BRÈVE : Météorologie et climat

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Tout est rentré dans l’ordre sur la planète bleue !

L’automne est en bonne voie eu Europe puisqu’il est prévu de fortes chutes de neige de l’Autriche au Jura français en passant par le sud de la Bavière pas plus tard que cette semaine … Pas de cyclones, de typhons ou d’ouragans en vue, pour l’instant du moins.

Source et illustration : tropic.ssec.wisc.edu

L’activité solaire et le prix des denrées alimentaires

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En 1887 le Professeur Rogers publia le dernier et septième volume d’une considérable somme rassemblant l’ensemble de ses travaux de décryptage des registres des moines anglais et des notes manuscrites des propriétaires terriens anglais ou encore des économes des séminaires, documents relatifs aux fluctuations du prix du blé dans le Royaume de Sa Majesté. Cette étude gigantesque occupa plus de 50 ans de la vie de cet érudit acharné et elle est toujours considérée par les économistes comme un instrument irremplacable pour l’étude sur le long terme des facteurs externes influençant le prix des denrées agricoles (voir note en fin de billet). En ce qui concerne l’évolution du prix du blé il est nécessaire de rappeler que le Royaume-Uni est un cas particulier car il s’agit d’un pays insulaire situé à la limite nord de la culture de cette céréale. En effet, en dehors des périodes de climat optimal comme au Moyen-Age et plus récemment au cours de la deuxième moitié du XXe siècle il était hasardeux de cultiver le blé au nord de l’estuaire de la rivière Humber. L’approvisionnement en blé du Royaume était donc très étroitement corrélé aux conditions météorologiques et comme il n’existait pas encore de commerce international convenablement organisé pour suppléer aux besoins en blé les fluctuations du prix de cette denrée alimentaire de base sont donc un reflet extrêmement précis de ces variations météorologiques et comme l’ont magistralement montré les Docteurs Lev Pustilnik et Gregory Yom Din, respectivement de l’Université de Tel Aviv et du Golan Research Institute en Israël, des variations de l’activité solaire.

Les travaux de Rogers couvrent la période 1249-1703 or l’observation des taches solaires qui sont un bon indicateur de l’activité solaire n’ont réellement débuté qu’après l’invention de la lunette – ou plutôt du téléscope – par Galilée en 1609. Après cette date se situe le fameux minimum d’activité solaire de Maunder qui durera jusqu’au début du XVIIIe siècle et l’observation des taches solaires qui était devenue une véritable mode en Europe avec l’usage du téléscope et de la lunette fut plutôt difficile car il n’y eut tout simplement presque pas d’activité magnétique solaire pendant plus de soixante-dix ans. Fort heureusement la science moderne a pu reconstituer l’activité solaire passée en mesurant la teneur en béryllium-10 dans les carottes glaciaires du Groenland et cette teneur est inversement proportionnelle à l’activité magnétique solaire.

Sans vouloir établir une relation de cause à effet directe entre l’activité solaire et le prix du blé en Grande-Bretagne Pustilnik et Yom Din ont tout de même établi, après un dépouillement détaillé et une analyse minutieuse des données rassemblées par Rogers, qu’il était impossible de nier que cette relation existait. Il leur fallut filtrer, c’est-à-dire exclure, certaines fluctuations de ce prix du blé en raison d’évènements historiques tels que des conflits guerriers bien répertoriés par les chroniques. Il est apparu que les fluctuations du prix du blé étaient périodiques et que cette période était d’environ 11 à 12 ans. Il existe deux cycles astronomiques pouvant coïncider avec cette périodicité, l’activité magnétique du Soleil en moyenne de 11 ans et la révolution de Jupiter autour de cet astre qui est de 11 ans et dix mois. Comme les observations récentes par satellite ont clairement montré que le rayonnement cosmique galactique avait une influence directe sur l’apparition de nuages, une vérification des simulations réalisées dans des chambres à brouillard réalisées dans les laboratoires du CERN par bombardement avec des particules simulant les rayons cosmiques l’a d’ailleurs clairement démontré, les auteurs ont pu établir que même durant le fameux minimum de Maunder l’activité magnétique solaire fluctuait avec une périodicité d’environ 11 années et qu’elle avait eu une influence sur le prix du blé amplifiée par les conditions climatiques calamiteuses qui prévalèrent non seulement en Grande-Bretagne mais également en Europe continentale.

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L’illustration ci-dessus est une représentation des fluctuations des prix du blé au cours de la période couvrant le minimum climatique de Maunder. La courbe continue relate les variations de la teneur en béryllium-10 des forages réalisés au Groenland et il faut rappeler que plus il y a de béryllium-10 (radioactif) plus l’activité solaire est faible. Superposés à cette courbe de variation de la teneur en béryllium-10 atmosphérique se trouvent les prix du blé en noir durant les minima d’activité solaire et en blanc durant les maxima d’activité. Les symboles, losanges ou triangles, résultent de calculs de moyennes différents mais ils corroborent le fait que les prix du blé étaient de manière générale plus élevés durant les années de faible activité magnétique solaire. Cette illustration est bien une preuve évidente de l’influence directe du Soleil sur les récoltes agricoles à une époque où il n’était même pas question de charbon ni de pétrole. Cette périodicité calculée comme étant très exactement de 11,2 années a permis par ailleurs d’exclure toute influence significative de la rotation de Jupiter autour du Soleil sur le climat terrestre.

Comment peut-on encore passer sous silence l’effet de l’activité solaire sur le climat de la planète ? Dans les lignes de ce blog il m’est souvent arrivé de mentionner les effets potentiellement catastrophiques du refroidissement du climat prévu par de nombreux géophysiciens dans un très proche avenir sur la production agricole d’une manière générale et plus critiquement encore dans les pays les plus sensibles à ce refroidissement. Viennent à l’esprit la Pologne, l’Ukraine, le Danemark, le nord de l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le nord de la France pour ne mentionner que l’Europe. Les grandes cultures comme le blé ou encore le maïs et la betterave risquent d’être fortement perturbées par la chute de l’activité magnétique solaire qui est annoncée comme imminente – vers 2019-2020. L’étude mentionnée ici faisait état d’un temps de latence d’environ 18 mois de l’incidence de la chute d’activité solaire sur l’augmentation du prix du blé. Il est donc à peu près certain que dès le début de la prochaine décennie de graves perturbations apparaîtront dans la production de ces grandes cultures qui entraineront une envolée considérable des prix. Huile, sucre, farine, fruits et légumes, viande et produits lactés seront impactés par ce refroidissement que d’aucuns continuent à nier car la propagande « réchauffiste » favorise les « affaires » en tous genres liées à la production qualifiée comme dangereuse de gaz carbonique. Le retour à la réalité sera très douloureux. Il ne reste que trois ans pour se préparer : c’est déja trop tard …

Source : arXiv, doi : 10.1134/S1990341313010100

Note. La notion de météorologie spatiale englobe les facteurs d’origine extraterrestre influençant la météorologie terrestre. L’activité magnétique solaire joue un rôle central dans la « météo spatiale ». Le champ magnétique solaire varie selon un cycle de 11 années environ et a une directe influence sur le flux de rayons cosmiques d’origine galactique atteignant l’atmosphère terrestre. Les variations d’activité de la dynamo solaire ont également un effet direct sur le champ magnétique terrestre et sur la fréquence et la violence du « vent solaire ». Il est important de noter que l’irradiance solaire varie très faiblement au cours d’un cycle solaire ( +/- 0,1 %), une observation qui a conduit les gourous de l’IPCC à nier l’influence de l’activité solaire sur le climat terrestre.

Illustrations : lunettes de Galilée et arXiv

Le trou d’ozone refait surface, ça se complique …

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La revue scientifique en accès libre Nature Communications ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit de faire peur au nom de la sauvegarde de la planète. Cette fois-ci il s’agit du dichlorométhane CH2Clprésentdans l’atmosphère qui serait préjudiciable à la « bonne santé » de la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique. Il est nécessaire de rappeler que ce dérivé chloré est produit naturellement par les plantes, les algues et le plancton et que cette production est mal connue. En ce qui concerne les chloro-fluoro-carbones (CFCs) rendus fameux à la suite du Protocole de Montréal (1987) il n’est même pas certain qu’ils aient eu un quelconque effet sur le fameux « trou d’ozone » et quand les spécialistes de la question en parlent ils utilisent toujours depuis 30 ans le conditionnel à ce sujet, c’est tout à fait significatif.

Mais venons-en au dichlorométhane et à son interaction avec le « trou d’ozone ». Ce produit est utilisé dans de nombreuses applications comme solvant ainsi que comme intermédiaire de synthèse en chimie et environ un demi-million de tonnes est produit chaque année. Depuis 2004 la NASA et la NOAA mesurent la teneur atmosphérique du dichlorométhane atmosphérique à l’aide de ballons-sondes et de drones. Il est apparu que cette teneur était 3 fois plus élevée dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud. Les scientifiques en ont déduit que ce « polluant » était d’origine humaine. C’est aller un peu vite en besogne dans la mesure où il y a justement trois fois plus de terres émergées dans l’hémisphère nord, donc moins d’océans et par voie de conséquence moins d’algues susceptibles de produire du dichlorométhane : donc c’est l’homme qui est à l’origine de ce gaz dans l’atmosphère. Mais ce n’est pas tout. La teneur en ce gaz est hautement fluctuante comme l’indique l’illustration suivante tirée de l’article en question (doi : 10.1038/ncomms15962) publié le 27 juin 2017. En vert l’évolution dans l’hémisphère nord et en violet dans l’hémisphère sud.

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Les teneurs atmosphériques sont exprimées en parties par trillion ou pour clarifier les esprits en millionièmes de ppm, la ppm étant maintenant bien connue du grand public puisqu’elle est utilisée pour indiquer la teneur en CO2 de l’atmosphère. Il y a donc dans l’atmosphère environ 6 milliardièmes de gramme de dichlorométhane par mètre-cube d’air, c’est énorme !!! Compte tenu du fait que ce produit est rapidement détruit par le rayonnement ultra-violet – sa durée de vie est de moins de 6 mois – je trouve personnellement que cet article encore une fois entièrement basé sur des modélisations n’est que de la pure propagande alarmiste qui n’a d’autre utilité que de terroriser la population en bâtissant des scénarios qui à terme, si rien encore une fois n’est fait, aboutiront à une accélération de la destruction du « trou d’ozone ». Qu’on se le dise !

Illustration : le « trou d’ozone » en 2008, belle publicité pour Apple …

Note : cet article publié originellement sur ce blog le 5 juillet 2017 n’apparaissait qu’en « cache » de l’article relatif au laboratoire PF-4 de Los Alamos comme me l’a fait remarquer un de mes lecteurs que je remercie ici, probablement une erreur de ma part ou du site wordpress …

 

Changement climatique ? De quoi parlons-nous ?

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La Terre tourne autour du Soleil en suivant une trajectoire elliptique qui n’est pas parfaite car c’est le centre de gravité du couple Terre-Lune qui suit cette trajectoire et non pas notre planète. Mais négligeons ces petites facéties de parcours. Le Soleil se trouve à l’un des foyers de l’ellipse que suit la Terre. Il y a donc au cours de la rotation de la Terre autour du Soleil une variation de la distance Soleil-Terre, certes faible, mais non négligeable de 5 millions de kilomètres. Les termes savants décrivant ces deux positions extrêmes sont l’aphélion début juillet au moment où la Terre est la plus éloignée du Soleil et le périhélion début janvier au moment où la Terre se trouve la plus proche de l’astre de vie. Pour se faire une idée de cette différence de distances elle est égale à 13 fois la distance Terre-Lune. Ces deux positions ne coïncident pas avec les solstices.

Il en résulte donc tout naturellement une variation de la quantité d’énergie en provenance du Soleil atteignant la Terre. Cette variation moyennée est de 22 watts par mètre carré entre janvier et juillet. Si la théorie de l’effet de serre du CO2 était exacte il faudrait que la teneur en ce gaz passe de 400 parties par million en volume (ppmv) en juillet pour atteindre 24700 ppmv en janvier pour que l’on observe une telle différence d’énergie due à cette seule concentration en CO2 atmosphérique atteignant la Terre comme conséquence de cet « effet de serre ». Cette simple remarque relativise l’alarmisme de l’effet de serre !

Fort heureusement le système atmosphère-océans remet de l’ordre et les différences de température ressenties sont très largement amorties. Cependant il faut entrer dans les détails des observations satellitaires pour comprendre comment les faits se déroulent. Curieusement la température moyenne des océans n’évolue pas comme on pourrait s’y attendre de la même façon dans l’hémisphère sud et dans l’hémisphère nord. Puisque la Terre est plus proche du Soleil en janvier on devrait s’attendre à un été austral plus chaud que l’été boréal six mois plus tard avec un Soleil plus éloigné. Or ce n’est pas le cas car l’inertie thermique des océans du sud est plus marquée que celle des océans du nord. Comme l’indique la figure ci-dessous le différentiel de températures de la surface des océans est plus important dans l’hémisphère nord :

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Cette figure décrit l’anomalie des températures de la surface des océans mesurée à l’aide du satellite CERES rapportée à la variation du flux solaire (TOA = top of atmosphere) en utilisant un outil mathématique tenant compte des latitudes. La présence du continent Antarctique recouvert de glace alors que la calotte glaciaire boréale est flottante n’a pas d’influence sur cette anomalie car en se limitant aux zones situées entre 60 degrés nord et 60 degrés sud, le même type d’anomalie est retrouvé.

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Pourquoi alors les océans du nord se réchauffent plus que les océans du sud et vice-versa se refroidissent plus ? La réponse à cette question réside peut-être dans la configuration des courants marins et des continents. En effet, il y a plus de terres émergées dans l’hémisphère boréal et moins de courants de surface et chauds (en rouge) et profonds et froids (en bleu) que dans la confluence des océans Pacifique, Indien et Atlantique dans l’hémisphère sud autour du continent Antarctique. Ces courants, dits thermohalins puisqu’ils résultent essentiellement de différences de densité de l’eau dues à la salinité et à la température, redistribuent plus efficacement l’énergie solaire emmagasinée par les océans dans l’hémisphère sud que dans l’hémisphère nord. Ceci explique que les hivers des régions australes sont plutôt modérés et que les saisons boréales sont plus contrastées.

Finalement la mécanique céleste et l’activité solaire se sont conjuguées dans une harmonie peut-être unique dans l’univers pour que la planète Terre soit habitable et ce ne sont pas des variations infinitésimales de la teneur en gaz soit-disant à effet de serre qui y changeront quoi que ce soit.

Inspiré d’un article paru sur le site Wattsupwiththat

Il y a encore de vrais climatologues honnêtes

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La Terre est à peu près sphérique et sur les cartes il y a l’équateur, on va dire géométrique, car il y a un autre équateur fluctuant selon les saisons qu’on appelle l’ « équateur météorologique » et qui ne figure pas sur les cartes. Il se situe dans la zone de convergence intertropicale et les navigateurs la connaissent trop bien pour lui avoir donné le nom de « pot au noir ». Au nord et au sud de cette zone redoutée d’à peine quelques centaines de kilomètres de large il y a les alizés le plus souvent bien établis mais le pot au noir est une zone de turbulences orageuses presque constantes. Entre janvier et juillet il y a d’importantes fluctuations de cet « équateur » qui commande la mousson en Asie, les ouragans dans l’Atlantique Nord, les typhons aux Philippines et au Japon ainsi que les pluies torrentielles en Amazonie et en Amérique Centrale mais aussi les sécheresses en Australie ou en Californie. On peut dire que l’ensemble du climat de la planète est soumis aux fluctuations de cette zone intertropicale particulièrement active et c’est facile à comprendre car c’est là que le Soleil envoie le plus d’énergie.

Cependant très peu d’études ont été réalisées pour tenter de remonter dans le temps, retracer en détail ces fluctuations de l’équateur météorologique et en déterminer les causes. La disparition de la civilisation Maya et de certaines dynasties chinoises a été expliquée par des périodes de sécheresses persistantes associées à une position inhabituelle de cette zone intertropicale. C’est pourquoi une étude de ces fluctuations passées est de toute première importance pour mieux comprendre l’évolution du climat.

Le carottage des sédiments marins apporte de très précieux renseignements sur la pluviométrie et ce n’est pas un hasard si les sites choisis pour cette étude se trouvent au nord de la Mer de Corail et à proximité de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) où la pluviométrie peut atteindre en moyenne 3 mètres par an. Il s’est agi de déterminer la teneur en terres rares dans ces sédiments et de la rapporter au calcium présent dans ces mêmes sédiments, calcium apporté par le plancton marin. En effet, la teneur en terres rares (lanthanides) est beaucoup plus importante dans la croûte terrestre que dans les fleuves ou les rivières, un facteur 1000 de différence. Quant à la teneur dans l’eau de mer de ces mêmes éléments elle est 30 millions de fois plus faible. Déterminer la teneur en lanthanides dans les sédiments marins revient donc à obtenir une appréciation de la pluviométrie conduisant à un lessivage de ces éléments par les pluies.

C’est ce qu’a réalisé une équipe internationale de physiciens en remontant dans le temps jusqu’à 280000 ans en arrière. Il apparaît que les fluctuations de la pluviométrie de la zone intertropicale de convergence dépendent uniquement de la précession des équinoxes, un cycle de 26000 ans, et de l’obliquité de l’axe de rotation de la Terre par rapport au plan de l’écliptique, un cycle de 41000 ans. Lorsque l’obliquité est élevée la pluviométrie en PNG diminue, l’équateur météorologique se déplace vers le sud, poussé par le champ de hautes pressions sibériennes (SH) et inversement quand cette obliquité diminue :

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AL signifie le champ de basses pressions australien et ITCZ la zone intertropicale de convergence.

Il est important de mentionner ici que l’angle d’obliquité de l’axe de rotation de la Terre par rapport au plan de l’écliptique, c’est-à-dire le plan sur lequel se trouve la trajectoire de la Terre autour du Soleil, varie de 24,2 ° à 22,5 ° au cours d’un cycle. Cette très faible variation de 0,013 ° par siècle a conduit certains climatologues à en négliger l’effet sur le climat. Il faut avouer qu’à l’échelle d’une vie humaine cela n’a pas beaucoup d’importance. Il en a été de même pour la précession de l’axe de rotation de la Terre (cycle de 26000 ans). Cette étude récente prouve au contraire qu’il n’en est rien. La figure ci-dessous résume les travaux réalisés :

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De bas en haut : précession de l’axe de rotation de la Terre, obliquité, en bleu précipitations au nord de l’Australie (modélisées), précipitations en PNG, rapport néodyme/calcium dans les foraminifères, variations des basses pressions en Australie, variation des vents du nord et variation des hautes pressions sibériennes. Inutile de dire que tous ces phénomènes sont liés et qu’ils décrivent clairement les fluctuations de l’équateur météorologique au cours des années passées …

Source : Nature, DOI : 10.1038/ncomms10018 en accès libre

« Global Warming » : une notion inexacte

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Le Groenland, « la terre verte », est le nom donné à cette mince frange de terre entre glace et océan par les Vikings qui traversèrent l’Atlantique Nord vers 985 depuis l’Islande pour s’y établir et rester jusqu’aux alentours de 1450 dans cet endroit plutôt hostile. On se perd un peu en conjectures en ce qui concerne les raisons qui poussèrent les « Norses », les gens du Nord, à s’établir puis à abandonner ces lieux entre 300 à 400 ans plus tard. Il est probable que le réchauffement « global » en Europe qui débuta vers l’année 950, synonyme d’abondance de nourriture, de foisonnement des échanges commerciaux et de soif d’explorations – c’était le début de la construction des cathédrales en Europe et les grandes conquêtes de Gengis Khan en Asie – coïncide avec les incursions des Norses au Groenland. S’il faisait chaud en Europe quel était le climat dans la partie sud-ouest du Groenland, dans cette région de fjords de la baie de Baffin faisant face à l’île éponyme où on a retrouvé les restes de plus de 90 fermes ?

La seule possibilité pour se faire une idée précise du climat que rencontrèrent ces gens venus d’Islande était de dater l’âge des moraines laissées quand les langues glaciaires se retiraient en raison justement du réchauffement ou à la faveur des oscillations de l’Atlantique Nord (NAO).

C’est ce qu’a tenté de faire une équipe des Universités de Columbia et de Buffalo en mesurant la présence de l’isotope 10 du béryllium dans ces moraines et d’établir une comparaison avec une série de paramètres permettant de se faire une idée des variations climatiques entre l’an 800 et nos jours. Pour bien comprendre la suite de ce billet il faut rappeler que le béryllium-10 radioactif provient de la collision d’un noyau d’oxygène ou d’azote avec un proton ou un neutron d’origine cosmique de haute énergie pour aboutir à ce marqueur radioactif très utile pour reconstruire les variations de l’activité magnétique solaire. En effet, plus le champ magnétique solaire est élevé moins il se forme de cet isotope du béryllium dans la mesure où les rayons cosmiques sont mieux déviés par ce champ et atteignent moins bien la Terre. Aux latitudes des lieux d’étude les fluctuations du champ magnétique terrestre n’ont que peu d’influence sur la synthèse par spallation cosmique du béryllium-10, on peut donc avoir quelque confiance en cette méthode de datation.

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Ce travail a ainsi pu établir une chronologie précise de l’établissement des moraines selon les retraits successifs des langues glaciaires et elles ne coïncident pas tout à fait avec l’arrivée des Norses, c’est-à-dire vers 985, mais avant et après leur arrivée. Pour les moraines du lac Ayr et du lac Uigordleq les langues glaciaires auraient donc amorcé leur retrait après le début de l’optimum médiéval mais on pourrait dire que les cartes ont été quelque peu mélangées entre les années 800 et 1100. En effet, alors que l’Europe bénéficiait d’un climat régulièrement chaud, les avancées et retraits successifs des langues glaciaires du Groenland, au moins dans la région de la baie de Baffin, résultèrent d’une instabilité climatique à laquelle les glaciers sont très sensibles.

Alors que les glaciers alpins de Gorner et d’Aletsch en Suisse virent un retrait spectaculaire entre les années 900 et 1300, en gros l’optimum climatique médiéval, les langues glaciaires groenlandaises connurent des fluctuations importantes.

Pourquoi les Norses finirent par quitter définitivement leurs « colonies » brutalement aux alentours des années 1450 ? Cette même étude indique que leur départ coïncide avec un refroidissement brutal des eaux de surface de l’Atlantique Nord-Ouest précédant l’arrivée du petit âge glaciaire culminant une centaine d’année plus tard avec le minimum de Maunder. Brutalement également, la végétation disparut, obligeant les fermiers se livrant à l’élevage à émigrer, grâce à la mer prise par les glaces en hiver, vers le sud et en particulier au sud de l’embouchure du Saint-Laurent d’où ils disparurent mystérieusement, probablement massacrés par les Amérindiens qui s’y trouvaient avant eux. On peut raisonnablement considérer que les Norses furent les premiers européens à atteindre le continent nord-américain mais finalement peu d’années avant l’arrivée des navires espagnols conduits par Christophe Colomb. Les fluctuations climatiques incessantes ont ainsi provoqué des mouvements de populations intenses et ce genre de scénario ne pourra à l’avenir que se renouveler sans que l’activité humaine puisse y avoir une quelconque influence, car c’était et ce sera encore le Soleil qui commande tout.

Enfin, parler de réchauffement global (« global warming ») comme cela a été le cas durant toute la COP21 est une hérésie – une de plus – car à l’optimum médiéval européen et asiatique ne correspondit pas un optimum des températures au Groenland. Ces travaux de datation des moraines glaciaires sur la côte sud-ouest du Groenland indiquent clairement que durant la majeure partie de l’optimum médiéval, les langues de glaces avancèrent et reculèrent périodiquement. On peut donc raisonnablement considérer que les oscillations nord-atlantiques qui se surajoutent et interfèrent avec l’activité solaire ont créé une sorte de dissymétrie climatique entre l’est et l’ouest de l’Océan Atlantique. « Global warming », pas vraiment …

Source et illustrations : DOI : 10.1126/sciadv.1500806 en accès libre.

COP21 : Global Warming, un échec global

 

Pendant qu’au Bourget les derniers petits-fours de chez Fauchon, Dalloyau, Paul ou Hédiard étaient avalés à la hâte au cours des derniers débats « cruciaux pour l’avenir de la planète », il semblait qu’un accord ne pourrait être atteint dans les temps, un nombre croissant de pays manifestant une obstruction insupportable aux visées hégémoniques télécommandées par les puissances financières occidentales car ils s’opposent à la signature finale et toute symbolique d’une main-mise supranationale leur commandant tout simplement ce qu’il faut faire et ne pas faire, à savoir ne plus s’orienter vers un développement économique quel qu’il soit au risque de mettre en péril l’avenir de l’humanité. Imaginons Laurent Fabius expliquer à un habitant de Mumbay ou de Shanghai de ne plus conduire de voiture, de ne plus se chauffer et de ne plus s’éclairer que parcimonieusement … Autant dire que peu de pays ratifieront les décisions prises par la COP21 à commencer par les USA qui n’ont jamais ratifié le protocole de Kyoto !

Les gesticulations et mouvements de menton de ce triste individu me rappellent une situation unique que je me permets de relater ici à mes lecteurs. Il m’est parfois arrivé d’aller déjeuner au Cercle de l’Union Interalliée sis au 33 de la rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris invité par un ami. À cette époque, il y a 30 ans et quelques poussières, on pouvait y rencontrer Laurent Fabius sortant de la piscine et exhiber ses abats sans os à l’assistance, très fier de lui. Je n’invente rien et d’ailleurs comment pourrais-je inventer une telle histoire si je ne l’avais pas vécue dans la réalité. Ce même individu, alors qu’il était ministre des finances prit soin d’exonérer les œuvres d’art de toute taxe car sa famille était et est encore impliquée dans le commerce des œuvres d’art. Il fut propulsé Premier Ministre (je ne sais pas pourquoi j’utilise des majuscules) par Mitterand qui accumulait des œuvres d’art dans sa résidence sise au 22 de la rue de Bièvre où j’ai eu le privilège très privé de me rendre à plusieurs reprises, je ne vous en dirai pas plus. J’ai vu de mes propres yeux les nombreux tableaux décorant les murs des envolées d’escaliers en pierre de cet hôtel particulier probablement acquis à la suite de magouilles crapuleuses dont sont coutumiers les hommes politiques.

« Data or Dogmas » c’est ce que titrait la presse conservatrice outre-atlantique ce vendredi, comprenez de « vraies évidences scientifiques ou des croyances imposées » pour le plus grand bénéfice des puissances financières qui naturellement reverseront un généreux dividende aux politiciens complices de cette gigantesque mascarade dont Laurent Fabius, naturellement, puisqu’il fut le maître de cérémonie de cette CPO21, assisté de Ségolène … La Miss Royal qui naturellement va s’enrichir au passage, on ne peut en douter un instant. Je trouve curieux que Gala ou Closer n’aient pas pu trouver une histoire truculente entre Ségolène et Laurent. Les Français, préoccupés selon les derniers sondages auxquels je n’ai prêté aucune attention par la « montée » du FN à la gouvernance des régions, ne se préoccupent plus du tout du climat, de la crise du climat, du réchauffement global et du changement climatique, ils s’en moquent et ils ont complètement tort car ça va leur coûter très cher ! Merci Laurent, merci Ségolène …