La CIA distribue les décorations

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L’espion en chef Mike Pompeo a remis la médaille d’honneur « George Tenet » de la CIA au Prince Mohammed bin Naif Abdulaziz Al-Saud pour sa contribution à la lutte anti-terroriste. On n’est pas le 1er Avril, ce n’est pas une blague … ni une fausse nouvelle. Pour les curieux Tenet fut directeur de la CIA de 1997 à 2004.

Sans commentaire.

Mort suspecte d’un grand journaliste allemand. L’affaire promptement enterrée …

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Je n’ai pas vu d’infos au sujet de la mort suspecte du Docteur Udo Ulfkotte à l’âge de 56 ans le 14 janvier 2017 ni dans les head-lines du Figaro ou du Point (je ne lis plus les articles de cette presse vendue à la CIA) ni dans les lignes du quotidien en ligne Les Echos et ni, qui plus est et c’est regrettable, dans les lignes de Contrepoints qui aurait pourtant été félicité de rappeler qui est ce journaliste et surtout pourquoi il est mort. D’ailleurs le Guardian et la Tribune de Genève comme les deux principaux quotidiens nationaux espagnols n’ont pas dit un mot de la disparition de ce grand journaliste.

Et pour cause … Ulfkotte était éditeur du grand journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung quand il osa publier un livre intitulé « Bought Journalists », Gekaufte Journalisten et en français Journalistes Vendus, qui lui coûta son travail et très probablement sa vie. Il fut proprement mis à la porte du journal et reçut des menaces de mort pour avoir dénoncé l’emprise de la CIA sur l’ensemble du milieu journalistique européen. La presse européenne, selon Ulfkotte, est un service de propagande de la CIA elle-même au service des grandes firmes américaines. Il leur faut une guerre contre la Russie et pendant des années les journalistes ont été contraints de mentir et de cacher la vérité à leurs lecteurs.

Voici ce qu’il déclarait lors d’une récente interview à Russia Today : « J’ai été journaliste pendant 25 ans et on m’a contraint à mentir, à trahir et ne pas dire la vérité au public. Je bénéficiais du soutien de la CIA, et pourquoi ? Parce que je suis pro-américain. Les médias américains et allemands essaient de pousser l’Europe à la guerre contre la Russie. Ce fut pour moi un point de non-retour, et je me suis levé pour dire haut et fort que j’ai eu tort pendant toutes ces années de manipuler les peuples et d’alimenter cette propagande anti-russe« .

Il ajoute plus loin que « la plupart des journalistes occidentaux travaillent avec le soutien des services secrets. C’est spécialement le cas des médias anglais mais aussi des médias israéliens, français, australiens, néo-zélandais ou taïwanais, bref, de beaucoup de pays« . Ulfkotte a admis dans son livre avoir disséminé sous la contrainte la fausse nouvelle que le Président de la Libye Muammar Khadaffi construisait une usine de production de gaz de combat en 2011, sur ordre de la CIA, ajoutant enfin « j’ai très peur d’une nouvelle guerre en Europe et je ne veux pas d’une telle situation parce qu’une guerre n’apparait pas spontanément, elle est décidée par des gens qui y trouvent un intérêt, supportés par les politiciens et malheureusement les journalistes. Nous avons trahi nos lecteurs ! Nous vivons dans une république bananière (l’Allemagne) et non dans un pays démocratique avec une presse libre« .

Udo Ulfkotte est mort en silence … pour avoir trahi la cause du Deep State américain en dénonçant les risques de guerre imminente entre l’Europe et la Russie. Il faut admettre que les bruits de bottes depuis la Norvège et l’Estonie jusqu’à la Bulgarie sont pour le moins inquiétants.

Source et illustration : yournewswire.com

The Donald 45e président

The Donald 45e président

Petit commentaire très bref sur le discours de Donald Trump au bas des marches du Capitole : il a ostensiblement ignoré Bill Clinton quand il a fait la tournée des mains à serrer. Il y avait présents Obama, Clinton et Bush Junior. Il semble évident que Trump est nourri d’un ressentiment profond à l’égard du clan Clinton. La suite des évènements domestiques américains sera passionnante à bien des égards.

Ce qui est rassurant est que The Donald, maintenant officiellement 45e président des USA, va progressivement réduire les dépenses militaires américaines partout dans le monde et se rapprocher de la Russie. Une bonne chose pour notre survie à tous.

Les derniers coups tordus d’Obama

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Qu’a voulu dire Obama lors de son ultime discours en tant que président des Etats-Unis en déclarant que la Russie constituait une menace pour son pays ? Les prétendues attaques informatiques russes dirigées contre le système électoral américain : peu vraisemblable car Obama sait très bien qu’il s’agit d’une mascarade grotesque qu’il a lui-même organisé avec l’aide des services secrets américains. L’intervention de la Russie en Syrie, peu vraisemblable aussi car les Américains se lavent ainsi les mains en laissant Poutine finir le travail avec l’aide de la Turquie et de l’Iran. Le statut de l’Ukraine où Obama, tout prix Nobel de la paix qu’il est, a sciemment créé avec une audace incroyable digne d’un roman de John Le Carré une crise en ordonnant à la CIA le coup d’état de Maiden, pas non plus car ce ne sont pas les Russes qui ont organisé les évènements qui suivirent ce lamentable épisode mais les Ukrainiens russophones et chrétiens orthodoxes avec la rébellion du Donbass et le référendum de sécession de la Crimée. Alors ?

La réponse est simple et a été clairement analysée par Paul Craig Roberts dont je salue ici la clairvoyance. La Russie constitue avec la Chine un obstacle, une menace pour l’agenda hégémonique des USA qui depuis la fin de la seconde guerre mondiale n’ont eu de cesse d’imposer leur vision dans le monde entier le cas échéant en utilisant des coups tordus parfois sordides. La défaite d’Hitlery Clinton a terni la fin du mandat du prix Nobel (de pacotille) de la paix et tous les mensonges les plus grossiers dignes d’un pays nazi (cf. Goebbels) ont été utilisés pour miner le chemin de Donald Trump dans sa quête d’ouverture en direction de la Russie et de la Chine.

Dans le monde d’aujourd’hui il y a trois puissances, la Russie, la Chine et les USA. L’Europe, vassale des USA et donc incapable de mettre en place une politique étrangère autonome car elle est assujettie à l’OTAN, le bras armé des Etats-Unis, ne compte pas dans ce jeu à trois acteurs. Il est vital pour les USA de faire en sorte que la Chine ne se rapproche pas trop de la Russie et la stratégie adoptée par les USA a été d’éloigner l’Europe de la Russie pour affaiblir les économies de ces deux puissances en forçant l’Europe à prendre des mesures de rétorsion économique à l’encontre du Kremlin, mesures qui se sont finalement retournées contre les économies des pays européens. Tout naturellement la Russie s’est donc rapprochée de la Chine et dans ce jeu stratégique à trois acteurs celui qui est isolé sera le perdant, en l’occurence les USA.

Voilà ce que voulait dire Obama car au final la Russie n’a pas l’intention d’attaquer les Etats-Unis, ce serait la fin de l’humanité, et Obama le sait très bien : la Russie est le seul pays au monde capable de vitrifier le sol américain mais, faut-il le répéter, elle n’en a pas l’intention.

Reste que le testament d’Obama est plutôt sombre. L’anéantissement de la Libye, les mensonges au sujet des gaz de combat qu’aurait utilisé l’armée régulière syrienne, la mise sous tutelle de l’ensemble de la presse nord-américaine et le contrôle total des médias européens par des agents de la CIA, les exactions de la police américaine qui tire à vue sur les « blacks » et ont favorisé l’émergence du mouvement « Black Lives Matter » qui est maintenant noyauté par les djihadistes installés sur le territoire américain avec la bienveillance de George Soros, un habitué des plus sombres turpitudes, bref, le bilan d’Obama n’est pas des plus reluisants, probablement le pire de tous les présidents américains !

Il faut espérer que son successeur Donald Trump sera un atout* pour son pays dans une partie à trois joueurs qui s’annonce serrée. À suivre avec l’actualité que votre fidèle serviteur suit jour après jour …

Inspiré d’un billet de Paul Craig Roberts

Note : trump signifie « atout » dans un jeu de cartes comme par exemple le bridge.

Hacking du processus électoral américain : pourquoi pas Israël ?

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À huit jours de l’investiture de Donald Trump la polémique relative aux interférences téléguidées par le Kremlin pour faire chuter Hillary Clinton a pris une ampleur pirandelienne sinon kafkaïenne ce mercredi 11 janvier à la suite de la fuite par BuzzFeed du rapport de 35 pages rédigé par un officier des services secrets britanniques qui bouscule profondément la probité des journalistes des médias nord-américains et européens. Le New-York Times a crié « au viol » telle une vierge éplorée … Ce que ce rapport dénonce en réalité est l’utilisation systématique de fausses nouvelles par la presse et les chaines de télévision. Cette déviance est le résultat d’une manipulation par les services secrets qui n’existent que pour faciliter l’agenda géopolitique américain consistant à créer de toute pièce un ennemi justifiant les exactions constantes des USA dans le monde entier, nommément la Russie et son Président assimilé au diable, Vladimir Poutine.

Des analystes discrets et universellement reconnus dans le monde entier pour leur professionnalisme comme Mish Shedlock ou Tyler Durden ont émis l’hypothèse non plus d’une interférence de Moscou dans le déroulement de la campagne électorale américaine mais d’Israël ! Il s’agit d’un gros pavé jeté dans le marigot de Washington mais à la réflexion pas tant que ça. Quand, comme l’a fait Mish, on examine les faits passés cette affirmation revêt un caractère de vraisemblance surprenant. Dès 2009 Hillary Clinton, en charge de la politique extérieure américaine, appela au gel des colonisations israéliennes en cis-Jordanie, ce qui agaça au plus haut point le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu. Pire, cette même Hillary Clinton favorisa l’aboutissement de l’accord relatif à la filière nucléaire iranienne. Les relations entre Obama et Netanyahu entrèrent alors dans une ère glaciaire. La situation empira avec les fuites des Emails privés d’Hillary Clinton relatifs à Israël au début du mois d’août 2016 qui citaient « La Palestine » comme état à part entière …

L’animosité d’Israël à l’encontre d’Hillary Clinton ne date pas de 2016 mais de ses premières actions dès 2009 lorsqu’elle fut choisie par Obama comme Secrétaire d’Etat. Elle n’eut de cesse de provoquer ouvertement Israël en rendant visite par exemple à la veuve de Yasser Arafat et en réclamant le gel des colonies israéliennes en cis-Jordanie. À ce sujet il est opportun de rappeler qu’Obama a finalement approuvé la récente décision du Conseil de Sécurité de l’ONU appelant au gel total des colonies en cis-Jordanie en n’y opposant pas son veto, ce qu’il avait pourtant coutume de faire par le passé pour ménager son principal allié dans la région (après l’Arabie Saoudite) et également ménager l’importante communauté juive nord-américaine.

Un autre détail relevé par Mish est l’activité immobilière du gendre de Donald Trump, Jared kushner, l’époux d’Ivanka Trump, qui a financé, certes modestement, de nouvelles implantations israéliennes en cis-Jordanie. Pourquoi Benjamin Netanyahu a-t-il été soudainement accusé de corruption ? D’où provenaient les informations ? Autant de questions qui sentent la fange écoeurante dans laquelle baigne Washington. Comme par une coïncidence opportune un écho inattendu est venu du Sydney Morning Herald (lien) dans l’article de Tom Switzer qui se demande quel est l’intérêt d’Obama et de son administration de diaboliser la Russie alors qu’elle possède le deuxième plus important arsenal nucléaire dans le monde.

Mish en profite enfin pour relater les interférences américaines dans les processus électoraux : par 81 fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale face à 36 fois pour la Russie alors URSS pour l’essentiel (lien, Los Angeles Times) ! Le sénateur McCain a qualifié les agissements hypothétiques du Kremlin dans le processus électoral américain d’acte de guerre, lui qui a organisé avec Hillary et la CIA les évènements de Maiden en Ukraine après la Libye et s’est recouvert les mains de sang … Ça laisse tout simplement rêveur.

Il faut par tous les moyens alimenter l’industrie militaire américaine comme le Département d’Etat l’a fait en 2016, juste pour information (source Mish Shedlock, voir le lien) :

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Et désigner la Russie comme coupable de hacking est une occasion rêvée pour faire fonctionner à plein régime les usines produisant des bombes, des fusées et des drones. Quid d’Israël dont le Premier Ministre tient en profonde détestation tant Obama qu’Hillary Clinton ?

Source : https://mishtalk.com/2017/01/09/israel-not-russia-to-blame-for-hillarys-election-loss/

Lire aussi : http://www.smh.com.au/comment/russia-isnt-the-bad-guy-youve-been-lead-to-believe-it-is-20170106-gtmzvc.html et http://www.latimes.com/nation/la-na-us-intervention-foreign-elections-20161213-story.html

Le professionnalisme des services secrets américains est exemplaire

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Pour tenter d’incriminer la Russie en la personne de Vladimir Poutine dans un monstrueux complot de hacking les services secrets américains – FBI/CIA/NSA – ont fait très fort dans leur soigneuses investigations. Même les Suisses se sont émus de ce remarquable exercice puisque des adresses IP attribuées au Swaziland étaient en réalité localisées dans la Confédération de Guillaume Tell !

Les services américains de sécurité intérieure ont identifié 875 adresses IP dans le monde qui auraient servi à mener les cyberattaques organisées par Moscou. Les adresses citées par les spécialistes de la CIA et de la NSA comme se trouvant au Swaziland, un township sud-africains, correspondent à des utilisateurs helvétiques infectés par le malware Fancy Bears soupçonné par les autorités américaines d’être lié au pouvoir russe. Jamais aucune preuve n’a pu corroborer cette affirmation gratuite et l’erreur des services secrets américains illustre parfaitement leur dilettantisme.

Ce qui est le plus inquiétant dans cette histoire rocambolesque de dangereux mensonge pouvant précipiter l’ensemble de la planète dans le chaos est le crédit apporté par les médias américains et occidentaux aux affirmations fantaisistes de ces services de sécurité américains. La majorité des experts indépendants considèrent que le rapport fourni à la Maison-Blanche est truffé d’inexactitudes et n’apporte aucune preuve concrètes de l’implication de la Russie dans cette comédie qui est devenue une « affaire d’Etat » depuis qu’Obama a expulsé 35 diplomates russes des USA.

N’importe quel journaliste honnête peut se poser de sérieuses questions sur la crédibilité tant de la CIA et de la NSA que du gouvernement américain tout entier !

Source et illustration : RTS

Billet d’humeur géopolitique : Trump, Obama et la CIA

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Billet d’humeur géopolitique : Trump, Obama et la CIA

La désinformation fait rage et la Suisse, un pays bien connu pour être neutre, a pris avec des pincettes la dépêche de l’AFP ci-dessous. Il s’agit du site Romandie.com (n’importe qui peut le consulter) qui a relaté le pamphlet de l’AFP affirmant « Moscou est derrière … » et non pas « Moscou serait derrière … » comme l’a déploré Romandie.com dont je me permets de saluer ici la probité et qu’il me soit également ici laissé le plaisir de remercier ce site pour sa respectabilité et sa « neutralité ». Voici donc ci-dessous le copié-collé de la dépêche de l’AFP. Je me suis permis de mettre en caractères italiques le commentaire de Romandie.com

Moscou est derrière l’ingérence dans l’élection américaine

(Note de la rédaction : le titre affirmatif de cette dépêche n’engage que l’AFP, en tant que client nous aurions préféré recevoir sur nos serveurs un titre au conditionnel)    

Washington – Les responsables du gouvernement russe sont derrière l’ingérence dans l’élection américaine, maintiennent les services américains de renseignement dans leur témoignage écrit pour une audition au Sénat jeudi matin.

Nous estimons que seuls les plus hauts responsables russes ont pu autoriser les vols et publications de données liées à l’élection américaine, selon ce témoignage qui estime aussi que la Russie a utilisé des techniques et méthodes informatiques pour chercher à influencer l’opinion publique en Europe et en Eurasie.

Dans son témoignage oral, le directeur du renseignement américain James Clapper, qui coordonne les 17 agences d’espionnage américaines, a estimé que la Russie avait clairement pris une position encore plus agressive dans le cyber-domaine, en accroissant ses opérations d’espionnage informatique, faisant fuiter les données recueillies et visant les réseaux d’infrastructures clés.

Les services de renseignement décèlent des activités russes destinées à saper la confiance du public dans les institutions et la confiance dans l’information, les services et les institutions, a-t-il dit.

Le directeur du renseignement américain a par ailleurs indiqué que la Chine continuait à mener avec succès des activités d’espionnage informatique contre des intérêts américains, même si les services de renseignement et les experts privés ont observé une certaine réduction de l’activité chinoise, a déclaré M. Clapper.

Les Etats-Unis avaient tapé du poing sur la table contre les activités de piratage chinoises, engageant en particulier en 2014 des poursuites judiciaires pour piratage informatique et espionnage économique contre cinq responsables militaires chinois.

Durant une visite d’Etat à Washington en septembre 2015, le président chinois Xi Jinping et Barack Obama avaient annoncé un accord de coopération entre Pékin et Washington pour lutter contre les cyber-attaques. (©AFP / 05 janvier 2017 16h29)

Et comme je m’intéresse de très près à la politique américaine car des décisions d’Obama qui sème des clous sur la route de son successeur, il lui reste encore deux semaines pour lui nuire, risquent de réduire à néant le programme de The Donald, je me permets alors d’insérer dans ce billet une autre information, celle-là issue du site de la RTS (radio télévision suisse) et je laisse mes lecteurs juges du renversement de tendance de Donald Trump déjà, semble-t-il, emprisonné par la CIA. Il s’agit d’une information issue de Keystone datée du 6 janvier de cette année. Pour plus de clarté j’ai mis l’ensemble du texte de cette dépêche en italique :

Un sénateur interdit de séjour en Russie à la tête du Renseignement américain

Le choix de Dan Coats doit rassurer ceux qui accusent Donald Trump d’indulgence envers la Russie. [Susan Walsh – Keystone]

Selon plusieurs médias américains, Donald Trump a choisi le nouveau directeur national du Renseignement. Il s’agit de Dan Coats, 73 ans, sénateur républicain sortant de l’Indiana.

Dan Coats est l’un des six sénateurs américains et trois responsables de la Maison Blanche interdits de séjour en Russie par Moscou en 2014, en représailles aux sanctions américaines après l’invasion de la Crimée. A l’époque, le sénateur s’était dit « honoré » d’être ainsi pris pour cible par le Kremlin.

Dan Coats a aussi été ancien ambassadeur en Allemagne de 2001 à 2005, sous l’administration de George W. Bush. Il était membre de la commission du renseignement au Sénat pendant son dernier mandat.

Une nomination sensible

Le directeur du Renseignement, poste créé après les attentats du 11-Septembre, coordonne l’activité des 17 agences de Renseignement américaines, dont la CIA, le FBI ou la NSA.

Cette nomination est très sensible, en pleine polémique sur l’ingérence russe dans l’élection américaine. Ce choix devrait rassurer tous ceux qui soupçonnent une indulgence coupable du président élu envers la Russie de Vladimir Poutine.

L’ingérence russe évoquée devant le Sénat

Le chef du Renseignement américain et celui de la NSA ont à nouveau fait état de l’ingérence russe lors de la campagne présidentielle américaine jeudi lors d’une audition devant le Sénat. James Clapper et l’amiral Michael Rogers sont catégoriques. Selon eux, Moscou a mené une campagne à multiples facettes pour favoriser la victoire de Donald Trump.

Le Kremlin ne se serait pas contenté d’orchestrer le piratage du Parti démocrate et la diffusion de ses emails, mais aurait eu recours à la propagande et à la désinformation.

Il faut donc lire entre les lignes et rapprocher ces informations. Ou bien la CIA et toutes les autres agences de renseignement américaines prennent l’ensemble des autres pays du monde pour des cons (excusez ma prose un peu crue) ou alors nous sommes tous complices – je veux dire les politiciens que nous avons mis au pouvoir à la tête de nos pays respectifs – et nous soutenons donc aveuglément les affirmations du véritable pouvoir qui dirige les USA : la CIA et le complexe industriel de défense et de sécurité américain qui naviguent de concert sur les mêmes eaux. Les USA auront battu en 2016 leur record absolu de vente d’armes en tous genres dans le monde, c’est d’ailleurs à peu près le seul business qui fonctionne bien dans ce pays. Les USA, en dépit du traité de non-prolifération des armes nucléaires, déploient plus de 1000 missiles nucléaires en Europe et en Asie sur le sol de leurs « alliés », aussi divers que le Japon, l’Espagne, la Turquie, l’Allemagne, la Corée du Sud et maintenant la Bulgarie. Ni la Russie, ni la France, ni la Grande-Bretagne et ni la Chine n’ont déployé leurs propres « armes de destruction massive » (pour reprendre les propos de GHW Bush au sujet de l’Irak) hors de leurs pays respectifs, sous-marins lanceurs de missiles non inclus, et cette attitude ouvertement agressive des USA contraire au traité de non-prolifération nucléaire est à déplorer et à dénoncer publiquement.

Pour la CIA, le Pentagone et les industriels américains de l’armement, il faut une cible à abattre et c’est aujourd’hui Moscou avec la Crimée, le vol MH17 et la Syrie et demain ce sera Pékin ! Les implantations militaires chinoise en Mer de Chine du Sud font les stratèges du Pentagone particulièrement nerveux … Voilà l’unique motivation de cette propagande inique reprise comme il se doit par l’AFP, ni plus ni moins une agence de propagande ! Le fait que Trump ait choisi Dan Coats pour chapeauter le renseignement américain semble une manoeuvre, un écran de fumée, pour calmer les ardeurs du clan démocrate et du complexe militaro-industriel et sécuritaire américain. J’ai écrit « semble » et j’espère dire vrai car il en va de l’avenir de l’humanité.

J’ai regardé le « lundi » d’Olivier Delamarche sur BFMTV hier matin et quand il insiste sur le fait qu’il y a plus de 100 millions d’américains qui n’ont que des emplois précaires dont la moitié d’entre eux bénéficient de la soupe populaire pour ne pas mourir de faim (inutile d’imaginer dans quel état se trouvent leurs enfants – 30 millions d’enfants aux USA souffrent de malnutrition) il y a un terreau tout à fait favorable pour faire la guerre et sauver la société américaine du gouffre … Bienvenue dans un monde meilleur Monsieur Trump ! À moins d’être rapidement assassiné comme le fut JFK vous aurez fort à faire pour calmer les ardeurs des seuls industriels américains qui font que l’économie américaine fonctionne encore …