Nouvelles du Japon : le nombre de typhons est stable depuis 1950

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Ce n’est pas parce que je suis en ce moment à Tokyo que je vais harasser les lecteurs bienveillants de mon blog avec des informations nippones chaque jour mais l’objet de ce billet est révélateur de l’ambiance quasiment mondiale relative à ce fameux réchauffement climatique qui ne cesse d’être battu en brêche presque quotidiennement. Je ne m’étendrai pas sur la supercherie du « 95 % de spécialistes du climat » mais sur les 95 % de journalistes qui ne prennent même pas la peine de vérifier les informations qui leur sont servies sur un plateau par d’obscurs organismes afin d’alimenter la propagande climatique. Il faut découvrir le courage méritoire de certains bloggeurs pour trouver des informations incontestables qui contredisent la pensée unique.

Le nombre de typhons frappant le Japon constitue un exemple magistral contredisant l’amalgame universel de la relation de cause à effet entre le réchauffement du climat d’origine humaine et les évènements météorogiques extrêmes. Depuis le début des années 1950 il n’y a pas eu d’augmentation significative du nombre de typhons au Japon (illustration). Et pourtant la grande presse insiste sur le fait que le réchauffement (tant attendu mais qui n’arrive toujours pas) doit en théorie provoquer une évaporation intense des océans, évaporation propice à la formation de cyclones, ouragans et autres typhons. Comme le dit Kirye très justement sur son blog : « Les médias devraient dire la vérité ! » ( https://twitter.com/KiryeNet ) mais c’est exactement le contraire auquel on assiste.

Les « experts » en climat doivent donc à l’évidence revoir leur copie et les politiciens modifier sinon abandonner leur course folle dans le domaine des énergies dites renouvelables pour selon eux sauver le climat, un secteur dont la validité économique est également remise en cause par de nombreux experts …

Source citée dans le texte

Nouvelles du Japon : la haute technologie c’est aussi pour hier …

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Le Japon fut l’inventeur du « fax » pour remplacer les télex et contrairement à ce que l’on aurait tendance à croire beaucoup de Japonais utilisent encore ce type de machine qui peut sembler maintenant désuète. Dans pratiquement toutes les maisons il y a toujours un combiné téléphone-fax. Plus extravagant et la remise au goût du jour des vieux téléphones à cadran à la suite d’une petite modification électronique interne pour les nostalgiques seulement …

L’illustration en est la preuve : mon petit-fils en communication avec le smartphone de sa mère. À propos de smartphone c’est aussi le Japon qui l’a inventé au début des années 2000 pas celui de Nokia avec un micro-clavier qui nécessitait des pattes de mouche pour pouvoir écrire un mot mais le « vrai smartphone » à écran tactile d’aujourd’hui. Je me souviens qu’il y a plus de 10 ans les clients des trains (je ne dis pas usagers je trouve ce terme utilisé en France sinon humiliant du moins inapproprié) et des métros à Tokyo utilisaient déjà leur téléphone cellulaire pour payer leur transports en commun. Les entreprises japonaises n’ont malheureusement pas compris la portée extraordinaire de leur invention et ont laissé la Corée et les USA en profiter …

Nouvelles du Japon : pas de pétrole mais des idées !

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Le Japon, leader mondial de l’électronique embarquée sur les véhicules automobiles, des batteries lithium-ion, des aimants permanents de forte puissance et accessoirement leader mondial des dérailleurs de bicyclettes, importe tout ce dont il a besoin pour son industrie car il n’y a ni charbon, ni pétrole ni minerais sur l’archipel. Mais les Japonais ont des idées et disposent d’une immense zone maritime (voir la carte ci-dessus) et ainsi de fonds marins susceptibles d’être exploités. Déja en 2012 les premières tentatives d’extraction du méthane à partir d’hydrates présents dans les fonds marins ont été un succès copié peu d’années après par la Chine (liens sur ce blog) mais le grand partenaire chinois, premier producteur de terres rares du monde pourrait mettre à mal les industries électronique et automobile japonaises ou de n’importe quel autre pays, en particulier les USA, en contingentant ses exportations de terres rares ainsi que d’yttrium. L’yttrium n’est pas une terre rare à proprement parler mais il est extrait des mêmes minerais et ce métal de transition est très recherché par les industriels de l’électronique puisqu’il est nécessaire pour la confection d’écrans de télévision et d’ordinateurs. Quant aux terres rares leurs multiples applications dans les hautes technologies les ont rendues indispensables pour d’immenses créneaux industriels.

Le Japon n’a pas de pétrole, peut-être qu’il disposera de méthane dans quelques années mais aussi et surtout dans quelques années aussi il pourra devenir, compte tenu des tensions commerciales sur le marché des terres rares, le leader mondial dans ce secteur. Et les ingénieurs, géologues et océanologues japonais, sous l’impulsion du Ministère de l’Industrie du Japon (MITI) ont constitué un véritable commando pour étudier la faisabilité de l’extraction des terres rares qui se déposent au fond de l’océan dans des boues constituées d’apatite (carbonate de calcium) produite par les squelettes du phytoplancton. Ce processus de lente sédimentation piège les terres rares et bien d’autres métaux et « il suffit » d’aller suçer ces boues de granulométrie très fine et de les remonter à la surface. L’équipe de scientifiques dirigée par le Docteur Yasuhiro Kato du Centre de Ressourches Sous-Marines à Kanagawa et des Université de Tokyo et de Waseda (Shinjuku, Tokyo) a donc exploré les potentialités de récupération de terres rares de ces sédiments des fonds marins autour de l’île de Minamitorishima à près de 2000 kilomètres au sud-est de Tokyo et les résultats de l’étude sont infiniment supérieurs aux attentes.

Des échantillons de boues ont été récupérés à l’aide d’un robot suçeur puis séparées selon leur granulométrie à l’aide d’un hydrocyclône et la teneur en divers métaux (les terres rares sont des métaux) analysée par spectrographie de masse. Les résultats ont immédiatement indiqué une richesse extraordinaire, entre 0,2 et 0,5 % en moyenne et jusqu’à 2 % en fonction de cette granulométrie de pratiquement toutes les terres rares et d’yttrium. Les moins abondantes comme d’ailleurs dans les gisements continentaux sont le praseodyme, le samarium ou encore le terbium. Mais rapportée au km2 la quantité de terres rares et d’yttrium récupérable est astronomique : dans la partie la plus prometteuse du fond marin exploré et se situant à une profondeur moyenne de 5500 mètres la totalité des oxydes de terres rares récupérables se situe aux alentour de 16 million de tonnes pour l’ensemble des métaux les plus abondants : yttrium, europium, terbium et dysprosium.

Cette abondance en terres rares permet d’envisager une exploitation de tels gisements de manière économique dans les prochaines années.

Pour se faire une idée de ce que représentent ces gisements sous-marins la quantité d’yttrium métal récupérable correspond à 780 années de consommation d’yttrium au rythme actuel, 620 ans pour l’europium, 420 ans pour le terbium et 730 ans pour le dysprosium et des dizaines d’années pour les autres éléments présents en minorité. En conclusion de cette étude, après résolution des problèmes techniques et une étude de faisabilité en « 1/4-grand » tant de l’extraction que de la séparation et la purification de ces éléments chimiques, le Japon pourrait jouer un rôle clé sur ce marché au détriment de celui de la Chine.

Source et illustration : doi 10.1038/s41598-018-23948-5 en accès libre

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/03/12/une-avancee-decisive-dans-lexploitation-de-lhydrate-de-methane/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/06/03/la-course-aux-hydrates-de-methane-est-engagee/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/03/22/depuis-le-japon-apres-le-methane-les-terres-rares/

Nouvelles du Japon : le doyen de l’humanité est dorénavant Japonais

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Après la mort en février dernier du plus vieil homme de la planète, l’Espagnol Francisco Nunez Olivera, à l’âge de 113 ans, le Guinness des records dont la lourde tâche est de mettre à jour les doyens de l’humanité a débusqué un Japonais de 112 ans au sud-est de l’île d’Hokkaido dans la petite ville de Ashoro (préfecture de Gifu), le dénommé Masazo Nonaka répondant aux critères très stricts du Livre des Records. Cet homme encore très alerte supervise le ryokan familial, sorte de petite auberge équipée de bains chauds d’origine volcanique où il ne dédaigne pas aller barbotter de temps en temps (illustration le volcan Meakan près d’Ashoro).

Le Japon comptait 68000 centenaires en 2017 et n’en est pas à son premier doyen de l’humanité puisque Masazo succède sur ce podium très particulier à ses compatriotes Jiroemon Kimura décédé en 2013 à l’âge de 116 ans et Sakari Momoi mort en 2015 à 112 ans. Il succède au prédécesseur de d’Olivera qui était également Japonais, Masamitsu Yoshida décédé en octobre 2016 à l’âge de 112 ans.

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Le Guinness recherche toujours la nouvelle doyenne de l’humanité après le décès en juillet 2017 de la Jamaïcaine Violet Brown à 117 ans. Le record de longévité, les deux sexes confondus, est toujours détenu par la Française Jeanne Calment décédée en 1997 à l’âge de 122 ans et 164 jours, Avis aux amateurs !

Source : BBC News, illustrations : AFP et Wikipedia

Nouvelles du Japon : les shokuhin sanpuru

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Au milieu des années 1930, Monsieur Takizo Iwasaki regardait les gouttes de cire tomber sur le tatami de sa salle de séjour et il eut une soudaine inspiration : fabriquer de la fausse nourriture avec de la cire. C’était pour lui sinon un défi du moins un jeu pour mystifier son épouse Suzu. Après des mois de tentatives il finit par confectionner dans le secret une fausse omelette en partie recouverte de sauce tomate également fausse. L’épouse de Takizo fut tellement surprise par le réalisme qu’elle encouragea son époux à persévérer. Cela se passait à Gujo Hachiman, un petit village perdu dans les montagnes à trois heures de route à l’ouest de Tokyo (illustration).

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Aujourd’hui cette petite ville s’enorgueillit d’être le berceau d’une industrie de la fausse nourriture – le shokuhin sanpuru – présentée en vitrine de nombreux restaurant et qui pèse pas moins de 90 millions de dollars par an ! Aujourd’hui tout est fabriqué avec de la matière plastique et ce ne sont plus seulement les devantures de restaurant qui en sont décorées mais les petits industriels de Gujo Hachiman produisent d’amusantes clés USB ou des objets variés pour coller sur la porte d’un réfrigérateur. L’impression 3D a été essayée mais la main des employés de ces petites entreprises est irremplaçable. Pour ces spécialistes le plus difficile est la reproduction aussi fidèle que possible d’un sushi qui donne vraiment envie d’entrer dans le restaurant :

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Cette industrie a pris son essor à la fin de la deuxième guerre mondiale car lire le japonais n’est pas facile et voir le plat que l’on désire s’offrir est un moyen beaucoup plus simple que de tenter d’aider un consommateur étranger à choisir son menu.

Source partielle : The Guardian. Illustrations : une rue de Gujo Hachiman prise depuis le temple Cho Kyo Ji, l’omelette prototype de Takizo Iwasaki, devanture d’un restaurant à Tokyo, Suginami-ku (source privée).

Nouvelles du Japon : une histoire de bananes

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Après les avocats sans noyaux voilà maintenant les bananes avec une peau comestible : la banane Mongee, mot japonais qui se traduit par « Incroyable ». D’abord pour pouvoir manger leur peau ces bananes sont produites sans pesticides dans une ferme située dans le sud de l’île japonaise principale de Honshu. L’un des collaborateurs de cette ferme (D&T Farm) s’est amusé à soumettre les bananes à divers traitements physiques pour rendre la peau comestible et il a trouvé après de nombreuses tentatives qu’en refroidissant le fruit lentement jusqu’à la température de moins 60 °C, à peu près celle de la neige carbonique, puis en laissant décongeler lentement la peau s’amincit et elle peut être ingérée sans encombre.

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Il faut tout de même attendre que cette peau se recouvre de petites taches brunes ce qui signifie alors qu’elle est « à point ». Il paraît selon des dégustateurs que le fruit a acquis un goût d’ananas. Mais pour s’offrir un tel délice il faudra tout de même débourser entre 5 et 10 euros par banane …

Source et illustrations : D&T Farm ( https://www.dt-farm.com/media )

Nouvelles du Japon : des opportunités d’investissement

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C’est l’institut international de management et de développement (IMD, Lausanne, Suisse et Singapour) qui l’affirme : il est opportun d’investir au Japon. Le Professeur Dominique Turpin fait l’analyse suivante parue dans le bulletin mensuel de l’IMD et dont voici une traduction par mes soins. Illustration Tokyo, Shinjuku et le Mont Fuji en arrière plan. Source IMD ( https://www.imd.org/publications/articles/time-to-invest-in-japan )

Plusieurs facteurs convergent pour créer un environnement économique au pays du Soleil Levant

La confiance en l’économie s’est récemment accrue parmi les compagnies japonaises ainsi que chez les consommateurs. Le plus récent ‘Tankan », en d’autres termes la dernière enquête auprès des entreprises réalisée par la Banque du Japon en décembre 2017, a révélé un niveau de confiance des corporations japonaises le plus élevé depuis août 1991. Selon l’enquête annuelle, réalisée pour les services du Premier Ministre au cours de l’années 2017, 73,8 % des Japonais étaient globalement satisfaits de leurs standard de vie quotidienne, le plus fort pourcentage depuis que cette enquête a été mise en place il y a plus de 50 ans. Merrill Lynch indique en outre que le produit intérieur brut réel du Japon a augmenté de 1,8 % en 2017 et qu’il est prévu d’augmenter de 1,7 % en 2018. C’est une hausse modeste si on la compare à celle d’autres pays de la région, cependant ce sera avec 2018 inclus la plus longue période d’amélioration économique depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Cinq raisons clé pour l’optimisme et la confiance.

1. Durant les 18 derniers mois le Japon a vécu sa plus longue période de croissance depuis 1945. Même si on ne peut pas prédire l’avenir en examinant le passé la bonne humeur générale favorise une spirale d’optimisme mesuré auprès des entrepreneurs confirmée par les récentes enquêtes mentionnées ci-dessus.

2. Les compagnies japonaises disposent toutes d’importantes réserves de trésorerie et ont été encouragées par le gouvernement à relever les salaires et à investir afin d’assurer l’augmentation de leurs capacités de production et d’améliorer leur productivité. Etant donné la faiblesse criante de main-d’oeuvre domestique une augmentation des salaires est prévisible durant le printemps prochain, ce qui encouragera les consommateurs japonais à augmenter leurs dépenses et ce qui permettra d’atteindre une inflation de 2 % par an, l’objectif du gouvernement. L’administration Abe a annoncé que si les grandes corporations augmentent les salaires de 3 % et investissent jusqu’à 90 % de leurs coûts de dépréciation ils pourront bénéficier d’une déduction de 20 % des taxes générées par l’augmentation des salaires.

3. L’année dernière l’environnement économique global a été très favorable aux compagnies japonaises. Les autres économies asiatiques sont attendues pour faire aussi bien en 2018 et l’environnement économique chinois s’améliore. la probabilité d’une récession chinoise majeure s’évanouit dans la mesure où les analystes économiques japonais prévoient un ralentissement progressif de leur puissant voisin plutôt qu’un atterrissage brutal..

4. Le Premier Ministre Abe ne sera pas confronté à de nouvelles élections générales avant 2021 et il est pressenti pour être le Premier Ministre le plus longtemps en exercice depuis l’année 1945 favorisant ainsi une stabilité politique favorable pour le pays. Confronté à une opposition affaiblie, Abe dispose de toute la liberté pour continuer ses réformes politiques et économiques. Depuis qu’il a accédé au pouvoir en décembre 2012, le yen s’est replié de 20 % par rapport aux autres principales devises. Dans le même temps l’indice Nikkei a doublé, deux facteurs qui ont grandement amélioré la compétitivité des entreprises japonaises.

5. Finalement, le secteur de la construction, en particulier dans l’hôtellerie et les infrastructures va continuer en 2018 en prévision des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

Les grands défis futurs pour le Japon en trois points.

1. La grande majorité des problèmes internes au Japon réside dans le vieillissement de la population, un taux de natalité faible et des ressources humaines qui s’effondrent. Ces trois paramètres constituent un casse-tête pour la compétitivité du Japon sur le long terme. Dans le même temps certains économistes avec des chefs d’entreprise considèrent qu’il s’agit de vastes opportunités tant pour les entreprises nippones qu’étrangères dans les domaines de la santé et de la robotique, pour ne donner que deux exemples.

2. La définition d’un nouveau modèle industriel et le développement d’une approche globale autant par l’exécutif que les grands groupes industriels seront déterminants pour que l’économie japonaise devienne effectivement compétitive à l’échelle globale. Avec une croissance limitée du marché domestique les firmes japonaises n’ont pas d’autre choix que d’accroitre leur compétitivité sur les marchés étrangers. Jusqu’à récemment les entreprises nippones étaient globalement très compétitives dans des secteurs manufacturiers clé comme l’automobile, l’électronique ou encore les machines-outil. Cependant ces secteurs industriels sont en cours d’évolution, par de nouveaux acteurs comme par exemple Tesla, ou diminuent en croissance comme l’électronique grand-public. Et si l’on s’intéresse à des secteurs comme l’hôtellerie, l’assurance ou les logiciels peu d’entreprises industrielles japonaises sont réellement globalisées.

3. Dans le domaine de la politique étrangère la menace nord-coréenne reste une préoccupation majeure. Kim Jong-Un a récemment déclaré qu’il était prêt à « faire plonger le Japon au fond de la mer », ce qui reste un sujet de préoccupation majeure pour le public japonais. Dans le même temps cette menace nord-coréenne encourage l’agenda de Abe consistant à revisiter la constitution japonaise et à renforcer le secteur militaire du pays.

Un temps pour investir

Etant donné cet environnement japonais, le temps est venu pour les étrangers d’investir au Japon. À court terme le marché boursier devrait continuer à performer. le Nikkei vient d’atteindre son plus-haut depuis 26 ans et les analystes prévoient encore une progression. À l’ouverture après le Nouvel an le Nikkei affichait 23952 points (21720 le vendredi 16 février 2018). Après une longue période d’hésitations de nombreuses corporations approchent des réformes structurelles. Par exemple Sony entreprend une restructuration majeure en s’orientant résolument vers la détection et l’analyse d’images et les plateformes de jeux. Les prévisions de profit opérationnel de la société atteignent une augmentation de 25 % sur un an ce qui sera supérieur au record de 1998.

Sur les moyen et long termes, le Japon offre de formidables opportunités pour les entreprises étrangères. Le vieillissement de la population peut ouvrir des marchés considérables pour les sociétés spécialisées dans la santé et l’assistance à la personne et c’est le cas aussi pour la robotique. Le domaine offrant les plus belles opportunités est incontestablement le développement de logiciels. Si on prend le cas de l’industrie automobile le modèle de fabrication « à l’ancienne » d’une voiture repose sur l’acier et l’ingénierie et fit la fortune de compagnies comme Toyota. Cependant avec l’avènement de la voiture autonome le véhicule automobile deviendra de plus en plus dépendant d’une multitude de logiciels et cette industrie n’est pas la spécialité du Japon. Malgré une tentative de répliquer les modèles de Google, Amazon et Apple, peu d’entreprises japonaises ont réussi à prendre des parts de marché au niveau local comme au niveau international à ces trois géants américains.

Pour conclure l’évolution digitale redistribue les cartes parmi les acteurs internationaux et peut donner un nouvel élan à la troisième économie mondiale. Dans le même temps les firmes nippones se réinventent pour combler les fossés de compétitivité dont elles souffrent. Et tous ces éléments se conjuguent pour offrir les plus importantes opportunités d’investissement étranger en Japon depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.