Les lacs glaciaires sont d’extraordinaires pièges à CO2

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Une étude réalisée au Canada par diverses universités montre que les lacs glaciaires sont d’excellents pièges pour le CO2 atmosphérique. Il s’agit de la conjonction de plusieurs facteurs favorables permettant une telle efficacité de piégeage. En effet, les eaux provenant de la fonte des glaciers sont chargées de sels minéraux solubles tels que du magnésium ou du calcium et lorsque ces eaux arrivent dans un lac – dans le cas de cette étude le lac Hazen sur l’île d’Ellesmere au nord-ouest du Groenland (illustration) – la présence de CO2 qui dans l’eau se transforme en ions HCO3- puis CO3- – va les précipiter sous forme de carbonates insolubles. La température de l’eau étant proche de zéro degrés a tendance à dissoudre encore plus de CO2 puisque le phénomène de précipitation des carbonates diminue le taux de saturation de l’eau par le CO2, l’oxygène dissous restant invariant et n’entrant pas comme acteur dans ce processus. Alors le phénomène de séquestration se poursuit tant que la surface du lac n’est pas prise par les glaces à la fin de l’été et jusqu’au mois de juin suivant.

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Dans le lac Hazen ainsi que d’autres étendues d’eau du grand nord canadien il n’y a aucune vie et le processus de séquestration du CO2 est strictement minéral. Il faut naturellement que les torrents provenant des glaciers rencontrent des sols meubles d’une composition favorables pour permettre à l’eau de se charger en ions métalliques, Ca ++ et Mg ++ en majorité, pour que ce processus soit accéléré. De ce fait le lac Hazen qui représente une superficie d’environ 100 km2 est capable chaque année de piéger 1700 tonnes de CO2 durant la courte période, quelques mois seulement, durant laquelle il n’est pas recouvert de glace. Les carbonates, insolubles, se déposent au fond du lac et une petite partie est évacuée vers l’océan par la rivière Ruggles, exutoire naturel de ce lac.

Cette étude met en évidence la difficulté d’imaginer un piégeage du CO2 que préconisent les écologistes positionnés en grands sauveurs incontournables du climat mis en danger par ce CO2 présentant prétendument un effet de serre néfaste pour ce climat. Pour réaliser un tel processus il faudrait disposer d’abord d’immenses quantités de sels solubles de magnésium et/ou de calcium, des chlorures par exemples. Il faudrait donc disposer d’acide chlorhydrique et laver des roches extraites d’on ne sait pas trop où avec cet acide puis répandre ces chlorures dans des étendues d’eau – lesquelles, on ne sait pas trop non plus – et enfin agiter l’eau afin que le maximum de CO2 se dissolve et se transforme en ion carbonate CO3- -. C’est tout simplement une vue de l’esprit car, de plus, conformément à la loi de dissolution des gaz dans l’eau, celle-ci est inversement proportionnelle à la température. Pour qu’un tel processus soit efficace il faudrait, dans les contrées tempérées, refroidir l’eau !

En conclusion de l’interprétation que l’on peut faire de cette remarquable étude parue dans les PNAS, compte tenu de l’ « urgence climatique » il faut tout simplement faire confiance à la formidable résilience de la planète.

Source et illustrations : article des PNAS aimablement communiqué par le Docteur Kyra A. St. Pierre de l’Université d’Alberta à Edmonton qui est vivement remerciée ici.

Agriculture et gaz à effet de serre : le leurre de la doxa « bio »

Une récente étude réalisée en Grande-Bretagne a démontré que le passage de l’agriculture moderne comportant des intrants chimiques vers une agriculture « organique » encore appelée « biologique » voire « renouvelable » (comme si l’agriculture n’était pas en elle-même biologique, qu’elle soit bio ou pas, et renouvelable puisque l’essentiel de son énergie provient du Soleil) c’est-à-dire sans intrants externes conduirait à une chute globale de la production agricole de 40 %. Cette chute concerne aussi bien la production végétale que la production animale. Dans l’hypothèse du tout organique certaines productions agricoles devraient disparaître en Grande-Bretagne, c’est le cas du colza. L’élevage et les produits laitiers seraient profondément impactés tant au niveau de la quantité de viande produite que des volumes de lait en raison d’une grande pauvreté de l’alimentation animale.

Pour ramener à zéro l’usage des engrais azotés l’introduction des rotations triennales afin de restaurer le niveau d’azote des sols avec de la luzerne ou d’autres légumineuses réduirait de 30 % les surfaces cultivées. Dans ce cadre il faudrait généraliser la fertilisation « naturelle » à l’aide de fumier, de purin, de fientes de poulets et de lisier de porc, alternative pouvant provoquer dans certaines régions de Grande-Bretagne une catastrophe écologique. Ce rapprochement entre assolement et engrais naturels aurait pour conséquence un bouleversement de l’agriculture moderne consistant en un retour à la polyculture traditionnelle, chaque exploitation produisant ses propres fertilisants, avec pratique de l’assolement triennal. Ce scénario nécessiterait la mise en exploitation de la moindre parcelle de terre arable tant en Angleterre qu’au Pays-de-Galles qui se heurterait de d’insurmontables problèmes fonciers. Malgré cette hypothétique révolution de l’agriculture anglaise qui ne pourrait se réaliser que sur une période de 20 à 30 ans, le pays serait contraint d’importer 40 % de plus – par rapport à ses importations actuelles – de denrées alimentaires.

Dans ces conditions quel serait le bilan final des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole de l’Angleterre + Pays-de-Galles : tout simplement un doublement de ces dernières mais dont la moitié serait « exportée » dans des pays tiers comme c’est déjà le cas pour les délocalisations de l’industrie vers des pays tiers qui ne sont pas trop regardants en ce qui concerne leurs émissions de gaz à effet de serre. En comptabilisant les surfaces arables des pays tiers contribuant à satisfaire les importations de produits agricoles, élevage et lait compris, de la Grande-Bretagne, cette délocalisation forcée par une conversion de l’agriculture britannique au « tout biologique » provoquerait un quintuplement de ces surfaces agricoles dans les pays tiers exportateurs, l’impact des émissions de gaz à effet de serre dues au transport étant négligeable.

Quand un laboratoire universitaire étudie en détail et en toute objectivité les risques et les conséquences des désirs des écologistes on ne peut qu’être surpris. Ce qui est remarquable est que la revue Nature ait eu le courage d’accepter le manuscrit d’une telle étude qui a le mérite de clarifier les idées et de révéler le total irréalisme des milieux écologistes. Tout est expliqué dans la figure ci-dessous :

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Note explicative. GHG = gaz à effet de serre, émissions exprimées en millions de tonnes annuellement. Conventional = production agricole actuelle, en violet Angleterre et Pays-de-Galles, en vert : importations et contribution du transport depuis les pays tiers. LUC : sans modification des pratiques agricoles des pays tiers et sans modification de la superficie agricole domestique ( Angleterre et Pays-de-Galles ). En jaune production de gaz à effet de serre : 4 scénarios : haut, moyen, bas et scénario incluant des taxes carbone (COC). Scénario haut : conversion de prairies dans les pays tiers à l’exclusion de toute autre surface arable dédiées à l’exportation vers la Grande-Bretagne ; scénario moyen : conversion de seulement 50 % de prairies en terres agricoles ; scénario bas : conversion de seulement 25 % de prairies en terres agricoles. Les postes de séquestration du carbone (CS) dans les sols sont inclus dans cette étude (brun clair : Angleterre et Pays-de-Galles et bleu : pays tiers, la séquestration n’étant envisagée comme opérationnelle que dans un vingtaine d’années. D’ici là beaucoup d’eau aura coulé dans la Tamise sous les ponts de Londres …

Source et illustration. doi : 10.1038/s41467-019-12622-7

Brève. Ça se réchauffe !

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Le record de basse température depuis que le thermomètre existe a été enregistré ce 29 octobre 2019 dans l’Utah au lieu dit Logan Canyon sink pulvérisant un record datant de plus de 100 ans. Certes il s’agit de l’endroit réputé le plus froid de l’État de l’Utah, un peu comme le Haut-Jura en France, mais …

La température relevée était de moins 35°F soit moins 37°C. Avis aux amateurs de « réchauffement » climatique …

L’imbroglio Ukraine-Parti Démocrate trop glauque pour être vrai !

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Je suis de près l’évolution des évènements en Ukraine depuis les évènements de Maiden. À propos du vol MH17 j’ai écrit en son temps plusieurs articles sur ce blog ainsi que quelques billets sur la soit-disant annexion de la Crimée par la Russie. Le récent « scandale » – tel qu’il fut perçu par les Démocrates – de la conversation entre Donald Trump et le nouveau président de l’Ukraine Zelensky a de nouveau éveillé ma curiosité. C’est la raison pour laquelle je livre ci-après à mes lecteurs une interview donnée par Oleg Tsarev au journaliste d’investigation Israel Shamir parue sur le site LewRockwell.com (initialement publiée sur le site unz.com). Note pour la bonne compréhension de ce texte. Oleg Tsarev est un oligarque ukrainien russophile qui a toujours combattu l’accession au pouvoir, pour lui illégale, de l’ex-président Poroshenko. De ce fait la propagande occidentale viscéralement anti-russe considère toujours que Tsarev est un traitre à la cause « démocratique » de l’Ukraine. Bonne lecture !

Des personnalités de haut rang du parti démocrate américain sont impliquées dans le pillage de l’Ukraine et chaque jour apparaissent des nouveaux noms et des rapports ahurissants. Le mystérieux lanceur d’alarme dont le rapport à déclenché la procédure d’ « impeachment » de l’actuel président américain est cité dans l’entretien exclusif accordé au journaliste Israel Shamir par un éminent politicien ukrainien, ancien député et candidat à la présidentielle face à Monsieur Proshenko en 2014. Il est resté en Ukraine après la fuite du président Yanoukovitch et a finalement choisi l’exil en raison de multiples menaces de mort dont il était la cible. Lors de l’échec de la tentative de sécession de la partie est de l’Ukraine il était président élu du parlement de la Novorossia, au sud-est de l’Ukraine. Je l’ai rencontré en Crimée où il vit sous protection dans la ville de Yalta. Tsarev a toujours de nombreux partisans en Ukraine et a été un chef de l’opposition au régime de Kiev.

Oleg, vous avez suivi les démêlés de Biden depuis le début. Biden n’est pas le seul homme politique démocrate américain impliqué dans les stratagèmes de corruption en Ukraine, n’est-ce- pas ?

En effet, John Kerry, secrétaire d’Etat sous l’administration Obama, était son complice. Mais Joe Biden était le numéro un. Pendant la présidence Obama, Biden était le « proconsul » américain pour l’Ukraine et il était impliqué dans de nombreux stratagèmes de corruption. Il a autorisé le transfert de trois milliards de dollars de l’argent des contribuables américains au gouvernement ukrainien après le coup d’Etat. L’argent a été volé et Biden a pris un grande part du butin. C’est une histoire d’arnaque du contribuable américain et du client ukrainien au profit de quelques corrupteurs, américains et ukrainiens. Et c’est aussi une histoire relevant des relations de dépendance du régime ukrainien vis-à-vis des Etats-Unis et du FMI. L’Ukraine dispose de quelques gisements de gaz naturel de taille moyenne qui suffisent à la consommation des ménages. Le coût de sa production est assez faible et les Ukrainiens se sont habitués à payer presque rien pour leur gaz. À vrai dire le coût de production de ce gaz est tellement faible que l’Ukraine aurait pu fournir du gaz naturel gratuitement à tous les ménages pour le chauffage et la cuisine, comme le faisait la Libye. De ce fait et les bas prix pratiqués pour les consommateurs les sociétés gazières (comme Burisma) ont réalisé des bénéfices astronomiques en raison de ces coûts de production dérisoires.

Après le coup d’Etat de 2014, le FMI a exigé que le prix du gaz pour le consommateur national atteigne le niveau européen et le nouveau président Petro Poroshenko l’a exigé. Les prix ont donc grimpé en flêche car les Ukrainiens ont du payer leur gaz beaucoup plus cher et par conséquent les bénéfices des sociétés gazières ont explosé. Au lieu d’augmenter les taxes sur ces sociétés ou de leur demander d’abaisser les prix Poroshenko a demandé à ces sociétés gazières de le « rémunérer » pour son laisser-faire et de subventionner ses projets d’investissement. Comme il avait dit à ces sociétés gazières d’augmenter leurs tarifs il était de fait considéré comme un partenaire. La société Burisma a donc satisfait les exigences de Poroshenko, ça s’appelle de l’extorsion de fonds. Le fondateur de cette société, Nicolai Zlochevsky, a décidé d’inviter des personnalités occidentales importantes dans son conseil d’administration dans l’espoir que cela modèrerait les appétits de Poroshenko. Il avait fait venir Hunter, le fils de Joe Biden, John Kerry, l’ancien président polonais Kwasniewski. Mais cela ne l’a pas aidé.

Ces manoeuvres ont rendu Poroshenko furieux quand il a constaté que le veau gras risquait de lui échapper. Il a alors demandé au procureur général ukrainien Shokin d’enquêter sur Burisma, estimant qu’il pouvait exister des irrégularités. Shokin a immédiatement découvert que Burisma avait versé à ces « stars » entre 50000 et 100000 dollars par mois juste pour figurer sur la liste des administrateurs. Ceci est illégal selon le code des impôts ukrainien et ne peut être reconnu comme une dépense légitime. À ce moment-là le père Biden entra dans le mêlée. Il a appellé Poroshenko et lui a donné six heures pour clore le dossier concernant son fils. Dans le cas contraire le milliard de dollars de l’argent des contribuables américains ne serait pas versé à l’Ukraine. Zlochevsky a rétribué Joe Biden pour cette conversation avec Poroshenko : il a reçu entre 3 et 10 millions de dollars selon les sources d’information. Shokin a déclaré qu’il lui était impossible de clore cette affaire en 6 heures. Poroshenko l’a alors limogé et a installé Mr Loutsenko à sa place. Ce dernier était disposé à écarter le cas Burisma mais il ne pouvait pas non plus clore le dossier en une journée ni même en une semaine. Comme nous le savons Biden ne pouvait pas garder son piège fermé et c’est en parlant de la pression qu’il avait exercé sur Poroshenko qu’il s’est lui-même incriminé. Depuis lors Shokin a déclaré que Biden avait fait pression pour le renvoyer, ce qui a maintenant été confirmé. Les preuves de cette histoire ont été présentées aux avocats américains dans le cadre d’une autre affaire, l’affaire Firtash.

Qu’est-ce que cette affaire Firtash ?

Le parti démocrate américain voulait attirer un autre oligarque ukrainien aux Etats-Unis et lui faire avouer qu’il soutenait illégalement la campagne présidentielle de Trump pour le bien de la Russie. Firtash a été intercepté à Vienne, en Autriche. Là, il s’est élevé contre son extradition aux Etats-Unis. Ses avocats ont affirmé qu’il s’agissait d’une machination purement politique et ils ont utilisé la déposition de Mr Shokin pour étayer leur demande. Pour cette raison les preuves fournies par Shokin ne sont pas facilement réfutables même si Shokin l’aurait bien voulu. De plus il a déclaré sous serment que les démocrates l’avaient pressé de les aider pour l’extradition de Firtash vers les USA alors que cette histoire américaine ne le concernait en rien. Il semble que Madame Clinton est persuadée que les aides financières provenant de Firtash ont contribué à l’élection de Trump, un fait qui est extrêmement improbable.

En parlant de Burisma et Biden : c’est quoi ce milliard de dollars d’aide qui Biden pouvait donner ou au contraire retenir ?

Il s’agit de l’argent USAID, le principal canal de l’aide américaine pour le « soutien de la démocratie ». Un premier milliard de dollars d’USAID est arrivé en Ukraine en 2014 avec l’autorisation de Joe Biden alors que les documents, côté ukrainien, ont été signés par Mr Turchinov, le « président par intérim ». La constitution ukrainienne ne prévoit pas une telle disposition et le président par interim Turchinov n’avait pas le droit de signer de tels documents, qu’ils soient juridiques ou financiers. Ainsi tous les documents signés par Turchinov n’avaient aucune valeur légale. Malgré cela Joe Biden a contresigné les papiers signés par Turchinov et alloué cette somme d’argent à l’Ukraine. Le problème est que cet argent a été volé par les démocrates américains et leur contre-partie ukrainienne. Il y a deux ans (donc sous la présidence de Trump) les Etats-Unis ont commencé à enquêter sur l’allocation de 3 milliards de dollars : en 2014, 2015 et 2016 un milliard de dollars par an. L’enquête a montré que les documents avaient été falsifiés et que l’argent transféré en Ukraine avait disparu.

En octobre 2018, le ministère de la justice américain a donc ouvert une procédure pénale pour « Abus de pouvoir et détournement de fonds des contribuables américains ». Parmi les accusés il y a deux ministres des finances ukrainiens successifs, Madame Natalie Ann Jaresko, qui a exercé ses fonctions au cours de la période 2014-2016, et Mr Alexander Daniluk, en service de 2016 à 2018 ainsi que trois banques américaines. L’enquête a amené l’USAID à cesser d’octroyer une quelconque subvention depuis août 2019. Comme l’a dit Trump très justement « à présent les Etats-Unis ne donnent plus d’argent pour imposer la démocratie« . Cet argent d’USAID a été alloué à l’Ukraine en violation flagrante de la loi américaine. Il n’y a eu aucune évaluation des risques ni aucun rapport d’audit alors que normalement quand l’USAID décide d’allouer une aide financière à un pays elle doit préparer un important dossier. Les milliards « donnés » à l’Ukraine l’ont été sans documents. Ce détournement de fonds avait été contre-signé, donc avalisé, par le procureur général des USA . On est donc bien dans le vif du sujet. Sam Kislin a été impliqué dans cette enquête du ministère de la justice américain. C’est un très bon ami et associé de Giuliani, l’avocat de Trump et ex-maire de New-York. Kislin est bien connu à Kiev et j’ai des amis qui sont aussi des amis de Kislin (c’est Tsarev qui parle). J’ai appris qu’il avait progressé dans son enquête parce que certains de mes amis avaient été arrêtés aux Etats-Unis ou interrogés en Ukraine. Ils m’informent à ce sujet. Il semble que Burisma ne soit que la pointe du scandale, la pointe de l’icerberg. Si Trump persévère et utilise ce qui a déjà été lancé et fait l’objet d’une enquête, tout le siège du parti démocrate s’effondrera. Ils ne pourront pas se présenter aux élections prochaines. Je n’ai pas le droit de donner des noms mais croyez-moi des hauts fonctionnaires du parti démocrate sont directement impliqués. Poroshenko était parfaitement au courant de tout celà. Il a ordonné de déclarer Sam Kislin persona non grata en Ukraine. Quand Sam Kislin, un vieil homme de plus de 80 ans, a atterri à l’aéroport de Kiev il n’a pas été autorisé à entrer dans le pays, il a passé la nuit en détention et a été rapatrié le lendemain aux Etats-Unis.

Et le Président Zelinsky ? Est-il libre de toute influence des démocrates clintoniens ?

S’il l’était vraiment il n’y aurait pas eu ce scandale de l’appel téléphonique de Trump. Comment les démocrates ont-ils pu apprendre l’existence de cet appel et son contenu présumé ? La version officielle dit qu’il y avait un homme de la CIA présent, un dénonciateur à la solde des démocrates. Ce que la version des faits ne précise pas est OÙ ce dénonciateur se trouvait lors de l’appel. Je vous le dit : il se trouvait à Kiev et il était présent lors de la conversation entre le président Zelenski et Donald Trump. Cet homme est (peut-être) un agent de la CIA mais il est aussi un proche collaborateur de George Soros et également un haut responsable ukrainien. Il s’appelle Alexander Daniluk. Il est également l’homme que l’enquête de Sam Kislin et du Département de la Justice américain (DoJ) ont identifié comme ayant détourné les trois milliards de dollars des meilleurs contribuables américains. Le DoJ a ordonné son arrestation. Naturellement il est tout dévoué à Joe Biden, personnellement, et aux démocrates, en général. Je ne ferais pas du tout confiance à sa version de l’appel téléphonique.

Alexander Daniluk devait accompagner le président Zelensky lors de sa visite à Washington, mais il a été informé qu’il existe à son encontre un ordre d’arrestation émanant du DoJ. Il est donc resté à Kiev. Peut de temps après l’enfer de l’appel téléphonique prétendument divulgué a éclaté. L’administration Zelensky a diligenté une enquête et conclu que la fuite avait été effectuée par Daniluk, connu pour ses relation étroites avec Georg Soros et Joe Biden. Daniluk a été renvoyé. Cependant il n’a pas reconnu sa responsabilité et a déclaré que la fuite avait été le fait de son ennemi juré, le chef du bureau de l’administration du président Trump, Mr Andrey Bogdan, celui qui aurait inculpé Daniluk.

Ce n’est pas le seul cas de corruption liée aux Etats-Unis en Ukraine. Il y a aussi Amos J. Hochstein, un protégé de l’ancien vice-président Joe Biden qui a servi dans l’administration Obama en tant que secrétaire d’Etat adjoint aux ressources énergétiques. Il est toujours recherché par l’Ukraine. Avec le citoyen américain Andrew Favorov, directeur adjoint de Naftogas, il a organisé une « importation inversée de gaz » très coûteuse pour l’Ukraine. Dans ce schéma, le gaz russe est acheté par l’Europe et ensuite revendu à l’Ukraine avec une marge extraordinaire. En réalité ce gaz provient directement de Russie mais les paiement passent par Hochstein. C’est beaucoup plus coûteux que d’acheter ce gaz directement à la Russie. Les Ukrainiens paient tandis que la marge est collectée par Hochstein et Favorov. Ils envisagent maintenant d’importer du gaz liquéfié des Etats-Unis à un prix encore plus élevé. Encore une fois le prix fort sera payé par les Ukrainiens tandis que les profits iront dans les poches de Hochstein et Favorov.

Dans toutes ces affaires d’escroquerie il y a des gens du clan Clinton et des fantômes pleinement intégrés au parti démocrate. Un ancien chef de la CIA, Robert James Woolsey, siège maintenant au conseil d’administration de Velta, qui produit du titane ukrainien. Woolsey est un néo-conservateur membre du PNAC (Project for the New American Century), un groupe de réflexion pro-israélien et c’est aussi un homme qui a sans cesse poussé à la guerre en Irak. Un fantasme démocrate typique. Il tire maintenant des profits des gisements de minerais ukrainiens. Andrius Butkevicius, ancien ministre de la défense (1996-2000) et membre du Seimas, le parlement de la Lituanie post-soviétique est l’un des meilleurs cas de corruption en Ukraine. Mr « AB » est suspecté de travailler pour le MI6 et fait maintenant partie du tristement célèbre Institute for Statecraft, une organisation de propagande étatique du Royaume-Uni impliquée dans des opérations de désinformation, de promotion de la russophobie et de l’idée d’une nouvelle guerre froide. En 1991 cette organisation a commandité des tireurs d’élite pour abattre des manifestants lituaniens. Les assassinats ont été imputés aux forces armées soviétiques et le dernier président soviétique Gorbatchev a ordonné le retrait rapide des troupes soviétiques de Lituanie. Mr « AB » est devenu ministre de la défense de son pays devenu indépendant. En 1997, l’honorable ministre de la défense avait sollicité une aide de 300000 dollars d’un haut responsable d’une compagnie pétrolière en difficultés pour aider cette dernière à être disculpée en ce qui concernait ses lourdes dettes financières, selon les termes de la décision de justice. Il a été arrêté à la réception du pot-de-vin et condamné à 5 ans de prison mais un homme aussi qualifié n’a pas été laissé pourrir en prison très longtemps. En 2003, en Géorgie, il a commandité des snipers lors de la révolution des roses. En 2005 il a répété ses exploits en commanditant des snipers qui ont tué des manifestants au Kirghizistan. En 2014 il l’a fait de nouveau à Kiev où ses tireurs d’élite on tué une centaine d’hommes, manifestants et policiers. Il a été approché pour les évènement de Kiev par Mr Turchinov qui s’appelait lui-même « président par intérim », celui-là même qui a contresigné la subvention d’un milliard de dollars de Joe Biden. En 2018 le nom de « AB » est ressorti. Les entrepôts militaires de Tchernigov avaient pris feu. Des milliers d’obus entreposés pour combattre les séparatistes auraient été détruits par l’incendie. Et ce n’était pas le premier incendie de ce type, un autre incendie, également immense, avait ravagé des entrepôts de l’armée ukrainienne à Vinnitsa en 2017. Au total il y a eu 12 énormes incendies de dépôts d’armes et de munitions de l’armée au cours des dernières années. Rien qu’en 2018 les dégâts se sont chiffré à plus de 2 milliards de dollars.

Lorsque le procureur militaire en chef d’Ukraine, Anatoly Matios, a enquêté sur ces incendies il a découvert que 80 % des armes et des obus manquaient. Ils n’avaient pas été détruits par le feu tout simplement parce qu’ils n’étaient pas là au début des incendies. Au lieu d’être utilisés pour tuer les Ukrainiens russophones du Donetsk, les matériels avaient été expédiés du port de Nikolaev vers la Syrie pour les rebelles islamiques et l’ISIS. Et l’homme qui a organisé cette gigantesque opération n’était autre qu’un certain Andrius Butkevicius, l’ancien combattant de la démocratie pour le compte du MI6, agissant de concert avec le ministre de la défense, Poltorak, et Turchinov, l’ami de Joe Biden. On raconte que Matios aurait reçu dix millions de dollars pour acheter son silence.

Les pertes reviennent à la population ukrainienne et aux contribuables américains tandis que les bénéficiaires de toute cette corruption sont le Deep State américain, ce qui n’est probablement qu’un autre nom pour ce mélange mortel de fantômes, de médias et de politiciens corrompus.

Note de votre serviteur. À propos de l’ « annexion » de la Crimée par la Russie à la suite d’un référendum populaire qui n’a pas été reconnu par Poroshenko, il est opportun de rapprocher l’annexion de Mayotte par la France à la suite, également, d’un référendum, annexion qui n’a jamais été reconnue par les Nations-Unis. Enfin l’annexion, sans autre forme qu’une invasion armée, du Sahara Occidental par le Maroc n’a curieusement jamais fait l’objet d’un débat ni de campagne de presse de dénigrement du régime marocain. Comme on peut le remarquer il y a deux poids et deux mesures.

Pourquoi cet engouement pour les drogues psychotropes ?

Une minutieuse étude réalisée à l’Université McGill à Montréal vient de montrer encore une fois, si cela était nécessaire, la lente mais certaine décadence de l’Europe. Il existe des « marqueurs » pour déterminer si une économie progresse ou au contraire est en récession. Il suffit par exemple d’examiner les données relatives au transport routier, par mer et par chemin de fer. D’autres paramètres sont utilisés par les économistes comme les carnets de commande des fabricants de carton, le Baltic Dry Index ou encore la consommation de combustibles fossiles. Il est alors possible de se faire une idée de l’évolution de l’économie. Mais qu’en est-il des sociétés humaines, des nations, des villes ? Quels marqueurs révélant les grandes tendances sociétales peuvent être utilisés pour discerner l’évolution des peuples ? Inutile de rappeler le nombre de téléphones cellulaires par personne, le nombre de téléviseurs ou encore le nombre de véhicules automobiles par ménage : ce sont des marqueurs de consommation car tous ces biens sont devenus des marqueurs de la consommation courante.

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Ces chercheurs de l’Université McGill se sont intéresser à la teneur en drogues et en leurs dérivés métaboliques dans les eaux usées en sortie d’usines de traitement et d’épuration de diverses grandes villes, en particulier en Europe. Ce type d’étude avait déjà été réalisée pour quantifier l’utilisation de produits anticonceptionnels dans les grandes villes, étude qui indiquait, en son temps, la fulgurante ascension de l’utilisation de ces produits au fur et à mesure de leur autorisation de vente. On était aux alentours des années 1980 et depuis lors force est de constater que les taux de natalité dans les pays européens ont fortement chuté, ceci expliquant cela. La puissance et la rapidité des techniques analytiques modernes ont été appliquées aux drogues illicites, MDMA, cocaïne, amphétamine et méthamphétamine, et leur présence dans les eaux usées que les traitements d’épuration ne permettent pas d’éliminer comme les anticonceptionnels d’ailleurs. Pour l’Europe l’étude a concerné plus de 60 millions de personnes réparties dans 25 villes et agglomérations urbaines de tailles diverses. La nature des drogues utilisées varie selon les pays. Par exemple la cocaïne semble la drogue la plus populaire dans des villes comme Londres, Bristol, Amsterdam, Zürich, Genève, StGall ou encore Anvers alors qu’à Oslo, Prague ou Bratislava ce sont les méthamphétamines qui sont le plus consommées. À Dortmund, Berlin, Francfort, Amsterdam ou Bristol l’amphétamine s’offre une belle part du « gâteau ». Par pays la Suisse, le pays de l’ordre et de la propreté, l’usage global de ces 4 drogues est le plus élevé par habitant suivi des Pays-Bas, de la Belgique, de la Grande-Bretagne et de la côte méditerranéenne espagnole, si tant est que cette étude, focalisée sur les grandes villes, est globalement significative.

La consommation de MDMA est aussi en forte augmentation à Amsterdam, Anvers, Zürich, Genève, Barcelone mais également en Finlande, Oslo et Reykjavik, par contre la méthamphétamine est curieusement très populaire et parfois en forte augmentation dans le sud-est de l’Allemagne (Dresde), en République tchèque et en Slovaquie sans atteindre les niveaux très élevés de consommation enregistrés par la même approche expérimentale aux USA, en Australie, Nouvelle-Zélande ou Corée du Sud. Comment interpréter les résultats de cette étude ? Il est inutile de disserter sur des pages et des pages pour rapprocher cet engouement pour les drogues psychotropes citées ici avec l’incertitude existentielle qui a envahi tous les pays européens liée à un bien-être et un confort matériel qui amoindrissent les capacités de jugement des individus.

Cette incertitude n’est pas récente. En réalité elle date des bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki, le véritable point de départ de l’intrusion de la science dans la vie quotidienne, pour ces bombardements dans la pire des horreurs jamais imaginée par l’homme, et aujourd’hui on est arrivé au sommet de cette soumission de l’homme de la rue à la science ne serait-ce qu’avec son téléphone portable, le seul objet en apparence très simple qui est vendu sans notice d’utilisation. Cet objet devenu en une dizaine d’années d’une banalité extrême a fait appel pour sa conception aux résultats innovants des travaux de 15 prix Nobel de physique. On ne peut pas faire mieux comme intrusion de la science dans la vie quotidienne ! Pourquoi ai-je mentionné la première utilisation de bombes nucléaires pour anéantir des populations innocentes ? Parce que l’humanité dispose aujourd’hui pour la première fois de son histoire d’armes d’auto-destruction globale. Qu’y a-t-il de plus révélateur de l’ampleur notre incertitude existentielle alors que paradoxalement les pays occidentaux baignent dans l’opulence matérielle ?

Les récents progrès de la chimie et de la biologie ont bouleversé la signification de notre propre existence et ont banalisé le fonctionnement de notre corps. N’y a-t-il pas aussi là matière à éprouver une certaine incertitude existentielle ? Enfin, à travers ce que l’on appelle les « réseaux sociaux » est apparue la multitude d’informations réelles, souvent déformées ou carrément fausses en flux continu qui contribue par son ampleur à gonfler géométriquement cette incertitude. Il est donc facile d’expliquer ces engouement pour toutes sortes de « fleurs du mal » que sont ces molécules chimiques naturelles ou artificielles utilisées presque universellement dans le monde. Ce phénomène de société peut enfin s’expliquer aussi par le fait que depuis l’apparition des théories malthusiennes du Club de Rome puis du principe de précaution c’est la première fois depuis le début de la révolution industrielle que nous sommes concrètement confrontés aux effets pervers de notre inadaptation aux progrès scientifiques. En bref, depuis l’invention de la machine à vapeur les générations successives ont oeuvré afin que leurs enfants aient une vie meilleure que la leur. Depuis les bombardements nucléaires de deux villes du Japon et les préceptes détestables du Club de Rome notre avenir est devenu très sombre en seulement deux générations. Beaucoup d’hommes politiques mais aussi quelques scientifiques osent déclarer que dans le passé c’était mieux qu’aujourd’hui ! L’utilisation de toutes ces drogues psychotropes trouve au terme de ces quelques considérations sa justification, mais je me suis peut-être égaré …

 

Les Anglais osent tout … et ils ont raison !

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Oser défier le despotisme de la Commission de Bruxelles honore les Anglais et je suis un fervent supporter du Brexit. Mais oser créer un musée totalement consacré au sexe féminin (vagina en anglais pouvant se traduire aussi par vulve) semble décoiffant mais c’est pourtant une initiative que l’on peut considérer comme artistique beaucoup plus que politique. Ce musée se trouve au Camden Market, un quartier piétonnier très fréquenté du nord de Londres jouxant le Regent’s Canal. La France n’est pas en reste puisque le tableau le plus regardé (et le plus photographié) du Musée d’Orsay et peut-être de tous les tableaux de tous les musées de Paris est « l’Origine du Monde » de Gustave Courbet … Florilège de quelques illustrations parues dans la presse londonienne :

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Évolution populaire de la sémantique scientifique

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Depuis quelques années n’importe qui, attentif aux écrits et discours de la presse influente dite « main-stream », a pu constater qu’il existe une dérive progressive et insidieuse dans les termes utilisés pour qualifier un produit. Je ne prendrai que trois exemples pour illustrer mon propos de ce jour, trois exemples sans lien mais trop significatifs pour ne pas les rappeler ici. Il s’agit du lait de vache, du CO2 et du glyphosate.

J’ai sévi à l’université dans la recherche en biologie durant un peu moins de 38 ans avec une interruption totalement fortuite pour m’intéresser à l’énergie nucléaire durant 3 années au sein d’EDF. C’est la raison pour laquelle quand j’écris un billet relatif à la biologie en général je sais de quoi je parle et il en est de même pour l’énergie nucléaire. Ma solide culture scientifique m’a également permis d’être capable (encore aujourd’hui) de comprendre ce qu’il en est quand je lis un article compliqué relatif, par exemple, au climat.

Prenons d’abord l’exemple du glyphosate car il s’agit d’une molécule que je connais très bien pour avoir travaillé sur un sujet connexe pendant plusieurs années. Le glyphosate, de par sa nature chimique, ne peut pas être cancérigène car il ne peut tout simplement pas interagir directement avec l’ADN pour des raisons électrostatiques : l’ADN est recouvert de charges négatives – c’est un acide comme son nom l’indique – et le glyphosate est également chargé négativement (trois charges négatives) et, comme chacun ne l’ignore pas, deux molécules chargées négativement se repoussent, point barre.

Ce produit, découvert et commercialisé par la firme Monsanto, a été classé « cancérigène probable » par l’organisme onusien IARC il y a quelques années sans que cette vague affirmation ait été étayée par des évidences scientifiques incontestables et la dérive journalistique a transformé ce produit en « cancérigène » non plus probable mais « certain ». Donc il faut en interdir l’utilisation sans aucune autre forme de débat. Les conséquences de cette interdiction sont le cadet des soucis des politiciens qui s’en tiennent aux déclarations véhémentes des associations de préservation de l’environnement toutes puissantes. Pourtant ces conséquences sont immenses en particulier dans le domaine agricole. Mais les politiciens, aveuglés par les argumentations sans fondement scientifique des écologistes, ont décidé qu’à très court terme ce produit serait interdit. Les agriculteurs seront alors contraints d’utiliser d’autres désherbants infiniment plus toxiques et surtout beaucoup plus coûteux. Qu’à cela ne tienne, la politique a ses raisons (surtout anti-scientifiques) que la raison ignore.

Prenons le cas du lait. Je veux parler ici du lait de vache entier stérilisé par le procédé UHT qui préserve les qualités organoleptiques et nutritionnelles du produit originel ainsi que sa teneur en vitamines, en particulier B1, B6 et B12. Mon médecin « référant » à défaut de dire « traitant » m’avait mis en garde il y a des années que boire un litre de lait entier chaque jour allait me précipiter dans la tombe. Certes, l’homme est le seul animal sur la planète Terre capable de boire du lait provenant d’une espèce différente de lui et quand il le peut, c’est-à-dire quand il dispose de l’enzyme clé capable de couper le lactose en deux sucres élémentaires, le glucose et le galactose, boire du lait de vache, de brebis, d’ânesse ou de chamelle, il ne s’en porte que mieux. Le lait était d’abord considéré comme mauvais pour le taux de cholestérol, puis carrément toxique. D’un liquide bénéfique il est devenu un poison : encore une dérive sémantique inexplicable. Au sein de la paranoïa anti-nucléaire omniprésente personne ne mentionne que le lait contient du potassium-40 et qu’il est radioactif, ce serait affoler les populations … pour rien, d’autant plus que le lait maternel est lui aussi radioactif ! Mais depuis quelques années – et ce processus de diabolisation du lait de vache s’accélère – l’élevage bovin est devenu de surcroit mauvais pour le climat. L’élevage, la viande, le lait et les fromages sont devenus des poisons non pas pour notre santé mais pour le climat. La dérive sémantique s’est accélérée !

Le cas du CO2 est encore le plus emblématique de la dérive sémantique dont il a fait l’objet ces dernières années au point d’alimenter aujourd’hui des mouvements sectaires et violents dans tous les pays de l’OCDE à l’exception de la Russie, de la Chine et de la majorité des pays en développement. Le CO2 est la source de nourriture fondamentale et irremplaçable de tous les végétaux et du plancton océanique, ce dernier étant la source majeure de l’oxygène atmosphérique. Sans CO2 il n’y aurait pas de vie sur la Terre et les océans seraient des déserts, tout simplement. Ce gaz est donc synonyme de vie. Depuis la fin des années 1970 des scientifiques à la petite semaine ont ressorti la théorie de l’effet de serre d’Arrhenius qui a pourtant été démentie à plusieurs reprises après sa publication en 1896. Cette théorie jamais vérifiée expérimentalement depuis cette date a permis l’échafaudage de la plus grande imposture scientifique de la fin du XXe siècle reprenant les propos d’Arrhenius qui prétendait qu’un doublement de la teneur atmosphérique en CO2 provoquerait un réchauffement planétaire généralisé de 5 °C. Toutes sortes d’effets secondaires du CO2 ont été imaginés et depuis lors le CO2 est passé d’un gaz essentiel à la vie à un gaz toxique pas seulement pour le climat mais aussi pour nous-mêmes, êtres humains. Nous sommes devenus coupables de produire du CO2 en brûlant des combustibles fossiles, coupables de détruire l’équilibre – paraît-il précaire – de la planète comme s’il n’existait aucune résilience de l’ensemble des systèmes biologiques existants. Voilà une autre dérive sémantique qui défie le bon sens.

Il y aurait tellement d’autres exemples à apporter pour abonder ce phénomène journalistique et malheureusement scientifique de dérive sémantique que j’en suis découragé d’avance. Mes lecteurs en trouveront bien d’autres par eux-mêmes.

Illustration : glyphosate, les trois groupements hydroxyle (OH) sont en fait ionisés en O- et un proton H+ ce qui explique que le glyphosate est fortement électro-négatif.