Actualité : l’affaire Benalla

Actualité : l’affaire Benalla

J’ai parcouru en diagonale quelques articles relatifs à l’affaire Benalla sans vraiment me faire une opinion précise jusqu’au moment où j’ai été intrigué par

l’article de Thierry Meyssan à propos de ce qui préoccupe les médias français au sujet de la garde rapprochée qu’a constitué le Président de la République française. Bonne lecture et je souhaite beaucoup de courage à ce journaliste d’investigation qui ose informer depuis Damas où il réside depuis plusieurs années …

http://www.voltairenet.org/article202160.html

Actualité : du Viagra administré à des femmes enceintes

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Une information qui a fait la une de nombreux journaux n’avait pas lieu d’être montée « en épingle » comme cela a été le cas. Il s’agissait d’un essai clinique relatif à l’utilisation du sildenafil, vasodilatateur plus connu sous le nom de Viagra. Toutes les jeunes femmes étaient âgées d’un vingtaine d’année, enceintes de quelques semaines, la plupart pour la première fois, et le corps médical avait diagnostiqué un retard pathologique de croissance du foetus dès la fin du troisième mois de grossesse. Il s’agit d’un syndrome concernant environ 0,5 % des grossesses qui conduit soit à un accouchement prématuré avec une chance de survie de l’enfant d’à peine 50 % ou d’enfant mort-né.

La cause de ce syndrome est supposée être une mauvaise irrigation sanguine du placenta ou du foetus lui-même. Administrer un vasodilatateur à la mère semblait logique pour améliorer cette irrigation sanguine et des essais cliniques ont débuté dans ce sens il y a plus de deux années dans divers pays. Il se trouve que les essais n’ont pas été vraiment concluants puisqu’il y a eu à peu près autant de fausses-couches et d’enfants morts-nés ou décédés peu après la naissance dans le groupe de femmes à qui avait été administré trois doses de 25 mg de sildenafil par jour en regard du groupe témoin n’ayant reçu qu’un placebo pour ce qui concerne l’essai clinique réalisé aux Pays-Bas. Dans le premier groupe il y a eu 11 décès et dans le groupe témoin seulement 9, une différence non significative qui, en elle-même, montre que le sildenafil ne constitue pas un traitement approprié pour ce syndrome de retard de croissance du foetus.

Mais il ressort aussi que depuis que cette molécule n’est plus protégée par des brevets le corps médical et les laboratoires pharmaceutiques en cherchent tout de même encore d’autres débouchés que les troubles d’érection chez l’homme même si ceux-ci sont limités. Si on considère le prix du sildenafil générique – 100000 dollars le kilo en pharmacie au détail, 4 fois plus cher que l’or – vendu en comprimés de 100, 50 et 25 milligrammes il est facile de comprendre pourquoi les laboratoires cherchent de nouveaux débouchés pour ce produit …

Source et illustration : livescience.com

Note. Le sildenafil agit indirectement sur le flux sanguin au niveau du pénis. La cible de ce produit est un enzyme qui dégrade le GMP cyclique, un important composé appelé régulateur métabolique par les biologistes. L’excitation sexuelle fait d’abord apparaître l’un des « régulateurs » les plus simple, l’oxyde nitrique NO, une molécule qui active l’enzyme produisant le GMP cyclique à partir de GTP (guanosine-triphosphate) dans le corps caverneux du pénis mais également dans tout le corps puisque c’est un puissant vasodilatateur. Plus il y a de NO plus le pénis va donc se remplir de sang mais l’excès de GMP cyclique, le signal secondaire, est également éliminé par une phosphodiestérase (type 5) qui dégrade ce GMP cyclique qui comme dans d’autres organes, en particulier les poumons, provoque une vasodilatation et donc un afflux de sang. Le bloquage de cet enzyme par le sildenafil favorise donc une érection durable du pénis.

L’évolution à venir du prix du pétrole : de quoi être inquiet …

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Le premier janvier 2020 les bateaux devront réduire l’utilisation de fuels lourds riches en soufre d’une teneur de 3,5 % à seulement 0,5 %. Il s’agit d’une décision de l’Organisation Maritime Internationale (IMO) dont l’objectif est de réduire les émissions d’oxydes de soufre dans l’atmosphère. Cette décision prise au début de l’année 2017 pourrait avoir de graves conséquences sur l’ensemble de l’économie mondiale, conséquences qui n’ont pas été mesurées par le monde politique ni naturellement prévues par l’ensemble de l’industrie pétrolière ni par les transporteurs de fret maritime. Quand on sait que plus de 80 % des marchandises sont transportées par mer et que les moteurs des bateaux brûlent du fuel lourd visqueux présentant des propriétés lubrifiantes indispensables pour le bon fonctionnement de ces moteurs diesel deux-temps l’ensemble de ces deux professions, armateurs et pétroliers, vont devoir prendre des dispositions particulièrement lourdes financièrement.

Les gaz de combustion des bateaux peuvent être équipés de scrubbers pour piéger les oxydes de soufre. Il s’agit d’installations injectant des produits neutralisant les oxydes de soufre comme par exemple de la chaux et cette opération peut être effectuée en milieu humide ou semi-humide. Il faut cependant stocker les condensats aqueux qui devront ensuite être traités à terre. Tout celà a un coût. Modifier les moteurs pour qu’ils puissent fonctionner avec des distillats plus légers ayant une teneur en soufre conforme aux directives de l’IMO va non seulement occasionner des surcoûts pour les compagnies maritimes mais également poser un réel problème pour les raffineurs car non seulement ils ne sauront plus comment disposer de ces huiles lourdes riches en soufre dont le principal marché – à plus de 60 % – est le transport maritime mais elles ne disposent pas des capacités de raffinage pouvant assurer un approvisionnement suffisant pour les quelques 45000 bateaux sillonnant les mers dans le monde.

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L’autre solution encore plus coûteuse pour les affrêteurs est d’utiliser du gaz naturel liquéfié comme combustible. Or cette solution nécessite de revoir l’ensemble des systèmes de propulsion des bateaux. Autant dire que même Maersk, le plus gros affrêteur du monde, ne peut pas se permettre d’envisager des investissements aussi conséquents. La situation présente est donc la suivante : attendre de voir ce qui va se passer dans la réalité après le premier janvier 2020 car il sera difficile de contrôler tous les bâteaux individuellement et il n’existe pas à l’heure actuelle de systèmes de détection satellitaires fiables pour suivre les émissions des bateaux sur toutes les mers du globe.

Quelles vont être les conséquences sur l’économie mondiale ? Elles vont être tout simplement catastrophiques et dévastatrices. Tout d’abord le transport maritime va entrer en directe concurrence avec les autres marchés du fuel léger pauvre en soufre, les trains, les véhicules automobiles et les petites centrales électriques d’appoint qui sont tenues de par la loi d’utiliser ce genre de combustible. Il va donc y avoir un renchérissement conséquent du prix du fuel léger puisque la demande sera divertie vers le transport maritime, secteur économique qui utilise près de 5 % du pétrole extrait dans le monde.

Malgré la désaffection des consommateurs, en particulier européens, pour la motorisation diesel, les capacités de raffinage seront loin d’être suffisantes pour répondre à cette demande. Dès le début de l’année 2020 tous les distillats de pétrole, qu’ils soient légers ou lourds, verront leurs prix augmenter substantiellement. Les compagnies pétrolières et les raffineurs chercheront à s’approvisionner en pétroles pauvres en soufre comme le WTI (West Texas Intermediate), le LLS (Light Louisiana Sweet) ou encore le Brent de la Mer du Nord. Il en résultera une augmentation généralisée du prix du baril de pétrole mondial qui, selon certains analystes, atteindra au moins 200 dollars. (Source : pkverlegerllc.com)

D’autres études dont celle de la Columbia University sont plus optimistes mais cette dernière insiste sur le fait qu’en moyenne 20 % du contenu d’un baril de pétrole ne trouvera plus d’acheteur, justement ce fuel lourd, soufré et visqueux utilisé aujourd’hui pour la propulsion maritime. Les raffineurs ne disposent pas de capitaux pour aménager des installations de cracking, de purification et de raffinage ultérieur de ces fractions lourdes et ils devront stocker ces résidus en attendant des jours meilleurs car les technologies n’existent tout simplement pas aujourd’hui … Il faut donc s’attendre à un renchérissement de tous les produits pétroliers ce qui ne va pas être très favorable à une économie mondiale déjà en perte de vitesse.

Sources et illustrations : https://www/pkverlegerllc.com/assets/documents/180704200CrudePaper.pdf et energypolicy.columbia.edu

Le débat sur l’huile de palme : un faux problème

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Les organisations non-gouvernementales préoccupées par le changement du climat et la préservation de la biodiversité sont obsédées par l’huile de palme. Ils considèrent en effet que ce produit n’est pas « durable ». Il apparaît opportun d’analyser la signification de ce dernier adjectif. L’huile de palme est la première huile végétale utilisée dans le monde tant dans l’industrie agro-alimentaire que dans les secteurs de l’énergie, de la pharmacie ou des cosmétiques. Le palmier à huile est un formidable piège à CO2 : un hectare de palmiers immobilise autant de carbone que 6 hectares de soja. Il faut aussi mentionner que la quantité d’intrants, engrais et pesticides, est inférieure à celle utilisée pour toutes les autres cultures d’oléagineux.

Et pourtant les écologistes considèrent que l’huile de palme n’est pas « durable » car elle est nuisible à l’environnement et au biotope tropical puisqu’il faut faire de la place dans les forêts tropicales humides pour créer de nouvelles plantations de palmiers pour satisfaire une demande sans cesse croissante.

Il faudrait que ces organisations fassent un choix : ou bien elles veulent préserver la biodiversité des forêts tropicales ou bien elles choisissent de favoriser cette culture qui est l’un des meilleurs pièges terrestres pour le CO2 afin de préserver le climat qui est également – au cas où il se réchaufferait un peu trop – délétère pour cette biodiversité.

Toute cette histoire se terminera comme il se doit : par de nouvelles taxes sur l’huile de palme comme il y aura aussi de nouvelles taxes sur les produits pétroliers. Contrairement à ce qu’affirment ces organisations une plantation de palmiers à huile fait vivre les populations locales alors qu’il est évident qu’une forêt inviolée ne fait vivre personne. Toute régulation coercitive relative à cette denrée sera immédiatement préjudiciable à d’autres forêts que celles de l’Indonésie, de Malaisie ou de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les principaux producteurs d’huile. Le Brésil devra par exemple accélérer la disparition de la forêt amazonienne pour cultiver du soja. Les organisations non-gouvernementales se sont dotées d’une sorte de bras armé pour faire valoir leurs revendications contradictoires. Il s’agit du RSPO, Round table for Sustainable Palm Oil, mais ces mêmes organisations déplorent le peu d’impact de cet organisme sur la déforestation dans les pays cités plus haut. Le débat n’est donc pas clos et il ne le sera que lorsque des taxes dissuasives sur l’huile de palme entraineront automatiquement une dévastation d’autres forêts dans le monde.

Inspiré d’une dépêche de l’AFP

Apple crée un précédent en levant des fonds verts pour ses fournisseurs

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Transition énergétique : Après ses propres commerces et data centers, 100 % verts, la marque à la pomme s’attaque au « deuxième cercle ». Une première pour servir d’exemple. (Ivan Radja, Tribune de Genève du 13 juillet 2018)

D’ordinaire, les grandes sociétés appliquent leurs principes de gouvernance à leurs filiales, mais n’interviennent pas dans les politiques internes de leurs fournisseurs ou d’autres entreprises. Apple vient d’innover en annonçant vendredi avoir lancé un fonds pour investir près de 300 millions de dollars sur quatre ans dans le soutien à la transition énergétique d’entreprises chinoises. L’objectif est de financer des projets permettant de générer un gigawatt d’énergie renouvelable en Chine, ce qui permettrait d’approvisionner près d’un million de foyers. Dix fournisseurs d’Apple sont pour l’heure associés au projet. «Ce geste est en accord avec la politique d’Apple, qui annonçait en avril que le 100% de ses installations (ndlr: magasins et centres de données) dans le monde tournent aujourd’hui à l’énergie verte, analyse Catherine Reichlin, directrice de la recherche chez Mirabaud & Cie. Élargir sa politique, en l’occurrence environnementale, à ses fournisseurs, au deuxième cercle comme l’on dit, est une première. Mais, vu le montant de départ, je suppose qu’il s’agit surtout de montrer l’exemple à d’autres sociétés.»

Une somme modeste

Car 300 millions de dollars, sur quatre ans, pour une conversion énergétique d’une telle ampleur, c’est une goutte d’eau. Ou presque. Sans doute pour «ne pas effrayer les fournisseurs en fixant d’emblée des sommes trop élevées», poursuit-elle. Et éviter ainsi de viser trop haut pour, in fine, ne pas réussir à lever suffisamment de fonds. Un scénario à éviter, car cette expérience pourrait être suivie par d’autres grands groupes, mais aussi élargie aux autres sous-traitants de la marque à la pomme. Ils sont près de 200, dont principalement une cinquantaine à Taïwan, une quarantaine au Japon, un peu moins aux États-Unis, et quelques dizaines répartis dans sept autres pays. Ce printemps, Apple avait indiqué que 23 d’entre eux s’étaient engagés à produire tous les produits de la marque entièrement grâce aux énergies renouvelables. La plupart des produits d’Apple sont assemblés dans de vastes réseaux de production en Chine qui emploient des centaines de milliers de personnes, et l’entreprise a déjà pris plusieurs mesures pour tenter de réduire son empreinte carbone. C’est la maison DWS, spécialisée dans l’investissement durable, qui est chargée de la gestion de ce «Fonds pour l’énergie propre en Chine». Quelles seront les contributions des trois parties en présence – DWS, Apple et les fournisseurs? La firme de Cupertino ne le détaille pas pour l’heure. «C’est cette clé de répartition qui sera intéressante à étudier», ajoute Catherine Reichlin. 

Contrôle externe

Est-il possible d’imposer de telles directives à des fournisseurs, dans des pays tiers, et qui plus est en Chine? Pour Bertrand Gacon, responsable du Climate Bond chez Lombard Odier, «cela ne devrait pas poser de problème car ils ont le contrôle de chacun de leurs fournisseurs. Ce qui compte par ailleurs, c’est la garantie apportée par un expert indépendant, comme le cabinet Cicero par exemple, qui effectue un travail de vérification et exige un reporting annuel de la société qui se lance dans une opération d’obligations vertes. Il faut s’assurer de la réalité de cette transition énergétique». Il s’agit d’un cas typique d’«impact investing», ou investissement d’impact. «Il ne faut pas perdre de vue qu’on n’est pas dans la philanthropie pure, rappelle Catherine Reichlin. On réfléchit en soupesant trois questions: qu’est-ce que ça va rapporter? Quels sont les risques? Et pour quel impact?». Apple avait pris la tête en juin 2017 des 1000 entreprises américaines, 25 villes et 9 États regroupés derrière le slogan «We’re still in it!» («Nous en sommes encore»). Comprenez: dans l’accord de la COP21, ou Accord de Paris, dont Donald Trump venait de se retirer. Apple est depuis longtemps investi dans la réduction de son empreinte environnementale, comme en témoigne son nouveau siège central, pour la construction duquel la firme avait levé 1,5 milliard de dollars. En mai 2015 déjà, Greenpeace l’avait déclarée entreprise high tech la plus verte, devant Yahoo, Google, Facebook et Microsoft.

«Green bonds» en hausse 

Le marché des obligations vertes (green bonds) connaît une hausse exponentielle. Il était de 40 milliards de dollars en 2015, 90 milliards en 2016, 160 en 2017, et devrait atteindre les 250 milliards à la fin de cette année selon les estimations avancées par la Climate Bond Initiative (80 milliards aujourd’hui). Les principaux acteurs en sont les grands organismes financiers (Banque européenne d’investissements, à l’origine du concept dès 2007, Banque mondiale), des groupes tels que Engie, et des pays comme la France ou la Pologne. «Il est intéressant de noter que des pays émergents viennent de s’y lancer, comme le Kenya et le Nigeria, ou l’Indonésie, qui s’y préparent», observe Bertrand Gacon.

Article paru sur le site de la Tribune de Genève. Sans commentaire …

Brève : C’est parti mon « cli-cli »

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Parmi les organisateurs des nuits de la science au bord du lac Léman il y a quelques semaines près de Genève, Isaline Stahl a déclaré : « Entre les filles et les garçons nous avons un même organe qui s’exprime différemment. Les normes sociales n’ont donc pas de base organique« . C’est la raison pour laquelle ce clitoris géant a été présenté à une foule de visiteurs incrédules, une présentation ludique de l’organe du plaisir féminin.

Source et illustrations : 20min.ch Prochain billet sur ce sujet : « psychologie de l’orgasme féminin », patience !

La Suisse toujours à la pointe du stockage de l’électricité

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En Suisse il y a des montagnes, des lacs, des barrages d’altitude et cette particularité topologique est exploitée pour stocker de l’électricité. L’eau déposée sous forme de neige ou de pluie dans ces montagnes constitue une réserve d’énergie solaire puisque cette eau s’est évaporée de l’océan grace à la chaleur du Soleil. Le stockage de l’énergie est le point central de la problématique mise en place par de nombreux pays en ce qui concerne les énergies dites renouvelables et la seule technologie rentable est le pompage-turbinage de l’eau. Si on parle de rentabilité une usine de ce type perd 20 % de l’énergie électrique afférente pour le pompage de l’eau puis le turbinage. Tout dépend donc du prix d’achat et du prix de renvente de cette énergie. Enfin, il faut tenir compte du coût de l’installation proprement dite qui dans un relief montagneux peut prendre des proportions pharaoniques.

C’est le cas de l’usine de Nant de Drance en Suisse, près de la frontière française. Les Suisses sont des experts en matière de percement de tunnels et ils ont osé construire cette centrale électrique en plein coeur de la montagne pour améliorer les équipements de pompage-turbinage existants qui constituent une source appréciable de revenus pour le pays. Avec la proximité de l’Allemagne qui s’est lancée dans une course folle aux énergies renouvelables l’opportunité était trop belle pour ne pas être saisie : un franc est un franc … surtout en Suisse. Inutile de décrire l’ensemble de l’installation en voie d’achèvement qui sera équipée dans une salle souterraine grande comme deux terrains de football et haute de 52 mètres de 6 pompes-turbines de type Francis d’une puissance de 150 MW chacune.

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Le seuil de rentabilité de cette installation avait été estimé à 2,5 milliards de kWh soit une production d’électricité au prix spot élevé de 2500 heures par an. L’estimation actuelle tourne autour de 750 heures par an en raison des projections récentes de Swissgrid, société qui gère le réseau de la Confédération. Si ce projet était décidé aujourd’hui il serait tout simplement abandonné. Mais on peut toujours espérer que d’une manière ou d’une autre il deviendra rentable car c’est le seul système de stockage d’électricité rationnel pour lisser la production d’énergie par les installations dites renouvelables, que ce soient les moulins à vent ou les panneaux solaires. L’avenir le dira …

Sources et illustrations : http://www.nant-de-drance.ch/projet/comment-ca-marche/#c25 et https://www.letemps.ch/suisse/nant-drance-risque-dun-gouffre-financier?utm_source=Newsletters&utm_campaign=2d8b77a267-newsletter_briefing&utm_medium=email&utm_term=0_56c41a402e-2d8b77a267-109436145