A propos jacqueshenry

Ecrivain.

Petite leçon à une belle inconnue

Le fait que j’aie écrit un billet relatant une discussion avec un jeune diplômé d’une école européenne formant des « conseillers auprès des gouvernements » – ça veut tout dire c’est-à-dire rien du tout – qui a suscité de nombreuses réactions d’un grand intérêt, je reviens sur mon blog, vous me le permettrez. Mis à part des billets relatant une dernière découverte scientifique ou la situation économique de tel ou tel pays, je me suis surtout focalisé sur le « changement climatique » et ses conséquences dont les politiques de réduction des émissions de gaz carbonique et enfin depuis plus de deux ans sur le coronavirus. J’ai d’ailleurs l’intention de réunir tous les billet de l’une ou l’autre de ces deux rubriques et les proposer à un éditeur sans chercher à réaliser des profits, je m’en moque.

Je racontais hier à une très belle jeune femme que je tenais un blog. Elle est artisan-voilière, comprenez elle répare des voiles de bateau ici dans les territoires d’outre-mer français, connait toutes les capitaineries et quand elle veut se déplacer il lui suffit de trouver un navigateur pour la convoyer là où elle le désire. Je commencé à lui exposer mon opinion sur le climat mais elle m’a devancé sans vraiment savoir quelles étaient les lois de la thermodynamique avec un aplomb admirable. Je retranscris ici ses propos : « le climat a toujours changé dans le passé et l’homme n’y peut rien, c’est une histoire de mouvement des planètes et de la Terre autour du Soleil » (sic). Rien à redire pour une personne qui ne s’est jamais vraiment documentée sur ce sujet, en quelque sens le bon sens paysan. Eh bien il faudrait que des présentateurs de plateau télé aient le courage de clamer le même type d’argument. Or tout a été organisé pour appauvrir les classes moyennes au profit de l’infime minorité des richissimes, tant pis pour tous ces pauvres, qu’ils crèvent.

Et à propos du coronavirus, connaissant ma qualité d’ancien biologiste, elle m’a permis d’exposer mon point de vue que je résume ici en quatre points : (1) un virus manipulé en laboratoire pour obtenir un « gain de fonction » par insertion du site de clivage « furine » artificiel sur la protéine de la spicule du virus, manipulation faite sur l’ARN du virus directement parent du SARS-Cov-2 par l’armée américaine couverte par Antony Fauci, (2) ce virus est répandu à l’occasion des jeux olympique militaires de Wuhan au cours de l’automne par des agents américains pour accuser ensuite les biologistes du laboratoire de virologie P4 de la même ville financé par la France. Troisième point les grands laboratoires pharmaceutiques incapables de trouver de nouvelles molécules actives depuis des années se voient offrir l’opportunité de produire une thérapie génique (et non pas un vaccin) pour, selon Fauci et l’OMS, protéger les populations et comme attendu fiasco total puisque ce virus à ARN a une très forte tendance à muter, thérapie génique abusivement appelée vaccin qui tue plutôt que protéger les populations.

Dernier point cette épidémie, qui je le rappelle a tué moins de personnes que la grippe de Hong-Kong en rapportant le nombre de décès à la population, était censée tuer beaucoup plus de monde, le grand dessein de la gauche malthusienne qui a envahi toutes les sphères dirigeantes occidentales. Encore un échec.

À la fin de ma démonstration très brève cette jeune personne m’a demandé si tout ça était de mon invention. Je dois lu communiquer le lien de mon blog pour qu’elle se rende compte par elle-même que toutes mes affirmations sont sourcées sauf peut-être le processus de diffusion depuis Wuhan au sujet duquel je n’ai trouvé que très peu d’évidence journalistique. Et si on veut me traiter de complotiste voire de fasciste j’ai déclaré à mon interlocutrice que mon blog était une source d’information comme une autre ajoutant et que si j’étais journaliste j’aurais déjà été défenestré ou « mouru » comme dit si bien Pierre Jovanovic.

Brève. Il paraît que je suis fasciste !

En bavardant il y a quelques jours avec un jeune français diplômé fraîchement sorti d’une école européenne dont j’ai oublié le nom nous avons abordé l’affaire du coronavirus. J’ai mis en garde mon interlocuteur car, fort d’un passé universitaire de biologiste, je risquais d’aller à l’encontre de ses propres opinions et analyses. De fait dès le début de notre dialogue je l’ai repris sur plusieurs points. D’abord je lui ai affirmé que je n’inventais rien et que tout ce que j’allais lui raconter s’appuyait sur des publications scientifiques. La conversation a vite pris un ton agressif quand j’ai déclaré que ce virus contenait une insertion d’une vingtaine de nucléotides comprenant un site de clivage par une protéase très commune dans l’organisme humain et que cette insertion ne pouvait pas ne pas avoir été effectuée en laboratoire. 

Ce jeune homme semblait attentif car je lui expliquais quelle était la signification des termes inconnus pour la plupart par les néophytes dont il faisait partie, termes que j’utilisais que j’utilisais car n’ayant pas d’autres moyens à ma disposition pour cet exposé.

Le ton a commencé à monter quand j’ai déclaré tout de go que cette manipulation génétique pour obtenir un « gain de fonction » avait été vraisemblablement réalisée dans un laboratoire de l’armée américaine, alors que ce type de recherche est considéré comme illégal sur le sol américain. Dubitatif qu’il était j’ai insisté sur le fait que la séquence de nucléotides insérée comprenait des codons (toujours en expliquant de quoi il s’agissait) qui ne se trouvent jamais dans le matériel génétique des virus de cette famille de coronavirus. Bien que m’écoutant attentivement il semblait devenir nerveux. Il explosa alors quand je lui fit part de mon hypothèse au sujet de la dispersion de ce virus modifié dans le monde entier à l’occasion des olympiades militaires qui eurent lieu durant l’automne à Wuhan, diffusion organisée avec l’aide d’agents américains faisant partie de l’équipe de sécurité protégeant les athlètes américains. Le lobbying des laboratoires pharmaceutiques fit le reste dans le but de tuer le maximum de personnes.

Alors là ce jeune diplômé réagit presque violemment en me demandant si je n’étais pas un peu complotiste et américanophobe. Certes je suis devenu vraiment anti-américain mais complotiste : non, loin de moi cette idée car je présente mon analyse au sujet de Wuhan comme une hypothèse. Puis l’ayant un peu intéressé par mon propos il changea de conversation en m’exposant son opinion sur la politique « zéro-covid » chinoise. Les autorités chinoises, selon ce jeune diplômé, profitent de la situation pour maintenir leur population sous pression, contrôlée en permanence par le parti, etc … Pas du tout ai-je rétorqué. La Chine est devenue la première puissance industrielle et commerciale du monde et elle manœuvre pour affaiblir les USA et l’Europe en bloquant ses principaux ports d’où partent les denrées manufacturées qui inondent les marchés européens et américains. Je compris que ce jeune diplômé ne comprenait pas de quoi je parlais. On n’a pas besoin d’avoir suivi de longues études en économie politique pour comprendre que le volume de l’offre d’un produit comparé à la demande influe directement sur les prix de ce produit. Quand les autorités chinoises bloquent pour des raisons sanitaires discutables un port comme celui de Shanghai il y a à l’évidence une autre motivation : catalyser une inflation à deux chiffres généralisée dans tous les pays occidentaux.

Mon interlocuteur me demanda alors si je n’étais pas un peu admirateur de Xi Ping, ajoutant que pour lui le PC chinois était un régime fasciste. J’eus l’audace de répondre par oui à sa question. La conversation s’arrêta là car il me traita de fasciste … Il est vrai qu’un régime autoritaire contrôlant minutieusement sa population peut être qualifié de fasciste même si ce terme est historiquement inapproprié. Les régimes de Franco et Mussolini furent qualifiés ainsi mais quelle différence avec le parti communiste chinois ? Il est vrai qu’aujourd’hui quand on n’approuve pas les idées de la mouvance gauchiste, qu’il s’agisse du climat, de la fameuse transition énergétique, de l’idéologie woke et j’en passe on est vite traité de fasciste.

Grandeur et vicissitudes de l’industrie perlière polynésienne et autres remarques

Alors que tous les atouts étaient réunis pour la production massive de perles noires ou plutôt grises irisées, en particulier dans la création de fermes d’huitres dans les lagons des atolls des Tuamotu, depuis quelques années cette industrie s’effondre pour diverses raisons qui m’ont été communiquées par un bijoutier du centre de Papeete. D’abord la concurrence est féroce entre la Polynésie et d’autres pays de la région. Je ne citerai ici qu’au moins trois pays en compétition avec la perles noire de Polynésie : l’archipel des Fiji, les Philippines et quelques îles de la Micronésie.

La deuxième raison est la très grande difficulté à trouver des « greffeurs ». On désigne par ce terme les spécialistes sachant ouvrir l’huitre sans l’endommager et introduire dans la chair en contact avec la demi-coquille inférieure une minuscule particule de corail à l’aide d’un petit bâtonnet fabriqué avec du bambou à l’extrémité duquel une sorte de pince a reçu ce morceau de corail. Habituellement cette opération était réalisée par des Japonais mais devant l’essor économique fulgurant de l’industrie de la perle ils ont réclamé des émoluments plus substantiels. Les négociations avec le syndicat des producteurs de perles ont trainé en longueur et finalement les Japonais ont tiré leur révérence. Les Polynésiens se sont alors rapproché des Chinois et ils ont constaté que le travail semblait bien effectué malgré le fait qu’il faille attendre plusieurs années pour constater le résultat final mais ce résultat n’était pas à la hauteur de leurs espérances. À leur tour les Chinois ont été remerciés et aujourd’hui quelques locaux des Tuamotu pratiquent ce véritable sport de précision afin de maintenir un niveau acceptable de cette industrie. Enfin il faut ajouter que les prix inabordables pratiqués au cours des années 80 et 90 ont chuté à tel point que n’importe qui peut s’offrir un collier de perles dites de Polynésie alors que nombre d’entre elles proviennent des pays précités.

Toujours dans la même veine au cours de mes pérégrinations dans les îles Marquises où les cocotiers ne manquent pas je n’ai vu aucun marquisien courageux casser les noix pour en extraire la chair avec un outil recourbé et la faire sécher au soleil pour obtenir du coprah. C’est un travail d’esclave. Le fameux monoï de Tahiti parfumé au tiaré, une espèce de gardénia local, est fabriqué exclusivement avec de l’huile de cocotier provenant d’Indonésie. L’huilerie de Papeete ne fonctionne que très rarement et le très fameux « savon de Marseille » fabriqué avec l’huile de coprah provenant en particulier de Polynésie n’est qu’un vestige du passé.

Autres temps autres mœurs : les Polynésiens délaissent la nourriture locale pour de la junk-food, l’eau de coco pour du coca-cola et ils ne cultivent qu’un strict minimum de légumes pour leurs besoins personnels. Les pamplemousses pourrissent au pied des arbres, les manguiers ne sont pas taillés pour produire de gros fruits commercialisables mais une multitude de petits fruits juste bons pour les cochons. Coprah, perles noires, légumes et fruits, voilà une illustration des effets pervers de la mondialisation et de l’uniformisation des mœurs. À qui le tour ? 

Remarques au sujet d’un commentaire d’un de mes lecteurs

Que « Flying Dutchman » ne se sente pas offusqué, bien au contraire. J’ai visionné l’exposé de Marc Touati relatif à l’état de santé économique de l’Europe (commentaire danshttps://jacqueshenry.wordpress.com/2022/09/09/si-vous-voulez-tout-savoir-sur-la-genese-du-conflit-ukrainien/#comment-32652)

Il se trouve que je venais de lire un article paru sur le site Réseau International émanant de Nya Dagbladet cité par Soleil Verseau. C’est assez incroyable, sous toute réserve que ce document provenant d’une source anonyme au sein de la Rand Corporation est authentique, on appelle ce genre d’informateur un lanceur d’alerte, décrive près de deux années auparavant ce qui va arriver à l’Europe et en particulier à l’Allemagne. Les Américains haïssaient Angela Merkel et ils ont mis en place leurs pions, en France Macron, en Allemagne Scholz, Draghi en Italie qui a fui son poste sachant que les très prochaines élections en Italie seraient largement en sa défaveur, les europhobes obtenant la majorité. Bref, les Américains veulent détruire l’Europe comme ils avaient tenté de mettre un frein à l’expansion du Japon à la fin des années 1970 en forçant ce pays à réévaluer sa monnaie. Ils n’avaient déjà pas compris comment l’économie fonctionne car pour eux l’hégémonie du dollar devait être respectée. Un yen fort conduisit le Japon à se lancer dans les productions industrielles à forte valeur ajoutée puis à produire massivement des biens qui finirent par se vendre dans le monde entier. Je pense aux motos puis aux voitures qui suivirent l’expansion de l’économie japonaise et furent la source de ce conflit économique entre Japon et USA. Des accords plus que léonins obligèrent les Japonais à acheter du riz américain que la population considère comme immangeable, tout juste bon à nourrir les poulets, ainsi que divers autres produits devant conduire à terme à une américanisation de la société nippone.

En Europe, 450 millions d’habitants protégés par le parapluie otanien doivent se conformer aux ordres provenant de Washington et ses stratèges ont un plan : la politique de la terre brûlée, c’est-à-dire ce qui existe doit être reconstruit sur des bases « américaines ». Le coronavirus a affaibli les économies européennes, le conflit ukrainien, initialement une sombre guerre civile datant de huit années, va achever l’Europe. Alors les USA feront régner leur loi et les Européens n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. Il reste une inconnue cependant prévisible : quelle sera l’attitude des populations ? Pour tout dire je pense que tout cela va mal se passer en particulier en Italie et en France. La majorité des peuples européens ne veut pas aller mourir pour Zelinsky, demandez à votre voisin ce qu’il en pense.

Merkel désirait un rapprochement avec la Russie pas seulement pour des histoires de gaz et sa disparition de la scène politique a ouvert les portes toutes grandes pour que le plan de la Rand s’accomplisse point par point. Franchement je ne vois pas quel est l’avenir de l’Europe et je suis très heureux que l’un de mes enfants ait choisi de vivre au Japon. Je sais que ma retraite va être rabotée et que mes conditions de vie deviendront difficiles mais moins qu’un habitant des Ardennes ou du Cantal. À l’heure où j’écris ce billet nous sommes ici le 21 septembre, date du début du printemps à Tahiti. Mais ce sera pour l’Europe le début de l’automne et les premiers frimas arriveront … alors ce sera le signal initiateur des grands troubles sociaux et si j’étais un décideur politique je trouverais très vite un havre de paix

Aux Marquises et en Polynésie la vie n’est pas si belle …

Ce billet a été rédigé il y a une dizaine de jours. Que mes lecteurs excusent le retard dans sa mise en ligne.

Depuis bientôt six semaines que je séjourne aux îles Marquises, entre Hiva-Oa et Fatu-Hiva j’ai été confronté au coût de la vie proche de celui que l’on endure à Tokyo ou à Paris. De plus, se loger à un prix abordable est très problématique. La vie paradisiaque dans cet archipel est donc un leurre. La seule satisfaction est la beauté des paysages et la gentillesse des habitants qui, je n’en doute pas un instant aussi, est aussi un leurre. La modernité occidentale (ou globale si vous voulez) a atteint ces îles perdues au milieu du Pacifique. La majeure partie des habitants d’Omoa à Fatu-Hiva est rémunérée par l’Etat français, comprenez le gouvernement de la Polynésie sis à Papeete. Les prix des terrains et de l’immobilier ont atteint des sommets, en particulier à Papeete, en raison de l’engouement nord-américain pour les îles sous le vent depuis que par exemple un certain Marlon Brando a acheté un coin d’atoll à Bora-Bora pour y construire une résidence devenue depuis un hôtel de très grand luxe où se précipite la jet-set internationale.

Par un effet de contagion, pourrait-on dire, le coût de la vie est devenu insupportable et des pans entiers de la population se sont retrouvés marginalisés. C’est ça la mondialisation telle qu’elle a été imaginée par le monde politique occidental : une classe très minoritaire ultra-riche et l’immense foule restante qui n’a que des miettes pour vivre. Je me souviens d’un de mes neveux qui était chauffeur de taxi saisonnier à Tignes, une des stations prisées par, à l’époque, les richissimes hommes d’affaire qui pillaient les restes de l’Union soviétique mais aussi bien d’autres personnages de l’Europe entière. Ils arrivaient avec seulement leur carte de crédit, achetaient tout ce dont ils avaient besoin pour leur séjour dans la neige poudreuse de cette station et repartaient en laissant tout ce qu’ils avaient acquis dans leur chambre d’hôtel, laissant à mon neveu un pourboire royal lorsque qu’il fallait les accompagner à l’aéroport de Lyon ou celui de Genève. Et s’il fallait ne pas respecter les limites de vitesse, car ces représentants de l’oligarchie apatride sont toujours en retard, ils laissaient un ou deux billets de 500 francs au cas ou mon neveu ait été repéré par la police en complément du prix de la course proprement dite.

C’est exactement ce qui « pollue » maintenant la Polynésie française. Il paraît que dans les Gambier et les Australes la vie y est encore plus calme. Je ne m’y aventurerai pas car, paradoxalement, ce calme que j’ai rencontre ici à Omoa m’était presque insupportable, trop habitué à vivre dans une ville depuis de nombreuses années. Bref, j’envisage sérieusement de retourner dans les prochaines semaines dans un environnement plus urbain, peut-être la France, ma mère patrie, qui sait, ou un autre pays improbable en Afrique, l’un de ces petits pays du Golfe de Guinée anciennement colonies françaises, pourquoi pas … Cependant la misère y sera omniprésente et un tel spectacle me paraîtra effrayant.

Chers lecteurs, je vous raconterai la suite de mon aventure au cours de mes prochains billets qui s’espacent malheureusement en raison des liaisons sur le réseau internet assez aléatoires.

Sevrage …

J’expérimente depuis plusieurs jours une absence totale de connexion au réseau internet. Cet outil m’était utile pour m’informer de la politique, de l’économie, de l’évolution des problèmes sociétaux, et des avancées (ou des reculs) de la science. Par exemple et pour revenir à mes sujets de prédilection, l’énergie, le coronavirus, le climat sont devenus en quelques heures des souvenirs. J’en suis surpris dans la mesure où je m’intéressais parfois avec passion à ces divers sujets quotidiennement. Certes je me sens allégé et je regarde des films, j’écoute de la musique et souvent je tente de terminer des mots croisés que j’avais abandonné croyant qu’il était plus utile d’écrire un billet sur mon blog.

Bref, tout a changé et si dans la minute j’enrage de ne pas pouvoir ne serait-ce envoyer un message à l’un de mes proches, cet énervement s’estompe et je me rends compte que ce formidable outil qu’est internet n’est pas aussi utile qu’on a tendance à le croire dans la vie quotidienne. Mais l’adaptation à cette absence n’est pas simple. Il faut occuper les moments du quotidien et surtout ne plus penser aux préoccupations qui en réalité étaient catalysées par cet outil.

Dans l’île reculée de Fatu-Hiva où je me trouvais encore pour quelques jours la vie quotidienne des habitants de ce minuscule village qu’est Omoa est, me semble-t-il également perturbée par un défaut temporaire sur le réseau 4G, excusez du peu, car tous disposent d’un téléphone portable et l’utilisent compulsivement comme n’importe quel parisien ou tokyoïte. 

Si vous voulez tout savoir sur la genèse du conflit ukrainien 

Il vous suffit de regarder ce brillant exposé d’une diplomate russe par le site LivreNoir.

Toujours aux Marquises qu’il me semble de plus en plus improbable de m’en éloigner, je laisse le temps s’écouler avec délectation. Je ne ferai donc aucun commentaire au sujet de cette émission et ceci d’autant plus qu’il n’y a rien à en débattre. Katya Kopylova, diplomate russe :

Petite chronique marquisienne du jour

Comme l’a si bien décrit Jacques Brel dans l’une de ses ultimes chansons “aux Marquises le temps s’immobilise”. Un peu contraint et forcé je me trouve en ce moment à Atuona, le village où vécut Brel, et je dois passer deux nuits dans le seul hôtel de luxe, ce qui n’est pas du tout mon habitude, d’Atuona (île d’Hiva Oa) le chef-lieu des Marquises du sud où se trouve une banque et y ouvrir un compte, un bureau de poste pour m’abonner à internet, une agence d’Air Tahiti, des commodités indispensables quand on doit gérer un changement de statut de retraité de l’Etat français. En effet, je n’habite plus dans un pays étranger mais à nouveau en France ! Cet hôtel, pour les curieux l’Hanakee Lodge, a accueilli le président de la république il y a quelques mois, et pourtant dans cet hôtel fréquenté par des touristes habitués des voyages organisés le temps s’immobilise aussi malgré une pléthore de personnel.

Au cours du repas de midi, j’ai commandé une bière Hinano pour accompagner un plat de poisson cru baignant dans du lait de coco, le prix d’un verre de vin blanc étant tout simplement prohibitif. On ne m’a jamais apporté la bière sur ma table alors que les charmantes serveuses discutaient avec les quelques convives présents. Finalement à la fin de ce plat excellent j’ai commandé un café allongé sans sucre. J’ai attendu plus de 20 minutes pour qu’on m’apporte un café aromatisé avec de la vanille et … sucré. Et la jeune serveuse arborant une fleur de tiaré sur l’oreille droite, signe que son cœur était à prendre, est venue s’occuper de votre serviteur. Il semble bien que le temps s’immobilise aux Marquises … Les Marquisiennes sont toutes bien enrobée et je racontais à cette charmante personne que lorsqu’on mange des spaghettis, ou un plat de pommes de terre il est inutile de manger aussi du pain car on ajoute du sucre à du sucre et ainsi un excès de sucre est dévié par le métabolisme en acides gras. Elle prit quelques minutes pour comprendre ce que je lui exposais et me répondit après avoir tenté d’éluder la conversation très respectueuse selon moi elle me déclara que les Marquisiens sont tout aussi bien portants et qu’ils apprécient les femmes également bien enrobées. Sans vouloir faire d’humour un peu grinçant si le temps s’immobilise aux Marquises il favorise aussi l’embonpoint … et comme disait aussi Brel les femmes aux Marquises sont lascives.

Analyse géopolitique depuis le milieu de nulle part.

La première fois que je suis venu ici visiter l’archipel des Marquises, il y a plus de 25 ans, je savais que cet endroit était entouré dans toutes les directions par l’immense étendue de l’Océan Pacifique. Chili, Mexique, Alaska, Japon, Indonésie, Australie et Nouvelle-Zélande se trouvent à plus de 5000 kilomètres. C’est peut-être la raison pour laquelle je m’y trouve aujourd’hui, loin des tourments et des dangers qui guettent l’Europe et qui pourraient se terminer par une destruction de l’humanité. D’aussi loin de tout les Marquisiens peuvent raisonnablement espérer échapper à cette auto-destruction de l’humanité. Mais dans l’immédiat il faut garder quelque espoir ; les armes nucléaires dont disposent les puissances siégeant au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, une appellation ironique s’il en est, savent qu’un conflit nucléaire est synonyme de disparition de l’espèce humaine car chaque petite ogive destructrice correspond à 50 fois celle qui détruisit la ville d’Hiroshima en 1945. Il est ainsi peu probable que la guerre en Ukraine dégénère en conflit thermonucléaire, du moins on peut l’espérer.

Ce conflit organisé de longue date par les Etats-Unis, depuis 2014, n’a qu’un seul objectif : affaiblir l’Europe et prendre ensuite sans coup férir possession des immenses ressources naturelles de la Russie, une fois affaiblie également et exsangue en raison du conflit ukrainien. Se croyant les maîtres du monde les Américains ont pourtant échafaudé un mauvais plan. Leur politique hégémonique a rapproché la Russie de la Chine et aussi de l’Inde, de l’Iran, du Brésil … , des pays qui n’acceptent plus la suprématie du dollar US et dénigrent l’euro. À cette situation s’ajoutent les décisions suicidaires prises par les gouvernements européens et la Commission de Bruxelles afin d’imposer une transition énergétique pour aller vers le chaos, une agriculture sans intrants de synthèse pour aller vers la famine et une lutte illusoire contre le réchauffement du climat pour appauvrir toute la population. Allez demander aux dirigeants chinois, indiens ou brésiliens ce qu’ils pensent de ces lubies occidentales, ils répondront qu’ils ne se sentent pas concernés et qu’ils s’en moquent.

Cette politique doit répondre aux critères ESG mis en place sous la pression des organisations non gouvernementales de défense de l’environnement gravitant autour des instances européennes qu’il s’agisse de la Commission, du Parlement et de la Banque centrale. Le sort de l’Europe se joue dans les couloirs de ces organismes dans le plus pur mépris du bien-être des peuples. Depuis la crise économique de 2008 exportée par les Etats-Unis vers les autres pays occidentaux pour qu’ils paient la note laissée par les spéculateurs de Wall Street et de la City les assouplissements quantitatifs tant de la Banque centrale européenne que de la FED ont provoqué l’inflation à deux chiffres que subit l’Europe aujourd’hui et le conflit ukrainien n’a été qu’un élément amplificateur de cette désastreuse gestion. À ces erreurs d’appréciation s’est ajoutée la mise en place des critères ESG qui ont détourné les investisseurs vers d’autres pays peu ou pas corrompus par l’idéologie environnementale occidentale. Et c’est ainsi que l’épicentre économique mondial s’est déplacé vers l’Asie. L’Inde, la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam connaissent des croissances économiques à deux chiffres alors qu’une profonde récession atteint tous les pays occidentaux en particulier européens. Et ce n’est que le début d’un long “hiver économique” qui durera plusieurs années avec un euro déprécié qui aggravera cette récession.

Asservie par les Etats-Unis économiquement et dirigée en réalité par les hautes instances de l’OTAN qui ont entrainé les pays européens membres de cette organisation aux visées hégémoniques à intervenir en Serbie, en Irak, en Syrie, en Afghanistan et maintenant en Ukraine dans des conflits qui ne les concernaient pas, les Européens ne peuvent que s’en prendre à leurs dirigeants. À la faveur de la douloureuse récession accompagnée de pénuries énergétiques, alimentaires ainsi qu’une chute spectaculaire du pouvoir d’achat de tous les peuples européens, il est urgent que ces derniers prennent conscience que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ils ont été bernés par les Américains avec leur complice britannique. Il faut que les peuples européens se réveillent et expulsent ces esclavagistes qui n’ont jamais cessé de traiter les autres peuples de vulgaires animaux … 

Un avant goût du paradis ?

Je voudrais rassurer les respectés lecteurs de mon blog que j’ai négligé depuis plusieurs jours. Je me suis retiré dans un tout petit village dans l’île de Fatu-Hiva, la plus méridionale de l’archipel des Marquises, et la plus isolée en ce qui concerne les communications maritimes avec peut-être l’île de Hua-Uka. Je ne resterai probablement pas dans cette île car l’isolement est difficile à gérer et je le ressens presque douloureusement dans la mesure où je ne me connecte à internet que quelques minutes chaque jour, ne disposant toujours pas d’un abonnement à internet. C’est assez compliqué et cette situation me rappelle mon arrivée dans les îles Canaries. Pour pouvoir louer un logement il fallait avoir un compte en banque mais pour ouvrir un compte dans une banque il fallait justifier d’un domicile, en quelque sorte un cercle vicieux que j’ai retrouvé ici et qui, pour l’instant n’est pas résolu.

On pourrait se décourager en se trouvant dans une telle situation mais il faut laisser, comme disait “tonton” du temps au temps et aux Marquises “le temps n’a pas de prise” (Brel). Depuis dix jours je me trouve dans le tout petit village d’Omoa, une rue bordée de maisons au milieu de la verdure arborée, des arbres à pain, des cocotiers, des pamplemoussiers ou encore des corossoliers, l’extrême richesse du sol volcanique qui permit durant des temps immémoriaux aux Marquisiens de vivre confortablement sans oublier les ressources halieutiques dont l’abondance a tendance à diminuer depuis qu”un politicien local a autorisé la flotte hauturière chinoise à piller ces ressources sans que ni les locataires de l’Elysée, à Paris, ni le pseudo-ministère des affaires maritimes dit des Dom-Tom ne s’en inquiète.

Dans peu d’années il n’y aura plus de thon dans le monde et ce seront ces décideurs politiques totalement incompétents qui seront les premiers coupables, corrompus qu’ils sont tous. Petite précision au sujet du thon, il s’agit d’un des très rares poissons à sang chaud et sa maturité sexuelle est atteinte à l’âge de 5 ans, ce qui signifie que tous les thons pêchés aujourd’hui n’ont pas encore atteint leur maturité sexuelle et par voie de conséquence les thons vont tout simplement disparaître comme les baleines furent menacées au dix-neuvième siècle puis sauvées par la découverte du pétrole car la baleine était surtout exploitée pour sa graisse dont un fabriquait de l’huile.

Comme je digresse en me dispersant dans mon inspiration parlons maintenant de l’huile de coprah. Il y a peu de cocotiers ici dans le village blotti entre les montagnes mais dans beaucoup d’autres îles, par exemple au Vanuatu ou encore aux Antilles il reste des cocoteraies désertées pour une raison simple malgré le fait que j’aie pu apercevoir des séchoirs à coprah ici et là dans le village. Réunir des noix, les casser et en extraire la chair, la faire sécher au soleil au moins 6 jours est tout simplement un travail qui était réservé aux esclaves durant les siècles passés. C’est trop dur comme métier, casser les noix, extraire la chair avec un outil recourbé pour la faire maturer au soleil et l’expédier à l’huilerie à Papeete, c’est un travail qui ne paie même pas la sueur de son homme.

Les temps ont changé, le savon est fabriqué avec d’autres huiles végétales, les thons sont remplacés par des poissons d’élevage et la vie continue. J’allais écrire “jusqu’à quand ?” mais je n’ai pas de réponse à cette question car j’ignore ce qui se passe en Ukraine ou à Bruxelles, j’ignore quelle sera l’ampleur de la révolte populaire en Europe cet automne et je m’en moque complètement, je suis maintenant dans les Îles Marquises, un endroit où le temps n’a pas de prise … et je peux affirmer que Jacques Brel avait raison, j’ai séjourné il y a plus de 25 ans dans cet archipel et rien n’a changé, strictement rien, on se dit bonjour dans la rue, les femmes se décorent avec une fleur d’ibiscus sur l’oreille, à droite si leur cœur est libre et réciproquement, on se tutoie et on est souriant …