Une nouvelle arme contre la malaria : les microsporidies

Lorsque je suis arrivé il y a 24 ans à Port-Vila, capitale du Vanuatu, je n’avais pas en poches les 200000 dollars US de l’époque qu’il fallait déposer sur un compte en banque pour obtenir un visa de résident. Le seul moyen de communication avec la France était un fax qui se trouvait au bureau de poste mais avec les 10 heures de décalage horaire avec l’Europe il fallait au moins une journée de plus pour pouvoir espérer une réponse. Je restais donc assis sur les marches du bureau de poste situé près de la centrale électrique qui alimentait la ville et le ronronnement des moteurs diesel me tenait compagnie en attendant un fax qui m’était destiné. Un matin, peu de jours après mon arrivée dans ce pays dont j’ignorais l’existence une semaine auparavant, un Néo-Zélandais m’adressa la parole et me demanda ce que je faisais ici à Port-Vila. Lorsqu’il comprit que j’étais Français et que je parlais presque parfaitement anglais il me demanda si j’accepterais un poste d’enseignant à l’internat d’Onesua au nord de l’île d’Efate, île de l’archipel où se trouve Port-Vila. Après avoir conclu un accord de principe en buvant une bière il me glissa que ce n’était que pour quelques mois mais que je pourrais ainsi obtenir mon visa de résident.

Je partis entre deux avions à Nouméa pour acheter des livres de cours, un petit ordinateur portable et diverses fournitures scolaires. La librairie, apprenant que j’allais enseigner le français à Onesua, me fit cadeau d’un plein carton de toutes sortes de livres, de crayons et de cahiers pour mes élèves. De retour à Port-Vila j’achetai une petite Suzuki 4×4 et je partis avec mon sac et quelques provisions de nourriture à la très pesbytérienne et très anglophone pension Onesua High School à 4 heures de piste de Port-Vila. Très vite je compris qu’il y avait dans les deux classes dont j’avais la charge pour l’enseignement du français en permanence au moins un tiers des élèves qui étaient absents et à l’appel réglementaire lorsque je commençais mes cours les élèves me répondaient : « he is sick » ou « she is sick », cette pension était en effet mixte. La direction de l’école m’informa que la malaria était endémique et que malgré la distribution épisodique de chloroquine à tous les élèves il arrivait parfois que certains d’entre eux étaient victimes d’une crise de fièvre. Il n’y avait pas de médecin sur le campus, seulement une infirmière américaine également enseignante bénévole envoyée par son église ici au Vanuatu qui me confia plus tard que les deux formes de Plasmodium étaient présentes dans ce pays. J’eus la chance de n’attraper que la forme vivax de ce parasite et j’en souffre toujours encore épisodiquement …

Je compris que dans n’importe quel pays où la malaria est endémique le développement économique n’est tout simplement pas possible, et c’est le cas dans de nombreux pays d’Afrique encore aujourd’hui. J’ai écrit cette longue introduction pour replacer l’impact de cette maladie dans le contexte d’une étude réalisée au Kenya. Dans le cadre des nombreux travaux réalisés à l’Université de Nairobi pour tenter de trouver de nouvelles armes contre le moustique vecteur ou le parasite lui-même. L’attention des biologistes et des entomologistes a exploré une nouvelle voie pour combattre le moustique vecteur, essentiellement l’anophèle, mais peut-être aussi le plasmodium lui-même quand a été découverte l’existence d’un microsporide (ou microsporidie) infectant l’anophèle arabiensis. Un petit mot sur les microsporidies. Ce sont des eukaryotes et leur génome est le plus petit de tous les eukaryotes. Ce sont des parasites intra-cellulaires obligatoires qui se reproduisent en général en formant des spores. Il existerait autant d’espèces de microsporidies que d’espèces vivantes depuis les arthropodes jusqu’à l’homme mais il y a aussi des microsporidies qui infectent d’autres parasites obligatoires. L’intérêt de ces travaux de recherche réside dans le fait que ce parasite du moustique se transmet à la descendance par les œufs. De plus ce parasite ne réduit pas le nombre d’œufs produit par le moustique femelle après son repas de sang mais également, et c’est une découverte intéressante, il réduit la formation des oocystes du Plasmodium dans le tractus intestinal du moustique. Par conséquent, et cela a été démontré à l’aide de tests PCR, la formation des sporozoïtes du Plasmodium dans les glandes salivaires du moustique se trouve fortement diminuée voire totalement inhibée. Les sporozoïtes sont la forme infectante du Plasmodium pour les êtres humains. Enfin les microsporidies n’affectent pas le sex ratio du moustique.

Les microsporidies pourraient constituer un outil d’une exceptionnelle spécificité pour combattre la malaria. Puisque la transmission de ce parasite intracellulaire spécifique de l’anophèle est verticale il suffirait dans la pratique d’élever des moustiques porteurs de microsporidies et de les disperser dans la nature. Il s’agirait d’une sorte de lutte biologique qui sera chaleureusement accueillie par les partisans de la préservation des écosystèmes, la lutte chimique à grande échelle contre les moustiques n’étant pas envisageable dans des pays d’Afrique comme le Kenya mais également dans les archipels de l’Océan Pacifique comme les Salomon et le Vanuatu. Cette nouvelle approche pourra grandement contribuer au développement économique de tous ces pays en réduisant l’incidence de la malaria sur les populations …

Source : https://doi.org/10.1038/s41467-020-16121-y et pour les curieux : https://en.wikipedia.org/wiki/Microsporidia

Alzheimer : du fromage avec un verre de vin rouge chaque jour …

Le Docteur Auriel Willette, professeur de science des aliments et de la nutrition à l’Université de l’Iowa à Ames, USA, a analysé les données englobant 1787 adultes âgés de 46 à 77 ans provenant de la banque de données santé du Royaume-Uni. L’étude a duré 10 ans et au cours de cette période tous les paramètres concernant chaque personne dont l’anonymat a été scrupuleusement respecté ont été actualisés chaque trois ou quatre année. De nombreuses données relatives au régime alimentaire de chaque participant ont été assorties à des tests cognitifs pour suivre l’apparition d’un déclin de la mémoire à court terme, l’un des principaux symptômes de l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Le questionnaire relatif aux habitudes alimentaire était exhaustif, chaque participant devant noter les quantités respectives quotidiennement ingérées de fruits frais, de fruits secs, de légumes crus et en salade, de légumes cuits, de poisson gras ou de poisson blanc, de viande transformée industriellement, de volailles, bœuf, agneau, porc, fromage, pain, céréales, thé et café, bière et cidre, vin rouge, vin blanc et boissons alcoolisées type whisky ou gin.

Le dépouillement minutieux de cet immense ensemble de données a permis de mettre en évidence un effet préventif ou au moins retardateur de l’apparition des troubles cognitifs du fromage ingéré quotidiennement. De quels fromages s’agit-il, l’étude ne le mentionne pas mais très probablement de fromages anglais. Il ne faut pas dénigrer les fromages anglais qui comptent plusieurs centaines de variétés bien que toutes soient dérivées des « bleus » préparés à partir de lait de vache cru, des fromages durs comme le Cheddar également préparés à partir de lait cru, des fromages à pâte molle également préparés à partir de lait de vache cru et enfin les fromages préparés à partir de lait de chèvre ou de brebis. Le fromage est riche en vitamines, en acides gras et en sels minéraux. De plus les fromages fermentés sont souvent recouverts de moisissures. Or la majorité des antibiotiques connus ont été initialement isolés à partir de moisissures, souvenons-nous de la pénicilline, alors l’une des hypothèses assez satisfaisante qui m’est apparue est que ces moisissures et ces fermentations variées donnant à chaque fromage son individualité gastronomique contiennent des antibiotiques utiles pour combattre la prolifération de la bactérie Phorphyromonas gingivalis dont la présence dans le cerveau des personnes mortes de la maladie d’Alzheimer a été décelée presque systématiquement après que l’on ait observé que dette bactérie provoquait l’apparition des mêmes symptômes dans le cerveau des souris, symptômes provoqués par la gingipaïne, la protéase excrétée par cette bactérie qui détruit les cytokines et réduit les défenses immunitaires de l’hôte.

Il y a donc un domaine d’étude qui s’ouvre avec cette analyse réalisée à l’Université de l’Iowa. J’ai informé le Docteur Willette de ma remarque.

Les deux autres paramètres moins significatifs qui ont été identifiés dans cette étude sont le vin rouge et curieusement la viande de mouton ou d’agneau, un verre de vin rouge quotidien et de la viande ovine au moins une fois par semaine. Pour ma part voici les fromages exclusivement français dont je me nourris chaque jour accompagnés d’un bon verre de vin rouge :

Source : doi, 10.3233/JAD-201058 aimablement communiqué par le Docteur Willette. Et aussi :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/01/27/maladie-dalzheimer-coup-de-theatre-terrifiant/

https://advances.sciencemag.org/content/5/1/eaau3333

Les aliments industriels accélèrent le vieillissement

Les télomères sont des appendices situés aux extrémités de chaque chromosome. Ils en assurent une certaine stabilité un peu comme les ficelles qui se trouvent aux extrémités d’un saucisson. L’analogie peut être poursuivie puisque les télomères comportent une à deux dizaines de milliers de paires de bases nucléotidiques constituants de l’ADN. À chaque division cellulaire ces « ficelles » perdent deux à trois cent bases et ce processus de raccourcissement est semble-t-il accéléré par diverses conditions de la vie quotidienne, manque d’exercice physique, tabac, facteurs génétiques, âge mais aussi par la qualité de la nourriture que l’on ingère. C’est sur ce dernier point que s’est penchée une équipe de biologistes de l’Université de Pamplona en Espagne (lien). Ces universitaires ont utilisé une banque de données comportant 886 participants suivis depuis mai 2008, sur un total de 1921 personnes d’un programme mis en place par les Universités de Navarre dans le cadre d’une veille sanitaire multifactorielle. Des questionnaires détaillés soumis aux participants ont permis de classer ces derniers selon le montant des calories ingérées quotidiennement et la nature de leur alimentation. Une distinction a pu être faite de manière précise parmi les participants entre la nourriture n’ayant jamais subi de transformation industrielle en regard de celle « ultra-transformée ».

La nourriture non transformée comprend des parties d’animaux ou de plantes (fruits, légumes, œufs, lait, viande, etc) que les participants se procurent pour se nourrir et qui sont fraiches et non modifiées par ajout préalable de sel, de sucre, de corps gras et ne contenant aucun additif alimentaire. Ces produits sont alors cuisinés « à la maison » en utilisant des additifs non transformés industriellement comme du sel, de l’huile non hydrogénée, du sucre, du vinaigre, des épices, etc à l’exclusion de tout autre additif d’origine industrielle. La nourriture transformée industriellement comprend des aliments d’origine naturelle ou déjà transformée auxquels sont ajoutés des substances alimentaires appelés additifs d’origines naturelles ou artificielles dans des proportions variées. La liste des additifs alimentaires est disponible ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_additifs_alimentaires ). Un classement de chaque individu étudié a été réalisé sur la base du montant de calories ingéré quotidiennement. Tous les participants se sont pliés à des prélèvement de salive pour mesurer par qPCR la teneur de leur ADN en télomères. Deux prélèvements ont été effectués pour étayer cette étude, l’un en 2008 et l’autre en 2016. Les participants âgés de 50 ans et plus devaient enfin remplir un questionnaire détaillé sur leurs habitudes alimentaires et leur mode de vie tous les deux ans.

Il ressort de cette étude que tous les participants se « sur-alimentant » ont vu leur état de santé se dégrader en termes d’obésité, de problèmes cardio-vasculaires et de taux de triglycérides sanguins élevés. En comparant ces groupes avec ceux ayant un régime alimentaire modéré, de style méditerranéen incluant peu ou pas d’aliments industriellement transformés y compris des sodas comme boissons présentaient systématiquement des télomères par analyse qPCR plus longs. Un classement par percentiles a pu ainsi être établi en référence au groupe dont les habitudes alimentaires étaient les plus naturelles avec un apport minimal en calories selon l’apport en aliments transformés industriellement et le résultat est évident. L’ensemble des participants a été classé sur la base de ces paramètres en 5 groupes. Les longueurs des télomères diminuent proportionnellement en fonction des quantités d’aliments transformés industriellement (UPF = ultra-processed food) de 29, 40 et 82 % pour un âge moyen de 67 ans, c’est-à-dire 8 ans après la première évaluation de ces longueurs. Cette longueur des télomères est généralement considérée comme un marqueur de la vieillesse : plus un sujet est âgé plus la longueur des télomères est réduite. La conclusion de cette étude est donc sans appel : toute ingestion de nourriture industrielle diminue la longueur des télomères et en conséquence accélère le vieillissement. On ne peut que blâmer l’activité des grandes entreprises de l’agro-alimentaire qui inondent les linéaires des super-marchés de « junk-food » et de sodas …Insérer le Tableau 1 de l’article cité en référence ci-dessous aurait été illisible.

Source. Doi : 10.1093/ajcn/nqaa075/5824715 aimablement communiqué par l’auteur principal de l’article qui est remerciée.

Actualité. Grippe saisonnière : vers un autre scandale ?

À ne pas confondre avec la grippe à SARS-Cov-2 la grippe saisonnière, dont on n’a curieusement pas dit un mot ce dernier hiver, est le fait de virus dit Influenza qui varient année après année. Le vaccin plutôt réservé aux « vieux » alors que le principal véhicule de ce virus est l’enfant et l’adolescent pour lesquels le vaccin n’est pas préconisé est maintenant en accès libre et gratuit ici à Santa Cruz de Tenerife dans des petites tentes érigées dans la rue. Ce vaccin, sous le strict contrôle de l’OMS, est conçu pour l’hémisphère nord après isolement des souches du virus ayant sévi 6 mois auparavant dans les pays de l’hémisphère sud. Il arrive donc que le vaccin ainsi mis au point soit totalement inefficace car les souches utilisées pour sa production ont muté. Bref, il faut garder présent à l’esprit que le délai de mise au point est très court même si les techniques de production sont éprouvées.

En cet automne 2020 la plupart des pays de l’hémisphère nord procèdent à la vaccination de leur population. Ainsi en est-il en Corée. Mais il y a un « petit » problème : dès le début de la campagne de vaccination qui a été mise en place ce lundi 19 octobre 30 personnes sont déjà mortes peu de temps après l’injection du vaccin y compris un enfant de 17 ans. Qu’à cela ne tienne les autorités sud-coréennes ont décidé de ne pas mettre un terme à cette campagne de vaccination afin d’éviter une crise sanitaire majeure au cas où l’autre grippe, celle du SARS-Cov-2, resurgisse. De même que les tests PCR pratiqués à tort et à travers, le vaccin contre la grippe HxNy enrichit les laboratoires pharmaceutiques avec les impôts que chaque citoyen paie. Conclusion : les gouvernements enrichissent les laboratoires pharmaceutiques dont ils reçoivent directement des ordres …

Source relative à la Corée : KTV via RTnews

C’est une histoire belge mais ce n’est pas une blague belge !

Chaque fois, au cours de ma revue de presse matinale, que je note un article relatif à la malaria (fièvres des marais, en français paludisme) ma curiosité est stimulée puisque cette saloperie m’a pourri la vie pendant des années. Alors voici un court récit presque surréaliste au sujet de cette malaria qui tue chaque année beaucoup plus de personnes que le SARS-CoV-2 …

Un couple de Belges du Brabant flamand vivant dans la petite ville de Kampenhout ont défié le corps médical, souffrant de fortes fièvres. Naturellement, en ces temps de psychose coronavirale, leur état a tout de suite fait penser au SARS-CoV-2. Comme les autorités belges n’ont pas vraiment assimilé le fait que ce virus pouvait être avantageusement éliminé de l’organisme avec de la chloroquine (ou son dérivé hydroxylé) ce médicament n’a pas été utilisé alors qu’il aurait éventuellement pu sauver ces deux citoyens belges. Et c’est là où l’histoire ressemble à une blague belge, ils sont mort de malaria et non pas du SARS-CoV-2 ! Si le Plasmodium, probablement falciparum qui a provoqué leur décès, avait été sensible à la chloroquine (ce qui est possible) ces deux braves Brabançons seraient toujours en vie … Le Plasmodium vivax dont je souffre depuis plus de 20 ans est sensible à la chloroquine mais dans de nombreux pays ce n’est plus le cas.

Ce qui est encore plus intriguant dans cette histoire belge est le fait que ces deux personnes n’étaient pas allé se promener dans un pays où la malaria est endémique depuis de nombreux mois sinon de nombreuses années. Selon les médecins ils auraient été piqué par un moustique anophèle porteur de larves de Plasmodium vers la mi-septembre pour que les premières fièvres apparaissent au début du moins d’octobre. Le moustique femelle est certainement mort car il ne peut pas survivre dans ces contrées malgré le réchauffement climatique. Comme l’a écrit le journaliste qui a rapporté ce fait divers dans le quotidien La Libre Belgique un double décès par malaria sur le sol belge est rarissime.

La question qui se pose donc est la suivante : comment un moustique anophèle, vecteur exclusif de la malaria, a-t-il pu se trouver dans cette maison du Brabant ? La seule hypothèse envisageable est que ce moustique soit arrivé d’un pays d’Afrique dans un avion et qu’il ait eu la mauvaise idée de voler sur une dizaine de kilomètres depuis l’aéroport de Bruxelles-National situé pas très loin de Kampenhout, porté par des vents d’ouest vers le milieu du mois de septembre alors que les températures étaient plutôt chaudes pour la saison, réchauffement climatique oblige …

Le noma, cette maladie oubliée dont personne ne veut parler

Alors que les Occidentaux, confortablement installés devant leur écran plat pour ingurgiter la propagande étatique, ont compté leurs morts et maintenant que l’épidémie coronavirale semble avoir fait une pause ils comptent alors le nombre de nouveaux « cas », personne parmi tous ces pays occidentaux ne se doute qu’une autre terrible maladie touche 500000 personnes dans le monde, surtout des enfants de moins de dix, avec un taux de létalité de plus de 90 %, pire que le tant redouté virus Ebola. Tout le monde s’en moque, y compris l’Organisation Mondiale de la Santé et y compris Bill Gates ! Il s’agit du « noma », une maladie de la pauvreté, de la malnutrition et du mauvais traitement des enfants. Cette maladie fut aussi appelée cancrum oris par Hippocrate, c’est-à-dire la gangrène de la bouche. Peu d’organisations humanitaires s’occupent de cette terrible maladie défigurante qui est fatale puisque l’enfant, très rapidement, n’ayant plus ni bouche, ni maxillaire, ni glotte, ne peut plus se nourrir. Bien que les quelques bactéries qui prolifèrent dans la cavité buccale aient été identifiées, un traitement à l’aide d’antibiotiques ne peut pas remplacer une bouche partiellement détruite.

Inutile de dire qu’une chirurgie faciale reconstructive ne peut pas être envisagée dans des pays pauvres comme le Mali, le Burkina-Faso, … et bien d’autres pays d’Afrique. D’ailleurs tout le monde s’en moque puisque ce sont des enfants de couleur et qu’il y en justement beaucoup trop ! Il est extrêmement difficile de se faire une idée exacte du nombre d’enfants touchés par cette terrible maladie car les enfants sont isolés et dissimulés par leur famille qui considère que c’est une maladie « honteuse ». Pourtant le noma existait déjà dans les quartiers pauvres des villes nouvellement industrialisées de la Grande-Bretagne au milieu du XIXe siècle, encore une fois pour les mêmes raisons : malnutrition, pauvreté et maltraitance des enfants qui étaient forcés de travailler dans les usines jusqu’à ce qu’une mort précoce les emporte.

Une exception à noter : l’Université de Genève (UNIGE) a mis en place un réseau de surveillance du noma et a facilité le traitement de reconstruction faciale de quelques cas mais la tâche est gigantesque. Il faut saluer cette initiative porteuse d’espoirs, mais combien d’enfants pourront-ils être sauvés ?

Inspiré d’un article paru sur le quotidien Le Temps de Genève il y a quelques mois.

Lien : https://www.unige.ch/medecine/fr/faculteetcite/media/lisg-mene-la-lutte-contre-le-noma/

La morphine, un sommeil sombre et « pétillant »

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Issu de l’opium, cet alcaloïde a réussi, dans son histoire, à soulager les médecins, créer une toxicomanie de masse et générer la boisson commerciale la plus bue du monde (article paru sur le quotidien Le Temps sous la plume de Nicolas Dufour)

« Je ne puis que chanter les louanges de celui qui a le premier extrait la morphine des capsules de pavot. C’est un véritable bienfaiteur de l’humanité », écrit l’auteur d’un journal intime dans « Morphine », de Mikhaïl Boulgakov. Un an plus tard, ce médecin devenu accro se suicide. Toute l’ambiguïté de la morphine s’illustre dans cette nouvelle de l’écrivain russe : l’apport positif pour la médecine et les terribles ravages parallèles.

La morphine vient de l’opium, obtenu en extrayant le latex qui suinte du pavot somnifère. Le produit est vénérable : les Sumériens (vers -5000 avant l’ère commune) parlent déjà d’une « plante de la joie ». Quatre cent ans avant notre ère, Hippocrate le mentionne pour l’effet narcotique et pour « resserrer le ventre ». La palette d’usages de l’opium s’élargit, maux de tête, vertiges, épilepsie, fièvre, goutte, même la toux – la codéine, substance sœur et fameux antitussif, vient aussi de cette pâte.

La caractérisation chimique de la morphine se déroule en étapes plutôt simples. Dans les premières années du XIXe siècle, deux Français tentent de purifier l’opium pour en détailler les substances, mais personne ne s’intéresse à leurs travaux. La grande avancée est réalisée par un pharmacien allemand. En 1805, Friedrich Sertürner annonce avoir isolé un « alcali végétal » qui est le principe somnifère de l’opium. La petite histoire dit qu’il a testé les résultats de ses travaux avec trois amis. S’inspirant de Morphée, il baptise le produit morphium.

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À gauche la structure chimique de la morphine, à droite celle de la codéine

Substances simples et puissantes issues de la flore, les alcaloïdes vont constituer une famille en expansion, la caféine, la quinine dont est dérivée la chloroquine, la nicotine… La morphine a sa sombre fille, l’héroïne, qui en dérive. C’est Bayer qui la lance à la fin du XIXe siècle.

L’encyclopédie Universalis mentionne une « action analgésique complexe ». En particulier, la morphine est sélective et se révèle plus efficace contre une douleur permanente qu’aiguë, raison de son utilisation dans le domaine du cancer.

Le rôle des guerres

Comme le racontait le médecin russe sous dépendance, la morphine est accueillie comme un « bienfait » par les milieux hospitaliers. Mais son usage élargi va vite poser problème. Si les artistes se gavent plutôt d’opium ou de haschich, elle a sa petite popularité : touché par un tir au pied dû à un neveu, Jules Verne en consomme. Entre 1861 et 1865, durant la guerre de Sécession aux Etats-Unis, des produits durs sont utilisés d’une manière inédite. Dans son ouvrage sur cette guerre l’historien John Keegan écrit que, face aux soldats malades ou blessés, « le traitement était grossier et expéditif », surtout « l’administration d’opium et de strychnine ». C’était surtout de la morphine. Peu après en Europe, on s’inquiète de la « maladie du soldat », qui n’est autre qu’une toxicodépendance de masse. Ce drame sourd et collectif peut faire penser à l’actuelle crise des opioïdes.

De la morphine à un soda

Il a une conséquence originale. Dans les années 1880, John Pemberton, pharmacien à Atlanta, est un vétéran de la guerre. Il a été embrigadé chez les Confédérés et est revenu avec une terrible addiction à la morphine. Il cherche à s’en débarrasser. S’inspirant d’une recette corse, il invente un vin pétillant avec de la coca. La ville interdisant ensuite l’alcool, il enlève le vin et ajoute du sirop de sucre ainsi que de la caféine issue de noix de cola. Son comptable invente le terme « Coca-Cola ». Peu après, un affairiste profite de la faiblesse morphinique de John Pemberton pour racheter la marque avec le comptable, pour 2500 dollars. Il la revendra 25 millions en 1919. Au moins, ça pétille.

Bill Gates étend son pouvoir sur la politique globale de la nutrition et de la santé

Article de Joseph Mercola paru sur le site LewRockwell.com le 22 août 2020

Note à l’intention de mes lecteurs, voir également mes notes insérées dans le texte en caractères italiques et de couleur rouge. Joseph Mercola, docteur en médecine, a dérivé au cours de sa carrière vers les médecines alternatives. Il est en outre vivement critiqué pour ses prises de positions contre les vaccins. Cependant le contenu de cet article traduit par mes soins informe sur le malaise existant aux Nations-Unis en ce qui concerne les agissements de Bill Gates au niveau de la santé, de la nourriture et de l’agriculture via sa fondation et son émanation AGRA (Alliance for a Green Revolution in Africa) dirigée par Agnes Kalibata dont la nomination en tant qu’envoyée spéciale auprès des Nations-Unies a soulevé une intense controverse dont assez curieusement les médias européens n’ont jamais fait mention. Par ailleurs je ne partage pas toutes les prises de position de Mercola ni de l’organisation Agra Watch, loin s’en faut car je préserve ma liberté d’expression.

Bill Gates a construit un empire mondial autour de ses technologies et de ses efforts «philanthropiques», dont l’ampleur devient de plus en plus claire. Sa seule richesse personnelle lui a permis de devenir une véritable superpuissance à part entière. Il est non seulement devenu le plus grand bailleur de fonds de l’Organisation Mondiale de la Santé et le tsar mondial non élu de la santé COVID-19, mais il est également un agent secret du système alimentaire mondial.

Comme le révèle le rapport d’AGRA Watch (1 et voir note ci-dessous en caractères italiques), « L’homme derrière le rideau: l’influence de la Fondation Gates sur le Sommet des systèmes alimentaires des Nations Unies », publié en août 2020, Gates exerce une puissante influence sur la politique alimentaire et agricole mondiale grâce au financement d’un grand nombre d’organisations impliquées dans le développement agricole et l’élaboration des politiques agricoles dans les pays en développement.

(Note. AGRA Watch est une organisation communautaire dont la mission est de contrer l’idéologie dominante de développement promue par les gouvernements, les grandes corporations transnationales et les acteurs philanthropiques privés dont la mission est d’étendre un modèle agricole industriel dans les pays africains avec le soutien de grandes multinationales)

Les organisations financées par Gates soutiennent l’envoyée des Nations Unies proposée par Gates

Bien que Gates ne soit qu’un individu, son influence est considérablement amplifiée par le fait qu’il finance un très grand nombre d’entreprises et d’organisations et qu’elles peuvent alors constituer un immense soutien.

Lorsque vous considérez ces longues listes d’entités, vous pensez automatiquement qu’il y a beaucoup de joueurs dans le jeu alors qu’en fait, Gates est le fil conducteur qui les commande pour la plupart sinon tous. Le rapport AGRA Watch illustre parfaitement l’histoire d’Agnès Kalibata.

Kalibata est la présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), une organisation financée par la Fondation Bill & Melinda Gates. En décembre 2019, Kalibata a été nommée envoyée spéciale au Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires de 2021 par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

En réponse à cette nomination 176 organisations de la société civile et de groupements d’agriculteurs de 83 pays ont exhorté Guterres à retirer la nomination de Kalibata en raison de ses conflits d’intérêts manifestes avec des entreprises privées. Une deuxième déclaration, signée par plus de 500 universitaires et organisations, s’oppose également à la nomination de Kalibata et à son organisation de ce Sommet.

La Fondation Gates cherche à exercer une influence non seulement par le financement de projets et la mise en forme de l’expertise, mais aussi en finançant les plateformes de gouvernance qui déterminent la politique alimentaire et agricole comme l’a démontré Agra Watch.

Ces interventions de la société civile illustrent l’inquiétude généralisée concernant la nomination de Kalibata. Une douzaine de personnes représentant des banques de développement, des établissements universitaires et le secteur privé ont pris la parole pour sa défense. Ils ont exhorté Guterres à garder Kalabata, citant entre autres ses qualités de leader et son éthique de travail. Cependant, sur ces 12 défenseurs, «11 avaient des liens passés ou actuels avec la Fondation Gates», déclare AGRA Watch, ajoutant:

« Dans certains cas, les organisations étaient directement financées par la Fondation Gates, et dans d’autres, la Fondation Gates a financé des programmes spécifiques dans lesquels les signataires avaient joué un rôle. Une organisation a été financée par l’AGRA, elle-même financée par la Fondation Gates » :

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(Notes. IITA : International Institute for Tropical Agriculture, CIAT : Centre International d’Agriculture Tropicale, lointaine émanation du CIRAD et de l’Agence Française de Développement, AATF : African Agricultural Technology Foundation, AERC : African Economic Research Consortium, AUC : African Union Commission, ICBA : International Center for Biosaline Agriculture, CCA : Corporate Council of Africa, ADB : African Development Bank, Malabo Montpellier Panel : organisme créé à Montpellier, France, financé par la Commission européenne et réunissant des experts dans le domaine agricole d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Il existe des liens étroits entre ce Panel aussi appelé Forum et le CIRAD (Centre International de Recherche pour l’Agriculture et le Développement), organisme français basé à Montpellier, France).

Influence indue de Gates sur le Sommet des Nations-Unies relatif aux systèmes alimentaires mondiaux

En d’autres termes, bien qu’il puisse sembler que Kalabata ait eu le soutien d’une douzaine d’individus ou de groupes séparés et indépendants, en réalité, il n’y a en réalité que deux voix qui parlent pour sa défense. C’est juste que la voix de Gates est amplifiée onze fois. De plus, son nom n’est jamais mentionné, donc pour les non-initiés, il semblerait qu’il n’ait rien à voir avec cela.

« Ces résultats illustrent l’influence de la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF) sur la politique alimentaire et agricole mondiale. AGRA Watch a continuellement documenté le rôle de la BMGF dans l’influence du développement agricole, influence qui a considérablement augmenté ces dernières années », écrit AGRA Watch.

« La Fondation Gates cherche à exercer une influence non seulement en finançant des projets et en façonnant l’expertise, mais aussi en finançant les plateformes de gouvernance qui déterminent la politique alimentaire et agricole. Ce rôle de la BMGF dans la conduite des décisions politiques basées sur son modèle propriétaire et technologique de développement agricole est souvent négligé…

Dans ce rapport, nous n’avons démontré que quelques-uns des liens entre la Fondation Gates et ceux qui ont soutenu la nomination de Kalibata à la tête du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires.

Alors que des centaines d’organisations de la société civile ont appelé à la révocation de Kalibata, seuls douze signataires étaient prêts à soutenir sa nomination, presque tous étant des bénéficiaires directs de la Fondation Gates. Cela soulève des questions cruciales sur le rôle de Bill Gates dans l’élaboration du programme du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires ainsi que sur ses résultats.

Le graphique ci-dessus, inclus dans le rapport AGRA Watch, illustre les liens de financement directs et indirects entre la Fondation Gates et Kalibata, l’envoyée spéciale du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires.

La Fondation Gates est la porte d’entrée de Monsanto

AGRA Watch a fait part de ses inquiétudes concernant l’influence de la Fondation Gates sur l’agro-industrie depuis de nombreuses années.

Par exemple, parmi ses nombreux rapports de recherche (4), il y a le rapport de 2010 « La porte tournante: Liens Monsanto-Gates » (5), qui détaille les liens directs entre la Fondation Gates et les représentants de Monsanto Rob Horsch, Florence Wambugu, Don Doering (6), feu Sam Dryden et Lawrence Kent. Un autre rapport de 2010, « Liens de la Fondation Gates avec Monsanto et le développement des cultures GM au Kenya » (7) d’Agra Watch souligne : « AGRA Watch a été créée en 2008 pour contester la participation de la Fondation Gates à la problématique « Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA) et pour soutenir les alternatives agro-écologiques durables déjà pratiquées en Afrique.

Nous avons assisté à une accélération de la pression en faveur du génie génétique (GE) en tant que « solution » à la faim en Afrique, à une criminalisation des opposants aux plantes génétiquement modifiées en tant qu’éco-impérialistes réticents à accepter les progrès scientifiques, et à une vénération déplacée pour le soutien philanthropique des solutions d’entreprise à l’échelle mondiale. problèmes alimentaires. Les intérêts des entreprises sont clairement exposés dans l’agenda de l’AGRA, comme indiqué ci-dessous :

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(Note. Personnellement je considère que les plantes génétiquement modifiées ne présentent aucune toxicité pour l’homme et les animaux. Elles sont en effet indiscernables sur le plan nutritionnel de leurs homologues non modifiés. La prise de position d’Agra Watch me semble donc injustifiée. La diabolisation de Monsanto construite par les organisations écologistes ultra-politisées a donc des retombées à moyen terme déplorables pour la production d’aliments de base avec une réduction significative des pesticides, en particulier favorisée avec les plantes de grande culture dites « Bt ». La controverse au sujet des plantes génétiquement modifiées s’est amplifiée lorsque ces mêmes organisations non-gouvernementales ont avancé l’argument d’un effet nocif de ces plantes génétiquement modifiées sur la biodiversité. Cet argument n’est appuyé sur aucune observation sur le terrain. Il n’y a donc pas de preuves scientifiques au sujet de cet effet supposé des plantes génétiquement modifiées).

La Fondation Gates n’est pas là pour résoudre les problèmes du monde réel

Dans son rapport de 2014 (8) « Trois exemples de problèmes avec les subventions de la Fondation Gates », AGRA Watch souligne pourquoi les investissements massifs de Gates dans la production alimentaire mondiale n’ont pas réussi à résoudre les problèmes très réels auxquels nous sommes confrontés. D’abord et avant tout, bon nombre des solutions qu’il soutient sont des « solutions de pansement » qui en fait aggravent les problèmes fondamentaux.

Les exemples incluent le financement du développement d’aliments génétiquement modifiés conçus pour être plus riches en certains nutriments. Le problème est que ces cultures finissent par remplacer la diversité locale par quelques variétés GM qui ne tiennent même pas compte des conditions locales. Ainsi, en poussant pour des variétés de cultures «fortifiées», la malnutrition s’aggrave en fait, car la biodiversité est réduite (cf. ma note plus haut).

Deuxièmement, « une focalisation obstinée sur le rendement » est en contradiction avec la recherche montrant qu’un rendement faible ou une production insuffisante ne provoque pas la faim dans le monde. « Il existe aujourd’hui de nombreuses preuves que le problème est plutôt la pauvreté et le manque d’accès, qui sont aggravés par la destruction des systèmes alimentaires locaux et la commercialisation des aliments », note AGRA Watch, ajoutant : « Les subventions de la Fondation Gates et de l’AGRA continuent de se concentrer sur le rendement, préparant l’Afrique à un système adapté aux besoins de l’agriculture commerciale à la recherche de profits et axée sur le rendement plutôt que sur le petit paysan ou le petit agriculteur produisant des cultures diverses pour une communauté locale ».

Un troisième problème mis en évidence dans le rapport est le financement par Gates d’organisations de recherche et de scientifiques européens et américains plutôt qu’en Afrique, même si les programmes sont mis en œuvre en Afrique. Selon AGRA Watch, « cela peut ne pas être le résultat d’intentions conscientes, mais d’un biais structurel profondément ancré qui rejette les scientifiques africains et les institutions scientifiques comme n’étant pas suffisamment qualifiés ou légitimes pour recevoir des subventions.

Spécialité de Gates: Philanthrocapitalisme

Des observations supplémentaires peuvent être trouvées dans l’article d’AGRA Watch (9) « Philanthrocapitalism: The Gates Foundation’s African Programs Are Not Charity », publié en décembre 2017, dans lequel le philanthrocapitalisme est décrit comme « une tentative d’utiliser les processus du marché pour faire le bien », mais qui est intrinsèquement problématique « car les marchés sont mal adaptés pour produire à des fins socialement constructives ».

En d’autres termes, la marque philanthropique de Gates crée plusieurs nouveaux problèmes pour chacun de ceux qu’elle résout. Comme indiqué dans l’article, les partisans du philanthrocapitalisme : «… S’attendent souvent à des rendements financiers ou à des avantages secondaires à long terme de leurs investissements dans les programmes sociaux. La philanthropie devient un autre élément du moteur du profit et du contrôle des entreprises. La stratégie de « développement » de la Fondation Gates promeut en fait les politiques économiques néolibérales et la mondialisation des entreprises : Il est… probable que Bill Gates, qui a régulièrement accès aux dirigeants mondiaux et qui finance personnellement des centaines d’universités, d’organisations internationales, d’ONG et de médias, soit devenu la voix la plus influente du développement international ».

Un examen plus approfondi de la BMGF est essentiel étant donné que son influence est vaste, voire supérieure à celle de la plupart des gouvernements donateurs. La BMGF fournit plus d’aide à la santé mondiale que n’importe quel pays donateur et est le cinquième plus grand donateur à l’agriculture dans les pays en développement. En 2013, seuls 11 pays ont dépensé plus en aide que la BMGF, ce qui en fait le 12e plus grand donateur au monde. La Fondation Gates est devenue un donateur plus important que des pays comme la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Irlande et l’Italie (10).

Le plan médical de Gates : immunisation et surveillance de masse.

L’une des raisons pour lesquelles beaucoup prennent maintenant conscience de la puissance de Gates c’est à cause de ses fréquentes apparitions en tant qu’expert du virus SARS-Covid-19. C’est un choix étrange, compte tenu de son manque complet et total de formation médicale formelle. C’est particulièrement déconcertant à la lumière de la façon dont les opinions des médecins, des scientifiques primés et des chercheurs qui sont en conflit avec ses opinions sont effacées d’Internet (voir le lien en fin de billet).

Gates a déclaré à plusieurs reprises que la vie ne peut pas revenir à la normale tant que nous n’avons pas vacciné toute la population mondiale contre le COVID-19 (lien). Ceci, malgré le fait que les scientifiques et les chercheurs médicaux aient découvert une variété de stratégies sûres, simples et peu coûteuses pour prévenir et traiter le COVID-19. Le fait que les opinions irrationnelles et scientifiquement erronées de Gates façonnent les réponses aux pandémies dans le monde entier alors que les vrais professionnels de la santé sont censurés par les médias grand public et les plateformes de médias sociaux est la preuve que nous ne fonctionnons plus à partir d’une base de science et de vérité médicale (cf. un précédent billet de ce blog au sujet de Nietzsche).

Au lieu de cela, le monde entier devrait s’aligner sur le programme égoïste créé par Gates et ses nombreux alliés dans la technologie et la médecine. Dans un article de GatesNotes du 30 avril 2020 (11,12) Gates déclare même qu’il « pressent que le vaccin COVID-19 fera partie du calendrier de vaccination systématique des nouveau-nés » – un joli petit morceau de programmation prédictive.

Remarquez que les vaccins à ARNm en cours de développement contre le COVID-19 modifieront votre expression génétique, transformant votre corps en une usine à protéines virales. Est-il vraiment sage d’envisager d’utiliser un vaccin aussi nouveau sur les nouveau-nés ? Dans un monde sain et rationnel, la réponse serait un non catégorique. Malheureusement, nous vivons maintenant dans un monde dirigé par des crétins comme Gates, et donc la raison et la logique ont largement disparu de l’équation.

(Note. Les vaccins à ARNm (ARN messager), s’ils ne sont pas dégradés à leur point d’injection ou dans le sang, sont censés promouvoir la synthèse d’une ou plusieurs protéines virales par la machinerie de synthèse cellulaire. Cet ARNm peut être également intégré dans l’information génétique d’un autre virus non pathogène pour l’homme. L’un des problèmes de ce type de vaccin est le devenir de cet ARNm dans l’organisme humain. Normalement il est dégradé par la cellule une fois sa fonction terminée, c’est-à-dire la synthèse d’un ou plusieurs exemplaires de la protéine en question. Les modes d’administration de cet ARNm, sa persistance dans l’organisme selon le mode de préparation, par exemple micro-encapsulation avec des nano-particules de lipides et le taux de synthèse de la protéine virale ainsi que la réponse immunitaire associée demandent plusieurs mois sinon années pour être certain de son efficacité et qu’il n’apparaît pas d’effets secondaires néfastes. Je suis donc pessimiste quant à l’apparition d’un vaccin dans les prochains mois. À ce jour le seul vaccin à ARNm en cours d’essais cliniques de phase III est un vaccin dirigé contre le virus de la rage et utilisant cette technologie développé par le laboratoire allemand CureVac AG (lien), entreprise figurant sur la liste des sociétés soutenues financièrement par la MBGF).

Dans la dialectique hégélienne qui expose la démarche « problème-réaction-solution », le virus du COVID-19 a conduit à des réponses à la pandémie illogiques et mal conçues telles que l’obligation de porter un masque et l’assignation à résidence de personnes en bonne santé, suivies de la « solution ultime » d’un vaccin préparé à la hâte en utilisant la nouvelle technologie d’ARNm. Aussi radical que cela puisse paraître, les plans de Gates pour le monde ne s’arrêtent pas ici. Il fait également pression pour la mise en œuvre d’un vaste système de surveillance au niveau mondial pour suivre et retracer l’infection et le statut vaccinal de chacun. Il finance même le groupe de recherche de contacts Partners in Health, avec George Soros. (La Fondation William J. Clinton a également financé Partners in Health dans le passé (13)).

Sans surprise, les recommandations de Gates finissent par profiter surtout à lui-même. Comme indiqué dans « Bill Gates – Le philanthrope le plus dangereux de l’histoire moderne ? » la Fondation Bill & Melinda Gates fait don de milliards de dollars aux mêmes entreprises et industries dans lesquelles la Fondation détient des actions et des obligations.

Utiliser de l’argent à but non lucratif pour faire progresser la recherche dans les entreprises dans lesquelles vous investissez en actions est illégal, mais Gates s’en tire depuis de nombreuses années. En même temps, sa Fondation obtient des allégements fiscaux pour les dons de bienfaisance dont elle tire de l’argent.

N’oubliez pas qu’il a «fait don» de dizaines de milliards de dollars au fil des ans, mais que la valeur nette de sa fortune n’a pas baissé – elle a doublé, et c’est en grande partie parce que ses dons sont traités comme des investissements déductibles d’impôt. C’est le philanthrocapitalisme à son paroxysme.

Gates est le principal bénéficiaire de la peur de la pandémie

La pandémie COVID-19 est sans aucun doute le plus grand projet philanthrocapitaliste de Gates à ce jour, et il a tout à gagner, car il finance et investit à la fois dans la thérapeutique et dans les vaccins COVID-19. En mars 2020, la Fondation Gates a annoncé14 un nouveau partenariats, un programme baptisé « L’accélérateur thérapeutique COVID-19 », avec Wellcome et Mastercard pour «coordonner les efforts de R&D et éliminer les obstacles au développement rapide de médicaments (en l’occurence de vaccins) ». D’après le communiqué de presse (15) :

« L’accélérateur thérapeutique COVID-19 jouera un rôle catalytique en accélérant et en évaluant des médicaments et des produits biologiques nouveaux ou réutilisés (Note. Coup d’oeil à l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine, réutilisés dans le cadre d’une nouvelle autorisation de mise sur le marché, mais je peux me tromper) pour traiter les patients atteints de COVID-19 à court terme et d’autres agents pathogènes viraux à plus long terme ».

La Fondation Gates s’est également associée au Serum Institute of India (SII) pour fabriquer 100 millions de doses de vaccins COVID-19 développés par AstraZeneca et Novavax. Les vaccins, qui coûteront moins de 3 dollars par dose, devraient être livrés aux pays à faible revenu (16, 17). Le financement est acheminé sous forme de prêt-subvention sans intérêt à Gavi, l’Alliance du Vaccin, fondée par la Fondation Gates en 2000, qui fournira ensuite le capital nécessaire à SII. Au cours des cinq prochaines années, la Fondation s’est également engagée à fournir à Gavi un total de 1,6 milliard de dollars de fonds supplémentaires (18).

La tentative de Gates d’améliorer l’éducation a été un échec massif

Le fait d’avoir une influence globale sur la technologie, l’alimentation et la médecine (les vaccins en particulier) ne décrit toujours pas correctement l’influence de Gates sur notre vie quotidienne. Il a également eu une profonde influence sur l’éducation. Le programme du tronc commun, très critiqué, était la tentative de la Fondation Gates de refondre l’éducation américaine (19), et la plupart des parents peuvent vous dire à quel point c’était stupide (20). (Note. Cette idée de Gates a été reprise par l’Education nationale en France en particulier. Elle a généré le désastre que l’on sait). Malgré cet échec épouvantable, le 6 mai 2020, le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a annoncé que l’État s’associe à la Fondation Bill & Melinda Gates pour développer « un système éducatif plus intelligent pour le monde post-COVID » qui se concentrera sur l’apprentissage en ligne et qui intègrera en permanence la technologie dans tous les aspects de la vie civique (21).

L’État s’associe également à Google, et Cuomo a demandé à l’ancien PDG de Google, Eric Schmidt, de diriger un nouveau groupe de travail pour planifier l’infrastructure technologique de l’État (22) comme par exemple la réponse aux préoccupations de santé de chacun.

Gates est la figure de proue la plus visible de la technocratie moderne

Qu’elle ait été planifiée ou non, la pandémie du COVID-19 est clairement utilisée pour inaugurer des changements très controversés qui conduisent indéniablement à une construction totalitaire, y compris la prise de contrôle privée du gouvernement par le biais de partenariats public-privé. La surveillance est devenue la plus grande industrie à but lucratif de la planète et toute votre existence est désormais ciblée à des fins lucratives. Parmi ceux qui en profiteront le plus se trouve Gates lui-même.

Sources and References

Autres liens: https://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2020/08/08/hydroxychloroquine-protocol-continues-getting-censored.aspx

https://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2020/08/04/side-effects-of-fast-tracked-vaccine.aspx

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6963972/pdf/vaccines-07-00132.pdf

Billet un peu intimiste : le confinement peut devenir une horreur.

Il y a 60 ans, à quelques jours près, j’étais enfin libéré d’un confinement de plus de 7 mois. Etant jeune adolescent cet isolement total de ma famille et de mes amis d’école, pas tous vous allez comprendre, perturba durablement ma vie scolaire. J’avais attrapé la tuberculose, une forme vicieuse de cette maladie qui commença à détruire irréversiblement mes poumons. Quand je fus transféré dans cette sorte de prison de luxe dans la montagne savoyarde au milieu des alpages que je ne remarquais pas car tout était couvert de neige, j’avais de la fièvre, je toussais et crachais du sang, je n’avais pas envie de manger quoi que ce soit, tout avait un goût répugnant et je souffrais d’une réaction allergique à cette maladie, de mauvaise augure je l’appris bien plus tard. Je fus mis dans une chambre d’isolement car j’étais hautement contagieux. Le premier examen radioscopique révéla que j’avais des « nodules au sommet », une expression qui m’étais totalement incompréhensible. Des nodules … que le médecin appela ensuite « cavernes » me faisaient penser à des hommes préhistoriques et au sommet, certes on était en montagne, mais tout de même il n’y avait pas de glaciers puisqu’il y avait des épicéas partout. Je fus soumis à un traitement consistant à avaler toutes les 8 heures 6 comprimés blancs d’un goût très amère dont j’ignorais la composition.

Je vivais dans une sorte de bulle surréaliste, ayant perdu toute notion du temps, partagé entre un état de semi-conscience et de sommeil profond, avec cette fièvre persistante pour laquelle l’infirmière qui osait pénétrer dans ma chambre avec un masque ne me proposait rien pour la combattre. Il y avait peut-être une raison. Un jour, j’avais totalement perdu la notion du temps, le médecin du sanatorium décida de me faire des piqûres d’un truc dont je ne connaissais pas la nature après un deuxième examen radioscopique qui ne devait pas être très encourageant. Une autre employée venait deux fois par jour me faire écouter le son émis par des diapasons, elle en avait trois, mais j’ignorais pourquoi on s’occupait de mes oreilles. Puis une quinzaine de jours plus tard, après un troisième examen radioscopique et la fin des piqûres, je fus invité à rejoindre un dortoir où se trouvaient une vingtaine de lits avec de grandes baies ouvertes au vent et à la neige. Tout ça se passait en février et mars. J’avais repris un peu d’appétit et le fait de pouvoir parler et de retrouver cinq copains de ma classe de pensionnat me stimula après toutes ces semaines passées d’abord à l’infirmerie du pensionnat puis ces nombreux jours de torpeur indicible dans cette chambre en isolement total y compris du sanatorium qui était lui-même une sorte de prison.

Ma tuberculose fut vaincue définitivement six mois plus tard mais je dus prendre ces cachets blancs au goût amer pendant plus de 2 ans après la fin de ce terrible confinement. Les sanatoriums étaient des endroits où on confinait au sens strict du terme des éléments hautement contagieux. Quand on ne cessait de tousser et de cracher du sang, ce qui était mon cas, il y avait un réel problème et il fallait être isolé. Durant ces derniers mois du début de l’année 2020 j’ai cru revivre cet épisode douloureux de ma vie d’adolescent. Puisque je ne toussais pas, puisque je ne crachais pas de sang et puisque je n’avais pas de fièvre de quel droit les autorités locales m’avaient-elles imposé ce confinement ?

J’appris bien plus tard que les lobes supérieurs de mes poumons étaient partiellement détruits, qu’on m’avait injecté de la streptomycine parce que le « rimifon » n’avait qu’un effet limité devant la progression alarmante de la maladie mais que ce nouvel antibiotique rendait sourd et que la réaction allergique à cette maladie avait rendu les médecins vraiment inquiets. Aujourd’hui on assiste à un « swedish-bashing » honteux parce que ce pays n’a pas mis en place une quelconque mesure de confinement autoritaire et a atteint une immunité de la population qui la met à l’abri d’une très hypothétique deuxième vague de grippe coronavirale alors que beaucoup de pays d’Europe envisagent un deuxième confinement dans les prochaines semaines. Je pense qu’une bonne vieille épidémie de tuberculose bien contagieuse pour laquelle on ne disposerait d’aucun traitement antibiotique efficace, ce qui est devenu malheureusement le cas, remettrait rapidement l’esprit des politiciens en place, mais j’ai de sérieux doutes sur ce dernier point … Prochain billet dans la même problématique une pensée de Friedrich Nietzsche.

Nouvelles du Japon : à propos de sushi et de sashimi

Dans la ville de Chuo-ku à Tokyo qui englobe le fameux quartier de Ginza et la gare ferroviaire de Tokyo Central il y a une multitude de restaurants de sushi et de sashimi. Déguster ces délicatesses typiquement japonaises n’est pas sans risque et l’expérience d’une jeune Japonaise de 25 ans vient le prouver. Avoir dégusté divers poissons crus dans un des restaurants spécialisés du quartier Tsukiji où se trouvait le grand marché au poisson de Tokyo qui vient d’être relocalisé mais où il reste encore une multitude de restaurants fameux cette personne commença à souffrir de douleurs au niveau de la gorge dès le lendemain de son festin. Après 5 jours, constatant que son état empirait elle alla consulter à l’hôpital international Saint-Luke toujours dans le même quartier.

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Un examen visuel diagnostiqua la présence d’un nématode noir de près de 4 centimètres de long qui avait élu domicile dans les replis de l’amygdale gauche de la souffrante. Le médecin put extraire sans difficulté le parasite et la jeune femme fut totalement guérie en quelques jours. Si ce ver Anisakis simplex de la famille des nématodes Pseudoterranova (ne pas confondre avec le think-tank écolo) avait atteint l’estomac il aurait été beaucoup plus difficile de traiter la patiente qui aurait alors été à la merci de toutes sortes de symptômes allergiques provoqués par la présence de ce parasite. Si le séjour de ce ver est rare au niveau du pharynx le nombre de cas ne cesse d’augmenter dans le monde ainsi que, naturellement, au Japon. Moralité de ce cours récit : dégustez des sushi et des sashimi avec précaution et à vos risques et périls car la larve du nématode est presque invisible.

Source et illustration : 10.4269/ajtmh.20-0175