cette sorte de moule civilisationnel est, pour cette jeunesse, la seule voie vers le succès. Or le succès se mesure maintenant uniquement par l’argent, on ne peut plus rien croire ni personne. La démocratie est devenue impuissante car tout est sous contrôle, par exemple la liberté d’expression pourtant inscrite dans la Constitution est en voie de disparition. Dans les universités les seuls financements accordés le sont pour appuyer les thèses officielles des élites dirigeantes. N’y a-t-il pas plus préoccupant que cette politisation de la science et des comportements humains ?

(suite dans un prochain billet)

Petit compte-rendu d’une conversation avec une de mes petites-filles

L’une de mes petites-filles a décidé de visiter les îles Canaries avec une amie, en réalité une collègue qui, avec elle, partage la passion du cirque. Ma petite-fille est une virtuose du mono-cycle, jongleuse, et capable de bien d’autres prouesses dont j’ignore la nature et son amie pratique l’art des rubans et des drapeaux. J’avoue que je n’ai aucune idée de ce dont il s’agit. Bref, ces deux jeunes femmes, de moins de 25 ans l’une et l’autre, ont écouté avec une attention certaine mes propos relatifs à la destinée de l’homme sur le plancher des vaches. Avec une touche de provocation inspirée de mon passé de biologiste ayant côtoyé tant les hôpitaux que les abattoirs pour recueillir mon matériel de travail – je ne plaisante pas – la conversation a progressivement dérivé vers cette destinée fondamentale de l’être humain dontnous sommes prisonniers.

De quoi s’agit-il ? En réalité la réponse est très simple. Il y a une douzaine de milliers d’années nos ancêtres étaient encore des chasseurs-cueilleurs, ce qui signifie que les hommes partaient alentour avec des sagaies rudimentaires pour trouver du gibier et le ramener au campement alors que les femmes s’occupaient de leur progéniture et éventuellement collectaient quelques graines ou noix comestibles. Elles devaient également entretenir le feu situé au centre de l’abri, coudre les peaux de bêtes pour maintenir en état cet abri constitué de ces peaux de bêtes que les hommes rapportaient de leurs expéditions qu’elles préparaient à cette fin et éventuellement pour vêtir la communauté en hiver.

C’est vrai, j’ai débuté cette conversation sur ce thème avec une arrière pensée, la dichotomie entre la condition masculine et la condition féminine. Dans les communautés ancestrales, bien avant l’apparition de l’agriculture, l’homme, le mâle, était chasseur et sa ou ses compagnes étaient dans la « maison » pour prendre soin de la progéniture qui devait assurer la pérennité du groupe. Il y avait donc de fait un partage des responsabilités, on pourrait dire des fonctions, que chacun devait remplir pour la satisfaction et la survie du groupe. Les jeunes femmes, compte tenu de l’espérance de vie incertaine, plutôt limitée en réalité, se retrouvaient enceintes après leurs premières règles car il fallait absolument – il s’agit d’un instinct profondément ancré dans notre nature encore de nos jours – perpétuer l’espèce. Faire l’amour, on pourrait plutôt dire s’accoupler, était déjà l’un des passe-temps favoris de l’homme et je ne suis pas aussi affirmatif quant à l’intérêt que portaient les femmes à ce sujet.

C’est alors que, en ces temps de remise en cause systématique de l’identité des sexes et d’introduction de l’idéologie malthusienne consistant tout simplement à ne plus procréer pour « sauver » le climat et la planète, la conversation prit une tournure franchement plus réaliste. J’exposai alors mes thèses relatives à la destinée inscrite dans la profondeur de nos gènes qui n’a pas évolué depuis nos lointains ancêtres chasseurs-cueilleurs il y a des dizaines de milliers d’années. Nous sommes nés pour travailler afin de trouver de la nourriture, non plus dans la savane avec une arme rudimentaire mais chez le boucher, le marchand de légumes et le boulanger. Nous échangeons la monnaie que nous gagnons par notre travail contre de la nourriture. Il n’y a pas vraiment de différence entre le XXIe siècle et douze ou treize mille années avant l’ère commune.

Nos instincts nous poussent également à trouver l’ « âme soeur » afin de procréer et ces instincts sont d’autant plus exacerbés que l’acte de procréation, c’est-à-dire l’acte sexuel, est source de plaisir autant pour la femme que pour l’homme, il y a 12000 ans plutôt pour l’homme, j’imagine, comme je l’ai écrit plus haut. Sans vouloir choquer ces jeunes femmes je leur exposais que la reconnaissance, disons officielle, du plaisir sexuel féminin était un fait récent de même que la mention du clitoris dans les cours de sciences de la vie au collège. Je ne les ai pas choquées quand je leur ai appris que la grande majorité des petites filles se masturbaient et que les adolescents mâles en faisaient autant de leur côté.

Fort de l’attention qu’elles prêtaient à mes propos un peu décoiffants je déclarais alors que l’homosexualité tant féminine que masculine avait toujours été tolérée par le passé et que l’inceste et les mariages entre frères et soeurs avaient été et étaient toujours considérés comme des interdits. Seuls les pharaons d’Egypte du temps des Ptolémées contournèrent cet interdit du mariage consanguin en épousant leur soeur pour je ne sais plus quelle raison. Cette pratique contre nature fut d’ailleurs introduite en Egypte par les Grecs. L’endogamie au sens plus large est encore bien présente dans certaines parties du monde, en particulier au Moyen-Orient où il existe toujours des mariages arrangés entre oncle et nièce ou entre cousins. J’en suis alors arrivé au délicat sujet des trans-sexuels et j’ai abrégé la conversation en affirmant qu’il s’agissait d’une déviation également contre nature favorisée par les progrès récents de la biologie, de la chirurgie et de l’endocrinologie car il y a seulement trente ans cette attitude était tout simplement impossible parce qu’il n’existait pas d’hormones sexuelles de synthèse pour « changer de sexe », du moins en apparence. Une femme qui s’est transformée en homme est toujours une XX et un homme transformé en femme est toujours un XY. Elles m’approuvèrent quand j’affirmais que ces pratiques devraient être interdites par la loi mais par contre elles furent assez surprises d’apprendre que j’étais en faveur de la grossesse pour autrui (GPA), surtout en résidant dans un pays où la prostitution est légale et la GPA pratiquée sous le manteau par des officines secrètes alors qu’elle reste illégale. Je glissais dans la conversation quelques propos sur le débat houleux qui va traverser la France avec les lois stupides relatives à la grossesse médicalement assistée pour les femmes célibataires ou homosexuelles, un débat qui sera une excellente diversion politique afin de détourner l’attention sur d’autres sujets beaucoup plus préoccupants comme la dette de l’Etat, la destruction de l’industrie française ou encore l’immigration. Bref, je découvris que tant les parents que les enseignants des écoles ne font pas vraiment leur travail d’éducateurs. Ils n’abordent pas les sujets qui sont la source pour eux-mêmes de questions auxquelles ils n’osent pas répondre.

Brève. Japon : le typhon Faxai va atterrir à Tokyo dans les prochaines heures

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Le typhon Faxai va arriver dans la nuit de dimanche à lundi précisément sur l’agglomération de Tokyo où se trouvent plus de 38 millions d’habitants. Classé en catégorie 3 il sera rapidement rétrogradé dès son arrivée sur l’île de Honshu. J’espère qu’il n’y aura pas trop de dégâts dans le quartier de Tokyo où habite mon fils …