La centrale nucléaire de Fessenheim : résultat d’arrangements électoralistes et d’incompétence gouvernementale

Il n’était nullement besoin de précipiter la fermeture de l’installation électronucléaire française de Fessenheim alors qu’elle aurait pu continuer à fournir une énergie électrique totalement décarbonée pendant probablement encore 30 ans sans intervention majeure sur le site. Pour se faire bien voir par leurs amis allemands les écologistes français, aidés par ces derniers, ont avancé toutes sortes d’arguments tous aussi fallacieux les uns que les autres comme par exemple le fait que le site était situé au dessous du niveau du canal de dérivation du Rhin. L’argument sismique a été également invoqué alors que les géologues les plus éminents l’ont véhémentement réfuté. Enfin la pression du parti vert allemand qui avait choisi d’en appeler à Corine Lepage pour défendre leurs arguments auprès des tribunaux sortit triomphant de cette véritable épopée anti-nucléaire européenne quand la politique post-Fukushima allemande conforta la vision malthusienne des partis verts européens.

Outre le fait que l’arrêt de cet outil de production non-polluant est une catastrophe financière, économique, sociale, morale et environnementale, de nombreux médias l’ont exposé, il faut aujourd’hui poser le problème plus directement : Macron aura-t-il besoin de l’appui des verts pour briguer un second mandat puisqu’il suit la politique opportuniste de ses prédécesseurs ? On peut se poser la question ouvertement dans la mesure où la mise en scène obscène du comité des 150 va aboutir à des mesures pénalisantes pour chaque Français dans sa vie quotidienne et aussi pour son porte-monnaie. Toutes les mesures qui vont être décidées pour « sauver le climat » alors que la fermeture de Fessenheim va peut-être obliger la France à importer de l’Allemagne aux heures de pointe des kWh lourdement carbonés.

Il est tragiquement évident que les décisions à venir du gouvernement français seront contre-productives puisque c’est déjà le cas avec Fessenheim. La ville de Lyon, tombée dans le piège écologiste – faut-il que les Lyonnais soient devenus complètement cons (et ce mot est gentil) pour avoir vendu leur âme au diable vert-rouge – va probablement exiger à grands renforts de propagande la fermeture du centre de production de Bugey puis de celui de Saint-Alban puis celui de Cruas tous situés à une centaine de kilomètres à vol d’oiseau de l’Hôtel-de-ville de Lyon. Pourquoi pas aussi la fermeture de toutes les usines chimiques entourant l’agglomération lyonnaise ? Grâce aux manœuvres politiciennes d’alliances contre nature avec la mouvance verte qui ont été initiées par Sarkozy, reprises avec ampleur par Hollande et ensuite par Macron qui craint pour son matricule la France n’a plus d’autre issue que de régresser tout en s’enfonçant dans le pire obscurantisme qui puisse être.

Si Macron était le brillant économiste qu’il prétend être il aurait compris que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim constitue un désastre financier. Alors il aurait pris une décision allant à l’encontre des caprices des écologistes. Il est vrai qu’il a bradé Alstom-Energie alors qu’il sévissait au Ministère des finances … et que le secteur de l’énergie échappe à sa sagacité. Bref, l’aumône ridicule de 2 milliards d’euros de « dédommagement » pour EDF me fait vraiment penser à un écroulement de l’Etat français (voir les liens ci-dessous).

Il est urgent que le peuple français se ressaisisse et fasse le ménage en profondeur. Français réveillez-vous car il en va de votre avenir et de celui de vos enfants et petits-enfants !

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/28/quon-ferme-fessenheim-peut-etre-mais-qui-paiera/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/26/suite-mon-billet-sur-la-fermeture-annoncee-du-cpn-de-fessenheim/

Je ne sais plus qui a dit : « le gouvernement français, c’est comme de regarder un groupe de chimpanzés aux commandes d’une centrale nucléaire. C’est distrayant, certes… mais nous sommes certain que ça finira mal ».

Michael Moore a jeté un gros pavé dans le marigot de l’écologisme …

Dans leur dernier documentaire « Planet of the Humans » violemment contesté par toute la gauche bien-pensante américaine Michael Moore et Jeff Gibbs, connus pour d’autres films documentaires dérangeant comme « Fahrenheit 9/11 », « Bowling for Columbine » mais aussi une série d’interviews de Vladimir Poutine, viennent de troubler la quiétude des milliardaires soutenant d’une part des manifestations mondiales comme le Jour de la Terre et réalisant d’autre part de gigantesques profits en finançant des projets dits d’énergies renouvelables consistant à générer de l’électricité en rasant des centaines de milliers d’hectares de forêts ou, dans la même logique en finançant la déforestation à grande échelle de la forêt amazonienne pour planter de la canne à sucre dont le seul but est de produire de l’éthanol. Des personnalités comme Al Gore ont sollicité des banques et des organismes financiers tels que BlackRock pour investir massivement dans l’électricité renouvelable qui en réalité brûle du bois. Même des mouvements de protection de la nature comme le Sierra Club sont impliqués dans ce scandale, les foules sont honteusement trompées par une propagande biaisée s’appuyant sur le seul mot « renouvelable ». Mais ce mot dans la bouche de toute la gauche écologiste est galvaudé par ces multinationales que les gouvernements subventionnent avec les impôts des contribuables pour faire partie eux aussi des défenseurs du climat et de la planète. C’est à se demander aussi, le plus incroyable de toutes les séquences de ce film, si la propagande anti-viande développée par ces mêmes écologistes n’est pas montée de toute pièce car fabriquer des bio-combustibles et des lubrifiants à partir d’animaux d’élevage est aussi une industrie très rentable en dépit du fait que ces animaux sont classés dans les renouvelables … On peut citer par exemple le fait que l’Allemagne, pour faire figure de bon élève climatique, importe du bois des USA pour le brûler dans des usines de production d’électricité : c’est très écologiste !

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Je conseille vivement à mes lecteurs de voir ce film partiellement sous-titré en français (lien ci-dessous) avant que les autres groupes financiers que constituent les « GAFA », eux-mêmes pourvoyeurs de fonds pour ces énergies renouvelables pour réaliser encore plus de profits, ne censurent tout simplement et sans préavis ce film de Michael Moore car il est vraiment trop dérangeant. Voici le lien pour voir ce film :

https://www.youtube.com/watch?v=Zk11vI-7czE&feature=youtu.be

Les anglophones peuvent aussi regarder ce bref commentaires sur SkyNews : https://www.zerohedge.com/health/leftists-fume-michael-moore-turns-fraudulent-green-movement-latest-movie commentant le contenu du film-reportage de Michael Moore.

C’est tout aussi hallucinant de comprendre à quel point toute la propagande climatique est organisée par des milliardaires n’ayant comme seule préoccupation de devenir encore plus riches pour finalement dominer le monde entier. Je crois commencer à discerner le but final de ce confinement autoritaire de la moitié de la planète pour combattre, soi-disant aussi, comme pour le sauvetage du climat, un virus qui n’est même pas plus mortel que n’importe quelle grippe saisonnière afin de réaliser une sorte d’expérimentation en vraie grandeur de ce que serait une rigueur économique imposée par une gouvernance mondiale pour non pas sauver des vies humaines mais sauver le climat et la biodiversité. Et ce virus a offert une opportunité que ces ultra-riches n’auraient même pas osé imaginer. Je ne me hasarderai pas à imaginer que la dissémination du coronavirus millésime 2019 a été organisée par cette élite ultra-riche qui veut dominer le monde, mais tout est possible, et la Chine n’a rien à voir dans cette histoire comme le prétend Donald Trump … mais je m’égare.

Le financement des « ONGs » européennes et leurs répercussions économiques

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En Europe il existe des ONGs tolérées et financées par les gouvernements, c’est du moins la version officielle qui est admise par l’homme de la rue. Dans un récent billet sur ce blog j’ai mentionné ce financement largement abusif des ONGs qui sévissent en France, financement par les impôts des contribuables, et qu’il serait urgent de mettre de l’ordre dans ce système obsolète qui date de 1901. Curieusement aucun de mes lecteurs n’a laissé de commentaire à ce sujet alors qu’il me paraît d’une extrême importance pour la sécurité nationale comme vous allez le découvrir avec deux exemples. Certes le panel que représentent les lecteurs de mon blog n’est pas représentatif de l’opinion générale. Pour autant quand j’aborde le problème posé par les ONGs je dois reconnaître que ces organismes bénéficient de la sympathie de l’opinion. Or cette attitude de confiance aveugle est complètement trompeuse. Pour éclairer la gouverne de mes chers lecteurs je vais reprendre sans trop les déformer deux propos d’Alain Juillet qui a été longtemps conseiller pour l’Intelligence économique auprès de la DGSE. D’ailleurs pourquoi les déformerais-je puisque Monsieur Juillet est infiniment mieux informé que votre serviteur. Voici donc les deux exemples que j’ai choisi étant donné que je connais dans le détail ces deux domaines.

En ce qui concerne les OGMs (organismes génétiquement modifiés), les disciples de José Bové détruisaient allègrement avec l’appui de Greenpeace (ONG qui n’a de vert [green] que le nom) les plantes transgéniques en essais plein-champ. Ces véritables commandos de terroristes réduisant à néant des années de travaux de recherche académique étaient financés sans le savoir et très indirectement par tout un montage financier opaque, nous étions au début des années 1990 pour vous remémorer ces évènements, alors que la France était le leader européen de la transgenèse végétale avec l’INRA, le CNRS, Limagrain et Rhône-Poulenc et je vous laisse deviner qui les finançait : … Monsanto !

Cette gigantesque multinationale américaine voulait tuer dans l’oeuf toute velléité française d’interférer dans ses visées de domination mondiale du marché des plantes génétiquement modifiées.

Il faut avoir travaillé dans l’intelligence économique comme Alain Juillet (intelligence ici est une traduction inappropriée du mot anglo-saxon éponyme qui signifie information et par extension espionnage, cf. l’Intelligence Service anglais) pour affirmer de tels propos. Heureux écolos anti-OGMs qui ont été manipulés par Monsanto sans jamais le savoir : ils n’ont même pas compris que de l’autre côté de l’Atlantique on les prenait pour des débiles mentaux puisqu’eux-mêmes clouaient au pilori cette firme multinationale … et Monsanto et Pioneer Seeds se frottaient les mains avec naturellement l’encouragement de la Maison-Blanche car il fallait à tout prix protéger l’industrie américaine. José Bové devrait être poursuivi en justice pour avoir détruit le patrimoine intellectuel français au profit des Etats-Unis en étant un acteur « écologiste » aux ordres de Monsanto. Malheureusement il clamerait son innocence car il est trop c*n pour avoir pu imaginer un seul instant qu’il était manipulé par une multinationale américaine.

Venons-en maintenant à la technologie française du nucléaire civil, un autre domaine que je connais bien pour avoir travaillé comme consultant auprès d’EDF justement dans le domaine du nucléaire. Il s’agit d’un autre gros morceau qui a mobilisé une multitude d’ONGs dont encore une fois Greenpeace. Pour la petite histoire le premier réacteur à eau pressurisée produisant de l’électricité construit en France est le réacteur de Chooz A sous licence Westinghouse concédée à la Compagnie Franco-américaine de Constructions Atomiques plus connue ensuite sous le nom de Framatome. Il s’agissait d’un réacteur d’une puissance de 300 MW qui fut définitivement arrêtée en 1991 après 24 ans de fonctionnement et de bons et loyaux services rendus. Cette installation a été arrêtée car elle n’était plus rentable en raison de son implantation souterraine qui compliquait considérablement les interventions de maintenance. Puis avec l’appui du gouvernement français via le CEA et les excellents services de recherche et développement d’EDF la France améliora considérablement le procédé originel Westinghouse au point que le pays commença à exporter son savoir-faire en Corée (du sud) puis en République sud-africaine. Le site de Chooz comprend aujourd’hui deux réacteurs d’une puissance électrique de 1560 MW électriques chacun, les immédiats précurseurs de l’EPR avec ceux du site de Civaux dans la Vienne.

Après l’accident de la centrale nucléaire américaine de Three Mile Island (illustration) le 28 mars 1979 provoqué par une erreur humaine l’industrie électro-nucléaire américaine a été mise au point mort et le savoir-faire a progressivement disparu. Comme aujourd’hui le seul pays européen, hors Russie, encore capable de construire des centrales nucléaires est la France alors les Etats-Unis ont tout fait pour fragiliser le savoir-faire industriel français dans le domaine du nucléaire civil afin de relancer l’industrie américaine dans ce domaine, ce qui reste encore hypothétique. Même le gouvernement français a cédé au scandaleux chantage exercé par les USA pour céder le département énergie d’Alstom à General Electric agrémenté de faits (non avérés) de corruption pour discréditer l’image d’Alstom entrant dans le cadre de l’extraterritorialité de la loi américaine (cf. l’affaire Pierruci).

La cession d’Alstom, pilier incontournable de l’industrie électro-nucléaire française, a été approuvée par un certain Emmanuel Macron en personne alors qu’il se trouvait au Ministère des finances français méprisant ainsi toutes les conséquences stratégiques d’une telle opération strictement financière à ses yeux. Afin que l’opinion publique française soit anesthésiée lors de cette transaction les USA n’ont jamais cessé d’épauler diverses ONGs pour discréditer l’énergie nucléaire française, en particulier Greenpeace qui bien qu’interdite de séjour aux USA (ainsi qu’en Russie et en Chine pour d’autres raisons) continue d’être financée par le lobby américain ultra-puissant des énergies fossiles.

On peut légitimement se poser la question d’une éventuelle action souterraine des lobbys américains, via des ONGs européennes et pas seulement françaises, pour la fermeture totalement stupide et sans aucune espèce de motivation économique du surrégénérateur de Creys-Malville. Quant à la fermeture tout aussi stupide de l’usine de Fessenheim elle est le résultat également de la pression d’ONGs allemandes et suisses avec à leur tête Corinne Lepage probablement manipulée, sans jamais en avoir eu conscience elle-même – au niveau de la clairvoyance elle pourrait être classé au même niveau que José Bové – par les lobbys américains qui veulent vendre leur pétrole, leur gaz et leur charbon aux Européens. Au risque de me répéter la prochaine centrale nucléaire qui verra le jour sur le sol français aura été entièrement fabriquée par la Chine à qui la France a cédé tout son savoir-faire y compris celui des turbines en sous-estimant l’immense aptitude des Chinois à admirablement tout très bien copier. Dès lors ces actions à la cow-boy des Américains ne font que favoriser les Chinois et les Russes, belle réussite ! Et la présidence de la République française s’en lave les mains. J’en ai la nausée …

«Greenwashing»: un manuel pour déceler le vert du faux

Article paru dans le quotidien en ligne Le Temps (Genève) en cette fin de mois de décembre que je me suis permis de copier ici pour information. Mon blog étant gratuit et libre d’accès je n’ai pas cru nécessaire d’en informer la rédaction du Temps.

L’environnement est devenu un thème porteur, au point que l’utilisation de l’argument écologique est récurrente chez les entreprises. Une équipe de la rédaction du «Temps» a rédigé une liste de questions permettant de mesurer la sincérité du message environnemental.

Vraie démarche écologique ou simple ruse marketing? C’est la question que se posent chaque jour les journalistes de la rédaction, toutes rubriques confondues, face à la moisson de communiqués de presse qui vantent la fibre écologique des entreprises, mais aussi des institutions, voire des gouvernements.

La rhétorique de préservation de l’environnement est désormais omniprésente dans le discours public, elle capte l’attention des électeurs et des consommateurs. Parfois, elle relève du greenwashing, une pratique qui consiste à utiliser l’argument écologique dans le seul but d’améliorer son image. Et qui ne date pas d’hier, si l’on pense au principe très répandu de flanquer un logo en forme de petite fleur ou d’ours polaire, sur un emballage vert ou brun, pour rassurer quant à l’origine du produit.

Le bon sens et l’instinct permettent quasi toujours de déjouer les cas les plus flagrants, mais d’autres messages sont plus ambigus. Dans ce contexte et dans la suite de l’engagement du journal à traiter des problématiques environnementales, une poignée de journalistes économiques et scientifiques ont élaboré un manuel permettant de mesurer le degré de sincérité d’une démarche éco-responsable. Et, le cas échéant, de déceler un cas d’éco-blanchiment. Non pas pour écarter d’emblée l’information – encore moins pour donner des leçons de morale à quiconque – mais pour pouvoir décider de son traitement en connaissance de cause.

Ce manuel, rédigé au gré de l’expertise accumulée par les journalistes sur ce terrain, se veut un outil d’aide à la décision; il tient en sept questions, accompagnées d’une brève explication. Alors qu’il était d’abord conçu pour un usage interne, nous avons choisi de le mettre à la disposition de nos lecteurs, eux aussi toujours plus sollicités sur les thématiques environnementales, pour les accompagner dans la lecture des slogans publicitaires ou de leur journal.

Faciles à vérifier, les réponses – par oui ou par non – donnent des indices, pour situer en peu de temps l’information par rapport au message qu’elle véhicule. Une majorité de non doit éveiller le doute.

1. La démarche environnementale touche-t-elle au cœur d’activité de l’entité?

De la part d’une entreprise d’ameublement, par exemple, un message visant à encourager la mobilité douce auprès de ses collaborateurs n’a pas la même légitimité qu’une démarche environnementale ciblant son approvisionnement en bois.

2. Les objectifs annoncés sont-ils chiffrés et planifiés selon un calendrier et une méthode clairs?

Le message d’une entreprise qui annonce «réduire» son empreinte environnementale en précisant de combien, dans quel laps de temps et de quelle manière elle veut y parvenir sera plus crédible qu’un projet dont les contours demeurent vagues.

3. Le vocabulaire et les unités employés sont-ils précis?

Les termes «durable», «naturel» ou «responsable», tout comme les chiffres et unités (-30% d’énergie), doivent être clairement définis et vérifiables.

4. La démarche environnementale concerne-t-elle l’ensemble des activités de l’entreprise?

Une marque de vêtements qui concentre sa démarche environnementale sur une sélection de pièces uniquement n’aurait pas le même impact qu’une autre généralisant ces efforts à l’ensemble de son assortiment. Il est important de se demander si cette démarche est amenée à être étendue. Et si ce n’est pas le cas, quelle en est la raison.

5. L’entreprise est-elle suffisamment transparente sur sa chaîne d’approvisionnement et son circuit de distribution?

Une entreprise qui est capable de lister précisément ses fournisseurs, sous-traitants, distributeurs et autres intermédiaires donne un meilleur signal qu’une entreprise qui demeurerait évasive.

6. La personne chargée des questions environnementales est-elle membre de la direction générale de l’entreprise?

Le cas échéant, les projets environnementaux ont des chances de peser plus lourd dans la stratégie du groupe que si cette personne est rattachée aux services de communication ou de marketing, par exemple.

7. L’entreprise fait-elle amende honorable sur d’éventuelles critiques crédibles et récentes pour des atteintes à l’environnement?

Une entreprise dans le collimateur des ONG et de la justice pour des cas avérés de pollution des eaux, par exemple, devra fournir davantage d’efforts et de preuves de ses intentions qu’une entreprise dont la réputation n’a pas été mise à l’épreuve.

Bref commentaire personnel. Tous les bureaux, dans le monde entier, de l’agence de notation Moody’s ont banni les photocopieuses dans le but de préserver les forêts et de ne pas contribuer à la pollution avec les cartouches d’encre non recyclables. Il s’agit de soigner l’image de marque de cette société impliquée dans la « notation verte » des entreprises. La conséquence inattendue de cette décision louable à première vue est la suivante : les employés de Moody’s qui désirent archiver un document sous forme papier sont contraints d’aller faire des copies à leurs frais chez eux quand ils ont une imprimante (personnellement je n’ai pas d’imprimante) ou dans un magasin de proximité (convenience store genre 7-eleven) s’il en existe un, ce qui est loin d’être le cas dans tous les pays, en transportant sur eux une clé USB achetée à leurs frais. Par voie de conséquence ces personnels peuvent exposer le système informatique de l’entreprise à des risques, les clés USB étant réputées pour être un moyen d’ « infection virale » des ordinateurs.

 

« Changement climatique » : Bill Gates est pragmatique et il a raison

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Bill Gates, bien connu pour ses nombreuses initiatives philanthropiques, fait de plus en plus de déclarations relatives au climat. Il a clairement dit que l’efficacité du désinvestissement dans les entreprises impliquées dans l’extraction des combustibles fossiles, en d’autres termes la vente des actions de celles-ci, est totalement inefficace dans la lutte contre le réchauffement climatique. Gates a déclaré dans le Financial Times que « ce désinvestissement, aujourd’hui, a probablement eu pour résultat zéro tonnes de réduction des émissions de carbone« . En réalité la situation est beaucoup plus complexe qu’une simple relation en désinvestissement dans ces entreprises et la réduction des émissions de carbone. Si les investisseurs veulent réellement influer sur la politique de ces compagnies, il y a d’autres approches possibles.

Ce mouvement de désinvestissement dans les entreprises impliquées dans l’extraction, la transformation et la commercialisation des combustibles fossiles a pris naissance dans les campus universitaires américains en 2011 et ce mouvement s’est répandu globalement sous l’impulsion de groupes activistes d’ultra-gauche qui en étaient les initiateurs. Maintenant ce sont les institutions financières, les gestionnaires de fonds de pension, les municipalités et certains gouvernements qui participent à ce mouvement. Selon des travaux réalisés à l’Université d’Oxford l’ampleur de ce mouvement de désinvestissement est sans précédent dans l’histoire économique récente. Si les activistes ayant promu ce mouvement ont alerté l’opinion publique en stigmatisant ces compagnies impliquées dans l’énergie, les effets de ce désinvestissement n’ont pas eu l’effet escompté sur ces dernières. Les effets ont été très limités.

Considérons le marché des actions. La nature même de ce marché implique que si quelqu’un veut vendre les actions d’une compagnie comme Shell ou Exxon qu’il détient il lui faut trouver un acheteur. Dans ces conditions la transaction n’affectera pas la société concernée, en particulier si un investisseur se porte acquéreur pour réaliser des profits. Se focaliser sur les obligations peut avoir un impact plus important. Les entreprises dont il est question ici doivent investir et elles dépendent donc des prêts bancaires pour envisager de nouvelles prospections et productions ou pour refinancer leurs dettes existantes. Les volumes d’émission de dettes sont sans commune mesure en regard du capital de ces sociétés. Si certaines banques refusent désormais de financer la dette de ces entreprises, d’autres acteurs financiers sont toujours disposés à investir dans ce domaine. Et les chiffres dans ce secteur de l’énergie parlent d’eux-mêmes : entre 2010 et 2018 plus de 5000 milliards de dollars ont été investis dans la dette des entreprises liées à l’énergie fossile selon le cabinet d’études Dealogic. Il est donc clair que ces mouvements de désinvestissement n’ont aucun impact sur le fonctionnement de ces entreprises.

Quelle stratégie adopter par les investisseurs soucieux de préserver le climat ?

Ces investisseurs peuvent tenter de modifier l’attitude ce ces compagnies comme par exemple en ayant un droit de regard sur leur « business model ». Cette approche demande une longue patience car opérer un changement de politique économique pour ces entreprises vers une attitude moins intensive en carbone peut demander des années. On ne voit pas trop comment des entreprises comme Total ou Glencore peuvent profondément modifier leur « business model » pour le rendre moins « carbon-intensive » dans la mesure où justement le « carbone » est au centre de leur activité. Les investisseurs ont donc une marge de manoeuvre particulièrement étroite. Les actionnaires de leur côté peuvent tenter des actions contre la direction des entreprises si celles-ci restent récalcitrantes à toute modification de leur modèle économique. Tout ce que les actionnaires peuvent exiger ce sont des rapports détaillés relatifs à l’évolution des émissions de carbone si possible sur une base annuelle. Mais là encore ils courent le risque majeur d’une diminution conséquente de leurs dividendes. Jusqu’à présent les assemblées générales des actionnaires de ces entreprises ont répugné à envisager de telles actions.

Il reste donc une seule possibilité : influencer les politiciens.

L’un des leviers sur lequel les décideurs politiques peuvent agir se situe au niveau des consommateurs, qu’il s’agisse de personnes physiques ou d’entreprises. Ce levier est ce qu’il est commun d’appeler les « taxes carbone » dans leur ensemble, qu’il s’agisse des droits négociés sur le marché international du carbone ou les taxes directes. Cependant si les entreprises peuvent aisément gérer les droits d’émission de carbone qu’elle répercuteront sur les consommateurs, les taxes directes se heurteront au mécontentement populaire au niveau individuel et au niveau des petites entreprises qui n’ont pas d’accès direct au marché des droits d’émission à moins de s’adresser à des organismes financiers. La conséquence sera identique : un renchérissement des coûts des productions et des services. Les aides financières des Etats pour inciter les consommateurs à une plus grande modération dans leurs émissions de carbone, il s’agit là des subventions pour abandonner les véhicules automobiles classiques (moteurs à combustion interne diesel ou essence) ont atteint sur la période 2013-2015 138 milliards de dollars chaque année pour l’ensemble des pays du G20 alors que seulement 3 milliards de dollars ont été consacrés chaque année sur cette même période pour le financement de projets d’énergie propre. Ces données ont été communiquées par le WWF, et Les Amis de la Terre US.

L’attitude des entreprises liées à la production et la commercialisation d’énergies carbonées fossiles ne peut pas changer du jour au lendemain sans courir le risque d’une catastrophe économique de grande ampleur. Si les émissions de carbone se sont stabilisées ou ont très légèrement diminué ces dix dernières années ce n’est pas la conséquence d’un changement d’attitude des grandes entreprises impliquées dans l’énergie mais d’un ralentissement généralisé de l’économie mondiale comme le montre l’illustration ci-dessous.

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Le rêve des gauchistes qui ont initié le mouvement de désinvestissement en 2011 ne se réalise pas car il est totalement déconnecté des réalités économiques. Vouloir sauver le climat provoquera la misère pour des centaines de millions de personnes qui au contraire aspirent à un meilleur niveau de vie et l’appauvrissement de tous les autres. Si les banques et les investisseurs décident de restreindre l’accès des grandes compagnies de l’énergie aux financements qui leur sont nécessaires pour poursuivre leurs activités normalement, c’est-à-dire sans contraintes environnementales impossibles à atteindre, alors à terme il y aura une pénurie mondiale de ces sources d’énergie pour l’instant irremplaçables, car une économie moderne ne peut pas fonctionner avec une énergie intermittente. Les activistes qui prônent une « société sans carbone » rêvent, et au final ils seront eux-mêmes les victimes de leurs rêves.

Inspiré de très loin d’un article paru sur le site schroders.com

Quand les multinationales se font les chantres de l’écologie

En 2019 comme jamais auparavant, les grandes entreprises internationales ont garanti qu’elles allaient changer, afin de mieux préserver l’environnement. Mais la vérité des chiffres alimente le doute. À côté des gouvernements, elles sont sur le banc des accusés. A la COP25 à Madrid, comme à chaque grande conférence climatique, les grévistes du climat et les ONG s’en prennent aux multinationales. À celles qui polluent. À celles qui ne changent pas. Et à celles qui, en plus, s’immiscent dans les discussions sur la transition écologique.

Pourtant, à chaque occasion, et cette année avec une intensité encore jamais observée, les plus grandes entreprises de la planète ont pris des engagements, volontaires, collectifs et, nous disent-elles, décisifs.

EasyJet qui compense l’entier du CO2 émis par ses centaines d’avions. Les géants de l’énergie Eni et Repsol qui visent la neutralité carbone. Total qui investit 400 millions de dollars dans la recherche de technologies propres. Glencore qui prend (un peu) ses distances avec le charbon. Nestlé ou Coca-Cola qui s’engagent pour la réduction de la pollution plastique… La liste serait sans fin. Ce ne sont là que quelques exemples, parmi les centaines d’annonces formulées ces derniers mois.

Des patrons militants

Mais désormais, les multinationales ne se contentent pas de promettre d’adapter leur modèle. Leurs patrons se transforment aussi, en quelques occasions, en militants écologistes. En témoigne cette lettre ouverte, publiée à l’ouverture de la COP25 début décembre. Signée par une centaine de dirigeants (Google, Nestlé, ABB, Aon, Tata, Citigroup, Apple et bien d’autres), elle presse les Etats-Unis de respecter les engagements pris lors de l’Accord de Paris. «Rester dans cet accord va renforcer notre compétitivité […] et mener à la création de nouveaux emplois, écrivent-ils. En devenant un objectif à long terme, cet accord est aussi un encouragement aux investissements. Il soutient les innovations qui visent à réduire les émissions».

Des paroles. Et les actes? Démêler le vrai du greenwashing, là est désormais toute la difficulté. «La question n’est pas de savoir si la transition a commencé, mais à quel rythme elle a lieu», intervient Dominic Waughray. Responsable des initiatives environnementales au sein du World Economic Forum (WEF), il répond dans la foulée: «Pas assez vite».

« On s’attaque toujours aux mêmes noms. Pourtant, certaines entreprises ont vingt ans d’avance sur les gouvernements » selon Suren Erkman, Professeur à l’UNIL, Université de Lausanne.

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Il faut dire que les chiffres à disposition alimentent le doute sur la réelle volonté de changement des multinationales. D’abord, depuis 2015 et un Accord de Paris censé être historique pour parvenir à limiter la hausse de la température à +1,5 degré, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 4% autour du globe. Deuxième exemple: la production de plastique. En 2017, elle a progressé de 4% elle aussi, mais en seulement un an.

Autre bilan mitigé, apparu, cette fois, dans une étude conjointe du WEF et du Boston Consulting Group : sur les millions d’entreprises en activité, elles ne sont que 7000 à communiquer sur leurs émissions de CO2. Et un quart seulement de ces 7000 exceptions s’est fixé des objectifs de réduction. Et seul un huitième s’y attelle effectivement année après année.

Des classements pour dénoncer

Mais cette liste de désillusions ne se limite pas aux statistiques. Il y a par exemple ce mémo interne de l’association patronale Business Europe, daté de septembre 2018. Dans ce courrier d’une page, qui n’était pas destiné à être rendu public, on rappelle aux lobbyistes de Bruxelles les bases stratégiques de la communication sur l’écologie: «Réagir positivement à toute déclaration politique tant qu’elle n’est pas suivie d’une loi.» Ou encore: utiliser «les arguments habituels» qui consistent à affirmer que l’UE seule ne peut pas réduire les émissions globales et que de nouvelles contraintes sont inutiles si le reste du monde ne s’y met pas.

En face, les contre-attaques se multiplient. L’année 2019 aura aussi été celle des classements de pollueurs. En octobre par exemple, l’organisation Break Free From Plastic a dressé la liste des plus grands producteurs de déchets plastiques. Avec une méthodologie aussi originale que symbolique puisque son classement est le résultat d’une grande journée de collecte organisée dans 50 pays. Le podium? Coca-Cola, avec 11 732 déchets recensés, arrive loin devant Nestlé (4846) et Pepsico (3362).

«On s’attaque toujours aux mêmes noms, observe Suren Erkman, professeur d’écologie industrielle à l’Université de Lausanne. Pourtant, certaines entreprises ont vingt ans d’avance sur les gouvernements. De grandes marques occidentales en font par ailleurs beaucoup plus que certains groupes asiatiques très polluants, qui sont parfois des entreprises publiques et qui subissent beaucoup moins de pression pour réduire leur impact sur l’environnement.»

Ainsi, le Climate Accountability Institute place Saudi Aramco, Gazprom, Petrochina ou Coal India aux côtés des bien connus Exxon, Chevron et Royal Dutch Shell, dans son classement des vingt plus grands pollueurs. Ils ont émis, à eux seuls, 35% du total des émissions de CO2 au cours de ces cinquante dernières années.

La caution Mark Carney

Doit-on pour autant se décourager? «Le changement est en cours, croyez-moi!» Si Dominic Waughray est confiant, c’est parce qu’il observe que les rouages de l’économie – le système politico-financier – sont en train de changer. Et il ne parle pas des fonds de placement estampillés verts qui se constituent par opportunisme. Mais des grandes institutions officielles. Il prend l’exemple de la nomination récente de Mark Carney au poste d’envoyé spécial des Nations unies pour le climat. L’ancien banquier central canadien «est quelqu’un de très respecté et de très écouté, c’est un signal important», se félicite Dominic Waughray. L’ONU donc, mais aussi le FMI, les banques centrales, les grands investisseurs, les caisses de pension… Toutes ces entités vont tôt ou tard imprimer le rythme du changement.

Même les agences de notation s’y mettent. Moody’s a par exemple lancé cet automne le CTA, pour Carbon Transition Assessments. C’est un système de notes allant de 1 à 10 et qui permet d’évaluer le risque couru par une entreprise dans la transition en cours. Début novembre, Tesla s’est publiquement félicitée d’avoir obtenu un 1, la meilleure notation qui soit. C’est en quelque sorte une reconnaissance pour avoir contribué à faire de la voiture électrique un véhicule désirable. Désormais, un peu grâce à Tesla, tout constructeur digne de ce nom doit proposer de l’électrique dans sa gamme de produits.

« Il faut des leaders de ce mouvement. Si 20% de chaque secteur avance vers une économie zéro carbone, le reste va devoir suivre » selon Dominic Waughray, WEF

«Il faut des leaders de ce mouvement, reprend Dominic Waughray. C’est ce genre d’entreprises qui doivent être soutenues dans leur démarche. Si 20% de chaque secteur avance vers une économie zéro carbone, le reste va devoir suivre». Dans un autre domaine, il évoque Danone ou Ikea, deux entreprises très visibles et exposées, parce que directement confrontées au grand public.

La société civile et les groupes de pression, justement, sont-ils trop pressés? «Certaines activités sont hautement stratégiques et ne peuvent pas être abandonnées abruptement« , répond Suren Erkman. Total ne peut pas délaisser le fossile du jour au lendemain. « Ce serait se faire harakiri. En revanche, ils peuvent rapidement améliorer leurs procédés actuels, par exemple par la capture, le stockage ou la réutilisation du CO2». Il ajoute: «Les chaînes d’approvisionnement mondialisées sont extrêmement complexes. Il faut du temps pour les adapter».

Mais « celles qui ne commencent que maintenant sont clairement responsables d’avoir trop attendu « , ajoute Pierrette Rey, porte-parole de WWF Suisse. « Plus on attend, plus les mesures à prendre seront douloureuses». Pour autant, son organisation n’est pas toujours, comme on pourrait le supposer, dans la confrontation. «Cela dépend des entreprises, mais nous estimons qu’il est souvent plus efficace d’engager le dialogue et de nouer des partenariats». En Suisse, l’ONG a mis en place des programmes avec une dizaine d’entreprises, dont Coop, Migros, Emmi, Swisscom ou encore le groupe de restauration SV Group. «Nous conservons, précise Pierrette Rey, le droit absolu de critiquer publiquement le non-respect des engagements qui auraient été pris».

Des menaces sonnantes et trébuchantes

Mais la dénonciation ne suffit plus. L’environnement n’est plus un thème alternatif ou un moyen de préserver sa réputation. C’est devenu un enjeu économique et financier. Il y a même un chiffre pour cela : le coût des risques climatiques est estimé à 1000 milliards de dollars. Dépréciations d’actifs, assurances climatiques, tarification des émissions de CO2, mais aussi, plus directement, élévation des températures, dégâts sur des installations, sécheresses, inondations… La liste des menaces sonnantes et trébuchantes est désormais suffisamment longue pour convaincre les grandes entreprises de l’urgence de changer.

Le groupe suisse ABB, spécialiste de l’automatisation industrielle, est en bonne position pour observer la transition qui s’opère. «Presque 60% de notre chiffre d’affaires est lié à des équipements qui visent directement à réduire les effets sur l’environnement, par exemple pour améliorer l’efficacité énergétique de nos clients», commence par chiffrer Michael Cooke, responsable de la durabilité au sein du groupe. Pour ABB, l’écologie, ou plus précisément les économies d’énergie, c’est un argument de vente. «Nous convainquons nos clients que changer de modèle, réaliser des analyses de performance et mettre en place des processus de fabrication plus efficients, c’est économiquement intéressant. Et ça l’est encore davantage si l’on va plus vite que la réglementation», poursuit Michael Cooke.

«Nous pourrions en faire davantage, il faudrait aller plus vite, conclut-il. Tout le monde n’est pas prêt à entendre que la transition est vraiment lancée. Mais personne ne peut plus s’en cacher !»

Article paru dans le quotidien en ligne Le Temps (Genève).

Commentaire. On voit, dans ce plaidoyer pour une action concertée et volontariste pour préserver le climat, la patte de Davos. Le graphique en est une illustration puisqu’il a été publié par le World Economic Forum. La Suisse, avec son système bancaire encore très opaque contrairement à ce que les démocraties européennes croient, veut apparaître comme le bon élève qui donnera l’exemple aux autres pays de l’UE. La ville de Genève accueille diverses organisations onusiennes dont l’IPCC, la Suisse est donc à la première place pour être un acteur important de ce projet mondialiste consistant à rançonner le manant sous prétexte qu’il faut sauver le climat et au passage toutes les entreprises multinationales réaliseront de confortables bénéfices. Cet article est un très bel exemple de propagande que j’ai tenu à inclure dans mon blog, sans en avoir demandé l’autorisation à la direction du Temps, étant entendu que mon blog est gratuit et qu’en aucun cas je n’enfreins les règles admises par le milieu journalistique.

 

Brève. Le chantier de consolidation de la cathédrale Notre-Dame de Paris

C’est un fait unique qui démontre l’incroyable mauvaise foi des dirigeants politiques et de tous les parasites ignorants ou incohérents dans leurs décisions qui les entourent, je veux parler des écologistes : le chantier de consolidation de l’église emblématique – on n’en est pas encore au stade de la reconstruction en 5 ans comme l’a déclaré Macron – qui menace de tout simplement s’écrouler a été arrêté pendant près d’un mois car il y a une pollution alarmante avec des poussières de plomb alentour.

C’est un vrai foutage de gueule aussi incroyable que si on déclarait que les taux de radioactivité ou de je ne sais quoi d’autre sont trop élevés pour qu’un quelconque ouvrier puisse travailler sur ce chantier. Pendant des dizaines d’années la population parisienne a été soumise à des émanations de plomb provenant de l’additif, le plomb-tetra-éthyle, un puissant agent anti-cliquetis pour les moteurs à combustion interne, ajouté dans le carburant des véhicules automobiles et personne ne s’en est soucié jusqu’au jour où les compagnies pétrolières ont découvert une alternative lucrative qui permettait de s’affranchir de cet additif en le remplaçant par un produit oxygéné dont on ne connaît toujours pas l’innocuité. Il s’agissait d’un gros paquet de business à réaliser et dans la foulée, pour obtenir l’approbation des écologistes qui se sont fait prendre au piège – c’est leur attitude en général : si c’est écolo donc c’est bien – l’addition d’alcool produit à grand frais au détriment de denrées alimentaires essentielles pour de nombreux pays a atteint également le même résultat que celui de l’anti-cliquetis plombé. Ici à Tenerife le super sans plomb coûte 1 euro le litre et le super « vert » (avec alcool) coûte 1 euro 14, où va la différence ?

Aujourd’hui ces mêmes écologistes qui ont envahi toutes les sphères du monde politique tant en France qu’en Europe ont fait obstruction à la poursuite du chantier de Notre-Dame de Paris sous le prétexte totalement fallacieux qu’il y aurait trop de plomb pour que la sécurité des ouvriers du chantier soit assurée. De qui se moquent-ils ? Ce qui reste de cet édifice menace tout simplement de s’écrouler et il faudra non pas 5 ans pour restaurer cet édifice mais plutôt 50 ans … en étant optimiste. Finalement je hais ces écologistes qui s’insinuent dans tous les domaines de la politique, de la science et de la société alors que ce sont, globalement, des ignorants qui dans la majorité des sujets abordés ne savent pas de quoi ils parlent. On ne peut pas mélanger la politique, l’idéologie et la science, c’est incompatible.

Et puisque j’ai mentionné les automobiles pendant de nombreuses années les équipementiers de l’industrie automobile ont fourni des garnitures de frein et des disques d’embrayage fabriqués avec de l’amiante. Dans toutes les grandes villes les habitants respiraient des poussières chargées de micro-particules d’amiante. Qui s’en est soucié ? Personne, car s’attaquer au puissant lobby de l’industrie automobile était un sujet hautement politique. Depuis les équipementiers ont trouvé des alternatives à l’amiante. Sont-elles moins nocives que l’amiante ? Nul ne le sait. Et enfin les micro-particules provenant de l’usure des pneumatiques ne semble pas vraiment inquiéter ces mêmes écologistes alors qu’elles sont potentiellement cancérigènes puisque la matière constituant les pneus contient des produits carbonés poly-cycliques. Sauver la cathédrale Notre-Dame de Paris de la ruine est une chose, se préoccuper de quelques micro-grammes de plomb en plus ou en moins en est une autre.

Les délires écologistes : de la fiction à la réalité !

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Les parcs automobiles français et anglais sont de taille comparable, entre 30 et 35 millions de véhicules utilisant des moteurs à combustion interne. Dans ces deux pays l’obsession de la « décarbonation » pour sauver le climat se rejoignent également puisque à l’horizon 2035 seules les voitures électriques seront autorisées à la commercialisation et l’objectif ultime sera d’interdire tout véhicule muni d’un moteur à combustion interne en 2050. Le premier objectif « 2035 » est très proche car en prenant pour base de calcul le fait que 10 % du parc automobile est renouvelé chaque année il faudra produire dès 2035 au moins 3 millions de voitures électriques par an. Parallèlement il sera nécessaire d’augmenter la production d’électricité de 20 % pour atteindre l’objectif « 2050 », production non carbonée et non intermittente afin d’assurer le rechargement des véhicules électriques quel que soit le jour et l’heure.

Oublions les voitures dites « à hydrogène » car ce combustible restera toujours au moins 20 à 30 fois plus coûteux à produire que le bon vieux pétrole ou encore le bon vieux kilowatt d’origine nucléaire. Les délais de construction d’une centrale électro-nucléaire sont d’environ dix ans comme cela a été illustré avec la construction des deux EPR sur le site chinois de Taishan situé à 140 kilomètres d’Hong-Kong. Pour se préparer à cet agenda de la conversion du parc automobile britannique en voitures électriques dès 2035 il faudra décider de la construction d’autres réacteurs nucléaires type EPR comme à Hinkley Point C uniquement destinés à réduire la production électrique britannique à partir de charbon ou de pétrole (79 % du total en 2016). Ces quelques chiffres, même s’ils sont approximatifs, montrent déjà que la lubie des écologistes relève de la pure fiction.

Mais il y a bien pire. En excluant les véhicules automobiles de plus de 10 tonnes et pour proposer sur le marché dès 2035 uniquement des voitures électriques l’autre aspect totalement délirant de cet objectif sera la demande en métaux nécessaire pour produire les batteries et les moteurs électriques. Un récente estimation des services du Muséum d’Histoire Naturelle britannique faisant appel à des spécialistes renommés sollicités par le sous-comité d’adaptation associé au Comité sur le changement climatique a rendu public ses travaux. S’il fallait remplacer tout le parc automobiles (véhicules légers seulement) il faudrait disposer de 208000 tonnes de cobalt, 265000 tonnes de lithium, au moins 7200 tonnes de néodyme et de dysprosium et de 2350000 tonnes de cuivre. Selon les données les plus récentes ces quantités représentent un peu plus de deux fois la production mondiale actuelle de cobalt, la production totale actuelle de néodyme et de dysprosium, les trois quart de la production actuelle de lithium et la moitié de la production mondiale totale de cuivre (données 2018). Même en assurant la seule production annuelle de véhicules électriques légers dès 2035, il faudrait que la Grande-Bretagne importe au moins la quantité de cobalt utilisée dans tout le secteur industriel européen en 2018.

Ces estimations très précises ont pris aussi en compte le « coût énergétique » de production de ces métaux. Pour produire une tonne de cobalt il faut consommer 8000 kWh et pour le cuivre 9000 kWh. Les terres rares nécessitent pour leur production environ 3350 kWh par tonne. Pour produire ces métaux sur le sol britannique afin de remplacer tout le parc automobile léger d’ici 2050 la Grande-Bretagne devra consacrer au moins 6 % de son électricité produite à ce seul effet.

Pire encore, en se basant sur le chargement des batteries d’une Nissan Leaf ou d’une Renault Zoe, afin d’assurer le rechargement de toute la flotte automobile en 2050 il faudra 63 TWh disponibles à tout moment soit une augmentation de 20 % de la production d’énergie électrique naturellement non carbonée et non intermittente, ce qui exclut de facto les énergies renouvelables telles que l’éolien et le solaire. En effet, en ne créant des « fermes éoliennes » que dans les régions favorables avec un facteur de charge d’au moins 30 % les besoins en cuivre, néodyme et dysprosium pour la fabrication des turbines éoliennes amputera d’autant la production de véhicules électriques, c’est-à-dire plus d’une année de consommation de cuivre et près de dix ans de consommation de terres rares. pour l’énergie solaire la situation est plus critique encore puisque la seule consommation de tellure pour assurer à peine 10 % de l’augmentation du besoin en électricité sur le sol britannique représentera 30 fois la production actuelle mondiale de tellure !

On ne peut que constater avec quel amateurisme l’alternative électrique pour les seuls véhicules légers et pour la seule Grande-Bretagne a été abordée. Les moteurs à combustion interne ont encore de beaux jours devant eux et les prises de position des divers gouvernements européens, soumis à la pression idéologique des partis « verts » sont totalement irréalistes.

Source : https://www.nhm.ac.uk/press-office/press-releases/leading-scientists-set-out-resource-challenge-of-meeting-net-zer.html

Préserver la biodiversité ? Eliminer les hommes !

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Le nouveau dada des écolos bobos des pays développés est la protection de la biodiversité. Celle biodiversité est déjà menacée par le climat dont on nous dit qu’il se réchauffera inexorablement si l’homme ne fait pas tout ce qu’il peut – surtout financièrement – pour le sauver mais cette biodiversité est surtout menacée encore une fois par l’homme lui-même. Nous sommes donc – nous humains – tous concernés par ce problème d’équilibre des espèces animales, végétales et microbiennes parce que nous sommes trop nombreux sur la Terre, bien que ne représentant qu’une infime partie de la biosphère terrestre : 0,011 % (voir le lien sur ce blog). Et comme le monde politique a décidé haut et fort que le sauvetage de la biodiversité, comme celui du climat, constituait une urgence absolue il ne reste qu’une solution efficace : réduire la population humaine.

Va-t-on ressortir les vieilles idéologies malthusiennes reprises par le Club de Rome pour que nous nous donnions bonne conscience ? Va-t-on interdire l’agriculture intensive pour redonner à la nature ses droits ? Va-t-on interdire aux être humains le droit de faire des enfants afin de libérer des espaces pris sur la nature ? C’est selon les résultats d’une étude coordonnée par le TREE Project ce qui apparaît clairement : nous sommes trop nombreux sur la planète, il faut donc réduire la population humaine et créer des « parcs mondiaux » de préservation de la biodiversité en éliminant toute population humaine d’espaces réservés à la biodiversité. Il n’y a aucun autre moyen !

Le TREE (acronyme de Transfer-Exposure-Effects, http://tre.ceh.ac.uk ) est un organisme dépendant du Centre d’Écologie et d’Hydrologie britannique qui a collecté toutes les données disponibles au sujet des zones interdites mises autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl qui a lourdement contaminé une zone située incluant la ville de Prypiat. La « création » de cette zone a nécessité l’évacuation sans retour possible de 350000 personnes car plus de 400 fois la quantité de radioactivité correspondant à celle de la bombe d’Hiroshima s’y dissémina. Ces études ont clairement montré que si la présence de l’homme est autoritairement éliminée la nature reprend ses droits rapidement et très efficacement.

L’accident de Tchernobyl révèle au moins un point important : la radioactivité tant décriée par les écolos bobos des pays occidentaux n’est pas aussi dangereuse qu’il n’y paraît. Il ressort que des doses massives de radiation tuent tout, les animaux, les arbres, les lichens et les mousses mais ces doses massives n’ont été observées et mesurées que lors de l’accident lui-même et des quelques jours suivants. Nul ne connaît précisément le nombre de décès d’êtres humains, les rumeurs mentionnent que 500000 personnes seraient mortes des suites de l’accident, directement ou à la suite de séquelles provoquées par les radiations. Quant à la population animale et la végétation elles semblent se comporter parfaitement bien dans les zones encore interdites. Comme on pouvait s’y attendre les mouvements opposés à l’usage de l’énergie nucléaire ont exigé que les statistiques concernant les décès soient « gonflées » pour bien faire passer leur message mais force est de constater que les animaux ont prospéré d’une manière inattendue dans des endroits pourtant déclarées après l’explosion « déserts pour la vie et pour des siècles ». Ce n’est évidemment pas le cas comme le montrent quelques illustrations :

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Le bison d’Europe semble tout à fait heureux, vivant en harmonie avec les lynx, les ours bruns, les élans et les chevaux de Przewalski, tous considérés comme des espèces hautement menacées avant l’accident nucléaire. Même certains amphibiens comme la grenouille arboricole se sont accommodés des fortes doses de radiations. Les enquêteurs scientifiques objectifs ont noté des cas d’albinisme chez certains oiseaux mais jamais ils n’ont pu observer des malformations comme celles qui circulèrent sur les réseaux sociaux quelques années après l’accident.

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Pour conclure ce billet la décision du gouvernement ukrainien de déclarer la zone interdite de Tchernobyl « réserve radiologique et environnementale de la biosphère » paraît être un geste hautement politique dans le contexte mondiale de préservation des écosystèmes, zone devenue en effet au cours des années du plus grand intérêt pour l’étude de la la conservation de la biodiversité dans un environnement radioactif déclaré hostile pour l’homme … à l’exception de toute autre forme de vie.

Au final il faut nuancer la culpabilité humaine tant en ce qui concerne le climat que la biosphère et encore et surtout tenir compte de l’immense capacité de résilience de la planète qui a vécu par le passé des situations climatiques beaucoup plus froides ou chaudes qu’aujourd’hui et la disparition d’espèces vivantes comme l’apparition d’autres espèces, ce que le monde politique refuse de prendre en considération. L’homme a l’outrecuidance d’avoir le pouvoir de modifier l’évolution de ce système planétaire complexe. Alors qu’il a abandonné toute croyance religieuse il s’est arrogé celui, divin, de vouloir influencer la nature en confondant politique et science ou plutôt en utilisant la science à des fins politiques.

Inspiré d’un article paru sur le site The Conversation. Prochain billet mardi 21 mai.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/06/05/biodiversite-biosphere-et-biomasse-cest-tendance-et-cest-trompeur/

Nouvelles de Tenerife : la raffinerie de pétrole de Santa Cruz

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Après le Japon voici un billet qui intéressera particulièrement mes lecteurs fidèles puisque le mouvement des « Gilets jaunes » français a débuté ainsi et s’est par la suite dégradé en se politisant. En rentrant de Tokyo à une heure tardive j’ai pris un taxi à l’aéroport pour rentrer dans mon modeste meublé en location. Je me suis surpris à parler en espagnol, pas parfaitement mais presque, avec le chauffeur. À une heure tardive c’est fou comme les chauffeurs ont envie de se confier ! Descendant de l’aéroport vers le centre-ville nous sommes passés près de la raffinerie de pétrole de Santa Cruz et il s’en dégageait une odeur d’oeuf pourri très lourde. Ce monsieur m’a informé que la raffinerie CEPSA, l’une des deux ou trois compagnies pétrolières espagnoles, avait été contrainte de fermer cette installation en raison de la pression constante des écologistes, considérant que ces dites odeurs intoxiquaient la population. Les grandes cuves de stockage du pétrole brut sont nettoyées avant d’être coupées en morceaux …

Cette petite raffinerie fut construite dans les années 1930 loin du centre ville. Elle était censée produire des distillats pour l’archipel des Canaries mais également pour le Rio de Oro, l’ex-colonie espagnole aujourd’hui annexée par le Maroc ainsi que quelques petits pays d’Amérique latine comme l’Uruguay. Il s’agissait donc d’une installation industrielle, la seule de l’archipel, d’une importance stratégique indéniable. Lors du grand développement touristique impulsé par le régime de Franco au début des années 1970 inexorablement cette raffinerie se trouva entourée par des constructions et elle est aujourd’hui au milieu de la ville telle une présence incongrue. En raison d’aléas de rentabilité le gouvernement espagnol la vendit à l’Emirat d’Abou-Dabi au milieu des années 1990, pays qui eut de ce fait le privilège de mettre un pied dans un marché stratégique et totalement exempt de taxes.

Comme pour toute raffinerie de pétrole il existe une ou deux torchères qui brûlent des gaz apparus fatalement au cours du processus complexe de raffinage comme le méthane et l’éthane. Or ces gros brûleurs, bien que relativement élevés, produisent des fumées noires et les groupements écologistes ont commencé à s’énerver. Pire encore le dégazage des grandes citernes de stockage du pétrole brut dégagent divers produits soufrés classés dans la famille des mercaptans. Ces produits sont, certes, toxiques à de très fortes concentrations mais considérablement dilués dans l’atmosphère par les vents marins ils ont encore la particularité d’être toujours très « odorants ». En effet, ces mercaptans présentent la particularité d’être détectables par les terminaisons olfactives d’un nez humain à des concentrations frolant la partie par milliard (ppb) c’est-à-dire rien du tout.

Il s’agit des composés utilisés pour « odoriser » le gaz naturel (méthane) qui n’a aucune odeur comme ce fut le cas aussi pendant de nombreuses années dans les villes européennes avec le « gaz à l’eau » produit à partir du charbon, composé d’oxyde de carbone (CO, à ne pas confondre avec le CO2) et d’hydrogène, deux gaz qui n’ont également pas d’odeur. Toujours est-il que les associations d’écologistes ont encore tiré la sonnette d’alarme en raison de ces odeurs totalement inoffensives, faut-il le répéter, et l’émirat d’Abou Dabi a jeté l’éponge. « Désodoriser » une raffinerie représente des investissements considérables mettant en péril la rentabilité de l’installation.

Alors que l’archipel des Canaries profitait de distillats et de gaz (propane et butane) à un prix très accessible, le plus bas d’Europe – les prix à la pompe pour le sans-plomb 98 sont à peine plus élevés que un euro – dans quelques semaines ce prix augmentera brutalement de 40 centimes d’euros, merci aux écolos comme me l’a si bien expliqué ce chauffeur de taxi. Cet évènement est l’exemple type de l’ingérence des partis « verts » dans la vie économique qui va appauvrir brutalement la population alors qu’il n’existe aucun fondement scientifique pouvant appuyer leur action.

Ce chauffeur de taxi, trop content de convoyer un client comprenant ce qu’il disait a ensuite parlé des magouilles invraisemblables baignant dans la corruption qui sont déjà décidées quand il s’agira d’urbaniser un terrain d’une cinquantaine d’hectares dominant la mer. Les promoteurs immobiliers vont tout simplement s’en donner à coeur joie et enrichiront au passage les politiciens locaux qui ont ficelé des projets grandioses déjà sur les planches à dessin (c’est une image). Merci aux écologistes qui vont certainement réclamer leur part du gâteau au passage !