La dette de l’Etat par citoyen, c’est réjouissant : un vrai cadeau de fin d’année !

 

Vous voulez savoir combien l’Etat va vous prendre d’argent pour rembourser ses créanciers, c’est très simple ! Hormis le Japon qui a emprunté à ses propres citoyens le plus souvent à leur insu en ponctionnant dans les fonds de retraite par exemple, en d’autres termes ce pays ne doit d’argent à personne (voir note), ce serait d’ailleurs plutôt l’inverse, les autres pays de l’OCDE sont lourdement endettés. Par exemple un ménage français avec quatre enfants (c’est le cas de ma fille) devrait se voir démuni de 6 x 49652 $ = 297912 $ pour renflouer les caisses percées de l’Etat. En Italie c’est pire, le même ménage avec 4 enfants devrait débourser 369234 $ alors qu’en Estonie ce serait seulement 22566 $ …

Inutile d’être préoccupé l’Etat, dans quelque pays que vous soyez, fera tout pour vous prendre cet argent : première étape supprimer le cash pour contrôler ce que vous faites avec votre argent, deuxième étape saisir votre compte en banque, vos porte-feuilles boursiers (si vous en avez) et vos assurances-vie, troisième étape, si vous n’êtes toujours pas solvable de votre dette citoyenne, saisie du terrain sur lequel vous avez bâti votre maison, terrain qui deviendra alors propriété de l’Etat et à qui vous devrez verser un loyer fixé arbitrairement. Et si à votre mort cette dette n’est pas remboursée ce seront vos enfants et petits-enfants qui paieront. C’est ça le socialisme financiarisé ! Et encore une fois ne vous en prenez qu’à vous-même, inutile de pleurer car c’est vous qui avez élu les politiciens qui vous gouvernent et ont pris votre destinée sous leur protection !

Bonne fin d’année, dormez tranquilles en attendant des jours meilleurs qui n’arriveront jamais …

Source et illustration OCDE : http://dx.doi.org/10.1787/888933531516

Note : la Banque du Japon (BoJ) a fusionné avec le Trésor japonais en d’autres termes la dette du pays, détenue par les Japonais eux-mêmes à plus de 95 % , est virtuellement effacée par un simple artifice comptable.

Nouvelles du Japon : premier salaire des jeunes diplômés

Au Japon un étudiant fraîchement diplômé de l’Université gagne au mieux 25000 dollars par an pour un premier job soit 213000 yens par mois avant impôts et avec un bonus de fin d’année le salaire moyen annuel atteindra environ 2,9 millions de yens (22300 euros). C’est peu pour un jeune diplômé américain mais tout de même satisfaisant pour un Français, environ 1860 euros par mois avant impôts. Les salaires moyens au Japon n’ont pas évolué depuis 10 ans, ce qui n’est pas très favorable pour relancer la consommation intérieure ni provoquer une petite inflation tant souhaitée par le Premier Ministre Shinzo Abe.

Il faut ajouter que pour les salariés des grandes firmes industrielles et commerciales japonaises celles-ci prennent en charge les frais de transport, consentent à payer des indemnités aux salariés ayant des enfants et mettent à la disposition de leurs employés des restaurants d’entreprise à des prix très abordables. Ces avantages ajoutent chaque mois environ 110000 yens (840 euros) au salaire officiellement déclaré. Beaucoup de jeunes diplômés européens seraient parfaitement satisfaits avec de tels salaires, s’ils trouvaient du travail … Il est opportun de rappeler ici que le taux de chômage au Japon est de 3,1 % et que se déclarent chômeurs ceux qui ont choisi de ne pas travailler car l’industrie et le secteur du bâtiment manquent cruellement de main-d’oeuvre

Source : Bloomberg

Chronique cinématographique : « Mille Milliards de Dollars » ou l’actualité qui brûle les doigts …

Dans mes quelques 3500 films téléchargés illégalement soigneusement archivés sur des disques durs et dupliqués pour ne pas voir cette sorte de patrimoine disparaître et ainsi pouvoir le transmettre à mes petits-enfants, c’est d’ailleurs à peu près tout ce que je possède d’intéressant, j’ai regardé il y a quelques jours un film au cours duquel se distingue avec une excellence jamais égalée dans le genre émotionnel, et je dirai presque attachant, un certain Patrick Dewaere disparu beaucoup trop tôt comme Mozart ou Schubert. Un immense acteur qui joua avec un brio fantastique le rôle d’un journaliste, un vrai, d’investigation dans cette histoire invraisemblable et pourtant réelle dans la vie de tous les jours, la main-mise des grandes multinationales sur le monde entier. Je veux parler du film « Mille milliards de dollars » sur un scénario d’Henry Verneuil également producteur et réalisateur qui date de 1982. L’histoire décrit la montée en puissance des grandes multinationales dans un monde mondialisé qui contournent toutes les règles locales sans état d’âme pour s’implanter où elles ont décidé de le faire en dépit des réticences de certains individus. Ces derniers ne comprennent finalement qu’à leur dépens et au risque de leur vie ce qu’est le véritable objectif de ces entreprises, la plupart américaines : tout simplement dominer le monde. Et tous les moyens sont bons pour atteindre cet objectif. Ce qui était dépeint dans ce film qui date pourtant de 35 ans est toujours d’actualité … et d’une actualité brûlante. Il y est fait mention de l’implication des grands groupes industriels américains qui ont réalisé des profits monstrueux durant la deuxième guerre mondiale en fournissant des armes à l’Allemagne nazie puis aux alliés voyant que la situation évoluait en leur faveur. Ces entreprises insaisissables qui ne paient pas d’impôts et donc ne participent pas au bien commun et dirigent les grands pays de ce monde occidental à grands coups de pots-de-vin généreusement versés aux politiciens ne respectent absolument aucun principe moral, seul le profit et les dividendes versés aux actionnaires les préoccupent : toujours plus de profits, peu importe pour le reste. Dewaere arrive à décrypter le côté sombre de ces pieuvres anonymes qui corrompent et n’hésitent pas en cas d’urgence à assassiner froidement un candidat réfractaire à leurs visées hégémoniques.

Il ne s’agit que d’un film et pourtant les agissements de ces firmes, je le répète pour la plupart américaines, sont plutôt troublants. Il me revint en mémoire après avoir revu ce film trois évènements économiques récents qui concernent des entreprises américaines et révèlent au grand jour ce que ce film mettait en évidence. D’abord le rachat par General Electric de la division énergie d’Alstom en France. Ça tombait bien, GE est un fabricant de moteurs d’avions et de turbines et cette division d’Alstom battait de l’aile pour ne pas dire était en difficulté. Aujourd’hui GE se trouve être une entreprise virtuellement en faillite et elle liquide des départements pourtant rentables à des prix cassés comme l’imagerie médicale pour ne citer qu’un exemple. C’est exactement le scénario du film de Verneuil : seuls les profits en direction des actionnaires sont importants quitte à balayer d’un revers de la main des milliers d’emplois. Le deuxième exemple tout aussi illustratif est le rachat de Westinghouse par Toshiba Nuclear il y a une dizaine d’années. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que la supercherie de la transaction soit dévoilée. C’était un marché de dupes et les Japonais commencent à comprendre leurs erreurs : Toshiba doit se défaire d’un des fleurons de son groupe leader mondial dans le domaine, les cartes mémoire, qui ont été bradées à un fond d’investissement américain pour redorer sa trésorerie … N’y aurait-il pas dans tout ça un coup monté ?

Enfin et cerise sur le gâteau l’accord commercial CETA, supposé ne concerner « que » le Canada et l’Union Européenne. Les politiciens européens sont-ils tous vendus aux multinationales américaines pour avoir accepté un tel accord scélérat ? Probablement que oui. Cet accord stipule en effet qu’en cas de litige économique entre une entreprise canadienne et un pays de l’Union ce litige sera réglé par un tribunal arbitral spécial et mis en place par et pour ces multinationales qui échappe à la juridiction nationale du pays concerné. En d’autres termes toutes les multinationales américaines ayant pignon sur rue au Canada, et il y en a des centaines, pourront poursuivre n’importe quel état européen si ce dernier entrave leurs vues économiques hégémoniques.

À l’époque où ce film a été réalisé il était question d’une centaine de firmes qui contrôlaient une infime partie de l’économie mondiale, peut-être à peine 10 %, aujourd’hui ce sont 50 grandes firmes qui contrôlent 70 % de l’économie mondiale et elles sont toutes ou presque américaines. Seuls échappent, du moins partiellement et pour le moment, à cette main-mise mercantile soigneusement organisée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale par les USA avec la mise en place du dollar comme monnaie généralisée pour les échanges commerciaux mondiaux, la Chine – sa montée en puissance économique n’était pas vraiment prévue – et la Russie, l’ennemi traditionnel des USA depuis la Guerre Froide.

C’est la raison pour laquelle les grandes multinationales américaines cherchent à faire plier la Maison-Blanche pour que le pays adopte des mesures coercitives à l’encontre de ces « rebelles au système » et y compris à leurs alliés, le Vénézuela ou encore l’Iran pour ne citer que deux d’entre eux. En Allemagne, en Italie, en France comme en Espagne et également au Japon et en Corée les cartes ont déjà été étalées sur la table et les jeux sont faits comme on dirait au casino de la grande finance apatride.

Enfin il faut rappeler ici que ce sont les USA avec leur armée qui contrôlent le Web ainsi que le système GPS, deux entités dont personne dans le monde ne peut plus se passer au quotidien. Il faut rappeler également la main-mise absolue sur les réseaux sociaux et une grande partie du Web parfaitement organisée avec le concours des agences de renseignement américaines par Alphabet (Google, Chrome, Google Street map, Google Earth, Google cloud, etc …), Facebook, Twitter et quelques autres firmes californiennes. En somme, avec le dollar US utilisé comme monnaie d’échange internationale, le monde entier est insidieusement contrôlé par les USA et ses multinationales et malheur aux récalcitrants. Et pendant ce temps-là certains politiciens incriminent la « mondialisation », source de tous les maux de certains pays européens : de qui se moquent-ils ?

Revoyez ce film de Verneuil, un pur délice …

Illustration : IMDB

Où est passée l’inflation ?

Où est passée l’inflation ?

Je ne suis pas un économiste, loin de là car c’est une science inexacte dans la mesure où il est impossible de mettre en équation tous les paramètres qui sont, comme disent les spécialistes, les sous-jacents de l’évolution des marchés. Janet Yellen a déclaré il y a quelques jours qu’elle ne comprenait pas pourquoi, malgré la profusion de monnaie disponible à des taux jamais vus depuis 5000 ans, il n’y avait toujours pas d’inflation. Faut-il que cette personne qui compte parmi les plus puissantes du monde soit totalement dénuée de bon-sens ! Un bon-sens paysan comme on disait autrefois …

Pour qu’il y ait inflation des prix il faut que la demande surpasse l’offre. Quand il y avait des famines en Europe le prix du blé pouvait être multiplié par 5 en quelques mois car l’offre était inexistante. Aujourd’hui il n’y a plus de demande dans la plupart des pays de l’OCDE car dans tous ces pays le chômage est endémique et important, très important. Aux USA, le pays de Yellen, plus de 50 millions de personnes en âge de travailler n’ont pas d’emploi du tout et survivent uniquement avec des coupons d’alimentation généreusement distribués par le gouvernement fédéral et 50 autres millions de personnes également en âge de travailler ne trouvent que quelques heures de travail ici et là durant la semaine pour éventuellement arriver à s’acheter une boite de corned-beef chaque jour. Ce n’est pas ainsi que la demande et donc l’inflation peuvent être relancées dans le pays de Yellen qui n’a décidément rien compris.

En Europe l’image n’est pas plus flatteuse. En Italie, Espagne, France, Portugal, Grèce ou Belgique la situation est tout aussi alarmante qu’aux USA. Le taux de chômage dans ces pays, si il est fait abstraction des statistiques gouvernementales truquées, atteint entre 15 et 20 % de la population active. Même scénario, mêmes effets : une demande réduite à sa plus simple expression – les denrées de première nécessité – ne relancera pas l’inflation tant espérée par les gouvernements pour diluer la dette d’Etat.

Tant que les statistiques du chômage flirteront avec des chiffres de l’ordre de 20 % les salaires n’augmenteront pas puisque le marché du travail obéit aux mêmes lois que n’importe quelle autre denrée : trop de demandeurs d’emploi, pas question d’augmenter les salaires et par conséquent pas non plus d’augmentation de la demande de la part de ceux qui ont la chance d’avoir un emploi. C’est en quelque sorte un cercle vicieux d’où lequel les économies occidentales auront beaucoup de mal à s’extirper.

Puisque la demande est rachitique, les entreprises, confrontées à des marchés étriqués, n’investissent naturellement plus et n’embauchent également plus, d’où la persistance de ce chômage. Alors la politique des banques centrales consistant à inonder les marchés financiers de monnaie fraîchement imprimée est de ce fait totalement inefficace pour relancer l’économie, en d’autres termes l’emploi, la consommation et par voie de conséquence l’inflation.

Les taux d’intérêt proches de zéro, supposés stimuler l’économie – il est tentant, en théorie, d’emprunter à des taux ridicules – sont en réalité dévastateurs car ceux qui sont dans une situation économique précaire ne consommeront pas plus pour autant. Tout simplement parce que quand on n’a pas de revenus fixes on ne peut pas emprunter le moindre kopeck à son banquier. Ici à Tenerife, une île pourtant privilégiée par sa puissante industrie touristique et ses ressources agricoles inestimables, les pauvres restent pauvres mais les riches s’enrichissent en profitant de ces conditions ultra-favorables de crédit. Et l’inflation est un doux rêve. Vous voulez un exemple concret ? Tous les six jours je vais dans mon petit super-marché au coin de la rue acheter deux packs de bière (soit 8 litres) et un pack de 6 litres de lait entier (en réalité je bois beaucoup plus de 8 litres de bière en 6 jours et je n’ai aucune honte à l’avouer, d’autant plus que la bière ne coûte ici que 80 centimes d’euros le litre : où est l’inflation ?). Il m’en coûtait il y a un mois 10,14 euros. Depuis une semaine je débourse seulement 9,54 euros pour strictement le même achat : taux de déflation 5,9 % !

Il y a plus grave encore parmi les effets pervers des taux d’intérêt proches de zéro : les caisses de retraite n’arriveront plus à payer les pensions des retraités. Il ne faut pas croire que l’argent que j’ai épargné durant toute ma vie active (je suis retraité) pour me constituer une retraite complémentaire est resté dans une boite en fer blanc et que chaque mois ma caisse de retraite m’en met un peu sur mon compte en banque. Cette caisse de retraite a fait durant des années des placements avec mon épargne qui lui ont permis de rémunérer les retraités lorsque je travaillais et d’éventuellement réaliser quelques profits avec « mon argent ».

Aujourd’hui, en raison des politiques délirantes des banques centrales, ces mêmes caisses de retraite, qu’elles soient privées ou publiques, sont toutes au bord de la faillite puisqu’elles ne peuvent plus réaliser de profits sur les marchés financiers en raison de ces taux d’intérêt proches de zéro. Si les retraités actuels vont être un peu plus taxés pour tenter de sauver le système (c’est le cas de la France) il est inutile de douter un instant : les futurs retraités auront la vie très dure. Toutes les promesses qu’on leur tient aujourd’hui ne seront jamais honorées ! Seuls les grands favorisés de ce système financier perverti en profiteront, c’est-à-dire les riches qui sont devenus de plus en plus riches et les « nouveaux riches » qui ont accumulé des richesses extravagantes basées sur du vent à la Jeff Bezos ou Mark Zuckerberg mais cette classe de privilégiés n’est pas à l’abri d’une profonde crise économique, la « big one » qui se profile à l’horizon en raison de cette situation invraisemblable.

Reste le cas du Japon, pays que je connais pour au moins y séjourner deux fois par an et prétendre bien le connaître est un abus de langage. Il y a peu de chômage dans ce pays, à peine trois pour cent de la population active, des centaines de milliers d’offres d’emploi ne sont pas satisfaites et le Japon a déjà modifié les lois relatives aux demandes de visa de résident temporaire dans le but d’attirer une main-d’oeuvre étrangère sélectionnée. Et pourtant les salaires évoluent peu, la demande stagne et l’inflation n’est toujours pas au rendez-vous malgré les « QEs » de la BoJ. L’un des objectifs de Shinzo Abe quand il a été élu était d’atteindre une inflation de quelque 3 % et les économistes nippons ne voient toujours rien venir. Même une augmentation de la TVA n’a pas vraiment créé d’inflation ! Qu’en conclure alors ? Les « quantitative easing » sont contre-productifs en tous les cas en ce qui concerne l’inflation, car la demande ne progresse pas et tous les billets de banque fraîchement imprimés se retrouvent dans la poches des 0,01 %, aux USA, en Europe et très certainement au Japon aussi. Cette masse considérable de liquidités n’a pas pénétré les circuits économiques normaux, c’est peut-être la raison pour laquelle les politiques monétaires des banques centrales occidentales (Japon compris) n’ont pas atteint leur but : un miroir aux alouettes de plus et une grave erreur d’appréciation des gouverneurs de ces banques centrales …

Je répète que je ne suis pas économiste et je n’ai fait que relater dans ce billet mes impressions personnelles rassemblées au cours de nombreuses lectures sur un certain nombre de sites qui ne font pas partie des médias « main-stream ».

Eclatement de la nouvelle bulle internet ? Pour très bientôt !

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Tous les analystes financiers s’accordent pour le dire en catimini mais les rumeurs vont vite : les deux géants mondiaux de la publicité en ligne dont la cote boursière est extravagante – Alphabet et Facebook – pratiquent l’escroquerie à grande échelle. Pour rappel la capitalisation boursière de ces deux géants de l’internet est légèrement supérieure au PIB de la France. Le CEO de la société Restoration Hardware, Gary Friedman, a déclaré lors d’une conférence réunissant les grands du commerce de détail américain chez Goldman-Sachs que (je cite) : « (nous) avons découvert que 98 % de notre business provenait de 22 mots. Donc, attendez, nous avons acheté 3200 mots (à Alphabet et Facebook) et pourtant 98 % de notre business provient de seulement 22 mots. Quels sont ces 22 mots ? « Restoration Hardware » et les 21 façons de mal l’épeler, d’accord ? « .

Cette remarque cinglante veut tout simplement dire que la grande majorité des « clics » et des « like » sont de la pure fumisterie. Si les clients de ces deux géants de la publicité en ligne demandent des éclaircissements à ce sujet ils subissent une sorte de chantage du genre : « préférez-vous que ce soit votre concurrent direct qui se trouve en début de page ? » … Restoration Hardware paie des millions de dollars chaque année pour être listé parmi les premières pages quand on ouvre son moteur de recherche Chrome. Il en est, toutes proportions gardées, de même pour le petit restaurateur du coin de la rue qui tente de racoller le client avec Facebook. Et ces pratiques frauduleuses sont répandues dans le monde entier …

À quand l’éclatement et la déchéance définitive de ces escrocs planétaires ?

Source : Wolf Street, article de Tyler Durden originellement paru sur ZeroHedge.

Retour du goldmark ? Peut-être bien !

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J’ai découvert en parcourant la chronique Agora du jeudi 2 mars 2017 un fait que même l’auteur du billet – Yannick Colleu – n’avait pas relevé. Je le remercie ici de m’avoir procuré une inspiration pour mon blog. Monsieur Colleu est allé faire un tour à la World Money Fair de Berlin et il a mentionné diverses données issues du World Gold Council (voir le lien en fin de billet).

En 2015 et 2016 le solde net des achats-ventes d’or sous forme de pièces par les épargnants français a été respectivement de -0,52 et -3,87 tonnes (3,87 tonnes ou approximativement 144 millions d’euros). En Allemagne ces soldes ont été respectivement de +116 tonnes et +105 tonnes (105 tonnes soit environ 4 milliards d’euros). Monsieur Colleu a oublié de commenter cette situation dans le contexte économique actuel.

Il faut constater que les vendeurs d’or sous forme de pièces héritées d’une vielle tante par exemple ont des difficultés financières et ils se séparent de leurs « bijoux de famille », les napoléons et les souverains en font partie. Ce sont souvent des personnes qui ne mènent pas un grand train de vie et ont précieusement conservé ces pièces dans du papier de soie « au cas où » ! Ceci signifie que la classe moyenne française souffre beaucoup en particulier de l’acharnement fiscal qu’elle subit depuis près de 20 ans et qui s’est aggravé sous le règne du capitaine de pédalo.

Le deuxième point est l’énorme différence de comportement entre les Français et les Allemands et on ne peut qu’en conclure que ces derniers se préparent à l’évidence pour l’arrivée du « goldmark » en achetant toutes les pièces d’or en circulation en Europe et dans le monde. C’est du moins mon interprétation mais je ne suis pas un spécialiste en la matière. Ceci signifie également, et c’est très inquiétant, la fin de l’euro dans un avenir proche dans la mesure où l’Allemagne a aussi accéléré le rapatriement de son stock d’or qui se trouve toujours dispersé entre New-York, Londres et Paris. Autant dire que cet avenir de l’Europe paraît bien sombre avec la montée des mouvements politiques populistes tant aux Pays-Bas qu’en Italie, France ou Espagne qui prônent une sortie de la zone euro. L’incidence d’une éventuelle création du goldmark adossé sur l’or aura alors des répercussions planétaires sur l’ensemble des monnaies et une gigantesque augmentation du cours de l’or réduisant par voie de conséquence la valeur des monnaies papier à néant.

Source : https://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/html/170302_LCA.html , illustration « napoléon » de 20 francs

L’Europe en récession depuis 2007 et ce n’est qu’un avant-goût …

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Ce sont des données lapidaires, non manipulées et dénuées de toute arrière-pensée politicienne : selon l’office des statistiques européen (Eurostat) la consommation intérieure brute d’énergie dans l’Union Européenne est tombée en 2015 sous son niveau de 1990. En 1990 cette consommation était de 1667 millions de tonnes équivalent-pétrole (Mtep ou Mtoe en anglais, voir note en fin de billet). Elle n’était plus que de 1626 Mtep en 2015 après avoir atteint un pic en 2006 à 1840 Mtep.

La consommation brute d’énergie est un indicateur très précis de l’activité économique tous postes confondus. Force est de constater que l’économie de l’Union Européenne est en récession depuis la crise de 2007-2008 quoi qu’en disent toutes les autres statistiques reprises par les médias, les politiciens et les banquiers. La croissance économique de la zone euro ne repose donc que sur la croissance de la dette des Etats, des entreprises et des ménages grâce à la politique accommodante de la Banque Centrale Européenne.

Ce qui est moins rassurant pour les tenants du réchauffement climatique est que les importations de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) ont durant cette période 1990-2015 globalement augmenté depuis 2011 en particulier en Allemagne et au Royaume-Uni. En 1990 il fallait une Tep (tonne équivalent-pétrole) produite en Europe pour une Tep consommée, aujourd’hui les deux tiers sont importées. En d’autres termes la production pétrolière de la Mer du Nord a chuté et les extractions de charbon ont également diminué considérablement. L’Europe n’atteindra ses objectifs de réduction des émissions de CO2 fixés par la loi – si l’on peut dire les choses ainsi – et malgré cette réduction de la consommation d’énergie primaire, qu’avec une réduction encore plus sensible de la consommation d’énergie primaire. Il est donc clair que l’ensemble des pays européens n’auront plus d’autre choix que de s’enfoncer dans une récession violente, durable et dévastatrice sur le plan social avec un appauvrissement concomitant de l’ensemble de la population. L’objectif COP21 est en effet d’atteindre une consommation d’énergie primaire de 1483 Mtep en 2020, soit une consommation finale d’énergie de 1086 Mtep, dans trois ans !! Et ce ne sont pas les énergies renouvelables loin d’être fiables qui permettront d’atteindre cet objectif par trop ambitieux et totalement surréaliste.

Et pourtant tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles selon les médias !

Source : Eurostat

Note. Pour les puristes une Tep correspond à la production théorique de 11,6 MWh et équivaut énergétiquement parlant à 1,42 Tec (tonne équivalent-charbon, tce en anglais). Pour fixer les idées, les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim dont la fermeture (définitive ?) est politiquement programmée devraient – CHACUN – brûler a minima 78 tonnes de pétrole par heure, soit 680000 tonnes de pétrole chaque année pour produire la même quantité d’électricité dégageant dans l’atmosphère 1760000 tonnes de CO2 car il faudra bien produire de l’électricité d’une façon ou d’une autre et de manière fiable et constante pour remplacer la production électrique de ces deux réacteurs … Quant aux objectifs allemands de quitter totalement l’énergie nucléaire en 2022, difficile d’imaginer comment le pays arrivera à alimenter son industrie en électricité sinon en brûlant encore plus de charbon, de pétrole et de gaz.