Ibuprofen : une nouvelle méga-étude … pour rien !

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Une étude portant sur 446763 personnes dont 61460 d’entre elles présentaient des troubles cardiovasculaires concernant les effets sur le court terme et le long terme des anti-inflammatoires non stéroïdiens a conclu que : on ne sait pas trop ! Cinq anti-inflammatoires ont été étudiés dont le diclofenac (aussi appelé Voltarene), l’ibuprofen et le naproxen. La seule conclusion pertinente de cette étude est, on pouvait s’en douter, de ne pas trop forcer sur les doses : au delà de 1 gramme par jour d’ibuprofen par exemple pendant plus d’une semaine ce traitement peut aggraver la prédisposition à un accident cardiovasculaire. Quant aux personnes n’ayant jamais souffert de tels maux elles semblent pouvoir se doper d’anti-inflammatoires sans courir de risques majeurs.

Encore une étude monstrueuse qui ne fait que conclure ce que tout le monde sait déjà : tout médicament – quel qu’il soit – est dangereux si on se l’administre sans modération, c’est comme le Pastis …

Source : British Medical Journal, doi : 10.1136/bmj.j1909

La controverse du gluten terminée ?

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C’est une étude parue dans le British Medical Journal qui l’affirme la mode des aliments sans gluten est néfaste pour la santé ! Les aliments sans gluten ne sont préconisés que pour les personnes diagnostiquées sans équivoque comme souffrant de maladie coeliaque, une « allergie » au gluten se traduisant par une inflammation de l’intestin, c’est-à-dire environ 1 à 2 % de la population. Tous les consommateurs qui se sont, par précaution, soumis à une alimentation sans gluten augmentent significativement leur exposition à des maladies cardiovasculaires. L’étude en question (voir le lien) a duré 26 ans et comportait un examen minutieux de l’alimentation de 64714 femmes et 45303 hommes ainsi que l’évolution de leur état de santé durant cette période. Il est apparu que l’alimentation contenant du gluten dans divers aliments – 131 aliments différents furent examinés – conduisait à une réduction des risques cardiovasculaires. Toutes les études antérieures de ce type s’étaient focalisées sur les personnes souffrant de maladies coeliaques et ne consommant ni de céréales entières (non raffinées pour ne plus contenir de gluten), ni d’autres aliments préparés à partir de blé, de seigle ou d’orge. Or la corrélation entre fréquence des maladies cardiovasculaires et absence de gluten dans l’alimentation n’a pas pu être établie.

Il ressort donc que les céréales (orge, seigle et blé) raffinées afin de ne plus contenir de gluten sont plutôt mauvaises pour la santé des personnes ne souffrant pas de maladie coeliaque : encore une rumeur infondée que cette étude a parfaitement bien mise en doute.

Source BMJ, doi : 10.1136/bmj.j1892

Les évidents bienfaits de la vaccination

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S’il y a, certes, des accidents provoqués par la vaccination dont la fréquence est de l’ordre de moins de un cas par million de personnes vaccinées c’est-à-dire bien moindres que les décès annuels provoqués par les médicaments – de 250 à 300000 morts par an dans les pays de l’OCDE – il faut reconnaître que la vaccination a permis d’éradiquer la variole, le premier grand succès de cette technique mise au point au cours du XIXe siècle, et ce n’est qu’un outil pour assurer à l’humanité toute entière un confort sanitaire appréciable. Les antibiotiques ne peuvent pas combattre les maladies virales et c’est la raison pour laquelle seuls les vaccins permettent à l’organisme de construire ses propres défenses immunitaires sans pour autant contracter les maladies. L’illustration ci-dessus est tirée d’un article paru dans Science magasine et le lien en fin de billet permet de se promener sur ce graphique interactif. Pour les non anglophones : measles = rougeole, chickenpox = varicelle, mumps = oreillons, rubella = rubéole et pertussis = coqueluche. Dans ce graphique seules la diphtérie et la coqueluche sont des maladies d’origine bactérienne. Cette illustration est interactive et pour y accéder allez sur le lien en fin de billet. Les autres vaccins préconisés par le corps médical sont ceux dirigés contre le tétanos, la typhoïde, la fièvre jaune en cas de voyage dans des pays où sévit cette maladie, l’influenza et plus récemment le papillome. Les cas de tétanos, de diphtérie et de polio sont devenus rarissimes bien que les agents pathogènes n’aient pas totalement disparu. Le vaccin contre la rubéole est toujours administré aux femmes enceintes ou désirant avoir un enfant pour prévenir les malformations foetales car le virus est toujours présent et partout …

Reste l’immense problème du développement d’un vaccin contre le paludisme. Il ne s’agit ni d’un virus ni d’une bactérie et la situation est beaucoup plus compliquée … Revenir à un monde sans vaccins ? C’est ce que préconisent les malthusiens qui considèrent que seuls les êtres humains beaux, riches et bien-portants seraient autorisés à vivre en toute quiétude, tous les autres seraient éliminés par des maladies infectieuses …

http://www.sciencemag.org/news/2017/04/heres-visual-proof-why-vaccines-do-more-good-harm

Histoire de vaccination : ahurissant !

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En Allemagne, Italie, Roumanie et Portugal sévissent depuis quelques semaines des épidémies de rougeole. Une petite fille de 6 ans, non vaccinée, est décédée la semaine dernière à la suite d’une complication pulmonaire de cette maladie. Le résultat des campagnes anti-vaccins est donc clair : certains parents risquent la vie de leurs enfants en refusant de les faire vacciner. Ce sont tout simplement des crimes, pire encore des infanticides !

Il n’existe aucune motivation rationnelle pour ne pas faire vacciner ses enfants. Certes, il y a eu quelques cas rarissimes de complications dont le lien de cause à effet avec les vaccins n’a pas été clairement établi. Et pourtant des groupes de pression, des associations variées répandent une propagande mensongère au sujet de la dangerosité des vaccins, une sorte de retour à l’obscurantisme tel qu’il existait en Europe au XVe siècle.

Les anti-vaccins mettent en avant 5 arguments totalement faux. L’autisme est maintenant reconnu pour avoir des causes anténatales et le fait est que les détracteurs des vaccins, en particulier du tri-vaccin rougeole-oreillons-rubéole, soutiennent le fait que l’autisme est une conséquence de la vaccination sur la base d’un article du Docteur Andrew Wakefield qui fut publié en 1998 dans la revue The Lancet. Depuis lors ce monsieur pas très recommandable a été radié de l’ordre des médecins britanniques. Toutes les études tendant à établir un lien entre l’autisme et les vaccins n’ont pu aboutir à un quelconque commencement de preuve.

Le cas du thimerosal, un conservateur organomercuriel ajouté à certains vaccins, est encore plus emblématique du faux combat des anti-vaccins. La controverse de ses potentiels effets sur la santé des enfants a été levée bien avant qu’elle apparaisse car ce produit a été supprimé des formulations des vaccins dès l’année 2001. Toutes les études épidémiologiques réalisées dans plusieurs pays de l’OCDE n’ont jamais pu montrer de différence entre les vaccins contenant du thimerosal et les autres préparations n’en contenant pas quant à l’apparition de troubles neurologiques chez l’enfant. Encore une fausse rumeur.

Ne plus vacciner les enfants les rend plus résistants. Encore une autre fausse affirmation. Les programmes de vaccination permettent aujourd’hui de protéger les enfants contre 14 maladies infectieuses avant l’âge de 2 ans. Certaines propagandes font état d’une « surcharge » du système immunitaire des enfants en bas âge. Cette affirmation est fausse car l’enfant, dans son environnement naturel, est soumis au contact de milliers de bactéries, de virus et de champignons contre lesquels il doit lutter alors que les vaccins multi-valents ne l’exposent qu’à environ 300 substances antigéniques et les programmes de vaccination ne stimulent qu’environ 0,1 % de son système immunitaire. Les progrès récents de la biologie moléculaire et des méthodologies de production des vaccins ont très significativement réduit la présence de ces antigènes non liés aux vaccins eux-mêmes.

Changer les programmes de vaccination en les espaçant dans le temps. Encore une autre idée reçue totalement fantaisiste. Pour, avant l’age de deux ans, vacciner correctement un enfant il faudrait réaliser une injection pour chaque maladie individuellement. Il faudrait par conséquent que l’enfant soit accompagné dans un centre de vaccination au moins 19 fois avant l’âge de 6 ans ! Un pratique qui compliquerait sérieusement le déroulement du programme et par voie de conséquence exposerait l’enfant dans les salles d’attente des centres médicaux à toutes sortes d’attaques virales et bactériennes.

Enfin l’obsolescence de certains vaccins a été mise en cause. Pourquoi un vaccin ayant fait ses preuves depuis de nombreuses années deviendrait-il tout d’un coup inefficace ? Encore un argument totalement fallacieux. Il suffit de rappeler la recrudescence de la tuberculose dans les banlieues des grandes villes européennes et nord-américaines pour constater que le « vieux » BCG qui date du début du XXe siècle fit ses preuves incontestablement. Mais comme une dose de ce vaccin ne rapporte que 0,17 dollars aux compagnies pharmaceutiques il arrive que ce dernier soit régulièrement non disponible d’où une progressive désaffection pour ce vaccin. Vraiment n’importe quoi !

La mode actuelle est de tenter de poursuivre devant les tribunaux les compagnies pharmaceutiques pour obtenir une compensation financière lorsqu’un cas d’enfant vacciné a présenté des troubles trop facilement liés à l’administration du vaccin lui-même. C’est du gros business et ça peut rapporter gros : voilà la réelle motivation des campagnes anti-vaccins, tout simplement déplorable …

Source : Science Magazine

Prochain billet : les effets bénéfiques incontestables de la vaccination.

La fièvre jaune frappe de plein fouet le Brésil

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Après l’épidémie de Zika c’est maintenant la fièvre jaune qui fait des ravages au Brésil et prises de court les autorités sanitaires du pays se sont heurté à une rupture de stock de vaccin. L’Organisation Mondiale de la Santé (WHO), devant cette situation alarmante, préconise une seule injection de seulement 1/5e de la dose normale conseillée jusqu’à maintenant. Il semblerait que ce soit suffisant pour protéger les individus contre cette fièvre dévastatrice qui attaque les reins et le foie. Jamais pareille épidémie n’avait été observée depuis 1920 y compris dans des zones urbanisées comme Rio, Bahia ou encore Sao Paulo. Le fait que des singes soient morts dans ces villes, le singe étant souvent un animal de compagnie, fait craindre le pire car c’est maintenant le moustique Aedes egypti qui a été déterminé comme étant le vecteur principal et non plus des moustiques de la jungle comme cela était le cas. Quand des singes meurent c’est un signal de la présence du virus tant dans les villes que dans la campagne.

Les statistiques plus ou moins précises indiquent que moins de 50 % de la population du Brésil est vaccinée contre la fièvre jaune ce qui rend cette épidémie d’autant plus inquiétante. Dans le seul Etat du Minas Gerais (21 millions d’habitants) personne ou presque ne possède de carnet de vaccination et il faudrait en toute sécurité revacciner la plupart des personnes or la pénurie de vaccin aggrave la situation. Seulement 2,8 millions d’individus ont été vaccinés depuis l’apparition des premiers cas de fièvre. Il va sans dire que compte tenu des conditions hospitalières existantes une personne atteinte de fièvre jaune et nécessitant alors une dialyse rénale bi-hebdomadaire est d’ors et déja condamnée à mort.

Que conclure de ces informations alarmantes ? Tout simplement que les pays occidentaux qui disposent des facilités pour produire rapidement le vaccin s’en moquent totalement. les Brésiliens sont des gens pauvres, à quoi bon se soucier de leur santé alors que produire le vaccin contre la fièvre jaune ne rapporte pas d’argent aux multinationales de la pharmacie et alors que ces même pays occidentaux dépensent des centaines de milliards de dollard en armements pour détruire des pays qui ne l’ont jamais demandé. Il y a bien un problème moral planétaire et les Nations-Unies – dont dépend le WHO – sont tout simplement incapables de maintenir la paix ni de se soucier de la santé dans le monde. Normal, cet organisme est aux ordres des USA, le plus grand fauteur de troubles depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Tout simplement écoeurant …

Source : STAT. Illustration : malade souffrant de la fièvre jaune et nécessitant une dialyse rénale.

L’homéopathie ne guérit pas mais elle peut aussi tuer !

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Il s’agit d’un cas exemplaire de l’inutilité de l’homéopathie mais également de sa dangerosité. Non seulement cette fausse médecine ne guérit pas mais elle peut être dangereuse. Soigner une pathologie sérieuse par l’homéopathie est inutile voire dangereux dans la mesure où des traitements allopathiques permettraient d’en venir à bout. Utiliser des remède dits 100 % naturels fabriqués et vendus par ces firmes d’escrocs comme par exemple Boiron en France ou Hyland’s aux USA, les deux plus grosses compagnies qui se complaisent à abuser de la crédulité de millions de personnes, peut de surcroit être à la limite mortel.

Entre 2006 et 2016 la FDA américaine (Food and Drug Administration), l’équivalent de l’EFSA en Europe, a répertorié les cas de 370 enfants ayant souffert de sérieux effets adverses de gommes à mâcher ou de gels pour calmer les douleurs buccales lors des poussées des dents. Huit enfants sont morts à la suite de l’administration par leurs parents stupidement adeptes des traitements dits naturels et proposés par ces firmes mercantiles. Les « Teething Tablets » proposées par la firme Hyland’s contiennent des extraits de belladone (Atropa belladona) l’une des plantes les plus toxiques qu’on puisse rencontrer un peu partout dans l’Hémisphère nord. Cette plante contient divers alkaloïdes dont de l’atropine et de la scopolamine et elle est connue dans la médecine traditionnelle comme analgésique et son nom provient du fait qu’une décoction dilate les pupilles et rendrait les femmes plus belles ( bella dona). Les enfants sont infiniment plus sensibles que les adultes aux effets des neurotropes de ce type de substances et les firmes productrices de préparations naturelles pour soigner divers maux ne sont pas assujetties à la législation habituelle d’autorisation de mise sur le marché comme c’est le cas pour l’allopathie.

Bien que la FDA ait à plusieurs reprises averti le public que ces tablettes et autres gels utilisés pour les douleurs dentaires chez l’enfant étaient inefficaces voire dangereuses, ces firmes utilisent donc des dilutions suffisantes pour incommoder sérieusement (et très rapidement) des enfants et selon la sensibilité de ces derniers les tuer. Une dilution des principes actifs à 30CH, une notation pour le moins ésotériques – mais ça fait plus sérieux – n’a strictement plus aucun effet et la FDA ne statue en généralement pas. Alors, pour des raisons évidentes de marketing les extraits de belladone de Hyland’s ont été un peu « forcés » dans ces tablettes à mâcher pour bien prouver que ces produits étaient efficaces. Résultat : huit enfants morts, bravo l’homéopathie et bravo aux médecins qui se targuent de prescrire ces produits sachant parfaitement qu’ils sont soit totalement inutiles soit carrément dangereux …

Source : Statnews.com

Se « récurer » les oreilles : une pratique inutile et dangereuse

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Il y a trois ans je me trouvais dans la bonne ville de Lyon et je suis allé rendre visite à un ami de longue date, médecin ORL de son état. Très professionnellement il m’a examiné gratuitement puisque je n’ai plus de carte « vitale » depuis de nombreuses années, très exactement dix-huit ans. Il a inspecté mon gosier, mes narines et mes oreilles. J’étais un peu gêné car je ne me lave jamais les oreilles et je lui ai demandé avec une certaine hésitation si celles-ci étaient propres, je ne parle pas du pavillon, ce qui est à l’extérieur et qui sert aux femmes à s’accoutrer de pendeloques parfois hideuses. Non, l’intérieur, le tréfonds externe de cet organe sensitif si important pour communiquer. Il m’a déclaré que tout était propre et sain.

Se laver les oreilles est stupide car pour tout un chacun il s’agit de s’enfoncer des bâtonnets munis de coton au fond du canal qui relie le tympan au monde extérieur non pas pour y retirer ce que l’on croit être de la saleté mais au contraire repousser le cérumen au fond de ce canal. C’est une hérésie totale et dangereuse. Les sécrétions naturellement produites par cette zone particulière de l’oreille externe ont une fonction très précise. Il s’agit d’un mélange complexe d’acides gras, d’alcools lourds, de cholestérol et d’un enzyme appelé lysozyme également présent dans les larmes, le tout sécrété par des glandes spécialisées tout au long du conduit auditif. Cette espèce de produit cireux présente des propriétés antibiotiques bien connues et est capable de piéger un moucheron qui oserait se hasarder dans le conduit auditif. Les mouvements du maxillaire lors de la mastication favorisent une lente progression du cérumen vers l’extérieur de l’oreille et il arrive parfois que l’on enfonce son « auriculaire » dans ce canal et qu’on soit surpris de retrouver au bout du doigt un peu de cérumen plus ou moins desséché qui a finalement rempli son rôle.

Se nettoyer les oreilles régulièrement avec un coton-tige est un non-sens dans la mesure où on prive l’oreille externe de ses moyens de défense naturels et aussi dans la mesure où on risque de blesser le conduit auditif et d’endommager le tympan. Les autorités sanitaires canadiennes et américaines ont mis en garde la population contre les dangers de ce « nettoyage » totalement inutile des oreilles.

Source et illustration : statnews.com