A propos jacqueshenry

Ecrivain.

Brève réflexion au sujet de la Syrie : les djihadistes de retour

Après le refus de Washington d’accueillir une djihadiste de retour de Syrie je me suis posé une question que nulle part les médias ont avancé. Pourquoi en 1939 les pays européens ont accueilli à bras ouverts les combattants des brigades internationales qui étaient intervenus en Espagne. Il s’agissait bien, si je ne me trompe pas, de troupes non officielles intervenant dans un pays étranger comme ceux qu’on appelle des djihadistes sont intervenus en Syrie sans mandat officiel.

L’histoire se répète … Certes Franco est devenu par la suite un dictateur, mais je me permets de douter qu’Assad devienne lui aussi un dictateur sanguinaire puisqu’il est soutenu par une grande majorité de la population syrienne. À moins que je sois mal informé Franco était un militaire ambitieux voulant débarrasser son pays des exactions des Républicains qui tuaient des prêtres, violaient des religieuses, massacraient des propriétaires terriens et mettaient à sac des monastères en brûlant des bibliothèques irremplaçables. À ma connaissance Assad ne fit rien de tout cela avec son peuple. De plus ce n’est pas un militaire mais un médecin.

Les gouvernements de pays occidentaux alliés des Américains sont de sales faux-culs !

Des éléments naturels en voie de disparition

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C’est nouveau : après les insectes, ce sont certains éléments naturels qui sont en voie de disparition en raison des développements récents des hautes technologies. Le tableau périodique des éléments qu’imagina Dmitri Mendeleev en comparant les propriétés chimiques de seulement 63 des éléments à cette époque, en 1869, a été revisité par la European Chemical Society (illustration) et il indique trois choses. La taille des cases déformées correspondant à chaque élément est une image de son abondance et les couleurs symbolisent les risques de pénurie, par exemple en jaune pour le lithium (Li), le bore (B), le magnésium (Mg) our encore le phosphore (P) non pas parce qu’il ne sont pas abondants mais parce que les gisements exploitables économiquement iront en se raréfiant. Viennent ensuite les éléments dont la demande par l’industrie est en augmentation constante figurés en orangé sur ce tableau. Il faut noter que pour les métaux rares et souvent précieux que sont le ruthénium (Ru), le rhodium (Rh), le palladium (Pd), l’osmium (Os), l’iridium (Ir) et le platine (Pt) sont utilisés par l’industrie chimique pour la confection de catalyseurs. l’industrie automobile utilise également du platine pour les pots catalytiques.

Enfin toute une série de métaux et de métalloïdes sont sérieusement en danger en raison de leur utilisation dans, entre autres technologies, les smart-phones. Se greffent à cette évaluation de la pénurie de certains éléments les métaux extraits de la croute terrestre dans des zones de conflits armés comme le tantale (Ta), l’or (Au) et le tungstène (W). Il apparaît ce que l’on peut considérer comme une erreur de couleur est le cas de l’hélium (He) dont la teneur dans l’atmosphère est pratiquement constante. C’est la demande croissante en ce gaz rare qui fait qu’il a été classé comme sérieusement limité en particulier pour refroidir les aimants supraconducteurs industriels, de recherche et d’imagerie médicale. Enfin pour clore ce panorama, la demande en hafnium (Hf) risque de faire monter le prix de ce métal car il est utilisé pour fabriquer les barres de contrôle des réacteurs nucléaires.

Source : The Conversation

Nouvelles du Soleil

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Une représentation temporelle de l’activité magnétique du Soleil est le nombre de taches présentes et visibles à la surface de l’astre chaque jour. Ce nombre de taches varie au cours du cycle solaire dont la durée est d’environ 11,5 ans. Une autre représentation de l’intensité de l’activité magnétique solaire est l’anomalie pour chaque cycle de ce nombre total de taches observées dix années après le début d’un cycle. Ces taches sont individualisées puisque le Soleil tourne autour de lui-même en 27 jours. Le nombre de taches est alors comparé à la moyenne de toutes celles observées depuis le cycle conventionnellement appelé #1 qui culmina vers 1750, date à laquelle ces observations furent systématisées.

Pour chaque cycle on peut alors déduire une anomalie en + ou en – de ce nombre de taches par rapport à cette moyenne. Cette représentation est très « parlante » car elle amplifie visuellement la variation de l’activité magnétique du Soleil au cours des années passée. Pa exemple entre 1780 et 1840 environ il y eut une chute de l’activité magnétique solaire se traduisant par un déficit évident du nombre de taches selon cette représentation, il s’agissait du minimum de Dalton. Pour le cycle #6 par exemple iI « manquait » 6407 taches par rapport à la moyenne.

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Entre 1870 et 1930 il y eut une longue période de déficits (cycles #12 à #16) aussi appelée « petit âge glaciaire » à laquelle correspondit une avancée notoire des glaciers alpins. L’augmentation subséquente du nombre de taches solaires a provoqué 20 ans plus tard le recul parfois spectaculaire des glaciers. Par exemple en 1960 des blocs de glace provenant du Glacier des Bossons se trouvaient à quelques centaines de mètres de la route conduisant de Chamonix à Sallanches. L’optimum climatique moderne (cycles #17 à #23) provoqua un recul du front des trois glaciers du massif du Mt-Blanc côté français encore plus spectaculaire (illustration encyclopédie-environnement.org).

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L’amplitude de l’anomalie négative du cycle solaire #24 jamais observée depuis le minimum de Dalton signifie pour les géophysiciens la fin de l’optimum climatique moderne. Selon les modélisations des variations du champ magnétique solaire basées sur les observations accumulées ces 40 dernières années le cycle solaire #25 sera encore plus déficitaire et alors la planète Terre connaîtra un refroidissement généralisé.

Source : notrickszone.com, article original de Von Frank Bosse et Fritz Vahrenholt.

Note. L’ingénieur Fritz Vahrenholt (docteur en chimie) fit partie de l’agence allemande de protection de l’environnement puis occupa divers postes de direction dans l’industrie. N’étant pas un spécialiste ni du Soleil ni du climat il fait maintenant partie des climato-sceptiques et est violemment vilipendé par le parti allemand des Verts. C’est en partant des données relatives aux taches solaires accessibles publiquement et en faisant des opérations arithmétiques simples qu’il en est arrivé à la conclusion exposée dans son billet paru sur le site allemand die Kalte Sonne le 29 janvier 2019. Prochain billet : évolution de la thermosphère.

Mix énergétique (électrique) : caractéristiques et coûts

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Le dernier volumineux rapport de l’Agence de l’Energie Nucléaire (NEA) sous l’égide de l’OCDE publié le 25 janvier 2019 et disponible sur le site de l’OCDE indique clairement que plus la part des énergies renouvelables par nature variables (VRE, acronyme de variable renewable energy) augmentera plus les coûts pour les consommateurs finaux qui seront élevés sous forme de nouvelles taxes et ceci quels que puissent être les scénarios choisis. Cette constatation est la directe conséquence de la nature même des énergies électriques renouvelables. En effet les VRE sont :

1. variables. La production d’énergie électrique fluctue avec la disponibilité de la ressource, vent ou Soleil. En raison de cette variabilité ces VRE ne sont pas dispatchables directement sur le réseau électrique.

2. incertaines. En ce sens que la puissance produite ne peut pas être prédite avec précision mais ce point a tendance à s’améliorer de manière infime.

3. contraintes géographiquement. L’efficacité des VRE n’est pas identique sur tout un territoire, ne peuvent pas être transportées et se trouvent souvent dans des régions éloignées de celles qui sont énergivores.

4. non synchrones. Les VRE sont connectés au réseau par l’intermédiaire d’un système électronique de puissance car elle ne sont pas synchrones alors qu’une génératrice dans une centrale électrique classique hydraulique ou thermique produit une énergie synchronisée avec celle du réseau.

5. modulaires. Les VRE sont produites par des unités beaucoup plus petites que les usines de production classique, ce qui induit des surcoûts de sous-réseaux.

6. À coûts variables faibles. Une fois construites les unité de VRE fonctionnent avec des coûts très faibles puisque la source d’énergie est gratuite.

Il est important de s’attarder sur le point 6. car si les coûts variables de production des VRE sont faibles ils ne se répercutent pas sur le coût final du kWh en raison précisément de la variabilité et de l’incertitude de cette production. Ces deux caractéristiques génèrent des surcoûts considérables pour la gestion du réseau en aval. Dans ce rapport divers scénarios sont abordés pour atteindre le même objectif à l’horizon 2050 de 50g de CO2 par kWh produit dans le cadre de la limitation à 2°C du réchauffement du climat. Il définit une approche globale du système de production, dans ce même cadre, de l’ordre de 540 GWh afin d’éviter au maximum les risques de perturbation majeure du réseau existant. Il s’agit d’un mix comprenant un peu d’hydraulique, du nucléaire et un peu de gaz avec un réseau robuste pour définir un coût lissé du kWh. La « contrainte carbone », dans ce scénario de base est fixée à 35 dollar par tonne de CO2, montant suffisamment dissuasif pour éliminer toute unité de production à partir de charbon. Ce scénario est proche de la situation française de production d’électricité qui est la moins coûteuse (toutes taxes comprises) et la moins « carbonée » de tous les pays de l’OCDE. Dans le scénario de base le prix du MWh est estimé à 65 dollars.

Dans des scénarios envisagés avec 10, 30, 50 et 75 % d’énergies renouvelables les coûts lissés du kWh ont été estimés dans le détail en incluant en particulier les investissements nécessaires pour assurer une stabilité du réseau, donc le stockage des VRE dont les coûts ne varieront que très peu à la baisse dans l’intervalle considéré – jusqu’en 2050 – dans la mesure où le principal goulot d’étranglement de cette technologie, le lithium, ne pourra pas être contourné. Il n’existe en effet aucune technologie actuellement industrialisable à grande échelle pour satisfaire les capacités de ce stockage. Les spécialistes approchés lors de la préparation du rapport semblent unanimes pour constater que tous les systèmes de stockage actuellement développés à grand frais (financés par les contribuables), que ce soit l’air comprimé, la chaleur, l’hydrogène ou le pompage-turbinage ne permettront jamais de satisfaire la demande. Sur ce dernier point les sites de pompage-turbinage sont rares sinon absents. Au delà de 30 % de VRE dans le mix énergétique le pilotage de la puissance des réacteurs nucléaires deviendra quelque peu problématique. En conséquence l’instabilité du réseau deviendra un problème ingérable quels que soient les investissements consentis pour éventuellement augmenter les capacités de stockage.

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Un autre volet inhérent à ce mix avec une participation de plus en plus importante des VRE qui est soigneusement mis sous le tapis est l’imprévisibilité totale du marché de l’électricité et l’accroissement du nombre d’heures de production d’électricité à 0 dollar/MWh, en d’autres termes une production électrique sans valeur car la demande est inférieure à la production. Il s’agit d’une caractéristique inhérente aux VRE. Ce phénomène a déjà détérioré la situation financière des compagnies d’électricité en raison de l’accroissement de la production d’électricité sans valeur marchande et en parallèle l’augmentation du prix spot lors des pointes de consommation.

Pour que les VRE deviennent, dans l’éventualité encore très peu probable d’une solution économique du stockage, rentables il faudra installer au moins trois fois la puissance nominale nécessaire compte tenu de la charge moyenne de ces sources d’énergie qui est de l’ordre de 30 %.

Le scénario idéal serait un mix avec 30 % de nucléaire, 30 % de VRE et 30 % répartis entre le pompage-turbinage, s’il existe des possibilités, et les turbines à gaz. Tant que les décideurs politiques ne prendront pas en compte dans le détail tous les coûts afférents à la transformation des VRE en puissance dispatchable directement pour satisfaire la demande les projets de mix énergétique garderont un caractère spéculatif tant que chaque éolienne et que chaque « ferme » photovoltaïque ne seront pas munies de leur propre capacité de stockage ainsi que de l’électronique de puissance associée pour que l’énergie stockée puisse être instantanément dispatchable sur le réseau.

C’est un challenge de taille nécessitant des investissements gigantesques qui, semble-t-il n’ont même pas été pris en compte. Budgétairement pour un pays de taille moyenne les investissements pour un mix 30-30-30 idéal comme exposé ci-dessus il faudrait investir 16 milliards de dollars par GWh d’électricité d’origine VRE effective et directement dispatchable (page 157 du rapport) sans pour autant effacer tout risque de black-out partiel ou total estimé à 4 jours par an en Europe ! Voilà la réalité surréaliste et alors pour atteindre l’objectif idéal décrit plus haut le prix du kWh ne pourra que très fortement augmenter. Reste à savoir si les consommateurs seront prêts à mettre la main à la poche et à accepter également des forêts d’éoliennes dans le paysage financées aussi par leurs impôts.

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Il n’est pas étonnant que ce rapport n’ait pas tenu compte de la croissance attendue des véhicules automobiles électriques car pour l’instant la pénétration du marché est infime. Mais la situation pourrait se compliquer très sérieusement et devenir à terme insoutenable quels que soient les scénarios choisis. Quand les grandes firmes automobiles allemandes déclarent se tourner vers la voiture électrique ainsi que Peugeot en France, on ne peut que constater que la situation de n’importe quel mix énergétique supposé réduire l’empreinte carbone de la production d’électricité par le développement des VRE ne pourra en aucun cas satisfaire une consommation supplémentaire d’électricité pour réduire à juste titre les émissions de carbone dans le secteur des transports. Ce rapport comporte à l’évidence des omissions trop importantes pour n’avoir pas été prises en compte. Il faut seulement retenir l’estimation de 16 milliards de dollars par GWh d’électricité d’origine VRE qui rend de facto tout projet de mix énergétique irréalisable.

Source et illustration (page de couverture) : rapport OECD-NEA n°7299

Brève : Olivier Delamarche sur RT France

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De toute évidence le gouvernement français et les plus hauts responsables de l’Etat sont énervés par le fait qu’Olivier Delamarche, un analyste économique remarquable, bien que je ne sois pas toujours de son avis en ce qui concerne le Japon, respecté par de nombreux médias a été interdit de séjour à BFMTV et c’est maintenant le mouvement politique majoritaire en France qui a interdit à RT de suivre la campagne pour les élections européennes. Le monde politique français, à l’évidence, dérive vers un musellage des sites d’informations qui échappent à la main-mise des copains ultra-riches du président qui contrôlent presque l’ensemble des médias que les Français regardent ou lisent chaque jour. Non seulement l’Etat français met à mal l’intégrité physique des citoyens en organisant une répression digne des régimes totalitaires de l’ex-Europe de l’est à l’encontre des Gilets jaunes mais il veut museler les canaux d’information.

J’ai découvert RT France et aussi RT News en anglais et je suis vite devenu un spectateur assidu car on y trouve de l’information brute, non bi-distillée par des salles de rédaction aux ordres du pouvoir politique ou financier. Poutine, accusé de tous les maux comme le climat, se moque des activités de RT France, il a d’autres problèmes à résoudre tant domestiques qu’internationaux. Avec cette interdiction de couvrir la campagne électorales du parti au pouvoir, au moins à l’Assemblée nationale en clamant telle une vierge effarouchée que RT est l’oeil et l’oreille de Moscou, c’est tout simplement ridicule …

Blé : la course à la résistance aux phytopathogènes est engagée

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En 2016 la première infection du blé par le champignon phytopathogène Magnaporthe oryzae fut décrite au Bangladesh alors que depuis l’apparition de ce pathogène dévastateur spécifique du blé sa présence n’avait été mentionnée qu’exclusivement en Amérique du Sud. Il fut décrit en 1985 dans l’État brésilien du Parana et ensuite près de Sao Paulo puis au Paraguay réduisant les rendements jusqu’à 32 % malgré deux applications de fongicides. Ce champignon a également fait son apparition en Inde en 2017. On pourrait croire qu’au Bangladesh, et Inde et au Pakistan le blé n’est pas la céréale prépondérante dans l’alimentation. Il n’en est rien car la consommation de blé est en constante augmentation. En Inde par exemple chaque habitant consomme environ 60 kg de blé par an, soit un doublement depuis le début des années 1960. Ce champignon attaque l’épi et les grains sèchent sans atteindre la maturité et la menace se précise en Inde avec depuis 2017 des atteintes confirmées dans les Etats de Maldah, Murshidabad et Nadia à l’est du pays. Enfin d’autres cas sporadiques ont été décrits dans l’ouest de l’Inde et aussi au Pakistan.

Cette menace fongique pourrait atteindre l’Europe et la Russie (plus gros exportateur de blé au monde) et alors ce sera la catastrophe car cette région est la plus importante productrice de blé. Dans la situation idéologique actuelle de réduction de l’usage de pesticides les agriculteurs se retrouveront confrontés à des baisses de rendement d’environ 30 %. Si pour l’instant ce sont les petits paysans de l’Inde, du Bangladesh ou encore du Paraguay qui sont concernés le problème pour les grands producteurs de blé d’Europe sera potentiellement catastrophique. Or le blé n’a jamais fait l’objet d’une quelconque modification génétique par transgénèse. En 2004 un dossier d’homologation pour un blé résistant aux herbicides a été déposé mais il n’y a pas eu de suite. Quant au riz inutile de revenir sur le cas du riz doré dont l’interdiction constitue un véritable scandale planétaire à la suite des campagnes de la propagande honteuses de Greenpeace. Ce riz produit de la provitamine A et est nullement toxique, au contraire.

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Bref les céréales sont délaissées par les grandes firmes impliquées dans la transgénèse végétale et c’est regrettable car la sélection ancestrale consistant à réaliser des hybridations successives qui se sont étalées sur des siècles a abouti à une polyploïdie du génome tout en faisant perdre à ce dernier sa diversité génétique avec pour résultat une grande vulnérabilité aux attaques fongiques. Ainsi la majorité des gènes de résistance aux maladies se sont raréfiés alors que le génome de l’ancêtre du blé, Triticum turgide aussi appelé épeautre contient plus de 300 gènes de résistance identifiés. Dans la figure ci-dessus se trouve l’étape d’identification des gènes de résistance dans l’ancêtre du blé pour ensuite permettre leur son intégration dans le génome du blé moderne. La première étape (figure ci-dessous) consiste à appliquer un agent mutagène ( EMS = ethyl methane sulfonate) et ensuite repérer les gènes mutés ayant induit une susceptibilité, dans le cas présent, au champignon Puccinia graminis qui attaque les feuilles du blé.

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Quand les gènes ont été identifiés puis clonés ils seront réintroduits dans le blé polyploïde « moderne ». Ces gènes codent pour des protéines de résistance qui comportent des séquences riches en leucine (NLR = leucine rich repeat) et les séquences d’ADN codant pour ces protéines comportant des séquences riches en leucine peuvent être suivies au cours de la sélection au niveau moléculaire et non pas au niveau de la plante elle-même (target enrichment).

Au final cette approche de modification génétique n’introduit pas de gènes étrangers mais au contraire elle restaure des caractères génétiques et phénotypiques qui avaient disparu au cours du long processus de sélection par hybridations successives. L’utilisation de l’outil CRISPR-cas9 est alors utilisé pour la réintroduction. L’intérêt de cette approche est qu’elle est rapide mais elle nécessitera des essais en plein champ pour vérifier par exemple la stabilité de la construction en conditions réelles de culture. Il s’agit donc d’un espoir pour les pays dont l’approvisionnement en céréales est critique comme ceux cités plus haut. Il ne fait aucun doute, compte tenu de l’approche expérimentale mise au point, que ces pays autoriseront la culture de ce type de blé résistant aux attaques fongiques. Il y a en effet un caractère d’urgence qui concerne de nombreux pays dans le monde. Compte tenu des immenses enjeux économiques et sociaux il est prévisible que cette nouvelle approche de modification génétique qui n’introduit pas de gènes étrangers dans le génome de la plante sera rapidement homologuée. Il reste à connaître l’attitude qu’adopteront les récalcitrants à tout progrès scientifique ou technique que sont ces écologistes ultra-politisés qui ont déjà sur la consciences des dizaines de millions de morts depuis l’interdiction du DDT puis du riz doré …

Sources. Science magazine et Nature Biotechnology, doi : 10.1038/nbt.3543 article aimablement communiqué par le Docteur Brande BH Wulff

Le pic pétrolier, c’est pour quand ?

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Le rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (IEA) datant de 1998 prévoyait un « pic pétrolier » pour l’année 2010. On est en 2019 et durant l’année écoulée pas moins de 6 gisements extrêmement prometteurs ont été découverts en 2018 : Guyana, Brésil, Mexique, Texas, Chypre et Mer de Barents (Norvège). Il faut ajouter à ces découvertes celles « promises » par les analyses de logging au Ghana, en Mauritanie, en Namibie et en Afrique du Sud mais aussi sur le plateau continental dans la zone économique exclusive de Madagascar et enfin au large de la Guyane française.

En ce qui concerne l’Afrique du Sud, un nouveau venu dans le club des producteurs de pétrole, les réserves probables semblent être considérables. La première découverte faite par Total dans des couches du Crétacé inférieur à 170 kilomètres des côtes est partculièrement prometteuse puisque le premier forage jusqu’à 3600 mètres de profondeur a permis d’estimer les réserves sur le bloc concerné appellé Brulpadda à plus de 1 milliard de barils équivalents pétrole de condensats mais surtout de gaz. Les fonds marins varient entre 200 et 1800 mètres de profondeur mais Total a acquis une solide expérience en Mer du Nord dans le domaine de l’exploitation en eaux profondes et en forage off-shore profond en particulier autour des Iles Shetland.

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L’Afrique du Sud pourrait à relativement court terme devenir auto-suffisante en gaz alors qu’elle est dépendante de ses importations aujourd’hui. Alors le fameux « pic pétrolier » agité comme un spectre maléfique va-t-il être encore repoussé à une date ultérieure ? Ce concept, plutôt qu’une réalité, est utilisé à des fins de propagande car les incertitudes sur les réserves de pétrole sont considérables. Les Etats ne communiquent pas de données précises et les « majors » du pétrole peuvent sous-estimer comme sur-estimer leurs prévisions. Enfin nul ne connait précisément les réserves en hydrocarbures liquides ou gazeux de la Russie, même pas les Russes, car une grande partie du territoire nationale est encore inexploré. On reparlera donc du pic pétrolier plus tard et tout ce qui est écrit à ce sujet doit être considéré avec précaution …

Sources : Reuters et Total, illustration Total