Billet d’humeur géopolitique : les incohérences américaines

Capture d’écran 2018-07-01 à 10.23.10.png

Les USA ont dénoncé l’accord arraché de haute lutte avec l’Iran pour que ce pays cesse ses projets d’enrichissement d’uranium à des fins militaires et puisse redevenir un membre à part entière du commerce mondial. Les Etats-Unis sont pourtant le premier disséminateur d’armes nucléaires de destruction massive dans le monde puisque des missiles sont installés dans une grande partie de l’Europe au sein des bases militaires de l’OTAN le plus souvent à l’insu des populations locales ainsi que sur d’autres territoires contrôlés par les USA comme Diego Garcia ou encore Guam et peut-être Okinawa. En ce qui concerne l’Iran c’est maintenant une nouvelle forme de chantage qui s’installe alors que ce pays a cessé toute activité d’enrichissement au delà de 4 % d’uranium-235, situation confirmée par les visites inopinées des inspecteurs de l’IAEA. Le nucléaire a bon dos et les Américains cherchent tous les arguments pour fragiliser l’Iran car le gouvernement de Téhéran a conclu un accord commercial avec la Chine consistant à accepter des yuans en règlement de ses livraisons de pétrole et de gaz. Saddam Hussein et Khadaffi en ont fait les frais …

Ce mouvement de « dédollarisation » du marché des hydrocarbures déplait au plus haut point aux USA et les mesures de rétorsion commerciale mises en place par la Maison-Blanche à l’encontre de la Chine entrent dans ce cadre de fragilisation du dollar. Et comme si les Américains étaient à court d’arguments ils accusent maintenant l’Iran d’avoir été l’instigateur des attentats du 11 septembre. On croit rêver tant la situation devient surréaliste. C’est un juge fédéral new-yorkais instruisant 1008 plaintes de familles de victimes des attentats du 11 septembre, le Juge George B. Daniels, qui a entamé des poursuites à l’encontre de la République Islamiste d’Iran, le Corps des Gardiens de la Révolution et la Banque centrale d’Iran. Et ceci tout simplement parce que les USA ne veulent pas se brouiller avec l’Arabie Saoudite, leur allié et vassal dans la région, et aussi ennemi religieux héréditaire de l’Iran qui, tout le monde le sait, a financé ces attentats. On croirait assister à un mélodrame de mauvaise facture mais le jeu devient dangereux car l’Iran compte parmi ses alliés inconditionnels la Chine mais aussi la Russie.

La situation sur le front du pétrodollar se dégrade puisqu’un autre grand pays consommateur d’hydrocarbures, l’Inde, a décidé d’acheter son pétrole à l’Iran en payant la facture en roupies. Inutile de disserter plus avant le « roi dollar » ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir car la Chine et l’Inde ne sont ni l’Irak ni la Libye … À suivre.

Source et illustration : ABC News (abcnews.go.com)

Politique-fiction : les « évènements » d’Algérie

Capture d’écran 2018-06-29 à 23.17.39.png

À la suite de mon billet relatif aux terres rares j’ai poursuivi ma réflexion en relisant l’histoire car effectuer ce genre d’exercice est parfois une source de surprises. Il ne faut pas lire cette histoire telle qu’elle est enseignée au collège, certainement pas, car elle a été lissée et parfois profondément modifiée par les technocrates dans de nombreux pays européens et en particulier en France pour la rendre conforme aux aspirations modernes. Il est triste de constater cette violation du patrimoine de l’humanité toute entière car notre histoire fait partie de nous-mêmes, de ce qui a fait ce que nous sommes aujourd’hui bien que souvent nous n’en soyons pas conscients.

C’est à l’issue d’une conversation avec une amie « pied-noire » un peu houleuse, pas cette amie mais la conversation, au sujet de la crise algérienne qui en fut l’objet, que m’est venu à l’esprit cette réflexion qui n’est pas une « fake news » comme on dit mais juste le fruit de mes réflexions sur l’histoire récente.

Il s’agit donc d’une analyse très personnelle de l’histoire passée de l’Algérie qui concerne encore sentimentalement des centaines de milliers de personnes déplacées depuis l’Algérie vers la France métropolitaine jusqu’en 1962. Les « pieds-noirs » alimentent encore aujourd’hui une haine inextinguible à l’encontre du Général De Gaulle car à leurs yeux il fut l’instigateur de la séparation entre la France et l’Algérie et l’auteur de toutes les sombres misères que ces populations endurèrent revenant d’Alger, d’Oran ou d’autres ports dans des bateaux bondés pour affronter les hivers rigoureux des années 1960.

La « crise » algérienne que d’aucuns appèlent la « guerre » d’Algérie était à l’époque sous-jacente bien avant que De Gaulle soit appelé par les Français en quelque sorte à la rescousse. Dès le début des années 1950, les géologues français avaient détecté la probable présence de pétrole en Algérie, les USA étaient engagés dans la guerre de Corée et ne semblaient pas s’intéresser à ce que faisait la France en Algérie. Dans le même temps les scientifiques français développaient dans le secret l’éventualité de la mise au point d’un armement nucléaire, une préoccupation qui occupait au même moment non pas seulement la France mais aussi l’Union soviétique et la Grande-Bretagne, dernier pays qui, déjà vassal des USA, ne fit que profiter des avancées technologiques américaines pour s’approprier la possession d’un armement nucléaire pour marquer, en pleine décolonisation, son existence géostratégique. Pour les Français l’énergie et les armements nucléaires étaient issus d’une longue tradition scientifique initiée par les Curie au début du XXe siècle.

Les évènements d’Algérie prirent une soudaine ampleur au tournant de l’année 1954 quand fut découvert du pétrole en plein désert à Hassi Messaoud par la Snrep. Au même moment la Tunisie et le Maroc devinrent des pays souverains et ce fait explique comment le FLN tout nouvellement créé ou allant bientôt l’être put recevoir des armements et beaucoup d’argent de pays tiers. L’histoire dit que c’était l’Egypte qui finançait la guerre civile algérienne, un autre terme pour qualifier les évènements d’Algérie. Nasser en voulait à la France et à la Grande-Bretagne au sujet de leur intervention sur le canal de Suez. Tout ça était bien compliqué et ce n’est que cette convergence de divers faits qui m’a conduit à dire à cette amie pied-noire qu’il était raisonnable de penser que les Américains avaient agi dans l’ombre. Le fiasco de l’expédition franco-anglaise de Suez fut le point de départ d’une sorte de protectorat des Etats-Unis envers l’Egypte et les Américains y sont toujours aujourd’hui. Il suffit de se souvenir du supposé « printemps arabe » égyptien fomenté par les Frères Musulmans qui fut un échec total et se conclut par une reprise du pouvoir par l’armée, ouvertement soutenue par les USA.

Alors qui finança le FLN sachant qu’il y avait du pétrole et probablement aussi du gaz qui fut découvert plus au sud quelques années plus tard à Hassi R’mel ? La réponse semble évidente mais que mes lecteurs n’aillent pas considérer qu’il s’agit d’une vérité qui ne sera probablement jamais dévoilée au grand jour. Cette conjonction d’évènements me permit d’indiquer à cette amie que probablement les services secrets américains manipulaient les protagonistes revendiquant une indépendance de l’Algérie. Je me trompe peut-être mais comment infirmer une telle hypothèse ?

Illustration : Champ pétrolifère d’Hassi Messaoud (Wikipedia)

La face cachée de la politique impérialiste américaine.

Capture d’écran 2018-06-23 à 21.33.12.png

Dans les dessous de la politique agressive des USA vis-à-vis de la Corée du Nord ce ne sont pas les bombinettes de Kim Jong-un qui effraient les USA et encore moins le Japon ou la Corée du Sud car les systèmes de défense (THAAD) mis en place dans ces deux derniers pays peuvent, du moins jusqu’à un certain point annihiler les fusées nord-coréennes. Depuis plus d’un an le monde entier a assisté à une mise en scène militaire et politique qui n’a de sens que si on se remémore le fait que toutes ces armes de plus en plus sophistiquées nécessitent comme les moulins à vent et les smart-phones, les téléviseurs et les ordinateurs des lanthanides encore appelés des terres rares. Actuellement c’est la Chine qui contrôle le marché mondial des terres rares à plus de 95 % en volume et en valeur ainsi que les marchés du tungstène, du zirconium, du hafnium, du rhénium (voir note en fin de billet) et du molybdène, des métaux également nécessaires à toutes sortes d’application industrielles, militaires mais aussi dans le domaine de l’énergie nucléaire. En effet, les gisements chinois de terres rares, les premiers du monde pour l’instant, estimés à 55 millions de tonnes de minerais resteront encore longtemps les premiers du monde à être exploités.

Récemment, comme je l’ai relaté sur ce blog, le Japon envisage très sérieusement de prélever les dépôts sous-marins riches en ces métaux irremplaçables et il n’y a pas lieu de douter un instant que dans un proche avenir avec le génie incroyable des ingénieurs japonais ce sera chose faite. Les gisements sous-marins identifiés par les Japonais représentent environ 16 millions de tonnes d’équivalents de minerais terrestres seulement dans le site exploré jusqu’à présent …

Là où la Corée du Nord intéresse les USA est la découverte (en 2013) à 150 kilomètres au nord-ouest de Pyongyang d’un gisement de terres rares contenant également tous les métaux mentionnés ci-dessus, gisement d’environ 210 millions de tonnes (pour l’USGS 110 millions de tonnes) d’oxydes exploitables économiquement, situation qui peut potentiellement faire de la Corée du Nord un partenaire commercial incontournable pour tous les pays utilisant ces métaux. Ce gisement nord-coréen double, sur le papier, l’ensemble de toutes les réserves mondiales connues de terres rares !

Les Américains vont probablement faire ami-ami avec la Corée du Nord (DPRK) et mettre massivement la main à la poche pour aider ce pays à développer l’extraction et la purification de ces métaux irremplaçables aujourd’hui. Le souci est que la Chine ne l’entend pas de cette oreille en raison de ses liens étroits avec la DPRK. Il ne s’agit donc plus d’un « conflit » entre les USA et la DPRK mais bien d’un conflit avec la Chine car les enjeux économiques et militaires sont immenses.

Et ceci explique la guerre commerciale décidée par The Donald pour tenter de faire plier la Chine, mais ce sera peine perdue car la Chine est aussi un allié de la pragmatique Russie et place également ses pions en achetant du pétrole et du gaz à l’Iran en payant sa facture en yuans. C’est dire à quel point la situation se complique pour les Etats-Unis et il semble qu’elle échappe au contrôle de la Maison-Blanche.

Venons-en enfin à l’Ukraine et le coup monté de la Place Maiden où des snipers rémunérés par la CIA tiraient aveuglément sur la foule pour accélérer le coup d’Etat afin que ce pays bascule dans le camp occidental, en d’autres termes pour qu’il devienne un vassal de plus des USA. Ce n’est pas parce que l’Ukraine a une frontière commune avec la Russie et qu’en Crimée, depuis toujours, il existe une immense base militaire russe à Sebastopol. La vraie raison pour laquelle les USA ont organisé ce coup c’est tout simplement pour priver la Russie de ses approvisionnements essentiels en titane, zirconium et hafnium provenant d’Ukraine pas seulement pour développer et moderniser son armement mais aussi pour son programme d’énergie nucléaire civile qui est probablement le plus à la pointe dans le monde …

Comme quoi ce que racontent les médias « main-stream » doit être vraiment pris avec une infinie précaution.

Inspiré d’un article paru sur le site ZeroHedge écrit par Pepe Escobar et originellement publié sur le site Asia Times

Notes. 1. La France fut le premier pays au monde à maîtriser la purification industrielle des terres rares, activité qui a été reprise depuis la disparition de Rhône-Poulenc par la société belge Solvay, restée depuis leader mondial dans ce domaine. Les premiers gisements de terres rares ont été exploités au Brésil et en Inde au début des années 1940. Les applications étaient « rares » et la plus connue était celle du cérium dans les pierres à briquet. Puis l’Afrique du Sud se positionna dans ce créneau et ensuite la Californie devint le leader mondial des terres rares dont on ne soupçonnait alors pas toutes les applications futures dans les années 1970. Le gisement massif de Moutain Pass fut par la suite abandonné pour des raisons liées à la préservation de l’environnement. Ce fut alors l’apparition de la suprématie de la Chine avec les immenses gisements de Mongolie Intérieure. La flambée des prix des terres rares liée à la croissance astronomique des nouvelles technologies à la fin des années 2000 réactiva la recherche de nouveaux gisements exploitables du Malawi au Canada en passant par Madagascar et le Groenland.

À ce jour des mines ont été remises en exploitation tant en Californie (Mountain Pass) qu’en Australie, en Malaisie et en Afrique du Sud. La pression de la Chine sur les prix a disparu et par exemple l’une des terres rares les plus utilisées est le cérium sous forme d’oxyde pour polir les écrans de télévision, les lentilles et les pare-brises des voitures. Le kilo d’oxyde de cérium est passé de 118 dollars en septembre 2011 à 8,5 dollars aujourd’hui. Pour l’anecdote à propos de l’oxyde de cérium le polissage des pare-brises des voitures fait que les insectes ne s’accrochent plus à ces pare-brises, les micro-aspérités du verre ayant été éliminées, ce qui a conduit les écologistes à clamer que les insectes avaient – surtout en Europe – tous disparu puisqu’après un parcours routier le pare-brise était toujours aussi propre !

Le cas de l’europium est emblématique. Ce métal est utilisé en imagerie médicale et dans les industries nucléaires civiles et pour certains armements. Un kilo d’europium valait 403 dollars en 2009. Son prix a atteint 4900 dollars fin 2011 et aujourd’hui il est négocié à 1110 dollars sur le marché export alors que son prix n’est que de 630 dollars pour l’industrie chinoise domestique (source : Mining.com ).

2. Le zirconium est utilisé dans des alliages spéciaux à travers lesquels les neutrons passent librement. Ces alliages sont utilisés pour fabriquer les gaines de combustible des réacteurs nucléaires. Le hafnium est utilisé dans de nombreux circuits intégrés. Ce métal a détrôné l’argent pour la fabrication des barres de contrôle des réacteurs nucléaires en raison de sa très large section de capture des neutrons ( exprimée en barns). Enfin le rhénium est aussi un métal stratégique important car il entre dans la composition de super-alliages résistants aux hautes températures. Il est majoritairement utilisé dans les moteurs d’avions et les turbines à gaz dans des alliages spéciaux contenant également du tungstène et du ruthénium.

Brève : les récents évènements d’Arménie.

 

Les soulèvements populaires se suivent et se ressemblent étrangement. Il y a eu les manifestations à répétition à Hong-Kong pour réclamer plus de « démocratie ». Le leader des « démocrates » d’Hong-Kong a finalement été emprisonné il y a quelques jours. Il y a eu à peu près au même moment les évènements de Maiden à Kiev télécommandés par la CIA et le MI6, sans parler des « printemps arabes » et auparavant le fiasco (toujours de la CIA) en Géorgie qui se termina par une remise en ordre depuis Moscou. Maintenant c’est au tour de l’Arménie de se trouver étrangement agitée par des revendications réclamant plus de démocratie également …

Il n’y a pas d’autre possibilité que de voir encore une fois la main de la CIA car si l’Arménie venait à s’agiter socialement, ce serait du pain béni pour les USA afin d’ouvrir de nouvelles positions menaçant directement le nord-est de l’Iran, c’est-à-dire directement Ankara mais aussi, à portée de petites fusées, la Syrie où se trouvent toujours plusieurs milliers de soldats américains et d’instructeurs privés contrôlés par le Pentagone (et la CIA) pour accompagner les exactions des mercenaires terroristes djihadistes, en grande partie des mercenaires directement rémunérés par l’Arabie Saoudite, Israël, les Anglais, les Français et les Américains afin de mettre hors de nuire Bashar El Assad.

Ainsi les Américains auront le champ libre pour prendre possession de la Syrie et menacer directement l’Iran. Autant dire que l’on se trouve vraiment à l’aube d’un grave conflit au Moyen-Orient qui pourrait rapidement se généraliser car l’Arménie est un allié indéfectible de la Russie. La majorité des Arméniens parlent le russe, la religion chrétienne arménienne entretient des liens étroits avec l’Eglise orthodoxe russe et la position stratégique de ce pays est unique … À vos abris anti-atomiques si naturellement vous en avez aménagé un dans le sous-sol de votre résidence secondaire qui va bientôt être super-taxée pour payer les djihadistes …

Qui détient de la dette américaine et pourquoi ?

Capture d’écran 2018-05-22 à 14.11.22.png

Alors que Donald Trump menace la Chine de mesures de rétorsions douanières, Pékin a pourtant acheté entre Janvier et Mars 2018 pour 20 milliards de dollars d’obligations (bonds) émises par le Trésor américain. Bien qu’ayant vendu sur les marchés des bonds US durant toute l’année 2016 la Chine a de nouveau investi en T-bonds durant une grande partie de 2017, les dirigeants de Pékin pensant que le nouveau président allait « se calmer » un peu dans ses élans guerriers au sujet de la Corée du Nord. Les mouvements de capitaux peuvent en effet être considérés comme un indicateur des tendances géopolitiques. Peut-être aussi que les ventes de 2016 étaient provoquées par l’élection d’Hillary Clinton qui était donnée comme probable président. Bref, il est possible de spéculer mais établir de telles relations de cause à effet peut se révéler hasardeux.

Le Japon qui comme la Chine dispose de réserves de change gigantesques libellées en dollars a poursuivi son mouvement de vente de bonds US depuis l’année 2016. Cent milliards de dollars revendus sur les marchés c’est peu quand on sait que que Japon détient aujourd’hui quelque chose comme 1050 milliards de dollars de bonds US. Japon et Chine sont les deux principaux créditeurs des Etats-Unis. viennent ensuite par ordre décroissant et loin derrière l’Irlande (318 milliards), le Brésil (286 milliards), la City de Londres (264 milliards), la Suisse (245 milliards), les iles Caïman (243 milliards), le Luxembourg, Hong-Kong, Taïwan, l’Inde, l’Arabie Saoudite, la Belgique. Il est intéressant de noter que l’Allemagne, quatrième puissance économique mondiale, ne détient que 76 milliards de dollars de dette américaine. Globalement les USA sont endettés auprès de non-résidents à hauteur de 6294 milliards de dollars.

Comment les contribuables américains vont-ils rembourser tous ces détenteurs non-résidents de bonds US ? Cette question est d’autant plus angoissante que l’on assiste à une remontée des taux spectaculaire sur les bonds à court terme (3 mois) qui ont rendu les dividendes des actions sur le S&P 500 moins attractives. L’avenir de la finance mondiale semble de plus en plus sombre ou alors comme le mentionnait Simone Wapler (Chronique Agora) les grands argentiers de ce monde finiront-ils par décider d’un jubilée généralisé ? Ou aussi une bonne guerre quelque part, et pourquoi pas avec l’Iran qui a ouvertement déclaré qu’il accepterait contre son pétrole d’autres devises. Car c’est l’avenir du dollar qui se joue …

Source et illustration : WolfStreet

Brève : Fake news à la sauce hollandaise !

Brève : Fake news à la sauce hollandaise !

Selon les enquêteurs « internationaux » à l’oeuvre aux Pays-Bas au sujet du vol MH17 abattu au dessus de la partie orientale de l’Ukraine le 17 juillet 2014, il s’agit d’un acte d’agression caractérisé de l’armée russe, le missile de type Bouk-Telar ayant été tiré – ou acheminé, nuance importante qui laisse planer un doute – depuis la base militaire russe de Koursk. Ces enquêteurs à la solde de la CIA n’ont même pas utilisé le conditionnel pour divulguer cette information. En d’autres termes ils en sont absolument certains. Qu’ils demandent donc des explications à Vladimir Poutine qui a toujours nié une quelconque implications de son pays dans cette affaire, ils seront bien reçus !

C’est dire à quel point les pays européens et pas seulement les Pays-Bas sont téléguidés depuis Washington qui a mis en place à Kiev un régime fantoche à sa solde et de plus fasciste, corrompu et anti-russe, la dernière qualification étant la plus importante. L’armée ukrainienne disposait de missiles « made in Russia » entre les mains d’opérateurs plutôt inexpérimentés et ils ont cru abattre l’avion dans lequel se trouvait Vladimir Poutine alors que ce dernier avait volé dans les alentours de l’espace aérien dit « civil » quelques 30 minutes auparavant. Apparemment cette information bien connue n’a pas eu l’air de préoccuper ces « enquêteurs ».

Naturellement les Hollandais, des marionnettes les plus dociles des USA dans le genre ont du cogiter près de 4 ans pour monter un scénario totalement inacceptable qui va dans le sens de la propagande anti-russe organisée par le parti démocrate américain. Il se trouve que les Bataves ont un peu de retard et qu’ils semblent lents dans leurs décisions car la machination anti-russe fomentée par la CIA, le FBI, le DOJ (Department of Justice) et la NSA, en résumé le « Deep State » pourrait être décimé dans peu de temps par des emprisonnements massifs de personnalités bien connues des médias, y compris les médias européens, et peut-être bien Hillary elle-même. C’est ce que certains sites américains affirment.

Quant aux Hollandais ils s’affirment dans le genre faux-cul, un vrai délire qui pourrait bien avoir des conséquences assez catastrophiques compte tenu de la situation au Proche-Orient.

Source de l’information : AFP, dépêche du 24 mai 2018, 10h11. Notes à l’intention de mes lecteurs fidèles : pas de billet ce samedi 26 mai 2018 et il vous suffit d’entrer MH17 dans l’onglet recherche de ce blog ce n’est pas la première fois que je disserte sur ce sujet honteusement manipulé par les pays occidentaux et en particulier l’OTAN. Relire à ce sujet : https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/07/19/vol-mh17-2-ans-et-2-jours-plus-tard/

Brève : le jour le plus long

Capture d’écran 2018-05-08 à 09.58.43.png

C’est ce soir 8 mai 2018 à 18h GMT que Trump annoncera s’il dénonce l’accord international sur le nucléaire iranien. Boris Johnson, le ministre des affaires étrangères anglais a déclaré que ce serait une erreur mais, comme Madame Merkel et Macron l’ont précisé il serait opportun de réviser quelques points de détail de ce traité qui demanda pourtant plus de six ans de négociations. Il est vrai que Macron ne veut pas se fâcher avec son homologue allemande et joue sur le velours. Quant aux Israéliens, les premiers concernés dans cette histoire bien que possédant eux-même un arsenal nucléaire, ils ont monté une sale affaire consistant à ternir l’image des négociateurs américains Rhodes et Kahl avec l’appui ouvert de Netanyahu. Les chancelleries ont eu vent de cette sombre histoire orchestrée par une firme d’espionnage israélienne privée à la demande de Trump.

Si le Président américain dénonce ce traité un risque d’embrasement régional et peut-être mondial deviendra alors bien réel.

Source : The Observer de ce jour