Nouvelles du Japon : la météo locale

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Pendant 48 heures le ciel au dessus de Tokyo a été obscurci par des nuages de moyenne altitude en provenance de l’ouest. L’air était presque oppressant car les vents apportaient (importaient) la pollution chinoise comme le montrent assez clairement les deux illustrations en provenance de l’Université du Wisconsin (lien en fin de billet). La couleur des flèches indique l’altitude des vents. Pour les curieux il suffit de se reporter au site indiqué qui présente la situation météorologique et les vents en temps réel. Deux jours de « calima made in PRC ».

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Mais au fait existe-t-il un droit international pénalisant la pollution trans-frontalière ? Inutile de rappeler l’histoire rocambolesque du « nuage radioactif » de Tchernobyl qui n’arriva jamais à franchir la frontière hexagonale française, mais en ce qui concerne la pollution extravagante produite par la Chine, le pays le premier servi est bien le Japon !

Source et illustrations : http://tropic.ssec.wisc.edu

Première illustration : vents en altitude, seconde illustration : vents à fable altitude et au sol le 28 mai 2018

La biodiversité : une nouvelle mode ?

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Après le réchauffement climatique d’origine humaine qui ne fait plus vraiment recette pour émouvoir les foules béatement et bouche bée devant leur téléviseur c’est la biodiversité qui vient de sortir. Il faut dire que cette fois c’est à en oublier la potentielle guerre USA-Iran qui se prépare ! Il s’agit de vers de terre géants qui mangent toute la viande qui se trouve à leur portée dans la terre et mettent donc en péril la biodiversité du sol. Ces plathelminthes, ou planaires, d’origine asiatique – encore l’Asie : Donald Trump va avoir du grain à moudre – se seraient-ils répandu presque partout à cause du réchauffement climatique ? Allez savoir !

Toujours est-il que c’est devenu avec la biodiversité une préoccupation majeure car ces sales bêtes repoussantes secrètent l’une des toxines les plus puissantes du monde vivant, de la tétrodotoxine (voir note) dont ils se servent pour foudroyer les lombrics, leur mets préféré. Et c’est pour cette raison que les spécialistes de la biodiversité tirent la sonnette d’alarme. Ce ver est invasif car il n’a pas d’ennemis, ceci explique cela.

Une équipe de zoologistes du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris dirigée par le Professeur Jean-Lou Justine a décrit en détail la génétique et les habitudes de ces vers de la famille des bipaliines (illustration : un ver recueilli dans l’île de Mayotte) qui présentent en outre la particularité de se reproduire par scissiparité en d’autres termes si on coupe la queue d’un ver le morceau ne meurt pas mais régénère un autre ver avec cette bouche effrayante pour continuer à détruire la biodiversité du sol. Et si vous avez envie de vous régaler visuellement allez sur le lien ci-dessous. Il faut néanmoins noter que la présence de ces vers a été notée il y a plus de 20 ans en France métropolitaine, essentiellement dans le sud-ouest car cette bestiole inquiétante craint le froid …

Note. La tétrodotoxine dont le nom provient de celui d’un poisson toxique, le tétrodon ou poisson-lune qui est pourtant consommé au Japon (le fugu) lorsque celui-ci est bien préparé cela va de soi est une molécule bloquant les canaux sodium des nerfs abolissant alors toute activité musculaire. Il s’agit d’un poison 25 fois plus puissant que le cyanure. Cette neurotoxine est relativement répandue dans le règne animal mais sa présence dans le mucus des bipaliines n’a été que récemment montrée.

Liens : https://doi.org/10.7717/peerj.4672 en accès libre et https://en.wikipedia.org/wiki/Tetrodotoxin

L’Allemagne a maintenant son Don Qixote !

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Le puissant Ministre de l’Économie allemand, Peter Altmaier, a reconnu que l’Energiewende (en français transition « énergétique écologique et responsable ») était une vue de l’esprit, rien que ça …

Il y a une dizaine d’années l’Allemagne opta résolument pour les énergies renouvelables afin de réduire la consommation de charbon largement utilisée pour la production d’électricité. Puis survint le grand tremblement de terre du Kanto au Japon qui provoqua l’accident de la centrale électro-nucléaire de Fukushima-Daiichi. C’est alors que le gouvernement allemand décida d’abandonner la technologie nucléaire ce qui accéléra l’ « Energiewende ». Aujourd’hui avec plus de 100 gigawatts de capacité de puissance dite « renouvelable » installée et plus de 150 milliards d’euros d’investissements, l’Allemagne émet toujours autant de CO2 dans l’atmosphère car les sources d’énergie renouvelables ne sont pas fiables en raison du caractère aléatoire de leur production.

Selon Altmaier le gouvernement a abusé de la confiance des citoyens car il faudra encore plusieurs décennies pour développer des technologies susceptibles de stocker suffisamment d’énergie pour pallier aux nuits sans soleil – c’est une évidence – et aux journées sans vent, c’est une autre évidence que semblent ignorer les écologistes. La programmation de l’Energiewende a été, toujours selon le Ministre, faite en dépit du bon sens sans intégrer un réseau correctement pensé et conçu pour être adapté à l’apport intermittent des énergies renouvelables. Pour lui, les « Verts » ont des idées mais elles ont des limites et elles créént des problèmes bien pires que la solution toute théorique des énergies renouvelables. Par exemple une isolation thermique excessive des logement, un aspect prôné par les « Verts » pour économiser de l’énergie et inscrit dans la loi allemande est souvent catastrophique. Les logements deviennent tout simplement insalubres en raison de l’accumulation d’humidité !

Pour Altmaier il suffit de constater que les deux pays les plus avides d’énergie, les USA et la Chine – on pourrait aussi ajouter le Japon – ont bien compris que la course aux énergies vertes était perdue d’avance et qu’ils feront toujours appel aux combustibles fossiles carbonés, en particulier le charbon, pour maintenir leur industrie à un niveau compétitif sur le plan international. Maintenir l’Energiewende pourrait détruire la compétitivité de l’industrie allemande. L’Allemagne, comme le concluait le Ministre doit donc changer de politique et songer à abandonner tout simplement les moulins à vent et autres panneaux solaires car ce n’est qu’un rêve !

Source : Die Welt via le blog de Pierre Gosselin, illustration Peter Altmaier

Le vélo électrique en France et en Europe : tout un programme !

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En France c’est toujours du grand n’importe quoi en ce qui concerne ce que l’on appelle dans les chaumières l’environnement. Et c’est le cas du vélo électrique car encore une fois la France, devenue depuis la fin de la seconde guerre mondiale le pays le plus rigide et le plus centralisé d’Europe, a décidé de faire payer par tous les contribuables une subvention de 200 euros pour celui qui décide de l’achat d’une bicyclette électrique pour sauver le climat et les écosystèmes et y compris par ceux qui n’ont aucune envie de se déplacer avec un tel accessoire. C’est un article paru sur le site en ligne « Les Echos » qui relate le fait que le « malus environnemental » appliqué aux voitures de grosse cylindrée (voir note en fin de billet) servirait à redistribuer cette subvention aux amateurs de vélos électriques. On peut toujours rêver car Bercy (Ministère des Finances français) n’en est plus – et depuis longtemps – à une entourloupe près. Ce seront toujours les contribuables qui paieront au final.

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Il y a deux problèmes avec le vélo électrique et je suis un fervent amateur de ce type de véhicule bien que j’aie abandonné tout projet d’acquisition de cet accessoire, mon âge avancé aidant. D’abord il faut produire de l’électricité pour recharger la batterie lithium-ion et d’autre part, dans n’importe quelle ville il doit exister des facilités sécurisées pour que les vélos puissent circuler aisément. Ces deux points essentiels ne sont pas satisfaits du moins en France quand on sait que le ministre de la transition énergétique renouvelable et solidaire, laryngophone de son état, veut fermer plus de 40 % de la source d’énergie électrique la plus économique qui soit, je veux parler ici de l’énergie nucléaire, lui qui possède un scooter électrique d’une valeur d’au moins 5000 euros, n’en a strictement rien à foutre puisque l’argent des contribuables est « gratuit » !

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Ici au Japon, du moins dans l’agglomération de Tokyo où je séjourne en ce moment, 100 % des mères de famille à la maison ont un vélo électrique. Et ce vélo est équipé de tout ce qui est nécessaire pour transporter par tous les temps deux enfants le cas échéant (illustration). Le Japon, comme je l’ai mentionné il y a quelques jours sur ce blog a définitivement tiré un trait sur les accords dits « de Paris-COP21 » en s’orientant vers le charbon pour produire l’électricité dont il a besoin à moindre prix par rapport au pétrole ou au gaz et les vélos électriques représentent une part de plus en plus importante de la consommation de cette énergie. Si l’énergumène ministre d’Etat français en charge du redéploiement de l’énergie en France continue à rêver de la préhistoire il faudra que les contribuables paient non plus seulement pour les primes à l’achat d’un vélo électrique mais également pour installer des moulins à vent, des réacteurs à biomasse dont l’efficacité est redoutablement faible et enfin des panneaux solaires made in PRC censés pallier aux insuffisances de ces deux dernières sources d’énergie quand, au moins, il y a du soleil. La France et bien d’autres pays d’Europe ne sont pas encore mûrs pour une grande transition énergétique (lire un prochain article sur ce blog au sujet de l’Allemagne) !

Note. Une de mes amies résidant à Tenerife et possédant une Toyota Land Cruiser immatriculée en Espagne avait projeté d’aller en Espagne péninsulaire, en France puis en Corse avec son véhicule. Elle fut contrôlée par la police française et ayant omis de faire actualiser son certificat de résidente à Tenerife elle fut passible d’une amende de 14000 euros (vous avez bien lu !) car elle n’avait pas acquitté la taxe environnementale dite « malus » pour son véhicule. Elle dut confier le volant à son compagnon qui est résident permanent à Tenerife. Illustrations : photos personnelles, inspiré d’un article parus sur Les Echos.

Qui détient de la dette américaine et pourquoi ?

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Alors que Donald Trump menace la Chine de mesures de rétorsions douanières, Pékin a pourtant acheté entre Janvier et Mars 2018 pour 20 milliards de dollars d’obligations (bonds) émises par le Trésor américain. Bien qu’ayant vendu sur les marchés des bonds US durant toute l’année 2016 la Chine a de nouveau investi en T-bonds durant une grande partie de 2017, les dirigeants de Pékin pensant que le nouveau président allait « se calmer » un peu dans ses élans guerriers au sujet de la Corée du Nord. Les mouvements de capitaux peuvent en effet être considérés comme un indicateur des tendances géopolitiques. Peut-être aussi que les ventes de 2016 étaient provoquées par l’élection d’Hillary Clinton qui était donnée comme probable président. Bref, il est possible de spéculer mais établir de telles relations de cause à effet peut se révéler hasardeux.

Le Japon qui comme la Chine dispose de réserves de change gigantesques libellées en dollars a poursuivi son mouvement de vente de bonds US depuis l’année 2016. Cent milliards de dollars revendus sur les marchés c’est peu quand on sait que que Japon détient aujourd’hui quelque chose comme 1050 milliards de dollars de bonds US. Japon et Chine sont les deux principaux créditeurs des Etats-Unis. viennent ensuite par ordre décroissant et loin derrière l’Irlande (318 milliards), le Brésil (286 milliards), la City de Londres (264 milliards), la Suisse (245 milliards), les iles Caïman (243 milliards), le Luxembourg, Hong-Kong, Taïwan, l’Inde, l’Arabie Saoudite, la Belgique. Il est intéressant de noter que l’Allemagne, quatrième puissance économique mondiale, ne détient que 76 milliards de dollars de dette américaine. Globalement les USA sont endettés auprès de non-résidents à hauteur de 6294 milliards de dollars.

Comment les contribuables américains vont-ils rembourser tous ces détenteurs non-résidents de bonds US ? Cette question est d’autant plus angoissante que l’on assiste à une remontée des taux spectaculaire sur les bonds à court terme (3 mois) qui ont rendu les dividendes des actions sur le S&P 500 moins attractives. L’avenir de la finance mondiale semble de plus en plus sombre ou alors comme le mentionnait Simone Wapler (Chronique Agora) les grands argentiers de ce monde finiront-ils par décider d’un jubilée généralisé ? Ou aussi une bonne guerre quelque part, et pourquoi pas avec l’Iran qui a ouvertement déclaré qu’il accepterait contre son pétrole d’autres devises. Car c’est l’avenir du dollar qui se joue …

Source et illustration : WolfStreet

Brève : Fake news à la sauce hollandaise !

Brève : Fake news à la sauce hollandaise !

Selon les enquêteurs « internationaux » à l’oeuvre aux Pays-Bas au sujet du vol MH17 abattu au dessus de la partie orientale de l’Ukraine le 17 juillet 2014, il s’agit d’un acte d’agression caractérisé de l’armée russe, le missile de type Bouk-Telar ayant été tiré – ou acheminé, nuance importante qui laisse planer un doute – depuis la base militaire russe de Koursk. Ces enquêteurs à la solde de la CIA n’ont même pas utilisé le conditionnel pour divulguer cette information. En d’autres termes ils en sont absolument certains. Qu’ils demandent donc des explications à Vladimir Poutine qui a toujours nié une quelconque implications de son pays dans cette affaire, ils seront bien reçus !

C’est dire à quel point les pays européens et pas seulement les Pays-Bas sont téléguidés depuis Washington qui a mis en place à Kiev un régime fantoche à sa solde et de plus fasciste, corrompu et anti-russe, la dernière qualification étant la plus importante. L’armée ukrainienne disposait de missiles « made in Russia » entre les mains d’opérateurs plutôt inexpérimentés et ils ont cru abattre l’avion dans lequel se trouvait Vladimir Poutine alors que ce dernier avait volé dans les alentours de l’espace aérien dit « civil » quelques 30 minutes auparavant. Apparemment cette information bien connue n’a pas eu l’air de préoccuper ces « enquêteurs ».

Naturellement les Hollandais, des marionnettes les plus dociles des USA dans le genre ont du cogiter près de 4 ans pour monter un scénario totalement inacceptable qui va dans le sens de la propagande anti-russe organisée par le parti démocrate américain. Il se trouve que les Bataves ont un peu de retard et qu’ils semblent lents dans leurs décisions car la machination anti-russe fomentée par la CIA, le FBI, le DOJ (Department of Justice) et la NSA, en résumé le « Deep State » pourrait être décimé dans peu de temps par des emprisonnements massifs de personnalités bien connues des médias, y compris les médias européens, et peut-être bien Hillary elle-même. C’est ce que certains sites américains affirment.

Quant aux Hollandais ils s’affirment dans le genre faux-cul, un vrai délire qui pourrait bien avoir des conséquences assez catastrophiques compte tenu de la situation au Proche-Orient.

Source de l’information : AFP, dépêche du 24 mai 2018, 10h11. Notes à l’intention de mes lecteurs fidèles : pas de billet ce samedi 26 mai 2018 et il vous suffit d’entrer MH17 dans l’onglet recherche de ce blog ce n’est pas la première fois que je disserte sur ce sujet honteusement manipulé par les pays occidentaux et en particulier l’OTAN. Relire à ce sujet : https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/07/19/vol-mh17-2-ans-et-2-jours-plus-tard/

Fonte de la banquise arctique : rien à signaler.

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Le Japon comme la Corée du sud et la Chine sont intéressés au plus haut point par la fonte de la banquise arctique pour pouvoir acheminer vers l’Europe les produits de leurs industries manufacturières par ma voie dite polaire. Il y a 60 ans le New-York Times relatait le fait que « durant la vie de nos enfants les bateaux croiseraient au dessus du pôle nord » reprenant les propos des « prophètes du climat » de l’époque. Puis ce furent les affirmations d’Al Gore et de James Hansen qui redonnèrent quelque espoirs aux compagnies maritimes asiatiques. Las ! la banquise arctique est toujours là et son volume global n’a pas diminué depuis 2014 alors que la propagande climatique nous serine en clamant que l’année 2017 fut la plus chaude jamais répertoriées et que l’année 2018 entrera dans la même catégorie.

Comme l’indique Kirye sur son blog au milieu du mois de mai 2018 le volume de la banquise arctique est à peine inférieur de 4 % du volume moyen observé sur les années 2004-2013. En d’autres termes et contrairement à ce qu’affirment les alarmistes du réchauffement climatique global d’origine humaine – bien qu’on ne dise plus aujourd’hui que « changement climatique » (on ne sait jamais) – la banquise arctique se porte plutôt bien, merci …

Source : https://twitter.com/KiryeNet/status/997778644926844928 , illustration : Danish Meteorological Institute