Quarante cinq déclarations sur le contrôle de la population humaine (première partie)

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En prolongement d’un billet récent sur ce blog, voici un florilège de déclarations relatives au contrôle des naissances et du problème induit par le volume de la population de la planète sur l’évolution du climat analysé par les élites mondiales. Cet état d’esprit existait bien avant l’apparition du réchauffement global et du changement climatique. Beaucoup de personnalités au sommet de la pyramide sociale mondiale rêvaient d’abattre le troupeau humain de manière spectaculaire. Voici les 23 premières déclarations ( source : themostimportantnews.com). Suite dans un autre billet.

1. Charles Darwin (son oeuvre est à la base de beaucoup de théories scientifiques actuelles) : « Dans une époque future pas très éloignée si on la mesure en siècles, les races humaines civilisées, selon toute certitude, extermineront et remplaceront dans le monde entier toutes les races sauvages. Simultanément les grands singes anthropomorphiques, comme l’a remarqué le Professeur Schaaffhausen, seront sans aucun doute exterminés. La césure se sera élargie, plus que si elle intervenait entre l’homme caucasien civilisé comme on peut l’espérer et des singes aussi vulgaires que le babouin plutôt que comme à présent entre des nègres ou des Australiens (aborigènes) et les gorilles ».

2. Bill Gates : « Le problème est que la population croit d’autant plus rapidement là où les gens sont le moins capables de s’en rendre responsables. Ainsi c’est dans les contrées les plus pauvres que la population triplera vers 2050 (…) et nous devons nous assurer d’aider ces peuples avec des moyens leur évitant d’avoir dans le futur une situation impossible ».

3. Bernie Sanders : « Dans les pays pauvres où les femmes n’ont pas forcément envie d’avoir beaucoup d’enfants et où elles peuvent avoir accès à des moyens pour contrôler le nombre d’enfants qu’elles veulent avoir, je soutiens entièrement ce type d’action ».

4. Boris Johnson : « Le principal défi auquel notre espèce est confrontée est la reproduction de notre espèce elle-même. Il est grand temps d’avoir une discussion au sujet du nombre optimal d’êtres humains dans notre pays mais aussi sur la planète entière. Il est évident que nous avons les moyens de réduire la croissance de la population et la pauvreté en promouvant l’alphabétisation, l’émancipation des femmes et l’accès au contrôle des naissances ».

5. Sir David Attenborough, présentateur à la télévision britannique : « On ne peut plus laisser croître la population humaine de manière incontrôlée. Si nous ne prenons pas en charge la taille de notre population, la nature s’en chargera ».

6. Paul Erlich, ancien conseiller scientifique de George W. Bush : « Résoudre le problème de la population ne résoudra pas les problèmes de racisme, de sexisme, d’intolérance religieuse, de guerres, d’inégalité économiques évidentes. Mais si vous ne résolvez pas le problème de la surpopulation, vous ne résoudrez aucun de ces problèmes. Quel que soit le problème qui vous préoccupe, vous ne pourrez le résoudre que si vous résolvez également le problème de la population ».

7. Dave Foreman, fondateur de Earth First : « Nous les humains sommes devenus une maladie, l’ « humanpox » (la variole humaine) ».

8. Ted Turner, fondateur de CNN : « Une population totale de 250 à 300 millions de personnes, soit une baisse de 95 % par rapport au niveau actuel, serait l’idéal ».

9. Taro Aso, vice-premier ministre du Japon à propos des patients atteints de maladies graves : « On ne peut pas bien dormir quand on pense que tout ça est payé par le gouvernement. Cela ne sera résolu que si vous les laissez vite mourir ».

10. David Rockefeller : « L’impact négatif de la croissance démographique sur tous nos écosystèmes planétaires devient de plus en plus évident ».

11. Richard Branson : « La vérité est la suivante : la Terre ne peut pas fournir suffisamment de nourriture et d’eau potable à 10 milliards de personnes sans parler des maisons, des routes, des hôpitaux et des écoles ».

12. Roger Martin, militant écologiste : « Sur une planète finie la population optimale offrant la meilleure qualité de vie pour tous est clairement beaucoup plus petite que la population maximale assurant une simple survie. Plus nous sommes nombreux moins il y a à partager, moins de gens signifie une vie meilleure ».

13. Bill Maher (HBO) : « Je suis favorable au choix, je suis pour le suicide assisté, je suis pour le suicide tout court, je suis pour tout ce qui permet de faire bouger les lignes, voilà ce pour quoi je suis. Il y a trop de monde sur la planète, elle est surpeuplée, et nous devons faire la promotion de la mort ».

14. Al Gore : « Ce que nous pourrions faire pour la planète c’est changer les technologies, réduire la pollution, stabiliser la population, et sur ce dernier point il faut éduquer les jeunes filles et les femmes. Nous devons mettre en place un contrôle des naissances omniprésent pour que les femmes puissent choisir le nombre d’enfants qu’elles désirent avoir et espacer les naissances. Il faut éduquer les filles et rendre les femmes autonomes. C’est le facteur d’effet de levier le plus efficace et lorsque cela se produit la population commence à se stabiliser et alors les sociétés commencent à faire de meilleurs choix plus équilibrés ».

15. Penny Chisholm, professeur au MIT : « Le vrai truc pour tenter de stabiliser la population mondiale à 9 milliards est de faire chuter les taux de natalité dans les pays en voie de développement aussi vite que possible. Cela déterminera alors le niveau auquel les humains se stabiliseront sur Terre ».

16. Julia Whitty, chroniqueuse pour Mother Jones : « La seule solution connue au dépassement écologique consiste à ralentir la croissance de notre population plus rapidement qu’elle ne le fait aujourd’hui, puis à inverser la tendance. En même temps nous ralentissons et inversons la vitesse avec laquelle nous consommons les ressource de la planète. Le succès de ces deux projets résoudra nos problèmes mondiaux les plus pressants : changement climatique, pénurie alimentaire, approvisionnement en eau, immigration, soins de santé, destruction de la biodiversité, voire conflits armés. D’un côté nous avons déjà réalisé des progrès sans précédent en réduisant la fécondité mondiale de 4,92 enfants par femme en 1950 à 2,56 aujourd’hui, une réussite de nombreuses tentatives parsemées d’erreurs parfois brutales, mais aussi une réussite au niveau des femmes prises individuellement pour faire leurs propres choix. La vitesse de cette révolution de la natalité qui s’oppose encore à la programmation biologique est peut-être notre plus grand exploit collectif à ce jour ».

17. Philip Cafar, professeur à l’Université du Colorado, dans un article intitulé « Ethique du climat et politique de la population » : « Mettre fin à la croissance de la population humaine est presque certainement nécessaire (mais non suffisante) pour prévenir un changement climatique catastrophique à l’échelle mondiale. En effet, réduire significativement la population humaine est peut-être nécessaire pour qu’il en soit ainsi ».

18. Eric R. Pianka, professeur à l’Université du Texas à Austin : « J’ai deux petits-enfants et je veux qu’il héritent d’une Terre stabilisée. Mais j’ai peur pour eux. Les Humains ont surpeuplé la planète et ont ainsi créé un terreau idéal pour que les bactéries et les virus se développent et prospèrent. Nous nous comportons comme des bactéries qui se développent sur une boite de gélose, en plein essor jusqu’à ce que les limites soient atteintes ou jusqu’à ce qu’un autre microorganisme les colonise et prenne le relais, les utilisant alors comme source de nourriture. Outre notre densité de population extrêmement élevée, nous sommes sociaux et mobiles et ce sont exactement les conditions qui favorisent la croissance et la propagation des microorganismes pathogènes. Je pense que ce n’est qu’une question de temps avant que les microbes assument de nouveau leur rôle de contrôle de la population humaine car nous ne pouvons ou ne voulons pas les contrôler nous-mêmes. Les écologistes souscrivent à cette idée depuis au moins 40 ans, ce n’est pas nouveau, mais les gens ne veulent tout simplement pas les écouter ».

19. Kofi Annan, Secrétaire générale des Nations-Unies de 1997 à 2006 : « L’idée que la croissance de la population garantit une vie meilleure – financièrement ou non – est un mythe et seuls les vendeurs de couches pour bébés, de poussettes et d’articles similaires ont le droit d’y croire ».

20. Thoraya Ahmed Obaid, secrétaire général adjoint des Nations-Unies de 2000 à 2010 : « Nous ne pouvons pas faire face aux défis énormes de la pauvreté, de la faim, des maladies et de la destruction de l’environnement si nous ne réglons pas les problèmes de santé de la reproduction de la population ».

21. Bill Nye : « En 1750 il y avait environ un milliard d’êtres humains dans le monde. Maintenant il y en a plus de 7 milliards. Ce nombre a plus que doublé durant ma propre vie. Tous ces gens qui veulent vivre comme nous dans les pays développés produisent beaucoup plus de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre qu’il y a deux siècles. C’est la vitesse de ce changement qui va poser problème à beaucoup de ces populations concentrées dans divers pays du monde ».

22. Cameron Diaz (actrice) : « Je pense que les femmes ont peur de dire qu’elles ne veulent pas d’enfants parce qu’elles vont être déconsidérées. Mais je pense que cela change maintenant. J’ai plus de copines qui n’ont pas d’enfants que de copines qui en ont. Et, honnêtement, nous n’avons plus besoin d’enfants, il y a beaucoup trop de gens sur cette planète ».

23. Steven Rattner, stratège démocrate : « Nous avons besoin de conférences de la mort. Pas exactement des comités de la mort, certes, mais si nous ne commençons pas à cibler les soins de santé avec plus de discernement, à les rationner – appellons les choses par leur nom – le coût de l’assurance-maladie submergera le budget fédéral américain ».

Il y a 50 ans naissait le Club de Rome

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Aurelio Peccei, un industriel italien philanthrope qui avait travaillé dans la firme automobile Fiat puis la société Olivetti, créa en avril 1968 avec Alexander King, un chimiste écossais, le Club de Rome, mettant en avant pour la première fois le concept de « développement durable ». Le Club de Rome existe toujours et est basé à Winterthur en Suisse, le pays de tous les possibles. La problématique de cette assemblée dont le secrétaire général actuel est Graeme Maxton, connu pour son livre « La fin du Progrès », est de prôner le malthusianisme afin de sauvegarder l’humanité. On peut résumer l’idéologie de ce club ainsi. En réalité si les thèses d’un déclin imparable de la qualité des conditions de vie sur la Terre en raison de l’accroissement de la population fait partie de la préoccupation centrale du Club de Rome, le but final est tout autre.

Il est difficilement concevable d’imaginer un instant que les individus sur la planète entière restreindront sans contrainte extérieure leur instinct de procréation. Il s’agit donc pour cette organisation de mettre en place progressivement un gouvernement mondial dont les objectifs seront d’abolir les gouvernements nationaux et d’imposer des règles strictes de bonne conduite afin de restreindre la population. Pour atteindre un tel objectif il faut naturellement que les populations soient réceptives à des injonctions venant d’ « en haut ». L’Eglise chrétienne a remporté un franc succès en persuadant les adeptes qu’il y avait un paradis promis à ceux qui étaient vertueux et un enfer pour les autres. C’est exactement ce type d’attitude qu’adopta tout de suite le Club de Rome.

Dès 1973, avec les ordinateurs de l’époque, des chercheurs du MIT travaillant pour le Club de Rome modélisèrent un sombre avenir pour l’humanité si celle-ci ne réussissait pas à restreindre le nombre des naissances. La vidéo datant de cette année-là et diffusée à la télévision indique que dès 2020 l’humanité sera confrontée à des graves problèmes de survie, de pollution, de ressources alimentaires et qu’en 2040 la situation se sera tellement dégradée que la population mondiale chutera catastrophiquement. Voici le lien pour les anglophones : https://youtu.be/cCxPOqwCr1I. On peut croire ou non à ce type de prévision sur le long terme appelée par son auteur Jay Forrester le programme « World One » mais son but était surtout de terroriser les foules.

Pour imposer « sa loi » à l’humanité toute entière il faut d’abord la préparer psychologiquement et le seul moyen, comme l’a fait l’église chrétienne en son temps, il faut lui faire peur. Comme le disait Christine Lagarde l’humanité dérègle le climat – ce qui reste encore à prouver – et « on va tous griller comme des toasts », c’est ce qu’elle a affirmé : l’image de l’enfer ! Alexander King, alors directeur du Club de Rome, évalua les résultats de ce programme de simulation et en conclut que les grandes corporations devaient imposer un nouvel ordre mondial afin d’achever le but d’ « un développement durable » qui ne dégrade pas les conditions de vie sur la planète Terre. Lors de sa prochaine réunion le Club de Rome formulera les 17 points qui doivent être implémentés rapidement. C’est essentiellement une directive de mise en place d’une gouvernance mondiale sous l’égide des Nations-Unies, du Fond Monétaire international et de la Banque Mondiale. Pour retrouver les détails de ce projet il suffit d’aller sur le site des Nations-Unies et de chercher Sustainable Development Goals.

Monter en épingle le réchauffement climatique d’origine humaine – alors que l’activité humaine joue un rôle négligeable par rapport à l’activité solaire – est du pain béni pour ces globalistes qui veulent imposer leurs lois et leur lubies au monde entier. Le Club de Rome est sponsorisé par les globalistes les plus acharnés au monde. Juste pour situer l’importance qu’ils donnent à cette organisation, citons les membres passés et présent de cette assemblée qui veut s’octroyer des pouvoirs terrifiants pour les démocraties : Al Gore, Mikhail Gorbachev, Bill Clinton, Jimmy Carter, Bill Gates, Ted Turner, George Soros, Tony Blair, Deepak Chopra, Henry Kissinger, Barbara Marx Hubbard, Marianne Williamson, Le Roi Juan Carlos I et la plupart des anciens secrétaires généraux des Nations-Unies ainsi que divers officiels de haut rang. Les bras séculiers déjà présents pour mettre en oeuvre ce projet sont Facebook, Google ou encore Amazon, Microsoft et la majeure partie des médias appartenant à des entités financières transnationales.

Nous entrons donc bien dans une ère nouvelle orwellienne, la dictature mondiale dont le principal acteur sera les USA, inutile de s’en étonner. Pour donner un petit exemple de l’attitude particulièrement significative des Nations-Unies j’ai écrit un billet il y a quelques jours sur la bilharziose. Je conseille à mes lecteurs d’aller sur la page schistosomiasis de Wikipedia en anglais et ils découvriront avec stupeur ceci :

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Ce passage a disparu de la version française ! Il est très facile de comprendre quelle est la politique de l’OMS, organisme onusien, faut-le rappeler, tout simplement de laisser les enfants africains mourir, c’est mieux pour la planète : la bilharziose tue seulement 200000 personnes chaque année, ce n’est pas assez … N’importe quel individu normalement constitué trouve que ce genre de décision émanant d’un organisme international est inique. Mais si on prend la peine de fouiller dans les directives du Club de Rome, force est de retrouver tous les chevaux de bataille des ONGs concernant la lutte contre l’usage des pesticides. C’est un levier pour réduire la population humaine car ne plus faire appel à des molécules chimiques hautement spécifiques dans l’agriculture extensive entrainera inévitablement des famines généralisées, ce que désire finalement le Club de Rome. Un autre point intéressant dont les médias n’ont pas le droit de faire un quelconque commentaire, l’orchestration par le Club de Rome des campagnes anti-vaccins dans le but d’affaiblir les défenses immunitaires des êtres humains afin d’assister à une augmentation de la mortalité généralisée. Ce type d’actions souterraines est largement repris par les médias. Pas étonnant, ces médias appartiennent pour la plupart à des groupes financiers impliqués dans le grand projet du Club de Rome et je le rappelle ici au risque de me répéter.

La supposée raréfaction des ressources en hydrocarbures est aussi une préoccupation de cette insidieuse organisation totalitaire néo-troskyste dont le label trompeur est le néo-libéralisme est un mensonge. Il existe des réserves en charbon et en pétrole partout dans le monde mais leur exploitation est préjudiciable pour la santé du climat. En effet le Club de Rome a largement encouragé la propagande consistant à déclarer que le gaz carbonique était mauvais pour le climat, normal me direz-vous car il s’agit du seul argument dont dispose cette assemblée de complôtistes qui veulent établir une hégémonie dictatoriale sur l’ensemble de l’humanité. J’ai plus de 70 ans et je ne suis pas encore dénué de sens critique mais je suis convaincu que mes petits-enfants vivront des années très sombres. Ils seront les esclaves des grandes compagnies apatrides guidées par les USA, peut-être le seul créneau qui reste aujourd’hui à ce pays pour survivre à moins de catalyser un nouveau conflit mondial meurtrier, ce que désire finalement le Club de Rome pour réduire la population mondiale. Belle perspective …

Inspiré d’un article de Michael Snyder paru sur le site endoftheamericandream.com le 3 septembre 2018 via le site ZeroHedge

Crise climatique : Les anticonceptionnels c’est bon pour le climat !

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Pour une fois le British Medical Journal ne fait pas dans la dentelle. Ce périodique prestigieux vient de s’illustrer bassement en osant publier un infect pamphlet écrit par John Guillebaud que mes lecteurs anglophones peuvent retrouver ici : http://dx.doi.org/10.1136/bmj.i2102 , en libre accès pour la bonne cause, intitulé « Voluntary family planning to minimise and mitigate climate change ». Ce titre aiguillonne l’attention car « volontary » peut aussi bien dire aux niveaux individuel et du couple qu’imposé par une volonté supranationale.

Je me fais donc un plaisir, compte tenu de mes convictions contrariennes relatives au « changement climatique » justifiées par la validité incontestable des lois fondamentales de la physique qui sont allègrement ignorées par les « spécialistes » de l’IPCC, de me révolter au sujet de cet article qui prouve clairement les visées malthusiennes de la mouvance écologiste que j’ai déjà dénoncé dans mon blog. C’est tout simplement écoeurant !

Je me fais aussi un plaisir de traduire quelques passages de cet article monstrueux, relevant du plus pur esprit fasciste, de cet individu qui devrait être interdit de parole dans le monde (encore) libéral dans lequel nous vivons tous chaque jour mais peut-être pour plus très longtemps.

« Simplement dit, le changement climatique est la conséquence de la production excessive de gaz à effet de serre. Comme cela a été bien indiqué par le Professeur Tony McMichael, la cause des causes de ce changement climatique ne doit pas être ignorée. Le changement climatique a déjà atteint un point de non retour et il est urgent d’agir pour non seulement réduire nos émissions de carbone mais aussi et surtout pour réduire la population« .

Déjà en lisant le début de cet article je commence à halluciner mais je me permets d’insister :

« Une approche raisonnée dans un esprit de compassion de l’usage de contraceptifs accompagnée d’une bonne éducation dans un contexte culturel adapté peut offrir une réduction substantielle des coûts de la stratégie globale de réduction de l’émission des gaz à effet de serre« .

Je n’ai pas sollicité le BMJ pour reproduire dans mon blog l’illustration ci-dessus car je n’en ai rien à foutre mais cette image vaut son pesant de milliards de dollars. À gauche « La bonne nouvelle : chaque semaine de plus en plus de gens réduisent leur empreinte carbone« 

À droite « La mauvaise nouvelle : chaque semaine encore plus de monde« .

Je me suis demandé si j’allais continuer à traduire et commenter pour vous, mes chers lecteurs, le contenu de cet article et je me suis finalement persuadé qu’il était de mon devoir, en accord avec mes convictions, de réagir à l’aide d’une prose aussi posée que possible à cet ignominieux article de propagande dans la droite ligne idéologique du Prince Charles, un ami très cher d’Al Gore, pour ne pas les nommer ! Le premier paragraphe de l’article s’intitule tout simplement :  » Quelle est la relation entre la population et son impact sur l’environnement ? » Vous n’allez pas être surpris ! Au cours des années 70 l’impact de la population sur l’environnement (y compris sur le climat) fut parfaitement identifié comme répondant à la simple équation suivante :

I = P x A x T

I est ce fameux impact, P la population, A la création de richesse (affluence en anglais, un terme difficile à traduire) dont la conséquence est par opposition l’effluence, c’est-à-dire la production de polluants dont le CO2, et enfin T l’impact de la technologie, y compris les combustibles fossiles, sur cet impact. Comme n’importe quel élève de sixième pourrait le faire remarquer le facteur P, la population, multiplie les facteurs A et T, il est donc digne d’un sophisme éculé d’en déduire que limiter la population ne pourra qu’être bénéfique pour le climat ! Là où cet article a commencé à me faire nerveux c’est l’argument totalement extravagant consistant à prétendre que réduire la consommation de viande était vital pour préserver le climat. En quelques mots, manger moins de viande permettrait de réduire de 30 % les émissions de gaz à « effet de serre » car la déforestation serait ralentie, la production de méthane par le cheptel bovin serait également réduite et la formation d’oxydes d’azote provenant des engrais également …

Vient ensuite – c’est toujours dans le BMJ, je n’invente rien, l’article est en accès libre – un magnifique camembert qui documente la production de « gaz à effet de serre » :

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Maintenant je vais un peu résumer les propos de cet article scandaleux pour éviter à mes lecteurs de se lasser. Il y a une dissertation sur les taux de natalité qui sont effroyablement élevés dans les pays sous-développés en particulier en Afrique sub-sahélienne où on rencontres des fertilités allant jusqu’à plus de 5 enfants par femme. Je cite : « selon les Nations-Unies, dans les 48 pays les moins développés du monde la population va tripler à l’horizon 2100 et si rien n’est fait pour enrayer ce phénomène : en 2100 la population de la planète atteindra 28 milliards de personnes« .

Bon, comme chacun sait l’IPCC est une émanation onusienne, mais il ne faut tout de même pas abuser ! S’en suit un aveu, on l’attendait sans vraiment de surprise : la COP21 a « omis » de mentionner le planning familial dans la liste des résolutions urgentes pour lutter contre le changement climatique. Ben voyons ! Enfin les idéologues du climat dévoilent leurs objectifs qui consistent tout simplement à établir un contrôle autoritaire sur les habitudes fornicatoires de peuples entiers. Georges Brassens qui n’était pas avare de mots sur ce sujet serait proprement révolté … et je le suis car je suis un admirateur inconditionnel de cet immense poète et philosophe à sa manière pour qui le sexe (j’avais soudain envie de ne pas édulcorer mes propos tant je ne sens offusqué par cet article) fait partie de la vie, du quotidien, de la nature, de l’instinct.

Comment imposer à des populations entières le contrôle des naissances ? Tout simplement en imposant autoritairement des méthodes contraceptives efficaces allant jusqu’à la stérilisation volontaire des hommes. N’est-ce pas là l’avènement d’un totalitarisme planétaire sous prétexte que le climat change parce que la population croit trop vite ?

Alfred Sauvy, l’un des plus fameux démographes des cent dernières années, doit se retourner dans sa tombe. Il n’a pas assisté au renversement récent de la politique chinoise désastreuse d’un enfant par couple, désastreuse non pas aujourd’hui même mais dans 30 ans. Il se trouve que le mal est déjà fait pour la population chinoise qui ne récupérera de cette catastrophe, si l’on peut formuler la situation ainsi et si cela est encore possible, que dans deux générations. Sauvy, dont j’ai lu avec délectation quelques ouvrages, déclarait que toute intervention autoritaire sur la natalité ne pouvait conduire qu’à un désastre qu’il était difficile de programmer.

Vient ensuite un sommet de la mauvaise foi malthusienne si chère aux écologistes. Si une femme américaine mariée décide d’avoir un enfant de moins qu’elle ne l’avait prévu, l’empreinte carbone du couple sur toute leur vie sera réduite de 486 tonnes et la conséquence sur les générations futures, du fait d’une descendance moins nombreuse résultera en une « économie de carbone » de 9441 tonnes c’est-à-dire 20 fois plus que n’importe quel comportement écolo le plus scrupuleux : recyclage, chauffage et conditionnement d’air strictement limités, etc … même si par ailleurs les Américains ou les Britanniques émettent 35 fois plus de carbone que les habitants du Bangladesh !

La mission des Nations-Unies est donc d’introduire volontairement un planning familial à l’échelle planétaire selon Guillebaud et la responsabilité en revient aux médecins qui ont contribué largement à l’augmentation de l’espérance de vie périnatale. À la limite et dans ce contexte les médecins seraient coupables des émissions de gaz à effet de serre !!! Les médecins doivent éduquer les populations, préconiser les contraceptifs et les stérilets. Il est du devoir des gouvernements de soutenir massivement ces initiatives par l’intermédiaire d’ONGs comme Population Matters (www.populationmatters.org) ou encore le WWF. Que les femmes finissent par comprendre qu’il est préférable d’avoir un (seul) enfant par choix plutôt que par chance. Pour Guillebaud (et l’IPCC en 2014 mais pas à la COP21) si les femmes – qui le désirent – avaient accès à des contraceptifs gratuitement, les émissions de gaz à effet de serre pourraient être réduites de 30 %. Guillebaud déplore qu’il n’y ait pas eu la moindre mention à la dernière conférence de Paris de l’urgence d’un planning familial mondial y compris auprès des adolescents des pays développés.

L’effort mondial pour une gratuité des moyens contraceptifs représenterait selon Guillebaud moins de 6 jours du budget américain de la défense qui s’élève à 598 milliards de dollars.

Note : le Docteur Guillebaud est conseiller auprès de l’OMS et Professeur émérite de planning familial et de santé de la reproduction. Il a au moins le courage de se déclarer malthusien pur et dur …

Warren Buffett ? Un féministe !

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Tous ceux qui s’intéressent au monde de la finance ont entendu parler de Warren Buffett, le fondateur et CEO de Berkshire Hathaway. Cet empire financier comme beaucoup d’autres entretient des « fondations » caritatives impliquées dans la santé et l’hygiène. Par exemple la fondation Bill & Melinda Gates, émanation de l’empire financier de Bill Gates, s’est largement investie dans l’amélioration de la vie de tous les jours dans les pays africains démunis d’infrastructures de santé. Cette fondation gère une multitude de dispensaires, procure et paie un personnel spécialement formé pour la lutte contre les maladies tropicales tout en fournissant à ces petits hôpitaux de brousse matériel et médicaments. La fondation Ford est également impliquée dans des activités caritatives du même genre. La troisième fondation de ce genre aux USA est la fondation Susan Thompson du nom de la première épouse de Warren Buffett.

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La Fondation Susan Thompson est spécialisée dans la réduction des grossesses non désirées, non pas dans un pays d’Afrique mais aux Etats-Unis. Le projet central de cet organisme a été la mise au point et la promotion d’un stérilet bon marché et efficace. Les stérilets ont acquis une mauvaise réputation avec le temps car ils ne sont pas toujours efficaces, leur mise en place nécessite l’intervention d’un gynécologue et ils peuvent être la cause de douleurs, d’irritations et au pire d’infections. Cet ensemble de raisons a eu pour résultat une désaffection des femmes pour ce contraceptif dont les modèles les plus sophistiqués peuvent atteindre un prix non négligeable approchant les 800 dollars (750 euros) pour une efficacité garantie de dix ans. À peine plus de 10 % des femmes utilisent ce moyen contraceptif (IUD pour intra-uterine device) malgré son efficacité prouvée et l’absence d’effets secondaires – pour les modèles les plus récents – en comparaison de la pilule, déconseillée pour un grand nombre de femmes. Le graphique ci-dessous est éloquent car il indique un retour de l’usage de stérilets depuis le milieu des années 2000 et la fondation Susan Thompson n’est pas étrangère à cette situation. Qui aurait pu imaginer que Warren Buffett s’intéressait au planning familial et aux grossesses non désirées ?

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C’est à coup de centaines de millions de dollars que les travaux entrepris par la société Allergan aboutirent en 2013 au stérilet Liletta dopé au levonorgestrel, un analogue semi-synthétique de la progestérone éventuellement utilisé à fortes doses (1,5 mg) comme « pilule du lendemain ». Le stérilet Liletta délivre des quantités infinitésimales de ce contraceptif sur une durée d’au moins trois années. Une étude détaillée sur 1751 femmes âgées de 16 à 46 ans à qui on avait posé ce stérilet de nouvelle génération a montré que son usage était sans danger et que son efficacité était de l’ordre de 99,45 %. Warren Buffett est avant tout un homme d’affaires qui s’est diversifié dans le planning familial de manière raisonnée et sa stratégie est assez exemplaire. Pour atteindre la clientèle potentielle des stérilets dont il finançait la mise au point, Berkshire Hathaway fit l’acquisition de Pampered Chef, un compagnie calquée sur le modèle marketing de Tupperware. Rien de plus simple que de proposer des boites en plastique à la maison lors de « réunions Pampered Chef » et de suggérer l’usage d’un autre petit bout de plastique. Les activistes anti-avortement tentèrent immédiatement d’organiser le boycott de Pampered Chef mais furent découragés par l’organisation irréprochable de cette société multinationale qui compte plus de 50000 vendeurs.

Avec une fortune évaluée à plus de 50 milliards de dollars, Buffett a décidé de léguer 80 % des actions de Berkshire à la fondation Susan Thompson qui sera censée consacrer 5 % de ce capital chaque année pour promouvoir l’accès à des méthodes contraceptives peu coûteuses et accessibles aux plus démunis. Le prix du stérilet Liletta est maintenant de 50 dollars, pose comprise. Quelles sont les premières conséquences déjà visibles de ce projet « humanitaire » d’un nouveau genre ? D’abord le gynécologue propose plusieurs approches contraceptives à ses clientes. Celles qui ne désirent pas de ligature des trompes se voient proposer plusieurs choix, diaphragme imprégné de contraceptif, stérilet de nouvelle génération ou pilule (ou patch) contraceptive. Dans tous les cas il y a des arguments en faveur du stérilet et cette approche, honnête si l’on peut dire, a favorisé le retour de ce dernier. Par voie de conséquence, chez les adolescentes, le nombre de grossesses non désirées a chuté de 40 % entre 2009 et 2013 et les avortements dans cette même tranche d’âge a baissé de plus de 30 % dans le seul Etat du Colorado choisi par la fondation Buffett (il ne faut pas le dire mais plutôt mentionner la fondation Susan Thompson) pour valider l’efficacité du stérilet Liletta. Ce stérilet concurrence le produit équivalent de Bayer appelé Mirena, protégé par des brevets et dont le coût, pose comprise, est de 800 dollars. Autant dire que sans le soutien financier de la Fondation Susan Thompson l’avenir de Liletta serait compromis. Cette fondation est donc engagée dans le soutien de cette campagne afin d’obtenir l’approbation par la FDA de l’efficacité du stérilet jusqu’à 7 ans et au-delà. Affaire à suivre mais Warren Buffett ne se découragera pas.

Source et illustrations : Bloomberg Magazine

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25934164