Affaire Lafarge : une affaire d’Etat !

Laurent Fabius complice de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre ?

Dès le début de la guerre civile syrienne fomentée par l’ISIS et d’autres groupes terroristes financés par une nébuleuse internationale allant de l’Arabie Saoudite aux USA en passant par Israël, il ne faut pas oublier la France dont le soit-disant scandale concernant les dirigeants de Lafarge cache les « bonnes intentions » de Laurent Fabius de collaborer avec les terroristes de l’ISIS alias EL, IS ou encore « Califat islamiste », peu importe. Lafarge était implanté en Syrie depuis de nombreuses années et quand la principale usine du cimentier située à Jalabiya au nord de la Syrie fut investie par les terroristes commandités par les Occidentaux pour renverser Assad – il est important de rappeler ce point -, il y eut des exactions à l’encontre tant des personnels de Lafarge que des employés locaux. Le Quai d’Orsay était tenu au courant heure après heure des évènements. De lourdes rançons furent versées aux terroristes pour libérer ces personnels avec l’agrément du Ministre des Affaires étrangères français de l’époque, nommément Laurent Fabius, les évènements remontant à la période 2012-2015.

Avec l’agrément encore du Quai d’Orsay Lafarge laissa l’IS se servir en ciment directement dans les silos de l’usine, il fallait bien que les dirigeants communiquent les codes de sécurité pour l’ouverture de ces silos (!) pour revendre ce ciment « gratuit » au prix fort ailleurs dans le « Califat » … Le but du Quai d’Orsay et de Lafarge était double : préserver par tous les moyens le futur marché florissant de la reconstruction du pays que ce soit l’IS qui sorte vainqueur de la guerre civile ou le régime officiel de Assad, démocratiquement élu président de la Syrie, faut-il le rappeler aussi, ce qui n’avait pas vraiment plu à la Maison-Blanche. Dans les deux cas la multinationale du ciment pourrait continuer à verser des dividendes à ses actionnaires car comme chacun sait les multinationales n’ont pas d’état d’âme. Pour l’instant quelques dirigeants de Lafarge sont inquiétés et poursuivis par la justice française mais il serait tout de même plus honnête que Laurent Fabius en personne soit convoqué par les juges car depuis le début il cautionna l’attitude de Lafarge vis-à-vis des terroristes. Non seulement Fabius est un criminel mais la France, de ce fait, a financé le terrorisme syrien avec, à n’en pas douter, l’assentiment du Président Hollande.

Au cours d’une interview avec un journaliste français qui a désiré garder l’anonymat (et il a raison car il risque tout simplement pour sa vie) le CEO de Lafarge de l’époque, Beat Hess, a déclaré que le gouvernement français, à la libération en 1945, avait fermé les yeux sur le fait que Lafarge avait fourni l’armée allemande en ciment pour construire le mur de l’Atlantique. C’est d’ailleurs au cours de cette période que cette entreprise commença à prospérer. Mais les Nazis assassinaient des Français sur le sol français, quelle différence avec des terroristes commandités par des gouvernements étrangers assassinant des Syriens sur le sol syrien ? La justice française va-t-elle convoquer voire mettre en examen Laurent Fabius ? Toujours est-il que cette affaire risque bien de faire grand bruit en France à moins naturellement que le gouvernement organise une omerta hermétique pour que l’opinion ne soit surtout pas informée, car ça pourrait vraiment faire désordre dans les hautes sphères du pouvoir La France est décidément tombée bien bas.

Source : The Saker sous la plume du journaliste Ramin Mazaheri

Le glyphosate cancérigène ? Oui … pour l’avenir politique d’Angela Merkel !

Le glyphosate cancérigène ? Oui … pour l’avenir politique d’Angela Merkel !

Contre toute attente l’Allemagne a donc approuvé à Bruxelles l’autorisation pour 5 années du glyphosate. Les observateurs pensaient que l’Allemagne s’abstiendrait et alors que ce produit chimique est anodin pour l’homme mais toxique uniquement pour certains petits poissons de rivière (à haute dose) beaucoup d’autres pays de l’Union Européenne avaient déposé des amulettes sur l’autel de l’Eglise de Scientologie écologiste afin que, déclaré cancérigène possible puis probable et enfin cancérigène tout court (suivez le cheminement verbal), il soit définitivement interdit en Europe. La Suisse dans la foulée a autorisé l’utilisation du glyphosate car le surcoût pour l’agriculture de la Confédération serait insupportable. Il faut reconnaître que les Suisses ont les pieds sur terre (et dans l’herbe), au moins en ce qui concerne cette décision car le pays est aussi miné de l’intérieur par les activitstes écologistes.

Bref, depuis plus de deux mois l’Allemagne n’a pas de gouvernement, La Chancelière n’a pas encore mis au point une alliance lui permettant de gouverner avec une toute petite majorité et l’affaire du glyphosate a fait grincer les dents des membres du SPD quand le Bavarois Christian Schmidt (CSU), Ministre de l’agriculture du land de Bavière a voté à Bruxelles pour la prolongation de l’utilisation du glyphosate. La prise de position surprise de l’Allemagne est également motivée par le fait que Bayer convoite la firme Monsanto pour devenir le géant mondial de l’agrochimie et de l’agro-génétique. Peut-être bien que les Bavarois sont tout aussi pragmatiques que les Suisses, ce qui n’est pas le cas de la France qui a immédiatement déclaré qu’en ce qui la concerne l’autorisation du glyphosate ne sera valable en France que pour les trois années à venir. Après, Hulot verra …

Toujours est-il que Madame Merkel voit sa situation envahie de mauvaises herbes et que sa situation politique se complique singulièrement. Il est évident de constater que le lobby écologiste continue à ravager la politique européenne … En tant qu’ancien chimiste et biologiste je réitère ma position au sujet du glyphosate : ce produit ne peut pas interagir avec l’ADN, il ne peut donc pas être cancérigène. D’autre part, et je le répète encore, en près de 30 ans d’utilisation de ce produit jamais aucun décès n’a pu être directement lié à l’utilisation du glyphosate dans des conditions normales. Seule une Australienne s’est suicidée en avalant un grand verre de ce produit « formulé » qui a provoqué, en raison des détergents contenus dans cette « formule », un oedème pulmonaire fatal. Tout ce que la grande presse raconte à ce sujet et toutes les déclarations des politiciens asservis par le lobby écolo ne sont que des affirmations mensongères !

Voltaire, un analyste politique d’avant-garde

Je reproduis ici dans son intégralité une opinion de Vanessa de Senarclens, spécialiste de la littérature française du XVIIIe siècle à la Humboldt-Universität zu Berlin publiée le 14 novembre 2017 par le quotidien genevois Le Temps. Pour la bonne compréhension de ce billet de Vanessa de Senarclens il faut faire ici quelques rappels. La pièce de Voltaire « Le Fanatisme, ou Mahomet le Prophète » fut jouée pour la première fois à Lille en avril 1741 et fut rapidement interdite par le Parlement français. Le « Mahomet » de Voltaire doit être compris comme une diatribe à l’encontre du prieur des Jacobins mais également un pamphlet politique opposé à toute forme de religion : « Mahomet voit donc sa religion comme une politique. Ne croyant pas aux dogmes qu’il impose au peuple, il sait que ce dernier les épousera avec la fureur des fanatiques ». Le Mahomet de Voltaire revendique le droit de berner le peuple pour peu que ce soit avec grandeur, et sert un dieu appelé intérêt, auquel Voltaire oppose l’équité. Par cette charge contre l’Islam, Voltaire dénonce le fanatisme de toutes les religions monothéistes ainsi que toute forme d’impérialisme » ( Source et illustrations : Wikipedia)

Voltaire, Tartuffe et Tariq Ramadan

« On avoue« , note Voltaire dans une préface à sa tragédie Le Fanatisme ou Mahomet, le Prophète (1742), « que la comédie de Tartuffe, ce chef-d’oeuvre qu’aucune nation n’a égalé, a fait beaucoup de bien aux hommes, en montrant l’hypocrisie dans toute sa laideur. Ne peut-on pas essayer d’attaquer, dans une tragédie, cette espèce d’imposture qui met en oeuvre à la fois l’hypocrisie des uns et la fureur des autres ? ».

Depuis le XVIIIe siècle, la pièce qui propose une version satirique du personnage historique de Mahomet suscite de vives polémiques. Après trois représentations à Paris, elle est interdite pour « scélératesse, irréligiosité et impiété ». On y lit, en effet, une critique à peine voilée des autorités chrétiennes et de l’intolérance religieuse, surtout à l’endroit des protestants.

Comme Montesquieu dans ses Lettres Persanes, Voltaire ferait le détour par l’altéralité orientale pour dénoncer des déviances occidentales. À la suite de l’interdit de la pièce, l’auteur ne se le tient pas pour dit et parvient à contourner la censure au moyen d’une dédicace flatteuse au pape Benoit XIV qu’il apostrophe comme « vicaire du dieu de vérité« . Le pape l’accepte et la carrière de cette tragédie est lancée, dont le succès ne se démentira pas jusqu’au début du XXe siècle en France, mais aussi en Allemagne grâce à la traduction « Mahomet, Trauerspiel in fünf Aufzügen » qu’en donne Goethe en 1773.

En 1993, puis en 2005, les tentatives du metteur en scène Hervé Loichemol de rejouer cette pièce à Genève, dans le contexte des festivités du 300e anniversaire de la naissance de Voltaire, échouèrent sous les pressions politiques. Dans une lettre au Journal de Genève, Tariq Ramadan argumentait alors en faveur de l’interdiction de la pièce, en invoquant moins son caractère blasphématoire contre le prophète des musulmans que les sensibilités malmenées et blessées d’une minorité religieuse : « Aux abords des espaces intimes et sacrés, ne faut-il pas mieux parfois imposer le silence ? » demandait-il. Le silence s’est depuis durablement imposé, en partie grâce à l’influence de Ramadan sur les autorités politiques et culturelles genevoises. Il est de plomb et fait le consensus au vu d’une actualité toujours plus violente et polarisée.

L’imposture dénoncée

Personne ne prend le risque de jouer cette pièce dans laquelle Voltaire faisait, de son propre aveu, pour sa démonstration des méfaits du fanatisme, Mahomet « plus méchant qu’il ne l’était ». Or, chez Voltaire, le personnage du Prophète n’est pas un fanatique comme pourrait le laisser entendre le titre de la tragédie, mais un imposteur, un « fourbe » comme le note Rousseau dans un texte d’éloge.

Le sujet de la pièce jugée inopportune par Ramadan est moins la religion chrétienne ou musulmane que l’imposture, le sectarisme et la haine qui en découle. Elle se clôt sur le monologue du protagoniste voltairien : « J’ai trompé les mortels, et ne puis me tromper … Mon empire est détruit si l’homme est reconnu« .

Le fanatisme, au même titre que les sectarismes idéologiques, dissimule sous des vérités révélées la volonté de puissance et les pulsions. Il serait bon qu’à Genève, on se souvienne de la tradition critique et éclairée qui fut un temps la sienne, et qu’un projet de représentation d’une pièce de Voltaire, fût-elle une radicale critique du fait religieux, ne soit pas enterré sous un silence apeuré et que l’espace public puisse être le lieu de vivants débats.

Nouvelles du Japon : les centenaires et les prochaines élections législatives

Le 15 septembre dernier était le jour national des « vieux » au Japon. Les statistiques estiment qu’il y a dans ce pays 67824 centenaires, soit 2132 de plus qu’en 2016. Madame Yuriko, gouverneure de Tokyo a reçu le 8 septembre 2017 Madame Suzuko Ichinomiya pour lui souhaiter un joyeux centième anniversaire (source Asahi Shimbun). En 1971 il n’y avait au Japon que 339 centenaires et depuis cette année-là ce nombre n’a cessé d’augmenter. Parmi tous ces vénérables centenaires 87,9 % d’entre eux sont des femmes. Il n’y a pas photo, les femmes vivent plus longtemps que les hommes …

La plus vieille Japonaise, Nabi Tajima, a 117 ans et vit paisiblement dans la ville de Kikai, préfecture de Kagoshima (sud de l’île de Kyushu, sud-ouest de l’archipel) alors que le plus vieux Japonais qui a seulement 112 ans vit dans la ville d’Ashoro à Hokkaido. Ces statistiques révèlent également que la plus forte proportion de centenaires se trouve dans la préfecture de Shimane, sud-ouest de l’île de Honshu, alors que le plus faible nombre de centenaires est rencontré dans la préfecture de Saitama qui fait partie de la banlieue nord-ouest de Tokyo, tout de même 32 centenaires pour 100000 habitants. Cette augmentation continue du nombre de centenaires – 153 en 1963, 10000 en 1998, 50000 en 2012 et donc plus de 60000 en 2015 – signe l’excellence de conditions de vie des Japonais. Non seulement la qualité de la couverture santé est à prendre en considération mais il est impossible de nier la qualité de vie et la nourriture japonaise de tous les jours exceptionnellement saine que bien des pays doivent envier, je pense en particulier à la « junk-food » des pays occidentaux.

En cette période électorale provoquée par Shinzo Abe, la Gouverneure se présente contre Abe avec l’étiquette du Party of Hope (je ne peux pas me faire à ce « e » supplémentaire ajouté à gouverneur pour bien préciser qu’il s’agit d’une pisseuse, excusez mon langage cru). Parmi ses propositions toutes aussi délirantes les unes que les autres figurent la reconnaissance des droits des LGBT, la limitation de l’euthanasie des animaux de compagnie abandonnés, la réduction à zéro du tabagisme passif et des allergies au pollen – ça laisse rêveur – l’égalité femmes-hommes à la Diète (Parlement) et enfin la fermeture de toutes les centrales nucléaires qu’il « faudra » ( ! ) remplacer par des sources d’énergie renouvelables, programme qui devra être inscrit dans la Constitution. Pour bien attirer l’électorat féminin cette politicienne, genre Anne Hidalgo, a ajouté dans son programme l’interdiction pour le Japon de se remilitariser car les femmes japonaises mères de famille ne veulent pas voir leurs fils aller faire la guerre. Depuis 72 ans le Japon n’a qu’une armée réduite à sa plus simple expression. Or, l’impérialisme américain a dans les faits obligé le pays à se remilitariser et c’est facile à comprendre : les deux « ennemis » désignés de l’Aigle américain (ou faucon comme sont appelés les néo-conservateurs de Washington), Russie et Chine, sont tous deux très proches du Japon, sans oublier la Corée du Nord. Madame Yuriko a donc frappé dans le mille avec ce programme qui est un modèle dans le genre démagogie et populisme, le genre de position de Hulot qui veut fermer les centrales nucléaires ou Hidalgo qui veut interdire les voitures dans Paris. Fort heureusement Abe, selon les sondages, dispose d’une confortable avance devant la mairesse (encore un mot que je n’arrive pas à prononcer) de la ville la plus riche et la plus puissante du monde. C’est à se demander si les électeurs qui l’ont promue à ce poste ont encore le moindre soupçon de sens critique …

Sources : Asahi Shimbun et Bloomberg.

Notes. J’ai demandé à mon fils quelles étaient les motivations de cette invraisemblable histoire de pollen. Il semble que les forêts proches de l’agglomération tokyoïte soient plantées d’une espèce de conifère produisant un pollen particulièrement allergène. Pour Madame Yuriko la solution serait de raser toutes ces forêts pour, si on suit son raisonnement, brûler le bois afin de produire de l’électricité puisque l’uranium devrait, dans son esprit profondément dérangé, être banni par la Constitution.

Je rappelle à mes lecteurs que le PIB de la grande métropole de Tokyo qui compte un peu plus de 38 millions d’habitants est sensiblement identique à celui de la France. La définition de cette entité administrative est basée sur le fait que si plus de 10 % des habitants d’une ville satellite de Tokyo « commutent » pour aller travailler chaque jour dans les limites administratives de Tokyo, cette ville est alors considérée comme faisant partie de cette métropole. Si la fréquence des TGVs Paris-Lyon, la seule ligne rentable de la SNCF, était identique à celle des Shinkansen Tokyo-Osaka, c’est-à-dire un train toutes les 5 minutes, et que 10 % de la population active de Lyon allait chaque jour travailler à Paris, Lyon ferait alors partie de la métropole parisienne selon les lois japonaises !

BRÈVE : manifestation anti-indépendance à Santa Cruz

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J’habite dans le centre du centre-ville de Santa Cruz de Tenerife et j’ai capté du balcon de mon modeste logement la manifestation de protestation contre la consultation électorale catalane ce jour 30 septembre 2017 à 12h30. Depuis hier de nombreux commerces arborent la bannera ainsi que des balcons ici et là. S’il a existé par le passé un mouvement indépendantiste aux Canaries celui-ci s’est essoufflé car les habitants ont compris qu’ils avaient tout intérêt à ne pas se séparer de Madrid, bien que pouvant vivre du tourisme, l’archipel drainant à lui seul 25 % de tous les touristes qui viennent en Espagne chaque année.

Emmanuel Macron et l’idéologie du Club de Rome

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C’est une information un peu réchauffée mais je n’ai pas pu résister à la commenter …

Droit dans ses bottes le monarque Macron a parlé au nom de la France au sujet des problèmes de l’Afrique lors d’une conférence de presse en marge du G20 à Hambourg. Pour lui ces problèmes résident dans le fait que les femmes font trop d’enfants, je cite : « Quand des pays ont encore 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’injecter des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien« . L’URL de la vidéo, sous toute réserve est https://www.facebook.com/first … mais je ne me suis pas connecté à Facebook, ce site mensonger (j’ai pourtant un compte depuis plus de dix ans), pour obtenir l’URL entière. La vidéo a été publiée par FIRST Magazine.

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On voit donc que Macron suit scrupuleusement les injonctions du Club de Bilderberg et du Forum de Davos. Il dévoile donc sa face cachée, c’est un pur instrument de la finance mondiale, méprisant comme d’ailleurs tous les énarques, terrorisé à la simple idée d’appliquer son programme électoral (s’il en avait réellement un) pour ne pas provoquer des soulèvements populaires incontrôlables, adoptant la valse hésitation dans ses décisions comme son prédécesseur, un individu aussi exécrable que son ministre d’Etat chéri Hulot.

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Quelle belle paire d’imposteurs ! J’ai fait une capture d’écran de deux commentaires parus sur la toile au sujet de sa conférence de presse controversée. Macron doit être perturbé par son ménage stérile : normal son épouse est ménopausée …

La source d’inspiration de Macron réside probablement dans le document ci-dessous.

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Qui est réellement Emmanuel Macron ?

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Comme je l’avais annoncé à mes lecteurs je voulais écrire un article sur le véritable coup d’Etat qui a secoué la France avec l’élection présidentielle de cette année 2017. Jamais la politique française n’avait été avec autant d’évidence prise en otage par le milieu des affaires, la finance apatride et les médias. Macron a été littéralement vendu aux électeurs comme un produit de consommation … Et quel produit puisqu’il représente les intérêts de la finance qui remontent jusqu’à Washington et Wall Street en passant par la City. Il y eut au cours de cette exécrable campagne d’incroyables rebondissements comme l’affaire Fillon débusquée au bon moment par le journal satirique bien connu. Il fallait que l’establishment trans-atlantique cloue au pilori cet empêcheur de tourner en rond. Puis ce fut la diabolisation de Marine Le Pen pour reprendre les termes utilisés jadis contre son père. Marine Le Pen, pour faire court, est une nationaliste, donc elle est fasciste. Puisqu’elle prônait la sortie de la France de l’euro et surtout de l’OTAN (elle n’a pas l’envergure charismatique du Général de Gaulle) et ses prises de positions incluant un rapprochement avec la Russie, elle ne pouvait que déplaire au « Deep State » américain, la Russie étant le nouvel ennemi déclaré des USA. Ne parlons même pas de Mélenchon : un autre Maduro, ennemi des Etats-Unis, à l’Elysée ? Impossible.

Car il ne faut pas se méprendre, Macron a été mis sur les rails par l’intelligentsia de la finance internationale et il devra, en gouvernant, se plier aux exigences de cette dernière. Qui est Macron ? En 2007, à 29 ans, tout frais inspecteur des finances sorti de l’ENA, Jacques Attali le convie à participer à la commission mise en place pour pondre l’ouvrage commandé par Sarkozy « 300 propositions pour changer la France ». Sarkozy a mis ce document dans la corbeille à papier craignant de catalyser des révoltes populaires … Il organisa pour mieux capter l’opinion le fameux (et fumeux) Grenelle de l’Environnement dont l’une des rares mesures préconisées par ce coûteux exercice (pour le contribuable) et effectivement appliquée est la taxe sur le kérosène que les passagers d’Air France paient sans le savoir.

Brillant économiste Macron fit des prodiges après avoir été sollicité par la Banque d’affaires Rothschild ce qui ne passa pas inaperçu aux oreilles du Président François Hollande qui avait pourtant clamé lors de sa propre campagne électorale, propulsé candidat par défaut à la suite de l’affaire Strauss-Kahn : « mon réel ennemi est le monde de la finance ». Par précaution et afin de ne pas semer la panique à la City Hollande y dépêcha Macron dans le but de rassurer l’élite financière pour bien insister sur le fait que les déclarations tonitruantes du Président français n’avaient été que des arguments électoralistes, ben voyons ! Après son élection Hollande appointa Macron au Château avec un titre plutôt ronflant de secrétaire adjoint et en 2014, devenu le poulain de l’Elysée, Macron fut propulsé Ministre de l’Économie, de l’Industrie et des affaires digitales. À ce poste Macron fit en sorte de ternir Manuel Valls (devenu premier ministre) en décidant quelques mesures directement sorties du programma Attali dont par exemple la libéralisation des transports en autobus.

Cette histoire d’autobus qui paraît anecdotique n’est l’est pas du tout : l’idée fondamentale était en effet de mettre en concurrence directe les transports publics nationaux, SNCF, Air France et autres régies crées à la fin de la seconde guerre mondiale comme la RATP à Paris et contrôlées par l’Etat et largement financées par les contribuables. Il fallait inciter des entrepreneurs à créer leur entreprise et que celle-ci soit compétitive et profitable dans le but d’attirer les investisseurs. N’est-ce pas là le plus basique raisonnement d’un banquier qui n’est attiré que par le profit ?

À la fin de l’année 2016, ayant fait le constat que ses chances de gravir les échelons de la hiérarchie politique étaient réunies favorablement – selon ses conseillers – Macron créa « son » mouvement En Marche et démissionna de ses responsabilités gouvernementales.

Épaulé par ses amis financiers et investisseurs il concocta une organisation médiatique de sa campagne électorale calculée avec la précision d’une partition de J-S Bach car il s’agissait pour lui et ses soutiens occultes de se vendre à l’opinion publique. Jamais la France n’a vécu un tel matraquage médiatique aussi bien réglé à la seconde près ! Macron a tout pour plaire comme le mannequin d’un rayon de mode d’une boutique de luxe. Il parle anglais parfaitement, il adore les prouesses économiques de l’Allemagne, il est partisan d’un renforcement des pouvoirs de l’OTAN, en un mot c’est le politicien du « renouveau » de la France qu’attendaient l’Europe et Washington.

Il ne faut pourtant pas s’y méprendre, Macron n’est que l’instrument des médias contrôlés par de grandes fortunes industrielles et commerciales comme Dassault, Berger, Drahi, Niel ou encore Bolloré : il n’y a plus de presse indépendante en France et pour la télévision c’est presque aussi catastrophique qu’aux USA et dans bien d’autres pays occidentaux, c’est la même situation. Les Français ont été pris au piège du marketing trans-atlantique car derrière toute cette machination il ne faut pas oublier la CIA qui a aussi joué un rôle central de contrôle continu des médias français et également étrangers.

Macron révèle à petites doses sa duplicité quand il a déclaré que jamais il n’accepterait « l’annexion » de la Crimée par la Russie ou quand il a déploré l’interférence de la Russie dans la campagne électorale française pour favoriser Marine Le Pen. Ses déclarations sont dans la droite ligne des desseins du « Deep State » derrière lequel se trouve la CIA et les médias français (comme américains) impriment ce que le Deep State leur dit d’imprimer. Macron est un atlantiste, un globaliste, un mondialiste, il est sous le contrôle des innombrables agences d’espionnage américaines qui collaborent avec le complexe militaro-sécuritaire américain pour le plus grand bénéfice de la finance internationale. En conséquence tout opposant aux décisions politiques que prendra Macron sera considéré comme un agent de Moscou à commencer par les syndicats qui vont certainement voir d’un très mauvais oeil les projets (pourtant nécessaires et urgents) de réforme en profondeur du code du travail et non pas par petites touches pointillistes.

Mais ce qui attend réellement la France est la privatisation rampante de services publics dans la droite ligne du libéralisme prôné par Bruxelles selon les désirs des financiers de Wall Street et de la City (Brexit ou pas) là où il y aura des profits à réaliser. On ne peut que suggérer ici la santé, les retraites, les transports ou encore l’énergie et ultimement l’éducation qui n’est après tout qu’un service comme un autre. Et pour un financier il y a gros à gagner car ce seront plus de 45 millions de contribuables qui seront pris en otage. Macron, prisonnier de la finance, ne peut qu’accorder son blanc-seing sans état d’âme à cette évolution de la politique française quelles que puissent être les conséquences sur le bien-être des citoyens français, car il s’en moque totalement. Pour rajouter une autre évidence de l’atlantisme inconditionnel de Macron, il a invité le Président Donald Trump à assister au défilé militariste du 14 juillet. Celui-ci viendra avec quelques GIs qui marcheront à pas cadencés sur les Champs-Elysées avec l’armée française … Voilà qui est Macron.

Largement inspiré d’un article paru originellement dans Foreign Policy et repris par CounterPunch avant le deuxième tour des élections présidentielles françaises.