Les dommages « collatéraux » de la guerre en Syrie

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Quand Poutine et Trump ont taillé le bout de gras à Hambourg la semaine dernière, ont-ils abordé les désastres sanitaires et humains occasionnés en Syrie par cette guerre civile largement provoquée et soutenue par les USA ? Certainement pas ! Non contents de « droner » des autobus bourrés d’enfants fuyant les zones de combat ou des hôpitaux et des écoles, de toutes les façons les Américains s’en lavent les mains (couvertes du sang d’innocents) et n’attendent tout simplement qu’une chose : que le pays soit complètement ruiné. Ils se moquent de ces dommages pudiquement appelés collatéraux par les haut-gradés du Pentagone. C’est tout simplement écoeurant !

Une information qui n’a été reprise par aucun média occidental – et pour cause ils sont tous à la botte de la CIA – concerne le désastre sanitaire syrien qui a atteint des proportions effrayantes. Dans la ville de Raqqa, tenue par ce qu’on a coutume d’appeler des rebelles, en d’autres termes des groupes de voyous financés par l’Arabie Saoudite et armés par les USA, et également dans le district de Deir-Ez-Zor, une épidémie de poliomyélite a provoqué ce printemps la paralysie irréversible de 25 enfants qui n’avaient pu être vaccinés en raison du conflit et donc du manque de vaccin. Alors que l’OMS s’est récemment félicité d’avoir pratiquement éradiqué la poliomyélite dans le monde, il s’agit ici d’un douloureux rappel à l’ordre adressé à l’humanité toute entière : ce sont surtout des innocents qui paient le plus lourd tribut aux conflits armés provoqués par Washington comme si la Syrie était un ennemi de l’Amérique !

Des équipes de volontaires, au total 416 personnes ont été dépêchées sur place, à Deir-Ez-Zor et Hasaka pour vacciner dans l’urgence plus de 300000 enfants avec des vaccins oraux en provenance d’Europe ou injectables en provenance, ironie de la situation, des USA. Le vaccin injectable en provenance des USA est dirigé contre les type 1 et 3 du virus, le type 2 ayant disparu de la planète il y a plus de 20 ans selon l’OMS, or l’épidémie syrienne actuelle est surtout provoquée par le virus de type 2, encore une ironie de la guerre … Mais infiniment préoccupante (collatéralement) car pratiquement plus personne n’est vacciné aujourd’hui dans le monde pour être protégé contre le virus de la polio de type 2. 

Seule la formulation orale immunisant contre les trois types de virus pourra donc être vraiment efficace. Cependant il n’y aura certainement pas assez de doses pour juguler l’épidémie. Déplorable situation : les Américains sont des criminels qui doivent être poursuivis par la justice internationale ! Tout simplement écoeurant.

Source et illustration (un enfant syrien recevant le vaccin oral) : STAT news

Actualité géopolitique : vers une interdiction des armes nucléaires ?

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Alors que les deux détenteurs à peu près à parts égales du plus important arsenal nucléaire faisaient la causette à Hambourg en marge du G20 les Nations-Unies se réunissaient à New-York pour mettre en place un texte qui devrait être soumis à la prochaine assemblée générale en septembre : l’interdiction des armes nucléaires ! Le texte d’une vingtaine de pages stipule que les armes nucléaires seront interdites en raison du manque évident de toute excuse morale de massacrer des centaines de millions d’innocents et de contaminer durablement les survivants.

Ce type de démarche a été approché par les Nations-Unies il y a 45 ans et a abouti au traité d’interdiction des armes biologiques. Puis selon la même démarche l’interdiction des armes chimiques fut votée il y a 25 ans. Très curieusement parmi les 122 pays ayant donné leur aval pour cette interdiction ne figurent aucun des pays détenteurs de ce type d’armement et parmi les pays hébergeant des armements nucléaires américains dans le cadre de la politique agressive de l’OTAN seuls les Pays-Bas se sont opposés à la préparation de ce document …

Il est certain que Poutine et Trump étaient parfaitement au courant des démarches des Nations-Unies quand ils ont fait cette causette beaucoup plus longue que prévu (c’est bon signe !) à Hambourg. Toujours est-il que si en septembre au moins 50 Etats ratifient cette résolution alors l’interdiction des armes nucléaires deviendra force de loi. Certes il faudra un certain temps pour que les pays nucléarisés se plient à la volonté internationale mais cet évènement doit être considéré comme un espoir, peut-être le seul, pour la survie de l’humanité toute entière. Il est opportun ici de rappeler que par exemple les USA n’ont jamais ratifié le traité sur l’interdiction des mines anti-personnelles mais malgré cela ils respectent le traité contrairement à certaines organisations apatrides criminelles qui de toutes les façons ne respectent rien.

Nombre de pays non nucléarisés se sentent frustrés par l’absence évidente d’évolution du traité de non prolifération des armements nucléaires pourtant adopté et voté en 1968 qui interdisait le déploiement de ce type d’armes hors de leurs frontières par les 5 puissances nucléarisées de l’époque, USA, Russie, Grande-Bretagne, France et Chine. Depuis, seuls les USA ont déployé des armements nucléaires hors de leur territoire et la liste des pays n’ayant pas de facto respecté ce traité est longue, dont les Pays-Bas !

Il faut espérer que dans un avenir proche les Nations-Unies adopteront la même démarche pour interdire les drones offensifs. Je le souhaite pour mes petits-enfants. Puissent-ils vivre dans un monde en paix … Et quoiqu’en pensent les activistes de Greenpeace que le moindre convoi de Mox fait nerveux ce seront plus de 500 tonnes de plutonium qui serviront alors à produire de l’électricité si tous ces armements sont démantelés et recyclés.

Source : http://www.un.org/disarmament/ptnw/index.html et http://www.undocs.org/conf.229/2017/L.3/Rev.1

La CIA et l’opium d’Afghanistan : un gros business

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Avec la libération de Manuel Ortega, une mascarade honteuse organisée par la CIA (Ortega était un agent de cette organisation mafieuse), resurgit le scandale planétaire de l’opium afghan, et j’ose dire planétaire puisque tous les pays de l’Alliance Atlantique ont participé depuis 2002 à l’élimination des talibans (qui avaient proscrit la culture du pavot sur le sol national) en envahissant ce pays qui venait tout juste de se libérer de la tutelle (ex-)soviétique. À la fin de 2001 plus de 90 % des champs de pavot avaient été détruits par les talibans mais les Américains trouvaient cette situation intolérable et la CIA qui avait en scène les attentats du 11 septembre (selon des évidences de plus en plus convaincantes, mais je n’émettrai aucun commentaire à ce sujet), le « 9/11 » fut un fantastique prétexte pour envahir l’Afghanistan et rétablir la culture du pavot pour le plus grand bénéfice de cet organisme que je viens de qualifier de mafieux. La création de toutes pièces de l’implication de Ben Laden dans ces attentats est peut-être la pire machination qu’ait jamais orchestré la CIA mais nul ne connaîtra la vérité, comme pour l’assassinat de JFK …

Aujourd’hui ce sont les soldats américains et de l’OTAN qui protègent les champs de pavot, contrôlent le trafic d’opium à l’échelle mondiale et la CIA en tire des bénéfices outrageusement juteux portant préjudice aux cultures vivrières locales car cultiver des citrouilles ne rapporte pas beaucoup, alors que le pavot … Avec en prime la protection de l’armée américaine pour que tout se passe pour le mieux. Une infime partie de l’opium et de l’héroïne est consommée par les Afghans, faut-il le rappeler.

Voici quelques photos qui sont dans le domaine public mais il n’est pas trop conseillé aux médias occidentaux de parler ouvertement de ce sujet dérangeant, médias qui sont largement contrôlés par cet organisme dont les agissement dans le monde entier sont insupportables.

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Donald Trump s’est fait piéger par cette mafia constituée d’assassins, d’hommes sans foi ni loi qui ne respectent rien, qui pratiquent la torture et l’emprisonnement sans procès dans des prisons secrètes tolérées par certains pays européens et, cerise sur le gâteau, répandent des mensonges qui mettent en péril l’humanité entière. La CIA est partout, y compris dans vos chaumières car pas un message électronique, pas un seul whatsapp, pas un seul tweet, pas une seule photo mise sur le « cloud » ne lui échappe via la NSA, Google et Facebook qui collaborent pleinement avec cette organisation à votre insu.

Le trafic mondial de l’héroïne est totalement contrôlé par la CIA et l’argent de ce trafic est recyclé directement à Wall Street ! Je n’invente rien, toutes les information relatives à ce scandale planétaire qui dépasse l’entendement sont publiques comme les trois photos ci-dessus.

Source et illustrations : globalresearch

La disparition programmée de la France

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C’est encore une traduction d’un billet de Paul Craig Roberts paru il y a 3 jours sur son blog et j’ai cru utile d’en informer mes lecteurs non anglophones. PCR est en effet un des rares analystes de la toile qui présente une opinion clairvoyante de la géopolitique et de l’économie avec un recul tel que sa vision de la situation peut être considérée comme fiable. Universitaire, écrivain et journaliste, PCR fut appointé Secrétaire assistant au Trésor par Ronald Reagan puis fut de nombreuses années consultant auprès du Département de la Défense et ensuite du Commerce. Il connaît intimement les rouages de l’Administration américaine et ses analyses doivent être prises en considération pour comprendre les tendances actuelles de la géopolitique. Traduit en prenant une certaine liberté dans les figures de style.

L’électorat français manipulé et insouciant a voté pour abolir la Nation Française. Dans 5 ans la France n’existera plus que comme une entité géographique, ce sera une province de l’Europe, elle-même une province du capitalisme global.

Les Français avaient une dernière chance de sauver leur pays, mais ils ne l’ont pas saisie car ils ne le pouvaient pas à moins d’être taxés de fascistes et de racistes. Leur choix a donc conduit à la défaite de Marine Le Pen, leader du seul parti politique français qui défend une certaine idée de la nation française.

Après 5 ans de législature Macron, il ne restera rien de la France (voir note 1). Macron, le candidat choisi par Washington et les banquiers internationaux, représente « l’élite atlantiste totalement dévouée à la globalisation », utilisant le peu qui reste de pouvoir aux gouvernements nationaux pour les affaiblir encore plus, prenant des décisions favorables aux « marchés », c’est-à-dire le capital international aux mains des grandes banques et des institutions financières, en particulier celles localisées aux USA comme par exemple Goldman-Sachs.

Macron se définit lui-même comme un homme de la diversité, allant jusqu’à déclarer qu’il n’y a pas de culture française spécifique. La nouvelle Ministre des Armées déclare quant à elle qu’elle « ne se sent pas Française ». Macron suit en cela la russophobie des néo-conservateurs américains en allant à l’Elysée dans un véhicule militaire, une première dans la République Française.

Le but de la visite de Poutine en France (dans les ors et les cristaux du Château de Versailles) n’est pas clair dans la mesure où Macron est sous l’entier contrôle de Washington. Peut-être que Poutine a demandé à Macron de se joindre aux Russes pour combattre le terrorisme ou tout simplement a-t-il seulement voulu se rendre compte du fait que Macron avait pris conscience de la politique belliciste dans laquelle Washington veut entrainer l’Europe. Cette invitation était peut-être aussi une exigence de Washington pour donner un espoir d’ouverture de l’Europe vers la Russie alors que les USA finalisent leur plan d’attaque de ce pays.

Seulement deux pays sont des obstacles aux visées hégémoniques des USA, la Chine et la Russie. La Russie est l’obstacle le plus dérangeant car l’Europe est dépendante de ce pays pour son énergie et l’armement nucléaire russe est hautement sophistiqué (voir note 2). Washington considère que la puissance de la Russie repose sur un seul homme et que ce dernier peut être éliminé comme le fut JFK. Quant au leadership de la Chine, il est dilué dans le Parti, une sorte de démocratie à la chinoise que Washington aimerait bien discréditer aux yeux du peuple (comme ce fut le cas à Hong-Kong lors de mouvements de protestation organisés par la CIA, note de votre serviteur).

On ne peut que conclure que Washington emmène le monde entier vers un conflit de grande envergure et tant la Russie que la Chine doivent être conscients qu’elles sont les premières cibles et comme leurs approches diplomatiques sont systématiquement repoussées tant par les USA que l’Europe, ces deux pays en arriveront à la conclusion qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se soumettre à Washington ou faire la guerre.

Source : Paulcraigroberts.com

Note 1 : Le plan de Macron est de privatiser tout ce qui peut l’être depuis le système de retraite jusqu’aux services dits publics en passant par l’éducation, les hôpitaux et tous les services de proximité. Dans 5 ans l’Etat français sera entre les mains d’organismes financiers supranationaux. Est-ce vraiment ce qu’ont voulu les électeurs ?

Note 2 : Un seul missile multi-ogives russe est capable de détruire la moitié de la Grande-Bretagne. Deux missiles suffiront à vitrifier l’Ile-de-France et la majeure partie de la région Rhône-Alpes. La Russie dispose de plus de 500 missiles opérationnels capables de passer au travers des systèmes de défense THADD américains. Si Macron feint d’ignorer ce genre de « détail » c’est qu’il est tout simplement inconscient.

L’assassinat de JFK signa la fin de la démocratie américaine

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Hasard du calendrier, John F. Kennedy aurait eu 100 ans demain lundi 29 mai 2017. Hasard car ce lundi est aussi aux USA le jour des morts pour la patrie, le « Memorial Day ». Le billet qui suit est une traduction par mes soins le 25 mai d’un article de Paul Craig Roberts parue le 24 de ce même mois que j’ai préféré mettre en ligne la veille du Memorial Day.

JFK fut assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas à l’âge de 46 ans peu avant de terminer la troisième année de son mandat de Président des Etats-Unis. Les chercheurs qui ont passé des années à réunir les évidences sur cet évènement ont conclu que le Président Kennedy avait été assassiné par une conspiration entre la CIA, les Chefs d’Etat-Major et les services secrets. Kennedy entra à la Maison-Blanche avec la stature d’un guerrier froid mais il apprit très vite lors de ses interactions avec la CIA et les Chefs d’Etat-Major que le complexe militaro-sécuritaire industriel américain avait un agenda servant ses propres intérêts et que cet agenda constituait un danger pour l’humanité.

Il entreprit donc de réduire les tensions entre les USA et l’Union Soviétique. Ses refus réitérés d’invasion de Cuba, du projet Northwoods (voir note 1), d’une attaque nucléaire préventive de l’Union Soviétique et son intention de retirer l’armée américaine du Vietnam s’il était réélu ainsi que ses discours relatifs à une nouvelle politique étrangère à l’ère nucléaire suffirent largement à convaincre le complexe militaro-sécuritaire industriel qu’il oeuvrait contre ses intérêts. Les conservateurs considéraient qu’il faisait preuve de naïveté vis-à-vis de l’Union Soviétique et constituait donc un danger pour la nation. C’étaient les vraies raisons de son assassinat qui furent scellées lorsque Kennedy annonça le 10 juin 1963 le début de négociations avec l’Union Soviétique pour aboutir à un traité d’interdiction des essais nucléaires atmosphériques (voir note 2).

La mise en scène de Lee Oswald ne fut jamais convaincante d’autant que des films réalisés par des spectateurs contredisaient les affirmations des enquêteurs. Le Président Johnson ne put jamais suivre de près l’enquête, non pas parce qu’il était vice-président lors de l’évènement ou qu’il voulait tromper le peuple américain mais parce qu’étaler au grand jour la vraie histoire aurait profondément mis à mal la confiance des Américains en leur gouvernement à un moment critique des relations USA-URSS. Pour que cette affaire soit « emballée » il fallait toute la confiance du Chef de la Cour Suprême, Earl Warren, pour diriger la commission en charge de faire la lumière sur l’assassinat. Warren comprit tout de suite l’importance de sa mission afin de préserver la confiance que l’opinion publique accordait à l’armée, aux services de sécurité nationale ainsi que la confiance des alliés des USA.

Lors de cet évènement la CIA introduisit le concept de « théorie de la conspiration » dans le lexique politique, une technique permettant de discréditer le scepticisme de la Commission Warren en contrôlant étroitement toute information livrée aux médias. Ce terme de théorie de la conspiration a été ultérieurement utilisé pour valider de fausses explications tout en déformant la vérité. Le Président Kennedy était aussi déterminé à classer le lobby israélien (très actif aux USA) parmi les agents extérieurs et à bloquer l’acquisition par Israël d’armement nucléaire. Son assassinat libéra les contraintes qui pesaient sur Israël. Dans un discours aux Nations-Unies en 1961 JFK déclara :

 » Chaque habitant de notre planète doit savoir qu’un jour celle-ci pourrait devenir inhabitable. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant vit sous l’épée de Damoclès nucléaire, attachée par le plus mince des fils qui peut être rompu à n’importe quel moment par accident, mauvais calcul ou par folie. Ces armes de guerre doivent être détruites avant de nous détruire nous-mêmes. Il est donc dans notre intention d’affronter l’Union Soviétique, non pas pour une course aux armements, mais pour une course vers la paix, pour avancer conjointement, pas à pas, étape par étape, jusqu’à ce qu’un complet désarmement ait été atteint. « 

Si ce discours reçut un accueil chaleureux et des encouragements tant du leader soviétique Nikita Khrushchev que de nombreux pays européens il consterna les « faucons » (warhawks) et les Chefs d’Etat-Major. En termes de quantités et de qualités (missiles) d’armements nucléaires les USA étaient en avance sur l’Union Soviétique ce qui aux yeux de l’Etat-Major (voir le lien) autorisait les USA à procéder à une attaque nucléaire surprise de l’URSS. Beaucoup pensaient qu’un désarmement nucléaire donnerait les coudées franches à l’URSS pour envahir le reste de l’Europe. Les « faucons » considéraient cette éventualité comme beaucoup plus menaçante qu’un conflit nucléaire et beaucoup de personnalités militaires de haut rang regardaient JFK comme décidé à affaiblir les USA vis-à-vis de l’Union Soviétique.

L’assassinat de John F. Kennedy fut donc d’un énorme coût pour l’humanité toute entière. Kennedy et Khrushchev auraient collaboré pour désamorcer la crise cubaine des missiles en mettant un terme à la guerre froide bien avant que le complexe militaro-sécuritaire finisse par refermer son gant de fer sur le gouvernement américain. Israël n’aurait jamais disposé d’armement nucléaire et classer le lobby israélien comme agent de l’étranger aurait évité la main-mise d’Israël sur le gouvernement américain. Durant son second mandat JFK aurait démantelé la CIA en milliers d’entités sans pouvoir réel, un projet qu’il formula à son frère Robert, et le Deep State aurait été balayé de la scène politique avant qu’il ne devienne plus puissant que le Président américain lui-même.

Mais le complexe militaro-sécuritaire frappa le premier à Dallas et tira une balle qui annula toutes ces promesses, mettant ainsi fin à la démocratie américaine …

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2017/05/24/jfk-100-paul-craig-roberts/

Note 1. Le projet Northwoods devait faire croire à l’opinion publique américaine que Cuba représentait un danger pour les USA. Il s’agissait d’organiser des attentats et des actes de sabotage sur le sol américain qui seraient attribués aux agents cubains (voir : https://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Northwoods )

Note 2. Il existe trois traités d’interdiction des essais nucléaires. Le premier appelé aussi traité « limité » fut co-signé le 10 octobre 1963 par les USA, l’Union Soviétique et la Grande-Bretagne. Il interdisait les essais nucléaires atmosphériques, dans l’espace et sous-marins. Seuls les essais terrestres souterrains furent dès lors autorisés. Ce traité fut finalement suivi en 1996 par le CTBT ou Comprehensive Nuclear Test-Ban Treaty adopté par les Nations-Unies et ratifié par la plupart des pays à l’exception de l’Inde, du Pakistan et de la Corée du Nord ( voir à ce sujet : https://en.wikipedia.org/wiki/Comprehensive_Nuclear-Test-Ban_Treaty )

Lire aussi :

http://prospect.org/article/did-us-military-plan-nuclear-first-strike-1963

Les Etats-Unis et la paix dans le monde : une blague macabre

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Depuis la fin de la seconde guerre mondiale les USA ont provoqué plus de 20 millions de morts et plus de 200 millions de blessés dans 37 pays différents de par le monde c’est-à-dire l’équivalent de plus de 10000 « 11 septembre ». Il est important de faire cette comparaison car les attentats du 9/11 ont en quelque sorte institutionnalisé la nouvelle croisade américaine contre le terrorisme. Cette statistique macabre est approximative car il est difficile d’évaluer les conséquences des interventions américaines dans les pays étrangers en termes d’exécutions sommaires ou de conflits civils provoqués par l’installation de régimes politiques à la solde de Washington. Un seul exemple suffira à situer cette difficulté : lorsque le Shah fut installé par la CIA à Téhéran nul ne sait combien de personnes disparurent dans ce pays à la suite de poursuites systématiques des opposants par la police politique mise en place avec l’aide de cette même CIA en Iran pour servir le Shah. Quant au nombre de soldats et d’agents américains morts sur les divers lieux d’intervention il est tout simplement ridicule et n’a pas été pris en compte dans ces statistiques. Juste pour la guerre d’Irak il y eut 1 455 590 morts du côté irakien et seulement 4801 du côté américain, ce sont des statistiques « officielles » recueillies par des ONGs indépendantes englobant ce que les Américains ont coutume d’appeler pudiquement les dommages collatéraux.

Venons-en donc à la chronologie des interventions américaines hors du sol de la bannière étoilée et comme les lecteurs vont le découvrir la stratégie américaine n’a jamais changé depuis la fin du dernier conflit mondial. L’exemple le plus représentatif en est l’intervention américaine en Afghanistan, le premier de cette liste.

Afghanistan

Sous prétexte d’affaiblir l’URSS par le sud les Américains finançaient les Mujahidins afghans afin de répandre la terreur dans les provinces de l’Union Soviétique ce qui provoqua l’intervention des Russes. C’est le Président Carter qui prit cette décision le 3 juillet 1979 avant même l’intervention russe le 24 décembre de la même année suivant en cela les conseils de Zbigniew Brzezinski. Lors de l’intervention américaine en Afghanistan à la suite des attentats du 11 septembre, les Américains ont provoqué la mort par bombardements d’au moins 12000 personnes dès les premiers jours de cette intervention. Les USA occupent toujours ce pays et nul ne sait combien de morts et de blessés ont été laissés pour compte sur le terrain.

Angola

En 1977 quand les Portugais se retirèrent définitivement de l’Angola, une guérilla s’installa dans le pays pour déloger le gouvernement en place et reconnu par les Nations-Unies. Washington finança la rébellion – l’Unita – car le gouvernement en place était aidé par des troupes cubaines, ce qui justifia une intervention américaine. Les USA réussirent à impliquer l’Afrique du Sud, un pays ami de l’Oncle Sam, pour envahir l’Angola : résultat des opérations 750 000 morts. Depuis lors l’Angola est étroitement surveillé par les agents américains et le pétrole coule à flot.

Argentine

À la suite de la mort d’Eva Peron et de la réélection de Juan Peron en 1951 la CIA organisa une guerre civile pour finalement mettre en place un gouvernement de transition militaire et l’organisation d’élections qui aboutirent à un nouveau régime favorable aux « idées démocratiques » de Washington. Cette transition dura près de 10 ans et près de 70000 personnes furent assassinées ou disparurent bien que des statistiques précises n’existent pas. Pour s’attirer la sympathie des Argentins, le gouvernement américain indemnisa par la suite les familles des victimes à hauteur de deux-cent-mille dollars chacune. Aujourd’hui l’Argentine est en ordre et le Président actuel est totalement soutenu par les USA.

Bengladesh et Pakistan

Après le retrait des Anglais de l’Empire des Indes trois pays émergèrent, le Pakistan de l’Ouest, l’Inde et le Pakistan de l’Est à la suite de mouvements de populations indescriptibles. Washington, qui soutenait le régime autoritaire du Pakistan de l’Ouest favorisa en 1971 la brutale invasion de la partie appelée aujourd’hui Bengladesh qui voulait faire sécession en armant lourdement le Pakistan de l’Ouest. Le Pakistan fut vaincu à la suite de l’intervention de l’Inde qui avait accueilli plus de 10 millions de réfugiés. Nul ne sait exactement combien de victimes furent occasionnées par ce sanglant conflit, probablement 3 millions …

Bolivie

En 1952, à la suite d’élections présidentielles contestées, le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR) mit à la tête du pays Victor Paz Estenssoro. Celui-ci entama de profondes réformes dont un redécoupage agraire, l’introduction du suffrage universel et la nationalisation des mines, en particulier de cuivre. Les Américains, dont l’Amérique du Sud a toujours été leur chasse gardée, entreprirent de fomenter un coup d’état et mirent en place un régime répressif incarné par Hugo Banzer Suarez qui rétablit l’ordre, c’est-à-dire une totale allégeance à Washington. Cette période trouble de l’histoire récente de la Bolivie occasionna au moins un millier de morts. Les mines de cuivre sont sous le contrôle des Américains, merci !

Brésil

Le Brésil comme l’Argentine, la Bolivie, le Chili, le Paraguay et l’Uruguay a toujours été étroitement surveillé par les USA dans le cadre d’un programme secret appelé Opération Condor. Selon des documents déclassifiés ce plan aurait occasionné dans ces divers pays au moins 13000 morts et disparus.

Cambodge

Lorsque les administrations Johnson puis Nixon décidèrent de bombarder le Cambodge qui servait, selon elles, de base arrière au Viet-Cong, les pertes humaines et matérielles furent immenses et favorisèrent l’émergence des Khmers Rouges de Pol-Pot. Diverses ONGs humanitaires considèrent que les massacres systématiques organisés par les Khmers rouges sont la conséquence directe des exactions américaines car la CIA soutenait ce régime ouvertement. Le nombre total de victimes est estimé à au moins trois millions y compris celles des bombardements américains.

Tchad (Chad)

Lorsque Hissen Habre fut mis au pouvoir par la CIA en juin 1982 ce dernier resta au pouvoir durant 8 années. Au moins 40000 victimes de répressions violentes furent répertoriées. Lorsque certaines familles de disparus résidant depuis lors en Belgique tentèrent de poursuivre cet individu devant les tribunaux de Bruxelles pour tortures et assassinats les Américains organisèrent un odieux chantage à l’encontre du gouvernement belge afin de ne pas donner suite à cette demande (1983).

Chili

La CIA interféra lors des élections présidentielles chiliennes en 1958 et 1964 mais en 1970 le candidat socialiste Salvador Allende fut élu. Diverses tentatives de la CIA pour éliminer physiquement Allende échurent et Nixon déclara : « faites en sorte que l’économie du Chili souffre ». Il s’ensuivit une campagne savamment organisée par les services secrets américains de guérilla, sabotages, bombes et terreur. Les multinationales américaines présentes sur le sol chilien organisèrent des grèves à répétition. Finalement le 11 septembre 1973 Allende mourut dans des circonstances inexpliquées. Au cours de la présidence de Pinochet entre 3000 et 5000 Chiliens furent torturés, exécutés sommairement ou disparurent. Aujourd’hui le Chili est un pays calme et prospère, merci Oncle Sam …

Colombie

Le conflit interminable entre les forces armées régulières de Colombie et la guérilla dite des Farc n’a rien d’anecdotique puisque la CIA a depuis le tout début soutenu cette guérilla. Nul ne sait quelles furent les motivations du gouvernement américain dans cette prise de position, peut-être les plantations de cola. Toujours est-il que cette guérilla a provoqué la mort d’au moins 87000 personnes. Curieusement les agents de la CIA ont également aidé financièrement les escadrons de la mort, des milices gouvernementales officieuses.

Cuba

Seule l’invasion avortée de la Baie des Cochons est à noter dans l’intervention américaine à Cuba en avril 1961. Cent-quatorze américains furent tués par les forces cubaines et 1189 prisonniers furent échangés après 20 mois de détention contre 53 millions de dollars de nourriture et de médicaments. Du côté cubain il y aurait eu entre 2000 et 4000 morts essentiellement lors du bombardement d’une route à l’aide de napalm, une stratégie reprise plus tard en Irak.

Congo ex-belge aujourd’hui République Démocratique du Congo, ex-Zaïre

Lorsque le Congo belge devint indépendant en 1960 le Premier Ministre Patrice Lumumba qui ne partageait pas vraiment les idées démocratiques de Washington fut rapidement éliminé par la CIA bien que son assassinat fut imputé aux services secrets belges. Depuis une paix durable n’a jamais prévalu dans ce pays qui regorge de richesses minérales dont en particulier de coltan. La plupart des conflits armés qui secouent ce pays périodiquement sont organisés et financés par les USA. Nul ne sait combien les exactions américaines ont provoqué de morts en cinquante années d’instabilité. Note : le coltan est un minerai riche en tantale et en niobium. Le tantale est notamment utilisé dans la construction d’éoliennes. L’exploitation de ce minerai a provoqué des troubles récurrents dans la région d’Ituri en RDC.

République Dominicaine

En 1962 le nouveau président de la République Dominicaine, un dénommé Juan Bosch déplut au Président Johnson en raison des réformes agraires qu’il envisageait de mettre en place. La CIA fut promptement mandatée pour le déloger. Trois ans plus tard le parti de Bosch tenta de le réinstaller au pouvoir. Cette fois l’armée américaine intervint, forte de 22000 marines et autres fantassins sous prétexte de protéger les intérêts des résidents étrangers. Trois mille soldats de l’armée dominicaine périrent au cours des affrontements qui s’ensuivirent.

Timor Oriental (East Timor)

Quand les Américains vendent des armes à un pays la loi (américaine) stipule qu’elles ne doivent pas être utilisées pour agresser un pays tiers. Comme on peut le constater aujourd’hui cette loi n’est jamais respectée (cf. l’Arabie Saoudite et le Yémen). Elle ne fut pas respectée par le Président indonésien Suharto le lendemain même d’une visite du Président Gerald Ford accompagné de Henry Kissinger à Djakarta en décembre 1975. L’armée indonésienne lourdement armée (par les américains) attaqua le Timor oriental et sur un total de 700000 habitants deux cent mille d’entre eux furent massacrés. Soixante ans plus tard, lors d’une cérémonie pacifiste, des rescapés du massacre voulurent commémorer ce sombre évènement dans la ville de Dili. Ils se heurtèrent aux troupes de choc de l’armée indonésienne. Des pleins camions de cadavres furent aperçus déversant leur chargement dans la mer.

El Salvador

Ce petit pays de 8 millions d’habitants fut ravagé par une guerre civile entre 1981 et 1992 financée par les USA afin de mettre un terme à des mouvements sociaux revendiquant plus de justice. Les évènements débutèrent pas le massacre de 900 villageois de El Mozote. La majorité des massacres, tortures et assassinats furent le fait de cadres de l’armée salvadorienne formés dans des écoles militaires américaines. Cette guerre civile qui n’en avait en apparence que le nom fit 75000 victimes car la CIA n’admettait pas qu’un régime plus démocratique puisse s’installer un jour dans ce pays.

Grenade

Quand Maurice Bishop devint Président de ce petit Etat en 1979 il refusa de participer au blocus de Cuba. La CIA n’eut alors de cesse de déstabiliser le pays et finalement l’armée américaine envahit l’île le 25 octobre 1983 laissant derrière elle 277 morts pour deux raisons mensongères : la construction d’un aéroport qui pourrait être utilisé pour attaquer les USA et le fait totalement erroné que certains étudiants américains présents sur l’île étaient menacés.

Guatemala

En 1951 le Président démocratiquement élu Jacobo Arbenz entreprit de nationaliser les terres en friches appartenant la société américaine United Fruit pour les redistribuer aux paysans sans terre. La United Fruit répliqua immédiatement en embauchant 300 mercenaires qui bloquèrent les dépôts de pétrole et de produits raffinés et sabotèrent les trains. La CIA organisa un « coup » en 1954 pour destituer le Président. Durant les 50 années qui suivirent ce furent les années noires dirigées par les agents de la CIA de l’intérieur : deux-cent-mille personnes furent assassinées par une armée toute dévouée au Département d’Etat américain et aux grandes compagnies fruitières américaines. Plus de 400 villages mayas furent rayés de la carte, un génocide qui passa largement inaperçu dans le monde occidental.

Haïti

Entre les années 1957 et 1986 Haïti était dirigé d’une main de fer par la famille Duvalier père puis fils avec le soutien financier du Département d’Etat américain via l’Etat d’Israël. Durant ces années de terreur quotidienne qui ne profitèrent qu’à l’infime minorité blanche de l’île près de 100000 opposants furent passés par les armes. L’influence de la CIA n’a jamais cessé puisque le Président Aristide, bien décidé à mettre un terme à la corruption généralisée, fut rapidement satellisé pour sauvegarder les privilèges de la caste blanche. Il vit maintenant en exil en Afrique du Sud.

Honduras

Le Honduras constitue l’un des exemples les plus évidents de la pratique de la torture par les agents de la CIA et de ses sbires. Le Honduras servait de base arrière pour les Sandinistes du Nicaragua (voir infra). Les ONGs estiment que plus de 400 personnes furent torturées par le Battalion 316 sur ordre de la CIA.

Hongrie

En 1956 la propagande de Radio Free Europe encouragea, parfois agressivement, une rébellion anti-soviétique promettant un soutien imminent de l’Occident. Résultat : les manifestations furent écrasées dans le sang occasionnant la mort de plus de 3000 personnes.

Indonésie

En 1965 un coup d’Etat organisé par le Département d’Etat américain remplaça le Général Sukarno par le Général Suharto. La politique répressive qui s’ensuivit fit entre un demi-million et trois millions de morts. L’aide américaine ne s’est jamais tarie puisque entre 1993 et 1997 Djakarta a reçu 100 millions d’aide économique par an et des dizaines de millions de dollars d’équipements militaires, instructeurs compris, qui furent utilisées au Timor (voir supra).

Iran

Durant la guerre Iran-Irak l’Iran perdit plus de 260000 soldats (voir ci-après). Le 3 juillet 1988 le bateau américain USS Vincennes croisait dans les eaux territoriales iraniennes pour approvisionner l’armée irakienne. Il essuya des tirs de vedettes iraniennes et durant cette brève bataille deux missiles américains allèrent malencontreusement abattre un Airbus civil iranien faisant 290 victimes. Cet évènement rappelle étrangement le vol MH17 abattu au dessus de l’Ukraine par les forces armées de Kiev à la solde de la CIA depuis les évènements de Maiden.

Irak

Durant les 8 années de guerre Iran-Irak 105000 irakiens trouvèrent la mort et le pays reçut une aide massive des USA se comptant en dizaines de milliards de dollars incluant toutes sortes d’armements y compris des agents chimiques et biologiques. Les USA se frottèrent les mains car les deux pays s’appauvrissaient et si cette guerre avait continué plus longtemps le Département d’Etat aurait laissé faire.

La guerre USA-Irak fut provoquée par l’invasion du Koweit par les troupes de Saddam Hussein le 2 août 1990 alors que l’ambassadeur US à Bagdad avait quelques jours auparavant assuré le chef d’Etat irakien qu’il comprenait les revendications territoriales de son pays au sujet de ce petit émirat qui avait toujours fait partie de la nation irakienne. En réalité il s’agissait d’un piège très bien prémédité qui exacerba la population américaine lorsque la fille de l’ambassadeur du Koweit à Washington déclara faussement devant le Congrès que Saddam Hussein débranchait les couveuses des bébés dans les hôpitaux de Bagdad. L’intervention aérienne américaine commença le 17 janvier 1991 et dura 42 jours. Puis le Président Bush (senior) ordonna l’assaut terrestre durant lequel 150 militaires américains trouvèrent la mort alors que plus de 200000 irakiens moururent sur la route de la mort (cf. La Baie des Cochons) laissant au passage 400 tonnes d’uranium appauvri sur le sol irakien sous forme de munitions perdues. Les sanctions économiques, la destruction des infrastructures et des hôpitaux occasionna entre 1990 et 1996 la mort de plus de 560000 enfants irakiens selon la FAO, l’UNICEF et diverses autres organisations non-gouvernementales. Ces infractions systématiques aux conventions internationales n’avaient pas d’autre but que de pousser la population irakienne à s’insurger contre le pouvoir irakien.

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La seconde guerre USA-Irak

Celle-ci débuta juste après les attentats du 11 septembre et est toujours pendante. Son but fut d’éliminer physiquement Saddam Hussein, accusé à tort de détenir des stocks invraisemblables d’armes de destruction massive. Les Américains étaient venu en Irak pour installer la démocratie, ils ont échoué en précipitant le pays dans le chaos. Les Américains étaient venu en Irak pour délivrer le peuple d’un dictateur : il fallait l’éliminer car il constituait une preuve vivante des mensonges du Département d’Etat et de la CIA. À ce jour la deuxième guerre d’Irak a provoqué la mort de 640000 personnes dont les leaders américains sont responsables.

La guerre israélo-palestinienne

Les conflits récurrents entre Israël et la Palestine ont provoqué la mort de 200000 personnes alors que les USA ont toujours aidé financièrement Israël, aidant même ce pays à s’équiper d’armement nucléaire.

Corée (Korea)

Selon l’administration Harry Truman la Corée du Nord envahit le sud le 25 juin 1950 en dépit du fait que la Corée du Nord faisait état de 2617 incursions armées en direction de son territoire depuis 1948. Prétendre comme l’a fait l’administration Truman que la Russie soutenait le Nord est un mythe. Avant même une quelconque décision des Nations-Unies les USA attaquèrent le Nord en utilisant massivement du napalm. Durant ce conflit plus de trois millions de civils furent tués, certaines estimations faisant état de 4 millions de victimes. L’armée américaine largua 650000 tonnes de bombes dont 43000 tonnes de bombes au napalm.

Laos

Entre 1965 et 1973, durant la guerre du Vietnam, l’armée américaine utilisa plus de 2 millions de tonnes de bombes pour anéantir sans succès majeur les bases arrières du Vietcong mais ce n’était qu’un prétexte pour également annihiler le Pathet Lao, un parti politique de gauche forcément ennemi de la démocratie. Comme il s’agissait d’une sorte de guerre secrète, c’est-à-dire non officielle, l’estimation du nombre de victimes varies entre 500000 et 2 millions de morts.

Népal

Ce pays occupe une place stratégique entre l’Inde et la Chine et a été sur-armé par les Américains pour combattre une rébellion maoïste des paysans voulant accéder aux terres. Les estimations du nombre de victimes varie entre 8000 et 12000 entre 1996 et 2002.

Nicaragua

Le conflit entre Sandinistes et Contra dura plusieurs années après l’élection de Somoza en 1981. Les Américains soutenaient les Contra, une guérilla anti-communiste. Le conflit largement alimenté par les USA occasionna la mort de plus de 25000 personnes lorsqu’il se termina en 1990.

Panama

En décembre 1989 les troupes US envahirent le Panama pour ostensiblement arrêter Manuel Noriega pourtant un agent notoire de la CIA mais malheureusement pour lui un sympathisant des Sandinistes du Nicaragua. Près de 4000 personnes moururent lors de cette intervention qui prouve à quel point les Américains se considèrent comme les maîtres du monde et peuvent arrêter n’importe qui n’importe où en usant de la violence.

Philippines

Pays contrôlé par les USA depuis plus d’un siècle, les Philippines ont toujours eu des difficultés pour se développer car les Américains n’ont jamais voulu en entendre parler. Sous la présidence de Fernando Marcos, un ami de tous les présidents américains, plus de 100000 Philippins moururent de mort violente avec la contribution des services de renseignement américains.

Soudan

Le cas du Soudan est exemplaire de la manière dont l’administration américaine manipule la désinformation et le mensonge. Entre 1955, date d’accession à l’indépendance de ce pays, et 2003 la guerre civile entre factions rivales fit plus de 2 millions de morts sans compter les victimes des guerres civiles du Darfour. En 1978 les vastes réserves de pétrole du pays furent découvertes et tout de suite le pays devint le sixième pays au monde à bénéficier d’une aide militaire des USA. Le gouvernement de Khartoum était donc ami de Washington. Cependant en août 1998 les Américains larguèrent 75 missiles Cruise sur une usine supposée appartenir à Oussama Ben Laden et fabricant des armes chimiques. En réalité il s’agissait du seul laboratoire pharmaceutique du pays approvisionnant la population en médicaments pour traiter la malaria, la tuberculose et d’autres maladies. Ce bombardement injustifié provoqua la mort de centaines de milliers de personnes ne pouvant plus se procurer de médicaments. Un autre bel exemple de l’impunité dont s’arrogent les Américains pour bombarder qui ils désirent et où ils le décident.

Vietnam

Avant même que la France ne se retire de la scène vietnamienne des pourparlers pour une solution pacifique entre le Nord et le Sud avaient été initiés en secret. Cependant dans le cadre de sa stratégie globale de combat du communisme les Américains affichèrent rapidement leur soutien à Diem à Saïgon. En août 1964 l’indicent du Golfe du Tonkin, fabriqué de toute pièce, provoqua l’entrée en guerre ouverte des américains dans le conflit alors qu’ils étaient déjà profondément impliqués dans le maintien au pouvoir de Diem au sud. Les atrocités perpétrées par les Américains font état de près de 8 millions de morts durant ce conflit en comptant les morts au Laos et au Cambodge. Près d’un million de Chinois périrent également durant ce conflit alors que Robert McNamara s’arrêta au nombre global de 3,4 millions. Aujourd’hui le Vietnam est un allié économique des USA …

Yougoslavie

Pour les Américains la Yougoslavie a toujours été considérée comme un appendice intolérable de la Russie surtout après l’effondrement du bloc soviétique bien que son Président le Maréchal Tito déclara son pays non-aligné durant toute la guerre froide. Cependant après la chute du mur de Berlin les Américains et les Allemands collaborèrent activement pour précipiter le démantèlement de cette république fédérale, un véritable patch-work d’ethnies et de religions différentes. Les services secrets américains n’eurent de cesse d’attiser les haines entre ces peuples qui ne demandaient pourtant qu’à vivre en paix ensemble pour obtenir un démantèlement du pays. Le décompte du nombre de victimes n’a jamais été aisé et varie entre 107000 morts – chiffre officiel – et plus de 300000

Sources : popularresistance.org, adapté d’un article de James A. Lucas, journaliste et écrivain, paru en novembre 2015 et réédité en 2017 avec plus d’une centaine de références.

Trump s’est rendu, Poutine sera-t-il le prochain à se rendre ?

Trump s’est rendu, Poutine sera-t-il le prochain à se rendre ?

Traduction d’un article de Paul Craig Roberts tout à fait à propos en ce moment précis d’extrême et dangereuse tension au Moyen-Orient.

Washington a réouvert le conflit syrien par une attaque avec des missiles Tomahawk sur des bases aériennes militaires syriennes. Le système de défense russo-syrien n’a pas pu déjouer ces attaques. L’establishment de Washington a repris le contrôle. D’abord Flynn et maintenant Bannon. Tout ce qui reste maintenant dans l’administration Trump sont les Sionistes et les généraux fous qui veulent la guerre avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et la Corée du nord.

Il n’y a plus personne à la Maison-Blanche pour les arrêter. Adieu la normalisation des relations avec la Russie …

Le conflit syrien est donc réouvert sur la base de l’utilisation d’armes chimiques dénoncées par Washington en dépit de l’absence de toute évidence. Il est complètement évident que cette attaque chimique est orchestrée par Washington. Selon les rapports du Département d’Etat Tillerson a prévenu Poutine que les dispositions sont prises pour éliminer le président syrien Assad et Trump a donné son accord. L’éviction de Assad permet à Washington d’imposer une autre marionnette au peuple musulman et de réduire à néant le gouvernement actuel de la Syrie qui conduit une politique indépendante de celle de Washington, opposé de surcroit au vol des territoires palestiniens par Israël et pour Tillerson (ex Exxon) et les néoconservateurs hégémoniques de couper le gaz naturel syrien de l’Europe en installant dès lors un tuyau contrôlé par les USA pour acheminer via la Syrie le gaz du Qatar directement vers l’Europe.

En ignorant toutes ces évidences, la Russie a trop longtemps hésité à débarrasser totalement la Syrie de l’ISIS soutenue par Washington. La Russie a tergiversé parce qu’elle considérait de manière totalement irréaliste qu’elle pouvait aboutir à une coopération avec les USA pour se débarrasser des terroristes qui sévissent sur le sol syrien.

C’était une idée ridicule puisque justement ces terroristes sont une arme manipulée par Washington !

Si Washington peut réduire à zéro la présence russe en Syrie en réduisant tous ces espoirs de coopération contre le terrorisme, les USA auront alors les mains libres pour réorienter ISIS contre l’Iran et à une grande échelle. Et quand l’Iran aura été maitrisé alors ces mêmes terroristes apatrides seront utilisés pour déstabiliser les marches russes puis les provinces chinoises musulmanes. Il suffit de se souvenir du soutien américain aux terroristes tchétchènes. Il y a beaucoup plus à venir, c’est l’agenda hégémonique des néoconservateurs américains.

À force d’hésiter et de croire en une improbable coopération avec les USA la Russie s’est mise elle-même et avec la Syrie dans une position inconfortable.

Après avoir répondu à l’appel à l’aide de Assad la Russie est entrée dans le conflit à la surprise de l’Occident. L’ISIS a essuyé de lourds revers puis, considérant sa mission accomplie, la Russie a allégé son dispositif militaire. Mais cette mission était loin d’être accomplie et revenant sur le terrain l’armée russe a cru qu’elle pouvait alors bénéficier de la coopération américaine pour finir de nettoyer le territoire syrien de l’ISIS. Au contraire, les USA ont alors à nouveau soutenu l’ISIS et malgré les plaintes réitérées du Ministre des Affaires Etrangères Lavrov les Russes n’ont pas su profiter de leur avantage sur le terrain pour en terminer avec les terroristes. Maintenant, Washington menace directement la Russie qui se trouve sur son chemin. Les Russes apprendront-ils un jour que le seul objectif des Américains est : soumettez-vous et devenez notre vassal !

Il reste une seule alternative offerte à Poutine : dire aux Américains d’aller se faire voir (en anglais : go to hell), qu’ils ne toléreront jamais qu’Assad soit écarté. Il y a tout de même un petit problème, la « cinquième colonne » russe aux ordres de la CIA fera pression sur le Kremlin pour accepter une collaboration sur le terrain syrien avec les USA si et seulement si ils acceptent de sacrifier Assad. Une telle compromission ternira l’image de la Russie et la conséquence sera que les Américains feront alors tout pour prendre en tenaille le pays en le privant d’exportations de son gaz vers l’Europe et donc en privant la Russie d’une rentrée de devises essentielle pour son économie.

Poutine a clairement déclaré qu’il était impossible de croire les Américains. C’est une déduction correcte des faits, alors pourquoi les Russes persistent à espérer une coopération avec les USA ? Une sorte de dilemme insoluble. Toute coopération avec Washington n’a qu’une seule définition : se rendre … Poutine n’a pas pu totalement nettoyer son pays de tous les espions américains qui s’y trouvent. Va-t-il se rendre aux volontés de l’Establishment de Washington comme Trump vient de le faire ? Il est tout à fait étonnant que les médias russes ne comprennent pas du tout devant quel péril se trouve confronté leur pays.