Brève. Le plan de Macron pour réindustrialiser la France …

Le président français candidat implicite à sa réélection veut « en même temps » réindustrialiser la France et résorber le chômage endémique chez les jeunes sans formation. Pour ce faire il propose un plan de formation à un million de jeunes (en âge de voter) d’un type nouveau, le Contrat engagement jeune.

Si les candidats à cette formation se sentent concernés ils bénéficieront d’une allocation de 500 euros par mois pendant une année à la condition qu’ils fassent preuve d’une assiduité de 20 heures par semaine aux cours et aux travaux de formation en atelier. Le coût total de ce plan sera donc de 6 milliards d’euros. Il est évident que la banque centrale européenne financera ce magnifique plan probablement concocté par le grand commissaire planqué, je veux dire Bayrou, qui a su intelligemment se recycler dans les manœuvres électoralistes de son patron. Comme le déclarait le prédécesseur de Macron « ça ne coûte rien, c’est l’Etat qui paye ». Serait-ce une préfiguration du fameux revenu universel destiné à tous ces jeunes de moins de 25 ans qui ne savent même pas écrire dans un français correct plus de trois lignes ? C’est pourtant un rêve persistant des gauchistes et curieusement repris, non sans arrières pensées malsaines, par le World Economic Forum incluant dans son projet de domination des peuples le revenu universel comme un outil pour asservir les citoyens.

Même manœuvre électoraliste avec les 100 euros généreusement distribués aux ménages modestes en raison du renchérissement du prix de l’essence. Combien de personnes concernées ? Trente-huit millions de Français, soit 3,8 milliard d’euros. Si on a l’esprit mal tourné (ce qui est mon cas) on pourrait appeler ces distributions de pognon de dingue par Macron de corruption. Mais comme il est lui-même corrompu ainsi que l’ensemble de son gouvernement et de tous les hauts fonctionnaires qui gravitent autour de ce nid de malfaisants il ne s’en rend pas compte. Conclusion : avec le chéquier de la République Macron pense être réélu, donc la France est devenue une république bananière, CQFD.

Les surprises d’internet : Je me régale

Quand j’ai écrit le billet du 30 octobre j’ai eu la surprise de retrouver l’article de The Sovereign Independent de juin 2011 en entrant comme mots clés “2011”, “Bill Gates” et “vaccine”. Puis je me suis amusé à entrer “Macron” et “Pfizer”, faites l’essai c’est stupéfiant. La page web en français date du 4 mai 2017 ( https://www.swissinfo.ch/fre/election-présidentielle-française_macron-le-banquier-de-nestlé-à-l-elysée/43153142 ). Il est précisé que Macron alors pas encore élu président de la république et ayant fait une déclaration de patrimoine a omis les honoraires versés par la banque Rothschild pour ses bons et loyaux services lors de la cession de la branche nutrition de Pfizer à Nestlé. Ces honoraires s’élevaient à 2 millions d’euros mais certains journalistes mauvaises langues (probablement bien informés) ont parlé de 20 millions. La banque Rothschild connait toutes les finesses pour faire disparaître des radars une telle somme.

J’ai ensuite entré sur mon browser “Macron” et “Alstom”. On a l’embarras du choix parmi 720000 pages web ! J’ai choisi les atermoiements des Suisses toujours prêts à compter leurs sous : https://www.letemps.ch/economie/alstom-general-electric-meilleur-surtout-pire . Encore une fois Macron a piloté la vente d’Alstom (14 milliards de francs suisses) et parmi le consortium bancaire choisi pour cette transaction encore une fois Rothschild figure dans le coup. Si on veut me faire croire que Macron n’a pas été remercié par son ancien employeur, personne n’y arrivera.

Trop heureux de débusquer des informations toutes publiques je rentre alors “Macron” et “Alcatel” et là apothéose 2090000 pages web. Difficile de faire un choix. J’ai bien aimé cet article : https://www.technikart.com/loik-le-floch-prigent-alstom-alcatel-renault-nissan-les-responsables-courent-toujours/ mais il y a mieux dans le genre. C’est l’article de Paris-Match, le poids des mots, le choc des photos, qui a retenu mon attention pendant un temps seulement car il ne fait qu’effleurer le sujet : https://www.parismatch.com/Actu/Economie/Nokia-va-racheter-Alcatel-Lucent-745096 . J’ai alors trouvé un article de BBC News plus sérieux : https://www.bbc.com/news/business-32297783 et en recoupant ces trois articles on arrive à un plan de Macron, alors au ministère des finances, de 16 milliards d’euros, des interventions des banques et des tractations avec les Américains puisque Alcatel c’est aussi Lucent. L’article du Financial Times: https://www.ft.com/content/4c7ab364-e7f8-11e4-894a-00144feab7de est tout à fait intéressant puisqu’il mentionne aussi l’intervention de Macron dans la cession de Lafarge au groupe suisse Holcim. Encore une fois si les copains de Macron chez Rothschild n’ont pas participé à l’affaire Alcatel j’ai des doutes. Reste la fusion “entre égaux” de Lafarge et d’Holcim qui semble ne pas avoir concerné Macron pourtant aux manettes au ministère des finances et de l’industrie en 2014. Avec les histoires syriennes et la liquidation d’actifs de Lafarge cette vieille entreprise française n’existe tout simplement plus. Je n’ai pas réussi à confirmer une quelconque intervention de Macron dans cette tractation entre cimentiers (https://www.ege.fr/infoguerre/2018/10/chronique-dun-rapport-de-force-holcim-sest-approprie-lafarge ).

En conclusion de cette rapide recherche que n’importe qui peut réaliser à la maison si Macron n’est pas reconduit à son poste il pourra certainement couler des jours heureux dans un paradis fiscal ensoleillé de son choix avec le “pognon de dingue” qu’il s’est mis dans la poche, en mélangeant les genres, ce qui pourrait lui attirer quelques ennuis futurs ou beaucoup plus tôt que prévu dans l’éventualité d’une enquête diligentée par les services secrets américains, qui connaissent tout sur tout, pour faits de corruption. Ce serait l’évènement perturbateur de la campagne électorale qui débute en France. Macron sait très bien qu’il doit se plier aux exigences des USA comme du Royaume-Uni. C’est ainsi qu’il a été évident lors de ce G20 de voir à quel point le Président français a été tout simplement traité par le mépris tant par Biden que par Johnson. Traduisez : s’il donne de la voix les Anglais et les Américains disposent de moyens incontournables pour le faire taire sinon le détruire.

Quand la science est dévoyée par la politique.

Le fameux consensus scientifique relatif au réchauffement du climat date de 2013 quand John Cook et al publièrent un article dans la revue Environmental Research ( https://doi.org/10.1088/1748-9326/8/2/024024 ) qui indiquait que 99 % des scientifiques étaient d’accord pour affirmer que le climat se réchauffait depuis le début de l’ère industrielle et que par conséquent ce réchauffement était la conséquence de l’activité humaine. La méthodologie utilisée pour crédibiliser ce consensus vient d’être remise en question, ou plutôt confirmée, par Mark Lynas. Mark Lynas n’est pas un scientifique mais journaliste et essayiste et s’intéresse depuis plus de dix ans à l’évolution de la problématique du changement du climat. Il a progressivement constaté qu’il existait depuis quelques années une radicalisation de la climatologie et il est devenu de plus en plus sceptique à ce sujet. Parallèlement il est devenu un partisan convaincu de l’énergie nucléaire et des plantes génétiquement modifiées. Il est de ce fait tout simplement haï par les écologistes de tout poil car c’est une personnalité publique qui n’utilise aucun détour sémantique pour exposer ses opinions. Visiteur à l’Université Cornell il vient de publier en collaboration avec deux autres membres de cette université une étude dans la même revue Environmental Research ( https://doi.org/10.1088/1748-9326/ac2966 ) portant sur 3000 articles pris au hasard entre 2012 et 2020 avec les mots-clés suivants : « climate change », « global climate change » et « global warming ». De cette recherche il est sorti 88125 articles. De ces derniers 3000 d’entre eux ont donc été sélectionnés au hasard (j’émets quelques doutes). Parmi ceux-ci 282 publications n’avaient rien à voir avec la climatologie. La très grande majorité des articles restants à l’exception de 3 d’entre eux sont évidemment en faveur du credo non contesté de l’effet de l’activité humaine sur le changement du climat. Mark Lynas a donc retourné sa veste pour éviter d’être ostracisé par le lobby organisé par l’IPCC.

Parfait. Mais il y a un biais dans cette analyse, un non-dit que peu de scientifiques ont exposé publiquement. Si un scientifique, par exemple un doctorant censé publier un article en cours de travail de thèse (ce qui fut mon cas lorsque j’étais jeune doctorant), publie des résultats qui vont à l’encontre de la doxa du réchauffement du climat d’origine humaine alors il ne lui reste plus qu’à changer de métier car il n’obtiendra jamais de financement (salaire compris) pour la poursuite de ses travaux. Une stricte censure existe au niveau gouvernemental et au sein des organismes dispensant les crédits de recherche ainsi qu’au sein des universités toutes adeptes du progressisme climatique.

J’ai eu il y a quelques années plusieurs échanges de courriels avec Henrik Svensmark qui découvrit la corrélation entre le flux de rayons cosmiques et la température moyenne de la surface des océans au cours des dizaines de millions d’années passées à l’aide de « proxys » permettant de reconstruire ce flux et ces températures. Il en déduisit que les rayons cosmiques ont une influence sur la formation des nuages et par voie de conséquence sur le climat. Svensmark, craignant de se retrouver sans aucun crédit de recherche et sans salaire comme il me l’avait confié dans un de ses courriels, a fini par implicitement accepter de poursuivre ses travaux relatifs à l’effet du rayonnement cosmique sur la formation des nuages et il s’est résolu à publier récemment un article qui lui a sauvé la vie ( https://doi.org/10.1038/s41598-021-99033-1 ) et est beaucoup plus conforme à la doxa de l’IPCC.

Oubliant toute hypothèse d’augmentation de l’albedo de la Terre consécutive à la formation de nuages d’altitude à la suite de variations du rayonnement cosmique étroitement lié à l’intensité de l’activité magnétique du Soleil Svensmark en déduit au contraire, maintenant, que la formation des nuages par ce même processus d’ionisation provoque un forcing radiatif comme l’indique l’article cité en référence ci-dessus. Svensmark doit certainement ronger son frein : quand un scientifique renie sa propre science sous la pression de la société civile il a perdu son âme. Voilà le type d’exemple que Lynas n’a pas inclus dans son étude car il est impossible de contacter les auteurs les uns après les autres pour leur demander s’ils sont toujours en accord avec eux-mêmes.

C’est ce qu’a dénoncé dans sa dernière interview le Professeur Raoult au sujet de la clofazimine, de l’ivermectine et de l’hydroxychloroquine. Il s’agissait de la demande d’essais cliniques relatifs à ces molécules. Un veto catégorique lui fut signifié sans explications. Le coronavirus, et pour la clofazimine la tuberculose qui tue 1,5 million de personnes chaque année, ne sont pas des sujets devant être abordés par des entités indépendantes des laboratoires pharmaceutiques ou pire encore indépendantes des gouvernements puisque l’IHU de Marseille est une fondation privée, donc indépendante du système administratif gouvernemental. C’est d’ailleurs ce qui fait nerveux tous les faux spécialistes de la santé dont s’entoure le président français. L’Agence de sureté du médicament a donc décidé de diligenter une inspection au sein de l’IHU au sujet de la clofazimine. Il s’agit là d’une attitude totalitaire ressemblant étrangement à celle du pouvoir soviétique qui voulait imposer les thèses absurdes de Lyssenko en envoyant au goulag tous les généticiens qui contestaient les thèses de Lyssenko.

La recherche sur le climat relève de décisions gouvernementales téléguidées par l’IPCC. Voilà pourquoi Svensmark a vendu son âme au diable du réchauffement anthropique et aussi pourquoi Raoult, pudiquement, se pose quelques questions. Écoutez sa présentation vidéo car elle est à peine voilée ( https://www.youtube.com/watch?v=2HiI2bUgNBo ). Le cas de la clofazimine est emblématique. En effet, cette molécule est l’un des rares traitements efficaces contre la lèpre. Or le bacille de la tuberculose est un très proche parent de celui de la lèpre et des études préliminaires ont montré que ce produit était également efficace pour combattre la tuberculose. Cependant trouver de nouvelles molécules efficaces contre cette maladie est la chasse gardée des laboratoires pharmaceutiques. D’où l’opposition gouvernementale pour tout essai clinique avec ce produit qui date des années 1960, encore une « vieille » molécule. La politique interfère avec la science, qu’il s’agisse du climat comme de la recherche médicale. Dans les deux cas se dissimulent de sombres intérêts économiques et à n’en pas douter une bonne dose de corruption de tous les acteurs auto-déclarés des « sachants » qui gravitent autour du président de la République française …

Brève. Elections présidentielles en France, commentaire.

Si au printemps prochain j’ai le courage de me déplacer pour voter ce ne sera certainement pas pour Valérie Pécresse si celle-ci est choisie par le parti de droite, comprenez le LR. Cette brillante énarque a surtout brillé par sa réforme de l’enseignement supérieur et a pondu la loi qui porte son nom. Certes il ne faut pas la rendre totalement coupable de l’effondrement actuel de toutes les universités françaises puisqu’elle ne fit qu’exécuter les ordres de Sarkosy et qu’elle reçut également le soutien de François Fillon alors premier ministre. Il s’agit donc de la loi n°2007-1199 du 10 août 2007 qui réorganise totalement le fonctionnement des universités et surtout le financement des laboratoires de recherche. Pécresse, constatant une chute des universités françaises dans le classement dit de Shanghaï, considéra avec une certaine légèreté que cette loi était censée ouvrir les laboratoires universitaires au financement privé, ouverture permettant d’améliorer le niveau de la recherche française. Il est vrai que pour une énarque qui n’a jamais mis les pieds dans une université on peut comprendre son manque de discernement.

Cette disposition relève d’un doux rêve : l’université était déjà trop malade pour guérir quelle que soit la thérapie décidée en haut lieu. Non seulement le niveau des étudiants se dégradait, j’en avait fait moi-même le constat à la fin des années 1980 en donnant des cours à des étudiants bac+5, ce n’était donc pas une érosion irréversible datant de l’administration Sarkosy. J’ajouterai pour mesurer la mentalité des enseignants-chercheurs de l’université que lorsque j’ai demandé ma mutation dans un laboratoire de recherche privé – toujours rémunéré par le CNRS – j’ai été traité de traitre vendu au grand capital par certains de mes collègues universitaires, l’ambiance ! Il est vrai que quelques universités ont mis en œuvre cette loi, je parle ici uniquement de la recherche scientifique, et qu’elles ont su améliorer leur image mais il suffit d’une seule main pour les compter aujourd’hui.

Qu’ont fait les syndicats étudiants ? En contre-partie de leur soutien à cette réforme ils ont obtenu que la sélection à l’entrée de la maîtrise (on dit Master aujourd’hui pour faire plus sérieux) soit adoucie. Cette revendication stupide a accéléré la dérive vers la médiocrité généralisée de l’Université. Quelles lois aussi dévastatrices Madame Pécresse a-t-elle encore en tête ? Et elle brigue la charge suprême de l’Etat ! Comme cela est admis pour comprendre l’avenir il faut connaître le passé. Avec cette experte en réformes destructrices on pourra s’attendre au pire si par hasard elle est élue nouvelle locataire du Palais de l’Elysée.

Je ne partage mes opinions qu’avec moi-même mais en tant qu’ancien universitaire je peux les exprimer. Ce bref exposé ne concerne que la recherche en sciences : mathématiques, physique, chimie, biologie et accessoirement médecine à l’exclusion de toute autre discipline. Pour illustrer la misérable condition dans laquelle se trouvent les universités françaises je vais prendre deux exemples. Le Salk Institute for Biological Studies au sein duquel j’ai poursuivi mes travaux pendant un peu plus de deux ans vit des revenus des brevets que ses chercheurs déposent. Le brevet déposé pour les applications thérapeutiques de la triptoreline rapporte toujours des royalties au Salk Institute car il suffit de changer un amino-acide de ce peptide en prouvant, résultats à l’appui, que l’effet du produit est un peu plus efficace que la molécule initialement brevetée il y a plus de 20 ans. Résultat un flacon de ce produit coûte 365 euros. Pour ce qui concerne l’université française, je suis en position de dire que cet organisme peut déposer des brevets mais n’a pas l’aisance financière pour maintenir la validité du brevet. Il faut en effet payer chaque année une somme qui dépasse le budget du moindre laboratoire de recherche et si après 18 mois dans le meilleur des cas on n’a pas trouvé preneur pour exploiter le brevet, il tombe automatiquement dans le domaine public (voir note en fin de billet). J’ai vécu ce genre de situation trois fois au cours de ma carrière. Conclusion, les laboratoires de recherche universitaires français n’ont pratiquement aucune chance de vivre avec des brevets.

À propos de brevets, l’une des pistes explorée par Madame Pécresse, ce n’est pas, pour les raisons exposés ci-dessus, l’Université qui alimente la France pour faire bonne figure dans la production de brevets dans le monde. Ce sont essentiellement les entreprises qui déposent ces brevets en France. L’entreprise Valeo est celle qui déposait le plus de brevets en France en 2017. La « désindustrialisation » de la France est également à considérer. L’Organisation mondiale de la propriété industrielle (WIPO) indique qu’en 2020 la France a rétrogradé à la 11e place pour le nombre de brevets précédée par l’Italie et la Turquie (!) et est talonnée maintenant par l’Espagne, un lent déclin puisque l’Hexagone était fièrement en quatrième place mondiale en 2010. Il n’existe malheureusement aucune donnée relative au nombre de brevets français effectivement exploités. Conclusion, avec des lois stupides comme celle que concocta Pécresse avec Sarkozy qui n’a jamais pensé un seul instant à l’avenir de la France, l’un ou l’autre ou tous les deux, alors il n’y a pas matière à s’étonner que la France décline. Finalement comme le dit souvent H16 ce pays est foutu !

Note. Le maintien d’un brevet international a un coût. Celui-ci varie selon le nombre et la nature des pays où sa validité est revendiquée par l’inventeur. Il varie entre 5000 et 20000 dollars par an (source : WIPO). L’inventeur, qu’il s’agisse d’une personne physique, d’une entité industrielle ou dans le cadre de ce billet d’un laboratoire de recherche universitaire, doit donc trouver un « client » le plus rapidement possible. Cette démarche peut s’avérer également coûteuse. Dans la réalité très peu de laboratoires universitaires français protègent leurs travaux par dépôt de brevets. Enfin les autorités de tutelle françaises, CEA, CNRS, INSERM, etc, revendiquent un pourcentage des royalties en cas de licence. Les chances de s’enrichir, individuellement ou pour un laboratoire, dans le cadre d’une recherche universitaire susceptible de faire l’objet d’un brevet sont donc proches de zéro. Madame Pécresse avait donc tout faux …

Brève. Michel Barnier : menteur droit dans ses bottes

J’allais écrire roublard mais cet adjectif m’a paru trop loin de la réalité et cette réalité est plutôt, pour qualifier Michel Barnier, « anak ng asong babae »*. C’est cette phrase qu’avait utilisé le Président philippin Duterte pour qualifier Obama, nobélisé pour la paix alors qu’il a des centaines de milliers de morts sur la conscience. Barnier n’a pas encore des milliers de morts sur la conscience et pourtant on peut lui reprocher d’avoir mis en place en France ce fameux principe de précaution inscrit dans le « marbre » de la Constitution française avec sa complice politicienne Simone Veil (loi Barnier) : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000551804 ). Ce principe de précaution a paralysé la recherche et le progrès technique et accéléré le déclin industriel et économique de la France, merci Barnier !

Je ne reviendrai pas ici sur le parcours politique exemplaire de cet individu en particulier au sein de la Commission européenne dans la mesure où son principal fait d’arme fut de tout mettre en œuvre pour décourager les Britanniques dans leur décision de quitter l’Union européenne. Ce triste individu n’a jamais assimilé dans son cerveau étriqué que les Anglais ne pouvaient plus supporter que la Commission européenne, la Cour européenne des droits de l’homme et que la Cour de justice européenne mettent leurs doigts malpropres dans les propres lois britanniques écrites sous l’administration de Cromwell à l’issue de la « Glorious Revolution ». Ou bien Barnier manque totalement de culture historique ou alors il est idiot.

Barnier n’a jamais été capable de comprendre la mentalité des Britanniques. Il a affronté Terasa May mais fort heureusement les députés ont promu à la tête du Royaume-Uni un homme infiniment plus cultivé que Barnier, Boris Johnson, pour combattre les basses manœuvres de la Commission européenne que pilotait Barnier. L’autre motivation et non des moindres était que le Royaume-Uni ne soit pas un exemple pour les autres membres de l’Union européenne. Quand la France va-t-elle quitter l’Union ?

Venons-en aux évènements de ces derniers jours. Lors d’une réunion politique de la droite bien pensante je ne sais plus où car je ne suis que de très loin la politique politicienne française Barnier a déclaré qu’il fallait mettre en place en France un moratoire au sujet de l’immigration pour une durée indéterminée. Ce que je dois comprendre est que Barnier n’a pas vraiment pris conscience que les pays de l’Union européenne ne décident plus de ce qu’ils doivent faire chez eux car ils n’ont pas d’autre choix que d’appliquer les lois européennes en matière d’immigration. Quand un pays récalcitrant est identifié ses dirigeants sont considérés comme des traitres. La Hongrie et la Pologne en sont des exemples qui n’ont pas l’air d’avoir été imprimés dans le cerveau de Barnier. Ou bien Barnier est un démagogue assoiffé de pouvoir se voyant bien vivre des jours heureux sous les ors du Palais de l’Elysée ou alors il ment puisqu’il est un fin connaisseur des lois européennes.

La seule solution pour juguler l’immigration pour un pays comme la France est de quitter l’Union européenne. En effet, soit la France laisse ses portes grandes ouvertes à cette immigration et reste dans l’Union en respectant ses lois, soit la France reprend la main sur ses institutions et décide alors, pour fermer le pays à tout immigrant de quitter l’Union. Il n’y a pas d’autre choix. Donc Barnier est un démagogue et comme tout démagogue il est un menteur. Il serait bien avisé de choisir un profil bas et de se faire oublier … * « Son of a bitch » en tagalog.

Pour vous rafraîchir la mémoire relisez ce billet de mon blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/10/03/fils-de-pute/

La France a besoin d’un Cincinnatus …

Il est nécessaire de faire un bref rappel historique de l’histoire de Rome pour comprendre le sens profond du titre de ce billet. La personnalité même de Cincinnatus est entourée de légende, certes, mais il faut retenir qu’il se retira sur ses terres avec gloire après une brillante carrière d’homme d’état et de chef des armées de la République romaine naissante. En 461 avant l’ère commune le malaise entre les plébéiens, comprenez le peuple, et les patriciens (on dirait aujourd’hui les dirigeants politiques) qui refusaient d’accorder à leur peuple des lois plus libérales comme on pourrait le dire aujourd’hui créèrent une situation conflictuelle. Les plébéiens désiraient des lois dans lesquelles la notion d’égalité seraient introduite. La tension se faisait donc sentir dans Rome, capitale de la jeune république romaine. Un événement extérieur aux conflits juridiques dont le but était de clarifier et de mettre en application la constitution de cette nouvelle petite république mit en danger son existence même. Rome était entourée à l’est par des massifs montagneux peuplés par diverses tribus dont les Sabines, les Aequiens ou encore les Hernicains, les Etrusques au nord et les Latins au sud. Ces derniers avaient intégré la nouvelle république. Les Aequiens harcelaient le flanc est de la petite république de Rome. Les patriciens confrontés dans la ville de Rome par la protestation du peuple qui exigeait une constitution, emmenés par le fils, Caeso, de Cincinnatus et également affaiblis par la menace aequienne firent appel au père de Caeso, Cincinnatus le père, on dira plus tard comme pour Pline : « l’ancien » et son fils, « le jeune ».

Cincinnatus quitta son exploitation agricole et arriva à Rome. Il fut mandaté par les patriciens pour remettre de l’ordre dans la République, réorganisa l’armée afin qu’elle soit capable de protéger la République et imposa une constitution. L’une des dispositions les plus marquantes qu’il mit en place fut la possibilité pour les plébéiens d’accéder au poste de consuls. Enfin il posa les premières pierres du code juridique, le droit romain, qui sera un exemple pour l’Europe pendant des siècles puis il retourna s’occuper de ses terres. J’ai lourdement abrégé cet période de l’histoire de la jeune république de Rome mais je ne pense pas avoir trop fait d’erreurs malgré le fait que je ne suis pas du tout un spécialiste de l’histoire de Rome, je suis simplement curieux.

Il y a un parallélisme surprenant entre la situation de la République de Rome 461 années avant l’ère commune et celle de la France d’aujourd’hui et c’est cette réflexion qui m’a conduit à écrire ce billet. Comme au temps de Cincinnatus les citoyens français manifestent dans les rues pour leur liberté que les patriciens d’aujourd’hui rognent depuis des mois. Ces patriciens sont les représentants des consuls romains. Il s’agit des élites au pouvoir qui décident maintenant en bafouant la constitution, celle que les plébéiens réclamaient à Rome. Un constitution qui devait reconnaître la liberté et l’égalité des citoyens au sein de la toute jeune république de Rome. Il a fallu à la France et aux Français 2239 années d’errance pour que la Révolution française reconnaisse l’égalité aux citoyens français. Aujourd’hui la République de Macron n’a pour d’autre but que d’abolir l’égalité des Français et de réduire leurs libertés. Quant à la fraternité, un autre mot lourd de sens ajouté aux deux premiers et qui tous les trois figurent sur les frontons de tous les bâtiments officiels « liberté, égalité, fraternité », elle est également battue en brèche en instillant chez chaque Français une espèce de culpabilité si on ne se fait pas « vacciner » et si tel est le cas on est ostracisé, on devient un rebut de la société. L’égalité et la fraternité sont donc également piétinées par un éventail de décrets qui ne sont plus soumis à l’examen des représentants du peuple.

La plèbe romaine, le peuple français d’aujourd’hui, a manifesté son mécontentement et a fini par obtenir des « consultes » de faire appel à une personnalité extérieure auréolée d’une réputation qui était toujours présente dans les mémoires. En ces temps de campagne électorale française une multitude presque obscène de candidats, la plupart étant attirés par les ors des palais de la République, se précipitent pour profiter finalement des honneurs que pourraient leur procurer l’accession à la charge suprême. C’est tout simplement indécent car la France est en danger. La menace n’est plus externe comme au temps de Cincinnatus mais interne. Il s’agit des quelques 300 zones périurbaines hors de contrôle. La plèbe, le peuple, est dépouillée de ses droits et il est temps qu’un nouveau Cincinnatus apparaisse.

J’ai examiné quelques-uns des candidats qui, les commissures des lèvres humides en rêvant de la magistrature suprême, se sont déclarés candidat pour le grand raout électoral de l’année prochaine. Parmi tous ces politicards de médiocre qualité hormis quelques exceptions que je vais énumérer il est évident qu’il faut d’abord ne pas considérer les candidats kmers verts, des opportunistes de caniveau comme ils en ont l’habitude. Viennent ensuite les partis extrêmes idéologiquement, l’ultra-gauche qui veut transformer la France en une République populaire marxiste : les Français n’en veulent pas. L’ultra-droite incarnée par une figure ayant perdu toute son aura depuis qu’elle a renié ses positions politiques qui attiraient encore les Français quand le suffrage universel a été contourné par l’un des pires présidents de la France. C’est fini pour cette personne. L’illustrissime acteur des plateaux télé, pourtant pétri de la grandeur de la France et immense connaisseur de l’histoire de son pays, vous le reconnaîtrez, n’a pas la carrure d’un président. Qu’il reste chroniqueur et journaliste, c’est son métier. L’ancien haut fonctionnaire aux affaires économiques, fin connaisseur des rouages de l’Etat français puisqu’il fut l’une des pièces de ce mécanisme complexe, est beaucoup trop docte et parfois méprisant pour que le peuple le comprenne malgré le fait qu’il n’énumère que des vérités, malheureusement pour les Français, il n’est pas non plus un Cincinnatus si nécessaire à la France et aux Français et c’est regrettable car je l’aurais bien vu revêtir l’habit du grand responsable de l’Etat.

Je m’efforce de chercher parmi tous ces gens un Cincinnatus, il n’y en a aucun. Il y a peut-être l’ancien ministre converti à l’apiculture. Je ne lui veux aucun mal mais s’occuper de quelques ruches n’a rien à voir avec la responsabilité que représente la direction d’un pays en totale perte de vitesse. Il reste alors deux possibilités et non des moindres bien qu’elles soient totalement différentes, un haut gradé de l’armée comme le fut Cincinnatus dont le souvenir était bien présent chez la plèbe de la république romaine ou bien alors une personnalité extérieure jamais élue en France mais ayant occupé de très hautes fonctions internationales puis européennes. Je doute que les Français choisissent ce dernier candidat au poste d’un Cincinnatus pour la nation française qui flirte aujourd’hui avec sa propre mort. Ce dernier candidat au poste de nouveau Cincinnatus est en effet d’une incompétence qui n’a d’égale que celle du Président actuel de la France. Je laisse à mes lecteurs le soin de reconnaître l’identité des acteurs de ce jeu de dupes qui se prépare et se terminera à n’en pas douter très mal avant même les prochaines élections présidentielles.

Cincinnatus a été auréolé d’une grande part de légende mais il a bel et bien existé. Il fit une brève apparition dans la république de Rome, ayant tous les pouvoirs, afin de remettre de l’ordre dans le fonctionnement de son pays puis il s’en alla retourner cultiver ses terres. Il était déjà âgé pour l’époque, on dirait aujourd’hui qu’il était à la retraite, mais d’une main de fer il affermit la République de Rome naissante qui quelques centaines d’années plus tard devint un immense empire. Cherchez un nouveau Cincinnatus, il est là, devant vos yeux, et portez le à la direction de la France, elle en a grandement besoin …

Lien : https://en.wikipedia.org/wiki/Lucius_Quinctius_Cincinnatus .

Pass sanitaire, cas contact et autres fadaises : ça va mal se terminer pour le Président Macron

Le gouvernement français fait très fort dans la démagogie afin de faire plier les citoyens en leur ôtant, petite touche après petite touche, les quelques libertés qui leur restent. Nous sommes tous en droit de se poser quelques questions à propos des dispositions prises par le gouvernement français relatives à ce pass sanitaire qui ressemble à s’y méprendre au carnet de civisme chinois. La République française est sur le point de mourir, c’est aussi simple que cela.

Je ne mentionnerai pas les zones de non-droit – il y en a 200 en France – mais de la disparition des voix des représentants élus par le peuple à qui le pouvoir a ôté tout possibilité de contrôle législatif et le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel sont à la botte du pouvoir, du jamais vu en France. La loi relative au pass sanitaire est le point culminant de la volonté du gouvernement français d’asservir l’ensemble de la population. C’est une loi inique, contraire aux principes fondamentaux de la Constitution.

Une pensée m’a traversé l’esprit, comme on a coutume de le dire. Pourquoi le Président de la République a pris une telle décision ? Je pense pour ma part qu’il en a reçu l’ordre (ou le conseil appuyé) directement de Klaus Schwab ou bien du lobby pharmaceutique qui veut encore et toujours réaliser des profits, ou des deux sources citées, le pass sanitaire correspondant parfaitement aux projets de nouvel ordre mondial du Forum de Davos (Agenda ID2020). Faites le calcul : en vaccinant toute la population y compris les enfants en bas âge cela représente 60x2x65 millions d’euros, c’est-à-dire 7,8 milliards d’euros au minimum pour seulement la France alors que l’hydroxychloroquine et l’ivermectine sont toujours interdits en France et dans la plupart des pays européens. Emmanuel Macron se moque de constater que le déficit de la sécurité sociale française a atteint plus de 225 milliards d’euros à la fin de l’année 2020. Il est impensable que le Ministre des finances avoue la vérité aux Français. Et Macron a déjà constitué une petite fortune personnelle avec les pots-de-vin dont il a bénéficié par le passé. Il ne faut pas me faire croire qu’il n’a pas été remercié pour la vente d’Alstom-Energie à General Electric alors qu’il était déjà aux manettes du Ministère des finances puis celle de Latecoere ou encore d’Alcatel division câbles sous-marins, leader mondial de la fibre optique sous-marine devenu scandinave. C’est de la trahison, de la haute trahison …

Ne soyons pas impatients, Macron ne se représentera pas à sa propre succession. Il sait que la CIA a constitué un volumineux dossier à son sujet dans lequel figurent par exemple le fait qu’il ait proposé à l’Allemagne de partager sa force de dissuasion nucléaire et également de partager son siège au Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui a profondément déplu à la classe dirigeante américaine, qu’elle soit républicaine ou démocrate. On n’agit pas contre les intérêts des USA. La vente d’Alcatel à Nokia n’a pas du tout été accueillie avec enthousiasme par les autorités américaines. Et puis enfin une dernière raison alimentant l’énervement des Etats-Unis réside dans le fait que les deux EPR vendus à la Chine, 30 % du consortium restant entre les mains d’EDF, ont rendus furieux les Américains car toute la technologie a été transférée en bloc à CGN … et les ingénieurs chinois n’ont pas perdu leur temps : les turbines Arabelle seront dorénavant copiées par les ingénieurs chinois hautement qualifiés, et il y en a des centaines de milliers dans ce pays.

Les mois à venir seront ponctués de rebondissements inattendus. Macron a certainement été prévenu, il devra adopter un profil bas. Brigitte n’a pas vraiment apprécié d’être exclue de son escapade polynésienne. Elle est certainement très meurtrie par le sort qui est réservé à son amie de toujours, Mimi Marchand, qui l’a aidée à promouvoir son poulain d’époux, un peu comme Bernadette le fit avec Jacques en son temps. Chirac est mort, plaise aux dieux d’accueillir son âme (s’il en avait une) mais en ce qui concerne Macron la situation est critique : il va devoir rendre des comptes à la Nation, aux Français qui en ont assez aujourd’hui de ses rocambolesques et imprévisibles décisions.

Petite analyse de la politique française (suite)

Que devra faire cet homme nouveau, hors des partis politiques tels qu’on les connaît, que personne ne connait encore ? Mettre immédiatement en place un audit en profondeur des finances de l’Etat français qu’il s’agisse des recettes mais aussi et surtout des dépenses. La Cour des Comptes réalise un travail remarquable en ce sens mais tous ses rapports sont ignorés par les gouvernements. Il faudra que ça change. Cette nouvelle personnalité devra réformer le système électoral en rendant immédiatement le vote obligatoire comme c’est le cas chez nos voisins belges et soumettre au suffrage populaire le retour à la première version de la constitution de la Ve république qui a été dévoyée au cours du temps avec un retour au septennat non renouvelable car être trop longtemps au pouvoir est un facteur d’affaiblissement de ce pouvoir. Puis il devra s’atteler à l’immense tache de simplification de l’organisation administrative de la nation, l’inflation législative étant un cancer qui ronge l’économie de la France. Confier les manettes du pouvoir à une personnalité politique, qu’il s’agisse d’un président de région réélu avec à peine 15 % des suffrages des électeurs inscrits ou reconduire un président qui a accumulé les errements avec son « en même temps », symbole de son indécision fondamentale, et ses coups d’éclats médiatiques, me paraît désolant et je n’y adhère pas comme probablement une majorité de Français.

Alors qui ? Zemmour est trop systématiquement xénophobe. J’aime bien ce journaliste qui possède un brio invraisemblable pour aborder n’importe quel sujet avec un discernement qui devrait rendre jaloux Macron, fondamentalement ignorant, mais sa xénophobie est, et j’en suis convaincu, mal perçue par une grande majorité de Français. Bayrou, c’est un farceur qui change de costume chaque fois qu’il entre en scène et il a mal vieilli. Mélanchon : on ne va pas tout de même agréer qu’il transforme la France en République cubaine socialiste marxiste, encore qu’il plait à toute une frange d’écologistes hébétés qui n’ont toujours rien compris ni à l’économie ni à la politique, ni au climat, ni à l’environnement. Et Ruffin n’a pas d’avenir, il devrait cultiver des pommes de terre.

Alors qui ? J’avoue que je n’ai aucun élément de réponse et que je ne veux pas me risquer à un diagnostic bancal, je ne m’appelle pas Emmanuel Todd, alors je laisse à mes lecteurs le soin de réfléchir à ce problème de vide virtuel du milieu politique français.

Il reste deux inconnues susceptibles de changer la donne. D’abord une grave crise financière mondiale qui n’épargnera aucun pays, la Russie étant le seul épargné mais subissant le contre-coup de la désolation économique et sociale que subiront les pays occidentaux. Le système financier global a atteint des limites au delà desquelles il n’est plus possible de le gérer. L’effondrement de ce système adossé sur de l’argent créé à partir de rien est prévisible. L’étincelle qui allumera la bombe financière peut être issue de la faillite d’une banque suffisamment importante pour être systémique, laquelle ? Pour l’instant personne n’en sait rien. Le raz-de-marée destructeur de l’effondrement du système financier occidental balayera des entreprises comme Google, Facebook et Tesla et leur chute entrainera tous les indices boursiers de toutes les places financières vers l’insignifiance. La crise de 2008 paraîtra une promenade de santé. L’autre inconnue pour ce qui concerne la France pourrait être l’éclatement de l’équilibre précaire de la sécurité des grandes villes. Une guerre civile est à redouter. Comme pour le système financier une telle situation sera la conséquence d’un simple fait divers comme il y en a chaque jour en France plusieurs, soigneusement ignorés par la presse main-stream. Dans une situation de catastrophe alors la France n’aura pas d’autre choix, comme en 1958, que de faire appel à une personnalité indépendante du pouvoir politique mais respectée par les Français. Personne ne connait cette personne ni si elle existe. De toutes les façons, comme le répète inlassablement H16 sur son blog « ce pays est foutu »… à moins que.

Petite analyse de la politique française

Nous sommes aujourd’hui à moins d’un an de la seule élection qui intéresse les électeurs français, celle de la désignation du président de la République. À moins de l’arrivée d’un OVNI descendu de sa soucoupe volante qui ne soit pas l’un de ces politiciens dont l’attitude combinarde est lassante, on assistera peut-être à la même mascarade qu’en 2017. Cette mascarade version 2021 a commencé après les élections régionales et départementales qui ont confirmé la désaffection des Français pour la politique et ses acteurs : tous pourris donc je ne vote pas ! De Gaulle a été installé à l’Elysée sans que cela ne soit pour lui une occasion de s’enrichir. Il a toujours été très scrupuleux à ce sujet et encore aujourd’hui il représente un modèle qu’aucun politicien n’a été capable d’imiter. Ce qui dégoute les Français réside dans le fait que le métier de politicien semble n’exister que pour que les gagnants d’un scrutin s’en mettent plein les poches et je ne parlerai même pas ici de la corruption qui, une fois élus, finit de décrédibiliser ces pantins de la Commission de Bruxelles, de la BCE et de l’OTAN. Par conséquent tous les candidats au trône de président présentent un programme politique, social et économique qu’ils ne peuvent pas respecter puisqu’ils sont soumis à Bruxelles et ils le savent, donc ils mentent aux électeurs et ils en sont conscients.

Un homme nouveau bouleversant le fonctionnement sclérosé et corrompu du système politique français existe-t-il ? Un homme nouveau qui, comme De Gaulle, n’a pas besoin de se remplir les poches mais veut oeuvrer pour la France et le peuple français existe-t-il ? Je n’ai pas l’intention de dévoiler ici mes propres analyses mais cet homme existe. Ce ne sera certainement pas Marine Le Pen qui serait bien avisée de prendre sa retraite car la principale raison de la désaffection des électeurs à l’encontre de son parti et de son image est son renoncement à ses engagements qui étaient en un mot de quitter la zone euro et Bruxelles pour redonner sa souveraineté à la France. C’est aussi simple que cela et pourtant les analystes politiques n’ont pas bien compris le fond du problème du RN. Le système monétaire européen a été imposé par les Américains pour favoriser les économies des pays gravitant autour du poids lourd économique qu’est devenue l’Allemagne grâce au marché américain. Lorsque je vivais en Californie à la fin des années 1970 le « must » était de posséder une Porsche, une « buggy », comprenez une Volkswagen, ou une BMW qui étaient de meilleure qualité que les voitures de GM ou Chrysler. Les Américains ont en grande partie financé cet essor de l’industrie automobile allemande en aidant les revendeurs car il y eut les deux crises du pétrole et ces voitures allemandes consommaient beaucoup moins de « petrol » que les voitures américaines aux énormes moteurs. Pour vous donner une idée, lorsque j’étais en Californie j’avais acheté une Ford Maverick d’occasion à un étudiant anglais qui quittait UCLA. Le moteur, pour une petite voiture à deux portes selon les normes de l’époque, était un 6 cylindres en ligne de 3,8 litres de cylindrées, inutile de mentionner la quantité invraisemblable de « gasoline » qu’il fallait mettre dans le réservoir.

Les autres secteurs industriels allemands ont suivi l’engouement pour les automobiles allemandes et la réunification des deux Allemagnes a accéléré le processus de domination économique de ce pays sur l’ensemble de l’Europe. Suite dans le prochain billet.

L’arbitraire et la censure sont de retour en Occident

Par Thierry Meyssan (29 décembre 2020, voltairenet.org)

Note liminaire. Cet article paru avant les évènements du Capitole à Washington et la fermeture de tous les moyens de communications du Président Trump sur les réseaux sociaux est prémonitoire. Dans un prochain billet je disserterai au sujet de la « disparition » de Jack Ma.

À l’invention de l’imprimerie, de nombreux auteurs contestèrent les a priori de leur époque. Il fallut quatre siècles de combats pour que l’Occident finisse par garantir la liberté d’expression. Cependant avec l’invention d’Internet, la qualité d’auteur se démocratisa et la liberté d’expression fut immédiatement remise en question. Il faudra peut-être plusieurs siècles pour absorber ce choc et rétablir la liberté d’expression. En attendant, la censure est de retour.

Lorsque nous avons fondé le Réseau Voltaire, en 1994, notre première préoccupation était de défendre la liberté d’expression en France, puis dans le monde.

Or aujourd’hui, ce concept est, à notre sens, déformé et combattu. Nous allons donc tenter de définir encore cet idéal.

La circulation des idées connut un essor considérable avec l’invention de la typographie moderne, à la fin du XVème siècle. Il n’était plus possible de croire aveuglément des autorités, chacun pouvait se faire son opinion.

L’on s’accorda à affirmer que bien que le débat soit indispensable à l’évolution de la pensée humaine, certaines idées seraient dommageables pour la société et devraient donc être censurées. Les autorités devaient déterminer ce qui était utile et ce qui était nuisible. Mais la création du célèbre Index librorum prohibitorum (Index des livres interdits) par le pape Paul IV ne permit pas d’empêcher la diffusion des idées anti-papistes.

Notre point de vue, au contraire, est que, dans la plupart des cas, la censure est plus dommageable que les idées qu’elle interdit. Toutes les sociétés qui pratiquent la censure finissent par se figer. C’est pourquoi toute les autorités de censure ont un jour été renversées.

À ce stade là, deux grandes écoles s’affrontent. L’article 11 de la Déclaration [française] des Droits de l’homme et du citoyen stipule (1789) que la loi devra déterminer et réprimer les abus de la liberté d’expression, tandis que le 1er amendement à la Constitution US (1791) pose qu’aucune loi ne pourra limiter cette liberté.

Les États-Unis étaient une nation en formation qui venait de s’émanciper de la monarchie britannique. Ils n’avaient pas encore conscience des difficultés à vivre en société, mais avaient déjà souffert des abus du Pouvoir de Londres. Ils avaient donc une conception des libertés sans limites.

Il a fallu près d’un siècle pour que le législateur français parvienne à déterminer les limites de la liberté d’expression : la provocation à commettre des crimes ou des délits, l’injure et la diffamation. Par rapport au régime de censure, le contrôle n’est plus exercé avant publication, mais après.

Les pays latins appellent diffamation le fait de rapporter des éléments désobligeants sans pouvoir en produire la preuve, étant entendu que certains faits ne peuvent pas être prouvés (par exemple des faits amnistiés, des crimes prescrits ou simplement des éléments de vie privée) et donc ne sont pas publiables. Au contraire, les pays anglo-saxons n’appellent diffamation que des imputations dont on peut prouver la fausseté. Dans la pratique, les lois latines exigent que l’auteur prouve ce qu’il avance, tandis que les lois anglo-saxonnes posent au contraire que c’est à la personne diffamée de prouver que l’auteur raconte n’importe quoi.

Dans un cas comme dans l’autre, les tribunaux ne peuvent protéger la liberté d’expression que s’ils sont composés de jurys populaires (comme en Belgique) et non pas de magistrats professionnels (comme en France) susceptibles de défendre leur classe sociale. Ce fut le grand combat de Georges Clémenceau, réduit à néant lors de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle les gouvernements reprirent le contrôle des procédures.

La liberté d’expression que l’Occident avait mis quatre siècles à élaborer a été totalement remise en cause avec l’apparition de nouvelles techniques informatiques de diffusion élargissant le nombre d’auteurs. Comme au XVIème siècle, après une courte période de liberté florissante, elle est en passe d’être entièrement contrôlée.

Jadis, les Français et les États-uniens parlaient à la fois de la liberté d’expression et de la liberté de la presse (c’est-à-dire de la possibilité d’exercer la liberté d’expression dans des journaux). A contrario, aujourd’hui la liberté de la presse est souvent invoquée pour dénier la liberté d’expression des simples mortels accusés, eux, d’être des « conspirationnistes », c’est-à-dire des incultes, des irresponsables et des dangers pour la société.

Généralement les partisans de la censure préalable n’invoquent pas leur volonté de contrôler les opinions politiques des masses, mais se placent sur le terrain de la religion (protéger la société de l’hérésie) ou de la morale (prévenir la corruption de la jeunesse par la pornographie). L’apparition des « réseaux sociaux » offre un nouveau contexte pour ressortir de vieux arguments.

Les religions établies étant en recul progressif dans l’Occident contemporain, elles sont remplacées par une nouvelle sans Dieu, mais avec ses dogmes (le consensus) et ses clercs (jadis les journalistes, aujourd’hui les propriétaires de Twitter, Facebook, Instagram, YouTube, etc.). Par exemple, l’on devrait convoquer un référendum en France pour inscrire dans la Constitution la phrase suivante : « La République garantit (1) la préservation de la biodiversité, (2) de l’environnement et (3) lutte contre le dérèglement climatique ». Trois propositions dénuées de sens puisque la biodiversité n’est pas un stade, mais un processus ; que l’environnement n’a jamais été préservé, mais toujours modifié ; et que le climat n’est soumis à aucun règlement. Il est déjà question de censurer cette remarque qui trouble le consensus, d’abord sur les réseaux sociaux, puis dans la société en général.

Chacun d’entre nous est choqué par la pornographie infligée aux enfants et souhaiterait spontanément les en préserver. Certes, mais jadis les petits paysans regardaient les animaux de la ferme – pas toujours très tendres et moraux -, aujourd’hui les petits écoliers sont persuadés que les animaux ne s’accouplent que pour perpétuer leur espèce et regardent des films – pas toujours très tendres et moraux – sur leur smartphone. Historiquement, la plupart des régimes autoritaires ont commencé par censurer la pornographie avant de s’en prendre à des idées politiques. Il est donc beaucoup moins risqué pour tous d’instaurer des procédures de contrôle parental plutôt que d’ouvrir la voie à la perte de nos libertés.

Dernières remarques : un grand pas en arrière a été franchi en 1990 avec les lois européennes réprimant le « négationnisme », puis dans les années 2000 avec les privilèges accordés aux réseaux sociaux, et enfin dans les années 2010 avec les agences de notation.

On aurait compris que des lois répriment des formes de réhabilitation du régime racialiste nazi, mais pas qu’elles s’érigent en gardien de la Vérité. Surtout, et c’est là le point le plus important, elles ont rétabli des peines de prison pour les contrevenants. Il est donc possible aujourd’hui en Europe de se retrouver en prison pour ses idées.

Les forums internet (dont Twitter, Facebook, Instagram ou YouTube) ont obtenu un ahurissant privilège aux États-Unis afin de conquérir le monde. Ils sont considérés à la fois comme des transporteurs d’information (comme les Postes) et comme des régulateurs de l’information qu’ils véhiculent ; comme si les Postes avaient le droit de lire ce qu’elles acheminent et de censurer ce qui leur déplaît. Assurant qu’ils ne sont que des transporteurs neutres, ces forum protègent l’anonymat de leurs clients. Il s’en suit qu’ils véhiculent tous parmi leurs messages certains provoquant la commission de crimes et de délits, injurieux et diffamatoires et qu’ils couvrent leurs auteurs. Alors qu’en matière de presse écrite, l’imprimeur qui refuse de révéler le nom de son client est considéré comme responsable des propos qu’il a imprimé, ces « transporteurs d’information » se sont érigés en « régulateurs ». Ils refusent toujours de livrer le nom des coupables, mais détruisent souverainement les comptes qu’ils jugent contraires à leurs idées. Ce faisant, ils s’érigent en juges, sans lois, sans débats, ni appels.

Le 28 mai 2020, le président Donald Trump leur a retiré ce privilège ouvrant la voie à une régulation par la Justice, mais il est peu probable que le Congrès US transformera cette décision de l’Exécutif en loi. D’autant que des propriétaires de ces forums ont déjà créé avec l’Otan des agences de notation des sites internet qui échappent à leur contrôle (dont NewsGuard). Il s’agit pour eux d’enfouir les mauvais pensants dans les profondeurs des moteurs de recherche jusqu’à les faire disparaître. L’arbitraire et la censure sont de retour.