BRÈVE : manifestation anti-indépendance à Santa Cruz

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J’habite dans le centre du centre-ville de Santa Cruz de Tenerife et j’ai capté du balcon de mon modeste logement la manifestation de protestation contre la consultation électorale catalane ce jour 30 septembre 2017 à 12h30. Depuis hier de nombreux commerces arborent la bannera ainsi que des balcons ici et là. S’il a existé par le passé un mouvement indépendantiste aux Canaries celui-ci s’est essoufflé car les habitants ont compris qu’ils avaient tout intérêt à ne pas se séparer de Madrid, bien que pouvant vivre du tourisme, l’archipel drainant à lui seul 25 % de tous les touristes qui viennent en Espagne chaque année.

Incroyable mais vrai, des drones-taxis … à Dubai.

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À Dubai, semble-t-il, les pétro-dollars coulent à flot et toutes les extravagances sont donc permises. À tel point que ces petits émirats défient le bon sens commun. Les usines de dessalage permettent à l’eau douce de couler à flot – il y a tellement de pétrole que cette eau ne coûte pratiquement rien – et on se croirait en plein désert verdoyant comme si on se trouvait dans la Silicon Valley. Cet endroit veut devenir avec ses dollars qui dégoulinent comme le pétrole des puits un hub régional de la high-tech et tout est permis y compris les projets les plus fous comme par exemple ce drone-taxi, le « Volocopter », de fabrication allemande comme il se doit, qui va décongestionner les rues de la ville car il servira de taxi pour deux personnes qui le réserveront avec leur téléphone portable. Cet engin futuriste est équipé de 18 rotors, de toute une série d’équipements annexes de sécurité comme un parachute qui se déploie en cas de panne pour que les deux passagers privilégiés touchent le sol en toute sécurité ainsi que des batteries additionnelles lui permettant une autonomie de 30 minute si le système calé sur le GPS ne permettait pas à l’ordinateur de transporter automatiquement les deux passagers à bon port.

Les deux « clients » plutôt aventureux ont en effet confié leur sort à un drone qui en d’autres lieux sert à assassiner des innocents, pas très loin de Dubai d’ailleurs, mais c’est une autre histoire … La société Volocopter a mis le paquet (https://www.volocopter.com/en/) et décroché ce contrat juteux avec la ville de Dubai pour transporter comme n’importe quel taxi Uber des clients fortunés. L’histoire ne dit pas quel est le prix du transport de l’aéroport à un hôtel en centre-ville ni si les passagers n’ont pas éprouvé la plus grande peur de leur vie que de se trouver dans un hélicoptère étrange sans pilote, en quelque sorte livrés à eux-mêmes. J’éprouve déjà la plus grande peine à comprendre l’intérêt des voitures, des camions et maintenant des bateaux sans pilote, là j’avoue que je suis complètement bluffé par l’inquiétante dérive dans laquelle l’humanité s’engouffre – encore faut-il être assis sur des matelas de pétro-dollars pour ce faire et la firme allemande qui a répondu à l’appel d’offre de Dubai va réaliser de substantiels chiffres d’affaire, merci pour eux.

Le Pew Research Institute fait aussi de la propagande

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C’est une enquète du Pew Research Center qui vaut ce qu’on veut bien lui attribuer comme valeur : qu’est-ce qui nous fait le plus peur ? Il ressort que ce qui préoccupe le plus l’homme de la rue (et la femme, qu’on ne m’accuse pas de machisme, ce n’est qu’une expression car j’aurais pu aussi écrire bipède) est le terrorisme symbolisé par l’organisation ISIS. C’est normal, tous les pays complices des Américains dans leurs exactions et leurs destructions de pays qui selon eux menacent leur sécurité, sont concernés par des risques d’attentats sur leur sol. Qu’est-ce que nos gouvernants sont allés faire dans cette galère ? pourraient se dire très justement ces « hommes de la rue ». Quand et pourquoi Assad, Saddam Hussein et Khadaffi auraient-ils menacé de massacrer les enfants de nos écoles ? Avant le 11 septembre il n’y avait pas de menaces terroristes en Europe si mes souvenirs sont exacts, mais peut-être que ma mémoire me fait défaut … Certes, il y eut des anarchistes, des gauchistes et des indépendantistes en Allemagne, en Italie, en Espagne, mais ils ont fini par déposer les armes. Le terrorisme salafiste est motivé par un but précis, appliquer la charia dans ces pays de mécréants qui forment le coeur de la civilisation européenne. Il s’agit d’une nouvelle forme de guerre de religion que nos ancêtres ont connu. Le fanatisme fait partie de la nature humaine et il sera difficile de l’éradiquer.

La deuxième préoccupation, toujours selon le Pew Institute est le changement climatique : 61 % des personnes interrogées se sentent concernées par ce grave ( ? ) problème qui importe à la planète entière. La propagande mondialisée a bien fait son travail et nous sommes tous endoctrinés, depuis l’école primaire, par le « problème du climat » qui nous concerne tous. Nous consommons trop, nous faisons trop d’enfants (surtout les Africains), nous gaspillons, nous ne respectons plus rien, nous polluons, bref, nous détruisons la planète et son climat. La peur et la culpabilisation sont deux denrées commerciales qui se sont toujours bien vendues, songez aux trésors entreposés dans les caves du Vatican. Dans les années 1950 des promoteurs immobiliers ont fait fortune en vendant des abris anti-atomiques. Aujourd’hui, des entreprises à peine plus scrupuleuses font fortune en installant des moulins à vent qui ne servent pratiquement à rien sinon à tuer des millions d’oiseaux migrateurs ou sédentaires, diurnes ou nocturnes, et on accuse le changement climatique de provoquer la disparition des moineaux dans les grandes villes d’Europe, ben voyons ! Ce qu’il y a de plus insupportable dans cette propagande climatique qui ne repose sur aucune justification scientifique c’est son relent malthusien écoeurant.

Viennent ensuite les cyber-attaques et les risque de l’économie globalisée. L’enquète du Pew a été démocratiquement organisée, du moins espérons-le. Pour ma part je classerais les risques économiques et financiers en première place. L’endettement généralisé, les taux d’intérêts proches de zéro voire négatifs, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité, ce sont deux facteurs qui devraient être bien plus effrayants que le terrorisme ou le climat. L’homme de la rue ne comprend rien à l’économie ni moi non plus mais force est de constater qu’imprimer des billets de banque qui ne reposent sur aucun actif tangible paraît tellement artificiel qu’il va bien un jour falloir revenir à la case départ et la crise économique qui s’ensuivra sera bien pire que le terrorisme ou le climat. Quant aux cyber-attaques, il serait assez désastreux qu’elles ciblent les robots boursiers car elles précipiteraient cette crise inéluctable et en tous points catastrophique que nous allons tous vivre et dont l’imminence n’échappe plus à personne.

Ensuite c’est un peu du grand n’importe quoi, les réfugiés et l’influence géopolitique des trois grandes puissances, USA, Russie et Chine. Le problème des réfugiés du Moyen-Orient et d’Afrique qui affecte principalement les pays européens a été provoqué par les interventions armées des USA et de l’OTAN. Nous devons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Si les politiciens étaient honnêtes avec les citoyens dont ils ont la charge ils auraient du demander aux populations leur avis par une consultation populaire comme aimait le faire le Général de Gaulle, mais c’est devenu un petit entrefilet dans les livres d’histoire car ces politiciens méprisent leur peuple, c’est évident. Enfin l’influence des trois Grands sur la géopolitique est un jeu à trois joueurs : l’un des trois sera nécessairement perdant selon les alliances qu’ils décideront d’établir entre eux.

Je pense que l’avenir est déjà arrêté : ce sera la chute de l’empire américain à la faveur d’une crise économique infiniment plus profonde que celle de 1929 ou beaucoup plus banalement d’une nouvelle guerre civile américaine entre les pauvres, les très pauvres, et les riches, les très riches, la crise économique qui se profile provoquant alors cette guerre civile. La structure de la société américaine a atteint un tel degré de caricature qu’elle n’a plus d’avenir quand on sait que près de 100 millons de personnes ont à peine de quoi se nourrir et que quelques centaines de personnes accaparent 98 % des richesses du pays. Pour moi, le problème mondial numéro un, mais le Pew Institute s’est bien gardé de le mettre en évidence, c’est les USA, chez eux et dans le monde entier.

Source et illustration : assets.pewresearch.org paru le 1er août 2017

La CIA : 70 ans de crime organisé …

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Ce billet est une traduction libre mais néanmoins fidèle d’un article paru sur le site de Lars Schall (Larsschall.com). Il s’agit de questions-réponses entre Lars Schall et Douglas Valentine, auteur des livres « The CIA as Organized Crime » et « The Phoenix Program« . Quand j’écrirai « je » ce sera naturellement Valentine qui parle. Quelques ajouts entre parenthèses pour faciliter la compréhensin et bref commentaire de mon cru en fin de billet.

Photo de Tom Thai : le crépuscule de la démocratie américaine.

Le 18 septembre 1947 le National Security Act créa la CIA, un organisme qui est devenu au fil des années une organisation criminelle à la solde du gouvernement américain. Tous les agissements de la CIA sont illégaux et c’est la raison pour laquelle cette organisation bénéficie de la protection du gouvernement et d’une impénétrable culture du secret. Alors que les mythomanes de l’industrie de l’information n’ont de cesse de peindre l’Amérique comme le bastion de la paix et de la démocratie, les officiers de la CIA dirigent des organisations criminelles dans le monde entier. Par exemple la CIA recruta Santo Trafficante, un trafiquant de drogues notoire durant les années 1950 pour assassiner Fidel Castro. En échange la CIA autorisa cet individu à importer des tonnes de drogues sur le territoire américain. Depuis lors la CIA arme et facilite les activités des trafiquants pourvu qu’ils exécutent de basses besognes sur ordre et l’argent de la drogue arrive sur des comptes off-shore et devient alors indiscernable de celui de la CIA. Le trafic de drogues organisé par la CIA n’est qu’un exemple.

Ce qu’il y a de plus important à comprendre au sujet de la CIA est son organisation qui lui permet de maintenir un secret total sur ses activités. Si les USA étaient une vraie démocratie et que la liberté de parole était respectée alors nous pourrions parler librement de la CIA et serions confrontés à son racisme et son sadisme. Or ce n’est pas possible, nous sommes maintenus dans l’ignorance totale de l’histoire de notre pays et nous n’avons pas la moindre idée de ce que nous sommes en tant que nation. Quand un leader politique commence à parler des activités démoniaques de la CIA il est immédiatement réduit au silence. La CIA n’entreprend jamais rien qui ne puisse être ensuite nié. Le déni de responsabilité fait partie de la culture de la CIA.

Lorsqu’en 1984 j’ai demandé à William Cosby, ancien directeur de la CIA, de m’aider à écrire le livre « The Phoenix Program » il me présenta Donohue en 1985. Donohue avait dirigé les opérations de la branche vietnamienne de la CIA entre 1964 et 1966 et la plupart des programmes qu’il développa étaient inclus dans le programme Phoenix. Comme Donohue était chapeauté par Cosby il ne tarissa pas de détails. Donohue faisait partie de la première génération des officiers de la CIA. Il avait étudié la comparaison des religions à la Columbia (University) et comprenait parfaitement la valeur des symboles. Il était un pur produit de l’école politique du Cook County et rejoignit la CIA après la seconde guerre mondiale (à l’époque l’OSS) quand il comprit que la guerre froide était une « industrie de croissance ». Il avait été à la fin de sa carrière le chef de la CIA aux Philippines et quand j’eus des entretiens avec lui il était encore en affaires avec l’ancien ministre de la défense des Philippines. C’est ainsi qu’avec un bon carnet d’adresses la corruption fonctionne chez les anciens serviteurs de l’Etat. Donohue me confia que la CIA n’entreprenait jamais rien si les deux critères suivants n’étaient pas réunis. D’abord le potentiel du renseignement (potential intelligence) : le programme doit être profitable pour la CIA. Ce point peut revêtir plusieurs aspects comme par exemple renverser un gouvernement, comment faire chanter une personnalité officielle, quels documents dissimuler ou comment exfiltrer un agent de l’étranger. Le second critère est que toute action peut être niée et si ce n’est pas le cas il ne faut pas l’entreprendre. Dans le meilleur des cas la CIA trouvera un officier de l’armée qui en prendra la responsabilité de couverture.

La négation « plausible » est une tournure de langage. Durant les auditions par le Sénat relatives aux tentatives d’assassinat de Fidel Castro et d’autres chefs d’Etat étrangers, le directeur délégué Richard Bissell respecta le principe de la négation plausible en utilisant des périphrases et des euphémismes quand les définitions précises des activités de la CIA pourraient être exposées et devraient alors immédiatement cesser. Tout ce qu’entreprend la CIA peut être nié et c’est là le mandat que lui a confié le Congrès car le Congrès ne veut pas être tenu pour responsable des activités de la CIA. Dans de très rares cas, en dehors de circonstances exceptionnelles comme un accident ou une révélation à la suite de fuites d’informations, le Congrès ou le Président peuvent exiger qu’une action de la CIA soit rendue publique si c’est utile pour des raisons psychologiques. Par exemple, la pratique de la torture est un bon exemple. Après le 11 septembre le peuple américain appelait à la vengeance, il voulait voir le sang musulman couler et c’est ainsi que le Président Bush laissa filtrer dans les médias des images de torture perpétrées par l’armée américaine à l’encontre d’ « ennemis des USA ». Il s’agissait d’ « interrogatoires améliorés » mais tout le monde comprit le sens de ce symbole.

Personne à la CIA ne connait réellement qui fait quoi en raison de la compartimentation de cet organisme. Quand un flic est en uniforme pour l’opinion publique il est au dessus de tout soupçon. Quand un agent de la CIA opère, le fait de fréquenter des voyous fait pour lui partie de sa mission de protection du citoyen américain, c’est cette loi-là qu’il respecte. Et la CIA regorge de ce genre d’individus qui n’ont aucune contrainte. Pour Nelson Brickham, l’instigateur du programme Phoenix « le service d’espionnage (la CIA) est une manière socialement acceptable d’exprimer ses tendances criminelles. Un individu qui a des tendances criminelles mais est trop couard pour les assumer a sa place à la CIA s’il a un tant soit peu d’éducation. Les agents de la CIA sont des aspirants mercenaires qui ont trouvé l’endroit socialement acceptable pour exécuter de basses besognes et être très bien payés pour ça ».

C’est bien connu que quand la CIA recrute des agents pour diriger des milices ou des unités de police secrète dans un pays étranger les candidats sont soumis à un examen psychologique minutieux. C’est ce qui s’est passé quand la CIA a mis en place une antenne en Corée : la CIA a envoyé son psychologue en chef à Séoul. Il fallait des candidats capables de suivre les ordres, être créatifs, ne pas avoir d’états d’âme, être motivés et ne pas avoir de désordres de la personnalité. La plupart des candidats étaient motivés par l’attrait de l’argent en particulier parmi les civils. C’est exactement la même situation en Amérique du Sud, en Afghanistan ou en Irak quand il s’agit de recruter des personnels pour diriger des unités anti-antiterroristes. Mais chaque fois que la CIA investit dans la formation d’un individu il faut que ce dernier serve les projets de la CIA.

Sur le sol américain la CIA est perçue par ses dirigeants comme une organisation militaire dans laquelle chaque membre doit faire preuve d’une obéissance aveugle à la chaine de commandement qui ne peut en aucun cas être violée. Si un agent n’est pas d’accord il est immédiatement viré. Il existe donc des programmes internes d’endoctrinement et chaque agent se considère comme spécial et bénéficie d’une immunité pénale en ce qui concerne ses actes criminels. Quand ils prennent leur retraite ils trouvent des boulots très bien payés dans le secteur privé pour faire passer la culture de domination et d’exploitation d’autrui. Malgré le fait que les agents de la CIA sont presque tous des sociopathes, ils ont une haute opinion de leur mission et l’extrême compartimentation de l’organisation de la CIA fait que chaque individu se sent profondément important quand bien même mentir, voler, assassiner fait partie du succès professionnel de chacun, ce sont des outils utilisés couramment par l’administration de la CIA.

Comme chaque agent de la CIA se considère supérieur il se considère aussi comme étant susceptible de faire partie de la classe dirigeante de n’importe quel pays en s’arrogeant le droit de manipuler, exploiter et soumettre à son gré le peuple qui lui est « confié ». Ces règles autorisent toutes sortes de comportements qui ressemblent à des rackets contre une protection pour assurer leur prérogatives.

L’armée est dans tous les pays le réel pouvoir et dans tous les pays l’armée est organisée autour d’une chaine de pouvoir à laquelle chaque membre doit obéissance, une obéissance sacrée et inviolable. Dans l’armée les supérieurs ne fraternisent jamais avec les subordonnés car un jour ou l’autre ils les enverront à la mort. Dans l’armée il y a un corps d’officiers comme dans toute bureaucratie et dans toute classe dirigeante d’un pays il y a des supérieurs et des subalternes, et ces derniers sont exploités selon la volonté des dirigeants. Ainsi au sein de la CIA il existe une sorte de confrérie appelée Universal Brotherhood of Officers qui est au dessus des lois. Profitant de gardes du corps et de fausses identités, il voyagent en jet privé, vivent dans des villas de luxe et tuent en utilisant les technologies les plus sophistiquées. Ils disent aux généraux de l’armée ce qu’ils doivent faire. Ils ont la main-mise sur les comités du Congrès. Ils assassinent des chefs d’Etat et massacrent des enfants innocents en toute impunité et dans l’indifférence totale. N’importe lequel d’entre eux est remplaçable sauf naturellement ses chefs.

La question en vient maintenant au rapport entre la CIA et la drogue. Il y a deux aspects dans le contrôle et l’organisation du trafic de drogue international par la CIA qui sert les intérêts des USA. Il faut noter que l’implication des gouvernements américains dans le trafic de drogue a commencé avant même que la CIA existe car c’était un moyen de contrôler les Etats fournisseurs ainsi que les mouvement sociaux et politiques de ces mêmes Etats. Cette attitude émergea dans les années 1920 quand les Américains aidèrent le nationaliste Chiang Kai-shek à développer son petit commerce de l’opium. Durant la seconde guerre mondiale, l’OSS, précurseur de la CIA, aida la rébellion Kachin et leur procura de l’opium car ils combattaient l’occupant japonais. Au même moment l’OSS établit des liens avec la pègre nord-américaine lui promettant sa protection et lui assurant une livraison de drogue en provenance de Chine afin que cette dernière serve à l’occasion pour exécuter de basses besognes exigées par l’OSS. Quand les Nationalistes chinois furent chassés l’OSS établit des liens avec les trafiquants en Birmanie et à Taiwan. Dans les années 1960 la CIA contrôlait l’ensemble du commerce de la drogue dans toute l’Asie du Sud-Est et prenait progressivement le contrôle de ce même commerce en Amérique du Sud mais également en Europe. Au Vietnam la CIA assura de son soutien le Général Nguyen Cao Ky en 1965, alors directeur de la sécurité nationale du Vietnam du Sud afin d’installer des centres d’interrogation secrets en échange du contrôle du trafic de drogue dans toute la région. Ky et sa clique ne furent financés par la CIA que grâce au trafic de drogue organisé par cette dernière.

L’autre facette de cette activité est l’infiltration par la CIA de toute l’administration d’un pays impliquée de près ou de loin dans la lutte contre le trafic de drogue. Aux USA, sous la pression de la CIA le Narcotic Bureau fut supprimé et remplacé au sein du Département de la Justice par un bureau des narcotiques et des drogues dangereuses, une administration qui fut immédiatement infiltrée par les agents de la CIA. Cette même CIA alla même jusqu’à créer en son sein un bureau spécial de coordination de lutte contre les narcotiques confié à un certain Seymour Bolten qui devint vite conseiller de William Colby puis de George HW Bush, les directeurs successifs de la CIA à l’époque. En 1973 le réseau de la CIA était totalement bouclé, avec un centre intra muros de lutte contre les narcotiques et la totale impunité des trafiquants sur le sol des USA, tous sous contrôle …

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Aux USA, à l’époque, il y avait deux sortes de consommateurs de drogue, les blacks et les hippies. Nixon, sans trop de scrupules, ordonna la guerre contre la drogue, en d’autres termes la guerre contre les Noirs. (C’est un peu vite dit mais c’est ce que pensait réellement Nixon). Les USA sont un ancien pays esclavagiste et une société ouvertement raciste, alors oui la guerre contre la drogue, un business contrôlé par l’élite blanche, était et est encore dirigée contre les Noirs et d’autres minorités afin de les maintenir dans un état de parias de la société. Avant 1968 il n’y avait aucun agent noir au Bureau des narcotiques … La police fédérale (FBI) travaillant de concert avec la CIA se servait et se sert toujours des petits minables noirs de quartier pour leur servir d’indicateurs afin de mieux contrôler le trafic dans une ville ou un Etat tout entier et la même CIA ne s’en prend jamais à la mafia car elle est sous contrôle. Cette mafia arrange tout le monde car elle fait régner l’ordre dans les quartiers et facilite la ségrégation blancs-noirs, c’était déjà le cas dans les années 1960 et ça l’est toujours.

Si l’usage de drogues n’était pas illégal ce serait une catastrophe pour différentes raisons car chacun y trouve son compte. La mise hors-la-loi des drogues a transformé ce phénomène de société en un problème de santé publique et ainsi servi de prétexte pour réorienter les devoirs des forces de police, la justice criminelle et les institutions civiles de maintien de la santé des individus afin de contrôler les minorités, les pauvres et les classes laborieuses et leur éviter d’évoluer vers plus d’émancipation sociale. Les compagnies privées parties prenantes de la santé des citoyens se sont engouffré dans ce marché lucratif créé par la politique répressive anti-drogues. Les assistants sociaux et les éducateurs ont parfait le système en abondant dans le sens du racisme de l’élite affairiste. Tout en développant ce business à l’étranger la bureaucratie a supprimé dans le pays (les USA) toute résistance sociale ou politique au profit des compagnies pharmaceutiques et médicales. Il faudrait une bibliothèque entière pour expliquer en détail les fondements de la guerre contre la drogue et les raisons profondes du « laissez-faire » (en français dans le texte) de l’administration et de l’industrie qui en profite. L’administration américaine en profite au même titre que la mafia. Il suffit de mentionner que les investisseurs de Wall Street dans l’industrie de la drogue ont utilisé le gouvernement pour transformer leur pouvoir économique en investissements dans les activités militaires. Il ne faut pas oublier que les USA ne produisent pas un gramme d’opium ou de cocaïne mais que tout un pan de l’industrie américaine en dépend en particulier le complexe militaro-industriel, c’est une question de sécurité nationale.

En Afghanistan les officiers de la CIA contrôlent le marché de l’opium par l’intermédiaire de milices qui agissent sous l’autorité de l’armée. Quand les Américains ont créé le gouvernement Karzai la production de pavot a explosé et ils ont mis en place un réseau d’espionnage en utilisant des citoyens « amis » du chef du trafic de l’opium Gul Agha Sherzai. Le public ignore que les talibans ont déposé les armes après l’invasion américaine et que les Afghans ont été réarmés après l’installation de Sherzai à Kaboul pour aider ce dernier à combattre les adversaires de son clan et fournir un réseau d’espions à la CIA qui ciblaient non pas les talibans mais les concurrents de Sherzai dans son juteux commerce de l’opium. Le résultat fut que les Américains torturèrent et assassinèrent bon nombre d’ennemis de Sherzai ce qui eut pour conséquence de radicaliser le peuple, un excellent prétexte pour que les américains occupent durablement ce pays. Pour le remercier de ses services précieux Sherzai se vit attribuer le contrat de construction de la première grande base militaire américaine dans le pays. De plus il profita d’une large immunité vis-à-vis de la justice locale et put continuer ses trafics librement. Tous les agents de la CIA en activité en Afghanistan, bien que constatant une augmentation de la consommation d’opium et d’héroïne chez les mineurs de 15 ans et plus, ne se soucient pas le moins du monde des ravages causés par ces mêmes drogues chez la jeunesse américaine. Les officiers de la CIA contrôlent également étroitement la production locale d’héroïne et encouragent les seigneurs de la guerre qui ont la main-mise sur la drogue à infiltrer la pègre russe activement pour disséminer la drogue dans ce pays. Ces agents se comportent exactement comme les flics américains qui tolèrent les trafiquants et les dealers y compris en exemptant certains d’entre eux de figurer dans les fichiers de la DEA (Drug Enforcement Administration).

La CIA est autorisée à établir des négociations avec les pays ennemis si et seulement si ses agissements peuvent être fermement niés en cas d’investigations par des tierces parties. Ce fut le cas en Iran du temps de l’administration Reagan mais en Afghanistan ce genre de négociations permet aux services secrets américains d’approcher les chefs talibans pour obtenir des échanges de prisonniers comme ce fut le cas en Iran avec le scandale des Contras. La CIA est en première ligne quand il s’agit de négocier un cessez-le-feu même temporaire, car il s’agit toujours d’échanges de bons procédés parfois bien juteux.

Comme il y a en permanence plus de 600 agents de la CIA en Afghanistan, l’extrême compartimentation de leurs activités fait que ces dernières peuvent être très facilement niées. C’est ainsi que le programme Phoenix, développé lors de la guerre du Vietnam, y a trouvé un admirable terrain d’action. D’abord les actions de guérilla contre les leaders pour les recruter ou les assassiner fait partie du volet supérieur du programme Phoenix. En deuxième lieu il s’agit de généraliser la guerre psychologique contre la population civile. Celle-ci est informée des risques qu’elle encoure en cas de soutien à la résistance : kidnapping, emprisonnement, torture, viol, assassinat et ceci afin que cette population soutienne entièrement le gouvernement fantoche mis en place par les USA. Initialement l’armée américaine était réticente pour appliquer le plan Phoenix mais depuis le Vietnam la situation a changé car les officiers supérieurs de l’armée ont été infiltrés par les agents de la CIA comme les SS-Einsatzgruppen et la Gestapo infiltrèrent l’armée allemande. Ce type d’action fut appliqué par exemple au Salvador dans les années 1980 et cette stratégie est aujourd’hui appliquée dans le monde entier pour combattre le terrorisme y compris si ce « terrorisme » est parfois financé par la CIA … en toute conformité avec la philosophie de déni de l’organisation.

Aujourd’hui il n’y a plus de guerres conventionnelles et l’armée est devenue de facto la police de l’Empire Américain disséminée dans plus de 700 bases de par le monde sous le contrôle de la CIA. Sur le territoire américain lui-même le gouvernement est étroitement contrôlé mais aussi la population entière avec des systèmes d’écoutes sophistiqués et tout est organisé conformément aux grandes lignes du programme Phoenix y compris l’asservissement des médias afin que l’ « organisation » atteigne une main-mise totale sur l’ensemble de la population pour le plus grand bénéfices de la minorité dirigeante de l’ombre. L’industrie des médias est entièrement dévouée la CIA et elle a pour mission de répandre les fausses informations qui servent le dessein final : prendre le contrôle des institutions démocratiques. Les médias sont donc complices de cet état de fait, c’est la leçon de la guerre du Vietnam. Ces médias firent trop grand cas des carnages des populations civiles lors de cette guerre. Si la CIA, avec l’appui de l’armée massacre des civils, que ce soit en Libye, en Irak, en Syrie ou encore au Liban avec des mines anti-personnel larguées par des drones, plus jamais les Américains seront tenus pour responsables, au contraire l’ennemi sera accusé des pires exactions. C’est là le coeur de la politique de déni de la CIA qui est en charge des sales besognes qu’ont exigé les plus riches du pays.

Source : blog de Lars Schall, 22 septembre 2017

Commentaire. La CIA est au service du « Deep State », un terme qui désigne les puissances financières et industrielles américaines que Donald Trump a appelé le « marigot » qu’il a voulu naïvement assainir. Il s’est embourbé au point qu’il ne peut plus gouverner sinon en envoyant des twitts insignifiants, tout simplement affligeant … C’est ce Deep State qui gouverne et son agenda est une domination du monde entier. Tous les moyens utiles sont utilisés à cette fin comme par exemple le récent accord CETA qui a menotté l’Europe pour servir les intérêts des grandes multinationales américaines toutes implantées au Canada, un pays qui n’est qu’un vulgaire satellite des USA, mais il ne faut pas le dire car ça vexerait nos « amis » Québécois. Les Américains ne respectent plus aucunes valeurs, ils constituent un danger pour toutes les démocraties. Le mal s’est déjà bien métastasé et comme pour le programme Phoenix il n’y aura pas d’alternative : la soumission ou la mort, en d’autres termes se soumettre volontairement ou mourir sous les bombes nucléaires. Depuis des années Paul Craig Roberts alarme ses lecteurs sur ce point mais on le prend pour un vieux grincheux par trop pessimiste … Le retour à la réalité sera douloureux car il est déjà trop tard pour contrer les visées hégémoniques des USA, d’ailleurs qui oserait aller dans ce sens ?

Pot-au-noir, dark-doldrum … dunkeflaute électrique en Allemagne !

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Dans le petit village de Taïohae au fond de la majestueuse rade en eaux profondes de Nuku Hiva (illustration Wikipedia, à droite le seul petit hôtel du village), je me souviens avoir rencontré un chirurgien opthalmologiste de Boston qui naviguait une année sur trois pour payer moins d’impôts. Il me fit un récit sinistre de la traversée du « pot-au-noir », c’est-à-dire de cette zone correspondant à l’Equateur météorologique où il n’y a pas de vent, seulement des gros nuages d’orage. Nuku Hiva (Iles Marquises) se trouve à la limite sud de ce pot-au-noir tant redouté des navigateurs qui changent d’hémisphère comme cet Américain qui avait traversé le canal de Panama et avait ensuite fait escale à Puerto Vallarta pour faire le plein d’eau et de nourriture avant de se lancer dans la traversé de la moitié de l’immense Océan Pacifique pour atteindre les Marquises. La première « terre » à l’ouest est justement Nuku Hiva après plus de 4500 miles de navigation. En anglais pot-au-noir se traduit approximativement par dark-doldrum et en allemand dunkeflaute. Il existe peut-être des mots propres aux navigateurs mais le mot allemand « dunkeflaute » signifie marasme barométrique en termes météorologiques.

Et l’ensemble de l’économie allemande redoute un dunkeflaute durable l’hiver prochain bien que ce pays ne se trouve en aucun cas près de l’Equateur. Et pourquoi ? Parce que l’Allemagne est le champion du monde de l’énergie éolienne installée par tête d’habitant. Et dans une situation de marasme barométrique comme par exemple un anticyclone persistant sur l’Europe centrale le ciel est couvert et plombé et il n’y a pas un souffle d’air. De plus les températures peuvent devenir très rudement basses. Toutes ces conditions ont été presque réunies à deux reprises durant l’hiver 2016-2017 et l’Allemagne a frôlé le back-out électrique. Seules les sources d’électricité conventionnelles telles que le nucléaire, le charbon et le gaz ont pu éviter in extremis cet incident qui se serait propagé à toute l’Europe car tous les pays sont inter-connectés. D’ailleurs la solidarité trans-nationale a joué également son rôle car aucun pays n’a intérêt pour son économie à se trouver plongé dans le noir absolu.

Un black-out ne se « répare » pas en quelques heures. Le réseau électrique étant devenu défaillant toutes les usines de production sont automatiquement déconnectées, en particulier les centrales nucléaires dont la puissance est automatiquement amoindrie avec la chute de toutes les barres de contrôle du flux neutronique, et il faut plusieurs heures voire plusieurs jours pour rétablir ce réseau étape par étape, un processus, certes, très automatisé, mais qui requiert une intervention humaine délicate dans tous les centres de dispatching importants.

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Malgré le foisonnement des moulins à vent et des panneaux solaires en Allemagne mais également dans d’autres pays d’Europe, la nouvelle marotte des écologistes qui prétendent qu’il y a toujours un peu de vent quelque part, il n’existe aucun moyen fiable de lisser, pour employer un terme de professionnel, les énergies renouvelables dans l’état actuel des technologies, ni en Allemagne ni dans aucun autre pays européen y compris le Danemark, champion dans le genre moulins à vent, qui doit faire face à une obligation quasi quotidienne de vendre à perte l’électricité d’origine éolienne et d’en acheter au prix fort quand le vent « tombe » comme chaque soir précisément aux heures de pointe de consommation, c’est tout de même de la malchance … Du coup, le prix du kWh est devenu délirant tant au Danemark qu’en Allemagne. Avec l’obligation de Madame Merkel de probablement gouverner avec les Verts dans le cadre d’une prochaine coalition gouvernementale, la situation risque de s’aggraver car il n’y a aucune possibilité d’amélioration du problème du lissage. En effet, comme en France et en Suisse il n’existe pratiquement plus de sites susceptibles d’être aménagés pour créer des retenues d’eau, seule approche de stockage fiable et économique de l’électricité par pompage puis turbinage. D’ailleurs inutile de l’envisager les Verts s’opposeraient catégoriquement à tout nouveau projet de barrage hydroélectrique.

L’agence fédérale de réseau allemande, compte tenu de l’imminence d’un incident durant l’hiver dernier, a donc mis en place des contrats avec les pays voisins dont la France à hauteur de 10,4 GW alors que la capacité nominale d’énergies renouvelables installées en Allemagne est de 90 GW ! Est-ce que cette « réserve » suffira, nul ne le sait. Selon une étude de VGB PowerTech (lien en fin de billet) il faudrait que l’Allemagne dispose d’une capacité de stockage de 21 TWh pour assurer son approvisionnement en cas de conditions anticycloniques persistant plus de 10 jours. Or l’Allemagne ne dispose que d’une capacité de stockage (pompage-turbinage) de 0,05 TWh (vous avez bien lu) et la plus grande retenue située en Thuringe d’une puissance de 1060 MW ne peut fournir en cas d’urgence de l’électricité que pendant 8 heures. Pour être totalement à l’abri d’un black-out il faudrait que l’Allemagne dispose de 2300 stations de pompage-turbinage avec retenues d’eau associées équivalentes à celle de Thuringe, cela relève de la plus pure utopie !

Autant dire qu’il est facile de comprendre devant une telle situation que l’abandon de l’énergie nucléaire exigée par les écologistes et la multiplication des moulins à vent ne feront qu’aggraver la situation mais aussi et surtout cette situation révèle au grand jour l’ineptie totale des énergies renouvelables qui ne sont pas économiquement viables.

Les estimations de Greenpeace pour pallier à ce problème de risque bien réel de black-out sont tout aussi délirantes. Il faudrait, selon cette organisation, disposer de 67 GW de centrales électriques à gaz et de 42 GW d’électrolyseurs pour stocker l’électricité sous forme d’hydrogène, une vraie usine à gaz monstrueuse totalement irréalisable de 114 GW pour lisser les heures de pointe sans vent ni soleil, ces besoins de lissage atteignant 84 GW. L’Allemagne n’est pas sortie de ses difficultés électriques et elle ne feront que s’aggraver dans le futur avec l’abandon total du nucléaire (ce que les Suisses ont aussi décidé, comme quoi la bêtise ne connait pas de frontières) et un refroidissement général du climat, synonyme de conditions anticycloniques hivernales durables comme par exemple en février 1956 : trois semaines sans vent et sans soleil et une température avoisinant les moins 25 degrés de nuit comme de jour, qui s’en souvient ? Il est illusoire d’imaginer un instant que l’exemple de l’Allemagne soit pris en compte par le frétillant ministre français de l’énergie solidaire et éolienne, énergie qui parfois n’est plus du tout renouvelable et se moque de la solidarité …

Source et illustration : sfen.org

https://www.vgb.org/studie_windenergie_deutschland_europa_teil1.html

Crise climatique : Manger du chocolat c’est mauvais pour le climat !

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J’ai dans mon frigo en permanence au moins trois grosses tablettes de chocolat, c’est l’un de mes vices (parmi tant d’autres) et je m’en vante car le chocolat contient plein de bonnes choses pour la santé. Les militants anti-réchauffement climatique ont malheureusement adopté une nouvelle stratégie après les palmiers à huile : le chocolat c’est mauvais pour le climat ! Ce n’est pas tellement le chocolat en lui-même qui est mauvais mais les forêts qu’il faut raser pour planter des cacaoyers (Theobroma cacao, ci-dessus, Wikipedia). Du coup si j’étais alarmiste, je supprimerais le chocolat de mes vices et c’est exactement le but du pamphlet richement illustré qu’a publié l’ONG Mighty Earth.

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Cette ONG a enquêté au Ghana et en Côte-d’Ivoire et dénonce largement la déforestation y compris dans des zones protégées ou pire encore dans des parcs nationaux. Les gouvernements locaux ferment les yeux car le cacao est une source substantielle de devises sans oublier les billes de bois qui arrivent à Abidjan, les sacs de fèves de chocolat arrivant en majorité dans le port de San Pedro. Pire encore dans la démagogie tendancieuse de ces ONGs « climato-alarmistes » le changement climatique, entendez « réchauffement », pourrait à terme menacer la culture du cacaoyer en provoquant des sécheresses préjudiciables à cet arbuste qui demande une pluviométrie abondante.

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Selon l’illustration ci-dessus (source : wattsupwiththat) alors que le réchauffement du climat bat son plein (Ah bon ?) il n’y a pas eu de changement notoires de la pluviométrie dans ces deux pays depuis 1998 alors qu’au contraire puisque ça se réchauffe il devrait moins pleuvoir. C’est à ne plus rien comprendre. Le Huffington Post, jamais avare de propagande climatique comme d’ailleurs l’Agence France Propagande ont repris cette information qui constitue pour ces deux médias un véritable scoop. Le chocolatier Godiva (l’un de mes préférés) va même jusqu’à associer le chocolat avec l’érotisme comme l’a souligné MightyEarth, est-ce tout aussi mauvais pour le climat ?

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Il est vrai que faire des enfants n’est pas bon pour l’ « empreinte carbone » mais tout de même ! Dorénavant il faudra manger seulement du chocolat « solidaire et renouvelable ». Et les pauvres paysans qui n’ont que le cacao pour survivre ? Pour ces ONGs à l’idéologie exécrable, justement, il y a trop de paysans pauvres avec beaucoup trop d’enfants, surtout en Afrique, et s’ils crèvent de faim ce sera encore mieux pour le climat. Enfin les grandes multinationales du chocolat comme Olam, Cargill ou encore Barry Callebaut ainsi que les chocolatiers comme Lindt, Nestlé, Ferrero, Mars ou encore Cadbury contribuent à la dégradation du climat … J’en ai la nausée comme si je venais de manger d’un seul coup ma tablette de chocolat noir de 500 grammes aux amandes grillées … À consommer avec modération pour sauver le climat !!!

Source : Zerohedge et https://wattsupwiththat.com/2017/09/16/claim-chocolate-causes-climate-change/

http://www.mightyearth.org/wp-content/uploads/2017/09:chocolates_dark_secret_english_web.pdf

Suite de la controverse sur le glyphosate : affligeant !

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Glyphosate : pourquoi les agriculteurs sont-ils si attachés à ce produit toxique

C’est le titre en rouge d’une dépêche de l’Agence France Propagande (voir le texte ci-dessous) : le glyphosate est passé au fil des jours de « cancérigène probable » à toxique ! Je rappelle à mes lecteurs que j’ai souvent dans ce blog disserté au sujet de cet herbicide qui excite les folliculaires des écologistes car ils associent ce produit à leur bête noire Monsanto et aux plantes génétiquement modifiées résistantes à cet inhibiteur d’un enzyme qui n’existe que chez les plantes, certains champignons et bactéries. Le glyphosate est une molécule très simple, un dérivé substitué sur l’azote de l’acide aminé glycine qui a la particularité de comporter un groupement phosphonate, c’est-à-dire une liaison carbone-phosphate qui n’existe pas dans la nature. Pour ce qui est des effets cancérigènes « probables » de ce produit, selon le Centre International de Recherche sur le Cancer, c’est tout simplement une vue de l’esprit car cette molécule, de par sa structure et ses propriétés ioniques, ne peut pas interagir avec l’ADN et par conséquent ne peut pas être cancérigène. Maintenant, en toute honnêteté, les détracteurs de cet herbicide devraient par la même occasion demander l’interdiction de tous les détergents couramment utilisés dans l’industrie et à la maison comportant un groupement phosphonate … et il y en a des multitudes.

Je rappelle également à mes lecteurs qu’une seule personne est décédée à cause du glyphosate : une Australienne qui, voulant mettre fin à ses jours dans les années 1990, a pris un bidon de RoundUp et a avalé plusieurs grosses gorgées de ce produit « formulé ». Elle a succombé à un grave oedème pulmonaire provoqué par les détergents et tensioactifs présents dans la formulation, diagnostic confirmé par le corps médical. D’autre part, aucune étude sérieuse sur des cultures de cellules humaines n’a pu démontrer une quelconque toxicité (cytotoxicité) de ce produit. Par contre le produit « formulé » est létal pour ces mêmes cellules. Le problème nouveau du glyphosate est apparu à la suite de la publication mensongère de l’IARC (Centre International de Recherche sur le Cancer), un ramassis onusien (encore un !) de personnages totalement incompétents et j’écris cela parce que je connais bien cet endroit sinistre infiltré de fonctionnaires internationaux écolos bien-pensants ! (Voir addendum et illustration en fin de billet).

Comme pour le fipronil dans les oeufs, cette histoire de glyphosate est un non-évènement organisé par des ONGs qui sèment la terreur dans les esprits sans aucune espèce de commencement de preuve scientifique. Il en est exactement de même pour le climat et bien d’autres sujets de société. Ci-après la dépêche de l’AFP. Voir l’addendum en fin de billet.

« Il faut soigner les plantes pour protéger les animaux et les hommes »: Christiane Lambert, patronne du premier syndicat d’agriculteurs FNSEA, défend une utilisation « raisonnée » du glyphosate, désherbant controversé, classé « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS en 2015.
Question: Pourquoi beaucoup d’agriculteurs, réputés être proches de la nature, défendent-ils bec et ongle l’utilisation du glyphosate, jugé dangereux pour la santé et les nappes phréatiques par les défenseurs de l’environnement?
Réponse: « C’est l’herbicide le plus utilisé au monde, qui n’a pas d’équivalent sur le marché, et les agriculteurs ont besoin de tuer les mauvaises herbes, chardons et plantes vivaces, afin de préserver les plantes qu’ils cultivent. Sinon, les mauvaises herbes aspirent l’eau et les ressources du sol, et empêchent les céréales ou les légumes de se développer correctement.
Nous préconisons une utilisation raisonnée de ce produit, en faible quantité, avec 1,5 litre par hectare maximum, surtout pour nettoyer les couverts végétaux de l’hiver avant de planter les graines au printemps. 
Aux Etats-Unis, il est utilisé à plusieurs reprises sur une même parcelle, et notamment juste avant la moisson, pour dessécher les plants de blé. C’est ce qui explique, à mon avis, qu’on puisse retrouver des traces de glyphosate jusque dans les céréales du petit-déjeuner, heureusement pas en proportions dangereuses pour la santé, car celles-ci sont souvent des céréales non produites en France. »
Q: Les risques du glyphosate ont justement été évalués en se fondant notamment sur des études d’exposition agricole menées aux Etats-Unis et au Canada. Ne peut-on pas le remplacer ou utiliser des moyens mécaniques pour désherber, comme dans l’agriculture biologique, où, du coup, les rendements des cultures sont plus faibles ?
R: « On peut le remplacer, mais par des produits à doses plus importantes, car ils sont moins efficaces. Par exemple, pour obtenir le même effet, il faut 4 litres par hectare d’un anti-graminée et 3,5 litres d’un anti-dichotyledone. Ce qui veut dire aussi passer deux fois le tracteur dans le champ au lieu d’une, tasser les sols et brûler du carburant. Il nous faut bien enlever les mauvaises herbes, sinon nos récoltes ne sont pas acceptées par les moulins !
Pour ce qui est des outils de désherbage mécaniques, ils ne sont pas utilisables pour toutes les cultures et les robots en cours d’expérimentation, coûtent encore très cher. 
Plus largement, les produits phytosanitaires sont des médicaments pour soigner les plantes malades. Si mon blé est malade de la fusariose, et que je n’ai pas le droit de le traiter, il développe des mycotoxines naturelles, qui, une fois ingérées par l’animal, produit des avortements, notamment chez les truies. Et je ne vous parle pas des dégâts sur les hommes. »
Q: Allez-vous rencontrer Nicolas Hulot qui est soucieux des « effets cocktails » croisés des pesticides sur la santé et l’environnement afin de discuter des différends qui opposent les écologistes et une partie des agriculteurs ?
R: « Nous devons nous voir lundi, pour évoquer les Etats généraux de l’alimentation. Le rendez-vous était pris il y a une semaine.  
Les agriculteurs sont prêts à une alternative dès qu’elle sera prête sur le plan technique, mais nous ne pouvons pas accepter un arrêt brutal car il est impossible de livrer des produits agricoles qui ont des problèmes. Les utilisations de pesticides ont beaucoup baissé en France avec le plan Ecophyto lancé par Stéphane Le Foll et nous sommes prêts à relever le défi de parvenir à -25% d’ici 2020 et -50% d’ici 2025.
Propos recueillis par Isabel MALSANG
(©AFP / 22 septembre 2017 16h12)

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Addendum. La classification du glyphosate comme cancérigène « probable par l’IARC a précédé une publication émanant du National Cancer Institute (NCR) relative à la totale innocuité du glyphosate, étude conduite par l’éminent Professeur Aaron Blair (illustration), spécialiste en épidémiologie du cancer et dont les travaux ont concerné plus particulièrement les pesticides durant toute sa carrière. Questionnés par l’Agence Reuters à ce sujet, les « spécialistes » de l’IARC ont répondu laconiquement qu’ils ne prenaient pas en compte les travaux non publiés dans leurs « recommandations ». Lorsque l’IARC a publié son pamphlet mensonger, plus d’une centaine de résidents de Californie ont déposé plainte auprès des tribunaux pour empoisonnement par le glyphosate, ces personnes ayant souffert ou souffrant de cancers.

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La société Monsanto a naturellement réagi lorsqu’elle a pris connaissance des travaux du NCR. Le Docteur Blair, interrogé par Reuters, a confirmé que le glyphosate ne pouvait en aucun cas être classé parmi les substances cancérigènes y compris « probables » comme l’a fait l’IARC. Lorsqu’au mois de mars 2015 le Docteur Blair assista à une réunion à l’IARC entouré de 17 « spécialistes » du sérail il ne mentionna pas ses travaux en cours sur le glyphosate car ils n’avaient pas encore été publiés. Le Docteur Blair, interrogé au sujet de la décision de l’IARC, déclara qu’à l’évidence cet organisme (photo, source Reuters) avait délibérément ignoré systématiquement toutes les études déjà publiées qui montraient que le glyphosate n’était pas (et ne pouvait pas être) cancérigène, ce que j’ai écrit noir sur blanc au début de ce billet. Il apparaît donc clairement que cette histoire de glyphosate (RoundUp) a été montée de toute pièce, entrainant des décisions politiques européennes totalement infondées qui non seulement ternissent la réputation des dirigeants politiques, ce qui n’est pas un fait nouveau, mais mettent en péril l’agriculture dans son ensemble, ce qui est beaucoup plus préoccupant. Tout ça pour satisfaire des groupuscules écologistes politiques pour qui la science n’a aucune importance en comparaison de leur idéologie déconnectée de la réalité.

Source et dernières illustrations (Aaron Blair et IARC) : Reuters, 14 juin 2017