Les marchands de malheur de Davos inaugurent une nouvelle ère moyenâgeuse pour la science du climat.

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Il y a quelque chose de sinistre dans l’air sec de la montagne à Davos cette année. Comme toujours, le spectacle est presque burlesque et grotesque : l’élite mondiale est descendue dans la station de ski de luxe dans ses jets privés pour discuter du réchauffement climatique autour de côtelettes de soja indonésiennes poêlées cuites par un célèbre chef végétalien venu du Canada par avion. Mais sous l’hypocrisie minable persiste un mensonge encore plus obscur : un consensus inimaginable sur la façon de «sauver la planète».

Prenez le discours de Greta Thunberg, qui a démenti les chiffres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat concernant les réductions nécessaires des émissions de carbone. « J’ai répété ces chiffres à maintes reprises », a-t-elle lancé alors que les PDG totalement dénués d’intelligence et les apparatchiks de l’ONU écarquillaient les yeux devant l’adolescente activiste vêtue d’un sweat à capuche morigénant capricieusement au sujet des délais manqués et des objectifs ratés.

La stratégie fade et conviviale de Greta est surprenante et cela renforce sa ruse : que la science est incroyablement claire, les actions nécessaires sont incontestables, et que sa tâche est simplement de «continuer à le répéter» jusqu’à ce que nous nous ennuyions.

Naturellement, Donald Trump n’en avait rien à faire. Il a laissé filer cette cascade de relations publiques de brouilleuse de cartes, rejetant les «prédictions de l’apocalypse» et les «prophètes de malheur». À sa manière, le président fulminait en se dissimulant – sinon tout à fait – devant ces affirmations déconcertantes. Le réchauffement climatique se produit, mais la science du climat elle-même est désordonnée, mystifiante et ambivalente. De ce fait la certitude avec laquelle les écolo-guerriers présentent leur cas est donc scandaleusement malhonnête.

Les liens de causalité établis entre le réchauffement climatique et les feux de brousse australiens en sont un exemple. Greta a tweeté son désespoir face à l’échec du monde « à faire le lien entre la crise climatique et les événements météorologiques extrêmes et les catastrophes naturelles comme les « Australian Fires ». Mais la vérité gênante est que les scientifiques n’ont pas définitivement lié les feux de brousse aux seuls changements climatiques. Cela peut être un facteur parmi tant d’autres. L’Académie australienne des sciences elle-même concède: «La croissance démographique, le changement climatique, les températures extrêmes, les sécheresses, les tempêtes, le vent et les inondations se croisent de manières difficiles à démêler.»

La rhétorique trompeuse des feux de brousse raye à peine la surface des problèmes avec ce consensus. « Nous savons parfaitement que les humains sont à l’origine du réchauffement de la planète, a déclaré Sir David Attenborough dans une récente interview à la BBC ajoutant que : c’est maintenant un « moment de crise ». Mais la prose par onomatopées cassantes de Sir David se confond avec les fondements mal assurés de ses affirmations apocalyptiques.

Vous n’avez pas besoin de contester que l’homme contribue au réchauffement climatique pour se demander s’il est sain de parler du problème avec une certitude inébranlable, ou pour demander si la situation est si urgente qu’elle nécessite le gaspillage de milliards de dollars pour y remédier. Les scientifiques n’ont pas incontestablement prouvé que d’autres facteurs n’y contribuent pas non plus. Des études sur la chaleur pénétrant dans les océans par des dissidents comme le physicien israélien Nir Shaviv, par exemple, suggèrent que le Soleil a un effet important sur le changement climatique. Les éco-catastrophistes n’ont pas validé de manière crédible ses conclusions, publiées dans le prestigieux Journal of Geophysical Research.

De telles incertitudes sont importantes lorsque l’on demande aux gens de faire de grands sacrifices au nom de l’objectif du zéro carbone net. Tous nos efforts peuvent ne pas faire de différence de toutes les façons. Mais les opinions contraires ne sont pas autorisées. Certains chercheurs sont effrayés par le passage de l’effort scientifique basé sur la théorie et les preuves à la dépendance à la modélisation prédictive approuvée par l’IPCC. Ici, le culte du « managérialisme » et la manie de l’éco-catastrophisme se sont dangereusement rapprochés, tandis que les bureaucrates universitaires poussent pour des projets de recherche qui attirent des investissements informatiques alléchants.

Comme Galilée et Descartes à la veille des Lumières, les érudits ont trouvé des moyens subtils pour esquiver les soupçons des réactionnaires inquisitoires. Ils publient discrètement des articles sans communiqué de presse, ou avec des encarts «éco-consensuels» incongrus, même si ceux-ci sont souvent en contradiction avec leurs résultats.

Quand la civilisation occidentale est-elle entrée dans ce nouvel âge des ténèbres ? Les scènes effrayantes de la prestation manichéenne de Greta à Davos offrent un indice. Le managérialisme, une idéologie qui a rempli le vide créé par l’effondrement du communisme et la désillusion post-soixante-huit avec le capitalisme de marché, infecte tous les coins de la société. L’astuce est que la survie de ce managérialisme repose sur le déni flagrant de la complexité chaotique dont il se nourrit. Il considère que tous les problèmes (comme toutes les sociétés) partagent plus de similitudes que de différences et peuvent donc être résolus par des processus génériques optimisés.

Ainsi, des militants comme Greta réduisent le changement climatique à une maladie clairement diagnostiquée qui peut être traitée en respectant des délais précis, tandis que le reste d’entre nous paie la facture. Et donc nos élites – qui partagent la même conviction arrogante qu’ils sont en possession de toute l’expertise pour faire face aux subtilités de la Terre refusent ardemment de reconnaître tout ce qui met en doute les «faits» établis. Malheureusement, jusqu’à ce que l’ère de ce managérialisme s’effondre sur elle-même, nous serons tous prisonniers de cette illusion.

Article de Sherelle Jacobs paru sur The Telegraph

Davos : Pourquoi le plus puissant dirigeant blanc nationaliste est allé se jeter dans la « fosse aux lions » de l’élite globaliste ?

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« Si la montagne ne va pas vers Mahomet », le dicton dit « alors Mahomet va vers la montagne ». Avec sa décision d’assister cette année au Forum de Davos dans la montagne suisse il semble que le Président Donald Trump a suivi ce dicton bien que sans nul doute il n’avait établi aucun parallèle entre Mahomet et lui-même. Pour les leaders financiers, affairistes et politiques globaux qui se retrouvent chaque mois de janvier à Davos, l’information que Trump les rejoindrait a dû être un choc, c’est le moins qu’on puisse dire. La majorité de cette élite éprouve un profond mépris pour Trump et leur dédain a atteint des sommets à la suite des propos racistes qualifiant certains pays de « trous à merde ». Les participants ont naturellement fait preuve d’obséquiosité et flatté la vanité de Trump en le félicitant de défendre l’indéfendable, sa politique qu’il a lui-même nommé « America First ». Ce sont d’ailleurs les mêmes personnes qui ont l’année dernière plébiscité le Président chinois Xi Jinping comme le nouveau champion de la globalisation et de l’ordre international alors que personne dans cette élite n’ignorait que ce personnage est à la tête du parti communiste chinois totalitaire et liberticide par essence.

À Davos certains leaders occidentaux se sont cru obligés d’attirer l’attention de Trump en particulier Theresa May après que Trump ait été dissuadé par des foules hostiles d’aller inaugurer la nouvelle ambassade US à Londres. D’ailleurs avec le Brexit qui n’a plus vraiment la cote en Grande-Bretagne Madame May ne peut pas se permettre de voir les « relations spéciales » de son pays avec les USA se détériorer car il faut absolument consolider les relations économiques bilatérales entre les deux pays. Bien que Trump se sente attiré par les gentils sycophantes (voir note) ce n’était pas une raison suffisante pour assister à ce Forum de Davos. Et ce n’est pas non plus une raison même s’il y a une foule de lèche-bottes décérébrés (d’autres sycophantes) aussi bien au sein du cabinet de Trump qu’au Congrès. Début janvier les sénateurs Tom Cotton de l’Arkansas et David Perdue de Géorgie ont pris la défense de Trump en déclarant qu’ils ne l’avaient jamais entendu dire « shithole » et qu’il aurait du plutôt dire « shithouse ». Peut-on adosser la défense de Trump à une telle distinction sémantique ?

Angela Merkel et Emmanuel Macron ont fait profil bas avec Trump à Davos (encore d’autres sycophantes). Macron pour sa part, et il faut le reconnaître, a manipulé Trump avec habileté : il l’a invité le 14 juillet dernier pour assister au défilé sur les Champs-Elysées, souvenons-nous de leur mémorable poignée de mains, puis il a défendu l’accord nucléaire conclu avec l’Iran l’année précédant son élection. Il en fut de même avec Merkel qui avait pourtant ouvertement critiqué la personnalité de Trump avant que celui-ci soit élu président … Tous les leaders européens présents à Davos ont été contraints de se livrer à un double jeu, tous surpris que Trump ose venir se jeter dans la fosse aux lions.

En réalité Trump est venu à Davos pour bien préciser sa politique domestique « America First » fortement teintée de nationalisme économique, de xénophobie, d’antipathie vis-à-vis de la presse et de mépris pour les institutions internationales. Contrairement à Barack Obama force est de constater que Trump défend les intérêts américains et c’est pour cette raison qu’il a osé venir à Davos. Finalement il me plait ce Donald …

Source : librement traduit d’un article de Nina Khrushcheva, Professeur d’affaires internationales à la New School et attaché senior du World Policy Institute, paru sur le site Project Syndicate.

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Notes. Un sycophante dans l’antiquité grecque était un délateur selon la définition de Plutarque qui dénonçait les voleurs de figues pour s’attirer les égards de la Cité. Par extension le sycophante a été parfaitement décrit dans la fable de La Fontaine « Le Corbeau et le Renard » : les viles flatteries du renard finissent pas être payantes puisqu’il va apaiser sa faim avec le fromage que le corbeau tenait dans son bec. Aujourd’hui ce terme de « vil flatteur » peut s’appliquer à l’ensemble du monde politique et financier présent à Davos qui s’est trouvé contraint par les évènements à cacher son aversion pour Trump en vendant son âme avec de viles flatteries.

L’article traduit librement par les soins de votre serviteur de Nina Khrushcheva avait été écrit deux jours avant la réunion du club très spécial de Davos. Comme je ne fais aucune confiance aux médias « main-stream » européens je me suis donc reporté aux articles parus dans la presse de la Confédération Helvétique, un pays neutre au sein duquel avait lieu cette assemblée. Les avis de cette presse suisse divergent. Macron, à l’issue de sa prestation, a été gratifié d’une standing-ovation, c’est tout à fait normal lui qui est un ancien employé de d’une banque d’affaires bien connue et donc un instrument des banquiers et affairistes apatrides. Il est très bien placé pour continuer à rançonner les contribuables français pour le plus grand profit de ses amis banquiers.

Quant à Trump sa prestation a déçu car il n’était pas assez décisif et selon La Tribune de Genève il n’était qu’un représentant délégué par l’industrie américaine pour revigorer l’économie de son pays. C’est bien normal, Trump est avant tout un business-man. La Neue Zuercher Zeitung met en garde les pays de l’Union Européenne car il faudra bien remuer l’immobilisme de ces vieilles démocraties figées dans le temps pour insuffler un nouveau dynamisme au tissu industriel et commercial de l’ensemble des membres de cette union qui apparaît de plus en plus contrastée avec l’émergence de gouvernements pro-russes aussi bien aux portes de l’Allemagne qu’en Finlande. Il s’agit d’un signe qui ne pourra plus être ignoré tant par l’Allemagne que par la France : l’Europe ne pourra pas se sortir du marasme dans lequel son économie est en train de plonger sans un rapprochement avec la Russie. Mais dans cette éventualité il faudra redonner les cartes car le jeu suivra les nouvelles règles d’ « America First » : peut-être, mais aussi « Europa First » sinon ce sera la mort de l’Union Européenne. Un prochain billet sur ce blog reviendra sur ce dernier sujet.

Crise climatique : ça se réchauffe

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Le réchauffement climatique dont les grands de ce monde (être au moins milliardaire et arriver en jet privé) vont abondamment discuter ce week-end à Davos puisqu’il s’agit de l’une de leurs préoccupations majeures, ce réchauffement climatique, donc, est à l’origine de la vague de froid exceptionnelle (?) qui, selon la propagande qu’ils ont organisé, s’abat sur l’Europe depuis quelques jours.

Puisque le climat se réchauffe en raison de l’activité humaine les hivers deviennent plus froids et deviendront encore plus froids à l’avenir : c’est à n’y rien comprendre, un enfant de 7 ans se poserait la question.

Pourquoi les grands argentiers, les politiciens et les CEOs des grandes multinationales vont entrer dans le vif (comme le froid) du sujet du réchauffement climatique dans cette station de montagne huppée, tout simplement parce qu’il y a très gros à gagner sur le dos de tous les contribuables du monde entier qui sont par ailleurs friands d’une énergie dont le prix ne pourra qu’augmenter inexorablement pour financer des projets renouvelables débiles. Ils vont tous s’en mettre plein les poches avec l’aval des Nations-Unies et des écologistes qui n’ont eu de cesse depuis maintenant plus de 20 ans d’organiser minutieusement ce racket à l’échelle mondiale pour enrichir les plus riches et appauvrir le reste de l’humanité.

La COP21 revue (et corrigée) à Davos

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À Davos la COP21 a eu ses moments de gloire mais pas vraiment comme les idéologues du climat pouvaient s’y attendre. La réunion de Davos n’est, en effet, pas une mascarade. Des gens sérieux ayant les pieds sur terre, une main dans leur poche-portefeuille et l’autre sur leur coffre-fort s’y retrouvent pour discuter de choses sérieuses et non pas de rêvasseries inutiles sur des évènement éloignés dont personne n’est vraiment convaincu qu’ils arriveront effectivement, je fais allusion à l’hypothétique changement du climat vers le chaud. Pour les invités à cette réunion très particulière il faut du concret et c’est dans ce registre qu’ils ont débattu plutôt brièvement de ce climat.

La première évidence qui a fait perdre toute crédibilité aux énergies renouvelables est l’effondrement récent du prix du baril de pétrole. L’évolution de ce prix n’est pas seulement le résultat de sombres manoeuvres de l’Arabie Saoudite ou la conséquence de la surabondance des huiles de roche mère nord-américaines mais aussi et surtout de la récession économique globale. Les énergies alternatives dites renouvelables sont devenues tout d’un coup beaucoup trop coûteuses pour envisager, pour le moment à court terme, leur développement frénétique comme cela était conseillé à l’issue de la COP21. Ce n’est pas moi qui le dit mais Nariman Behravesh, chef économiste du cabinet britannique IHS ( https://www.ihs.com/index.html ).

Les objectifs de la COP21 ont été revus à la baisse à Davos. On ne parlait plus de 2 degrés mais au mieux de 1,3 degré, un objectif jugé suffisant pour éviter la fonte des glaces du Groenland. On ne sait pas trop comment les débatteurs de Davos en sont arrivés à cette conclusion, je parle des glaces du Groenland. Pour Patrick Pouyanné, CEO de Total, il faut que le prix des énergies renouvelables diminue drastiquement sinon ce ne sera pas tenable économiquement. Un grand effort de R&D doit donc être consenti y compris par les compagnies pétrolières. C’était un évident coup d’oeil vers des aides gouvernementales par ces temps de vaches maigres de toutes les majors du pétrole et du gaz …

Pouyanné, encore lui, est monté au créneau pour que soit instituée rapidement une « taxe carbone » du genre 40 dollars la tonne qui suffirait pour changer radicalement les habitudes (mauvaises pour le climat) des consommateurs finaux mais aussi du monde industriel. Il faut admirer la couleur idéologique de telles déclarations !

La Miss Christina Figueres, responsable en chef du climat à l’ONU et par voie de conséquence la cheffe en haut lieu de l’IPCC a déclaré, droite dans ses bottes d’idéologue (vendue aux causes de Greenpeace), qu’il fallait absolument développer les capacités d’absorption naturelles du carbone. On ne sait pas trop à quoi elle pensait puisque très peu de documents officiels seront issus de cette réunion. On peut penser par exemple à la plantation de palmiers à huile en lieu et place des forêts équatoriales humides. Il est en effet prouvé que ces arbres capturent infiniment plus de carbone que l’entrelacs végétal d’une forêt équatoriale abandonnée à son destin naturel avec en prime des émissions de méthane dues à la fermentation des débris végétaux !

Dans le plus pur registre financier, les assureurs, dont la LLoyd’s, se sont alarmé de l’ « inaction climatique » qui pourrait conduire le secteur vers de graves difficultés en raison de l’accroissement des catastrophes naturelles prédites par l’IPCC. En quelque sorte du cousu-main. Quant aux quelques représentants des deux grands pays d’Asie, l’Inde et la Chine, ils ne veulent pas entendre parler de réduction d’émissions de carbone avant les années 2030, dixit Kenneth Hersh, CEO de NGP Energy Capital ( http://www.ngpenergycapital.com/ ). Pour lui, et il sait de quoi il parle, la demande mondiale en énergie progressera encore durant les trente années à venir en particulier dans les grands pays émergeants.

Bizarre, on avait cru que la COP21 avait été un franc succès pour Laurent et Ségolène ?

Sources partielles : Bloomberg et World Economic Forum