Billet d’humeur politique et économique

Billet d’humeur politique et économique

Ce billet reflète mon impression personnelle relative à la situation politico-économique que même les experts n’arrivent pas à comprendre tant les informations affluent de tous côtés chaque seconde. Je ne suis pas économiste et je ne revendique nullement le privilège de comprendre les mécanismes du monde économique et financier car il n’y a à mon humble avis personne sur cette planète capable de comprendre ce qui se passe actuellement et que les grands véhicules de l’information contrôlés par des milliardaires de la finance se gardent bien de présenter au public. Il s’agit d’une information que par exemple Le Figaro n’a même pas daigné reprendre et qui n’a fait que l’objet d’un petit entre-filet dans le Monde : la Chine, premier consommateur de pétrole du monde, le pays le plus peuplé du monde et qui possède l’arme nucléaire et la plus grande armée du monde, va acheter dorénavant son pétrole contre des yuans convertibles en or sur la place financière d’Hong-Kong.

Il ne fallait surtout pas que cette nouvelle se répande trop dans l’opinion publique et elle a donc été soumise à une censure en règle par les médias occidentaux à la solde de la CIA et pour cause !

Cette décision du gouvernement chinois met fin de facto à la suprématie du dollar comme monnaie mondialement reconnue pour les échanges commerciaux internationaux depuis les accords de Bretton Woods. L’euro aurait pu contrecarrer cette suprématie du billet vert car l’Europe, sur le papier, est la plus puissante économie du monde mais en réalité ce n’est qu’un tigre de papier car cette union artificielle, fruit d’une vision servile de politiciens comme Jean Monnet lui-même déjà le laquais des USA, n’a jamais pu affirmer et consolider sa destinée car il n’y a jamais eu d’union réelle, politique, fiscale, militaire (c’était et c’est toujours l’OTAN, donc les USA) et également culturelle et linguistique puisque l’anglais est presque devenu la langue vernaculaire européenne.

En conséquence la monnaie européenne n’est qu’un copié-collé du dollar et aux yeux du gouvernement chinois elle n’a pas plus de valeur que le billet vert.

Que va-t-il se passer quand la Chine ira acheter des pleins tankers de pétrole à l’Arabie saoudite et à l’Iran (l’Iran a donné son accord pour être payé en yuans, une autre nouvelle soigneusement passée sous silence et qui énerve passablement les Américains, et la dynastie Saoud hésite encore) en réglant la facture avec des yuans convertibles ?

Quand Saddam Hussein a émis l’hypothèse de la possibilité de vendre son pétrole et d’être payé en n’importe quelle devise – dont l’euro – les Américains ont tout de suite détruit le pays puis ont finalement assassiné honteusement ce trouble-fait à la suite d’un procès de pacotille digne des plus indignes mises en scène hollywoodiennes !

Avec la Chine, soutenue par la Russie, c’est une toute autre histoire et les USA divertissent l’attention internationale en se focalisant sur la dangerosité non prouvée de la Corée du Nord afin de dissimuler leur immense embarras en constatant qu’ils ne peuvent rien faire contre Pékin. Que va-t-il donc se passer dans les prochains mois ? Non pas la guerre qui entre deux puissances comme la Chine et les USA ne se règlera pas dans les Spartley’s ou en Corée du Nord ni à coup de bombes nucléaires. La Chine possède un arsenal atomique suffisant pour détruire 80 % du territoire américain et les grands stratèges du Pentagone le savent et ne disposent d’aucuns moyens pour contrer une attaque « balistique » chinoise massive et ce d’autant plus que la Russie est un allié indéfectible de la Chine. Non ! Il ne s’agira pas d’une guerre ni conventionnelle ni nucléaire mais d’une guerre de la monnaie. La suprématie du dollar va tout simplement être annihilée à Hong-Kong ! Qui aurait pu présager d’un tel destin pour l’ancien territoire britannique ?

Les conséquences attendues sont immenses mais vont se retourner contre la Chine tout à fait paradoxalement mais aussi contre le Japon et bien d’autres pays occidentaux car les obligations du Trésor américain vont immédiatement perdre toute leur valeur. Le dollar va perdre son privilège établi lors des accords de Bretton Woods et tous les pays chercheront avec quelle autre monnaie commercer, mais quelle monnaie ? La promesse de convertibilité du yuan en or (la Chine est le premier producteur d’or du monde), un pari certes risqué, va-t-elle contraindre l’Europe à proposer la même convertibilité de l’euro pour ses achats ? Permettez-moi d’en douter car où la Banque Centrale Européenne va-t-elle trouver de l’or ?

Reste un autre point qui est également passé sous silence soigneusement : le montant de la dette américaine émise en dollar, donc la monnaie d’échange internationalement admise, s’élève grosso modo à deux fois le PIB mondial (je n’ai pas les chiffres exacts sous les yeux) … La constitution américaine précise qu’en cas d’insolvabilité le pays n’est pas tenu de payer ses dettes. L’article constitutionnel en question a été écrit par les premiers immigrants du May Flower qui étaient arrivés sur le territoire sans un sou en poche et ne pouvaient donc pas avoir de dettes ni dans le futur de reconnaissance de dette quelle qu’elle soit. Cet article est toujours valable et tous les pays du monde sans exception se sont fait prendre au piège américain.

Quand H16, éditorialiste de Contrepoints, dit que la France est un pays foutu (ce qui est fondamentalement vrai) les USA sont aussi un pays foutu mais les conséquences de la mort programmée par la Chine du dollar seront terribles et l’Europe qui aurait pu se prémunir contre une telle calamité n’aura que ses yeux pour pleurer et aussi et surtout reprocher à ses dirigeants de n’avoir pas su se démarquer des Etats-Unis quand il en était encore temps. Oui, grâce à la décision chinoise, enfin, le système économique mondial va être assaini mais à quel prix pour le peuple !!!

Reste le cas du Japon, la troisième économie mondiale, dont certains analystes économiques ont dit pis que pendre au sujet de sa dette. Je pense en particulier à Olivier Delamarche qui a disparu des écrans, interdit de séjour chez BFMTV. La situation de ce pays est très claire. La dette du Japon est détenue à près de 95 % par des résidents, le Japon détient des titres de dette de nombreux pays de par le monde en particulier des USA et également de la France, mais si, mais si ! Le gouvernement japonais a décidé de fusionner le Trésor Japonais avec la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale japonaise). Cette décision a été également passée sous silence et seul Charles Gave, probablement l’analyste économique le plus clairvoyant dans le monde actuellement, l’a mentionnée. Gave a très bien expliqué qu’un pays qui emprunte à ses propres résidents, des citoyens, des fonds de pension, des caisses d’épargne (Japan Post par exemple), des banques et des entreprises emprunte finalement à lui-même et le bilan comptable de l’opération est nul d’autant plus que les taux d’intérêt sont pratiquement égaux à zéro. Cette fusion BoJ-Trésor signifie tout simplement que le Japon va effacer la totalité de sa dette détenue par les résidents japonais et il ne se passera strictement rien pour l’économie japonaise et les Japonais continueront à vivre normalement !

Comme le mentionnait Charles Gave dans son analyse reprise par le site Insolentiae ce n’est pas du tout le cas de la France qui ne peut pas faire défaut puisque sa dette est détenue à plus de 60 % par des non-résidents. La France ainsi que d’autres pays comme l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et bien d’autres en Europe doivent de l’argent à qui ? Surtout à l’Allemagne. Dans le cas où les taux d’intérêts des obligations d’Etat augmenteraient, ce qui arrivera automatiquement après la décision chinoise comme conséquence du réajustement mondial des mouvements de capitaux – et il est vain de le nier – alors la France comme les pays cités ci-dessus fera défaut et que se passera-t-il ? Ces pays se retrouveront dans la situation de la Grèce dont le principal créditeur était et est toujours l’Allemagne. Contrairement au Japon la balance commerciale de la France est chroniquement déficitaire, les caisses de la Banque de France n’ont par conséquent plus de devises étrangères, la France comme ces autres pays européens ne peut pas imprimer de monnaie, contrairement au Japon, elle est donc condamnée à être totalement vassalisée par l’Allemagne. Voilà dans quelle situation calamiteuse les politiciens ont mis ce pays, et il en est de même pour l’Espagne et l’Italie, et c’est aussi l’effet pervers de la monnaie européenne unique : la faillite des Etats inévitable à terme. Et cet agenda était prévu par les USA bien avant la réunification de l’Allemagne et la chute du mur de Berlin : Jean Monnet en fut le principal instigateur sous l’impulsion des USA.

Nouvelles du Japon : premier salaire des jeunes diplômés

Au Japon un étudiant fraîchement diplômé de l’Université gagne au mieux 25000 dollars par an pour un premier job soit 213000 yens par mois avant impôts et avec un bonus de fin d’année le salaire moyen annuel atteindra environ 2,9 millions de yens (22300 euros). C’est peu pour un jeune diplômé américain mais tout de même satisfaisant pour un Français, environ 1860 euros par mois avant impôts. Les salaires moyens au Japon n’ont pas évolué depuis 10 ans, ce qui n’est pas très favorable pour relancer la consommation intérieure ni provoquer une petite inflation tant souhaitée par le Premier Ministre Shinzo Abe.

Il faut ajouter que pour les salariés des grandes firmes industrielles et commerciales japonaises celles-ci prennent en charge les frais de transport, consentent à payer des indemnités aux salariés ayant des enfants et mettent à la disposition de leurs employés des restaurants d’entreprise à des prix très abordables. Ces avantages ajoutent chaque mois environ 110000 yens (840 euros) au salaire officiellement déclaré. Beaucoup de jeunes diplômés européens seraient parfaitement satisfaits avec de tels salaires, s’ils trouvaient du travail … Il est opportun de rappeler ici que le taux de chômage au Japon est de 3,1 % et que se déclarent chômeurs ceux qui ont choisi de ne pas travailler car l’industrie et le secteur du bâtiment manquent cruellement de main-d’oeuvre

Source : Bloomberg

Nouvelles de Tokyo (Shibuya)

Après l’Arabie Saoudite où le Prince héritier, préparant les purges exceptionnelles auxquelles il devait penser, avait octroyé il y a une dizaine de jours la citoyenneté officielle à un robot, peut-être pour remplacer tous les « corrompus » du Royaume par des robots bien propres, c’est maintenant au tour de la ville de Shibuya, en réalité un quartier de Tokyo bien connu des touristes, de franchir le pas et de déclarer citoyen à part entière un robot. Il s’agit d’un enfant de sept ans dont le minois est le résultat de la synthèse de centaines de visages de passants parcourant le célèbre Shibuya Crossing (voir le lien) pris en photo pour créer le visage de cet enfant ressemblant à s’y méprendre à n’importe quel enfant de cet âge au Japon.

Il ne risque pas de souffrir d’allergies ni de tabagisme passif et il sera dédié à la prise de photos et à l’observation minutieuse des passants, un robot espion ? Dans un deuxième temps il prodiguera des conseils d’un voix suave aux résidents du quartier dans le cadre d’une mission consistant à servir d’interface entre eux et la mairie centrale de Tokyo, tout un programme !

Source et illustration : BioEdge et pour les curieux : http://www.youtube.com/watch?v=_9pavMzUY-c

Avis à mes lecteurs

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En raison du réchauffement climatique global d’origine humaine le typhon Saola, le deuxième en une semaine sur le Japon, arrivera vers Tokyo durant l’après-midi de ce mémorable dimanche 29 octobre 2017. Il fait un temps à ne pas mettre le nez dehors et mon cerveau surchauffé, bien que la température extérieure ne soit que de 14 degrés, n’est pas capable d’écrire un quelconque billet. Rendez-vous demain lundi pour d’autres péripéties …

Nouvelles très fraiches du Japon

Puisque je séjourne en ce moment dans feu l’Empire du Soleil Levant je me dois d’informer mes lecteurs de quelques faits susceptibles de les intéresser. D’abord le couac de Nissan a fait beaucoup de bruit, probablement pour rien. Goshn a ordonné la fermeture de toutes les usines du groupe qui produisent des véhicules exclusivement réservés au marché japonais. La raison est assez surréaliste dans la mesure où les inspecteurs en charge de je ne sais pas trop quoi n’étaient pas assermentés et provenaient de cabinets spécialisés privés. Nul ne connait exactement les motivations de Nissan qui ont poussé cette entreprise à contourner la loi. Bref, plus d’un million de véhicules vont être, comme on dit, rappelés : coût de l’opération un milliard cinq cent millions de yens. Le CEO de Nissan Japan, le protégé de Carlos Goshn va certainement se faire taper sur les doigts à coups de clé à molettes.

Du côté météo, et j’ajouterai, climat le mois d’octobre a été dans l’ensemble le plus froid depuis plus de 60 ans. Le mont Fuji est recouvert de neige et ce n’est pas le typhon prénommé Lan attendu ce dimanche matin directement sur Tokyo qui fera fondre cette neige précoce. Il avait déja neigé ici à Tokyo à la fin du mois de novembre 2016, du jamais vu depuis aussi 60 ans, va-t-il neiger cette année en novembre ? Les grincheux diront que ce sont les aléas de la météo mais quand ce genre de situation se répétera chaque année avec de la neige au mois de mai puis au mois d’octobre qui continuera à prétendre que le climat se réchauffe …

Enfin ce samedi 21 octobre nous sommes allé assister à la fête d’automne de l’école de ma petite-fille. Chaque groupe de classes du même âge avait monté un spectacle de théâtre, confectionné les décors de la scène ainsi que les costumes. L’objet de cette courte pièce de théâtre basé sur une légende relatait l’appel des populations manquant d’eau pour les rizières au roi pour qu’il soit bienveillant avec ses sujets d’après ce que j’ai pu comprendre. Ma petite-fille a accompagné au piano le choeur final de la représentation. Elle avait du passer auparavant par des éliminatoires car il y avait plusieurs candidats à ce poste. J’étais intérieurement très fier …

Avec le décalage horaire pas de billet demain dimanche en raison du typhon.

Je taxe, il taxe, vous taxez, ils taxent … et au Japon ?

Je taxe, il taxe, vous taxez, ils taxent … et au Japon ?

C’est au cours d’une conversation à bâtons rompus avec mon fils qui connait un peu les arcanes de la finance et de la fiscalité que j’ai découvert une véritable forfaiture du gouvernement français au sujet de la CSG. Cette « contribution « volontaire »  » (appréciez les guillemets) est un impôt qui est en réalité une flat-tax comme disent les anglo-saxons, une taxe applicable à tous et à tous les revenus sans exception. C’était la définition qui en avait été donnée par le ministère des finances quand cette taxe fut mise en place pour soi-disant renflouer les caisses de la sécurité sociale française. Ces caisses sont un puits sans fond et le déficit n’a pas disparu mais s’est plutôt aggravé quoiqu’en disent les médias qui ne font que reproduire ce que le gouvernement leur dit d’imprimer ou de divulguer à voix haute.

En ce qui concerne l’application de cette CSG aux pensions de retraite il y a comme un lézard car le fisc a-t-il le droit de taxer une épargne constituée à partir d’un salaire lui-même déjà taxé ? J’ai volontairement épargné chaque mois pendant de nombreuses années une certaine somme soustraite de mon salaire déjà taxé – je le souligne – afin de constituer une retraite complémentaire. Quand je dis que mon salaire était taxé c’est la vérité puisque mon employeur prélevait les charges dites sociales qu’il aurait pu tout aussi bien inclure dans mon salaire, montant que j’aurais alors versé au fisc moi-même selon une disposition légale qui aurait pu exister tout simplement pour que les salariés comprennent que les charges dites patronales sont en réalité prélevées sur leurs salaires. C’est ainsi et il ne faut pas se faire d’illusions à ce sujet.

D’autre part je payais un impôt sur le revenu comme tout un chacun et étant propriétaire de mon logement (pas vraiment privilégié car j’étais couvert de dettes auprès du Crédit Foncier) je m’acquittais d’un impôt donc foncier, c’est la normalité de la situation, et d’un impôt sur l’habitation. Difficile de prétendre que dans ces conditions ma retraite, constituée par une partie non pas conséquente mais substantielle de mon salaire, compte tenu de ma situation d’alors, qui fut utilisée pour la constituer auprès de l’Etat car j’avais le statut de contractuel, soit à nouveau taxée pour contribuer au renflouement du déficit de la sécurité sociale. Il y a des limites déontologiques à ne pas franchir mais les agents du fisc savent-ils ce qu’est la déontologie de base ? Taxer à nouveau une épargne constituée avec peine pour disposer d’une petite retraite me paraît complètement immoral.

À force de taxer les retraités qui constituent une partie non négligeable des consommateurs les chances de reprise de la croissance s’amenuisent. Il serait plus astucieux que l’Etat fasse un peu le ménage dans les subventions nombreuses et variées aux associations, aux groupes de presse, à la radio et la télévision, aux assistés en tous genre qui ne cherchent même pas de travail car ils profitent de la générosité écoeurante de l’Etat pour qu’ils se tiennent tranquilles, aux régimes spéciaux de retraite qui sont un véritable scandale, etc, etc … Non, ce sont les retraités, ces sales privilégiés, qui ont pourtant contribué à la grandeur de la France … mais c’est un lointain souvenir que les gouvernements actuels ont tout simplement mis sous le tapis par idéologie solidaire qui vont payer. Les cannes blanches n’iront pas défiler sur les boulevards parisiens pour protester et pour cause, ils en ont assez d’être pris tout simplement pour des retraités qui nuisent finalement à l’équilibre de la société. Car comme pour les nègres en Afrique il y a trop de retraités en France. Donc il faut les affamer et ainsi ils mourront plus vite. Quelle tristesse !

Note : je rappelle que l’impôt sur le revenu est une flat-tax au Japon et le pourcentage est de 10 % pour tout le monde auquel il faut ajouter en matière de taxes l’impôt foncier qui dépend de la valeur du bien immobilier ainsi que des revenus annuels de l’occupant de l’immeuble, maison ou appartement. Dit plus clairement plus on est riche dans ce pays plus on paie de taxe foncière. Quant à la taxe dite d’habitation qui s’appelle d’ailleurs « taxe poubelle » en Espagne (basura) elle se limite au Japon à l’achat de sacs spéciaux pour conditionner les divers rebuts générés par un ménage et soigneusement et obligatoirement triés au risque de voir ses déchets laissés devant la porte de sa maison si tel n’était pas le cas. Le tri sélectif est en effet un devoir civique au Japon et l’Europe se situe loin derrière ce pays. Enfin les Japonais sont tellement respectueux de leur cadre de vie que les municipalités n’ont pas besoin d’employer de personnel pour nettoyer les rues et les trottoirs : tout est toujours propre de partout. Dans n’importe quel pays européen les rues sont repoussantes de saleté et ce d’autant plus que l’on va vers le sud du continent. Ce comportement citoyen fait que les taxes dites « locales » existant dans d’autres pays sont inexistantes au Japon : une belle leçon de civisme au passage ! À Tokyo les seuls endroits un peu sales sont ceux fréquentés par les touristes qui n’en ont rien à faire des coutumes locales de propreté et de respect.

Nouvelles du Japon : les centenaires et les prochaines élections législatives

Le 15 septembre dernier était le jour national des « vieux » au Japon. Les statistiques estiment qu’il y a dans ce pays 67824 centenaires, soit 2132 de plus qu’en 2016. Madame Yuriko, gouverneure de Tokyo a reçu le 8 septembre 2017 Madame Suzuko Ichinomiya pour lui souhaiter un joyeux centième anniversaire (source Asahi Shimbun). En 1971 il n’y avait au Japon que 339 centenaires et depuis cette année-là ce nombre n’a cessé d’augmenter. Parmi tous ces vénérables centenaires 87,9 % d’entre eux sont des femmes. Il n’y a pas photo, les femmes vivent plus longtemps que les hommes …

La plus vieille Japonaise, Nabi Tajima, a 117 ans et vit paisiblement dans la ville de Kikai, préfecture de Kagoshima (sud de l’île de Kyushu, sud-ouest de l’archipel) alors que le plus vieux Japonais qui a seulement 112 ans vit dans la ville d’Ashoro à Hokkaido. Ces statistiques révèlent également que la plus forte proportion de centenaires se trouve dans la préfecture de Shimane, sud-ouest de l’île de Honshu, alors que le plus faible nombre de centenaires est rencontré dans la préfecture de Saitama qui fait partie de la banlieue nord-ouest de Tokyo, tout de même 32 centenaires pour 100000 habitants. Cette augmentation continue du nombre de centenaires – 153 en 1963, 10000 en 1998, 50000 en 2012 et donc plus de 60000 en 2015 – signe l’excellence de conditions de vie des Japonais. Non seulement la qualité de la couverture santé est à prendre en considération mais il est impossible de nier la qualité de vie et la nourriture japonaise de tous les jours exceptionnellement saine que bien des pays doivent envier, je pense en particulier à la « junk-food » des pays occidentaux.

En cette période électorale provoquée par Shinzo Abe, la Gouverneure se présente contre Abe avec l’étiquette du Party of Hope (je ne peux pas me faire à ce « e » supplémentaire ajouté à gouverneur pour bien préciser qu’il s’agit d’une pisseuse, excusez mon langage cru). Parmi ses propositions toutes aussi délirantes les unes que les autres figurent la reconnaissance des droits des LGBT, la limitation de l’euthanasie des animaux de compagnie abandonnés, la réduction à zéro du tabagisme passif et des allergies au pollen – ça laisse rêveur – l’égalité femmes-hommes à la Diète (Parlement) et enfin la fermeture de toutes les centrales nucléaires qu’il « faudra » ( ! ) remplacer par des sources d’énergie renouvelables, programme qui devra être inscrit dans la Constitution. Pour bien attirer l’électorat féminin cette politicienne, genre Anne Hidalgo, a ajouté dans son programme l’interdiction pour le Japon de se remilitariser car les femmes japonaises mères de famille ne veulent pas voir leurs fils aller faire la guerre. Depuis 72 ans le Japon n’a qu’une armée réduite à sa plus simple expression. Or, l’impérialisme américain a dans les faits obligé le pays à se remilitariser et c’est facile à comprendre : les deux « ennemis » désignés de l’Aigle américain (ou faucon comme sont appelés les néo-conservateurs de Washington), Russie et Chine, sont tous deux très proches du Japon, sans oublier la Corée du Nord. Madame Yuriko a donc frappé dans le mille avec ce programme qui est un modèle dans le genre démagogie et populisme, le genre de position de Hulot qui veut fermer les centrales nucléaires ou Hidalgo qui veut interdire les voitures dans Paris. Fort heureusement Abe, selon les sondages, dispose d’une confortable avance devant la mairesse (encore un mot que je n’arrive pas à prononcer) de la ville la plus riche et la plus puissante du monde. C’est à se demander si les électeurs qui l’ont promue à ce poste ont encore le moindre soupçon de sens critique …

Sources : Asahi Shimbun et Bloomberg.

Notes. J’ai demandé à mon fils quelles étaient les motivations de cette invraisemblable histoire de pollen. Il semble que les forêts proches de l’agglomération tokyoïte soient plantées d’une espèce de conifère produisant un pollen particulièrement allergène. Pour Madame Yuriko la solution serait de raser toutes ces forêts pour, si on suit son raisonnement, brûler le bois afin de produire de l’électricité puisque l’uranium devrait, dans son esprit profondément dérangé, être banni par la Constitution.

Je rappelle à mes lecteurs que le PIB de la grande métropole de Tokyo qui compte un peu plus de 38 millions d’habitants est sensiblement identique à celui de la France. La définition de cette entité administrative est basée sur le fait que si plus de 10 % des habitants d’une ville satellite de Tokyo « commutent » pour aller travailler chaque jour dans les limites administratives de Tokyo, cette ville est alors considérée comme faisant partie de cette métropole. Si la fréquence des TGVs Paris-Lyon, la seule ligne rentable de la SNCF, était identique à celle des Shinkansen Tokyo-Osaka, c’est-à-dire un train toutes les 5 minutes, et que 10 % de la population active de Lyon allait chaque jour travailler à Paris, Lyon ferait alors partie de la métropole parisienne selon les lois japonaises !