La transition énergétique écologique et solidaire (française) qu’en est-il au juste ?

La transition énergétique écologique et solidaire (française) qu’en est-il au juste ?

Ce billet s’appuie sur des données publiques relatives à la consommation d’énergie primaire en France, reprises et documentées dans un rapport de la Cour des Comptes du 18 mars 2018 (voir les liens en fin de billet) et il n’y a aucune invention de mon fait. La didactique du gouvernement français emmenée par inénarrable laryngophoniste hélicoptérique et cautionnée par le Président de la République, digne représentant du Club de Bilderberg et du Forum de Davos, en d’autres termes le délégué des puissances financières occultes qui voient dans le changement climatique une opportunité de récolter le maximum d’argent, a donc inventé une sorte de pamphlet dans le titre annonçant sa politique énergétique future, la transition énergétique écologique et solidaire.

Et il est intéressant d’en détailler le sens mot après mot. Tout d’abord le terme transition est révélateur. Pour un biologiste que je fus on parlait des transitions conformationnelles des protéines, un changement de structure, et il me paraît judicieux d’utiliser cette définition. Le choix de cette définition se justifie par le fait que le projet du gouvernement français ne tenant aucun compte des expériences du même types tentées dans des pays européens comme l’Allemagne consiste à diversifier les sources d’électricité et uniquement d’électricité car pour le reste de la consommation d’énergie primaire c’est une toute autre histoire comme nous le verrons plus loin. En France quiconque parle d’électricité sous-entend uranium puisque près de 80 % de cette forme d’énergie est produite par le parc électro-nucléaire qui utilise ce métal comme source d’énergie primaire. Cette énergie ne rejette aucun vilain gaz à effet de serre, « perturbateur endocrinien » du climat.

Passons au mot écologique avant de revenir au mot énergétique. Puisque je viens de rappeler que la France est une exception mondiale dans le domaine de la « propreté » de sa production d’électricité vis-à-vis du climat, il fallait bien que le gouvernement français, pétri d’idéologie « écolo », ajoute ce terme car son programme doit satisfaire les fantasmes malthusiens d’organisations comme Greenpeace (Hulot et Macron sont-ils encartés auprès de cette organisation ?) qui depuis le début de son existence a choisi comme objectif de voir la planète entière débarrassée d’uranium, surtout pour l’usage civil car l’uranium militaire, lui (leurs) échappe toujours et pour encore bien longtemps, je le crains. Pour le laryngophoniste l’électro-nucléaire n’est donc pas écologique par définition (selon Greenpeace) et il faut donc en réduire l’importance dans le « paysage » électrique français à commencer par la fermeture de la plus vieille installation, la centrale électrique de Fessenheim qui a pourtant reçu l’autorisation de l’Autorité de Sureté Nucléaire, organisme indépendant et d’EDF et des politiciens, de fonctionner encore dix ans renouvelables en raison des remarquables conditions de sureté de cette installation.

Ce mot écologique n’apparaît donc pas comme un cheveu sur un plat de lentilles, il est sciemment introduit dans cet énoncé pour plaire à tous les bobos férus d’écologie et qui ne connaissent que ce que les médias leur ressassent sur ordre du gouvernement. On ne peut que déplorer que 75 % des Français aient une opinion favorable du Ministre d’Etat laryngophoniste en charge de cette transition écologique.

Le gros morceau de ce libellé est le mot énergétique. Je rappèle que selon le rapport de la Cour des Comptes l’électricité représente en France 24,7 % de la consommation d’énergie finale en France (19 % de l’énergie primaire utilisée dans le pays). Le reste de l’énergie primaire et/ou finale se répartit entre les énergies renouvelables, 12,8 %, surtout les ordures ménagères brûlées pour produire de l’électricité, un tout petit peu, de la chaleur seulement l’hiver, et de l’alcool, une aberration morale car l’alcool est produit au détriment de l’alimentation, et les énergies carbonées fossiles : 68,2 %.

En d’autres termes plus des deux tiers de toute l’énergie utilisée en France est d’origine carbonée fossile entièrement importée ! Il faut acheter cette énergie avec des dollars dont la Banque de France ne dispose plus dans ses réserves car le déficit du commerce extérieur du pays est chroniquement déficitaire, intéressant, n’est-il pas ?

Puisque le gouvernement français parle de transition énergétique de qui se moque-t-il quand il décide de fermer des centrales nucléaires ? À l’évidence l’énergie nucléaire n’est pas le problème urgent à résoudre, d’ailleurs il n’y a pas de problème contrairement à ce qu’insinuent ou déclarent les écologistes. Les déchets nucléaires de haute activité peuvent tout simplement être vitrifiés et largués dans une fosse sous-marine du fond de laquelle ils iront un jour, dans quelques dizaines de millions d’années, se diluer dans le magma du manteau terrestre par subduction si naturellement le « machin » onusien autorise les nations à se débarrasser de leurs déchets nucléaires de cette manière. D’ailleurs je parie non pas un kopeck mais 1000 euros que cette décision sera prise d’un commun accord d’ici deux ou trois décennies.

Le vrai problème – à 68 % – ce sont les combustibles fossiles carbonés brûlés en France et ses dépendances territoriales disséminées dans le monde.

Comme le soulignait le rapport de la Cour des Comptes un tiers des combustibles fossiles est utilisé pour le transport, un autre tiers pour le chauffage domestique et le reste par l’industrie. La promotion du chauffage domestique électrique n’est plus à l’ordre du jour en raison de l’obstruction des écologistes (allergiques à l’uranium) depuis l’administration Sarkozy qui voulait flatter l’électorat « pastèque ». Que je sache la France ne produit plus de gaz naturel (le gisement de Lacq est fermé) malgré le fait que l’USGS considère qu’il existe des ressources très importantes de gaz de roche mère dans le sud de la France, du même ordre de grandeur que celles de la Pologne en passe d’être exploitées commercialement. Mais l’interdiction d’exploiter cette ressource domestique a été inscrite dans la loi sous la pression de ces mêmes écologistes qui n’en sont pas à une erreur d’appréciation près.

Je le répète ici les deux réacteurs de Fessenheim suffisent pour recharger chaque jour au moins 400000 véhicules automobiles électriques, en gros un centième du parc automobile français. Alors que le gouvernement encourage la production de véhicules électriques par les entreprises françaises il est opportun de se demander comment il sera possible de recharger ces derniers si toutes les « vieilles » centrales nucléaires sont condamnées à la casse prématurément malgré le fait qu’elles peuvent être utilisées sans incidents durant encore au moins 40 ans.

Voilà pour le volet écologique : un tissu de contradictions !

Reste la cerise sur le gâteau, le mot « solidaire« . Les Allemands ont appris à leurs dépens ce que signifiait ce qualificatif : ce sont tout simplement des augmentations presque astronomiques du kWh pour assurer le financement des « énergies vertes » et des taxes tant sur le gaz naturel (importé) que sur les carburants. De plus les contribuables allemands sont mis à contribution, comme le nom l’indique, pour soutenir l’industrie de telle sorte que l’électricité et les combustibles fossiles restent compétitifs pour cette dernière. Le programme démesuré de la transition énergétique à l’allemande n’a même pas permis de réduire les émissions de carbone et de ce fait l’ensemble de la population du pays s’appauvrit pour satisfaire les délires des Verts. La solidarité c’est vraiment beau et vraiment tentant, surtout pour un ministre !Voilà ce qu’a décidé d’imposer au Français l’ubuesque Hulot …

Il reste une inconnue dans ce paysage énergétique et elle est de taille. Si le climat venait à se refroidir comme le prédisent de plus en plus de scientifiques de très haut niveau quelle sera la situation énergétique de la France, mais pas seulement de ce pays qui est connecté électriquement à ses voisins européens, de quelle manière les politiciens actuellement au pouvoir ont-ils envisagé une telle éventualité, et l’ont-ils un instant effleuré ? Il est révélateur que la CIA se soit récemment penchée sur ce problème et il explique peut-être la raison pour laquelle les USA veulent à tout prix contrôler les ressources mondiales des énergies fossiles, que la Chine et la Russie (et accessoirement le Japon) développent à marche forcée l’énergie nucléaire, seul salut pour l’ensemble de l’humanité. On ne peut que constater que le gouvernement français a choisi une option en totale contradiction avec un ensemble d’évidences indiquant que celle-ci va mener l’économie française vers la catastrophe. « Bienvenue dans un monde meilleur », tel était l’adage de Rhône-Poulenc, sponsor de Hulot quand il bafouillait dans son laryngophone à bord de son hélicoptère …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/04/24/energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-jete-un-pave-dans-le-marigot/

https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-04/20180418-rapport-soutien-energies-renouvelables.pdf

Transition énergétique : les effets secondaires en Allemagne …

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Une information dont les grands médias main-stream ne disent pas un mot et qui est particulièrement significative de la politique insensée de transition énergétique est la détresse de plus en plus répandue de la « pauvreté énergétique » des citoyens allemands. C’est un phénomène de société dans le pays le plus riche d’Europe qui traduit bien l’incohérence des décisions prises par les politiciens poussés le dos au mur par le parti écologiste de l’Allemagne. À la suite de l’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daiichi l’Allemagne s’est lancée à grands frais dans la reconversion de son énergie nucléaire en moulins à vent. Pour atteindre ce but le prix de l’énergie électrique a plus que doublé en quelques années sans parler des investissements pharaoniques qui ont parallèlement contraint les énergéticiens à maintenir des centrales ultra-polluantes brûlant du charbon de mauvaise qualité pour pallier aux intermittences des énergies dites « renouvelables ».

Résultat de cette lubie : plus de 300000 foyers allemands ne peuvent plus payer leur note d’électricité et plus de 60000 n’ont également pas pu payer leur note de gaz naturel provenant de Russie en plein milieu de l’hiver. On ne va tout de même pas incriminer les Russes ! Seul le quotidien Spiegel a mentionné cette situation à demi-mots car ça fait désordre. En dépit du fait que l’Allemagne a installé tellement de moulins à vent et de panneaux solaires dont la puissance nominale est suffisante pour assurer l’alimentation électrique de tout le pays par jour de grand soleil et de bon vent, le pays n’a pas été capable depuis le début de ce programme extravagant de transition énergétique de réduire d’un gramme ses émissions de carbone sans parler ici de la pollution …

Ça s’appelle aussi la transition de la justice sociale : les grandes compagnies impliquées dans cette transition énergétique s’en mettent plein les poches sur le dos des contribuables et des consommateurs d’énergie mais les pauvres et les un peu moins pauvres sont les laissés pour compte du rêve écologiste démesuré allemand. Voilà ce à quoi doivent se préparer les Français dès les toutes prochaines années au nom du sauvetage du climat. Du grand n’importe quoi !

Source : blog de Pierre Gosselin, illustration : Spiegel du 26 mai 2018

Brûler du bois pour réduire l’empreinte carbone est un pur non-sens

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Dans le paquet du programme de transition énergétique écologique, renouvelable et solidaire mis en place par le gouvernement français devant tenir compte des exigences de l’accord de Paris relatif au sauvetage du climat le volet chauffage domestique a été abordé et la solution trouvée pour émettre zéro carbone consiste à chauffer les maisons individuelles avec du bois plutôt que d’utiliser du gaz qui enrichit les méchants Russes ou Qataris ou du gasoil qui enrichit les méchants émirs pourvoyeurs de fonds vers les mosquées fondamentalistes européennes. Dans l’esprit étriqué des écologistes l’empreinte carbone du bois est égale à zéro et pourquoi pas utiliser aussi du bois pour produire de l’électricité comme par exemple dans la centrale électrique de Gardanne dans le sud de la France. Tout paraît à première vue sensationnel et comme de plus la France compte dans ses doux paysages de nombreuses forêts mal exploitées autant puiser dans ces dernières pour réduire l’empreinte carbone.

Seulement il y a un gros problème : les écologistes, le laryngophoniste en charge de cette transition en tête, ont mal fait leurs calculs ou plutôt n’en ont pas fait du tout et se sont lançé tête baissée et les yeux bandés dans ce projet y compris d’ailleurs la Commission Européenne et en son temps le Sieur Obama aux USA.

Utiliser du bois pour se chauffer ou produire de l’électricité est tout simplement un non-sens en termes d’empreinte carbone. C’est ce qu’a démontré une équipe de scientifiques américains dirigée par le Docteur John D. Sterman du MIT. Utiliser du bois ou d’autres « bio-combustibles » en lieu et place du charbon ou du gasoil est loin d’être neutre en termes de carbone. En tenant compte de tout le processus de valorisation du bois, depuis l’abattage, la transformation en briquettes ou en granulés, le transport, le stockage et la distribution, ce bois finalement utilisé comme combustible rejette plus de CO2 que le charbon pour la production d’électricité ou le gasoil pour le chauffage domestique. De plus les rendements tant pour la production d’électricité que pour le chauffage sont inférieurs à ceux obtenus avec le charbon.

Un autre point qui a été cavalièrement passé sous silence par les écologistes est l’introduction d’une « dette de carbone », conséquence directe de l’abattage des arbres. En effet pour qu’une forêt retrouve sa pleine efficacité de fixation de CO2 atmosphérique il faut attendre entre 30 et 100 ans, trente ans pour un feuillu ou un résineux à croissance rapide et jusqu’à 100 ans pour un chêne ! Et quand cette dette aura été « payée » par la croissance des arbres du CO2 supplémentaire se sera accumulé dans l’atmosphère. Il en est de même pour toutes les autres biomasses végétales considérées et pas seulement le bois. En conclusion il est plus judicieux de ne pas toucher aux forêts si on veut sauver le climat et d’abandonner toute idée d’utilisation d’une quelconque biomasse pour produire de l’énergie thermique ou électrique !

Il est ici opportun de rappeler que ces mêmes écologistes français ont mis à mal et détruit des plantations expérimentales de peupliers rendus stériles par modification génétique dans des laboratoires de l’INRA au nom du sauvetage des écosystèmes naturels. Des années de travaux ont été réduits à néant malgré le fait que ces arbres destinés à produire du papier poussaient environ 30 % plus vite que des peupliers fleurissant chaque année. On ne peut que constater en rappelant ces faits que les écologistes n’en sont pas à une approximation près et qu’ils se contredisent souvent dans leur idéologie surranée sinon totalement stupide : détruire des écosystèmes et la biodiversité pour se chauffer, n’est-ce pas encore une aberration de leur part ?

Source : https://doi.org/10.1088/1748-9326/aaa512 , illustration vue de la forêt de Brocéliande trouvée sur internet.

Union Européenne : un pas de plus vers le totalitarisme

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Le Parlement et la Commission européens préparent une loi (et non pas une directive) qui devra être immédiatement appliquée par tous les Etats et cette loi, encore une fois, prouve que l’Europe est sous l’emprise d’idéologues totalement déconnectés de la réalité quotidienne. Après le pain, le café et les pommes de terre frites supposés contenir de l’acrylamide représentant un danger pour la santé c’est maintenant le tour de toutes sortes de petits ustensiles en matière plastique qui vont être définitivement bannis de la vie quotidienne. Les écolos du Parlement et le lobby du même nom très actif autour de la Commission tous derrière Monica Frassoni (parti vert européen) veulent que soient interdits les pailles pour boire un soda, les coton-tiges, les petits ustensiles pour mélanger le café, les verres et les assiettes en plastique pour les pick-nick mais également ces mêmes accessoires utilisés dans les fast-food ainsi que les tasses à café en plastique.

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Les partis écolos adossent leur décision sur le fait que près de 90 % de la pollution des océans avec des résidus de plastiques proviennent de ces quelques dix accessoires. Les autres arguments avancés par ces activistes empêcheurs de tourner en rond sont tous aussi spécieux les uns que les autres : éviter l’émission – pour l’Europe seulement – de 3,4 millions de tonnes de carbone. Puis éviter des dommages environnementaux qui s’élèveront en 2030 à pas moins de 22 milliards d’euros. On est en droit de se demander comment une telle évaluation a bien pu être réalisée. Et enfin, pour faire passer la pilule « verte » auprès du public, une économie pour les consommateurs de 6,5 milliards d’euros, ah bon ! et comment ? Le prétexte invoqué est la profusion de déchets de plastique dans les océans qui met en danger la « biodiversité halieutique. Or l’Europe est un bon élève en la matière, ce prétexte est donc injustifié. La loi ne devrait être finalisée qu’en 2020 ou 2021 car il faudra mettre au point des alternatives et les industriels impliqués dans l’alimentation et divers autres secteurs devront s’adapter à cette nouvelle exigence. Paradoxalement ces mêmes industriels soutiennent cette initiative et c’est bien compréhensible : les produits de remplacement seront plus coûteux pour le consommateur ! À croire que le lobby écolo travaille pour les industriels … Les Anglais, gros consommateurs de tous ces produits, ont tout à fait raison de quitter l’Europe et ses lois tyranniques voire totalitaires …

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Mais qu’en sera-t-il des préservatifs, faudra-t-il aussi les interdire et revenir au bon vieux condom en vessie de porc ? Il est vrai qu’une telle mesure serait bénéfique pour la natalité déclinante de l’Europe. Et puis il y a aussi les garnitures périodiques, revenir à la bonne vieille serviette hygiénique qu’on lave et qui est donc recyclée est infiniment plus écolo. La Commission Européenne a décidé depuis déjà de nombreuses années de tout régenter, les Européens vont devenir des zombies pauvres, sous l’emprise d’un système totalitaire qui régentera tout de la vie privée, tant les lois et les taxes les paupériseront !

Sources : Associated Press et http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-3927_en.htm Note. Straw = paille, billion p. a. = milliards par an

Energies renouvelables : la Cour des Comptes jète un pavé dans le marigot

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Je me suis plongé dans le rapport de la Cour des Comptes relatif aux énergie renouvelables et c’est un document dont il faut absolument imposer la lecture à tous les ministres du gouvernement, y compris au laryngophoniste hélicoptérien, tant il est alarmant. Ce rapport n’insiste pourtant pas sur l’état de la consommation d’énergie primaire de la France car il ne s’intéresse qu’aux énergies dites renouvelables pour lesquelles la grande majorité des investissements est orientée vers la production d’électricité. Il est en effet important d’insister sur cet aspect qui semble avoir échappé aux instances dirigeantes du pays et en particulier au ministre de la transition énergétique qui ne semble posséder très peu « ou chouia » de neurones fonctionnels. Les données sont publiques, elles datent de 2015 et figurent sur Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_France). On trouve donc :

Combustibles fossiles : 68,2 % (charbon : 2,4 %, pétrole : 45,7 %, gaz : 20,1 %)

Nucléaire : 19 %

Énergies renouvelables : 12,8 % (biomasse et déchets : 8,8 %, hydraulique : 2,6 %, éolien : 0,9 % et quelques chouias photovoltaïques).

Au total la production d’électricité représente (2015) 24,7 % de la consommation d’énergie finale en France qui se répartit ainsi : 72,3 % nucléaire, 17,8 % hydraulique et 8,6 % thermique classique. La production électrique en France est donc essentiellement décarbonée. C’est à peu près tout ce qui est intéressant dans cet article de Wikipedia puisqu’il prend ensuite en considération les émissions de carbone et la prose est téléguidée. Mais il faut retenir un point à ce sujet, celui qui préoccupe justement Hulot, le m’s)inistre d’Etat de la transition énergétique et solidaire dont l’objectif est de ruiner la France dans laquelle vivront nos enfants et petits-enfants : détruire le patrimoine électro-nucléaire du pays.

Exprimées en Tep ou tonnes équivalent pétrole on constate immédiatement que le plus gros poste de consommation d’énergie primaire en France est à l’évidence constitué par les combustibles fossiles. Ceux-ci sont pour l’instant et pour encore longtemps sans alternative, qu’il s’agisse du transport (un tiers des combustibles fossiles importés, essentiellement pétrole), du secteur résidentiel ( 30 % également, essentiellement le chauffage, gaz et fuel domestique) et du secteur industriel, 19 %. L’objectif de Hulot et donc du gouvernement est de réduire l’empreinte carbone de la France et en même temps de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique français alors que le nucléaire ne représente que 19 % de l’énergie primaire consommée en France. Le programme de transition énergétique mis en place vraiment à la légère coûte déjà en 2018 (rapport de la CDC, page 46) 5,2 milliards d’euros et à ce coût il faut ajouter le soutien budgeté de 5,1 milliards d’euros pour le développement des énergies renouvelables en électricité (ibid. p 51).

Il faut constater que très curieusement le gouvernement se focalise dans sa fameuse transition énergétique uniquement sur l’électricité et les sources renouvelables de cette énergie afin qu’elle soit décarbonée alors que le nucléaire et l’hydroélectrique sont par définition non carbonés.

Il est difficile dans ces conditions de comprendre la démarche intellectuelle du gouvernement. L’Etat, c’est-à-dire les contribuables et la dette qui sera transmise à nos enfants puisque l’Etat Français est déja insolvable, investit l’équivalent en euros d’un EPR par an pour développer des énergies renouvelables électriques qui sont de par leur nature intermittentes et ne créent pas vraiment de nouveaux emplois en France car il n’existe aucun fabricant français de turbines pour les moulins à vent ou pour les panneaux solaires. Le rapport de la CDC insiste d’ailleurs lourdement sur ce point.

Que faut-il retenir de ce programme grotesque de transition énergétique à la Française puisque ce pays est dans une situation particulière et unique au monde en ce qui concerne sa production d’électricité qui est l’obsession des écologistes ? Tout simplement que ces individus, y compris Hulot, sont toujours allergiques à l’uranium et qu’ils ont mis sous le tapis la consommation des énergies fossiles des secteurs transport et chauffage des particuliers qui représentent 60 % de la consommation de combustibles fossiles intégralement importés. C’est là que se trouve le gisement d’émissions de carbone qu’il faut arriver à contrôler et si possible réduire et non pas l’électricité, loin de là et certainement pas dans le cas de la France ! Hulot est un pur descendant des crypto-trotskistes qui ont exigé la fermeture de l’usine de Creys-Malville, il se fourvoie encore une fois dans un combat totalement surréaliste anti-nucléaire, source d’énergie dont l’utilité incontournable n’a pas échappé aux Chinois. Hulot va à rebours du progrès technique et veut appauvrir la France pour satisfaire ses délires écologistes. Il ne laissera pas un grand souvenir dans l’histoire du pays, c’est le moins qu’on puisse dire.

Sources : rapport de la Cour des Comptes (18 mars 2018 disponible sur le site de la Cour des Comptes : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-04/20180418-rapport-soutien-energies-renouvelables.pdf et Wikipedia, illustration (Wikipedia) Didier Migaud, président de la Cour des Comptes dont aucun gouvernement n’a jamais tenu compte de ses rapports et c’est bien regrettable car s’il en était autrement le pays se porterait beaucoup mieux …

Aujourd’hui 22 avril « le Saint Jour de la Terre »

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Depuis 1970 le Jour de la Terre aussi appelé par certains illuminés « The Green Holy Day » est l’occasion pour les organisations écologistes et les scientifiques plus orientés vers la politique que vers la vraie science de faire des prédictions apocalyptiques sur l’état de santé de notre mère à tous : la Terre.

Voici quelques perles des prédictions faites en 1970 qui ne se sont jamais révélées exactes.

À l’occasion du premier jour de la Terre, des experts affirmèrent qu’au cours des années 1980 l’humanité serait confrontée à une famine globale : 4 milliards de personnes succomberaient mais seulement 65 millions d’Américains.

Toujours le même jour dans un article du magazine Life : Dans 10 ans les habitants des grandes villes devront porter en permanence des masques pour survivre à la pollution. Dès 1985 cette pollution réduira la lumière solaire de moitié.

Paul Ehrlich dans le numéro de mai 1970 de la revue Audubon déclara que l’usage du DDT peut avoir considérablement diminué l’espérance de vie des Américains nés après 1945. Celle-ci sera abaissée à 49 ans. Le CDC a indiqué en 2017 que l’espérance de vie moyenne des Nord-Américains était de 78,8 ans. Par contre l’interdiction de l’épandage du DDT en 1972 pour contrôler les populations de moustiques a directement provoqué depuis cette date la mort de plus de cent cinquante millions de personnes dans le monde.

Le Sénateur Gaylord Nelson déclara cette même année dans le magazine Look que selon le secrétaire du Smithsonian Institute entre 75 et 80 % des espèces vivantes disparaîtraient au milieu des années 1990.

Enfin Kenneth Watt alerta cette même année 1970 que la tendance climatique conduisait vers un nouvel âge glaciaire : en 1990 la température moyenne aura baissé de 4 degrés et en 2000 de 11 degrés.

Quelles belles prévisions pour rassembler le maximum de croyants le jour du Saint Jour Vert …

Source : WUWT

La Suisse (et les autres pays) et la taxe carbone

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La taxe dite « carbone » se met en place conformément aux exigences de la Commission européenne et comme la Suisse doit se conformer aux directives de cet organisme il est de bon ton de faire en sorte que le montant de cette taxe soit la plus faible possible. Or la Suisse ne veut comptabiliser dans ses émissions de carbone que celle provenant du pays. La consommation d’énergies fossiles se limite en Suisse au transport automobile et à certains secteurs industriels mais quid de ce que les experts en carbone appellent l’externalisation de ce carbone ? Les émissions territoriales sont en effet faciles à contrôler et à quantifier et c’est d’ailleurs sur la base des statistiques nationales, considérées comme sincères, que chaque pays devra s’acquitter d’une telle taxe. Si on prend donc en compte les statistiques fédérales la Suisse est plutôt un bon élève climatique puisqu’elle se situe à la 80e place mondiale par habitant avec seulement 4,8 tonnes de carbone émises par habitant et par an.

L’image de bon élève de la Suisse est carrément ternie si les importations sont prises en considération. Il est surprenant alors de découvrir que ce pays émet alors plus de 14 tonnes de carbone par an et par habitant. La Suisse, qui se targuait d’être climatiquement propre se retrouve à la quatorzième place mondiale après les pays du Golfe, le Luxembourg et les USA, toujours par habitant. En d’autres termes la Suisse a délégué 73 % de ses émissions de carbone à l’étranger.

Ce simple exemple illustre la totale opacité de cette taxe carbone qui en aucun cas ne peut être honnêtement appliquée pays par pays et certainement en ce qui concerne les pays les plus développés pour ne pas dire les plus riches. Cette taxe est devenue une exigence incontournable des environnementalistes mais dans la réalité comment pourra-t-elle être équitablement appliquée, là est toute la question. Il s’agit d’un concept qui tient plus du rêve idéologique que de la réalité tangible et qui ne pourra jamais être appliqué équitablement dans quelque pays que ce soit. L’idéologie des écologistes a plutôt de mauvais jours devant elle comme l’illustre cet exemple.

Source : blogs.letemps.ch