Brève. Chronique politique internationale : les USA

Je ne peux m’empêcher de commenter la passation de pouvoir des Républicains américains au profit de la gauche démocrate et son leader, le vieux Joe Biden. La clique gauchiste américaine va mettre ses doigts dans la confiture comme ce fut le cas sous Obama (« fils de pute » selon le président philippin Duterte). Les interventions militaires vont reprendre après 4 ans de paix trumpiste. Le complexe militaro-industriel va aussi gouter à la belle confiture. Quand je parle de confiture il s’agit de la corruption généralisée sous l’administration Obama dont les gauchistes américains ont fait une très belle démonstration en truquant massivement les élections du 2 novembre dernier. Cet événement extrêmement préoccupant pour la survie de la démocratie américaine n’a pas vraiment alerté les autres démocraties partenaires des USA, je pense aux pays de l’Union européenne. Et c’est bien normal puisque la majorité d’entre eux ne sont plus des démocraties depuis l’apparition du SARS-CoV-2 à commencer par la France qui, jour après jour, bafoue les principes fondateurs de la République en réduisant les libertés individuelles. Le SARS-CoV-2 a bon dos …

Biden, un gauchiste de la trempe d’Obama, a déjà pris une multitude de décisions pour, selon ses propres termes, rendre l’Amérique plus verte, plus sociale, plus exemplaire encore, le principe qui a conduit Obama a guerroyer au nom de la démocratie. La situation internationale va donc redevenir tendue dans l’un des endroits les plus névralgiques du globe, le Golfe persique. L’une des inconnues sera la position de l’administration Biden vis-à-vis de la Chine car il y a deux autres points chauds dans la région : les Spartley et Taïwan. Je ne pense pas que les USA enverront des avions ou des drones bombarder l’Iran car la Russie et la Chine n’apprécieront pas. En ce qui concerne Taïwan la proximité d’Okinawa, la plus importante base militaire américaine dans la région à dix minutes de vol d’un F35 des côtes chinoises, poussera Pékin à réfléchir. Normaliser les relations économiques avec la Chine serait un choix plus rationnel, mais on ne peut jamais jurer de quoi que ce soit.

Que Biden ait déjà décidé de contribuer financièrement à l’OMS était attendu, que les USA réintègrent les accords sur le climat de Paris, ce ne sont que des formalités diplomatiques sans conséquences. Dans le concret, domestique, il va y avoir une valse de mécontentements dont la nouvelle administration n’a pas évalué l’ampleur. La limitation du fracking (voire son interdiction) va achever cette industrie de l’extraction du gaz et du pétrole de roche mère qui souffre depuis que le cours du baril de WTI stagne autour de 50 dollars. L’arrêt du pipe-line XXL va susciter de sérieux mécontentements au Canada et pour le charbon n’en parlons même pas, ce sera une catastrophe dans plusieurs Etats de l’Est. Cerise sur le gâteau, décider de légiférer sur le minimum du salaire horaire à 15 dollars va mécontenter Wall Street, la révision de l’assiette de l’impôt en direction des plus riches ne va pas non plus être apprécié par les financiers de Wall Street qui pour l’instant n’ont pas l’air de s’en préoccuper puisque les 1,9 trillions de dollars promis par Joe, le fameux « stimulus » iront immédiatement se réinvestir sur le NASDAQ et le SP500. Cette aide financière risque d’être la dernière et après ce sera « terra incognita ». Reste la régularisation des quelques 10 millions d’immigrés clandestins tolérés sur le sol américain … Je ne sais pas trop comment analyser cette décision sinon quelle poussera vers le bas les salaires comme ce fut le cas en Espagne lors du boom immobilier des années 2000 quand des centaines de milliers d’immigrants en provenance d’Amérique latine arrivèrent massivement sur le marché du travail. L’année 2021 va sans aucun doute être riche en surprises, rebondissements et éventuellement des larmes et du sang …

Brève. France, crise totale qui s’aggrave jour après jour …

Au compteur la France a déjà dépensé 4 milliards d’euros pour les tests RT-PCR au sujet desquels il faut déborder d’optimisme pour les considérer comme fiables Ce ne sont que des outils de propagande et non de diagnostic. Il y a 4 jours, c’est donc une donnée déjà obsolète, la France a dépensé 4,3 milliards d’euros pour l’achat de vaccins. Il faut prendre une longue-vue ou un microscope, c’est selon, pour trouver ces vaccins en France. Pourquoi ? Les Pfizer et autres Moderna livrent d’abord les pays qui paient cash et tout de suite. La France gratte ses fonds de tiroir pour payer ses fournisseurs au mieux à 60 jours, fin de mois, c’est-à-dire trois mois après réception de la marchandise. C’est la raison pour laquelle la France s’est vue délestée d’une cargaison de masques au printemps dernier sur le tarmac de je ne sais plus quel aéroport chinois puisqu’un autre client payait cash. Le fournisseur a préféré recevoir ses sous tout de suite, n’importe qui peut le comprendre. C’est caricatural, ridicule !

Mais il y a bien pire, jeudi dernier, lors de la dernière adjudication de l’Agence France-Trésor la France a obtenu sur les marchés la somme de 8 milliards d’euros de la part d’investisseurs essentiellement non-résidents juste pour payer les derniers frais engagés pour maîtriser la crise coronovirale. Le plus renversant dans cette adjudication de l’AFT est que les bons du trésor émis, comprenez les obligations d’Etat à un taux certainement supérieur à zéro si mes souvenirs sont exacts pour attirer les investisseurs, arriveront à échéance en 2072 : ce seront nos arrière-petits-enfants qui paieront ou leurs enfants, mon petit fils le plus âgé a en effet 26 ans et dans 50 ans il sera plus âgé que moi ! Cinquante ans c’est dans longtemps et cette dette coûtera au final une fortune … La France est donc bien entrée, peut-être définitivement, dans une spirale destructrice qui conduira le pays à une tiers-mondialisation irréversible et cette spirale s’est accélérée depuis que ce pays est dirigé par une bande d’incompétents qui accumulent les erreurs, les errances pourrait-on écrire, dans une gestion catastrophique de cette maladie coronavirale finalement peu létale, ces incompétents à la tête de l’Etat ont perdu la confiance des citoyens et il leur sera pratiquement impossible de restaurer cette confiance qui a disparu à tous les niveaux, y compris au niveau des chefs d’entreprises, petites ou grandes. Il suffira de quelques autres erreurs de gestion et alors les investisseurs perdront toute leur confiance en la maison France. Mauvais temps pour les rentiers, entendez les retraités, et les épargnants, dans une perspective de réduction de leur retraite ou de confiscation de leur épargne qui pourrait être effective dans quelques mois … Restez connecté à mon blog, chers lecteurs, 700000 vues en 2020 et je vous en remercie, vous y trouverez des informations parfois indigestes mais l’objet de ce billet est tout à fait compréhensible.

Qui se souviendra de ce 22 janvier 2021 dans dix ans ?

L’assemblée générale des Nations-Unies a entériné ce 22 Janvier 2021 le traité d’interdiction des armements nucléaires. Voici un article paru sur le quotidien Le Temps (Genève) qui illustre cet événement passé totalement inaperçu alors que les négociations sur le traité START vont reprendre dans les prochains jours.

Setsuko Thurlow, survivante : « J’ai vécu l’enfer d’Hiroshima. Il faut abolir l’arme nucléaire »

Ce vendredi 22 janvier entre en vigueur le Traité de l’ONU sur l’interdiction des armes nucléaires. Un fait historique pour Setsuko Thurlow, une « ibakusha » (survivante) d’Hiroshima qui témoigne dans cet entretien au « Temps » de l’inhumanité de la bombe atomique. Prix Nobel 2017 avec l’organisation ICAN, elle milite depuis des années pour l’élimination de telles armes.

Setsuko Thurlow, née Nakamura, n’a que 13 ans en 1945. Enrôlée de force par l’armée japonaise en pleine guerre mondiale, elle a pour tâche de décoder les messages secrets envoyés par les Américains. Elle travaille au deuxième étage d’un énorme bâtiment du quartier général de l’armée à Hiroshima. Depuis des semaines, cette jeune fille issue d’une famille de samouraïs vit dans l’angoisse d’une possible attaque états-unienne. Les Américains ont déjà largué des bombes traditionnelles sur un très grand nombre de villes nippones, tuant plus de 100 000 personnes. La jeune fille ne comprend pas. Hiroshima est étrangement épargnée.

« Je pensais mourir »

A 8h15, le 6 août 1945 pourtant, la ville va subir une apocalypse nucléaire. Setsuko vit aujourd’hui à Toronto, au Canada. A 89 ans, cette ibakusha (survivante) d’Hiroshima, veuve d’un professeur d’histoire canadien, Jim Thurlow, reste très vive et dotée d’un esprit critique aiguisé. Elle a participé activement à ICAN, la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, nobélisée en 2017 et dont le siège central est à Genève. Elle décrit pour Le Temps ce qu’elle a vécu peu après le largage, par le bombardier américain Enola Gay, de la première bombe atomique, dénommée Little Boy, jamais lâchée sur une zone peuplée : « J’étais à 1,8 kilomètre du centre de l’explosion. J’ai vu une lumière blanche et bleuâtre en dehors de la fenêtre. Mon corps a commencé à flotter dans l’air. L’édifice où j’étais était en train de s’effondrer. Je sens aujourd’hui encore cette sensation. J’ai perdu connaissance. Quand j’ai retrouvé mes esprits, tout était sombre, un sentiment irréel. C’était comme à la tombée de la nuit. J’ai entendu un jeune homme me dire: « N’abandonne pas. Je vais te libérer des gravats ».

Elle pensait mourir. « Mais c’était étrange, je ne ressentais rien, ni de la panique, ni de l’horreur. Mes yeux ont dû s’adapter à l’obscurité. J’ai commencé à voir des gens se mouvoir. Mais ils ne ressemblaient plus à des êtres humains. Leurs cheveux étaient dressés vers le ciel, ils étaient complètement brûlés, des morceaux de chair pendouillaient, leurs os étaient visibles. Les orbites oculaires de certains étaient vides. Personne ne courait, personne ne criait. Il leur manquait la force pour le faire. J’entendais des voix, à peine audibles, me demander à boire ». L’attaque d’Hiroshima fera au total 140 000 morts, et celle de Nagasaki 75 000.

Effets de la radioactivité

« Les gens, mourants, avaient tellement soif que nous sommes allés à une rivière. Comme nous n’avions pas de verre ou de récipient, nous avons utilisé nos habits, que nous avons imbibés d’eau. C’est ainsi que nous leur avons donné à boire ». Sa sœur de 29 ans et son neveu de 4 ans ont eu moins de chance. Ils se rendaient chez le médecin quand la bombe a rasé Hiroshima. Ils étaient carbonisés. « Mon neveu me demandait sans cesse de l’eau. Tous deux ne survivront que quelques jours. Une scène m’arrache des larmes aujourd’hui encore. Des militaires sont venus. Ils ont versé de l’essence sur leurs corps et les ont incinérés, une crémation sans dignité. J’étais avec mes parents. Ce fut terrible ».

L’épisode perturbera longtemps Setsuko. « Quand j’y songe, je ressens encore une vraie douleur. Lors de la crémation, je n’avais éprouvé aucune émotion, versé aucune larme. Quel genre d’être humain étais-je pour agir ainsi ? J’ai suivi plus tard des cours de psychologie à l’université pour comprendre. J’ai découvert le travail du professeur Robert Lifton, qui a baptisé ce phénomène « engourdissement et fermeture psychiques », un mécanisme de protection face à des événements d’une violence extrême ».

Ses parents ont survécu, son père était à la pêche dans la baie d’Hiroshima. Mais deux tantes, deux oncles et deux cousins ont tous péri dans la tragédie. La plupart des 351 étudiantes de son école ont littéralement fondu. Là où la bombe de 13 kilotonnes a explosé s’est dégagée une chaleur de 4000 degrés Celsius, brûlant les corps jusqu’à 3,5 kilomètres à la ronde. Après, l’horreur, les douleurs, les traumatismes. Mais la vie devait reprendre. Setsuko raconte les effets ravageurs de la radioactivité. « De nombreuses filles portaient des bonnets, car elles avaient honte de sortir chauves dans la rue. Elles décédaient les unes après les autres. J’étais moi-même tétanisée chaque matin. Avant de m’habiller, je regardais si j’avais des taches violettes sur la peau. C’était le signe qu’on était gravement contaminé et qu’on allait mourir rapidement. Imaginez ce sentiment qui vous accompagne chaque matin ».

Censure américaine

Ce ne fut pas le seul chemin de croix des ibakusha. Setsuko enrage aujourd’hui encore: « Pendant douze ans, le gouvernement japonais, qui avait provoqué la guerre, n’a rien fait pour nous, les survivants ». Qui plus est, quand les Américains et le général MacArthur ont débarqué et occupé le Japon, l’espoir de démocratisation et de démilitarisation nourri par les ibakusha a vite été douché, tonne l’octogénaire nippo-canadienne. « Les survivants ont senti rapidement le besoin d’écrire des haïkus (petits poèmes japonais), des journaux personnels. C’était compter sans la censure des forces américaines occupantes. Tout fut confisqué et envoyé aux Etats-Unis, qui ne souhaitaient pas que se propagent des informations sur l’impact de la bombe. Jusqu’en 1952, date du départ des forces américaines, nous avons été condamnés au silence ». C’était, pour les ibakusha, une double torture qui allait retarder le travail nécessaire pour surmonter le traumatisme. « De nombreux ibakusha, accusés d’être contagieux, préféraient cacher leur identité et ne pas apparaître en public, précise Setsuko. Ils se cachaient dans d’autres régions du Japon ».

Ce n’est qu’à partir de 1952 que les survivants pourront s’informer sur les raisons qui ont motivé le président Harry Truman à lâcher la première bombe atomique sur leur ville. « Il est faux de prétendre que les Américains n’avaient pas le choix, s’insurge néanmoins la Nippo-Canadienne. Le Japon avait déjà commencé des négociations pour capituler, notamment avec les Russes ». Peu de Japonais ont ainsi compris les répercussions réelles du bombardement d’Hiroshima.

Mais un événement va changer la donne : l’essai par les Etats-Unis d’une bombe à hydrogène 1000 fois plus puissante que celle d’Hiroshima sur l’atoll de Bikini dans les îles Marshall en 1954. L’industrie japonaise de la pêche est dévastée, les stocks de poisson ainsi que des pêcheurs sont contaminés. « C’est là que le sort des ibakusha et le danger nucléaire furent enfin compris », constate Setsuko. A l’époque, la jeune universitaire japonaise passe une année à l’Université de Lynchburg, en Virginie aux Etats-Unis. Dans des interviews accordées à des médias américains, elle condamne vertement l’attitude de Washington. Elle commence à recevoir des messages de haine l’incitant à rentrer chez elle. Elle doit même quitter son dortoir pour aller loger provisoirement chez un professeur. Elle a peur de parler. Mais elle en prend conscience. Si je ne témoigne pas, qui le fera ?

Trahison du gouvernement japonais

Une fois à Toronto, où elle poursuit ses études à l’université, elle rompt le silence, monte des expositions avec le maire de la ville, parle de son expérience dans des écoles, universités, clubs, des cercles diplomatiques. Mais c’était insuffisant pour elle: « C’est tout le système éducatif qui doit enseigner cela, pas seulement des ibakusha, qui peu à peu disparaissent ».

Pour elle, l’effort à mener contre les armes nucléaires doit être renforcé auprès des jeunes pour lesquels la menace nucléaire peut paraître abstraite. Elle rejoint la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN). Elle sillonnera la planète pour plaider la cause antinucléaire. Elle sera à Oslo avec Beatrice Fihn, la directrice d’ICAN, pour recevoir le Prix Nobel de la paix en 2017. Pour Setsuko, l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), ce vendredi 22 janvier, c’est la réalisation d’un premier rêve, une manière d’honorer ceux qui sont tombés à Hiroshima. « Je suis très reconnaissante. Mais ce n’est qu’une étape. Jusqu’à une véritable élimination des armes nucléaires, le chemin est encore long. Les puissances nucléaires s’évertuent à nous ridiculiser ». Setsuko se sent « trahie » par le gouvernement japonais, qui, comme celui du Canada, n’entend pas adopter le TIAN. « Il devrait savoir mieux que quiconque les conséquences humanitaires de l’arme nucléaire. C’est honteux, dit-elle. Ce d’autant que 76% des Japonais sont favorables à son élimination ».

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

Pour la société civile, c’est un moment historique. Ce vendredi 22 janvier entre en vigueur le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) adopté par 122 Etats à l’ONU à New York le 7 juillet 2017. 86 Etats l’ont signé à ce jour. Le 24 octobre dernier, le Honduras a été le cinquantième Etat à ratifier le traité, déclenchant son entrée en vigueur trois mois plus tard. A partir du 22 janvier, l’arme nucléaire est illégale en vertu du droit international, même si la réalité risque d’être un peu différente.

Les cinq puissances détentrices de l’arme atomique reconnues par le Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP), Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni, France et Chine, n’ont pas l’intention de s’en départir. Elles ont boycotté les négociations à New York et n’ont pas l’intention d’éliminer leurs arsenaux. Pour elles, le TIAN sape au contraire le régime de non-prolifération institué par le TNP, qui a permis de limiter le nombre de puissances nucléaires dans le monde. Seuls quatre autres pays disposent de l’arme atomique : le Pakistan, l’Inde, Israël et la Corée du Nord. Les Etats-Unis et la Russie possèdent 93% des arsenaux existants.

Le traité interdit aux Etats parties de « mettre au point, mettre à l’essai, produire, fabriquer, acquérir de quelque autre manière, posséder ou stocker des armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires ».

Nouvelles des îles Canaries

L’île de Tenerife, la plus grande et la plus peuplée de l’archipel est passée de l’alerte sanitaire rouge au degré orange. Le couvre-feu a été repoussé à 23 heures. Les autres îles attendront …

Le printemps est arrivé, il fait très beau, un peu frais le matin : environ 20 degrés, c’est supportable avec ma « plume » Uniklo fabriquée au Vietnam (je ne fais aucune publicité, je m’en garderais bien) quand j’ose sortir avec ce froid intense, mes lecteurs d’Europe continentale ou du Quebec apprécieront. Avec ces conditions climatiques favorables et s’il n’y a pas trop de touristes venant du nord de l’Europe (en réalité il n’y en a pratiquement aucun) alors le virus disparaîtra dans quelques semaines. Si cette situation perdure dans le sens de l’amélioration peut-être que les touristes réapparaîtront du moins sporadiquement puisque l’industrie du tourisme complètement tombée en ruine est le nerf de l’économie de l’archipel. Certaines mauvaises langues ont relevé le fait que c’était une erreur d’avoir développé le tourisme dans cet archipel au point que n’importe quel aléa peut tuer l’économie locale. Il faudrait que ces analystes fassent leur mea culpa car la Grèce, l’Italie, l’Espagne péninsulaire mais aussi la France vivent du tourisme. Quand le gouvernement français prétend que le PIB français n’a chuté que de 6 % en 2020 c’est une énorme « fake-news » puisque le tourisme représente globalement au moins 12 % du PIB français. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi le beau Bernard occupe le poste de ministre des finances alors qu’il ne sait pas compter.

Passons à un autre sujet qui concerne les Français vivant en Espagne. Une de mes amies française résidant ici à Tenerife s’est rendue dans le sud de la France pour un examen médical au tout début du mois de janvier lorsque les liaisons aériennes ont été rétablies entre Tenerife et Barcelone, elles ont été ensuite suspendues. Elle avait un rendez-vous à l’hôpital de Sète dans le service de chirurgie en ambulatoire pour une intervention sans gravité et elle a été refoulée sous le prétexte qu’elle vit en Espagne, un pays considéré comme dangereux. Lorsqu’elle m’a raconté ses déboires je lui ai dit qu’elle aurait du aller dans le premier poste de police pour déposer une plainte pour non-assistance à personne en danger. Et j’ai rajouté une couche en lui rappelant que tous les migrants arrivés dans l’archipel des Canaries ces derniers mois se retrouvent maintenant à la frontière franco-espagnole pour entrer en France où ils profiteront de l’AME, de vêtements chauds et d’un petit pécule pour vivre.

Il ne sera donc pas surprenant que tous deux, retraités français non-résidents, soyons les premiers à constater une diminution de 20 à 30 % de nos retraites dans les prochains mois conformément à l’ordonnance publiée le 2 décembre dernier au J.O. français que j’ai mentionné sur ce blog et qui n’a pas suscité trop de commentaires. Pourtant ce n’était pas une « fake-news ».

Bref, le printemps est arrivé ici, ce n’est pas encore le cas en Europe continentale mais patientez le prochain printemps sera chaud … très chaud.

Une dernière information, le carnaval de Santa Cruz de Tenerife, considéré comme le deuxième plus fastueux carnaval de la planète après celui de Rio de Janeiro, n’aura pas lieu comme d’ailleurs celui de Rio.

Réflexion libre sur l’actualité, les cas de Trump et Jack Ma

Le Chinois Jack Ma a disparu de la circulation et les médias bien-pensants n’osent pas trop commenter cette nouvelle qui après tout ne concerne que la Chine et les Chinois. Les commentateurs se perdent en conjectures. Pourtant cette information mérite une analyse compte tenu des évènements récents qui ont enflammé la ville de Washington et tous les médias du monde. Il y a quelques mois le Président Trump a laissé entrevoir que certains « GAFAM » enfreignaient la loi dite anti-trust américaine (Clayton Act, 1914) et qu’il était nécessaire de légiférer afin de réduire la puissance de ces sociétés privées. À la suite des évènements du 6 janvier 2021 le Président Trump a été interdit de parole par Google, Facebook, Twitter et d’autres canaux (illustration).

C’était une revanche des GAFAMs qui n’ont pas l’intention d’être dérangés dans leurs affaires par la nouvelle administration démocrate, car le message s’adressait aussi aux Démocrates. Il s’adressait également à tout pays manifestant une certaine hostilité à l’égard de ces entreprises privées qui ont acquis une puissance telle que plus aucun Etat ne peut les contrôler. Cependant certaines administrations des Etats-Unis collaborent avec ces entreprises pour la collecte de données concernant les citoyens anonymes. On se trouve donc, dans un pays dit démocratique comme les USA devant un paradoxe. L’activité de ces groupes, les GAFAMs, arrange le gouvernement américain mais leur puissance financière est dérangeante, et quand un pays comme la France s’estime en droit de taxer les bénéfices réalisés par ces mêmes groupes sur le sol français, le gouvernement américain se rebiffe, à n’y rien comprendre. C’est pourtant limpide, une démocratie ne peut plus gérer de tels puissances technologiques et financières tout en collaborant sous le manteau avec elles.

La Chine a pressenti ce danger lorsque Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, a décidé d’une IPO (introduction en bourse) de la filiale Ant de ce groupe. Alibaba est le pendant d’Amazon en Chine et dans de nombreux pays d’Asie avec plus d’un milliard de clients et Ant est le concurrent direct de Visa et MasterCard avec sa plateforme Alipay. Alibaba et Ant sont deux monstres dont le pouvoir financier devait, d’une manière ou d’une autre, inquiéter le gouvernement chinois. Les projets d’extension de l’activité de Ant en Europe et en Amérique du nord n’ont probablement pas plu au gouvernement central chinois pour toutes sortes de raisons. On peut citer un embryon de collaboration avec Visa et MasterCard et l’implantation d’Alipay dans « trop » de pays. Les projets d’extension de Ant vers des services financiers n’ont pas non plus été du goût des dirigeants de Pékin car la monnaie, qu’elle soit scripturale, électronique ou fiduciaire, est le premier pouvoir régalien d’un Etat. Si un Etat perd le contrôle de sa monnaie, il perd une grande partie de sa souveraineté.

Les velléités de Jack Ma de développer les activités financières de Ant et le projet d’IPO ont probablement déplu – à juste titre – au gouvernement central de Pékin, c’est peut-être la raison de la disparition des radars de Jack Ma et ceci s’explique car la Chine n’est pas une démocratie contrairement aux Etats-Unis dont le Président, toujours en fonction jusqu’au 20 janvier s’est vu interdit de séjour par Zuckerberg et d’autres magnats des GAFAMs. En Chine ces individus seraient probablement en prison.

Au terme de cette courte réflexion on peut penser ce que l’on veut de la Chine et de son régime politique mais il y a un point qui mériterait d’être développé : la lente, mais certaine, dérive des démocraties européennes vers le totalitarisme. Souvenez-vous que dans les années 1930-1940 il fallait plus des doigts d’une main pour dénombrer les régimes dictatoriaux en Europe : la Russie soviétique, l’Allemagne, l’Autriche, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, la Croatie et dans une moindre mesure la Norvège et la France … Le démon du totalitarisme n’est pas mort et il peut renaître à tout moment.

Les décrets « liberticides » français : et alors ?

Il paraît que trois décrets parus au Journal Officiel de la République (bananière) Française sont conformes à la constitution. Il s’agit selon les médias de « fichage » des citoyens, un fichage élargi, un truc supposé insupportable pour le citoyen lambda. Mais, me suis-je dit, les Français sont devenus complètement paranoïaques. Pour illustrer mon propos je vais donc revenir à mes souvenirs du Vanuatu comme je l’ai fait pour introduire la calamité que constitue le paludisme dans les pays tropicaux.

Très rapidement après mon installation dans ce pays j’ai rencontré plein de Français en particulier par l’intermédiaire de mon ami Daniel G. dont je n’ai plus de nouvelles depuis deux ans et aussi et surtout par l’Alliance française qui organisait toutes sortes de manifestations artistiques et conviviales pour faire vivre la francophonie dans ce pays afin de contrecarrer l’envahissement des Australiens, des Néo-Zélandais et plus discrètement des Chinois. C’est ainsi que j’ai pu participer à des tournois de bridge organisés par l’Alliance. Je jouais le plus souvent avec mon ami Daniel mais également avec des Anglais ou d’autres Français, le bridge étant un jeu très prisé par l’aristocratie anglo-saxonne et ils ont bien raison. Le bridge est en effet un jeu fascinant que seuls les Anglais pouvaient être capables d’inventer. Comme avec mon ami Daniel il nous arrivait souvent d’être la paire gagnante nous fûmes sollicités par un des protagonistes de ces tournois (par paire) pour aller jouer en privé dans sa résidence avec son épouse, une « soirée bridge » comme dans la bonne société. Il s’agissait de son Excellence l’Ambassadeur de France au Vanuatu.

J’avais remarqué ce monsieur lors de ces tournois organisés par l’Alliance mais on ne le voyait jamais apparaître dans le restaurant de Daniel pour « faire » un petit bridge entre copains. J’étais un peu intimidé mais pas outre mesure le premier soir où je fus invité par mon ami Daniel à jouer au bridge puis dîner et enfin jouer à nouveau au bridge dans la somptueuse résidence de l’ambassadeur. Je passe sur la qualité irréprochable du repas servi dans de la vaisselle avec le signe doré RF non pas au milieu de l’assiette mais sur le bord de celle-ci, tout de même il faut respecter la République quand on découpe une entrecôte de Charolais élevé dans les herbes hautes des pâturages du Vanuatu, je n’invente rien, les alcools, le cigare … L’Ambassadeur me prit par l’épaule et me dit en aparté, contemplant le magnifique spectacle de la baie de Port-Vila : « je sais tout, absolument tout de vous, ne vous faites aucun souci ». Je ne sus pas trop quoi lui répondre mais son propos n’éteignit pas en moi l’envie de continuer à jouer au bridge.

Cette histoire de décrets qui fait débat dans les médias français et effraye les bons citoyens est ridicule. L’Etat français connait tout de tout le monde. Au Vanuatu il y avait une quarantaine d’agents des « services » français qui surveillaient discrètement les Français mais pas seulement. Tous les résidents de longue date et tous les nouveaux arrivés étaient surveillés et fichés, quelque soit leur nationalité. Les activités portuaires étaient scrutées en détail, le Vanuatu étant à l’époque une plateforme importante pour toutes sortes de trafics. En France, aujourd’hui, il faudrait que le peuple se calme. Il ignore que tout le monde est surveillé par des dizaines de milliers de limiers minutieux qui exercent tous des professions de couverture et vivent au milieu de tout le monde, tous les jours. L’Ambassadeur de France connaissait tout de votre serviteur et c’est peut-être pour cette raison qu’il n’hésita pas à nous convier, mon ami Daniel que j’accompagnais pour jouer au bridge avec son épouse et lui-même, en profitant au passage de l’excellente cuisine française du chef attaché à l’Ambassade qui était peut-être aussi membre des services secrets, qui sait …

Brève. Actualités françaises

J’ai trouvé deux illustrations qui ont certainement échappé aux journalistes subventionnés par le gouvernement français. Pour la première je suis incapable de garantir la véracité du cliché ni de préciser le lieu où il a été effectué. Elle m’a été transmise par un lecteur de mon blog, ancien haut fonctionnaire de l’Etat :

La seconde illustration est une capture d’écran du billet matinal de Thomas Veillet sur le site investir.ch de ce mercredi 6 janvier 2021 … Sans autre commentaire.

Nouvelles du Japon : le premier Janvier

Au Japon il y a deux calendriers, celui se référant à l’accession au trône de la chrysanthème de l’Empereur du soleil levant et le calendrier dit grégorien. Par respect pour la tradition calendaire le Premier mai 2019 marque le début de l’ère Reiwa de Naruhito, le fils du précédent empereur Akihito qui abdiqua. L’anniversaire de la naissance de l’empereur est un jour férié au Japon. L’empreinte de cette tradition n’est pas du tout anecdotique car de nombreux documents officiels font mention de cette chronologie qui peut paraître obsolète pour de nombreux occidentaux. Ce calendrier figure également sur les pièces de monnaie. Le premier janvier suivant le premier jour de la date de la nouvelle ère la numérotation passe à la deuxième année et c’est ainsi qu’aujourd’hui 3 janvier, au Japon, c’est le deuxième jour de la seconde année de l’ère Reiwa. Chacun ses particularités …

L’adoption du calendrier grégorien a été plus précoce que des pays comme la Corée, la Mongolie ou le Vietnam qui ont longtemps utilisé le calendrier chinois.

Quelles sont les festivités au Japon le premier janvier ? Tout d’abord aller se livrer à quelques dévotions au temple shintoïste du quartier. La journée est ensuite ponctuée par un repas spécial comportant divers mets constitués de fruits de mer cuisinés selon des protocoles qui poseraient de véritables problèmes aux papilles gustatives de la très grande majorité des Occidentaux. Je défie quiconque d’apprécier des coques ou autres palourdes cuites dans leur coquille sur la flamme jusqu’à la limite de leur carbonisation sans autre accommodation …

Selon les dernières nouvelles reçues du Japon mon petit-fils a mis quelques centaines de yens dans la boite destinée aux moines du sanctuaire pour obtenir un petit papier qu’il a soigneusement accroché aux branches d’un arbuste ou de tout autre artéfact prévu à cet effet. Il a fait un vœu mais j’en ignore le contenu. Ma petite-fille, en pleine préparation de très difficiles concours qui auront lieu au début du mois de février pour accéder à la junior high school qu’elle vise, l’équivalent du lycée en France, n’a pas jugé utile de suivre son jeune frère, considérant que soit cela était inutile et que sa réussite aux concours ne dépendait que de sa détermination personnelle, soit que formuler un vœu devant les dieux du shintoïsme serait plutôt un mauvais présage. Comme beaucoup de Coréens et de Chinois de son âge ma petite-fille travaille depuis plusieurs mois tous les jours jusqu’à 22 heures pour préparer ce concours et la compétition est extrêmement sévère. Elle accèdera en effet au lycée à la rentrée des classes qui se trouve être au début du mois d’avril et ce sera l’année de l’anniversaire de ses 13 ans. Bref, les Japonais vivent avec leurs traditions religieuses si on considère que le shintoïsme est une religion et chaque enfant, par son choix personnel, se soucie de son éducation, et les Japonais ont bien raison …

Illustration tirée du blog franckinjapan : https://www.rosenight.net/?p=7818

Brève. La France commande 100 millions de vaccins contre le SARS-CoV-2

C’est plié ! La « BigPharma » a atteint son but avec cette crise coronavirale qui ressemble plus à une mauvaise pièce de théatre depuis le début de l’épidémie plutôt qu’à une bonne vieille grippe à Influenza à laquelle nous sommes habitué depuis 1918. Alors que ce virus tue essentiellement les vieux, la moyenne d’âge des morts est de plus de 80 ans, et dont il faut déplorer un taux de létalité sensiblement identique à une grippe à Influenza classique contre laquelle on n’a jamais mis l’économie dans un état irréparable, il va falloir maintenant vacciner tout le monde, y compris ces vieux alors que le corps médical sait très bien qu’ils ont toutes les difficultés imaginables pour construire une immunité satisfaisante sur le long terme. La France comme la plupart des pays d’Europe occidentale s’est donc pliée au diktat du lobby BigPharma. Cent millions de vaccins, à la louche, c’est 7,5 milliards pour les sociétés qui ont répondu à l’appel de la France.

Considérons la totalité de l’Union européenne, en reprenant ce que l’on sait de la décision française, ce sera au minimum 500 milliards d’euros ou de dollars comme vous l’entendez. Ça va consommer la moitié du plan de relance de l’économie décidée par Ursula et Christine. Formidable victoire pour les BigPharma qui font la pluie et le beau temps dans le monde politique occidental.

Chers lecteurs, vous allez vous demander comment j’ai fait ce calcul. C’est simple : il y a un flacon et son bouchon accompagné d’une seringue. Le flacon contient une solution d’un morceau d’ARN messager d’origine virale bidouillé pour ne pas être dégradé trop vite afin qu’il serve à la machinerie cellulaire, notre machinerie, pour traduire cet ARN en une protéine virale supposée être antigénique. Cette protéine étrangère est à son tour supposée servir de signal pour le système immunitaire de l’organisme. Le contenu du flacon doit coûter à peu près 20 fois plus que le flacon, son bouchon et la seringue. Encore à la louche on va dire en se référant au prix d’un test RT-PCR qui est de 75 euros qu’un flacon coûtera ce prix-là. C’est peut-être vraisemblable puisque les robots synthétisant ce morceau d’ARN utilisent sensiblement les mêmes précurseurs que ceux du test RT-PCR, des ribonucléotides triphosphate qui font la fortune des filiales des BigPharma qui fabriquent ces molécules. De plus il faut ensuite purifier le produit sortant du synthétiseur et c’est plutôt compliqué, étape qui renchérit le coût du vaccin final et enfin conditionner le produit final afin qu’il ne se dégrade pas au cours du temps. Stupéfiant, tout simplement …

Paix à l’âme de Giscard qui est allé en fauteuil roulant à une battue au sanglier et s’est malencontreusement fait charger par une laie qui n’appréciait pas sa présence. Il toussait un peu et a été catégorisé immédiatement « Covid » … j’ai glissé cette fiction pour que mes lecteurs comprennent que je n’ai jamais apprécié Giscard qui, comme l’actuel Président de la France, méprisait son peuple.