Sangsues de la République : La vie réelle du Pays.

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J’ai à plusieurs reprises mentionné sur ce blog que le coût global du monde politique français coûtait au contribuable 15 milliards d’euros par an. Certains de mes commentateurs m’ont rétorqué que c’était négligeable en regard du budget général de l’Etat. Je pense que 30 ou 40 milliards serait plus proche de la réalité. Louis XIV fit incarcérer à vie Nicolas Fouquet à Pignerol pour abus de bien sociaux (illustration). Peut-être que nombre de ces courtisans inutiles devraient subir le même sort aujourd’hui. Voici quelques précisions … (reçu d’un correspondant généralement « bien informé » mais j’en ignore la source exacte).

Ces Hauts Fonctionnaires sont issue des mêmes Ecoles que nos Politiques, ils fréquentes les mêmes Clubs, les mêmes Resto étoilés et surtout sont Copains Copains et ne peuvent se passer les uns des autres. C’est pour cela que notre Pays aura du mal à s’en sortir tant qu’un grand ménage n’aura pas été fait et qu’il ne sera pas mis un terme à toute cette Gabegie.Vivre sur le dos du Citoyen avec un train de vie au dessus des Moyens du Pays n’est pas acceptable.

LISTE NON EXHAUSTIVE DES SANGSUES DE LA RÉPUBLIQUE

Choisissez un bon fauteuil avant de lire ça !!! Oui !ça fait mal !!! Il faudra bien que cela s’arrête un jour ! Certains « titres » laissent rêveur……..

C’est quoi un Ambassadeur chargé de la Lutte contre le VIH-SIDA et les maladies transmissibles? et ça gagne combien?

Quand on lit ça, on se dit que, dans le fond, les Gilets Jaunes n’ont pas tort !!Haute Fonction Publique : « Des Privilèges hors du temps ».

Les « Ambassadeurs Thématiques »!!!!

François Croquette : Ambassadeur pour les Droits de l’Homme chargé de la Dimension internationale de la Shoah, des Spoliations et du devoir de mémoire

Xavier Sticker : Ambassadeur délégué à l’Environnement

Nicolas Galey : Ambassadeur, Délégué interministériel à la Méditerranée

Luc Hallade : Ambassadeur délégué à la Coopération régionale dans la zone de l’Océan Indien

Maxime Lefèbvre : Ambassadeur pour les Commissions intergouvernementales, la Coopération et les Questions frontalières

Brigitte Collet : Ambassadrice chargée des Négociations sur le Changement climatique pour les Energies renouvelables et la Prévention des Risques climatiques

Stéphane Visconti : Ambassadeur pour le Partenariat oriental de l’Union Européenne et de la Mer Noire, Co-Président du groupe de Minsk

Odile Roussel : Ambassadeur chargé de l’Adoption internationale

Jean-Bernard Nilam : Ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles-Guyane

Michèle Boccoz : Ambassadeur chargé de la Lutte contre le VIH-SIDA et les Maladies transmissibles

Patrick Maisonnave : Ambassadeur chargé de la Stratégie internationale en matière de Lutte contre le Terrorisme

Ségolène ROYAL: Ambassadeur chargé de la Négociation internationale pour les Pôles Arctique et Antarctique (même elle.. !)

Ils sont actuellement au nombre de 28, le Montant réel de leurs indemnités est secret, vraisemblablement du même ordre que celui de Ségolène (17 500 euros/mois)

Directeur/Président de la Cnil : 160.000 euros annuel

Directeur/Président du CSA : 188.000 euros annuel

La Sénatrice UDI Nathalie Goulet, interrogée par l’émission Pièces à Conviction sur France 3 : « Ces « Emplois » sont l’expression d’un « véritable Copinage aux Frais des Contribuables »… Et pourtant, en tant que Sénatrice elle sait de quoi elle parle , parce qu’au SENAT… Demandez aux Jardiniers, aux Chauffeurs, et aux Agents d’entretiens à 6000 euros par mois

Quelques autres gagnants……

François VILLEROY de GALAU…: Waouhhhh Gouverneur de le Banque de France 37 580 euros par mois + indemnité logement 5643 euros par mois. Les deux Sous-Gouverneurs ont touché 223.255 euros en 2016.

Bruno LASSERRE : vice-Président du Conseil d’Etat, 65 ans et toujours en activité (si l’on peut dire..) touche 16 170 euros chaque mois,

Isabelle Falque-Pierrotin : qui perçoit 160.891 euros annuels en tant que Présidente de la CNIL.

Robert OPHELE : Président de l’Autorité des Marchés Financiers avec un Salaire annuel de 238.735 euro

Isabelle SILVA : Présidente de l’Autorité de Concurrence 14 800 euros par mois,

Thierry DALARD : Président de la Société du Grand Paris 17 000 euros/Mois

Etienne CREPON : Président du Centre Technique du Bâtiment 16 330 euros/Mois

Philippe NICOLA : Directeur du Centre national de la Chanson, des Variétés et du Jazz, 12 000 euros/mois

Jean Pierre GENELAY : Directeur Général de l’AFPA 16 230 euros/Mois

Les Enarques de BERCY : Ils sont 600…. Vous avez bien lu 600… Hauts Fonctionnaires de BERCY qui touchent un salaire supérieur à 15 000 euros par mois (et certains beaucoup plus….)

Sylvie HUBAC : Présidente de la réunion des Musées grand Palais 16 000 euros/Mois

Christophe LECOURTIER : Chargé de promouvoir l’internationalisation de l’économie Française 16 000 euros/Mois

Arnaud LEROY : Président de l’ADEME 15 830 euros/Mois

Laurent VALLET : Président de l’INA 15 400 euros/Mois

Olivier KLEIN : Président de l’Agence de Rénovation Urbaine 14 290 euros/Mois

Chantal Jouanno : Présidente de la Commission de débat public 14 666/Mois (A la une en début d’année…)

Directeur régional des Finances Publiques d’Ile-de-France : 21.290 euros nets par mois

Secrétaire Général du Ministère des Finances : 15.710 euros nets par mois

Union monétaire européenne : funeste conflit juridique au sommet

Je ne suis ni économiste ni juriste et je tente de m’informer objectivement dans le fatras des articles de la presse dont je ne lis plus que les titres. De plus mes yeux filtrent ces titres et dès qu’ils voient « coronavirus » je passe au titre suivant. Comme 80 % de ces titres de presse comportent ce mot ma revue de presse européenne du matin ne dure plus que quelques minutes. Il y a pourtant une information qui m’a interpellé la semaine dernière. La Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a remis vertement la Banque centrale européenne (BCE) a sa place car elle outrepassait ses droits et devoirs tels qu’ils ont été décrits par les traités européens. En d’autres termes pour les juristes allemands la BCE n’a pas l’autorisation de racheter des titres de dette souveraine pourris sur les marchés. Or avec la gigantesque crise économique qui se profile les titres de dette souveraine des pays cigales vont être classés dans la catégorie « junk », tout simplement du papier sans valeur, car tous ces pays ne pourront même pas honorer les intérêts qu’ils doivent  auprès de leurs créanciers, je ne parle même pas du « principal ». Ces pays sont l’Italie, l’Espagne, la France, la Belgique et bien entendu la Grèce pour ne citer que les principales économies européennes. La BCE a racheté pour plus de 1000 milliards de titres pourris la semaine dernière et envisage d’en faire encore plus et de faire de même pour des obligations pourries d’entreprises zombies.

Et là les juristes de Karlsruhe se sont énervés car agir ainsi n’est pas autorisé selon les statuts de la BCE. Quelques jours plus tard la Cour européenne de justice (CEJ) a répliqué dans un communiqué très court estimant que les juristes allemands eux-mêmes outrepassaient leurs droits car les juristes de la CEJ ont seuls le pouvoir de juger si une action de la BCE est contraire ou non à l’esprit des traités fondateurs de l’Union monétaire européenne. On peut se dire qu’après tout il ne s’agit que d’une querelle de juristes et qu’il n’y aura aucune conséquence. Détrompez vous chers lecteurs ! Cet événement d’apparence anodine est d’une gravité extrême alors que l’ensemble de l’Europe entre tête baissée et les yeux fermés dans une crise économique qui pourrait être plus grave que celle de 1929. Je dis tête baissée et les yeux fermés parce que tous les politiciens des pays précités se disent « la BCE va payer, on peut dormir tranquillement, demain sera un autre jour ».

Grave erreur ! L’Allemagne, accompagnée des Pays-Bas et de quelques autres pays, je pense à l’Autriche, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Pologne et même la Finlande, vont tourner le dos à l’euro et par conséquent à l’Union européenne. Le simple fait que la cour constitutionnelle allemande conteste les décisions de la BCE est LE signe avant-coureur de l’effondrement dans un proche avenir de l’Union européenne. Il y aura dès lors soit un retour aux monnaies nationales soit l’émergence d’un « euro-mark » apprécié par les marchés et d’un « euro-cigale » qui ne vaudra plus rien. Cette dernière hypothèse est fantaisiste et malheur à tous les pays qui n’ont pas su gérer leurs finances depuis la création de l’Union européenne ou ne l’ont pas pu en raison de cette construction bancale qu’était l’euro dès son origine. 

La pensée du jour

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« Les finances publiques doivent être saines,

Le budget doit être équilibré,

La dette publique doit être réduite,

L’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée,

et l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite.

La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique. »

Cicéron – 55 Avant Jésus Christ

MORALITE : La crise dure depuis 2075 ans !

En cette période, il est bon de rappeler la théorie politique de Cicéron

(106 Av JC – 43 Av JC)

Théorie de Cicéron en 11 points

1 – Le pauvre : Travaille,

2 – Le riche : Exploite le 1,

3 – Le soldat : Défend les deux,

4 – Le contribuable : Paye pour les trois,

5 – Le vagabond : Se repose pour les quatre,

6 – Le poivrot : Boit pour les cinq,

7 – Le banquier : Escroque les six,

8 – L’avocat : Trompe les sept,

9 – Le voleur : Tue les huit,

10 – Le croquemort : Enterre les neuf,

11 – Et le politique : Vit des dix

Note. Cicéron était avocat et devint sénateur. Impliqué dans la vie politique, milieu où on peut s’attirer des ennemis, il fut assassiné par Marc Antoine qui voyait en lui un opposant politique trop célèbre, pour faire très court. Document communiqué par un fidèle lecteur que je remercie ici. Illustration : Wikipedia

Pâques 1942 : Notre mère l’Europe

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L’Europe est un continent d’une telle hétérogénéité que jamais personne n’a pu réussir à l’organiser en un système politique cohérent en dépit des désirs des chefs d’Etat, des grands chefs d’entreprise ou tout simplement des habitants eux-mêmes désirant voir l’émergence d’un espace européen en paix. Le XIXe siècle a connu la tentative d’unification par la force de Napoléon qui s’est soldée par un désastre pour la France. L’Union Monétaire Latine n’a vécu tant bien que mal que de 1865 à 1927 (lien) tandis que l’Allemagne unifiait de son côté tous les micro-Etats qui la constituait. Le Troisième Reich allait faire face à la même hétérogénéité et c’est la raison pour laquelle après l’invasion de la France en mai 1940 fut créé une commission du Reich chargée de l’unification économique de l’Europe motivée par la construction d’une Europe de défense du continent contre la Grande-Bretagne.

Cette unification économique ne devait pas apparaître comme une construction hégémonique de l’Allemagne mais au contraire favoriser l’émergence d’un continent peuplé de blancs : l’Europe pour les Européens. Dès lors et tout naturellement on retrouve aujourd’hui sensiblement le même point de vue développé par les officiels allemands qui depuis la réunification des deux Allemagnes se félicitent – sans le dire à haute voix – d’avoir réussi à implanter en Europe leur hégémonie en douceur. L’Allemagne a réussi à attirer des cerveaux de l’Europe du sud et de l’est, à faire de ces mêmes pays du sud et de l’est des marchés captifs pour l’économie allemande tout en délocalisant leurs industries gourmandes en main-d’oeuvre dans ces pays. Dans le même temps l’Allemagne a imposé dans le cadre de l’union monétaire européenne une monnaie taillée à sa mesure.

Durant le conflit armé les Allemands eux-mêmes n’avaient pas une idée très claire de ce que pourrait être une Europe unifiée à la fin du conflit (dont ils sortiraient vainqueurs). La Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, l’Autriche, la Tchécoslovaquie, l’Italie faisant partie de l’Axe et les Balkans étaient considérés comme faisant d’ors et déjà partie intégrante du Reich mais pour l’élargissement de l’Europe il y avait une nécessité absolue : faire en sorte que ni la France ni la Russie bolchevique puissent se relever économiquement afin de ne pas constituer de menace pour le « Grand Reich éternel » dont rêvait Hitler. Le raisonnement était clair pour Berlin : que le Grand Reich soit capable de faire face à la puissance américaine.

C’est ainsi qu’en mars 1943 Le Ministre des affaires étrangères von Ribbentrop proposa la création d’une confédération européenne incluant virtuellement tous les pays d’Europe mais garantissant à chacun des pays liberté et indépendance politique. Une Europe de la défense serait constituée sur la base de l’élargissement déjà effectif dans divers pays européens du recrutement de membres des Waffen-SS. L’organisation de l’union économique serait basée sur des accords entre Etats, les barrières douanières étant progressivement abolies.

L’idée de l’Allemagne était de préparer tous les pays européens à cette union à l’issue de la guerre sans que l’Allemagne elle-même ne les contraigne. Pour Ribbentrop cela allait de soi … Tout s’est déroulé exactement comme Ribbentrop l’avait imaginé après la guerre à un détail près : la construction de l’Europe a été étroitement encadrée par les Etats-Unis. L’Europe de la défense n’est pas le fait des Etats européens mais de l’OTAN, l’économie européenne est toujours dépendante de Wall Street. L’Union européenne est devenue un monstre administratif dirigé par des technocrates non élus. Finalement l’Europe est un conglomérat hétérogène planifié dans son fonctionnement par des mesures et des régulations socialisantes que prônaient Goebbels et Ribbentrop à leur époque. Et il faut reconnaître que l’Europe et les Européens sont prêts à accepter une nouvelle dictature si le système mis en place perdure car ce système est conçu pour priver chaque village, chaque province et chaque citoyen de liberté. Il est intéressant de rappeler que peu après la libération François Mitterand déclara ceci : « Ma patrie c’est la France, mon avenir c’est l’Europe » et en tant que socialiste bon teint il concourra activement à la construction de l’Europe, imprégné par la propagande européiste allemande qu’il dut probablement subir lors de ses séjours dans les stalags allemands après avoir été fait prisonnier, mais je m’égare …

La France n’est plus la France tout court mais la « France européenne » comme cela figurait sur le tampon de la poste le 4 avril 1942. Cette illustration est prémonitoire puisqu’on y voit déjà le Brexit et la neutralité de la Suisse et de la Norvège !

Inspiré de très loin d’un article du journaliste canadien Guillaume Durocher paru sur le site unz.com .

Lien : https://en.wikipedia.org/wiki/Latin_Monetary_Union

Le « machin » onusien et ses contradictions internes

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L’UNESCO est censée se préoccuper de la préservation culturelle. Vers la fin de l’année dernière, son magazine interne a néanmoins publié un numéro spécial sur le changement climatique (lien). L’éditorial officiel emploie les clichés habituels. Conséquences catastrophiques, le «plus grand défi mondial de notre époque», etc, etc, comme d’habitude.

De manière hilarante, cet éditorial implique que, sans plan des Nations Unies, la planète ne survivra tout simplement pas. L’UNESCO pourrait-elle sauver la Terre : ce billet va montrer comment l’ONU a échoué – tragiquement et complètement – à sauver Haïti.

Ce pays compte moins de 12 millions d’habitants. Il est légèrement plus petit que l’État américain du Maryland. Parce qu’il comprend la moitié d’une île, ses frontières sont bien définies. L’ONU y a une présence significative depuis 2004, mais Haïti reste une affaire très politique de, pourrait-on dire, mépris.

Après le tremblement de terre dévastateur survenu en 2010, la reconstruction a été un énorme travail pour lequel l’ONU se montra spectaculairement incompétente. Mais ce n’est pas tout. Les soldats de la paix des Nations Unies ont ensuite infecté par le choléra la population locale déjà traumatisée.

Ces soldats de la paix arrivaient du Népal, pays qui venait de connaître une épidémie de choléra. L’ONU n’a pris aucune mesure pour s’assurer que son personnel n’était pas porteur de la maladie. Elle n’a pas non plus établi d’assainissement adéquat dans leur campement. Les eaux usées non traitées ont été déversées dans la rivière la plus importante du pays, contaminant l’eau utilisée pour boire, cuisiner et se baigner.

Cela a déclenché la pire épidémie de choléra des temps modernes, une épidémie pour laquelle les médecins haïtiens étaient très mal équipés pour combattre cette épidémie car la maladie n’y avait jamais été enregistrée auparavant (voir la vidéo au sujet de cette épidémie, lien en fin de billet)

Les 10 000 décès et la décennie de maladie qui a suivi sont une calamité causée par l’ONU. Mais lorsque Ban Ki-moon s’est finalement excusé pour la manière dont la situation avait été gérée, six ans après l’apparition de l’épidémie, il n’a pas assumé l’entière responsabilité. L’ONU, voyez-vous, est protégée par l’immunité diplomatique. Les fonctionnaires de l’ONU ont une carte permanente « sans prison » dans leur poche arrière. Ils ne peuvent jamais être tenus pour vraiment responsable des dommages qu’ils causent.

Quiconque imagine que l’ONU est capable de sauver la planète entière doit prendre quelques jours de sa vie pour lire deux livres. Le premier est écrit par Jonathan Katz, le journaliste d’Associated Press qui était en poste en Haïti lorsque le tremblement de terre s’est produit. Il s’intitule: Le gros camion qui est passé par là : comment le monde est venu sauver Haïti et a laissé un désastre.

L’autre livre s’appelle « Deadly River: Cholera and Cover-up in Post-Earthquake Haiti ». Il raconte l’histoire de Renaud Piarroux, un médecin français qui a été appelé pour enquêter. Écrit par son collègue médical, Ralph Frerichs, il montre que l’ONU échoue dans les tests moraux les uns après les autres.

Plutôt que de recevoir coopération et assistance, Piarroux, qui avait mené des efforts pour éradiquer le choléra ailleurs, a dû combattre l’ONU elle-même. Il est courant dans de telles situations d’identifier la source d’une épidémie le plus rapidement possible. Dans ce cas, les responsables de plusieurs organes des Nations Unies – y compris l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – ont insisté sur le fait qu’il y avait des considérations plus importantes que de les blâmer. Frerichs écrit :

Il y avait un effort actif pour supprimer toute recherche de l’origine. [p. 34]

Tous les fonctionnaires internationaux, sans exception, ont adopté la même position, exonérant les soldats [des Nations Unies]. [p.66]

Les cartes [du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies] ont continué de falsifier le début du choléra… [p. 70]

Pendant des années, l’ONU, aidée et encouragée par certains experts éminents, a tenté de lier l’épidémie au changement climatique :

Il est devenu évident qu’il y avait un effort actif pour dissimuler le rôle des Casques bleus népalais de l’ONU, aidé par ceux qui pensaient que le choléra provenait de changements climatiques ou environnementaux… [p 108]

Il n’y avait pas un seul élément de preuve pour soutenir l’hypothèse environnementale que [le choléra] était resté en sommeil et puis… avait été bouleversé par le tremblement de terre de janvier 2010. L’épidémie s’était produite neuf mois après le tremblement de terre ! [p. 137]

Le 6 janvier, les membres du panel «indépendant» des Nations Unies ont fait une déclaration proclamant que… l’épidémie était définitivement liée à la théorie environnementale. [pp. 160-161]

Au terme de son enquête, ce même panel de l’ONU a dû rejeter l’hypothèse environnementale… [p. 182]

Dans l’ensemble, le rapport de l’ONU était un badigeon qui a choisi de ne pas parler des soldats de la paix, tout en critiquant les victimes. Voici quelques citations supplémentaires du livre:

Comment le panel soi-disant indépendant des Nations Unies n’aurait-il pas pu identifier les humains responsables de… l’épidémie ? [p. 189]

Le panel n’a pas hésité à blâmer les Haïtiens et leur environnement local de santé publique. [p. 190]

Des détails sur la source [du choléra] ont également été omis dans [une publication de l’OMS alors que les faits scientifiques étaient clairement connus… La réglementation de l’OMS stipule depuis longtemps que «toutes les informations disponibles sur l’origine de l’infection» doivent être déclarées. [p. 194]

L’ONU est une bureaucratie massive. Les bureaucraties ne sont jamais tenues pour responsables. Elles sont composées de carriéristes qui passent d’une mission à l’autre, évitant ainsi les conséquences des décisions qu’ils prennent sur la vie des autres.

Quand quelque chose se passe mal, la patate chaude est repassée ici, là et partout. Il n’y a guère d’incitation pour le personnel des Nations Unies à reconnaître ses erreurs, sans parler d’apprendre de celles-ci.

Le monde est composé de faiseurs et de causeurs. Haïti nous montre que le personnel des Nations Unies sait parler et rédiger des rapports. Mais cette organisation est pathétique pour faire quoi que ce soit dans le monde réel.

Au point zéro d’une terrible catastrophe naturelle, les personnels des Nations Unies ont aggravé plutôt qu’amélioré les choses. Ils ont ensuite perdu un temps précieux à nier, à cacher les failles de leurs actions et à couvrir les dommages qu’ils avaient infligés.

Source : Blog de Donna Laframboise

Liens : https://youtu.be/lKu7V7pDLyQ , https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000370322_eng

https://www.foxnews.com/world/un-apologizes-for-haitis-cholera-epidemic-without-noting-it-brought-the-disease

Brève très brève …

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Je suis très occupé par une sculpture, plutôt un moulage, qui doit être terminé dans quelques jours. En effet, outre tenir mon blog je m’adonne à ce petit passe-temps manuel très satisfaisant.

Alors aujourd’hui je fais un peu comme Paul Craig Roberts, et mon billet sera simplement un lien vers une intervention d’un politicien français que j’apprécie pour la clairvoyance de ses analyses.

https://www.youtube.com/watch?v=sKo8F0wIDg8

En France où passe tout ce pognon de fou ?

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J’ai noté sur un bout de papier diverses données relatives au budget de l’Etat français dont le poids représente 56 % du produit national brut, une notion contestable mais qui néanmoins donne une image de la réalité. Pendant des années, depuis le septennat de Giscard, ce sont les petits arrangements entre amis politiques qui se sont surajouté les uns après les autres pour former un système kafkaïen de passe-droit, d’avantages fiscaux, de facilités variées pour laisser circuler librement les capitaux, c’est du moins ce qu’affirmaient les politiciens. Simultanément la complexification du code du travail a figé la créativité des entrepreneurs et, ajoutant à ce code d’une complexité telle qu’aucun autre pays dans le monde oserait s’en inspirer, les mesures fiscales imposées aux entreprises découragent plus d’un citoyen de laisser libre cours à ses projets d’entrepreneur. L’ensemble de ces lois et décrets a conduit l’Etat français au bord du gouffre.

La dette de la France, toutes dettes confondues, hors dettes privées, des entreprises et des personnes physiques, mais incluant les dettes des entreprises publiques, des hôpitaux et des collectivités locales atteint 3,5 fois le montant du PIB : encore plus que celle du Japon, pays tant critiqué par de nombreux analystes économiques pour sa gestion. Peu de ces analystes dénoncent le montant monstrueux de la dette de l’Etat français. Et pourtant, tous ces petits arrangements de copinage accumulés avec les années qui devraient faire l’objet d’un audit détaillé et impartial montrent que les quelques centaines de niches fiscales organisées pour favoriser les uns ou les autres représentent un manque à gagner pour l’Etat français de 200 milliards d’euro chaque année. La corruption, le plus souvent organisée par les politiciens eux-mêmes, représente également 200 milliards perdus chaque année. Ce poste comprend les arrangements consentis par le ministère des finances pour les plus riches afin qu’ils protègent au mieux leur patrimoine considérant qu’ils sont utiles pour l’économie française, ce qui conduit tout naturellement à des évasions fiscales massives. Bref, il s’agit d’une collusion entre le monde politique et le monde financier puisque c’est ce dernier qui dirige le pays et non pas les élus.

À tous ces manques à gagner pour l’Etat il est également intéressant de se pencher sur les postes de dépense extravagants. La « politique de la famille » coûte globalement à l’Etat 300 milliards d’euros par an si on prend en compte les allocations familiales, les réductions d’impôt selon le nombre d’enfants, les allocations variées de rentrée scolaire ainsi que la prise en charge des visites prénatales et post-natales, sans oublier les congés accordés aux mères en partie à la charge de l’Etat. Le chiffre de 300 milliards est une estimation haute qui peut être contestée puisque les estimations varient entre 75 et 300 milliards. J’ai tout noté depuis plus d’un mois ! Et pourtant … le taux de natalité en France diminue régulièrement pour ne plus assurer le renouvellement de la population. Si on entre dans le détail il faut reconnaître que pour les Français « de souche » le taux de natalité est à peine de 1,4 enfant par femme féconde et le taux de natalité global de la France reste enviable pour des pays comme l’Espagne, l’Italie ou encore l’Allemagne car dans la population immigrée ancienne ou récente ce taux est très supérieur à 1,4 enfant par femme. En effet, avoir des enfants, beaucoup d’enfants, correspond en Afrique, du Maghreb au sud du Sahel à un capital, et en France à une rente : les immigrés d’Afrique ont importé leur concept de capital humain que représentait dans leur pays d’origine le fait d’avoir beaucoup d’enfants, plus de 4 par couple. Ce n’est pas moi qui l’affirme mais une des sources citées en fin de billet.

Et pour ne pas être en reste il faut ajouter deux postes à ce manque à gagner qui se monte déjà à plus de 200 milliards par an (on ne peut pas tout supprimer) : le coût de fonctionnement global de ce monde politique qui s’élève à 15 milliards par an, vous avez bien lu. Deux petits détails : le seul fonctionnement du Sénat coûte aux contribuables 1 milliard d’euros par an et celui de l’Elysée, il y a moins de rentiers à l’Elysée qu’au Sénat, seulement 105 millions d’euros par an ! Pour aggraver la situation l’administration, je n’ose pas dire toute l’administration mais seulement celle de la santé, accepte les yeux fermés ou sur ordre du gouvernement de laisser passer une fraude sur les retraites ou les soins de santé, fraude qui coûte aux contribuables 15 milliards d’euros par an. Au bas mot si le gouvernement acceptait qu’un bureau d’audit privé passe en revue l’ensemble des dépenses de l’Etat, un premier jet d’une telle intervention d’audit, si elle était prise en considération, ce qu’elle ne fait jamais avec les rapports de la Cour des Comptes, permettrait instantanément d’économiser au moins 430 milliards d’euros.

À ces économies l’audit des comptes publics qui est réclamé par un nombre croissant de citoyens pourrait se pencher sur les subventions accordées généreusement par l’Etat aux « associations à but non lucratif type loi de 1901 ». La grande majorité de ces associations est inutile voire néfaste. Mais encore une fois les lois sont ainsi faites pour encourager une autre forme de corruption légale car un grand nombre de ces associations représente un levier pour l’action des politiciens. Les estimations du montant des aides de l’Etat aux associations sont très vagues puisque certains analystes mentionnent seulement 10 milliards d’euros et d’autres jusqu’à 50 milliards par an. Quel est le montant exact des aides de l’Etat aux partis politiques et aux syndicats ? Nul ne le sait car il s’agit pour les premières de copinages sordides décidés depuis longtemps par ce même monde politique et pour les syndicats il s’agit d’acheter la paix sociale, on peut légitimement s’étonner.

Il y a donc des « mines » d’économies parfaitement exploitables pour équilibrer le budget de l’Etat qui ainsi pourra commencer à rembourser ses dettes plutôt que de léguer ce fardeau à nos petits-enfants. De plus toutes les « économies » réalisables – demain matin – permettraient de réduire substantiellement les impôts et autres taxes ou contributions car l’Etat français dans sa frénésie de taxations diverses ne fait qu’accélérer la paupérisation du petit peuple. Enfin, comme une cerise sur ce gâteau fiscal et tout ce pognon fou dépensé outrageusement, il ne faut pas oublier les taxes sur les carburants, l’électricité et le gaz qui ne servent qu’à défigurer la campagne française profonde avec d’énormes moulins à vent qui ne servent à rien. Ce sont des impôts déguisés en « contribution pour le sauvetage du climat ». On ne peut qu’être admiratif devant cette créativité à double sens des services financiers français. Mais si cette situation perdure il est certain que ça ne pourra que très mal se terminer …

Sources : par ordre alphabétique Patrick Artus, Philippe Béchade, Olivier Delamarche, Charles Gave, Jacques Sapir, Eric Zemmour, et bien d’autres analystes qui, raisonnablement, ne peuvent être taxés ni d’extrême gauche ni d’extrême droite.

Illustration. Fondation d’une éolienne dans la campagne française, voilà où passe par exemple tout de pognon fou …