Agriculture industrielle « renouvelable » : le cas de l’huile de palme.

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Les Organisations non gouvernementales écologistes défendent l’environnement, la préservation des écosystèmes et le climat et l’une de leurs marottes est la déforestation provoquée par les grandes cultures vivrières et industrielles. Des pays comme le Brésil, le Cameroun mais aussi l’Indonésie sont dans le collimateur de ces organisations qui prônent un peu tout et n’importe quoi pour sauver la planète. Le cas de l’huile de palme est exemplaire de leurs argumentations démagogiques et fausses. Partant du principe que détruire des forêts pour planter des palmiers à huile entraine une directe augmentation du CO2 atmosphérique puisque le « puits » de CO2 que constitue une forêt est alors détruit est un faux argument. L’huile de palme est constituée en poids de 83 % de carbone et un hectare de plantation produit en moyenne 3,8 tonnes d’huile par an, soit une capture ce carbone de 3,15 tonnes de carbone chaque année outre la croissance des troncs et la production péri-annuelle de feuilles. Je défie un quelconque biologiste de soutenir qu’une forêt tropicale puisse atteindre une telle efficacité de capture de carbone et ce d’autant plus que le bois mort produit de manière continue est lui-même un source de CO2 et aussi de méthane lors de sa décomposition !

Ces mêmes organisations avancent un autre argument tout aussi fallacieux : la préservation des écosystèmes et en particulier des orangs-outans. Encore une propagande mensongère ! En effet, la très grande majorité des plantation de palmiers se trouvent dans des plaines ou des profils topographiques légèrement vallonnés afin que les camions puissent atteindre facilement les lieux de récolte. Or ces grands singes vivent dans des régions montagneuses mais ces ONGs omettent de mentionner ce détail, ça s’appelle de la désinformation, on pourrait dire une « fake news ».

L’huile de palme est utilisée dans de nombreux domaines alimentaires et industriels, depuis les résidus cellulosiques du pressage converti en combustible « bio » et exporté, jusqu’aux additifs alimentaires mais aussi en cosmétique, dans certains lubrifiants industriels et enfin comme bio-diésel dans certains pays d’Europe ou encore à Singapour. Conclusion : les organisations écologistes manipulent l’opinion publique en avançant de faux arguments issus d’une idéologie qui n’est basée sur aucune évidence scientifique.

Inspiré d’un article paru sur le site The Conversation

USA : Les cafouillis de l’éthanol

L’éthanol-carburant c’est renouvelable, c’est vert, c’est écolo, sauf que …

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Comme tout bon vendeur Donald Trump adore dire à son auditoire ce qu’il désire entendre. La semaine dernière au cours d’un meeting électoral dans l’Iowa Trump a nourri les agriculteurs avec le bon fourrage électoral qu’ils désiraient. Il a même reconnu qu’il avait tenu exactement les propos que les fermiers désiraient entendre. Selon le Wall Street Journal :

« Mon administration protège l’industrie de l’éthanol, OK ? C’est ce que vous voulez entendre » avec toute la candeur politique de mise. Il a révélé que son administration allait autoriser la vente toute l’année de carburant contenant 15 % d’éthanol (E15). Le « Clean Air Act » détermine les règles relatives aux teneurs en éthanol des carburants pour automobiles et le E15 n’était pas autorisé durant les mois d’été car il provoque de la pollution. La plupart des mélanges ne contiennent que 10 % d’éthanol (E10).

L’éthanol-carburant est un cafouillis obscur qui profite uniquement aux gros fermiers produisant du maïs, aux raffineurs et à personne d’autre. Depuis sa création dans les années 1970 l’addition d’éthanol avait été pensée pour alléger les effets des crises sur le marché du pétrole et des milliards de dollars ont été investis dans cette filière. Les subventions gouvernementales sont une politique caractéristique de la « carotte et du bâton » qui modifie les comportements et provoque une distorsion du marché. Pendant des années les stations-service ont bénéficié d’exemptions de taxes pour installer des pompes pour distribuer du biodiesel ou du E15. Résultat des courses le maïs qui est une denrée utilisée dans un grand nombre de préparations alimentaires et aussi pour nourrir les animaux, est détourné par les subventions gouvernementales pour produire du biocarburant. En 2000 environ 6 % de la production américaine de maïs était transformée pour produire de l’éthanol, aujourd’hui ce sont 40 % des récoltes qui sont utilisées pour produire du carburant au lieu d’être utilisées comme aliments.

L’éthanol du maïs permet seulement un gain en termes d’énergie de 30 % par rapport à celle consommée pour le produire selon l’industrie de l’éthanol du maïs (on pourrait dire le lobby) alors que le Docteur Walter Youngquist, Ph.D., titulaire honoraire de la chaire du Département de géologie à l’Université de l’Orégon à Portland a déclaré il y a quelques années que, je cite : « l’éthanol-carburant constitue une perte nette en énergie : il faut 70 % de plus d’énergie pour le produire que l’énergie obtenue à partir du produit final lui-même« . Et le gasoil produite à partir des rafles de maïs, le « biocarburant cellulosique », est pire que l’essence de pétrole pour l’environnement. Une étude financée à hauteur de 500000 dollars par le gouvernement fédéral et publiée dans le journal Nature Climate Change a montré que les biocarburants produisent 7 % de gaz à effet de serre de plus que les carburant conventionnels à base de pétrole. Détourner l’usage du maïs comme aliment pour produire de l’éthanol réduit arithmétiquement l’offre d’aliments et le prix de la nourriture pour les animaux d’élevage s’en trouve augmenté avec comme répercussion une augmentation des prix de la viande, du lait, du beurre, des oeufs et de bien d’autres aliments essentiels. Les terres agricoles servent à produire de l’éthanol et par conséquent le prix des aliments augmente. De plus l’éthanol provoque une usure prématurée des moteurs de voitures et réduit le kilométrage parcouru de 5 à 7 % par rapport à l’essence 100 % pétrole.

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Une étude datant de 2011 de l’EPA (Environmental Protection Agency) a clairement montré que le E15 rejette des quantités plus importantes d’oxydes d’azote, d’oxydes de soufre, de particules et d’ozone que l’essence traditionnelle. C’est l’une des raisons pour laquelle le E15 n’est pas autorisé l’été. De plus le Professeur John DeCicco a présenté devant le Congrès en 2016 ses travaux qui indiquent qu’en réalité les biocarburants rejètent plus de CO2 dans l’atmosphère que les carburants traditionnels. Dans ces conditions l’annonce faite par Trump la semaine dernière quant à l’autorisation par l’administration du E15 toute l’année, une décision qui va à l’encontre des décisions du Congrès et est donc non conforme à la Constitution – mais ça ne dérange apparemment plus personne – et qui est de surcroit fiscalement désastreuse et préjudiciable à l’environnement se révèle finalement conforme à un certain collectivisme qui redistribue la richesse de manière massive.

Les fermiers votent républicain, crient qu’ils haïssent le socialisme sauf quand un certain socialisme démagogique remplit leurs poches. Et pendant ce temps-là nous nous appauvrissons tous parce que la nourritures devient plus coûteuse comme les voitures et les carburants et la planche à billets fonctionne à plein régime pour enrichir une élite de bandits.

Source : theburningplatform.com via ZeroHedge, illustration : ZeroHedge et une pompe à essence en Europe

Commentaire. On peut se poser des questions sur la justification de la production d’éthanol à partir de maïs aux USA mais également en Europe à partir de betteraves. J’ignore à ce sujet quels sont les volumes de betteraves déviées de leur utilisation première pour produire de l’éthanol. Certes la betterave sucrière ne se mange pas, encore qu’elle peut servir d’aliment pour le bétail. Mais la production de sucre à partir de canne est plus logique puisque justement la canne à sucre ne peut pas être proposée à des ruminants comme aliment. Peut-être que des zébus courageux pourraient s’en contenter mais je n’ai jamais vu de zébus égarés dans un champ de canne à Marie-Galante et festoyer en broutant de la canne. Que le Brésil soit le premier producteur d’éthanol « vert » se comprend car la canne pousse comme de la mauvaise herbe mais que les gouvernements dont celui des USA incitent les agriculteurs à produire du maïs pour alimenter la filière carburant « vert » me paraît être une aberration totale. Obama a largement contribué à cette promotion mais je ne ferai aucun commentaire à ce sujet de peur d’être taxé d’anti-américanisme primaire et allez savoir de raciste. Je ne pense pas que le lobby écolo ignore les faits présentés par Bob Livingston auteur de cet article.

Les errements de la très technocratique Commission Européenne : l’éclairage domestique

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Après avoir interdit les lampes à filaments incandescents, l’invention de Thomas Edison, l’Union Européenne a récidivé dans le genre en interdisant depuis le premier septembre 2018 les lampes à halogène qui avaient pourtant été promues lors de leur apparition pour économiser de l’énergie. Force est de constater que la Commission Européenne, nid de lobbystes reconnu, veut s’occuper de la vie quotidienne de tous les Européens dans ses moindres détails. Les arguments sont clairs : il faut convertir tous les éclairages en LEDs (Light Emissing Diodes) pour une raison très simple. Les LEDs nécessitent un cinquième de l’énergie consommée par une lampe à halogènes pour une intensité lumineuse équivalente. Or la consommation électrique des ménages et des bâtiments représente dans le monde une empreinte carbone supérieure à celle combinée de tous les bateaux et de tous les avions circulant autour de la planète à un instant t et l’éclairage contribue pour 15 % de cette consommation électrique.

Les LEDs sont des équipements basse-tension et la qualité de l’éclairage dépend de la nature du circuit électronique situé à l’intérieur de l’ampoule ou du tube puisqu’il existe aujourd’hui des tubes-LED qui ressemblent à s’y méprendre au bon vieux « tube néon » à décharge électrique haute tension. Mais il y a un problème avec les LEDs. Comme les lampes fluorescentes à décharge la lumière émise par ces LEDs vacille plus ou moins selon la qualité du circuit électronique fournissant le courant basse-tension d’alimentation. La fréquence de ce scintillement est de 100 Hz et il est inhérent à la qualité du circuit électronique de modulation de la fréquence du courant d’alimentation. En d’autres termes la LEDs émet 100 brefs éclats de lumière par seconde et il est donc invisible car trop rapide mais qu’en est-il au niveau du cerveau qui traite les informations en provenance des yeux ?

De nombreuses personnes étaient indisposées par l’éclairage fluorescent et ressentaient des maux de tête et c’est à la suite de cette constatation que la qualité des ballasts magnétiques des tubes néon a été améliorée pour réduire ce scintillement. Ces ballasts ont été progressivement remplacés après leur interdiction en 1990 par des ballasts électroniques qui réduisent considérablement ce scintillement mais pas totalement. La situation pour les LEDs est à peu près identique mais il existe déjà des éclairages à diodes dont le scintillement est très réduit.

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Comment savoir si les LEDs dont vous avez équipé les lampes de votre maison sont de bonne qualité ? C’et très simple ! Demandez à votre enfant de jouer avec son fidjet – presque tous les enfants en ont au moins un – éclairé par une LED. Si vous voyez que le fidjet tourne dans le sens contraire de celui qui lui a été imprimé, un peu comme les roues d’une diligence dans les films de western qui semblent tourner en sens inverse du déplacement de la diligence, alors la lampe LED scintille trop. Bien que ce scintillement soit imperceptible il peut provoquer des maux de tête et parfois d’autres inconvénients comme par exemple des insomnies. Alors plutôt que d’interdire les lampes à basse consommation d’énergie à halogènes et contenant parfois des traces de mercure, la Commission Européenne ferait oeuvre de protection de la santé des personnes en exigeant un étiquettage spécifiant le niveau de scintillement des lampes à LEDs, l’éclairage des lampes à halogènes étant justement de bien meilleure qualité – comme les lampes classiques à filament incandescent – que celui des LEDs.

Sources et illustrations : The Conversation et The Guardian

La transition énergétique écologique et solidaire (française) qu’en est-il au juste ?

La transition énergétique écologique et solidaire (française) qu’en est-il au juste ?

Ce billet s’appuie sur des données publiques relatives à la consommation d’énergie primaire en France, reprises et documentées dans un rapport de la Cour des Comptes du 18 mars 2018 (voir les liens en fin de billet) et il n’y a aucune invention de mon fait. La didactique du gouvernement français emmenée par inénarrable laryngophoniste hélicoptérique et cautionnée par le Président de la République, digne représentant du Club de Bilderberg et du Forum de Davos, en d’autres termes le délégué des puissances financières occultes qui voient dans le changement climatique une opportunité de récolter le maximum d’argent, a donc inventé une sorte de pamphlet dans le titre annonçant sa politique énergétique future, la transition énergétique écologique et solidaire.

Et il est intéressant d’en détailler le sens mot après mot. Tout d’abord le terme transition est révélateur. Pour un biologiste que je fus on parlait des transitions conformationnelles des protéines, un changement de structure, et il me paraît judicieux d’utiliser cette définition. Le choix de cette définition se justifie par le fait que le projet du gouvernement français ne tenant aucun compte des expériences du même types tentées dans des pays européens comme l’Allemagne consiste à diversifier les sources d’électricité et uniquement d’électricité car pour le reste de la consommation d’énergie primaire c’est une toute autre histoire comme nous le verrons plus loin. En France quiconque parle d’électricité sous-entend uranium puisque près de 80 % de cette forme d’énergie est produite par le parc électro-nucléaire qui utilise ce métal comme source d’énergie primaire. Cette énergie ne rejette aucun vilain gaz à effet de serre, « perturbateur endocrinien » du climat.

Passons au mot écologique avant de revenir au mot énergétique. Puisque je viens de rappeler que la France est une exception mondiale dans le domaine de la « propreté » de sa production d’électricité vis-à-vis du climat, il fallait bien que le gouvernement français, pétri d’idéologie « écolo », ajoute ce terme car son programme doit satisfaire les fantasmes malthusiens d’organisations comme Greenpeace (Hulot et Macron sont-ils encartés auprès de cette organisation ?) qui depuis le début de son existence a choisi comme objectif de voir la planète entière débarrassée d’uranium, surtout pour l’usage civil car l’uranium militaire, lui (leurs) échappe toujours et pour encore bien longtemps, je le crains. Pour le laryngophoniste l’électro-nucléaire n’est donc pas écologique par définition (selon Greenpeace) et il faut donc en réduire l’importance dans le « paysage » électrique français à commencer par la fermeture de la plus vieille installation, la centrale électrique de Fessenheim qui a pourtant reçu l’autorisation de l’Autorité de Sureté Nucléaire, organisme indépendant et d’EDF et des politiciens, de fonctionner encore dix ans renouvelables en raison des remarquables conditions de sureté de cette installation.

Ce mot écologique n’apparaît donc pas comme un cheveu sur un plat de lentilles, il est sciemment introduit dans cet énoncé pour plaire à tous les bobos férus d’écologie et qui ne connaissent que ce que les médias leur ressassent sur ordre du gouvernement. On ne peut que déplorer que 75 % des Français aient une opinion favorable du Ministre d’Etat laryngophoniste en charge de cette transition écologique.

Le gros morceau de ce libellé est le mot énergétique. Je rappèle que selon le rapport de la Cour des Comptes l’électricité représente en France 24,7 % de la consommation d’énergie finale en France (19 % de l’énergie primaire utilisée dans le pays). Le reste de l’énergie primaire et/ou finale se répartit entre les énergies renouvelables, 12,8 %, surtout les ordures ménagères brûlées pour produire de l’électricité, un tout petit peu, de la chaleur seulement l’hiver, et de l’alcool, une aberration morale car l’alcool est produit au détriment de l’alimentation, et les énergies carbonées fossiles : 68,2 %.

En d’autres termes plus des deux tiers de toute l’énergie utilisée en France est d’origine carbonée fossile entièrement importée ! Il faut acheter cette énergie avec des dollars dont la Banque de France ne dispose plus dans ses réserves car le déficit du commerce extérieur du pays est chroniquement déficitaire, intéressant, n’est-il pas ?

Puisque le gouvernement français parle de transition énergétique de qui se moque-t-il quand il décide de fermer des centrales nucléaires ? À l’évidence l’énergie nucléaire n’est pas le problème urgent à résoudre, d’ailleurs il n’y a pas de problème contrairement à ce qu’insinuent ou déclarent les écologistes. Les déchets nucléaires de haute activité peuvent tout simplement être vitrifiés et largués dans une fosse sous-marine du fond de laquelle ils iront un jour, dans quelques dizaines de millions d’années, se diluer dans le magma du manteau terrestre par subduction si naturellement le « machin » onusien autorise les nations à se débarrasser de leurs déchets nucléaires de cette manière. D’ailleurs je parie non pas un kopeck mais 1000 euros que cette décision sera prise d’un commun accord d’ici deux ou trois décennies.

Le vrai problème – à 68 % – ce sont les combustibles fossiles carbonés brûlés en France et ses dépendances territoriales disséminées dans le monde.

Comme le soulignait le rapport de la Cour des Comptes un tiers des combustibles fossiles est utilisé pour le transport, un autre tiers pour le chauffage domestique et le reste par l’industrie. La promotion du chauffage domestique électrique n’est plus à l’ordre du jour en raison de l’obstruction des écologistes (allergiques à l’uranium) depuis l’administration Sarkozy qui voulait flatter l’électorat « pastèque ». Que je sache la France ne produit plus de gaz naturel (le gisement de Lacq est fermé) malgré le fait que l’USGS considère qu’il existe des ressources très importantes de gaz de roche mère dans le sud de la France, du même ordre de grandeur que celles de la Pologne en passe d’être exploitées commercialement. Mais l’interdiction d’exploiter cette ressource domestique a été inscrite dans la loi sous la pression de ces mêmes écologistes qui n’en sont pas à une erreur d’appréciation près.

Je le répète ici les deux réacteurs de Fessenheim suffisent pour recharger chaque jour au moins 400000 véhicules automobiles électriques, en gros un centième du parc automobile français. Alors que le gouvernement encourage la production de véhicules électriques par les entreprises françaises il est opportun de se demander comment il sera possible de recharger ces derniers si toutes les « vieilles » centrales nucléaires sont condamnées à la casse prématurément malgré le fait qu’elles peuvent être utilisées sans incidents durant encore au moins 40 ans.

Voilà pour le volet écologique : un tissu de contradictions !

Reste la cerise sur le gâteau, le mot « solidaire« . Les Allemands ont appris à leurs dépens ce que signifiait ce qualificatif : ce sont tout simplement des augmentations presque astronomiques du kWh pour assurer le financement des « énergies vertes » et des taxes tant sur le gaz naturel (importé) que sur les carburants. De plus les contribuables allemands sont mis à contribution, comme le nom l’indique, pour soutenir l’industrie de telle sorte que l’électricité et les combustibles fossiles restent compétitifs pour cette dernière. Le programme démesuré de la transition énergétique à l’allemande n’a même pas permis de réduire les émissions de carbone et de ce fait l’ensemble de la population du pays s’appauvrit pour satisfaire les délires des Verts. La solidarité c’est vraiment beau et vraiment tentant, surtout pour un ministre !Voilà ce qu’a décidé d’imposer au Français l’ubuesque Hulot …

Il reste une inconnue dans ce paysage énergétique et elle est de taille. Si le climat venait à se refroidir comme le prédisent de plus en plus de scientifiques de très haut niveau quelle sera la situation énergétique de la France, mais pas seulement de ce pays qui est connecté électriquement à ses voisins européens, de quelle manière les politiciens actuellement au pouvoir ont-ils envisagé une telle éventualité, et l’ont-ils un instant effleuré ? Il est révélateur que la CIA se soit récemment penchée sur ce problème et il explique peut-être la raison pour laquelle les USA veulent à tout prix contrôler les ressources mondiales des énergies fossiles, que la Chine et la Russie (et accessoirement le Japon) développent à marche forcée l’énergie nucléaire, seul salut pour l’ensemble de l’humanité. On ne peut que constater que le gouvernement français a choisi une option en totale contradiction avec un ensemble d’évidences indiquant que celle-ci va mener l’économie française vers la catastrophe. « Bienvenue dans un monde meilleur », tel était l’adage de Rhône-Poulenc, sponsor de Hulot quand il bafouillait dans son laryngophone à bord de son hélicoptère …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/04/24/energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-jete-un-pave-dans-le-marigot/

https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-04/20180418-rapport-soutien-energies-renouvelables.pdf

Transition énergétique : les effets secondaires en Allemagne …

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Une information dont les grands médias main-stream ne disent pas un mot et qui est particulièrement significative de la politique insensée de transition énergétique est la détresse de plus en plus répandue de la « pauvreté énergétique » des citoyens allemands. C’est un phénomène de société dans le pays le plus riche d’Europe qui traduit bien l’incohérence des décisions prises par les politiciens poussés le dos au mur par le parti écologiste de l’Allemagne. À la suite de l’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daiichi l’Allemagne s’est lancée à grands frais dans la reconversion de son énergie nucléaire en moulins à vent. Pour atteindre ce but le prix de l’énergie électrique a plus que doublé en quelques années sans parler des investissements pharaoniques qui ont parallèlement contraint les énergéticiens à maintenir des centrales ultra-polluantes brûlant du charbon de mauvaise qualité pour pallier aux intermittences des énergies dites « renouvelables ».

Résultat de cette lubie : plus de 300000 foyers allemands ne peuvent plus payer leur note d’électricité et plus de 60000 n’ont également pas pu payer leur note de gaz naturel provenant de Russie en plein milieu de l’hiver. On ne va tout de même pas incriminer les Russes ! Seul le quotidien Spiegel a mentionné cette situation à demi-mots car ça fait désordre. En dépit du fait que l’Allemagne a installé tellement de moulins à vent et de panneaux solaires dont la puissance nominale est suffisante pour assurer l’alimentation électrique de tout le pays par jour de grand soleil et de bon vent, le pays n’a pas été capable depuis le début de ce programme extravagant de transition énergétique de réduire d’un gramme ses émissions de carbone sans parler ici de la pollution …

Ça s’appelle aussi la transition de la justice sociale : les grandes compagnies impliquées dans cette transition énergétique s’en mettent plein les poches sur le dos des contribuables et des consommateurs d’énergie mais les pauvres et les un peu moins pauvres sont les laissés pour compte du rêve écologiste démesuré allemand. Voilà ce à quoi doivent se préparer les Français dès les toutes prochaines années au nom du sauvetage du climat. Du grand n’importe quoi !

Source : blog de Pierre Gosselin, illustration : Spiegel du 26 mai 2018

Brûler du bois pour réduire l’empreinte carbone est un pur non-sens

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Dans le paquet du programme de transition énergétique écologique, renouvelable et solidaire mis en place par le gouvernement français devant tenir compte des exigences de l’accord de Paris relatif au sauvetage du climat le volet chauffage domestique a été abordé et la solution trouvée pour émettre zéro carbone consiste à chauffer les maisons individuelles avec du bois plutôt que d’utiliser du gaz qui enrichit les méchants Russes ou Qataris ou du gasoil qui enrichit les méchants émirs pourvoyeurs de fonds vers les mosquées fondamentalistes européennes. Dans l’esprit étriqué des écologistes l’empreinte carbone du bois est égale à zéro et pourquoi pas utiliser aussi du bois pour produire de l’électricité comme par exemple dans la centrale électrique de Gardanne dans le sud de la France. Tout paraît à première vue sensationnel et comme de plus la France compte dans ses doux paysages de nombreuses forêts mal exploitées autant puiser dans ces dernières pour réduire l’empreinte carbone.

Seulement il y a un gros problème : les écologistes, le laryngophoniste en charge de cette transition en tête, ont mal fait leurs calculs ou plutôt n’en ont pas fait du tout et se sont lançé tête baissée et les yeux bandés dans ce projet y compris d’ailleurs la Commission Européenne et en son temps le Sieur Obama aux USA.

Utiliser du bois pour se chauffer ou produire de l’électricité est tout simplement un non-sens en termes d’empreinte carbone. C’est ce qu’a démontré une équipe de scientifiques américains dirigée par le Docteur John D. Sterman du MIT. Utiliser du bois ou d’autres « bio-combustibles » en lieu et place du charbon ou du gasoil est loin d’être neutre en termes de carbone. En tenant compte de tout le processus de valorisation du bois, depuis l’abattage, la transformation en briquettes ou en granulés, le transport, le stockage et la distribution, ce bois finalement utilisé comme combustible rejette plus de CO2 que le charbon pour la production d’électricité ou le gasoil pour le chauffage domestique. De plus les rendements tant pour la production d’électricité que pour le chauffage sont inférieurs à ceux obtenus avec le charbon.

Un autre point qui a été cavalièrement passé sous silence par les écologistes est l’introduction d’une « dette de carbone », conséquence directe de l’abattage des arbres. En effet pour qu’une forêt retrouve sa pleine efficacité de fixation de CO2 atmosphérique il faut attendre entre 30 et 100 ans, trente ans pour un feuillu ou un résineux à croissance rapide et jusqu’à 100 ans pour un chêne ! Et quand cette dette aura été « payée » par la croissance des arbres du CO2 supplémentaire se sera accumulé dans l’atmosphère. Il en est de même pour toutes les autres biomasses végétales considérées et pas seulement le bois. En conclusion il est plus judicieux de ne pas toucher aux forêts si on veut sauver le climat et d’abandonner toute idée d’utilisation d’une quelconque biomasse pour produire de l’énergie thermique ou électrique !

Il est ici opportun de rappeler que ces mêmes écologistes français ont mis à mal et détruit des plantations expérimentales de peupliers rendus stériles par modification génétique dans des laboratoires de l’INRA au nom du sauvetage des écosystèmes naturels. Des années de travaux ont été réduits à néant malgré le fait que ces arbres destinés à produire du papier poussaient environ 30 % plus vite que des peupliers fleurissant chaque année. On ne peut que constater en rappelant ces faits que les écologistes n’en sont pas à une approximation près et qu’ils se contredisent souvent dans leur idéologie surranée sinon totalement stupide : détruire des écosystèmes et la biodiversité pour se chauffer, n’est-ce pas encore une aberration de leur part ?

Source : https://doi.org/10.1088/1748-9326/aaa512 , illustration vue de la forêt de Brocéliande trouvée sur internet.

Union Européenne : un pas de plus vers le totalitarisme

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Le Parlement et la Commission européens préparent une loi (et non pas une directive) qui devra être immédiatement appliquée par tous les Etats et cette loi, encore une fois, prouve que l’Europe est sous l’emprise d’idéologues totalement déconnectés de la réalité quotidienne. Après le pain, le café et les pommes de terre frites supposés contenir de l’acrylamide représentant un danger pour la santé c’est maintenant le tour de toutes sortes de petits ustensiles en matière plastique qui vont être définitivement bannis de la vie quotidienne. Les écolos du Parlement et le lobby du même nom très actif autour de la Commission tous derrière Monica Frassoni (parti vert européen) veulent que soient interdits les pailles pour boire un soda, les coton-tiges, les petits ustensiles pour mélanger le café, les verres et les assiettes en plastique pour les pick-nick mais également ces mêmes accessoires utilisés dans les fast-food ainsi que les tasses à café en plastique.

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Les partis écolos adossent leur décision sur le fait que près de 90 % de la pollution des océans avec des résidus de plastiques proviennent de ces quelques dix accessoires. Les autres arguments avancés par ces activistes empêcheurs de tourner en rond sont tous aussi spécieux les uns que les autres : éviter l’émission – pour l’Europe seulement – de 3,4 millions de tonnes de carbone. Puis éviter des dommages environnementaux qui s’élèveront en 2030 à pas moins de 22 milliards d’euros. On est en droit de se demander comment une telle évaluation a bien pu être réalisée. Et enfin, pour faire passer la pilule « verte » auprès du public, une économie pour les consommateurs de 6,5 milliards d’euros, ah bon ! et comment ? Le prétexte invoqué est la profusion de déchets de plastique dans les océans qui met en danger la « biodiversité halieutique. Or l’Europe est un bon élève en la matière, ce prétexte est donc injustifié. La loi ne devrait être finalisée qu’en 2020 ou 2021 car il faudra mettre au point des alternatives et les industriels impliqués dans l’alimentation et divers autres secteurs devront s’adapter à cette nouvelle exigence. Paradoxalement ces mêmes industriels soutiennent cette initiative et c’est bien compréhensible : les produits de remplacement seront plus coûteux pour le consommateur ! À croire que le lobby écolo travaille pour les industriels … Les Anglais, gros consommateurs de tous ces produits, ont tout à fait raison de quitter l’Europe et ses lois tyranniques voire totalitaires …

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Mais qu’en sera-t-il des préservatifs, faudra-t-il aussi les interdire et revenir au bon vieux condom en vessie de porc ? Il est vrai qu’une telle mesure serait bénéfique pour la natalité déclinante de l’Europe. Et puis il y a aussi les garnitures périodiques, revenir à la bonne vieille serviette hygiénique qu’on lave et qui est donc recyclée est infiniment plus écolo. La Commission Européenne a décidé depuis déjà de nombreuses années de tout régenter, les Européens vont devenir des zombies pauvres, sous l’emprise d’un système totalitaire qui régentera tout de la vie privée, tant les lois et les taxes les paupériseront !

Sources : Associated Press et http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-3927_en.htm Note. Straw = paille, billion p. a. = milliards par an