France. ZFE : qu’en pensez-vous ?

La réponse sera : « rien » puisque vous ne savez probablement pas de quoi il s’agit. ZFE est un concept écologique consistant à réduire la pollution émise dans les agglomérations de plus de 150000 habitants par les véhicules automobiles. Le Ministère de l’écologie, oui ! il y a un ministère de l’écologie en France colonisé par des militants sectaires sans foi ni loi qui veulent imposer leurs idées stupides, destructrices et liberticides a précisément mis en place les ZFE, zones de faibles émissions. Il est intéressant de situer dans le temps l’évolution de cette idéologie par des souvenirs personnels. Je suis né à la fin de la deuxième guerre mondiale et dès l’âge de 12 ans j’allais à Paris séjourner chez des cousins parisiens durant par exemple les vacances de Pâques. Le train de Lyon à Paris était un train « à vapeur » c’est-à-dire brûlant du charbon. Lyon mais aussi Paris étaient des villes noires. Les façades des immeubles étaient noires non seulement en raison des trains mais également du chauffage domestique brûlant du charbon. Les usines urbaines de production de « gaz à l’eau » contribuaient à ce noircissement des grandes villes. De plus les centrales électriques se trouvaient dans la périphérie des grandes villes et brûlaient également du charbon. Ces usines n’étaient équipées d’aucuns systèmes de dépoussiérage comme les usines modernes. Bref les villes étaient noires. Il faut que des vieux empêcheurs de tourner en rond rappellent ces situations et pourtant la mortalité était-elle si préoccupante selon les critères contemporains, j’ai des doutes. Les grandes villes comme Paris ou Lyon n’ont pas été vidées de leur population en raison de cette poussière noire, que je sache.

Aujourd’hui il faut organiser une chasse punitive contre la moindre particule de poussière issue des moteurs à combustion interne qui utilisent un carburant très propre, par exemple sans plomb dont la toxicité a été cachée au grand public pendant plus de 80 ans dans le monde entier ! Cette chasse aux micro-particules émises par les moteurs à essence ou diesel a conduit, dans leur grande intelligence, les écologistes de ce Ministère a faire voter une loi en catimini le 22 juillet dernier définissant les agglomérations urbaines qui discrimineraient les voitures non seulement des résidents mais également des visiteurs selon leur degré d’émission de ces micro-particules et également de CO2 et d’oxydes d’azote. La loi a défini un certain nombre de catégories de véhicules qui seront progressivement interdites de séjour dans ces agglomérations urbaines. Et les délais sont tout simplement intenables. Dès cette fin d’année 2021 des millions de voitures ne pourront plus pénétrer dans certaines grandes villes comme Grenoble, Lyon, Bordeaux, Marseille ou Paris, des villes administrées par des gauchistes avérés aux tendances écologistes débridées.

En 2025 la situation deviendra tout simplement intenable pour la moitié du parc automobile français : 20 millions de véhicules n’auront pratiquement plus de droit de circuler à l’exception de la France très profonde déjà transformée en désert médical, bancaire, postal et scolaire. 2025 c’est dans 4 ans et je n’arrive pas encore à imaginer quelle sera la situation de ces derniers habitants courageux possédant une vieille voiture, n’ayant pas les moyens d’acheter une voiture électrique (c’est réservé aux bobos riches) ou simplement neuve et ils seront de surcroit interdits de séjour dans la plus proche grande ville. Mais dans les périphéries lointaines des grandes villes ce sera la même situation. La véritable masturbation intellectuelle compulsive de ces éminents écologistes du Ministère éponyme va provoquer un gigantesque désastre social, leur cerveau trop obtus n’ayant pas compris que cette loi provoquera une vraie révolution généralisée. Les prémices de cette révolte sociale vont bientôt se concrétiser avec l’essence à 2 euros le litre dans certaines stations-service françaises. Alors que le prix du pétrole n’a que peu évolué les finances de la France sont tellement exsangues qu’il est devenu urgent d’augmenter le prix des carburants. Les Français sont tellement terrorisés par le coronavirus qu’ils n’ont même pas compris que leur situation devenait progressivement invivable. Le pass sanitaire est un tout petit détail devant cette monstrueuse avancée écologique.

On ne peut pas modifier le paysage automobile d’un pays en quelques années à l’aide de décrets. Même si mes lecteurs croiront que je suis obsédé par le Japon je voudrais trouver ici l’occasion de décrire une nouvelle fois la situation japonaise en ce qui concerne les véhicules automobiles et les grandes agglomérations. Les véhicules à deux roues avec des moteurs « 2-temps » sont interdits. Les taxis ont l’obligation d’utiliser des gaz de pétrole liquéfiés (GPL), la très grande majorité des autobus urbains sont dits « hybrides » et utilisent également du GPL. Tous les véhicules propulsés par un moteur diésel de moins de 20 tonnes sont interdits. Parallèlement, dans les grandes agglomérations comme celles de Tokyo ou Osaka le réseau de transports en commun est d’une densité unique au monde. Enfin pour dissuader les velléités d’acquisition d’une voiture des résidents urbains et sub-urbains ces derniers doivent prouver qu’ils disposent d’une place de stationnement privée dont ils sont propriétaires car le stationnement des véhicules automobiles sont interdits dans la rue qui est un espace public devant être laissé à la disposition du public. Il a fallu au Japon près de 30 ans pour aboutir à des villes propres baignées d’air parfaitement respirable y compris dans une ville comme Tokyo (plus de 15 millions d’habitants et conurbation de 38 millions d’habitants autour de la baie de Tokyo entièrement connectée par un réseau très dense de transports en commun) que je connais bien pour y avoir séjourné en temps cumulé près de 4 années durant ces 15 dernières années.

Conclusion, la véritable bombe sociale de la mise en place des ZFE va dévaster la France, pays déjà en voie de tiers-mondisation, processus qui ne pourra que s’accélérer en détruisant ce qui reste encore, mais pour combien de mois ou d’années, du bien-vivre français. Merci aux écologistes … Les liens ci-dessous sont en français et laissent rêveur, tout simplement.

https://www.ecologie.gouv.fr/11-zones-faibles-emissions-en-2021-lutter-contre-pollution-lair

https://www.largus.fr/actualite-automobile/loi-climat-zfe-confirmees-pour-2025-et-prets-a-taux-0-des-2023-10674398.html

« Transition énergétique » : chronique d’un échec inévitable

Depuis que la grande majorité des scientifiques oeuvrant au sein de l’IPCC à Genève ont déclaré que c’était le CO2 d’origine « anthropique » (et lui seul !) qui perturbait le climat et que nous allions tous « griller comme des toasts » à brève échéance comme le déclarait Madame Christine Lagarde il y a quelques années, la nouvelle obsession est donc la transition énergétique devant aboutir au mieux à une réduction effective des émissions de carbone et au pire à une « neutralité carbone ». La signification de cette dernière notion m’échappe mais je dois probablement vieillir au point de ne plus être capable de comprendre ce que cela signifie dans la réalité des faits. Bref, j’ai tout de même compris que cette transition énergétique doit comporter trois volets. Le premier est une meilleure isolation des logements et des bâtiments de bureaux, publics et administratifs dans les pays connaissant des hivers frais ou franchement froids et des étés parfois torrides, comme le prévoit le réchauffement du climat. Dans les pays de la zone intertropicale de telles mesures d’isolation permettraient de réduire la consommation d’électricité alimentant les conditionneurs d’air. Jusque là tout peut être géré mais le second volet pose déjà plusieurs problèmes. Il s’agit pour réduire les émissions de carbone de procéder à un changement total des systèmes de propulsion des véhicules automobiles pour passer massivement de la consommation de combustibles fossiles à l’électricité ou l’hydrogène. Comme je n’ai pas la prétention de couvrir tous les pays du monde je me limiterai dans mon analyse à la France, pays dont la production et consommation d’énergie primaire sont bien identifiées. Enfin le dernier volet qui relève toujours de la fiction est le stockage de l’électricité hors hydroélectricité par pompage que je n’aborderai pas dans ce billet malgré le fait qu’il est lié aux deux premiers volets.

Les faits en 2017. L’énergie primaire consommée en France se répartit ainsi : 40 % de nucléaire, 29 % de pétrole, 15 % de gaz naturel, 4 % de charbon et 11 % d’énergies renouvelables comprenant en majeure partie les barrages hydroélectriques. Le secteur des transports consomme 33 % des énergies primaires, le secteur tertiaire-résidentiel 44 % et l’industrie 21 %. L’objectif de « décarbonation » qui ne sera jamais que partiel de la consommation d’énergies primaires concerne donc le secteur des transports car il peut être appréhendé assez directement. En France toujours, le transport ferroviaire électrifié incluant également les tramways et les métropolitains consomme 3 % de toute la production d’électricité. Le calcul est donc limpide : pour « électrifier » l’ensemble des transports consommateurs de pétrole et émetteurs de CO2 il faudrait construire 65 réacteurs nucléaires type Fessenheim ou 36 EPRs type Flamanville car il est impossible d’envisager de paralyser tout un pays s’il n’y a pas de vent pendant trois jours consécutifs. Il s’agit donc un projet monstrueusement coûteux, de l’ordre de 400 milliards d’euros sans oublier de surcroit les millions de bornes de rechargement dispersées dans les villes où les espaces de stationnement sont perpétuellement encombrés par des voitures qui ne sont utilisées que quelques heures par semaine.

Mais il y a pire. Le parc automobile français comprend 39 millions de véhicules, toutes catégories confondues, d’âge moyen 10 ans (source CCFA). Donc la moitié de ce parc est « vieux » et constitue un ensemble de candidats à une électrification. Le problème pour atteindre ce but partiel est l’approvisionnement en métaux et graphite hors acier et aluminium. Un véhicule classique de puissance moyenne utilise environ 20 kg de cuivre et un peu moins de dix kg de manganèse incorporé dans les alliages. Un véhicule électrique également de puissance moyenne nécessite outre l’acier et l’aluminium plus de 50 kg de cuivre, 20 kg de manganèse, 10 kg de lithium, 40 kg de nickel, 15 kg de cobalt, 70 kg de graphite et quelques centaines de grammes de terres rares (Source IEA, Agence Internationale de l’Energie). Encore une fois le calcul est simple : pour remplacer la moitié du parc automobile français traditionnel en véhicules électriques et en supposant que la France fabriquerait sur le territoire national ces véhicules, y compris les batteries (c’est un doux rêve) il faudrait qu’elle importe 200000 tonnes de lithium et 300000 tonnes de cobalt. Même si ce programme d’ « électrification » s’effectuait sur 10 ans cela représenterait chaque année 20 % de la production mondiale de cobalt (année 2018) et pour le lithium le quart de la production mondiale annuelle qui est de 80000 tonnes (années 2020). Or la France n’est pas toute seule dans le monde et de plus il n’y a aucun gisement de lithium ou de cobalt sur son territoire.

La solution ultime si chère aux écologistes et dont les médias font la promotion jusqu’à la nausée est donc la pile à hydrogène. Or selon un rapport récent de l’IEA la source la moins coûteuse de production d’hydrogène est le charbon à 2 dollars le kg suivi par le gaz naturel à 3 dollars et enfin les éoliennes à 7,5 dollars le kg. Si on considère la Toyota Mirai, un plein d’hydrogène (actuellement détaxé en France) revenant à 50 euros permet de parcourir 500 km. Il y a un petit détail : ce véhicule qui ne produit que de l’eau comme gaz d’échappement coûte 68000 euros. On est encore très loin de la démocratisation des voitures à piles à hydrogène. L’autre grand espoir des écologistes devenus allergiques au CO2 est de pouvoir stocker la production d’électricité provenant des éoliennes ou des panneaux solaires. Cet espoir se heurte au même problème que celui rencontré avec les voitures électriques : une demande délirante en cobalt et en lithium. Je pose ici une question à mes lecteurs : pourquoi ne pas revenir à la bonne vieille batterie d’accumulateurs au plomb peu coûteuse, dont on maîtrise le recyclage lorsque celles-ci arrivent en fin de vie et moyennant une installation également peu onéreuse il serait possible de récupérer l’hydrogène que produisent ces batteries lors des cycles de charge et de décharge …

Pour conclure ces remarques l’approche des écologistes pour « verdir » l’énergie est condamnée à un échec d’autant plus cuisant que ce sont les contribuables qui paieront et seront jetés dans la misère en raison de l’effondrement de l’économie qu’entrainera cette transition énergétique. Sources partielles : IEA et Statista. Toutes les données figurant dans ce billet son disponibles sur le web.

La Commission européenne prépare la chute finale …

Après avoir entériné la politique de « verdissement » européen de l’énergie pour atteindre un bilan neutre en carbone les fonctionnaires de la Commission de Bruxelles continuent sur leur lancée démagogique tous azimuts pour préparer les populations à une plongée dans la misère qui pourrait se concrétiser beaucoup plus rapidement que ces peuples européens ne l’imaginent. Tous les ingrédients sont rassemblés, depuis les économies d’énergie, le futur bannissement des moteurs à combustion interne des automobiles, l’installation massive de moulins à vent pour ne produire qu’une énergie aléatoire, le démantèlement programmé de l’énergie nucléaire, et enfin la production de viande qui tient une grande place dans les esprits de ces fonctionnaires totalement caviardés par le lobby vert qui gravite autour de l’édifice de la Commission.

Les élevages bovin et porcin sont en effet dans le collimateur de ces activistes anti-gaz à effet de serre. La Commission a pondu un rapport détaillée à la fin de l’année 2020 ouvrant la porte à la mise en place de directives entrant dans le cadre de la stratégie « Farm to Fork », ( https://ec.europa.eu/food/farm2fork_en ), comprenez de la ferme à la fourchette. Il s’agit de promouvoir dans l’Union européenne un programme équitable, naturel, renouvelable, respectueux de la santé et compatible avec le respect de l’environnement. On retrouve la réthorique écologiste. Le but de ce programme est d’augmenter la disponibilité en sources alternatives de protéines produites par des végétaux, des bactéries, des algues et des insectes. Le document cité en référence précise sans ambiguïté que les populations devront profondément modifier leurs habitudes culinaires. Finies les entrecôtes, les côtelettes d’agneau, les saucissons et les jambons … Puis dans un deuxième temps fini le lait de vache ou de tout autre mammifère et par voie de conséquence finis les fromages … puisque ces ruminants émettent un terrible gaz à effet de serre qu’est le méthane.

Selon l’organisme non gouvernemental IPIFF (international platform of insects for food and feed) proche de la Commission, il est urgent de développer des aliments préparés à partir d’insectes, il y a en effet pour cet organisme un formidable gisement de création d’emplois dans tous les pays de l’Europe. La production industrielle à grande échelle d’insectes mettra l’Europe à l’abri des importations d’aliments pour animaux (les chiens et les chats, je présume), et à l’abri des difficultés d’approvisionnement qui ont émergé durant l’année 2020 en raison de la pandémie. L’autorité de sureté des aliments a approuvé les insectes comme « nourriture nouvelle » étant considéré qu’il s’agit d »aliments riches en protéines pouvant être facilement produits massivement dans des installations de petite taille. Les insectes sont considérés comme des aliments riches en protéines « renouvelables », il ne fallait pas oublier cette mention très importante. La Commission considère que la baisse violente du niveau de vie de la plupart des Européens prévue en 2021-2022 les préparera à accepter ce type d’aliments. Le Forum économique mondial (WEF) a organisé une propagande pour conditionner les populations à se convertir aux insectes dans leur assiette : https://www.weforum.org/agenda/2019/09/why-disgusted-eating-insects-gnarly-fruit-vegetables/ et aux eaux usées traitées dans leur verre : https://summit.news/2020/12/02/world-economic-forum-encourages-plebs-to-eat-weeds-drink-sewage/ dans le but précis de réduire les émissions de carbone ! J’hallucine : veut nous faire boire des eaux d’égout retraitées …

George Soros est également sur le coup mais pas avec des insectes (il ne doit pas aimer) et il va investir massivement dans la viande synthétique, un bonne occasion pour lui de ramasser un maximum de profits pour financer toutes ses ONGs de l’Open Society qui abondent dans le sens d’une écologisation généralisée de la société européenne. Entre une énergie électrique qui deviendra de plus en plus aléatoire et une nourriture que l’on pourrait qualifier de préhistorique la Commission européenne et le Forum de Davos préparent clairement les peuples européens à reculer de 10000 ans. Puisqu’il y a trop d’êtres humains sur la Terre selon ce même Forum de Davos à quand la promotion de l’anthropophagie ?

La centrale nucléaire de Fessenheim : résultat d’arrangements électoralistes et d’incompétence gouvernementale

Il n’était nullement besoin de précipiter la fermeture de l’installation électronucléaire française de Fessenheim alors qu’elle aurait pu continuer à fournir une énergie électrique totalement décarbonée pendant probablement encore 30 ans sans intervention majeure sur le site. Pour se faire bien voir par leurs amis allemands les écologistes français, aidés par ces derniers, ont avancé toutes sortes d’arguments tous aussi fallacieux les uns que les autres comme par exemple le fait que le site était situé au dessous du niveau du canal de dérivation du Rhin. L’argument sismique a été également invoqué alors que les géologues les plus éminents l’ont véhémentement réfuté. Enfin la pression du parti vert allemand qui avait choisi d’en appeler à Corine Lepage pour défendre leurs arguments auprès des tribunaux sortit triomphant de cette véritable épopée anti-nucléaire européenne quand la politique post-Fukushima allemande conforta la vision malthusienne des partis verts européens.

Outre le fait que l’arrêt de cet outil de production non-polluant est une catastrophe financière, économique, sociale, morale et environnementale, de nombreux médias l’ont exposé, il faut aujourd’hui poser le problème plus directement : Macron aura-t-il besoin de l’appui des verts pour briguer un second mandat puisqu’il suit la politique opportuniste de ses prédécesseurs ? On peut se poser la question ouvertement dans la mesure où la mise en scène obscène du comité des 150 va aboutir à des mesures pénalisantes pour chaque Français dans sa vie quotidienne et aussi pour son porte-monnaie. Toutes les mesures qui vont être décidées pour « sauver le climat » alors que la fermeture de Fessenheim va peut-être obliger la France à importer de l’Allemagne aux heures de pointe des kWh lourdement carbonés.

Il est tragiquement évident que les décisions à venir du gouvernement français seront contre-productives puisque c’est déjà le cas avec Fessenheim. La ville de Lyon, tombée dans le piège écologiste – faut-il que les Lyonnais soient devenus complètement cons (et ce mot est gentil) pour avoir vendu leur âme au diable vert-rouge – va probablement exiger à grands renforts de propagande la fermeture du centre de production de Bugey puis de celui de Saint-Alban puis celui de Cruas tous situés à une centaine de kilomètres à vol d’oiseau de l’Hôtel-de-ville de Lyon. Pourquoi pas aussi la fermeture de toutes les usines chimiques entourant l’agglomération lyonnaise ? Grâce aux manœuvres politiciennes d’alliances contre nature avec la mouvance verte qui ont été initiées par Sarkozy, reprises avec ampleur par Hollande et ensuite par Macron qui craint pour son matricule la France n’a plus d’autre issue que de régresser tout en s’enfonçant dans le pire obscurantisme qui puisse être.

Si Macron était le brillant économiste qu’il prétend être il aurait compris que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim constitue un désastre financier. Alors il aurait pris une décision allant à l’encontre des caprices des écologistes. Il est vrai qu’il a bradé Alstom-Energie alors qu’il sévissait au Ministère des finances … et que le secteur de l’énergie échappe à sa sagacité. Bref, l’aumône ridicule de 2 milliards d’euros de « dédommagement » pour EDF me fait vraiment penser à un écroulement de l’Etat français (voir les liens ci-dessous).

Il est urgent que le peuple français se ressaisisse et fasse le ménage en profondeur. Français réveillez-vous car il en va de votre avenir et de celui de vos enfants et petits-enfants !

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/28/quon-ferme-fessenheim-peut-etre-mais-qui-paiera/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/26/suite-mon-billet-sur-la-fermeture-annoncee-du-cpn-de-fessenheim/

Je ne sais plus qui a dit : « le gouvernement français, c’est comme de regarder un groupe de chimpanzés aux commandes d’une centrale nucléaire. C’est distrayant, certes… mais nous sommes certain que ça finira mal ».

Michael Moore a jeté un gros pavé dans le marigot de l’écologisme …

Dans leur dernier documentaire « Planet of the Humans » violemment contesté par toute la gauche bien-pensante américaine Michael Moore et Jeff Gibbs, connus pour d’autres films documentaires dérangeant comme « Fahrenheit 9/11 », « Bowling for Columbine » mais aussi une série d’interviews de Vladimir Poutine, viennent de troubler la quiétude des milliardaires soutenant d’une part des manifestations mondiales comme le Jour de la Terre et réalisant d’autre part de gigantesques profits en finançant des projets dits d’énergies renouvelables consistant à générer de l’électricité en rasant des centaines de milliers d’hectares de forêts ou, dans la même logique en finançant la déforestation à grande échelle de la forêt amazonienne pour planter de la canne à sucre dont le seul but est de produire de l’éthanol. Des personnalités comme Al Gore ont sollicité des banques et des organismes financiers tels que BlackRock pour investir massivement dans l’électricité renouvelable qui en réalité brûle du bois. Même des mouvements de protection de la nature comme le Sierra Club sont impliqués dans ce scandale, les foules sont honteusement trompées par une propagande biaisée s’appuyant sur le seul mot « renouvelable ». Mais ce mot dans la bouche de toute la gauche écologiste est galvaudé par ces multinationales que les gouvernements subventionnent avec les impôts des contribuables pour faire partie eux aussi des défenseurs du climat et de la planète. C’est à se demander aussi, le plus incroyable de toutes les séquences de ce film, si la propagande anti-viande développée par ces mêmes écologistes n’est pas montée de toute pièce car fabriquer des bio-combustibles et des lubrifiants à partir d’animaux d’élevage est aussi une industrie très rentable en dépit du fait que ces animaux sont classés dans les renouvelables … On peut citer par exemple le fait que l’Allemagne, pour faire figure de bon élève climatique, importe du bois des USA pour le brûler dans des usines de production d’électricité : c’est très écologiste !

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Je conseille vivement à mes lecteurs de voir ce film partiellement sous-titré en français (lien ci-dessous) avant que les autres groupes financiers que constituent les « GAFA », eux-mêmes pourvoyeurs de fonds pour ces énergies renouvelables pour réaliser encore plus de profits, ne censurent tout simplement et sans préavis ce film de Michael Moore car il est vraiment trop dérangeant. Voici le lien pour voir ce film :

https://www.youtube.com/watch?v=Zk11vI-7czE&feature=youtu.be

Les anglophones peuvent aussi regarder ce bref commentaires sur SkyNews : https://www.zerohedge.com/health/leftists-fume-michael-moore-turns-fraudulent-green-movement-latest-movie commentant le contenu du film-reportage de Michael Moore.

C’est tout aussi hallucinant de comprendre à quel point toute la propagande climatique est organisée par des milliardaires n’ayant comme seule préoccupation de devenir encore plus riches pour finalement dominer le monde entier. Je crois commencer à discerner le but final de ce confinement autoritaire de la moitié de la planète pour combattre, soi-disant aussi, comme pour le sauvetage du climat, un virus qui n’est même pas plus mortel que n’importe quelle grippe saisonnière afin de réaliser une sorte d’expérimentation en vraie grandeur de ce que serait une rigueur économique imposée par une gouvernance mondiale pour non pas sauver des vies humaines mais sauver le climat et la biodiversité. Et ce virus a offert une opportunité que ces ultra-riches n’auraient même pas osé imaginer. Je ne me hasarderai pas à imaginer que la dissémination du coronavirus millésime 2019 a été organisée par cette élite ultra-riche qui veut dominer le monde, mais tout est possible, et la Chine n’a rien à voir dans cette histoire comme le prétend Donald Trump … mais je m’égare.

Le financement des « ONGs » européennes et leurs répercussions économiques

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En Europe il existe des ONGs tolérées et financées par les gouvernements, c’est du moins la version officielle qui est admise par l’homme de la rue. Dans un récent billet sur ce blog j’ai mentionné ce financement largement abusif des ONGs qui sévissent en France, financement par les impôts des contribuables, et qu’il serait urgent de mettre de l’ordre dans ce système obsolète qui date de 1901. Curieusement aucun de mes lecteurs n’a laissé de commentaire à ce sujet alors qu’il me paraît d’une extrême importance pour la sécurité nationale comme vous allez le découvrir avec deux exemples. Certes le panel que représentent les lecteurs de mon blog n’est pas représentatif de l’opinion générale. Pour autant quand j’aborde le problème posé par les ONGs je dois reconnaître que ces organismes bénéficient de la sympathie de l’opinion. Or cette attitude de confiance aveugle est complètement trompeuse. Pour éclairer la gouverne de mes chers lecteurs je vais reprendre sans trop les déformer deux propos d’Alain Juillet qui a été longtemps conseiller pour l’Intelligence économique auprès de la DGSE. D’ailleurs pourquoi les déformerais-je puisque Monsieur Juillet est infiniment mieux informé que votre serviteur. Voici donc les deux exemples que j’ai choisi étant donné que je connais dans le détail ces deux domaines.

En ce qui concerne les OGMs (organismes génétiquement modifiés), les disciples de José Bové détruisaient allègrement avec l’appui de Greenpeace (ONG qui n’a de vert [green] que le nom) les plantes transgéniques en essais plein-champ. Ces véritables commandos de terroristes réduisant à néant des années de travaux de recherche académique étaient financés sans le savoir et très indirectement par tout un montage financier opaque, nous étions au début des années 1990 pour vous remémorer ces évènements, alors que la France était le leader européen de la transgenèse végétale avec l’INRA, le CNRS, Limagrain et Rhône-Poulenc et je vous laisse deviner qui les finançait : … Monsanto !

Cette gigantesque multinationale américaine voulait tuer dans l’oeuf toute velléité française d’interférer dans ses visées de domination mondiale du marché des plantes génétiquement modifiées.

Il faut avoir travaillé dans l’intelligence économique comme Alain Juillet (intelligence ici est une traduction inappropriée du mot anglo-saxon éponyme qui signifie information et par extension espionnage, cf. l’Intelligence Service anglais) pour affirmer de tels propos. Heureux écolos anti-OGMs qui ont été manipulés par Monsanto sans jamais le savoir : ils n’ont même pas compris que de l’autre côté de l’Atlantique on les prenait pour des débiles mentaux puisqu’eux-mêmes clouaient au pilori cette firme multinationale … et Monsanto et Pioneer Seeds se frottaient les mains avec naturellement l’encouragement de la Maison-Blanche car il fallait à tout prix protéger l’industrie américaine. José Bové devrait être poursuivi en justice pour avoir détruit le patrimoine intellectuel français au profit des Etats-Unis en étant un acteur « écologiste » aux ordres de Monsanto. Malheureusement il clamerait son innocence car il est trop c*n pour avoir pu imaginer un seul instant qu’il était manipulé par une multinationale américaine.

Venons-en maintenant à la technologie française du nucléaire civil, un autre domaine que je connais bien pour avoir travaillé comme consultant auprès d’EDF justement dans le domaine du nucléaire. Il s’agit d’un autre gros morceau qui a mobilisé une multitude d’ONGs dont encore une fois Greenpeace. Pour la petite histoire le premier réacteur à eau pressurisée produisant de l’électricité construit en France est le réacteur de Chooz A sous licence Westinghouse concédée à la Compagnie Franco-américaine de Constructions Atomiques plus connue ensuite sous le nom de Framatome. Il s’agissait d’un réacteur d’une puissance de 300 MW qui fut définitivement arrêtée en 1991 après 24 ans de fonctionnement et de bons et loyaux services rendus. Cette installation a été arrêtée car elle n’était plus rentable en raison de son implantation souterraine qui compliquait considérablement les interventions de maintenance. Puis avec l’appui du gouvernement français via le CEA et les excellents services de recherche et développement d’EDF la France améliora considérablement le procédé originel Westinghouse au point que le pays commença à exporter son savoir-faire en Corée (du sud) puis en République sud-africaine. Le site de Chooz comprend aujourd’hui deux réacteurs d’une puissance électrique de 1560 MW électriques chacun, les immédiats précurseurs de l’EPR avec ceux du site de Civaux dans la Vienne.

Après l’accident de la centrale nucléaire américaine de Three Mile Island (illustration) le 28 mars 1979 provoqué par une erreur humaine l’industrie électro-nucléaire américaine a été mise au point mort et le savoir-faire a progressivement disparu. Comme aujourd’hui le seul pays européen, hors Russie, encore capable de construire des centrales nucléaires est la France alors les Etats-Unis ont tout fait pour fragiliser le savoir-faire industriel français dans le domaine du nucléaire civil afin de relancer l’industrie américaine dans ce domaine, ce qui reste encore hypothétique. Même le gouvernement français a cédé au scandaleux chantage exercé par les USA pour céder le département énergie d’Alstom à General Electric agrémenté de faits (non avérés) de corruption pour discréditer l’image d’Alstom entrant dans le cadre de l’extraterritorialité de la loi américaine (cf. l’affaire Pierruci).

La cession d’Alstom, pilier incontournable de l’industrie électro-nucléaire française, a été approuvée par un certain Emmanuel Macron en personne alors qu’il se trouvait au Ministère des finances français méprisant ainsi toutes les conséquences stratégiques d’une telle opération strictement financière à ses yeux. Afin que l’opinion publique française soit anesthésiée lors de cette transaction les USA n’ont jamais cessé d’épauler diverses ONGs pour discréditer l’énergie nucléaire française, en particulier Greenpeace qui bien qu’interdite de séjour aux USA (ainsi qu’en Russie et en Chine pour d’autres raisons) continue d’être financée par le lobby américain ultra-puissant des énergies fossiles.

On peut légitimement se poser la question d’une éventuelle action souterraine des lobbys américains, via des ONGs européennes et pas seulement françaises, pour la fermeture totalement stupide et sans aucune espèce de motivation économique du surrégénérateur de Creys-Malville. Quant à la fermeture tout aussi stupide de l’usine de Fessenheim elle est le résultat également de la pression d’ONGs allemandes et suisses avec à leur tête Corinne Lepage probablement manipulée, sans jamais en avoir eu conscience elle-même – au niveau de la clairvoyance elle pourrait être classé au même niveau que José Bové – par les lobbys américains qui veulent vendre leur pétrole, leur gaz et leur charbon aux Européens. Au risque de me répéter la prochaine centrale nucléaire qui verra le jour sur le sol français aura été entièrement fabriquée par la Chine à qui la France a cédé tout son savoir-faire y compris celui des turbines en sous-estimant l’immense aptitude des Chinois à admirablement tout très bien copier. Dès lors ces actions à la cow-boy des Américains ne font que favoriser les Chinois et les Russes, belle réussite ! Et la présidence de la République française s’en lave les mains. J’en ai la nausée …

«Greenwashing»: un manuel pour déceler le vert du faux

Article paru dans le quotidien en ligne Le Temps (Genève) en cette fin de mois de décembre que je me suis permis de copier ici pour information. Mon blog étant gratuit et libre d’accès je n’ai pas cru nécessaire d’en informer la rédaction du Temps.

L’environnement est devenu un thème porteur, au point que l’utilisation de l’argument écologique est récurrente chez les entreprises. Une équipe de la rédaction du «Temps» a rédigé une liste de questions permettant de mesurer la sincérité du message environnemental.

Vraie démarche écologique ou simple ruse marketing? C’est la question que se posent chaque jour les journalistes de la rédaction, toutes rubriques confondues, face à la moisson de communiqués de presse qui vantent la fibre écologique des entreprises, mais aussi des institutions, voire des gouvernements.

La rhétorique de préservation de l’environnement est désormais omniprésente dans le discours public, elle capte l’attention des électeurs et des consommateurs. Parfois, elle relève du greenwashing, une pratique qui consiste à utiliser l’argument écologique dans le seul but d’améliorer son image. Et qui ne date pas d’hier, si l’on pense au principe très répandu de flanquer un logo en forme de petite fleur ou d’ours polaire, sur un emballage vert ou brun, pour rassurer quant à l’origine du produit.

Le bon sens et l’instinct permettent quasi toujours de déjouer les cas les plus flagrants, mais d’autres messages sont plus ambigus. Dans ce contexte et dans la suite de l’engagement du journal à traiter des problématiques environnementales, une poignée de journalistes économiques et scientifiques ont élaboré un manuel permettant de mesurer le degré de sincérité d’une démarche éco-responsable. Et, le cas échéant, de déceler un cas d’éco-blanchiment. Non pas pour écarter d’emblée l’information – encore moins pour donner des leçons de morale à quiconque – mais pour pouvoir décider de son traitement en connaissance de cause.

Ce manuel, rédigé au gré de l’expertise accumulée par les journalistes sur ce terrain, se veut un outil d’aide à la décision; il tient en sept questions, accompagnées d’une brève explication. Alors qu’il était d’abord conçu pour un usage interne, nous avons choisi de le mettre à la disposition de nos lecteurs, eux aussi toujours plus sollicités sur les thématiques environnementales, pour les accompagner dans la lecture des slogans publicitaires ou de leur journal.

Faciles à vérifier, les réponses – par oui ou par non – donnent des indices, pour situer en peu de temps l’information par rapport au message qu’elle véhicule. Une majorité de non doit éveiller le doute.

1. La démarche environnementale touche-t-elle au cœur d’activité de l’entité?

De la part d’une entreprise d’ameublement, par exemple, un message visant à encourager la mobilité douce auprès de ses collaborateurs n’a pas la même légitimité qu’une démarche environnementale ciblant son approvisionnement en bois.

2. Les objectifs annoncés sont-ils chiffrés et planifiés selon un calendrier et une méthode clairs?

Le message d’une entreprise qui annonce «réduire» son empreinte environnementale en précisant de combien, dans quel laps de temps et de quelle manière elle veut y parvenir sera plus crédible qu’un projet dont les contours demeurent vagues.

3. Le vocabulaire et les unités employés sont-ils précis?

Les termes «durable», «naturel» ou «responsable», tout comme les chiffres et unités (-30% d’énergie), doivent être clairement définis et vérifiables.

4. La démarche environnementale concerne-t-elle l’ensemble des activités de l’entreprise?

Une marque de vêtements qui concentre sa démarche environnementale sur une sélection de pièces uniquement n’aurait pas le même impact qu’une autre généralisant ces efforts à l’ensemble de son assortiment. Il est important de se demander si cette démarche est amenée à être étendue. Et si ce n’est pas le cas, quelle en est la raison.

5. L’entreprise est-elle suffisamment transparente sur sa chaîne d’approvisionnement et son circuit de distribution?

Une entreprise qui est capable de lister précisément ses fournisseurs, sous-traitants, distributeurs et autres intermédiaires donne un meilleur signal qu’une entreprise qui demeurerait évasive.

6. La personne chargée des questions environnementales est-elle membre de la direction générale de l’entreprise?

Le cas échéant, les projets environnementaux ont des chances de peser plus lourd dans la stratégie du groupe que si cette personne est rattachée aux services de communication ou de marketing, par exemple.

7. L’entreprise fait-elle amende honorable sur d’éventuelles critiques crédibles et récentes pour des atteintes à l’environnement?

Une entreprise dans le collimateur des ONG et de la justice pour des cas avérés de pollution des eaux, par exemple, devra fournir davantage d’efforts et de preuves de ses intentions qu’une entreprise dont la réputation n’a pas été mise à l’épreuve.

Bref commentaire personnel. Tous les bureaux, dans le monde entier, de l’agence de notation Moody’s ont banni les photocopieuses dans le but de préserver les forêts et de ne pas contribuer à la pollution avec les cartouches d’encre non recyclables. Il s’agit de soigner l’image de marque de cette société impliquée dans la « notation verte » des entreprises. La conséquence inattendue de cette décision louable à première vue est la suivante : les employés de Moody’s qui désirent archiver un document sous forme papier sont contraints d’aller faire des copies à leurs frais chez eux quand ils ont une imprimante (personnellement je n’ai pas d’imprimante) ou dans un magasin de proximité (convenience store genre 7-eleven) s’il en existe un, ce qui est loin d’être le cas dans tous les pays, en transportant sur eux une clé USB achetée à leurs frais. Par voie de conséquence ces personnels peuvent exposer le système informatique de l’entreprise à des risques, les clés USB étant réputées pour être un moyen d’ « infection virale » des ordinateurs.

 

« Changement climatique » : Bill Gates est pragmatique et il a raison

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Bill Gates, bien connu pour ses nombreuses initiatives philanthropiques, fait de plus en plus de déclarations relatives au climat. Il a clairement dit que l’efficacité du désinvestissement dans les entreprises impliquées dans l’extraction des combustibles fossiles, en d’autres termes la vente des actions de celles-ci, est totalement inefficace dans la lutte contre le réchauffement climatique. Gates a déclaré dans le Financial Times que « ce désinvestissement, aujourd’hui, a probablement eu pour résultat zéro tonnes de réduction des émissions de carbone« . En réalité la situation est beaucoup plus complexe qu’une simple relation en désinvestissement dans ces entreprises et la réduction des émissions de carbone. Si les investisseurs veulent réellement influer sur la politique de ces compagnies, il y a d’autres approches possibles.

Ce mouvement de désinvestissement dans les entreprises impliquées dans l’extraction, la transformation et la commercialisation des combustibles fossiles a pris naissance dans les campus universitaires américains en 2011 et ce mouvement s’est répandu globalement sous l’impulsion de groupes activistes d’ultra-gauche qui en étaient les initiateurs. Maintenant ce sont les institutions financières, les gestionnaires de fonds de pension, les municipalités et certains gouvernements qui participent à ce mouvement. Selon des travaux réalisés à l’Université d’Oxford l’ampleur de ce mouvement de désinvestissement est sans précédent dans l’histoire économique récente. Si les activistes ayant promu ce mouvement ont alerté l’opinion publique en stigmatisant ces compagnies impliquées dans l’énergie, les effets de ce désinvestissement n’ont pas eu l’effet escompté sur ces dernières. Les effets ont été très limités.

Considérons le marché des actions. La nature même de ce marché implique que si quelqu’un veut vendre les actions d’une compagnie comme Shell ou Exxon qu’il détient il lui faut trouver un acheteur. Dans ces conditions la transaction n’affectera pas la société concernée, en particulier si un investisseur se porte acquéreur pour réaliser des profits. Se focaliser sur les obligations peut avoir un impact plus important. Les entreprises dont il est question ici doivent investir et elles dépendent donc des prêts bancaires pour envisager de nouvelles prospections et productions ou pour refinancer leurs dettes existantes. Les volumes d’émission de dettes sont sans commune mesure en regard du capital de ces sociétés. Si certaines banques refusent désormais de financer la dette de ces entreprises, d’autres acteurs financiers sont toujours disposés à investir dans ce domaine. Et les chiffres dans ce secteur de l’énergie parlent d’eux-mêmes : entre 2010 et 2018 plus de 5000 milliards de dollars ont été investis dans la dette des entreprises liées à l’énergie fossile selon le cabinet d’études Dealogic. Il est donc clair que ces mouvements de désinvestissement n’ont aucun impact sur le fonctionnement de ces entreprises.

Quelle stratégie adopter par les investisseurs soucieux de préserver le climat ?

Ces investisseurs peuvent tenter de modifier l’attitude ce ces compagnies comme par exemple en ayant un droit de regard sur leur « business model ». Cette approche demande une longue patience car opérer un changement de politique économique pour ces entreprises vers une attitude moins intensive en carbone peut demander des années. On ne voit pas trop comment des entreprises comme Total ou Glencore peuvent profondément modifier leur « business model » pour le rendre moins « carbon-intensive » dans la mesure où justement le « carbone » est au centre de leur activité. Les investisseurs ont donc une marge de manoeuvre particulièrement étroite. Les actionnaires de leur côté peuvent tenter des actions contre la direction des entreprises si celles-ci restent récalcitrantes à toute modification de leur modèle économique. Tout ce que les actionnaires peuvent exiger ce sont des rapports détaillés relatifs à l’évolution des émissions de carbone si possible sur une base annuelle. Mais là encore ils courent le risque majeur d’une diminution conséquente de leurs dividendes. Jusqu’à présent les assemblées générales des actionnaires de ces entreprises ont répugné à envisager de telles actions.

Il reste donc une seule possibilité : influencer les politiciens.

L’un des leviers sur lequel les décideurs politiques peuvent agir se situe au niveau des consommateurs, qu’il s’agisse de personnes physiques ou d’entreprises. Ce levier est ce qu’il est commun d’appeler les « taxes carbone » dans leur ensemble, qu’il s’agisse des droits négociés sur le marché international du carbone ou les taxes directes. Cependant si les entreprises peuvent aisément gérer les droits d’émission de carbone qu’elle répercuteront sur les consommateurs, les taxes directes se heurteront au mécontentement populaire au niveau individuel et au niveau des petites entreprises qui n’ont pas d’accès direct au marché des droits d’émission à moins de s’adresser à des organismes financiers. La conséquence sera identique : un renchérissement des coûts des productions et des services. Les aides financières des Etats pour inciter les consommateurs à une plus grande modération dans leurs émissions de carbone, il s’agit là des subventions pour abandonner les véhicules automobiles classiques (moteurs à combustion interne diesel ou essence) ont atteint sur la période 2013-2015 138 milliards de dollars chaque année pour l’ensemble des pays du G20 alors que seulement 3 milliards de dollars ont été consacrés chaque année sur cette même période pour le financement de projets d’énergie propre. Ces données ont été communiquées par le WWF, et Les Amis de la Terre US.

L’attitude des entreprises liées à la production et la commercialisation d’énergies carbonées fossiles ne peut pas changer du jour au lendemain sans courir le risque d’une catastrophe économique de grande ampleur. Si les émissions de carbone se sont stabilisées ou ont très légèrement diminué ces dix dernières années ce n’est pas la conséquence d’un changement d’attitude des grandes entreprises impliquées dans l’énergie mais d’un ralentissement généralisé de l’économie mondiale comme le montre l’illustration ci-dessous.

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Le rêve des gauchistes qui ont initié le mouvement de désinvestissement en 2011 ne se réalise pas car il est totalement déconnecté des réalités économiques. Vouloir sauver le climat provoquera la misère pour des centaines de millions de personnes qui au contraire aspirent à un meilleur niveau de vie et l’appauvrissement de tous les autres. Si les banques et les investisseurs décident de restreindre l’accès des grandes compagnies de l’énergie aux financements qui leur sont nécessaires pour poursuivre leurs activités normalement, c’est-à-dire sans contraintes environnementales impossibles à atteindre, alors à terme il y aura une pénurie mondiale de ces sources d’énergie pour l’instant irremplaçables, car une économie moderne ne peut pas fonctionner avec une énergie intermittente. Les activistes qui prônent une « société sans carbone » rêvent, et au final ils seront eux-mêmes les victimes de leurs rêves.

Inspiré de très loin d’un article paru sur le site schroders.com

Quand les multinationales se font les chantres de l’écologie

En 2019 comme jamais auparavant, les grandes entreprises internationales ont garanti qu’elles allaient changer, afin de mieux préserver l’environnement. Mais la vérité des chiffres alimente le doute. À côté des gouvernements, elles sont sur le banc des accusés. A la COP25 à Madrid, comme à chaque grande conférence climatique, les grévistes du climat et les ONG s’en prennent aux multinationales. À celles qui polluent. À celles qui ne changent pas. Et à celles qui, en plus, s’immiscent dans les discussions sur la transition écologique.

Pourtant, à chaque occasion, et cette année avec une intensité encore jamais observée, les plus grandes entreprises de la planète ont pris des engagements, volontaires, collectifs et, nous disent-elles, décisifs.

EasyJet qui compense l’entier du CO2 émis par ses centaines d’avions. Les géants de l’énergie Eni et Repsol qui visent la neutralité carbone. Total qui investit 400 millions de dollars dans la recherche de technologies propres. Glencore qui prend (un peu) ses distances avec le charbon. Nestlé ou Coca-Cola qui s’engagent pour la réduction de la pollution plastique… La liste serait sans fin. Ce ne sont là que quelques exemples, parmi les centaines d’annonces formulées ces derniers mois.

Des patrons militants

Mais désormais, les multinationales ne se contentent pas de promettre d’adapter leur modèle. Leurs patrons se transforment aussi, en quelques occasions, en militants écologistes. En témoigne cette lettre ouverte, publiée à l’ouverture de la COP25 début décembre. Signée par une centaine de dirigeants (Google, Nestlé, ABB, Aon, Tata, Citigroup, Apple et bien d’autres), elle presse les Etats-Unis de respecter les engagements pris lors de l’Accord de Paris. «Rester dans cet accord va renforcer notre compétitivité […] et mener à la création de nouveaux emplois, écrivent-ils. En devenant un objectif à long terme, cet accord est aussi un encouragement aux investissements. Il soutient les innovations qui visent à réduire les émissions».

Des paroles. Et les actes? Démêler le vrai du greenwashing, là est désormais toute la difficulté. «La question n’est pas de savoir si la transition a commencé, mais à quel rythme elle a lieu», intervient Dominic Waughray. Responsable des initiatives environnementales au sein du World Economic Forum (WEF), il répond dans la foulée: «Pas assez vite».

« On s’attaque toujours aux mêmes noms. Pourtant, certaines entreprises ont vingt ans d’avance sur les gouvernements » selon Suren Erkman, Professeur à l’UNIL, Université de Lausanne.

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Il faut dire que les chiffres à disposition alimentent le doute sur la réelle volonté de changement des multinationales. D’abord, depuis 2015 et un Accord de Paris censé être historique pour parvenir à limiter la hausse de la température à +1,5 degré, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 4% autour du globe. Deuxième exemple: la production de plastique. En 2017, elle a progressé de 4% elle aussi, mais en seulement un an.

Autre bilan mitigé, apparu, cette fois, dans une étude conjointe du WEF et du Boston Consulting Group : sur les millions d’entreprises en activité, elles ne sont que 7000 à communiquer sur leurs émissions de CO2. Et un quart seulement de ces 7000 exceptions s’est fixé des objectifs de réduction. Et seul un huitième s’y attelle effectivement année après année.

Des classements pour dénoncer

Mais cette liste de désillusions ne se limite pas aux statistiques. Il y a par exemple ce mémo interne de l’association patronale Business Europe, daté de septembre 2018. Dans ce courrier d’une page, qui n’était pas destiné à être rendu public, on rappelle aux lobbyistes de Bruxelles les bases stratégiques de la communication sur l’écologie: «Réagir positivement à toute déclaration politique tant qu’elle n’est pas suivie d’une loi.» Ou encore: utiliser «les arguments habituels» qui consistent à affirmer que l’UE seule ne peut pas réduire les émissions globales et que de nouvelles contraintes sont inutiles si le reste du monde ne s’y met pas.

En face, les contre-attaques se multiplient. L’année 2019 aura aussi été celle des classements de pollueurs. En octobre par exemple, l’organisation Break Free From Plastic a dressé la liste des plus grands producteurs de déchets plastiques. Avec une méthodologie aussi originale que symbolique puisque son classement est le résultat d’une grande journée de collecte organisée dans 50 pays. Le podium? Coca-Cola, avec 11 732 déchets recensés, arrive loin devant Nestlé (4846) et Pepsico (3362).

«On s’attaque toujours aux mêmes noms, observe Suren Erkman, professeur d’écologie industrielle à l’Université de Lausanne. Pourtant, certaines entreprises ont vingt ans d’avance sur les gouvernements. De grandes marques occidentales en font par ailleurs beaucoup plus que certains groupes asiatiques très polluants, qui sont parfois des entreprises publiques et qui subissent beaucoup moins de pression pour réduire leur impact sur l’environnement.»

Ainsi, le Climate Accountability Institute place Saudi Aramco, Gazprom, Petrochina ou Coal India aux côtés des bien connus Exxon, Chevron et Royal Dutch Shell, dans son classement des vingt plus grands pollueurs. Ils ont émis, à eux seuls, 35% du total des émissions de CO2 au cours de ces cinquante dernières années.

La caution Mark Carney

Doit-on pour autant se décourager? «Le changement est en cours, croyez-moi!» Si Dominic Waughray est confiant, c’est parce qu’il observe que les rouages de l’économie – le système politico-financier – sont en train de changer. Et il ne parle pas des fonds de placement estampillés verts qui se constituent par opportunisme. Mais des grandes institutions officielles. Il prend l’exemple de la nomination récente de Mark Carney au poste d’envoyé spécial des Nations unies pour le climat. L’ancien banquier central canadien «est quelqu’un de très respecté et de très écouté, c’est un signal important», se félicite Dominic Waughray. L’ONU donc, mais aussi le FMI, les banques centrales, les grands investisseurs, les caisses de pension… Toutes ces entités vont tôt ou tard imprimer le rythme du changement.

Même les agences de notation s’y mettent. Moody’s a par exemple lancé cet automne le CTA, pour Carbon Transition Assessments. C’est un système de notes allant de 1 à 10 et qui permet d’évaluer le risque couru par une entreprise dans la transition en cours. Début novembre, Tesla s’est publiquement félicitée d’avoir obtenu un 1, la meilleure notation qui soit. C’est en quelque sorte une reconnaissance pour avoir contribué à faire de la voiture électrique un véhicule désirable. Désormais, un peu grâce à Tesla, tout constructeur digne de ce nom doit proposer de l’électrique dans sa gamme de produits.

« Il faut des leaders de ce mouvement. Si 20% de chaque secteur avance vers une économie zéro carbone, le reste va devoir suivre » selon Dominic Waughray, WEF

«Il faut des leaders de ce mouvement, reprend Dominic Waughray. C’est ce genre d’entreprises qui doivent être soutenues dans leur démarche. Si 20% de chaque secteur avance vers une économie zéro carbone, le reste va devoir suivre». Dans un autre domaine, il évoque Danone ou Ikea, deux entreprises très visibles et exposées, parce que directement confrontées au grand public.

La société civile et les groupes de pression, justement, sont-ils trop pressés? «Certaines activités sont hautement stratégiques et ne peuvent pas être abandonnées abruptement« , répond Suren Erkman. Total ne peut pas délaisser le fossile du jour au lendemain. « Ce serait se faire harakiri. En revanche, ils peuvent rapidement améliorer leurs procédés actuels, par exemple par la capture, le stockage ou la réutilisation du CO2». Il ajoute: «Les chaînes d’approvisionnement mondialisées sont extrêmement complexes. Il faut du temps pour les adapter».

Mais « celles qui ne commencent que maintenant sont clairement responsables d’avoir trop attendu « , ajoute Pierrette Rey, porte-parole de WWF Suisse. « Plus on attend, plus les mesures à prendre seront douloureuses». Pour autant, son organisation n’est pas toujours, comme on pourrait le supposer, dans la confrontation. «Cela dépend des entreprises, mais nous estimons qu’il est souvent plus efficace d’engager le dialogue et de nouer des partenariats». En Suisse, l’ONG a mis en place des programmes avec une dizaine d’entreprises, dont Coop, Migros, Emmi, Swisscom ou encore le groupe de restauration SV Group. «Nous conservons, précise Pierrette Rey, le droit absolu de critiquer publiquement le non-respect des engagements qui auraient été pris».

Des menaces sonnantes et trébuchantes

Mais la dénonciation ne suffit plus. L’environnement n’est plus un thème alternatif ou un moyen de préserver sa réputation. C’est devenu un enjeu économique et financier. Il y a même un chiffre pour cela : le coût des risques climatiques est estimé à 1000 milliards de dollars. Dépréciations d’actifs, assurances climatiques, tarification des émissions de CO2, mais aussi, plus directement, élévation des températures, dégâts sur des installations, sécheresses, inondations… La liste des menaces sonnantes et trébuchantes est désormais suffisamment longue pour convaincre les grandes entreprises de l’urgence de changer.

Le groupe suisse ABB, spécialiste de l’automatisation industrielle, est en bonne position pour observer la transition qui s’opère. «Presque 60% de notre chiffre d’affaires est lié à des équipements qui visent directement à réduire les effets sur l’environnement, par exemple pour améliorer l’efficacité énergétique de nos clients», commence par chiffrer Michael Cooke, responsable de la durabilité au sein du groupe. Pour ABB, l’écologie, ou plus précisément les économies d’énergie, c’est un argument de vente. «Nous convainquons nos clients que changer de modèle, réaliser des analyses de performance et mettre en place des processus de fabrication plus efficients, c’est économiquement intéressant. Et ça l’est encore davantage si l’on va plus vite que la réglementation», poursuit Michael Cooke.

«Nous pourrions en faire davantage, il faudrait aller plus vite, conclut-il. Tout le monde n’est pas prêt à entendre que la transition est vraiment lancée. Mais personne ne peut plus s’en cacher !»

Article paru dans le quotidien en ligne Le Temps (Genève).

Commentaire. On voit, dans ce plaidoyer pour une action concertée et volontariste pour préserver le climat, la patte de Davos. Le graphique en est une illustration puisqu’il a été publié par le World Economic Forum. La Suisse, avec son système bancaire encore très opaque contrairement à ce que les démocraties européennes croient, veut apparaître comme le bon élève qui donnera l’exemple aux autres pays de l’UE. La ville de Genève accueille diverses organisations onusiennes dont l’IPCC, la Suisse est donc à la première place pour être un acteur important de ce projet mondialiste consistant à rançonner le manant sous prétexte qu’il faut sauver le climat et au passage toutes les entreprises multinationales réaliseront de confortables bénéfices. Cet article est un très bel exemple de propagande que j’ai tenu à inclure dans mon blog, sans en avoir demandé l’autorisation à la direction du Temps, étant entendu que mon blog est gratuit et qu’en aucun cas je n’enfreins les règles admises par le milieu journalistique.

 

Brève. Le chantier de consolidation de la cathédrale Notre-Dame de Paris

C’est un fait unique qui démontre l’incroyable mauvaise foi des dirigeants politiques et de tous les parasites ignorants ou incohérents dans leurs décisions qui les entourent, je veux parler des écologistes : le chantier de consolidation de l’église emblématique – on n’en est pas encore au stade de la reconstruction en 5 ans comme l’a déclaré Macron – qui menace de tout simplement s’écrouler a été arrêté pendant près d’un mois car il y a une pollution alarmante avec des poussières de plomb alentour.

C’est un vrai foutage de gueule aussi incroyable que si on déclarait que les taux de radioactivité ou de je ne sais quoi d’autre sont trop élevés pour qu’un quelconque ouvrier puisse travailler sur ce chantier. Pendant des dizaines d’années la population parisienne a été soumise à des émanations de plomb provenant de l’additif, le plomb-tetra-éthyle, un puissant agent anti-cliquetis pour les moteurs à combustion interne, ajouté dans le carburant des véhicules automobiles et personne ne s’en est soucié jusqu’au jour où les compagnies pétrolières ont découvert une alternative lucrative qui permettait de s’affranchir de cet additif en le remplaçant par un produit oxygéné dont on ne connaît toujours pas l’innocuité. Il s’agissait d’un gros paquet de business à réaliser et dans la foulée, pour obtenir l’approbation des écologistes qui se sont fait prendre au piège – c’est leur attitude en général : si c’est écolo donc c’est bien – l’addition d’alcool produit à grand frais au détriment de denrées alimentaires essentielles pour de nombreux pays a atteint également le même résultat que celui de l’anti-cliquetis plombé. Ici à Tenerife le super sans plomb coûte 1 euro le litre et le super « vert » (avec alcool) coûte 1 euro 14, où va la différence ?

Aujourd’hui ces mêmes écologistes qui ont envahi toutes les sphères du monde politique tant en France qu’en Europe ont fait obstruction à la poursuite du chantier de Notre-Dame de Paris sous le prétexte totalement fallacieux qu’il y aurait trop de plomb pour que la sécurité des ouvriers du chantier soit assurée. De qui se moquent-ils ? Ce qui reste de cet édifice menace tout simplement de s’écrouler et il faudra non pas 5 ans pour restaurer cet édifice mais plutôt 50 ans … en étant optimiste. Finalement je hais ces écologistes qui s’insinuent dans tous les domaines de la politique, de la science et de la société alors que ce sont, globalement, des ignorants qui dans la majorité des sujets abordés ne savent pas de quoi ils parlent. On ne peut pas mélanger la politique, l’idéologie et la science, c’est incompatible.

Et puisque j’ai mentionné les automobiles pendant de nombreuses années les équipementiers de l’industrie automobile ont fourni des garnitures de frein et des disques d’embrayage fabriqués avec de l’amiante. Dans toutes les grandes villes les habitants respiraient des poussières chargées de micro-particules d’amiante. Qui s’en est soucié ? Personne, car s’attaquer au puissant lobby de l’industrie automobile était un sujet hautement politique. Depuis les équipementiers ont trouvé des alternatives à l’amiante. Sont-elles moins nocives que l’amiante ? Nul ne le sait. Et enfin les micro-particules provenant de l’usure des pneumatiques ne semble pas vraiment inquiéter ces mêmes écologistes alors qu’elles sont potentiellement cancérigènes puisque la matière constituant les pneus contient des produits carbonés poly-cycliques. Sauver la cathédrale Notre-Dame de Paris de la ruine est une chose, se préoccuper de quelques micro-grammes de plomb en plus ou en moins en est une autre.