Dans l’État de Washington on ne lésine pas avec l’écologie climatique

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Enterrer des morts nécessite des moyens mécaniques pour creuser les tombes qui consomment des produits pétroliers et la taille des pierres tombales, c’est pire, quant à la crémation autant dire que le four est très vorace en gaz naturel. Une architecte d’espaces verts atteinte d’un cancer incurable a mobilisé un ensemble de politiciens et d’experts pour statuer sur une alternative à ces coutumes d’un autre temps concernant la manière de prendre en charge la dépouille des morts. Cette personne, Briar Bates, a, toute sa vie passée, imaginé et conçu le magnifique parc entourant sa maison sise sur l’île Vashon près de Seattle, un passe-temps conforme à sa profession de paysagiste. Elle voulait y être enterrée mais pas n’importe comment. Aux USA, du moins dans l’État de Washington, il suffit de déclarer le parc de sa maison comme faisant office de cimetière pour obtenir l’autorisation d’y être enterré.

Cette femme a contacté une entreprise de compostage des ordures ménagères et qui traite également des résidus carnés d’abattoirs. Elle a donc préparé ses obsèques dans son jardin après que son corps ait été transformé en compost. Briar Bates avait toujours placé la nature et l’écologie au dessus de toute autre préoccupation. Selon ses proches c’était comme une religion, son centre spirituel était son jardin et le centre de sa vie, là où elle voudrait être enterrée mais sous une forme utile à la végétation. L’affaire a ému l’opinion et le gouverneur démocrate de l’État, Jay Inslee, a été sollicité pour qu’une loi autorise toute personne à donner son accord pour être « compostée » après son décès dans une installation industrielle contrôlée par le gouvernement. Ce serait toujours une tonne de CO2 économisée par corps composté selon la fondatrice de l’établissement dédié au compostage des dépouilles humaines. CQFD

Pour ma part il faut que j’aille remplir les formulaires de donation à l’Université de ma carcasse quand je mourrai et je me réjouis d’avance que de jolies étudiantes en médecine se réjouissent de me disséquer avec soin pour apprendre l’anatomie humaine. Chacun son truc.

Source et illustration : The Guardian

Le CO2, ça paie pas assez alors il y a le méthane

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Dans la rubrique des gaz à effet de serre, l’espèce d’hystérique qui a réussi à être élue avec l’étiquette démocrate représentante de la ville de New-York au Congrès américain, en rajoute une couche avec son « Green New Deal ». Vue sa sale tête, elle est soit vegan, soit mal baisée soit les deux. Toujours est-il que pour combler ses frustrations elle s’est lancée dans la guerre contre les pétulances des bêtes à corne. Comme elle s’inquiète du méthane – hautement toxique pour le climat – Alexandria Ocasio-Cortez doit donc être vegan, du moins c’est ma conviction que je ne partage qu’avec moi-même.

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Cette pasionaria du climat et de la plus orthodoxe des écologies prône donc l’interdiction de l’élevage bovin. Ce qu’elle a oublié de mentionner dans ses diatribes passionnées c’est ce qui arrive au méthane d’origine naturelle mais aussi à celui des décharges d’ordures ménagères, des étangs et enfin des pétulances des 7 milliards de bipèdes que compte la planète. Le méthane se retrouve dans l’atmosphère, c’est un fait, et une partie de ce gaz a tendance à se retrouver dans la stratosphère puisque sa densité est inférieure à celle de l’air, et il va préférentiellement entre 10 et 60 km d’altitude. En présence de rayonnement ultra-violet le méthane, en contact avec l’oxygène, est rapidement oxydé pour produire du CO2 et de l’eau :

CH4 + 2 O2 -> CO2 + 2 H2O

Cette simple équation chimique explique pourquoi il y a toujours environ 4 ppm en volume de vapeur d’eau dans la stratosphère alors que compte tenu des très basses températures de la troposphère de – moins 60°C dans les basses couches de la stratosphère – toute la vapeur d’eau aurait du disparaître par condensation et formation de cristaux de glace qui par gravité retombent vers les basses altitudes. Cette présence de vapeur d’eau dans la stratosphère a intrigué les physiciens spécialistes de l’atmosphère et seule la présence de méthane et son oxydation par l’oxygène peut l’expliquer. Alors si le méthane est un dangereux gaz à effet de serre cette affirmation est en contradiction avec les observations mentionnées ici.

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Illustrations et sources : The Daily Caller, et Climate Depot

Le climat : une préoccupation néo-fasciste ?

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J’ai écouté une très intéressante émission de Michel Drac au sujet du fascisme, ses fondements idéologiques, sa genèse par Benito Mussolini, une idéologie complexe paradoxalement soutenue par la bourgeoisie italienne et la franc-maçonnerie. De cet exposé j’ai retenu une phrase qu’avait prononcé Lénine et qui fut reprise quelques années plus tard dans un contexte légèrement différent. Lénine dit (je n’ai pas noté la date) : « le communisme c’est le parti unique et l’électricité« . Mussolini a repris cette phrase presque mot pour mot : « le fascisme c’est le parti unique et l’électricité« . À l’époque où le Duce prononça cette phrase le mot fascisme n’était pas péjoratif puisqu’il s’agissait du système politique italien d’Etat.

Aujourd’hui les crypto-trotskistes reconvertis à l’idéologie écologiste totalitaire, comme le communisme et le fascisme le furent en leur temps, mettent systématiquement en avant l’électricité comme source de tous les malheurs climatiques que nous subissons déjà (ah bon ?) et que nous allons faire subir aux prochaines générations qui grilleront comme des toasts par notre inconséquente désinvolture de consommateurs effrénés.

Drôle de rapprochement mais j’en assume la pleine responsabilité.

Michel Drac, code youtube : https://www.youtube.com/watch?= bdlycRzUjvw

Climat et nourriture : il va falloir choisir !

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The Lancet, prestigieuse revue médicale anglaise, se lance tête baissée dans la propagande climato-conformiste en s’attaquant à la nourriture : il va falloir se serrer la ceinture pour sauver le climat et ce sera excellent pour la santé ! C’est à peu près en ces termes que l’on peut résumer l’article publié par cette revue le 16 janvier 2019 (liens). Le titre de cet éditorial est évocateur : « Food in the Anthropocene : the EAT-Lancet Commission on healthy diets from sustainable food systems« . Inutile de revenir sur le terme anthropocène qui est une usurpation flagrante par les activistes climato-réchauffistes teintés de malthusianisme d’une dénomination réservée aux géologues spécialistes de stratigraphie, j’en ai déjà dit un mot sur ce blog. Voici la traduction du résumé :

Les systèmes alimentaires ont le potentiel de fournir une nourriture saine à l’humanité tout en favorisant la durabilité environnementale mais nos habitudes actuelles menacent ces deux objectifs. La Commission EAT-Lancet se penche sur la nécessité de nourrir une population mondiale croissante avec un régime alimentaire sain tout en définissant des systèmes alimentaires durables qui minimisent les dommages causés à la planète.

La Commission décrit quantitativement un régime alimentaire universel de référence pour la santé basé sur une consommation accrue d’aliments sains tels que les légumes, les fruits, les céréales complètes, les noix et les légumineuses avec parallèlement une diminution des aliments malsains : viandes rouges, sucre et grains décortiqués. Ce régime procurera d’incontestables avantages pour la santé et augmentera également les chances d’atteindre les objectifs de développement durable. Cette commission se situe dans le contexte de limites scientifiquement déterminées qui permettraient d’assurer une exploitation « environnementalement » durable.

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Il est évident qu’une gouvernance mondiale va se mettre en place pour imposer à chaque individu ce qu’il devra mettre dans son assiette et ce qu’il ne devra pas mettre au risque d’être lourdement taxé : c’est le but de cette mafia écologiste transnationale …

https://doi.org/10.1016/S0140-6736(18)33179-9

http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4

et aussi : https://nofrakkingconsensus.com/wp-content/uploads/2019/01/PIIS0140673618317884.pdf via le blog de Donna Laframboise au cas où les liens soient inopérants. Illustrations : https://nofrakkingconsensus.com/

La croisade contre le maïs Mon810 : tout simplement ridicule

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Je voudrais faire ici un commentaire au sujet de l’article de Nathalie MP paru sur le site Contrepoints relatif aux OGMs (lien en fin de billet). Il y a maintenant plus de 25 ans une collègue du Laboratoire de Transgénèse végétale du centre de recherches de Rhône-Poulenc Agro me sollicita pour purifier des quantités importantes d’une nitrilase, un enzyme dont la surexpression avait été induite dans des plantes, je crois me souvenir qu’il s’agissait d’épinards. Cet enzyme était reconnu pour couper un groupement chimique nitrile d’un herbicide nouvellement découvert dans le Centre et donc s’il était surexprimé dans une plante il allait rendre la plante insensible à l’herbicide. Cette cadre de recherche de haut niveau connaissait parfaitement son domaine de haute coûture sur l’ADN avec les moyens expérimentaux de l’époque mais purifier une protéine lui semblait relever de l’alchimie sinon de la sorcellerie. En effet, il faut avoir acquis une expérience particulièrement diversifiée pour purifier une protéine et à plus forte raison un enzyme qui doit présenter aussi une activité spécifique satisfaisante en fin de processus de purification, ce qui constitue parfois un véritable défi. Pour les curieux je ne citerai qu’un seul exemple : pourquoi m’a-t-il fallu réussir à purifier un enzyme particulier dans la seule condition qu’il fallait incorporer au moins 30 % de glycérol en volume dans toutes les solutions que j’utilisais ? Il n’y avait rien d’intuitif pour en arriver à ce choix.

Mais revenons à nos moutons, compte tenu du taux de surexpression de cet enzyme dans la plante le protocole devait pouvoir permettre l’obtention de plusieurs grammes de protéine homogène et si possible active. Le but final était de supplémenter la nourriture de rats et de souris avec celle-ci pour atteindre l’équivalent d’environ 1 kg d’épinards par jour et par rat (ou par souris mais un peu moins tout de même) en termes de nitrilase. Cette expérimentation faisait partie du protocole complexe pour constituer le dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché de la molécule herbicide.

J’ignore si Monsanto, tant décrié par des écologistes politiques qui n’y connaissent strictement rien, a mené à bien de tels protocoles pour son maïs transgénique résistant au glyphosate – le glyphosate étant également la bête noire de ces mêmes écologistes – mais il est hautement probable qu’ils ont suivi ce type d’approche exigé par les régulateurs tant aux USA, qu’au Japon ou en Europe. Pour rappel, le maïs Mon810 est génétiquement modifié pour devenir résistant au glyphosate par surexpression de l’enzyme cible, l’EPSP-synthase. Cet enzyme existe dans toutes les plantes, y compris la laitue, et n’est qu’une vulgaire protéine comme tant d’autres et pour moi qui suis un buveur de lait compulsif elle n’est pas très différente de la lactalbumine. Bref, le débat contre le maïs Mon810 est, à ce niveau je dirai constitutif, un faux débat qui fait ressortir, pour un scientifique au fait du problème, l’incroyable mauvaise foi de ces écologistes qui prétendent, droits dans leurs bottes, être en possession d’un savoir suprême relatif à des sujets extrêmement pointus les autorisant à exiger l’interdiction par les politiciens de ces plantes génétiquement modifiées.

Il y a cependant un petit souci qui n’en est d’ailleurs plus un et que ces mêmes écologistes éludent soigneusement quand ils incriminent faussement des semenciers comme Monsanto ou Pioneer mais il y en a d’autres en France comme Limagrain et en Europe également. Ils font un amalgame intolérable entre la modification génétique et les semences. ces deux thématiques n’ont strictement aucun lien entre elles. L’une des activités les plus lucratives des semenciers, dont Monsanto, est de produire des hybrides dits F1 à haut rendement dans des parcelles dédiées et le Mon810 n’est pas commercialisé en tant que tel mais seulement comme hybride F1. Si l’agriculteur met de côté des semences pour les semer l’année suivante, croyant qu’il aura économisé quelque argent il sera douloureusement déçu car les graines de ces hybrides dans la génération suivante dite F2 conduisent à des rendements amputés parfois de plus de 50 %. Autant dire que l’agriculteur qui croyait faire une économie se retrouve lourdement pénalisé financièrement. Ce que reprochent ces ignorants d’écologistes tient du délire idéologique. Tous les agriculteurs du monde entier ne peuvent plus se passer d’hybrides F1 et ils doivent acheter leurs semences tous les ans !

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Monsanto n’a jamais interdit aux agriculteurs de replanter du Mon810 – déjà commercialisé par ses soins dès le début sous forme d’hybride F1 – car cette société sait très bien que les agriculteurs ont autre chose à faire que de produire des hybrides sur une parcelle dédiée à cet effet qui représente un travail loin d’être négligeable. J’imagine difficilement un agriculteur de l’Arkansas perdre du temps à produire ses propres hybrides d’autant plus qu’il lui faut aussi disposer des « parents » dits homozygotes. Comme tous les semenciers aujourd’hui je ne pense pas que Monsanto réalise de gigantesques profits avec le glyphosate lui-même, par contre son centre d’activité est la production d’hybrides F1 entre un homozygote soigneusement sélectionné et un Mon810 également homozygote (qui est effectivement leur propriété jalousement protégée et c’est bien normal) pour produire un F1 pleinement satisfaisant pour l’agriculteur en termes de rendement et de qualité par hybridation avec une autre souche induisant des rendements satisfaisants.

Allez expliquer cela à un écologiste militant comme par exemple en France ce clown par ailleurs ministre opportuniste caricatural, de Rugy je crois. Cet individu totalement ignare croira que vous lui parlez en tagalog ancien …

Illustrations : fleurs mâle et femelle du maïs. La production d’hybrides F1 consiste à polliniser l’un des parents dont les fleurs mâles ont été soigneusement coupées avec le pollen de l’autre parent provenant de ses fleurs mâles. Le semencier ne récolte ensuite que les graines du rang produisant effectivement des F1, en général un rang sur trois, le pollen se dispersant avec le vent dans le cas du maïs. Pour d’autres productions d’hybrides F1 la situation peut être beaucoup plus compliquée. La plupart des grandes cultures vivrières font appel aujourd’hui à ces hybrides F1 qui ont largement contribué à améliorer les rendements outre le fait que les rendements sont assurés pour l’agriculteur et également outre le fait qu’en ce qui concerne le Mon810 le dit agriculteur ne se préoccupera plus dès les semis des herbes adventices qui contribuent aux chutes de rendement ou encore le maïs dit Bt (j’ai oublié le numéro) pour lequel les traitements insecticides sont devenus inutiles. Quand je pense que la France a interdit ces maïs du paysage agricole français, je suis tout simplement consterné. Lien Contrepoints :

https://www.contrepoints.org/2018/12/19/332847-ogm-et-3-hourras-pour-le-mais-transgenique-de-monsanto

Agriculture industrielle « renouvelable » : le cas de l’huile de palme.

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Les Organisations non gouvernementales écologistes défendent l’environnement, la préservation des écosystèmes et le climat et l’une de leurs marottes est la déforestation provoquée par les grandes cultures vivrières et industrielles. Des pays comme le Brésil, le Cameroun mais aussi l’Indonésie sont dans le collimateur de ces organisations qui prônent un peu tout et n’importe quoi pour sauver la planète. Le cas de l’huile de palme est exemplaire de leurs argumentations démagogiques et fausses. Partant du principe que détruire des forêts pour planter des palmiers à huile entraine une directe augmentation du CO2 atmosphérique puisque le « puits » de CO2 que constitue une forêt est alors détruit est un faux argument. L’huile de palme est constituée en poids de 83 % de carbone et un hectare de plantation produit en moyenne 3,8 tonnes d’huile par an, soit une capture ce carbone de 3,15 tonnes de carbone chaque année outre la croissance des troncs et la production péri-annuelle de feuilles. Je défie un quelconque biologiste de soutenir qu’une forêt tropicale puisse atteindre une telle efficacité de capture de carbone et ce d’autant plus que le bois mort produit de manière continue est lui-même un source de CO2 et aussi de méthane lors de sa décomposition !

Ces mêmes organisations avancent un autre argument tout aussi fallacieux : la préservation des écosystèmes et en particulier des orangs-outans. Encore une propagande mensongère ! En effet, la très grande majorité des plantation de palmiers se trouvent dans des plaines ou des profils topographiques légèrement vallonnés afin que les camions puissent atteindre facilement les lieux de récolte. Or ces grands singes vivent dans des régions montagneuses mais ces ONGs omettent de mentionner ce détail, ça s’appelle de la désinformation, on pourrait dire une « fake news ».

L’huile de palme est utilisée dans de nombreux domaines alimentaires et industriels, depuis les résidus cellulosiques du pressage converti en combustible « bio » et exporté, jusqu’aux additifs alimentaires mais aussi en cosmétique, dans certains lubrifiants industriels et enfin comme bio-diésel dans certains pays d’Europe ou encore à Singapour. Conclusion : les organisations écologistes manipulent l’opinion publique en avançant de faux arguments issus d’une idéologie qui n’est basée sur aucune évidence scientifique.

Inspiré d’un article paru sur le site The Conversation

USA : Les cafouillis de l’éthanol

L’éthanol-carburant c’est renouvelable, c’est vert, c’est écolo, sauf que …

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Comme tout bon vendeur Donald Trump adore dire à son auditoire ce qu’il désire entendre. La semaine dernière au cours d’un meeting électoral dans l’Iowa Trump a nourri les agriculteurs avec le bon fourrage électoral qu’ils désiraient. Il a même reconnu qu’il avait tenu exactement les propos que les fermiers désiraient entendre. Selon le Wall Street Journal :

« Mon administration protège l’industrie de l’éthanol, OK ? C’est ce que vous voulez entendre » avec toute la candeur politique de mise. Il a révélé que son administration allait autoriser la vente toute l’année de carburant contenant 15 % d’éthanol (E15). Le « Clean Air Act » détermine les règles relatives aux teneurs en éthanol des carburants pour automobiles et le E15 n’était pas autorisé durant les mois d’été car il provoque de la pollution. La plupart des mélanges ne contiennent que 10 % d’éthanol (E10).

L’éthanol-carburant est un cafouillis obscur qui profite uniquement aux gros fermiers produisant du maïs, aux raffineurs et à personne d’autre. Depuis sa création dans les années 1970 l’addition d’éthanol avait été pensée pour alléger les effets des crises sur le marché du pétrole et des milliards de dollars ont été investis dans cette filière. Les subventions gouvernementales sont une politique caractéristique de la « carotte et du bâton » qui modifie les comportements et provoque une distorsion du marché. Pendant des années les stations-service ont bénéficié d’exemptions de taxes pour installer des pompes pour distribuer du biodiesel ou du E15. Résultat des courses le maïs qui est une denrée utilisée dans un grand nombre de préparations alimentaires et aussi pour nourrir les animaux, est détourné par les subventions gouvernementales pour produire du biocarburant. En 2000 environ 6 % de la production américaine de maïs était transformée pour produire de l’éthanol, aujourd’hui ce sont 40 % des récoltes qui sont utilisées pour produire du carburant au lieu d’être utilisées comme aliments.

L’éthanol du maïs permet seulement un gain en termes d’énergie de 30 % par rapport à celle consommée pour le produire selon l’industrie de l’éthanol du maïs (on pourrait dire le lobby) alors que le Docteur Walter Youngquist, Ph.D., titulaire honoraire de la chaire du Département de géologie à l’Université de l’Orégon à Portland a déclaré il y a quelques années que, je cite : « l’éthanol-carburant constitue une perte nette en énergie : il faut 70 % de plus d’énergie pour le produire que l’énergie obtenue à partir du produit final lui-même« . Et le gasoil produite à partir des rafles de maïs, le « biocarburant cellulosique », est pire que l’essence de pétrole pour l’environnement. Une étude financée à hauteur de 500000 dollars par le gouvernement fédéral et publiée dans le journal Nature Climate Change a montré que les biocarburants produisent 7 % de gaz à effet de serre de plus que les carburant conventionnels à base de pétrole. Détourner l’usage du maïs comme aliment pour produire de l’éthanol réduit arithmétiquement l’offre d’aliments et le prix de la nourriture pour les animaux d’élevage s’en trouve augmenté avec comme répercussion une augmentation des prix de la viande, du lait, du beurre, des oeufs et de bien d’autres aliments essentiels. Les terres agricoles servent à produire de l’éthanol et par conséquent le prix des aliments augmente. De plus l’éthanol provoque une usure prématurée des moteurs de voitures et réduit le kilométrage parcouru de 5 à 7 % par rapport à l’essence 100 % pétrole.

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Une étude datant de 2011 de l’EPA (Environmental Protection Agency) a clairement montré que le E15 rejette des quantités plus importantes d’oxydes d’azote, d’oxydes de soufre, de particules et d’ozone que l’essence traditionnelle. C’est l’une des raisons pour laquelle le E15 n’est pas autorisé l’été. De plus le Professeur John DeCicco a présenté devant le Congrès en 2016 ses travaux qui indiquent qu’en réalité les biocarburants rejètent plus de CO2 dans l’atmosphère que les carburants traditionnels. Dans ces conditions l’annonce faite par Trump la semaine dernière quant à l’autorisation par l’administration du E15 toute l’année, une décision qui va à l’encontre des décisions du Congrès et est donc non conforme à la Constitution – mais ça ne dérange apparemment plus personne – et qui est de surcroit fiscalement désastreuse et préjudiciable à l’environnement se révèle finalement conforme à un certain collectivisme qui redistribue la richesse de manière massive.

Les fermiers votent républicain, crient qu’ils haïssent le socialisme sauf quand un certain socialisme démagogique remplit leurs poches. Et pendant ce temps-là nous nous appauvrissons tous parce que la nourritures devient plus coûteuse comme les voitures et les carburants et la planche à billets fonctionne à plein régime pour enrichir une élite de bandits.

Source : theburningplatform.com via ZeroHedge, illustration : ZeroHedge et une pompe à essence en Europe

Commentaire. On peut se poser des questions sur la justification de la production d’éthanol à partir de maïs aux USA mais également en Europe à partir de betteraves. J’ignore à ce sujet quels sont les volumes de betteraves déviées de leur utilisation première pour produire de l’éthanol. Certes la betterave sucrière ne se mange pas, encore qu’elle peut servir d’aliment pour le bétail. Mais la production de sucre à partir de canne est plus logique puisque justement la canne à sucre ne peut pas être proposée à des ruminants comme aliment. Peut-être que des zébus courageux pourraient s’en contenter mais je n’ai jamais vu de zébus égarés dans un champ de canne à Marie-Galante et festoyer en broutant de la canne. Que le Brésil soit le premier producteur d’éthanol « vert » se comprend car la canne pousse comme de la mauvaise herbe mais que les gouvernements dont celui des USA incitent les agriculteurs à produire du maïs pour alimenter la filière carburant « vert » me paraît être une aberration totale. Obama a largement contribué à cette promotion mais je ne ferai aucun commentaire à ce sujet de peur d’être taxé d’anti-américanisme primaire et allez savoir de raciste. Je ne pense pas que le lobby écolo ignore les faits présentés par Bob Livingston auteur de cet article.