L’arrêt de mort d’EDF est signé

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Finalement le Ministre d’État (rien que ça !) chargé de la « transition écologique et solidaire » a signé l’arrêt de mort d’EDF. Deuxième de la hiérarchie gouvernementale après le Premier Ministre, cet individu dont l’opportunisme ne fait de doute à personne a donc repris mots pour mots les engagements pris à la sauvette par décret le 8 avril 2017 (décret 2017-508) par une autre opportuniste toute aussi incompétente que lui, je veux parler de Mademoiselle Ségolène, l’ex de l’ex-président. Il y a moins d’une semaine je relatais le Plan Macron (lien) de transition énergétique qui, chiffres à l’appui, n’est qu’une fanfaronnade électoraliste car il faut encore rassurer les Français allergiques à l’uranium avant les élections législatives. De Gaulle et Mesmer avaient une vraie vision de l’indépendance énergétique, du moins électrique, de la France en mettant en place un plan colossal d’équipement électronucléaire français qui fit (et fait encore) l’admiration du monde entier et qui fut financé par les contribuables (dont je fis partie) pour former un patrimoine industriel sans équivalent dans le monde.

Nicolas Hulot, faisant fi des réalités du monde moderne, a donc repris les thèses chères aux écologistes de tout poil, diminuer la part du nucléaire dans la production d’électricité française sans se demander un instant par quoi elle va être remplacée de manière fiable afin de garantir une sécurité nationale. L’exemple catastrophique de « transition énergétique » allemande qu’il a pourtant sous les yeux ne lui aura pas servi de leçon. Ce triste individu dont la notoriété fut financée par le plus grand groupe chimique d’Europe – à l’époque de ses reportages tonitruants en hélicoptère – a assis sa nouvelle fonction par je ne sais quel truchement de copinages obscurs. Il est tout simplement scandaleux de laisser libre cours à un tel pouvoir de malfaisance. Le nouveau président aurait eu beaucoup plus de crédibilité en nommant à un poste moins pompeux – disons tout simplement Ministre de l’Energie – un technicien connaissant le B-A BA de cette discipline dont dépend le développement économique.

Chers lecteurs contribuables et consommateurs d’énergie électrique, attendez-vous à des augmentations substantielles de vos notes d’électricité (et de gaz) dans les prochaines années que vous paierez tous par solidarité avec l’incurie gouvernementale. Cette affaire me rappelle celle de l’idiot à qui on montre la Lune de la main : il regarde le bout du doigt de l’observateur et continue à lui demander où se trouve la Lune. En d’autres termes Hulot ne fait qu’abonder dans les thèses écolos les plus radicales et les plus ringardes pour cultiver sa personnalité d’ex présentateur de télévision sans se soucier un seul instant de l’avenir du pays. Je serai mort avant d’assister au désastre annoncé d’une mort certaine d’EDF qui fut et est encore le plus beau fleuron industriel de la France et à qui cet énergumène de foire va confier la construction de moulins à vent à grands frais. Je n’ai que mon blog et mes larmes pour pleurer …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/05/15/le-plan-macron-de-transition-energetique-une-utopie/

Les manifestations « pour le climat » aux USA : quelle bouffonnerie !

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Je n’ai pas besoin de rappeler à mes lecteurs que je fais partie de ceux qui doutent sérieusement – arguments scientifiques basiques à l’appui – de ce qu’il est coutume d’appeler le réchauffement climatique global d’origine anthropique. Et ce qui se passe depuis maintenant une semaine dans les rues et le Mall à Washington est une caricature évidente de l’inquiétude de tous les scientifiques (ou auto-déclarés comme tels) vis-à-vis de la politique du Président Donald Trump relative au climat. En effet, nombre de ces parasites se nourrissant dans la mangeoire climatique ont peur pour leur avenir car ils risquent bien de ne plus avoir un dollar pour continuer leurs pseudo-recherches. Et ce sera très bien ainsi. Depuis plus de 20 ans toute cette recherche vaine est basée sur des mensonges, des truquages de données, des manipulations scandaleuses, une propagande tout aussi éhontée, pour au final en arriver dans quelques années au constat lapidaire et sans appel : le climat ne se réchauffe plus et il fait de plus en plus froid !

Il faut donc se poser la question de fond : qui manipule ces foules protestataires ? À n’en pas douter un instant les ONGs très puissantes comme le Sierra Club, le WWF et Greenpeace sont derrière cette machination qui a pour but de discréditer le Président, lui qui a osé placer au Département d’Etat Tillerson, ex-CEO d’Exxon. Pour eux c’est presque une insulte frontale. L’illustration tirée du blog d’Anthony Watts est là pour prouver que ces ONGs manipulent l’opinion publique en réalisant un amalgame entre le futur, la foi (mais si, mais si), la vérité, la justice et la préservation de Gaïa. Il est inutile d’épiloguer, il ne s’agit plus de science stricto sensu mais bien de politique de mauvaise qualité …

Note : demain lundi pas de billet, je serai dans l’avion au dessus de la Sibérie.

La couleur des écolos

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Je ne parle pas d’écologie telle qu’elle est appréhendée dans les hautes sphères dirigeantes, je pense à la famille royale d’Angleterre et au Prince Charles, au Club de Bilderberg, à Al Gore ou encore à la Banque Mondiale, mais à l’homme de la rue, le simple quidam comme tout un chacun qui s’est laissé endoctriner par des activistes de l’ombre, dûment payés par le Deep State pour répandre la propagande climatique, que ce soit la presse main-stream ou les chaines de télévision ou encore des publications qui n’ont de scientifique que la sophistication de leurs mensonges.

Aujourd’hui cette propagande monstrueuse fait que si on n’est pas écolo alors on est fasciste, complotiste, négationiste d’extrême droite, en un mot un être malfaisant qu’il faut éliminer comme l’Inquisition a éliminé Giordano Bruno. Il est de bon ton d’être écolo et sympathisant communiste comme le montre cette photo prise du balcon de mon modeste logement au centre du centre-ville de Santa Cruz de Tenerife il y a quelques jours. La couleur de l’écologie c’est comme une pastèque, c’est vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur mais les vrais écolos, ceux qui manipulent tous ces gogos qui n’y comprennent rien, ce sont les groupes de pression qui ne sortent pas de leurs châteaux, de leur loft avec vue sur Central Park ou de leurs yachts de luxe. Ils engrangent méthodiquement les bénéfices de leurs propagandes sur le dos de tous ceux, les consommateurs anonymes, qui se sont fait piéger par des politiciens qu’ils ont élu et qui sont vendus à leur cause. Triste scène très caricaturale prise au hasard avec mon modeste Fuji X10, objectif 28 mm, 10 M pixels.

L’oxyde de titane cancérigène ? Encore du « séralinisme » à l’INRA !

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Ci-dessous j’ai « copié-collé » un article paru le 23 janvier 2017 dans le très respectable quotidien économique Les Echos sous la plume de Joël Cossardeaux dont je ne mets nullement en doute ici les qualités professionnelles bien que ce document m’ait vivement interpellé. Il s’agit de la prétendue toxicité de l’oxyde de titane. Voici l’article (illustration pêchée dans Les Echos) et je ferai quelques commentaires en fin de billet.

L’INRA en alerte sur l’effet d’un additif alimentaire

Une étude de l’institut relie absorption de dioxyde de titane et développement de lésions précancéreuses chez les rats.

C’est une expérience dont 4 des 11 rats mobilisés pendant cent jours par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) ne sont pas sortis indemnes. Soumis quotidiennement à l’ingestion d’E171, un additif incorporé dans les pâtes de dentifrice, les plats préparés et les confiseries, 40 % de cet échantillon de rongeurs ont développé des lésions précancéreuses sur le colon à l’issue de ce régime alimentaire.

« Nous avons observé des troubles du système immunitaire dans les intestins et jusqu’au foie » (en caractères gras par mes soins), détaille Eric Houdeau, du Centre de recherche en toxicologie alimentaire, un laboratoire de l’Inra, organisme dont les travaux ont été publiés vendredi. Leurs résultats témoignent d’un rôle « initiateur » et « promoteur », d’un début de cancérogenèse colorectale, selon un communiqué de l’Inra. Plusieurs précisions s’imposent. L’effet lié à l’absorption de dioxyde de titane – le nom savant de l’E171, composé à 45 % de nanoparticules – au travers de cette expérience ne vaut que pour le rat. En outre, « nous nous sommes limités au stade précoce, ce qui empêche d’extrapoler jusqu’au stade tumoral. Entre les deux, il y a beaucoup d’étapes », prend soin d’indiquer Fabrice Pierre, directeur de recherches à l’Inra.

En d’autres termes, rien ne permet de dire que l’E171 expose l’homme à un risque de cancer. Mais l’étude de l’Inra n’affirme pas non plus le contraire. En tout état de cause, « ses résultats vont justifier une étude de carcinogenèse, selon les lignes directrices de l’OCDE », poursuit Fabrice Pierre. Il s’agira, cette fois, d’observer des groupes de 100 rats sur une échelle de temps de deux ans, comme le prévoient les standards internationaux.

Onde de choc

Sans attendre, les ministères chargés de l’Économie, de la Santé et de l’Agriculture ont fait savoir, vendredi, qu’ils saisissaient conjointement l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Mission : « déterminer si l’additif alimentaire E171 présente un éventuel danger pour les consommateurs ». Le dossier ne peut être pris à la légère. « Les niveaux d’exposition vont de 1 à 10 milligrammes/kilo/jour », indique Eric Houdeau. Une échelle de valeur dont les enfants occupent les plus hauts barreaux. Surtout les plus jeunes, très consommateurs de confiseries et qui ont tendance à avaler le dentifrice lors du lavage des dents. Sans faire l’effet d’une bombe, l’étude de l’Inra a produit une onde de choc sur l’industrie agroalimentaire. L’entreprise Verquin Confiseur, qui produit des bonbons Têtes Brûlées, s’est s’engagée à ne plus utiliser de dioxyde de titane dans la fabrication de l’ensemble de ses sucreries. « Après Lutti, Verquin Confiseur est la seconde entreprise à modifier ses recettes afin d’exclure les dioxydes de titane », s’est félicitée l’ONG Agir pour l’Environnement. La semaine dernière, cette association a établi une liste de 200 produits pouvant contenir des nanoparticules.

Joël Cossardeaux, Les Echos

Naturellement je ne me suis pas abaissé à perdre mon temps pour rechercher la source, c’est-à-dire l’article scientifique ( ? ) qui relate ces expérimentations car il me paraît clairement qu’il s’agit d’anti-science : 4 rats sur 11 soumis à quelle quantité d’oxyde de titane pendant 100 jours et ayant développé des problèmes digestifs ? Eric Houdeau est tout simplement un escroc, un de plus, tout comme Séralini, payé par les contribuables français. C’est scandaleux d’oser faire de la publicité avec ce type d’expérience et surtout d’alerter les Ministères concernés par la santé et l’agriculture. Je savais que l’INRA était un nid d’écolos en mal de sensationnel mais cette fois la limite de l’honnêteté scientifique a été largement dépassée et pas seulement dans les domaines de l’alimentation, des plantes génétiquement modifiées, des pesticides et de la santé mais aussi dans le cadre de bien d’autres sciences, je pense en particulier à la science climatique et à l’environnement. Comme le disait si bien Carl Sagan que j’ai cité dans un billet précédent, on s’achemine vers un obscurantisme alimenté par le fameux et fumeux principe de précaution qui a été « inscrit dans le marbre de la Constitution » et chaque fois que des pseudo-scientifiques relatent des expériences bâclées que font les politiciens ? Il taxent, il interdisent, ils modifient les lois pour le supposé bien-être et la sécurité des citoyens gogos qui les croient sur parole. On va certainement taxer le dentifrice à pâte blanche, ben voyons, puisqu’il contient de l’oxyde de titane … Bienvenue dans un monde cent pour cent écologique !


Source : http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0211714108032-linra-en-alerte-sur-leffet-dun-additif-alimentaire-2059102.php#WPOmUjxMbDZMsd8z.99

Vers un totalitarisme écologiste

Voici l’illustration évidente de la mise en place du totalitarisme (climatique) écologiste qui a pour but de laminer les libertés individuelles et de rançonner le quidam aussi bien que les grandes entreprises. Il s’agit d’une retranscription d’un article paru dans Le Temps du 9 mai 2016 relatant l’opinion du journaliste, écrivain et historien, Grégoire Gonin, résident helvète, qui n’y va pas par quatre chemins dans la démagogie environnementale. Cette retranscription ne modifie en rien les propos rapportés par le quotidien Le Temps mais les élargit à l’ensemble du monde occidental et non pas seulement à la Suisse. À vous de juger …

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En moins de cinquante ans, l’Occident a basculé de la quasi-pénurie au gaspillage ostentatoire éhonté. Face à ce désastre, des mesures radicales s’imposent: 200 gr de viande hebdomadaire, un voyage par année par personne en avion seulement… Catalogue

«Firmes géantes, Etats nains», prophétisait il y a près de vingt ans déjà l’éditorialiste Ignacio Ramonet, du Monde diplomatique. Les entreprises occupent désormais la place centrale des «démocraties» du Nord; en constituent-elles l’avatar ultime? Oui, si l’on considère le volume des exportations mondiales de produits manufacturés, multiplié par presque 100 depuis le second XXe siècle, ou encore les négociations en cours de type TAFTA ou TISA.

Evangélistes du marché contre écologistes

«Quand ils se pencheront sur les négociations internationales du dernier quart de siècle, les historiens du futur constateront deux processus déterminants», tonne Naomi Klein dans son dernier essai, Capitalisme et changement climatique: face au quasi-statisme en matière environnementale triomphent les poussées vertigineuses sur le front du libre-échange. Rien d’étonnant à cela : la réponse collective au dérèglement climatique surgit au moment où les «évangélistes du marché» (Keith Dixon), font désormais loi, sans grande foi sinon celle du «court-termisme» financier.

«Demain», un film pétri de bonnes intentions

Face à cette déferlante néolibérale (déréglementation, privatisations, défiscalisation), le film Demain, pétri de bonnes intentions, au succès populaire indubitable, ne convainc toutefois qu’à demi. Peut-il verser autre chose que quelques gouttes d’eau dans des océans bientôt habités par davantage de millions de tonnes de plastique que de poissons?

«Demain» exagère l’impact des atomes humains

Sa posture résolument centrée sur l’individu – et en cela les réalisateurs apparaissent eux-mêmes captifs de l’idéologie qu’ils condamnent –, le documentaire exagère, d’après nous, l’impact potentiel des atomes humains face aux centrales de pouvoir des niveaux méso (les entreprises) ou macro (les Etats). Eluder à ce point les rapports de force réellement existants, en occultant une mise en perspective globale des micro-résistances locales, relève de l’angélisme sociologique.

Ce qu’il faut faire pour sauver la planète

Seules des mesures décidées d’en haut, avec l’appui de la base citoyenne, sont susceptibles de renverser la tendance. L’instauration de tickets de rationnement écologique, déclinables en plusieurs volets, s’impose comme une évidence, au risque tout aussi manifeste de heurter la sacro-sainte liberté individuelle.

Limiter la consommation de viande

Parmi un faisceau de solutions simples et nécessaires, avançons celui d’une limitation de 200 g hebdomadaire de viande, et autant de poisson. Face au non-sens et au désastre absolu de cette double «shoah animalière», la modernité n’a plus nom steak, mais salade ou pomme (propos de l’ingénieur agronome Bruno Parmentier (qui porte bien son nom).

Limiter  à un voyage par an et par personne les déplacements aériens

Au royaume de l’automobile, n’autoriser son usage en ville qu’à cette même fréquence signifierait sans doute un crime de lèse-majesté. Restreindre à un déplacement annuel en avion per capita demanderait aux médias de ne plus fustiger un jour l’augmentation du C02, et le lendemain de prendre acte sans contrition de l’augmentation croissante de voyageurs de tel ou tel aéroport.

Augmenter la garantie légale à 10 ans

De même, qu’est-ce qui empêcherait les parlementaires de porter à dix ans la garantie légale, de manière à forcer les producteurs à lutter efficacement contre l’obsolescence programmée, qu’elle soit réelle ou supposée. Dans la même veine, la «consigne énergie grise» atteindrait parfaitement cette cible, en obligeant chaque consommateur à déposer sur un compte une somme forfaitaire lors de chaque achat d’un produit neuf, afin d’en privilégier la réparation. Vue de l’extérieur, la simili-prostitution des adeptes de Paléo après que sa direction a décidé de réintroduire une ancienne norme en vigueur dans le commerce (un dépôt pour les boissons) a de quoi faire sourire, ou frémir: pour une maigre obole, les Suisses soudainement pauvres refusent de laisser le sol jonché de leurs gobelets, lors même que, faisant fi de toute élémentaire urbanité, le littering de mégots de cigarettes (qui au volant, qui dans la rue, qui le long des quais) devient le nouveau sport national.

Abandonner les camps de ski

Agiraient-ils de même à leur propre domicile? Et l’homme de gauche, paradoxalement, de songer à une privatisation des services d’ordre de ce genre, force amendes rémunératrices à la clef, affectables à d’autres pans de la lutte en faveur du «renouveau pour la Terre», si, comme sur la plaine de l’Asse, elle représente l’ultima ratio contre pareil déni. Comment réagirait la population si, en termes cette fois d’éducation intergénérationnelle à rebours, les camps de ski (moralement grevés par les canons à neige aux coûts environnementaux injustifiables) étaient abandonnés au moins une fois au cours de la scolarité obligatoire en faveur d’une semaine de nettoyage des rivières, des lacs ou des bords de route, permettant à tout futur citoyen de visualiser concrètement l’impact et le concept de société de surconsommation?

Mettre fin au gaspillage ostentatoire

En moins de cinquante ans, l’Occident a basculé de la quasi-pénurie au gaspillage ostentatoire éhonté; ainsi l’écrivaine Janine Massard concluait-elle son magistral Terre noire d’usine, en 1990. L’urgence commence pourtant dès demain.

Note : mon blog étant entièrement gratuit, je n’ai pas pris la peine de demander à la rédaction du Temps l’autorisation de retranscrire cet article. La gratuité de mon blog préserve ma liberté d’expression et me permet d’alerter mes lecteurs sur des sujets de société parfois alarmants sinon terrifiants.

Illustration tirée de fdesouche.com

 

Greenpeace et le Japon depuis le 11 mars 2011 …

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Ce 11 mars 2016 est le cinquième anniversaire du grand tsunami qui ravagea l’île de Honshu au Japon et fit plus de 20000 morts et disparus. Les dégâts du tissu industriel de cette partie du Japon qui fut affectée jusqu’à la baie de Tokyo furent vite oubliés car la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi fut privée de sources d’électricité par la vague de 15 mètres de haut qui déferla sur le site. Il s’ensuivit l’accident que le monde entier connait. Un de mes amis vivant à Kawasaki, au sud de Tokyo sur la rive ouest de la baie, me raconta que durant plusieurs jours de nombreux incendies étaient parfaitement visibles de l’autre côté de cette immense rade naturelle entourée de zones industrielles, de raffineries de pétrole, d’aciéries, de chantiers navals et d’usines chimiques. On n’a jamais vraiment comptabilisé dans la presse le nombre de pompiers morts en tentant d’éteindre ces incendies, on n’a jamais non plus comptabilisé les pertes immenses des entreprises qui ont vu leurs installations disparaître en quelques minutes car le monde entier avait les yeux rivés sur la centrale nucléaire endommagée.

Le Japon s’en est remis. Aujourd’hui tout est redevenu normal ou presque. Je dis bien « ou presque » parce que Greenpeace Japan continue à donner de la voix, c’est son métier et son gagne-pain, en dénonçant la radioactivité « omniprésente » dans la préfecture de Fukushima. Il faut se rendre à l’évidence : Greenpeace alimente une désinformation constante qui va à l’encontre des faits réels. Plus de 80 % des zones évacuées à la suite de l’accident qui survint après le 11 mars 2011 ont été rendues aux populations. Les travaux de décontamination ont été couronnés de succès afin d’éliminer tout risque sanitaire auquel pourraient être exposées les populations. Les normes décrétées en pleine tourmente de culpabilisation par le gouvernement sont tellement strictes que si elles étaient appliquées internationalement des millions de kilomètres carrés seraient des zones interdites en raison de leur radioactivité naturelle. Imaginez une grande partie de la Bretagne, du Limousin, de l’Hérault et du Morvan, en France, zones interdites ! En moyenne la radioactivité artificielle introduite par l’accident de la centrale nucléaire dépasse à peine la radioactivité naturelle qu’on rencontre communément en France et dans de nombreux autres pays comme par exemple en Iran, au Brésil ou au Gabon. Est-il nécessaire de rappeler que le sol japonais est naturellement radioactif puisqu’il est d’origine volcanique et qu’il contient donc des quantités non négligeables de thorium et d’uranium …

Bref, en ce cinquième anniversaire du grand tsunami dévastateur du Kanto la parole revient donc à Greenpeace qui, conformément à sa rhétorique, se complait dans des approximations parfois délirantes du genre, je cite : « plus de 9 millions de m3 de déchets radioactifs ont été déjà accumulés dans près de 113000 sites dans la préfecture de Fukushima ». Et de surenchérir en citant au moins le pollen des cèdres qui est radioactif ainsi que les jeunes feuilles des arbres qui présentent de fortes concentrations de radiations. Ou encore des mutations observées chez les sapins, des mutations chez certains papillons, de l’ADN endommagé chez les vers de terre et une chute de la fertilité des hirondelles. Tout y passe pèle-mêle depuis les poissons de rivières hautement contaminés comme les boues des estuaires de ces mêmes rivières.

Pour Greenpeace, la préfecture de Fukushima n’est pas un endroit où il fait bon vivre. Ce serait, selon le discours de cette organisation dont le seul but est de semer la terreur, presque pire qu’à Tchernobyl.

Pour Greenpeace, la décision prise par Shinzo Abe de redémarrer des réacteurs nucléaires sur le sol japonais est un véritable crime contre la population japonaise. Et comme pour justifier sa propagande mensongère Greenpeace s’en prend alors aux négligences de la NRC américaine (Nuclear Regulatory Commission) qui « n’a pas tenu compte des leçons de Fukushima« . Pour Greenpeace beaucoup de centrales nucléaires américaines sont exposées à des risques de « melt-down ». On retrouve bien là les vieux démons fondateurs de cette organisation multinationale nuisible à tous les niveaux politiques et économiques, infiltrée dans tous les centres décisionnels de la planète, un véritable pouvoir supranational auquel plus personne ne peut échapper, une sorte de mafia idéologique de la pire espèce. Greenpeace est une organisation terroriste bien plus dangereuse que Daesh, une force obscure qu’il est devenu impossible de contrôler …

Source : Globalresearch.ca , Illustration : Une du journal Science.

Note 1 : En caractères italiques les approximations de Greenpeace fidèle à sa mission de désinformation.

Note 2 : Pour mémoire entre 1945 et 1980 les armées des USA, URSS, Grande-Bretagne, France et Chine ont fait exploser au total 520 bombes atomiques en surface, y compris celles qui furent larguées sur Hiroshima et Nagasaki. Quelles quantités de radioéléments ont été dispersées dans l’atmosphère sans avoir compromis significativement la santé de centaines de millions de personnes dans le monde entier pendant deux générations ? Est-ce que Greenpeace est capable de fournir des données précises sur ce point particulier plutôt que d’alimenter une polémique mensongère et stérile sur l’énergie nucléaire civile ?

Idéologie aberrante des écolos : le cas emblématique de la Suède

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En Allemagne la taxe sur l’uranium, pour mettre à genoux les compagnies d’électricité et précipiter la disparition de l’énergie nucléaire, a été instituée sous la pression incessante des groupements écologistes opposés au nucléaire … C’est tellement plus propre de brûler de la lignite ! En Suède la situation est encore plus surréaliste. Ce pays, comme la Finlande, pouvait se vanter de n’émettre que des traces de CO2 pour la production d’électricité car 40 % de l’électricité provient de trois installations nucléaires, 10 % d’origine thermique classique et le reste est d’origine hydraulique. La plus importante usine nucléaire se situe à Ringhals sur la côte ouest du pays et elle appartient pour 70 % à la société Vattenfall et le reste des parts est la propriété d’E.ON. Le gouvernement suédois, à l’instar de son homologue allemand qui taxe l’uranium, a vicieusement choisi de taxer le kW d’origine nucléaire alors que le même kW provenant de centrales hydrauliques n’est pas taxé. Cette situation inattendue et exigée par les partis écologistes qui sont par ailleurs opposés à tout nouveau projet hydraulique fait que la société Vattenfall perd de l’argent pour une raison très simple comme expliqué ci-après.

Toutes taxes comprises, dont cette taxe inique liée à cette origine nucléaire, le kW sorti d’usine revient à 3,5 centimes de dollar alors qu’il est revendu 2,3 cents sur le marché puisque le prix de ce kW dépend à 60 % de celui d’origine hydraulique non taxé ! En d’autres termes Vattenfall perd 1,2 cent ($US) par kW produit à partir d’uranium. L’usine de Ringhals est constituée de 4 réacteurs dont le plus ancien est de type « eau bouillante ». Il était programmé pour être arrêté définitivement en 2025 mais encore une fois, sous la pression des écolos puisqu’il s’agit d’un réacteur « type Fukushima » donc dangereux par définition, sa fermeture a été avancée à 2018. Compte tenu des coûts croissants de la maintenance de l’unité 2 de Ringhals, un réacteur à eau pressurisée d’une puissance électrique de 800 MW datant de 1975, Vattenfall a décidé également sa fermeture prématurée vers 2020 alors que son exploitation était autorisée par les autorités de régulation jusqu’en 2045. Cette taxe sur le kW nucléaire et le faible coût du baril de pétrole a donc mis au pied du mur, c’est-à-dire au bord de la faillite Vattenfall mais pas seulement car l’autre société suédoise exploitante, OKG, a pour les mêmes raisons décidé d’arrêter définitivement le deuxième réacteur à eau bouillante du site d’Oskarshamn, le premier de ce type sur le même site ayant été arrêté il y a quelques mois.

Là où la situation va devenir ubuesque c’est le déficit de production électrique qui devra inévitablement être compensé par des usines thermiques classiques (gaz ou fuel) car il va manquer 2800 MW soit 29 % de la production nucléaire totale ou encore 13 % de la production totale d’électricité. Selon les statistiques fournies par le gouvernement suédois il faudra donc au bas mot doubler la production électrique thermique classique qui représente actuellement environ 10 % de la production totale d’électricité suédoise.

On peut donc conclure que les écologistes idéologues anti-nucléaires aggravent à l’évidence la situation car toutes leurs manœuvres et pressions auprès des gouvernements, et pas seulement en Suède, aboutissent immanquablement à un accroissement des émissions de carbone, leur autre sujet de combat obsessionnel. « Bienvenue dans un monde sans carbone et sans uranium » pourrait donc, pour résumer, être le slogan des verts, mais c’est totalement incompatible comme le montre clairement l’exemple suédois !

Source : World Nuclear Association www.world-nuclear.org/ , illustration centrale nucléaire de Ringhals (Wikipedia)