L’impérialisme américain en une carte …

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Après les attentats du 11 septembre 2001 les USA déclarèrent la guerre au terrorisme, un prétexte pour asseoir leur hégémonie sur la majeure partie du globe comme le montre cette carte (cliquez sur le lien pour une plus grande résolution de cette carte interactive). Le Pentagone ne connait même pas le nombre exact d’établissements situés hors du territoire des USA relevant de son administration … Sans commentaire !

Source : Watson Brown via tomdispatch.com, un article de Tom Engelhardt :

http://www.tomdispatch.com/post/176369/tomgram%3A_engelhardt%2C_seeing_our_wars_for_the_first_time/ 

http://watson.brown.edu/costsofwar/files/cow/imce/papers/Current%20US%20Counterterror%20War%20Locations_Costs%20of%20War%20Project%20Map.pdf

Téhéran et Hong-Kong : coïncidence ?

Cette fin d’année a été émaillée d’évènements variés et pour la plupart d’une importance toute relative. Cependant deux de ces évènements auraient du attirer l’attention des journalistes et je ne veux même pas mentionner les 600 voitures incendiées dans les banlieues françaises la nuit de la Saint-Sylvestre, un non-évènement, non, c’est naturel et rituel : c’est ce qui se passe dans la rue à Téhéran et par un effet du hasard ce qui se passe aussi à Kowloon, le quartier populaire, portuaire et industrieux d’Hong-Kong.

Sous prétexte d’assister à une main-mise de Pékin sur le statut spécial de Hong-Kong les leaders de la « révolution des parapluies » qui avait agité l’ancienne possession britannique en 2014, Joshua Wong en tête (illustration), ont organisé une manifestation en marge de l’ouverture de la gare ferroviaire reliant très prochainement Hong-Kong à Shenzen avec des trains à grande vitesse. Le prétexte semble futile pour Pékin qui a décidé d’instaurer un contrôle d’identité pour accéder aux trains dans cette gare mais les autorités chinoises y voient là l’oeuvre de la CIA qui tente une nouvelle fois de déstabiliser l’ancienne colonie de la couronne britannique. Bis repetita placent …

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À Téhéran et d’autres ville iraniennes le scénario ressemble étrangement à celui de Hong-Kong. Sous le prétexte que l’Iran est une théocratie qui prive les Iraniennes en particulier de leurs droits fondamentaux et que le régime ressemble à tout sauf à une démocratie « à l’américaine » alors qu’au contraire les Iraniennes comptent parmi les femmes les plus émancipées de toute la région du Moyen-Orient il semble être du devoir des USA de dénoncer la ploutocratie et la corruption qui règne en Iran. Inutile de chercher plus loin : ces manifestations estudiantines sentent aussi l’odeur de la CIA tant elles étaient parfaitement bien organisées et préparées de longue date par les services secrets américains main dans la main avec le complexe militaro-industriel du pays, la cible à abattre étant l’Iran, fomenteur de troubles dans toute la région. Ah bon ? Et l’Arabie saoudite qui massacre la population yéménite sans état d’âme n’a pas l’air d’émouvoir la grande démocratie américaine, c’est à n’y rien comprendre.

Les USA jouent à une partie d’échec perdue d’avance pour une simple raison. Déstabiliser le gouvernement central de Pékin est une grossière erreur. La Chine possède une rame absolue qui est son stock invraisemblable de dollars. Il suffirait que Pékin se débarasse de tous ces bouts de papier pour que les USA soient plongés en quelques heures dans une crise dont ils ne se remettront pas. Déstabiliser l’Iran, allié de la Syrie et de la Russie et en outre de l’Irak dont le gouvernement est majoritairement chiite et qui partage aujourd’hui un objectif commun avec Téhéran qui est de combattre le mouvement séparatiste kurde avec la bienveillance de la Turquie, ça fait beaucoup d’ennemis en perspective et c’est également une erreur tout aussi grossière. Les dépêches d’agence en particulier celles de l’AFP à la solde de la CIA n’ont fait que décrire un amalgame de causes tellement disparates et surréalistes en ce qui concerne les évènements d’Iran qu’on peut se demander s’il n’y a pas là une sorte d’apothéose de la désinformation systématiquement organisée par les « services » américains.

L’année 2018 commence bien dangereusement.

Sources et illustrations : dépêches de l’AFP du 1er janvier 2018 à 14h34 et 15h01

Billet d’humeur politique et économique

Billet d’humeur politique et économique

Ce billet reflète mon impression personnelle relative à la situation politico-économique que même les experts n’arrivent pas à comprendre tant les informations affluent de tous côtés chaque seconde. Je ne suis pas économiste et je ne revendique nullement le privilège de comprendre les mécanismes du monde économique et financier car il n’y a à mon humble avis personne sur cette planète capable de comprendre ce qui se passe actuellement et que les grands véhicules de l’information contrôlés par des milliardaires de la finance se gardent bien de présenter au public. Il s’agit d’une information que par exemple Le Figaro n’a même pas daigné reprendre et qui n’a fait que l’objet d’un petit entre-filet dans le Monde : la Chine, premier consommateur de pétrole du monde, le pays le plus peuplé du monde et qui possède l’arme nucléaire et la plus grande armée du monde, va acheter dorénavant son pétrole contre des yuans convertibles en or sur la place financière d’Hong-Kong.

Il ne fallait surtout pas que cette nouvelle se répande trop dans l’opinion publique et elle a donc été soumise à une censure en règle par les médias occidentaux à la solde de la CIA et pour cause !

Cette décision du gouvernement chinois met fin de facto à la suprématie du dollar comme monnaie mondialement reconnue pour les échanges commerciaux internationaux depuis les accords de Bretton Woods. L’euro aurait pu contrecarrer cette suprématie du billet vert car l’Europe, sur le papier, est la plus puissante économie du monde mais en réalité ce n’est qu’un tigre de papier car cette union artificielle, fruit d’une vision servile de politiciens comme Jean Monnet lui-même déjà le laquais des USA, n’a jamais pu affirmer et consolider sa destinée car il n’y a jamais eu d’union réelle, politique, fiscale, militaire (c’était et c’est toujours l’OTAN, donc les USA) et également culturelle et linguistique puisque l’anglais est presque devenu la langue vernaculaire européenne.

En conséquence la monnaie européenne n’est qu’un copié-collé du dollar et aux yeux du gouvernement chinois elle n’a pas plus de valeur que le billet vert.

Que va-t-il se passer quand la Chine ira acheter des pleins tankers de pétrole à l’Arabie saoudite et à l’Iran (l’Iran a donné son accord pour être payé en yuans, une autre nouvelle soigneusement passée sous silence et qui énerve passablement les Américains, et la dynastie Saoud hésite encore) en réglant la facture avec des yuans convertibles ?

Quand Saddam Hussein a émis l’hypothèse de la possibilité de vendre son pétrole et d’être payé en n’importe quelle devise – dont l’euro – les Américains ont tout de suite détruit le pays puis ont finalement assassiné honteusement ce trouble-fait à la suite d’un procès de pacotille digne des plus indignes mises en scène hollywoodiennes !

Avec la Chine, soutenue par la Russie, c’est une toute autre histoire et les USA divertissent l’attention internationale en se focalisant sur la dangerosité non prouvée de la Corée du Nord afin de dissimuler leur immense embarras en constatant qu’ils ne peuvent rien faire contre Pékin. Que va-t-il donc se passer dans les prochains mois ? Non pas la guerre qui entre deux puissances comme la Chine et les USA ne se règlera pas dans les Spartley’s ou en Corée du Nord ni à coup de bombes nucléaires. La Chine possède un arsenal atomique suffisant pour détruire 80 % du territoire américain et les grands stratèges du Pentagone le savent et ne disposent d’aucuns moyens pour contrer une attaque « balistique » chinoise massive et ce d’autant plus que la Russie est un allié indéfectible de la Chine. Non ! Il ne s’agira pas d’une guerre ni conventionnelle ni nucléaire mais d’une guerre de la monnaie. La suprématie du dollar va tout simplement être annihilée à Hong-Kong ! Qui aurait pu présager d’un tel destin pour l’ancien territoire britannique ?

Les conséquences attendues sont immenses mais vont se retourner contre la Chine tout à fait paradoxalement mais aussi contre le Japon et bien d’autres pays occidentaux car les obligations du Trésor américain vont immédiatement perdre toute leur valeur. Le dollar va perdre son privilège établi lors des accords de Bretton Woods et tous les pays chercheront avec quelle autre monnaie commercer, mais quelle monnaie ? La promesse de convertibilité du yuan en or (la Chine est le premier producteur d’or du monde), un pari certes risqué, va-t-elle contraindre l’Europe à proposer la même convertibilité de l’euro pour ses achats ? Permettez-moi d’en douter car où la Banque Centrale Européenne va-t-elle trouver de l’or ?

Reste un autre point qui est également passé sous silence soigneusement : le montant de la dette américaine émise en dollar, donc la monnaie d’échange internationalement admise, s’élève grosso modo à deux fois le PIB mondial (je n’ai pas les chiffres exacts sous les yeux) … La constitution américaine précise qu’en cas d’insolvabilité le pays n’est pas tenu de payer ses dettes. L’article constitutionnel en question a été écrit par les premiers immigrants du May Flower qui étaient arrivés sur le territoire sans un sou en poche et ne pouvaient donc pas avoir de dettes ni dans le futur de reconnaissance de dette quelle qu’elle soit. Cet article est toujours valable et tous les pays du monde sans exception se sont fait prendre au piège américain.

Quand H16, éditorialiste de Contrepoints, dit que la France est un pays foutu (ce qui est fondamentalement vrai) les USA sont aussi un pays foutu mais les conséquences de la mort programmée par la Chine du dollar seront terribles et l’Europe qui aurait pu se prémunir contre une telle calamité n’aura que ses yeux pour pleurer et aussi et surtout reprocher à ses dirigeants de n’avoir pas su se démarquer des Etats-Unis quand il en était encore temps. Oui, grâce à la décision chinoise, enfin, le système économique mondial va être assaini mais à quel prix pour le peuple !!!

Reste le cas du Japon, la troisième économie mondiale, dont certains analystes économiques ont dit pis que pendre au sujet de sa dette. Je pense en particulier à Olivier Delamarche qui a disparu des écrans, interdit de séjour chez BFMTV. La situation de ce pays est très claire. La dette du Japon est détenue à près de 95 % par des résidents, le Japon détient des titres de dette de nombreux pays de par le monde en particulier des USA et également de la France, mais si, mais si ! Le gouvernement japonais a décidé de fusionner le Trésor Japonais avec la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale japonaise). Cette décision a été également passée sous silence et seul Charles Gave, probablement l’analyste économique le plus clairvoyant dans le monde actuellement, l’a mentionnée. Gave a très bien expliqué qu’un pays qui emprunte à ses propres résidents, des citoyens, des fonds de pension, des caisses d’épargne (Japan Post par exemple), des banques et des entreprises emprunte finalement à lui-même et le bilan comptable de l’opération est nul d’autant plus que les taux d’intérêt sont pratiquement égaux à zéro. Cette fusion BoJ-Trésor signifie tout simplement que le Japon va effacer la totalité de sa dette détenue par les résidents japonais et il ne se passera strictement rien pour l’économie japonaise et les Japonais continueront à vivre normalement !

Comme le mentionnait Charles Gave dans son analyse reprise par le site Insolentiae ce n’est pas du tout le cas de la France qui ne peut pas faire défaut puisque sa dette est détenue à plus de 60 % par des non-résidents. La France ainsi que d’autres pays comme l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et bien d’autres en Europe doivent de l’argent à qui ? Surtout à l’Allemagne. Dans le cas où les taux d’intérêts des obligations d’Etat augmenteraient, ce qui arrivera automatiquement après la décision chinoise comme conséquence du réajustement mondial des mouvements de capitaux – et il est vain de le nier – alors la France comme les pays cités ci-dessus fera défaut et que se passera-t-il ? Ces pays se retrouveront dans la situation de la Grèce dont le principal créditeur était et est toujours l’Allemagne. Contrairement au Japon la balance commerciale de la France est chroniquement déficitaire, les caisses de la Banque de France n’ont par conséquent plus de devises étrangères, la France comme ces autres pays européens ne peut pas imprimer de monnaie, contrairement au Japon, elle est donc condamnée à être totalement vassalisée par l’Allemagne. Voilà dans quelle situation calamiteuse les politiciens ont mis ce pays, et il en est de même pour l’Espagne et l’Italie, et c’est aussi l’effet pervers de la monnaie européenne unique : la faillite des Etats inévitable à terme. Et cet agenda était prévu par les USA bien avant la réunification de l’Allemagne et la chute du mur de Berlin : Jean Monnet en fut le principal instigateur sous l’impulsion des USA.

Le « Russiagate » et la moralité aux USA

La presse européenne main-stream n’a pas semblé intéressée par les révélations explosives de William Binney, un ancien officiel de la NSA (National Security Agency). D’ailleurs qui connait Binney en Europe ? Mediapart si prompt à sortir des informations souvent tendancieuses n’a pas cru devoir relater les déclarations de Binney ni Le Monde, le quotidien le plus asservi de France au pouvoir en place, ni la Libre Belgique ni la Tribune de Genève pour ne mentionner que quelques journaux en langue française et encore moins le Guardian qui ne cesse dans ses colonnes de dénigrer le Président Trump. La NSA effectue un programme massif de surveillance de toute information digitale provenant du monde entier et comme de facto les USA contrôlent le Web rien de plus simple pour cet organisme que de détecter toute information suspecte au sujet d’une interférence de la Russie dans le processus électoral américain.

William Binney a déclaré que si le gouvernement russe avait conspiré avec Trump, hacké les ordinateurs du comité national démocrate (Democratic National Committee, DNC) ou d’une quelconque manière influencé le déroulement des dernières élections présidentielles, la NSA en aurait acquis l’évidence digitale. Il a ajouté que le fait que la NSA ait « écouté » pendant plus d’une année tous les arguments et autres informations alimentant le Russiagate sans avoir jamais décelé la moindre évidence de commencement de vérité est une preuve suffisante pour considérer que ce Russiagate est un assemblage de fausses nouvelles et de mensonges.

Ces fausses informations ont pour origine le directeur de la CIA, John Brennan, et le directeur (ex) du FBI James Comey qui ont conspiré avec le DNC en vue de discréditer le Président Trump et au minimum l’éviter d’endommager la puissance immense du complexe militaro-industriel américain en normalisant les relations entre les USA et la Russie. Selon Paul Craig Roberts la situation de l’ensemble du monde politique américain est préoccupante car la CIA et le FBI ont non seulement monté un mécanisme mensonger par eux-mêmes ou sur ordre du DNC et donc du clan Clinton en sous-main mais ils ont aussi vendu ce mensonge à la presse et au Congrès. Cette presse (presstitutes comme l’appelle Roberts et ce qualificatif s’applique aussi à toute la presse européenne) dont le devoir professionnel le plus élémentaire est de vérifier ses sources d’information n’a jamais demandé ni à la CIA ni au FBI de lui fournir le moindre soupçon d’évidence. Elle a au contraire amplifié les mensonges de Brennan et de Comey en déclarant que toutes les 17 agences de renseignement américaines avaient conclu que la Russie avait interféré dans les élections américaines. En réalité un poignée de personnes soigneusement sélectionnées dans trois agences seulement ont écrit un rapport conditionnel qui n’est supporté par aucune évidence.

Ces informations totalement fausses et montées de toute pièce n’avaient pour but que de discréditer Donald Trump mais les officiels des agences de sécurité corrompus, les Sénateurs corrompus et les Représentants corrompus, le DNC corrompu et les médias corrompus ont constamment répété ces faits pour transformer le mensonge en réalité. On assiste quasiment à une réapparition des méthodes de propagande si chères au régime nazi allemand …

Après avoir réussi à contraindre Trump de se ranger dans le camp militariste ses ennemis ont répandu la rumeur que le Président était instable, volatil et qu’il pourrait bien pousser le bouton rouge de la guerre nucléaire sur un coup de tête comme Don Quichotte partait en guerre contre les moulins à vent sans raison apparente. Ce sont les termes mêmes de deux politiciens du comité sénatorial pour les relations extérieures qui l’affirment. Si ces deux sénateurs, Bob Corker et Chris Murphy, étaient réellement préoccupés et n’étaient pas seulement en train d’organiser une nouvelle campagne de dénigrement à l’encontre du Président Trump ils devraient au contraire déclarer que toute cette histoire de Russiagate est un mensonge qui a au contraire dangereusement tendu les relations entre les USA et la Russie.

Contrairement à ce que pensent ces deux sénateurs le Président ne peut pas de lui-même appuyer sur le bouton rouge de la guerre nucléaire y compris en cas de décision d’attaque préventive surprise. Il doit au préalable accepter un plan de guerre de l’Etat Major Général mais aussi se fier aux alarmes du conseiller en charge de la sécurité en cas d’arrivée vers le sol américain de missiles nucléaires intercontinentaux. Toute décision du Président sans concertation préalable ne serait pas suivie d’effet.

Paul Craig Roberts pose donc la question vraiment importante de savoir qui détient aux USA l’autorité pour initier une guerre nucléaire. La réponse est : personne ! Dans le cas de l’arrivée de missiles intercontinentaux décider d’en lancer en signe de vengeance contre l’ennemi est inutile car le pays sera détruit avant même que l’ennemi soit lui-même détruit. Une vengeance à ce stade relève d’un raisonnement totalement futile. En outre une frappe préventive conduit aux mêmes conséquences : une destruction mutuelle totale. En conclusion une guerre nucléaire est un acte de pure folie et rien ne peut la justifier.

C’est le but de la diplomatie que de désamorcer les risques de conflit et de prévenir les guerres. Pourtant, depuis que le Président Clinton a attaqué la Serbie la diplomatie américaine a été utilisée tout au contraire pour alimenter des guerres. Durant les 16 années des mandats de Bush et d’Obama les USA ont détruit en presque totalité 7 pays différents tuant et blessant des millions d’innocents et générant des millions de réfugiés. Pas une seule de ces guerres était justifiée, elles étaient toutes provoquées sur la base de mensonges grossiers. Washington a perdu tout sens moral et dans un tel contexte est capable de décider d’une frappe nucléaire préventive en direction de la Russie. Les bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki étaient lilliputiennes en regard de la moindre bombe thermonucléaire moderne qui a un pouvoir destructeur de 500 à 5000 fois supérieur. Le Japon a été bombardé avec ce nouveau type d’armement alors qu’il avait bien entamé des pourparlers de capitulation. En 1945 il n’y avait déjà plus aucun sens moral à Washington !

Le plus stupéfiant dans cette histoire mensongère du Russiagate est que la chaine d’information CNN a mandaté l’un de ses éditeurs les plus suivis des USA, Chris Cillizza, pour publier un reportage sur la perte de tout sens moral dans le pays au sujet des scandales à caractère sexuel qui secouent le pays. « C’est une conséquence de l’élection de Donald Trump » (sic) puisqu’il menace la Russie de conflit nucléaire. Pour cet éditeur de CNN il semble que « mettre la main au cul » d’une femme est tout aussi infamant que de menacer une puissance nucléaire comme la Russie de conflit militaire … Voilà matière à réflexion !

Largement inspiré d’un billet de Paul Craig Roberts paru sur son blog le 17 novembre 2017 et également du Washington’sBlog : http://www.washingtonsblog.com/2017/11/70011.html

Note : la NSA contrôle 1250000 e-mails par seconde en accédant directement à des noeuds d’interconnexion du réseau internet dans le monde entier. Fairview est l’un des trois principaux programmes de surveillance de la NSA. Illustration Washington’sBlog

Un jour il n’y aura pas de lendemain …

Ce billet est une traduction d’un article de Paul Craig Roberts mis en ligne sur son blog le 28 octobre 2017.

« Avant que les idiots de Washington nous fassent tous disparaître de la surface de la terre ces fiéfés crétins auraient mieux à faire en constatant que l’armée américaine est maintenant de médiocre qualité en comparaison de l’armée russe. Par exemple la marine est devenue obsolète avec le missile russe hypersonique Zircon. Par exemple la vitesse et les changements de trajectoire du missile intercontinental russe Sarmat a rendu inopérant le système d’anti-missile ABM de Washington. Un seul Sarmat suffit pour vitrifier la Grande-Bretagne ou l’Allemagne ou encore le Texas. Il en faut à peine une douzaine pour anéantir l’ensemble du territoire des USA.

Pourquoi ignorent-ils des faits ?

Par exemple le coût exorbitant du bombardier F-35 ne tient pas une minute en face des avions russes équivalents. Par exemple, les tanks russes sont beaucoup plus performants que leurs homologues américains. Par exemple les troupes russes sont parfaitement bien entrainées et sont hautement motivées et non pas écoeurées par 16 années consécutives de guerres sans motivation et qui ont abouti nulle part.

Si les USA entrent en guerre avec une puissance bien supérieure à la leur ce sera à cause d’Hillary Clinton, du DNC (comité démocratique national), de l’ancien directeur de la CIA John Brennan, du complexe militaro-industriel, des médias dévoyés (presstitute) et de l’aile gauche libérale progressiste qui, rendue complètement stupide par les politiques identitaires, s’est alliée avec les va-t-en-guerre néoconservateurs contre le Président Trump et l’a empêché de normaliser les relations entre USA et Russie.

Sans une normalisation de ces relations avec la Russie l’apocalypse nucléaire est au dessus de nos têtes comme l’épée de Damoclès.

Ne comprenez-vous pas que tous ces gens-là travaillent main dans la main pour détruire l’humanité ? Pourquoi existe-t-il une telle opposition à cette normalisation ? Pourquoi même les écologistes (les Verts) se sont aussi rangé dans l’opposition à Trump ? Ils n’ont aucune idée de ce que signifie une guerre nucléaire ? Pourquoi y a-t-il un tel mouvement pour éliminer un Président qui veut normaliser les relations avec la Russie ? Pourquoi de telles questions ne font pas partie du débat public ?

L’échec du leadership politique, des médias et de la classe intellectuelle américains est total.

Le reste des nations du monde doivent trouver un moyen pour mettre Washington en quarantaine avant que cette bête immonde détruise toute vie sur la Terre.

Bref commentaire. Roberts paraît être un oiseau de mauvaise augure mais je suis entièrement d’accord avec ses propos. La situation géopolitique a atteint un degré de paranoïa qui peut dégénérer à n’importe quel moment en conflit nucléaire généralisé. Et si nous ne mourrons pas instantanément sous le feu nucléaire notre espérance de vie sera limitée car nous n’aurons plus rien à manger en quelques jours et ce sera « l’hiver nucléaire » durable qui anéantira toute forme de vie sur la Terre …un jour sans lendemain !

Le Président, sous la pression des néo-conservateurs, se prépare à engager les USA dans un (ou des) conflit armé pour donner du pain à manger au complexe militaro-industriel. Trois pays sont ciblés : la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. La Russie est un gros morceau avec plus de dix mille bombes toutes d’une puissance sensiblement égale à 100 fois celle qui fut larguée sur Hiroshima et ce pays dispose de vecteurs sophistiqués tous rénovés ces dernières 15 années. L’iran est un allié de la Russie, autant dire qu’attaquer l’Iran motivera la Russie à défendre son allié. Quant à la Corée du Nord, c’est un allié de la Chine qui est un pays ami de la Russie. D’une façon ou d’une autre un quelconque de ces trois conflits se mondialisera inévitablement. Pour information la Russie dispose d’au moins 1550 vecteurs multi-ogives Zircon hypersoniques en attente d’être utilisés. Chaque vecteur peut détruire un pays comme l’Allemagne quelques minutes après son lancement et les missiles Sarmat sont tous programmés pour détruire une grande partie de l’Europe et la plupart des grandes villes américaines. De son côté l’armée américaine en est restée aux vieux Minuteman qui datent d’avant l’ère Reagan et elle dispose d’un millier environ de missiles de croisière embarqués à bord de sous-maris qui ne peuvent véhiculer qu’une seule ogive nucléaire. Pour moderniser l’arsenal nucléaire américain il faudrait que le pays dépense au moins 1200 milliards de dollar. Ce programme de modernisation qui mettrait « à niveau » la force de frappe américaine ne peut être financé immédiatement à moins de réduire d’autres postes de dépense de l’armée. Enfin les bombes elles-mêmes pourraient très bien faire pschitt car elles n’ont pas été entretenues régulièrement depuis le début du conflit afghan. La question que Roberts n’a pas posé dans son exposé est la suivante : le Président Trump est-il conscient de l’obsolescence de l’arsenal nucléaire de son pays en comparaison de celui de la Russie ?

À relire sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/07/29/larsenal-nucleaire-americain-des-pieces-de-musee/

Russiagate : la désinformation continue aux USA et … en Europe

Le gigantesque scandale, une véritable bombe à fragmentation, qui commence à secouer les USA n’a pas fini de faire couler de l’encre. Brièvement il s’agit de l’affaire mêlant Uranium One, la Russie, le comité démocrate (DNC), Hillary Clinton et même Obama qui pourrait aussi être éclaboussé. Lorsque Madame Clinton était en poste comme Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères durant le premier mandat d’Obama, elle eut en charge le dossier de rachat d’Uranium One par la société d’état russe Rosatom. Elle en profita, toute secrétaire d’Etat qu’elle était, il fallait le souligner, pour corrompre les autorités russes et faire pression afin que la Fondation familiale Clinton soit dûment rémunérée à hauteur, toutes sommes confondues, de 145 millions de dollars plus un demi-million de dollars dans la poche de Bill qui effectua une prestation à Moscou pour mettre de l’huile dans les rouages de Rosatom. L’affaire remonte à 2010. Malgré le fait que le FBI et le département de la justice américaine se soient intéressés à cette transaction permettant à la Russie de contrôler 20 % de l’activité liée à l’uranium au sein même des USA l’affaire n’a pas eu l’air d’inquiéter Obama outre mesure. Il a même tout simplement gardé le silence, de même que James Comey alors directeur du FBI, remercié il y a quelques mois par Trump.

De toute évidence Hillary Clinton a menti dans l’affaire appelée maintenant le « Russiagate ». Elle a financé une entreprise privée en liaison avec un ancien agent du MI6 pour monter de toute pièce la soi-disant interférence de la Russie dans les élections présidentielles de novembre 2016. Pour que FoxNews reconnaisse ses erreurs au sujet du rôle jamais prouvé de la Russie dans ces élections et que le Washington Post se sente pour le moins gêné est révélateur de l’aspect nauséabond de la politique politicienne de Capitol Hills : tous les membres de la Chambre des Représentants sont mouillés que ce soient les Démocrates comme les Républicains qui ont reproché à Trump d’avoir limogé James Comey car un grand nombre d’entre eux « savaient ». D’autres têtes vont bientôt tomber et le couple Clinton pourrait se retrouver sous les verrous si naturellement la justice fait correctement son travail, ce qui n’est pas encore acquis pour l’instant.

Apparemment ce tsunami politique américain n’a pas l’air d’intéresser les médias européens qui, comme l’a fait l’AFP, ignorent ou feignent d’ignorer ce qui se passe en ce moment même à Washington. Pas un mot sur la corruption d’Hillary Clinton lors des transactions avec Rosatom, seulement la mention d’un fait très secondaire : la mission confiée à l’entreprise Fusion GPS, basée à Washington chargée d’enquêter sur les liens entre Trump et la Russie qui remit un rapport totalement mensonger au DNC afin d’alimenter le « Russiagate ». Pas un mot de la corruption active d’Hillary Clinton, c’est l’Omerta ! Il faut dire que tous les médias européens, sous l’influence de la CIA, ont carrément daubé au sujet de Donald Trump. Ils vont s’en mordre les doigts car cette affaire va aussi avoir de lourdes répercussions en Europe, le chien-chien de l’Amérique. Quelle attitude vont adopter Merkel, Junker et bien d’autres éminents hommes politiques, seulement éminents dans leur degré de corruption et d’avilissement

La politique c’est complètement pourri … À suivre.

Source : ZeroHedge et The Hill

Vols MH17 et MH370 : silence radio !

Vols MH17 et MH370 : silence radio !

Dans le genre théorie du complot je reste dubitatif et cette position me paraît prudente car les éléments d’information pouvant permettre d’étayer une théorie ou une autre restent cruellement absents et le resteront probablement longtemps. Il n’en reste pas moins que deux énigmes restent toujours non résolues, les disparitions mystérieuses de deux avions de la Malaysia Airlines, l’un abattu dans le ciel ukrainien précisément dans un couloir aérien de trafic civil parfaitement connu des militaires, le vol MH17 et l’autre disparu dans l’Océan Indien, le vol MH370. Il reste toujours beaucoup trop de zones d’ombre, de non-dits et d’interprétations fantaisistes pour que les partisans de théories du complot variées gardent le silence ou s’abstiennent de prendre leur plume pour exposer leur propre théorie. Et a contrario c’est parfois le délire le plus total.

Le premier argument qui me vient à l’idée est que toutes les personnes impliquées dans les enquêtes réalisées pour expliquer ces deux accidents mentent publiquement car elles disposent d’informations « dérangeantes ». La justice néerlandaise en charge de l’enquête relative au vol MH17 a trainé les pieds et s’est à l’évidence perdue en conjectures, incapable de présenter des arguments irréfutables quant aux auteurs du tir de missile qui abattit l’avion au dessus de l’est de l’Ukraine, alors zone de conflit armé. Cette même justice a très bien pu monter un dossier « bidon » sur ordre de l’OTAN voire de la CIA permettant de mettre en cause la Russie, pourquoi pas ? Sachant, selon le Kremlin, que les sécessionnistes du Donbass ne possédaient ni aviation ni missiles, armement qui nécessite une infrastructure au sol importante, qui a donc tiré ?

L’Australian Transport Safety Bureau vient de conclure que toutes les recherches dans l’Océan Indien pour tenter de retrouver l’épave du Boeing 777 (vol MH370) se sont révélées infructueuses et que les recherches cesseraient donc rappelant au passage par pudeur feinte que cette disparition était « presque » inconcevable. Tout le monde appréciera le mot « presque » et cette petite nuance ne fait que faciliter la réouverture des thèses complotistes. Et elles ne manquent pas. Les recherches effectuées dans le sud de l’océan avaient-elle été décidées « sur ordre » afin de ne pas alimenter l’hypothèse d’un détournement de l’avion vers l’île de Diego Garcia dans l’archipel des Chagos si de telles recherches avaient été entreprises entre la Malaisie et cet archipel ? Jamais cette hypothèse n’a été prise en compte et pour cause, cela aurait été « dérangeant », mais pour qui ? Le fait que des débris de l’avion aient été retrouvés à l’île de la Réunion et sur les côtes africaines plaide pourtant en faveur d’une disparition de l’aéronef beaucoup plus au nord de la zone décidée pour les recherches conjointes australo-malaysiennes

situées, elles, « baucoup trop au sud », raison pour laquelle elles ont été infructueuses, et pour cause … Les autorités savaient qu’elles ne trouveraient rien avant même d’initier toute recherche. Si l’hypothèse d’un détournement terroriste de l’avion vers Diego Garcia était exacte, elle ne pourra jamais être vérifiée car alors elle mettrait en cause les Américains qui auraient donc abattu l’avion délibérément à l’approche de cette zone ultra-sensible stratégiquement. Aucun avion civil n’est autorisé à approcher de Diego Garcia et y atterrir ce qui est contraire aux régulations internationales de l’aviation civile. Les militaires doivent autoriser un aéronef en difficulté à atterrir sur un aérodrome militaire. C’est ce qui vient de se passer pour un vol civil à l’est du Canada il y a quelques jours. Encore une zone d’ombre et il y en a bien d’autres.

Je laisse mes lecteurs se forger une opinion. Pour ma part je n’adopte qu’une attitude de soupçon, ne voulant pas encore une fois être taxé d’anti-américanisme primaire … ni de complotiste !

Illustration : Associated Press