Nouvelles du Japon : le Soka Gakkai

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Puisque je suis en villégiature chez mon fils à Tokyo en ce moment je me devais de relater quelques impressions fortuitement recueillies au cours de mes flâneries dans les ruelles paisibles des quartiers résidentiels qui s’étendent à perte de vue dans cette immense ville sans limites apparentes. J’ai été surpris qu’en dehors d’une période électorale certains habitants de ces quartiers fleuris, arborés et calmes épinglent sur le mur de leur maison l’affiche d’un politicien, un peu comme si j’habitais la Lozère et que sur le mur de ma maison, en plein village, j’avais collé le portrait de Macron pour bien signifier au passant que je suis un partisan de cet individu venu de nulle part sinon placé sur la scène politique par des marionnettistes placés bien au dessus de lui et qui tirent les ficelles avec son consentement intéressé, cela va de soi.

Je sens que je viens de m’égarer alors que je voulais parler du Japon.

Dans ces quartiers résidentiels de Tokyo il y a un nombre incroyable de chantiers de construction. On dirait que le pays est pris dans une frénésie de rénovation foncière, taux d’intérêt très bas aidant. La maison jouxtant celle de mon fils a été démolie la semaine précédant mon arrivée et ce matin une pelleteuse commençait à creuser des tranchées pour les fondations, et puis ce sera l’autre maison visiblement abandonnée se trouvant tout près et ainsi de suite.

Dans une rue proche de celle où habite mon fils il y a donc une maison avec une affiche toute fraiche d’un politicien, un élu local, pas un membre de la Diète ou de la Chambre Haute. J’ai demandé à mon fils de quoi il s’agissait. Il m’a répondu que la personne habitant cette maison est membre du Komeito puisqu’il a reconnu le visage de la femme figurant sur l’affiche. Elle se trouvait sur les panneaux électoraux il y a quelques mois lors des élections locales.

Le Komeito est un petit parti en apparence puisqu’il a 25 élus à la Diète (le Parlement) et 14 à la Chambre Haute (en France le Sénat), mais petit en apparence seulement car le système électoral japonais fait que pour gouverner le Premier Ministre, issu du parti le plus représenté (relativement) doit obligatoirement s’ « arranger » avec un certain nombre de petits partis pour constituer une majorité de coalition solide. Le Komeito joue donc un rôle pivot dans la vie politique japonaise quelle que soit d’ailleurs la couleur du gouvernement si tant est qu’on puisse parler de couleur au Japon car tout se joue dans la nuance et les compromis. Il se trouve que le Komeito est officieusement l’émanation du Soka Gakkai et tout le monde le sait sans le dire ouvertement.

Le Soka Gakkai est une secte bouddhiste créée au Japon avant la deuxième guerre mondiale répandue maintenant dans le monde entier et extrêmement active au Japon. Cette organisation est immensément riche et par conséquent très influente politiquement dans le pays. Etre affilié à cette organisation ouvre toutes sortes de portes dans les secteurs financiers, commerciaux et naturellement politiques. La seule comparaison qui puisse être établie pour décrire le Soka Gakkai est la franc-maçonnerie avec en plus une multitude d’oeuvres humanitaires et éducatives dont les budgets globaux se chiffrent en dizaines de milliards de dollars (ou trillions de yens).

Le Soka Gakkai contrôle des écoles et des universités, des crèches pour les enfants et est répandu dans le monde entier sous forme d’aides humanitaires mais il faut avouer que le prosélytisme est aussi facilité par ces activités parfaitement honnêtes et habilitées par les gouvernements des pays où il opère. Une sorte d’organisation encore plus tentaculaire que Greenpeace mais qui ne joue pas sur le chantage et l’intimidation comme le fait cette dernière ONG, bien au contraire puisque les préceptes fondamentaux du bouddhisme sont mis en avant et respectés.

Mais au final le Japon reste – du moins en apparence – une démocratie. J’ai dit en apparence car comme dans toutes les démocraties ce sont les lobbys financiers et industriels qui gouvernent et en réalité le mot démocratie y a perdu toute sa signification …

Réflexion ultime sur les élections françaises.

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Finalement les Français se sont prononcés pour le poulain de Hollande qui sera selon toute vraisemblance le prochain monarque de l’Elysée. Le champ sera libre pour les magouilles en tous genres entre copains. Selon Jean-Claude Junker qui s’est empressé de féliciter le petit Manuel, celui-ci serait un centriste. Ah bon ? C’est le pantin des réseaux d’influence qui gouvernent la France depuis que De Gaulle a pris sa retraite, dégouté par la bêtise des Français, incapables de réfléchir un instant. De Gaulle aimait son pays et il a mené à bien d’immenses objectifs. Ce n’était pas un politicien, c’était un stratège. Après Pompidou (venu de la banque Rothschild, tiens, tiens ?) ce fut une succession de politiciens incapables, imbus de leur personne, soumis aux volontés des grands groupes industriels et financiers, puis pieds et poings liés par les fonctionnaires de Bruxelles. Macron, le candidat des « marchés », des financiers et des grands groupes de pression qui prennent le citoyen lambda pour denrée négligeable. Pour preuve, ce matin sur les marchés asiatiques l’euro s’est surenchéri de près de 2 %. C’est énorme ! Manuel peut déjà se féliciter et être félicité par tous ses copains multimilliardaires et son mentor, l’amant de Julie Gayet, lui qui déclarait que son ennemi c’était la finance …

Je n’irai pas voter pour le second tour et tant que l’Etat français me versera ma pension, j’y ai droit puisque je dispose d’une retraite complémentaire constituée par capitalisation qui constitue l’essentiel de mes modestes revenus avec une petite pension par répartition amputée de 40 % car je n’avais pas réuni tous les trimestres nécessaires, je pourrai encore dire sans honte que je suis Français mais je me garderai bien de faire une quelconque remarque sur la politique de l’Espagne, mon pays d’accueil. Au pire, je demanderai l’asile économique au Japon, au cas où la France décide de ne plus payer de pension à ses retraités expatriés.

Le petit Macron va trouver des caisses vides, d’ailleurs il le sait très bien, il lui faudra soit augmenter encore les impôts, soit réduire le train de vie de l’Etat en entamant des réformes en profondeur car la bienveillance des « marchés » pourrait ne pas durer, je parle des taux d’intérêt des obligations, si la France doit encore emprunter et que ces taux augmentent ce sera intenable … Bref, les problèmes de la France ne seront pas résolus avant longtemps, s’ils le sont un jour tant l’immobilisme et la corruption du monde politique sont des facteurs inhibiteurs de toute initiative un tant soit peu intelligente et constructive.

Illustration : Reuters

Elections françaises : comme le marigot de Washington, en pire !

Pendant que la presse tente de relancer le feuilleton Fillon, c’est un tonnerre de silence qui a accueilli la révélation, ce week-end, du scandale Macron-Servier. Le laboratoire commercialisant le Mediator et très reconnu pour ses techniques occultes de lobbying, s’avère être l’inspirateur principal du volet « santé » du programme d’Emmanuel Macron, via un « expert » grassement rémunéré.

 Hasard ou conséquence, le leader d’En Marche plaidait quelques jours plus tôt pour mieux rembourser les médicaments vendus par… les laboratoires Servier ! Heureusement, aucun journaliste n’a eu l’indélicatesse de demander à Emmanuel Macron si Servier faisait partie de la fameuse liste gardée secrète de ses généreux donateurs. Un cas d’école de la collusion entre les labos pharmaceutiques, les politiques et les médias.

 Ce ne sont ni les valeureux enquêteurs du Canard, ni les fins limiers deMédiapart, ni même les expérimentés journalistes du Monde qui ont dévoilé le pot aux roses, mais le docteur Irène Frachon. Connue du grand public pour avoir révélé le scandale du Mediator, et décorée par l’association Anticor du Prix éthique du Lanceur d’alerte citoyen, Irène Frachon a tiqué en relevant que le « représentant santé » (et principal inspirateur de son programme en la matière), Jean-Jacques Mourad, était en fait rémunéré par les Laboratoires Servier, pour des montants qui pourraient avoisiner le million d’euros pour la seule année 2016.

 Ce conflit d’intérêt caractérisé avait déjà été signalé durant le week-end parFormindep (Association Pour une Information Médicale Indépendante), une association non partisane et reconnue. Mais la presse n’avait pas daigné relever les faits avant l’intervention d’Irène Frachon, qui a du elle-même aller vérifier les bases de données du Ministère de la santé qui répertorient les versements effectués par les laboratoires.

 Oui mais voilà, Jean-Jacques Mourad est aussi le frère de Bernard Mourad, l’un des piliers de la campagne d’Emmanuel Macron. C’est lui qui pilote pour Xavier Niel et Patrick Drahi les plus grands dossiers des médias qui appartiennent à ces deux patrons (soutiens eux aussi de Macron) : Le Monde, Libération, l’Express, BFM TV, RMC

 Bref, un scandale de conflit d’intérêt sans équivalent par le passé, mais dont on risque d’assez peu entendre parler.

Docteur Olivier BRUN – pédiatre 38 rue du Bon Pasteur 69001 – Lyon

Elections françaises : analyse percutante et lucide

Elections françaises : analyse percutante et lucide

Ceci est un copié-collé d’un billet de l’Institut des Libertés qu’il me paraît opportun de présenter à mes lecteurs y compris ceux qui ont déserté mon site qui je le rappelle est totalement indépendant et revendique une non moins totale liberté d’expression. Je rend hommage à Charles Gave au passage pour la clairvoyance de ses analyses. Je déplore dans cette analyse qu’il ne soit nullement question du véritable « second tour » que constituent les élections législatives du mois de juin qui risquent de plonger la France dans une autre incertitude très difficile à résoudre.

Elections: Comment Hollande and Co risquent de se prendre le pied dans le tapis.

Par Charles Gave
17 avril, 2017

Je vais partir d’un certain nombre de présupposés qui seront-ou non- confirmés Dimanche prochain.

Les voici.

  • Le premier est que Marine Le Pen sera au deuxième tour.

  • Le deuxième est que la classe politique et journalistique attend cela avec impatience pour nous refaire le coup de la nécessité pour les forces de progrès (?) de s’unir pour empêcher qu’elle ne soit élue au deuxième tour, l’idée bien sur ayant toujours été que celui qui sera opposée à elle sera automatiquement élu.

  • Pour les hommes de Davos et les Oints du Seigneur qui nous gouvernent avec le succès que chacun peut constater depuis des années, la question posée était donc : comment manœuvrer pour être certain que leur candidat sera au deuxième tour ?

  • Tout le monde connait la réponse à cette question qui est vieille comme les élections. Il suffit de susciter des « petites » candidatures chassant sur les mêmes terres que messieurs Fillon et Hamon (soutenus l’un et l’autre du bout des lèvres par les forces politiques représentant les hommes de Davos) qui garantiront que leur « Oint du Seigneur », soigneusement choisi par les représentants de l’état profond français ( Messieurs Attali et Jouyet) sera présent au second tour puisque les forces de leurs adversaires auront été dispersées.

Et bien entendu, ces « utiles petits candidats » dont nul ne met en doute l’honorabilité trouvent sans trop de difficultés les 500 signatures qui pour d’autres qui seraient moins utiles, sont impossibles à rassembler.

Où l’on retrouve le vieux principe de « diviser pour régner » cher à tout énarque de qualité …

Et c’est là que les choses pourraient se compliquer sérieusement pour nos Machiavels de sous-préfecture qui pensent que l’électorat français se manipule comme un congrès du parti socialiste.

En fait, je ne suis pas du tout certain du coté inéluctable de cet enchaînement qui fait fi de l’intelligence de l’électeur de base.

Prenons un électeur de monsieur Fillon.

Que va-t’il se dire ?

Dans un scrutin « normal » j’aurais pu me laisser tenter par un vote au premier tour pour monsieur Dupont-Aignan, le gendre parfait, ou pour monsieur Asselineau, la réincarnation du Général. Si je me laisse aller à cette faiblesse, il est à peu près certain qu’au deuxième tour, je vais me retrouver avec Macron contre Le Pen ce qui me parait avoir à choisir entre la peste et le choléra. 

Et donc, je vais voter comme un seul homme pour Fillon.

Prenons un électeur de « gauche ».

Que va-t-il se dire ?

Dans un scrutin normal, j’aurais pu me laisser tenter au premier tour et donner ma voix à un Hamon ou à un Poutou. Mais à l’évidence, ils ne seront pas au deuxième tour, et je risque de me retrouver sans aucun candidat pour qui voter au deuxième tour, un peu comme quand nous avions eu Pompidou contre Poher.

Et donc je vais voter comme un seul homme pour monsieur Melenchon.

Le « diviser pour régner » risque en fait de renforcer les gros candidats tant à gauche qu’a droite, plutôt que de les affaiblir.

Ce qui revient à dire que la présence de monsieur Macron au deuxième tour est loin d’être assurée.

 

Venons-en aux électeurs de monsieur Macron qui, me dit-on, seraient à la recherche d’un  « souffle nouveau» et donc serait soutenu par la jeunesse.

  • En fait de souffle nouveau, il n’y a pas un seul vieux cheval de retour de la politique ou de la gens jacassière (ceux qui ont fait leur métier de commenter la vie politique, comme l’appelait Raymond Barre) qui ne manifeste un merveilleux enthousiasme pour le candidat de la disparition de la France. On retrouve bien sur l’éternel trio de comiques troupiers, BHL, Minc, Attali qui se sont toujours trompés sur tout et sur lesquels il n’est point besoin d’épiloguer. Le fait que ces trois la soutiennent monsieur Macron rend son élection hautement improbable tout simplement parce qu’ils n’ont jamais rien compris à rien.

  • Quant à la jeunesse, je n’accorde aucun crédit particulier à la jeunesse, en partant du principe cher à Jacques Brel qu’un jeune con a tendance à devenir un vieux con et que d’ailleurs le candidat le plus soutenu par la « jeunesse » est MLP, ce qui semble avoir échappé à la gens jacassière citée plus haut.

  • On le voit être soutenu par un ancien ministre de l’éducation nationale, monsieur Bayrou, qui, quand il a été en fonction s’est toujours couché avec la plus grande célérité devant les syndicats qui ont détruit l’Education Nationale. Nous devons aussi à ce fin politique l’élection de monsieur Hollande et donc cinq ans de dégringolade ininterrompue.

 

Voir monsieur Bayrou embrasser monsieur Macron laisse une impression détestable, sans que je sache très bien pourquoi. Je songe à la formule de Napoléon voyant Fouché donnant le bras à Talleyrand et disant « Tiens, voici le vice appuyé sur le crime » que l’on pourrait paraphraser comme : « Tiens, voici le vide appuyé sur la veulerie »

  • Et enfin notre Macroniste doit savoir aujourd’hui que son candidat est soutenu par la quasi totalité des groupes de presse appartenant pour certains d’entre eux à des hommes pour qui monsieur Macron a eu des bontés quand il était ministre. Ce qui peut laisser chez les âmes sensibles comme un léger sentiment de dégout.

Bref, j’ai beaucoup de mal à penser que les Macronistes vont se lever en masse Dimanche prochain en chantant youkahidi, youkahida avant d’aller voter pour celui qui apparaît de plus en plus et comme un faux nez du parti socialiste et comme le digne successeur de monsieur Hollande, lequel après tout plafonnait il y a quelques mois à 10 % d’opinions favorables. Je ne vois donc pas très bien pourquoi ce représentant du vide sidéral de la pensée et de l’absence de courage devrait atteindre 20 %.

Qu’un Français sur cinq se laisse embobiner par une manœuvre aussi grossière me parait déjà beaucoup. Plus, cela confirmerait les craintes que certains peuvent avoir sur le niveau intellectuel des français en chute libre depuis 1981, mais il y a des limites.

 

Je ne suis payé ni par les instituts de sondage ni par les journaux, ni par leurs propriétaires (qui sont souvent les mêmes) ce qui enlève bien entendu toute légitimité à mes propos. Cependant, je confirme et je signe : je ne suis pas du tout certain que monsieur Macron sera au deuxième tour.  Imaginons cependant que je me trompe…  (Ce qui ne m’est jamais arrivé bien entendu mais il faut un début à tout).

La question que chacun devra se poser alors est : Mais où sont donc les troupes de réserve de monsieur Macron ?

Chez les électeurs de Fillon ?

Vous plaisantez sans doute.

Ils ne vont pas voter pour celui qui a été certainement complice de la tentative de déstabilisation de leur candidat, qui était dans le palais de l’Elysée ou au gouvernement quand on leur a imposé le mariage pour tous après qu’on ait augmenté leurs impôts de façon monstrueuse. Qui plus est ce candidat a l’intention de taxer l’immobilier, seul actif qui leur a permis de ne pas encore sombrer.

Plutôt crever.

Chez les électeurs de Melenchon ?

Vous les voyez voter pour un ancien de la banque Rothschild qui a fait disparaitre une partie importante de son patrimoine sans que l’on sache très bien pourquoi ni comment ?

Vous les voyez voter pour le candidat de la mondialisation heureuse, pour celui qui veut que la France devienne une société multiculturelle et qui traite les femmes qui travaillent en usine d’abrutis illettrées ?

Et donc, dans ce cas de figure, je m’attendrais à une abstention prodigieuse et à l’élection de Madame Le Pen.

Passons au second cas de figure, Le Pen  Melenchon.

Même question : où sont les troupes de réserve de monsieur Melenchon ?

En dehors de monsieur Bayrou, et des trois pelés et deux tondus qui auront voté Hamon je ne vois pas de troupes fraiches apparaitre.

Et donc, dans ce cas de figure, madame Le Pen est élue haut la main.

Venons en à monsieur Fillon et posons la question fatidique : où sont ses troupes de réserve ?

Très facile de répondre à cette question : tous les gens qui auront voté pour monsieur Macron, étant à la fois pusillanimes, sans conviction et crédules se précipiteront pour voter pour monsieur Fillon, qui sera élu triomphalement et pourra de plus dégager une majorité de gouvernement considérable au Parlement.

J’en arrive à la conclusion de ce papier.

Les gros malins qui ont essayé de dézinguer monsieur Fillon pour faire élire leur Golem ont, de par leurs actions, rendu infiniment plus probable l’élection de madame Le Pen. Je pense au proverbe Grec : « Ceux que les Dieux veulent perdre, ils les rendent fous »

Quand on voit monsieur Hollande se promener en déclamant que sa dernière mission est d’empêcher madame Le Pen d’être élue, on ne peut s’empêcher de sourire en repensant  que ses missions antérieures étaient de relancer  la croissance,  de retrouver l’équilibre budgétaire et de faire baisser le chômage. A l’aune de ses résultats passés, l’élection de MLP apparait une certitude.

Quoiqu’il en soit, la parole est maintenant au Souverain -enfin-, c’est-à-dire au Peuple.

A lundi prochain et bon vote !

La France est devenue une république bananière, la preuve …

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Le document que je livre à mes lecteurs a certainement circulé sur la toile avant que je me décide à le reproduire sur mon blog avec quelques adaptations grammaticales qui n’en déforment nullement la signification. Il s’agit d’une photo de famille, la « bande des cinq » du Parquet National Financier (PNF) celui-là même qui a instillé au Canard des informations et qui en instruit le contenu pour faire chuter le candidat Fillon. Dans la description de ces 5 personnes il ressort que la France n’est plus une république comme elle le prétend mais bien un état sans foi ni loi où la justice et le pouvoir roulent pour la même cause.

Tous les membres du PNF ont été nommés par François Hollande et Christiane Taubira. Eliane Houlette (tenant un dossier et son chapeau de pacotille), procureure de la République, est passée de ce fait hors-hiérarchie, le plus haut grade de la magistrature. Elle a été préférée à Catherine Pignon, pourtant plus expérimentée en ce qui concerne les affaires financières, mais malheureusement pour elle trop proche de l’ancienne majorité. Naturellement ce choix n’a aucune connotation politique.

Eliane Houlette est proche de Jean-Louis Nadal, président du syndicat national de la magistrature, qui s’est illustré pour son impartialité avec le « mur des cons » de bien triste mémoire. Eliane Houlette était soutien officiel de Martine Aubry à la primaire de 2011 et ensuite soutien de François Hollande lors de la présidentielle de 2012. Elle a ensuite été nommée à la tête de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) et notamment chargé de ce fait de la publication de la situation patrimoniale des élus, en toute indépendance naturellement.

Araine Amson (se grattouille la poitrine avec délectation) a rejoint l’Elysée en juin 2016 comme conseillère pour la justice de François Hollande payée beaucoup plus cher que le coiffeur du président. Du coup elle est en froid avec ses collègues du PNF … Son époux dans le civil, Pierre Heilbronn, est directeur (adjoint) du cabinet de Jean-Pierre Sapin, un des ministres les plus riches du gouvernement et accessoirement Ministre de l’Economie et des Finances. N’allez pas vous méprendre l’indépendance de la justice est respectée scrupuleusement.

À l’évidence ces organismes, dont la mise en place a été justifiée seulement en apparence par « l’affaire Cahuzac », sont de redoutables armes politiques largement utilisées par le locataire du château pour détruire à dessein la campagne électorale du candidat de la droite traditionnelle. Quand les dirigeants élus d’une démocratie utilisent la justice à des fins politiciennes il n’y a plus de démocratie : la France est devenue une république bananière qui fait la risée des médias du monde entier.

Politique : la campagne électorale française, une honte !

Politique : la campagne électorale française, une honte !

Mardi soir j’ai commencé à regarder le débat entre les candidats au trône du Château. Après trois quarts d’heure de réelle merde ma petite-amie est arrivée pour me délivrer de ce cauchemar. Elle comprend un peu le français pour l’avoir étudié à l’école et elle m’a fait la remarque suivante : « Qui sont tous ces clowns ? Je trouve que celui qui a des gros sourcils est le plus crédible et en tous les cas il semble le plus sérieux. La blonde a l’air d’une hystérique, elle doit prendre des amphéts comme l’autre jeunot, on dirait qu’il est homo, le grand j’aime bien son accent mais je ne comprend pas tout ce qu’il dit, et le petit qui a l’air perdu, il devrait se reconvertir en agent d’assurances, et l’autre fille on dirait qu’elle n’est pas à sa place … ».

Que mes lecteurs soient convaincus que les propos de ma dulcinée n’ont pas été déformés, elle ne connait aucun des candidats à la présidence de la république bananière française. D’ailleurs elle s’en moque totalement car les Espagnols ont d’autres problèmes beaucoup plus urgents à solutionner.

Je n’ai pas relevé ces propos car entrer dans un débat politique avec ma dulcinée à laquelle je tiens beaucoup pour des raisons totalement apolitiques est plutôt risqué puisqu’elle est encartée chez Podemos, c’est-à-dire la gauche de la gauche gauchiste, du genre Chavez-Maduro-Mélenchon. Quand je lui ai dit que Poutou était en quelque sorte la réplique de Podemos en France elle m’a demandé s’il n’était pas alcoolique ! Elle a tout de même reconnu que Mélenchon présentait bien, c’est tout dire …

Bref, j’ai éteint mon ordinateur et nous sommes allé nous faire des câlins salutaires, « vamos a la cama ».

Juste pour glisser que j’ai appris par mon canal habituel quelques précision sur les « costumes de Fillon » :

Les costumes offerts à François Fillon (par un ami bien intentionné, on s’en doute) venaient de la maison Arny’s, propriété de LVMH. Ce tailleur d’exception (celui de mon fils, situé dans une petite rue de Suginami à Tokyo pourrait être tout aussi réputé) propose gratuitement une garde-robe complète à Brigitte Macron et aussi à Delphine Arnault, directrice générale de LVMH qui est par ailleurs une amie intime de Brigitte sus-nommée. Delphine est l’épouse de Xavier Niel, propriétaire de Free et copropriétaire du journal Le Monde, quotidien qui soutient totalement Macron.

Chers lecteurs, vous comprenez comment l’info sur les costumes de Fillon est arrivée aux oreilles de Macron et a fait très rapidement la une des médias agenouillés devant le pouvoir de l’argent … Triste et caricaturale campagne électorale française !

Politique française : et la déontologie ?

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J’ignorais qu’il existait à l’Assemblée Nationale française un déontologue, Monsieur Ferdinand Mélin-Soucramanien qui a été promu membre de la Commission très officielle de modernisation de l’action publique par Madame Taubira en 2013 et membre également de la Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique, nommé en 2012 par Le Président de la République, Chevalier de la Légion d’Honneur et également Commandeur de l’ordre national du Bénin entre autres distinctions purement honorifiques. Cependant, étant également Chevalier de l’ordre national du mérite, ce monsieur n’a pas vraiment donné de la voix quand l’affaire Fillon a pris de l’ampleur au début de cette année 2017, en tous les cas il n’en a pas eu le mérite.

Interrogé par Ouest-France, ce Monsieur a répondu au sujet de cette affaire Fillon qu’il n’avait rien à dire. Lors d’une réunion récente de la francophonie à Saigon, pilotée par le Québec il était justement question de déontologie dans les divers parlements des pays francophones, tous les participants ont cherché Monsieur Mélin-Soucramanien, il n’avait pas daigné faire le voyage et son assistante (parlementaire ?) était en rendez-vous avec l’Ambassadeur de France au Viet-Nam … tiens, tiens ?

Ce genre de nouvelle qui est passée largement inaperçue dans tous les médias français sans exception prouve, s’il fallait encore apporter d’autres arguments, que cette « affaire Fillon » est bien pilotée depuis le château : silence Monsieur Mélin-Soucramanien !

Le député québécois a déclaré lors de cette réunion, je cite : « À quoi sert le déontologue en chef d’un parlement s’il ne dit rien sur un scandale planétaire ? » Pour résumer la France est prise en flagrant délit de faute morale, le monde entier en débat mais sans elle. La déontologie au Parlement français ? Circulez, il n’y a rien à voir … Tout est dit !

Source et illustration : Le Temps (Genève)