Les surprises de l’évolution

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L’homme fait partie de la famille des primates au même titre que le chimpanzé ou le gorille et les scientifiques qui ont découvert que notre génome était incroyablement proche des singes, nos cousins, se posent maintenant des questions presque existentielles sur les différences entre le gorille ou le chimpanzé et l’homme. Ces infimes différences génétiques, selon ces experts que je ne contredirai pas, sont le résultat de l’évolution naturelle. En quelques millions d’années nos lointains ancêtres se sont différenciés des grands singes à tel point que par exemple le volume et la complexité de notre cerveau nous a permis de parler et d’effectuer des raisonnements déductifs, peut-être la plus importante différence entre nous humains et le bonobo ou le chimpanzé. Quant au comportement social et son évolution il constitue encore une énigme que la génétique ne peut pas totalement expliquer. Ce billet est dédié à l’évolution sociale de l’homme, ce qui le différencie des grands singes et ce qui le différencie aussi de ces derniers au niveau de son comportement et de ses attributs sexuels. Que mes lecteurs ne croient surtout pas que ce genre de sujet me préoccupe compulsivement, je ne fais que relater un article paru dans The Conversation (voir le lien) qui tente de préciser la relation entre les caractères sexuels secondaires et le comportement social et ce qui à ce niveau différencie l’homme de ses plus proches cousins.

Cet article a été écrit par le Docteur Mark Maslin, Professeur de paléoclimatologie à l’University College de Londres et je me suis permis d’en reproduire ici de larges extraits. Les hommes ont un pénis beaucoup plus long et large que tous les autres grands singes. Même le gorille mâle qui arrive à peser en moyenne 200 kg est pourvu d’un pénis d’à peine 8 centimètres de long en pleine érection. De plus les testicules du gorille sont à peu près de la même taille que ceux ces humains, plutôt petits – sinon ridicules – si on les compare à ceux du chimpanzé. Les testicules du chimpanzé et du bonobo représentent en volume près du tiers de leur cerveau alors que chez l’homme ils atteignent péniblement 3 % du poids de ce dernier. Si comme le Docteur Maslin on en reste à ces observations anatomiques on peut spéculer sur la signification de l’évolution et de l’interdépendance entre les caractères sexuels, la poitrine des femelles (femmes) est également prise en considération, et le comportement social et sexuel.

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Le comportement sexuel des grands singes est très variable. Ils sont tout aussi bien polygames (on dit polygynes) que multi-partenaires, tant les mâles que les femelles. Le dimorphisme sexuel, les gorilles et les chimpanzés mâles sont très nettement plus lourds et trapus que les femelles, semble lié à l’occurence de sortes de harems du moins chez les gorilles et aussi les orangs-outans. Un gorille mâle vit avec plusieurs femelles et agit en sorte qu’aucun intrus ne vienne empiéter sur son territoire. Ce n’est pourtant pas le cas des chimpanzés : dans un groupe tous les mâles et toutes les femelles s’accouplent parfois plusieurs fois par jour sans discernement, une sorte de joyeuse communauté. Une femelle est donc par conséquent porteuse du sperme d’une multitude de partenaires sexuels ce qui constitue une compétition directe dans le processus de transmission des gènes. Le chimpanzé, au cours de l’évolution, s’est donc équipé de testicules presque monstrueux (photo ci-dessous) pour produire des quantités massives de sperme plusieurs fois par jour. Les gorilles qui vivent en harem, un mâle non disputé pour plusieurs femelles, sont pourvus de testicules d’une taille presque ridicule pour leur stature, à peu de choses près comme les hommes. Comme les gorilles d’ailleurs, quand l’homme éjacule deux fois en une journée le comptage des spermatozoïdes chute dramatiquement. Si on s’arrête à cette dernière observation il est possible d’en déduire que la monogamie ou l’activité sexuelle de l’homme est une conséquence de la petite taille de ses testicules.

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Venons-en à la taille du pénis et à son diamètre. Là encore il n’y a pas de règles générales chez les primates y compris l’homme. Par exemple le babouin mâle hamadryas endémique en Somalie et en Ethiopie est pourvu d’un pénis d’un longueur de 14 centimètres pour un poids moyen de 25 à 30 kg, soit à peu près la longueur moyenne d’un pénis humain … Mais pour nous une simple règle de trois laisse rêveur, imaginez-vous, chers lecteurs, munis d’un pénis de 40 centimètres de long ! En ce qui concerne les chimpanzés, les gorilles et les orangs-outans, nos plus proches cousins, l’homme est champion dans cette catégorie bien que son pénis ait un aspect plutôt simple. Le pénis humain n’est pas grumeleux, il est dépourvu de crêtes, de brides ou d’un gland de forme bizarre. En un mot il est plutôt banal.

Cette banalité de l’aspect du pénis se retrouve justement chez les primates comme le gorille qui sont polygynes. Les anthropologues en ont déduit que l’homme était initialement polygyne (polygame) avant d’évoluer vers la monogamie assez récemment au cours de l’évolution. Parmi 185 groupes ethniques humains étudiés 84 % d’entre eux pratiquent la polygynie. À notre époque moderne la polygamie reste le privilège d’hommes ayant un statut social élevé et disposant de revenus suffisants pour entretenir plusieurs femmes. Je suis allé plusieurs fois dans l’île française de Mayotte majoritairement musulmane. Seuls les hommes très riches peuvent entretenir plusieurs femmes comme par exemple « Papa » Abdou que j’ai rencontré plusieurs fois pour lui acheter des fleurs d’ylang-ylang et qui, propriétaire de magnifiques plantations, a quatre épouses vivant chacune dans une maison qui lui est dédiée, meublée avec tout le confort moderne … et les nombreux enfants qu’il faut nourrir (mais les générosités de la République Française sont heureusement là pour prendre en grande partie en charge les grosses charges de Papa Abdou, c’est aussi l’évolution !

Pourtant, si on se limite à des considérations purement physiologiques, il serait avantageux pour l’homme d’assurer une descendance avec le plus grand nombre de femmes afin d’avoir le maximum de chances de transmettre ses gènes. La taille du pénis ne présenterait alors plus d’avantage en terme d’évolution. Ce n’était probablement pas le cas lorsque l’homme a compris que la polygamie demandait un incroyable effort pour protéger ses partenaires et sa descendance inévitablement nombreuse pour les loger, les protéger et les nourrir. L’évolution vers la monogamie serait donc de ce fait un phénomène naturel accompagnée d’une taille du pénis satisfaisante, dans tous les sens du terme, pour sa partenaire. En réalité l’organe sexuel le plus important reste le cerveau qui finalement commande notre comportement social et intime.

Note : la femelle bonobo n’exhibe pas de seins qui puissent la distinguer des mâles sauf quand elle allaite. Le sexe de la femme a le même aspect anatomique que celui des femelles bonobo ou chimpanzé hors période d’ovulation pour ces dernières.

Source et illustrations : http://theconservation.com/why-did-humans-evolve-big-penises-but-small-testicles-71652

Les degrés d’intensité de l’orgasme féminin

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J’avais depuis plusieurs mois, sinon plusieurs années, l’intention d’écrire un billet dédié à l’orgasme féminin, non pas que je sois un spécialiste de la question ni un obsédé sexuel – loin de moi cette idée ! – mais tout simplement parce que le démon de la curiosité scientifique ne m’a jamais quitté bien que j’aie démissionné de mes activités de chercheur en biologie il y a maintenant près de vingt années. Par exemple quand je me promène dans la rue je ne peux pas m’empêcher d’observer le comportement des passants et il y en a tellement qui manifestent sans s’en douter un instant des attitudes délicieuses pour un psychiatre alors je m’émerveille que la société puisse laisser en liberté tant de personnes dérangées d’une manière ou d’une autre, la plupart fort heureusement inoffensives. Cette espèce de passion pour l’observation fait donc toujours partie de ma vie de tous les jours. Un autre exemple de cette passion : je scrute chaque matin très tôt la position de Jupiter qui se trouve en ce moment juste au dessus de l’étoile Spica (l’Épi) dans la constellation de la Vierge et il y a quelques jours la Lune se trouvait aussi dans le ciel toute proche de Jupiter … Je me suis surpris alors à imaginer comment Galilée a pu interpréter le mouvement vers l’ouest de Jupiter par rapport à l’étoile Spica car savait-il précisément que la Terre tourne autour du Soleil 20 fois plus rapidement que Jupiter et que ce mouvement a pour résultat un changement apparent de la position de Jupiter par rapport aux étoiles ? Ceci étant il pointa la lunette de son invention vers Jupiter et découvrit 4 « lunes » gravitant autour de cette planète, observation qui lui permit d’affirmer l’héliocentrisme contrairement au dogme de la papauté d’alors du géocentrisme de l’Univers. Pourquoi la Lune ne tournait-elle pas aussi autour de la Terre ?

Venons-en donc à l’orgasme féminin à propos duquel les hommes – surtout les hommes – ont raconté n’importe quoi, prenant leurs désirs pour des réalités. L’orgasme masculin ne peut en aucun cas être transposé à celui de la femme. Il s’agit de deux réactions totalement différentes. Les grands sexologues ont imaginé que la femme éjaculait lorsqu’elle jouissait … foutaise totale. Ils ont imaginé également que la femme ne jouissait qu’avec son clitoris, une hypothèse totalement stupide qui a conduit pourtant à la pratique exécrable de l’excision, hypothèse que je me permets de réfuter totalement comme vous le constaterez en lisant ce billet jusqu’à son terme.

La femme dispose naturellement d’une capacité de jouissance physique d’une inimaginable diversité (et complexité) qui surpasse de très loin celle de l’homme qu’il est incapable de comprendre pleinement car il n’est réduit qu’à la fonction, fondamentale mais néanmoins triviale, de reproduction de l’espèce et de transmission de ses gènes, fonction qui se matérialise par une éjaculation lui procurant un plaisir, certes violent, mais ne durant que quelques fugaces secondes. La femme peut atteindre le plaisir avec son vagin, son clitoris, le bout de ses seins ou encore des caresses savamment distillées sur la plante de ses pieds. C’est vrai ! J’en ai fait l’expérience à de nombreuses reprises … Et ces orgasmes peuvent durer, qui plus est, plusieurs minutes !

Ma déformation professionnelle m’a donc conduit à observer scrupuleusement depuis quelques mois le comportement de ma fiancée (ma « novia ») quand nous faisons l’amour pour mener à bien ce projet. Entre parenthèses il m’a parfois fallu utiliser des mini-doses de sildenafil pour conduire à leur terme mes observations.

Cela m’a rappelé l’époque où je travaillais au Salk Institute. Il y avait des rats très bien domestiqués auxquels on avait implanté à demeure dans le cerveau des micro-seringues ainsi que des électrodes à peine visibles à l’oeil nu. Le tout était collé avec de l’araldite au sommet de leur crâne et les rats évoluaient librement dans leur petite cage quand naturellement ils n’étaient pas « connectés » pour une investigation. L’expérimentateur les branchait à des fils et des tubes très fins et pouvait influer directement sur le comportement de ces animaux en injectant des petits peptides qui étaient spécialement étudiés dans le laboratoire. Les rats éprouvaient du plaisir ou au contraire des douleurs intenses selon les produits qui étaient directement transférés dans leur cerveau à l’aide d’un léger courant électrique.

L’orgasme produit les mêmes effets sur le cerveau, une décharge soudaine d’ocytocine et de prolactine mais aussi et surtout d’endorphines (morphines endogènes naturellement produites par le cerveau), des petits peptides qui procurent une sensation soudaine d’euphorie et de relaxation. On pourrait alors très prosaïquement affirmer qu’un orgasme ce n’est finalement que de la chimie et que son intensité ne dépendrait que de l’aptitude du cerveau, en particulier de l’hypothalamus, à favoriser ces productions d’hormones peptidiques. Comme je ne dispose évidemment pas d’appareillages complexes de mesure dans mon modeste logement, je me suis prêté à des observations très simples pour tenter de quantifier l’intensité des orgasmes de ma dulcinée, le nom qu’utilisa si je ne m’abuse Cervantes pour la fiancée de rêve de Don Quixote. Je me suis particulièrement intéressé à deux paramètres, le temps qu’il faut à ma dulcinée pour s’endormir après un orgasme et la durée de la sieste qu’elle s’octroie – mais qui semble irrésistible – après cet évènement physiologique.

Avant de mettre ce billet noir sur blanc à l’écran de mon ordinateur j’ai fait une petite recherche bibliographique et je n’ai pas trouvé d’informations cohérentes sur les deux paramètres que je viens de mentionner. Apparemment aucun sexologue digne de ce nom ne s’est penché sur ces faits précis. Ou bien ma copine a un comportement particulier et qui lui est propre ou alors je suis en plein délire, mais je pense néanmoins avoir cerné ce problème de l’intensité de l’orgasme ressenti par une approche relativement simple. Pour être bref, je dirai qu’un petit orgasme rapidement atteint et superficiel provoque un assoupissement d’une demi-heure environ, alors qu’un orgasme ressenti intensément – selon les dires de ma partenaire – peut provoquer un sommeil profond, une sorte de narcose, de près de 90 minutes. Quant au laps de temps entre la fin de l’orgasme et l’installation de cet état d’inconscience, enviable pour des personnes qui souffrent d’insomnie ou ont des difficultés à trouver le sommeil, il est inversement proportionnel à l’intensité de l’orgasme. Plus l’orgasme est intense plus l’état d’inconscience profonde – une sorte de sédation – est rapidement atteint, parfois en moins de deux minutes.

J’ai corroboré mes observations par un bref interrogatoire de ma dulcinée. Elle classe ses orgasmes en trois catégories, petit (pequeño), moyen (bueno) et intense (muy grande) et ce classement confirme pleinement mes observations. Enfin lorsqu’elle ressent deux orgasmes successifs, ce qui lui arrive parfois quand je suis en pleine forme, elle plonge subitement dans un sommeil profond, une sorte d’état comateux durant lequel je peux lui caresser tout le corps sans qu’elle ne bouge le petit doigt.

C’est précisément ce qu’ont observé les physiologistes avec ces rats à qui on injectait des analogues des endorphines directement dans le cerveau, un état léthargique durable ressemblant à celui des opiomanes qui viennent de fumer leur boulette dans une fumerie des îles des Mers du Sud comme il en existait toujours il y a une vingtaine d’années. Certains rats presque en fin de vie furent sacrifiés après que l’expérimentateur leur eut broyé la queue d’un coup de marteau sans qu’ils aient réagi à la douleur alors que leur cerveau était sous l’effet de ces petits peptides particuliers. En conclusion je suis convaincu que le comportement de ma partenaire n’a rien d’exceptionnel et que beaucoup de mes lectrices se reconnaitront secrètement avec un léger sourire aux lèvres en lisant ce billet …

Illustration : « La Folie » de Wladyslaw Podkowinski (1894) censée illustrer un orgasme féminin.

Les poils du cul, une histoire de chien !

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Depuis que je me suis replongé avec délices dans une activité sexuelle soutenue avec ma « novia » – en français on dirait « petite amie » – j’ai finalement découvert à quoi servait le système pileux, pubien mais pas seulement. Ma copine – fiancée en espagnol – avait, quand je l’ai rencontrée, pour habitude de mettre ses poils pubiens à zéro ou presque, réduisant ainsi la partie la plus attirante de son anatomie, le mont de Vénus que Brassens glorifiait dans ses chansons, à une sorte de paillasson infréquentable sur lequel toute ascension était pour le moins risquée. Nos premiers ébats répétés se soldèrent pour moi par une irritation douloureuse du pourtour de mes attributs sans os, j’ai dit un mot dans un précédent billet au sujet de cette histoire d’os. Ayant signifié sans détour à ma novia qu’il lui fallait s’abstenir dorénavant de raser de près cet endroit précis de son corps quelques jours suffirent pour que la situation redevienne supportable. Les poils pubiens n’existent donc que pour le confort … de l’homme.

Le temps passant et nos jeux d’alcôve se diversifiant je découvris avec un certain agacement que ma petite amie se rasait aussi l’entre-cuisses et l’entre-fesses, mes lectrices du genre féminin auront compris au sujet de quelle partie de l’anatomie je disserte. Bref, pour des raisons esthétiques qui me semblent obscures, ma copine avait pour habitude de se raser également ces parties cachées de son académie fort plaisante. Je lui ai fait comprendre, maintenant que mon espagnol a dépassé le stade de la classe de troisième des collèges – en un an ce fut une prouesse pour votre serviteur – que ce rasage de son système pileux à ces endroits précis était tout autant irritant mais pour d’autres parties de mon anatomie typiquement masculine, en particulier dans certaines positions dûment répertoriées dans le Kama Sutra. Mes lectrices (et mes lecteurs) comprendront, en espagnol on dit « perrito » et dans les îles aux chiens, les Iles Canaries, c’est assez approprié …

En parlant de chiens j’ai fait découvrir à ma petite amie qui paradoxalement l’ignorait que le mot Canaries n’avait rien à voir avec les oiseaux du même nom. Quand les navigateurs phéniciens arrivèrent dans cet archipel, selon Hérodote, ils découvrirent des sauvages, les Guenches, probablement des Berbères venus d’Afrique du Nord guidés par les gerbes de feu du volcan El Teide que l’on peut voir par temps clair du continent africain, et des chiens, beaucoup de chiens, des podencos canarios (illustration, Wikipedia) qui existent toujours, une race très recherchée pour la chasse au lapin sans fusil … Les Guenches ont été totalement exterminés par les Espagnols au XIVe siècle, un des premiers génocides répertoriés sur notre planète, les chiens ont survécu à ce massacre et fort heureusement ma novia est d’origine andalouse, mais ça n’a rien à voir …

Quelle vie de chien quand on est tombé amoureux ! Note : un de mes lecteurs assidu m’a fait remarqué qu’il n’avait pas saisi le sens de mon billet. Pour plus de précision le mot « perrito » se traduit en français par « petit chien » et dans le contexte de ce billet il s’agit de « levrette » …

Un macaque se « contente » avec une biche sika

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La zoophilie est considérée à juste titre comme une déviance chez l’homme. Pourtant elle existe aussi chez les animaux ! Un cas exceptionnel a été décrit il y a quelques années : un morse a littéralement violé une femelle manchot empereur et l’a ensuite dévorée. Ça se passait dans l’Antarctique …

Le périodique scientifique Primates a relaté dans son dernier numéro une relation sexuelle entre un macaque (Macaca fuscata yakui) et une femelle de daim sika (Cervus nippon yakushika) dans les montagnes de l’île japonaise de Yakushima au sud de l’île de Kyushu. Ces deux espèces vivent ensembles et s’entraident en quelque sorte. Le macaque grimpe dans les arbres de la forêt tropicale humide pour y chercher de la nourriture et les fruits qu’il fait tomber sont avantageusement consommés par les daims. Il arrive parfois que les macaques utilisent les daims comme monture pour se déplacer.

L’évènement qui a été capté entre un macaque sexuellement frustré car n’ayant pas de partenaire et une biche sika (vidéo, lien ci-dessous) est assez exceptionnel dans le mesure où le macaque a trouvé une femelle de remplacement consentante bien qu’il n’y ait pas de pénétration à proprement parler mais seulement éjaculation sur le dos de la biche. De plus, ses congénères ayant observé la scène ont tenté d’approcher la biche et le macaque les a véhémentement mis en fuite comme si la biche était devenue « sa » partenaire. Un exemple surprenant de relation sexuelle inter-espèces.

Source : Sciencemag.com et https://youtu.be/l8HFDnM7Sdw

Note : « se contenter », verbe utilisé par Audrey Tautou dans le fameux film de Jean-Pierre Jeunet (2004) « Un long dimanche de fiançailles », synonyme : se masturber.

Petites confidences très intimes

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Hier soir, malgré mon espagnol approximatif, je bavardais sur l’oreiller avec ma « novia », ma « petite amie » en français. Je lui racontais que je venais de revoir le film de Klapisch L’Auberge Espagnole (2002) avec beaucoup de plaisir. Elle ne connais pas ce film qui peut-être n’est jamais sorti en Espagne …

Bref, je me suis souvenu du fameux dialogue entre Romain Duris et Cécile de France qui joue dans ce film le rôle d’une lesbienne. Isabelle (Cécile de France) explique à Xavier (Romain Duris) comment un homme doit s’y prendre avec une femme pour lui donner du plaisir et pas seulement avec son pénis. J’ai demandé à ma novia si elle avait eu une aventure avec une autre femme et ce qu’elle pensait des remarques d’Isabelle. Sur le premier point sa réponse a été évasive et j’en ai conclu sans insister pour obtenir des détails qu’elle avait eu une aventure probablement passagère avec une fille, certainement enfouie dans sa mémoire. Sur le deuxième point, sa réponse a été beaucoup plus claire. D’abord elle m’a affirmé que j’étais le meilleur amant qu’elle avait eu dans sa vie parce que justement, comme les lesbiennes, je connais l’anatomie féminine dans ses moindres détails, riche d’une longue expérience amoureuse passée.

J’ai donc tenté une dernière approche en lui posant la dernière question dont la réponse ne serait que la confirmation de mes qualités d’amant :

– Je te fais donc des choses avec mes doigts et ma langue aussi bien que ce que fait une femme à une autre femme ?

Le sens caché de ma question n’était pas d’avoir une confirmation de son ancienne liaison même passagère avec une autre femme, ce dont je me moque éperdument, mais de me faire une idée de mon expertise amoureuse puisque les femmes connaissent beaucoup mieux leur corps que nous qui avons plutôt tendance à considérer que la pénétration est le seul moyen de donner du plaisir à sa partenaire, ce qui est totalement faux, comme le dit très clairement Isabelle dans le film. Elle m’a répondu que tous les hommes, y compris ses deux époux, qu’elle a eu dans sa vie étaient tous des ignorants dans l’intimité de l’alcôve, des « machistos », en d’autres termes des brutes ne pensant qu’à leur plaisir.

Après ces belles paroles, comme Romain Duris qui séduit et satisfait une femme fraichement mariée et désoeuvrée (Judith Godrèche) en suivant les conseils d’Isabelle, nous avons longuement fait l’amour …

Lien : http://www.imdb.com/name/nm0002105/?ref_=tt_cl_t2

Le « Viagra pour les femmes » bientôt disponible

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C’est une histoire à rebondissements que ce petit peptide synthétique appelé bremelanotide ait fini par passer l’épreuve des essais cliniques en phase III avec succès. Au tout début il s’agissait d’un analogue de l’hormone stimulant les mélanocytes de la peau (mélanocortine ou MSH) pour brunir sans soleil selon l’hypothèse qu’un tel brunissement protégerait contre l’apparition de mélanomes. Au cours des premiers essais cliniques réalisés sous l’impulsion de biologistes de l’Université de l’Arizona il apparut que ce produit provoquait des érections spontanées chez les hommes et stimulait la libido chez les femmes tout en accélérant le brunissement de la peau. Les recherches s’orientèrent donc vers cet effet secondaire tout à fait prometteur pour en arriver à une molécule synthétique ne présentant plus d’effets secondaires comme des nausées et administrable quand une femme décide de stimuler son désir sexuel.

Beaucoup plus de femmes qu’on peut le penser souffrent d’une libido réduite à une peau de chagrin. Il s’agit du désordre du désir sexuel hypoactif classé comme un désordre psychologique induisant mauvaise humeur, manque de communicabilité, diverses inhibitions et détresse sentimentale.

Le bremelanotide a été testé sur plus de 1200 femmes souffrant de ce désordre lors de l’essai en phase III et s’est révélé efficace dans plus de 90 % des cas. Contrairement au Viagra pour l’homme administré par voie orale la femme doit se faire une auto-injection par voie sous-cutanée une heure ou deux avant d’avoir une relation sexuelle qui sera selon toute vraisemblance, et selon ces résultats cliniques, réussie.

Le bremelanotide agit sur l’un des récepteurs de la mélanocortine, une hormone impliquée également, si l’un de ces récepteurs est défectueux, dans 6 % des cas d’obésité. Cependant, le mécanisme d’action au niveau du désir sexuel et des érections chez l’homme n’est pas encore clairement compris. Seulement pour traiter le désordre du désir sexuel hypoactif le chiffre d’affaire potentiel est évalué à environ 2 milliards de dollars par an dans les pays de l’OCDE, un joli petit pactole pour la petite société de biotech Palatin Technologies…

Sources : Reuters et Palatin Technologies (en anglais)

http://www.palatin.com.ws054.alentus.com/assets/BMT-Licensing-Summary-Overview-31Oct2016-1.pdf

Relire aussi : https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/05/07/le-gros-appetit-des-labradors-une-mutation-genetique/

Leonardus Lessius et les boyaux d’agneau !

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Qui connait aujourd’hui Leonardus Lessius (en flamand Lenaert Leys) ? On dirait aujourd’hui qu’il s’agissait d’un obscur théologien qui s’occupa, sa vie durant, de morale chrétienne en suivant les principes de l’ordre des jésuites dont il fit partie alors qu’il était encore très jeune, à l’âge de 18 ans. L’Université de Louvain, dont la faculté de théologie était intimement contrôlée par la Papauté recrutait effectivement des adolescents puisque notre Léonard entra dans cette prestigieuse université (à l’époque, vers 1567) à l’âge de 13 ans pour y sévir comme docte spécialiste de théologie durant les 50 années suivantes.

Lessius est connu pour une somme de commentaires complexes relatifs à l’oeuvre de Thomas d’Aquin. Je ne m’étendrai pas sur les détails car la religion et moi ça fait vraiment deux. Bref, pour Lessius la morale devait être la raison de vivre de chaque être humain. Comme Thomas d’Aquin, Lessius, dans son traité « De iusticia et iure » paru en 1605, prônait la chasteté masculine, une sorte de malthusianisme avant l’heure, mais arriva curieusement à convaincre le Vatican d’interdire l’usage du préservatif qui était fabriqué à l’époque avec un morceau d’intestin grêle d’agneau qui était réutilisable mais qu’il fallait réhydrater dans l’eau avant usage pour présenter une relative souplesse.

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Pour Lessius donc, bien que prêchant pour l’abstinence masculine, le préservatif ne devait pas être conseillé, selon les principes de l’Eglise. Curieuse conception des relations humaines intimes … car il y eut à peu près au même moment en Europe une grave épidémie de vérole que les Flamands appelèrent « le mal gaulois », épidémie qui rendit justement populaires les préservatifs !

Source : The Daily Beast, illustrations Wikipedia