ESG global : la fuite vers la ruine

Tous les investisseurs se cassent les dents sur les exigences ESG que doivent respecter les gestionnaires de fonds. Ces gestionnaires sont le premier maillon d’un vaste programme de généralisation de ces critères ESG à l’échelle de la planète tel qu’il a été envisagé lors du récent forum de Davos. Rien n’a été laissé au hasard lors de ce forum : les « élites globales » auront pour mission, c’est maintenant officiel, de détruire le capitalisme de marché libre en instituant un système ESG global. Les conséquences d’une telle décision sont immenses. Les souverainetés nationales seront érodées, les processus démocratiques n’auront plus lieu d’être puisque des règles internationales seront imposées aux gouvernements, les entreprises devront se plier à ces règles et au final ce sont les choix individuels qui seront restreints. Les règles de conformités aux critères ESG étaient jusqu’à cette réunion des élites à Davos traitées au cas par cas. Ce ne sera plus possible si, comme cela a été décidé lors du Forum, il est nécessaire de mettre en place les directives de l’International Sustainability Standards Board (ISSB), organisme chargé de l’harmonisation des critères ESG et des informations relatives à ces critères au sujet d’une entité industrielle ou commerciale recherchant des investisseurs. Les règles actuelles ne sont pas harmonisées et c’est le rôle de l’ISSB, émanation de l’IFRS (International Financial Reporting Standards) (https://www.ifrs.org/about-us/who-we-are/ ) une fondation dédiée à ce but de standardisation.

Il est clair que les décideurs politiques d’un pays quelconque n’auront plus aucun pouvoir dans leur propre pays puisqu’ils devront se plier aux standards mis en place par l’IFRS et fortement encouragés lors de cette dernière réunion du Forum de Davos. L’idéologie globale fascisante sous-jacente à Davos est très clairement annoncée par les élites internationales. Le patron de l’ISSB, un dénommé Emmanuel Faber, a déclaré, je cite : « nous ne pouvons pas nous contenter de rester au niveau des taxonomies débattues sur le plan régional, car elles dépendent d’un certain consensus politique. Cela devrait changer et il faut viser plus loin que ces taxonomies ». On peut traduire ces propos assez clairement : Faber semble dire qu’il faut instituer un système du haut vers le bas ignorant les frontières nationales et les décideurs politiques locaux rendant ainsi l’idée même de démocratie inopérante.

Cette alliance de facto telle qu’elle se dessine entre les gouvernements et les élites de la finance ne laissera donc que peu de place à la démocratie. Les entreprises qui ne se conformeront pas aux critères ESG seront écartées des investisseurs et ces organismes de régulation imposeront leur loi sur toutes les autres entreprises quelles qu’elles soient. Il s’agit à l’évidence de la mise en place d’un gouvernement mondial. Ce que les élites de Davos ont oublié c’est que seuls 80 % de la population mondiale est concernée par ce projet. Le système totalitaire chinois contrôle déjà l’économie du pays, quant aux autres pays hors ceux dits « occidentaux » , certains d’entre eux en sont encore au système de troc et à moins de décider une mise au pas autoritaire de ces derniers, ce système de respect des critères ESG n’est qu’une élucubration de plus exclusivement « occidentalo-occidentale ». Enfin il est clair que l’élite de Davos oublie les populations et leurs réactions lors de la grave crise économique qui se profile à un horizon rapproché. Il y aura « du sang et des larmes » et ce sang sera peut-être versé par ces élites. Source partielle ZeroHedge

L’effet boomerang des sanctions contre la Russie

Lorsque l’Union européenne et les Etats-Unis ont décidé de sanctions économiques contre la Russie après l’opération spéciale initiée pour protéger les populations russophones de l’est de l’Ukraine quotidiennement bombardées par les forces ouvertement nazies ayant noyauté l’armée régulière du pays, ce fut plus de 300 milliards de dollars de réserve de changes russes qui ont été gelées. La Russie a reconstitué en deux mois les deux tiers de ces réserves de change en exportant à prix fort des distillats de pétrole dont l’Occident a besoin ainsi que du gaz. Les médias occidentaux ont tendance à confondre pétrole brut et kérosène ou diesel. C’est une erreur qui participe à la propagande anti-russe occidentale. L’image perçue par de nombreux pays représentant plus de 4 milliards d’habitants de la planète est simple : on ne peut plus faire confiance ni au dollar ni à l’euro puisqu’à tout moment les USA et l’Europe peuvent bloquer les avoir bancaires dans ces devises.

Les Américains ont agi comme ces cow-boys croyant que tout leur était permis dans l’ouest américain mais leur décision s’est retournée contre eux. La défiance envers le dollar va leur coûter très cher, ainsi que la même défiance envers l’euro. Les Européens ont suivi comme des larbins décérébrés les décisions de la Maison-Blanche. La Chine avait déjà pris les dispositions nécessaires pour pallier à ces décisions bien avant les événement d’Ukraine comme par exemple la cotation du pétrole en yuans à la bourse de Shanghai. L’Arabie saoudite a fait fi de l’accord entre les USA et la famille Saoud et se fait rémunérer en yuans pour tout baril vendu à la Chine.

Sachant que la Russie est le premier producteur d’or du monde suivie par la Chine il ne fait aucun doute que la suprématie du dollar comme monnaie d’échange internationale, déconnectée du cours de l’or, est gravement écornée. En effet la vraie nature du dollar et de l’euro est maintenant claire : ce sont des monnaies de singe en lesquelles plus personne ne peut accorder une quelconque confiance. Que va-t-il se passer sur les marchés ? Si aujourd’hui tout reste normal, c’est le calme avant la tempête. Les indices boursiers continuent à augmenter, les prix des matières premières semblent stabilisés, cependant l’inflation d’origine monétaire plus que conjoncturelle ne pourra plus être maîtrisée, ni par un contrôle autoritaire des prix, ni par l’augmentation continue des taux des obligations à dix ans, alors la suite est évidente. Toutes les économies occidentales vont se retrouver en faillite et la Chine et la Russie seront les deux grandes gagnantes. En d’autres temps on aurait fait la guerre pour moins que cela. Quand Napoléon est arrivé au pouvoir, constatant que les caisses de l’Etat étaient vides, il alla faire son marché en Italie du Nord (et les Français en sont toujours fiers) mais les temps ont changé, tout conflit entre deux puissances nucléarisées se terminera très mal pour l’ensemble de l’humanité.

Les Etats-Unis n’agresseront jamais frontalement ni la Russie ni la Chine s’apercevant aujourd’hui qu’ils ont tout fait pour rapprocher ces deux pays, bientôt suivis par l’Inde et d’autres pays comme le Brésil. Il ne reste qu’une seule alternative pour les Occidentaux : se débarrasser des politiciens corrompus qui gouvernent et prennent des décisions désastreuses pour les peuples car encore une fois ce sont les peuples qui souffriront. La Russie est leader mondial dans la production et l’exportation de matières premières essentielles pour l’économie comme le palladium, les diamants industriels, le nickel, le chrome, l’étain, l’aluminium, l’uranium, le tungstène, le platine, le cuivre et certains lanthanides outre le pétrole, le gaz et le charbon. Dans les faits l’Occident ne peut pas se passer des ressources naturelles de la Russie et sanctionner ce pays est synonyme d’arrêt de mort et c’est pourtant ce qu’ont décidé les Européens emmenés par Ursula Von der Leyen, le pantin femelle mégalomane de la Maison-Blanche et de l’OTAN. Par voie de conséquence les sanctions monétaires contre la Russie vont précipiter la chute de l’Europe, la disparition du dollar et de l’euro, deux monnaies qui ne sont que du papier sans valeur en lesquelles on ne peut plus faire confiance et à l’échelle planétaire une descente aux enfers de l’Empire américain pour un meilleur bien-être de l’humanité toute entière.

Pour conclure ce billet inspiré d’un article paru sur le site ZeroHedge Jerome Powell a déclaré il y a quelques jours qu’ « il est possible d’avoir plus d’une monnaie de réserve », bel aveu de la panique qui règne dans le monde financier nord-américain.

Je suis toujours aussi complotiste : Que se passe-t-il en Chine ?

Depuis trois semaines un collègue de mon fils travaillant dans la finance à Shanghai souffre quotidiennement. Il ne sait pas quand les équipes de sécurité en combinaison totale et encagoulés viendront déposer devant la porte de son logement de l’eau et un peu de nourriture. Pendant trois jours il s’est imaginé mourir de faim. Le confinement très strict pourrait n’être levé que vers le 15 mai. Sans enfant ni épouse il ne risque pas d’être classé parmi les pestiférés en tant que « cas contact » car dans une telle éventualité il serait emmené manu militari dans une sorte de camp de concentration organisé à l’extérieur de l’agglomération comme autrefois on isolait les lépreux en Europe mais probablement aussi en Chine. Ce français peut toujours communiquer par internet et travailler autant que faire se peut car la totalité de l’activité de cette ville de 25 millions d’habitants est entièrement paralysée.

Le port de Shanghai est le plus grand port de Chine et peut-être le plus grand du monde. Je l’ai survolé en avion et c’est réellement stupéfiant : des centaines de darses, des milliers de grues pour transborder les containers, de véritables forêts de ces boites en acier vues du ciel. Tout y est paraît-il robotisé mais néanmoins quand il n’y a pas de personnel, l’activité est arrêtée alors qu’en temps normal celle-ci se poursuit jour et nuit. Bref, la politique absurde « zéro covid » décrétée par les autorités chinoises a aussi une visée politique car sur le plan sanitaire cette politique est très contestable. En effet, si on compare deux pays qui n’ont rien à voir avec la Chine, la Suède et la France, la Suède n’a jamais imposé de confinement alors que la France a décidé ce que la Chine fait aujourd’hui, le résultat est évident : il y a eu beaucoup moins de « cas » et de morts en Suède qu’en France en rapportant ces données aux populations respectives. L’agglomération de Shanghai représente un toute petite fraction de la population totale de la Chine mais les conséquences de ce confinement sont immenses. D’ailleurs plusieurs autres ports chinois sont à l’arrêt comme par une sorte de coïncidence.

Et c’est en faisant ce constat qu’il m’apparaît que cette décision absurde sur le plan sanitaire prend une toute autre signification. Bloquer presque totalement les exportations vers les pays occidentaux à partir de la Chine va provoquer dans quelques semaines une véritable panique : plus de pièces détachées pour une multitude d’entreprises qui vont devoir cesser leur activité, plus aucun bien de consommation courante depuis des outils pour le bricolage jusqu’aux jouets et aux smart-phones en passant par les tôles d’aluminium pour fabriquer les canettes de boissons ou les fils d’acier et les fers à béton, les voitures électriques ou même le moindre aspirateur, four à micro-ondes et grille-pain. On peut même mentionner la firme américaine Raytheon, un poids lourd de l’armement américain, ne plus pouvoir faire face à ses commandes d’armes car certaines pièces fabriquées en Chine sont devenues non disponibles (source ZeroHedge). Une véritable catastrophe qui va tout simplement paralyser les économies occidentales.

On paye notre pétrole en yuans et vous voulez nous « emmerder » alors voilà ce que nous sommes capables de faire et quand j’écris pays occidentaux les Etats-Unis sont concernés en premier lieu. Par conséquent mon analyse est simple : il ne s’agit pas d’un complot mais d’une décision délibérée pour perturber profondément les économies des pays occidentaux, le coronavirus étant devenu non plus une maladie redoutable (ce qu’elle n’a jamais été) mais une arme politique imparable qui va enfin faire prendre conscience aux politiciens occidentaux que depuis l’accession de la Chine à l’OMC ils ont fermé les yeux et n’ont pas compris qu’un pays industrieux de 1,4 milliard d’habitants avait acquis un immense pouvoir, un pays qui forme 15 millions d’ingénieurs de haut niveau chaque année, un pays qui a fait sortir de la pauvreté plus de 500 millions de personnes en quelques années seulement, plus que le population de l’Europe occidentale, et qui ose aujourd’hui payer ses factures de pétrole à l’Arabie saoudite en yuans. Ce confinement de Shanghai est un stratagème subtil que peu d’analystes économiques ont compris : nous les Chinois nous réglons nos factures pétrolières en yuans comme la Russie exige le paiement de son gaz en roubles, alors achetez des yuans ou des roubles sur les marchés et puis peut-être que nous recommenceront à exporter nos produits … Ce n’est pas un complot mais une stratégie de haut vol.

Mensonges de la FED sur l’inflation, sanctions contre la Russie et Nouvel Ordre Mondial

La Réserve fédérale et la plupart des autres banques centrales mondiales mentent sur la façon dont les taux d’intérêt affectent l’inflation. Ce n’est pas une mince affaire, car il est clair que cela est utilisé pour inaugurer une dépression économique mondiale, cette fois bien pire que dans les années 1930, en utilisant la Russie comme bouc émissaire à blâmer, alors que les pouvoirs en place se préparent à pousser le monde dans ce que Joe Biden a récemment appelé « un Nouvel Ordre Mondial ».

Article de F. Willliam Engdahl, consultant en risques stratégiques et conférencier. Engdahl est diplômé en sciences politiques de l’Université de Princeton et un essayiste renommé dans le domaine de l’énergie. Il écrit des articles exclusivement pour le magasine en ligne New Eastern Outlook où cet article a été publié le 28 mars 2022.

J’ai fait valoir à de nombreuses reprises que chaque dépression ou récession économique majeure du siècle dernier, depuis la création de la Réserve fédérale américaine, a été le résultat politique délibéré des actions de la Fed. La situation actuelle est clairement une répétition de cela. Les récentes déclarations et actions de la Fed en matière de lutte contre l’inflation indiquent qu’elle prévoit de provoquer une véritable dépression mondiale dans les prochains mois. Le conflit en Ukraine et le flot insensé de sanctions imposées par les pays de l’OTAN à tout ce qui est russe seront utilisés pour accélérer le processus d’inflation mondiale dans les domaines de la nourriture, de l’énergie et de tout le reste, et permettront de rejeter la faute sur la Russie tandis que la Fed s’en sortira indemne. Suivez les créateurs d’argent.

Si nous examinons les récentes déclarations de la Fed, de loin la banque centrale la plus puissante du monde, indépendamment des prédictions sur la disparition imminente du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, il devient évident qu’elle ment ouvertement. N’oubliez pas que la même Fed a délibérément maintenu les taux d’intérêt à un niveau proche de zéro pendant plus de 14 ans depuis la crise de 2008 pour renflouer Wall Street au détriment de l’économie réelle. Maintenant, ils prétendent qu’ils doivent inverser les taux pour le bien de cette économie. Ils mentent tout simplement.

La fausse courbe de Philips

Ces dernières années, le président turc Erdogan a été sévèrement attaqué pour avoir affirmé que des taux d’intérêt plus élevés de la banque centrale n’étaient pas efficaces pour contrôler la forte inflation en Turquie. Ironiquement, il a raison sur toute la ligne. Il a osé s’attaquer à l’orthodoxie monétaire actuelle, ce dont les marchés financiers l’ont puni en attaquant la lire. La base de la théorie sur les taux d’intérêt et l’inflation actuelle remonte à un article publié en 1958 par A.W. Philips, alors à la London School of Economics. Philips, examinant les données économiques britanniques sur les salaires et l’inflation sur un siècle, a conclu qu’il existait une relation inverse entre les salaires et l’inflation.

En gros, Philips, qui a rassemblé ses données dans ce que l’on appelle aujourd’hui la courbe de Philips, a conclu que l’inflation et le chômage ont une relation inverse. Une inflation plus élevée est associée à un chômage plus faible et vice versa. Pourtant, la corrélation ne prouve pas la causalité, et même les propres économistes de la Fed ont publié des études démontrant l’invalidité de la courbe de Philips. En 2018, l’économiste de Princeton Alan Blinder, ancien vice-président de la Fed, a noté que « la corrélation entre le chômage et les variations de l’inflation est presque nulle… L’inflation a à peine bougé lorsque le chômage a augmenté et diminué ».

Malgré cela, la Réserve fédérale, ainsi que la plupart des banques centrales du monde entier depuis les années 1970, ont utilisé cette notion de courbe de Philips pour justifier la hausse des taux d’intérêt afin de « tuer » l’inflation. Le plus célèbre d’entre eux est le président de la Fed, Paul Volcker, qui, en 1979, a relevé les taux d’intérêt directeurs aux États-Unis (en même temps que la Banque d’Angleterre) de 300% pour les porter à près de 20%, déclenchant ainsi la pire récession américaine depuis les années 1930.

Volcker a imputé l’inflation extrêmement élevée de 1979 à 1982 aux revendications salariales des travailleurs. Il a commodément ignoré la véritable cause de l’inflation mondiale de l’époque, à savoir la flambée des prix du pétrole et des céréales jusqu’aux années 1980, conséquence des actions géopolitiques de David Rockefeller, le patron de Volcker, qui a créé les chocs pétroliers des années 1970. J’en parle abondamment dans mon livre « A Century of War : Anglo-American Oil Politics » (Un siècle de guerre : la politique pétrolière anglo-américaine).

Depuis la brutale opération Volcker sur les taux d’intérêt, la Fed et les autres banques centrales ont pris l’habitude de dire que la hausse de l’inflation doit être « domptée » par une hausse des taux d’intérêt. En fait, ceux qui en profitent sont les principales banques de Wall Street qui détiennent la dette du Trésor américain.

Les causes de l’inflation récente

La cause de la hausse alarmante de l’inflation depuis le verrouillage du COVID en 2020 n’a rien à voir, ou presque, avec la hausse des salaires ou une économie en plein essor. Le relèvement des taux pour créer un « atterrissage en douceur » ou une soi-disant récession légère n’aura pratiquement aucun effet sur l’inflation réelle.

Les prix montent en flèche pour les produits de première nécessité que les familles doivent acheter. Selon une étude de l’économiste américain Mike « Mish » Shedlock, plus de 80% des composantes de l’indice des prix à la consommation américain utilisé pour mesurer officiellement l’inflation est constitué de ce que l’on appelle les « composantes inélastiques ». Cela inclut surtout les coûts du logement, de l’essence, des transports, de l’alimentation, de l’assurance médicale et de l’éducation. La plupart des familles ne sont pas en mesure de réduire sérieusement l’un ou l’autre de ces coûts de vie nécessaires, même si les taux d’intérêt sont plus élevés.

Le coût des denrées alimentaires s’envole avec l’apparition de pénuries mondiales de céréales, d’huile de tournesol et d’engrais, en raison de la hausse vertigineuse du coût du gaz naturel pour fabriquer des engrais azotés. Cette situation existait bien avant le conflit ukrainien. L’élimination des exportations de blé russes et ukrainiennes en raison des sanctions et de la guerre peut réduire jusqu’à 30% l’offre mondiale de céréales. La sécheresse dans le Midwest américain et en Amérique du Sud, ainsi que les fortes inondations en Chine, contribuent à l’explosion des coûts alimentaires. Le gaz naturel est en hausse en raison de l’agenda insensé de l’UE et de Biden sur le thème « zéro carbone », qui vise à éliminer toutes les énergies à base d’hydrocarbures dans les années à venir. Maintenant, à cause des sanctions suicidaires de l’Occident contre la Russie, une source majeure de carburant diesel mondial, la Russie, est éliminée. La Russie est le deuxième plus grand exportateur de pétrole brut au monde après l’Arabie saoudite. Elle est le plus grand exportateur de gaz naturel au monde, principalement vers l’UE.

Sanctions, urée et micropuces

Pour illustrer à quel point l’économie mondiale est devenue interconnectée, la Chine a imposé en octobre 2021 des contrôles sévères sur les exportations d’urée, un composant clé non seulement des engrais, mais aussi d’un additif pour moteur diesel, le DEF ou l’AdBlue, dont la plupart des moteurs diesel modernes ont besoin pour contrôler les émissions d’oxyde d’azote. Sans AdBlue, les moteurs ne fonctionnent pas. Cela menace les camions, les tracteurs agricoles, les moissonneuses, les équipements de construction. L’armée américaine utilise du carburant diesel dans les réservoirs et les camions. Maintenant, avec les sanctions contre la Russie, le deuxième exportateur mondial de diesel raffiné est contraint de se retirer. L’UE importe la moitié de son diesel de Russie. Shell et BP ont averti les acheteurs allemands de problèmes potentiels d’approvisionnement et les prix s’envolent. Cette perte de diesel intervient alors que les stocks de gazole en Europe sont à leur plus bas niveau depuis 2008. Aux États-Unis, selon OilPrice.com, la situation est encore plus grave. Là-bas, les stocks de gazole sont inférieurs de 21% à la moyenne saisonnière des cinq années précédant la pandémie.

Le gaz néon est un sous-produit de la production d’acier. Environ 50% du gaz néon de haute pureté pour les semi-conducteurs, indispensable aux lasers nécessaires à la lithographie pour fabriquer des puces, provient de deux entreprises ukrainiennes, Ingas et Cryoin. Toutes deux s’approvisionnent en néon auprès d’aciéries russes. L’une est basée à Odessa et l’autre à Marioupol. Depuis le début des combats il y a un mois, les deux usines ont fermé. En outre, selon la société californienne TECHCET, « la Russie est une source cruciale de C4F6 que plusieurs fournisseurs américains achètent et purifient pour l’utiliser dans les processus de lithographie avancés pour la production de puces ». De même, la Russie produit environ un tiers de tout le palladium mondial utilisé dans les convertisseurs catalytiques des voitures et dans les capteurs et la mémoire émergente (MRAM).

Oleg Izumrovov, un expert russe en informatique, souligne en outre que la Russie « représente aujourd’hui 80% du marché des substrats en saphir – de fines plaques en pierre artificielle, qui sont utilisées en opto et microélectronique pour construire des couches de divers matériaux, par exemple du silicium. Elles sont utilisées dans tous les processeurs du monde – AMD et Intel ne font pas exception ». Il ajoute : « Notre position est encore plus forte dans la chimie spéciale de la gravure des puces à l’aide de composants ultra-purs. La Russie représente 100% de l’offre mondiale de diverses terres rares utilisées à ces fins ». Sans oublier que la Russie est le deuxième producteur mondial de nickel et d’aluminium.

Alors que Washington ne cesse d’aggraver les sanctions contre la Russie, ce n’est qu’une question de semaines avant que ces liens de la chaîne d’approvisionnement n’aient un impact sur l’inflation mondiale et américaine à un degré jamais vu de mémoire récente. Lors de la réunion de l’OTAN à Bruxelles le 24 mars, Joe Biden a tenté (sans succès pour l’instant) de pousser les États membres de l’UE à sanctionner le pétrole et le gaz russes. Les prix de l’énergie sont déjà en train de grimper en flèche au niveau mondial et Joe Biden a admis à un journaliste que les prix allaient augmenter considérablement pour les denrées alimentaires et l’énergie, en rejetant la faute sur le conflit en Ukraine.

Aucun de ces effets, dont la plupart commencent seulement à se répercuter sur le coût et même la disponibilité des denrées alimentaires et d’autres produits essentiels, ne peut être modifié par une hausse des taux des fonds fédéraux de la Réserve fédérale. Et la Fed le sait. Avec leurs actions, ils jettent littéralement du kérosène sur un feu économique brûlant. Elle soulignera les hausses alarmantes de l’inflation d’ici mai et réitérera son faux « remède », à savoir des taux d’intérêt plus élevés qui risquent de plonger les États-Unis et le reste du monde dans une dépression mondiale qui fera paraître les années 1930 bénignes. Nous pouvons nous attendre à ce que l’on parle beaucoup de l’introduction d’une monnaie numérique de banque centrale pour remplacer le dollar à ce moment-là. Bienvenue dans la Grande Réinitialisation de Davos.

Je suis complotiste – épisode 5 : Joseph Robinette Biden et la Serbie

En 1999 JR Biden, actuel président des USA, entreprit de convaincre les forces de l’OTAN qui avaient agressé sans mandat de l’ONU la Fédération de Yougoslavie de bombarder sans limites la Serbie et en particulier Belgrade. À l’époque Biden, Joe mais pas Hunter, était vice-président des USA. Son chef Obama fut par la suite nobélisé pour son œuvre de paix. Il n’y a même pas lieu de réfléchir plus avant : le principal outil qu’utilisent les USA a toujours été le mensonge, les coups tordus et les interventions au nom de la démocratie. Cette mission dont se sent responsable la Maison-Blanche n’est qu’un prétexte pour dominer le monde. Combien de morts depuis la fin de la seconde guerre mondiale ont été la conséquence des interventions guerrières des Américains au nom de la démocratie, peut-être 20 ou 30 millions.

Le souci avec ces vidéos retrouvées par le site ZeroHedge, en français via le Saker Francophone, est la bavure du bombardement de l’Ambassade de Chine à Belgrade par les Américains. Les Chinois n’ont pas oublié et n’oublieront jamais. Si le vieux Joe sucre les fraises il est aussi rattrapé par les exactions de son fils Hunter, en particulier des trucs assez glauques réalisés en Ukraine et en Chine. Le New-York Times lui-même a fini par fragiliser le vieux Joe. Ça va vraiment très mal outre-Atlantique alors que ces Yankees ne cessent « d’emmerder » les Européens et les Russes. Pour qui se prennent-ils ? 

Poutine est un fin diplomate …

Après avoir été traité de poutinolâtre je récidive dans mes analyses qui ne concernent que moi-même. Le Président russe a donc décidé le 23 mars 2022 que le gaz russe serait exclusivement payé par les Occidentaux en monnaie russe et il ne reste que quelques jours pour que les banques européennes s’organisent pour acheter des roubles (ou des yuans) sur les marchés. Au delà de la date fixée par le Kremlin le gaz sera coupé. Cette décision n’est pas unique dans le monde. L’Arabie saoudite a accepté le paiement de son pétrole livré aux Chinois en yuans. La Russie a accepté également le paiement de la facture pétrolière de l’Inde en roupies. La Corée et le Japon n’obtiendront pas l’autorisation des Américains de faire de même, du moins pour le moment.

Cette décision de la Russie n’est pas sans conséquences. Le signal a été donné pour le processus de dédollarisation des échanges commerciaux internationaux. C’est un immense événement. Les médias occidentaux ont assimilé cette décision de la Russie comme une manœuvre pour mettre en difficulté l’Europe. C’est faux car l’Arabie saoudite avait décidé d »être payée eu yuans il y a une dizaine de jours. Je ne lis pas la presse main-stream américaine mais cette décision de Riyad a certainement provoqué quelques émois à Wall Street.

Au niveau des marchés la bourse de Moscou a finalement ouvert ce lundi et après une forte chute consécutive à l’intervention de l’armée russe en Ukraine pour effectuer ce que l’on pourrait dire une opération de police afin d’éliminer les commandos néo-nazi sans foi ni loi qui n’ont d’autre objectif depuis 8 que d’exterminer les populations russophones du Donbass, cette bourse de Moscou a rebondi de 20 %. Parallèlement le rouble s’est apprécié de 20 % ces derniers jours. Les sanctions de cour d’école infligées par les pays occidentaux à la Russie vont se retourner contre eux et la situation économique de l’Europe va se dégrader très fortement et de manière durable jusqu’au jour où les décideurs politiques européens avaleront leur chapeau et diront clairement aux Américains de s’occuper de leurs propre linge sale.

Cette décision de Moscou aura donc de très lourdes conséquences dont en particulier une redéfinition de la géopolitique mondiale sur des bases multipolaires plus saines, l’éviction progressive du dollar des transactions mondiales étant la clé de cette redéfinition.

Le fait que les Américains aient sollicité le Vénézuela et l’Iran pour vendre plus de pétrole pour stabiliser les cours est révélateur. Les émissaires américains ont essuyé une fin de non-recevoir : « du pétrole oui, mais toutes les sanctions supprimées ». L’ignominie de l’attitude américaine est ainsi révélée au grand jour. Il s’agit d’un élément important pour redéfinir cette géopolitique mondiale sans le dollar et sans l’extraterritorialité des lois américaines. Il en sera terminé de l’impérialisme américain qui pourrit le monde entier depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Ukraine : l’Occident et le reste du monde

Article de Régis de Castelnau paru sur son site Vu du Droit le 18 mars de cette année et que je me suis permis de « rebloguer » comme on dit.

La réaction de l’Occident à l’invasion russe en Ukraine est finalement, dans sa version française, un symptôme assez accablant de l’état dans lequel nous nous trouvons. Le furieux délire guerrier qui s’est emparé des élites françaises, couplé à leur occidentalisme indécrottable les empêche d’accéder au réel et de faire l’effort d’une analyse qui permettrait de s’abstraire des biais qui nous donnent de la réalité l’image de ce que nous voudrions qu’elle soit. C’est-à-dire en bon français de prendre ses désirs pour des réalités.

Il existe un précédent, permettant de se livrer à des comparaisons. Celui de l’invasion soviétique de l’Afghanistan en décembre 1979. Nourris d’antisoviétisme et d’anticommunisme, les débats dans notre pays avaient fait rage. Ce fut un affrontement politique particulièrement dur. Pour en avoir un souvenir très précis, je peux témoigner que jamais notre pays ne bascula dans de tels excès. Ce n’est pas bon signe pour ce que nous sommes devenus.

Délires guerriers
Une mention particulière pour la partie petite-bourgeoise du bloc élitaire. Qui, de BHL à Brice Couturier en passant par Xavier Gorce, Raphaël Glucksmann, Daniel Cohn-Bendit, Luc Ferry , Patrick Cohen, François Berléand, et autres Jean-Michel Apathie s’était signalée au moment des gilets jaunes par un mépris social haineux parfaitement écœurant. Mais qui en fait ne faisait que refléter l’opinion des couches auxquelles ils appartiennent. La violence de la répression judiciaire de ce mouvement social menée par une magistrature appartenant aux mêmes couches sociologiques en fut la preuve douloureuse pour les éborgnés et les embastillés.

Ces petits-bourgeois sont les premiers porteurs du spasme délirant qui a saisi notre pays depuis l’agression russe. Qui les amène à dire n’importe quoi, à prendre toutes les propagandes inévitables en temps de guerre, pour des vérités révélées. À transformer en héros des aigrefins douteux et corrompus. À pérorer sur le sort des armes, munis de leur ignorance totale des questions militaires. À afficher un délire guerrier généreux du sang des autres en hurlant à la trahison de ceux qui appellent à la raison et militent pour la cessation des combats. Révélant d’ailleurs leur lâcheté morale puisqu’ils furent muets lorsque l’Occident fit bien pire. Et dévoilant avec l’argument, selon lequel on peut bombarder des Arabes mais pas des blancs, un racisme dont on constate qu’il ne demandait qu’à s’exprimer. Arrivant ainsi à donner raison à Aimé Césaire disant à propos de la Shoah : « au fond, ce que le bourgeois ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme… c’est le crime contre l’homme blanc. »

Et malheureusement la pulsion à laquelle nous assistons aujourd’hui témoigne de cet effondrement du niveau des élites occidentales en général, et françaises en particulier qui ne font même plus l’effort de donner le change.

La question militaire

Il ne s’agit pas ici de réfuter ou même de discuter des informations invérifiables mais d’essayer de comprendre ce qui se passe à propos d’une opération militaire qui nous a tous surpris dans son principe et dans ses modalités. Et qui surtout, est organisée sous ce que les Russes appellent la « maskirovska », c’est-à-dire le fait de masquer le mieux possible ses réelles intentions.

Lorsque l’on regarde les cartes de la situation militaire en Ukraine que l’on trouve sur Internet, il y a quand même un élément qui saute aux yeux. Quelle que soit la temporalité des opérations, l’idée d’un enveloppement complet de l’est ukrainien semble s’imposer. Avec une claire volonté d’enfermer dans des « chaudrons » les forces ukrainiennes qui étaient essentiellement rassemblées face aux séparatistes du Donbass. La maîtrise du ciel rendant leur ravitaillement ou leur dégagement matériellement impossible. Alors on nous a parlé de « blitzkrieg » raté, ce qui s’agissant des Russes est une absurdité. Depuis la guerre civile d’après la révolution d’octobre la pensée militaire russe a conçu une discipline appelée « art opératif », concept qu’il serait trop long d’expliciter ici mais que schématiquement on peut présenter comme le niveau d’articulation entre la stratégie qui définit les objectifs de la politique continuée par la guerre, et la tactique qui met en œuvre les opérations. Là encore « l’occidentalisme » dans les têtes, y compris celles des militaires, a joué son rôle. Que n’a-t-on entendu les ignorants et les propagandistes, nous dire que l’armée russe était enlisée, les officiers russes nuls, leurs soldats des pleutres qui désertaient ou se rendaient en masse. Le tout assorti d’une héroïsation des défenseurs ukrainiens, accompagnée d’accusations sur les atrocités que commettraient naturellement les moujiks. Que dire des bilans avancés, comme autant de rodomontades incompatibles avec la guerre telle qu’elle se déroule, c’est-à-dire les puissances de feu mobilisées de part et d’autre. Les villes sont très peu endommagées, et dans les campagnes les blindés russes circulent sur les routes ! Les analystes sérieux, y compris américains, considèrent qu’une fois réalisé le premier choc permettant de décapiter les moyens techniques du commandement ukrainien, et de clouer au sol son aviation, les Russes ont avancé avec des consignes d’engagement du feu très strictes. Afin de limiter les pertes parmi la population civile et les destructions inutiles des infrastructures routières, urbaines et vitales comme les centrales électriques. Cela ne rend pas la guerre plus morale et justifiée, mais l’idée semble être de contrôler l’est ukrainien, l’Ukraine utile, en lui conservant ses capacités économiques et agricoles. Cette prudence explique de probables échecs tactiques mais qui dans la conception russe de l’art opératif ont une importance secondaire. Au contraire de la pensée occidentale avec sa névrose de la bataille décisive.

Prétendre comme l’a fait notre inepte ministre de la défense que « l’Ukraine pouvait gagner militairement » n’a aucun sens. Il semble inévitable que sur un strict plan militaire le sort de l’armée ukrainienne soit scellé. Et les vrais spécialistes qui s’efforcent à l’objectivité prévoient son effondrement prochain. La question est donc redevenue directement politique.

Attention aux réveils douloureux

Nous avons dit dans ces colonnes qu’après la chute de l’Union soviétique considérée comme une victoire, la volonté américaine de mettre en place un nouvel ordre international qui lui soit totalement subordonné, était à l’origine directe de la guerre en Ukraine. Si cet événement donne bien sûr le signal du déclenchement d’une nouvelle guerre froide, il lance peut-être aussi le processus de la fin de la domination occidentale sur le monde.

La prise de conscience du rapport de force militaire en Ukraine, et de l’impossibilité pour l’OTAN d’intervenir sans déclencher l’apocalypse, a réactivé la bonne vieille kremlinologie. Bien sûr Poutine est pire qu’Hitler, il va être renversé par un coup d’État, les militaires vont se révolter, le peuple va lancer une insurrection, et autres conjectures fantaisistes toutes marquées par l’incapacité à déchausser ses lunettes occidentales. Et bien sûr tout le monde espère que les sanctions économiques vont asphyxier la Russie et pousser son peuple à la révolte, en provoquant son isolement politique et moral sur l’ensemble de la planète.

Histoire de redevenir sérieux, on se permettra quelques observations sur ces sanctions. L’UE a immédiatement exécuté les ordres américains en refusant de prendre en compte l’évidence des dégâts en retour sur les économies européennes. Qui provoqueront nécessairement des troubles sociaux majeurs. De ce point de vue les États-Unis sont beaucoup plus tranquilles. Les discours qui prétendent que l’OTAN va sortir renforcé de la crise et que l’UE ne s’est jamais mieux porté, sont des plaisanteries. L’Alliance militaire atlantiste vient de faire une nouvelle démonstration, qu’elle était parfaitement capable de mettre le bazar partout, avant de lâcher ses amis et ses alliés en rase campagne. De leur côté les Allemands ont parfaitement vu l’ouverture et pris la décision de se réarmer, c’est-à-dire de flanquer leur domination économique, d’une domination militaire. Désolé, mais l’Histoire nous apprend que la situation ainsi créée peut provoquer des déséquilibres dangereux. Nous serions avisés d’avoir la mémoire de la façon dont ce genre de choses s’est déjà terminé à plusieurs reprises au siècle dernier. D’ailleurs le premier geste déloyal de notre cher partenaire de l’UE a été d’acheter des F35 américains au lieu et place des Rafales. On pourra ajouter aussi la mise en avant des pays illibéraux que l’on sanctionnait à tout-va il y a encore quelques semaines comme la Pologne, la Tchéquie ou la Hongrie. Que l’on traitera à nouveau en parias à la première occasion.

Et puis surtout cette façon de se gargariser à propos de l’isolement russe dans le monde finit par être le signe d’un aveuglement complet. À l’ONU, le vote de la condamnation de l’invasion russe, incontestable violation du droit international, a permis de bien évaluer les rapports de force. Il n’était pas possible bien sûr de la soutenir, mais les abstentions ont été quasiment majoritaires, en nombre de pays et de populations concernées. Les pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique, ravis de voir l’arrogance américaine ainsi que celle de ses domestiques européens mise en cause se sont déclarés « neutres ». On pense au Pakistan relais historique des États-Unis dans cette région, ou au Japon qui refuse d’appliquer les sanctions économiques. Ou encore à l’Arabie Saoudite qui accepte désormais de se faire payer son pétrole en yuan. Sur ce dernier point l’étude des cartes démontre que seules l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Australie, c’est-à-dire le monde occidental, vont appliquer ces fameuse sanctions.

Il y a enfin l’étonnante pulsion suicidaire qui consiste à complètement gripper la globalisation pourtant organisée sous impulsion occidentale. Violer ses propres règles, se permettre n’importe quoi au plan du droit, ne pourra que se retourner contre ces occidentaux qui jusqu’à présent en profitaient. Le dollar va être fragilisé en tant que monnaie de réserve, les circuits économiques vont être lourdement affectés et d’autres vont évidemment se mettre en place. Il est possible que l’on assiste à l’effondrement du droit des brevets et de la propriété intellectuelle devenus d’ailleurs une confiscation inédite du savoir par l’Occident. Et de façon générale à une altération profonde de la régulation juridique de la globalisation. Et il n’est vraiment pas sûr que cette insécurité qui s’installe soit de l’intérêt de l’Occident.

L’Occident et les Autres

Et ce d’autant que la construction d’un axe Chine/Russie, qui n’est certes pas une alliance militaire, constitue quand même un événement historique de portée considérable. L’Empire du milieu continuera à défendre ses intérêts, tout comme la Russie bien sûr. Mais ils viennent de s’accorder sur une analyse de la situation mondiale, et de prévoir leur coopération pour les 30 ans qui viennent. Tirant les conséquences du déclin de l’Amérique et de son comportement, ils affirment leur refus de sa prétention à rester le gendarme du monde. Depuis 30 ans les USA et leurs alliés se sont tout permis, utilisant souvent une violence sans bornes, en piétinant le droit et la morale. La Russie et la Chine viennent de dire clairement qu’elles ne l’accepteraient plus. Il est probable que l’agression russe en soit le premier signal.

Il s’est déroulé un événement que notre presse mainstream provincialiste a totalement ignoré malgré son importance. Le 4 février 2022, à trois semaines de l’invasion russe en Ukraine, Vladimir Poutine et Xi Jiping ont adopté une déclaration commune que tout le monde aurait dû lire attentivement. Cela aurait peut-être permis d’être moins surpris. Cette longue déclaration reproduit les analyses convergentes des deux parties sur la situation du monde et la coopération qu’elles entendent mettre en œuvre dans l’avenir.

Elle est précédée d’un préambule on ne peut plus clair qui se termine par ces mots :

« Certains acteurs, qui ne représentent qu’une minorité à l’échelle internationale, continuent de préconiser des approches unilatérales pour traiter les questions internationales et de recourir à la force ; ils s’immiscent dans les affaires intérieures d’autres États, portant atteinte à leurs droits et intérêts légitimes, et incitent aux contradictions, aux différences et à la confrontation, entravant ainsi le développement et le progrès de l’humanité, contre la volonté de la Communauté internationale. »

L’historienne Sophie Bessis avait publié il y a 20 ans un livre intitulé : « l’Occident et les autres » dans lequel elle analysait la façon dont l’Occident dominait le monde depuis le XVe siècle : « l’Occident gouverne le monde depuis si longtemps que sa suprématie lui paraît naturelle. Elle est à ce point constitutive de son identité collective qu’on peut parler d’une véritable culture, sur laquelle les Occidentaux continuent de construire leurs rapports avec l’Autre : rien ne semble ébranler durablement la conviction qu’ils ont de leur supériorité. »

Pour les Chinois et les Russes, la « Communauté internationale » visée dans le préambule de leur déclaration commune, n’est pas celle, réduite à l’Occident, dont on nous rebat les oreilles, et nous nous gargarisons. C’est une nouvelle qui émerge et qui refuse la gouvernance de ces « certains acteurs » dont nous savons très bien qui les Chinois et les Russes visent avec cette formule.

La mondialisation était vue et voulue par l’Occident comme la version la plus récente de sa domination. À l’inverse, les « Autres » la veulent aujourd’hui comme un facteur de redistribution des cartes économiques mondiales.

Nous ferions bien d’ouvrir les yeux.

L’Empire américain s’auto-détruit. Mais personne ne pensait que ça arriverait si vite

Souvent, les empires suivent le cours d’une tragédie grecque, provoquant précisément le destin qu’ils cherchaient à éviter. C’est certainement le cas de l’empire américain, qui se démantèle dans un mouvement en slow-motion, mais pas si slow qu’on pourrait le penser.

L’hypothèse de base des prévisions économiques et diplomatiques, c’est que chaque pays agit en fonction de son propre intérêt. Mais un tel raisonnement n’est d’aucune utilité dans le monde actuel. Ainsi, les observateurs de tout l’éventail politique utilisent des expressions telles que « se tirer une balle dans le pied » pour décrire la confrontation diplomatique des États-Unis avec la Russie et leurs alliés.

Pendant plus d’une génération, les diplomates américains les plus éminents ont tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’ils pensaient être la menace extérieure ultime, à savoir une alliance entre la Russie et la Chine qui dominerait l’Eurasie. Or, les sanctions économiques et la confrontation militaire imposées par l’Amérique ont rapproché ces deux pays et en poussent d’autres dans leur naissante orbite eurasienne.

La puissance économique et financière américaine était censée empêcher la réalisation de ce destin. [En 1971, les États-Unis ont mis fin aux accords de Bretton Woods qui garantissait la convertibilité du dollar en or]. Au cours du demi-siècle qui a suivi la disparition de l’or, les banques centrales du monde ont fonctionné à partir de l’étalon dollar. Elles détenaient ainsi leurs réserves monétaires internationales sous forme de titres du Trésor US, de dépôts bancaires US et d’actions ou obligations US. Le standard établi à partir des bons du Trésor a permis à l’Amérique de financer ses dépenses militaires à l’étranger, mais aussi de prendre le contrôle des investissements dans d’autres pays simplement en créant des reconnaissances de dettes en dollars. Pour les États-Unis, les déficits de la balance des paiements terminent donc sous forme de réserves dans les banques centrales des pays en excédent de paiements. Les débiteurs du Sud, eux, ont besoin de dollars pour payer leurs obligataires et commercer avec l’extérieur.  

Ce privilège monétaire – le seigneuriage du dollar – a permis à la diplomatie américaine d’imposer des politiques néolibérales au reste du monde, sans devoir trop recourir à la force militaire, sauf pour s’emparer du pétrole du Proche-Orient.

La récente escalade des sanctions américaines a bloqué le commerce et les investissements de l’Europe, de l’Asie et d’autres pays avec la Russie, l’Iran et la Chine. Pour les alliés des États-Unis, l’impact a été énorme sur les coûts d’opportunité – les coûts des opportunités manquées. De plus, le gouvernement US a récemment confisqué l’or et les réserves étrangères du Venezuela, de l’Afghanistan et maintenant de la Russie (1). Il a également saisi de manière ciblée les comptes bancaires de riches étrangers – sans doute dans l’espoir de gagner leur cœur et leur esprit, tout en récupérant l’argent de leurs comptes séquestrés. Tout cela a mis fin à l’idée que les avoirs en dollars, ou ceux en livres sterling ou en euros dans les satellites de l’Otan, sont un refuge d’investissement sûr lorsque les conditions économiques mondiales deviennent chancelantes.

Je suis donc quelque peu désabusé par la vitesse à laquelle ce système financier centré sur les États-Unis s’est dédollarisé en l’espace d’un an ou deux. Dans mon livre Super Imperialism, le thème principal portait sur la façon dont, au cours des cinquante dernières années, l’étalon des bons du Trésor US avait canalisé l’épargne étrangère vers les marchés financiers et les banques américaines, permettant ainsi à la Diplomatie du Dollar de s’en sortir. Je pensais que la dédollarisation serait menée par la Chine et la Russie pour qu’elles prennent le contrôle de leurs économies et ainsi éviter le type de polarisation financière qui débouche sur des politiques d’austérité aux États-Unis (2). Mais ce sont les autorités américaines elles-mêmes qui poussent les Russes et les Chinois à surmonter les hésitations qu’ils avaient à se dédollariser.

Je m’attendais à ce que la fin de l’économie impériale dollarisée soit provoquée par la rupture avec d’autres pays. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé. Les diplomates américains ont choisi de mettre eux-mêmes fin à la dollarisation internationale, tout en aidant la Russie à se doter de ses propres moyens de production pour une agriculture et une industrie autonomes. En fait, ce processus de fracture mondiale est en cours depuis quelques années déjà. Il a commencé avec les sanctions qui empêchaient les alliés des États-Unis au sein de l’Otan ainsi que d’autres satellites économiques de commercer avec la Russie. Pour la Russie, ces sanctions ont eu le même effet que des tarifs douaniers protecteurs.

La Russie était restée trop fascinée par l’idéologie du marché libre pour prendre des mesures visant à protéger sa propre agriculture ou son industrie. Les États-Unis lui ont apporté l’aide dont elle avait besoin en lui imposant, par le biais de sanctions, l’autosuffisance intérieure. Lorsque les États baltes ont perdu le marché russe du fromage et d’autres produits agricoles, la Russie a rapidement créé son propre secteur fromager et laitier – tout en devenant le premier exportateur mondial de céréales.

La Russie découvre (ou est sur le point de découvrir) qu’elle n’a pas besoin de dollars américains pour garantir le taux de change du rouble. Sa banque centrale peut créer les roubles nécessaires pour payer les salaires nationaux et soutenir la formation de capital. Finalement, les confiscations américaines pourraient donc amener la Russie à mettre un terme à la philosophie monétaire néolibérale, comme le préconise depuis longtemps Sergei Glaziev, fervent partisan de la MMT [Théorie Monétaire Moderne].

La même dynamique qui sape les ostensibles objectifs des États-Unis s’est manifestée à travers les sanctions US contre les principaux milliardaires russes. La thérapie de choc néolibérale et les privatisations des années 1990 n’ont laissé aux kleptocrates russes qu’un seul moyen d’encaisser les actifs qu’ils avaient arrachés au domaine public: incorporer leurs recettes et vendre leurs actions à Londres et à New York. L’épargne nationale ayant été anéantie, les conseillers américains avaient persuadé la banque centrale russe de ne pas créer sa propre monnaie en roubles.

Le résultat, c’est que le patrimoine national russe en pétrole, gaz et minéraux n’a pas été utilisé pour financer une rationalisation de l’industrie et du logement en Russie. Au lieu d’être investis dans la création de nouveaux moyens de production russes, les revenus de la privatisation ont été dépensés par les nouveaux riches dans l’immobilier britannique de luxe, les yachts et d’autres actifs de la fuite mondiale de capitaux. Mais la prise en otage des avoirs russes en dollars, en livres sterling et en euro a fait de la City de Londres un lieu trop risqué pour y conserver des actifs. En imposant des sanctions aux Russes les plus riches et les plus proches de Poutine, les responsables américains espéraient les inciter à s’opposer à une rupture avec l’Occident et dans la foulée, à en faire de serviables agents d’influence de l’Otan. Sauf que pour les milliardaires russes, leur propre pays commence à apparaître comme une place plus sure.

Depuis plusieurs décennies, la Réserve fédérale et le Trésor se sont battus pour empêcher l’or de retrouver son rôle dans les réserves internationales. Mais comment l’Inde et l’Arabie saoudite vont-elles considérer leurs avoirs en dollars alors que Biden et Blinken tentent de les forcer à suivre l’ »ordre fondé sur des règles » des États-Unis plutôt que leur propre intérêt national ? Les récents diktats des États-Unis ne leur laissent guère d’autre choix que de commencer à protéger leur propre autonomie politique. Comment? En convertissant leurs avoirs en dollars et en euros en or, un actif qui écarte tout risque politique d’être pris en otage par les exigences de plus en plus coûteuses et perturbatrices des États-Unis.

Après le blocage des réserves étrangères de la Russie et la chute du taux de change du rouble, la diplomatie américaine a soumis l’Europe de manière abjecte en demandant à ses gouvernements de pousser leurs entreprises à se débarrasser de leurs actifs russes pour quelques centimes seulement par dollar. Pire, Blackstone, Goldman Sachs et d’autres investisseurs américains se sont empressés d’acheter ce dont Shell Oil et d’autres sociétés étrangères se débarrassaient.

Personne ne pensait que l’ordre mondial d’après-guerre (1945-2020) céderait aussi rapidement. Un ordre économique international véritablement nouveau est en train d’émerger, même si l’on ne sait pas encore exactement quelle forme il prendra. En confrontation avec la Russie, la stratégie des États-Unis et de l’Otan visant à « exciter l’ours » a désormais dépassé le seuil de la masse critique. Il ne s’agit plus seulement de l’Ukraine qui est le déclencheur, un catalyseur pour éloigner une grande partie du monde de l’orbite des États-Unis et de l’Otan.

La prochaine épreuve de force pourrait avoir lieu en Europe même. Des politiciens nationalistes pourraient chercher à s’affranchir de la mainmise excessive des États-Unis sur leurs alliés européens et autres, Washington tentant vainement de les maintenir dans la dépendance du commerce et des investissements basés aux États-Unis. Le prix de leur obéissance sans faille est lourd: une inflation des coûts pour leur industrie et un renon de leurs politiques électorales démocratiques pour pouvoir se subordonner aux proconsuls US de l’Otan.

Ces conséquences ne peuvent pas vraiment être considérées comme « involontaires ». Trop d’observateurs ont indiqué exactement ce qui allait se passer – à commencer par le président Poutine et le ministre des Affaires étrangères Lavrov. Ils avaient expliqué quelle serait leur réponse si l’Otan insistait pour les acculer dans un coin tout en attaquant les russophones d’Ukraine orientale et en déplaçant des armes lourdes vers la frontière occidentale de la Russie. Les conséquences étaient prévues. Les néoconservateurs qui contrôlent la politique étrangère des États-Unis s’en fichaient tout simplement. Reconnaître les préoccupations du président russe faisait de vous un Putinversteher [quelqu’un qui comprend Poutine].

Les responsables européens ne se sont pas gênés pour faire part au monde entier de leurs inquiétudes quant au fait que Donald Trump était fou et qu’il allait chambouler la diplomatie internationale. Mais ils semblent avoir été pris de court par la résurgence, au sein de l’administration Biden, de la haine viscérale envers la Russie manifestée par le secrétaire d’État Blinken et Victoria Nuland-Kagan. Le mode d’expression et les manières de Trump étaient peut-être grossiers, mais le gang des néocons américains a des obsessions de confrontation beaucoup plus menaçantes à l’échelle mondiale. Pour eux, il s’agissait de savoir quelle réalité sortirait victorieuse : la « réalité » qu’ils croyaient pouvoir fabriquer, ou la réalité économique hors du contrôle des États-Unis.

Ce que les pays étrangers n’ont pas fait par eux-mêmes – en remplaçant le FMI, la Banque mondiale et les autres instruments de la diplomatie US – les politiciens américains les obligent à le faire. Les pays d’Europe, du Proche-Orient et du Sud pourraient prendre leurs distances en fonction de leurs propres intérêts économiques à long terme. Mais c’est l’Amérique qui les pousse à le faire, comme elle l’a fait avec la Russie et la Chine. De plus en plus de politiciens cherchent à obtenir le soutien de leurs électeurs en leur demandant s’ils ne seraient pas mieux servis par de nouveaux accords monétaires destinés à remplacer le commerce en dollars, les investissements en dollars et même le service de la dette étrangère en dollars.

La compression des prix de l’énergie et des denrées alimentaires frappe particulièrement durement les pays du Sud. Elle coïncide avec leurs propres problèmes liés au Covid-19 et à l’imminence de l’échéance du service de la dette dollarisée. Quelque chose doit céder. Combien de temps ces pays vont-ils imposer l’austérité pour payer les détenteurs étrangers d’obligations ?

Comment les économies américaine et européenne s’en sortiront-elles avec les sanctions qu’elles ont imposées au gaz et au pétrole russes, au cobalt, à l’aluminium, au palladium et à d’autres matériaux de base ? Les diplomates américains ont dressé une liste de matières premières dont leur économie a désespérément besoin et qui sont donc exemptées des sanctions commerciales. M. Poutine dispose ainsi d’une liste pratique de leviers de pression qu’il peut utiliser pour remodeler la diplomatie mondiale et, ce faisant, aider les pays européens et les autres à se libérer du rideau de fer que l’Amérique a imposé pour enfermer ses satellites dans la dépendance des fournitures américaines à prix élevé.

Mais la rupture définitive avec l’aventurisme de l’OTAN doit venir des États-Unis mêmes. À l’approche des élections de mi-mandat de cette année, les politiciens trouveront un terrain fertile en montrant aux électeurs américains que l’inflation des prix induite par l’essence et l’énergie est un sous-produit politique de l’administration Biden qui bloque les exportations de pétrole et de gaz russes. Le gaz est nécessaire non seulement pour le chauffage et la production d’énergie, mais aussi pour fabriquer des engrais, dont il y a déjà une pénurie mondiale. Cette situation est exacerbée par le blocage des exportations de céréales russes et ukrainiennes, ce qui fait monter en flèche les prix des denrées alimentaires aux États-Unis et en Europe.

On observe déjà un décalage interpellant entre la vision réaliste du secteur financier et celle promue par les médias dominants de l’Otan. Ce lundi 7 mars par exemple, les marchés boursiers européens ont plongé à l’ouverture, tandis que le pétrole Brent grimpait à 130 dollars le baril. Dans Today, le JT matinal de la BBC, le député conservateur Alan Duncan, négociant en pétrole, a tiré la sonnette d’alarme: la perspective d’un quasi-doublement des prix du gaz naturel menaçait de faillite les entreprises qui se sont engagées à fournir à l’Europe du gaz aux anciens tarifs. Mais revenant à ses infos militaires « Deux minutes de haine », la BBC n’a cessé d’applaudir les courageux combattants ukrainiens et les politiciens de l’Otan qui réclament davantage de soutien militaire. À New York, l’indice Dow Jones a plongé de 650 points, et l’or a grimpé à plus de 2 000 dollars l’once – reflétant l’opinion du secteur financier sur la façon dont le jeu des États-Unis est susceptible de se dérouler. Les prix du nickel ont augmenté encore plus: 40 %.

Tenter de forcer la Russie à répondre militairement et à ainsi faire mauvaise figure aux yeux du reste du monde s’avère être un coup monté. L’objectif était simplement de démontrer la nécessité pour l’Europe de contribuer davantage à l’Otan, d’acheter plus de matériel militaire américain et de s’enfermer plus encore dans une dépendance commerciale et monétaire vis-à-vis des États-Unis. Mais l’instabilité qui en résulte a pour effet de faire passer les États-Unis pour une menace aussi grande que la Russie.

Article de Michael Hudson paru sur le site Investig’action le 11 mars 2022. Hudson, professeur d’économie à l’Université du Missouri à Kansas City, est conseiller du groupe de réforme de la Lettonie.

Brève. Les évènements d’Ukraine, suite et fin ?

Contrairement à ce que la presse occidentale anglo-saxonne affirme ce n’est pas la Russie qui envahit l’Ukraine mais les habitants du Donbas qui fuient vers la Russie voisine. L’armée néo-nazie anti-slave de Kiev bombarde sans interruption les villes des deux républiques sécessionnistes sans discernement, hôpitaux, écoles et habitations civiles. L’épuration ethnique a bien commencé et les pays occidentaux continuent à accuser la Russie de velléités d’invasion de l’Ukraine. S ‘il existe encore quelques dizaines de milliers de personnels militaires du côté russe de la frontière c’est pour prendre en charge les réfugiés et les évacuer aussi vite que possible vers l’arrière pour qu’ils soient en sécurité. L’Ukraine est en guerre civile depuis 7 ans et les Britanniques et les Américains refusent de reconnaître cet état de fait en désignant le coupable, la Russie de Poutine.

Les Occidentaux inventent toutes sortes de prétexte pour alimenter des guerres civiles dans le cas de l’Ukraine mais également en Syrie. Dans ce dernier pays ils ont soutenu financièrement et militairement les opposants au régime de Damas. Des Français ont combattu l’armée régulière syrienne. Y aura-t-il des volontaires pour participer au génocide des russophones du Donbas ?

Des convois d’autobus arrivent dans les zones bombardées pour évacuer les populations, la conduire vers une station de train et dans quelques semaines tout le Donbas sera vidé de sa population, les quelques rares industries encore opérationnelles seront définitivement abandonnées et le régime incroyablement corrompu de Kiev se débrouillera pour quémander des aides internationales afin de faire encore vivre le pays. Dans une vidéo captivante Xavier Moreau démonte point par point un morceau de propagande occidentale au sujet de l’armée du régime corrompu de Kiev. Encore une fois cette guerre civile qui dure depuis 7 ans n’intéresse pas Moscou car la Russie n’a pas l’intention d’intervenir militairement. Poutine est venu en Syrie dans le cadre d’accords bilatéraux antérieurs aux évènements. Il s’agit également d’une guerre civile fomentée par les Occidentaux qui n’a toujours pas pris fin. Il est amusant de voir à quel point les Occidentaux se ridiculisent dans ces histoires. Inutile de revenir sur le conflit qui conduisit ces même Occidentaux à bombarder la Serbie. 

Davos et la conspiration de La Lettre Volée

Article de F. William Engdahl paru le 16 février 2022 sur le site New Eastern Outlook ( https://journal-neo.org ), traduction de Réseau International 

La célèbre nouvelle d’Edgar Allen Poe, « La Lettre Volée », décrit bien l’agenda de Klaus Schwab, fondateur il y a quelques 50 ans de ce qui est aujourd’hui l’influent Forum économique mondial (WEF) de Davos – caché au grand jour. Schwab a publié en 2020 un livre intitulé « La Grande Réinitialisation », qui appelle les dirigeants mondiaux à profiter de « l’opportunité » de la pandémie de COVID-19 pour réorganiser fondamentalement l’économie mondiale en une version dystopique descendante de l’Agenda 2030 technocratique de l’ONU. Pour ceux qui sont prêts à faire des recherches patientes, le WEF de Schwab révèle un degré étonnant de l’agenda mondialiste actuel pour un totalitarisme technocratique. Plus encore, il a développé des cadres triés sur le volet pour mettre en œuvre ce programme pendant trois décennies, avec une « école de cadres » mondiale sélectionnée pour devenir les « futurs dirigeants mondiaux ». En fait, il s’agit de ce que nous pourrions appeler la Conspiration de Davos, des agents promus dans le monde entier pour infiltrer les cercles politiques supérieurs et faire avancer le sinistre programme de la Réinitialisation de Davos.

L’une des caractéristiques les plus étonnantes de l’hystérie de peur de la pandémie de COVID est la mesure dans laquelle les politiciens du monde entier ont emboîté le pas, avec les médias mondiaux et les principaux acteurs de la santé, pour adopter un programme sans précédent de destruction économique et humaine au nom de la lutte contre un virus. Il s’avère que la plupart des acteurs clés ont tous quelque chose en commun. Il s’agit de diplômés, ou « anciens » comme il les appelle, triés sur le volet, de l’école des cadres de Davos de Klaus Schwab, de son programme annuel intitulé « Young Global Leaders » et de celui d’avant 2004 intitulé « Global Leaders for Tomorrow ».

Depuis que le premier groupe de cadres de Davos a été sélectionné en 1993, plus de 1400 « futurs leaders mondiaux » ont été formés selon un processus hautement secret qui est rarement mentionné dans la biographie des diplômés de Davos. Avec la patience d’une araignée tissant une vaste toile, Klaus Schwab et ses riches bailleurs de fonds du Forum économique mondial ont créé le réseau d’acteurs politiques le plus influent de l’histoire moderne, ou peut-être de tous les temps.

Dans une vidéo de 2017 avec David Gergen à Harvard, Schwab se vante d’être fier de « pénétrer les cabinets » avec le cadre Young Global Leader de Davos. Schwab déclare : « Je dois dire que lorsque je mentionne des noms comme Mme Merkel… et ainsi de suite, ils ont tous été des Young Global Leaders du Forum économique mondial. Mais ce dont nous sommes vraiment fiers maintenant avec la jeune génération comme le Premier ministre Trudeau, le président de l’Argentine et ainsi de suite, c’est que nous pénétrons les cabinets… C’est vrai en Argentine et c’est vrai en France maintenant… »

La Grande Réinitialisation

La Grande Réinitialisation, telle qu’elle est expliquée par Schwab dans le livre du même titre qu’il a coécrit en juin 2020, et élaborée dans son intégralité sur le site Web du Forum économique mondial, est à la disposition de tous les curieux. Il expose un programme visant à réorganiser l’économie mondiale de haut en bas, en utilisant les perturbations du COVID pour promouvoir, entre autres, un agenda vert sans carbone, l’élimination des protéines de viande et de l’agriculture traditionnelle, l’élimination des combustibles fossiles, la contraction des voyages aériens, l’élimination de l’argent liquide au profit des monnaies numériques des banques centrales et un système médical totalitaire de vaccinations obligatoires.

Lors du sommet virtuel de Davos des leaders mondiaux, en juin 2020, intitulé à juste titre La Grande Réinitialisation, Schwab a déclaré : « Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée. En bref, nous avons besoin d’une “Grande Réinitialisation” du capitalisme… Il existe de nombreuses raisons de poursuivre une Grande Réinitialisation, mais la plus urgente est le COVID-19 ». La Grande Réinitialisation, poursuit-il, exige que « les gouvernements mettent en œuvre des réformes attendues depuis longtemps qui favorisent des résultats plus équitables. Selon le pays, il peut s’agir de modifications de l’impôt sur la fortune, du retrait des subventions aux combustibles fossiles… Le deuxième volet du programme de la Grande Réinitialisation consisterait à s’assurer que les investissements favorisent les objectifs communs, tels que l’égalité et la durabilité ».

Ce que Schwab ne mentionne pas, c’est que c’est son réseau de « leaders mondiaux » de Davos qui a été au cœur de l’avancement de l’agenda draconien du COVID, des confinements inutiles aux vaccinations forcées en passant par le masque obligatoire. La pandémie a été la première phase nécessaire de la Grande Réinitialisation. Sans elle, il ne serait pas en mesure de parler de changements mondiaux fondamentaux.

Ici, l’agenda de Schwab est la redistribution mondiale des richesses pour créer l’infâme Agenda 2030 de l’ONU sur l’économie « durable » : « Les États-Unis, la Chine et le Japon ont également des plans de relance économique ambitieux. Plutôt que d’utiliser ces fonds… pour combler les fissures de l’ancien système, nous devrions les utiliser pour en créer un nouveau qui soit plus résilient, plus équitable et plus durable à long terme. Cela implique, par exemple, de construire des infrastructures urbaines « vertes » et de créer des incitations pour que les industries améliorent leurs résultats en matière de mesures environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) ». Il ajoute : « La troisième et dernière priorité d’un programme de Grande Réinitialisation est d’exploiter les innovations de la Quatrième Révolution industrielle pour soutenir le bien public, notamment en relevant les défis sanitaires et sociaux ».

La Lettre volée
La nouvelle de 1844 de l’auteur américain Edgar Allen Poe, « La lettre volée », raconte qu’une lettre volée de la reine de France est utilisée pour la faire chanter par un ministre sans scrupules. Lorsque la police parisienne fouille méticuleusement la maison du voleur présumé sans résultat, un ami de l’inspecteur en chef parvient à trouver le document volé en le cherchant, « caché à la vue de tous ».

Ainsi en est-il de ce qui est sans doute la conspiration la plus éhontée et la plus criminelle des temps modernes, la Grande Réinitialisation. Tout est là, accessible à quiconque a la patience de parcourir les pages des communiqués de presse et des pages web du WEF. Il convient de noter que les acteurs mondiaux, les « cadres » de Davos soigneusement choisis au cours des trente dernières années pour être préparés à occuper des postes de pouvoir afin de mettre en œuvre le programme de la Grande Réinitialisation, sont ouvertement nommés sur le site Web de Davos, que l’on peut trouver avec un peu de patience. Des listes partielles sont apparues, nommant une petite poignée de « Young Global Leaders » de Davos. Une recherche plus exhaustive de quelque 1400 noms dans les classes annuelles de l’école des cadres depuis 1992 révèle une conspiration étonnante et détaillée. Le site web du WEF indique que les leaders mondiaux sont « formés pour être en phase avec la mission du Forum économique mondial », qui est de « stimuler la coopération public-privé dans l’intérêt public mondial ».

Ce qui suit est le résultat de l’examen de chaque classe de futurs leaders mondiaux du WEF depuis 1993. Ce qui est le plus frappant, c’est que des acteurs clés liés à Schwab sont impliqués dans les mesures décisives qui ont fait de la « pandémie » de COVID-19 le processus économiquement et physiquement destructeur qu’il est. Les anciens du WEF sont au cœur de tout ce qui concerne le COVID.

Davos, Gates et les vaccins à ARNm

Au cœur de l’agenda du COVID-19 se trouve clairement le déploiement à vitesse grand V de concoctions expérimentales non testées à base de gènes modifiés, faussement appelées vaccins, par deux sociétés pharmaceutiques – Pfizer (avec BioNTech en Allemagne) et Moderna aux États-Unis.

Bill Gates (WEF 1993) et sa Fondation Gates sont au cœur du déploiement des vaccins à base d’ARNm ainsi que Tony Fauci du NIAID américain. Bill Gates a été sélectionné par Schwab avant même la création de la Fondation Bill et Melinda Gates, en 1993, pour faire partie du premier groupe de cadres du WEF avec Angela Merkel, Tony Blair, Gordon Brown et d’autres. Schwab a-t-il eu une influence sur la décision de Gates de créer la fondation ?

L’argent de la Fondation Gates, des centaines de millions, a en fait acheté le contrôle de l’Organisation mondiale de la Santé de l’ONU, une organisation corrompue, selon la dénonciatrice de l’OMS, l’épidémiologiste suisse Astrid Stuckelberger, qui a déclaré dans une interview récente : « L’OMS a changé depuis que j’y étais… Il y a eu un changement en 2016… C’était spécial : Les organisations non gouvernementales – comme GAVI – Global Alliance for Vaccine Immunization – dirigée par Bill Gates – elles ont rejoint l’OMS en 2006 avec un fonds. Depuis lors, l’OMS est devenue un nouveau type d’organisation internationale. GAVI a gagné de plus en plus d’influence, et une immunité totale, plus que les diplomates de l’ONU ».

La fondation de Gates, ainsi que le WEF de Schwab, ont créé l’Alliance mondiale pour les Vaccins et la Vaccination (GAVI) en 2000. Un autre ancien élève tristement célèbre de la classe des leaders mondiaux du WEF de Gates, José Manuel Barroso (WEF 1993), – président de la Commission européenne de 2004 à 2014, ancien directeur de Goldman Sachs International, membre du comité directeur de Bilderberg – a été nommé PDG de l’alliance vaccinale GAVI financée par Gates en janvier 2021, au moment où les vaccins à ARNm étaient déployés. Barroso supervise désormais les dépenses mondiales consacrées aux vaccins à ARNm pour Gates et l’OMS.

Albert Bourla, président-directeur général de Pfizer, est un contributeur à l’agenda du WEF. Son vice-président de Pfizer, Vasudha Vats (WEF 2021), est une recrue du WEF parmi les « leaders mondiaux ».

L’autre grand fabricant de vaccins à ARNm est Moderna, dont le PDG, Stéphane Bancel (WEF 2009) est un autre ancien de Davos. L’année suivante, en 2010, Bancel a été choisi pour devenir le PDG d’une nouvelle société, Moderna, dans le Massachusetts. En 2016, alors qu’aucun produit à base d’ARNm n’avait encore été approuvé, Moderna a signé un accord-cadre pour un projet de santé mondiale avec la Fondation Bill et Melinda Gates afin de faire progresser les projets de développement basés sur l’ARNm pour diverses maladies infectieuses. La même année, Bancel a signé un accord-cadre de projet de santé mondiale avec Tony Fauci et le NIAID. Dans un discours prononcé en janvier 2018 lors de la JP Morgan Healthcare Conference, plus d’un an avant que le monde n’entende parler du COVID-19 en provenance de Wuhan, Gates a déclaré : « Nous soutenons des entreprises comme CureVac et Moderna sur les approches de l’ARNm pour le développement de vaccins et de médicaments » Prescience ?

Les politiciens de Davos

Le deuxième élément clé de l’agenda de Davos sur la pandémie a été un rassemblement international de politiciens de premier plan, notamment dans l’UE et en Amérique du Nord, qui ont soutenu les mesures de confinement et de vaccination forcée les plus draconiennes de l’histoire. La plupart des acteurs clés sont des leaders mondiaux du WEF de Davos.

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a dirigé l’un des plus sévères confinements du COVID jusqu’à sa retraite en décembre 2021. Elle faisait partie de la première promotion du WEF en 1993. Son ministre de la Santé, Jens Spahn (WEF 2012), était également un ancien de Davos. Spahn a contraint à des injections massives d’ARNm et a poussé à des confinements et masquages inutiles. C’est un ancien lobbyiste de l’industrie pharmaceutique. Philipp Rösler, ministre de la Santé de 2009 à 2011, a été nommé directeur général du WEF par Schwab en 2014. En décembre, une nouvelle coalition a été formée sous la direction du chancelier Olaf Scholz, qui a été invité par Schwab à prononcer un discours spécial lors de la réunion de Davos de janvier 2022. La nouvelle ministre allemande des Affaires étrangères, la leader des Verts Annalena Baerbock (WEF 2020), a été choisie comme leader mondiale juste avant de devenir candidate à la chancellerie. Le choix controversé de Baerbock en tant que secrétaire d’État pour la diplomatie du changement climatique, la chef de Greenpeace, Jennifer Morgan, une citoyenne américaine, est une contributrice de l’agenda du WEF et une amie proche d’Al Gore, membre du conseil d’administration du WEF. L’ancien chef du parti vert allemand, Cem Özdemir (WEF 2002), est le nouveau ministre de l’Agriculture et de la Nutrition.

En France, le président Emmanuel Macron (WEF 2016) est mystérieusement passé d’un obscur ministre à la présidence de la France en 2017 sans parti, un an seulement après avoir été sélectionné pour rejoindre le programme Global Leaders du WEF. En tant que président, Macron a institué certaines des mesures COVID les plus draconiennes au monde, notamment des passeports intérieurs et des vaccins obligatoires.

Parmi les autres politiciens européens du club de Davos figurent le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis (WEF 2003) et le Premier ministre belge Alexander De Croo (WEF 2015). Tous deux ont imposé des mesures COVID sévères. Sanna Marin (WEF 2020), Premier ministre de la Finlande, a invoqué l’état d’urgence en Finlande, avec de sévères fermetures et d’autres mesures drastiques. Au Royaume-Uni, l’ancien Premier ministre travailliste, Gordon Brown, (WEF 1993) a été nommé par l’OMS en avril 2021 pour promouvoir un programme de 60 milliards de dollars pour la vaccination COVID dans les « pays pauvres ». Brown est devenu ambassadeur de l’OMS pour le financement de la santé mondiale en septembre 2021.

En Amérique du Nord, le gouvernement canadien de Justin Trudeau, qui fait actuellement l’objet d’une révolte populaire massive contre ses sévères mandats de vaccination et autres mesures, est criblé d’agents de Davos. Trudeau lui-même est un contributeur à l’agenda du WEF de Davos et un orateur fréquent à Davos. Schwab a présenté Trudeau en 2016 en déclarant : « Je ne pouvais pas imaginer quelqu’un qui puisse représenter davantage le monde qui sortira de la Quatrième Révolution industrielle ». L’acteur clé du COVID pour Trudeau est la vice-première ministre et ministre des Finances Chrystia Freeland, qui fait partie du conseil d’administration du WEF et dirige la réponse de Trudeau au COVID. Les autres agents du WEF à Ottawa sont la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly (WEF 2016), la ministre de la Famille Karina Gould (WEF 2020).

Aux États-Unis, les principaux responsables nommés par l’administration Biden sont Jeffrey Zients (WEF 2003), coordinateur de la Maison Blanche pour le coronavirus. Le secrétaire d’État aux Transports, Pete Buttigieg (WEF 2019), qui a soudainement annoncé sa candidature à la présidence après avoir été choisi par Davos, en est un autre. L’agent de l’État profond américain Samantha Power (WEF 2003) est la chef de l’USAID de Biden, la principale agence d’aide étrangère étroitement liée aux activités de la CIA à l’étranger. Rebecca Weintraub (WEF 2014), professeur à Harvard, qui milite pour une vaccination totale de tous les habitants de la planète, avec des vaccins obligatoires même pour les enfants, est conseillère auprès du comité consultatif national sur les vaccins du département de la Santé et des Services sociaux.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom (WEF 2005), a imposé certains des verrouillages et des mandats de masques les plus sévères de la nation, tout comme Jared Polis (WEF 2013) gouverneur du Colorado, avec un ordre de santé publique qui a fait du Colorado l’un des premiers États à exiger une preuve de vaccination complète pour être admis dans les grands événements intérieurs.

L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont été deux des régimes de tyrannie COVID les plus sévères au monde. En Australie, le ministre de la Santé Greg Hunt était directeur de la stratégie du WEF en 2001 et leader mondial du WEF en 2003. Il contrôle les politiques gouvernementales extrêmes du COVID-19. En Nouvelle-Zélande, la Première ministre Jacinda Ardern (WEF 2014) a rencontré Bill Gates à New York en septembre 2019 en tant qu’orateur vedette de la conférence annuelle sur les objectifs de développement durable de la Fondation Gates, juste avant les événements COVID de la Chine et quelques jours avant la « simulation de pandémie » de l’Événement 201 d’octobre du Forum économique mondial et de la Fondation Bill et Melinda Gates. En tant que Première ministre, Ardern a imposé des vagues de confinement, supprimé la plupart des droits civils et pratiquement interdit les voyages internationaux.

Principaux groupes de réflexion et universitaires

Ceci est loin d’être l’étendue du réseau mondial de Davos soigneusement cultivé et promu derrière l’orchestration des mesures mondiales de lutte contre la pandémie de COVID-19. Des rôles instrumentaux sont joués par la Fondation Rockefeller dont le président, Rajiv Shah (WEF 2007), était une figure de proue de la révolution verte en Afrique à la Fondation Gates, ainsi que des programmes de vaccination. En tant que chef de l’influente Fondation Rockefeller, Shah joue un rôle clé dans la promotion de la Grande Réinitialisation de Davos où il est contributeur à l’agenda du WEF. Un autre groupe de réflexion politique très influent aux États-Unis, le New York Council on Foreign Relations, est profondément engagé dans l’agenda du COVID-19. Thomas Bollyky (WEF 2013) est le directeur du programme de santé mondiale du CFR et est un ancien consultant de la Fondation Gates et de l’OMS. Il a dirigé le groupe de travail du CFR, Améliorer la préparation aux pandémies : Leçons de COVID-19 (2020).

Jeremy Howard (WEF 2013) est un Australien qui, au début du COVID-19, a organisé une campagne mondiale en faveur du port obligatoire de masques. Mustapha Mokass (WEF 2015) a développé un système de passeport vaccinal pour l’agenda de la 4ème Révolution industrielle de Schwab.

Les médias grand public de Goebbels

Le rôle des médias administrés a été au cœur de l’offensive de propagande sans précédent de la pandémie de COVID-19. Davos et le WEF de Schwab sont également au cœur de cette offensive.

CNN est l’un des organes de propagande les plus connus, qui encourage la peur et préconise les injections à base d’ARNm tout en s’attaquant à tout traitement curatif éprouvé. CNN et Davos sont bien connectés.

Le Dr Sanjay Gupta (WEF 2010), correspondant médical en chef de CNN, a joué un rôle clé dans la promotion du récit officiel de l’événement COVID-19. Le Dr Leana Sheryle Wen (WEF 2018) est chroniqueuse au Washington Post et analyste médicale à CNN. En tant que « contributrice médicale » de CNN, Wen a suggéré que la vie soit « dure » pour les Américains qui n’ont pas reçu de vaccin contre le COVID-19. Anderson Cooper (WEF 2008), un ancien « stagiaire » de la CIA qui fait froid dans le dos, est un animateur important de CNN. Jeffrey Dean Zeleny (WEF 2013) est le correspondant en chef des affaires nationales pour CNN.

Alors que CNN produit des commentaires unilatéraux sur les piqûres d’ARNm et le COVID, les propriétaires très influents des sociétés de médias sociaux s’engagent dans une interdiction sans précédent de toute opinion critique ou contraire, dans une censure qui ferait rougir Goebbels. Parmi eux, Mark Zuckerberg (WEF 2009), propriétaire milliardaire de Facebook, soutenu par la CIA, et Martha Lane Fox (WEF 2012), membre du conseil d’administration de Twitter, membre du comité conjoint britannique sur la stratégie de sécurité nationale et du comité COVID-19 de la Chambre des Lords. Larry Page (WEF 2005) est le milliardaire cofondateur de Google, sans doute le moteur de recherche le plus censuré et le plus utilisé au monde.

Marc Benioff (WEF Board of Trustees) milliardaire propriétaire du magazine Time et de Salesforce cloud computing, est également lié à The Giving Pledge de Bill Gates. Dawood Azami (WEF 2011) est rédacteur multimédia à la BBC World Service, l’influent radiodiffuseur public britannique. Jimmy Wales (WEF 2007) est le fondateur de Wikipedia qui, de manière notoire, modifie le contenu des entrées liées au COVID pour promouvoir l’OMS et l’agenda de Davos. Lynn Forester de Rothschild (WEF 1995) possède, avec son troisième mari, Sir Evelyn Robert de Rothschild, le magazine The Economist, qui promeut l’agenda de Davos du COVID ainsi que la future réinitialisation verte. Elle a été présentée à Sir Evelyn par Henry Kissinger lors de la conférence Bilderberg de 1998 en Écosse.

Parmi les autres figures de l’écurie des futurs dirigeants mondiaux de Davos figurent Jamie Dimon (WEF 1996), PDG de JP Morgan Chase, Nathaniel Rothschild (WEF 2005), fils et héritier présomptif du baron Jacob Nathaniel « Nat » Rothschild. David Mayer de Rothschild (WEF 2007), un milliardaire britannique défenseur de l’agenda vert avec une fortune estimée à 10 milliards de dollars.

Parmi les « partenaires » stratégiques du WEF qui aident à encadrer les leaders mondiaux de Davos figurent la Barclays Bank, la Fondation Bill & Melinda Gates, la Deutsche Bank AG, la General Motors Company, le Goldman Sachs Group Inc, Google Inc, HSBC Holdings Plc, McKinsey & Company et UBS AG, entre autres.

Cette concentration du pouvoir mondial est-elle une simple coïncidence ou fait-elle partie d’une véritable conspiration ? Une lecture de l’actuel conseil d’administration du Forum économique mondial pourrait aider à répondre à cette question.

Note. F. William Engdahl est un journaliste américain résidant en Allemagne. Il est très controversé car il va à l’encontre des idées reçues dont son « climato-scepticisme ». Il a été très critiqué pour son analyse de la géopolitique menée par les Etats-Unis consistant à étrangler les économies de la Chine et de la Russie en 2014 … prémonitoire si l’on considère la situation actuelle.