Deux virus coopèrent pour l’apparition du cancer de la prostate !

Voilà une nouvelle peu réjouissante, la moitié des cancers de la prostate, la troisième forme de cancer chez l’homme après le poumon et le colo-rectum, serait due à la présence de deux virus, le virus du papillome (HPV) dont certaines sous-variétés sont responsables des cancers du col de l’utérus chez la femme, et le virus d’Epstein-Barr (EBV), celui-là proche du virus de l’herpès, responsable des mononucléoses et également de la maladie de Hodgkin, qu’on a aussi appelé le virus du baiser puisqu’il se transmet par contact direct de la peau ou des muqueuses.
Bref, des chercheurs australiens (UNSW, Sydney) ont remarqué que ces deux virus coopéraient dans l’apparition du cancer de la prostate.
Le responsable de cette étude, le Professeur Whitaker a aussi établi une relation entre la présence de l’EBV dans 40 % des cancers du sein.
On est donc endroit de craindre que d’autres formes de cancer pourraient être dues à des virus de ce genre qui coopèrent littéralement dans les tissus pour favoriser l’apparition de tumeurs.
On est bien loin, très loin d’avoir trouvé la solution préventive à l’apparition de cancers surtout si les virus collaborent !
Une autre nouvelle presque aussi alarmante (en tous les cas pour Brigitte Bardot) le virus de la grippe aviaire nouvelle génération tue les bébés phoques, il faudra aussi se protéger …

Crise de la consommation de bière, non pas !!!

Je me demandais vraiment de quoi j’allais deviser sur mon blog aujourd’hui. L’économie et la politique, je commence à m’en dégouter, la science peut-être car il y a toujours des surprises quelque part quand on fouille les nouvelles venant des universités ou des journaux scientifiques ou encore quelque remarque personnelle sortant des chemins battus …
Et puis je suis tombé par hasard sur un article paru dans un blog américain sur la consommation de bière dans le monde, nonobstant la crise économique qui secoue presque toute la planète et les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient juste pour rappeler que les temps sont instables, et pourtant la consommation de bière de par le monde est en croissance constante. Pour preuve ce graphique :

Mais plus intéressant encore, un petit pays comme la Belgique est le leader mondial de la bière après que la très grosse brasserie Anheuser-Bush ait été absorbée par Inbev il y a quelques années. C’est assez surprenant d’apprendre cela d’autant plus que les bières belges dites d’abbayes ou de moines comptent parmi les plus gouteuses dans le monde. Je voudrais tout de même mentionner une bière australienne qui fut en son temps un de mes délices, la Four X Heavy (XXXX), un breuvage à mi-chemin entre la Guiness et une de ces bières d’abbaye belge de derrière les fagots qui vous secoue dès la première pinte.

Bref, tout ce discours pour dire que la bière a depuis longtemps détrôné le vin ou le champagne (avec le Perrier la boisson la plus ressemblante au niveau des bulles au moins) et que quelles que soient les incertitudes qui planent au dessus de nos têtes, il est toujours bon de boire une bonne bière bien fraiche surtout quand la température ambiante atteint des degrés non alcooliques aux effets indésirables.

Ca me rappelle le livre de Philippe Delerm « La première gorgée de bière » où l’auteur décrit avec humour ces petits plaisirs que l’on peut s’offrir au quotidien presque sans bourse délier. Cela me paraît suffisant pour expliquer cet engouement pour la bière dans le monde entier à en juger par l’histogramme ci-dessous :

A consommer sans modération si l’on n’est pas obligé d’aller s’agglutiner sur les autoroutes …

Source : zerohedge.comn

Drachmatisation ? Et ensuite, effet domino …

Pendant deux ans on a regonflé le canot de sauvetage, en prenant des décisions juste suffisantes pour le maintenir à flot même s’il y a une fuite., mais aujourd’hui le fuite est devenue tellement importante qu’on ne peut plus pomper assez d’air pour l’éviter de couler.

Voilà ce qu’a déclaré un diplomate européen il y a quelques jours.

J’aime bien la comparaison.

Quand il s’agissait de sauver par des plans d’aide successifs la Grèce, le Portugal ou l’Irlande, la « fuite » était soutenable en termes financiers malgré les efforts consentis à leur corps défendant par les contribuables européens. Mais quand il s’agit de l’Espagne dont les difficultés financières sont supérieures en valeur à celles des trois pays sus-nommés combinées, on commence à être en droit de se faire un peu de souci. Et pour l’Italie c’est le double de l’Espagne !
La fuite dont parle ce diplomate est bien béante et ne peut être colmatée que par un effort financier sans précédent de l’ensemble des pays européens dont en premier lieu l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et la France.
Pour ce qui concerne l’Allemagne, la cour constitutionnelle allemande doit se prononcer le 12 septembre sur la validité de l’ESM (ou MES en français). Le même jour les Pays-Bas doivent renouveler leur parlement et les sondages donnent vainqueurs les opposants au MES, en d’autres termes, comme pour les Finlandais, les Hollandais ne veulent plus mettre la main à la poche sauf sous certaines conditions comme un droit de regard sur l’utilisation faite tant par l’Espagne que la Grèce de ces fonds prêtés à un taux quasiment nul comme c’est prévu.
Mais pour ce qui concerne la Grèce en particulier, après la période d’incertitude entre les deux élections du printemps et la découverte d’embauches dans le secteur public malgré les directives du FMI et de la Commission européenne, et également par le fait que les réformes structurelles et fiscales sont au point mort (c’est l’été, il fait chaud) il se pourrait bien que l’Europe exclue tout simplement ce pays de la zone euro, ce que les américains appellent la « drachmatisation ».
Revenons un petit instant à la France. Pour le moment rien n’est fait pour entamer des réformes structurelles sérieuses et profondes, ce que Sarkozy n’a jamais fait sinon par petites touches pointillistes, réformes qui sont urgentes et nécessaires si le pays ne veut pas perdre de sa crédibilité car tout de même la France emprunte 500 millions d’euros par jour et la note de la dette et les taux à 10 ans ne resteront pas aussi favorables qu’il le sont actuellement. Juste une remarque, ces soit-disant taux négatifs concernaient des adjudications à trois et six mois sur de faibles sommes, pas vraiment de quoi faire cocorico en pataugeant dans sa propre merde !
La situation des trois poids lourds de l’Europe après l’Allemagne est donc alarmante et il ne faut ni se voiler la face ni croire qu’avec le temps elle s’arrangera, on pourrait affirmer sans grosse marge d’erreur que ce sera plutôt le contraire.

Bonnes vacances tout de même.

Note.
L’Espagne, outre les 100 Mds alloués pour l’aide aux banques, a besoin d’au moins 300 autres Mds pour voir les marchés se calmer sans pour autant solutionner la situation calamiteuse des régions autonomes.

Le petit père des peuples.

Décidément, François Hollande, le capitaine pédalo alias Flanby, m’étonnera encore.
Après ses déclarations tonitruantes sur la fermeture programmée de l’usine Peugeot d’Aulnay, il s’en prend maintenant, la bouche en cœur, à la flambée des cours des céréales et du soja, alimentée par la sécheresse catastrophique du Middle West américain.
Comme s’il pouvait faire quelque chose !
Les éleveurs américains ont déjà sacrifié une partie de leur cheptel bovin devant la flambée tant du cours du maïs que de celui du fourrage car les prés sont des paillassons. La filière porcine est également atteinte.
Mais que peut faire Hollande contre cette situation ? Car elle échappe déjà à tout contrôle et ce n’est pas une réunion de plus qui va modifier en quoi que ce soit la situation mondiale.
Encore une fois, Monsieur Hollande montre son incapacité à s’impliquer dans des dossiers (européens ou mondiaux) qu’il ne connait pas.
En dernier ressort, il accusera la finance de favoriser la montée des cours des denrées agricoles comme il a pendant sa campagne électorale accusé cette même finance de tous les maux sans vraiment savoir de quoi il parlait.

Wolfgang Schaüble a dit non ! (Der Spiegel, Welt am Sonntag, Schaüble, Draghi)

C’est grave Monsieur Draghi, vous qui avez déclaré être prêt à acheter même des vieilles bicyclettes ! Sans l’Allemagne, le FESF et le futur MES seront des coquilles vides.
A croire que les politiciens se font des courbettes purement protocolaires mais après il ne se passera rien surtout si le Ministre des finances allemand déclare au Der Spiegel qu’il refusera tout interventionnisme débridé de la BCE.

Hier Hollande et Merkel se sont encore félicité de l’évolution favorable devant des journalistes en manque d’informations cohérentes, mais rien n’y fera.
L’Espagne continue à nier avoir besoin de l’aide du reste de l’Europe alors que la situation empire dans ce pays. Rajoy est prisonnier d’une sorte de fierté qui mène directement son pays à la ruine et par voie de conséquence l’Europe.
La seule conséquence, positive aux yeux des non initiés, des gesticulations verbales de Draghi est une remontée des bourses européennes pour le plus grand bien des spéculateurs qui vont prendre leurs bénéfices dès lundi à n’ne point douter.

Mais la petite phrase de Schaüble dans le Welt am Sonntag de demain est claire :

A la question : Est-ce que le FESF et/ou le MES achèterons des obligations espagnoles ? Il a simplement répondu :

« Non, ce n’est pas vrai, c’est de la spéculation ».

Voilà, il a tout dit. Retour à la case départ.

Bon week-end et bonnes vacances…

Le bouc-émissaire de service.

Je lis dans Slate.fr de ce jour :
« Sarkozy laisse à Hollande trois millions de chômeurs ».

Ce genre d’article avec son titre accrocheur fait partie de la désinformation systématique pour peut-être faire passer la pilule au combien amère que nous allons tous devoir avaler dans les prochaines semaines et prochaines années.
En effet, la crise de 2008-2009, importée des USA, a eu aussi, quoiqu’en dise le journaliste de Slate, des effets sur le long terme qui ont été ressentis en 2010 et 2011 et encore maintenant.
Malgré les discours de dernier recours de Mario Draghi qui prétend faire marcher la planche à billets à cadence accélérée car il n’a pas d’autre solution pour reculer l’échéance de la désagrégation de l’Europe monétaire, les spéculateurs ont salué cet aboiement passager en réalisant de belles plus-values.
Et ce n’est pas la planche à billets qui relancera l’économie comme le veut Hollande et son chien de garde Montebourg qui n’y connait rien aux affaires et discrédite les entrepreneurs aux yeux de tous. C’est la faute à Peugeot ! C’est facile de crier cela sur tous les toits, comme si Monsieur Montebourg est capable à lui tout seul de relancer l’économie, en berne pour ne pas dire en récession.
D’ailleurs c’est curieux que l’on ne dispose d’aucune donnée statistiques sur le deuxième trimestre 2012 pour la France. Serait-ce par pudeur mal placée que le gouvernement tarderait à communiquer ces statistiques ? Je parie sur une décroissance de 0,4 % !!!

Le gouvernement actuel évolue à vue, il sait qu’il ne tiendra pas ses engagements, il sait que la récession à venir sera plus profonde et dévastatrice que celle de 2008, il sait que le président a menti aux Français, toujours aussi stupides, et il attend la rentrée pour en remettre une couche démagogique dans ses discours, ce sera peut-être la faute à l’été pluvieux ou trop sec allez savoir, mais comme pour le chômage qui n’est en rien un héritage de précédent président, il y aura un autre bouc émissaire, mais cette fois ce pourrait bien être Hollande lui-même.

Manger bio c’est bon pour le réchauffement climatique !!!

Mon dernier repas de midi (à 2 heures de l’après-midi, en fait quand le soleil est au zénith, donc à midi heure solaire) à Arrecife, puisque je quitte cet endroit ce soir, s’est limité à une salade de tomates bio avec des cubes de fromage de chèvre également bio, agrémenté d’une sauce à l’huile d’ olive et de vinaigre balsamique, je crois qu’on dit comme ça.
C’était écrit bio et je l’ai cru !
Revenons donc sur les tomates dites bio. Elles proviennent de Gran Canaria, capitale Las Palmas, cultivées sous plastique avec force pesticides et engrais chimiques et arrivent à Lanzarote après une traversée de six heures et demi en bateau dans des camions frigorifiques. Je ne vais pas ergoter mais déjà j’ai un doute sur l’empreinte carbone du processus, auquel il faut ajouter l’énergie électrique pour alimenter les pompes qui servent à irriguer les cultures sous serre, l’empreinte carbone des engrais, le nitrate d’ammonium est gourmand en énergie, et les pesticides.
Passons …
Pour le fromage de chèvre bio originaire de Lanzarote, je l’ai déjà dit dans un billet de mon blog, comme il n’y a strictement rien à brouter ou grignoter sur cette île quasiment désertique, les dites chèvres sont parquées dans une sorte d’enclos où se trouvent des mangeoires qui leur dispensent du fourrage en provenance de Galice par bateau, du maïs qui vient d’Argentine, encore une empreinte carbone non négligeable, et de l’eau qui arrive par camion, parce que la ferme est complètement isolée, qui provient de l’usine de dessalage située près de la centrale électrique. Les trayeuses électriques, quand il y a 200 chèvres à traire deux fois par jour il vaut mieux avoir une machine, tournent avec un groupe électrogène, la ferme n’est pas reliée au réseau électrique, ainsi que les chambres tempérées pour faire le fromage.
Pour faire un kilo de fromage dans ces conditions je me demande s’il ne faut pas au moins dix litres de pétrole voire beaucoup plus.
Quant aux tomates, ça doit être à peu près la même chose.

Bon appétit !