Réflexions sur la démographie

Je vais bientôt avoir 76 ans et je profite toujours de toutes mes facultés intellectuelles. Je serais certainement mort du coronavirus si je n’avais pas disposé à portée de la main d’une boite de chloroquine et je continuerai à écrire sur mon blog car c’est presque ma seule raison de vivre aujourd’hui puisque depuis 18 mois il est difficile de voyager. J’ai l’honneur d’avoir d’une manière improbable et indépendante de ma volonté dix petits-enfants et je suis persuadé que je mourrai avant d’être arrière-grand-père et cette introspection m’a décidé à disserter ici sur l’avenir de l’humanité, du moins l’avenir de l’Occident dont la France fait partie. À l’âge de 26 ans j’ai été pour la première fois père d’un enfant. Aujourd’hui mon petit-fils le plus âgé a dépassé cette borne et il n’a toujours pas l’intention de procréer ni la plus âgée de mes petites-filles. Je me suis donc résigné à attendre la mort sans avoir atteint ce statut particulier d’arrière-grand-père. Ce n’est pas du tout ce qui me pousserait à déprimer car après tout cette désaffection pour la procréation n’est pas seulement un problème majeur pour la France mais ce phénomène est beaucoup plus prégnant en Extrême-Orient où vivent justement deux de mes petits-enfants, je veux parler du Japon.

Comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce, l’Allemagne et bien d’autres pays européens le taux de fécondité est au Japon de moins de 1,4 enfant par femme en âge de procréer. Et pourtant dans certains pays d’Afrique les femmes ont allègrement plus de 5 enfants. Leur situation ne peut pas être comparée à celle de femmes occidentales car une famille nombreuse est synonyme d’un capital humain en termes de main d’oeuvre alors que dans les pays occidentaux procréer est plutôt synonyme d’une entrave à la réussite professionnelle. On se trouve dans deux mondes, deux cultures différentes.

Ma belle-fille japonaise a fait les frais de ses deux grossesses sur le plan professionnel et comme la promotion sociale est un objectif majeur au Japon comme en Corée ou en Chine pour une femme avoir des enfants est incompatible avec cet objectif. Ma belle-fille japonaise n’a pu retrouver un emploi correspondant à ses diplômes et son expérience professionnelle que plus de dix ans après sa première grossesse. En Espagne un couple préfère acheter un animal de compagnie plutôt que d’avoir au moins un enfant. Ici à Tenerife il y a maintenant plus de petites boutiques d’accessoires pour chien que de magasins de poussettes, et dans les linéaires des supermarchés celui des nourritures pour animaux est plus important que celui des nourritures pour bébé, c’est grave ! Le cas de la France mérite une analyse plus détaillée. Compte tenu du fait qu’en France les statistiques ethniques sont interdites alors que c’est le cas en Amérique du Nord le taux de natalité est artificiellement élevé car les familles d’immigrés installées sur le territoire français depuis moins de 20 ans considèrent que les enfants représentent un capital comme c’était le cas dans leur pays d’origine. En France cette notion de capital humain a pris pour elles une toute autre signification avec les diverses aides sociales qu’accorde l’administration française. Ce ne sont plus les corvées d’eau ou de collecte de bois pour la cuisine mais les allocations familiales, les aides au logement et autres prestations sociales.

Je mentionnais au début de ce billet que j’avais 10 petits-enfants mais c’est une exception qui en quelque sorte confirme la règle : mes deux aînés sont employés de l’Etat et disposent de revenus substantiels, ceci explique cela, car le jeu des prestations sociales est également valable pour les couples aisés ayant plusieurs enfants jusqu’à il y a encore quelques années. Le quotient familial a en effet été remis en cause pour les ménages dits aisés. La situation pour les couples français « de souche » va donc se modifier avec le temps. Ce phénomène va aggraver ce différentiel de fécondité, du moins pour la France.

Le Japon est un pays insulaire et ses habitants sont très attachés à leurs traditions et à leur insularité. Malgré le fait que la situation démographique est très grave, les autorités japonaises n’envisagent pas d’immigration massive y compris en provenance de Taïwan ou de Corée, des territoires longuement occupés par le Japon. Trente pour cent de la population japonaise est âgée de plus de 65 ans et seulement un quart de cette population est âgée de moins de 24 ans. Dans quelques années, moins de dix ans, il n’y aura plus assez de personnes actives pour prendre soins des seniors. En France les politiciens débattent de l’âge légal de départ à la retraite. Au Japon de nombreuses personnes continuent à travailler malgré leur âge avancé. Tous ces seniors sont recherchés pour leur savoir-faire et les entreprises ne rechignent pas à leur proposer des heures de travail à temps partiel rémunérées dans la limite des dispositions légales pour qu’ils ne perdent pas leurs droits à la retraite, une retraite souvent minime. Les ingénieurs japonais oeuvrent pour inventer des robots assistants-à-domicile pour les « vieux » mais ça ne suffira pas.

Globalement le monde occidental va vivre un changement de civilisation et sera confronté à des choix difficiles : ou bien il acceptera une immigration massive ou alors il acceptera un vieillissement sordide de sa population. Difficile d’imaginer que sera devenue la grande mégalopole de Tokyo dans quarante ans … ou Paris avec l’Eglise saint-Sulpice transformée en mosquée et Unter den Linden à Berlin peuplée de femmes voilées. Allez savoir.

L’avortement sélectif est toujours populaire en Inde, Chine et Asie du Sud-Est

Le 4 mars 2010, The Economist a publié l’une de ses couvertures les plus mémorables : une page complètement noire, à l’exception d’une paire de minuscules chaussures roses avec des nœuds à froufrous en bas. Le titre était « Gendercide : qu’est-il arrivé à 100 millions de bébés filles ? »

Bonne question. La réponse est qu’elles ont été avortées ou tuées, principalement en Chine et en Inde, mais aussi dans d’autres pays. Il a brossé le tableau d’une tragédie : la violence croisée d’une fécondité plus faible, des tests prénataux plus précis et la préférence pour les fils.

Quelques années plus tard, en 2017, The Economist était plus optimiste : « En Inde, et dans le monde dans son ensemble, la guerre contre les bébés filles semble s’achever ». Il conclut avec un aplomb caractéristique : « L’Asie s’est engagée dans une expérience démographique aux conséquences désastreuses. Cela ne se répétera sûrement pas ».

Selon un article paru dans The Lancet Global Health (lien), le sex-ratio, en Inde au moins, ne cesse de s’élargir. Le ratio naturel à la naissance est d’environ 950 filles pour 1000 garçons. Les chercheurs ont constaté que

13,5 millions de naissances féminines manquaient au cours des trois décennies d’observation (1987-2016), sur la base d’un sex-ratio naturel de 950 filles pour 1000 garçons. Les naissances féminines manquantes sont passées de 3,5 millions en 1987–96 à 5,5 millions en 2007–16. La comparaison du sex-ratio conditionnel de la première décennie d’observation (1987–96) à la dernière (2007–16) a montré une aggravation pour l’ensemble de l’Inde et presque tous les États, parmi les primogénitures et les suivantes. Le Pendjab, l’Haryana, le Gujarat et le Rajasthan avaient les rapports de masculinité les plus asymétriques, représentant près d’un tiers du total national des femmes manquantes aux deuxième et troisième nés à la naissance. Si le ratio naturel est en fait de 975 pour 1 000, 22 millions de filles sont portées disparues.

En résumé, entre 13 et 22 millions de filles indiennes ont été « portées disparues » entre 1987 et 2016 en raison d’un avortement sélectif en fonction du sexe. L’holocauste entre les sexes n’est pas dû au manque de messages sociaux et de rhétorique féministe de bien-être. Politiciens, bureaucrates, militants, éducateurs chantent tous la même partition : ne pas avorter les filles. Cela n’a pas fonctionné.

En 1994, la loi sur les techniques de diagnostic pré-conception et prénatales a interdit l’utilisation du diagnostic sexuel prénatal qui permet des avortements sélectifs selon le sexe – mais cela a eu peu d’impact. Les chercheurs ont constaté que le sex-ratio s’était stabilisé entre 2007 et 2013, mais qu’il s’était par la suite aggravé. L’infanticide féminin semble avoir disparu, mais le diagnostic échographique suivi d’un avortement est de plus en plus courant. Les chercheurs écrivent :

« L’avortement sélectif selon le sexe semble être plus prononcé pour les naissances de troisième ordre que pour les naissances de deuxième ordre après une première fille. L’avortement sélectif selon le sexe est resté plus courant dans les familles plus riches et plus éduquées que dans les familles plus pauvres et moins éduquées, contrairement aux différences dans la survie des enfants et l’accès aux soins de santé. Le principal déterminant des naissances féminines manquantes dans les naissances de deuxième et de troisième ordre était une fille ou des filles antérieures. Les tendances défavorables des naissances féminines manquantes contrastent nettement avec l’amélioration substantielle de la mortalité infantile des filles au cours des deux dernières décennies en Inde ».

Selon une étude d’un chercheur australien, Richard Egan, la préférence pour les fils et la volonté de recourir à l’avortement sélectif selon le sexe sont également présentes dans les communautés immigrantes indiennes, chinoises et vietnamiennes du monde entier.

Liens : https://doi.org/10.1016/S2214-109X(21)00094-2

Article de Michael Cook paru sur son site BioEdge.
Remarque. Ce phénomène d’infanticide sélectif existe avec la même ampleur en Chine, au Vietnam et dans une moindre mesure en Thailande. Conjugué à la politique de l’enfant unique qui a été en vigueur pendant près de 30 ans en Chine, l’infanticide sélectif prépare un problème démographique pour ce pays qui sera d’une extrême gravité : un vieillissement brutal de la population avec des conséquences économiques et sociales difficiles à imaginer. On ne joue pas avec la démographie …

Nouvelles du Japon : le grave problème de la natalité

Le taux de fertilité des femmes japonaises en âge de procréer stagne depuis près de dix ans maintenant à 1,36 enfants par femme. Or pour maintenir la population à une valeur constante il faudrait que ce taux soit égal à 2,1. Les conséquences sur la démographie seront catastrophiques si aucune mesure radicale n’est adoptée pour relever ce taux au moins vers 1,8. Le nouveau Premier Ministre Yoshihide Suga vient de décider de mettre en place une mesure cosmétique pour juguler cette chute dramatique de la fertilité dans son pays : rendre accessible à toutes les femmes japonaises confrontées à des problèmes de fertilité en prenant en charge les frais de fécondation in vitro qui s’élèvent actuellement au Japon à environ 2 millions de yens, soit 18000 euros ( https://www.japantimes.co.jp/news/2020/10/18/national/social-issues/yoshihide-suga-infertility-birth-rate/ ).

Mais il s’agit d’une mesure « cosmétique » qui n’aboutira pas à une augmentation significative de la fertilité au Japon, ceci pour diverses raisons. Au Japon, après avoir eu son enfant, une femme reste à la maison pendant une année pour allaiter son nouveau-né, c’est une tradition. Si celle-ci avait un emploi et que son contrat de travail ne prévoyait aucune disposition particulière en cas de grossesse, cette femme n’a pas bénéficié d’allocations prénatales ni de congés de maternité payés ou non. Les femmes japonaises ayant un emploi hésitent donc à procréer car elles prennent le risque de perdre leur emploi ou dans le cas le plus favorable de voir leur carrière professionnelle profondément perturbée par leur grossesse suivie de cette année de repli traditionnel total à la maison. À moins d’exercer une profession libérale lucrative ou d’avoir un époux disposant d’un salaire confortable la femme japonaise hésite donc à « pouponner » voire abandonne totalement l’idée d’une grossesse.

Après l’année suivant l’accouchement il reste alors la solution du « jardin d’enfants », établissement acceptant les enfants âgés d’un an. Encore faut-il qu’il en existe un près de son domicile et qu’il y ait des places disponibles pour l’enfant à la date du premier anniversaire de cet enfant. Ce n’est pas un détail comme on pourrait avoir tendance à le croire ! Ceci oblige un couple de Japonais à programmer au moins deux ans à l’avance, année de quasi réclusion à la maison comprise, une grossesse tout en réservant à une date précise une place dans un jardin d’enfants (kindergarten). Cette exigence requiert de subtiles calculs calendaires pour le couple … Les jardins d’enfants sont pour la plupart loin d’être gratuits et les mères ne perçoivent pas d’indemnités de maternité durant l’année de réclusion à la maison avec leur enfant.

Depuis des décennies le Japon a négligé les mesures natalistes comme celles prises par la France à l’issue de la seconde guerre mondiale. Enfin l’opinion japonaise est très réticente à l’idée d’ouvrir ses frontières à l’immigration de peur que celle-ci ne porte atteinte aux valeurs traditionnelles du pays. Si en apparence le Japon s’est américanisé avec l’occupant américain depuis la reddition du Japon en 1945, ce pays reste fondamentalement attaché à ses traditions, à ses religions, le bouddhisme et le shintoïsme, et à son mode de vie. Il est vrai que contrairement à la Thaïlande il est rarissime de croiser dans la rue des militaires américains, l’île d’Okinawa étant une exception. L’engouement des Japonais pour le base-ball ne date pas de la fin de la deuxième guerre mondiale mais de la fin du XIXe siècle … Les mariages mixtes restent exceptionnels au Japon et ouvrir les frontières ne résoudra pas le problème central auquel est confronté ce pays, un taux de fertilité désespérément bas. Si le Premier Ministre Suga désire vraiment fixer un objectif ambitieux de « repeuplement » de son pays il devra donc en premier lieu créer des multitudes de jardins d’enfants gratuits, mesure que son prédécesseur avait déjà mis en place, mettre en place des mesures incitatives pour encourager les femmes à avoir des enfants : allocations prénatales, indemnités de congés de maternité, gratuité totale des crèches, un point qui aura pour conséquence une rémunération attractive des personnels de ces crèches, une modification des lois sociales du travail afin que les futures mères ne mettent pas en danger leur carrière professionnelle, et enfin un système d’allocations familiales et la mise en place d’un quotient familial au niveau des foyers fiscaux.

Illustration : sanctuaire dans la ville de Kyoto

L’évolution de la population mondiale : l’exemple du Japon

Faisons naturellement abstraction ici des délires eugénistes des mondialistes qui veulent mettre en place un système mondial coercitif de contrôle des naissances pour réduire à terme la population dans le monde sous le prétexte fallacieux qu’il est urgent de sauver le climat. Il suffit de considérer les exemples du Japon, de l’Italie ou encore de l’Allemagne pour se faire une idée de l’évolution de la population en une génération, c’est-à-dire 30 ans, à l’horizon 2050. Cette date a été considérée comme celle de tous les dangers si tous les pays du monde ne s’unissent pas pour sauver le climat car, au delà nous grillerons tous comme des toasts. Il faut raison garder pour deux raisons.

1. Personne ne sait dans quel sens évoluera le climat. Les géophysiciens prévoient un refroidissement généralisé déjà initié depuis quelques années, en dépit de ce qu’affirme la propagande, qui durera jusqu’en l’an 2100 en raison d’un effondrement de l’activité magnétique du Soleil alors que l’IPCC tente de faire admettre à l’opinion qu’au contraire la température moyenne augmentera de 2 à 5 degrés sans toutefois que les modèles utilisés pour une telle prédiction par cette institution soient capables de remonter dans le temps. C’est la raison pour laquelle on peut sérieusement douter de la pertinence de ces modèles. Il n’y a donc aucune raison de se préoccuper de l’évolution de la population mondiale en prétextant que le climat se dégrade parce qu’il y trop de bipèdes sur la planète.

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2. Pour les deux pays les plus peuplés du monde la population va s’effondrer et ils vont suivre l’exemple du Japon qui perd actuellement plus de 500000 habitants chaque année. La Chine a profondément modifié l’équilibre démographique naturel en introduisant au cours des années 1970 la politique de l’enfant unique. Cette politique combinée avec un « embourgeoisement » de la population a accéléré le déclin de l’accroissement de la population qui n’est plus aujourd’hui, malgré la réintroduction d’une politique de 2 enfants par famille en 2016, que de 0,3 % par an. La population chinoise va donc commencer à décliner au milieu de la prochaine décennie tout en vieillissant très rapidement. La Chine en est actuellement dans la situation que connut le Japon dans les années 1980.

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La situation de l’Inde est différente. Pendant de nombreuses années le gouvernement central de New-Delhi a négligé de prendre des mesures pour réduire l’accroissement de sa population. Les citoyens ont pris eux-mêmes une mesure beaucoup plus efficace justifiée par la tradition des mariages. En Inde le mariage d’une fille représente une dépense tellement élevée que de nombreux couples ne peuvent pas l’assumer. L’arrivée de l’échographie dans les dispensaires a fait le reste : l’avortement sélectif est tellement répandu qu’aujourd’hui il y a en Inde un profond déséquilibre entre le nombre de femmes nubiles et le nombre d’hommes en âge de se marier. Le rapport est en moyenne de 100 femmes pour 120 hommes. Si le taux de fertilité total de l’Inde est toujours de 2,4 les conséquences de ce déséquilibre seront dans un proche avenir tout aussi dramatiques que celles de la politique de l’enfant unique en Chine. L’élévation du niveau de vie moyen des Indiens conduira également aux mêmes conséquences qu’au Japon et en Chine : une baisse de la fécondité et par conséquent une décroissance progressive de la population au tournant des années 2030. Chaque fois que les gouvernements ou les particuliers – dans le cas de l’Inde – tentent de modifier les lois naturelle de la démographie ils favorisent une catastrophe apparaissant lors de la génération suivante et cette catastrophe ne peut plus être jugulée dans le cas de la Chine.

3. Le cas de l’Europe est exemplaire car il n’y a plus de pays où le taux de fécondité soit supérieur à 2,1 enfant par femme féconde. L’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la France (qui n’est plus une exception) et les pays baltes vont assister à un vieillissement de leur population encore plus rapidement que ce que le Japon a connu depuis le début des années 1990. En 2030 la moitié de la population allemande aura plus de 65 ans et ce simple chiffre signifie que le modèle économique allemand s’effondrera, accélérant par voie de conséquence la chute de la natalité. Cette évolution atteindra l’ensemble des pays européens avec quelques années d’écart entre eux. En effet, envisager d’avoir des enfants qui seront confrontés à des conditions de vie difficiles plus tard constituera un argument très dissuasif.

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Si on analyse le graphique provenant d’une étude de la CIA (voir aussi le tableau : https://www.cia.gov/library/publications/resources/the-world-factbook/fields/356rank.html ) 100 pays sur 224, incluant de nombreuses dépendances ultra-marines de divers pays, ont un taux de fécondité supérieur à 2,1 et sur le continent africain seul le Maroc présente un taux de natalité inférieur à ce chiffre. L’alphabétisation et l’amélioration des conditions de vie quotidienne ne peuvent être que les seuls instruments pour que progressivement, peut-être en une génération si on reste optimiste, les taux de natalité diminuent et atteignent le seuil de 2,1 enfant par femme. On se retrouve donc vers 2050, décennie de tous les dangers mais beaucoup d’entre nous seront morts depuis longtemps …