Brève. Hong-Kong, Maiden, Moscou, Caracas, … même combat

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Ça s’appelle de la politique « coup de poing » par personne interposée et c’est devenu la spécialité des Américains et des Anglais. Plutôt que d’intervenir directement il suffit de financer des groupes de pression plus ou moins occultes pour faire apparaître un abcès sociétal qui a toutes les chances, s’il est judicieusement organisé, d’aboutir à la déstabilisation d’un Etat et éventuellement de son économie voire de son système politique tout entier. C’est exactement ce qui se passe en ce moment à Hong-Kong. Le mouvement de protestation « populaire » a été depuis le début organisé par la CIA avec le soutien du MI5, les Anglais connaissant parfaitement bien leur ancienne colonie. Après la fragilisation de l’économie chinoise en instaurant des droits de douane invraisemblables sur les produits importés, après avoir organisé une « chasse aux sorcières » en tentant de ternir l’image internationale de Huawei qui a eu le malheur de damer le pion des entreprises américaines de technologie de l’information – aucune entreprise état-unienne n’est capable de développer la 5G – les cerveaux dérangés de l’administration américaine ont imaginé de créer un trouble à Hong-Kong. À l’évidence ce complot pourrait payer puisque la place financière d’Hong-Kong est d’une importance extrême pour l’économie chinoise.

L’agitation populaire à Hong-Kong dure depuis plusieurs années ainsi que le mouvement d’opposition moscovite à la politique de Vladimir Poutine. Encore une fois on retrouve la signature du « Deep State » américain que Trump s’était juré de réduire à néant mais force est de constater qu’il utilise maintenant le « marigot » pour parfaire ses propres desseins géopolitiques, en réalité par vraiment les siens, mais ceux du complexe militaro-industriel américain qui siphonne toutes les ressources budgétaires fédérales et laisse à la rue cent millions d’Américains.

Ma fille vient de visiter la Californie et les alentours. Elle a été sidérée de voir le nombre incroyable de sans-abris tant à Los Angeles qu’à San Francisco, vivant au milieu des détritus et des rats le long des autoroutes, … mais pas à Las Vegas : il sont chassés par la police car ça fait désordre. Je veux bien encore croire que les USA sont toujours la première puissance du monde mais j’ai, excusez-moi, de plus en plus de sérieux doutes. À suivre …

Le déclin de l’Empire américain ?

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Dans un de ses ouvrages publié en 2002 intitulé « Après l’Empire », Emmanuel Todd prédisait un effondrement de l’Empire américain en se référant à des données démographiques. J’ai lu beaucoup d’ouvrages de Todd mais pas celui mentionné ici et je ne me sens pas capable de le commenter. Dans le sens des thèses de Todd c’est une statistique publiée par le National Center for Health Statistics (NCHS) américain qui m’a remis en mémoire son ouvrage : la fertilité aux USA s’est considérablement effondrée ces dernières années pour se situer à un niveau dangereusement bas qui n’assure plus du tout le renouvellement des générations. Il est coutumier d’exprimer le taux de fertilité en nombre de naissances pour 1000 femmes en âge de procréer, c’est-à-dire âgées de 15 à 44 ans. Je ne suis démographe mais une arithmétique simple indique que si 1000 femmes en âge de procréer ont 2100 enfants le renouvellement de la génération est assuré. En effet, à la fin d’une génération il ne reste plus que 2100 – 1000 personnes, soit 1100, les 100 personnes supplémentaires couvrant les aléas statistiques. En moyenne le graphique indique que la fertilité américaine globale est de 59,1 enfants pour 1000 femmes.

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La chute de fertilité est spectaculaire dans la tranche d’âge 15-19 ans depuis les années 1990. Cette tendance est intimement liée aux incertitudes économiques. Les adolescents ne veulent plus avoir d’enfants parce qu’elles ont pris conscience, la plupart vivant encore dans le foyer parental, que le fait de procréer est devenu financièrement insurmontable. élever un enfant coûte 15000 dollars par an, c’est le Département de l’Agriculture qui l’affirme. Il faut ajouter à cette charge les emprunts pour faire des études supérieures, le coût des cartes de crédit, les prêts pour acheter une automobile. Tous ces facteurs dissuadent les jeunes Américains de créer un foyer. Si l’économie américaine était aussi florissante selon les affirmations aussi bien du Président que de nombreux médias cette situation ne serait pas à déplorer tant elle est précisément déplorable. Tous les jeunes américains nés depuis l’année 2000 seront une génération perdue … C’est ce que prévoyait Emmanuel Todd et les fait commencent à lui donner raison.

Source : ZeroHedge

Actualité : en France les « Gilets jaunes » décrochent le portrait du Président dans les mairies

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Je ne comprends plus l’attitude des « Gilets jaunes » pour lesquels j’avais éprouvé quelque sympathie au tout début de leur mouvement de protestation contre l’augmentation des taxes sur les carburants dont en particulier le diesel. Beaucoup d’entre eux vivant dans la France périphérique sont contraints de par leur localisation d’utiliser un véhicule, souvent ancien donc polluant et ne répondant plus aux normes actuelles, souvent aussi avec un moteur diesel, doublement polluant. Cette taxe fut l’étincelle qui initia le mouvement. Il s’agissait d’une taxe permettant de contribuer au « sauvetage du climat », c’est du moins ce que j’ai retenu des quelques informations glanées ici ou là.

Or par un curieux revirement de situation ces même gilets jaunes s’en prennent maintenant au portrait du Président se trouvant dans les mairies parce que le gouvernement ne « fait pas assez pour le climat » ! Je rêve ! L’un de ces protestataires a déclaré (je cite le journaliste du Guardian) :  » l’espace qui reste sur le mur après avoir ôté le portrait symbolise le vide de la politique gouvernementale en ce qui concerne l’urgence climatique « . Ou bien les gilets jaunes n’ont rien compris à ce qui se prépare au sujet de cette affaire de climat (lire le prochain billet très documenté sur ce blog) ou alors ils sont parasités par des écologistes qui n’ont pas d’autre projet que de collaborer avec le gouvernement afin que celui-ci puisse augmenter les taxes en tous genres pour sauver le climat.

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Constatant une attitude aussi paradoxale de la part de ce mouvement je pense qu’il se ridiculise et son avenir est de plus en plus incertain. Les gilets jaunes devraient au contraire mettre en avant l’argument consistant à souligner que la France est le pays développé le moins polluant en terme de carbone pour sa production d’électricité, mais ils sont peut-être aussi opposés à l’énergie nucléaire, déjà pollués par la propagande écologiste, qui sait ?

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Source et illustrations : The Guardian

Note à l’intention de mes fidèles lecteurs. L’une des illustrations est l’entrée de la maire du deuxième arrondissement de Lyon. C’est dans cet endroit que j’ai épousé la mère de mes enfants il y a un demi-siècle à quelques semaines près. Durant ce demi-siècle je n’ai jamais noté un quelconque changement significatif du climat qui a toujours fluctué, je veux dire les températures, et contrairement à ce qu’une majorité de personnes prétendent la vie est beaucoup plus agréable aujourd’hui qu’il y a 50 ans … Que deviendrions-nous sans téléphone portable et sans ordinateur, comment ferions-nous s’il n’y avait pas d’immenses centres commerciaux où on trouve tout ce que l’on veut ? Tous ces progrès n’ont pu se réaliser que grâce à une énergie bon marché, surtout en France (je parle ici de l’électricité), disponible 24 heure sur 24, une garantie qui permit à la France d’assister à un développement de son industrie que beaucoup d’autres pays lui enviaient à l’époque. Aujourd’hui les écologistes, qui ont à l’évidence noyauté le mouvement des gilets jaunes, un petit espoir pour la démocratie « made in France », veulent que l’on retourne vers les standards de vie du XVIIIe siècle. Je suis attristé par ce revirement inattendu du mouvement des gilets jaunes qui ne laisse plus aucun espoir aux générations à venir …

Brève. Aux USA des insecticides sont aussi utilisés comme des drogues dures !

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Ça se passe en Virginie de l’Ouest, un Etat durement touché par un chômage massif : à court de methamphetamine certaines personnes en manque ont trouvé une alternative, les bombes d’insecticide anti-guêpes. Dans cet Etat le taux d’overdoses mortelles atteint 58 pour 100000 habitants, que ce soit avec de la cocaïne, de l’héroïne, de la « meth » ou du fentanyl, soit 5 fois plus qu’en 2001. Le cas de l’insecticide spécialement dédié aux guêpes est alarmant car c’est presque du suicide. En effet, l’organisme développe rapidement une réaction immunitaire contre les composants du produit et le troisième « shoot » peut être fatal car il risque de provoquer une réaction allergique aigüe.

Dans le seul comté de Boone, au sud de l’Etat le nombre de décès a alerté la police qui, après enquête, a pu identifier le produit utilisé. Pour rappel, entre 1999 et 2017, soit en huit années, le CDC a répertorié un demi-million de morts par overdose aux USA …

Source et illustration : ZeroHedge.

La Suède est en guerre !

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Il y a quelques années les médias d’Europe occidentale titraient que la Suède se préparait à une guerre … contre la Russie. Il est difficile d’imaginer que le Kremlin ait pu envisager un seul instant d’envahir la Suède. C’était une « fake-news ». Mais c’est pourtant une vraie information que de rapporter le fait que la Suède est en état de guerre. Le ministère de l’intérieur a distribué à tous les habitants des manuels de survie en cas de blocus de leur quartier de résidence. Ça ressemble vraiment à un état de guerre. Il y a dans le pays 61 zones où il ne faut pas aller – des « no-go zones » – au risque d’être assassiné au coin de la rue en plein jour. Une majorité de ces quartiers urbains et sub-urbains se trouve dans le sud du pays et en particulier autour de la ville de Malmö. La police, les pompiers, les ambulances et les livreurs ne s’y aventurent plus. Seule l’armée, lourdement équipée, tente parfois d’y pénétrer en cas d’extrême urgence comme par exemple pour protéger les pompiers afin d’éteindre un incendie ou évacuer un blessé. En 2018 seulement il y a eu 306 attaques à main armée qui se sont soldées par 135 morts, du jamais vu auparavant dans ce pays réputé pour être calme.

Ces no-go zones sont habitées par des immigrés récents d’origine africaine ou moyen-orientale à qui le gouvernement a accordé un logement, des allocations de subsistance et l’accès à l’école pour les enfants alors que des Suédois de souche ont des difficultés pour vivre.

Les troubles récurrents dans ces zones désertées par les Suédois sont le résultat de rivalités claniques ou religieuses. Ces zones de non-droit sont le théatre de règlements de compte entre sunnites et chiites, salafistes et Kurdes nationalistes y compris des chrétiens « levantins ». Malmö compte 300000 habitants dont un tiers sont des immigrés récents et la police n’est plus capable de maintenir l’ordre. Il ne se passe plus un jour sans qu’il y ait des explosions, des meutres et des règlements de compte en pleine rue. Les habitants sont tout simplement terrorisés.

Voilà le résultat d’une politique d’immigration non pas laxiste mais généreuse, le gouvernement suédois ayant cru naïvement que tout immigré accueilli comme tel se conformerait spontanément aux us et coûtumes du pays. La petite ville de Lund, connue pour sa prestigieuse université et proche de Malmö ne peut que constater que chaque jour des voitures sont incendiées et que les citoyens paisibles sont attaqués dans la rue parfois avec des armes de guerre et des immigrés mineurs s’amusent à conduire des voitures volées pour foncer dans la foule des passants.

Les médias des pays d’Europe occidentale, Espagne, Italie, France ou Belgique, n’osent même pas mentionner ce qui se passe en Suède quotidiennement pour la simple raison qu’il y a aussi des zones de non-droit dans ces pays et qu’il faut tant bien que mal préserver la paix sociale. Cette paix sociale est maintenue par des aides financières substantielles à fond perdu car tous ces immigrés récents n’ont pas l’intention de s’assimiler dans leur nouveau pays de résidence. Ils ne veulent qu’une chose : préserver leur identité politique et religieuse et vivre en marge de la société tout en profitant des largesses que celle-ci leur offre. Ça ne pourra que mal se terminer.

Source et illustration : Gatestone Institute. Avis à mes lecteurs : j’ai choisi le mode estival, donc un billet chaque 48 heures.

Nouvelles du Japon : les daims de Nara en péril à cause des touristes !

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La ville de Nara se trouve au sud de Kyoto et non loin d’Osaka. C’est un haut lieu touristique tant pour les Japonais que pour les étrangers avec une multitude de temples et de sanctuaires, certains datant de l’ère Nara c’est-à-dire du VIIIe siècle. Mais rassurez-vous ils été reconstruits à l’identique de nombreuses fois au cours des siècles car des temples en bois plus vieux que la charpente de Notre-Dame de Paris, c’est tout simplement impossible. L’une des attractions de Nara ce sont aussi les daims qui divaguent en liberté dans certains endroits de la ville. Or il y a eu ces derniers mois une hécatombe parmi ces daims, 8 d’entre eux ont été retrouvés morts dans les parcs. Les autorités locales ont ordonné des autopsies craignant que les daims soient porteurs de microorganismes transmissibles à l’homme comme c’est le cas pour les écureuils gris du parc de Yosemite en Californie qui transmettent la peste bubonique. À leur grande surprise tous les daims morts avaient l’estomac rempli de déchets en matière plastique.

Je n’ai jamais observé un Japonais laisser tomber à terre délibérément un quelconque morceau de plastique, sac ou bouteille alors qu’il m’arrive lorsque je séjourne au Japon il m’arrive très souvent de me promener dans les parcs ou les montagnes. Les Japonais prennent systématiquement la peine soit de disposer de déchets dans des bennes prévues à cet effet dans les lieux publics, soit de ramener chez eux les dits déchets s’ils n’ont pas pu les disposer dans des bennes de tri comme il en existe dans la majorité des parcs ouverts au public. La seule explication que l’on puisse trouver est la négligence et le manque de respect des touristes. Il y a eu en effet plus de 2 millions de touristes à Nara en 2018. Les passants peuvent nourrir les daims s’ils le désirent mais uniquement avec des senbés en vente dans les échoppes à cet effet. Pour ceux qui ne connaissent pas le Japon les senbés sont des petites galettes croustillantes préparées avec de la farine de riz.

Source : Kyodo