Actualité : un remake de l’incident du Golfe du Tonkin ?

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Les deux navires transportant du pétrole pour l’un et en partie du méthanol pour l’autre, l’un à destination du Japon et l’autre de la Corée, ayant heurté des mines magnétiques semblent être un grossier remake de l’incident du Golfe du Tonkin qui fut l’évènement prétexte pour l’entrée en guerre des USA au Vietnam. Il s’agissait d’une « fake news, un coup monté par la CIA. Est-ce le cadeau empoisonné que laisse John Bolton viré par Donald Trump ? On le saura dans 50 ans …

Curieusement le Premier Ministre Japonais Shinzo Abe se trouvait à Téhéran en visite officielle au moment de l’évènement qui fait trembler la planète entière. Peut-être que cette visite n’a pas plu aux stratèges de Washington, selon l’adage « tout pays ami de l’Iran est un ennemi des Etats-Unis ». Un nouveau « faux drapeau » ? Si la CIA ou le Pentagone sont les instigateurs de ce « coup » il en va de la survie de l’humanité toute entière … Et pourtant Donald Trump venait de proposer à l’Iran des discussions sans conditions préalables, comprenne qui pourra.

L’IPBES, clone de l’IPCC, prédit l’apocalypse

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À nouveau les plus éminents scientifiques du monde entier couvrent les machinations onusiennes.

Voilà que ça recommence ! Le groupe intergouvernemental d’ « experts » sur l’évolution du climat (GIEC ou IPCC en anglais) est un modèle qui a bien fonctionné jusqu’à présent dans sa mission de semer la terreur climatique dans le monde entier et l’Organisation des Nations-Unies adapte maintenant ce même modèle, avec les mêmes astuces pseudo-scientifiques, pour alerter le monde entier sur les menaces pesant sur la biodiversité. Un rapport de 1800 pages a été présenté à Paris ce 6 mai 2019. L’IPBES, ça sonne bien, est l’acronyme de Intergouvernemental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystems Services sise à Bonn en Allemagne. Jonathan Watts, éditeur au Guardian (journal anglais étiquetté à gauche) de tout de qui concerne l’environnement à l’échelle mondiale a déja dit dans ses colonnes tout ce qu’il fallait savoir sur ce « GIEC pour la nature« . Les « scientifiques » des Nations-Unies ont averti qu’ils étaient convaincus que ce rapport avait été rédigé par « les plus grands scientifiques du monde« . Il est trop drôle de s’apercevoir à quel point les journalistes sont crédules. Ils ont décrit docilement le personnel constituant l’IPCC pendant des années et des années jusqu’à ce que quelques curieux commencent à s’apercevoir que certaines personnes impliquées directement dans cet organisme étaient des étudiants d’une vingtaine d’années !

Watts dit, droit dans ses bottes que :

« Le texte final du résumé destiné aux décideurs politiques était en cours de finalisation à Paris par un groupe d’experts et de représentants des gouvernements, mais le message général est clair. »

En d’autres termes, comme pour l’IPCC, des scientifiques sont recrutés pour rédiger un rapport. On ne connaît pas les critères de choix de ces personnes. Ensuite ces scientifiques rédigent un résumé pour les décideurs (SPM, Summary for Policy Makers). Les politiciens et les bureaucrates représentant les gouvernements nationaux assistent ensuite à une réunion plénière durant laquelle le résumé est examiné ligne par ligne et réécrit.

Les contes de fées parlent de la transformation de la paille en or. Les Nations-Unies prennent des résumés scientifiques et les transforment en une paille politiquement consommable. Le document qui en résulte et qui a donc été solennellement publié ce 6 mai représente ce qu’une salle remplie d’agents politiques a accepté de dire à haute voix.

Pire encore, au cours des prochaines semaines, le texte en cours de synthèse, c’est-à-dire le texte sous-jacent supposé être de haute teneur scientifique, sera également modifié. Il est évident que ce n’est pas ainsi que les choses devraient se passer. Les résumés sont censés être des réflexions précises basées sur des documents plus longs, solides et définitifs. Or apparemment ce n’est pas ainsi que les Nations-Unies opèrent puisqu’il s’agit d’aligner les documents dits scientifiques sur le résumé destiné aux décideurs politiques. Il est inutile de prétendre le contraire, ce sont les procédures standard de l’IPCC et elles sont ouvertement exposées dans un guide de 56 pages expliquant comment l’IPBES fonctionne (lien en fin de billet, en anglais).

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Imaginons un instant des cadres d’une chaine de télévision examinant à la loupe le scénario d’une émission d’information d’enquête (du genre Cash-Investigation d’Elise Lucet, ajout de votre serviteur). Imaginez qu’ils réécrivent ce texte à la demande de grands annonceurs et en tenant compte de diverses sensibilités politiques. Est-ce que le résultat final serait digne de confiance ? Robert Watson, Diecteur de l’IPCC de 1997 à 2002, dirige maintenant l’IPBES. Sa biographie en ligne sur le site de l’Université d’East Anglia précise qu’il est « champion du monde des Nations-Unies pour la science et l’innovation« . Et lors de la création de l’IPBES en 2010 il a parfaitement précisé que son objectif était de « mener la bataille contre la destruction du monde naturel« . En d’autres termes il y a ici toutes sortes de tromperies grossières. L’IPBES n’est pas un corps scientifique honnête qui devrait examiner de multiples perspectives et considérer, comme tout corps scientifique, des hypothèses alternatives. La mission de cet organisme onusien consiste à rassembler un seul type de preuve, comme l’IPCC l’a fait avec le gaz carbonique, une preuve qui est favorable aux traités environnementaux de l’ONU.

C’est ainsi que les Nations-Unies fonctionnent, avec des machinations dans l’ombre camouflant ses aspirations politiques en les habillant de vêtements pseudo-scientifiques.

Traduction aussi fidèle que possible d’un billet de Donna Laframboise mis en ligne sur son site le 6 mai 2019

https://www.ipbes.net/system/tdf/180719_ipbes_assessment_guide_report_hi-res.pdf?file=1&type=node&id=28500

Sous le feu de Notre-Dame couve le feu en France

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OPINION (article paru sur le quotidien en ligne Le Temps). Il y a en fait deux incendies chez nos voisins. Le plus grave est qu’on s’y déteste. On déteste tout le monde. Et c’est parfaitement détestable, selon le chroniqueur Alexis Favre du quotidien genevois Le Temps et producteur de l’émission Infrarouge sur RTS.

Je ne suis pas fâché que le hasard du calendrier et la trêve pascale m’aient offert quelques jours supplémentaires pour réfléchir à l’incendie de Notre-Dame avant de m’aventurer sur ce terrain fumeux.

Parce qu’entre Donald Trump et ses conseils de génie ignifugé (y avait qu’à envoyer des Canadair !), les 66 millions d’experts pompiers (moi je vous aurais montré comme l’éteindre, ce feu !), les complotistes de tous bords (encore un coup des islamistes, de Macron, de Nosferatu ou de George Soros), la France insoumise et sa haine de tout ce qui dépasse le smic (salauds de riches, ils feraient mieux de financer nos RTT avec leurs millions !), l’immédiateté des réactions a démontré une nouvelle fois sa fascinante faculté à produire du vide et de la bêtise à l’échelle industrielle.

365 jours sur 365

Je sais (d’ailleurs je viens de vous le dire), vous avez déjà tout lu sur l’incendie. Mais rassurez-vous, ce n’est pas de la charpente en flammes dont je vais vous parler. Ni de la flèche qui s’est écroulée devant nos yeux incrédules. Ni même du ciment de l’âme française parti en fumée (ça aussi vous l’avez entendu ad nauseam). Non, c’est l’autre incendie qui m’interpelle. Ce feu qui couve désormais sous le feu chez notre grand voisin français, 365 jours par an et 24 heures sur 24.

La France a tout inventé. En tout cas beaucoup de choses. Les Lumières, les droits de l’homme, Victor Hugo, l’époisses, l’étang de Vaccarès, la Romanée-Conti, le débat, les intellectuels, Eric Cantona, Albert Camus ou encore l’andouillette à la moutarde. Reconnaissez que ce n’est pas rien. Elle a de quoi être assez fière d’elle, la France.

Promenez-vous en France, discutez à gauche à droite, vous serez d’ailleurs surpris de l’aspiration apparente à la vie douce. A priori, tout est fait pour rentrer dans l’ordre à l’heure de l’apéro, de Marseille au Havre, en terrasse ou sur le coin du zinc.

La polémique a changé de braquet

Et pourtant. La petite polémique sympathique qui accompagnait très bien le pastis a changé de braquet. L’engueulade était un art de vivre, elle est devenue gangrène. En 2019, la France se déteste. On déteste indifféremment le président, ses ministres, les «gilets jaunes», les CRS, les étrangers, les Noirs, les Arabes, les petits Blancs trop catholiques. On déteste tout le monde. Et c’est parfaitement détestable.

Amis Français, de grâce, calmez-vous. Allez vous promener en Camargue ou sur une plage bretonne et dites-vous que l’incendie de Notre-Dame n’était peut-être rien d’autre qu’un bâtiment historique qui a pris feu et qu’il s’agit simplement de reconstruire, en mobilisant quelques énergies. Je vous promets, c’est possible. Et ça fait du bien.

Note à l’intention de mes fidèles lecteurs. Nous partons en famille à Ito (préfecture de Shizuoka) pour 48 heures, pas de billet dimanche et lundi.

Nouvelles du Japon : Notre-Dame de Shinjuku

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La mairie centrale du district de Tokyo se trouve dans le quartier de Shinjuku. Il s’agit d’une imposante construction de 50 étages. La rumeur dit que l’architecture de ce bâtiment a été inspirée de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Au sommet des deux tours se trouve un étage ouvert au public avec de grandes baies vitrées permettant d’observer la totalité de la ville, et par temps clair le Mont Fuji encore couvert de neige ainsi l’immense baie entourée de villes et d’industries. Il est enfin possible d’apercevoir le plus haut building du Japon à Yokohama mise à part le « sky-tree » d’une hauteur de 700 mètres. Ci-dessous l’épaisse forêt du parc de Yoyogi vu du dernier étage de la mairie et en arrière plan la baie de Tokyo.

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Brève : climat à Tokyo ce 28 avril 2019

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En ce dimanche 28 avril, à zéro heure et quelques minutes la température extérieure est de 6,8 degrés.

Soit il s’agit d’un effet pervers du réchauffement climatique d’origine humaine, soit il s’agit d’un complot de Vladimir Poutine puisque les vents arrivent directement de Sibérie.

Le muguet du petit jardin de mon fils avait pour habitude de fleurir quelques jours avant le premier du joli mois de mai. En cette année du cochon dans le calendrier bouddhiste, il ne fleurira qu’avec au moins deux semaines de retard. Par contre les cerisiers ont fleuri très légèrement en avance mais leur floraison a anormalement duré en raison des vagues de froid répétées, conséquence directe du réchauffement climatique … Illustration : en arrière plan un fruit de pandanus cueilli à Ishigaki Jima

Nouvelles du Japon : vous avez dit Pâques ?

Demain dimanche 21 avril ce sera ici à Tokyo un dimanche comme les autres avec les centres commerciaux ouverts, les trains qui circuleront à l’heure et, le soleil aidant, les parcs envahis par des familles avec leurs enfants.

De plus ce dimanche sera un jour d’élections municipales dans tout le pays avec une multitude de candidats. Le shintoïsme, une sorte de religion animiste particulière, plutôt une philosophie qu’une religion puisque n’importe quel arbre centenaire, n’importe quelle cascade dans la forêt ou un beau bloc de roche volcanique sont des dieux, n’a jamais mentionné ce qui advient après la mort contrairement aux grandes religions monothéistes qui utilisaient et utilisent encore ce « passage » pour le plus souvent culpabiliser les croyants ou les pousser à combattre pour atteindre le paradis. Le shintoïsme ignore la notion de paradis et c’est bien ainsi.

Donc demain, pas de Pâques au Japon et pas de billet sur mon blog …

Brève : Notre-Dame de Paris

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L’incendie qui a failli détruire l’ensemble de l’édifice religieux, emblème de Paris, que constitue depuis plus de 800 ans Notre-Dame de Paris ne serait-il pas un signe prémonitoire de la chute de la République française corrompue jusque dans ses plus profondes racines ?

Il est grand temps que le système politique français change. Un changement en profondeur qui introduise une réelle séparation entre le pouvoir et la justice, une abolition des privilèges de la classe politique élue, l’interdiction aux fonctionnaires voulant accéder à des fonctions politiques de retourner ensuite dans leur corps d’origine, la mise en place d’un audit des finances publiques par des personnalités indépendantes, éventuellement étrangères, la refonte du système d’éducation, la réduction des pouvoirs de l’Etat, etc …

et enfin une nouvelle constitution qui a été taillée sur mesure par De Gaulle et pour lui qui fonctionnait parce qu’il était De Gaulle mais dont ses successeurs se sont servi pour leur propres profits. De Gaulle était un homme intègre, tous ses successeurs se sont avérés corrompus …

La charpente multi-centenaire de Notre-Dame s’est effondrée, il faut détruire la charpente de la République française telle qu’elle est devenue et reconstruire une nouvelle république ouverte au peuple avec l’introduction, entre autres nombreuses réformes, du suffrage à la proportionnelle et installer un système de gouvernance par le peuple avec des référendums à l’échelle locale, départementale et nationale. Si les politiciens au pouvoir aujourd’hui ne prennent pas conscience qu’il faut radicalement changer la République française alors leurs têtes se retrouveront exposées au peuple sur des piques …