Le G7 a décidé de l’extension de vie des centrales nucléaires existantes

Les dirigeants des grands pays industrialisés du Groupe des Sept (G7) encouragent la prolongation de la durée de vie utile des réacteurs nucléaires existants et soutiennent la relance d’autres pays afin de contribuer à atteindre l’objectif d’un approvisionnement énergétique sûr et à faible émission de carbone, ont déclaré les représentants de l’industrie nucléaire.

Dans un message conjoint dans le cadre du sommet des dirigeants en Allemagne les 26 et 27 juin, l’Association nucléaire canadienne, le Japan Atomic Industries Forum, Nucleareurope, le Nuclear Energy Institute des États-Unis, la Nuclear Industry Association du Royaume-Uni et la World Nuclear Association ont demandé aux dirigeants du G7 d’encourager autant que possible la prolongation de la durée de vie utile des réacteurs nucléaires et soutenir le redémarrage d’autres réacteurs exploitables. Les organisations affirment que, selon l’Agence internationale de l’énergie, prolonger la durée de vie des réacteurs existants est la méthode la moins coûteuse pour assurer une production supplémentaire d’électricité à faible teneur en carbone.

Il est urgent d’inclure l’énergie nucléaire dans les cadres de politique de financement écologique nationaux et internationaux, signalant que l’industrie nucléaire est prête à jouer un rôle clé dans la lutte mondiale contre les changements climatiques non seulement dans les pays du G7, mais aussi dans les économies en développement. Il sera aussi nécessaire de fixer des objectifs ambitieux pour de nouveaux projets de capacité nationale, appuyés par des instruments politiques pragmatiques et des cadres réglementaires efficaces.

Il sera également nécessaire de soutenir le développement de technologies nucléaires de petite taille et de pointe qui élargiront la gamme d’applications auxquelles l’énergie nucléaire peut être appliquée, afin d’offrir une décarbonisation plus profonde et plus large au-delà des secteurs de production d’électricité.

« L’engagement du G7 à s’éloigner des combustibles fossiles nécessitera des investissements dans les technologies à faibles émissions de carbone, combinés à des politiques solides qui accéléreront davantage la transition vers un système énergétique propre et sûr. Il est prouvé que la combinaison de l’énergie nucléaire et des énergies renouvelables fait de la décarbonisation rapide et durable de la production d’électricité un objectif réalisable ». En outre « L’énergie nucléaire est une solution accessible, abordable, propre et fiable pour les pays qui cherchent à abandonner les combustibles fossiles et à réaliser une transition énergétique juste et équitable. La construction et l’exploitation de chaque centrale nucléaire génèrent des milliers d’emplois hautement qualifiés, soutiennent la chaîne d’approvisionnement et stimulent les économies locales ».

« Au-delà de la production d’électricité, les technologies nucléaires ont un énorme potentiel pour décarboniser d’autres secteurs de l’économie – les transports, les produits chimiques et la sidérurgie, entre autres – grâce à l’approvisionnement thermique et à la production d’hydrogène ».

L’appel à envisager de prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires existants, et d’envisager la réouverture des réacteurs qui ont récemment fermé, se situe dans le contexte de la flambée des prix de l’énergie et des questions relatives à la sécurité et à l’approvisionnement énergétiques à la suite de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Le Financial Times a rapporté qu’un haut fonctionnaire de l’administration du président américain Joe Biden a déclaré mercredi aux journalistes qu’ils s’attendent à ce que les dirigeants du G7 débattent des mesures visant à « stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie » alors que Washington recherche encore plus de coopération des pays occidentaux pour endiguer les prix des hydrocarbures devenus un fardeau pour les économies. Le Conseil européen de Lisbonne a déjà adopté, en décembre, un rapport sur la mise en œuvre d’une stratégie en vue de contenir les prix élevés des produits de base qui pèsent sur l’économie mondiale.

L’Allemagne cherche à assurer un approvisionnement énergétique stable et à réduire sa dépendance au gaz russe, mais elle n’a pas encore modifié son plan de retrait à la fin de 2022 de ses trois derniers réacteurs exploitables. Le Royaume-Uni compte six centrales nucléaires, qui fournissent environ 16 % de l’électricité du pays, mais la plupart devraient être retirées d’ici la fin de la décennie. Enfin la France modernise les systèmes de sécurité passif de l’îlot nucléaire de près de la moitié de ses réacteurs et la Belgique n’a pas encore statué sur une sortie éventuelle du nucléaire.

Source : World Nuclear News. Remarques : Le Président français va-t-il décider de la remise en exploitation des deux réacteurs de l’usine de Fessenheim ? Son idée de développer des petits réacteurs modulaires révèle sa totale méconnaissance de la structure du réseau de transport électrique français et par conséquent des questions énergétiques dans leur ensemble. Ces « petits réacteurs » d’une puissance très inférieure à une quelconque centrale électrique brûlant du charbon, à peine 250 MW électriques, seraient éventuellement envisageables dans les départements et territoires d’outre-mer mais certainement pas en métropole. Enfin la disparition de l’expertise technique française dans le domaine de l’énergie nucléaire rend caduque ce genre de projet. Que les autorités reconnaissent enfin que la fermeture de l’usine de Fessenheim fut une très grave erreur et sa remise en exploitation correspondrait au bas mot à environ une dizaine de petits réacteurs modulaires auxquels rêve le Président françaisJe rappelle que le seul pays ayant développé des petits réacteurs nucléaires à usage civil est la Russie. Ces installations sont dérivées de la technologie utilisée pour les brise-glace. Il n’y a donc pas d’innovation particulière. Cependant de telles unités requièrent de l’uranium enrichi à 20 % d’isotope 235 afin d’atteindre une taille compacte du réacteur lui-même et ce simple fait devra conduire l’IAEA à redéfinir les règles appliquées à ce type de réacteur. En effet, les brise-glace, les sous-marins et les porte-avion à propulsion nucléaire relèvent des armées et de leur juridiction propre et non du nucléaire civil.

L’avenir de l’énergie électrique en France : bien sombre !

Après l’annonce purement démagogique de Macron de lancer une filière française de petits réacteurs nucléaires modulaires, à la suite des retards à rebondissements de la finalisation du réacteur EPR de Flamanville et enfin après la fermeture précipitée et stupide des deux réacteurs de Fessenheim, un gâchis technologique et financier monstrueux, force est de constater que le secteur énergétique français se porte très mal. Pour satisfaire aux délires des écologistes la situation va encore s’aggraver. Construire à prix d’or encore plus de moulins à vent n’améliorera pas la situation, mettre en demeure les automobilistes d’acheter des voitures électriques pour préserver le climat non plus. Mais il y pire encore et tous les Français vont en souffrir. Ce sont les arrêtés de la Commission européenne au sujet du prix du kW électrique qui grèvent les comptes d’EDF, le prix du marché spot de l’énergie électrique étant fixé sur celui produit par la dernière turbine à gaz mise en service en temps réel. Or le gouvernement français, dans sa grande mansuétude, a obligé EDF à ne vendre sa production qu’à un prix régulé invariable et à chaque pointe de consommation cette société d’Etat perd des sommes colossales puisqu’elle doit trouver des kW sur ce marché spot. Comme un fait exprès, EDF, déjà lourdement endetté, peine à entretenir ses centres de production.

Un autre facteur dont personne ne parle ouvertement, certainement pas le gouvernement qui n’y comprend rien, est la rareté d’une main-d’oeuvre qualifiée pour procéder aux opérations de maintenance des réacteurs et Areva se trouve dans la même situation : on ne trouve plus de soudeurs qualifiés ! À ce jour sur les 56 réacteurs (hors Fessenheim) que compte la France 28 d’entre eux sont à l’arrêt. Des arrêts pour maintenance programmée, pour rechargement en combustible ou plus inquiétant pour remise en état des système de sécurité d’urgence dans l’îlot nucléaire, comprenez le bâtiment réacteur. La seule consolation pour la France se situerait dans une comparaison avec certaines installations nucléaires commerciales américaines qui sont dans un état de délabrement dangereux. Bref, on ne va pas ternir l’image du voisin pour redorer celle d’EDF. Voilà donc la situation en France à ce jour :

Les conséquences immédiates vont se faire sentir auprès des consommateurs puisque EDF doit acheter sur le marché spot les kW manquants. Premier effet le prix du kW était 4 fois plus élevé en ce dernier mois de décembre 2021 qu’à la même période une année auparavant. Or comme le gouvernement français impose un prix à EDF indépendant du marché spot, l’entreprise perd des fortunes. Paradoxalement le prix du kW français est maintenant plus élevé à la production que celui de l’Allemagne qui, malgré l’augmentation du prix des combustibles fossiles, a su produire une énergie plus rentable, financièrement parlant, que le kW nucléaire. Cette situation française va perdurer au moins jusqu’au milieu de 2023. Dans le contexte géopolitique actuel la situation ne saurait que s’aggraver. L’Agence Bloomberg a calculé que la perte d’EDF pourrait atteindre 26 milliards d’euros en raison des arrêts pour maintenance de ses réacteurs. De plus EDF ne va plus exporter d’électricité au cours des six prochains mois. La situation est donc tout simplement catastrophique pour l’entreprise qui peine à effectuer les opérations de maintenance exigées par l’Agence de Sécurité Nucléaire.

Manque de main-d’oeuvre qualifiée, perte des compétences, gouffre financier, politique des prix imposée par le gouvernement aberrante, pression de la Commission européenne sur les prix spot, et bien d’autres facteurs rendent l’avenir du secteur énergétique français très incertain voire calamiteux. Source partielle et illustration : ZeroHedge

Fessenheim et Koeberg : toute la différence !

En 1976, alors que la construction des deux réacteurs à eau pressurisée de la centrale nucléaire de Fessenheim n’est pas terminée, la France exporte pour la première fois son savoir-faire dans le nucléaire à l’Afrique du Sud sur le site de Koeberg à une trentaine de kilomètres de Capetown. Les deux réacteurs seront connectés au réseau en 1984 et 1985. Il s’agit d’une copie stricte de l’usine de Fessenheim connectée au réseau en 1977. Cette centrale nucléaire de Fessenheim a été définitivement ( ? ) arrêtée en 2020 pour des raisons d’ordre politique.

L’usine de Koeberg est donc la sœur cadette de celle de Fessenheim avec sept ans d’écart. La fourniture de combustible et l’entretien de cette centrale sont toujours confiés à la France et la centrale nucléaire, la seule en Afrique du Sud, est opérée par la société Eskom. Après une inspection par l’IAEA le remplacement des générateurs de vapeurs a été décidé. Ces générateurs de vapeur, trois par réacteur, seront fournis par Framatome. Les travaux devraient débuter au cours du prochain printemps austral afin de ne pas perturber le réseau électrique durant l’hiver à venir. Ainsi la centrale nucléaire de Koeberg pourra être encore exploitée pendant au moins vingt années supplémentaires.

Il est opportun de relever ici le pragmatisme de la société Eskom. Quand un outil industriel est rentable et exploitable il doit l’être. La durée de vie de la Centrale de Koeberg atteindra donc 60 ans et une autre prolongation de 20 ans accordée par l’IAEA n’est pas exclue. Visiblement les autorités françaises n’ont pas la même conception de l’exploitation d’un site industriel. La fermeture de la centrale de Fessenheim contribue ainsi à l’appauvrissement de la France alors que la prolongation de l’exploitation de celle de Koeberg est un facteur d’enrichissement de l’Afrique du Sud, certes minime puisque cette usine produit 5 % de l’électricité du pays, mais néanmoins non négligeable. Quant à l’Allemagne ce sont des centrales nucléaires presque neuves qui ont été mises à l’arrêt pour être démantelées en raison d’une politique de transition énergétique désastreuse.

Illustration Eskom, au loin la célèbre Montagne de la Table surplombant la ville du Cap

EPR d’Olkiluoto : 17 ans plus tard !

Le premier EPR mis en chantier dans le monde a enfin été connecté au réseau électrique de la Finlande et le 15 mars 2022 ce sera officiel. Cette grande nouvelle a été annoncée par TVO (Teollisuuden Voima Oyj) ce vendredi 13 mars. Il aura fallu dix-sept années pour que cette usine soit enfin opérationnelle mais pas à pleine puissance avant le 31 juillet …

Les premiers travaux ont débuté le 12 août 2005. Depuis 1990 jamais aucun réacteur nucléaire n’avait été construit en Europe. Cette usine faisait l’objet d’un partenariat entre Areva NP et Siemens. La cuve du réacteur a été fabriquée par Mitsubishi Heavy Industries, la turbine a été fournie par Siemens. Le coût initial du projet avait été arrêté à 3 milliards d’euros et au final le coût est de 11 Md d’euros. Ce projet a été émaillé de nombreux débats d’ordre financier jusqu’au rachat d’Areva NP par Électricité de France lorsque Siemens revendit sa participation dans Areva NP. Outre le fait qu’Areva n’était pas préparé pour diriger un tel chantier, il ressortit que le savoir-faire de la France dans l’énergie nucléaire avait pratiquement disparu autant dans les bureaux d’étude d’Areva que chez les sous-traitants. Les délais à répétition dans la construction de l’EPR de Flamanville en France s’expliquent par les mêmes raisons.

Alors qu’en Chine il aura fallu moins de 9 ans pour que les deux EPR de Taishan soient connectés au réseau, l’explication est simple : le consortium impliqué dans la construction de ce très important projet comprend à hauteur de 30 % EDF et à hauteur de 70 % China Guandong Nuclear Power Group qui construit quasiment à la chaine des CPR-1000 d’une puissance nominale de 1085 MWe comprenant trois générateurs de vapeur. Il s’agit d’une version un peu plus puissante que la dernière série de PWR de 900 MWe construits à Gravelines en France au cours des années 1980 mais comprenant trois générateurs de vapeur et un système de sécurité passif. Il ne fait aucun doute que le gigantisme des EPR et la complexité des circuits de sécurité seront abandonnés en raison des déboires rencontrés tant en Finlande qu’en France et la voie sera ouverte pour les nouvelles générations standardisées dite « Hualong One » ou HPR1000 dont dix unités sont en cours de construction en Chine. Ce modèle a été approuvé par divers pays dont la Grande-Bretagne, l’Argentine et paradoxalement l’Union européenne. Fin de partie pour le savoir-faire français ? 

Nouvelles du Japon. Histoire d’eau tritiée

La centrale nucléaire de Fukushima-Daichi a été endommagée par un tsunami géant le 11 mars 2011 et les assemblages de combustibles ont fondu dans les réacteurs. Ce « corium » dégage de la chaleur et les eaux de refroidissement contiennent divers produits de fission et aussi du tritium, l’isotope radioactif de l’hydrogène. L’élimination des produits radioactifs est effectuée à l’aide d’échanges d’ions mais il reste le tritium qu’il est impossible de séparer. Les autorités de TEPCO (Tokyo electric power Co) ont tenté des techniques innovantes sans succès et devant l’hostilité des pêcheurs des préfectures voisines et de divers pays riverains de l’Océan Pacifique ils ont construit des réservoirs qui stockent actuellement 1,4 millions de mètres-cube d’eau tritiée. Au cours de ce prochain été la capacité de stockage sera atteinte et il faudra alors décider de rejeter cette eau peu radioactive dans l’océan. Une équipe de 11 experts internationaux de l’IAEA vient de rendre son verdict. La compagnie TEPCO a été autorisée à rejeter en mer cette eau que n’importe qui pourrait boire sans danger à la seule condition de creuser un tunnel sous-terrain de 1000 mètres de long depuis le site de la centrale pour déverser cette eau en profondeur dans l’océan.

Pourquoi pas un tuyau ? Mystère. Mais ce n’est pas le plus surprenant dans cette histoire. Les autorités de l’IAEA ont autorisé le déversement de cette eau seulement à partir de la première moitié de l’année 2023, la direction de TEPCO ayant fait valoir que ce tunnel ne serait achevé qu’au courant de l’année 2023. Cette histoire n’est pas sans rappeler la gestion de l’épidémie de coronavirus qui provoqua une sidération généralisée des populations. Mais contrairement au virus le tritium est sans danger. Le tritium se trouvant dans ces eaux de refroidissement provient des traces de lithium utilisé pour former le combustible nucléaire sous forme de petits cylindres de céramique. Le noyau de bore dans l’eau de refroidissement, le bore-10 étant un excellent ralentisseur de neutrons, capture un neutron pour former deux noyaux d’hélium-4, stable, et un noyau de tritium avec éjection d’un neutron peu énergétique. Dans son fonctionnement normal l’eau de refroidissement d’un réacteur nucléaire ne contient pas de bore et la production de tritium est négligeable mais dans le cas de la centrale endommagée de Fukushima-Daichi il est probable que du bore soit ajouté à l’eau de refroidissement. Ce bore sera récupéré sur des résines échangeuses d’ions et recyclé.

Les autorités japonaises ont été tellement traumatisées par le grand tsunami du 11 mars 2011 qu’elles veulent que tout soit parfait et que rien ne leur soit reproché.

Il y a des limites. Donnez-moi un verre d’eau tritiée, je le boirai devant vous sans crainte. Le tritium de désintègre en hélium-3 avec éjection d’un électron (rayonnement beta-moins) très peu énergétique et d’un anti-neutrino dont on se moque complètement. Cette très faible énergie conduit à des problèmes de détection au laboratoire car il faut utiliser un liquide scintillant pour mesurer quelque chose et ce liquide scintillant est infiniment plus dangereux pour la santé. Outre le toluène, solvant des agents scintillants, les principales molécules utilisées pour les mesures de radioactivité faible sont le 2,5 diphényloxazole et le 1,4-bis(5-phényloxazole-2yl)benzène et il est écrit sur les flacons de ces poudres « toxique ». Donc la perfection n’existe pas et un jour ou l’autre toute cette eau contenant du tritium sera rejetée à la mer sans aucune espèce d’effet sur la faune et la flore marines. Enfin je voudrais ici rafraichir les mémoires. Les ogives thermonucléaires contiennent du tritium sous pression, or après 12 ans la moitié de ce tritium s’est désintégré en hélium-3, un isotope dont j’ai dit un mot sur ce blog il y a quelques semaines. Or, pour qu’une bombe thermonucléaire fonctionne correctement il faut replacer ce tritium environ tous les six ans. Même la France est en retard dans cette « maintenance » de son arsenal. Image TEPCO.

Brève. Le Président Macron est-il encore sain d’esprit ?

Pour un partisan de l’énergie nucléaire comme votre serviteur la précipitation des décisions contradictoires du candidat Macron laisse rêveur. Il était entendu que l’arrêt des deux réacteurs de l’usine de Fessenheim serait entériné quand l’EPR de Flamanville serait opérationnel. Non ! L’usine a été fermée à la grande satisfaction de Corinne Lepage qui a tout fait pour atteindre ce but dès l’administration Sarkozy, décision reprise par Hollande et enfin mise en application par Macron. L’EPR de Flamanville est toujours soumis à la décision de l’agence de sureté nucléaire car des soudures au niveau du circuit primaires sont considérées comme défectueuses. Le Président de tous les Français vient d’annoncer que des travaux de remise à niveau, on ne sait pas de quoi il parle, seraient réalisés pour prolonger de 30 ans le fonctionnement de certains éléments du parc nucléaire français, les tranches 900 MW ? les autres ? Personne n’en sait quoi que ce soit.

Macron s’est excité en mentionnant que la France allait se lancer dans la construction de réacteurs modulaires de faible puissance. Où sont les ingénieurs et les techniciens capables de mettre un tel programme en forme alors que la Russie a près de 20 ans d’avance et la Chine 15 ans d’avance dans ce domaine particulier. Les SMRs (small modular reactor) comprennent des éléments fabriqués en usine et assemblés sur site. Leur puissance électrique est égale au tiers de celle d’un réacteur de Fessenheim. La Chine maîtrise parfaitement cette technologie. Il est possible que des ingénieurs français aillent se former en Chine.

Après avoir vendu la division Alstom-Energie à General Electric en 2015, alors qu’il était ministre des finances de Hollande, Macron a fini par réaliser dans son cerveau embrouillé qu’il avait fait une erreur. La France rachète donc pour le double de sa valeur ce département, dont la turbine Arabelle ou peut-être seulement la turbine Arabelle, à GE pour le double du montant de la vente, soit 1,5 milliards d’euros. Quid des brevets, quid des autres activités d’Alstom qui restent la propriété de GE ? C’est l’inconnu, le flou, le « en même temps ». Toujours est-il que cette affaire revêt une couleur électoraliste évidente. La nouvelle taxonomie incluant l’énergie nucléaire dans les énergies renouvelables va peut-être permettre d’attirer des capitaux pour la mise en place du plan délirant de 8 nouveaux EPRs supposés remplacer les réacteurs vieillissants, selon les décideurs politiques, de la gamme 900 MW alors qu’ils pourraient être encore exploités pendant au moins 30 ans. Et pendant ce temps-là, tels sœur Anne du haut de la falaise de Flamanville, on ne voit toujours rien venir du côté de l’unique EPR français. Encore une fois la France devra faire appel à la Chine pour son vaste programme de construction de nouveaux EPRs. L’autocrate Macron ne sait pas de quoi il parle, il ne sait également pas s’entourer de conseillers respectables, on l’a vu avec cette poignée de pseudo-médecins tous corrompus qu’il a réuni pour emmerder les Français au sujet du coronavirus.

L’Europe va devoir réaliser d’immenses investissements dans le nucléaire

Des investissements dans le nucléaire d’un montant d’environ 500 milliards d’euros (565 milliards de dollars) d’ici 2050 seront nécessaires pour atteindre l’objectif de neutralité carbone de l’Union européenne, a déclaré le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton dans une interview au Journal du Dimanche. 

Breton, s’exprimant après que l’UE ait proposé d’inclure le nucléaire et le gaz naturel dans la taxonomie, a déclaré que l’énergie nucléaire avait un rôle fondamental à jouer si l’UE voulait atteindre le zéro carbone net.

« Pour atteindre la neutralité carbone, il faut vraiment passer à la vitesse supérieure dans la production d’électricité décarbonée en Europe, sachant que la demande d’électricité elle-même va doubler dans 30 ans ».

l a déclaré que la taxonomie, qui est conçue pour permettre l’accès au capital à des conditions favorables s’ils ont un « label vert », serait cruciale pour que le nucléaire attire les financements nécessaires, ajoutant que « l’objectif de zéro émission implique la mobilisation de colossaux investissements ». Il a déclaré que les centrales nucléaires existantes nécessitent un investissement de 50 milliards d’euros d’ici 2030, dont 500 milliards d’euros d’ici 2050 pour la nouvelle génération.

« La transition verte conduira à une révolution industrielle d’une ampleur sans précédent », a déclaré Breton.

Il a ajouté que si chacun des 27 États membres de l’UE est responsable de son propre mix énergétique, « la responsabilité collective doit se concentrer sur les moyens à déployer dans toute l’Union européenne pour atteindre collectivement l’objectif fixé par tous les États : zéro carbone net en 2050 ».

Il a déclaré qu’environ la moitié des États membres de l’UE avaient décidé d’inclure l’énergie nucléaire dans leur mix énergétique tandis que « certains préfèrent miser sur le gaz ».

« Je ne porte pas de jugement sur les choix souverains faits par les États », a-t-il ajouté. « L’essentiel est que l’effort du continent européen, de loin le plus engagé au monde pour la protection de la planète, puisse aboutir dans le temps imparti ».

La Commission a entamé le 31 décembre des consultations avec le groupe d’experts des États membres sur la finance durable et la plateforme Finance durable sur un projet de texte d’acte délégué complémentaire (Complementary Delegated Act, CDA) taxonomique couvrant certaines activités gazières et nucléaires. Ce document a ensuite été divulgué et publié par le réseau médiatique européen indépendant Euractiv. Dans un geste inattendu, la Commission a décidé de ne pas publier ce CDA proposé pour consultation publique, affirmant qu’une consultation suffisante avait déjà eu lieu.

Le Parlement européen et le Conseil auront quatre mois pour examiner le document. Conformément au règlement de taxonomie, les deux institutions peuvent demander un délai d’examen supplémentaire de deux mois.

France-Allemagne : une nouvelle guerre se profile

Le titre de ce billet rappelle 1914 et 1940, pourtant il n’en est rien car il s’agit maintenant d’un tout autre objectif pour l’Allemagne. Depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui dévasta de nombreux secteurs de l’économie japonaise dont une très importante usine de production de semi-conducteurs et provoqua un incident nucléaire aux conséquences vite mondialisées par les tenants de l’énergie verte, l’Allemagne s’est engagée à quitter définitivement après cet événement fâcheux l’énergie nucléaire avec la fermeture définitive des trois derniers réacteurs encore en fonctionnement sur son sol à la fin de l’année 2022 selon un plan élaboré par le parti vert avec l’approbation de la chancelière. Les Allemands considèrent qu’ils sont sur le droit chemin et tous les autres pays européens, en particulier ses voisins, doivent suivre son exemple. Le très puissant parti écologiste allemand noyauté par Greenpeace a décidé de faire la loi dans le domaine énergétique européen. Après avoir obtenu la fermeture de la centrale nucléaire de Creys-Malville puis, avec en sous-main l’action incessante de Corinne Lepage, l’avocate des intérêts anti-nucléaires franco-allemands, la fermeture de la centrale de Fessenheim, l’Allemagne s’attaque maintenant au débat sur la nomenclature des sources d’énergie qui alimente depuis plusieurs mois la controverse au sein de la Commission européenne. Faut-il inclure l’énergie nucléaire dans les énergies renouvelables ? La nouvelle coalition au pouvoir en Allemagne comprend le parti écologiste et la modification de cette nomenclature risque d’être lettre morte.

Pourtant le parti vert allemand a déclaré que le gaz naturel resterait nécessaire pour assurer le bon déroulement de la transition énergétique jusqu’en 2045. Inutile de relever la mauvaise foi de ces écologistes obnubilés par les déchets radioactifs accumulés par le pays car aucune politique de recyclage du combustible nucléaire usagé n’avait été envisagée. Ce n’est pas le cas de la France qui recycle le plutonium apparu dans les réacteurs nucléaires lors de la capture d’un neutron par l’uranium-238 et qui, une fois séparé et purifié, sert de combustible à un prix modique. Le projet européen NERSA de Creys-Malville devait constituer l’élément central de l’élimination des transuraniens à haute activité. Le Ministre Jospin, subissant l’influence du parti écologiste allemand, décida la fermeture de cette usine, véritable joyau technologique, dont la France était à juste titre très fière. Mais les temps ont changé et aujourd’hui l’important ce sont les moulins à vent.

Le porte-parole du SPD, Steffen Hebestreit, a déclaré sans dissimulation : « Nous considérons que la technologie nucléaire est dangereuse » et que « l’Allemagne rejète catégoriquement le classement par l’UE de l’énergie nucléaire dans les énergies renouvelables ». La France est directement visée par Berlin et les relations entre les deux pays ne pourra donc que se détériorer. Subissant l’influence allemande la Suisse a entrepris de quitter l’énergie nucléaire, suivie par la Belgique, pays dont le parc nucléaire est géré par Engie et le combustible par Orano (ex-Areva).

L’Allemagne est néanmoins un géant économique aux pieds d’argile car son paysage énergétique n’est pas tenable. Tout miser sur des sources d’énergie aléatoires met en danger son tissu économique. Dans un proche avenir les Européens constateront que le choix de l’Allemagne était catastrophique. Ce pays n’aura plus d’autre choix que d’être totalement dépendant de la Russie pour son approvisionnement en gaz à un prix abordable. Or la Russie manifeste une certaine lassitude en constatant que le gazoduc NordStream-2 n’est toujours pas opérationnel, le principal investisseur dans ce projet étant GasProm. Il est opportun de signaler que la Russie et la Chine ont réactivé la finalisation du gazoduc sibérien qui doit traverser la Mongolie. Ce pays a accordé une licence de transit à GasProm comme l’Ukraine l’a fait il y a quelques années. Si les autorités allemandes ne débrouillent pas l’impasse juridique qui bloque toujours le fonctionnement de NordStream-2 il faut craindre une prochaine augmentation du prix du gaz car la demande en cette énergie par la Chine rebattra les cartes. Et les jours sont comptés ! Autoriser des écologistes à répandre leurs idéologies dans la sphère gouvernementale se révèlera être une erreur funeste dont tous les citoyens allemands paieront le prix.

Source partielle : ZeroHedhe 

Brève. L’EPR finlandais enfin (bientôt) opérationnel !


La construction du premier EPR situé à Olkiluoto par un consortium comprenant Siemens et Areva débuta en août 2005, vous avez bien lu, et enfin, on pourrait dire contre toute attente, ce réacteur maintenant chargé en combustible vient pour la première fois d’entretenir une fission produisant de la chaleur en vue de produire de l’électricité. Ce sera chose faite en juin 2022. Durant les six prochains mois le réacteur doit atteindre la « criticalité », un terme barbare qui signifie que la fission est auto-entretenue, mais progressivement car toute une série de tests seront nécessaires pour obtenir la certification finale. Dix-sept ans pour construire un réacteur peu différent de ceux de la centrale de Chooz constitue une véritable prouesse de lenteur qui aura mis à mal la patience du gouvernement finlandais surtout quand on garde maintenant en mémoire le fait que les deux EPRs de Taishan en Chine ont été construits en 9 ans, période entre la première coulée de béton et le raccordement au réseau électrique. Pour Olkiluoto ce seront donc 17 ans entre cette première coulée de béton et le raccordement au réseau, si tout se passe comme prévu …

Durant ces 17 ans Areva a été repris par EDF mais autant au sein d’EDF qu’au sein d’Areva le savoir-faire avait disparu depuis la construction de la dernière centrale nucléaire sur le sol français qui date de 1985. En 20 ans les ingénieurs ont soit pris leur retraite soit été orientés vers d’autres préoccupations. Il faut espérer que cette situation ne se reproduira pas en Grande-Bretagne puisque la Chine est partie prenante avec EDF dans le projet d’Hinkley Point C. Quant à l’EPR de Flamanville on attend toujours … Et pendant ce temps-là le président de la République française prône la construction de petits réacteurs modulaires construits en série. De qui se moque-t-il ?

Selon l’Agence Internationale de l’Energie la France doit préserver son parc nucléaire

Le gouvernement français devra prendre des décisions importantes pour que le pays soit sur la bonne voie pour atteindre son objectif de zéro émission nette en 2050, notamment en termes de plans de modernisation de son parc électronucléaire, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). L’AIE a déclaré que le pays pourrait devoir retarder la fermeture prévue de ses 12 réacteurs les plus anciens d’ici 2035 afin d’assurer un approvisionnement suffisant en raison de la lenteur de la croissance des énergies renouvelables.

En 2019, la France a inscrit dans la loi son objectif de zéro émission nette d’ici 2050 et a mis à jour son cadre de transition énergétique l’année suivante avec une nouvelle Stratégie nationale bas-carbone et un plan énergétique à dix ans. Cependant, la transition énergétique de la France a connu des retards importants et sa mise en œuvre reste difficile malgré les nombreuses réformes en cours.

Dans son bilan de la politique énergétique de la France 2021, l’AIE note que le pays bénéficie d’une électricité décarbonée et des émissions par habitant les plus faibles parmi les économies avancées grâce au rôle de l’énergie nucléaire, qui représentait 67 % de son mix électrique en 2020, contre 76 % en 2010. Au cours de la dernière décennie, la production d’électricité éolienne et solaire a augmenté, faisant passer la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité de 14 % en 2010 à 23,4 % en 2020. « À court terme, l’énergie nucléaire à faible émission de carbone fournit l’épine dorsale très importante de l’approvisionnement français en électricité », a déclaré l’AIE.

En 2020, l’AIE s’attendait à une réduction de 12% des émissions de CO2 par rapport aux niveaux de 2019 pour la France, en raison de la pandémie de COVID-19. Cependant, l’Agence a déclaré que ces tendances ne reflètent pas les réductions d’émissions réelles et qu’un rebond rapide est attendu avec la reprise de l’économie.

« Le rythme actuel de déploiement de technologies énergétiques à faible émission de carbone et de solutions d’efficacité énergétique en France n’est pas assez rapide pour que le gouvernement atteigne ses objectifs énergétiques et climatiques, appelant à des efforts politiques plus importants et à des investissements accrus », a déclaré l’AIE. « En particulier, le développement futur de l’approvisionnement en électricité du pays nécessite la mise en place d’une stratégie politique claire ».

« La France est en retard sur ses objectifs de transition énergétique, malgré d’importantes réformes en cours », a déclaré le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol. « Alors que son secteur électrique émet des quantités relativement faibles de carbone, sa consommation globale d’énergie est dominée par les combustibles fossiles, ce qui entraîne une augmentation des émissions, notamment dues aux transports ».

Capacité de production nucléaire

La loi française de transition énergétique pour la croissance verte de 2015 stipulait que la part de l’énergie nucléaire dans l’approvisionnement en électricité serait limitée à 50 % d’ici 2035. Une part de 50 % du nucléaire dans la production d’électricité en 2035 se traduirait par une capacité nucléaire d’environ 52 GW atteinte en arrêtant 14 réacteurs de 900 MW et en mettant en service l’EPR de Flamanville. Deux réacteurs de 900 MW ont été fermés en 2020 sur le site de Fessenheim. Cependant, la loi sur l’énergie et le climat de 2019 a prolongé l’année cible à 2035, l’objectif 2025 étant irréalisable compte tenu du rythme de développement des énergies renouvelables. « Recommandé par un examen de l’AIE en 2015, il s’agit d’une étape bienvenue à l’heure de l’urgence climatique, qui maintient les avantages de l’électricité bas carbone pour la transition énergétique de la France », a déclaré l’AIE.

Le rapport indique : « La sécurité électrique sera au cœur de la transition énergétique propre. Il n’est pas exclu que garantir l’adéquation et la fiabilité puisse nécessiter des ajustements dans le rythme des mesures politiques anticipées, y compris le calendrier de fermeture des réacteurs nucléaires. Il ajoute : « Si le déploiement des énergies renouvelables et les besoins de flexibilité associés ne sont pas accélérés assez rapidement en donnant la priorité à l’exécution et à la mise en œuvre, l’objectif de fermer 14 réacteurs nucléaires peut être difficile à atteindre tout en préservant les marges de capacité de production. Le rapport indique qu’il y a « une visibilité limitée » sur le rôle futur du nucléaire en France au-delà de 2035. « Si la France décide de maintenir la part de 50 % après 2035, l’exploitation à long terme des centrales existantes et de nouvelles constructions seront probablement nécessaires » .L’AIE affirme que le secteur électrique du pays devra être décarboné d’ici 2050, conformément à l’objectif de zéro net de la France d’ici 2050. « Dans la plupart des scénarios, l’énergie nucléaire continuera de jouer un rôle important. (Voir note en fin de billet).

L’AIE a déclaré que le parc nucléaire vieillissant du pays – avec un âge moyen de 35 ans – devra être modernisé pour un fonctionnement à long terme, « à condition que la sécurité soit garantie », pour soutenir une transition énergétique sûre et abordable. Il a déclaré que l’exploitation à long terme des centrales nucléaires dans le cadre d’exigences de sécurité strictes est une manière rentable de produire de l’électricité à faible émission de carbone.

Recommandations

Le gouvernement français devrait « clarifier et revoir les conditions de l’obligation législative de limiter la contribution de l’énergie nucléaire à 50 % de la production d’électricité jusqu’en 2035, au regard des objectifs d’urgence climatique, de neutralité climatique, d’accessibilité financière et de déploiement des énergies renouvelables ». Il devrait également se prononcer sur le rôle du nucléaire au-delà de 2035. L’AIE recommande que le gouvernement assure le financement durable à long terme de la production d’énergie nucléaire, tout en préservant un marché de l’électricité compétitif, y compris la rénovation et la mise à niveau de la sécurité des réacteurs existants et le financement de nouvelles constructions à partir de 2023. En outre, il devrait renforcer la recherche sur l’énergie nucléaire la plus pertinente pour la transition énergétique. « La France approche d’un carrefour, car des décisions clés sur son futur système énergétique doivent être prises rapidement pour s’assurer qu’elle peut atteindre zéro émission nette d’ici 2050 », a déclaré Birol. « En investissant beaucoup plus dans l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et le nucléaire, la France peut accélérer les progrès sur ses objectifs énergétiques et climatiques clés ».

« L’examen par les pairs de l’AIE est très précieux car il consiste en une analyse indépendante des forces et faiblesses de notre politique énergétique, notamment dans le cadre de l’engagement de neutralité carbone d’ici 2050 », a déclaré Barbara Pompili, ministre française de la Transition écologique ajoutant que « Ce bilan intervient à un moment crucial, notamment pour anticiper la préparation du bilan du plan pluriannuel français et la discussion de la loi de programmation énergie et climat en 2023. Le bilan de l’AIE confirme les orientations retenues par la France, fondées sur trois piliers : renforcer l’efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables et le maintien d’une base électrique nucléaire ».

Source : https://iea.blob.core.windows.net/assets/7b3b4b9d-6db3-4dcf-a0a5-a9993d7dd1d6/France2021.pdf et traduction du commentaire paru sur le site World Nuclear News

Note. On retrouve dans la politique énergétique de la France la focalisation démesurée sur la production électrique qui est à plus de 95 % décarbonée. La France n’a pas besoin de s’enfoncer dans l’écueil de la transition énergétique qui n’a aucune signification dans l’état actuel de la production électrique. La mise en place de parcs éoliens est inutile et coûteuse. L’utilisation de sources d’énergies carbonées relève du chauffage domestique, des transports et de l’industrie. Favoriser le chauffage domestique électrique peut constituer une approche encore faudra-t-il rouvrir l’usine de Fessenheim et construire d’autres réacteurs nucléaires. Quant au secteur du transport il s’agirait alors de convertir l’ensemble du parc automobile en véhicules électriques. Or une telle conversion est inenvisageable sans provoquer de graves troubles sociaux. Techniquement une telle reconversion est impossible car la France n’est pas seule au monde et bien d’autres pays pensent également aux véhicules électriques. Rapidement l’approvisionnement en cobalt et lithium sera un problème non résolu. En conclusion, la France compte parmi les meilleurs « élèves » en termes d’émissions de CO2 de tous les pays développés et cette « transition énergétique » si chère aux écologistes, dont fait partie Madame Pompili, relève de la fiction sinon de la stupidité.