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Ecrivain.

Evolution du marché mondial de l’automobile : grosse surprise

Alors que l’industrie de production d’électricité d’origine nucléaire est en Chine en plein essor avec une vingtaine d’usines en construction, j’y reviendrai dans un prochain billet, la Chine a en moins de deux ans égalé l’Allemagne au niveau des exportations d’automobiles individuelles, propulsées par des moteurs à combustion interne ou électriques. La firme japonaise Toyota reste le leader mondial sur ce marché export avec trois millions de véhicules exportés en agrégeant toutes les usines non situées sur le territoire national nippon. L’industrie automobile coréenne est maintenant dépassée par la Chine. L’article de Mish Shedlock sur son site mish.talk est éloquent et se passe d’autres commentaires :

Plus intéressant encore est le marché des pièces détachées relatives aux véhicules automobiles exportés par la Chine. De 2010 à à 2020 le marché à l’export stagnait aux alentours de 10-15 milliards de dollars par an. Le marché des pièces détachées a parallèlement fortement augmenté pour ensuite se stabiliser autour d’un volume de 50 milliards de dollars. L’examen du graphique ci-dessous indique clairement une recherche de la qualité et de la fiabilité des voitures individuelles “made in PRC”. Ce n’est en effet que ce seul facteur qui permet un accroissement potentiel du marché export à venir. Si la confiance du consommateur est assurée alors le marché peut s’accroître avec un service après vente correctement organisé dans les pays importateurs. Il est intéressant à ce propos de se souvenir des déboires de Peugeot et Citroën dans le courant des années 1970-1980 sur le marché export vers l’Amérique du Nord. Ce fut un véritable fiasco car les dirigeants de ces deux entreprises n’avaient pas saisi l’importance du service après vente et de la disponibilité des pièces de rechange afin de pérenniser les ventes à l’export.

Pour terminer le commentaire sur ce graphique, l’incroyable montée en puissance des exportations de véhicules individuels entre 2020 et 2022 triplant en deux ans seulement avec toujours parallèlement une augmentation de l’exportation des pièces détachées de seulement 37 %, ceci indiquant que la qualité des véhicules est devenue pleinement satisfaisante. Pour plus de précisions l’essentiel des voitures électriques dites chinoises en Europe proviennent en réalité de trois fabricants européens devenus chinois car rachetés par BYD Co et Nio Inc. Il s’agit des voitures électriques vendues sous les marques Volvo et MG, avec les voitures électriques Dacia Spring et BMW iX3 étant exclusivement produites en Chine ! L’explication est limpide : la Chine est devenue en seulement quelques années le premier producteur mondial de batteries pour véhicules électriques. L’objectif de l’Association chinoise des fabricants de véhicules automobiles individuels est de vendre à l’export deux fois plus de voitures que Toyota à l’horizon 2030.

Source : https://mishtalk.com

Promenade à Odessa

Chronique parue sur le site Donbass-Insider le 31 janvier 2023

La ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna s’est rendue à Odessa ce jeudi 26 janvier, – en soutien au régime kiévien. Quatrième visite depuis le début de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine. Elle est venue : «témoigner du soutien dans la durée de la France au peuple ukrainien ». Prenant en compte : « les besoins immédiats et urgents en matière militaire et civile », elle a promis à Dmytro Kuleba, sbire de Zelensky, un système de défense aérienne et trois millions d’euros. Paris, en effet : « devrait aider l’Ukraine non seulement à se défendre, mais aussi à restaurer son indépendance et sa souveraineté ». Rien de moins !

Annalena Baerbock, ministre allemande des affaires étrangères, a pour sa part récemment déclaré : « Nous menons une guerre contre la Russie ». L’Union Européenne, dont la France fait partie, pour mémoire, – et l’Allemagne sont en guerre contre la Russie.

Le Quay d’Orsay s’est insurgé : « Nous répondons très clairement que nous ne sommes pas en guerre avec la Russie et aucun de nos partenaires ne l’est », a souligné la porte-parole Anne-Claire Legendre, lors d’un point de presse jeudi 26 janvier. On est tout de même en présence de certaines contradictions.

Catherine Colonna, lors de sa conférence de presse à Odessa, a également indiqué que : « La France n’avait pas encore pris de décision concernant les demandes de l’Ukraine de lui fournir des chars Leclerc. » Paris, en début de mois, a annoncé l’envoi de véhicules de combat blindés légers sur roue AMX-10RC. Concernant les chars Leclerc, « Rien n’est exclu », a déclaré le président français Emmanuel Macron.

Pour quelle raison doute-t-il de fournir des chars français Leclerc au régime de Kiev ? Honneur ou déshonneur ? Crainte d’alimenter l’escalade avec la Russie ? Ne pas trop dépouiller les armées françaises ? Les Ukrainiens sont friands de chars, mais ils veulent aussi des systèmes de défense anti-aérienne, des systèmes de radar et des munitions. Resterait-il un résidu de conscience morale chez le président français ?

Honneur ou déshonneur

La honte ou la Patrie. Qui sauvera la France ? La honte ou la dignité. Les héros raciniens dans la tragédie classique mouraient pour sauver leur honneur. Racine, notre XVIIe siècle français – Devoir et honneur. Amour de la vertu et du mérite, tel est l’honneur. Estime de soi, pouvoir se regarder dans un miroir, sans avoir à rougir. Les valeurs morales, étaient écrites avec le sang si nécessaire. Nos ancêtres se battaient en duel, si leur honneur était bafoué. Quel est celui qui a le sens de l’honneur ? Le sentiment de sa propre réputation, de sa propre dignité. Ne plus avoir d’honneur, qu’est-ce, sinon totalement déchoir, à ses propres yeux, sinon vivre dans le mensonge.

Corneille, notre XVIIe siècle français – L’honneur, le devoir, la gloire, la générosité. « La gloire, c’est l’honneur, l’estime de soi et des autres, dans une réputation sans tâche » (Charles Dédéyan). « Il y a dans l’honneur et la gloire l’idée d’obligation ; il s’agit bien, ici et là, d’un devoir. Mais le sentiment de la gloire, du moins dans son mouvement le plus beau, ressemble plus à une exigence intime qu’à ce qu’on doit aux règles de l’honneur, toujours un peu extérieures et de société. » (Octave Nadal). « L’honneur cornélien va consister essentiellement pour le personnage à continuer à mériter le nom de descendant de son père, autrement dit, à perpétuer le passé. Et le nom du père qui se perpétue d’une génération à l’autre vient précisément de la gloire, ou plus exactement de l’honneur familial qui a été établi dans le passé. … Le descendant est donc par devoir appelé à conserver cet honneur en évitant tout acte honteux. Ainsi le devoir est une exigence de l’honneur ou de la gloire de la race des âmes bien nées, c’est-à-dire des généreux. » (Ben Jukpor)

Don Diègue, à son fils : « Je t’ai donné la vie, et tu me rends ma gloire ; Et d’autant que l’honneur m’est plus cher que le jour […] » (Le Cid, III, 6)

Déchéance française

Odessa est une ville très appréciée des français, puisque déjà en mars 2022, Bernard Henry Levy s’y était rendu. Il avait déambulé dans les rues aux côtés du gouverneur Maxime Martchenko, ancien commandant du bataillon Aidar (de 2015 à 2017), groupe paramilitaire néo-nazi. Très content de lui, BHL s’est félicité d’avoir inscrit la devise républicaine française « liberté, égalité, fraternité », sur une barricade de la ville d’Odessa. Quelle barricade ? Nul ne le sait.

Mais précisément, que s’est-il passé à Odessa en 2014 ? En particulier le 2 mai 2014 ? Un incendie criminel ravagea la Maison des syndicats, siège des pro-russes, où s’étaient réfugiés un grand nombre de personnes, que les ukro-nazis avaient appelé à tuer. Le feu qui enflamma les bâtiments provoqua la mort d’une soixantaine de personnes intoxiquées par les fumées ou tentant d’y échapper en sautant par les fenêtres. Aucune enquête judiciaire sérieuse, silence dans les médias français.

Et encore un témoignage, récent, – qui a été rapporté par le canal Patriotes Russes Information (le 20 novembre 2022). Bien évidemment, nous ne connaissons pas le nom de l’auteur, – qui prend de graves risques, non seulement pour lui-même, mais encore pour les siens.

« Je vous écris d’Odessa, une ville russe qui a sa propre histoire tragique, son propre Khatyn, lorsque des néonazis ont brûlé des innocents à la Maison des syndicats le 2 mai 2014 …

La situation est tendue. Les téléphones sont vérifiés aux points de contrôle, où ils recherchent les abonnements aux chaînes russes. … Pression psychologique et contrainte physique.

A Odessa, hier et aujourd’hui, des gens sont sortis pour protester contre la panne de courant. Les forces de sécurité et le SBU sont arrivés … Certains furent détenus et livrés au lavage de cerveau et à l’intimidation. Le nazisme flagrant dans sa forme la plus pure.

Les situations de ce genre sont nombreuses. Toute dissidence est réprimée, punie et considérée comme du fantasme et des mensonges.

Nous combattons tout l’enfer, conduit par l’Occident collectif et les autorités ukrainiennes, qui veulent déchirer les liens spirituels de la Sainte Rus’. Ils veulent détruire la culture, la morale, réécrire l’histoire pour eux-mêmes et nous forcer à penser tous comme ils le veulent. Toute dissidence est punie de prison et d’outrages. Les gens sont intimidés. Ils ont interdit l’enseignement de la langue russe dans les écoles, ils ont interdit les classiques russes et la diffusion de la musique russe dans les médias.

Maintenant en Ukraine, la russophobie se répand au maximum – la haine de tout ce qui est russe.

L’Eglise canonique en Ukraine est sous occupation du régime de Kyiv. Elle est privée de tous les droits et de la protection de l’État. Des églises sont saisies, des prêtres et des laïcs sont battus, des perquisitions sont faites parmi le clergé et l’épiscopat de l’UOC.

Tout cela se fait en accord avec les autorités qui, avec les schismatiques, veulent liquider l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou.

La Russie a pris sur ses épaules une mission très importante – aider les habitants de l’Ukraine, qui se trouvent dans des conditions difficiles, en libérant des territoires et des villes afin de redonner aux gens l’espoir d’une vie normale.

C’est le cri de l’âme d’un homme profondément touché ! C’est le cri de l’âme d’un homme qui prie de tout son coeur pour que la Russie libère l’Ukraine de ce joug nazi, de la calomnie et du mensonge, de la peur et du désespoir.

La plupart des Odessans le comprennent et attendent que la paix vienne et que la Palmyre du Sud retourne chez elle dans son port natal !

Eh bien, vous ne pouvez rien faire avec le fait qu’Odessa est une ville russe. Rien. Tout le monde comprend cela. Les néo-nazis en particulier. Ils écrasent maintenant Odessa, parce que la majorité ici est pour la Russie.

Dieu est avec nous !
La vérité est avec nous ! »

Le 29 décembre 2022, des ouvriers déboulonnèrent la statue de l’impératrice russe Catherine II dans le centre d’Odessa. Symbole de l’héritage impérial russe, Catherine la Grande fut la fondatrice de la ville moderne d’Odessa au XVIIIe siècle. La statue du général russe Alexandre Souvorov a subi le même sort. A Kiev, les rues Dostoïevski et Tourgueniev ont disparu.

Et Catherine Colonna, d’indiquer sur son compte twitter : « Odessa entre au patrimoine mondial de l’Unesco. » (25 janvier 2023) Notre ministre française Catherine Colonna, ose rivaliser avec, – l’impératrice Catherine II de toutes les Russies ? – Il a fallu rayer Catherine II de toutes les Russies de la mémoire de la ville, fondée par elle, – pour qu’Odessa entre au patrimoine de l’Unesco, – vidée de son patrimoine (russe) ?

Ainsi Catherine Colonna, – au beau nom corse, s’est promenée à Odessa. Notre ministre des affaires étrangères a promis beaucoup de choses aux ukrainiens – puis aux alliés (roumains) de l’OTAN. Au nom de qui ? De Napoléon Bonaparte ? Bernard Henry Levy lui aussi est venu réaffirmer la victoire de la Révolution française de 1789, – la terreur, Robespierre, – à Odessa, ville impériale.

Maintenant, souvenons-nous de ce qui s’est passé.

Les armées napoléoniennes, qui sont allées victorieusement jusqu’à Moscou, quand sont-elles rentrées (en France) ? Pour beaucoup, jamais. Enterrées sur place en Russie, ou tombées dans le fleuve gelé. Attention à la Russie.

Le Jugement de Dieu est terrible ! On n’attaque pas impunément l’héritière de la Rome chrétienne antique.

Tous ceux qui sont allés se promener en Russie, ne sont pas revenus.

Donc, si Catherine Colonna a l’intention d’aller se promener à Moscou, – à Kaliningrad, et ailleurs, elle ferait mieux d’y réfléchir à deux fois.

Honneur, ou déshonneur, choisissons. Mais si nous choisissons le déshonneur, nous trouverons peut-être aussi : la mort.

Anne Colombini

Commentaire de votre serviteur. Le président français n’ignorait pas que Madame Merkel et François Hollande, son prédécesseur au Palais avaient à dessein trainé les pieds pour ne pas faire appliquer les accords de Minsk-2. Le président français a donc menti aux Français en recevant Vladimir Poutine à Brégançon, il a menti au Président russe en se rendant au Kremlin ensuite et il ment encore aux Français en déléguant sa parole à la Ministre Catherine Colonna. Les Français doivent s’attendre à des mesures de rétorsion de la part de Moscou et comme je l’exposais dans le court billet sur ce blog la Russie a déjà pris des mesures à l’encontre de l’Europe occidentale en réservant sa production de céréales exportée exclusivement aux pays africains et aux autres pays amis quelles que soient les difficultés que rencontreront les agriculteurs européens et en particulier français pour s’approvisionner en engrais de synthèse. Pour l’instant l’approvisionnement en uranium enrichi à 4 % en isotope 238 est assuré pour la France qui est dépendant à hauteur de 30 % de la Russie dans ce créneau particulier tant que l’usine d’enrichissement Georges Besse-2 n’est pas totalement opérationnelle. Pour tous les autres matériaux et minerais tous les pays ennemis de la Russie font face à des difficultés d’approvisionnement qui vont devenir critiques pour leurs économies comme par exemple le titane pour la société Airbus qui représente un part importante dans le calcul du PNB français. Si la Russie ne possède pas de ressources minières en minerai riche en titane comme l’ilmenite ce pays est néanmoins le troisième producteur de titane de haut degré de pureté après la Chine et le Japon, la production domestique de ce métal par l’Ukraine ayant disparu du marché mondial en 2022. Enfin toujours à propos des céréales russes l’Algérie et l’Egypte, deux pays qui sont loin d’être autosuffisants pour cette denrée alimentaire de base ont formellement déclaré leur candidature pour intégrer les BRICS. Il en est de même pour l’Iran. Ces nouvelles alliances qui se dessinent préfigurent un nouvel ordre mondial multipolaire qui est synonyme d’une relégation de l’Occident (Europe et Amérique du Nord) au second plan.

Brève. Qui dirige l’Europe ?

Réponse : en allemand le (la) leader, le dirigeant est le (ou la) führunskraft

donc pour reprendre une phraséologie française avant la République le leader de la France était le roi et parfois la reine appelée alors la Régente. Aujourd’hui le leader de l’Europe est la “régente” : Ursula von der la Reine, CQFD. Que mes lecteurs se rassurent le mot allemande führunskraft n’est pas sorti de mon cerveau mais d’un logiciel de traduction disponible sur internet. En effet, ma grand-mère devint veuve de guerre dès septembre 1914. Mon grand-père fut porté disparu et ma grand-mère ne perçut aucune pension jusqu’au jour où 9 années plus tard on retrouva quelque part du côté de la Marne sa dépouille identifiée par son numéro de matricule. Ma grand-mère fut gratifiée alors d’une pension de veuve de guerre plutôt maigre, du genre 100 euros d’aujourd’hui par trimestre, à peu près la pension que perçoit aujourd’hui une veuve d’agriculteur bien que ce dernier ait cotisé toute sa vie durant auprès de la MSA, une caisse de retraite opaque qui mériterait une inspection de détail au cours d’un audit par une société privée.

Bref, je n’ai jamais appris l’allemand car ma grand-mère disait toujours que c’était une langue de sauvages, les ennemis héréditaires des Français. Rien n’a changé et Ursula von der la reine … de l’Europe entend bien dominer la France car elle hait les Français comme elle hait les Polonais et bientôt les panzers allemands iront à la conquête des vastes plaines de l’Europe de l’est. Ainsi va l’histoire qui se répète souvent. Ursula la Reine du quatrième reich.

Europe : on va bientôt tous crever de faim !

La Commission européenne et le Parlement européen, deux organismes susceptibles de prendre les bonnes décisions pour le bien-être des peuples, se sont orienté sous la pression constante du lobby des écologistes vers l’organisation d’une famine organisée qui pourrait faire rétrograder le berceau de la civilisation occidentale vers une situation en temps de paix inédite depuis le milieu du dix-huitième siècle c’est-à-dire une famine généralisée. Les évènements d’Ukraine ne sont pas le paramètre important pour expliquer la situation alarmante qui se profile pour l’année 2023. Il y a en premier lieu les décisions stupides de l’Union européenne relatives aux intrants de l’agriculture, nommément les pesticides. Le glyphosate puis maintenant les néonicotinoïdes sont interdits en Europe. Les premières conséquences attendues sont une pénurie de sucre produit en Europe et une baisse de rendement des grandes cultures dont le blé. Le travail destructeur des partis écologistes dont les lubies sont bien connues va provoquer une désorganisation totale de l’approvisionnement en viande. Cette décision nouvelle concerne l’élevage bovin qui selon l’esprit étriqué de ces étranges protecteurs de la nature et du climat est un gros producteur de méthane provenant des pétulances du bétail, ce gaz présent en quantités “ppmèmesques” dans l’atmosphère étant supposé, sans aucune preuve scientifique incontestable, considérablement dommageable pour le climat.

L’embargo économique et financier imposé à la Russie par l’Union européenne a non seulement induit une crise énergétique en Europe mais a aussi, et ce n’était pas venu à l’idée des décideurs politiques européens, une pénurie d’engrais de synthèse. Ces idiots qui gouvernent l’Europe avaient oublié que la Russie est le premier exportateur d’engrais de synthèse vers l’Europe et la Biélorussie (alliée de la Russie) le premier producteur de potasse du monde, métal qui intervient également dans la production de ces engrais de synthèse. La conséquence directe va être le choix cornélien auquel les agriculteurs seront confrontés : ou bien laisser leurs parcelles en jachère et perdre de l’argent ou alors perdre de l’argent en achetant des engrais au prix fort pour des récoltes qui ne couvriront pas leur investissement. Et les éleveurs redoutent l’installation d’une “taxe méthane”, pourquoi pas puisque cette même Union européenne va mettre en place une “taxe carbone” en premier lieu sur tous les biens importés.

Comme si ça ne suffisait pas pour prouver aux yeux des peuples leur suprême idiotie les fonctionnaires de la Commission européenne encouragent la production d’insectes variés, des criquets, des grillons, des scarabées et des vers de farine (c’est plus rentable que de faire du pain) pour remplacer la viande rouge, ou blanche en incluant la volaille, dans les assiettes des consommateurs soumis à l’idéologie écologiste. Il y a néanmoins encore un problème auquel les abrutis de fonctionnaires n’ont pas inclus dans les méandres de leurs cerveaux. Toutes ces gentilles bestioles n’ont pas de vertèbres mais un exosquelette constitué de chitine. Et c’est là le problème ignoré. La chitine est certes dégradée par notre organisme mais les produits de dégradation peuvent être allergènes. C’est très gênant car certaines personnes peuvent en mourir. Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ne dédaignaient pas les larves de termites par exemple quand ils n’avaient pas réussi à abattre un gibier mais il est maintenant reconnu que la viande rouge fut au cours de l’évolution le principal facteur de développement harmonieux du cerveau qui aboutit à l’Homo sapiens sapiens. Alors se nourrir d’insectes risque d’accélérer une régression mentale de nos descendants. Ce petit détail n’a pas non plus effleuré le cerveau déjà handicapé des fonctionnaires de la Commission européenne.

En conclusion, plus de sucre, presque plus de produits laitiers, une production de céréales divisée par deux, moins de légumes puisque les cultures maraichères sont gourmandes en engrais et en pesticides, moins de fruits pour les mêmes raisons, de la viande rouge devenue hors de prix, inutile d’écrire des lignes supplémentaires : on va tous crever de faim !

SARS-CoV-2 : la bombe à retardement va bientôt exploser !

Le 15 mars 2022 j’expliquais sur ce blog que le SARS-CoV-2 avait été intentionnellement modifié pour obtenir un gain de fonction en introduisant dans son matériel génétique, de l’ARN monocaténaire, une douzaine de nucléotides codant pour la séquence proline-arginine-arginine-alanine située au milieu de la séquence totale de la protéine spike. Ce site est celui du clivage par la furine de cette protéine en deux sous unités rendant la première sous-unité capable lors d’une infection par le coronavirus d’envahir après sa libération l’ensemble de l’organisme et de se fixer sur l’enzyme de conversion de l’angiotensine des cellules épithéliales tapissant en particulier les vaisseaux sanguins. Une recherche “blast” avait montré que cet insert faisait partie d’une séquence de 19 nucléotides ayant fait l’objet d’un brevet déposé par la firme Moderna en 2016 ( https://jacqueshenry.wordpress.com/2022/03/15/breve-rebondissement-sur-lorigine-du-sars-cov-2/ ). L’article original décrivant une manipulation évidente en laboratoire du virus parent le plus proche du SARS-CoV-2, la souche RATG13. Les codons de l’arginine introduits avaient été naïvement choisis comme ceux communément rencontrés chez les mammifères mais très rarement présents chez les coronavirus. Ce simple détail signait à l’évidence une manipulation du matériel génétique du virus pour obtenir un gain de fonction. Article original : doi : 10.3389/fviro.2022.834808 .

La question qui se posait alors était la suivante : qui avait procédé à cette manipulation, les Américains ou les Chinois ? Comme j’ai personnellement tendance à considérer que les Américains mentent maladivement dans tous les domaines, il restait donc l’hypothèse des trois laboratoires P3 et du laboratoire P4 de Wuhan, ville chinoise d’où partit le coronavirus. Encore une fois considérant les Américains comme des menteurs compulsifs et des spécialistes avérés de coups tordus en tout genre, il fallait trouver une preuve que la manipulation de gain de fonction provenait des USA. Rebondissement spectaculaire la semaine dernière lorsque Project Veritas a mis enligne une interview avec caméra cachée d’un biologiste haut placé de la firme Pfizer qui affirmait sur un ton humoristique que les laboratoires de recherche et développement procédaient à des travaux de mutagenèse dirigée sur le même coronavirus avec pour objectif non dissimulé d’obtenir un nouveau SARS-CoV-2 modifié de telle façon que son pouvoir infectieux soit encore plus exacerbé que la souche dite “wuhan” nécessitant la mise au point d’un nouveau “vaccin” spécifique. Comprenez que la firme Pfizer envisage de répandre dans le monde un virus ultra-modifié dont elle aura déjà en production cette nouvelle préparation d’ARN messager pour soit-disant protéger les populations risquant une nouvelle infection par ce coronavirus modifié. Lien : https://www.projectveritas.com/news/pfizer-executive-mutate-covid-via-directed-evolution-for-company-to-continue/ . Comme l’a déclaré à plusieurs reprises le Docteur Robert Malone, l’inventeur de la thérapie génique à l’aide d’ARN messager, cette approche pour “vacciner” des sujets bien portants n’a jamais été couronnée de succès. Les seuls essais cliniques entraient dans le cadre de traitements en dernier recours contre des cancers incurables. Tous les essais sur des animaux s’étaient révélés catastrophiques y compris lors des essais en phase II entrepris par la firme Pfizer qui s’est bien gardé de rendre ces résultats publics. Jamais une autorisation de mise sur le marché de cette solution d’ARN messager de Pfizer ou de Moderna n’aurait été accordée si les autorités de sureté sanitaire n’avaient pas été achetées par ces deux firmes. Corruption donc … https://lemediaen442.fr/fox-news-explication-de-tucker-carlson-sur-les-revelations-dun-cadre-pfizer-piege-par-project-veritas/

Les médias de grand chemin européens ont-ils fait part de ces informations ? Bien sur que non puisqu’ils ont tous été achetés par ces firmes pharmaceutiques ainsi que les décideurs politiques et les agences d’homologation des médicaments et à tout ce petit monde il faut aussi ajouter l’Organisation Mondiale de la Santé. Que représente une centaine de millions de dollars pour corrompre tout ce beau monde, aux USA comme en Europe, au Japon, en Corée, en Afrique du Sud ou en Israël alors que les bénéfices nets attendus se comptent en plusieurs dizaines de milliards de dollars ?

Vous voulez une preuve ? La Présidente de la Commission européenne, dont l’époux est le PDG d’une firme de biologie proche de Pfizer car impliquée dans la production d’ARN messagers, a pris l’initiative personnellement d’acheter 5 milliards de doses à un tarif compris entre 10 et 20 dollars la dose. Etait-ce le volume extravagant de cette commande pour laquelle l’Union Européenne aurait alors obtenu en tarif préférentiel disons de 10 dollars la dose ? Même si tel est le cas les contribuables européens ont payé sans aucun pouvoir démocratique de s’y opposer la coquète somme de 50 milliards de dollars. Il est dès lors évident que Pfizer et Moderna dans un moindre mesure n’ont pas hésité à corrompre tous les décideurs politiques et dans ce lot le président français est en bonne place. Les révélations du biologiste de Pfizer Jordan Tristan Walker sont une preuve supplémentaire de la marchandisation de la médecine et des malades par les firmes pharmaceutiques qui se moquent des règles les plus fondamentales de l’éthique. Regardes l’intervention de Tucker Carlson sous-titrée en français ici :https://lemediaen442.fr/fox-news-explication-de-tucker-carlson-sur-les-revelations-dun-cadre-pfizer-piege-par-project-veritas/ .

Il est venu le temps où la justice de tous les pays occidentaux cités plus haut prenne conscience de l’urgence d’organiser une vaste enquête pour corruption organisée à l’échelle internationale car non seulement il y a eu à l’évidence corruption des élites dirigeantes mais crime contre l’humanité compte tenu de la toxicité de cette sous-unité 1 de la protéine spike libérée par la furine dans l’organisme des sujets infectés par le coronavirus, celle-là même codée par l’ARN messager utilisée comme pseudo-vaccin. Va-t-on devoir porter à longueur de journée non plus un masque en tissu ou en matière non tissée dont l’efficacité a été prouvée comme étant nulle mais un masque NBC (nuclear-biological-chemical) pour se protéger ? 

Cette révélation par un cadre de recherche de Pfizer exonère en quelque sorte la Chine au sujet de laquelle je n’ai jamais cru en la culpabilité, les Américains étant tellement habitués à mentir … Une belle bombe à retardement et à fragmentation qui fera à n’en pas douter un instant de gros dégâts. Rien qu’en France le président de la République devrait démissionner et présenter ses excuses au peuple français, la présidente de la Commission européenne devrait se retrouver en prison pour prise illégale d’intérêts et abus de pouvoir … la liste de tous ceux qui devraient se retrouver en prison est gigantesque de même que la liste des morts par “vaccin” ou victimes d’effets secondaires incurables à la suite de cette thérapie génique sans aucune efficacité l’est également. Le Global Times (Chine) s’est ému du silence des médias occidentaux et à juste titre puisque la Chine a été pointée du doigt dès le début de l’épidémie comme étant le pays fautif numéro 1 ( https://www.globaltimes.cn/page/202301/1284446.shtml ). Cette histoire me plait beaucoup mais malheureusement il est tellement facile aussi d’acheter la justice à coups de millions de dollars … Sans autre commentaire.

Guerre européenne généralisée imminente ?

Le monde politique occidental vient de franchir une nouvelle étape dans le conflit ukrainien. Les médias de grand chemin attisent les braises de la folie guerrière, médias eux-mêmes subissant la pression des puissances financières qui ont tout à gagner au cours et à l’issue d’une généralisation du conflit actuel limité aux oblasts du Donbass dont les habitants sont majoritairement russophones de religion chrétienne orthodoxe. L’historienne Annie Lacroix-Riz a parfaitement retracé au cours de l’histoire récente la genèse de la situation actuelle en présentant son exposé à un site télévisuel suisse : https://www.youtube.com/watch?v=slfmANDzWO4 . Emmanuel Todd et Henri Guaino ont de leur côté exposé leurs opinions respectives au sujet de ce conflit https://www.youtube.com/watch?v=RpLxmp9_skM . Selon ces trois personnalités le retour à la raison est souhaitable car dans le cas contraire, de nombreux pays seront tout simplement rayés de la carte, en particulier ceux que la Russie considère comme inamicaux. Les Etats-Unis sont en guerre par proxys interposés contre la Russie via l’OTAN qui contrôle tous les pays de la région. La haine du Russe ressemble étrangement à celle que manifestait Hitler, les Slaves étant pour lui des sous-hommes qu’il fallait exterminer. Les Européens seraient-ils aujourd’hui dans leur globalité des nazis qui soutiennent les yeux fermés des dirigeants ukrainiens corrompus, fanatiques sympathisants nazis ? On assiste à un retournement de l’histoire quelques 77 ans après la fin de la seconde guerre mondiale qui se termina en Europe par une défaite de l’Allemagne ruinée par l’armée soviétique.

Les deux ténors de l’action humanitaire français que sont Kouchner et BHL sont resté silencieux depuis la fin 2014 alors que les Ukrainiens, noyautés par des milices bandéristes ouvertement nazies, n’ont cessé de bombarder les populations civiles russophones du Donbass, jour et nuit, pour un triste bilan de 15000 morts innocents. Kouchner prônait une intervention armée sous le prétexte qu’il fallait sauver des peuples menacés par une puissance étrangère. L’analyse de la situation ukrainienne avant l’intervention de la Russie n’entrait donc pas dans le cadre de l’idéologie développée par Kouchner et BHL. D’ailleurs ils s’en lavent les mains. Ce sont les Russes qui ont décidé d’intervenir mais il faut souligner, ce que les Occidentaux ont trop tendance à oublier, que l’intervention russe dite opération spéciale fut décidée à la demande des républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lugansk. Aujourd’hui les soi-disantes démocraties d’Europe ont choisi de dépouiller leurs armées d’une partie de leurs équipements au profit du régime de Kiev. Ça s’appelle entrer en guerre contre non seulement la Russie mais également contre les peuples russophones du Donbass qui combattent tous les jours au côté de l’armée russe.

On peut rire des risques d’aggravation du conflit actuel par l’utilisation de ce que les Etats-Majors occidentaux appellent des armes nucléaires tactiques. Sont-ils conscients de la puissance destructrice de telles armes, apparemment non. Chacune de ces armes tactiques équivaut à celle larguée sur la ville d’Hiroshima qui tua instantanément 100000 personnes … non, ce sont simplement de “petites” armes tactiques, elles nettoient une surface équivalente à Paris intra muros et transforme cette surface en “no man’s land”. Il ne reste plus qu’à souhaiter un rapide retour à la raison des Européens car ce sont eux qui seront détruits les premiers pour leur lâcheté et leurs mensonges et encore une fois les peuples seront coupables de folie guerrière car ils n’ont pas exigé de leurs dirigeants de solliciter leur avis car ils n’ont pas du tout envie de se battre et mourir pour une cause qui ne les concerne pas. La civilisation occidentale est bel et bien décadente, c’est la conclusion de ce court billet.

Réflexions personnelles sur la structure du “fonctionnariat” français et ses conséquences

J’ai effectué ma carrière en recherche auprès du CNRS, un organisme dépendant de l’Education Nationale française. J’ai toujours refusé personnellement d’accéder au statut de fonctionnaire pour des raisons idéologiques difficiles à expliquer en optant pour le statut de contractuel. Je considérais que ce statut de fonctionnaire était “trop confortable” et m’encouragerait à ne plus me remettre en cause. J’ai en effet côtoyé des agents fonctionnaires du CNRS qui depuis de nombreuses années ne travaillaient plus du tout et se montraient dans les locaux du laboratoire pour justifier leur salaire confortable acquis par ancienneté et non par compétence. Lorsque mon patron me proposa une promotion au grade de directeur de recherche je devais selon les statuts de cet organisme devenir fonctionnaire titulaire alors que je n’était “que” contractuel depuis le début de ma carrière. Ayant refusé cette promotion il ne me restait plus qu’à démissionner car mon dossier professionnel, déjà annoté d’une grosse croix rouge, allait être classé parmi les irréductibles. J’ai donc démissionné du CNRS. Il y avait d’autres raisons qui n’entrent pas dans le propos de ce billet. Compte tenu de mon expérience personnelle je considère que le statut de fonctionnaire à vie, c’est-à-dire que l’administration ne peut pas remettre en cause le bien-fondé de la présence d’un individu x ou y dans une administration étatique quelle qu’elle soit sous le prétexte idéologique qu’il bénéficie de ce statut de fonctionnaire, est un système encourageant l’incompétence et toutes sortes de déviances comme par exemple la corruption.

J’en suis arrivé au cours de ma réflexion sur l’inutilité de ce statut et qu’il faut tout simplement le supprimer quelles que soient les administrations considérées, qu’il s’agisse des cheminots, des enseignants, des employés de l’Etat dans diverses administrations ministérielles ou entreprises de l’Etat comme par exemple EDF et bien d’autres entreprises contrôlées par l’Etat. Si les agents du CNRS sont notés en fonction de leur nombre de publications dans des revues scientifiques internationales à comité de lecture, il se trouve que dans mon cas, ayant passé plus de la moitié de ma carrière dans le cadre de mon activité comme détaché auprès d’entreprises distinctes du CNRS au sein desquelles ma capacité de publication était soumise à l’approbation de ces entreprises, alors ma notation était entachée par ces restrictions. J’ai déposé trois brevets au cours de ma carrière et tous ces brevets étaient de par la loi propriété du CNRS et leur exploitation rendait le CNRS le principal bénéficiaire de leur exploitation éventuelle. En d’autres termes la créativité d’un agent de l’Etat ne lui appartient pas. Cette activité était d’ailleurs gérée par un service juridique hybride entre le CNRS et l’Education Nationale. J’ai consulté ce service et je peux tout simplement affirmer que cette entité relève de l’imagination d’un Kafka très doué dans le surréalisme le plus rebutant. Cette administration est à mon avis l’archétype de l’image défavorable du fonctionnariat.

La France ressemble, j’ose l’écrire, à ce qu’était l’URSS, pays où tous les sujets du parti étaient de facto des fonctionnaires ! L’exemple de l’Education National est caricatural. À un instant t quel que soit le jour de l’année scolaire 30 % du personnel de l’éducnat est “absent” pour toutes sortes de raisons : congés de maladie, pour convenance personnelle ou de maternité, sessions de perfectionnement, stages variés dans d’autres administrations. Pour pallier à cet état de choses la direction de l’educnat réclame toujours plus d’agents pour maintenir le bon fonctionnement des établissements, maternelles, lycées et collèges. Tous fonctionnaires et nous sommes heureux car nous ne sommes soumis à aucun devoir professionnel ! Voilà quel est ce système étatique vicieux qui devrait être supprimé d’un trait de plume. Dans les entreprises privées les fautes professionnelles sont lourdement sanctionnées, à la SNCF le récent déraillement d’un train dans la banlieue sud de Paris n’a conduit à aucune condamnation formelle et pourtant les services d’entretien du réseau également constitués de fonctionnaires avaient commis une faute professionnelle grave. Voilà ce qu’est le véritable statut des fonctionnaires, quel que soit leur niveau : responsable jusqu’à un certain point mais jamais coupable. Vive la vie de rentier fainéant payé par les contribuables qui n’est pas concerné par la réforme des retraites puisque celles-ci sont payées par la dette de l’Etat, un autre vrai scandale dont personne ne parle dans les médias de bon ton … Il existe fort heureusement des fonctionnaires qui aiment leur métier et qui ne comptent pas leurs heures de travail. Ils sont malheureusement souvent trop mal payés et doivent alors s’acharner en effectuant des heures supplémentaires dans le cadre de leur activité hors des heures statutaires afin d’améliorer leur solde, heures supplémentaires qui seraient beaucoup mieux rémunérées s’ils étaient employés dans le secteur privé.

En quelques mots il y a en France un fonctionnaire pour 13 habitants, tous âges confondus soit 72 fonctionnaires pour 1000 habitants. En Chine, tout le monde sait que ce pays est un modèle de démocratie, il y a 80 millions de fonctionnaires du parti communiste dont l’occupation est de surveiller les citoyens du moindre village aux plus grandes villes, les entreprises grandes et petites, les exploitations agricoles et, comble d’ironie d’autres membres du parti. Il y a en Chine 60 fonctionnaires dûment inscrits au parti pour 1000 habitants. Encore un petit effort et la Chine rejoindra la France dans le poids de la fonction publique ! Pourquoi le président français veut réformer le régime des retraites ? Tout simplement pour faire payer l’ensemble des citoyens afin de combler l’abime effrayant du système de retraite des fonctionnaires qui n’est pas provisionné. Le Ministère des finances voudrait mettre la main sur le fond de retraite (Argic et Arco, je crois) des professions libérales au passage et mutualiser la retraite des fonctionnaires en rendant tous les salariés solidaires, une Chine en miniature en quelque sorte. Jamais aucun média de grand chemin ne mentionnera cet état de fait et pourtant c’est la réalité.

Pour conclure ce billet je voudrais insister sur le fait que sans ma retraite complémentaire constituée à titre onéreux auprès d’un fond de pension géré par la Caisse des dépôts et consignations je serais dans la misère. Tous les contractuels de l’Etat et des collectivités locales peuvent faire ce choix et il pourrait en être de même pour la grande majorité des salariés du privé qui sont en définitive des contractuels. Placer ses cotisations auprès d’un organisme sérieux comme la CDC, en quelque sorte le fond souverain français, serait un bon choix mais confier la gestion de ce capital à un organisme comme BlackRock, le projet du président de la République, est une trahison de tous les citoyens … Et pour plus d’informations relatives à la “grande administration” et le corporatisme corrupteur qui y règne, par exemple ceci : https://www.youtube.com/watch?v=D_amTRVS0Cg&ab_channel=%C3%89LUCID

Les chasseurs de peste

La peste, une maladie infectieuse transmise par les puces des rongeurs et également les poux de personne à personne, est provoquée par un bacille appelé Yersinia pestis. Cette maladie a ravagé l’humanité entière de l’Europe occidentale à la Chine à plusieurs reprises, périodes épidémiques très curieusement espacées par de longues années sans aucune manifestation de peste. Elle a décimé des peuples entiers depuis le Néolithique récent aussi appelé Age du bronze il y a environ 5000 ans jusqu’à la fin du XIXe siècle. La première vague de peste bien documentée historiquement sévit du sixième au huitième siècle, la seconde pandémie du quatorzième au début du dix-neuvième siècle et la dernière aux dix-neuvième et vingtième siècles. Il ne s’agissait pas d’épidémies continues mais de périodes de très forte mortalité suivies d’accalmies. La grande peste du quatorzième siècle 1346-1353 tua plus de la moitié de la population européenne. La recherche dans le domaine de la peste a donc consisté à identifier la première épidémie puis les liens entre les différentes épidémies successives et enfin à expliquer pourquoi il y eut de longues périodes sans peste. Une équipe de biologistes des Universités de Melbourne et Sydney ont mis à profit les développements récents du séquençage des acides nucléiques anciens pour tenter de construire une sorte d’arbre généalogique de la bactérie Yersinia pestis.

Toutes les séquences étudiées sont disponibles dans la banque d’information biotechnologique NCBI. Pour se faire une idée de la complexité de cette étude 1657 séquences ont été identifiées comme susceptibles d’intérêt dont 1473 récentes (vingtième siècle) et 184 antérieures au dix-neuvième siècle. Le lieu géographique où ont été trouvés les restes humains a nécessité de remonter aux publications originales. Deux souches de Yersinia ont été utilisées pour compléter l’arbre phylogénétique au cours du temps, Y.pestis et Y.pseudotuberculosis, cette dernière souche aidant à localiser les points de différenciation des divers variant génétiques de la bactérie. Pour information le réservoir de Y.pestis existe toujours en particulier dans le Parc National de Yosemite aux Etats-Unis et il est constitué d’écureuils gris et des cas de peste sont signalés chaque année. Cette maladie est aussi présente en Afrique subsaharienne et à Madagascar.

La dernière pandémie en date débuta dans la région du Yunnan en Chine à la fin du dix-huitième siècle, elle se répandit dans la province au cours du siècle suivant pour atteindre Hong-Kong en 1895 d’où elle se dispersa dans d’autres pays jusqu’à l’Australie et l’Europe et les Amériques. La précédente pandémie (14-19e siècles) semble avoir eu pour origine géographique la Horde dorée, c’est-à-dire le croissant couvrant l’Asie centrale jusqu’à l’Europe ; Elle atteignit la Crimée en contournant le Caucase. Cette vague pandémique est probablement originaire du Xinjiang, plus précisément les montagnes de Tien Shan (Tajikistan), et suivit la route de la soie pour sa dispersion jusqu’en Europe à partir du port de Marseille lors de l’une des vagues successives la plus meurtrière au début du dix-huitième siècle.

L’étude publiée dans la revue Communications Biology ( https://doi.org/10.1038/s42003-022-04394-6 ) a permis de constituer un arbre phylogénétique en se basant sur une fréquence de mutations de l’ordre de 12 par siècle. La distance génétique par rapport à la souche originelle correspond au nombre de substitutions ponctuelles de nucléotides par site sur les 601 séquences de Y.pestis analysées.

La peste va-t-elle réapparaître mondiale ? Depuis la dernière pandémie des 19e-20e siècle la mise au point d’antibiotiques permet d’exclure cette possibilité à moins que la bactérie devienne multi-résistance à tous les antibiotiques connus. Deux cas de multi-résistance a été décrits à Madagascar, l’un en 2014 et l’autre en 2017.

Protégé par la CIA, amnistié par nos médias, l’idole statufié de Kiev

Bandera, nazi d’Ukraine et champion de l’Occident par Annie Lacroix-Riz

Stepan Bandera nazi ukrainien, combattant avec Hitler et exécuteur en masse de dizaines de milliers de juifs et de résistants communistes, devient chaque jour un peu plus le héros des « démocrates » de l’Occident. Quand elle ne l’oublie, la presse trafique son histoire, transformant le bourreau en nationaliste glorieux ; d’ailleurs en1945 ne fût-il pas un agent Américain ? Ce qui démontre qu’un paradis existe pour les nazis.

La guerre d’Ukraine a été lancée par la Russie après huit ans d’agression ukraino-occidentale (2014-2022) contre les russophones de l’Est ukrainien. Leurs 14 000 morts, en majorité des civils, avaient intéressé nos grands médias aussi peu que ceux d’Irak, de Serbie, d’Afghanistan et de Syrie, attaqués, depuis 1991, par les États-Unis en quête mondiale de contrôle pétrolier et gazier et autres matières premières, sous couvert de l’OTAN soumis à commandement unique américain depuis sa fondation (1950). La coalition occidentale, qui a d’emblée ridiculisé l’objectif officiel russe de « dénazification » annoncé en février 2022 – conforme aux « principes politiques » inscrits dans le Protocole de la Conférence de Potsdam (1er août 1945) , affirme agir contre la Russie au nom de la « démocratie » (nouveau nom du « Monde libre » de l’époque soviétique) . La guerre se prolongeant, l’« Occident » fait évoluer le concept de « démocratie » et « couvre » la vénération de l’État ukrainien « allié » pour ses criminels de guerre et d’avant-guerre. Ainsi érige-t-il le nazi ukrainien Stepan Bandera (1909-1959) en héraut de l’« indépendance ukrainienne » : léger défaut qu’il lui pardonne autant qu’à la « démocratie » ukrainienne post-Maïdan la promotion des groupements nazis et les coups de gourdin que le milliardaire Zelenski, digne successeur du milliardaire Porochenko, administre au peuple ukrainien : destruction du code du travail, des horaires aux salaires, et interdiction des partis et journaux d’opposition, requis par les « investisseurs » états-uniens.

Bandera n’est devenu un « héros national » que depuis la « Révolution orange » américaine de 2004, et surtout depuis le coup d’État de Maïdan organisé en février 2014 par Washington contre un intolérable gouvernement ukrainien, légal mais prorusse. Sa cheffe d’orchestre la vice-secrétaire d’État aux affaires politiques, Victoria Nuland, madone néo-conservatrice du National Endowment for Democracy (CIA) et russophobe (et sinophobe) compulsive, assure son poste ukrainien depuis 1993, sous gestion démocrate ou républicaine (hors présidence Trump). Elle a avoué le 13 décembre 2013 devant le National Press Club, dans une conférence financée par le groupe pétrolier Chevron , puis le 15 janvier 2014 devant le comité de politique extérieure du Sénat, que le gouvernement américain avait, depuis la chute de l’URSS, « dépensé cinq milliards de dollars » pour faire triompher la « démocratie » en Ukraine et que Chevron avait signé le 5 novembre précédent un accord pour dix milliards de dollars d’investissement en vue de forages qui mettraient fin à la « dépendance du pays envers la Russie » . Mme Nuland, cantinière des putschistes de Maïdan, a depuis lors fabriqué les gouvernements ukrainiens et présidé, avec le reste de l’appareil d’État, au réarmement jusqu’aux dents de l’Ukraine, que Washington a intégrée de fait aux opérations de l’OTAN depuis juillet 2021 .

L’intimité des États-Unis avec le nazisme ukrainien en général a précédé la chute de l’URSS. Leur intérêt pour la caverne d’Ali Baba ukrainienne, comme celui de tous les impérialismes, n’a jamais cessé depuis l’« ouverture » de la Russie tsariste, qui leur avait cédé son économie moderne et concentrée, de la banque aux matières premières. Comme le Reich occupa longtemps le devant de la scène ukrainienne, surtout depuis la Première Guerre mondiale, les banques américaines accompagnèrent celles du Reich dans l’entre-deux-guerres. Mais au rôle second que dictait alors le primat allemand.

Car le Reich, première puissance à reconnaître la Russie en 1922, tint le haut du pavé dans la Russie soviétique traitée en paria par la « communauté internationale » impérialiste. Même dans l’Ukraine qu’il avait arrachée, en 1918 (jusqu’à sa défaite de novembre), à la Russie assaillie de toutes parts par quatorze puissances impérialistes de 1918 à 1920 , et que les bolcheviques reconquirent depuis 1920. En reconnaissant l’État soviétique, Berlin y récupéra sa capacité de nuisance, « couvert » par le Vatican : auxiliaire du Reich depuis la fin du 19e siècle et plus encore depuis 1914, la Curie mandata le clergé catholique germanique à l’espionnage militaire préparatoire au nouvel assaut projeté .

Les nazis bandéristes dans l’avant-guerre
C’est dans ce contexte que grandit Bandera, produit-type de l’uniatisme de Galicie orientale (Ukraine occidentale), arme de guerre de l’Église romaine contre l’orthodoxie depuis 1595-1596. Fils d’un prêtre uniate, il fut élevé comme ses pareils dans la haine fanatique des Polonais, des Russes, des juifs et des opposants, sous l’autorité d’Andreï Szepticky évêque uniate de Lemberg (Lwow en polonais, Lvov en russe, Lviv en ukrainien) nommé en 1900. Russophobe, polonophobe et antisémite de choc, Szepticky devait comme tous ses prédécesseurs convertir les orthodoxes de l’Est, mission liée à la conquête germanique. Ce fut d’abord au service de Vienne, maîtresse de la Galicie orientale, puis, Pie X préférant depuis 1907 les puissants Hohenzollern aux Habsbourg moribonds, l’évêque accompagna jusqu’à sa mort (novembre 1944) le Drang nach Osten (« poussée vers l’Est ») du Reich, impérial, « républicain » et hitlérien.
Le Reich, qui finançait avant 1914 « l’autonomisme ukrainien » contre la Russie, transforma l’Ukraine en fief militaire pendant la Première Guerre mondiale. Il accrut ensuite l’effort dans la Galicie orientale, dévolue en 1921 par la France antisoviétique à la Pologne réactionnaire Depuis 1929, Berlin entretenait l’« Organisation des Ukrainiens nationalistes » (OUN) que Stefan Bandera (20 ans), « chef de l’organisation terroriste ukrainienne en Pologne », avait fondée avec ses fidèles lieutenants Mykola Lebed et Iaroslav Stetsko. Ils participèrent, à la campagne antisoviétique sur « la famine génocidaire en Ukraine » décrite dès 1987 par le photographe et militant syndicaliste canadien Douglas Tottle, pionnier de l’étude du nazisme ukrainien . Lancée par le Reich et le Vatican, à l’été 1933, c’est-à-dire après que l’excellente récolte de juillet eut mis fin à la disette ou à la famine, répercutée avec zèle par tous leurs alliés, dont la Pologne, avec pour centre Lwow, elle prépara idéologiquement la conquête de l’Ukraine. Berlin et le Vatican s’étaient engagés par un des deux articles secrets du Concordat du Reich de juillet 1933 à la mener ensemble .

Les bandéristes rendirent en Pologne aussi de grands services, non seulement contre les juifs mais aussi contre l’État. Bandera et Lebed assassinèrent le 15 juin 1934, année faste des attentats allemands contre les chefs d’État et ministres, le ministre de l’Intérieur polonais, Bronisław Pieracki, pourtant en extase, comme ses chefs, Pilsudski et Beck, devant « l’ami allemand ». Les nazis de l’OUN jouaient en Galicie orientale, a écrit Grzegorz Rossolinski-Liebe en 2014 dans sa thèse de référence sur Bandera, le même rôle que les oustachis croates d’Ante Pavelitch, les nazis slovaques du Parti Hlinka, les Gardes de fer roumains et autres nazis d’Europe orientale : gavés de marks, ils avaient tous « adopté le fascisme, l’antisémitisme, le suprématisme racial, le culte de la guerre et toute une gamme de valeurs d’extrême droite » . Pour ne pas froisser ses « amis » allemands, Varsovie commua la peine de mort de Bandera et Lebed édictée (seulement) en 1936 en prison à vie. L’occupant allemand les en libéra dès l’invasion de septembre 1939.
Les nazis bandéristes dans la Deuxième Guerre mondiale

Depuis lors, l’OUN uniate, puissante en Ukraine slovaque et polonaise (absente d’Ukraine soviétique), fut le laquais du Reich. Elle fut subdivisée en 1939-1940 en OUN-M et OUN-B, respectivement dirigés par Andrei Melnik et par le trio Bandera-Lebed-Stetsko, divisés seulement par leur désaccord, de façade, sur « l’indépendance ukrainienne » : Melnik n’en parlait plus, Bandera chérissait par le verbe « l’indépendance » dont le Reich ne voulait à aucun prix.
Les deux OUN aidèrent le Sipo-SD (la Gestapo) et l’Abwehr à préparer l’occupation de la Pologne, puis de l’URSS. Ses membres peuplèrent les « académies [allemandes] de police » de Pologne occupée et accrurent leurs ravages après Barbarossa : aux côtés de la Wehrmacht, ils liquidèrent immédiatement 12 000 juifs en Galicie orientale, et ne cessèrent plus. Supplétifs du Sipo-SD, ils torturèrent et exterminèrent sans répit avec la bénédiction des clercs uniates, dont Szepticky, bénisseur des bandéristes de la 14e Légion des Waffen SS Galicia (1943-1944) et d’ailleurs. Dans les Einsatzkommandos, les prisons, les camps de concentration et ailleurs, les deux OUN massacraient les « ennemis de la nation ukrainienne » : Ukrainiens « non loyaux », juifs de toute nationalité, Russes et Polonais non juifs, dont les 100 000 de Volhynie, exploit de Bandera qui perturbe les actuels rapports (faussement) idylliques Varsovie-Kiev. En Pologne et en URSS, jusqu’à la libération soviétique complète de l’Ukraine (Lvov, juillet 1944), ces champions du « nettoyage ethnique » jouèrent dans « la destruction des juifs » le rôle des « États satellites [du Reich] par excellence » (Croatie et Slovaquie) . Le conflit officiel, très secondaire, entre Berlin et les bandéristes, sur « l’indépendance » ukrainienne, valut en 1942 à Bandera et Stetsko l’emprisonnement en « camp d’honneur » à Sachsenhausen (à 30 km de Berlin). Lebed, en fuite, dirigea en leur nom l’« armée insurrectionnelle ukrainienne » (UPA) : formée en 1942 de ces polices auxiliaires de la Wehrmacht et de la SS, l’UPA liquidait les ennemis communs.

Bandera et Stetsko auraient été libérés de leur « bunker d’honneur » hôtelier jusqu’en septembre 1944, contèrent-ils a posteriori à la CIA. En juillet 1944, une grande partie des massacreurs avait quitté l’Ukraine dans les fourgons allemands. Berlin fonda pour ses nazis ukrainiens le « Conseil suprême ukrainien de libération » (UHVR), puis, en novembre 1944 un « Comité national ukrainien » à majorité bandériste. Haute preuve de « résistance nationale et antinazie » ! La prise soviétique de Berlin les précipita à Munich, centre historique du nazisme intérieur et de l’expansion du Deutschtum depuis l’entre-deux-guerres , devenu au printemps 1945 une des capitales de la zone d’occupation américaine. Sur les « 250 000 Ukrainiens » établis en 1947 « en Allemagne, en Autriche et en Italie », prétendues « personnes déplacées », « un grand nombre étaient des membres avérés ou des sympathisants de l’OUN » .
Le reste des criminels de l’OUN-UPA étaient restés en Galicie orientale désormais soviétique où, clandestins, ils massacrèrent encore, sous la houlette de leurs clercs uniates : « en Ukraine occidentale », des « dizaines de milliers » d’entre eux tuèrent « 35 000 cadres de l’armée et du parti soviétiques entre 1945 et 1951 » , dirigés par leurs amis étrangers, non plus seulement allemands, mais aussi américains.

De la légende post-Stalingrad du combat pour l’indépendance nationale aux articles du Monde de janvier 2023
La défaite du Reich se profilant après Stalingrad, l’OUN-UPA commença à s’inventer une histoire « résistante » : clé de la propagande russophobe actuelle, cette légende fut diffusée dans tout l’« Occident » quand la clique Bandera devint officiellement « alliée » contre l’URSS. Ainsi se développa le mythe d’une « résistance des nationalistes ukrainiens » aussi antinazie qu’antibolchevique, qu’entretient désormais la grande presse « occidentale ». Le Monde a consacré les 7 et 8 janvier à Bandera, deux articles à ce héros naïf de l’indépendance ukrainienne. Le premier, « Stepan Bandera, l’antihéros ukrainien glorifié après l’agression russe » poussait l’indulgence à tel point qu’il y en eut, peut-être devant des réactions nombreuses, un second. Le titre fut plus engageant « Guerre en Ukraine : le mythe Bandera et la réalité d’un collaborateur des nazis » , pas le contenu : Bandera « luttait par tous les moyens pour libérer l’Ukraine des jougs successifs de la Pologne et de l’Union soviétique ». Il ne collabora avec « l’Allemagne nazie » que pour ce noble objectif qui lui fit voir en Hitler « un allié possible pour lancer la révolution nationale ukrainienne contre l’oppresseur soviétique qui avait orchestré, entre autres atrocités, la grande famine de 1932-1933, l’Holodomor, décimant de 3 à 5 millions d’Ukrainiens. » Il avait donc bien des excuses.

Les deux articles, truffés de gros mensonges et de mensonges par omission, font de Bandera « un symbole de résistance et d’unité nationale », un héros complexe et « contesté ». Ce qualificatif a indigné Arno Klarsfeld, qu’alarme désormais la glorification « occidentale » des nazis ukrainiens : « Le Monde devient un journal partial et mensonger : Bandera n’est pas une figure “controversée”, il a activement participé à la Shoah. Comment Le Monde qualifierait Goring ? “controversé” lui aussi ? honte pour un journal sérieux !!! c’est réellement honteux. » Le 15 mars 2014, le journal admettait encore que le coup d’État de Maïdan avait mis les nazis à la tête de l’Ukraine. Certes, avec sa russophobie héritée de l’organe du Comité des Forges, Le Temps, son prédécesseur : « L’extrême droite ukrainienne, cible inespérée pour Moscou. La visibilité sur Maïdan des groupuscules néonazis, ultra-minoritaires, nourrit la propagande russe contre le nouveau pouvoir à Kiev ». Alors, fondée ou pas ? La science historique avait avancé dès 1987, avec Tottle sur la « famine génocidaire », sur les massacres et sur les escroqueries de l’OUN-OPA sur ses activités de 1929 à 1945 . Rossolinski-Liebe dont l’après-« révolution orange » en Ukraine a menacé la sécurité personnelle et interdit les conférences , a complété le tableau sur le criminel absolu Bandera. L’article du Monde du 8 janvier mentionne sa thèse, sans mot dire, et pour cause, de son contenu.

Les héros ukraino-nazis de « l’indépendance nationale » ont compté beaucoup dans les longs préparatifs de la présente ère américaine de l’Ukraine. Dans leur objectif de conquête mondiale, les États-Unis incluaient la Russie en général, et l’Ukraine en particulier, mais durent ici se contenter à l’ère allemande de « l’Europe » d’un rôle mineur . Le capital financier américain s’était, depuis 1919, associé aux capitaux allemands en Europe orientale. Sa grande presse, dont Hearst, porte-parole des milieux germano-américains, participa à la campagne sur « la famine génocidaire en Ukraine » à partir de 1935 – cinquante ans avant le tapage reaganien sur « l’Holodomor » (son nouveau nom) . La fin de la Deuxième Guerre mondiale sonna l’heure, sinon de la relève du Reich, de la collaboration avec les héritiers du Reich en vue, notamment, de la conquête de l’Ukraine.

La stratégie américaine de conquête de l’Europe entière se dévoila entre le compromis territorial de Yalta en février 1945, haï d’emblée, et la décision définitive, en 1947-1948, de liquider, non seulement la zone d’influence soviétique, mais l’État soviétique avec. La tâche fut confiée à Frank Wisner et George Kennan. Wisner, avocat d’affaires de Wall Street, avait été envoyé en 1944 en Roumanie par l’avocat d’affaires Allen Dulles, chef de l’OSS-Europe depuis novembre 1942, à Berne : il fallait éviter un avenir soviétique à ce pays champion des massacres antisémites en négociant avec ses élites qui y avaient trempé . Kennan, diplomate, avait passé sa carrière, depuis 1931 à Riga (Lettonie) puis dans divers postes, à combattre l’URSS . Le Département d’État confia donc à ce tandem, dans le cadre de la CIA (successeur officiel de l’OSS) fondée en juillet 1947, l’application de la directive 10/2 du National Security Council du 18 juin 1948 qui prescrivait la liquidation générale du socialisme européen . Vedette de la Guerre froide, Kennan, raisonnable depuis sa retraite, mit, en vain, Washington en garde contre l’expansion de l’OTAN à l’Est, contre la Russie, après 1991 .

L’Ukraine occupait dans cette ligne un rôle central, et Washington s’appuya sur l’expérience de l’Allemagne (occidentale) redevenue alliée à peine vaincue (comme après la Grande Guerre). L’historien Christopher Simpson a décrit dès 1988 l’incroyable sauvetage-recyclage par l’OSS et ses successeurs (« Strategic Services Unit » puis CIA) des criminels de guerre européens, Allemands et Ukrainiens en-tête. Harry Rositzke, chef depuis 1945, à Munich, des « opérations secrètes à l’intérieur de l’URSS » des nazis ukrainiens – et agent loyal qui ne cita aucun nom , fit cet aveu en 1985 : « Nous savions parfaitement ce que nous faisions. La base du boulot était de se servir de n’importe quelle ordure du moment qu’elle était anticommuniste » . Les historiens américains Breitman et Goda, spécialistes de la « Shoah » collaborateurs réguliers du Département d’État, ont complété le dossier en 2010.

Washington eut grand besoin du Vatican qui, sauveteur de masse des criminels de guerre via le clergé européen, maintint sa collaboration avec les héritiers du Reich mais l’adapta à son alignement sur les États-Unis maîtres de l’« Europe occidentale » et grands bailleurs de fonds (à usage intérieur, italien, et international). La Curie continua à gérer son vivier uniate de Lvov, via les prélats et les prêtres clandestins. Avait succédé à Szepticky décédé en novembre 1944 le chef bandériste Ivan Bucko, ancien « évêque auxiliaire de Lvov » (depuis 1929), associé aux préparatifs de Barbarossa puis à la « rechristianisation » ratée des Russes. Washington agréa dès l’été 1945 cet « expert du Vatican sur les questions ukrainiennes [d’]opinions radicalement antirusses », comme « visiteur apostolique des Ruthènes de l’armée d’Ukraine » (l’OUN-UPA), chef, à Rome, jusqu’en 1971, « des Ukrainiens en Europe occidentale » .

Dès juillet 1944, juste avant l’entrée de l’Armée rouge à Lvov, les massacreurs du « Conseil suprême ukrainien de libération » (UHVR) avaient, prélats compris, traité, sous l’aile romaine, « avec les gouvernements occidentaux ». Les alliés-rivaux anglais et américains collaborèrent avec les groupes dirigés, d’une part, par Bandera-Stetsko (80% des effectifs ukrainiens des « camps de personnes déplacées en Australie, au Canada, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et autres pays occidentaux à la fin des années 1940 ») et, d’autre part, par Lebed et le prélat uniate Ivan Hrinioch, agent de liaison avec le Vatican .

Les Américains avaient dès mai 1945 récupéré et installé, tout près de Munich, comme espion en chef, le général nazi (membre du NSDAP) de la Wehrmacht Reinhard Gehlen : chef du « renseignement militaire allemand sur le front de l’Est » dans l’URSS occupée (Fremde Heere Ost, FHO), Gehlen, responsable des « interrogatoires », avait dirigé les collaborateurs soviétiques de toutes les régions occupées, dont l’Ukraine et fabriqué depuis 1942 l’armée Vlassov. Ces soldats de l’Armée rouge ralliés à la Wehrmacht pour ne pas périr formèrent des bandes criminelles qui rendirent, en URSS et jusque contre les résistants français en 1943-1944 , les mêmes services que les nazis uniates. Gehlen, grand criminel de guerre, reçut en 1945 d’immenses responsabilités : l’espionnage de renseignement et d’agression contre l’URSS, mais aussi l’action anticommuniste en zone américaine. Adenauer, qui l’appréciait autant, lui confia, à la fondation de la RFA, à l’automne 1949, ses services secrets : le grand nazi Gehlen dirigea donc le Bundesnachrichtendienst (BND) jusqu’à sa retraite en 1968 . Vu l’expérience allemande acquise depuis la décennie 1930, son apport en Ukraine fut décisif. Entouré exclusivement d’anciens nazis, dont ses anciens adjoints en URSS occupée, Gehlen maintint donc sans rupture la collaboration germano-ukrainienne. 
Londres et Washington collaborèrent et rivalisèrent dans l’usage de Bandera et de ses sbires. Washington fut plus discret mais laissa les bandéristes (majoritaires) et autres membres de l’OUN se reconstituer à Munich et alentour. Les alliés-rivaux refusèrent sous tous les prétextes de livrer Bandera et autres criminels de guerre ukrainiens « réfugiés » à l’URSS, qui les réclamait depuis le début de 1946 pour les juger. Les Américains aidèrent Bandera à s’installer à Munich dès août 1945, lui forgèrent des papiers d’identité (au nom de Stefan Popel) et autres faux documents, dont l’un d’« interné dans les camps de concentration nazis du 15 septembre 1941 au 6 mai 1945 [et] libéré du camp de concentration de Mauthausen » une des légendes de la presse « occidentale » actuelle. Ils le logèrent et lui procurèrent maintes facilités, dont un lot de cartes de journaliste, y compris pour un journal « français ».

La CIA confia à Gehlen et à son BND le soin de « traiter » le compromettant Bandera, au service des « opérations » militaires en Ukraine – toujours classifiées. Bandera rapportait directement à Heinz Danko Herre, ancien second de Gehlen à la Fremde Heere Ost affecté entre autres à l’armée Vlassov et qui, « principal conseiller de Gehlen » au BND, adorait Bandera : « nous le connaissons depuis à peu près 20 ans, et, il dispose en Allemagne et en dehors, de plus d’un demi-million de partisans. » Washington fit traîner la demande de visa pour séjour aux États-Unis déposée par Bandera depuis 1955, mais le BND voulait mettre en contact direct son cher Bandera et les nazis ukrainiens d’Amérique, immigrés par dizaines de milliers depuis la fin des années 1940 : la complicité entre CIA et ministère de la Justice américain permit de violer la loi interdisant l’immigration aux nazis. « Les responsables de la CIA de Munich » finirent par accepter « l’octroi du[dit] visa en 1959 », mais Bandera ne put gagner les États-Unis : un agent du KGB l’exécuta à Munich, le 15 octobre 1959, « les Soviétiques ayant décidé qu’ils ne pouvaient se permettre la résurrection de l’alliance entre l’espionnage allemand et les fanatiques ukrainiens » (Breitman et Goda). Voilà pourquoi l’actuel « héros national » de l’Ukraine « indépendante » n’étendit pas ses activités outre-Atlantique.

Washington avait poursuivi, toujours en collaboration avec le BND, ses œuvres en Ukraine et alentour, notamment en Tchécoslovaquie, « la CIA fournissant l’argent, les approvisionnements, l’entraînement, les facilités radio et les parachutages des agents entraînés » de l’UPA. Aux États-Unis mêmes, la CIA promut d’autres alliés bandéristes en hérauts de la « démocratie » ukrainienne, tel Mykola Lebed, « sadique notoire et collaborateur des Allemands », qui avait début 1945 pris contact avec Allen Dulles à Berne : elle fit immigrer ce « chef responsable d’“assassinats de masse d’Ukrainiens, de Polonais et de juifs” », dénoncé par des immigrés d’Europe orientale, l’installa à New York en « résident permanent », puis fit naturaliser ce chef de la propagande « nationale ukrainienne » aux États-Unis. Depuis 1955, « des tracts furent jetés par avion au-dessus de l’Ukraine, et des émissions de radio intitulées Nova Ukraina furent diffusées depuis Athènes pour consommation ukrainienne ». Tous les pays de l’OTAN furent mobilisés à cet effet.

Quand le fiasco hongrois de novembre 1956 eut stoppé les actions militaires en Europe orientale (et poussé l’obsessionnel Wisnan Ber à la folie ), fleurit une prétendue « association sans but lucratif » (financée, comme le reste, par la CIA), dite Prolog, chargée d’inonder l’Ukraine de propagande antisoviétique. Hrinioch, second de Lebed, en dirigea l’antenne de Munich, l’« Ukrainische Gesellschaft für Auslandsstudien » (Société ukrainienne pour les études sur l’étranger). En « 1957, Prolog diffusa 1 200 programmes radiophoniques à raison de 70 heures par mois, et distribua 200 000 journaux et 5 000 tracts. » Elle organisait la distribution des « livres d’écrivains et poètes ukrainiens nationalistes », y compris en Ukraine soviétique, « jusqu’à la fin de la Guerre froide ». Elle « finançait le voyage des étudiants et des universitaires ukrainiens aux conférences universitaires, aux festivals internationaux de la jeunesse » et autres manifestations : à leur retour, les subventionnés rendaient compte à la CIA. Prolog était le seul « truchement des opérations de la CIA en direction de la République soviétique d’Ukraine et de ses quarante millions de citoyens ukrainiens. »

Dans les années 1960, les bandéristes américains, dont Lebed, firent leur conversion publique au philosémitisme, dénonçant systématiquement « les Soviétiques pour leur antisémitisme » thème très en vogue ces temps-ci. L’aristocrate catholique polono-américain Zbigniew Brzezinski, pilier depuis les années 1950 de la subversion permanente de l’URSS et de la scission Ukraine-Russie , préconisa en 1977, comme conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter, l’extension de ce magnifique programme. Dans les années 1980, entre Carter et Ronald Reagan, Prolog se diversifia en direction des « autres nationalités soviétiques, qui incluaient les dissidents soviétiques juifs, suprême ironie », selon Breitman et Goda. Tactique géniale, après des décennies d’hostilité ou d’indifférence aux juifs européens , puisque la propagande « occidentale » transforma une URSS jadis haïe comme judéo-bolchevique en symbole de l’antisémitisme.

Les opérations américano-germano-ukraino-nazies contre l’URSS et l’Europe orientale, nommées « Cartel » puis « Aerodynamic » puis, dans les années 1980, « Qrdynamic », « Pddynamic » et « Qrplumb » n’avaient jamais cessé. L’étude de Breitman et Goda s’achève en 1990, « au seuil de l’effondrement » de l’URSS : tout était alors prêt, en Ukraine, pour la phase suivante, gérée par Mme Nuland et les siens.

Annie LACROIX-RIZ

Note. Annie Lacroix-Riz, agrégée d’histoire, docteur ès lettres, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII – Denis Diderot, est spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXᵉ siècle. Source: https://www.legrandsoir

La géopolitique c’est comme l’Univers et comme un cocon de ver à soie

Lorsque je contemple avec émerveillement les images transmises par le télescope James Webb, alors que dans le même temps je suis confronté à un flux continu d’informations, je me dis qu’il est possible de contester toutes ces informations car jamais la vérité n’est abordée avec franchise et toutes les affirmations des journalistes sont teintées de mensonges. Les images de ce merveilleux télescope ont le mérite d’être des observations objectives et factuelles de l’Univers tel qu’on le soupçonnait avec les données recueillies par son prédécesseur le télescope Hubble. Pour se faire une idée de l’incroyable diversité des objets répandus dans tout l’Univers il suffit de contempler ces images, ici le fameux “quintet” de galaxies avec en toile de fond les plus lointaines autres galaxies de l’Univers. On pourrait rapprocher cette image des 5 continents de la Terre. Les dernières théories des astrophysiciens prennent en compte un réseau de “fils” gravitationnels reliant les galaxies les unes aux autres avec des flux de matière dont la convergence créé une nouvelle galaxie. C’est peut-être là qu’il faut rechercher la matière noire et l’énergie noire.

Il en est de même de la variété des changements auxquels les peuples de la Terre sont déjà soumis car l’histoire, comme le temps, ne s’arrête jamais. Il faut, pour discerner toutes les tendances parfois contradictoires en apparence qui affluent de toute part, posséder une puissance d’analyse susceptible d’en faire une synthèse compréhensible. Il faut être un remarquable analyste de la géopolitique pour conclure que l’évolution de la géopolitique est ainsi et quelles sont les raisons profondes de cette évolution. Et il est rare de trouver dans le fatras des informations quel est le véritable fil conducteur reliant tous ces paramètres qui pris isolément ne revêtent aucune signification. C’est un peu la situation des enfants qui étaient entrainés autrefois dans les magnaneries pour trouver le bout de l’unique fil qui forme un cocon de soie : la géopolitique est comme un cocon de ver à soie, elle est constituée d’un seul fil conducteur et bien malin celui qui arrive à en trouver le bout et le dérouler pour comprendre le véritable puzzle complexe que constitue cette géopolitique. Il y a très longtemps que je ne regarde plus la télévision. J’avais acheté une antenne parabolique quand je vivais au Vanuatu car l’occasion des Jeux Olympiques de Sydney m’avait convaincu d’effectuer cet achat d’autant plus que j’aime beaucoup cette magnifique ville et que le Vanuatu n’avait qu’une heure d’avance sur la côte est de l’Australie. Ici à Papeete la compagnie de téléphone a insisté pour me vendre un abonnement télévisuel et j’ai refusé.

Pour toutes les sources d’information que je parcours chaque matin il est extrêmement rare de trouver une analyse géopolitique de valeur. Par hasard, il y a deux jours, j’ai regardé un exposé d’Alain Juillet présenté devant un auditoire de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale de Provence il y a quelques semaines. C’est un pur délice ! On comprend tout ce qui se trame dans le monde sans que personne, je dis bien personne, n’en soupçonne la formidable interconnexion à l’échelle de la planète. Aucune région du monde n’est épargnée par le fil conducteur de la géopolitique et l’évolution de celle-ci. Comme le cocon du ver à soie il n’y a qu’un seul fil conducteur dans l’évolution de la géopolitique de même que toutes les galaxies sont connectées entre elles par un flux gravitationnel et un flux de matière. Je conseille donc très vivement les lecteurs de ce blog de regarder avec attention, y compris deux fois de suite s’il le faut, car tous les mots de l’exposé d’Alain Juillet sont pesés et empreints d’une lourde signification. Et à 80 ans Alain Juillet a l’esprit beaucoup plus clair que la très grande majorité des journalistes qui s’agitent sur le papier des quotidiens et sur l’écran plat des télévisions. Bon visionnage ! https://www.youtube.com/watch?v=XHjObEp-2iA