Chronique cinématographique : prémonition …

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Il s’agit d’un film québécois presque insignifiant de Marion Briand que j’aime bien parce qu’il débute à Tokyo. On y voit l’actrice principale Pascale Bussières, sismologue prénommée Alice, prendre la Yamanote et se promener dans les ruelles de Shinjuku. Elle travaille dans un centre de prédiction des séismes de Tokyo, vaste programme, et elle est appelée par les autorités canadiennes à Baie-Comeau, dans la péninsule du Labrador, à 420 kilomètres au nord-est de la ville de Québec, car il s’y passe des choses étranges : la marée a cessé à cet endroit précis. Une fois rendue sur place avec son équipement sophistiqué pour tenter d’aider les autorités locales elle rencontre une ancienne amie, Catherine, incarnée par Julie Gayet.

Le jeu de Pascale Bussières (Alice) est tout à fait attachant, c’est une personne un peu mystérieuse, une professionnelle, qui cherche comme un détective à comprendre la cause de ces évènements étranges. Son amie Catherine est plutôt légère, un brin frivole, avec toujours un sourire stéréotypé au coin des lèvres et un regard plutôt inexpressif, pour ne pas dire niais. Ce qui m’a accroché si on peut dire les choses ainsi est une réplique de Catherine (J Gayet) quand son amie Alice lui confie qu’elle est amoureuse du pilote de Canadair qui combat des feux de forêts dans l’arrière-pays. Tout un chacun sait qu’au Canada et en particulier dans la belle province du Québec ce ne sont pas les hommes qui draguent mais l’inverse et sans trop de détours verbaux.

Or Catherine (J Gayet) a aussi cherché à attirer ce pilote qui est au centre de cette histoire un peu rocambolesque de disparition de la marée. Elle a arraché systématiquement la page où figure le numéro de téléphone du pilote et elle l’avoue à Alice. Il s’en suit alors cette confidence de Catherine : « Si la vie était bien faite je n’aurais pas d’amours impossibles, ou alors ce ne serait pas toujours avec les hommes les plus attirants ». Prémonitoire …

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Nostalgie …

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Le transport fluvial est l’un des moins onéreux en termes d’énergie et d’émission de carbone puisque la France est toujours équipée d’un réseau de canaux admirable qui ne sert plus qu’à quelques aventuriers fumeurs de marijuana à bord de leur petit studio flottant vers des destinées inattendues. Par exemple si on part du port de l’Arsenal à Paris, connu pour être squatté par de riches mafieux qui, vivant sur des épaves flottantes, ne paient pas d’impôts mais ce sont pour la plupart des politiciens ou des homosexuels aux bras longs (et le reste) qui ont pignon sur la Place des Vosges, suivez mon regard frétillant, on peut déboucher sur la Seine, cimetière de batteries d’automobiles, c’est vrai, j’ai bavardé un jour avec un homme grenouille de la ville de Paris qui se demandait pourquoi tant de gens jetaient la batterie usagée de leur véhicule automobile dans la Seine …

Depuis la Seine on peut aller avec sa petite péniche où bon vous semble, jusqu’à Sète ou Toulouse, ça fait rêver ! Et si on se risque dans la direction opposée dans le tunnel du canal Saint-Martin sous le boulevard Richard-Lenoire qui se termine justement au port de l’Arsenal on peur remonter loin en Europe, jusqu’à Riga et aller jusqu’à la mer Noire en descendant le Danube, imaginez la croisière le long des canaux européens, un véritable périple pour lequel, afin d’en savourer le piquant, il faut prendre son temps.

C’est en revisionnant pour la énième fois « Les Valseuses » tout en admirant les nichons et la touffe de Miou-Miou que m’est venue l’idée de suggérer au ministre de l’environnement (et de l’énergie), ancien faucheur d’OGM subventionné par Greenpeace, de réhabiliter les chemins de halage si chers à Simenon dans ses romans adaptés dans des téléfilms de bonne qualité avec Gabin, Cremer ou Richard. Pourquoi donc, afin de minimiser les émissions de carbone, ne pas remettre en état ces chemins de halage, de créer des fermes de percherons avec des relais, en somme de rendre aux canaux de Freycinet leur raison d’être. Charles de Freycinet, polytechnicien de son état (comme NKM) fut le promoteur de la modernisation du système navigable français qui ne sert plus aujourd’hui qu’à quelques plaisanciers qui ont le loisir de flâner le long de ces voies navigables inoubliables.

Quel gâchis en terme d’énergie alors que deux couples de percherons pourraient avantageusement remplacer le vilain moteur diésel de la péniche de gabarit « Freycinet » si toutefois les chemins de halage étaient remis en état et si les admirables chevaux de trait pouvaient être remplacés aux écluses et autres relais avec naturellement le foin et l’avoine qui leur convient plutôt que le vilain diésel pollueur et générateur de particules ô combien polluantes, alors que les pétulances des percherons sont négligeables en termes de pollution ou de réchauffement. Quelles économies de carbone, quel retour vers de vraies valeurs écolo compatibles tant souhaité par les écologistes dont fait partie le ministre sus-nommé, quelle belle vision d’une péniche chargée de bon blé tendre de la plaine de Beauce allant vers les Flandres pour revenir vers Paris avec des oignons de tulipe, ou allant vers les pays de Saône et revenir avec des barriques pleines d’un bon beaujolais rougeoyant et gouleyant …

Mais je m’égare et pour rester sérieux, il est vrai que la remise en exploitation du système fluvial serait un atout non négligeable pour le combat contre les émissions délétères de gaz carbonique. Cependant il faut remettre en état les berges qui s’effondrent, les écluses fuyardes et vermoulues, et surtout les chemins de halage qui sont pour la plupart impraticables, envahis par les ronces et les buissons ou tout simplement interrompus par des constructions illégales. Car tout de même le réseau de canaux, au même titre que les autoroutes (qui ont été bradés à des copains des politiciens au pouvoir), font partie du patrimoine de la France.

Je ne citerai qu’un exemple, celui du canal de Bourgogne qui relie la Seine à la Saône en traversant le massif du Morvan. Ce canal le long duquel je suis souvent allé me promener en vélo dans ma jeunesse aux alentours de Pouilly-en-Auxois, un véritable ouvrage d’art long de 240 kilomètres, comporte 189 écluses, plusieurs tunnels dont un de plus de 3 kilomètres et des ponts-canaux dont celui de Saint-Florentin qui m’impressionna lorsque j’avais à peine treize ans car je ne comprenais pas que l’on puisse faire circuler des bateaux au dessus de ma tête …

Alors, monsieur le ministre, allez-vous oeuvrer dans ce sens. Je me permets d’en douter … Mais mes remarques n’empêchent pas mes lecteurs de revisionner « Les Valseuses » et d’admirer la parfaite anatomie de Miou-Miou !

 

Chronique cinématographique

En ce jour d’élections législatives partielles à Villeneuve sur Lot pour que les électeurs réattribuent le siège de Jérome, qui se souvient d’Arsène Cahuzac ? Dans un film de Georges Lautner dont l’action se situe à Loubressac, le fin mot de l’histoire un peu loufoque est la récupération de matrices d’impression de faux billets de cent dollars. On n’en était pas aux comptes dans des banques en Suisse ou ailleurs. Le fossoyeur du village, le dénommé Arsène Cahuzac, s’enrichira comme tous les autres mystérieusement et ils transformeront le petit village en une sorte de Woodstock où se retrouveront les hippies de toute l’Europe. Mais le prénommé Jérome sera-t-il le fossoyeur du PS …

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« Quelques messieurs trop tranquilles » (1972)

Critique cinématographique et digression politique (« Le Président » d’Henri Verneuil)

J’ai revu hier « Le Président » d’Henri Verneuil avec Gabin dans le premier rôle. Ce film date de 1961 mais il est d’une actualité incroyable et redoutable par les temps troublés que traverse la France. Certes le régime de l’époque était encore la IVe République avec ses magouilles politico-politiciennes à rebondissements, une crise, des syndicats, toujours eux ou plutôt déjà eux, de l’inflation et des projets d’union monétaire et commerciale. L’histoire est donc intemporelle et toute ressemblance avec des personnages passés ou présents (en 1961) serait pure coïncidence … Pourtant on retrouve dans ce film un condensé de ce qu’est la politique actuelle avec un Bernard Blier ressemblant étrangement à François Hollande. En quelque sorte un film de politique fiction 50 ans avant les événements d’aujourd’hui. Le renoncement de dernière minute de Blier au poste de président du Conseil pourrait présager d’une prochaine démission de Hollande suivie d’élections générales. Pourquoi pas ? Eclaboussé par l’affaire Cahuzac – il savait  comme Moscovici et d’autres – le Président français devrait présenter sa démission : il ne se remettra jamais de cette grave bavure, pour employer un mot bisoudoux. Pressé par les syndicats marxistes-léninistes d’un côté avec Mélenchon en tête des tribuns populistes, acculé par les marchés qui vont dégrader la dette française sans tarder, lâché par Merkel qui ne lui a pas pardonné sa légèreté lors des premiers mois de son mandat et qui s’est rapprochée de Cameron plus fiable à son avis, Hollande est isolé et pris en tenaille entre des pays du nord de l’Europe qui ont effectué leurs réformes structurelles dans la souffrance et des pays du club Med qui tardent à se réformer, empêtrés par des scandales (Espagne) ou sans gouvernance (Italie) ou encore au bord de la faillite (Portugal et Slovénie sans parler de la Grèce ou de Chypre). En France les réformes attendront la grande crise, inévitable maintenant, parce qu’il est impossible de mettre au pas les syndicats, ceux du « toujours plus » et des « acquis sociaux », il semble impossible de réduire les dépenses de l’Etat et la pression fiscale est devenue telle qu’elle en est décourageante. Les Français sont découragés, ils n’attendent plus rien de l’avenir sinon une nouvelle révolution pour virer non pas les riches et les nobles comme en 1789 mais les politiciens à la solde des crypto-communistes qui gangrènent le pays depuis 1945.

Je suis retraité avec une petite pension et si dans quelques mois l’Etat ne peut plus me verser ma retraite, je prendrai le premier avion pour le Japon et je demanderai l’asile économique en m’en remettant à la générosité de mon fils qui a très bien fait de s’exiler dans ce pays !