Mais où est passé le réchauffement du climat ? (suite)

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Les Empereurs chinois aimaient les statistiques et tous les évènements du quotidien étaient scrupuleusement consignés sur des registres y compris la date de floraison des pruniers Amygdalus davidiana qui ornaient les jardins et les parcs des alentours des palais et des résidences de l’Empereur disséminés dans la campagne chinoise profonde. Le changement de régime politique en Chine n’a pas effacé cette tradition et deux géographes de l’Université de Pékin ont rassemblé toutes les données relatives à la floraison de cet arbre emblématique que d’aucuns appellent aussi par erreur le cerisier. En établissant une corrélation entre cette date de première floraison et les températures relevées durant la période 1950-1980 il a été possible de remonter dans le temps jusqu’aux années 1740 et le résultat est surprenant.

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Il y a bien eu un refroidissement du climat après 1790 et jusqu’en 1830 alors que les températures étaient plus élevées qu’aujourd’hui entre 1740 et 1790 comme elles l’ont été entre 1930 et 1960 après une stabilisation de près d’un siècle (1830-1930).

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Ce qui ressort de cette étude est assez inattendu : les pruniers fleurissaient en moyenne 4,84 jours plus tôt entre 1740 et 1790 qu’entre 1950 et 1980 et seulement 0,14 jours plus tard durant la période 1790-1830 alors que cette période est communément appelée « petit âge glaciaire ». Certes il s’agit de la Chine continentale et le climat de cette contrée ne peut pas être comparé point par point à celui de l’Europe mais l’étude met en évidence la plus grande sensibilité de la végétation aux températures légèrement plus élevées. À l’aide de la corrélation établie sur la période 1950-1980 entre les dates de floraison et la température relevée il apparaît que durant la période 1741-1790 la température était régulièrement supérieure de 0,48 °C à celle observée entre 1950 et 1980.

La conclusion que l’on peut tirer de cette étude est claire, les optima climatiques ont existé dans un passé récent indépendamment de toute cause d’origine humaine et la présente période « chaude » n’est pas une exception dans l’évolution cyclique du climat.

Source et illustrations : International Journal of Climatology 10.1002/joc.5145

Nouvelles du Japon : à Hokkaido pas de réchauffement du climat depuis … 1989

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La station météorologique de la Japan Meteorological Administration (JMA) située à Rumoi dans le nord de l’île d’ Hokkaido a été déconsidérée en 1990 par l’administration américaine NOAA car elle contredisait les affirmations de réchauffement du climat. C’est dire à quel point la propagande « réchauffiste » a pu conduire à de multiples trucages et à un choix arrangeant des données des stations météo au sol. Ce genre d’attitude est tout simplement déplorable car ce sont 13 des 22 stations météo situées sur l’île qui ont été effacées par la NOAA (National Ocean and Atmosphere Administration).

Le JMA affirme qu’à la station de Rumoi la température moyenne annuelle est restée stable depuis 1990, l’année la plus chaude depuis 1943, record jamais atteint depuis lors. Où est passé le réchauffement tant redouté ?

Source et illustration : blog de Kirye, kiryenet.seesaa.net et https://twitter.com/KiryeNet/status/1003335734068047874

Du jamais vu depuis plus de 70 ans !

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Foi de « Tinerfeniens » – les habitants de l’île de Tenerife – on n’avait jamais vu au milieu du mois de mai la présence de névés sur les pentes exposées au nord du volcan Teide depuis la fin des années 1930 ! Pour les Suisses et les Savoyards il est vrai que le sommet du Teide (3718 m) se trouve bien au delà des neiges éternelles mais ce n’est pas le cas à 28° de latitude nord. Je rappelle ici que le Teide fait partie des 16 volcans de la planète étroitement étudiés et surveillés car ceux-ci se trouvent dans des zone géographiques à fort peuplement. Bien qu’assoupi depuis 1909 le Teide pourrait entrer dans un épisode éruptif tout aussi dévastateur que ceux du Merapi, en ce moment même en éruption, ou du Nyiragongo.

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Illustration : photo prise le 11 mai 2018

« Moyenner » des températures : un non-sens scientifique

« Moyenner » des températures : un non-sens scientifique

Toutes les modélisations relatives à l’évolution future du climat ont été calculées à partir de relevés des températures de surface qu’elles aient été effectuées à l’aide de satellites ou à l’aide de stations météorologiques au sol et aussi pour les océans avec des bouées fixes ou dérivantes. Idéalement il serait honnête de reporter tous les relevés sur des cartes, par exemple sur des tranches de trois mois chaque année, et de suivre l’évolution de ces températures au cours du temps.

Or ce n’est pas du tout ainsi qu’ont procédé les « spécialistes » de l’IPCC : jamais ils n’ont présenté de telles cartes mais ont effectué des moyennes de températures non pas sur un mois par exemple comme l’ont fait les moines d’Augsburg en Allemagne en divisant par 30 la somme des températures relevées à une heure précise de la journée, mais parfois sur une année entière ce qui ouvre la porte à toutes sortes de manipulations des données brutes initiales. L’IPCC a fait encore bien mieux dans l’imposture scientifique en méprisant totalement l’incongruité d’une telle pratique. Des moyennes ont été effectuées pour « arranger » les données brutes afin qu’elles concordent avec les conclusions attendues. Ça s’appelle de l’ « honnêteté scientifique ».

Selon Frank Lansner, premier auteur d’un article percutant paru dans la revue Energy & Environment ( https://doi.org/10.1177/0958305X18756670 ) il est évident que tous les relevés des températures depuis 1900 des stations terrestres ne peuvent en aucun cas être moyennés.

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Ces auteurs insistent sur la différence entre les stations exposées aux vents marins et celles qui se trouvent dans des vallées et ainsi protégées des brises marines. Si on veut se faire une idée de l’évolution des flux thermiques entre la surface terrestre et l’atmosphère il est évident qu’il ne faut pas tenir compte des relevés des températures provenant de stations exposées aux vents marins. Ces dernières températures (OAA, ocean air affected) sont en effet plus élevées que celles enregistrées dans des zones protégées (OAS, ocean air sheltered).

L’illustration ci-dessus indique qu’il est infondé d’effectuer des moyennes car celles-ci masquent les véritables tendances dans l’évolution de ces températures. Cette simple remarque met tout simplement en doute l’ensemble des conclusions de l’IPCC relatives à l’évolution du climat. De plus le deuxième « moyennage » établissant une anomalie de température par rapport à une période de référence comme ici 1995-2010 relève du même genre de manipulation sans aucune signification physique convaincante. En effet la période de référence choisie fait ressortir des évolutions conformes à ce qui est attendu alors qu’il serait beaucoup moins sujet à controverse d’indiquer l’évolution brute de ces températures. Finalement la climatologie moderne telle qu’elle est mise en avant par l’IPCC a perdu tout sens de l’éthique scientifique et c’est bien regrettable.

Le racket climatique mondial s’organise

Le « One Planet Summit » fut une réunion mondaine coûteuse essentiellement destinée à organiser le racket légal de l’ensemble des peuples de l’OCDE avec le risque certain que l’économie et l’industrie de ces pays seront profondément impactées par les manigances honteuses des grands financiers du monde occidental, c’était en quelque sorte un genre de Davos-sur-Seine (lire un prochain billet).

C’est avec un certain amusement que j’ai recherché l’origine du nom de l’île Seguin où s’est déroulé ce raout. En 1794, en pleine révolution française, l’entrepreneur Armand Seguin acheta ce bien au banquier Jean-Baptiste Vandenyver qui venait de l’acquérir du gouvernement révolutionnaire car les caisses de l’Etat étaient cruellement vides. Seguin y établit des tanneries industrielles et constitua une immense fortune. Cette île était donc déjà impliquée dans de grosses affaires de sous. En 1919, après avoir lui aussi fait fortune dans l’automobile durant la première guerre mondiale, Louis Renault, qui avait construit des usines au bord de la Seine à la hauteur de l’île, acquit cette endroit et accumula par la suite une immense fortune avec ses automobiles. Pendant la deuxième guerre mondiale la firme Renault prospéra en travaillant pour le régime hitlérien mais mal lui en prit car elle fut nationalisée à la libération …

La semaine dernière, pour quelques heures qui vont avoir leur importance pour l’humanité toute entière, et pas seulement pour le climat, on a parlé à nouveau finance et gros sous dans cette île. HSBC et CalPERS – le plus gros fond de pension public américain – ainsi que divers gestionnaires de portefeuilles ont entériné la décision au cours de cette réunion très spéciale d’influer sur les grands pollueurs de la planète pour qu’ils respectent l’accord COP21 de Paris. Cent entreprises sont visées par cette action nommée « ClimateAction 100 » dont Chevron, Exxon, BP, Coal India mais aussi Airbus et Boeing, Ford, Volkswagen, Renault (!) et encore ArcelorMittal, BHP Billiton comme Glencore puisque le secteur énergétique est responsable des trois-quarts des émissions de CO2 de la planète. Les 225 investisseurs qui ont pris cette décision conjointe représentent 26300 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Ça fait beaucoup d’argent mais il en faudra encore plus … Alors au final ce seront les consommateurs d’énergie et le petit peuple qui paieront. Pas de souci à se faire pour les banquiers et les organismes financiers en tous genres, ils ne risqueront pas un seul bouton de culotte dans cette affaire d’autant plus qu’ils auront en charge la gestion des « droits à polluer » un autre gros business bien juteux … Finalement on découvre au fil des mois le but de ces accords de Paris : appauvrir les populations et provoquer une violente récession économique mondiale, le seul moyen efficace pour diminuer les émissions de CO2, CQFD !

BRÈVE : Météorologie et climat

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Tout est rentré dans l’ordre sur la planète bleue !

L’automne est en bonne voie eu Europe puisqu’il est prévu de fortes chutes de neige de l’Autriche au Jura français en passant par le sud de la Bavière pas plus tard que cette semaine … Pas de cyclones, de typhons ou d’ouragans en vue, pour l’instant du moins.

Source et illustration : tropic.ssec.wisc.edu

L’activité solaire et le prix des denrées alimentaires

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En 1887 le Professeur Rogers publia le dernier et septième volume d’une considérable somme rassemblant l’ensemble de ses travaux de décryptage des registres des moines anglais et des notes manuscrites des propriétaires terriens anglais ou encore des économes des séminaires, documents relatifs aux fluctuations du prix du blé dans le Royaume de Sa Majesté. Cette étude gigantesque occupa plus de 50 ans de la vie de cet érudit acharné et elle est toujours considérée par les économistes comme un instrument irremplacable pour l’étude sur le long terme des facteurs externes influençant le prix des denrées agricoles (voir note en fin de billet). En ce qui concerne l’évolution du prix du blé il est nécessaire de rappeler que le Royaume-Uni est un cas particulier car il s’agit d’un pays insulaire situé à la limite nord de la culture de cette céréale. En effet, en dehors des périodes de climat optimal comme au Moyen-Age et plus récemment au cours de la deuxième moitié du XXe siècle il était hasardeux de cultiver le blé au nord de l’estuaire de la rivière Humber. L’approvisionnement en blé du Royaume était donc très étroitement corrélé aux conditions météorologiques et comme il n’existait pas encore de commerce international convenablement organisé pour suppléer aux besoins en blé les fluctuations du prix de cette denrée alimentaire de base sont donc un reflet extrêmement précis de ces variations météorologiques et comme l’ont magistralement montré les Docteurs Lev Pustilnik et Gregory Yom Din, respectivement de l’Université de Tel Aviv et du Golan Research Institute en Israël, des variations de l’activité solaire.

Les travaux de Rogers couvrent la période 1249-1703 or l’observation des taches solaires qui sont un bon indicateur de l’activité solaire n’ont réellement débuté qu’après l’invention de la lunette – ou plutôt du téléscope – par Galilée en 1609. Après cette date se situe le fameux minimum d’activité solaire de Maunder qui durera jusqu’au début du XVIIIe siècle et l’observation des taches solaires qui était devenue une véritable mode en Europe avec l’usage du téléscope et de la lunette fut plutôt difficile car il n’y eut tout simplement presque pas d’activité magnétique solaire pendant plus de soixante-dix ans. Fort heureusement la science moderne a pu reconstituer l’activité solaire passée en mesurant la teneur en béryllium-10 dans les carottes glaciaires du Groenland et cette teneur est inversement proportionnelle à l’activité magnétique solaire.

Sans vouloir établir une relation de cause à effet directe entre l’activité solaire et le prix du blé en Grande-Bretagne Pustilnik et Yom Din ont tout de même établi, après un dépouillement détaillé et une analyse minutieuse des données rassemblées par Rogers, qu’il était impossible de nier que cette relation existait. Il leur fallut filtrer, c’est-à-dire exclure, certaines fluctuations de ce prix du blé en raison d’évènements historiques tels que des conflits guerriers bien répertoriés par les chroniques. Il est apparu que les fluctuations du prix du blé étaient périodiques et que cette période était d’environ 11 à 12 ans. Il existe deux cycles astronomiques pouvant coïncider avec cette périodicité, l’activité magnétique du Soleil en moyenne de 11 ans et la révolution de Jupiter autour de cet astre qui est de 11 ans et dix mois. Comme les observations récentes par satellite ont clairement montré que le rayonnement cosmique galactique avait une influence directe sur l’apparition de nuages, une vérification des simulations réalisées dans des chambres à brouillard réalisées dans les laboratoires du CERN par bombardement avec des particules simulant les rayons cosmiques l’a d’ailleurs clairement démontré, les auteurs ont pu établir que même durant le fameux minimum de Maunder l’activité magnétique solaire fluctuait avec une périodicité d’environ 11 années et qu’elle avait eu une influence sur le prix du blé amplifiée par les conditions climatiques calamiteuses qui prévalèrent non seulement en Grande-Bretagne mais également en Europe continentale.

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L’illustration ci-dessus est une représentation des fluctuations des prix du blé au cours de la période couvrant le minimum climatique de Maunder. La courbe continue relate les variations de la teneur en béryllium-10 des forages réalisés au Groenland et il faut rappeler que plus il y a de béryllium-10 (radioactif) plus l’activité solaire est faible. Superposés à cette courbe de variation de la teneur en béryllium-10 atmosphérique se trouvent les prix du blé en noir durant les minima d’activité solaire et en blanc durant les maxima d’activité. Les symboles, losanges ou triangles, résultent de calculs de moyennes différents mais ils corroborent le fait que les prix du blé étaient de manière générale plus élevés durant les années de faible activité magnétique solaire. Cette illustration est bien une preuve évidente de l’influence directe du Soleil sur les récoltes agricoles à une époque où il n’était même pas question de charbon ni de pétrole. Cette périodicité calculée comme étant très exactement de 11,2 années a permis par ailleurs d’exclure toute influence significative de la rotation de Jupiter autour du Soleil sur le climat terrestre.

Comment peut-on encore passer sous silence l’effet de l’activité solaire sur le climat de la planète ? Dans les lignes de ce blog il m’est souvent arrivé de mentionner les effets potentiellement catastrophiques du refroidissement du climat prévu par de nombreux géophysiciens dans un très proche avenir sur la production agricole d’une manière générale et plus critiquement encore dans les pays les plus sensibles à ce refroidissement. Viennent à l’esprit la Pologne, l’Ukraine, le Danemark, le nord de l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le nord de la France pour ne mentionner que l’Europe. Les grandes cultures comme le blé ou encore le maïs et la betterave risquent d’être fortement perturbées par la chute de l’activité magnétique solaire qui est annoncée comme imminente – vers 2019-2020. L’étude mentionnée ici faisait état d’un temps de latence d’environ 18 mois de l’incidence de la chute d’activité solaire sur l’augmentation du prix du blé. Il est donc à peu près certain que dès le début de la prochaine décennie de graves perturbations apparaîtront dans la production de ces grandes cultures qui entraineront une envolée considérable des prix. Huile, sucre, farine, fruits et légumes, viande et produits lactés seront impactés par ce refroidissement que d’aucuns continuent à nier car la propagande « réchauffiste » favorise les « affaires » en tous genres liées à la production qualifiée comme dangereuse de gaz carbonique. Le retour à la réalité sera très douloureux. Il ne reste que trois ans pour se préparer : c’est déja trop tard …

Source : arXiv, doi : 10.1134/S1990341313010100

Note. La notion de météorologie spatiale englobe les facteurs d’origine extraterrestre influençant la météorologie terrestre. L’activité magnétique solaire joue un rôle central dans la « météo spatiale ». Le champ magnétique solaire varie selon un cycle de 11 années environ et a une directe influence sur le flux de rayons cosmiques d’origine galactique atteignant l’atmosphère terrestre. Les variations d’activité de la dynamo solaire ont également un effet direct sur le champ magnétique terrestre et sur la fréquence et la violence du « vent solaire ». Il est important de noter que l’irradiance solaire varie très faiblement au cours d’un cycle solaire ( +/- 0,1 %), une observation qui a conduit les gourous de l’IPCC à nier l’influence de l’activité solaire sur le climat terrestre.

Illustrations : lunettes de Galilée et arXiv