Lettre ouverte à Monsieur François Asselineau

Cher Monsieur,

Au cours de vos interventions sur le plateau de studios alternatifs diffusées sur internet, quand vous mentionnez les régulations et décisions de la Commission de Bruxelles, abstenez-vous de mentionner celles concernant le glyphosate. Pour une fois les instances bruxelloises ont repoussé l’interdiction d’utilisation de ce produit en se fiant à des études indépendantes et d’une haute valeur scientifique qui ont montré que ce produit n’était pas cancérigène. La France a décidé de n’interdire ce produit que dans trois ans attendant de plus amples informations. Elles sont pourtant disponibles et accessibles au public. Gangrénée par le cancer de l’écologie politique outrancière l’administration de Macron et de Hollande avant lui ont été aveuglés par les décisions approximatives du Centre International de Recherche sur le Cancer, un organisme onusien parmi tant d’autres.

Au cours des années passées le glyphosate a évolué du statut de cancérigène possible, statut assigné à tous les composés chimiques de synthèse quels qu’ils soient, puis au statut de cancérigène probable et les médias ont transformé ce dernier statut de cancérigène probable à simplement cancérigène. Je voudrais ici vous rappeler la définition de « cancérigène ». Il s’agit d’une molécule chimique qui interagit directement avec l’ADN, support de l’hérédité. Or le glyphosate ne peut pas interagir avec l’ADN de par sa structure chimique.

Ce n’est pas parce que le Vietnam a interdit le glyphosate pour une raison qui m’est étrangère qu’il faudrait aussi exiger de la Commission Européenne qu’elle prenne la même décision. Il existe en France comme dans de nombreux pays de par le monde l’odieux « principe de précaution » mis en place en France par Michel Barnier et Simone Veil. Ce principe détestable paralyse toute recherche en biologie comme en pharmacologie. C’est sur la base de ce principe aussi inique que stupide que les écologistes politiques ont exigé le retrait du glyphosate sans jamais en mesurer les conséquences économiques. Le nettoyage des bordures des voies de chemin de fer est un aspect de l’utilisation de ce produit, anecdotique certes, mais l’utilisation de cette molécule dans l’agriculture n’a pas d’alternative fiable et économique. Si les agriculteurs se voient privés de ce produit ils se retrouveront tout simplement en danger de mort, non pas à cause de celui-ci mais parce qu’ils seront immédiatement en faillite.

Vous avez suivi le mouvement général de la propagande écologique en reprenant sans les étudier certains de leurs arguments et c’est bien regrettable. Je souhaite un bel avenir à votre mouvement aux idées duquel j’adhère à quelques détails près.

Veuillez agréer Cher Monsieur en l’assurance de mes respectueuses salutations.

Nouvelles du Japon : les prémonitions du Général Ishiwara Kanji

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Je suis plongé dans la lecture d’un livre passionnant que m’ envoyé un vieux copain qui est également un ami de Pierre Sevaistre, un Français ayant longtemps vécu au Japon, auteur de ce livre intitulé « Le Japon face au monde extérieur, une histoire revisitée » paru aux Editions Les Indes Savantes en 2017. L’auteur m’ayant dédicacé cet ouvrage, je pense qu’il ne me tiendra pas rigueur du fait que je cite un passage relatant les opinions incroyablement visionnaires de Ishiwara Kanji, en quelque sorte l’éminence grise de l’Empereur de l’ère Showa plus connu sous le nom de Hirohito. L’Empereur était devenu sous la pression des militaires chef suprême de l’armée japonaise, un long processus parfaitement bien décrit dans cet ouvrage.

Voici le passage relatif aux prises de position d’Ishiwara figurant à la page 144 de ce livre (illustration Wikipedia).

Ishiwara était un personnage tout à fait hors du commun, l’élite de l’élite comme aiment à le dire les Japonais, un intellectuel qui mettait en pratique ses théories. Il venait d’une famille samouraï du nord-est, c’est-à-dire du mauvais côté lors de la guerre du Boshin mais pour sa promotion à l’académie militaire impériale, la vingt et unième, cela n’était plus un problème. Comme beaucoup de ses congénères il pensait que le monde se dirigeait vers la guerre (on était en 1931) mais il allait plus loin que la plupart en prévoyant que cette guerre serait totale et finale et que c’était le destin du Japon à la tête d’un groupe asiatique incluant la Mandchourie, la Corée et la Chine de mener le monde et de lui imposer la paix impériale et l’essence nationale japonaise, le kokutai. Il y avait une base religieuse à cette idéologie puisque Ishiwara était bouddhiste de la secte Nichiren et que l’extension mondiale de cette croyance faisait aussi partie de son credo.

La création d’un Etat marionnette en Mandchourie était le premier pas afin de s’assurer les ressources nécessaires contre l’URSS. Il pensait que la Chine accepterait de se séparer de ce territoire qui était ethniquement différent et c’est pour cela que selon lui, l’armée japonaise ne devait pas aller plus au sud que la Grande Muraille. Avec le soutien des pays asiatiques, la guerre avec l’URSS pourrait durer des dizaines d’années et quant à celle contre l’Occident, et plus particulièrement contre l’Amérique, compte tenu de l’éloignement géographique, elle devrait attendre le développement de nouvelles armes, des bombes dont une seule pourrait détruire une ville entière, une précoce préfiguration de l’arme nucléaire, des avions capables de faire le tour du monde. Avec un mélange de prescience et de naïveté confondante, c’est l’homme qui a lancé son pays dans des opérations armées qui allaient le conduire de façon irrésistible à la guerre, même si c’était par le biais de chemins qu’il n’avait pas prévu.

Note. La guerre du Boshin (1869) fut une guerre civile qui opposa différents clans de samouraïs, les uns fidèles au Shogun d’Edo (ancien nom de Tokyo) et les autres proches de l’Empereur qui résidait à Kyoto. Cette guerre civile fut le point de départ de l’ère Meiji qui vit la fin des clans de samouraïs et pacifia et réunifia le Japon.

Le kokutai est une philosophie politique, culturelle et spirituelle qui englobe une série de notions dont celle d’une seule nation réunie autour de l’Empereur, garant de la morale nationale.

Billet d’humeur politique : Macron et les « Gilets Jaunes »

J’avoue avoir suivi de loin les rebondissements récents de la politique intérieure française en particulier en ce qui concerne les dérives anti-sémites supposées avoir été le fait des gilets jaunes. J’ai trouvé un article de Guy Millière paru sur le site du Gatestone Institute daté du 5 mars 2019 dont je traduis pour mes lecteurs le résumé comportant deux citations. Il m’a paru d’autant plus intéressant que la version en français de cet article ne semble pas disponible alors que ce site publie en 16 langues. Bonne lecture !

« Il nous appartient de donner un sens politique à révolte des « Gilets jaunes ». L’objectif n’est pas simplement de contester une augmentation des taxes mais de contester le système politique qui induit cette augmentation« . Elias D’Imzalene, prédicateur islamiste français, 23 Novembre 2018.

« Macron déteste les gilets jaunes et veut qu’ils disparaissent, il veut gagner les élections européennes et a besoin du vote des musulmans, il connaît parfaitement qui sont les anti-sémites mais il ne les attaquera pas, il a besoin d’eux. Il ne s’en prend qu’à ceux qui sont dangereux pour lui« . Eric Zemmour, auteur français, 19 Février 2019.

D’autres personnes ont déclaré qu’une manifestation excluant le parti « Rassemblement National » visait à détourner l’attention du réel danger antisémite. Ils ont également suggéré que les partis politiques qui soutiennent les meurtriers de Juifs soient précisément ceux qui nient que l’Islam radical soit un danger.

Aujourd’hui ce mouvement s’épuise et il est miné par des casseurs commandités par le Ministère de l’intérieur pour le décrédibiliser, une belle tactique totalitaire qui rappelle étrangement la « nuit de cristal » à Berlin.

Sans autre commentaire

Lettre ouverte à l’intention de Monsieur Charles Gave et à sa fille Emmanuelle

Cher Monsieur,

Depuis Tenerife où je vis depuis plus d’une décennie j’observe – de loin – les évolutions de la vie quotidienne, de l’économie, de la finance françaises. Je ne trouve rien de rassurant pour l’avenir et je m’inquiète de celui de mes petits-enfants.

Mon fils puiné a quitté la France et vit depuis plus de 12 ans au Japon. Il a fait le bon choix au bon moment. À Tokyo il y a un nombre croissant de Français qui ont choisi ce pays car il est au coeur de l’Asie et c’est là que tout arrivera sur le plan économique au cours des prochaines décennies, à n’en pas douter un instant.

Nous ne pouvons que constater le processus de déliquescence qui gangrène la France, dirigée par une caste de parasites prétendant être des technocrates omniscients alors qu’ils n’ont toujours pas compris qu’il n’étaient que de vulgaires pantins du pouvoir de Bruxelles, lui-même au service de Washington, gangrène à laquelle se surajoute la surenchère des écologistes, il ne faut pas l’oublier.

J’avoue ne pas avoir suivi le matraquage médiatique dont vous avez été victime ainsi que votre fille dont la clarté d’analyse est surprenante. j’ai vu avec beaucoup de plaisir une de ses apparitions sur une chaine Youtube parallèle et indépendante des puissances financières, puissances qui comme des chacals ou des hyènes se repaissent des restes encore tièdes de la France. Car la France est déjà perdue et comme beaucoup de commentateurs de sites internet variés la révolte actuelle se terminera par une révolution, et c’est inévitable. Le gouvernement français n’a plus que la violence policière pour contrer le mouvement populaire qui a surgi spontanément en France. La violence est l’argument des faibles qui ont peur et attaquent dans une tentative ultime de survie à court d’arguments pour défendre leurs privilèges.

Si la France en tant que nation veut se sauver du chaos il lui faut réformer en profondeur les fondements de la République. La constitution de la Ve république convenait à un grand homme comme De Gaulle, constitution taillée à sa mesure, mais elle est inapplicable pour les médiocres et tous les successeurs de De Gaulle ont été tous aussi médiocres les uns que les autres. Il faudra réaliser un audit des finances publiques et réformer l’ensemble du système fiscal, établir une séparation totale entre le pouvoir et la justice. Il est inadmissible qu’il y ait un ministre de la justice en France, la justice doit être autonome et indépendante du pouvoir. Il faut que la France quitte l’euro, il y a urgence, Qu’elle quitte l’OTAN et le Conseil atlantique, l’urgence est la même. Puis dans l’organisation du monde politique français il faut interdire le cumul des mandats et le cumul des retraites, obliger les fonctionnaires à démissionner irréversiblement de leur poste s’ils deviennent des dirigeants politiques, qu’ils soient élus ou fassent partie d’un quelconque ministère et il faut par conséquent interdire les allées et venues entre le pouvoir politique et la société civile comme le font tous les politiciens français. Il faut installer dans les instances gouvernementales des techniciens de cette société civile.

Tout celà ne pourra se faire qu’en abolissant les privilèges extravagants du monde politique qu’il s’est octroyé au fil des républiques et des années. En ce sens il faut limiter les pouvoirs de l’Etat à ses fonctions régaliennes et laisser la société civile s’occuper des affaires du pays.

Jamais Monsieur Gave, jamais Mademoiselle Gave, vous auriez du vous rapprocher de ces parasites politiciens qui ne savent même pas qu’ils ont un cerveau sinon pour profiter de leurs privilèges indus, car ils sont bien incapables d’exercer un autre métier que la politique tant ils sont incompétents. Il n’y a à mon humble avis qu’un seul politicien capable de diriger la France c’est Monsieur François Asselineau. Il connaît les lois et le fonctionnement de la République ainsi que les traités. Mais, comme vous, il est muselé par le pouvoir en place parce qu’il dit la vérité dérangeante.

À mon humble avis à nouveau je verrais bien un haut gradé de l’armée prendre le pouvoir à la faveur d’un mouvement révolutionnaire qui est imminent et je ne pourrai que m’en réjouir.

La mise à pied honteuse du Général de Villiers est restée dans la mémoire de l’armée, tous grades confondus, et ce fut la première grande erreur du Président. Allez solliciter ces deux personnalités, vous aurez peut-être trouvé en eux les seuls capables d’éviter le chaos qui menace la France. Car comme le dit H16 à la fin de ses chroniques, ce pays est foutu … sauf si des personnalités de grande qualité se préoccupent de son redressement.

Depuis Santa Cruz de Tenerife

Brève réflexion au sujet de la Syrie : les djihadistes de retour

Après le refus de Washington d’accueillir une djihadiste de retour de Syrie je me suis posé une question que nulle part les médias ont avancé. Pourquoi en 1939 les pays européens ont accueilli à bras ouverts les combattants des brigades internationales qui étaient intervenus en Espagne. Il s’agissait bien, si je ne me trompe pas, de troupes non officielles intervenant dans un pays étranger comme ceux qu’on appelle des djihadistes sont intervenus en Syrie sans mandat officiel.

L’histoire se répète … Certes Franco est devenu par la suite un dictateur, mais je me permets de douter qu’Assad devienne lui aussi un dictateur sanguinaire puisqu’il est soutenu par une grande majorité de la population syrienne. À moins que je sois mal informé Franco était un militaire ambitieux voulant débarrasser son pays des exactions des Républicains qui tuaient des prêtres, violaient des religieuses, massacraient des propriétaires terriens et mettaient à sac des monastères en brûlant des bibliothèques irremplaçables. À ma connaissance Assad ne fit rien de tout cela avec son peuple. De plus ce n’est pas un militaire mais un médecin.

Les gouvernements de pays occidentaux alliés des Américains sont de sales faux-culs !

La « soviétisation » des médias occidentaux, cui bono ? Les USA …

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Voici la traduction aussi fidèle que possible d’un article de Patrick Armstrong paru sur le site Strategic Culture le 8 janvier 2019. Patrick Armstrong fut entre 1984 et 2008 analyste auprès du Département de la Défense nationale canadien et conseiller à l’Ambassade du Canada à Moscou. Il est un des meilleurs spécialistes occidentaux de l’ex-URSS et de la Russie.

Les principaux personnages des Pickwick Papers de Charles Dickens se rendent dans le comté fictif d’Eatanswill comme observateurs lors d’une élection que se disputent les candidats du Parti bleu et du Parti buff. La ville est passionnément divisée sur tous les sujets possible entre les deux candidats. Chaque parti a son propre journal : la Gazette d’Eatanswill est bleue et entièrement consacrée à l’éloge des Bleus et au dénigrement des Buffs qui sont perfides et méchants. L’Indépendant d’Eatanswill est tout aussi passionné. Aucun pro-Buff ne supporte de lire la Gazette calomnieuse et aucun pro-Bleu n’osera lire cet imprimé vil et faux qu’est l’Indépendant. Comme c’est toujours le cas avec Dickens tout est exagéré mais précis. Les journaux étaient outrancièrement partisans avant que le « journalisme » ne fut inventé. Puis advinrent les écoles de journalisme, l’éthique journalistique et l’objectivité journalistique : le « real-journalism » comme jes journalistes l’appellent. Le « Journalisme » est devenu une profession de diplômés. Il n’accepte plus les amateurs, les dilettantes ou les romanciers en herbe ni les magnats comme Lord Copper qui savait ce qu’il voulait et payait pour que ce soit imprimé.

Mais en dépit de cette prétention d’objectivité et d’éthique de la profession il y avait toujours des Lord Copper comme il y en avait à Eatanswill. D’autres Lord Copper sont arrivé puis partis, des grands empires de presse ont apparu puis disparurent et il y avait une grande variété de propriétaires de presse et de médias. Et les lecteurs qui étaient ni Bleu ni Buff pouvaient facilement se forger une opinion sur ce qui se passait réellement.

À l’époque de l’Union Soviétique la presse était sous contrôle, il n’y avait pas de presse libre, il y avait un seul propriétaire. Les tendances variaient légèrement entre le journal de l’armée, le journal du Parti, le journal du gouvernement et le journal pour la population qui était consacré à la littérature et au sport et ils disaient tous la même chose à propos des sujets importants. Les deux principaux journaux étaient la Pravda (« la vérité ») et les Izvestiya (« les nouvelles »). Cette situation a rapidement conduit à ce trait d’humour : « pas de vérité dans la Pravda et pas de nouvelles dans les Izvestiya ». Toutes les informations étaient assez grossières, il y avait beaucoup de gros capitalistes avec des chapeaux haut-de-forme et des sacs de pièces d’or dans chaque main. Les vêtements de l’Oncle Sam étaient dégoulinants de bombes et la devise était : « pas de problèmes ici, des problèmes là-bas ». La propagande n’était pas vraiment couronnée de succès et la plupart des lecteurs de ces deux journaux en étaient arrivés à penser que les médias soviétiques mentaient à la fois au sujet de l’URSS et au sujet de l’Occident.

Mais les temps ont changé. Alors qu’il y a encore 30 ans 50 sociétés contrôlaient 90 % des médias américains, aujourd’hui ce ne sont plus que 6 sociétés qui contrôlent les médias papier, électronique et télévisuel américains. Il en résulte que sur de nombreux sujets d’actualité il y a une totale uniformité d’analyse. Quel média occidental a affirmé que les dix points suivants sont exacts ?

1. Le peuple de Crimée est plutôt heureux de faire partie de la Russie.

2. Les USA et leurs alliés ont fourni d’énormes quantités d’armes aux djihadistes.

3. Les élections en Russie sont le reflet des sondages d’opinion.

4. Il y a un nombre effrayant de nazis bien armés en Ukraine.

5. Assad est très populaire en Syrie.

6. Les USA et leurs alliés ont détruit Raqqa.

7. La version officielle de l’affaire Skripal est dénuée de signification.

8. la situation en Ukraine est bien pire qu’avant Maidan.

9. La Russie, en réalité, avait déjà des milliers de militaires en Crimée avant Maidan.

10. Il existe un documentaire au sujet de Browder dont il a censuré la divulgation (voir le lien en fin de billet).

Je n’ai cité que ces dix points mais en cherchant un peu il en existe de dizaines d’autres. Parfois un entrefilet en sixième page sauve l’objectivité des journalistes mais la majorité de l’opinion occidentale répond qu’il ne croit pas à cette objectivité. Les sujets d’actualité sont couverts d’une seule voix par les médias occidentaux. Sans cesse un scandale révèle que des « journalistes » sont généreusement remerciés pour écrire des histoires qui conviennent. Mais après des révélations, ces derniers avouent leur partialité ou prétendent que leur histoire révélait des faits qui ne s’étaient jamais produit et le navire médiatique continue à voguer calmement en passant parfois par dessus bord des passagers. La couverture de certains sujets est presque fausse à 100 %. Et là la Russie, Poutine, la Syrie et l’Ukraine se distinguent avec une grande partie de la couverture médiatique de la Chine et de la Russie. Beaucoup d’informations concernant Israël ne sont pas autorisées. L’histoire de la collusion de la Russie dans les élections américaines est admise comme fictive mais en privé seulement par un organe de presse qui couvre ce sujet en permanence. Tout ce qui concerne Donald Trump est tellement aromatisé que c’est devenu immangeable. Les médias américains répètent sans cesse qu’il faut rester vigilants « contre la guerre de désinformation en Russie » et chaque jour on s’approche du mono-média « One correct opinion » et ceci pour les meilleures motivations possibles. Les médias occidentaux ont plutôt acquis un parfum soviétique.

Ainsi donc, dans un pays (le Canada mais aussi la plupart des pays occidentaux, au sens large l’Europe et l’Amérique du Nord) où l’initiative d’intégrité utilise nos impôts pour nous assurer que nous n’ayons plus jamais de pensées imprécises ou que nous n’ayons plus de pensées répréhensibles (dans l’affaire Skripal les révélations apparaissaient presque à chaque minute) nous devons totalement nous fier à « Free Media TM« . Tout dépend de ce qui vous intéresse. S’il s’agit de sports ces médias mentionnent les athlètes russes drogués à la différence des braves asthmatiques occidentaux ou des corps préparés pour la plage, pas des toxicomanes russes bien sûr mais uniquement des Américains en bonne santé, le signaler semble assez raisonnable comme de signaler dans la page météo qu’il y a eu une explosion de gaz en Sibérie ou encore dans la page spectacles les critiques de films mais surtout pas ceux de ces méchants russes. La presse occidentale est devenue une fusion étrange de l’Eatansville Gazette et de l’Indépendant d’Eatanswill : les Bleus et les Buffs sont des bons et les autres, surtout les Russes, sont des mauvais !

Donc comme on dit en Russie Что делать ? Que faire ? Eh bien je suggère que nous tirions un enseignement de l’Union soviétique : les citoyens de l’URSS étaient beaucoup plus sceptiques au sujet de leurs médias que ne le sont mes voisins, mes amis, les membres de ma famille aujourd’hui à propos des médias occidentaux. Je formule donc trois suggestions.

1. Il faut lire entre les lignes et c’est un art difficile qui demande beaucoup d’apprentissage et de pratique. Les dissidents peuvent envoyer des indices de l’intérieur du Ministère de la Vérité (Minitrue dans le roman de George Orwell). Par exemple il est difficile d’imaginer que quelqu’un puisse dire sérieusement « comment la Russie de Poutine a changé l’humour en arme offensive ». Ce truc a probablement été écrit pour se moquer de la panique des « officiels russes ». J’ai déjà spéculé sur le fait que les rapports de renseignements sur l’ingérence de la Russie étaient truqués.

2. Tentez de déceler ce que l’on ne vous dit pas. Souvenez-vous qu’il y a 2 ans Alep était une énorme histoire alors que plus personne n’en parle aujourd’hui. On devrait se demander pourquoi il n’y a plus aucunes informations au sujet d’Alep. Ah ! Il y a celle-ci ( https://www.youtube.com/watch?v=TZqQO1_HUc4 ). Houps, c’est une source russe, ce n’est pas du vrai journalisme ! En voici une sur Euronews : https://www.youtube.com/watch?v=Ey8DgEcEPws . Visiblement aucune de ces deux vidéos ne coïncide avec la destruction du dernier hôpital d’Alep ni avec l’affirmation de la brutalité d’Assad il y a 2 ans :

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(capture d’écran d’un titre de The Sun du 9 décembre 2016)

Voilà pourquoi la ville d’Alep n’est plus d’actualité dans les médias occidentaux. Il faut toujours se demander pourquoi un « grand évènement » disparaît soudainement : c’est une preuve très solide qu’il s’agissait d’un mensonge ou d’un non-sens.

3. La plupart du temps, après avoir vu, entendu ou lu une information dites-vous que la vérité c’est probablement le contraire, en particulier quand tous les médias dispensent la même information. C’est toujours bon de vous poser la question : cui bono ? Qui va profiter du fait que vous allez croire à une fausse information ? Il est déprimant de constater le succès d’un bon gros mensonge universellement repris par tous les médias. Milosevic, incroyablement diabolisé, a finalement été reconnu comme innocent, de même que Qaddafi n’a jamais bombardé son propre peuple, et les mêmes sortes de mensonges se répandent pour les ennemis du moment comme Assad. Croyez toujours l’opposé à moins d’avoir de très bonnes raisons.

Durant la Guerre Froide on croyait que les systèmes occidental et soviétique convergeaient et qu’ils se rencontreraient au centre, pour ainsi dire. Peut-être qu’ils se sont rencontrés mais ils se sont surtout croisés. Ainsi les médias occidentaux, jadis raisonnablement libres et multiples ressemblent maintenant aux médias soviétiques contrôlés et uniformisés et nous, Occidentaux, nous devons utiliser les méthodes des citoyens soviétiques d’alors pour comprendre le monde. Souvenez-vous toujours que les dirigeants soviétiques affirmaient que leurs médias étaient libres, libres de « fake-news qui plus est !

Commentaire de ma part et que j’assume totalement . Je regarde les titres du Figaro, du Monde, du Guardian, du Telegraph, du Temps, de la Libre Belgique ou encore des Echos chaque jour et je tente de retrouver le contenu de ces titres sur des sites alternatifs comme WolfStreet, ZeroHedge, MishTalk, le Réseau Voltaire que l’on m’a reproché de consulter (et c’est significatif de l’intoxication omniprésente par les médias en Europe) et RT.News en anglais ou RT.France. Enfin je regarde Mediapart et Lemedia et bien d’autres blogs. Au final j’arrive à me faire une idée et discerner ce qui est vrai de ce qui est faux. L’exposé de Patrick Armstrong est édifiant et il fait apparaître le totalitarisme orchestré par les USA pour prendre possession de l’Europe, le gros morceau, et de tous les autres états qui sont déclarés par Washington des menaces pour la sécurité intérieure américaine, c’est facile comme prétexte. Usant de son extraterritorialité juridique – contraire à la Charte des Nations-Unies – en prétextant que le dollar en circulation dans le monde entier est la monnaie des USA, Washington asservit le plus de pays possible pour s’opposer en premier lieu à la Russie, à l’Iran et à la Chine. Il faut rester lucide et comprendre et oser le dire ce sont les évangélico-sionistes ( excusez le pléonasme) qui dirigent la politique américaine. C’est en réalisant des recoupements d’informations que j’en suis arrivé à cette conclusion. Les démocraties sont en danger et il est urgent de réagir. Souvenons-nous de l’affaire Pierucci qui a abouti à la vente d’Alstom-énergie aux Américains, transaction ignominieuse chapeautée par Macron. Sous un faux prétexte – une fake-news, la justice américaine extraterritorialisée a fait plonger le cours de l’action d’Alstom en se basant sur de fausses informations soigneusement concoctées par la justice américaine. Les Français ont ensuite élu le traître à la nation, qui a cautionné cette honteuse transaction, à la tête de l’Etat !

https://en.wikipedia.org/wiki/Bill_Browder

L’honnêteté intellectuelle est-elle aussi respectée par les politiciens et les journalistes ? C’est une blague !

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Au hasard de mes lectures sur le Web, pas vraiment parce que je suis un habitué du réseau Voltaire, j’ai capturé ces quelques passages au sein d’une interview de Thierry Meyssan à propos de son dernier ouvrage « L’effroyable Imposture« . Je n’en dirai pas plus ! Thierry Meyssan est peut-être le journaliste le plus extraordinaire sur la Terre aujourd’hui et je conseille à mes lecteurs d’aller surfer sur son site voltairenet.org celà les changera de CNN, de TF1, de BFMTV, du Guardian ou du Monde …

Lorsque j’étais chercheur en biologie j’ai toujours remis en cause mes convictions du moment car cette attitude faisait partie de l’éthique scientifique. Aujourd’hui les journalistes mais aussi les politiciens ignorent délibérément cette disposition d’honnêteté fondamentale. Et depuis la mise en place du principe de précaution institué par cet individu exécrable qu’est Michel Barnier (relisez l’histoire, je n’invente rien) au nom de ce principe il n’est plus nécessaire de remettre dans le débat une vérité parfois acquise sous la pression de groupes d’activistes décidés à en découdre. L’exemple le plus caricatural est la position adoptée par la Commission européenne au sujet du glyphosate, tout simplement désespérant !

En ce qui concerne la politique étrangère de la France, la Constitution française avait été taillée sur mesure pour une grande personnalité exceptionnelle comme De Gaulle. Depuis le départ de De Gaulle la France a vu se succéder des présidents tous aussi médiocres les uns que les autres. La constitution française n’est pas adaptée à la médiocrité d’un président car le Parlement ne peut pas contrôler le Président. C’est ce que réclament les « Gilets jaunes » et je les approuve entièrement :

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Juste un lien sur ce blog pour situer la personnalité de Michel Barnier :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/07/04/le-principe-de-precaution-et-simone-veil-une-catastrophe/