BRÈVE : Hamon veut fermer dix réacteurs nucléaires

BRÈVE : Hamon veut fermer dix réacteurs nucléaires

Une information qui n’a pas été reprise par la presse est significative de la dangereuse évolution de la politique énergétique « post-Fukushima » allemande : les consommateurs de l’Allemagne ont subi des coupures d’électricité à répétition sur les réseaux basse tension car il fallait privilégier les consommateurs industriels. Les moulins à vent et les panneaux solaires n’arrivent pas à l’évidence à prendre en charge la fermeture récente de 8 réacteurs nucléaires.

En France le candidat au trône élyséen, Benoit Hamon, vient de déclarer qu’il était plus rentable pour EDF, donc pour l’Etat, de fermer toutes les unités arrivant en ‘fin de vie » car les travaux nécessaires pour la prolongation de leur fonctionnement décidée par une instance indépendante, je le rappelle, serait trop coûteuse et estimée à 51 milliards, selon EDF. Les deux unités de la centrale nucléaire de Fessenheim qui ont reçu l’agrément de prolongation de dix ans (au moins) de fonctionnement ont été déjà préparées pour cette exploitation. Mais non ! Elles vont être arrêtées : un non-sens économique et financier total que Monsieur Hamon veut d’ors et déjà multiplier par 5. Hamon n’est qu’un rêveur et un incapable qui veut attirer les voix des écolos en déclarant droit dans ses bottes que, je cite la dépêche de l’Agence France Propagande :  » le coût du maintien ou (du) prolongement de l’espérance de vie de nos réacteurs nucléaires est estimé à 60 milliards d’euros qui renchérissent le coût de l’électricité produite par le nucléaire, et le rapproche de facto du coût de l’électricité produite par des énergies renouvelables« . N’importe quoi …

Source : AFP. J’ai corrigé une faute d’orthographe dans le texte reproduit ici en caractères gras.

L’énergie nucléaire dans le mix énergétique « low carbon »

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Le Lloyd’s Register, un cabinet de consultants britannique, vient de publier un rapport relatif à la perspective de l’énergie nucléaire dans le cadre des énergies dites « low carbon » c’est-à-dire émettant peu ou pas de CO2 dans l’atmosphère. Dans ce rapport, dont je n’ai lu que le résumé, on découvre que la technologie la plus prometteuse et la moins coûteuse pour l’énergie (électrique) dite low carbon est le petit réacteur nucléaire modulaire. Depuis les premiers balbutiements de l’énergie électro-nucléaire au début des années 1950 ce fut la course au gigantisme qui a probablement atteint ses limites avec le fameux EPR d’Areva d’une puissance de 1650 MW électriques (MWe) dont la faisabilité n’a encore pas été prouvée malgré la propagande insidieuse organisée par le gouvernement français pour sauver ce dernier fleuron de la technologie nucléaire hexagonale qui ne connaitra très probablement pas de lendemains.

La tendance est maintenant revenue vers les petits réacteurs de 50 à 300 MWe englobant toutes les technologies, depuis les réacteurs à eau pressurisée jusqu’aux breeders avec refroidissement à l’aide d’hélium, de plomb liquide ou un mélange de plomb et de bismuth ou encore l’utilisation de thorium comme combustible.

L’avantage qui va rendre ces petits réacteurs ultra-compétitifs sur le plan commercial est leur construction rapide totalement modulaire en usine et non sur site. Cette approche réduira les coûts de construction et la rapidité de la mise en place de nouvelles unités adaptées aux réseaux électriques existants avec un prix du kWh ultra-compétitif.

De plus ces réacteurs seront entièrement automatisés au niveau de leur pilotage avec des systèmes de sécurité simples et efficaces, des rechargements en combustible parfois espacés de plusieurs années (dans le cas des breeders à thorium, plus de 10 ans) et des retraitements du combustible entièrement automatisés et sécurisés, conditions sine qua non pour qu’ils soient accueillis favorablement par le public.

Le Llyod’s Register insiste aussi sur le fait que l’énergie nucléaire contribuera longtemps dans le mix énergétique en connexion avec une modernisation des réseaux de transport et de distribution favorisée par les innovation informatiques récentes. Selon cette étude l’un des développements technologiques attendu dans les prochaines années concernant le stockage de l’énergie électrique est l’avènement de super-condensateurs permettant de recharger rapidement de très grosses batteries d’accumulateurs dans le cadre du mix énergétique incluant les énergies renouvelables et par essence intermittentes.

Il reste à convaincre l’opinion publique de la nécessité de mettre en place ces petites unités de production électro-nucléaire mais dans tous les cas de figure ces unités de production seront parfaitement compétitives dans la mesure où les coûts de construction et de fonctionnement seront très largement inférieurs à ceux d’unités plus importantes comme en particulier l’EPR.

Cette étude a été réalisée après consultation de plus de 600 spécialistes du secteur énergétique, toutes professions confondues, depuis les constructeurs de réacteurs, spécialistes du retraitement du combustible et compagnies de transport et de distribution de l’électricité de par le monde.

Source : Llyod’s Register. Illustration : réacteur surrégénérateur modulaire refroidi à l’hélium en circuit fermé prévu pour délivrer une puissance de 25 à 50 MWe avec rechargement tous les 8 ans. Les surrégénérateurs à uranium-238 ou thorium-232 sont considérés comme des sources d’énergie partiellement renouvelable dans la mesure où ils produisent leur propre combustible à partir de ces éléments dits fertiles. La France dispose d’un stock d’uranium-238 suffisant pour assurer une production d’électricité pendant plus de 1000 ans à l’aide de breeders.

Fessenheim : En France l’incompétence des hauts fonctionnaires est exemplaire

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Voici une dépêche de l’Agence France Propagande » (AFP) qui comme à son habitude scrute tout évènement susceptible de satisfaire la mouvance anti-nucléaire pilotée par Greenpeace, entre autres organisations subversives. Il s’agit toujours (et encore) de la fermeture programmée de la centrale nucléaire de Fessenheim qui pourrait sans encombre être exploitée encore pendant peut-être 30 années voire plus. Il s’agit d’un immense gâchis payé par les contribuables, faut-il le rappeler, un gâchis technologique, un gâchis environnemental, un gâchis financier pour EDF et enfin un gâchis économique et social pour la région Alsacienne. Puisque la fermeture de cette usine a été décidée par Hollande dans son programme électorale elle va donc avoir lieu. Ce sera d’ailleurs à peu près la seule promesse que Hollande aura tenu au cours de ses 5 années de règne catastrophique qui aura conduit la France dans un marasme économique, social et culturel peu enviable.

Mais non ! Ça ne suffit pas, il faut aussi détruire le patrimoine nucléaire français payé par les contribuables car les organisations écologistes l’ont exigé, Greenpeace et Corinne Lepage en premier lieu. La dépêche d’agence ci-dessous en dit long sur l’incompétence crasse du sieur Carenco, actuel préfet de la Région Ile-de-France, qui va prendre les manettes de la commission de régulation de l’énergie, un comité Théodule de plus en charge de faire respecter les accords de la COP21, comme si la France avait besoin de se serrer la ceinture en matière d’émissions de CO2 puisqu’elle est l’un des pays les moins pollueurs en termes de rejets de CO2 par les usines de production d’électricité. La principale activité française rejetant du CO2 est le transport par véhicules automobiles, or la centrale nucléaire de Fessenheim pourrait allègrement recharger 400000 voitures électriques chaque jour (1,4 % du parc automobile français) mais les écolos (dont fait partie Carenco) n’ont pas effleuré ce détail dans leur petit cerveau pollué par une idéologie totalement déconnectée de la réalité.

La France peut se passer de l’électricité de Fessenheim (président pressenti de la CRE)

Paris – La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), promise à la fermeture par le gouvernement, n’est pas indispensable à la sécurité d’approvisionnement électrique de la France, a estimé mercredi le candidat pressenti à la présidence du régulateur français de l’énergie.

« A-t-on besoin de Fessenheim aujourd’hui? (…) Ma réponse est non, en sécurité d’approvisionnement », a déclaré Jean-François Carenco, actuellement préfet de la région Ile-de-France.

« Fessenheim, c’est un autre sujet que la satisfaction immédiate en France de l’équilibre offre-demande », a-t-il ajouté lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat, préalable à sa nomination à la tête de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

« On peut avoir besoin de Fessenheim pour d’autres sujets, pour d’autres raisons », a-t-il toutefois estimé.

La puissance des deux réacteurs alsaciens, de 900 mégawatts (MW) chacun, pourraient facilement être substituée par des énergies renouvelables, à condition de développer des technologies de stockage pour pallier leur variabilité en fonction des conditions météo.

« 1.800 mégawatts de puissance, vous les gagnez en un rien de temps sur les énergies renouvelables. C’est donc bien un problème de stockage », a assuré M. Carenco.

« Oui, les énergies renouvelables triompheront, premièrement quand on saura les stocker correctement et qu’on aura défini un système de stockage. Deuxièmement, lorsqu’on n’aura plus besoin du nucléaire en base », c’est-à-dire pour alimenter la consommation en dehors des heures de pointe, selon lui.

Fin janvier, le président de la République avait indiqué envisager de nommer Jean-François Carenco à la présidence de la CRE en remplacement de Philippe de Ladoucette, dont le mandat est arrivé à échéance début février.

Avant le Sénat amené à se prononcer également, la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a annoncé avoir approuvé à l’unanimité la nomination de ce haut-fonctionnaire de 64 ans à la suite de son audition mardi.

M. Carenco a notamment été directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l’Ecologie et de l’Energie.

(©AFP / 08 février 2017 17h44)

Comme mes lecteurs ont pu le constater les propos de Carenco sont totalement farfelus. À l’évidence il ne sait pas de quoi il parle. Le seul stockage des énergies intermittentes dites vertes ou renouvelables qui soit économiquement réalisable est le pompage de l’eau de rivière dans des retenues collinaires ou en altitude, point barre. Toutes les autres technologies de stockage direct de l’électricité sont des vues d’esprits dérangés car elles ne sont économiquement pas viables. Or la France a presque totalement épuisé les capacités de développement de telles infrastructures et s’il en reste encore – je pense au bassin versant de la Loire et à quelques autres rivières dans le Sud-Ouest de la France – un quelconque projet d’aménagement de retenues verrait immédiatement une opposition féroce des écologistes qui restent logiques avec eux-mêmes : tout développement pouvant détruire des milieux naturels est à bannir. Mais qu’en est-il des éoliennes tueuses d’oiseaux migrateurs et de rapaces nocturnes, qu’en est-il des panneaux solaires qui grillent sur place les insectes (et les oiseaux), qu’en est-il des fermenteurs de biomasse qui dégagent des gaz toxiques dont personne ne parle et dont on ne sait que faire ? Carenco est un incapable comme beaucoup de hauts-fonctionnaires pour qui seule la carrière et la retraite qui s’en suit sont importantes. La France, sous l’impulsion des mouvements écologistes, depuis Borloo et Lepage, est définitivement entrée dans une ère de régression et d’obscurantisme. Merci pour mes petits-enfants !

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Je voudrais faire également une remarque au sujet des retombées économiques nationales de la fermeture de Fessenheim. La France a été durant des années exportateur net d’électricité vers les autres pays européens. Or il se trouve qu’aujourd’hui le pays importe de l’électricité principalement de l’Allemagne. L’illustration ci-dessus le montre clairement. Il s’agit des mouvements de l’énergie électrique aux frontières de l’Allemagne, document issu de Agora Energiewende daté pour la dernière statistique du 10 février 2017 à 23h21. À quelques rares exceptions près durant les 8, 9 et 10 février la France a importé de l’électricité de l’Allemagne : le 9 février à 1 heure du matin elle a importé sur le marché spot l’équivalent de la production de la centrale de Fessenheim ! Quant à l’Autriche qui fait figure de bon élève européen en matière de rejets de CO2 il ne faut pas oublier qu’elle importe massivement de l’électricité de son voisin allemand …

Grand froid : où est l’énergie renouvelable ?

 

Grand froid: l’approvisionnement électrique de la France assuré mercredi

Paris – La France sera suffisamment approvisionnée en électricité mercredi pour affronter la vague de froid, mais la situation reste « sous forte vigilance » pour les jours suivants, même si aucune coupure de courant n’est prévue à ce stade, a indiqué RTE mardi.

« Pour la journée de demain, RTE aura les capacités de production disponibles en France et à l’étranger suffisantes pour couvrir les besoins électriques de la France », a déclaré un porte-parole du gestionnaire du réseau de transport d’électricité, lors d’une conférence téléphonique.

Au niveau national, la température moyenne sera de 6°C sous les normales de saison, un peu moins froide que le niveau de -6,4°C prévu initialement par Météo France, ce qui réduit légèrement la consommation électrique anticipée, a-t-il détaillé.

L’Hexagone est en effet hautement « thermosensible »: la popularité des radiateurs électriques, qui chauffent un tiers des logements, fait qu’une baisse d’un degré de la température hivernale représente une consommation additionnelle de courant de l’ordre de 2.400 mégawatts (MW), l’équivalent de deux gros réacteurs nucléaires.

Le gestionnaire du réseau à haute tension prévoit une consommation de 93.000 mégawatts à la pointe de 19H00 mercredi, quand les Français regagnent leur domicile et poussent le chauffage, face à une production totale disponible en France de 91.250 MW, à laquelle s’ajoutent de 2.000 MW à 4.000 MW de capacités d’importation. « En conséquence, les solutions exceptionnelles graduelles prévues en cas de vague de froid importante et durable ne seront pas activées pour la journée de demain », a indiqué le porte-parole de la filiale d’EDF. « Il n’y a évidemment par de coupure programmée non plus pour la journée de demain et pour le reste de la semaine à ce stade », a-t-il ajouté. Les capacités d’importation de la France sont réduites par la vague de froid qui touche également les pays voisins, tandis que ses moyens de production étaient amputés de six réacteurs nucléaires à l’arrêt mardi, sur les 58 que compte le parc français d’EDF.

Parmi les mesures susceptibles d’être activées figurent entre autres le lancement d’alertes incitant les consommateurs à réduire leur consommation en heures de pointe, l’interruption de l’alimentation de 21 sites industriels ou la réduction de la tension de 5% sur le réseau.

Pour jeudi, avec une température qui devrait se situer 5,7° sous les normales saisonnières, RTE prévoit une consommation de 94.700 MW. Les prévisions seront réactualisées mercredi en fin d’après-midi, le déclenchement de mesures exceptionnelles demeurant une option possible. « La situation reste sous forte vigilance » jeudi et vendredi, a indiqué le porte-parole, « puisque la vague de froid va se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine ». Durant le week-end, la consommation d’électricité se réduit, l’industrie tournant alors au ralenti.

(©AFP / 17 janvier 2017 19h46)

Quand j’ai lu cette dépêche de l’Agence France Propagande je me suis posé une seule question : les énergies renouvelables, les moulins à vent, les panneaux solaires et les fermenteurs de biomasse ne peuvent-ils pas pallier à la demande supplémentaire en énergie ? C’est à grands frais (pour les contribuables) que ces énergies alternatives ont été installées par le gouvernement afin de réduire de 50 % l’apport du nucléaire dans le paysage énergétique de la France comme l’a rappelé avec un peu trop de désinvolture Manu Valls à l’horizon 2025 ! C’est tout simplement grotesque qu’un candidat à la magistrature suprême tienne de tels propos. La France est donc condamnée à importer des kWh à grands frais auprès des pays voisins puisque les températures sont « anormalement » basses alors que six réacteurs nucléaires sont toujours à l’arrêt pour inspection de sécurité. Ces arrêts ont été effectués à la demande des écologistes qui ont considéré, sans aucune preuve tangible à l’appui, que l’acier des boites à eau des générateurs de vapeur pouvait être « anormalement » trop riche en carbone. Dans l’anormal on ne fait pas mieux comme démagogie …

Tous les Français risquent un black-out qui se répercuterait alors sur l’ensemble de l’Europe car la production électrique de la France est un élément stabilisateur indispensable pour l’ensemble du réseau électrique de la zone européenne continentale.

Alors il va falloir brûler du gaz et du charbon, merci pour le climat. Par un concours de malchance incroyable les réserves de gaz naturel sont quasiment épuisées et aucun méthanier n’est en vue depuis l’Algérie : un véritable coup monté ! J’ai aperçu ce matin ancré au large de Santa Cruz de Tenerife un méthanier avec ses 4 sphères caractéristiques visiblement à vide et attendant un ordre d’affrêtement de l’Algérie. Les installations algériennes de liquéfaction du méthane ont de gros problêmes récurrents de maintenance et il se trouve que le pays est incapable d’honorer les contrats de livraison de gaz. Alors, faudra-t-il demander aux Français de tous souffler en coeur pour faire tourner les moulins à vent et plaire ainsi à Mademoiselle Ségolène ? Voilà où en est réduite la France, le pays le moins pollueur du monde en terme de kWh produits, pour plaire aux écologistes qui détestent autant l’uranium que le CO2 … Du grand n’importe quoi !

Pire encore quand j’ai découvert cette autre dépêche de l’Agence France Propagande quelques heures plus tard :

Grand froid: la France connaît une « trop forte dépendance » au nucléaire (Royal)

Paris – La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a reconnu mardi qu’il existait en France « une trop forte dépendance » au nucléaire, alors que les pouvoirs publics appellent à limiter la consommation électrique en raison de la vague de froid.

« On le voit actuellement qu’il y a une trop forte dépendance puisque, dès qu’il y a plusieurs réacteurs à l’arrêt pour des raisons de contrôles de la sûreté nucléaire par l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire, ndlr), on se rend compte qu’il y a une tension sur l’énergie », a déclaré Mme Royal lors de la cérémonie de voeux de son ministère.

La ministre a insisté sur le besoin de rééquilibrer le mix énergétique en France, en prenant appui sur la loi de transition énergétique, qui prévoit de ramener de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025.

« En changeant ses comportements, on peut économiser la production de quatre réacteurs nucléaires », a insisté Mme Royal, ajoutant que cela permettait aussi de faire baisser le prix de l’électricité car « plus il y a de demande, plus il y a de tension sur les prix ».

La ministre a estimé que « d’un côté, on a beaucoup de gaspillage et de l’autre côté une précarité énergetique avec des gens qui n’ont pas les moyens de se chauffer ».

Mme Royal a assuré avoir « demandé l’extinction de tous les bureaux la nuit », jugeant qu’il y avait « une marge d’action pour faire en sorte de diminuer la tension sur le courant et la précarité énergétique ».

De son côté, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE a assuré mardi que la France serait suffisamment approvisionnée en électricité mercredi, pour affronter la vague de froid.

« La situation reste sous forte vigilance » jeudi et vendredi, a également indiqué un porte-parole du groupe lors d’une conférence téléphonique, « puisque la vague de froid va se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine ».

(©AFP / 17 janvier 2017 21h48)

Je me suis permis de mettre en caractères gras quelques propos de Mademoiselle Royal pour bien montrer que le gouvernement nage dans une totale imprécision. Quatre réacteurs de moins « en changeant de comportement », cela ne fait pas le compte, un élève de CM1 le comprendrait. D’autre part Mademoiselle Royal ignore une directive émise par l’EDF conseillant aux entreprises de ne pas éteindre les bureaux la nuit pour préserver la stabilité du réseau de distribution. Il s’agit pour la plupart de ces éclairages de systèmes économiques qui induisent une forte perturbation du « cosinus phi » lorsqu’ils sont remis sous tension. Mademoiselle Royal est d’une ignorance crasse, elle parle de ce qu’elle ne connait pas et ferait mieux et le plus rapidement possible de disparaître du paysage énergétique et médiatique français …

Des moulins à vent ou de l’uranium ? Les Suisses vont devoir choisir

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Le mouvement suisse « Sortir du Nucléaire », une pure émanation de Greenpeace, a obtenu que la votation du 27 novembre prochain décide de l’arrêt des trois plus vieux réacteurs nucléaires de Suisse, ceux de Beznau 1 et 2 et celui de Mühleberg qui ont produit en 2015 8,5 % de l’électricité helvète soit 5580 gigawattsheures. Comment remplacer cette production électrique propre ? Selon le mouvement écologiste c’est une évidence : avec des moulins à vent et des panneaux solaires. Il y a déjà sur le territoire de la Confédération 11 millions de m2 de panneaux solaires pour la plupart sur les toits des habitations particulières, des entrepôts et des usines. La Suisse ne compte que 34 éoliennes dont l’installation fait l’objet d’une autre votation. Or les Helvètes sont très jaloux de l’harmonie des paysages de leur pays. Il y a de très fortes chances que la population ne s’accorde pas pour recouvrir la Confédération de 1789 moulins à vent pour produire en théorie 6600 GWh à pleine puissance, en d’autres termes quand il y a du vent. Quant aux panneaux solaires il en faudrait 69 millions de m2 ou 6900 hectares … ça fait beaucoup ! Où les mettre ? Des panneaux flottants sur le lac Léman et le Bodenzee ?

La production électrique suisse se répartit comme suit (GWh) : nucléaire : 22100, hydraulique : 39500, thermique : 3190, selon les données de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). En 2024 la centrale de Gösgen sera fermée car elle aura atteint la limite d’age de 45 ans comme celle de Leibstadt à son tour en 2029. Ces deux installations ont produit en 2015 25 % de l’électricité du pays. Le problème se reposera alors crucialement et comme les possibilités de développement hydraulique ont atteint leur limite, en abandonnant l’énergie nucléaire la Suisse n’aura plus d’autre choix que de recourir au gaz ou au pétrole : un grave dilemme existentiel pour les écologistes et pas seulement ceux de l’Helvétie …

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Note : les réacteurs de Breznau (1 et 2, illustration) sont deux unités à eau pressurisée jumelles d’une puissance de 365 MW électriques chacune et de technologie Westinghouse. Elles ont été couplées au réseau respectivement en 1969 et 1972. Outre l’électricité ces réacteurs procurent à la ville voisine de l’eau chaude pour le chauffage. L’argument des écologistes pour obtenir la fermeture de ces deux réacteurs est futile. Il s’agit d’inclusions d’oxyde d’aluminium dans l’acier de la cuve des réacteurs qui n’ont aucune incidence sur la solidité de cette dernière. Ces unités devraient, selon l’Inspection fédérale de la sureté nucléaire, pouvoir être encore exploitées jusqu’en 2030 sans dangers. Les écologistes, comme à leur habitude, ne sont pas d’accord …

Nouvelles de l’énergie nucléaire : les petits réacteurs off-shore

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Alors que l’opérateur finlandais TVO se bat sur le plan juridique avec Areva pour obtenir des indemnités de retard dans la construction du premier EPR d’Olkiluoto, un prototype monstrueux qui ne devrait être opérationnel à la fin de l’année 2018 (si tout va bien) la Chine se lance dans la construction de mini-réacteurs nucléaires flottants. Installé sur un bateau spécialement conçu à cet effet, le premier de sa catégorie aura une puissance électrique de 60 MW électriques. Le système de refroidissement utilisera naturellement l’eau de mer et une partie de la chaleur sera récupérée pour produire de l’eau douce.

China General Nuclear (CGN) a officialisé la construction de ce réacteur particulier il y a quelques jours lors de la cérémonie d’ouverture du chantier naval. Dès 2019 un autre réacteur nucléaire off-shore d’une puissance électrique de 140 MW sera mis en chantier. La Russie a également lancé un programme similaire comportant deux mini-réacteurs nucléaires de 35 MW électriques chacun sur le même navire.

Ce type d’installation off-shore présente de nombreux avantages comme les délais de construction très courts, moins de deux années, l’impact sur l’environnement est quasiment nul et le décommissionnement pourra plus tard être effectué dans des installations portuaires spécialisées. Reste le risque de fuites de radioactivité dans la mer, un problème qui ne semble pas effrayer les ingénieurs de CGN compte tenu de l’immensité du volume d’eau océanique.

Ce type d’installation est prévu dans des environnements insulaires où la disponibilité en eau douce est parfois critique et les liaisons par câbles sous-marins vers le continent souvent coûteuses voire impossibles. Rien à voir avec les éoliennes off-shore hors de prix, dont la maintenance pose des problèmes insurmontables, et qui déciment les oiseaux marins. Les Chinois ont choisi avec pragmatisme cette solution élégante pour réduire leur consommation de combustibles fossiles.

Source et illustration : CGN

Nouvelles d’Hinkley Point C

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Finalement, sous la pression des gouvernements britannique et français, EDF Energy, filiale londonienne d’EDF, CGN (China General Nuclear), le 10 Downing Street et les grands absents du projet, c’est-à-dire les consommateurs britanniques d’électricité, ont signé le contrat scélérat autorisant le consortium EDF-CGN à vendre le MWh sortant des deux EPR pendant les premières 35 années d’exploitation au prix de 92,50 livres. Peu importe quelles seront les évolutions des prix du marché.

Ceux qui auraient dû être consultés, les consommateurs anglais, n’ont pas leur mot à dire : ils paieront et pas qu’un peu puisque la note qui leur sera infligée s’élèvera à 21 milliards de livres sterling, soit à la louche 25 milliards d’euros. Répartie sur une vie de consommateur cette somme s’élèvera à 12 livres par an et par ménage, de quoi faire passer la pilule en douceur avec aussi comme argument psychologique que ces kWs seront totalement « décarbonés », ben voyons …

Les dindons de la farce sont donc les consommateurs finaux et par extension les contribuables qui seront sollicités au cas où il y ait des retards dans l’exécution du projet, les deux gros monstres devant être connectés au réseau en 2025. Si ce n’était pas le cas, alors la clause tarifaire préférentielle deviendrait caduque et le projet deviendrait ainsi un gigantesque gouffre financier. Loin de moi l’idée de souhaiter un fiasco à Hinkley Point C mais quand on observe les déboires, les embrouilles juridiques et les retards à répétition de l’EPR finlandais à Olkiluoto et les manquements et autres erreurs à Flamanville, il y a de quoi se poser de sérieuses questions. Comme je le mentionnais dans un précédent billet sur ce blog si j’étais investisseur je ne mettrais pas un kopeck dans ce projet. Le chantier du réacteur EPR d’Olkiluoto-3 a démarré en 2005 et aux dernières nouvelles ce dernier devrait être connecté au réseau fin 2018. À Flamanville les travaux ont débuté en 2007 et l’EPR devrait produire ses premiers kWs fin 2018. Enfin l’EPR de Taishan-1 dont les premiers travaux ont débuté en 2009 devrait quant à lui être connecté dans le courant de l’année 2017 et son jumeau Taishan-2 au plus tard en 2018. On peut toujours rêver pour les délais de construction d’Hinkley Point c’est-à-dire moins de 9 années à condition que les Chinois apportent des Airbus A380 entiers d’ouvriers pour travailler sur le site … Tout retard pourrait coûter un maximum à EDF, aux Chinois partenaires à 30 % et naturellement aux contribuables français pour sauver EDF. Encore une fois l’optimisme reste de rigueur.

Sources : Bloomberg et World Nuclear News