Brève. Ukraine : Joe Biden empêtré dans une sombre affaire de corruption, « tel est pris qui croyait prendre » …

Capture d’écran 2019-09-30 à 10.33.29.png

Décidément les Démocrates américains sont pourris et comme pour les poissons, dit-on, la pourrissement commence par la tête, en l’occurence Joe Biden. Après avoir organisé les évènements de Maiden, Obama ferma les yeux ou plutôt favorisa l’envoi de centaines d’agents américains en Ukraine, faisant fi de la corruption qui régnait dans ce pays à tous les étages de l’administration et du milieu des affaires. Le Vice-président Joe Biden propulsa son fils Hunter au conseil d’administration de la société Burisma Holdings en 2016. Cette société rémunéra outre mesure Hunter Biden dont la fonction était de faire seulement partie du conseil d’administration de cette société impliquée dans le gaz naturel en Ukraine. La justice ukrainienne s’intéressa de près aux comptes de cette société et Joe Biden en personne, alors vice-président des USA, fit pression au printemps 2016 sur le gouvernement ukrainien pour qu’il limoge le procureur général ukrainien qui refusait de clore le dossier sur l’affaire de corruption concernant Burisma Holdings et son fils Hunter. Sous la pression insistante de Biden le procureur fut écarté de ses fonction en mars 2016.

Cette affaire arriva sur le bureau de Rudy Giuliani en 2018, conseiller juridique de Donald Trump et ancien maire de New-York. Le 25 juillet 2019 Trump appela donc son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, nouvellement élu, pour lui proposer l’aide du Département de la justice américain (DoJ) pour éclaircir cette affaire de corruption, Hunter Biden étant toujours en poste à Kiev. Le faux lanceur d’alerte révéla il y a quelques jours l’existence de cet appel téléphonique. Cette conversation ne faisait nullement apparaître une aide financière mais seulement un soutien du DoJ. Le faux lanceur d’alerte a donc déformé les propos de Donald Trump.

L’effet boomerang va se retourner contre Joe Biden car celui-ci menaça le gouvernement de Poroshenko de supprimer l’aide financière accordée par Obama à l’Ukraine (USAID) dans le cadre de cette affaire de corruption s’il ne limogeait pas le procureur général ukrainien Viktor Shokin. Joe Biden est donc pris à son propre piège. Nancy Pelosi, à 79 ans et proche du gâtisme, a-t-elle compris le fond de cette sombre affaire de corruption en soutenant la procédure d’impeachment que le Parti Démocrate a l’intention de mettre en place ? Personnellement j’en doute car elle ne veut que l’élection de Joe Biden en 2020. Ça sent de plus en plus la pourriture dans le marigot de Washington.

Source : TheHill (thehill.com) du 26 septembre 2019. Les curieux peuvent lire cette page de Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Burisma_Holdings

Le niveau des océans monte (paraît-il) : est-ce alarmant ?

Capture d’écran 2019-09-20 à 17.59.42.png

Si on devait encore chercher une preuve de l’omniprésence du Soleil sur les conditions météorologiques terrestres et sur le long terme sur l’évolution du climat, il suffit d’examiner la variation cyclique du niveau des océans. La propagande climatique mentionne sans cesse que le niveau des océans monte de manière alarmante et qu’à terme des quartiers entiers de New-York ou de Dacca seront submergés par les flots. Les spécialistes auto-proclamés des organismes onusiens ad hoc mentionnent des montées des eaux de plusieurs millimètres par an, officiellement 1 mm/an. Mais, au juste, de quoi parlent-ils et à quelles références se rapportent-ils pour clamer que le niveau des océans monte de quelques millimètres par an ?

Comme la croute terrestre est en perpétuel mouvement, il faudrait trouver un point du globe terrestre dont l’altitude ne varie jamais. Peut-être qu’un point particulier au centre de l’Australie pourrait servir de référence mondiale. On trouve dans ce pays les roches les plus anciennes au monde et il n’y a jamais en Australie de séismes. Bien que pouvant être une référence optimale il faudrait aussi tenir compte de l’effet de marée de la Lune dont l’attraction gravitationnelle agit non seulement sur les océans mais également, quoique plus faiblement, sur la croute terrestre elle-même. Il serait néanmoins possible sur le long terme de suivre très précisément la variation vers le haut du niveau des océans.

Comme tout corps solide ou liquide l’eau des océans se dilate lorsqu’elle se réchauffe sous l’effet de l’irradiance solaire et suivre l’évolution du niveau des océans devient alors un casse-tête qui oblige les spécialistes à jongler avec toutes sortes de corrections pour en arriver à des résultats – que l’on peut ou ne pas croire – du genre « le niveau des océans croit de 1 mm par an ». On ne peut que rester rêveur devant une telle précision. Comment alors détecter des augmentations de ce niveau de plusieurs dizaines de centimètre par siècle quand le Soleil agit directement sur la surface des océans et donc sur le niveau général de ces derniers. Comme l’indique l’illustration ci-dessus la variation du niveau des océans est un phénomène cyclique étroitement lié à l’activité solaire et cette variation, entre le minimum et le maximum d’activité solaire au cours d’un cycle d’environ 11 ans peut atteindre plus de 1,5 centimètre.

Depuis le début des années 2000 (cycle solaire #23) l’activité solaire a diminué et a atteint un minimum jamais observé durant les 200 dernières années avec le cycle solaire #24 qui se termine maintenant. Selon les prévisions des géophysiciens le cycle solaire suivant sera encore plus faible en terme d’irradiance totale que le présent cycle. Alors le niveau des océans diminuera significativement, conformément aux observations présentées dans le graphique ci-dessus, ce qui rendra l’alarmisme ambiant caduque. Parallèlement les océans seront capables de dissoudre encore plus de CO2 conformément à la loi de Henry et le taux de cet horrible gaz polluant à effet de serre diminuera … alors l’alarmisme climatique s’effondrera aussi. Shaviv a montré l’extrême sensibilité des océans à l’activité solaire et ce bouleversement se produira si rapidement que l’ensemble de l’humanité sera par surprise mise devant le fait accompli de l’imposture la plus incroyable de cette fin de XXe siècle.

En effet, compte tenu des observations rassemblées par le Docteur Shaviv concernant les années passées et nullement appuyées sur des modèles informatiques erronés, les océans vont se refroidir brutalement dès le début des années 2020. Or les océans couvrent un peu plus de 70 % de la surface de la Terre. Ce refroidissement aura donc un effet global sur la météorologie générale et à terme sur le climat. Il est facile d’extrapoler le graphique de Shaviv au prochaines décennies et on ne peut que constater que ce que la propagande climatique actuelle – qui a atteint un paroxysme insupportable ces dernières semaines – prévoit va être désavoué d’abord par les conditions météorologiques puis l’aspect durable de cette dégradation qui précipitera le monde occidental (principalement) dans une crise extrême qu’aucun gouvernement ne pourra maîtriser. L’une des conséquences du refroidissement des océans, paramètre passé soigneusement sous silence alors que tous les physiciens en ont connaissance, sera la chute de la teneur en CO2 dans l’atmosphère puisque les océans vont se refroidir. Alors la production agricole qui avait incroyablement augmenté depuis la fin des années 1950 en raison de cette augmentation de CO2 atmosphérique – un véritable engrais pour les plantes – va chuter et accélérer un crise alimentaire mondiale. Sombre perspective … Je ne suis pas collapsologue mais j’appuie mes réflexions sur des faits scientifiquement avérés.

Illustration du Docteur Nir Shaviv (Hebraic University, Jerusalem) présentée lors de l’ICCC (International Conference on Climate Change) en mai 2019 à Washington, DC. L’illustration originale a été publiée en 2008 dans le Journal of Geophysical Research (doi: 10.1029/2007JA012989 :

Capture d’écran 2019-09-27 à 15.27.42.png

Les curieux peuvent aussi regarder la conférence de Camille Veyres dont voici le lien you tube, youtube.com/watch?v=pDAmZ3a6DYA , qui aborde les sujets dont il est question dans ce billet.

Les attitudes sexistes envers la sexualité trompent les femmes en matière d’orgasme – et pire encore

578721_sans-titre - copie 2.jpg

Traduction d’un article de la journaliste Rebecca Hitchen paru sur le Guardian.

Le mythe selon lequel les femmes « doivent se contenter d’avoir des relations sexuelles et sans plus » nie leur droit au plaisir et rend encore plus difficile la condamnation des violeurs. On aimerait penser aujourd’hui que les femmes et les hommes sont égaux sur le plan sexuel, pourtant il n’en est rien selon un sondage de la coalition End Violence Against Women mené auprès de 4000 adultes. Cette enquête révèle que les deux cinquièmes des personnes interrogées pensent que les hommes veulent avoir plus de relations sexuelles que les femmes. Pire encore près de la moitié des personnes ayant répondu à l’enquête considèrent que, au sein d’un couple hétérosexuel, ce sont les hommes qui prennent l’initiative d’avoir un rapport sexuel et décident d’y mettre fin quand ils ont atteint un orgasme. En revanche les femmes sont considérées comme plus enclines à refuser une relation sexuelle mais néanmoins à se soumettre pour rendre leur partenaire satisfait. Ces observations démontrent que le sexe est plus l’apanage de l’homme que de la femme, car l’orgasme féminin est toujours considéré par l’homme comme évasif voire inexistant. Pourtant, le fait est que cet « écart d’orgasme » existe, pour la femme, uniquement chez les couples hétérosexuels en raison du manque de compréhension et d’effort de réciprocité car les lesbiennes ne connaissent pas ce problème.

Il est triste de constater que les attentes des femmes en matière de plaisir ou d’orgasme lors des rapports sexuels sont moindres que celles des hommes et il est triste aussi de constater que ce fait est accepté et considéré comme prévu et donc « normal ». Et cette attitude s’auto-perpétue car si les femmes croient que vivre une relation sexuelle est communément admis ces dernières seront peut-être moins disposées à exprimer leurs besoins et leurs désirs en particulier lors de leurs premières expériences mais aussi lorsqu’elles avancent en âge. Elles peuvent aussi ressentir une certaine pression de la part de leur partenaire qui ne veut pas entendre parler d’inconfort ou de douleurs lors de l’acte sexuel.

Enfin, lorsque le sexe n’est devenu qu’un des éléments d’une relation de long terme, à côté d’une inégalité persistance dans le milieu professionnel, des tâches ménagères, des attentes bienveillantes et de celles sexo-spécifiques des autres personnes, une discussion franche abordant un autre plaidoyer en faveur de l’équité peut constituer une bataille de trop. Les inégalités sexuelles entre femme et homme ont revêtent une importance capitale en soi car les femmes sont en droit d’espérer profiter de relations sexuelles équilibrées fondées sur le plaisir partagé. Cela ne devrait plus être considéré comme contestable mais apparemment c’est encore ainsi.

Mais il y a plus encore en jeu. Les préjugés sexistes au sujet du sexe qui ont été identifiés lors de cette enquête peuvent également constituer une sorte d’alibi pour que certains hommes développent un sens plus solide de leur droit à la sexualité conduisant alors à minimiser voire excuser ceux qui harcèlent ou obligent les femmes à avoir des rapports sexuels. Si on combine ces a priori que les hommes veulent davantage de sexe et que les femmes sont juste moins motivées et plus enclines à refuser, alors l’homme se retrouve dans une situation vraiment toxique, si on peut qualifier cette situation ainsi, en considérant que les femmes sont les gardiennes de leur sexe et dont le rôle est de gérer leurs interactions sexuelles et l’accès à leur corps. Par voie de conséquence si les femmes sont dans la réalité celles qui contrôlent l’accès des hommes aux relations sexuelles alors elles prennent la responsabilité de la qualité de ces relations.

Ce raisonnement conduit donc à attribuer aux femmes la responsabilité des risques de violence et de viols qu’elles peuvent encourir. C’est d’ailleurs toujours la femme qui subit la première une enquête détaillée si un viol a eu lieu et si elle le prétend alors que le comportement de l’homme n’est examiné qu’accessoirement. La justice considère que l’homme, dans ce cas, aura été motivé d’une manière ou d’une autre et aura été alors poussé à avoir une relation sexuelle non consentie. Les statistiques indiquent d’ailleurs que moins de 1 % des hommes refusent d’avoir une relation sexuelle lorsqu’ils sont sollicités et pourtant 2 % seulement des hommes considèrent que être un homme est synonyme de relation sexuelle. D’où la mise en place de cette réthorique au sujet des violences sexuelles : une mascarade malheureuse destinée à dissimuler ce gros malentendu entre femmes et hommes, l’homme ayant perdu le contrôle de la situation. Ce sont des mythes puissants aux conséquences néfastes, alors que si nous considérions le sexe différemment, sur la base de l’égalité, ce type de situation serait beaucoup moins probable.

Ce sexisme focalisé sur l’acte sexuel prend son importance lorsque nous tentons d’expliquer ce qui ne va pas dans une société qui ne parvient pas à dissuader, réduire et prévenir le viol. Ceci explique pourquoi les poursuites pour viol dûment signalé échouent régulièrement car la police comme les procureurs ont implicitement décidé qu’ils ne pourraient pas défendre leur dossier s’ils pensaient qu’un jury considérerait d’abord que la femme a échoué dans le contrôle qu’elle est censée assumer avant même de considérer que l’homme savait qu’il avait franchi la ligne rouge. Pour toutes ces raisons il est nécessaire d’appeler les couples à davantage d’échanges et de conversations sur les pratiques sexuelles réelles. Il est essentiel que les hommes reconnaissent leur responsabilité et acceptent de rendre des comptes à la fois au sujet du sexisme qui les habite mais aussi pour le devoir de participer à de bonnes relations sexuelles. Il faut mettre fin à cette notion surannée selon laquelle le sexe est une pratique « faite » aux femmes qu’elles doivent subir et parvenir à une situation où l’entente enthousiaste, le consentement mutuel, l’égalité avec et dans le plaisir que procurent les relations sexuelles sont la norme. Le sexe sera tellement plus beau quand il sera totalement égalitaire comme il l’était à l’adolescence …

Climat. L’Allemagne mais aussi toute l’Union Européenne au bord du gouffre

2970.jpg

Madame Ursula Von der Leyen a persisté et signé (pas encore) le programme contraignant du Green European New Deal. La nouvelle présidente de la Commission européenne est allemande. Pourtant elle semble ignorer le résultat d’une enquête très sérieuse émanant de l’Union allemande des Académies des Sciences et des Humanités et d’autres organismes scientifiques parue en novembre 2017. Cette étude démontre clairement quel sera le fardeau financier pour chaque foyer fiscal ou individu pour atteindre l’objectif de réduction de 50 % des émissions de carbone. Jusqu’en 2035 il en coûtera à chaque foyer fiscal la somme de 1050 euros par mois pour atteindre cet objectif. Vous avez bien lu, par mois, il n’y a pas d’erreur. Ces impôts et taxes collectés auprès des citoyens devront en effet être suffisants pour collecter au moins 6100 milliards d’euros ( entre 4600 et 7600 selon l’étude) soit plus de deux fois le produit intérieur brut actuel de l’Allemagne.

Entre 2035 et 2050, l’autre étape du programme devant aboutir à une « neutralité carbone » – nul ne sait ce que cela signifie – verra la charge fiscale des ménages augmenter encore de 320 euros pour atteindre un total de 1370 euros mensuels. Il est difficile de croire que Madame Von der Leyen ignore le contenu de ce rapport. Elle prépare donc le suicide de l’Union européenne sur l’autel de l’Eglise de Scientologie Climatique. Transposons ces projections à la France en considérant un PIB de 2300 milliards d’euros et en oubliant la charge de la dette et le déficit commercial chronique, ce qui rendra de fait toute initiative relative à la « décarbonation » de la France très délicate. En effet, entre 2020 et 2035 la France devra donc, selon ces projections émanant non pas de visionnaires mais de spécialistes, consacrer 4600 milliards d’euros (deux fois son PIB en suivant l’étude allemande) pour atteindre 50 % de réduction de ses émissions de carbone se répartissant essentiellement dans les transports, le chauffage domestique et l’industrie. Sans pénaliser l’industrie, ce qu’évite de faire l’Allemagne depuis déjà une décennie avec des prix de l’électricité très avantageux pour les industriels, il faudra répartir ces 4600 milliards sur les 38 millions de foyers fiscaux (2017) pendant 15 ans. Chaque mois les contribuables français devront payer 672 euros de « taxe green new deal » pour satisfaire les délires d’Ursula Von der Leyen. Cet impôt passera ensuite de 672 à 877 euros par mois jusqu’en 2050. Et après ? … on verra.

Comme les énergies dites renouvelables sont toutes aléatoires, y compris les panneaux photovoltaïques, il faudra, pour décarboner les transports et le chauffage domestique, construire encore plus de centrales nucléaires : ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est l’IPCC ! La France avec EDF (qu’Emmanuel Macron veut fragiliser en privatisant les ouvrages hydroélectriques) était le leader mondial de la technologie du nucléaire civil. Ce pays devra donc s’activer sérieusement pour retrouver cette position de leader car il serait absurde, après avoir cédé les turbines vapeur Arabelle à General Electric, que ce soient les Chinois qui construisent les futures centrales nucléaires françaises équipées de turbines américaines. Le mouvement est déjà lancé en Grande-Bretagne sur le site de Hinkley Point C avec une ingénierie franco-chinoise et des turbines Arabelle … américaines.

Chers contribuables de tous les pays européens préparez-vous à être mis à contribution très lourdement dans les prochaines années. Et pendant ce temps-là la jeunesse insouciante manifeste pour sauver le climat plutôt que d’aller à l’école (illustration : sous les pins de Rome).

Source : http://www.tichyseinblick.de avec une traduction de P. Gosselin sur son site notrickszone.com

La langue de Voltaire dans l’audiovisuel ? Un doux rêve

Capture d’écran 2019-09-25 à 23.54.34.png

À l’occasion de la sortie du livre « Mémoires Vives » d’Edward Snowden aux éditions du Seuil André Bercoff de SudRadio a réuni dans son studio Hugues Jalon, directeur des publications du Seuil, Juan Branco, avocat qui a travaillé pour Julian Assange et Jean-Eric Bramat, universitaire. Le débat a été animé et j’ai analysé l’élocution des divers acteurs de ce débat qui m’intéressait au plus haut point car j’admire le courage de Snowden ainsi que celui de Assange qui ont tous les deux osé dénonçer les pratiques outrancières des USA pour tenter de dominer le monde. Bref, je n’en dirai pas plus mais je me suis focalisé sur la réthorique orale des intervenants que vous pouvez retrouver à loisir sur youtube et vérifier ainsi mes statistiques ( https://www.youtube.com/watch?v=bvb8Jx03pCM ).

Parmi les mots abusivement utilisés par les acteurs des médias audiovisuels il y a les adverbes « effectivement », « évidemment » et un sorte d’interjection qui apparaît sans qu’on s’y attende : « voilà ». Je me demande si tous ces beaux parleurs connaissent tant les sens de ces adverbes que de cette interjection. Je réserve pour la fin de ce billet les statistiques que j’ai dressé et elles valent leur pesant de rire. Quand on dit effectivement dans une phrase il faut se plier à l’évidence que puisqu’un fait est « effectif » il n’est donc pas contestable, fin de la conversation en quelque sorte. Pour le mot évidemment, si on n’a pas compris le sens du propos cela signifie qu’il faut retourner à l’école (dans les classes de l’école républicaine française on n’apprend plus rien et certainement pas l’élocution claire et convaincante qui ne nécessite aucunement l’emploi d’adverbes superfétatoires si l’énoncé est bien annoncé). Et puis il y a l’interjection « voilà ». Ce petit mot de 5 lettres signifie que si vous n’êtes pas d’accord allez voir un autre programme de youtube (je n’ai pas de télévision chez moi) parce que si vous n’êtes par d’accord vous n’avez rien compris. Voilà : c’est ainsi, c’est évident, c’est « effectif », point barre.

En réalité tous ces mots totalement inutiles et utilisés abusivement par les protagonistes de cette émission  » Bercoff dans tous ses états » que j’apprécie par ailleurs ne sont qu’un vernis qui souligne la vacuité des propos tenus par les intervenants, y compris Bercoff malheureusement ! Voilà maintenant pour les statistiques. Pour le mot « effectivement » Bercoff et Hugues Jalon sont à égalité, dix fois chacun, suivis de Jean-Eric Bramat 4 fois dont deux justifiés dans le contexte de ses propos et Juan Branco zéro fois. En ce qui concerne le mot « évidemment » Bercoff est champion et l’a utilisé 5 fois, Jalon trois fois et Branco 3 fois mais justifiés dans le contexte de la phrase dans laquelle ce mot apparaissait. Pour « voilà », Bercoff l’a utilisé une seule fois et Hugues Jalon, pourtant supposé être un littéraire, a agrémenté ses propos 13 fois avec des « voilà » incongrus et sans signification dans le contexte. Branco : zéro fois ainsi que Bramat.

Que peut-on conclure d’une telle observation ? Tout simplement que beaucoup d’acteurs de l’audiovisuel parlent pour ne rien dire, en d’autres termes ils agrémentent leur discours avec des mots totalement inutiles dans le contexte de leur discours. Mais pire encore j’ai visionné des conférences de scientifiques qui se livrent aux mêmes exercices de style lénifiants et lassants. Où va la langue de Voltaire, de Camus et de Giono ? C’est très inquiétant. Quand on n’a rien à dire d’intéressant on se tait, surtout avec un microphone devant sa bouche qui ne fait que proférer une diarrhée verbale inaudible. Pour conclure ce billet caustique je ferai remarquer que Juan Branco ne parle pas pour ne rien dire : il n’a pas besoin d’adverbes superfétatoires. Il sait ce qu’il dit et de manière intelligible, c’est son métier. Pour en revenir à Bercoff, que j’apprécie pourtant, le lui préfère maintenant Frédéric Taddeï qui sévissait sur Antenne 2 mais a été prié de trouver un autre employeur en raison de son incompatibilité d’humeur avec la direction de la rédaction. Mes lecteurs peuvent le retrouver sur RT France dans son émission « Interdit d’Interdire » d’excellente tenue.

À quel âge se marie-t-on dans le monde ?

Capture d’écran 2019-09-16 à 12.48.18.png

C’est une intéressante étude de Statista riche en renseignements qui montre sans ambiguïté que le développement économique a pour premier effet démographique un recul de l’âge du mariage et par voie de conséquence une chute du taux de natalité. Dans les pays développés la différence d’âge entre femmes et hommes lors du mariage diminue avec le niveau de développement et de richesse. Si l’âge des hommes est systématiquement plus avancé que celui des femmes (lors du mariage) le cas de l’Irlande est emblématique. La différence d’âge hommes/femmes tend à disparaître et dans les 4 pays européens analysés à partir de données disponibles auprès des Nations-Unies (UNFPA, fund for populations activity) et de l’OCDE l’âge du mariage a fortement reculé, l’Italie étant le pays où les hommes se marient le plus tard dans le monde.

Si dans certains pays développés la différence d’âge femmes/hommes reste élevée, il s’agit d’un reste culturel de mariages « arrangés » et ce sont des exceptions. Les jeunes filles du Malawi se marient en moyenne à l’âge de 20 ans comme en Guyana (illustration), un pays qui est une exception dans la zone caraïbe. Ce fait pourrait expliquer le fort taux de mortalité des jeunes femmes lors du premier accouchement. Et pourtant dans ce même pays 40 % des femmes utilisent un moyen de contraception. Il reste que dans cette zone de la Caraïbe les jeunes filles représentent un capital pour les familles : elles sont promises et « négociées » contre de la monnaie sonnante et trébuchante, selon l’expression bien connue, dès qu’elles sont nubiles.

Capture d’écran 2019-09-16 à 13.03.26.png

Deux remarques pour compléter ce tableau. Dans les pays de confession majoritairement musulmane la différence d’âge entre hommes et femmes est toujours prononcée car ces dernières représentent aussi un capital et les mariages sont majoritairement arrangés par les familles (Sénégal, Jordanie, Nigeria et Ethiopie. Le cas de l’âge des Japonaises (29,4 ans) relève d’une coutume curieuse : au delà de 30 ans les femmes ne sont plus « mariables ». J’ignore l’origine de cette curiosité …

Source et illustrations : Statista (satista.com) et jeunes collégiennes de Guyana : Guyana Times via Statista.

Petit compte-rendu d’une conversation avec une de mes petites-filles

L’une de mes petites-filles a décidé de visiter les îles Canaries avec une amie, en réalité une collègue qui, avec elle, partage la passion du cirque. Ma petite-fille est une virtuose du mono-cycle, jongleuse, et capable de bien d’autres prouesses dont j’ignore la nature et son amie pratique l’art des rubans et des drapeaux. J’avoue que je n’ai aucune idée de ce dont il s’agit. Bref, ces deux jeunes femmes, de moins de 25 ans l’une et l’autre, ont écouté avec une attention certaine mes propos relatifs à la destinée de l’homme sur le plancher des vaches. Avec une touche de provocation inspirée de mon passé de biologiste ayant côtoyé tant les hôpitaux que les abattoirs pour recueillir mon matériel de travail – je ne plaisante pas – la conversation a progressivement dérivé vers cette destinée fondamentale de l’être humain dontnous sommes prisonniers.

De quoi s’agit-il ? En réalité la réponse est très simple. Il y a une douzaine de milliers d’années nos ancêtres étaient encore des chasseurs-cueilleurs, ce qui signifie que les hommes partaient alentour avec des sagaies rudimentaires pour trouver du gibier et le ramener au campement alors que les femmes s’occupaient de leur progéniture et éventuellement collectaient quelques graines ou noix comestibles. Elles devaient également entretenir le feu situé au centre de l’abri, coudre les peaux de bêtes pour maintenir en état cet abri constitué de ces peaux de bêtes que les hommes rapportaient de leurs expéditions qu’elles préparaient à cette fin et éventuellement pour vêtir la communauté en hiver.

C’est vrai, j’ai débuté cette conversation sur ce thème avec une arrière pensée, la dichotomie entre la condition masculine et la condition féminine. Dans les communautés ancestrales, bien avant l’apparition de l’agriculture, l’homme, le mâle, était chasseur et sa ou ses compagnes étaient dans la « maison » pour prendre soin de la progéniture qui devait assurer la pérennité du groupe. Il y avait donc de fait un partage des responsabilités, on pourrait dire des fonctions, que chacun devait remplir pour la satisfaction et la survie du groupe. Les jeunes femmes, compte tenu de l’espérance de vie incertaine, plutôt limitée en réalité, se retrouvaient enceintes après leurs premières règles car il fallait absolument – il s’agit d’un instinct profondément ancré dans notre nature encore de nos jours – perpétuer l’espèce. Faire l’amour, on pourrait plutôt dire s’accoupler, était déjà l’un des passe-temps favoris de l’homme et je ne suis pas aussi affirmatif quant à l’intérêt que portaient les femmes à ce sujet.

C’est alors que, en ces temps de remise en cause systématique de l’identité des sexes et d’introduction de l’idéologie malthusienne consistant tout simplement à ne plus procréer pour « sauver » le climat et la planète, la conversation prit une tournure franchement plus réaliste. J’exposai alors mes thèses relatives à la destinée inscrite dans la profondeur de nos gènes qui n’a pas évolué depuis nos lointains ancêtres chasseurs-cueilleurs il y a des dizaines de milliers d’années. Nous sommes nés pour travailler afin de trouver de la nourriture, non plus dans la savane avec une arme rudimentaire mais chez le boucher, le marchand de légumes et le boulanger. Nous échangeons la monnaie que nous gagnons par notre travail contre de la nourriture. Il n’y a pas vraiment de différence entre le XXIe siècle et douze ou treize mille années avant l’ère commune.

Nos instincts nous poussent également à trouver l’ « âme soeur » afin de procréer et ces instincts sont d’autant plus exacerbés que l’acte de procréation, c’est-à-dire l’acte sexuel, est source de plaisir autant pour la femme que pour l’homme, il y a 12000 ans plutôt pour l’homme, j’imagine, comme je l’ai écrit plus haut. Sans vouloir choquer ces jeunes femmes je leur exposais que la reconnaissance, disons officielle, du plaisir sexuel féminin était un fait récent de même que la mention du clitoris dans les cours de sciences de la vie au collège. Je ne les ai pas choquées quand je leur ai appris que la grande majorité des petites filles se masturbaient et que les adolescents mâles en faisaient autant de leur côté.

Fort de l’attention qu’elles prêtaient à mes propos un peu décoiffants je déclarais alors que l’homosexualité tant féminine que masculine avait toujours été tolérée par le passé et que l’inceste et les mariages entre frères et soeurs avaient été et étaient toujours considérés comme des interdits. Seuls les pharaons d’Egypte du temps des Ptolémées contournèrent cet interdit du mariage consanguin en épousant leur soeur pour je ne sais plus quelle raison. Cette pratique contre nature fut d’ailleurs introduite en Egypte par les Grecs. L’endogamie au sens plus large est encore bien présente dans certaines parties du monde, en particulier au Moyen-Orient où il existe toujours des mariages arrangés entre oncle et nièce ou entre cousins. J’en suis alors arrivé au délicat sujet des trans-sexuels et j’ai abrégé la conversation en affirmant qu’il s’agissait d’une déviation également contre nature favorisée par les progrès récents de la biologie, de la chirurgie et de l’endocrinologie car il y a seulement trente ans cette attitude était tout simplement impossible parce qu’il n’existait pas d’hormones sexuelles de synthèse pour « changer de sexe », du moins en apparence. Une femme qui s’est transformée en homme est toujours une XX et un homme transformé en femme est toujours un XY. Elles m’approuvèrent quand j’affirmais que ces pratiques devraient être interdites par la loi mais par contre elles furent assez surprises d’apprendre que j’étais en faveur de la grossesse pour autrui (GPA), surtout en résidant dans un pays où la prostitution est légale et la GPA pratiquée sous le manteau par des officines secrètes alors qu’elle reste illégale. Je glissais dans la conversation quelques propos sur le débat houleux qui va traverser la France avec les lois stupides relatives à la grossesse médicalement assistée pour les femmes célibataires ou homosexuelles, un débat qui sera une excellente diversion politique afin de détourner l’attention sur d’autres sujets beaucoup plus préoccupants comme la dette de l’Etat, la destruction de l’industrie française ou encore l’immigration. Bref, je découvris que tant les parents que les enseignants des écoles ne font pas vraiment leur travail d’éducateurs. Ils n’abordent pas les sujets qui sont la source pour eux-mêmes de questions auxquelles ils n’osent pas répondre.