La vérité peut-elle prévaloir (sur l’agenda politique américain) ?

La vérité peut-elle prévaloir (sur l’agenda politique américain) ?

Il s’agit de la traduction (par mes soins et aussi fidèlement que possible) d’un billet de Paul Craig Roberts qui m’a fait froid dans le dos et pour cette raison j’ai cru bon d’en faire part mes fidèles lecteurs. Entre parenthèses et en caractères italiques figurent quelques remarques ou explications.

Selon les statistiques économiques américaines officielles, le produit intérieur brut du pays s’est accru depuis 22 trimestres consécutifs atteignant 12,1 % de plus que son plus haut avant la crise économique de 2008-2009. Pourtant, la production manufacturière et la production industrielle américaines n’ont toujours pas atteint le niveau pré-crise.

La question est donc : qu’est-ce qui alimente la croissance du PIB américain ? À mon avis (c’est PCR qui écrit et non votre serviteur) la croissance réelle du PIB est une illusion créée par la sous-estimation de l’inflation. La façon dont le gouvernement américain appréhende l’inflation a en réalité fait disparaître cette dernière.

Autrefois, si le prix d’un article inclus dans la mesure de l’inflation augmentait, le taux d’inflation s’accroiterait de cette augmentation multipliée par le « poids » de cet article dans l’indice. Aujourd’hui, si le prix d’un article augmente et que cet article est inclus dans le calcul du taux d’inflation il est alors tout simplement exclu de ce calcul et remplacé par un autre article de prix inférieur. L’autre stratagème utilisé par le gouvernement est de sous-estimer l’inflation en considérant qu’une augmentation du prix d’un article reflète en réalité une amélioration de sa qualité et alors il n’est donc pas pris en compte. En appliquant de telles méthodes une inflation réelle de 8 % peut très bien être ramenée à 2 % !

Une inflation réduite artificiellement fait ressortir un accroissement artificiel du PIB. Comme le PIB est estimé à partir des prix des produits de consommation pour savoir si ce PIB est le résultat d’une augmentation de la production de biens et services ou tout simplement le résultat d’une inflation le PIB nominal est donc diminué de la mesure de l’inflation. Par exemple si le PIB augmente de 5 % cette année par rapport à l’année dernière et que l’inflation a été de 2 %, le PIB réel n’aura été que de 3 %. Mais si comme l’exemple ci-dessus l’a décrit l’inflation réelle a été de 5 ou 8 % alors l’accroissement du PIB aura été de zéro ou aura décliné de 3 %. La principale raison pour laquelle le gouvernement américain a modifié ses mesures du taux d’inflation est d’économiser sur le poste de la Sécurité sociale relatif aux ajustements du coût de la vie pour les personnes pouvant bénéficier d’allocations indexées sur l’inflation. Durant toutes les années durant lesquelles les retraités n’ont pas pu bénéficier d’une augmentation de leur retraite en raison de la politique de taux proches de zéro de la Réserve Fédérale afin d’aider les banques « trop grosses pour faire faillite », ces retraités se sont vu refuser un ajustement de leur retraite de la sécurité sociale indexée sur le coût de la vie …

Pour dire les choses avec franchise, l’image de l’économie qui est présentée au public est une réalité virtuelle. La convalescence de l’économie (américaine), le faible taux d’inflation et les statistiques du chômage ne sont pas plus réels que les armes de destruction massive de Saddam Hussein, que les armes chimiques de Assad, que les bombes nucléaires de l’Iran ou que l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Comme dans le film du même nom les Américains vivent dans un « Matrix », un monde qui est le produit du pouvoir du gouvernement de contrôler toutes les explications. L’indice de la production industrielle émanant de la Réserve Fédérale (FED) représente 61 % du PIB et reste inférieur à celui précédant la crise de 2008 alors que le gouvernement clame qu’il a augmenté de 12,1 %.

Essayez de trouver une explication à cette différence dans les médias spécialisés, c’est peine perdue. Depuis le début de ce XXIe siècle les mensonges et les fausses nouvelles ont pris le dessus sur la vérité des faits pour respecter l’agenda décidé à l’avance. Par exemple l’agenda des néo-conservateurs de détruire 7 pays du Proche-Orient en 5 ans a été alimenté par les fausses nouvelles concernant Saddam Hussein, Assad, Khadaffi et l’Iran. L’agenda du complexe militaro-sécuritaire américain d’une nouvelle Guerre Froide a été alimenté par les fausses nouvelles de la menace d’une invasion de l’Europe par la Russie. Le projet de normalisation des relations USA-Russie a été immédiatement tué dans l’oeuf par les fausses nouvelles reprises par tous les médias qui stipulaient une interférence de la Russie dans le processus électoral américain.

Pratiquement toute la population américaine croit à tous ces mensonges pourtant évidents. Une majorité de la population américaine veut que le Président Trump fasse l’objet d’une procédure d’empêchement en raison de ses « russian connexions » ! Les médias et internet créent une réalité virtuelle conforme à l’agenda des élites en rendant la compréhension de la réalité inaccessible à la majorité des citoyens. Mon site web (c’est PCR qui parle de son site paulcraigroberts.org) qui a pour mission de procurer des informations crédibles est qualifié de pro-russe, de fasciste et de terroriste … Une démocratie ne peut plus fonctionner correctement quand les mensonges surpassent la réalité et sont au service des agendas secrets. Et la vie sur la Terre non plus. Les deux dernières guerres mondiales avec leurs millions de morts et leurs dizaines de milliers de villes détruites ont été menées avec des armes de pacotille en comparaison des bombes thermonucléaires d’aujourd’hui. Selon de nombreux rapports un seul missile russe Satan II est suffisant pour vitrifier la France ou l’Etat du Texas.

La Russie, entourée par les 28 Etats européens membres de l’OTAN qui lui sont hostiles, une organisation dominée par des généraux américains va-t-en-guerre et paranoïaques, ne peut plus compter que sur son arsenal nucléaire pour protéger sa terre. Et c’est évident car de nombreux officiels russes ont répété ces dernières années qu’ils ne combattraient plus jamais sur leur propre territoire. Le message n’a pas été compris alors qu’il est pourtant très clair. Si vous avez un tant soit peu de neurones, demandez-vous pour quelle raison ce conflit contre la Russie est orchestré. Putine a dit et répété qu’il n’était pas belliqueux et que la Russie ne menaçait personne. Mais la presse occidentale putifiée (presstitutes) déclare à longueur d’éditorial que la Russie est une menace et les généraux que Trump a nommé aux plus hautes positions gouvernementales disent et répètent que la Russie constitue la principale menace pour les Etats-Unis. Si vous osez croire les propos de Putine vous êtes un agent de Moscou et pire, un traitre. Si vous croyez à la lettre les informations des médias vous signez pour l’Armageddon (la guerre nucléaire conduisant inévitablement à la destruction de l’humanité).

Les décideurs qui ne disposent pas d’informations valides ne peuvent pas prendre de décisions valables. Nulle part en Occident on peut trouver d’informations réelles et valides en dehors de mon site web et de quelques autres (c’est toujours PCR qui écrit, je ne parle naturellement pas de mon propre blog). Le nombre de lecteurs de mon site et le nombre de re-blogs et de traductions est plus large que celui du Washington Post ou du New-York Times mais reste inférieur à la totalité des médias occidentaux qui répètent tous les mêmes mensonges. Mes lecteurs ne sont pas organisés, ils sont disséminés dans le monde entier mais ils pourraient peser sur les décisions du Congrès et de la Maison-Blanche s’ils étaient unis.

Au contraire les néo-conservateurs sont organisés. Le complexe militaro-sécuritaire américain est également très bien organisé comme le sont les corporations financières et les grandes multinationales. Pour le complexe militaro-sécuritaire américain le monde entier peut être pris en otage pour justifier leur énorme budget. Pour les banques, Wall Street et les grandes firmes multinationales le monde existe pour être pillé. Le pillage en règle du monde entier continue avec le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale, considérés comme des organisation qui oeuvrent pour le bien des pays qui leur demandent leur aide.

Rarement dans l’histoire les peuples ont eu droit à la parole et ceux qui tentent de redonner la parole au peuple sont vite déconsidérés par les élites qui détiennent le pouvoir réel. Quand Thomas Paine publia son livre Rights of Man (1791) qui constitue pourtant le fondement de la révolution américaine il fut déclaré hors-la-loi par le gouvernement britannique, considéré comme un alcoolique dégénéré aux USA par les habitants de la Nouvelle-Angleterre. Il n’existe aucun monument à la mémoire de T. Paine à Washington. Le langage clair et direct de Paine n’est tout simplement pas en accord avec le discours politique contemporain qui la plupart du temps ne veut rien dire et ne sert qu’à vous enfumer avec de fausses informations.

La CIA distribue les décorations

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L’espion en chef Mike Pompeo a remis la médaille d’honneur « George Tenet » de la CIA au Prince Mohammed bin Naif Abdulaziz Al-Saud pour sa contribution à la lutte anti-terroriste. On n’est pas le 1er Avril, ce n’est pas une blague … ni une fausse nouvelle. Pour les curieux Tenet fut directeur de la CIA de 1997 à 2004.

Sans commentaire.

Mort suspecte d’un grand journaliste allemand. L’affaire promptement enterrée …

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Je n’ai pas vu d’infos au sujet de la mort suspecte du Docteur Udo Ulfkotte à l’âge de 56 ans le 14 janvier 2017 ni dans les head-lines du Figaro ou du Point (je ne lis plus les articles de cette presse vendue à la CIA) ni dans les lignes du quotidien en ligne Les Echos et ni, qui plus est et c’est regrettable, dans les lignes de Contrepoints qui aurait pourtant été félicité de rappeler qui est ce journaliste et surtout pourquoi il est mort. D’ailleurs le Guardian et la Tribune de Genève comme les deux principaux quotidiens nationaux espagnols n’ont pas dit un mot de la disparition de ce grand journaliste.

Et pour cause … Ulfkotte était éditeur du grand journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung quand il osa publier un livre intitulé « Bought Journalists », Gekaufte Journalisten et en français Journalistes Vendus, qui lui coûta son travail et très probablement sa vie. Il fut proprement mis à la porte du journal et reçut des menaces de mort pour avoir dénoncé l’emprise de la CIA sur l’ensemble du milieu journalistique européen. La presse européenne, selon Ulfkotte, est un service de propagande de la CIA elle-même au service des grandes firmes américaines. Il leur faut une guerre contre la Russie et pendant des années les journalistes ont été contraints de mentir et de cacher la vérité à leurs lecteurs.

Voici ce qu’il déclarait lors d’une récente interview à Russia Today : « J’ai été journaliste pendant 25 ans et on m’a contraint à mentir, à trahir et ne pas dire la vérité au public. Je bénéficiais du soutien de la CIA, et pourquoi ? Parce que je suis pro-américain. Les médias américains et allemands essaient de pousser l’Europe à la guerre contre la Russie. Ce fut pour moi un point de non-retour, et je me suis levé pour dire haut et fort que j’ai eu tort pendant toutes ces années de manipuler les peuples et d’alimenter cette propagande anti-russe« .

Il ajoute plus loin que « la plupart des journalistes occidentaux travaillent avec le soutien des services secrets. C’est spécialement le cas des médias anglais mais aussi des médias israéliens, français, australiens, néo-zélandais ou taïwanais, bref, de beaucoup de pays« . Ulfkotte a admis dans son livre avoir disséminé sous la contrainte la fausse nouvelle que le Président de la Libye Muammar Khadaffi construisait une usine de production de gaz de combat en 2011, sur ordre de la CIA, ajoutant enfin « j’ai très peur d’une nouvelle guerre en Europe et je ne veux pas d’une telle situation parce qu’une guerre n’apparait pas spontanément, elle est décidée par des gens qui y trouvent un intérêt, supportés par les politiciens et malheureusement les journalistes. Nous avons trahi nos lecteurs ! Nous vivons dans une république bananière (l’Allemagne) et non dans un pays démocratique avec une presse libre« .

Udo Ulfkotte est mort en silence … pour avoir trahi la cause du Deep State américain en dénonçant les risques de guerre imminente entre l’Europe et la Russie. Il faut admettre que les bruits de bottes depuis la Norvège et l’Estonie jusqu’à la Bulgarie sont pour le moins inquiétants.

Source et illustration : yournewswire.com

The Donald 45e président

The Donald 45e président

Petit commentaire très bref sur le discours de Donald Trump au bas des marches du Capitole : il a ostensiblement ignoré Bill Clinton quand il a fait la tournée des mains à serrer. Il y avait présents Obama, Clinton et Bush Junior. Il semble évident que Trump est nourri d’un ressentiment profond à l’égard du clan Clinton. La suite des évènements domestiques américains sera passionnante à bien des égards.

Ce qui est rassurant est que The Donald, maintenant officiellement 45e président des USA, va progressivement réduire les dépenses militaires américaines partout dans le monde et se rapprocher de la Russie. Une bonne chose pour notre survie à tous.

Les derniers coups tordus d’Obama

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Qu’a voulu dire Obama lors de son ultime discours en tant que président des Etats-Unis en déclarant que la Russie constituait une menace pour son pays ? Les prétendues attaques informatiques russes dirigées contre le système électoral américain : peu vraisemblable car Obama sait très bien qu’il s’agit d’une mascarade grotesque qu’il a lui-même organisé avec l’aide des services secrets américains. L’intervention de la Russie en Syrie, peu vraisemblable aussi car les Américains se lavent ainsi les mains en laissant Poutine finir le travail avec l’aide de la Turquie et de l’Iran. Le statut de l’Ukraine où Obama, tout prix Nobel de la paix qu’il est, a sciemment créé avec une audace incroyable digne d’un roman de John Le Carré une crise en ordonnant à la CIA le coup d’état de Maiden, pas non plus car ce ne sont pas les Russes qui ont organisé les évènements qui suivirent ce lamentable épisode mais les Ukrainiens russophones et chrétiens orthodoxes avec la rébellion du Donbass et le référendum de sécession de la Crimée. Alors ?

La réponse est simple et a été clairement analysée par Paul Craig Roberts dont je salue ici la clairvoyance. La Russie constitue avec la Chine un obstacle, une menace pour l’agenda hégémonique des USA qui depuis la fin de la seconde guerre mondiale n’ont eu de cesse d’imposer leur vision dans le monde entier le cas échéant en utilisant des coups tordus parfois sordides. La défaite d’Hitlery Clinton a terni la fin du mandat du prix Nobel (de pacotille) de la paix et tous les mensonges les plus grossiers dignes d’un pays nazi (cf. Goebbels) ont été utilisés pour miner le chemin de Donald Trump dans sa quête d’ouverture en direction de la Russie et de la Chine.

Dans le monde d’aujourd’hui il y a trois puissances, la Russie, la Chine et les USA. L’Europe, vassale des USA et donc incapable de mettre en place une politique étrangère autonome car elle est assujettie à l’OTAN, le bras armé des Etats-Unis, ne compte pas dans ce jeu à trois acteurs. Il est vital pour les USA de faire en sorte que la Chine ne se rapproche pas trop de la Russie et la stratégie adoptée par les USA a été d’éloigner l’Europe de la Russie pour affaiblir les économies de ces deux puissances en forçant l’Europe à prendre des mesures de rétorsion économique à l’encontre du Kremlin, mesures qui se sont finalement retournées contre les économies des pays européens. Tout naturellement la Russie s’est donc rapprochée de la Chine et dans ce jeu stratégique à trois acteurs celui qui est isolé sera le perdant, en l’occurence les USA.

Voilà ce que voulait dire Obama car au final la Russie n’a pas l’intention d’attaquer les Etats-Unis, ce serait la fin de l’humanité, et Obama le sait très bien : la Russie est le seul pays au monde capable de vitrifier le sol américain mais, faut-il le répéter, elle n’en a pas l’intention.

Reste que le testament d’Obama est plutôt sombre. L’anéantissement de la Libye, les mensonges au sujet des gaz de combat qu’aurait utilisé l’armée régulière syrienne, la mise sous tutelle de l’ensemble de la presse nord-américaine et le contrôle total des médias européens par des agents de la CIA, les exactions de la police américaine qui tire à vue sur les « blacks » et ont favorisé l’émergence du mouvement « Black Lives Matter » qui est maintenant noyauté par les djihadistes installés sur le territoire américain avec la bienveillance de George Soros, un habitué des plus sombres turpitudes, bref, le bilan d’Obama n’est pas des plus reluisants, probablement le pire de tous les présidents américains !

Il faut espérer que son successeur Donald Trump sera un atout* pour son pays dans une partie à trois joueurs qui s’annonce serrée. À suivre avec l’actualité que votre fidèle serviteur suit jour après jour …

Inspiré d’un billet de Paul Craig Roberts

Note : trump signifie « atout » dans un jeu de cartes comme par exemple le bridge.

Hacking du processus électoral américain : pourquoi pas Israël ?

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À huit jours de l’investiture de Donald Trump la polémique relative aux interférences téléguidées par le Kremlin pour faire chuter Hillary Clinton a pris une ampleur pirandelienne sinon kafkaïenne ce mercredi 11 janvier à la suite de la fuite par BuzzFeed du rapport de 35 pages rédigé par un officier des services secrets britanniques qui bouscule profondément la probité des journalistes des médias nord-américains et européens. Le New-York Times a crié « au viol » telle une vierge éplorée … Ce que ce rapport dénonce en réalité est l’utilisation systématique de fausses nouvelles par la presse et les chaines de télévision. Cette déviance est le résultat d’une manipulation par les services secrets qui n’existent que pour faciliter l’agenda géopolitique américain consistant à créer de toute pièce un ennemi justifiant les exactions constantes des USA dans le monde entier, nommément la Russie et son Président assimilé au diable, Vladimir Poutine.

Des analystes discrets et universellement reconnus dans le monde entier pour leur professionnalisme comme Mish Shedlock ou Tyler Durden ont émis l’hypothèse non plus d’une interférence de Moscou dans le déroulement de la campagne électorale américaine mais d’Israël ! Il s’agit d’un gros pavé jeté dans le marigot de Washington mais à la réflexion pas tant que ça. Quand, comme l’a fait Mish, on examine les faits passés cette affirmation revêt un caractère de vraisemblance surprenant. Dès 2009 Hillary Clinton, en charge de la politique extérieure américaine, appela au gel des colonisations israéliennes en cis-Jordanie, ce qui agaça au plus haut point le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu. Pire, cette même Hillary Clinton favorisa l’aboutissement de l’accord relatif à la filière nucléaire iranienne. Les relations entre Obama et Netanyahu entrèrent alors dans une ère glaciaire. La situation empira avec les fuites des Emails privés d’Hillary Clinton relatifs à Israël au début du mois d’août 2016 qui citaient « La Palestine » comme état à part entière …

L’animosité d’Israël à l’encontre d’Hillary Clinton ne date pas de 2016 mais de ses premières actions dès 2009 lorsqu’elle fut choisie par Obama comme Secrétaire d’Etat. Elle n’eut de cesse de provoquer ouvertement Israël en rendant visite par exemple à la veuve de Yasser Arafat et en réclamant le gel des colonies israéliennes en cis-Jordanie. À ce sujet il est opportun de rappeler qu’Obama a finalement approuvé la récente décision du Conseil de Sécurité de l’ONU appelant au gel total des colonies en cis-Jordanie en n’y opposant pas son veto, ce qu’il avait pourtant coutume de faire par le passé pour ménager son principal allié dans la région (après l’Arabie Saoudite) et également ménager l’importante communauté juive nord-américaine.

Un autre détail relevé par Mish est l’activité immobilière du gendre de Donald Trump, Jared kushner, l’époux d’Ivanka Trump, qui a financé, certes modestement, de nouvelles implantations israéliennes en cis-Jordanie. Pourquoi Benjamin Netanyahu a-t-il été soudainement accusé de corruption ? D’où provenaient les informations ? Autant de questions qui sentent la fange écoeurante dans laquelle baigne Washington. Comme par une coïncidence opportune un écho inattendu est venu du Sydney Morning Herald (lien) dans l’article de Tom Switzer qui se demande quel est l’intérêt d’Obama et de son administration de diaboliser la Russie alors qu’elle possède le deuxième plus important arsenal nucléaire dans le monde.

Mish en profite enfin pour relater les interférences américaines dans les processus électoraux : par 81 fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale face à 36 fois pour la Russie alors URSS pour l’essentiel (lien, Los Angeles Times) ! Le sénateur McCain a qualifié les agissements hypothétiques du Kremlin dans le processus électoral américain d’acte de guerre, lui qui a organisé avec Hillary et la CIA les évènements de Maiden en Ukraine après la Libye et s’est recouvert les mains de sang … Ça laisse tout simplement rêveur.

Il faut par tous les moyens alimenter l’industrie militaire américaine comme le Département d’Etat l’a fait en 2016, juste pour information (source Mish Shedlock, voir le lien) :

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Et désigner la Russie comme coupable de hacking est une occasion rêvée pour faire fonctionner à plein régime les usines produisant des bombes, des fusées et des drones. Quid d’Israël dont le Premier Ministre tient en profonde détestation tant Obama qu’Hillary Clinton ?

Source : https://mishtalk.com/2017/01/09/israel-not-russia-to-blame-for-hillarys-election-loss/

Lire aussi : http://www.smh.com.au/comment/russia-isnt-the-bad-guy-youve-been-lead-to-believe-it-is-20170106-gtmzvc.html et http://www.latimes.com/nation/la-na-us-intervention-foreign-elections-20161213-story.html

Le professionnalisme des services secrets américains est exemplaire

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Pour tenter d’incriminer la Russie en la personne de Vladimir Poutine dans un monstrueux complot de hacking les services secrets américains – FBI/CIA/NSA – ont fait très fort dans leur soigneuses investigations. Même les Suisses se sont émus de ce remarquable exercice puisque des adresses IP attribuées au Swaziland étaient en réalité localisées dans la Confédération de Guillaume Tell !

Les services américains de sécurité intérieure ont identifié 875 adresses IP dans le monde qui auraient servi à mener les cyberattaques organisées par Moscou. Les adresses citées par les spécialistes de la CIA et de la NSA comme se trouvant au Swaziland, un township sud-africains, correspondent à des utilisateurs helvétiques infectés par le malware Fancy Bears soupçonné par les autorités américaines d’être lié au pouvoir russe. Jamais aucune preuve n’a pu corroborer cette affirmation gratuite et l’erreur des services secrets américains illustre parfaitement leur dilettantisme.

Ce qui est le plus inquiétant dans cette histoire rocambolesque de dangereux mensonge pouvant précipiter l’ensemble de la planète dans le chaos est le crédit apporté par les médias américains et occidentaux aux affirmations fantaisistes de ces services de sécurité américains. La majorité des experts indépendants considèrent que le rapport fourni à la Maison-Blanche est truffé d’inexactitudes et n’apporte aucune preuve concrètes de l’implication de la Russie dans cette comédie qui est devenue une « affaire d’Etat » depuis qu’Obama a expulsé 35 diplomates russes des USA.

N’importe quel journaliste honnête peut se poser de sérieuses questions sur la crédibilité tant de la CIA et de la NSA que du gouvernement américain tout entier !

Source et illustration : RTS