Pâques 1942 : Notre mère l’Europe

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L’Europe est un continent d’une telle hétérogénéité que jamais personne n’a pu réussir à l’organiser en un système politique cohérent en dépit des désirs des chefs d’Etat, des grands chefs d’entreprise ou tout simplement des habitants eux-mêmes désirant voir l’émergence d’un espace européen en paix. Le XIXe siècle a connu la tentative d’unification par la force de Napoléon qui s’est soldée par un désastre pour la France. L’Union Monétaire Latine n’a vécu tant bien que mal que de 1865 à 1927 (lien) tandis que l’Allemagne unifiait de son côté tous les micro-Etats qui la constituait. Le Troisième Reich allait faire face à la même hétérogénéité et c’est la raison pour laquelle après l’invasion de la France en mai 1940 fut créé une commission du Reich chargée de l’unification économique de l’Europe motivée par la construction d’une Europe de défense du continent contre la Grande-Bretagne.

Cette unification économique ne devait pas apparaître comme une construction hégémonique de l’Allemagne mais au contraire favoriser l’émergence d’un continent peuplé de blancs : l’Europe pour les Européens. Dès lors et tout naturellement on retrouve aujourd’hui sensiblement le même point de vue développé par les officiels allemands qui depuis la réunification des deux Allemagnes se félicitent – sans le dire à haute voix – d’avoir réussi à implanter en Europe leur hégémonie en douceur. L’Allemagne a réussi à attirer des cerveaux de l’Europe du sud et de l’est, à faire de ces mêmes pays du sud et de l’est des marchés captifs pour l’économie allemande tout en délocalisant leurs industries gourmandes en main-d’oeuvre dans ces pays. Dans le même temps l’Allemagne a imposé dans le cadre de l’union monétaire européenne une monnaie taillée à sa mesure.

Durant le conflit armé les Allemands eux-mêmes n’avaient pas une idée très claire de ce que pourrait être une Europe unifiée à la fin du conflit (dont ils sortiraient vainqueurs). La Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, l’Autriche, la Tchécoslovaquie, l’Italie faisant partie de l’Axe et les Balkans étaient considérés comme faisant d’ors et déjà partie intégrante du Reich mais pour l’élargissement de l’Europe il y avait une nécessité absolue : faire en sorte que ni la France ni la Russie bolchevique puissent se relever économiquement afin de ne pas constituer de menace pour le « Grand Reich éternel » dont rêvait Hitler. Le raisonnement était clair pour Berlin : que le Grand Reich soit capable de faire face à la puissance américaine.

C’est ainsi qu’en mars 1943 Le Ministre des affaires étrangères von Ribbentrop proposa la création d’une confédération européenne incluant virtuellement tous les pays d’Europe mais garantissant à chacun des pays liberté et indépendance politique. Une Europe de la défense serait constituée sur la base de l’élargissement déjà effectif dans divers pays européens du recrutement de membres des Waffen-SS. L’organisation de l’union économique serait basée sur des accords entre Etats, les barrières douanières étant progressivement abolies.

L’idée de l’Allemagne était de préparer tous les pays européens à cette union à l’issue de la guerre sans que l’Allemagne elle-même ne les contraigne. Pour Ribbentrop cela allait de soi … Tout s’est déroulé exactement comme Ribbentrop l’avait imaginé après la guerre à un détail près : la construction de l’Europe a été étroitement encadrée par les Etats-Unis. L’Europe de la défense n’est pas le fait des Etats européens mais de l’OTAN, l’économie européenne est toujours dépendante de Wall Street. L’Union européenne est devenue un monstre administratif dirigé par des technocrates non élus. Finalement l’Europe est un conglomérat hétérogène planifié dans son fonctionnement par des mesures et des régulations socialisantes que prônaient Goebbels et Ribbentrop à leur époque. Et il faut reconnaître que l’Europe et les Européens sont prêts à accepter une nouvelle dictature si le système mis en place perdure car ce système est conçu pour priver chaque village, chaque province et chaque citoyen de liberté. Il est intéressant de rappeler que peu après la libération François Mitterand déclara ceci : « Ma patrie c’est la France, mon avenir c’est l’Europe » et en tant que socialiste bon teint il concourra activement à la construction de l’Europe, imprégné par la propagande européiste allemande qu’il dut probablement subir lors de ses séjours dans les stalags allemands après avoir été fait prisonnier, mais je m’égare …

La France n’est plus la France tout court mais la « France européenne » comme cela figurait sur le tampon de la poste le 4 avril 1942. Cette illustration est prémonitoire puisqu’on y voit déjà le Brexit et la neutralité de la Suisse et de la Norvège !

Inspiré de très loin d’un article du journaliste canadien Guillaume Durocher paru sur le site unz.com .

Lien : https://en.wikipedia.org/wiki/Latin_Monetary_Union

Le « machin » onusien et ses contradictions internes

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L’UNESCO est censée se préoccuper de la préservation culturelle. Vers la fin de l’année dernière, son magazine interne a néanmoins publié un numéro spécial sur le changement climatique (lien). L’éditorial officiel emploie les clichés habituels. Conséquences catastrophiques, le «plus grand défi mondial de notre époque», etc, etc, comme d’habitude.

De manière hilarante, cet éditorial implique que, sans plan des Nations Unies, la planète ne survivra tout simplement pas. L’UNESCO pourrait-elle sauver la Terre : ce billet va montrer comment l’ONU a échoué – tragiquement et complètement – à sauver Haïti.

Ce pays compte moins de 12 millions d’habitants. Il est légèrement plus petit que l’État américain du Maryland. Parce qu’il comprend la moitié d’une île, ses frontières sont bien définies. L’ONU y a une présence significative depuis 2004, mais Haïti reste une affaire très politique de, pourrait-on dire, mépris.

Après le tremblement de terre dévastateur survenu en 2010, la reconstruction a été un énorme travail pour lequel l’ONU se montra spectaculairement incompétente. Mais ce n’est pas tout. Les soldats de la paix des Nations Unies ont ensuite infecté par le choléra la population locale déjà traumatisée.

Ces soldats de la paix arrivaient du Népal, pays qui venait de connaître une épidémie de choléra. L’ONU n’a pris aucune mesure pour s’assurer que son personnel n’était pas porteur de la maladie. Elle n’a pas non plus établi d’assainissement adéquat dans leur campement. Les eaux usées non traitées ont été déversées dans la rivière la plus importante du pays, contaminant l’eau utilisée pour boire, cuisiner et se baigner.

Cela a déclenché la pire épidémie de choléra des temps modernes, une épidémie pour laquelle les médecins haïtiens étaient très mal équipés pour combattre cette épidémie car la maladie n’y avait jamais été enregistrée auparavant (voir la vidéo au sujet de cette épidémie, lien en fin de billet)

Les 10 000 décès et la décennie de maladie qui a suivi sont une calamité causée par l’ONU. Mais lorsque Ban Ki-moon s’est finalement excusé pour la manière dont la situation avait été gérée, six ans après l’apparition de l’épidémie, il n’a pas assumé l’entière responsabilité. L’ONU, voyez-vous, est protégée par l’immunité diplomatique. Les fonctionnaires de l’ONU ont une carte permanente « sans prison » dans leur poche arrière. Ils ne peuvent jamais être tenus pour vraiment responsable des dommages qu’ils causent.

Quiconque imagine que l’ONU est capable de sauver la planète entière doit prendre quelques jours de sa vie pour lire deux livres. Le premier est écrit par Jonathan Katz, le journaliste d’Associated Press qui était en poste en Haïti lorsque le tremblement de terre s’est produit. Il s’intitule: Le gros camion qui est passé par là : comment le monde est venu sauver Haïti et a laissé un désastre.

L’autre livre s’appelle « Deadly River: Cholera and Cover-up in Post-Earthquake Haiti ». Il raconte l’histoire de Renaud Piarroux, un médecin français qui a été appelé pour enquêter. Écrit par son collègue médical, Ralph Frerichs, il montre que l’ONU échoue dans les tests moraux les uns après les autres.

Plutôt que de recevoir coopération et assistance, Piarroux, qui avait mené des efforts pour éradiquer le choléra ailleurs, a dû combattre l’ONU elle-même. Il est courant dans de telles situations d’identifier la source d’une épidémie le plus rapidement possible. Dans ce cas, les responsables de plusieurs organes des Nations Unies – y compris l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – ont insisté sur le fait qu’il y avait des considérations plus importantes que de les blâmer. Frerichs écrit :

Il y avait un effort actif pour supprimer toute recherche de l’origine. [p. 34]

Tous les fonctionnaires internationaux, sans exception, ont adopté la même position, exonérant les soldats [des Nations Unies]. [p.66]

Les cartes [du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies] ont continué de falsifier le début du choléra… [p. 70]

Pendant des années, l’ONU, aidée et encouragée par certains experts éminents, a tenté de lier l’épidémie au changement climatique :

Il est devenu évident qu’il y avait un effort actif pour dissimuler le rôle des Casques bleus népalais de l’ONU, aidé par ceux qui pensaient que le choléra provenait de changements climatiques ou environnementaux… [p 108]

Il n’y avait pas un seul élément de preuve pour soutenir l’hypothèse environnementale que [le choléra] était resté en sommeil et puis… avait été bouleversé par le tremblement de terre de janvier 2010. L’épidémie s’était produite neuf mois après le tremblement de terre ! [p. 137]

Le 6 janvier, les membres du panel «indépendant» des Nations Unies ont fait une déclaration proclamant que… l’épidémie était définitivement liée à la théorie environnementale. [pp. 160-161]

Au terme de son enquête, ce même panel de l’ONU a dû rejeter l’hypothèse environnementale… [p. 182]

Dans l’ensemble, le rapport de l’ONU était un badigeon qui a choisi de ne pas parler des soldats de la paix, tout en critiquant les victimes. Voici quelques citations supplémentaires du livre:

Comment le panel soi-disant indépendant des Nations Unies n’aurait-il pas pu identifier les humains responsables de… l’épidémie ? [p. 189]

Le panel n’a pas hésité à blâmer les Haïtiens et leur environnement local de santé publique. [p. 190]

Des détails sur la source [du choléra] ont également été omis dans [une publication de l’OMS alors que les faits scientifiques étaient clairement connus… La réglementation de l’OMS stipule depuis longtemps que «toutes les informations disponibles sur l’origine de l’infection» doivent être déclarées. [p. 194]

L’ONU est une bureaucratie massive. Les bureaucraties ne sont jamais tenues pour responsables. Elles sont composées de carriéristes qui passent d’une mission à l’autre, évitant ainsi les conséquences des décisions qu’ils prennent sur la vie des autres.

Quand quelque chose se passe mal, la patate chaude est repassée ici, là et partout. Il n’y a guère d’incitation pour le personnel des Nations Unies à reconnaître ses erreurs, sans parler d’apprendre de celles-ci.

Le monde est composé de faiseurs et de causeurs. Haïti nous montre que le personnel des Nations Unies sait parler et rédiger des rapports. Mais cette organisation est pathétique pour faire quoi que ce soit dans le monde réel.

Au point zéro d’une terrible catastrophe naturelle, les personnels des Nations Unies ont aggravé plutôt qu’amélioré les choses. Ils ont ensuite perdu un temps précieux à nier, à cacher les failles de leurs actions et à couvrir les dommages qu’ils avaient infligés.

Source : Blog de Donna Laframboise

Liens : https://youtu.be/lKu7V7pDLyQ , https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000370322_eng

https://www.foxnews.com/world/un-apologizes-for-haitis-cholera-epidemic-without-noting-it-brought-the-disease

Brève très brève …

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Je suis très occupé par une sculpture, plutôt un moulage, qui doit être terminé dans quelques jours. En effet, outre tenir mon blog je m’adonne à ce petit passe-temps manuel très satisfaisant.

Alors aujourd’hui je fais un peu comme Paul Craig Roberts, et mon billet sera simplement un lien vers une intervention d’un politicien français que j’apprécie pour la clairvoyance de ses analyses.

https://www.youtube.com/watch?v=sKo8F0wIDg8

En France où passe tout ce pognon de fou ?

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J’ai noté sur un bout de papier diverses données relatives au budget de l’Etat français dont le poids représente 56 % du produit national brut, une notion contestable mais qui néanmoins donne une image de la réalité. Pendant des années, depuis le septennat de Giscard, ce sont les petits arrangements entre amis politiques qui se sont surajouté les uns après les autres pour former un système kafkaïen de passe-droit, d’avantages fiscaux, de facilités variées pour laisser circuler librement les capitaux, c’est du moins ce qu’affirmaient les politiciens. Simultanément la complexification du code du travail a figé la créativité des entrepreneurs et, ajoutant à ce code d’une complexité telle qu’aucun autre pays dans le monde oserait s’en inspirer, les mesures fiscales imposées aux entreprises découragent plus d’un citoyen de laisser libre cours à ses projets d’entrepreneur. L’ensemble de ces lois et décrets a conduit l’Etat français au bord du gouffre.

La dette de la France, toutes dettes confondues, hors dettes privées, des entreprises et des personnes physiques, mais incluant les dettes des entreprises publiques, des hôpitaux et des collectivités locales atteint 3,5 fois le montant du PIB : encore plus que celle du Japon, pays tant critiqué par de nombreux analystes économiques pour sa gestion. Peu de ces analystes dénoncent le montant monstrueux de la dette de l’Etat français. Et pourtant, tous ces petits arrangements de copinage accumulés avec les années qui devraient faire l’objet d’un audit détaillé et impartial montrent que les quelques centaines de niches fiscales organisées pour favoriser les uns ou les autres représentent un manque à gagner pour l’Etat français de 200 milliards d’euro chaque année. La corruption, le plus souvent organisée par les politiciens eux-mêmes, représente également 200 milliards perdus chaque année. Ce poste comprend les arrangements consentis par le ministère des finances pour les plus riches afin qu’ils protègent au mieux leur patrimoine considérant qu’ils sont utiles pour l’économie française, ce qui conduit tout naturellement à des évasions fiscales massives. Bref, il s’agit d’une collusion entre le monde politique et le monde financier puisque c’est ce dernier qui dirige le pays et non pas les élus.

À tous ces manques à gagner pour l’Etat il est également intéressant de se pencher sur les postes de dépense extravagants. La « politique de la famille » coûte globalement à l’Etat 300 milliards d’euros par an si on prend en compte les allocations familiales, les réductions d’impôt selon le nombre d’enfants, les allocations variées de rentrée scolaire ainsi que la prise en charge des visites prénatales et post-natales, sans oublier les congés accordés aux mères en partie à la charge de l’Etat. Le chiffre de 300 milliards est une estimation haute qui peut être contestée puisque les estimations varient entre 75 et 300 milliards. J’ai tout noté depuis plus d’un mois ! Et pourtant … le taux de natalité en France diminue régulièrement pour ne plus assurer le renouvellement de la population. Si on entre dans le détail il faut reconnaître que pour les Français « de souche » le taux de natalité est à peine de 1,4 enfant par femme féconde et le taux de natalité global de la France reste enviable pour des pays comme l’Espagne, l’Italie ou encore l’Allemagne car dans la population immigrée ancienne ou récente ce taux est très supérieur à 1,4 enfant par femme. En effet, avoir des enfants, beaucoup d’enfants, correspond en Afrique, du Maghreb au sud du Sahel à un capital, et en France à une rente : les immigrés d’Afrique ont importé leur concept de capital humain que représentait dans leur pays d’origine le fait d’avoir beaucoup d’enfants, plus de 4 par couple. Ce n’est pas moi qui l’affirme mais une des sources citées en fin de billet.

Et pour ne pas être en reste il faut ajouter deux postes à ce manque à gagner qui se monte déjà à plus de 200 milliards par an (on ne peut pas tout supprimer) : le coût de fonctionnement global de ce monde politique qui s’élève à 15 milliards par an, vous avez bien lu. Deux petits détails : le seul fonctionnement du Sénat coûte aux contribuables 1 milliard d’euros par an et celui de l’Elysée, il y a moins de rentiers à l’Elysée qu’au Sénat, seulement 105 millions d’euros par an ! Pour aggraver la situation l’administration, je n’ose pas dire toute l’administration mais seulement celle de la santé, accepte les yeux fermés ou sur ordre du gouvernement de laisser passer une fraude sur les retraites ou les soins de santé, fraude qui coûte aux contribuables 15 milliards d’euros par an. Au bas mot si le gouvernement acceptait qu’un bureau d’audit privé passe en revue l’ensemble des dépenses de l’Etat, un premier jet d’une telle intervention d’audit, si elle était prise en considération, ce qu’elle ne fait jamais avec les rapports de la Cour des Comptes, permettrait instantanément d’économiser au moins 430 milliards d’euros.

À ces économies l’audit des comptes publics qui est réclamé par un nombre croissant de citoyens pourrait se pencher sur les subventions accordées généreusement par l’Etat aux « associations à but non lucratif type loi de 1901 ». La grande majorité de ces associations est inutile voire néfaste. Mais encore une fois les lois sont ainsi faites pour encourager une autre forme de corruption légale car un grand nombre de ces associations représente un levier pour l’action des politiciens. Les estimations du montant des aides de l’Etat aux associations sont très vagues puisque certains analystes mentionnent seulement 10 milliards d’euros et d’autres jusqu’à 50 milliards par an. Quel est le montant exact des aides de l’Etat aux partis politiques et aux syndicats ? Nul ne le sait car il s’agit pour les premières de copinages sordides décidés depuis longtemps par ce même monde politique et pour les syndicats il s’agit d’acheter la paix sociale, on peut légitimement s’étonner.

Il y a donc des « mines » d’économies parfaitement exploitables pour équilibrer le budget de l’Etat qui ainsi pourra commencer à rembourser ses dettes plutôt que de léguer ce fardeau à nos petits-enfants. De plus toutes les « économies » réalisables – demain matin – permettraient de réduire substantiellement les impôts et autres taxes ou contributions car l’Etat français dans sa frénésie de taxations diverses ne fait qu’accélérer la paupérisation du petit peuple. Enfin, comme une cerise sur ce gâteau fiscal et tout ce pognon fou dépensé outrageusement, il ne faut pas oublier les taxes sur les carburants, l’électricité et le gaz qui ne servent qu’à défigurer la campagne française profonde avec d’énormes moulins à vent qui ne servent à rien. Ce sont des impôts déguisés en « contribution pour le sauvetage du climat ». On ne peut qu’être admiratif devant cette créativité à double sens des services financiers français. Mais si cette situation perdure il est certain que ça ne pourra que très mal se terminer …

Sources : par ordre alphabétique Patrick Artus, Philippe Béchade, Olivier Delamarche, Charles Gave, Jacques Sapir, Eric Zemmour, et bien d’autres analystes qui, raisonnablement, ne peuvent être taxés ni d’extrême gauche ni d’extrême droite.

Illustration. Fondation d’une éolienne dans la campagne française, voilà où passe par exemple tout de pognon fou …

Noam Chomsky affirme qu’Israël s’est immiscé dans les élections américaines et déclare que l’ingérence russe est « une blague ».

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Traduction d’un article d’Arjun Walia paru sur le site Collective Evolution

Il est tout d’abord important de comprendre pourquoi Donald Trump, depuis qu’il a décidé de se présenter à la présidence américaine, a été diabolisé par les médias traditionnels. La réponse est simple, parce qu’il est un perturbateur. De nombreux esprits auront du mal à discerner cela en raison du pouvoir que les médias traditionnels ont sur l’esprit des masses depuis des années. Ce n’est pas difficile pour eux de programmer la perception d’un évènement ou d’une personne dans l’esprit de l’être humain moyen. Ces médias ont une très grande capacité à le faire et leur positionnement découle de leurs relation avec des agences de renseignement telles que la CIA. Ces médias sont simplement un outil pour laver le cerveau des masses.

Les efforts coordonnés dans principaux organes de presse, notamment CNN, le NYT, le WaPo, le HuffPo et USA Today, ne diffèrent pas des attaques médiatiques concertées contre la Brésilienne Dilma Rousseff, qui a eu pour résultat plus tôt en 2016 sa destitution et son retrait du pouvoir. Dans le cas de Rousseff, nous voyons ce qui a été décrit à tour de rôle comme un coup d’Etat doux ou un coup d’Etat de Wall Street, à l’instar des « révolutions de couleur » survenues quelques années plus tôt (qui sont maintenant largement considérées comme ayant été orchestrées par la CIA et certaines ONGs). Dans les deux cas de faux prétextes ont été martelés sur les écrans à la maison, ce qui a attisé l’opinion publique. Au Brésil cette stratégie a fonctionné. Il semblait que ce mécanisme fonctionnerait aussi aux Etats-Unis lors de la campagne des présidentielles.

Quant à Donald Trump, sa présidence s’apparente à bien des égards aux deux piliers de l’idéologie de l’élite dirigeante américaine : le néolibéralisme et le néoconservatisme. C’est pourquoi nous le voyons constamment « démonisé » et les efforts pour le destituer sont constants. C’est pour quoi il y a eu tout de suite cette histoire de collusion russe, ce que beaucoup auraient dû être en mesure de reconnaître comme étant complètement fausse. De fait, il y a clairement eu une attaque du « Deep State » dirigée contre Trump. Que vous détestiez ou non Trump, ce qui est exposé ici, bien au delà du but, est bien plus considérable qu’on ne peut le penser.

Bienvenue en Amérique, pays où les fausses nouvelles sont considérées comme exactes et les nouvelles réelles lourdement censurées et ridiculisées.

Il n’y a pas longtemps Noam Chomsky a présenté ses idées appuyées par d’excellents arguments. Chomsky est connu pour être un critique profond, un linguiste, philosophe, un scientifique cognitif, historien, critique social et activiste politique, entre autres qualités. Je suis un fan de longue date et une grande partie de son travail résonne en moi profondément, bien que d’autres de ses oeuvres me semblent sans importance. À mon avis il est en général bien positionné pour ses analyses de la politique moderne et il a récemment rendues publiques ses réflexions sur la débacle du « Russia Gate ». Dans une interview avec « Democracy Now » il a expliqué que l’attention des médias sur le « Russia Gate » lors de l’élection américaine de 2016 était une bouffonerie. Il n’a pas confirmé ou nié sa conviction quant à savoir si cela s’était même produit ou non, mais il a expliqué ceci :

« Tout d’abord, si vous vous intéressez à une ingérence étrangère dans nos élections, quoique les Russes aient pu faire compte à peine ou très peu dans la balance en regard de ce que fait un autre État, ouvertement, effrontément et avec un énorme soutien.

L’intervention israélienne dans les élections américaines dépasse de loin tout ce que les Russes ont pu faire, à tel point que le Premier ministre israélien Netanyahu s’est lui)même rendu directement au Congrès, sans même en informer le Président, pour s’adresser aux Représentants sous un tonnerre d’applaudissements pour tenter de saper la politique du Président – c’est ce qui s’est passé sous l’administration Obama en 2015. »

Autre point. Le Docteur Ron Paul, candidat à trois reprises à la présidence et ancien membre de la Chambre des représentants des Etats-Unis, s’est exprimé sans détour sur l’ingérence des USA lors d’élections dans d’autres pays. Il a souligné que, dans un monde idéal, les USA ne devraient pas s’inquiéter des autres pays en tentant de s’ingérer dans leurs élections, et la raison est que cela n’arrive pas parce que le gouvernement américain est complètement hypocrite car il fait exactement la même chose dont il accuse la Russie d’avoir fait. Ron Paul a déclaré que le peuple américain devrait s’inquiéter de l’influence de la CIA sur les élections dans d’autres pays, probablement une centaine, c’est une constante, sans oublier les assassinats politiques auxquels la CIA a contribué. Et Ron Paul de remuer la confiture encore plus loin en révélant l’existence d’un gouvernement fantôme, reprenant les propos de RT (Russia Today), gouvernement fantôme allié à de grands médias pour faire passer un discours anti-russe auprès du public afin de semer la peur et la haine et de susciter de nouveaux débats entre Républicains et Démocrates.

Il y a d’autres problèmes plus importants.

La présentation de l’interview de Chomsky et ce qu’elle soulève, c’est qu’il y a des problèmes beaucoup plus urgents. Le soi-disant piratage des élections américaines par la Russie n’est pas vraiment important, il est simplement utilisé à des fins politiques et pour justifier des assassinats. La politique moderne est extrêmement corrompue et à « Collective Evolution » (note en fin de billet) nous présentons depuis des années la preuve que nombre de nos dirigeants politiques sont activement impliqués dans un comportement immoral et sans éthique. Cela ne devrait pas vraiment surprendre de constater que si on regarde ce qui se passe sur notre planète, c’est le résultat de leaders politiques psychopathes à qui nous permettons de contrôler toutes nos ressources et des prendre des décisions à notre place. En outre Chomsky met également en évidence d’autres interférences dans les processus électoraux que les médias ne prennent pas en compte.

Qui a vraiment le pouvoir ? Vivons-nous dans une démocratie ?

L’une des nombreuses citations que nous utilisons ici à Collective Evolution est celle de John F. Hylan, le maire de New-York : « Telle une pieuvre géante qui étend ses tentacules sur les villes, les Etats et la Nation toute entière, une petite coterie de puissants banquiers internationaux dirige le gouvernement des Etats-Unis pour ses propres intérêts égoïstes. Ils contrôlent les deux partis (Républicains et Démocrates) et contrôlent la majorité des journaux et magazines de ce pays« . Cela soulève la question suivante : vivons-nous vraiment dans un système démocratique ? Les gens ont-ils vraiment une voix ? Il semble que les entreprises et les autres puissances supérieures contrôlent totalement la politique et la volonté du peuple n’est jamais prise en compte. Pour la plupart, en particulier aux Etats-Unis, les élections se résument à deux personnes qui n’ont pas vraiment à coeur les meilleurs intérêts du peuple ou de l’humanité. Malgré cela, nous continuons à voter ce qui nous donne l’illusion de vivre dans une démocratie. Voter ne fait absolument rien pour le changement, et pourtant beaucoup d’Américains accordent encore une grande importance au vote. Il semble que le parti démocrate et le parti républicain ne sont que les deux ailes du même oiseau.

« Et c’est ainsi que fonctionne le système, c’est un système pourri, et je vois les élections comme une sorte de mascarade. Il y a tellement de duperies en tous genres, qu’il s’agisse d’un président démocrate ou d’un président républicain, ceux qui veulent maintenir un certain statut quo font semblant d’être aux manettes et de contrôler la situation. Ils deviennent un peu trop nerveux quand un indépendant comme Bernie Sanders, ou Ron Paul ou même Trump veulent changer les choses. Il y a tellement de gens qui pensent que le système est truqué et que voter est là seulement pour calmer les électeurs alors que ça n’a aucune importance » selon Ron Paul.

Il y a des dizaines et des dizaines de politiciens qui ont mentionné le « Deep State » et pas seulement Donald Trump. Malgré le fait que les médias traditionnels aient qualifié Trump de « complôtiste » il fait partie de ces politiciens qui ont exprimé les mêmes idées. Un autre excellent exemple vient de Theodore Roosevelt :

« Les partis politiques existent pour s’assurer d’un gouvernement responsable et pour exécuter la volonté du peuple. De ce personnel supérieur les deux grands partis politiques se sont séparé. Au lieu d’être les instruments de promotion du bien-être général, ils sont devenus les outils des intérêts corrompus qui les utilisent comme des armes au service de leurs objectifs. Derrière le gouvernement visible se trouve le siège du gouvernement invisible qui ne doit aucune allégeance ni aucune responsabilité envers le peuple. Détruire ce gouvernement invisible, contrecarrer l’alliance impie des entreprises corrompues et de la politique corrompue est la première tâche de l’homme politique » . Le fait est que la politique n’est pas ce que nous pensons. Tout ce qui nous est présenté n’est pas la réalité et nous sommes loin ici de la théorie du complot. Nous ne pouvons pas continuer à suivre le même processus tous les quatre ans en pensant qu’une différence sera apportée via le système politique moderne. Quelque chose doit changer car l’homme a beaucoup de potentiel et malheureusement il est gaspillé.

Au final la politique a clairement été présentée par Chomsky comme une sorte de jeu dans lequel un groupe tente de calomnier un autre groupe pour défendre ses propres intérêts. Il est rare que des décisions soient prises dans l’intérêt des peuples ou de la planète. La politique ne concerne pas la volonté du peuple, mais c’est plutôt un moyen d’inciter la population à penser d’une certaine manière tout en profitant à un petit groupe de l’élite financière. C’est devenu complètement inutile et participer à la vie politique devrait être déconseillé.

Notes. Traduction d’un article d’Arjun Walia paru sur le site Collective Evolution (collective-evolution.com) relative à une interview de Noam Chomsky : https://www.youtube.com/watch?v=x6qk01yq-dY ou encore https://www.youtube.com/watch?v=P2lsEVlqts0 et sur le site Democracy Now ! ( https://democracynow.org ). Les amateurs de Noam Chomsky peuvent aussi voir cette lecture donnée à l’Université d’Heidelberg en 2016 :

https://www.youtube.com/watch?v=OEoVvOh1qbw

Noam Chomsky est né en 1928

Brève. Pour un milliard de dollars de plus ?

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Ce n’est pas le titre d’un film hollywoodien qui vient de sortir mais la question que vont bientôt se poser beaucoup de Français depuis la parution du livre de Frédéric Pierucci qui narre ce qu’il convient aujourd’hui d’appeler en France un scandale au sommet de l’Etat. Quand un grand commis de l’Etat, conseiller du Président français, puis ministre concerné directement par des cessions d’actifs industriels français, hautement stratégiques de surcroît, à des investisseurs étrangers « laisse faire », alors qu’il était fraîchement arrivé dans cette position de grand fonctionnaire depuis une banque privé, on peut se poser la question que probablement beaucoup de Français se posent : Où est passée la commission, disons de 5 à 6 % du montant de la transaction d’un montant de 13 milliards de dollars, qui s’élève, peu ou prou, à un petit milliard de dollars ?

Je n’ai pas d’éléments de réponse mais je salue l’action du député LR Olivier Marleix qui a déposé une plainte auprès de la justice pour peut-être obtenir quelques informations. Il serait souhaitable que des journalistes téméraires osent s’intéresser à ce sombre dossier. La justice française étant soumise au bon vouloir des dirigeants politiques, inutile d’en attendre quoi que ce soit car il n’y a plus de séparation des pouvoirs en France. En d’autres termes la France n’est plus une démocratie. D’ailleurs dans un pays où il est possible pour des hauts fonctionnaires de faire des aller-retour entre les postes gouvernementaux et les entreprises privées (ou publiques) comment peut-on encore espérer se trouver dans un pays qui défend les principes de l’égalité entre les citoyens.

Il reste donc un petit espoir : une dénonciation anonyme, on appelle maintenant ça « un lançeur d’alerte », un « whistleblower », comme Edward Snowden, provenant de la haute fonction publique de l’Etat français et qui ait encore un soupçon de respect de sa nation. Depuis les sous-marins jusqu’aux centrales nucléaires et les centrales hydro-électriques la France est maintenant dépendante du bon-vouloir d’une entreprise américaine … Avoir cédé Alstom-Energie à une entreprise américaine est un acte de haute trahison, il faut appeler les choses par leur nom ! Et ce n’est qu’un début car le gouvernement français veut « liquider » les barrages hydro-électriques, une erreur également statégique qui mettra en péril la stabilité du réseau électrique français, la Française des Jeux, une des rares entreprises rentables appartenant à l’Etat français, ou encore les aéroports de Paris. Qui va acheter ces pépites ? Les copains de celui qui a vendu Alstom aux Américains ? Comme le dit si justement H16 ce pays est définitivement foutu !

Lettre ouverte à Monsieur François Asselineau

Cher Monsieur,

Au cours de vos interventions sur le plateau de studios alternatifs diffusées sur internet, quand vous mentionnez les régulations et décisions de la Commission de Bruxelles, abstenez-vous de mentionner celles concernant le glyphosate. Pour une fois les instances bruxelloises ont repoussé l’interdiction d’utilisation de ce produit en se fiant à des études indépendantes et d’une haute valeur scientifique qui ont montré que ce produit n’était pas cancérigène. La France a décidé de n’interdire ce produit que dans trois ans attendant de plus amples informations. Elles sont pourtant disponibles et accessibles au public. Gangrénée par le cancer de l’écologie politique outrancière l’administration de Macron et de Hollande avant lui ont été aveuglés par les décisions approximatives du Centre International de Recherche sur le Cancer, un organisme onusien parmi tant d’autres.

Au cours des années passées le glyphosate a évolué du statut de cancérigène possible, statut assigné à tous les composés chimiques de synthèse quels qu’ils soient, puis au statut de cancérigène probable et les médias ont transformé ce dernier statut de cancérigène probable à simplement cancérigène. Je voudrais ici vous rappeler la définition de « cancérigène ». Il s’agit d’une molécule chimique qui interagit directement avec l’ADN, support de l’hérédité. Or le glyphosate ne peut pas interagir avec l’ADN de par sa structure chimique.

Ce n’est pas parce que le Vietnam a interdit le glyphosate pour une raison qui m’est étrangère qu’il faudrait aussi exiger de la Commission Européenne qu’elle prenne la même décision. Il existe en France comme dans de nombreux pays de par le monde l’odieux « principe de précaution » mis en place en France par Michel Barnier et Simone Veil. Ce principe détestable paralyse toute recherche en biologie comme en pharmacologie. C’est sur la base de ce principe aussi inique que stupide que les écologistes politiques ont exigé le retrait du glyphosate sans jamais en mesurer les conséquences économiques. Le nettoyage des bordures des voies de chemin de fer est un aspect de l’utilisation de ce produit, anecdotique certes, mais l’utilisation de cette molécule dans l’agriculture n’a pas d’alternative fiable et économique. Si les agriculteurs se voient privés de ce produit ils se retrouveront tout simplement en danger de mort, non pas à cause de celui-ci mais parce qu’ils seront immédiatement en faillite.

Vous avez suivi le mouvement général de la propagande écologique en reprenant sans les étudier certains de leurs arguments et c’est bien regrettable. Je souhaite un bel avenir à votre mouvement aux idées duquel j’adhère à quelques détails près.

Veuillez agréer Cher Monsieur en l’assurance de mes respectueuses salutations.