L’arrêt Bouvet de la Maisonneuve et Millet : vous connaissez ?

Le 4 Juin 1975 le Conseil d’Etat a statué au sujet d’une requête présentée par les deux citoyens mentionnés dans le libellé de l’arrêt, requête mettant en doute la liberté individuelle concernant l’obligation de la ceinture de sécurité pour le conducteur et le passager à l’avant d’un véhicule automobile. Écrire quelques lignes au sujet de cet épisode législatif français comme il en existe des dizaines de milliers peut paraître incongru aujourd’hui pour qui possède une voiture « moderne » qui signale que les ceintures de sécurité ne sont pas « bouclées » ou que la porte du coffre est mal fermée. En réalité cet arrêt institutionnalisait la perte de liberté individuelle et faisait en outre ressortir que si un citoyen n’est pas capable de se protéger lui-même alors l’Etat s’arroge le droit de s’occuper de son cas. En conséquence, et il y a de multiples conséquences au sujet de cet arrêt, tout individu qui refuse de se protéger lui-même est passible de sanctions.

Prenons des exemples. L’Etat a interdit les publicités relatives à l’alcool et aux cigarettes pour protéger les citoyens en les incitant à ne pas trop boire ou ne pas trop fumer. Dans sa grande responsabilité de transmission de son message l’Etat a agrémenté ces encouragements par des taxes astronomiques sur les cigarettes, de l’ordre de 500 % et pour les spiritueux de l’ordre de 100 %. Si un individu fume ou picole il est incapable de se protéger … selon l’esprit de cet arrêt du Conseil d’Etat dont voici un bref résumé trouvé sur le web :

Aujourd’hui cet arrêt fonctionne pleinement : port du masque obligatoire pour se protéger, confinements, distances de sécurité, et bientôt le goulag pour les récalcitrants parce c’est là où veut en venir l’Etat. Pour se protéger soi-même du réchauffement du climat il ne faudra plus faire d’enfants, restreindre sa consommation, se déplacer en bicyclette, travailler si possible chez soi, ne plus fumer, c’est polluant, se faire vacciner pour se protéger soi-même, etc, etc … Où se trouve alors la distinction entre se protéger soi-même et abandonner la majeure partie de ses libertés individuelles ? Voilà la vraie signification de cet arrêt ! Et si on ajoute le principe de précaution on se trouve exactement dans la situation présente et celle-ci ne pourra qu’empirer mais comme le dit souvent H16 ça ne peut que très mal se terminer.

Pour l’anecdote j’avais acquis au début des années 1980 une 2CV Citroën millésime 1954 (375 cm3) en triste état qui avait occupé mes fins de semaine pour la remettre en état de marche. Il n’y avait naturellement pas de ceintures de sécurité. Un jour, alors que je l’utilisais pour aller travailler depuis de nombreuses semaines, un agent de la force publique m’arrêta et me demanda de « boucler » ma ceinture de sécurité. Il fut dans l’incapacité de me verbaliser car techniquement il était impossible d’installer un tel équipement sur ce vieux modèle de 2CV : je découvris sans le savoir que, dans ce cas particulier l’arrêt du Conseil d’Etat Bouvet de la Maisonneuve et Millet (dont j’ignorais l’existence) ne pouvait pas s’appliquer …

Allons-nous vers une crise climatique de grande ampleur ?

Mes fidèles lecteurs ont bien compris que je ne crois pas un mot de la théorie de l’effet de serre du CO2 inspirée par des travaux d’Arrhenius largement contestés par la communauté scientifique. Diverses modélisations de l’évolution du climat ont conduit à des prédictions apocalyptiques qui trainent dans les médias du monde entier, prévisions agrémentées d’évidentes malhonnêtetés scientifiques comme la fameuse courbe en crosse de hockey, un subterfuge dont s’inspirèrent les décideurs politiques lors de la mise en place de l’accord international (non contraignant) conclu à Paris en 2015. Ces prédictions, ces modélisations et toutes sortes d’autres publicités mensongères comme la disparition des ours polaires ou des coraux ou encore de 60 % de la faune terrestre ont contribué à transformer cette fraude initiale de l’effet de serre du CO2 s’auto-alimentant comme par magie en un dogme, une croyance irrationnelle en laquelle la majorité de l’humanité croit. Et si par hasard quelqu’un exprimait quelque doute il est vite rappelé à l’ordre. Par exemple la vague de blizzard qui a mis à genoux l’un des Etats américains les plus riches a été expliquée par ces faiseurs de contes comme étant une directe conséquence du réchauffement du climat qui perturbe l’équilibre entre les masses d’air polaire et celles de la zone intertropicale. J’ai tenté sans succès de trouver une explication, scientifique, à cette nouvelle affirmation non pas sortie de la tête d’une climatologue confirmé mais du chapeau d’un prestidigitateur de cirque.

Le Texas compte parmi les leaders mondiaux de la fameuse « transition énergétique » bien que cette région nord-américaine regorge d’hydrocarbures. Entre les panneaux solaires et les moulins à vent il paraissait improbable sur le papier qu’un événement tel que la vague de blizzard de ces dix derniers jours puisse remettre en question cette décision des autorités politiques d’un abaissement drastique des émissions de carbone en développant massivement ces énergies dites vertes. Pas de chance ! La nature a montré qu’elle restait maître de la météorologie et par voie de conséquence du climat. Toutes les décisions irrationnelles que pourront adopter les pauvres bipèdes négligeables que nous sommes n’y feront rien : LE moteur des variations du climat est le seul Soleil avec ses propres variations d’activité dont les effets échappent à tout contrôle de la part de l’humanité.

Le climat terrestre est entré dans une phase d’instabilité identique à celle que connut l’humanité au sortir de l’optimum climatique médiéval (950-1200), une période d’une prospérité jamais atteinte auparavant. Les températures moyennes étaient de 2 à 2,5 degrés plus élevées qu’aujourd’hui et l’abondance des récoltes favorisa un accroissement exponentiel des populations. Ce fut en Europe l’époque des cathédrales. Dès le début du XIIIe siècle ce climat entra dans une longue période d’instabilité avec des alternances de sécheresses aux conséquences dévastatrices et d’hivers rigoureux, période instable ponctuée néanmoins de petits épisodes de calme relatif durant 20 à 30 ans. Toute cette période a été savamment occultée par les fonctionnaires de l’IPCC car cette variation climatique, un réchauffement si l’on considère les siècles qui l’ont précédé, n’avait rien à voir avec les émissions de CO2 provoquées par l’activité humaine. Cette longue période d’instabilité climatique qui suivit était le signe avant-coureur du « petit âge glaciaire » qui s’étendit de la fin du XVIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle. Il s’ensuivit l’optimum climatique moderne d’environ 40 ans qui est centré sur les années 1920. Malgré un autre sursaut des températures globales moyennes durant une trentaine d’années (1970-2000) cette évolution s’est figée depuis plus de 20 ans, le fameux « hiatus » inexplicable pour les experts de l’IPCC puisque les fameuses émissions de CO2 ont continué de plus belle.

Les instabilités météorologiques que l’on connait depuis maintenant près de 20 ans peuvent être le signe d’un changement radical de la nature du climat. Ce changement, compte tenu des observations du passé, pourrait conduire à un nouvel épisode de réchauffement. Malheureusement pour nous, petits homoncules négligeables, il s’agira d’un refroidissement progressif auquel nous ne sommes pas préparés, il n’y a qu’à constater la catastrophe texane. Et qui dit refroidissement dit aussi consommation accrue d’énergie tout simplement pour se chauffer dans les régions dites tempérées. Refroidir son logement l’été répond à une sorte de confort mais n’est pas vital. Chauffer son logement durant l’hiver est beaucoup plus critique. Ce sont des situations qui au fil des années à venir vont devenir de plus en plus fréquentes avec, en miroir, des étés plus chauds et plus secs. Il y a pire encore si on examine les compilations faites par Leroy Ladurie relatives aux chroniques de la période qui suivit l’optimum climatique médiéval, les hivers furent, certes plus rigoureux, mais les printemps et les automnes furent pluvieux et dévastèrent les récoltes. C’est ce à quoi on assiste aujourd’hui en Amérique du Nord et la prochaine victime de cette instabilité du climat sera l’Europe si ce n’est déjà le cas.

Il apparaît urgent que les décideurs politiques changent leur fusil d’épaule et songent à équiper leur pays de sources d’énergie fiables car des récoltes incapables en volume de satisfaire la faim des peuples risqueraient d’accélérer un chaos social : quand le peuple a faim il devient incontrôlable et tout simplement dangereux. Nous sommes à la vielle d’un changement du climat et la transition énergétique si chère à nos politiciens devrait plutôt s’orienter vers la mise en place d’infrastructures fiables pour faire face à ce changement. Ce que n’a pas fait le Texas …

La bioéthique a été vaincue par le COVID-19 : « à nouveau les médecins praticiens sont les détenteurs de la connaissance médicale »

Traduction de l’éditorial du dernier numéro (23 décembre 2020) de la Revue Bioethics. Lien en fin de billet.

Le regretté Robert Veatch, l’un des fondateurs de la bioéthique aux États-Unis, ne s’est jamais lassé de nous rappeler que la contribution au changement de paradigme que la bioéthique apportait aux soins des patients était de libérer les patients des mains des médecins, qui étaient traditionnellement considérés comme ayant les meilleures connaissance, même quand ils ne savaient décidément pas mieux. Il nous semble qu’avec l’avènement du COVID-19, la politique de santé a bouclé la boucle à ce sujet. Le COVID-19 a donné lieu à un grand nombre de documents d’orientation prétendument « éthiques » visant à aider les prestataires de soins de santé et les praticiens à répondre aux défis éthiques qui pourraient survenir dans leur réponse à la pandémie. L’éthique a deux fonctions principales : fournir des conseils d’action clairs et fournir une justification claire des actions. Les documents en question reflètent sans doute le triomphe politique ultime du « principlisme » bioéthique et, peut-être surprenant, comme corollaire, le triomphe ultime du « médecin-qui-sait-mieux ». Les personnes impliquées dans la rédaction de ces documents ont exploité le manque de connaissance des défauts conceptuels entachant les approches fondées sur les principes de la politique de la santé et des principes bioéthiques en général : vous prenez une liste remplie de « principes éthiques » en apparence satisfaisants mais contradictoires et disparates, puis dites aux gens de ne pas les respecter mais seulement d’appliquer ce qu’ils ont présent à l’esprit face à un problème éthique particulier, et de cocher les principes qu’ils ont utilisé et figurant sur leur liste. Nous ne pouvons pas entrer ici dans une analyse détaillée de chacun des nombreux documents d’orientation éthique COVID-19, mais nous suggérons qu’ils partagent un certain nombre de caractéristiques qui expliquent probablement pourquoi le « principlisme » (anglicisme que je n’ai pas pu traduire) est déployé en tant que composant d’éthique pratique. À chaque fois, un certain nombre de principes qui sonnent bien, que la plupart des gens raisonnables auraient beaucoup de mal à critiquer, sont ajoutés – en guise de préface – à ce qui serait autrement des documents de politique très controversés. Ces principes sont généralement en conflit (pensez à l’autonomie et à la bienfaisance, ou à l’utilité et à l’équité). On ne sait pas comment ces principes sont dépendants les uns des autres. Et, dans les cas où deux principes ou plus aboutissent à des orientations d’action contradictoires, nous ne savons pas plus clairement lequel d’entre eux doit être priorisé. Plus important encore, ces principes, lorsqu’ils sont spécifiés dans la mesure où ils ont tendance à figurer dans des directives éthiques, ne fournissent pas une réponse claire et concluante à la question de savoir à qui, ici et maintenant, devrait se voir offrir un traitement ou un vaccin lorsqu’il n’est pas possible de traiter ou de vacciner tous ceux qui pourraient en bénéficier.

Bien que de nombreux documents d’orientation éthique élaborés en réponse à la pandémie de COVID-19 soient raisonnables, leur étiquetage « éthique » est généralement trompeur, car ils échouent sur le critère d’orientation d’action, le critère de justification d’action, ou les deux. Jetons un coup d’œil à la première proposition : les « Lignes directrices préliminaires sur les populations clés pour la vaccination précoce contre le COVID-19 » publiées par le Comité consultatif national de la santé sur l’immunisation (CCNI) du gouvernement du Canada2. La question que ce document soulève est préoccupante étant donné la disponibilité initialement limitée des vaccins COVID-19 : qui devrait les recevoir en premier ? Ce à quoi nous sommes confrontés ici est une question typique de justice dans le processus décisionnel d’allocation des ressources. Le CCNI a produit ce qu’il appelle – de façon quelque peu optimiste – un « algorithme » décrivant le processus d’application de son cadre d’éthique, d’équité, de faisabilité et d’acceptabilité (EEFA) à cette question. En ce qui concerne chacun des nombreux principes éthiques énumérés, les lignes directrices fournissent une série de questions que le CCNI a examiné et, par la suite, détaillé la manière dont ces considérations ont été traitées (annexe B des lignes directrices). Par exemple, en ce qui concerne les principes de bienfaisance et de non-malfaisance, le CCNI demande : « Les recommandations ont-elles pris en compte les risques et les avantages, et les avantages l’emportent-ils sur les risques ? Le principe de réciprocité a-t-il été envisagé pour minimiser les dommages, en particulier dans les contextes épidémiques ? ». En réponse, le CCNI déclare que « les risques et les avantages ont été pris en compte dans les directives et résumés dans la justification de chaque recommandation. Les principes éthiques de proportionnalité, d’efficacité, de précaution et de réciprocité ont été appliqués aux orientations et explicitement discutés ».

Un problème clé avec les lignes directrices du CCNI, qui est typique des nombreuses lignes directrices « éthiques » élaborées en réponse à la pandémie de COVID-19, est qu’il ne détaille pas la manière dont les obligations morales concurrentes de ses principes éthiques disparates ont été équilibrées ni comment les conflits potentiels entre les divers principes éthiques ont été résolus. Par exemple, on ne sait pas comment le CCNI a équilibré le principe dit de « réciprocité » selon lequel le « fardeau disproportionné auquel sont confrontés ceux qui prennent des risques supplémentaires pour protéger le public » devrait être minimisé selon les principes de la justice affirmant que « traiter des personnes et des groupes avec le même souci et le même respect implique de fixer et d’appliquer équitablement des critères de priorisation ». Sans surprise, les orientations ne satisfont pas à la norme de justification. Il n’est nulle part explicitement détaillé comment, de quelles manières et par quels moyens les « principes éthiques de proportionnalité, d’efficacité, de précaution et de réciprocité ont été appliqués aux orientations ». Les recommandations réelles peuvent bien résulter de l’application de « l’algorithme » susmentionné, mais il est impossible d’évaluer cela, car le CCNI n’entreprend pas – et encore moins explicite – le travail nécessaire pour fournir cette justification cruciale. À titre d’exemple, « l’efficacité » n’est pas un principe qui va de soi car il est associé à un certain but recherché. Il n’y a pas de propriété unique qui soit « l’efficacité », et différentes conceptions de l’efficacité impliquent différents engagements normatifs.

Ce document d’orientation du gouvernement canadien pour la distribution du vaccin COVID-19 est, en réalité, un document de politique qui cache les normes méta-éthiques non divulguées (s’il y en a) par lesquelles son « algorithme » a été appliqué. On peut dire quelque chose de similaire à propos de nombreux documents d’orientation de ce type. Examinons – très brièvement – l’annexe B encore du Canada, cette fois de la province de la Colombie-Britannique. La question qu’elle vise à aborder est de savoir si les professionnels de la santé ont le devoir de prodiguer des soins aux patients atteints du COVID-19. Sa conclusion surprenante est que les professionnels de la santé ont une telle obligation à moins qu’ils ne subissent « un préjudice certain et important ». Il s’agit d’une norme conçue pour maximiser le nombre de professionnels de la santé tenus de se présenter au travail. Étant donné l’absence de certitude en ce qui concerne à la fois le risque d’infection et l’absence de certitude quant au développement réel d’une maladie grave, il serait difficile pour la plupart des professionnels de la santé d’être exemptés. Parmi les principes d’éthique de la santé publique « de base » qui « justifient » cette conclusion figurent les nouveaux venus dans les principes éthiques comme la « flexibilité » et le « travail en commun », à côté de principes tarifaires plus standards comme la maximisation de l’utilité et le respect de l’autonomie. Les deux derniers sont des idées non controversées. Comment devraient-ils être résolus (en gardant à l’esprit que ce n’est pas moins que la vie des travailleurs de la santé est en jeu) ? Eh bien, le décideur, probablement un gestionnaire d’établissement de soins de santé, identifiera les principes applicables – probablement contradictoires – et établira les priorités (d’une manière ou d’une autre). Comme toujours avec les approches de principe de la politique de la santé, la stratégie d’établissement des priorités et la justification de la décision sont aussi arbitraires que de lancer une pièce de monnaie en l’air.

Ces problèmes ont été aggravés dans le cas des directives COVID-19 au Royaume-Uni. En l’absence de directives faisant autorité du gouvernement britannique, le vide a été comblé par des documents séparés produits par les gouvernements décentralisés en Écosse et en Irlande du Nord, ainsi que par des documents d’orientation éthique publiés par des organisations professionnelles, telles que le Collège Royal des Médecins (soutenus par 15 autres organismes professionnels) et la British Medical Association. Bien qu’il y ait un certain chevauchement dans les principes éthiques employés dans ces directives respectives, certains principes sont mentionnés dans l’un mais pas dans d’autres, et les spécifications des principes varient selon des modalités qui peuvent avoir des implications normatives importantes. Prenons, par exemple, le principe d ‘ »équité », qui est spécifié de différentes manières. 1. « Toute personne doit être traitée avec justice comme un individu afin que les décisions soient rationnelles, justes, pratiques et fondées sur des processus appropriés, avec des preuves et une justification claires. Tout le monde compte de la même manière, de sorte que les personnes ayant une chance égale de bénéficier des ressources de santé et de protection sociale devraient avoir une chance égale de les recevoir.Toute évaluation des avantages et des inconvénients potentiels d’une intervention sanitaire ou sociale ou de son calendrier doit respecter les droits individuels » (ministère de la Santé d’Irlande du Nord). 2. « Les patients doivent être traités comme des individus, dans le respect de leur autonomie, et non discriminés » (gouvernement écossais). 3. « Le personnel de première ligne, les décideurs, la direction et le gouvernement ont la responsabilité envers les patients de s’assurer que tout système utilisé pour évaluer les patients car l’augmentation ou la diminution des soins ne doit désavantager aucune personne ou groupe de personnes de manière disproportionnée. Les traitements doivent être disponibles et administrés, indépendamment des antécédents médicaux de la personne, par exemple une incapacité, lorsqu’il est considéré qu’il aidera le patient à survivre et à ne pas nuire à sa santé ni à son bien-être à long terme »(Collège royal des médecins). 4. «Tout le monde compte de manière égale. Les personnes qui ont une chance égale de bénéficier d’un soin devraient avoir une chance égale de le recevoir – bien qu’il ne soit pas injuste de demander aux gens d’attendre s’ils pourraient obtenir le même avantage plus tard »(British Medical Association).

Même dans le cas d’un principe unique comme l’équité, les différentes spécifications rendent extrêmement difficile pour les prestataires de soins et les praticiens de naviguer entre les différentes lignes directrices, ce qui conduit à des obligations contradictoires : traiter les patients comme des individus dans le respect de leur autonomie et de leur prodiguer des soins avecune chance égale d’en profiter comme n’importe quelle autre personne. Il y a, bien sûr, d’autres considérations normativement pertinentes qui ne sont pas abordées : quels types de caractéristiques définissent « l’égalité » et comment les praticiens peuvent-ils faire cette évaluation dans la pratique ?Comment traiter des patients individuels de manière «égale» dans des situations de prise de décision isolées garantissant que le système dans lequel ces décisions sont prises est « équitable» ? Lorsque nous prenons en compte l’ensemble des principes éthiques employés dans ces documents de politique et leurs différences, la prolifération des principes éthiques – des principes provenant de différentes sources peuvent générer des conflits et de la confusion, et augmenter le risque d’incohérence. Une critique de longue date parmi les philosophes-bioéthiciens des approches principlistes de la prise de décision en matière de politique de santé a été que si l’on conçoit un document d’orientation éthique qui consiste en des règles ou des principes normatifs conflictuels (notez le processus apparemment arbitraire d’identification / de sélection de ces principes), il faut fournir ce document avec des indications claires sur la manière de résoudre ces conflits. En l’absence de critères explicites pour peser et équilibrer les exigences éthiques concurrentes, on se retrouve avec un document d’orientation qui est incapable de fournir une orientation éthique explicitement justifiable pour commencer. Le résultat est que les prestataires de soins de santé et les praticiens doivent faire eux-mêmes des arbitrages et des compromis. Cela signifie que les décideurs, bien qu’ils prétendent « savoir mieux » dans la mesure où ils ont identifié, sélectionné et spécifié les principes éthiques qui, à leur avis, devraient guider les prestataires de soins de santé et les praticiens, ne peuvent se targuer que d’un crédit minimal pour guider, et aucun crédit pour justifier les décisions qui sont prises dans le feu de l’action hospitalière. Dans la pratique donc, le principe de la bioéthique et les documents d’orientation de la politique de santé COVID-19 basés sur celui-ci, nous ont ramenés à la politique du « médecin-sait-le-mieux » en matière de soins aux patients, et les prestataires de soins de santé locaux savent le mieux quand il s’agit de décider qui sera le premier à recevoir la vaccination contre le COVID-19, qui doit se présenter au travail dans des environnements à haut risque, si les services et interventions non liés au COVID seront dé-priorisés et qui les recevra et ne les recevra pas, etc. ». La seule différence avec les « mauvais » jours du passé est qu’aujourd’hui les politiques sont mieux camouflées par des principes éthiques de « haut vol », des préambules, des préfaces, des cadres de travail, avec la permission du NACI et de ses « algorithmes ». Bien que l’effet de ces principes sur la politique de santé du COVID-19 soit de faire incomber carrément aux hôpitaux locaux, aux équipes médicales et aux médecins de fournir des réponses aux dilemmes éthiques auxquels ils sont confrontés, la politique du « médecin-qui-sait-mieux » que ces documents de politique qui ont été promus implique également que « les décideurs sont les mieux informés ». Ceux qui ont rédigé ces lignes directrices sont pleinement conscients que le succès des documents en termes d’aide à la résolution des dilemmes éthiques dépend de l’adhésion des fournisseurs de soins de santé et des praticiens et de la coopération des patients et du public. Par exemple, comme le reconnaît la British Medical Association, « les citoyens acceptent l’équité et la légitimité des décisions » en fonction du fait qu’ils sont « informés à l’avance de la réponse attendue » et « des décisions transparentes et responsables du processus d’élaboration, y compris une discussion explicite des principes éthiques et du raisonnement sur lequel les décisions sont prises ». Dans la mesure où des décideurs comme la British Medical Association fournissent ces informations, ils considèrent peut-être qu’il est probable que ces directives conduiront à leur plus grande acceptation. Cependant, les décideurs politiques ne peuvent pas présumer a priori que ces lignes directrices seront acceptées par les patients et le grand public ni qu’ils les approuvent. Si les décideurs n’ont pas de bonnes raisons de croire que le public sera d’accord avec ou si les membres du public ne peuvent pas déterminer, au vu des documents, comment les principes éthiques seront appliqués par ceux qui sont chargés de leurs soins, alors ces directives nécessiteront une consultation et une contribution publiques substantielles avant que les décideurs politiques puissent en tirer des conclusions raisonnables concernant l’acceptation du public. Dans le cas contraire, il est clair que les décideurs politiques sont les plus aptes à connaître la médecine …

Auteurs. Jonathan Lewis, Institut d’éthique, Université de Dublin et Udo Schuklenk, Département de philosophie, Queen’s University, Kingston, Ontario, http://doi.org/10.1111/bioe.12840

Note de votre serviteur. Pourquoi la gestion de l’épidémie de coronavirus a été aussi déplorablement appréhendée en Europe, et en Amérique du Nord ? Parce que les décideurs politiques pensent mieux connaître la médecine que les médecins praticiens puisqu’ils se sont tous entouré d’un aréopages de médecins qui n’ont pas approché un malade depuis de nombreuses années. Les fameux (et parfois fumeux) principes éthiques ont bon dos. Ils sont devenus la panacée de la bonne gouvernance et les pouvoirs politiques se réfugient derrière ces principes auxquels il faut ajouter le détestable principe de précaution, une définition du « principlisme » … Ceci explique cela.

Le Parlement européen a entériné le suicide de l’Europe

Le Parlement européen est très loin de rassembler la fine fleur des politiciens et des économistes de l’Europe. Ce Parlement est une réunion d’opportunistes mus par leurs convictions idéologiques, de mauvais médecins, de mauvais agriculteurs, ceci à de très rares exceptions près, des exceptions qui confirment la règle. Ce parlement est une vraie poubelle, selon le nom du Préfet de la Seine Eugène Poubelle qui institua un ramassage des ordures ménagères à Paris. Il est triste de constater que Paris ressemble aujourd’hui à ce que cette ville était avant le décret du Préfet datant de 1883 mais c’est hors-sujet. Tous ces clowns du Parlement européen qui se sont attribué des salaires exorbitants sur le dos des contribuables européens s’en donnent à cœur joie pour voter des décisions absurdes allant à l’encontre du bon-sens le plus élémentaire. La dernière trouvaille de ce Parlement a eu lieu le 6 Octobre 2020, un jour qui fera date dans l’histoire de l’Europe tant les conséquences faciles à prévoir seront suicidaires pour l’ensemble de l’Union européenne. Il s’agit de la loi européenne sur le climat concoctée par les idéologues crypto-gauchistes agissant la main sur le cœur pour sauver la planète et son climat et en premier lieu l’Europe (lien).

Venons-en aux données récentes relatives aux émissions de carbone par l’Union européenne. Entre 1990 et 2018 ces émissions ont été réduites de 25 %. Une grande part de cette réduction eut lieu au cours des années 1990 après la chute du mur de Berlin et la fermeture d’une grande partie de l’industrie lourde des « démocraties populaires » de l’ex-bloc soviétique que les délocalisations subséquentes de certaines industries des pays de l’ouest de l’Europe n’ont pas compensé. La crise financière de 2008-2009 a réduit ces émissions de 548 millions de tonnes d’équivalent CO2, essentiellement en raison de la paralysie totale du secteur du bâtiment entrainant une chute de la production de ciment, un très gros contributeur à ces émissions. Au cours de la dernière décennie les émissions de carbone ont encore chuté de 468 Mt d’équivalent CO2 pour atteindre au cours de l’année 2018 quatre mille deux cent trente deux millions de tonnes de carbone équivalent CO2.

Pour atteindre l’objectif 2030 soit une réduction globale de 60 % de ces émissions il sera donc nécessaire de réduire encore de 53 % ces émissions de carbone ! Il est évident que personne au Parlement européen n’a la moindre idée claire de la stratégie à adopter en Europe pour atteindre en 10 ans cet objectif car il sera nécessaire d’effacer encore 1971 Mt d’équivalent CO2. Ces décisions du Parlement immédiatement officialisées par la Commission à la tête de laquelle se trouve Ursula von der Leyen, qui ne cache plus sa sympathie sans conditions pour les partis « verts », ressemblent à une mauvaise blague. Il est opportun de rappeler ici que la croissance économique est directement liée à la consommation d’énergie. Sans énergie, il ne faut pas rêver, il n’y a pas de croissance économique. Le graphique ci-dessous révèle deux choses. La consommation d’énergie aux USA n’a cessé d’augmenter depuis 1990 jusqu’à la crise des subprimes puis elle a stagné. En Europe cette consommation est aujourd’hui (2019) inférieure à ce qu’elle était en 1990. Pour quelle raisons ? D’une part l’Europe s’est globalement « désindustrialisée », en plus de l’industrie lourde toutes les technologies de pointe européennes ont disparu ou ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes, je pense au savoir-faire français dans l’électro-nucléaire qui peine toujours à renaître avec les deux EPRs qui ne sont toujours pas opérationnels, tant en Finlande qu’en France. L’Europe ne produit plus de rails de chemin de fer, ils sont importés de Chine. Les Chinois doivent vraiment en rire …

Opter comme l’a acté le Parlement européen pour des énergies renouvelables afin de réduire l’empreinte carbone de l’Europe qui ne représente que 7,5 % du total mondial est une décision stupide qui va accélérer la ruine de l’Europe, la paupérisation de ses peuples créant de graves troubles sociaux qu’aucun de tous ces politiciens totalement incompétents n’a osé imaginer car ils en sont bien incapables.

Source et illustrations: https://www.euractiv.com/section/energy-environment/news/eu-parliament-votes-for-60-carbon-emissions-cut-by-2030/

Nouvelles des îles Canaries … et de France

En un mois près de 20000 immigrants clandestins ont accosté sur les côtes de l’archipel des Canaries. Ils ont été parqués dans des hôtels vides, mis en quarantaine, nourris et logés par les contribuables locaux, avant d’être expédiés par avion vers Madrid. Ils seront ensuite lâchés dans la nature et leur destination rêvée est … la France, un véritable pays de cocagne. En effet ils y trouveront une assistance sans limite, un logement, une assiette pleine à chaque repas, une couverture sanitaire totale (avec carte vitale), des soins auxquels certains Français n’ont même pas accès … sans parler de la fraude organisée par l’administration française à la carte vitale (plus de 5 millions de cartes vitale fantôme ouvrant à toutes sortes de prestations sociales) qui coûte au bas mot 50 milliards d’euros aux contribuables français (selon Charles Prats : https://www.youtube.com/watch?v=htX6JUcYMd8 ). Et pendant ce temps-là le gouvernement français néglige ses « vieux » comme l’indique l’affichette ci-dessous à méditer.

Notes : AME = aide médicale d’Etat à 100 % exclusivement réservée aux immigrants clandestins sans papiers. Rapport de la Cour des Comptes de Septembre 2020 : https://www.ccomptes.fr/system/files/2020-09/20200908-rapport-Lutte-contre-fraudes-prestations-sociales_0.pdf . À la lecture de ce rapport l’évaluation citée par Charles Prats est optimiste, le montant qui disparaît chaque année serait plus proche de 70 milliards. Donc, l’Etat français « fait de l’humanitaire » sur le dos des contribuables …

Valentina Zharkova se défend

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Ce sont ces petites races de gaz invisible qui réchauffent la Terre ! C’est le Soleil, imbécile !!!  Il faut taxer le dioxyde de carbone !!

Lorsque le Docteur Valentina Zharkova publia un article dans Nature- Scientific Reports mis en ligne le 24 Juin 2019 celui-ci fut retiré par l’Éditeur en chef il y a quelques semaines seulement sous le fallacieux prétexte que la trajectoire du Soleil autour du barycentre du système solaire n’était pas un argument convaincant pour prédire l’arrivée d’un âge glaciaire dès 2020 et qui devrait durer jusqu’en 2055. Le modèle mathématique du Docteur Zharkova pour décrire la variation au cours du temps du champ magnétique solaire prédit en effet un grand minimum solaire pour les 30 années à venir. N’importe qui pourra arguer du fait que puisque les modèles de réchauffement de l’IPCC ne sont pas confirmés par les faits, celui de V. Zharkova n’a pas plus de valeur. Or il n’en est rien puisque son modèle mathématique permet de remonter dans le temps. Pour qu’un modèle mathématique d’une telle nature soit validé il n’y a que deux solutions : attendre 100 ans pour constater qu’il est valable ou vérifier la validité du modèle dans le passé. Si ce modèle est en effet correct il devrait avoir été possible par le calcul de retrouver les diverses variations du climat qui eurent lieu par exemple durant les 10000 dernières années. Et c’est exactement le cas pour ce modèle de V. Zharkova. Celui-ci est une mise en équations de l’interaction des résonances entre les champs magnétiques toroïdal et poloïdal du Soleil. Pour ce qui concerne les modèles d’évolution du climat par l’IPCC je n’ai vu nulle part qu’ils vérifiaient l’évolution passée du climat …

Le fonctionnement magnétique du Soleil est extrêmement complexe. Cet astre tourne autour de lui-même en à peu près un mois mais la vitesse de rotation de la matière solaire est plus rapide au niveau de l’équateur solaire qu’aux pôles. Ce premier fait visualisé par les taches solaires qui ont toujours intrigué les observateurs est en réalité la manifestation à la surface du Soleil des tensions entre les lignes de champ magnétique induites par cette rotation différentielle de 25 jours à l’équateur et de 34 jours aux pôles. La migration des taches solaires, déjà observée du temps de Galilée, suit un mouvement général du pôle vers l’équateur, zone où ces taches semblent disparaître. Le Soleil est donc une immense dynamo constituée de deux systèmes de courants de matière, des pôles vers l’équateur et de pôle à pôle. Il aura fallu attendre la fin des années 1970 pour disposer d’analyses précises du champ magnétique global du Soleil et sans la prise en considération de ces deux composantes poloïdale et toroïdale de la dynamo solaire, toute description mathématique de ce champ magnétique solaire est impossible.

Le modèle de V. Zharkova combine ces deux composantes de la dynamo solaire. Il s’agit d’oscillations au cours du temps de ces deux composantes qui ne sont pas exactement synchrones. Si tel était le cas le climat de la Terre serait toujours égal à lui-même. Or l’histoire a bien montré que ce n’était pas le cas. Il y a eu, en remontant le temps, l’âge glaciaire de 1645-1715, le minimum de Wolf vers 1200 qui a immédiatement suivi l’optimum climatique médiéval (900-1200), le minimum dit d’Homere (800-900 avant l’ère commune) suivi de l’optimum romain (400-0 avant l’ère commune), des fluctuations que le modèle de V. Zharkova décrit parfaitement. Il n’existe pas d’arguments plus solides pour prétendre que ce modèle est exact. Et c’est ce qui dérange beaucoup dans la sphère scientifique vendue aux thèses erronées de l’IPCC. L’éditeur en chef de Nature a retiré cet article dérangeant dont voici le doi : 10.1938/s41598-019-45584-3 .

En effet parmi les hypothèses avancées pour tenter d’expliquer ces fluctuations périodiques de l’activité magnétique du Soleil décrites par le modèle de V. Zharkova il y a les effets de marée exercées par les planètes géantes du système solaire, Jupiter, Saturne et Uranus que beaucoup d’auteurs considèrent comme négligeables, et également le fait que le Soleil ne suit pas une trajectoire « rectiligne » (en fait elliptique) autour du centre de la galaxie mais c’est en fait le barycentre du système solaire dans son ensemble qui suit cette trajectoire et le Soleil « circule » autour de ce barycentre, le mouvement inertiel du Soleil. Or ce mouvement peut être parfaitement décrit par le calcul de la position des planètes. Ce que les adeptes du réchauffement du climat d’origine humaine réfutent fermement est le fait que cette « circulation » du Soleil est infime par rapport à sa masse et qu’en aucun cas elle peut induire les fluctuations du champ magnétique solaire telles qu’elles sont décrites par le Docteur V. Zharkova : C’est le CO2 atmosphérique qui est le facteur le plus important, et il faut que l’humanité toute entière change de style de vie, point barre.

Alors, me direz-vous, pourquoi il y a eu des périodes de climats très favorables au cours du passé alors qu’on ne connaissait ni le charbon ni le pétrole et encore moins le gaz naturel et que le seul combustible connu était le bois ? La teneur du CO2 atmosphérique était dite « préindustrielle » et le climat était (aussi ?) préindustriel. Il y a un problème de taille dans ces affirmations mensongères de l’IPCC et de tous les mouvements écologistes de la planète applaudis par de nombreux politiciens : pourquoi de telles fluctuations du climat passé, des alternances de climat chaud suivies de périodes froides, alors que l’humanité ne produisait pas de CO2 « non renouvelable » ?

Quand le Docteur V. Zharkova prédit une période froide à très froide entre 2020 et 2055 selon son modèle c’est un véritable pavé dans le marigot des tenants du réchauffement climatique d’origine humaine qui veulent imposer la rigueur énergétique à l’humanité entière. Si on entre dans le détail l’activité magnétique du Soleil a déjà chuté de près de 70 % depuis la fin de l’optimum climatique moderne (1960-2000 approximativement), une valeur jamais atteinte depuis plus d’un siècle et demi. Si l’irradiance solaire totale a peu changé, une diminution d’à peine 0,22 %, les effet de la chute spectaculaire du champ magnétique solaire et par conséquent du vent solaire vont être beaucoup plus prononcés. L’affaiblissement de ce champ magnétique provoque déjà une forte augmentation du rayonnement cosmique de haute énergie atteignant la Terre. La conséquence à court terme est un accroissement de la couverture nuageuse et donc une augmentation de l’albedo de la Terre, augmentation qui provoquera un refroidissement généralisé de toutes les zones terrestres hors régions intertropicales. Je me permet pour conclure ce billet de dire que Madame Valentina Zharkova est optimiste quand, sur la base de son modèle, elle donne les dates précises de la période froide à venir : 2020-2053. Pour que le climat revienne à des valeurs « normales » telles qu’on les connaît aujourd’hui il se passera peut-être dix à vingt années supplémentaires de même qu’il faudra peut-être attendre aussi dix ans pour réellement ressentir un refroidissement du climat.

Source : un article de mise au point de Valentina Zharkova aimablement communiqué sur ma demande et que je tiens à la disposition de mes lecteurs.

Que se passe-t-il au dessus de nos têtes ?

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En ce début du mois de juillet 2020 tous les Européens qui ont regardé le ciel à la nuit tombante ont peut-être observé un phénomène spatial qui devient de plus en plus fréquent, la présence de nuages de très haute altitude encore éclairés par le Soleil pourtant disparu derrière la ligne d’horizon. De Budapest à Paris et à la côte dalmate ces nuages ont pu être observés avec une intensité stupéfiante. Il ne s’agit pas d’aurores boréales mais bien de nuages constitués de cristaux de glace se trouvant à une altitude d’environ 80 kilomètres.

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Les images prises au début de la nuit du 5 au 6 juillet confirment qu’il se passe quelque chose d’inhabituel au dessus de nos têtes. Il y a d’abord la présence d’espèces ionisées générées par une plus profonde pénétration des rayons cosmiques dans l’atmosphère en raison de la faiblesse relative du champ magnétique solaire. À ce phénomène s’ajoute la tendance à une plus grande humidité de l’air situé en dessous de cette frontière atmosphérique que constitue la mésopause, humidité favorisée par une évaporation plus intense des eaux océaniques, cette humidité se répartissant par les puissantes boucles de convection de Hadley partant de la zone intertropicale vers les latitudes proches de 45 °N. À la conjonction de ces deux paramètres s’ajoute le fait que la mésopause où se forment les nuages noctilucents est actuellement anormalement froide – aux alentours de moins 90 °C – amplifiant de ce fait la formation de cristaux de glace qui forment un excellent miroir pour le rayonnement solaire au cours de la journée même si ces nuages sont invisibles.

Les nuages noctilucents peuvent aussi présenter des ondulations attestant de vents violents à ces hautes altitudes :

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Source et illustrations : Spaceweather.com

Transition énergétique : encore plus d’impôts et de taxes !

Alors que le parti vert-pastèque a « pris le pouvoir » dans plusieurs grandes villes françaises et que le gouvernement rajoute une couche de la même couleur sur l’orientation politico-écologiste de la fin du quinquennat de Macron avec cette mascarade dite « citoyenne » du comité des 150, une véritable caricature de démocratie, dans le but de taxer encore et encore les classes moyennes et les sans-dents des provinces roulant dans de vieilles diesel en fumant une gauloise, la situation est tout aussi préoccupante en Grande-Bretagne et le Brexit n’y est pour rien.

Le monde politique britannique est plus pragmatique et plus réaliste. Boris Johnson sait qu’il y a de plus en plus de sujets de Sa Majesté faisant partie maintenant d’une sous-classe sociale pudiquement appelée les « pauvres énergétiques ». Ce sont des ménages qui, l’hiver, choisissent de ne pas chauffer leur logement pour pouvoir se nourrir et de circuler à pied ou en vélo (quand ils peuvent s’en offrir un) sur de longues distances car ils n’ont plus les moyens financiers de posséder une voiture. Cette classe sociale est déjà soumise à une multitude de taxes mises en place sous la pression du lobby écologiste dont l’objectif final est « zéro émissions de carbone ». Les taxes sur le gaz naturel domestique et le gasoil destiné au chauffage des logements représentent 3 milliards de livres sterling par an. À ces taxes il faut ajouter une contribution des consommateurs d’électricité de 10 milliards de livres pour la promotion des énergies vertes. À ces mêmes taxes il faudra ajouter 2,5 milliards de nouvelles taxes dites « taxes carbones » dont la mise en place est planifiée pour la fin de l’année 2020. L’ensemble de ces taxes, au final, va complètement effacer la suppression de la contribution de la Grande-Bretagne au budget de l’Europe consécutive au Brexit.

La situation fiscale du Royaume-Uni vérifie le vieil adage qui dit qu’il est facile de créer un nouvel impôt mais qu’il est toujours très difficile de le supprimer. En ce qui concerne l’agriculture les exploitants agricoles vont devoir payer à hauteur de 300 millions de livres par an un impôt spécial sur les émissions de gaz à effet de serre et le diesel pour les machines agricoles ne sera plus détaxé le premier janvier 2021. La pompeuse « Commission Zéro Carbone », un influant lobby vert britannique (lire ci-après) considère qu’en ce qui concerne l’agriculture ce sont les consommateurs qui adopteront des régimes alimentaires « bas carbone » (je ne sais pas ce que cela signifie) et mettront en place des circuits courts de distribution de l’alimentation. J’aimerais avoir des éclaircissements sur la distribution de denrées alimentaires directement du producteur au consommateur dans une agglomération comme celle de Londres …

L’industrie et le commerce ne sont pas en reste. En dehors des secteurs industriels gros consommateurs d’énergie, la grande majorité de l’industrie et du commerce seront affectés par les taxes « vertes » à hauteur de 2 milliards de livres de nouvelles taxes « carbone » par an. Afin d’éviter que les pays étrangers d’où sont importés des biens de consommation courante et des pièces destinées à l’industrie manufacturière nationale considèrent que le gouvernement britannique a mis en place des taxes douanières, ces dernières ont été renommées « taxes carbone » sur les émissions de carbone délocalisées. Peut-être que la France et d’autres pays de l’Europe continentale devraient s’inspirer des Anglais pour stimuler la « relocalisation » de leurs industries manufacturières. Je reste franchement rêveur sur ce dernier point.

Le Premier Ministre Boris Johnson s’émeut du danger que représentent toutes ces taxes dans le cadre de la reprise économique de l’après-Covid, situation qui pourrait également compromettre son avenir politique.

Note. En dépit de son nom la « Zero Carbon Commission » n’est pas un organisme officiel. Ses membres comprennent John Sauven, Directeur exécutif de Greenpeace UK, Georgia Berry, Directrice de la communication de OVO, le deuxième plus grand distributeur d’électricité et de gaz naturel de Grande-Bretagne, la Baronne Bryony Worthington, activiste climatique célèbre, le Professeur Fankhauser de l’Institut Grantham du changement climatique, le Professeur Ekins de l’institut des ressources renouvelables de l’University College de Londres, le Docteur Rhian-Mari Thomas du groupe de pression bancaire du Green Finance Institute, Lord Turner, ancien président du Commitee on Climate Change et Nick Butler ancien vice-président de BP : http://www.publicfirst.co.uk/new-report-for-the-zeroc-commission.html

La pandémie de coronavirus modifiera à jamais l’ordre mondial

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Par Henry Kissinger, paru dans le NY-Times le 4 avril 2020

L’atmosphère surréaliste dans laquelle nous plonge la pandémie de Covid-19 me rappelle ce que j’ai pu ressentir jeune homme, dans la 84e Division d’Infanterie, durant la Bataille des Ardennes. Aujourd’hui comme à la fin de 1944 règne ce sentiment d’un insaisissable danger, qui ne vise personne en particulier, mais frappe au hasard et sans merci. Une différence importante caractérisait cependant ces temps lointains par rapport à notre époque : la capacité de résistance des Américains se nourrissait de la poursuite d’un objectif national suprême. Aujourd’hui, dans un pays divisé, l’efficacité et la clairvoyance doivent guider l’action du gouvernement pour surmonter des obstacles sans précédent par leur ampleur et leur portée mondiale. Conserver la confiance du public est essentiel à la solidarité sociale, à la relation entre les sociétés, à la paix et à la stabilité internationales.

La cohésion et la prospérité des nations reposent sur la conviction que leurs institutions peuvent prévoir les catastrophes, endiguer leurs effets et restaurer la stabilité. Lorsque la pandémie de Covid-19 sera passée, les institutions de nombreux pays donneront l’impression d’avoir échoué. La question n’est pas de savoir si ce jugement est juste d’un point de vue objectif. La réalité est qu’après le coronavirus, le monde ne sera jamais plus comme avant. Se quereller aujourd’hui à propos du passé ne peut que rendre plus compliqué ce qu’il convient de faire.

Le coronavirus a frappé dans des proportions et avec une brutalité inédites. Sa progression est exponentielle : aux Etats-Unis, le nombre de cas double tous les cinq jours. A l’heure où je rédige ces lignes, il n’existe pas de remède. Les équipements médicaux sont en quantité insuffisante pour faire face aux vagues de plus en plus importantes de malades. Les unités de soins intensifs seront bientôt débordées, quand elles ne le sont pas déjà. Les tests ne permettent pas d’identifier l’étendue de l’infection, et encore moins d’inverser sa diffusion. La mise au point d’un vaccin pourrait prendre douze à dix-huit mois.

L’administration américaine a fait ce qu’il fallait pour éviter une catastrophe immédiate. Le test ultime sera de savoir si la propagation du virus peut être arrêtée, puis inversée d’une manière et dans des proportions qui préservent la confiance du public dans la capacité des Américains à se gouverner. L’effort déployé face à la crise, quelles que soient son ampleur et sa nécessité, ne doit pas empêcher le lancement urgent d’une initiative parallèle pour assurer la transition vers le nouvel ordre de l’après-coronavirus.

Les dirigeants gèrent la crise pour l’essentiel à l’échelle nationale mais l’effet de désagrégation que le virus produit sur les sociétés ne connaît pas les frontières. Si l’impact sur la santé des individus sera, espérons-le, temporaire, les bouleversements politiques et économiques que la pandémie provoque pourraient être sensibles durant plusieurs générations. Aucun pays, pas même les Etats-Unis, ne peut vaincre le virus sur la base d’un effort purement national. Faire face aux besoins du moment doit en définitive s’accompagner d’une vision et d’un programme communs sur le plan mondial. Si nous ne menons pas les deux de front, nous aurons le pire de chacun des deux.

Au vu des enseignements tirés de l’élaboration du Plan Marshall et du Projet Manhattan, les Etats-Unis doivent consentir un effort considérable dans trois domaines. Il faut d’abord renforcer la capacité mondiale de résistance aux maladies infectieuses. Tranquillisés par les victoires de la science médicale que sont le vaccin contre la poliomyélite et l’éradication de la variole, ou encore cette merveille naissante de la technique et des statistiques qu’est le diagnostic médical fondé sur l’intelligence artificielle, nous avons fait montre d’un dangereux excès de confiance. Nous devons mettre au point de nouvelles techniques et technologies de contrôle des infections et des vaccins proportionnels à l’ampleur des populations. Villes, Etats et régions doivent se préparer systématiquement à protéger leur population contre les pandémies en constituant des stocks, en procédant à une planification conjointe et en explorant les frontières de la science.

Ensuite, il convient de panser les blessures de l’économie mondiale. Les dirigeants du monde entier ont tiré des leçons importantes de la crise financière de 2008. La crise économique actuelle est cependant plus complexe : la contraction résultant de la pandémie de coronavirus est, dans sa rapidité et sa portée planétaire, sans précédent dans l’Histoire. Et les mesures indispensables de protection de la santé publique, comme la distanciation sociale et la fermeture des écoles et des entreprises, contribuent aux difficultés économiques. Il faudra aussi mettre en oeuvre des programmes pour atténuer les effets du chaos imminent sur les populations les plus vulnérables de la planète.

Enfin, les principes de l’ordre libéral international doivent être préservés. Le mythe fondateur de l’Etat moderne est une ville fortifiée protégée par des dirigeants puissants, parfois despotiques, parfois bienveillants, mais disposant toujours d’une force suffisante pour prémunir leur peuple contre un ennemi extérieur. Les penseurs des Lumières ont restructuré ce concept, affirmant que l’objectif d’un Etat légitime était de pourvoir aux besoins fondamentaux du peuple : sécurité, ordre, bien-être économique et justice. Les individus ne peuvent pas satisfaire ces besoins tous seuls. La pandémie a donné lieu à un anachronisme, faisant renaître la ville fortifiée à une époque où la prospérité dépend des échanges mondiaux et de la libre circulation des individus.

Les démocraties du monde doivent défendre et préserver les valeurs qu’elles ont héritées des Lumières. Si le monde devait renoncer à équilibrer pouvoir et légitimité, le contrat social se désintégrerait tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières nationales. Pour autant, cette question millénaire de la légitimité et du pouvoir ne peut pas être réglée en même temps que se déploient les efforts pour vaincre le Covid-19. Chacun doit faire preuve de retenue, tant en politique intérieure que dans la diplomatie internationale. Des priorités doivent être établies.

Depuis la Bataille des Ardennes, nous avons évolué vers un monde de prospérité croissante, d’où la dignité humaine est sortie renforcée. Aujourd’hui, nous sommes à un tournant. Les dirigeants ont un défi historique à relever : gérer la crise tout en bâtissant l’avenir. Leur échec pourrait consumer le monde.

(Traduction trouvée sur le site Voltairenet.org)

Commentaire de la part de votre serviteur. Kissinger prévoit donc un changement planétaire après la pandémie. Certes il y aura un grand changement mais pas comme l’indique ce « cher Henry » dans une prose évasive. Ce changement sera avant tout économique à l’échelle mondiale. L’épicentre de l’économie va se déplacer vers l’Extrême Orient. La Chine a su maîtriser son épidémie en ne confinant que moins de 1 % de sa population, essentiellement la province de Hubei. L’économie du pays n’a jamais été mise à l’arrêt total comme dans les principaux pays européens. Il en a été de même pour la Corée du sud, Taïwan (il paraît que ce pays n’existe plus selon l’OMS), le Japon ou encore le Vietnam pour les principaux pays industrialisés de la région auxquels il faut ajouter la Malaisie, l’Indonésie et les Philippines. Dans tous ces pays l’activité économique n’a jamais cessé depuis l’apparition du virus en question. Les pays européens ont choisi le suicide économique plutôt qu’une gestion rationnelle de cette grippe à l’exception de l’Allemagne, des pays scandinaves et de quelques pays de la sphère d’influence germanique. Il apparaît de plus en plus évident que l’Union européenne, qui a fait preuve d’un manque total de solidarité, s’achemine vers une terrible crise économique qui fera imploser cet ensemble artificiel basé sur une monnaie artificielle qui défavorise les pays dont l’économie est mal gérée au profit de ceux capables de bien gérer leurs affaires. Avec un transfert de l’épicentre économique mondial vers l’extrême orient la chute de l’Union européenne sera d’autant plus évidente alors que l’Europe des 27 était il y a encore quelques mois la première puissance économique du monde. Quant aux Etats-Unis, plutôt que de tenter de se maintenir dans leur position de leaders mondiaux avec leur vieux démon de domination impérialiste, ils vont se retrouver à l’issue de cette pandémie appauvris avec un nombre de chômeurs totalement impossibles à gérer. Tels un animal blessé ils n’auront plus d’autre choix que d’attaquer leurs ennemis traditionnels qui ne répondent pas à leurs critères de démocratie. La liste des futures victimes des USA est claire : la Chine si elle touche à leur allié qu’est Taïwan, l’Iran peut-être – peut-être car l’Iran a un allié puissant qu’est la Russie – mais, très improbable il y a encore aussi quelques mois, l’Arabie saoudite. Quant à l’instauration d’un nouvel ordre mondial, nécessairement autoritaire et coercitif, j’émets quelques doutes car tous ceux qui auront souffert du confinement et de ses conséquences, un avant-goût d’un totalitarisme étatique, auront beaucoup de mal à supporter à nouveau une autorité, quelqu’en soit l’auteur? Bref, le monde d’après la pandémie sera différent mais pas tout à fait comme l’imagine Kissinger.

Coronavirus : connais pas !

J’ai publié en ligne sur mon blog plus de 3200 articles depuis septembre 2011 et j’ai eu la paresse – même en étant confiné dans mon modeste meublé de location – de rechercher si je n’avais pas déjà écrit un papier déclinant comme un verbe ou un mot latin l’historique de ma santé, ce que le médecin généraliste du système de santé étatique espagnol m’avait demandé lorsque je me suis installé ici à Tenerife. Je me souviens qu’elle (c’est une femme) ne m’ausculta même pas ni ne prit ma tension artérielle et se contenta de pianoter sur le clavier de son ordinateur en écoutant ce que je lui racontais et je fus convoqué pour une prise de sang la semaine suivante. En Espagne le système de santé public consiste en des dispensaires où on accède à des médecins spécialistes que si le généraliste qui s’occupe de votre cas en décide ainsi. Avoir un rendez-vous avec par exemple un spécialiste des problèmes de squelette, genre hernies discales, peut rencontrer un délai de 15 mois. Accéder aux services d’urgence à l’hôpital dépend également du « bon vouloir » du médecin généraliste qui vous gère ou du moins qui feint de gérer votre santé. En bref il vaut mieux être bien portant. Je fus convoqué quelques jours plus tard par un message sur mon téléphone portable pour une visite relative au résultat de ma prise de sang et Malthida, c’est le prénom de ma généraliste, me prescrit des statines car elle trouvait que j’avais trop de cholestérol. Je lui fis comprendre dans mon espagnol à l’époque très approximatif que je refusais de prendre ce poison. Etc …

J’en viens donc au descriptif détaillé de mon passé « clinique » que j’avais exposé à un vieux médecin australien qui avait sévit durant toute sa carrière en Papouasie-Nouvelle Guinée lorsque j’habitais à Port-Vila au Vanuatu. Ce dernier, dans sa sagesse, m’avait déclaré que j’étais vraiment une exception. Curieusement Mathilda n’eut pas la même réaction : je n’étais qu’un malade anonyme dont le fichier était entré dans l’ordinateur du système de santé espagnol, sans plus. En quelque sorte une fonctionnaire qui n’avait plus rien d’un médecin « de famille » comme il en existait en France autrefois et probablement en Espagne aussi.

Ce que j’avais exposé à ce vieux médecin australien et que j’ai répété à Mathilda se résume ainsi. Comme beaucoup d’enfants de ma génération j’ai souffert de diverses maladies infantiles, virales pour la plupart : rougeole, oreillons, rubéole, varicelle, scarlatine, otites et grippes. Puis à l’âge de 15 ans je fus hospitalisé dans un sanatorium pour enfants qu’on appelait pudiquement un préventorium pour isoler les malades souffrant de tuberculose pulmonaire afin de ne pas répandre la maladie. J’étais en pension chez les curés qui avaient accepté par charité d’admettre un élève dans ma classe dont les parents étaient notoirement tuberculeux.  Nous nous retrouvèrent 7 élèves de la même classe dans le même préventorium dans les montagnes de Haute-Savoie. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle je hais la religion, l’église et les curés qui n’hésitaient pas à tripoter les élèves dans le recoin d’un couloir sombre du pensionnat …

Puis lors d’un séjour aux Îles Marquises je fus victime de la dengue, une terrible fièvre hémorragique virale. Au Vanuatu je souffris d’une amibiase puis de paludisme dont je garde toujours les séquelles depuis 22 ans avec des crises périodiques. C’est la raison pour laquelle je connais bien la chloroquine. J’allais oublier que je fus en contact avec les virus des hépatites A, B et C, contact révélé par une analyse sanguine détaillée. J’eus en effet, enfant, ce que l’on appelait une « jaunisse » et plus tard une intoxication violente avec des moules roulantes ramassées sur les plages de l’île de Ré après une tempête. Pour l’hépatite C j’ai encore des doutes. Bref, ce vieux médecin australien qui avait écrit à ses heures perdues un traité mathématique de stratégie à l’usage des joueurs de bridge m’avait déclaré modestement que mon système immunitaire avait été tellement sollicité que je n’avais aucun souci à me faire pour ma santé, que je pouvais continuer à picoler et séduire les femmes, ça maintient en bonne santé et surtout il ne faut pas se préoccuper de sa santé, c’est stressant : la pire des maladies !

Alors que le corps médical prescrit à tort et à travers des antibiotiques pour n’importe quel bobo il ne comprend pas que cette pratique affaiblit le système immunitaire créant ainsi des malades captifs puisque les bactéries deviennent résistantes à de nombreux principes actifs pour le plus grand bonheur des laboratoires pharmaceutiques. Ces derniers redoublent de créativité pour mettre sur le marché des médicaments de plus en plus sophistiqués afin de réaliser de plus en plus de profits au détriment des malades et des systèmes de santé étatiques eux-mêmes de plus en plus coûteux. Le cercle est bouclé et la crise actuelle du coronavirus est là pour accentuer ce cercle vicieux. Et quand un médecin spécialiste de haut vol ressort un vieux médicament pour combattre une nouvelle maladie il bouscule l’organisation mercantile de la pharmacie et alors les politiciens montent au créneau pour défendre le lobby pharmaceutique grand bienfaiteur de ces politiciens sans scrupule. Ce monde est foutu.