Nouvelles du Japon : l’arrêt de toutes les centrales nucléaires japonaises a fait « plus de mal que de bien » …

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À la suite du grand tsunami du 11 mars 2011 qui provoqua l’accident nucléaire de Fukushima-Daiichi l’accroissement du prix de l’électricité et l’augmentation de l’utilisation de combustibles carbonés fossiles a provoqué plus de morts que celles provoquées auprès de personnes fragiles par l’évacuation des zones proches de la centrale nucléaire selon une récente étude. Il n’y eut aucune mort directe due à l’accident lui-même mais la décision d’arrêter toutes les centrales nucléaires a provoqué à une perte en vies humaines inattendue.

Il s’agit encore une fois de l’application à la lettre du fameux (et fumeux) principe de précaution qui précipita l’arrêt des centrales nucléaires japonaises ordonné par le MITI, selon l’Institut allemand IZA d’économie du travail. Avant le grand tsunami l’énergie nucléaire japonaise produisait 30 % de l’énergie électrique mais en moins de 15 mois toutes les unités ont été mises à l’arrêt pour mise en conformité – selon ce fameux principe de précaution – afin d’éviter un nouveau désastre provoqué par un autre tsunami géant, le cinquième du genre connu dans le monde depuis 1500 ans c’est-à-dire aussi loin que les chroniques et écrits aient pu remonter. Depuis 2015 neuf réacteurs ont été raccordés au réseau et 17 autres sont en attente de nouveau fonctionnement après approbation par les autorités nationales et locales.

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Cet arrêt brutal de la production électrique d’origine nucléaire a eu pour effet presque immédiat une augmentation considérable du prix de l’électricité variant selon les région. Plus ces régions étaient « nucléarisées » plus l’augmentation a été substantielle. Dans certaines régions comme celle de Tokyo cette augmentation a atteint plus de 38 % et elle a entrainé une chute de la consommation en particulier quand la demande pour satisfaire le chauffage domestique était élevée, c’est-à-dire durant les mois d’hiver.

Etant donné le rôle du contrôle de la température au cours des mois d’hiver dans les logements cette baisse de la consommation d’électricité a provoqué un accroissement de la mortalité. L’étude de l’Institut IZA montre que cet accroissement de la mortalité a largement dépassé celui occasionné par le déplacement des personnes âgées lors de l’évacuation des zones contaminées (en vertu de l’application stricte du principe de précaution), par conséquent l’arrêt de tous les réacteurs nucléaires a fait beaucoup plus de mal que de bien.

Selon l’étude la conséquence a été une augmentation du nombre de décès de 1280 personnes sur la période 2011-2014, beaucoup plus que les 1232 morts déplorés à la suite de l’évacuation des zones contaminées après l’accident. Cette étude ne s’est intéressée qu’aux 21 plus grandes agglomérations représentant 28 % de la population totale du Japon, l’impact de l’arrêt de tous les réacteurs nucléaires est probablement beaucoup plus élevé.Le remplacement des centrales nucléaires par des centrales utilisant des combustibles fossiles a aussi eu un impact sur la santé des population en raison de la dégradation de la qualité de l’air dans l’environnement immédiat de ces installations et l’effet global de ce « retour » précipité vers les combustibles fossiles n’est pas encore très bien connu mais ne doit pas être sous-estimé. Les résultats de l’étude IZA coïncident avec celles conduites par les experts japonais de la santé qui ont souligné le stress de certaines évacuation inutiles en particulier chez les personnes âgées qui ont représenté l’essentiel des 1232 morts déplorés.

Selon le Professeur Geraldine Thomas, enseignant la pathologie moléculaire à l’Imperial College à Londres, l’ordre d’évacuation des habitants des zones peu ou faiblement contaminées autour de la centrale nucléaire endommagée a été disproportionnée et en tous les cas mal organisée. Si les doses de radioactivité sur le site ont été élevées il n’en a pas été de même sur tout le territoire évacué à la hâte, doses qui ont été largement surévaluées. Plus tôt cette année 2019, Michael Shellenberger, président de l’organisation Environmental Progress a déclaré que cette évacuation avait été faite de manière irraisonnée dans un moment de panique et qu’elle avait provoqué la mort d’au moins 2000 personnes (statistique non officielle), panique alimentée par la peur de radiations quasiment inexistantes. Toujours est-il que le Comité onusien en charge des effets des radiations n’a pas été capable de comptabiliser le moindre décès directement provoqué par les radiations.

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En tant qu’outil de régulation, le principe de précaution qui stipule qu’une quelconque activité ne peut être poursuivie si des doutes de dommages possibles ne sont pas complètement levés a été maintes fois mal appliqué et l’Institut IZA en est arrivé à se poser la question de savoir pourquoi les autorités japonaises (mais aussi la population et diverses association non-gouvernementales) invoquent encore ce principe de précaution compte tenu de l’évidence des résultats de son étude. L’une des explications possibles est qu’un évènement marquant et inattendu, comme un accident nucléaire, affecte la perception raisonnée du risque, perception qui est alors fortement teinté d’émotion instinctive plutôt que de rationalité et d’argumentation scientifique.

Les décès provoqués par l’augmentation des tarifs de l’énergie électrique sont largement passés inaperçus. Bien qu’une relation directe de cause à effet ne puisse pas être clairement établie il a néanmoins été possible d’estimer l’impact de cette augmentation des tarifs à une modification du comportement des populations. Le principe de précaution monte en épingle, bien trop souvent, les évènements marquants comme l’accident de Fukushima-Daiichi, sans aucune rationalité, et n’a pas pour but de proposer des scénarios alternatifs. Ce principe contribue donc à des prises de décision gouvernementales totalement inadaptées et inefficaces. Selon la fondation IZA c’est l’un des grands défauts de ce principe de précaution.

Source et illustrations : ftp.iza.org/dp12687.pdf

Nouvelles de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi

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Le gouvernement japonais a décidé de démanteler la totalité du site électro-nucléaire de Daiichi dans la Préfecture de Fukushima. Outre les deux réacteurs endommagés par le grand tsunami du 11 mars 2011 et dont le combustible a partiellement fondu au fond du réacteur, il y a 5 autres réacteurs à démanteler. Ce chantier colossal durera probablement une quarantaine d’années et la société TEPCO (Tokyo Electric Power Co) a fait appel à Orano dans le cadre d’une coopération qui sera positive pour les deux entreprises. Orano aura pour mission primaire d’évacuer tout le combustible des tranches non endommagées et de le retraiter sur le site français de La Hague. Il existe déjà des accords à ce sujet entre la France et le Japon puisque l’ancêtre d’Orano, la société Areva, est présent au Japon depuis 50 ans. Puis il s’agira du démantèlement proprement dit des installations.

Bien que ces réacteurs soient de type eau-bouillante contrairement au parc nucléaire français le démantèlement fait appel aux mêmes technologies largement robotisées et cette collaboration sera fructueuse pour les deux parties. L’expertise en robotique du Japon sera, on s’en doute, très bénéfique pour Orano qui n’a pas encore abordé un quelconque démantèlement sur le sol français en dehors de Chooz 1 (cf. infra). Néanmoins Orano a aussi développé de son côté toute une série de robots utilisés pour les opérations de maintenance des installations françaises. De plus la politique totalement surréaliste du gouvernement français consistant, dans le cadre de la fameuse « transition énergétique », à décommissionner tous les « vieux » réacteurs nucléaires, c’est-à-dire toutes les tranches 900 MWe, obligera Orano a acquérir un savoir-faire dans ce domaine du démantèlement qu’il ne connaît pas ou peu et le Japon est une excellente opportunité pour se faire la main en vraie grandeur, si on peut dire les choses ainsi.

Mes lecteurs pourront se poser quelques questions au sujet des réacteurs graphite-gaz qui ne sont toujours pas démantelés sur les sites de Chinon, Bugey et Saint-Laurent ainsi que celui de Brennilis (eau lourde-uranium naturel) qui a fait l’objet d’une véritable saga de la part des écologistes, ayant pris cette installation pour cible afin de dénoncer l’incurie du gouvernement en ce qui concerne l’industrie nucléaire française. La centrale de Chooz 1 est une exception car c’est le seul PWR souterrain dans le monde. On y accède par un tunnel et l’ensemble de l’installation se trouve dans une série de salles aménagées à cet effet. Ironiquement l’administration Macron continue à se plier aux diktats des écologistes en décidant de ruiner l’approvisionnement en électricité de la France, l’un de ses rares atouts industriels et économiques encore opérationnel de ce pays. Par effet direct la fermeture de ces équipements conduira fatalement à la mise à genoux de l’ensemble de l’économie française mais aussi des conditions de vie quotidienne précaires pour toute la population. Pour un ancien banquier qu’a été Macron il y a de réelles questions existentielles à se poser. Quant aux réacteurs graphite-gaz il faut attendre encore une cinquantaine d’années avant d’intervenir sur le graphite lui-même. Contrairement à ce qui est affirmé dans la presse bien-pensante les opérations de démantèlement ne sont pas créatrices d’emplois car quelques personnes seulement travaillent sur les sites lors de ces interventions de très longue durée.

Source et illustration : World Nuclear News

L’Allemagne et le Japon font la course pour savoir qui dénucléarisera son pays le premier.

Ce titre serait complet si on ajoutait aussi la France dont les décideurs ont arrêté leur agenda : fermer la centrale de Fessenheim et 18 autres « vieux » réacteurs pour les remplacer par des moulins à vent.

Le gouvernement japonais a récemment annoncé que les 7 autres réacteurs nucléaires du site de Daiichi (Préfecture de Fukushima) touché par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 ne seraient jamais remis en exploitation. Cette décision ramènera le nombre total de réacteurs nucléaires à 33 contre 54 en 2011 dont seulement 7 sont actuellement en fonctionnement et raccordés au réseau et 2 autres en cours de démarrage. Contrairement aux idées reçues ce n’est pas une bonne nouvelle car depuis le tsunami de 2011, qui a coûté la vie à 18000 civils, l’opinion populaire confond cet évènement avec « la crise nucléaire » au Japon. La peur du nucléaire a ensuite envahi les esprits dans le monde entier entrainant une attaque de cette forme d’énergie non carbonée d’une telle ampleur que jamais un quelconque mouvement écologiste anti-nucléaire comme Greenpeace aurait pu organiser à cette échelle planétaire.

Le Japon est devenu la troisième économie mondiale en raison de son engagement en faveur du progrès scientifique et technologique et de son adoption précoce de l’énergie nucléaire mais a perdu depuis 2011 une grande partie de son auto-suffisance énergétique alors que plus de 25 % de son électricité provenait du nucléaire. La part du nucléaire est tombée aujourd’hui à 3 %. Depuis cet abandon du nucléaire en grande partie en raison de la réticence des populations le Japon a été contraint d’augmenter massivement ses importations de pétrole, de gaz naturel et de charbon en important 9 millions de barils par jour (équivalent pétrole) et en construisant à la hâte 45 nouvelles centrales électriques au charbon. Cette dépendance a non seulement été soumise aux marchés spéculatifs mais également à la stabilité incertaine de la production pétrolière au Moyen-Orient.

En raison de l’hystérie provoquée par l’accident de Fukushima l’Allemagne n’a pas tardé à suivre la vague de peur et a déclaré que sa sortie complète du nucléaire d’ici 2022 l’amènerait à augmenter considérablement ses importations de combustibles fossiles en provenance de Russie et des USA mais également des Pays-Bas et également, ironiquement, l’importation d’électricité depuis la France dont la production électrique provient à plus de 70 % de l’énergie nucléaire. En 2022 l’Allemagne aura perdu 11 % de sa capacité de production d’électricité, soit 22 GW.

Le fait est qu’à ce jour pas un seul décès n’a été imputé aux radiations. Une fusion des coeurs de deux réacteurs a été provoquée par le non respect de normes de sécurité par la société TEPCO qui n’a pas installé les groupes électrogènes à l’abri d’un éventuel tsunami alors que ces derniers auraient pu alimenter les pompes primaires de refroidissement afin d’éviter ce désastre une fois que l’alimentation électrique a immédiatement été perdue après le tsunami. Quant au nombre de morts attribués à tort à la catastrophe nucléaire elle-même, ils sont à déplorer auprès des « réfugiés nucléaires », c’est-à-dire les 160000 personnes déplacées des zones contaminées par les explosions (feux d’hydrogène avec émissions de matières radioactives). Certaines villes et villages sont encore abandonnés en raison des niveaux de radiations essentiellement provoquées par les retombées de césium-137, émetteur gamma de demi-vie égale à 30 ans. Cependant, après des tests approfondis de grande envergure, l’OMS a découvert que les niveaux de radiation dans les agglomérations des personnes évacuées étaient indétectables, ce qui, pourtant, n’a pas vraiment contribué à inverser les craintes profondément ancrées au sein de la société japonaise.

Les effets positifs des rayonnements de faible dose.

Pour établir une comparaison tous les essais nucléaires aériens menés au cours des années 1950-1960 ont déversé dans l’atmosphère et les océans plus de 100 fois plus de déchets radioactifs que ceux rejetés par l’accident de Fukushima-Daiichi. Dans l’Etat de l’Utah les radiations au cours des années 1950 étaient bien bien plus de 100 fois supérieures au pires moments de la catastrophe japonaise en raison des tests nucléaires. Pourtant cet Etat américain connaît le taux de cancers le plus bas de tous les Etats américains depuis plus de 60 ans. Il convient également de noter que les scientifiques qui ont étudié les survivants des bombardements de Hiroshima et de Nagasaki ont été surpris de découvrir parmi ces survivants une durée de vie anormalement longue et des taux de cancers faibles.

Aujourd’hui, quant à la radioactivité décelée dans les poissons dont le thon et les fruits de mer japonais, les niveaux de radiation sont bien en dessous des limites de 1200 Becquerels fixés par la FDA américaine, inférieurs dans tous les cas à la radioactivité contenue dans une banane ou celle qu’un voyageur subit dans un avion. Croyez-le ou non mais une banane, riche en potassium, est radioactive et émet des rayonnements beta-moins et gamma et pourtant la banane est considérée comme excellente pour la santé (cf. les billets des 11 et 24 août 2013 sur ce blog). Ce rayonnement radioactif est considéré comme un « rayonnement de faible dose » que l’on retrouve dans toutes les formes de vie sur la Terre.

L’erreur de la décarbonisation.

Pour ceux qui, comme en Allemagne, au Japon mais aussi en France célèbrent que la sortie du nucléaire offre une opportunité unique d’adopter les énergies solaire et éolienne, une triste claque s’est produite. La réalité est que les coûts de l’énergie ont non seulement augmenté en flèche (et vont continuer à augmenter) partout où des sources d’énergie « verte » ont été installées mais les déchets toxiques … et radioactifs ! générés par la production de cellules photovoltaïques et d’éoliennes dépassent de loin toutes les productions du réacteur nucléaire le plus sale. En 2017 le Ministère japonais de l’environnement a averti qu’en 2040 le Japon accumulerait plus de 800000 tonnes de déchets de panneaux solaires sans qu’il y ait une solution pour les éliminer. Les panneaux solaires ont une espérance de vie de 25 ans après quoi leur élimination devient presque impossible car ils contiennent des métaux lourds toxiques ou cancérigènes comme le cadmium, les mêmes que ceux trouvés dans les ordinateurs et les téléphones portables.

En réfutant la définition même de l’ « énergie renouvelable » les éoliennes, aussi hautes qu’un Boeing 747 est long, sont incapables de produire de l’électricité avec une densité d’énergie suffisante pour fondre et laminer de l’acier, ce matériau nécessaire à la fabrication du mât de l’éolienne. C’est la raison pour laquelle le célèbre programme allemand de réduction des émissions de carbone a abouti en moins de dix ans à un échec total : pas de réduction des émissions de carbone, flambée des prix de l’électricité et destruction massive des écosystèmes. Le groupe de réflexion Frontier Center a récemment commenté la débâcle énergétique allemande en ces termes :

« La construction des fermes solaires et éoliennes a déjà dévasté massivement les biotopes, les terres agricoles, les forêts anciennes et les villages historiques de l’Allemagne. Aujourd’hui le nord de l’Allemagne ressemble à un énorme parc éolien et si vous multipliez par 10 ou 15 la capacité éolienne actuelle un éolienne de 200 mètres de haut devra être installée tous les 1,5 kilomètres partout, dans tout le pays, dans les villes, sur les terres, les montagnes et dans l’eau« .

La radioactivité est naturelle !

L’idée que les radiations sont mortelles a été répandue par un lobby malthusien qui a promu la notion absurde que toutes les doses de radioactivité sont mortelles selon la théorie du modèle linéaire sans seuil (LNT, Linear No-Threshold model) adopté comme standard en médecine en 1959. Cette hypothèse stipule sans apporter de preuves que si une forte dose de radiations vous tue 100 % du temps, une fraction de cette dose vous tuera une fraction du temps … ce qui revient à affirmer selon ce modèle que si vous buvez 100 litres d’eau cela vous tuera 100 % du temps – ce qui est exact – et que boire un litre d’eau vous tuera 1 % du temps ! Nicolas Fisher, expert nucléaire à la Stony Brook University de New-York, a réagi à cette peur infondée en rappelant à ses lecteurs que  » nous vivons sur une planète radioactive dans un univers radioactif. Toute la vie depuis son apparition sur Terre a évolué en présence de radioactivité naturelle « . Sans ce rayonnement naturel émis par les étoiles, les supernova, le sol de la Terre, et les rayons cosmiques …, nos fonctions cellulaires s’effondreraient et nous tomberions malades. Ce n’est pas une affirmation à la légère : elle a été démontrée en isolant des rats de toute radiation ambiante y compris celle présente dans leur nourriture. Ils sont devenus malades. Depuis des générations des personnes souffrant d’arthrite et même de cancers se soumettent à des bains dans des eaux minérales radioactives comme en Ukraine ou en séjournant sur les plages de sable noir radioactif au nord-est du Brésil. Ceci prouve bien que les radiations à faible dose sont bénéfiques pour la vie. Une étude réalisée en 2010 concernant 250000 travailleurs du secteur du nucléaire a montré que le taux de mortalité par cancer était significativement inférieur à celui de groupes témoins.

La peur de la radioactivité

La peur des radiations et par conséquent de l’énergie nucléaire est une fraude mise en avant par un lobby malthusien qui a pour objectif de démanteler les Etats-nations souverains en contraignant ses victimes à détruire le propre fondement de leur existence. Il s’agit de la concrétisation de la politique de la Commission Trilatérale annoncée par le Président de la réserve fédérale américaine, Paul Volker, qui, reprenant les principes du Club de Rome, préconisait une « désintégration contrôlée » de la civilisation industrielle dès 1978. Maurice Strong a appliqué ce programme pour démanteler l’industrie électro-nucléaire canadienne dans les années 1990 tout en prêchant l’effondrement de la civilisation industrielle. C’est cette politique qui est coeur du « Green New Deal » répandue par les banquiers londoniens dont en tête Mark Carney (d’origine canadienne) appuyés par le Prince Charles, Président honoraire de Greenpeace. Cette politique porte un autre nom : la dépopulation. C’est ce programe qu’ont rejeté la Russie et la Chine avec la mise en place de l’initiative « Belt and Road ». La Chine a d’ors et déjà planifié le triplement de son parc nucléaire d’ici 2032 pour alimenter son vaste programme de croissance. L’ambitieux programme nucléaire russe fait écho aux récentes déclaration du Président Poutine contestant l’ordre libéral malthusien occidental. Toute nation engagée dans un programme de développement, à élever le niveau de vie de ses citoyens et à promouvoir la productivité et la richesse de son peuple ne peut tolérer, ne serait-ce qu’une minute, ni un plan de décarbonisation de son économie ni un plan de dénucléarisation de celle-ci.

Note. La « Commission Trilatérale » fut créée en 1973 par son premier président David Rockfeller III. Elle accueillit très vite comme conseiller Zbigniew Brzezinski. Un grand nombre des membres de la Trilatérale étaient également membres du Club de Bilderberg. Si le Japon fit aussi partie de la Trilatérale c’est parce que cet organisme s’inspira du « modèle japonais » d’après-guerre qui réussit à passer d’un système encore semi-féodal à une économie scientifico-indutrielle très avancée en quelques années. Maurice Strong, industriel d’origine canadienne, fut l’initiateur de la mise en place de l’IPCC avec l’appui de la Trilatérale et de la Fondation Rockfeller. Si vous voulez tout savoir sur Maurice Strong voici un lien décoiffant : https://www.alterinfo.net/Mort-de-Maurice-Strong-l-escroc-du-rechauffement-climatique-anthropique_a119354.html

Traduction d’un article de Matthew Ehret paru sur le site Strategic Culture (strategic-culture.org). Pas de billet dimanche 6 octobre

Brève. La France compte 13,7 millions de centenaires !

Ce n’est pas une fake-news. C’est tellement le bordel (excusez mon expression) dans l’administration française qu’il y a en France 110 millions d’habitants, presque autant que le Japon (124 millions) dont 13,7 millions de centenaires, le Japon n’en compte qu’environ 70000, ce pays est donc largement battu dans ce domaine. Donc, le style de vie des Français est nettement plus favorable pour devenir centenaire. Le camembert ci-dessous (source IFRAP) comporte quelques erreurs mais on peut se poser quelques questions sur le fonctionnement de la France toute entière puisque tout dépend de son administration :

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Nouvelles du Japon : les daims de Nara en péril à cause des touristes !

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La ville de Nara se trouve au sud de Kyoto et non loin d’Osaka. C’est un haut lieu touristique tant pour les Japonais que pour les étrangers avec une multitude de temples et de sanctuaires, certains datant de l’ère Nara c’est-à-dire du VIIIe siècle. Mais rassurez-vous ils été reconstruits à l’identique de nombreuses fois au cours des siècles car des temples en bois plus vieux que la charpente de Notre-Dame de Paris, c’est tout simplement impossible. L’une des attractions de Nara ce sont aussi les daims qui divaguent en liberté dans certains endroits de la ville. Or il y a eu ces derniers mois une hécatombe parmi ces daims, 8 d’entre eux ont été retrouvés morts dans les parcs. Les autorités locales ont ordonné des autopsies craignant que les daims soient porteurs de microorganismes transmissibles à l’homme comme c’est le cas pour les écureuils gris du parc de Yosemite en Californie qui transmettent la peste bubonique. À leur grande surprise tous les daims morts avaient l’estomac rempli de déchets en matière plastique.

Je n’ai jamais observé un Japonais laisser tomber à terre délibérément un quelconque morceau de plastique, sac ou bouteille alors qu’il m’arrive lorsque je séjourne au Japon il m’arrive très souvent de me promener dans les parcs ou les montagnes. Les Japonais prennent systématiquement la peine soit de disposer de déchets dans des bennes prévues à cet effet dans les lieux publics, soit de ramener chez eux les dits déchets s’ils n’ont pas pu les disposer dans des bennes de tri comme il en existe dans la majorité des parcs ouverts au public. La seule explication que l’on puisse trouver est la négligence et le manque de respect des touristes. Il y a eu en effet plus de 2 millions de touristes à Nara en 2018. Les passants peuvent nourrir les daims s’ils le désirent mais uniquement avec des senbés en vente dans les échoppes à cet effet. Pour ceux qui ne connaissent pas le Japon les senbés sont des petites galettes croustillantes préparées avec de la farine de riz.

Source : Kyodo

Nouvelles du Japon : le peuplement du sud de l’archipel des Ryukyu

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Il y a 20000 ans une grande partie du nord de l’hémisphère nord était recouvert de glaciers. Ces glaces avaient recouvert près de la moitié des Îles Britanniques d’un côté du continent eurasien et une partie du nord du Japon qui était raccordé à l’extrême est de la Sibérie par des « ponts » de terre ferme. Des peuplades ont pu se rendre du continent vers l’île d’Hokkaido à pied sec à la faveur d’un épisode de climat relativement tempéré bien qu’au beau milieu de cette dernière grande glaciation, le niveau de la mer, plus bas qu’aujourd’hui de 130 mètres, ait autorisé cette traversée à pied. Cette migration date de 15000 à 18000 ans avant l’ère présente selon les datations qui ont pu être réalisées sur l’île d’Hokkaido.

Mais à la faveur de travaux effectués en 2007 sur l’île d’Ishigaki au sud d’Okinawa pour créer un nouvel aéroport des restes humains ainsi que des os d’animaux furent découverts dans une grotte située dans une couche de calcaire corallien. Leur datation avec la technique du Carbone-14 permit de situer leur présence entre 30000 et 20000 ans, donc bien avant l’arrivée des chasseurs-cueilleurs dans ce que serait par la suite l’île d’Hokkaido après la période de glaciation avec la remontée du niveau des océans séparant l’île de Sakhalin d’Hokkaido.

L’archipel japonais fut donc occupé entre 25-30000 ans par le sud et 15-18000 ans avant l’ère présente par le nord. De plus les recherches archéologiques ont été compliquées par le fait que vers 20000 ans avant l’ère présente deux gigantesques éruptions volcaniques, l’une dans le Kanto (région de Tokyo) dans le massif des montagnes Tanzawa et l’autre au sud de l’île de Kyushu dont il reste l’immense caldera de Aira. La presque totalité de l’archipel fut recouverte d’une épaisse couche de cendres parfois de plusieurs mètres d’épaisseur.

Sur le plan génétique près de 30 % de la population contemporaine du Japon dérive soit des Aïnous, descendants des peuples venus de Sibérie par Shakalin, soit dans une très modeste proportion des descendants des peuplades indigènes des îles Ryukyu encore appelés Uchinaanchu (Okinawa jin). Les migrations à partir de la péninsule coréenne sont toutes très postérieures à ces premiers peuplements et datent de l’ère dite Jomon.

Cependant aucune preuve n’a jamais pu être apportée pour déterminer la provenance des peuplade établies dans ces îles méridionales du district d’Okinawa. La seule hypothèse est que ces peuples venaient de l’île de Taiwan.

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L’île la plus à l’ouest de l’archipel des Ryukyu est Yonaguni jima. Elle peut être aperçue par temps clair du sommet des montagnes du nord de Taiwan mais est invisible depuis le bord de mer. Effectuer une traversée en ligne directe depuis Taiwan vers Yonaguni est impossible en raison du très fort courant appelé Kuroshio qui longe la côte est de Taiwan dont la direction est sud-nord. Une embarcation légère serait immédiatement déportée en direction de la péninsule coréenne. L’archéologue Yousuke Kaifu du Musée national de la nature de Tokyo a donc décidé d’appareiller depuis le sud de Taiwan, de maintenir en ramant un cap plein est et de se laisser porter par le courant, ce qui correspondra donc au même chemin que le plus court existant entre Taiwan et Yonaguni sur une carte, environ 70 kilomètres.

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La pirogue d’une longueur de 7 mètres a été creusée à l’aide d’outils en pierre à partir du tronc d’un arbre de un mètre de diamètre et l’archéologue effectuera cette traversée avec quatre coéquipiers dont un Maorais connaissant la navigation avec les étoiles sans sextant ni règle de Cras car aucun instrument moderne ne sera embarqué à bord de la pirogue.

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Cette expédition pourra donc lever deux énigmes (si elle réussit, on peut l’espérer) : 1. démontrer que le peuplement des Ryukyu provenait de Taiwan et 2. comment ces hommes du néolithique ont pu par la suite occuper tout l’archipel qui s’étend sur une distance de 1200 kilomètres de Taiwan à l’île de Kyushu. Bon vent !

Source : sciencemag.org

Nouvelles du Japon : Mais où est passée la ville d’Hiroshima ?

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Tous les Japonais savent ce qui s’est passé le matin du 6 août 1945. À 8 h15, une bombe nucléaire a été larguée sur la ville d’Hiroshima. Les Américains avaient jusque là épargné cette ville des bombardements classiques afin de pouvoir évaluer en vraie grandeur les effets d’une arme nucléaire sur une ville non endommagée. L’objet a explosé à environ 600 mètres au dessus de la ville.

Tout le monde connait les effets terribles de l’explosion, du feu et des radiations, ainsi que le coût humain inimaginable à l’époque. En une fraction de seconde 66000 personnes ont péri et 69000 autres ont été blessées. L’enquête effectuée ensuite par les Américains a permis de cartographier Hiroshima après l’explosion, de calculer le rendement de la bombe et sa capacité de destruction. Le monde entier a vu des photos de la ville avant et après l’explosion et des images du champignon nucléaire qui s’élevait au dessus d’Hiroshima dans les instants qui ont suivi l’explosion. L’estimation finale du nombre de morts atteignit 145000.

Mais le géologue suisse diplômé de l’Université de Bâle Mario Wannier reconverti dans l’étude des micro-biotopes marins a fait une découverte il y a quelques années qui soulevait la question effrayante que personne n’osait poser : qu’est-il arrivé à la ville d’Hiroshima ?

On savait ce qui s’était passé ce jour-là mais que s’est-il passé physiquement avec les bâtiments de la ville pratiquement tous disparus, où est allé Hiroshima ? La bombe a explosé avec une force équivalente à environ 16000 tonnes de TNT détruisant environ 90 % des bâtiments et presque toutes les structures situées dans un cercle de 1,6 km sous la bombe ont été complètement détruites. Elle se sont « évaporées ». Seulement environ 50 bâtiments de construction particulièrement résistante, tels que celui de la Banque de Hiroshima (illustration), sont restés intacts. Le reste s’est retrouvé dans le vaste champignon atomique. Wannier s’est rendu dans la péninsule de Motoujina à 6 km au sud de l’hypocentre de la bombe d’Hiroshima et a prélevé des échantillons de sable le long de la mer dans le cadre de ses études sur les écosystèmes marins. Ce qu’il a découvert dans ce sable était la présence de milliers de minuscules globules de verre alors qu’il étudiait la micro-faune marine. Il s’est alors rendu sur d’autres plages de la péninsule et a ensuite examiné les échantillons au microscope électronique et analysé ceux-ci à l’aide de rayons X au Berkeley Lab en Californie.

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Ces globules microscopiques de verre étaient les traces des retombées du champignon atomique. Wannier estime que 2,5 % du sable des plages aux alentours d’Hiroshima sont constitués de ces débris. C’est la ville elle-même, fondue et littéralement évoaporée par la chaleur infernale de l’explosion nucléaire, qui s’est dispersée ainsi. Elle est maintenant mélangée avec le sable des plages. Wannier, en bon géologue, a appelé ces granules des hiroshimaites par analogie avec les trinitites, les granules provenant des retombées nucléaires du programme Trinity en juillet 1945 au Nouveau-Mexique.

Comme le déclara Wanner : « Au départ je cherchais des micro-organismes dans les sables de la plage pour évaluer l’état de santé des environnements marins peu profonds. Au lieu de cela j’ai découvert une ville disparue« . Wanner a estimé que tous ces granules vitrifiés représentaient des dizaines de milliers de tonnes. Des débris similaires ont été retrouvés à 12 kilomètres au sud-est de l’hypocentre sur l’île de Miyajima (illustration). La présence de ces débris recouvre approximativement la zone couverte par le nuage atomique. Après le bombardement de Hiroshima suivi de celui de Nagasaki trois jours plus tard, les interventions d’urgence se focalisèrent sur le sauvetage des blessés mais personne ne songea alors à ce qui était arrivé à la ville elle-même. La localisation des structures urbaines disparues n’a pas été abordée.

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Les travaux de Wanner et de son équipe constituent la première description de débris de chutes provenant d’une explosion nucléaire en milieu urbain. Malgré le fait qu’une bombe plus puissante ait été larguée sur Nagasaki, les effets physiques de l’explosion n’ont pas été aussi dramatiques qu’à Hiroshima. En effet, l’explosion de Hiroshima a été contenue par les montagnes environnantes. Wannier s’attend tout de même à ce que si des spécialistes examinent les alentours de Nagasaki ils retrouveront des granules similaires à ceux retrouvés sur les plages des environs de Hiroshima.

Source. Berkeley Lab : https://newscenter.lbl.gov/2019/05/13/study

Commentaire. Après les deux bombardements urbains effectués par les Américains, le pire crime de guerre jamais commis, la face du monde a changé. L’humanité n’est plus la même. L’arsenal nucléaire disponible aujourd’hui est suffisant pour détruire plusieurs fois toute forme de vie terrestre. Les rares survivants terrés dans des abris anti-atomiques ne résisteront pas à l’ « hiver nucléaire » de plusieurs dizaines d’années qui s’ensuivra. Les gesticulations actuelles des politiciens et des responsables militaires américains paraissent donc particulièrement ridicules en regard des risques encourus par le développement d’un conflit mettant précisément en confrontation directe inévitable les deux principales puissances nucléarisées que sont les USA et la Russie. La moindre bombe dont disposent ces deux pays est 1000 à 50000 fois plus puissante que celles larguées sur les deux villes japonaises en 1945 …