Trump s’est rendu, Poutine sera-t-il le prochain à se rendre ?

Trump s’est rendu, Poutine sera-t-il le prochain à se rendre ?

Traduction d’un article de Paul Craig Roberts tout à fait à propos en ce moment précis d’extrême et dangereuse tension au Moyen-Orient.

Washington a réouvert le conflit syrien par une attaque avec des missiles Tomahawk sur des bases aériennes militaires syriennes. Le système de défense russo-syrien n’a pas pu déjouer ces attaques. L’establishment de Washington a repris le contrôle. D’abord Flynn et maintenant Bannon. Tout ce qui reste maintenant dans l’administration Trump sont les Sionistes et les généraux fous qui veulent la guerre avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et la Corée du nord.

Il n’y a plus personne à la Maison-Blanche pour les arrêter. Adieu la normalisation des relations avec la Russie …

Le conflit syrien est donc réouvert sur la base de l’utilisation d’armes chimiques dénoncées par Washington en dépit de l’absence de toute évidence. Il est complètement évident que cette attaque chimique est orchestrée par Washington. Selon les rapports du Département d’Etat Tillerson a prévenu Poutine que les dispositions sont prises pour éliminer le président syrien Assad et Trump a donné son accord. L’éviction de Assad permet à Washington d’imposer une autre marionnette au peuple musulman et de réduire à néant le gouvernement actuel de la Syrie qui conduit une politique indépendante de celle de Washington, opposé de surcroit au vol des territoires palestiniens par Israël et pour Tillerson (ex Exxon) et les néoconservateurs hégémoniques de couper le gaz naturel syrien de l’Europe en installant dès lors un tuyau contrôlé par les USA pour acheminer via la Syrie le gaz du Qatar directement vers l’Europe.

En ignorant toutes ces évidences, la Russie a trop longtemps hésité à débarrasser totalement la Syrie de l’ISIS soutenue par Washington. La Russie a tergiversé parce qu’elle considérait de manière totalement irréaliste qu’elle pouvait aboutir à une coopération avec les USA pour se débarrasser des terroristes qui sévissent sur le sol syrien.

C’était une idée ridicule puisque justement ces terroristes sont une arme manipulée par Washington !

Si Washington peut réduire à zéro la présence russe en Syrie en réduisant tous ces espoirs de coopération contre le terrorisme, les USA auront alors les mains libres pour réorienter ISIS contre l’Iran et à une grande échelle. Et quand l’Iran aura été maitrisé alors ces mêmes terroristes apatrides seront utilisés pour déstabiliser les marches russes puis les provinces chinoises musulmanes. Il suffit de se souvenir du soutien américain aux terroristes tchétchènes. Il y a beaucoup plus à venir, c’est l’agenda hégémonique des néoconservateurs américains.

À force d’hésiter et de croire en une improbable coopération avec les USA la Russie s’est mise elle-même et avec la Syrie dans une position inconfortable.

Après avoir répondu à l’appel à l’aide de Assad la Russie est entrée dans le conflit à la surprise de l’Occident. L’ISIS a essuyé de lourds revers puis, considérant sa mission accomplie, la Russie a allégé son dispositif militaire. Mais cette mission était loin d’être accomplie et revenant sur le terrain l’armée russe a cru qu’elle pouvait alors bénéficier de la coopération américaine pour finir de nettoyer le territoire syrien de l’ISIS. Au contraire, les USA ont alors à nouveau soutenu l’ISIS et malgré les plaintes réitérées du Ministre des Affaires Etrangères Lavrov les Russes n’ont pas su profiter de leur avantage sur le terrain pour en terminer avec les terroristes. Maintenant, Washington menace directement la Russie qui se trouve sur son chemin. Les Russes apprendront-ils un jour que le seul objectif des Américains est : soumettez-vous et devenez notre vassal !

Il reste une seule alternative offerte à Poutine : dire aux Américains d’aller se faire voir (en anglais : go to hell), qu’ils ne toléreront jamais qu’Assad soit écarté. Il y a tout de même un petit problème, la « cinquième colonne » russe aux ordres de la CIA fera pression sur le Kremlin pour accepter une collaboration sur le terrain syrien avec les USA si et seulement si ils acceptent de sacrifier Assad. Une telle compromission ternira l’image de la Russie et la conséquence sera que les Américains feront alors tout pour prendre en tenaille le pays en le privant d’exportations de son gaz vers l’Europe et donc en privant la Russie d’une rentrée de devises essentielle pour son économie.

Poutine a clairement déclaré qu’il était impossible de croire les Américains. C’est une déduction correcte des faits, alors pourquoi les Russes persistent à espérer une coopération avec les USA ? Une sorte de dilemme insoluble. Toute coopération avec Washington n’a qu’une seule définition : se rendre … Poutine n’a pas pu totalement nettoyer son pays de tous les espions américains qui s’y trouvent. Va-t-il se rendre aux volontés de l’Establishment de Washington comme Trump vient de le faire ? Il est tout à fait étonnant que les médias russes ne comprennent pas du tout devant quel péril se trouve confronté leur pays.

L’OTAN menace notre sécurité

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Cet article provient du quotidien Le Temps

L’OTAN masse des troupes et des armes aux marches de la Russie. Nous tenons à exprimer notre inquiétude devant la propagande qui déforme la réalité des menaces qui pèsent sur la paix. Cette propagande insidieuse fabrique des ennemis imaginaires pour justifier le surdéveloppement de dépenses militaires, des conquêtes de territoires ou de «parts de marché», des prises de contrôle d’approvisionnement énergétique et pour corroder la démocratie.

Dirigeants russes humiliés

Non, la Russie n’est pas l’agresseur et ne menace aucunement les Pays Baltes, la Pologne ou la Suède. A l’implosion de l’URSS et du Pacte de Varsovie, la bévue stratégique des Etats-Unis et de leurs alliés a été de ne pas refonder l’architecture internationale de sécurité. Oubliée la Charte de Paris (1990) qui promettait la paix à l’Europe. Dans son livre, Le Grand échiquier – l’Amérique et le reste du monde, Zbigniew Brezinski posait en 1997 la question de savoir s’il fallait intégrer la Russie dans l’OTAN et dans l’UE. Il finissait par privilégier la sécurité tactique sur la paix stratégique, non sans prévoir que cela déclencherait des réactions russes.

Il préconisait l’intégration de l’Ukraine, l’un des cinq «pivots géopolitiques» de l’Eurasie, dans l’OTAN et dans l’UE. En 2010, Charles A Kupchan, Professeur à Georgetown University, proposait d’intégrer les Russes dans l’OTAN. Oubliant la promesse des USA aux Russes, lors de la réunification allemande, de ne pas étendre l’OTAN à l’Est, les Occidentaux n’ont eu de cesse de repousser, d’encercler et d’humilier les dirigeants russes successifs. Quoi que nous pensions du régime russe, le principal défaut de Vladimir Poutine (et de bien d’autres pays du monde), aux yeux des Occidentaux, est de cesser d’acquiescer aux volontés hégémoniques occidentales.

La CIA en embuscade

Après l’illégale guerre d’Irak, l’extension du nombre de pays membres de l’OTAN et l’expansion tous azimuts de son aire d’action, le renversement du régime de Kadhafi en Libye, puis ce que nous considérons comme un coup d’Etat en Ukraine organisé et soutenu par les Etats-Unis, auront été les lignes rouges déclenchant les ripostes russe et chinoise qui avaient déjà constitué l’Organisation de Coopération de Shanghai après le premier élargissement de l’OTAN. Il aura fallu les opérations en Libye et en Ukraine et l’appui de l’occident (dès 2006 selon Time Magazine du 19 décembre 2006) aux «rebelles» résolus à renverser le régime syrien, pour que les Russes soutiennent surtout l’autonomie de la Crimée et interviennent militairement en Syrie.

Tandis que la CIA a surveillé l’élection présidentielle française de 2012, que la NSA, espionne partout entreprises, organisations et particuliers, la mode est d’imputer aux dirigeants russes une ingérence directe dans les élections américaines, françaises, allemandes.

Les pays européens renforcent leur alignement sur la politique étrangère des Etats-Unis, embargo contre la Russie inclusivement. Le Président François Hollande parachève la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, entamée par Nicolas Sarkozy.

Et les pays neutres?

Et les pays neutres? La Suède rétablit la conscription, ce au moment de la diffusion sur Arte d’un reportage édifiant intitulé «Guerre froide dans le Grand Nord». L’Etat-major suédois manœuvrait naguère de concert avec l’OTAN et les Etats-Unis, ce à l’insu du gouvernement d’Olof Palme qui préconisait la détente avec Moscou… et qui en mourut assassiné. L’adhésion de la Suisse au Partenariat pour la paix (ou PpP) de l’OTAN vaut-elle neutralité? William Perry, ex-Secrétaire à la Défense a déclaré: «La différence entre l’adhésion pleine et entière à L’OTAN et le PpP doit tendre à devenir plus ténue qu’une feuille de papier». Des avions suisses survolent la Baltique aux côtés de chasseurs de l’OTAN.

Non, l’OTAN, devenue une alliance offensive, n’assure pas notre sécurité. Misons sur l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), dialoguons avec la Russie et mettons en œuvre les articles 46 et 47 de la Charte de l’ONU, stipulant un comité d’état-major auprès du Conseil de Sécurité.

Article paru dans le quotidien Le Temps sous les plumes de Gabriel Galice, Daniele Ganser et Hans von Sponeck. Au sujet des exactions de la CIA à propos de la Crimée il est tout à fait intéressant de lire l’article d’Arina Tsukanova relaté par Paul Craig Roberts (paulcraigroberts.org) sur son blog : http://www.strategic-culture.org/news/2017/03/28/so-who-annexed-crimea-peninsular-then.html

Note d’actualité. Fort heureusement pour l’Europe, l’OTAN n’a pas participé aux frappes aériennes effectuées la nuit dernière par les USA. Il est déplorable de constater que la politique agressive des Etats-Unis envers un pays souverain décidée sur la base de renseignements partiels rappelle étrangement l’attitude américaine lors de l’incident du Golfe du Tonkin qui signa l’entrée en guerre des USA au Viet-Nam. Il reste à espérer que cette agression injustifiée des Américains n’entrainera pas un conflit généralisé au cours duquel l’Europe serait une des premières cibles puisque de facto l’Europe est l’alliée des USA via l’OTAN

La politique étrangère espagnole dans tous ses états … d’aberration

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Le Ministre des affaires étrangères espagnol Alfonso Datis a déclaré benoitement cette semaine passée qu’il ne voterait pas contre une demande d’adhésion de l’Ecosse à l’Union Européenne. Dans le même temps le pouvoir madrilène a fait état de ses revendications territoriales sur le Rocher, comprenez Gibraltar, un territoire anglais depuis 1713 cédé par l’Espagne au Royaume-Uni dans le cadre du traité d’Utrecht qui mit fin à la guerre de succession d’Espagne (1702-1715), une guerre qui ensanglanta l’Europe à la suite du décès de Charles II de Habsbourg roi d’Espagne. Cette guerre fut en réalité la première guerre mondiale car elle mit à feu et à sang une partie de l’Amérique du Nord, les Français et les Anglais convoitant les possessions espagnoles de Floride et du sud-ouest du continent qui deviendraient ensuite les USA.

Le Rocher fut envahi par la flotte anglo-néérlandaise pourchassant la flotte espagnole et son appartenance au Royaume-Uni fut officialisée par le traité d’Utrecht.

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Il est difficile de comprendre les intentions du Ministre Alfonso Datis dans la mesure où Madrid s’oppose à la tenue d’un nouveau référendum en Catalogne relatif à l’indépendance de cette riche province d’Espagne. Il serait également opportun pour l’Espagne d’abandonner ses deux enclaves territoriales au Maroc, Ceuta et Mellila, qui enveniment la sécurité des ressortissants espagnols périodiquement en raison des vagues d’immigrants illégaux franchissant les murs qui isolent ces enclaves où tous les trafics sont tolérés par Madrid. C’est d’ailleurs en substance ce que reproche Madrid à Gibraltar accusé de trafics de cigarettes, de drogues et de devises. À n’y rien comprendre !

Il faut enfin rappeller que plus de 300 000 Britons habitent en permanence en Espagne et le Brexit représente une menace pour eux mais également pour l’économie espagnole car la plupart d’entre eux sont des retraités qui, comme votre serviteur, dépensent leur retraite dans le pays. Il serait donc préférable que l’Espagne ne se mèle pas trop des négociations en cours au sujet du Brexit et soutiennent le plus fermement possible une sortie en douceur de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, ce qui n’est pas dans l’agenda de Jean-Claude Junker dont l’intention est de faire payer à Londres cette sortie, à mon humble avis une grave erreur stratégique et politique dont les conséquences ne pourront qu’être défavorables à l’ensemble de l’Union si tant est qu’elle perdure longtemps encore.

Pour l’anecdote l’ actuel roi d’Espagne est le digne descendant de Philippe V de Bourbon, duc d’Anjou et petit-fils de Louis XIV, installé sur le trône d’Espagne en 1700 et qui mourut en 1724.

La vérité peut-elle prévaloir (sur l’agenda politique américain) ?

La vérité peut-elle prévaloir (sur l’agenda politique américain) ?

Il s’agit de la traduction (par mes soins et aussi fidèlement que possible) d’un billet de Paul Craig Roberts qui m’a fait froid dans le dos et pour cette raison j’ai cru bon d’en faire part mes fidèles lecteurs. Entre parenthèses et en caractères italiques figurent quelques remarques ou explications.

Selon les statistiques économiques américaines officielles, le produit intérieur brut du pays s’est accru depuis 22 trimestres consécutifs atteignant 12,1 % de plus que son plus haut avant la crise économique de 2008-2009. Pourtant, la production manufacturière et la production industrielle américaines n’ont toujours pas atteint le niveau pré-crise.

La question est donc : qu’est-ce qui alimente la croissance du PIB américain ? À mon avis (c’est PCR qui écrit et non votre serviteur) la croissance réelle du PIB est une illusion créée par la sous-estimation de l’inflation. La façon dont le gouvernement américain appréhende l’inflation a en réalité fait disparaître cette dernière.

Autrefois, si le prix d’un article inclus dans la mesure de l’inflation augmentait, le taux d’inflation s’accroiterait de cette augmentation multipliée par le « poids » de cet article dans l’indice. Aujourd’hui, si le prix d’un article augmente et que cet article est inclus dans le calcul du taux d’inflation il est alors tout simplement exclu de ce calcul et remplacé par un autre article de prix inférieur. L’autre stratagème utilisé par le gouvernement est de sous-estimer l’inflation en considérant qu’une augmentation du prix d’un article reflète en réalité une amélioration de sa qualité et alors il n’est donc pas pris en compte. En appliquant de telles méthodes une inflation réelle de 8 % peut très bien être ramenée à 2 % !

Une inflation réduite artificiellement fait ressortir un accroissement artificiel du PIB. Comme le PIB est estimé à partir des prix des produits de consommation pour savoir si ce PIB est le résultat d’une augmentation de la production de biens et services ou tout simplement le résultat d’une inflation le PIB nominal est donc diminué de la mesure de l’inflation. Par exemple si le PIB augmente de 5 % cette année par rapport à l’année dernière et que l’inflation a été de 2 %, le PIB réel n’aura été que de 3 %. Mais si comme l’exemple ci-dessus l’a décrit l’inflation réelle a été de 5 ou 8 % alors l’accroissement du PIB aura été de zéro ou aura décliné de 3 %. La principale raison pour laquelle le gouvernement américain a modifié ses mesures du taux d’inflation est d’économiser sur le poste de la Sécurité sociale relatif aux ajustements du coût de la vie pour les personnes pouvant bénéficier d’allocations indexées sur l’inflation. Durant toutes les années durant lesquelles les retraités n’ont pas pu bénéficier d’une augmentation de leur retraite en raison de la politique de taux proches de zéro de la Réserve Fédérale afin d’aider les banques « trop grosses pour faire faillite », ces retraités se sont vu refuser un ajustement de leur retraite de la sécurité sociale indexée sur le coût de la vie …

Pour dire les choses avec franchise, l’image de l’économie qui est présentée au public est une réalité virtuelle. La convalescence de l’économie (américaine), le faible taux d’inflation et les statistiques du chômage ne sont pas plus réels que les armes de destruction massive de Saddam Hussein, que les armes chimiques de Assad, que les bombes nucléaires de l’Iran ou que l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Comme dans le film du même nom les Américains vivent dans un « Matrix », un monde qui est le produit du pouvoir du gouvernement de contrôler toutes les explications. L’indice de la production industrielle émanant de la Réserve Fédérale (FED) représente 61 % du PIB et reste inférieur à celui précédant la crise de 2008 alors que le gouvernement clame qu’il a augmenté de 12,1 %.

Essayez de trouver une explication à cette différence dans les médias spécialisés, c’est peine perdue. Depuis le début de ce XXIe siècle les mensonges et les fausses nouvelles ont pris le dessus sur la vérité des faits pour respecter l’agenda décidé à l’avance. Par exemple l’agenda des néo-conservateurs de détruire 7 pays du Proche-Orient en 5 ans a été alimenté par les fausses nouvelles concernant Saddam Hussein, Assad, Khadaffi et l’Iran. L’agenda du complexe militaro-sécuritaire américain d’une nouvelle Guerre Froide a été alimenté par les fausses nouvelles de la menace d’une invasion de l’Europe par la Russie. Le projet de normalisation des relations USA-Russie a été immédiatement tué dans l’oeuf par les fausses nouvelles reprises par tous les médias qui stipulaient une interférence de la Russie dans le processus électoral américain.

Pratiquement toute la population américaine croit à tous ces mensonges pourtant évidents. Une majorité de la population américaine veut que le Président Trump fasse l’objet d’une procédure d’empêchement en raison de ses « russian connexions » ! Les médias et internet créent une réalité virtuelle conforme à l’agenda des élites en rendant la compréhension de la réalité inaccessible à la majorité des citoyens. Mon site web (c’est PCR qui parle de son site paulcraigroberts.org) qui a pour mission de procurer des informations crédibles est qualifié de pro-russe, de fasciste et de terroriste … Une démocratie ne peut plus fonctionner correctement quand les mensonges surpassent la réalité et sont au service des agendas secrets. Et la vie sur la Terre non plus. Les deux dernières guerres mondiales avec leurs millions de morts et leurs dizaines de milliers de villes détruites ont été menées avec des armes de pacotille en comparaison des bombes thermonucléaires d’aujourd’hui. Selon de nombreux rapports un seul missile russe Satan II est suffisant pour vitrifier la France ou l’Etat du Texas.

La Russie, entourée par les 28 Etats européens membres de l’OTAN qui lui sont hostiles, une organisation dominée par des généraux américains va-t-en-guerre et paranoïaques, ne peut plus compter que sur son arsenal nucléaire pour protéger sa terre. Et c’est évident car de nombreux officiels russes ont répété ces dernières années qu’ils ne combattraient plus jamais sur leur propre territoire. Le message n’a pas été compris alors qu’il est pourtant très clair. Si vous avez un tant soit peu de neurones, demandez-vous pour quelle raison ce conflit contre la Russie est orchestré. Putine a dit et répété qu’il n’était pas belliqueux et que la Russie ne menaçait personne. Mais la presse occidentale putifiée (presstitutes) déclare à longueur d’éditorial que la Russie est une menace et les généraux que Trump a nommé aux plus hautes positions gouvernementales disent et répètent que la Russie constitue la principale menace pour les Etats-Unis. Si vous osez croire les propos de Putine vous êtes un agent de Moscou et pire, un traitre. Si vous croyez à la lettre les informations des médias vous signez pour l’Armageddon (la guerre nucléaire conduisant inévitablement à la destruction de l’humanité).

Les décideurs qui ne disposent pas d’informations valides ne peuvent pas prendre de décisions valables. Nulle part en Occident on peut trouver d’informations réelles et valides en dehors de mon site web et de quelques autres (c’est toujours PCR qui écrit, je ne parle naturellement pas de mon propre blog). Le nombre de lecteurs de mon site et le nombre de re-blogs et de traductions est plus large que celui du Washington Post ou du New-York Times mais reste inférieur à la totalité des médias occidentaux qui répètent tous les mêmes mensonges. Mes lecteurs ne sont pas organisés, ils sont disséminés dans le monde entier mais ils pourraient peser sur les décisions du Congrès et de la Maison-Blanche s’ils étaient unis.

Au contraire les néo-conservateurs sont organisés. Le complexe militaro-sécuritaire américain est également très bien organisé comme le sont les corporations financières et les grandes multinationales. Pour le complexe militaro-sécuritaire américain le monde entier peut être pris en otage pour justifier leur énorme budget. Pour les banques, Wall Street et les grandes firmes multinationales le monde existe pour être pillé. Le pillage en règle du monde entier continue avec le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale, considérés comme des organisation qui oeuvrent pour le bien des pays qui leur demandent leur aide.

Rarement dans l’histoire les peuples ont eu droit à la parole et ceux qui tentent de redonner la parole au peuple sont vite déconsidérés par les élites qui détiennent le pouvoir réel. Quand Thomas Paine publia son livre Rights of Man (1791) qui constitue pourtant le fondement de la révolution américaine il fut déclaré hors-la-loi par le gouvernement britannique, considéré comme un alcoolique dégénéré aux USA par les habitants de la Nouvelle-Angleterre. Il n’existe aucun monument à la mémoire de T. Paine à Washington. Le langage clair et direct de Paine n’est tout simplement pas en accord avec le discours politique contemporain qui la plupart du temps ne veut rien dire et ne sert qu’à vous enfumer avec de fausses informations.

La CIA distribue les décorations

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L’espion en chef Mike Pompeo a remis la médaille d’honneur « George Tenet » de la CIA au Prince Mohammed bin Naif Abdulaziz Al-Saud pour sa contribution à la lutte anti-terroriste. On n’est pas le 1er Avril, ce n’est pas une blague … ni une fausse nouvelle. Pour les curieux Tenet fut directeur de la CIA de 1997 à 2004.

Sans commentaire.

Mort suspecte d’un grand journaliste allemand. L’affaire promptement enterrée …

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Je n’ai pas vu d’infos au sujet de la mort suspecte du Docteur Udo Ulfkotte à l’âge de 56 ans le 14 janvier 2017 ni dans les head-lines du Figaro ou du Point (je ne lis plus les articles de cette presse vendue à la CIA) ni dans les lignes du quotidien en ligne Les Echos et ni, qui plus est et c’est regrettable, dans les lignes de Contrepoints qui aurait pourtant été félicité de rappeler qui est ce journaliste et surtout pourquoi il est mort. D’ailleurs le Guardian et la Tribune de Genève comme les deux principaux quotidiens nationaux espagnols n’ont pas dit un mot de la disparition de ce grand journaliste.

Et pour cause … Ulfkotte était éditeur du grand journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung quand il osa publier un livre intitulé « Bought Journalists », Gekaufte Journalisten et en français Journalistes Vendus, qui lui coûta son travail et très probablement sa vie. Il fut proprement mis à la porte du journal et reçut des menaces de mort pour avoir dénoncé l’emprise de la CIA sur l’ensemble du milieu journalistique européen. La presse européenne, selon Ulfkotte, est un service de propagande de la CIA elle-même au service des grandes firmes américaines. Il leur faut une guerre contre la Russie et pendant des années les journalistes ont été contraints de mentir et de cacher la vérité à leurs lecteurs.

Voici ce qu’il déclarait lors d’une récente interview à Russia Today : « J’ai été journaliste pendant 25 ans et on m’a contraint à mentir, à trahir et ne pas dire la vérité au public. Je bénéficiais du soutien de la CIA, et pourquoi ? Parce que je suis pro-américain. Les médias américains et allemands essaient de pousser l’Europe à la guerre contre la Russie. Ce fut pour moi un point de non-retour, et je me suis levé pour dire haut et fort que j’ai eu tort pendant toutes ces années de manipuler les peuples et d’alimenter cette propagande anti-russe« .

Il ajoute plus loin que « la plupart des journalistes occidentaux travaillent avec le soutien des services secrets. C’est spécialement le cas des médias anglais mais aussi des médias israéliens, français, australiens, néo-zélandais ou taïwanais, bref, de beaucoup de pays« . Ulfkotte a admis dans son livre avoir disséminé sous la contrainte la fausse nouvelle que le Président de la Libye Muammar Khadaffi construisait une usine de production de gaz de combat en 2011, sur ordre de la CIA, ajoutant enfin « j’ai très peur d’une nouvelle guerre en Europe et je ne veux pas d’une telle situation parce qu’une guerre n’apparait pas spontanément, elle est décidée par des gens qui y trouvent un intérêt, supportés par les politiciens et malheureusement les journalistes. Nous avons trahi nos lecteurs ! Nous vivons dans une république bananière (l’Allemagne) et non dans un pays démocratique avec une presse libre« .

Udo Ulfkotte est mort en silence … pour avoir trahi la cause du Deep State américain en dénonçant les risques de guerre imminente entre l’Europe et la Russie. Il faut admettre que les bruits de bottes depuis la Norvège et l’Estonie jusqu’à la Bulgarie sont pour le moins inquiétants.

Source et illustration : yournewswire.com

The Donald 45e président

The Donald 45e président

Petit commentaire très bref sur le discours de Donald Trump au bas des marches du Capitole : il a ostensiblement ignoré Bill Clinton quand il a fait la tournée des mains à serrer. Il y avait présents Obama, Clinton et Bush Junior. Il semble évident que Trump est nourri d’un ressentiment profond à l’égard du clan Clinton. La suite des évènements domestiques américains sera passionnante à bien des égards.

Ce qui est rassurant est que The Donald, maintenant officiellement 45e président des USA, va progressivement réduire les dépenses militaires américaines partout dans le monde et se rapprocher de la Russie. Une bonne chose pour notre survie à tous.