La Grèce et les accords « COP21 » : une vue de l’esprit !

Capture d’écran 2018-03-29 à 12.22.37.png

La Grèce était entrée triomphalement dans l’Union monétaire européenne à la suite d’un gros truquage de ses comptes nationaux par Goldman-Sachs, l’ex-employeur de Mario Draghi, et c’était merveilleux d’avoir un membre de l’union aux portes de la Turquie. Les Allemands se sont frotté les mains car ils vendaient et allaient vendre encore plus d’armes à la Grèce pour se protéger des velléités agressives des Ottomans qui n’ont jamais digéré la dissolution de leur Empire en 1918. Aujourd’hui la Grèce est un pays pauvre, peut-être le plus pauvre de l’Union Européenne et quand on est pauvre il faut faire avec sa pauvreté !

La Grèce ne respectera certainement pas les accords sur le climat de Paris car elle n’en a pas les moyens et elle cherche de l’argent par tous les moyens et tous les moyens sont bons également pour en économiser afin d’accumuler quelques maigres devises pour rembourser ses dettes (essentiellement détenues par l’Allemagne qui a vendu des armes au pays …). Le port du Pyrée n’est plus à vendre il appartient déjà à la Chine et pour réduire ses importations de gaz et de pétrole la Grèce exploite une gigantesque mine de charbon de mauvaise qualité pour produire le tiers de son électricité domestique. C’est la mine de Ptolemaida flanquée d’une grosse centrale électrique ultra-polluante construite par … les Allemands car les Teutons s’y connaissent en énergie polluante. Avec la Pologne, la République Tchèque, l’Allemagne et la Grèce, ces quatre pays représentent le tiers de la production mondiale de charbon. Le charbon a encore de beaux jours devant lui n’en déplaise aux pourfendeurs des émissions de carbone !

Capture d’écran 2018-03-29 à 12.23.36.png

La Grèce ne peut donc pas se permettre de cesser cette exploitation et elle se moque des accords de Paris comme d’ailleurs les quatre autres pays mentionnés ci-dessus quoiqu’en pensent des organisations terroristes comme Greenpeace car cesser l’exploitation du charbon serait tout simplement suicidaire. De plus exploiter cette mine de charbon située dans l’ouest de la Macédoine (non pas indépendante mais une province grecque, tout ce qu’il y a de plus grecque) a créé plus de 10000 emplois locaux et personne ne se plaint ni ne se plaindra. Conclusion : un pays « pauvre » comme la Grèce ou la Pologne, un peu moins pauvre, ne pourra jamais se conformer aux accords de Paris, c’est un fait, point barre.

Capture d’écran 2018-03-29 à 12.24.20.png

Adapté d’un article paru dans le Guardian surtout pour les illustrations car comme chacun sait le Guardian est un journal de gauche vendu aux idées surréalistes de Greenpeace.

Propagande …

Propagande …

Encore une fois l’Agence France Presse se distingue par ses dépêches de propagande gouvernementale (22 janvier 2018 – 19h25). Voici le texte de cette dépêche.

La France n’a pas tenu ses objectifs d’émissions de gaz à effet de serre en 2016.

La France n’a pas tenu ses objectifs d’émissions de gaz à effet de serre en 2016, selon un bilan provisoire publié lundi par le Ministère de la Transition Écologique, des résultats qui « appèlent à une réaction », indique le Ministère.

Après avoir atteint « sans marge » son objectif de 2015, la Franc a émis 463 millions de tonnes de gaz à effet de serre (en équivalent CO2) en 2016, soit 3,6 % de plus que ce qui était prévu, le dérapage venant essentiellement des secteurs du transport et du bâtiment. Les émissions ont toutefois baissé de 15,3 % par rapport à leur niveau de 1990.

Cet écart s’explique essentiellement par des éléments conjoncturels, comme le faible prix des produits pétroliers « qui incite à la consommation », et l’indisponibilité de certaines centrales nucléaires « qui a provoqué un recours accru aux centrales » à charbon et à gaz, selon le document mis en ligne par le Ministère. « Certains indicateurs sectoriels s’écartent dès 2015 de la trajectoire », notamment dans le bâtiment et les transports, relève-t-il. Il s’agit du « premier écart à la trajectoire » définie dans la stratégie nationale bas carbone, qui fixe chaque année un « budget carbone » à respecter afin d’atteindre une baisse de 27 % des émissions de gaz à effet de serre en 2028 par rapport à 2013 et – 75 % d’ici 2050. Ces résultats impliquent que la France « ne peut pas avoir un regard prétentieux » vis-à-vis du reste du monde, a estimé le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. ‘Nous avons nous-mêmes nos propres contradictions », a-t-il dit lundi lors de ses voeux à la presse. « Un renforcement des actions apparaît donc nécessaire pour rester en phase avec nos objectifs’, indique le Ministère. Les émissions de gaz à effet de serre françaises proviennent essentiellement des transport (29 %), de l’agriculture (20 %) et du bâtiment (19 %), et tous ont engendré plus d’émissions que ce qu’ils auraient dû. 11 % dans le bâtiment

La palme revient au secteur du bâtiment, dont les émissions sont globalement stables depuis 1990 mais ont dérapé de 11 % par rapport à l’objectif, les ménages ayant eu plus recours aux énergies carbonées pour le chauffage. Dans les transports, les émissions sont 6 % supérieures à ce qui était attendu et en hausse de 12,4 % depuis 1990, et elles sont 3 % trop élevées dans l’agriculture. À l’inverse, celles issues de l’industrie sont globalement conformes aux attentes grâce au développement de « nouvelles technologies de production », tandis que celles venues de l’énergie et des déchets sont inférieures au plafond prévu.

Le Ministère de la Transition écologique met en avant les mesures de son Plan Climat pour améliorer la performance française. Le gouvernement a décidé d’accélérer la montée en puissance du prix du carbone, de soutenir le remplacement des véhicules à forte émission de gaz à effet de serre par des véhicules moins pollueurs ou encore de renforcer la rénovation énergétique des bâtiments. La stratégie nationale bas carbone doit être révisée cette année, notamment pour y inclure l’objectif ambitieux de neutralité carbone à l’horizon 2050.

Capture d’écran 2018-01-22 à 20.17.16.png

Ce délire verbal qui n’est pas vraiment du fait de l’AFP (je ne lirai jamais le rapport du Ministère) illustre à merveille la totale incompétence et les contradictions du sieur Hulot qui semble ne pas comprendre comment une nation et a fortiori un individu fonctionnent. Il faut un abri pour vivre (une maison), avoir des moyens à sa disposition pour se déplacer (transports en commun ou automobile) et enfin se nourrir. Ce sont les trois facette fondamentales de la vie de tous les jours. La grande nouvelle pour Hulot est que l’industrie est le bon élève de la classe : ben voyons ! La France se désindustrialise sévèrement et c’est la raison pour laquelle ce secteur n’a pas augmenté ses émissions de carbone (hors cimenteries). Si l’Etat décide de taxer le ciment qui est un gros émetteur de CO2 – parce que ça va arriver – alors l’ensemble du secteur du bâtiment plongera. Quid de la fermeture prématurée du centre de production électro-nucléaire de Fessenheim ? Ça fait aussi partie du programme de réduction des émissions de carbone ? Le camembert ci-dessus classe pourtant la France parmi les meilleurs élèves dans le domaine du carbone : c’est à n’y rien comprendre. La seule conclusion à tirer de cette dépêche de l’AFP est tout simplement que Hulot est totalement incompétent et déconnecté des réalités économiques qui concernent les Français dans leur vie quotidienne. Le total désastre de la transition énergétique allemande (Energiewende) devrait servir d’exemple à ce pitre, mais non, il veut tout simplement précipiter la France dans le gouffre. De toutes les façons après lui (2050 c’est loin) le déluge … (J’ai ajouté des M majuscules à ministère et ministre et je me demande bien pourquoi)

Source : AFP, illustration : Union of Concerned Scientists

Du tellure au fond de l’Atlantique … oui, mais.

Capture d’écran 2018-01-06 à 14.29.26.png

À un peu plus de 400 km au sud de l’île de Tenerife (archipel des Canaries) se trouve une montagne sous-marine d’à peu près la même taille que cette île qui, au milieu de fonds marins de plus de 4000 mètres, atteint une hauteur de 3000 mètres. Il s’agit du « Tropic Mount » qui vient d’être exploré en détail par l’équipage scientifique anglais du bateau Captain Cook et les résultats sont stupéfiants. Cet édifice sous-marin recèle un trésor au moins sur la partie plane de cette « montagne ». Il s’agit de dépôts extrêmement riches en tellure, un métalloïde très rare dans la croute terrestre. Les seules sources de tellure connues et exploitées industriellement sont les boues anodiques du raffinage électrolytique du cuivre et certains gisements aurifères peu exploités dans ce but. C’est ainsi que le Japon est le deuxième producteur de tellure au monde après les USA en raison de l’importante activité de raffinage électrolytique du cuivre dans ce pays.

Capture d’écran 2018-01-06 à 11.09.04.png

La demande mondiale en tellure ne peut qu’augmenter exponentiellement dans les prochaines années en raison de la production de panneaux photovoltaïques de nouvelle génération constitués de cadmium et de tellure outre l’utilisation du tellure dans certains alliages de cuivre et d’acier. La découverte de la présence de concentrations de tellure 30000 fois plus élevées à la surface du Tropic Mount que dans n’importe quel autre minerai extrait à la surface du sol permet d’envisager une extraction sous-marine. Les estimations font état de la présence d’au moins 2670 tonnes de ce métalloïde récupérables mais ceci ne représente que un dixième de la production mondiale actuelle. La demande en « énergies renouvelables » pourrait donc impacter catastrophiquement une zone océanique réputée riche pour ses ressources halieutiques. Voilà un bien fâcheux aspect de cette course effrénée aux énergies renouvelables !

Source : BBC (www.bbc.com/news/science-environment-39347620)

Voir aussi : https://www.nrel.gov/pv/cadmium-telluride-solar-cells.html

L’arrivée massive des voitures électriques : un défi économique et politique majeur !

Capture d’écran 2017-10-02 à 21.36.58.png

Comme je l’ai mentionné dans ce blog plusieurs fois, l’idée même d’abandonner l’énergie nucléaire comme l’ont décidé les Allemands est une erreur économique sur le long terme qui sera lourde de conséquences. Sous prétexte de réduire les émissions de « gaz à effet de serre » qui seraient néfastes pour le climat, l’Allemagne s’est lancée dans un vaste programme de verdissement de ses sources d’énergie et les politiciens de ce pays se rendent à l’évidence, il n’y a pas eu un seul gramme de réduction des émissions de CO2 depuis 5 ans et la facture par ménage de 4 personnes s’élève maintenant à 300 euros supplémentaires par an pour financer ce programme qui risque de déstabiliser le réseau électrique du pays. Pour satisfaire les exigences européennes de réduction des gaz à effet de serre les constructeurs d’automobiles allemands considèrent qu’il faudra à terme convertir le parc de véhicules en « tout électrique » quitte à abandonner rapidement le diesel qui les a précipité dans une crise sans précédent. Ce changement de stratégie sérieusement envisagé par Volkswagen et Daimler conduirait aux alentours de 2025 au renouvellement du parc automobile à hauteur de 30 % avec des véhicules tout électrique, selon une étude réalisée par UBS (Union des Banques Suisses).

Capture d’écran 2017-10-02 à 11.32.48.png

Prenons le cas de la France avec 35 millions de véhicules aujourd’hui. En 2025 le renouvellement annuel de 10 % de ce parc automobile avec 30 % de voitures électriques représentera un peu plus de 1 million de véhicules du type Chevrolet Bolt chaque année. Pour recharger quotidiennement ces voitures il faudra une puissance électrique disponible (à tout moment) équivalente à 5 réacteurs nucléaires type 900 MW comme ceux de la centrale de Fessenheim (vous avez bien lu ! il n’y a pas d’erreur). Les projections très réalistes et incroyablement documentées de UBS sont sans appel, il faudra donc dès aujourd’hui développer l’énergie nucléaire pour subvenir aux nouveau marché des voitures électriques car 2025 c’est dans 7 ans, c’est-à-dire demain … Les curieux peuvent se plonger dans cette étude qui réserve également d’autres surprises comme ils le découvriront au cours de la lecture de ce document et dont je vais faire part ci-dessous des principaux faits marquants. ( Disponible sur le site d’UBS : http://www.ubs.com/investmentresearch ).

Capture d’écran 2017-10-01 à 20.23.56.png

Outre la demande croissante en une source d’électricité fiable et constante que provoquera le marché à croissance exponentielle des voitures électriques, les constructeurs d’automobiles de ce type (EV = electric vehicle) atteindront une pleine compétitivité dès 2025 (2023 en Europe) en regard des modèles à combustion interne équivalents en termes de performances. À ce jour General Motors « perd » de l’argent sur chaque Bolt (première illustration) vendue, 7400 dollars sur un prix marché neuf de 36600 dollars, somme que GM récupère sous forme de subventions fédérales dans le cadre de l’EPA (Environment Protection Act). Selon les prévisions de UBS pour le même véhicule la marge du constructeur atteindra 5 % malgré le fait que le prix de vente du véhicule diminuera de près de 9 % d’ici à 2025. L’une des conséquences encore mal évaluée sera la totale restructuration du marché des matière premières nécessaires pour la construction de ces voitures électriques, que ce soit le modèle Bolt ou encore la Tesla modèle 3. Quel que soit le type de batteries utilisées dont les teneurs respectives en nickel, manganèse et cobalt, outre le lithium, diffèrent selon qu’elles sont fabriquées par LG Chem ou Tesla (technologie Panasonic) et les équipements électroniques et le moteur lui-même il y aura un bouleversement dans l’utilisation des matières premières : les demandes en nickel et cobalt pour les batteries exploseront ainsi que celles du néodyme et du dysprosium pour les aimants permanents du moteur dont la fabrication est dominée actuellement par Toyota et Denso.

Capture d’écran 2017-10-02 à 11.16.57.png

La plus grosse ponction dans les réserves disponibles concernera le cobalt (plus du tiers des réserves mondiales connues et prouvées) dans l’hypothèse d’un monde 100 % électrique … mais le recyclage de ce métal à partir des batteries hors d’usage peut fort heureusement être aisément mis en place.

Capture d’écran 2017-10-02 à 11.12.56.png

La conclusion de cette étude est l’apparition très claire du problème de la source en énergie électrique pour recharger les véhicules, opération qui dure en utilisation domestique normale entre 30 et 60 heures (220 ou 110 volts alternatif), en haut voltage rapide (380 volts alternatif) à la maison en une trentaine de minutes (si la maison est équipée en triphasé 380 volts) et à une borne publique moyennant un supplément de prix 1 heure 30 en courant continu haute intensité nécessitant un refroidissement concomitant des batteries.

Il apparaît donc clairement que la source d’électricité devra être fiable et constante de jour comme de nuit. Les décideurs européens qui ont fixé des objectifs de réduction de CO2 impossibles à atteindre en l’état actuel du parc automobile car ils se sont surtout focalisé sur l’électricité. Ils devraient revoir dans l’urgence leur copie et considérer que ce ne sont pas les énergies dites renouvelables qui seront capables de relever l’immense défi que constituera dans un proche avenir le développement des véhicules électriques. S’il faut encore brûler du charbon pour recharger les batteries des voitures électriques, ce sera un coup d’épée dans l’eau au niveau environnemental … Seule l’énergie nucléaire pourrai aider l’Europe à atteindre ses objectifs de réduction des gaz dits à effet de serre. En attendant le ministre français en charge de la transition énergétique nage dans une incohérence caricaturale puisqu’il veut fermer toutes les « vieilles » centrales nucléaires à l’horizon 2025. Après lui le déluge et la pauvreté généralisée. À se demander si son staff a mis sur son bureau de ministre d’état le document d’UBS … Terrifiant !

Crise climatique : Greenpeace devant les tribunaux fédéraux américains

Capture d’écran 2017-08-23 à 23.22.26.png

C’est une note émanant du siège social de la société pétrolière et gazière Energy Transfer Equity, basée à Dallas, Texas, qui a informé le monde entier que l’organisation Greenpeace – Greenpeace International, Greenpeace Inc, Greenpeace Fund Inc, BankTrack et EarthFirst ! – était poursuivie pour violation de l’acte dit RICO en termes juridiques, acronyme de « Racketeer Influenced and Corrupt Organizations ». Greenpeace fait campagne depuis plusieurs années contre l’installation du pipe-line XXL qui est en construction depuis le Dakota du Nord vers le Texas avec un prolongement prévu vers le Canada. Cette organisation, donc classée comme un groupement pratiquant le rackett et se complaisant dans la corruption active, une excellente définition juridique de son image, est accusée d’utiliser des moyens illégaux et mensongers pour dissuader les partenaires du projet XXL dont Energy Transfer Equity.

Les arguments de Greenpeace sont les suivants selon le site d’Energy Transfer Equity :

– violation des traités définissant les territoires accordées aux tribus indiennes,

– profanation des sites sacrés de la tribu Sioux de la Roche Dressée,

– construction de l’oléoduc sans avoir consulté cette tribu,

– utilisation illégale de la force publique contre les manifestants opposés à la construction de l’oléoduc sur le site du Lac Oahe.

Greenpeace n’a plus qu’une petite représentation aux USA et est aujourd’hui immatriculée aux Pays-Bas à la suite de démelés avec les services fiscaux américains. Il est probable que les lourdes compensations financières demandées par Energy Transfer signeront l’arrêt de mort de toute activité de cette organisation terroriste et mafieuse aux USA, et après la Chine, l’Inde et la Russie, ça fait très désordre.

Source : enregytransfer.com via WUWT

Elon Musk : un génie, un doux rêveur, un escroc ou les trois à la fois ?

Capture d’écran 2017-04-21 à 17.22.45.png

La stratégie de la firme de voitures « tout-électrique » Tesla est basée sur la durabilité (sustainability en anglais), en d’autres termes sur une empreinte carbone nulle de ces véhicules automobiles qui ne brûlent ni essence, ni kérosène, ni alcool et naturellement pas de charbon, on ne vit plus à l’époque des locomotives à vapeur. C’est tout simplement du vent, sans jeu de mot, car qui dit vent dit moulins à vent, le sommet de l’énergie renouvelable. Donc toutes les voitures électriques Tesla, avec ou sans conducteur, doivent être alimentées pour recharger leurs batteries avec de l’électricité également « renouvelable » si la firme Tesla doit rester en accord avec ses principes. Elon Musk a choisi un business plan audacieux, certes, mais à la limite de l’escroquerie car comment recharger à terme de 200 millions de véhicules aux USA seulement ? Avec du vent ou du rêve ?

La capitalisation boursière de Tesla a dépassé après seulement 14 ans d’existence celle de Ford, une société qui existe depuis 109 ans et est le plus grand constructeur d’automobiles des Etats-Unis. Ça sent déjà l’entourloupe boursière ! Car Tesla produit autant de véhicules en une année que Ford en douze jours et demi. Cette capitalisation (50,84 milliards de dollars) est tout de même encore loin de celle de Toyota qui atteint 160 milliards de dollars.

L’objectif d’Elon Musk est d’infléchir le marché automobile mondial vers la voiture tout-électrique et de changer les mentalités (rien que ça !) car pour ce monsieur même les véhicules hybrides genre Prius (sans faire de publicité) n’ont pas une empreinte carbone nulle, point que revendique Tesla.

Qui va produire l’électricité qui sera nécessaire pour recharger tous ces véhicules électriques et comment cette énergie va-t-elle être produite ? Elon Musk ne se pose pas la question, ce n’est pas son problème, il veut vendre des voitures et imprimer son idéologie dans le monde entier, une transition future vers des véhicules à empreinte carbone nulle, point barre. De mon point de vue seule l’énergie nucléaire pourra satisfaire ce challenge de « sustainability » revendiqué par Tesla car il faudra disposer d’une source d’énergie fiable, propre et d’un prix abordable et compétitif avec le pétrole qui un jour ou l’autre tendra à se raréfier, ce qui facilitera d’ailleurs les futurs investissements dans des réacteurs à neutrons rapide brûlant du thorium ou de l’uranium appauvri, une dernière filière qu’a abandonné la France pourtant leader mondial à l’époque. Il n’y a donc qu’une alternative plausible pour réduire les émissions de CO2 par les véhicules automobiles, l’énergie nucléaire – quoiqu’en pensent les écologistes au sujet de cette source d’énergie électrique comme ces abrutis de Hollande (François), Lepage (Corinne), Royal (Ségolène) seulement en France – et ne parlons même pas de l’Allemagne ou de la Californie qui ne veulent plus entendre parler d’uranium. Elon Musk n’est pas un génie, loin s’en faut, il rêve les yeux ouverts ou alors c’est un escroc (génial) et de haut vol …

Note : il est bon de rappeler que les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim condamnés à une mort prématurée pour des raisons politiques pourraient alimenter quotidiennement 400000 véhicules « tout-électrique » par jour durant les dix prochaines années voire plus … Ça c’est de l’écologie !

Buvons du lait !

I've_got_your_number_dairy_-_geograph.org.uk_-_1412928.jpg

La grande crise de l’élevage laitier tient au fait que le lait est transformé en divers produits – plus ou moins dénaturés – par de grands groupes industriels sans scrupules qui, afin de réaliser le maximum de profits, exercent une pression constante sur le prix de la matière première de leur activité, c’est-à-dire le lait. Les éleveurs travaillent quasiment à perte. Ils ne réalisent que de maigres profits en revendant les veaux de quelques jours à d’autres éleveurs – on devrait dire des producteurs industriels de viande peu scrupuleux non plus – pour boucler difficilement leurs fins de mois. Des centaines d’exploitations agricoles spécialisées dans l’élevage laitier disparaissent chaque mois, en particulier en France et l’Etat ne fait rien pour juguler ce désastre. Bien au contraire ce même Etat subventionne à perte l’installation de parcs de moulins à vent sous prétexte qu’il faut réduire les émissions de carbone mais surtout parce qu’il existe un lobby puissant qui infléchit les décisions gouvernementales en direction des énergies vertes car il y a de l’argent à gagner, beaucoup d’argent, prélevé sur la facture d’électricité des utilisateurs finaux – surtout les particuliers – et donc « ça ne coûte rien », comme disait l’autre.

Cette situation devient non seulement alarmante mais caricaturale en particulier en Allemagne depuis que le gouvernement fédéral a décidé de mettre un léger coup de frein aux subventions pour les énergies vertes. Après un certain nombre d’initiatives d’associations de protection de l’environnement, comme ILKA (Initiative Landschaftsschutz Kempter Wald and Allgäu e.V.), il devient de plus en plus évident que tous ces moulins à vent installés sur le sol de l’Allemagne à des prix prohibitifs n’ont jamais réduit les émissions de CO2 comme cela était pourtant espéré. La seule conséquence concrète de cet engouement pour les énergies dites vertes a été un doublement du prix de l’électricité. Dans ce pays, si les producteurs de lait étaient subventionnés comme le sont les entreprises installant et opérant des moulins à vent, chaque fermier recevrait pour chaque litre de lait produit 11 euros et trente centimes ! Cette estimation est le résultat de la division de la totalité des subventions consenties pour le développement des énergies vertes par le nombre de litres de lait produits en Allemagne chaque année, ça laisse rêveur …

img_5010.jpg

Pas difficile d’imaginer dans ces conditions le prix du lait au détail, quelque part aux alentours de 40 euros, car le lait est un produit noble. Les Japonais, dans un tout autre ordre d’idée, sont très jaloux de « leur » riz et ils en paient le prix : trois fois ! Une fois en impôts redistribués par le gouvernement aux agriculteurs, une deuxième et une troisième fois dans le supermarché avec des taxes qui doublent le prix de production, de conditionnement et de transport. Et encore, le Japon fait très peu d’efforts pour installer des moulins à vent car les Japonais – et ils ont raison – sont également très jaloux de la beauté des paysages où chaque arbre et chaque rocher sont des dieux. Jamais un moulin à vent moderne, une horreur esthétique totalement inefficace (cf. l’Allemagne), ne deviendra une divinité dans la philosophie shintoïste.

Inspiré d’un billet du blog de Pierre Gosselin, illustration Hanami 2017 à Tokyo (http://www.rosenight.net/wp-content/uploads/2017/04/img_5010.jpg)