Des éléments naturels en voie de disparition

Capture d’écran 2019-02-19 à 14.44.42.png

C’est nouveau : après les insectes, ce sont certains éléments naturels qui sont en voie de disparition en raison des développements récents des hautes technologies. Le tableau périodique des éléments qu’imagina Dmitri Mendeleev en comparant les propriétés chimiques de seulement 63 des éléments à cette époque, en 1869, a été revisité par la European Chemical Society (illustration) et il indique trois choses. La taille des cases déformées correspondant à chaque élément est une image de son abondance et les couleurs symbolisent les risques de pénurie, par exemple en jaune pour le lithium (Li), le bore (B), le magnésium (Mg) our encore le phosphore (P) non pas parce qu’il ne sont pas abondants mais parce que les gisements exploitables économiquement iront en se raréfiant. Viennent ensuite les éléments dont la demande par l’industrie est en augmentation constante figurés en orangé sur ce tableau. Il faut noter que pour les métaux rares et souvent précieux que sont le ruthénium (Ru), le rhodium (Rh), le palladium (Pd), l’osmium (Os), l’iridium (Ir) et le platine (Pt) sont utilisés par l’industrie chimique pour la confection de catalyseurs. l’industrie automobile utilise également du platine pour les pots catalytiques.

Enfin toute une série de métaux et de métalloïdes sont sérieusement en danger en raison de leur utilisation dans, entre autres technologies, les smart-phones. Se greffent à cette évaluation de la pénurie de certains éléments les métaux extraits de la croute terrestre dans des zones de conflits armés comme le tantale (Ta), l’or (Au) et le tungstène (W). Il apparaît ce que l’on peut considérer comme une erreur de couleur est le cas de l’hélium (He) dont la teneur dans l’atmosphère est pratiquement constante. C’est la demande croissante en ce gaz rare qui fait qu’il a été classé comme sérieusement limité en particulier pour refroidir les aimants supraconducteurs industriels, de recherche et d’imagerie médicale. Enfin pour clore ce panorama, la demande en hafnium (Hf) risque de faire monter le prix de ce métal car il est utilisé pour fabriquer les barres de contrôle des réacteurs nucléaires.

Source : The Conversation

La bonne conscience helvétique …

Capture d’écran 2019-02-02 à 10.28.44.png

Voici un article paru sur le site Swissinfo.ch sous la plume du Professeur de droit Mark Pieth. Comme je ne sais pas créer un hyper-lien j’ai laissé ceux existant dans cet article. À l’heure où on parle d’achats massifs d’or par certaines banques centrales, Turquie, Chine, Russie, … , pour s’affranchir de la dépendance vis-à-vis du dollar US il m’a paru intéressant de mettre cet article en ligne sur mon blog. Illustrations Keystone.

Ce n’est pas un secret : en finance comme en commerce des matières premières, la Suisse est une grande puissance. Mais peu de gens savent qu’elle importe près de 70% de l’or du monde et en raffine la moitié. Cette position implique une haute responsabilité car – et cela aussi, trop peu de gens le savent – l’exploitation des mines d’or comporte son lot de risques et de problèmes.

Les dommages sévères à l’environnement ne sont qu’un aspect. Le travail forcé, le travail des enfants, l’exploitation sexuelle, le crime organisé, la corruption et le blanchiment d’argent comptent aussi au nombre des dommages collatéraux des mines d’or, avec les expropriations des indigènes, chassés de leurs terres. Et l’or de la guerre est probablement le plus horrible de tous. Pensez au Darfour ou à l’Est du Congo, où tous les groupes armés utilisent les recettes des ventes d’or pour acheter des armes, prolongeant ainsi des guerres civiles meurtrières.

Sous la pression des ONG et de certains parlementaires, le Conseil fédéral (gouvernement suisse) vient de publier (le 14 novembre 2018) un sur le commerce de l’or et les droits de l’homme. À première vue, et à l’instar du «Rapport de base matières premières de mars 2013, le document présente une analyse du problème qui ressemble à un rapport d’Organisation non-gouvernementale (ONG). Mais en proposant que les raffineries achètent leur or principalement auprès des compagnies minières multinationales, ses auteurs rejettent l’entière responsabilité des problèmes d’environnement et des violations des droits de l’homme directement sur le secteur des petites mines artisanales.

Question de moyens d’existence

Quelques faits. Les petites mines ne produisent que 20% de l’or mondial, mais font travailler de 15 à 20 millions de personnes et en font vivre directement ou indirectement 100 millions. Les ignorer parce qu’elles sont exposées à davantage de risques ne peut pas être l’objectif du Conseil fédéral. Et ce n’est pas comme si les multinationales minières étaient sans risque, au contraire, elles sont souvent responsables de l’accumulation d’énormes quantités de déchets toxiques, qui contaminent les eaux au cyanure, et de l’appropriation des terres des communautés locales.

Comme à l’époque du Rapport sur les matières premières, le Conseil fédéral manque de la volonté politique de mettre réellement en œuvre sur le plan légal les meilleures pratiques universellement reconnues et les mesures telles que les lignes directrices détaillées de l’OCDE sur les droits de l’homme dans la chaîne de l’approvisionnement en or. Certaines ont pourtant été adoptées par des organisations industrielles telles que le «London Bullion Market Association and Responsible Jewellery Council» dans ses normes internes.

Les limites de l’autorégulation

Pourtant, l’OCDE elle-même, dans un rapport extrêmement critique, souligne des faiblesses flagrantes dans la pratique des raffineurs eux-mêmes. Par exemple, ils ne tracent l’origine de l’or que jusqu’à leurs fournisseurs immédiats et ferment les yeux sur tout ce qui s’est passé avant. Les audits censés préserver le système de diligence ne sont pas adaptés, car, selon l’OCDE, les firmes chargées de ces audits n’ont ni l’expertise ni la distance critique requises.

L’Union européenne en a tiré les conclusions qui s’imposent et a rendu les normes de l’OCDE contraignantes dans son nouveau Règlement sur les minerais provenant des zones de conflit de 2017, qui doit entrer en vigueur en 2021. En Suisse, par contre, le Conseil fédéral se tient à la position qu’il a déjà opposée à l’initiative pour des multinationales responsables : l’autorégulation vaut mieux que la régulation par les Etats.

Bien que la législation actuelle offre des moyens d’action faciles à mettre en œuvre (améliorer la réglementation sur le blanchiment d’argent ou activer la loi et l’ordonnance sur le contrôle du commerce des métaux précieux) et malgré les risques et les faiblesses flagrantes de l’autorégulation par l’industrie, le Conseil fédéral s’abstient de prendre une position claire. L’étude d’experts accompagnant le rapport qui vient de paraître compare la situation légale en Suisse avec celle de l’Afrique du Sud, des Emirats Arabes Unis et de l’Inde. Ces pays pourraient être les concurrents les plus durs des raffineries suisses, mais ils ne sont pas précisément connus pour leur respect des droits de l’homme.

Une fois de plus, le Conseil fédéral a montré qu’il se soucie davantage du business que des droits de l’homme. Mais il pourrait bien ainsi se tirer une balle dans le pied ou tout au moins se rendre à lui-même un mauvais service, en fournissant des munitions supplémentaires à ceux qui soutiennent l’initiative pour des multinationales responsables.

Mark Pieth est professeur de droit pénal à l’Université de Bâle. Il est connu pour avoir été le fer de lance d’initiatives contre la corruption et le blanchiment d’argent sous toutes ses formes par la régulation, la surveillance des pays, la mise en conformité, la défense des intérêts et l’arbitrage.

Capture d’écran 2019-02-02 à 11.59.02.png

Commentaire. La Suisse n’importe pas vraiment 70 % de l’or du monde mais c’est 70 % de l’or extrait ou recyclé dans le monde qui transite par la Suisse dont une partie seulement y est raffinée afin d’atteindre la qualité « bancaire » 4 neuf ou « or fin ». Cette activité est très lucrative mais il n’existe que peu d’informations quant à sa contribution au produit intérieur de la Confédération, c’est top secret. L’or se négocie à la City et non pas à la bourse de Zürich. En quelques chiffres. La Suisse importe environ 2600 tonnes d’or brut et recyclé par an provenant de 92 pays différents pour un montant d’environ 80 milliards de francs suisses. Il existe 4 raffineries importantes en Suisse représentant 40 % de la capacité mondiale de raffinage. Pour les curieux le raffinage de l’or consiste à convertir l’or en acide chloroaurique (HAuCl4) par dissolution de l’or dans un mélange d’acide nitrique et d’acide chlorhydrique concentrés (appelé aussi « eau régale »). L’acide chloroaurique est ensuite purifié par extraction liquide-liquide avec des solvants organiques. Enfin l’or est récupéré sous forme métal par électrolyse de la solution d’acide chloroaurique purifiée. L’extraction liquide-liquide est la technique de choix pour purifier les « terres rares ». Cette technique est basée sur les différences de solubilité d’un composé minéral (dans le cas de l’or l’acide libre lui-même) entre sa solution aqueuse et un solvant organique de polarité plus ou moins prononcée. Autre anecdote, l’essentiel du stock d’or de la Banque Nationale Suisse ne se trouve pas dans ses caves à Berne mais à Londres et aux USA.​​​​​​​

Nouvelles du Japon : la grande vague d’Hokusai

Capture d’écran 2019-02-03 à 13.20.58.png

Qui n’a jamais vu la célèbre peinture sur bois de Katsushika Hokusai intitulée « La Grande Vague au large de Kanagawa« . Il est vraisemblable que l’artiste devait se trouver à la pointe de Zushi dans la préfecture de Kanawaga dont la principale ville est Yokohama et qu’il a observé cette vague scélérate lui ayant ensuite inspiré cette peinture célèbre puisque depuis Zushi, petite ville proche de Kamakura, il est possible d’apercevoir le Mont Fuji et également la baie de Tokyo. Les vagues scélérates (rogue wave en anglais), terreur des navigateurs, peuvent atteindre plus de 10 mètres de haut. Elles se forment non pas à la suite d’un tremblement de terre comme les tsunamis mais par une conjonction de divers facteurs, vents et courants mais aussi réflexions de la houle sur les rivages, qui ont pour résultat imprévisible ce type de vague. Celle qui a inspiré Hokusai devait se situer à près de 3 kilomètres du rivage dans la baie de Sagami ou dans l’entrée de l’immense baie de Tokyo et avoir une hauteur de près de 10 mètres.

Capture d’écran 2019-02-03 à 13.21.29.png

Lors d’un voyage entre Hobart et la base française Dumont d’Urville dans l’Antarctique en février 1991, les marins de l’Astrolabe ont pu photographier une vague monstrueuses similaire dont ils ont estimé la hauteur à plus de 8 mètres en se basant sur la hauteur de la plate-forme pour hélicoptère du navire. Le même genre de vague fut observé dans l’estuaire de la Forth en Ecosse en 1834 par John Scott Russell, un ingénieur naval et mathématicien qui l’appella « vague solitaire » ou soliton, phénomène commun dans les estuaires à marée montante qui peut être amplifié selon les vents, le coefficient de la marée et la configuration côtière. Pour la vague de Hokusai le phénomène n’est pas directement apparenté bien que les modélisations mathématiques fassent mention de soliton.

Tako_to_ama_retouched - copie 3.jpg

Hokusai, parmi ses peintures et gravures – il y en a plus de 500 – dont nombre d’entre elles ont pour thème la mer, se trouve l’autre fameuse représentation du « Rêve de la femme de pêcheur » presque aussi fameuse que la Grande vague au large de la péninsule de Zushi. Pour les curieux il existe des trains directs vers Zushi depuis le quai numéro 1 de la gare de Shinjuku à Tokyo.

Source, doi : 10.1098/rsnr.2012.0066 , Notes and Records of the Royal Society

L’apparition de la vie sur Terre : l’autre hypothèse

Capture d’écran 2019-01-20 à 11.36.20.png

L’hypothèse évoquée dans un précédent billet appelée « panspermie » par les spécialistes exclut cependant qu’une forme de vie ait pu provenir d’une étoile éloignée du système solaire compte tenu des distances considérables séparant les étoiles les unes des autres dans cette région de la Galaxie où se trouve le Soleil. L’étoile Proxima Centauri se trouve à près de 42000 milliards de kilomètres du Soleil. La recherche très active de planètes dites « habitables » dans notre « région galactique » n’existe donc que pour satisfaire la curiosité des scientifiques et il est hautement improbable que l’humanité puisse établir, un jour, un contact avec d’autres créatures intelligentes extra-terrestres, ce qui ne signifie pas que la vie n’existe que sur la Terre.

L’autre hypothèse relative à l’apparition de la vie sur la Terre fait état d’un phénomène cataclysmique ayant eu lieu sur la Terre il y a 4,47 milliards d’années soit à peine plus de 60 millions d’années après que l’accrétion de divers débris ait eu pour résultat une boule de taille déjà confortable qui serait entrée en collision avec un objet de la taille de la Lune riche en fer et ayant créé par son impact la rotation de la Terre sur elle-même. Au sein de cette hypothèse il fallait qu’il existe déjà de l’eau sur la Terre car elle repose sur le fait que l’espèce de pluie de particules solides riches en fer qui dura peut-être des milliers d’années dissocia une partie de l’eau présente sur Terre pour former des dépôts bruns riches en oxydes de fer présents sur la presque totalité de la croute terrestre encore aujourd’hui. L’atmosphère devint alors réductrice au sens chimique du terme en raison de la présence d’hydrogène générée par la dissociation de l’eau par la pluie de particules de fer à haute température.

Selon ce scénario les conditions favorables à l’apparition de la vie auraient été réunies. De simples molécules organiques auraient conduit progressivement à des molécules plus complexes :

Capture d’écran 2019-01-20 à 12.10.53.png

L’idée que l’ARN fut la première structure chimique ayant favorisé la complexification de la chimie prébiotique provient de la découverte récente de propriétés catalytiques de certains petits ARNs. Dans la cellule vivante « moderne » l’ADN, les ARNs et les protéines jouent un rôle vital. L’ADN est le support de l’information, les ARNs transmettent cette information à la cellule et les protéines constituent la force de travail cellulaire. La production de chacun de ces trois éléments nécessite la participation des deux autres. Il paraît peu probable que ces trois éléments essentiels à la vie aient pu apparaître simultanément et il semble plausible que les candidats les plus anciens dans ce processus d’apparition de la vie soient les ARNs car ils peuvent à la fois stocker des informations et catalyser des réactions chimiques comme cela a d’ailleurs été découvert récemment dans les cellules modernes. À l’aide d’oxydes métalliques tels que le bore le formaldéhyde et le glycolaldéhyde se condensent pour former du ribose et les bases puriques et pyrimidiques se forment dans des conditions favorables comme les bords des sources d’eau chaude en présence de sels de nickel à partir de « prébiotiques » simples. On ne connaîtra jamais en détail la séquence d’apparition de ces diverses molécules organiques complexes : les protéines d’abord et les ARNs ensuite ou l’inverse.

Des observations récentes indiquent que les zones favorables à la formation de « soupe primordiale » étaient soumises à des cycles de pluies et de sécheresse et que l’activité volcanique probablement beaucoup plus intense qu’aujourd’hui répandait des quantités considérables d’oxydes de soufre qui combiné au formaldéhyde qui se forme spontanément à partir d’eau et de méthane sous rayonnement UV aurait conduit à des accumulations d’hydroxymethanesulfonate et dans des conditions hygrométriques favorables ce composé aurait alors permis l’apparition de glycolaldéhyde et aussi de glycéraldéhyde. Et pour les groupements phosphate ils étaient probablement aussi présents dans une Terre suffisamment refroidie pour que de l’eau liquide soit présente. Ce dernier point a été confirmé en analysant des inclusions de zircon dans les roches les plus anciennes de la planète situées dans les Jackson’s Hills en Australie (illustration).

Capture d’écran 2019-01-21 à 12.34.13.png

Tous les éléments étant réunis pour que des petits ARNs apparaissent, bien entendu dans des conditions favorables, le processus s’est alors accéléré. Le comportement des micro brins d’ARN a été étudié ces dernières années et presque magiquement ces brins de quelques bases arrivent à fusionner spontanément pour former des brins plus longs. L’un des spécialistes de ce genre d’étude, le Docteur Niles Lehman de la Portland State University, a déclaré : « si vous me donnez un brin d’ARN de 8 bases je vous donnerai la vie ! » En effet la présence d’amino-acides formés spontanément en présence de décharges électriques, par exemple au cours d’un orage, peut alors conduire grâce aux propriétés catalytiques de ces brins d’ARNs à des enchainements d’amino-acides et donc la formation de peptides.

Capture d’écran 2019-01-21 à 12.58.17.png

La confirmation des propriétés catalytiques des ARNs a été indirectement confirmée en étudiant la présence d’un ARN particulier au sein de la structure extrêmement complexe des ribosomes, ces énormes machines à synthétiser des protéines. Cet ARN est remarquablement conservé depuis l’apparition des archéobactéries comme celles retrouvées dans les stromatolites (première illustration), les premières formes de vie terrestre. L’hypothèse de l’impact sur la Terre par un objet céleste de la taille de la Lune a aussi été confirmée par les géologues qui se sont toujours demandé pourquoi la présence de platine était anormalement élevée dans la croute terrestre alors que ce métal aurait normalement plongé dans les profondeurs du magma liquide de la Terre au tout début de sa formation en raison de sa densité. Cette anomalie peut parfaitement s’expliquer en prenant en considération un tel impact. La « finalisation » de la Terre est donc intimement liée à l’apparition de la vie : il y a 4,53 milliards d’année, date de naissance de la Terre, il y a 4,51 milliards d’années, date de naissance de la Lune et il y a 4,47 milliards d’années, date de l’impact qui provoqua ensuite l’apparition de la vie en favorisant un environnement atmosphérique réducteur (au sens chimique du terme) et enfin apparition des premières formes de vie à peine plus de 500 millions d’années plus tard.

Source et illustrations, doi : 10.1126/science.aaw6068

Histoires de poils : le mouvement Januhairy …

Capture d’écran 2019-01-26 à 11.23.18.png

Je me souviens d’un spectacle inhabituel à White Sand Beach (Kho Chang, Thaïlande). Une Allemande allait se baigner sans aucune gêne avec une touffe de poils débordant de son slip de bain et les aisselles envahies par une toison non moins excessive. Elle attirait le regard et son époux avait nullement l’air d’être préoccupé. Il est vrai qu’il s’agissait d’un couple d’Allemands qui venaient régulièrement passer une quinzaine au même endroit, dans le même bungalow tout proche de celui où je me trouvais et respectaient les mêmes habitudes depuis de nombreuses années. Je m’étais presque lié d’amitié avec eux car ils s’exprimaient tous les deux dans un anglais parfait. Quand nous buvions le soir un whisky sur la terrasse de leur bungalow, nous étions en maillot de bain, il m’était vraiment difficile de ne pas porter mon regard sur l’entre-cuisses particulièrement velue de cette femme par ailleurs charmante et son époux ne manifestait aucun malaise, ayant parfaitement constaté que j’arrivais difficilement à détourner mon regard de l’exubérance pileuse de son épouse y compris au niveau de ses aisselles. Je n’invente rien, tout est rigoureusement exact.

Quelques années auparavant je me trouvais à Douala et les amis à qui j’étais venu rendre visite avaient pris soin de me trouver une compagnie pour agrémenter mon séjour dans leur pays. Ils faisaient partie de l’aristocratie locale et la personne qui devait en quelque sorte être mon ange gardien arriva de Yaounde en autobus et vint frapper à la porte de la chambre de l’hôtel où je me trouvais, un matin vers 11h, dans le quartier des banques, des consulats et des commerces près du port de Douala.

Aussitôt arrivée elle se dévêtit complètement et il me fallut une fraction de seconde pour constater sa pilosité particulièrement exubérante telle la forêt équatoriale qui se trouve à l’orée de Douala. Elle alla se doucher puis, toujours nue, elle entreprit de se recouvrir le corps avec une crème très odorante qu’elle avait probablement préparé elle-même et elle me proposa de me faire subir le même traitement. Je disparus alors pour prendre aussi une douche et comme il fait très chaud à Douala, tout nu, je me pliais à cet exercice inattendu, du moins je ne m’y attendais pas. Il arriva ce qui devait arriver et elle me dit au moment critique qu’il fallait absolument qu’elle écarte son épaisse toison pubienne pour que je puisse la satisfaire. C’est absolument vrai, je n’invente toujours rien.

Dans la même veine j’ai découvert via The Telegraph au début du mois qu’une anglaise faisait la promotion – au moins pour le mois de janvier – du poil partout sur le corps. Il s’agit du mouvement Janissaire (traduisez par janvier poilu) imaginé par Laura Jackson, une étudiante anglaise. On est presque à la fin du mois de janvier et ce mouvement a fait le tour du monde. Enfin un retour vers la nature avec un avantage non négligeable, une baisse des ventes de « cire » à épiler, qui n’est pas de la cire mais du sucre. Au fait, certains de ces 4,5 millions de follicules pileux répandus sur tout le corps n’ont-ils pas une utilité fonctionnelle ?

Illustration : The Telegraph

L’apparition de la vie sur Terre : La grande question

J’ai été vraiment impressionné par les divers voyages de sondes interplanétaires visant à explorer cet espace très restreint, somme toute, qui entoure le Soleil. Le petit instrument qui a atteint – quelle prouesse technologique car il fallait qu’il soit encore capable d’envoyer des signaux – les confins de ce que les astronomes appellent la ceinture de Kuiper, n’est en réalité qu’un épiphénomène. Bien au delà en effet existe, les astronomes le suspectent, une zone entourant le Soleil et se déplaçant avec lui dans l’espace intersidéral appelé le nuage de Oort où se trouveraient encore plus de cailloux que dans cette ceinture de Kuiper dans laquelle l’ancienne planète Pluton a été relégué au rang de simple gros astéroïde. Il y a eu aussi la sonde « Rozetta » qui n’a pas vraiment apporté de nouvelles informations. Tous ces objets gravitant autour du Soleil sont des cailloux agglomérés avec des poussières et parfois de l’eau et ils voguent dans l’espace entourant le Soleil depuis 4,568 milliards d’années, l’âge officiel du système solaire.

Comme les astronomes considèrent que l’âge de l’univers est de près de 14 milliards d’années que s’est-il donc passé à notre niveau régional, si on peut parler ainsi, durant les 9,5 milliards d’années précédant l’apparition du Soleil ?

Notre Soleil, notre astre de vie, est complètement isolé dans l’espace puisqu’il faut à la lumière émise par l’étoile la plus proche, Proxima Centauri, 4 ans pour nous atteindre, en d’autres termes le Soleil est totalement seul dans le vide galactique. Or il est entouré de cailloux de tailles diverses et de planètes dont la grande majorité est constituée de gaz, Jupiter, Uranus, Saturne et Neptune, les autres, insignifiantes de par leur taille étant de vulgaires petits agglomérats ronds – c’est le résultat de la loi de la gravitation – dont la Terre.

D’où provient donc toute cette matière qui contient les 92 éléments du tableau périodique des éléments bien connu ? La seule explication qu’ont trouvé les astrophysiciens est que le Soleil est un reste de l’explosion d’une étoile plus grosse, ils disent « une nova », qui aurait eu lieu par le passé et en 9,5 milliards d’années précédant cette explosion il s’en est passé des choses ! Il est difficile d’imaginer que ces rochers trouvés dans la ceinture d’astéroïdes au delà de l’orbite de Mars et ceux de la ceinture de Kuiper proviennent directement de l’étoile, ancêtre du Soleil, qui explosa. N’importe quel enfant de dix ans pourrait imaginer que cette matière solide provient des restes de planètes rocheuses, on dit telluriques, et ressemblant par exemple à la Terre ou à Mars soufflées lors de cette explosion cataclysmique. Toute cette matière se serait alors en partie à nouveau agglomérée pour former de nouvelles planètes. Et si avant l’explosion de l’ancêtre du Soleil il y avait eu une planète habitable où la vie était apparue alors la vie sur Terre telle que nous la connaissons ne serait qu’un « reste » de cette vie qui aurait existé bien avant que le Soleil et son système planétaire ne se reforme.

Cette divagation toute personnelle exclut que l’Univers soit issu d’un « big-bang » primordial. Je ne crois pas trop à cette théorie depuis que j’ai questionné cet astrophysicien rencontré lors d’un colloque pluridisciplinaire dans la région lyonnaise il y a près de 50 ans. Quand je lui ai demandé où se trouvaient aujourd’hui les galaxies dont la lumière, pour nous parvenir a voyagé dans l’espace pendant 12 milliards d’années il n’a pas su me répondre. J’en avais conclu qu’il ne croyait pas lui-même à cette théorie du big-bang qui stipule que l’Univers est en expansion depuis un point « zéro ».

Cette étoile ancêtre du Soleil devait donc exister depuis longtemps pour qu’elle arrive en fin de vie et explose. Un jour aussi le Soleil arrivera en fin de vie et il se transformera en étoile sombre et froide, alors il contribuera à sa manière à la matière noire invisible qui constitue la majorité de la masse de l’Univers. Un beau sujet de réflexion même si j’ai écrit de grosses bêtises car je ne suis nullement un astrophysicien …

Suite dans un prochain billet où il sera question d’une autre hypothèse d’apparition de la vie sur la Terre.

Lettre de Jacques GUILLEMAIN adressée à Mr le premier ministre Edouard PHILIPPE

Lettre de Jacques GUILLEMAIN adressée à Mr le premier ministre Edouard PHILIPPE

Capture d’écran 2019-01-10 à 18.40.06.png

Monsieur le Premier ministre, Vous venez de nous livrer un discours pitoyable comme on en voit peu.

Alors que le pays est au bord de l’explosion, que la fracture sociale est totale et que bientôt la fracture identitaire, que vous niez depuis toujours, va désintégrer la nation, vous venez d’ajouter à l’arrogance de l’exécutif envers les Gilets jaunes une humiliation sans précédent.

Vous croyez vraiment que le compte y est avec quelques miettes jetées à des millions de Gilets jaunes en train de crever ? Oui, je dis bien à des millions de GJ.

Car quand 75 % de la population soutiennent encore le mouvement, malgré vos tentatives de le discréditer, malgré les insultes de vos sbires qui les ont traînés dans la boue, on ne parle plus de 10 000 ou 15 000 GJ autour des ronds-points, mais de dizaines de millions de Français, travailleurs et retraités, jeunes et vieux, de droite comme de gauche, qui soutiennent sans restrictions ce cri de détresse de tout un peuple abandonné par une caste dirigeante, arrogante et méprisante qui s’enrichit toujours plus et laisse crever le peuple.

Ils vous l’ont dit pendant trois semaines. Ils sont en train de crever. Le 20 du mois, ils doivent choisir entre manger, se chauffer ou faire le plein. Mais vous êtes incapable de comprendre ça.

Les caisses sont vides ?

Mais à qui la faute ? Vous avez dilapidé l’héritage des Trente Glorieuses, quand la France avait le 5e niveau de vie au monde, derrière les États-Unis, le Luxembourg, la Suisse et la Suède. Aujourd’hui, les GJ ont le frigo vide.

Qui a fait venir des millions d’immigrés sans diplôme ni qualification, la plupart incapables de s’intégrer dans une économie moderne et performante et qui vont gonfler le flot des assistés ?

Vous l’ignorez sans doute, mais selon l’Insee, le social représente 4 % des revenus d’un natif, mais 22 % des revenus d’un immigré africain.

Cette immigration bas de gamme coûte plus cher en social que sa contribution au PIB. Elle ne fait qu’appauvrir le pays en le nivelant par le bas.

Le taux d’emploi des natifs est de 85 %, celui des immigrés de 65 % !

Vous accueillez des illettrés à l’heure du numérique.

Votre discours n’était que dissimulation sur les véritables causes de votre impuissance à satisfaire les Gilets jaunes. C’est l’immigration de pauvres qui nous a ruinés.

Car ces GJ, c’est à eux que vous faites supporter le coût démentiel de l’immigration, 100 milliards par an, chiffre jamais démenti officiellement.

Les Gilets jaunes paient 1 038 milliards de taxes et impôts. Où vont-ils, puisque vous n’en avez jamais assez ?

Contrairement à votre discours sur la hausse des salaires, il est prouvé que le niveau de vie a baissé de 440 euros depuis 2008.

Depuis 40 ans, la France emprunte pour maintenir à crédit le niveau de vie.

Depuis 40 ans, elle paie 40 milliards d’intérêts à ses créanciers, étrangers pour la plupart. 2 points de PIB ! Plus que la croissance qui est de 1,6 % ! (Voir note en fin de billet)

Difficile de s’en sortir dans ces conditions, surtout quand on charge la barque avec toute la misère du monde qui vient profiter de l’eldorado social.

Les caisses sont vides ?

Mais fermez donc les frontières au lieu d’aller à Marrakech signer le Pacte sur les migrations, un torchon onusien qui va signer notre arrêt de mort en légalisant l’immigration clandestine et en accordant le statut de réfugiés aux migrants économiques.

Car au final, c’est bien un droit que l’ONU accorde à tous les migrants et un devoir de les accueillir qu’elle impose aux pays signataires.

Supprimez l’AME, qui coûte 1 milliard chaque année et soigne les sans-papiers couverts à 100 %, alors que plus d’un tiers des Français diffèrent leurs soins faute de moyens.

Arrêtez de payer des retraites de 830 euros à des étrangers (1 300 pour un couple) qui n’ont jamais cotisé ni travaillé en France.

Ça vous permettra d’annuler la hausse de CSG sur les retraites et le gel des revalorisations. Vous saignez des retraités qui ont travaillé pendant 45 ans, sans connaître les 35 heures ou les 5 semaines de congés payés.

Faites donc la traque aux faux mineurs isolés qui représentent 60 % des MNA, selon le Sénat.

Vous n’avez pas un sou à donner aux GJ, mais en 2017 vous avez dépensé 1,250 milliard pour accueillir 25 000 mineurs isolés et en 2018 la facture sera de 2,5 milliards. Dont plus de 2 milliards pour les faux mineurs.

Et pendant ce temps, 25 000 de nos paysans sont en faillite et les suicides se multiplient, mais ce sont des GJ, ils peuvent donc crever en silence.

350 euros par mois pour un paysan qui trime 15 heures par jour sans vacances, mais 50 000 euros par an pour chaque MNA !

De l’argent, pour l’immigration de masse, il y en aura toujours. Les Gilets jaunes paieront. Du moins c’est ce que vous pensiez jusqu’à la révolte.

Vous attirez toute l’Afrique. Mais peut-être ignorez-vous que le milliard d’Africains produit moins de richesses chaque année que ne produisent nos Gilets jaunes qui sont les forces vives de la nation. Nous leur devons tout.

Ils sont ouvriers, paysans, infirmiers, policiers, chauffeurs routiers, commerçants.

Ce sont eux qui ont fait de la France la 5e puissance économique du monde que vous êtes en train de détruire avec l’immigration de pauvres totalement inutiles.

En Afrique, le PIB par habitant, c’est 1 000 euros par an en moyenne, beaucoup moins au Sahel. Et vous vous étonnez que le tsunami migratoire s’amplifie ?

Votre politique est pitoyable, elle va détruire la France.

La mise à sac des beaux quartiers de Paris, c’est votre faute. La colère des Gilets jaunes accablés de taxes et impôts, c’est votre faute.

Les 4 morts et les centaines de blessés, c’est votre faute.

Le ras-le-bol des forces de police, dont les effectifs ont été laminés et qui travaillent dans des conditions déplorables, c’est votre faute.

L’effondrement du niveau scolaire et l’islamisation de l’école, c’est votre faute. Les 1 000 agressions gratuites par jour, c’est votre faute. Les familles juives qui fuient le 9-3 pour leur sécurité, c’est votre faute. Le terrorisme qui a fait 250 morts et 1 000 blessés depuis 2015, c’est votre faute. L’explosion des mini-califats qui envahissent les banlieues, c’est votre faute.

La fracture identitaire et la dislocation de la nation, c’est votre faute.

La faute collective de toute une caste méprisante qui se croit revenue à l’Ancien Régime et s’octroie de plus en plus de privilèges, comme l’a montré la scandaleuse affaire Benalla. Soi- disant un simple porteur de bagages, avec appartement de fonction, voiture avec chauffeur, port d’arme, badge d’accès à l’Assemblée, grade de lieutenant-colonel de réserve à 26 ans ! Du n’importe quoi !

Oui, tous ces maux, ces fléaux, vous en êtes tous responsables car votre seule obsession c’est de promouvoir le mondialisme et le multiculturalisme quel qu’en soit le prix pour les natifs.

Emmanuel MACRON est au service de l’Union européenne et du grand capital.

Et votre seul combat c’est celui que vous menez contre les patriotes et les identitaires,

ces salauds de populistes qui ont le culot de défendre leur identité et leur culture, et que les juges rouges harcèlent en permanence pendant que les vraies racailles, qui pourrissent la vie des Français, sont remises en liberté après un simple rappel à la loi.

Notre justice du « mur des cons » est tombée tellement bas qu’un immigré peut violer une jeune gamine de 15 ans en toute impunité, « parce qu’il n’a pas les codes » !

CASTANER n’a vu que des néo-nazis chez les Gilets jaunes. Mauvaise pioche. Parmi les 400 manifestants arrêtés, aucun crâne rasé avec tatouage de croix gammée.

DARMANIN, encore plus nul, a fait de la surenchère. « Sous les Gilets jaunes, il y a des chemises brunes ».

Mais le pompon revient à votre porte-parole Benjamin GRIVEAUX.

« Certaines personnes arborant un gilet jaune remontaient les Champs-Élysées avec des drapeaux en disant : « On est chez nous ». Ceux-là appartiennent à une extrême droite identitaire… Et ceux-là, nous les combattrons à chaque minute, à chaque heure et à chaque journée de ce quinquennat, jusqu’au bout. »

Agiter un drapeau en clamant « on est chez nous » va bientôt mener au tribunal !

Après la dictature de la pensée, on passe au cran supérieur, comme à Cuba ?

Vous rendez-vous compte, Monsieur le Premier ministre, combien ces déclaration sont grotesques, mais aussi insultantes pour les Gilets jaunes ?

Vous rendez-vous compte que des millions de Gilets jaunes sont dans la désespérance pendant que vos sbires les insultent et les méprisent ?

Mais où donc êtes-vous allés chercher de telles nullités qui ne comprennent rien à rien. Il aura fallu que Paris s’embrase pour qu’ils réalisent enfin qu’ils étaient à côté de la plaque et que la situation devenait gravissime !

Mais qu’allez-vous faire quand les banlieues vont s’embraser à leur tour, comme en 2005, mais à la puissance 10, alors que 5 000 armes de guerre dorment dans les caves ?

Si vous êtes incapables de gérer un paisible mouvement des Gilets jaunes, ce n’est plus l’état d’urgence qu’il faudra décréter, c’est l’état de siège.

Votre incompétence et votre manque de jugement font peur.

Pour conclure, quelles que soient les mesures que vous prendrez, Emmanuel Macron ne renouera pas avec le peuple. Vous l’avez trop méprisé et trop insulté.

C’est fini, le divorce est définitif.

Et la rupture va s’aggraver avec la mondialisation et l’immigration que vous souhaitez amplifier. Le monde nouveau de MACRON, c’est en marche vers la catastrophe sociale et identitaire. On se demande s’il a tous ses esprits.

Jacques Guillemain

Commentaires.

1. Ce document m’a été communiqué par un ancien fonctionnaire auprès de divers gouvernements depuis l’administration Giscard jusqu’à celle de Sarkozy.

2. Il est tout à fait évident que l’armée – du moins les hauts gradés à la retraite – s’attend au pire, à la guerre civile. Et ils ne se cachent plus pour le déclarer sur les médias alternatifs, choqués par le limogeage par Macron du Général d’armée Pierre de Villiers, Chef d’état major des armées, quelques jours après avoir accédé au château. Je suis anti-militariste mais j’avoue que ce serait probablement la meilleure solution pour tous les Français que de voir un militaire au Palais de l’Elysée. À voir par exemple :

https://www.youtube.com/watch?v=JWZ_2BvlOsA

https://www.youtube.com/watch?v=TtsN8LpZp2Y

3. En 2019 l’Agence France Trésor aura besoin de collecter 236,6 milliards d’euros sur les marchés pour financer le train de vie de l’Etat. Sur cette somme 130,2 milliards serviront à payer la dette venue à échéance et le reste est ce que l’Etat dépense et qui n’est pas financé par l’impôt. Le service de la dette, le paiement des intérêts sur les 2322,3 milliards, nous coûte 41,9 milliards d’intérêt, soit un taux moyen de 1,8 %.