La prophylaxie homéopathique, c’est nouveau, ça vient de sortir.

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Il y a plus de 30 ans au cours d’un dîner auquel j’avais été convié chez des amis, je fis la connaissance de Christian Boiron, l’héritier de la plus importante usine de médicaments homéopathiques de France et il me déclara, connaissant mon cursus universitaire, qu’il gagnait de l’argent en vendant du glucose, de l’eau et de l’alcool. Il avait donc une haute opinion de l’efficacité de l’homéopathie. Aux USA comme dans de nombreux autres pays européens l’homéopathie est toujours considérée comme une alternative efficace à l’allopathie et, bien qu’aucune évidence scientifique n’ait jamais pu être avancée pour prouver l’efficacité de cette « médecine alternative » elle reste toujours très populaire, à tel point que des médecins peu scrupuleux proposent l’homéopathie comme une alternative à la vaccination. Cette thérapie consiste à proposer aux patients un traitement consistant à ingérer de fortes doses de vitamine C. Parallèlement ce traitement est supposé « réparer » les dégâts de la vaccination qui est pour ces mêmes médecins la cause principale de l’autisme. Il s’agit dans les pays anglo-saxons, Canada, USA, Grande-Bretagne et Australie de la thérapie CEASE ( cease-therapy.com ). Divers extraits homéopathiques sont ajoutés à la vitamine C et le traitement « orthomoléculaire » ainsi formulé permet au cerveau de l’enfant de se régénérer. Aux Etats-Unis plus de 2000 enfants suivent un tel traitement, ça laisse rêveur.

La « prophylaxie homéopathique » prétend que les « nosodes », un terme regroupant des extraits dilués de tissus humains (ou animaux) infectés par des bactéries ou des virus pathogènes, sont une alternative aux vaccins. Pris oralement ils sont considérés comme plus efficaces que ces derniers. La FDA (aux USA) n’a jamais approuvé ce type de traitement qui est supposé être la panacée pour consolider le système immunitaire des enfants non vaccinés. On ne peut que constater tristement que la rougeole, considérée depuis le début des années 2000 comme éradiquée de part et d’autre de l’Atlantique Nord, a fait un retour inattendu dans ces pays pourtant considérés comme à la pointe du confort sanitaire et médical. La population semble ignorer que la médecine est une science, elle s’enfonce aujourd’hui dans un obscurantisme inquiétant.

Source partielle : The Guardian

Lire aussi l’article paru sur le site Contrepoints ce 12 Juin 2019 :

https://www.contrepoints.org/2019/06/12/346618-le-scandale-du-remboursement-de-lhomeopathie?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=883dea8e17-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-883dea8e17-113560105&mc_cid=883dea8e17&mc_eid=f88419e9a8

 

Au Texas, le mouvement anti-vaccins se porte bien !

Le Docteur Peter Hotez du collège de médecine de l’Université Baylor a déclaré dans une interview au Washington Post au début du mois de mai de cette année qu’au Texas plus de 64000 enfants scolarisés n’étaient pas vaccinés et que plus de 300000 autres enfants scolarisés à la maison ne l’étaient pas non plus. Immédiatement, il fut invectivé par le représentant (député au parlement du Texas) républicain Jonathan Stickland l’accusant de sorcellerie ! Hotez est pourtant pédiatre et spécialiste des vaccins et il ne reçoit aucune aide financière des industriels produisant des vaccins. Outre ses activités de pédiatre il a focalisé ses travaux de recherche sur le développement potentiel de vaccins dirigés contre les maladies tropicales « oubliées » par les grands groupes pharmaceutiques et ceci à titre strictement gratuit.

Stickland a répondu au WP en affirmant qu’il n’était pas contre la vaccination mais qu’il respectait le choix des parents et leur droit de ne pas faire vacciner leurs enfants, tout en soulignant que ces dits parents devaient prendre leurs responsabilités, ajoutant que le gouvernement de l’Etat du Texas ou l’administration fédérale devaient également prendre leurs responsabilités.

Aux USA 17 Etats laissent le libre choix aux parents pour des raisons personnelles ou « philosophiques » et pratiquement tous les Etats accordent des exemption pour des raisons religieuses. Le mouvement anti-vaccins a de ce fait pris de l’ampleur et malgré que 760 cas de rougeole déclarés ont alarmé la population dont 15 au Texas depuis le début de l’année 2019, ni le gouvernement fédéral ni les autorités des Etats ne semblent s’alarmer.

Hotez a enfoncé le clou en déclarant dans un Tweet que la situation devenait dangereuse dans certaines villes comme Austin ou encore Plano. Dans certaines écoles publiques de trop nombreux enfants non vaccinés représentent un réel danger car ce qui est appelé l’ « immunité de groupe » n’est plus assurée. Ces campagnes anti-vaccins, rapprochées à une augmentation de la mortalité infantile aux USA est bien le signe d’une régression de la société américaine. Ce sont des faits, ils n’on rien à voir avec le pseudo anti-américanisme dont je suis parfois accusé sur ce blog.

Source : Washington Post. L’Université Baylor est une université privée baptiste située dans la ville de Wako au Texas.

Docteur, ma fille souffre d’acné, que faut-il faire ?

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La réponse est dorénavant « rien puisque c’est génétique ». L’acné est la résultante d’un dysfonctionnement des follicules pileux réunissant la production de sébum, la kératinisation de ces follicules, une inflammation et enfin une colonisation de ces follicules par une bactérie, Propionibacterium acnes, conduisant à des infections récurrentes au niveau du visage, de la poitrine et du haut du dos. cette maladie apparaît au cours de l’adolescence et peut parfois persister durant plusieurs années en laissant des cicatrices visibles chez plus de 20 % des patients. De plus l’acné peut entrainer de sérieuses conséquences psychologiques telles qu’un état dépressif pouvant parfois aller jusqu’au suicide. Il existe des traitements éliminant la présence de bactéries mais ils sont le plus souvent inefficaces. Des analyses génétiques ont montré que l’acné est associé à des mutations sur au moins trois loci dans la population européenne et deux dans la population chinoise.

Une récente investigation génétique concernant des sujet souffrant d’acné sévère a montré l’implication de 15 loci génomiques impliqués dans le développement de l’acné car ils contribuent à une variation de la structure et à l’intégrité de l’unité pilo-sébacée de la peau. Ces résultats ont été acquis en analysant l’ADN de 3823 sujets souffrant d’acné sévère en comparaison de 16144 sujets sains, analyses comprenant 7,4 millions de mutations ponctuelles (SNPs, acronyme de single nucleotide polymorphism)) afin de déterminer celles qui sont associées aux allèles déterminant le dysfonctionnement des follicules pileux. L’un des gènes affecté par une mutation code pour une protéine de signal qui contribue à la régulation de l’agencement des cellules constituant le follicule pileux et ce gène est plus exprimé chez les hommes que chez les femmes. Cette différenciation selon le sexe n’a pas été retrouvée avec les autres SNPs identifiées. Une autre SNP bien identifiée concerne un facteur de transcription dont l’importance est critique au cours de la morphogenèse du follicule pileux et il a été identifié dans certaines pathologies du derme.

Il a été difficile enfin d’attribuer clairement un rôle aux 12 loci pourtant bien identifiés statistiquement comme étant liés à l’apparition de l’acné.

Cette pathologie est donc essentiellement d’origine génétique, une origine qui favorise la colonisation bactérienne provoquant des infections récurrentes. Un traitement raisonné de l’acné consisterait en définitive à maintenir un développement harmonieux du follicule pileux. L’imagination des biologistes arrivera peut-être un jour à venir à bout de cette pathologie qui empoisonne la vie de nombreux adolescents.

Source : Nature Communications DOI: 10.1038/s41467-018-07459-5 , illustration Wikipedia.

Du nouveau pour traiter les infections urinaires

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Près de la moitié des femmes font au moins une fois dans leur vie l’expérience désagréable d’une infection urinaire qui peut récidiver puisque le principal agent pathogène, l’entérobactérie Escherichia coli, devient de plus en plus résistante à de nombreux antibiotiques. Le système immunitaire dispose d’armes pour combattre cette bactérie et les quelques 150 millions de nouveaux cas annuels dans le monde d’infections urinaires arrivent tant bien que mal à se guérir. L’arme essentielle est le macrophage, une cellule de la lignée des lymphocytes qui est capable de phagocyter la bactérie. Mais cette bactérie possède aussi un système qui leurre le macrophage et elle peut survivre à l’intérieur de ce dernier. Le problème restait donc entier jusqu’à la découverte par une équipe de biologistes de l’Université du Queensland à St. Lucia du rôle essentiel du zinc dans ce combat.

On savait déjà que le zinc est plus ou moins toxique pour un grand nombre de bactéries, on sait également que ce métal est essentiel pour un certain nombre de voies métaboliques comme cofacteur d’enzymes. Mais son activité antibactérienne dans l’organisme n’était pas précisément connue. C’est au niveau des macrophages que se situe l’effet toxique du zinc sur les bactéries. En effet les macrophages accumulent ce métal et l’utilisent pour tuer les bactéries qu’ils ont phagocyté. L’équipe australienne a aussi mis en évidence les parades que peuvent mettre en oeuvre ces bactéries pour les rendre moins sensibles au zinc. Intervenir à l’aide de nouvelles molécules sur ce mécanisme de leurre mis en place par les bactéries à l’encontre des macrophages apparaît comme une nouvelle approche pharmaceutique. Le combat n’est donc pas terminé et les infections urinaires resteront encore un désagrément pour de nombreuses femmes.

Source et illustration : http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1820870116

 

L’ablation des amygdales : un geste chirurgical abusif et inutile

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Dans la rubrique des pratiques médicales abusives ou injustifiées pour le plus grand malheur des patients mais le plus grand bonheur du corps médical (qui s’enrichit au passage) il y a l’ablation des amygdales. Sous prétexte qu’un enfant se plaint « trop » souvent de maux de gorge et que ses amygdales sont rouges et enflées le médecin généraliste ou à défaut le spécialiste préconisent l’amygdalectomie et les parents sont contents. De toutes les façons c’est la couverture sociale qui paie au moins dans la plupart des pays de l’OCDE, c’est-à-dire l’impôt.

Pendant des siècles les médecins ont pratiqué des saignées pour améliorer la santé des patients, pratique qui n’a jamais pu être justifiée scientifiquement. Ce geste totalement stupide était encore pratiqué dans les armées alliées durant la Grande Guerre jusqu’en 1915 pour « soulager » les soldats gazés dans les tranchées qui étaient moribonds et dont l’issue incertaine était tout simplement accélérée par une saignée supposée calmer leur bronchite provoquée par les gaz de combat comme par exemple l’ypérite.

L’ablation des amygdales relève du même obscurantisme des médecins qui se fiaient à des pratiques décrites dans les vieux grimoires de l’époque romaine. Claude Galien (Claudius Galenus, 121-201) qui formalisa la médecine de son époque par des écrits qui ont été considérés comme ayant une valeur scientifique irréfutable pendant des siècles était en faveur d’une ablation de la partie visible des amygdales. Cinq siècles plus tard Paulus Aegineta (625-690) un autre médecin auto-proclamé décrivit en détail l’ablation totale des amygdales, la partie visible de ces organes lymphoïdes appelées amygdales pharyngiennes ou encore végétations adénoïdes ou tonsilles, en un mots celles que l’on voit de part et d’autre de la luette. En 1509 le célèbre Ambroise Paré préconisa à nouveau ce type d’intervention. Au XIXe siècle ce geste chirurgical violent et douloureux – l’anesthésie n’existait pas encore – semblait réservé aux amygdales hypertrophiées qui gênaient la respiration et la déglutition. Mais les progrès de la chirurgie et surtout l’apparition de l’usage de produits anesthésiques au cours de la première guerre mondiale rendirent ensuite sa popularité à l’ablation des « végétations ».

Combien de fois ai-je entendu dans mon enfance le médecin dire à mes parents « ce petit a trop souvent mal à la gorge il faudra lui enlever les végétations ». En effet les amygdales, celles que l’on voit et celles que l’on ne voit pas (sous la langue et au niveau de la partie postérieure des fosses nasales), sont le premier rempart contre les infections. Depuis de nombreuses années, quand j’ai mal à la gorge, je me gargarise avec du rhum de l’île de Marie-Galante (59 degrés) et le mal disparaît en moins de 24 heures …

Pourquoi j’écris ce billet polémique, tout simplement parce que de nombreuses études réalisées sur des dizaines de milliers de cas et rassemblées par l’Institut Cochrane ont été confirmées par un dernier article paru dans le British Journal of General Practice (voir le lien en fin de billet) qui montrent sans ambiguïté que l’ablation des amygdales est totalement inutile et est fondée sur aucune évidence ni scientifique ni médicale. Aucune différence significative n’apparaît clairement au niveau de la récurrence des « maux de gorge » entre les groupes témoins et les groupes ayant subi une amygdalectomie. Si différences il y a elles relèvent des erreurs statistiques. Les études ont rassemblé 1630807 enfants de 0 à 15 ans entre 2005 et 2016. L’efficacité a été difficilement montrée pour 0,25 % des cas. Seules 2144 cas d’ablation des amygdales s’est révélée justifiée car leur hypertrophie provoquait des difficultés de déglutition ou de respiration. Ce geste médical est donc en majeure partie une « mode » exactement comme les saignées autrefois sans aucuns bénéfices tangibles pour la santé ou le confort.

Inspiré d’un article paru sur le site The Conversation et aussi : doi : 10.3399/bjgp18X699833 , illustration The Conversation

Une nouvelle forme de polio ?

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J’ai eu le privilège il y a bien des années d’aller dîner chez Jonas Salk, l’inventeur du vaccin anti-poliomyélite, tout simplement parce que sa compagne était l’ultime maîtresse de Pablo Picasso, un française. Et au cours de ce dîner très informel il y avait également mon patron au Salk Institute (Prix Nobel de médecine, également Français, et Francis Crick (Prix Nobel avec James Watson pour la découverte de la structure de l’ADN) dont l’épouse était française. La langue adoptée au cours de cette soirée fut naturellement le français car Salk maîtrisait parfaitement la langue de Voltaire. Salk avait donc mis au point le vaccin antipolio, une maladie qui faisait des ravages dans la jeunesse américaine et dont le Président Kennedy souffrait des séquelles. Cette maladie fut presque éradiquée dans le monde et il ne reste plus que quelques foyers au Bangladesh et en Afghanistan, un espoir réel pour le bien-être de l’humanité toute entière. Car cette maladie tue rarement mais les séquelles sont terribles pour l’ensemble de la société. La vaccination est toujours obligatoire et c’est une excellente décision d’un point de vue sanitaire.

La poliomyélite se déclare le plus souvent comme une sorte de grippe mais ce n’est pas une grippe car le virus attaque les nerfs moteurs et provoque des paralysies parfois irréversibles. Depuis quelques semaines plus de 60 cas répartis dans 22 états américains de paralysies des membres chez des enfants à la suite d’un petit rhume ont été répertoriés. Soixante-cinq autres cas sont toujours en cours d’évaluation. Cette nouvelle maladie qui ressemble étrangement à la polio a été dénommée par le CDC (Center for Disease Control) myélite flacide aigüe. Déjà en 2014 et 2016 des cas similaires ont été décrits et un entérovirus apparenté à celui de la poliomyélite appelé D68 (EV-D68) a été considéré comme la cause de cette nouvelle maladie. Le fait que seulement quelques enfants soient atteints de paralysie sévères et parfois irréversibles n’est pas encore très clair. Ce qui est acquis est que le virus se transmet par la salive et les sécrétions nasales en provoquant tous les symptômes d’un rhume léger que le corps médical diagnostique comme tel.

Jusqu’à ce jour un seul patient a été diagnostiqué comme porteur du virus dans son liquide céphalo-rachidien ce qui trouble encore plus le corps médical qui ne sait pas diagnostiquer dans les temps cette nouvelle maladie. À la fin de l’année 2016 vingt-neuf enfants dans 12 pays européens différents ont aussi été diagnostiqués comme souffrant de cette même attaque virale paralysante. Des biologistes de l’Université du Colorado à Denver, ville où eut lieu la plus sévère épidémie de myélite flacide aigüe en 2016 a montré que cette souche de virus provoquait des paralysies chez la souris en attaquant les cellules neuronales et que la présence du virus pouvait être facilement vérifiée dans le mucus provenant de la trachée.

La ressemblance avec la polio qui ne provoquait des paralysie que dans moins de 1 % des cas est troublante. Peut-être existe-t-il une prédisposition génétique. Le CDC a rapproché ces cas de ceux de l’entérovirus 71 qui provoque des inflammations de la muqueuse buccale et peut également être à l’origine de myélite flacide aigüe. Pour l’instant il n’existe pas de vaccins contre l’EV-D68 mais en existera-t-il un à l’avenir compte tenu de la rareté des cas de paralysie ? Nul ne le sait.

Source et illustration : Science

Revue de détail du « canal de naissance »

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Le canal de naissance, aussi appelé canal pelvi-génital, constitué par l’espace ménagé entre l’os pubien, le sacrum et les côtés du bassin est le résultat d’un compromis au cours de l’évolution entre deux facteurs de pression sélective antagonistes : une ouverture osseuse suffisante pour assurer le passage du crâne surdimensionné du foetus humain et la limite en quelque sorte architecturale imposée à l’ensemble du bassin par la marche bipédique. Les spécialistes parlent de « dilemne obstétrique » car à l’évidence il faut que le bassin soit suffisamment solide pour supporter le poids du corps sur les deux côtés du bassin sans risque de se briser. Pour que la tête de l’enfant puisse sortir il faut souvent lui faciliter un mouvement de rotation pour optimiser l’adaptation du crâne qui n’est pas parfaitement sphérique avec le canal de naissance qui n’est pas non plus parfaitement circulaire.

Afin de préciser les facteurs évolutifs intervenant dans la forme et la dimension du canal de naissance les ossements de 348 femmes dans 24 populations différentes ont été étudiées sur une période s’étalant du deuxième millénaire avant l’ère présente jusqu’à aujourd’hui. L’étude a révélé une forte diversité géographique dans les dimensions du canal de naissance. Il ressort tout de même quelques différences significatives entre les Lapones et les Inuits qui présentent un canal de naissance aux dimensions confortables et les femmes de l’Extrême-Orient (Japonaises ou Thaïlandaises) dont les dimensions de ce canal sont très légèrement plus réduites. Mais il ne s’agit pas d’une incidence des conditions climatiques, ce qui avait été suggéré par certains auteurs. La pression de sélection et la dispersion depuis l’Afrique de l’Homo sapiens dans le monde entier a quelque peu brouillé les pistes mais cette étude ne présente toutefois qu’un intérêt mineur pour les obstétriciens qui connaissent leur métier.

Source : 10.1098/rspb.2018.1807