Dernières nouvelles du front coronaviral depuis Tokyo

Donc, comme convenu, je me suis rendu avec mon fils pour un test PCR afin de savoir si oui ou non je pourrai embarquer ce prochain lundi à destination de Nouméa. Il s’agit d’un test officiel avec copie du passeport et du billet d’avion pour accéder au check-in. Coût de l’opération 22000 yens (145 euros au cours du jour) avec un petit détail croustillant : si le test se révèle être positif la ville de Tokyo rembourse la moitié du prix de l’opération car le système administratif n’aura ainsi pas la nécessité de transmettre à la compagnie aérienne le résultat du test puisque je ne pourrai pas embarquer. C’est ainsi, c’est la loi et il est impossible de protester. Nous avons déjà déboursé 20000 yens il y a quelques jours pour constater que j’étais positif, positivité qui s’est traduite par une profonde gastro-entérite que je ne souhaite à personne.

À ce rythme-là le prix du billet d’avion ne fait qu’augmenter et c’est le but recherché : décourager les candidats aux voyages au lointain de se déplacer afin de préserver le climat. Il n’y a qu’un tout petit pas à franchir pour transformer le « pass » sanitaire ou vaccinal (selon votre humeur) en « pass » climatique et le tour sera joué. Et qu’il s’agisse du coronavirus ou du climat nous serons tous piégés par l’élite qui veut dominer le monde occidental.

Donc, muni ce soir 6 août du certificat de « négativité » je pourrai embarquer ce prochain lundi pour Nouméa puis Papeete. Je me déconnecterai donc demain dimanche pour au moins une dizaine de jours.

Je voudrais tout de même insister sur le fait que près de 100 pour cent des personnes dans la rue sont masqués ici dans la banlieue de Tokyo et pourtant le nombre de nouveaux « cas » n’a jamais atteint de tels sommets depuis le tout début de l’épidémie malgré le fait que plus de 90 pour cent de la population s’est fait injecter trois, voire quatre fois, le poison de Pfizer, autant dire que le Japon est la preuve vivante de la totale inefficacité de cette thérapie expérimentale …

Les paramètres de l’économie japonaise feraient pâlir plus d’un pays européen. L’inflation est proche de zéro en raison de l’approvisionnement en énergie primaire qui entre dans le cadre de contrats à long terme, charbon, pétrole ou gaz liquéfié. Le chômage est inférieur à trois pour cent de la population active malgré un grand nombre de seniors toujours en activité, ce qui paraît paradoxal. À peine 2 % des jeunes diplômés de cette année ont renoncé à trouver un travail car ils ont choisi de poursuivre des études supérieures plus longues. L’activité industrielle est toujours très dynamique malgré une ralentissement des économies voisines, Chine, Corée. Le secteur du bâtiment est toujours très actif et constitue avec l’automobile et les machines-outils le principal moteur de l’économie. En ce qui concerne les taux d’intérêt, tous les taux à moins de 5 ans d’échéance sont négatifs et le taux de référence des bonds à 10 ans, qui avait évolué aux alentours de 0,25 % est retombé à 0,18 % et dans le même temps le yen s’est raffermi par rapport au dollar ces dernières 24 heures.

Je ne reviendrai pas sur la dette du Japon car comme chacun sait la transparence est totale puisque les dettes des collectivités locales, des fournisseurs d’énergie électriques et des compagnies de transport, pour ne prendre que ces trois exemples, sont comptabilisées dans le calcul de la dette globale du pays.

Je ne voudrais pas paraître un oiseau de mauvais augure mais le secteur de l’immobilier comprenant également le marché de la maison individuelle a toujours été scruté de près par les analystes financiers car il s’agit d’un moteur de croissance essentiel pour l’économie. Ne disait-on pas au cours des « trente glorieuses » : quand le bâtiment va, tout va. J’ai pu observer au cours des derniers mois la multitude de chantiers de toutes tailles dans tous les quartiers de Tokyo que j’ai pu traverser en train. C’est tout simplement étonnant. Et l’explication se trouve dans la faiblesse des taux d’intérêt des prêts immobiliers.

Ce n’est pas le cas en Europe et encore moins aux USA. Considérons donc la première économie du monde et son marché immobilier. Tous les indicateurs sont au rouge aux USA et les passer en revue est riche d’enseignements. Le nombre de mises en chantier est passé en territoire négatif depuis plus d’un an, les taux des prêts sont les plus élevés depuis 2008, le coût annuel des remboursements de ces prêts a augmenté de 80 % en moins d’un an. Pour les ménages la possibilité d’accès à la propriété est la plus faible depuis 1970. Le prix des maisons est plus élevé qu’en 2006-2007. Depuis plus de 40 ans il n’y a plus de « bon moment » pour acheter une maison, les ventes de maisons neuves se sont effondrées ces derniers mois, les ouvertures de dossiers de prêt ont atteint leur niveau le plus bas depuis 22 ans et enfin le coût des garanties inclues dans le calcul de l’inflation est le plus élevé jamais atteint.

La situation de crise devient donc impossible à éviter d’autant plus que la réserve fédérale, pensant juguler une inflation à deux chiffres, a augmenté son taux directeur de 150 points de base en quelques jours seulement. Vers quoi s’achemine-t-on aux USA ? Vers une crise qui fera paraître celle de 2008 comme un petit grain de sable dans le rouage économique nord-américain. Et comme il se doit ce sont tous les pays occidentaux qui paieront pour cette crise dont la cause première est l’argent facile depuis cette crise de 2008 déversé sans discernement dans l’économie. Cette situation encourage les pays occidentaux, surtout européens, qui se prétendent des démocraties, à prendre des mesures privatrices de libertés, comme la monnaie électronique, le contrôle des changes et des dépenses, la surveillance des comptes en banque et bien d’autres vexations. Tout cela est fait pour masquer la totale incompétence des dirigeants politiques qui n’ont rien trouvé d’autre, comme excuse, d’incriminer la Russie en raison du conflit ukrainien. Demandez à un Américain moyen rêvant de sa maison individuelle ce qu’il en pense, il éclatera se rire …

Nouvelles du front coronaviral vues de Tokyo (suite)

Je reprends donc cette petite chronique du « cluster » familial et il n’y a pas matière à s’étonner car au Japon plus de 150000 nouveaux « cas » sont répertoriés chaque jour pourtant avec très peu de décès dûment répertoriés « covid ». Détecté positif le 19 juillet j’espérais échapper à la maladie, Las ! Les premiers symptômes apparurent ce jeudi 21 sous forme de nausées et de vomissements, avant-coureurs d’un dérangements gastro-intestinal. J’étais persuadé de souffrir d’une gastroentérite. Mon fils m’apprit alors qu’il s’agissait de la forme intestinale de l’infection car un des copains de son fils souffrait des mêmes symptômes.

Ce fut violent au point que malgré un large volume de bière, de lait et de café, ne pouvant rien avaler de solide il m’arriva de ne plus uriner pendant deux jours. La situation a commencé à s’améliorer ce dimanche (au niveau urinaire) mais je ne peux pas rester debout plus de 15 minutes car un dehors d’un peu de lait je ne me suis pas nourri du tout.

Compte tenu de mon état potentiellement contagieux et conformément aux dispositions gouvernementales la famille reste confinée. Seul mon fils brave les éléments pour aller faire le ravitaillement chaque jour et ma belle-fille, très respectueuse des décisions du gouvernement ne peut pas s’y opposer. Je voudrais signaler à mes lecteurs que le mutant omicron, quelque soit son variant actuel appelé BA.5, possède toujours le site de clivage par la furine introduit artificiellement et intentionnellement pour amplifier la fonction infectieuse du virus, alors que se passe-t-il avec la sous-unité 1 de la protéine « spike » quel que soit son état de mutations ? Toutes sortes de conséquences encore non étudiées apparaitront au cours des prochaines années. Et puisque cette forme du mutant omicron continue à se répandre alors il faudra injecter les femmes enceintes et les enfant dès l’âge de six mois pour être bien sûr que tout se passera bien. Il est confondant que dans le pays natal du découvreur de l’Ivermectine ses dirigeants n’aient pas pris la décision de mettre un terme à cette épidémie par traitement prophylactique. Qui a perdu la tête ? Peut-être est-ce votre serviteur …

La grande banlieue résidentielle de Tokyo : des aspects déroutants

Vue du jardin de la maison de mon fils il y a deux petites maisons séparées l’une de l’autre de moins d’un mètre. Le confortable mur appartenant à la maison de mon fils et recouvert d’une plante grimpante protège en quelque sorte le domaine privé de ma belle-fille et de son époux. Il y a des fleurs et, luxe rare dans ce quartier, une petite pelouse. Les deux petites maisons voisines m’ont conduit à écrire ce billet décrivant ce qui se passe dans cette banlieue à près de 20 kilomètres à l’ouest du quartier de Shinjuku. La petite maison blanche a été récemment repeinte et il y a quelques jours des géomètres sont venus faire des relevés probablement pour un projet de vente. Depuis lors j’entends quand je vais fumer ma cigarette dans le jardin des éclats de voix incessants presque jour et nuit avec une petite voix féminine et de bonnes grosses répliques graves masculines. Est-ce un couple se déchirant à propos d’une vente de cette maison ? J’ai posé la question à mon fils qui m’a tout de suite répondu que c’était la mère, une vieille dame de plus de 70 ans, qui débattait avec son fils âgé d’une cinquantaine d’années et ce dernier est un « hikikomori ». J’avais à plusieurs reprises entrevu le visage spectral d’une sorte de fantôme avec de longs cheveux gris m’observant par la fenêtre protégée par une tenture entre les volets anti-typhons du premier étage.

Les hikikomori sont des gens ayant décidé de s’isoler de l’extérieur et de vivre dans leur chambre sans jamais sortir de chez eux. Que font-ils, je l’ignore, pour quelle raison, des hypothèses parvenant de psychiatres ayant examiné deux douzaines de ces personnes, un échantillon très restreint, ont conclu qu’ils ne présentaient aucune pathologie bien définie. L’explication la plus communément admise est un « burn-out » au cours des études très compétitives pour accéder à la high school ou à l’université. Il y a des « vieux » hikikomori comme le voisin de mon fils, d’une cinquantaine d’années. Ils ont échoué lors de la féroce compétition des années quatre-vingt à la suite de la crise financière que traversa le Japon. Il y a maintenant de jeunes hikikomori rejetés par la tout aussi féroce compétition qui règne à tous les niveaux du cursus scolaire. Les estimations communément admises font état de près d’un million d’hikikomori au Japon, une énorme perte pour l’économie du pays dont la population est vieillissante.

L’autre maison recouverte d’ampélopsis est abandonnée depuis plusieurs années. Dans un hypothétique avenir elle sera rasée mais son accès, comme c’est aussi le cas pour la maison blanche, est réduit à une petite allée. Cette allée en impasse débouche sur la rue à peine plus large mais comme toujours dans ces quartiers résidentiels le dédale de ruelles n’oblige jamais les entreprises à bloquer un accès aux maisons environnantes. Cette maison abandonnée ne présente aucun danger et un tremblement de terre violent ne la précipitera pas au sol à moins que sa structure en bois soit déjà largement détériorée par les termites. Dans toute la région de Tokyo il y aurait plus de 200000 maisons abandonnées, la plupart d’entre elles n’étant pas mises en vente par la famille, les descendants s’il y en a, car les procédures administratives sont complexes, leur démolition coûteuse pour proposer un terrain nu à la vente et le fisc se sert en priorité sur le fruit de cette vente. En conséquence le nombre de maisons abandonnées est considérable. Je citerai le cas de la maison des grand-parents de ma bru à Shikoku. Après leur décès elle a été tout simplement abandonnée et personne n’y pense plus. Voilà quelques aspects déroutants d’un pays en pleine effervescence économique compte tenu de la chute du yen par rapport au dollar et aux autres devises et à ma connaissance il n’y a pour l’instant pas d’inflation, mais elle arrivera aussi dans le pays du soleil levant un jour. 

Nouvelles du Japon : stupéfaction !

L’opinion japonaise était très partagée quant à la politique élaborée par l’ancien premier ministre Shinzo Abe. Les uns le détestaient et les autres trouvaient qu’il tentait de redynamiser l’économie japonaise sous le joug de la Maison-Blanche. De même que Bruxelles dicte sa loi auprès des Etats membres de l’Union européenne, en adaptant les directives de la Maison-Blanche il en est de même du Japon. Le parallélisme entre le Japon et l’Union européenne ne s’arrête pas là car pour Washington ni l’Europe ni le Japon (il en est de même de la Corée) ne sont autorisés à porter ombrage à l’économie américaine. C’est pourquoi Abe était détesté par les progressistes et apprécié par les conservateurs japonais.

Maintenant l’assassinat de Shinzo Abe, un fait divers en quelque sorte, mérite d’être analysé en profondeur. Un militaire raté a ressorti une vieille histoire d’immobilier dans laquelle Abe n’était pas directement impliqué. Il s’agissait de la vente d’un terrain appartenant à son épouse pour y construire une crèche. Il y eut un tour de passe-passe pour échapper à l’impôt et Abe ne fit rien pour s’opposer à cette transaction. L’assassin s’était juré d’en finir avec Abe et il passa à l’acte. Il sera certainement condamné à la mort par pendaison. Cette sentence dissuasive existant toujours au Japon fonctionne exactement comme l’arme nucléaire : si vous assassinez quelqu’un l’Etat vous pendra ou vous coupera la tête, la mort pour la mort. La dissuasion nucléaire répond exactement à ce critère.

Qu’on me traite de fasciste, je m’en moque, mais je pense que la suppression de la peine de mort en France à une époque où le système juridique tenait encore debout fut une erreur. Il n’y a plus de dissuasion aujourd’hui puisqu’on n’incarcère même plus les délinquants récidivistes, y compris les assassins qui feront un séjour aux frais de l’Etat pendant au moins une quinzaine d’années, au pire 25 ans. La justice en France est au bord de la ruine et une peine dissuasive telle qu’elle existe au Japon pourrait redorer son image. La stupeur du peuple japonais facilitera la condamnation à mort de cet individu à l’esprit dérangé …

Selon les dernières information l’individu qui a assassiné l’ancien premier ministre en voulait à une secte à laquelle sa mère avait légué toute sa fortune et pris de dépit il choisit Monsieur Shinzo Abe comme cible pour assouvir sa vengeance. « Quand on nait con on est con » et quand on a quelques gros fusibles défectueux dans le cerveau c’est pour la vie. 

La souveraineté du Japon : un avenir pas très réjouissant

Article de Thorsten J. Pattberg paru sur The Saker le 3 juillet 2022

La Chine, l’Inde, la Russie et d’autres nations libres sont confrontées à des difficultés de respect et de confiance mutuels lorsqu’elles s’engagent avec les dirigeants du Japon, car le Japon n’est pas une nation souveraine. Le Japon impérial s’est rendu aux États-Unis le 15 août 1945, mettant ainsi fin à la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors, les dirigeants japonais doivent consulter leurs occupants américains avant de signer quoi que ce soit avec d’autres pays, ce qui empêche fondamentalement l’unification de l’Asie.

Les États-Unis ont démantelé le Japon.

D’abord, ils ont saisi toutes les armes, machines, plans et inventions japonaises. Ensuite, ils ont pris le contrôle de l’approvisionnement en nourriture et en énergie. Enfin, ils ont persécuté des centaines de milliers de nationalistes pour alimenter la peur au sein de la population : Obéissez !

Les États-Unis voulaient tout du Japon, les réparations de guerre, les réserves d’or, la fabrication et les services.

Le Japon devrait payer pour sa propre occupation par les États-Unis jusqu’à la fin des temps. Actuellement, Tokyo dépense environ 8 milliards de dollars par an pour maintenir les 34 bases américaines.

Les impérialistes ont inventé un terme impérial pour leurs mondes forgés, ils les appellent « nations exportatrices ». Ainsi, le Japon, tout comme l’Allemagne nazie vaincue, est devenu une nation d’exportation pour la fabrication, ce qui signifie essentiellement qu’ils doivent maintenant produire des machines pour l’Empire américain.

Et si c’est trop, Japon, tu peux toujours en trouver et en voler plus. Regardez autour de vous. Construisez vos usines partout sur le pourtour du Pacifique, mais n’oubliez pas d’envoyer la moitié de tout aux États-Unis et à ses alliés.

Malheureusement, cela rend le Japon trop cher.

Le système politique américain est certainement « libéral et démocratique », alors le régime japonais de 1950 s’est empressé de s’appeler le « Parti libéral démocrate du Japon ».

Une grande partie du Japon a également été renommée. Le confucéen est devenu « chrétien », le bouddhisme est devenu « philosophie ». Le colonialisme est devenu le « mondialisme », et l’assujettissement des nations étrangères est maintenant appelé « partage des valeurs ». Faites ce que les États-Unis vous disent selon « l’ordre fondé sur des règles », et le Japon s’identifie désormais comme [faisant partie de] « l’Occident ».

Le fait que le Japon ait été torturé et maltraité pendant si longtemps a presque rendu impossible tout engagement de la Chine et d’autres pays avec le Japon sans un embargo américain. C’est comme si les États-Unis, avec une batte de baseball ensanglantée en main, ordonnaient au Japon : « Ne parlez pas avec les Chinois ! »

En conséquence, personne au Japon ne parle chinois. Même si c’est leur voisin de 1,4 milliard d’habitants. Les enfants n’apprennent pas la langue à l’école.

Les Japonais sont notoirement surchargés de travail, et pourtant le PIB moyen par habitant, après trois quarts de siècle de dictature américaine, est toujours inférieur de 33% à celui des États-Unis, alors que la charge fiscale est 100% plus élevée.

Plus horrible encore, les États-Unis ont « emprunté » au Japon des biens d’une valeur de 1300 milliards de dollars qu’ils n’ont jamais payés et qu’ils ne paieront jamais (dernière vérification, le 1er mai 2022).

Le peuple japonais a-t-il jamais bénéficié du fait d’agir comme l’Occident associé ? Non. Lorsque le Japon a imité les puissances occidentales aux XIXe et XXe siècles et a colonisé la Mandchourie, Taïwan, la Corée du Sud et les Philippines, le véritable Occident a rapidement saboté le Japon et celui-ci a tout perdu, et plus encore.

Même aujourd’hui, après sept décennies d’occidentalisation, les puissances occidentales de l’OTAN, du G7 et des alliances militaires du QUAD considèrent surtout le Japon comme un traître asiatique utile. Washington sanctionnera le Japon à tout moment. Le train de sanctions le plus infâme contre le Japon a été la coupure de la nourriture, du pétrole et des métaux dans les années 30 du siècle dernier, suivie du gel de tous les actifs japonais à l’étranger, ce qui a entraîné l’attaque désespérée du Japon contre la base de la marine américaine à Pearl Harbor.

Depuis 2016, les États-Unis menacent à nouveau le Japon avec des sanctions infernales : Si vous n’achetez pas nos derniers chasseurs militaires Boeing pour combattre la Chine, si vous ne soutenez pas l’Ukraine contre la Russie, nous vous traiterons de raciste et inonderons votre pays de dix millions de plombiers africains. Nous licencierons également le groupe Toyota et ferons d’une femme névrosée votre prochain premier ministre, etc…

Environ 86 000 militaires et dirigeants américains gouvernent le Japon (dernière vérification : juillet 2022). Ils disposent de porte-avions américains, d’armes nucléaires, de drones tueurs, de sous-marins et d’agents dans chaque ministère, université, groupe de réflexion et ONG. Le complexe de l’ambassade américaine est plus grand que la Diète nationale du Japon.

Voici la triste réalité : Le Japon est le terminal de l’hégémonie américaine dans le Pacifique, et sa richesse et son pouvoir sont la richesse et le pouvoir des États-Unis, pas de l’Asie.

Depuis 40 ans maintenant, le Japon connaît le déclin ou la stagnation. Qu’est-ce qui nous fait penser qu’un plus grand assujettissement des États-Unis est meilleur pour le Japon ?

L’accord commercial américano-japonais de 2020 ou et l’accord de partenariat économique UE-Japon de 2019 sont en fait des traités injustes. Étudiez-les. Il n’existe pas une seule norme japonaise dans le monde. Tokyo signe son propre asservissement à des puissances étrangères, et pour quoi ? Pour exclure l’Asie.

La Chine n’interfère pas dans la politique des nations souveraines. Si le Japon veut se décoloniser, il ne peut le faire que de l’intérieur. Il faut cependant qu’il le veuille vraiment et il n’y a aucun signe de cela pour l’instant. L’Inde a été gouvernée par l’Angleterre pendant 200 ans. Hong Kong a été une colonie britannique pendant 156 ans. Le Japon est une colonie américaine depuis 77 ans maintenant, et Washington a toujours le vent en poupe. L’Occident va probablement gaspiller Tokyo dans des combats illégaux entre l’empire américain et les pays libres voisins.

Cette folie pourrait cesser si le Japon mettait à la porte les occupants américains et se faisait à nouveau « respecter ». L’Asie pour les Asiatiques.

Thorsten Pattberg est un essayiste et critique culturel allemand. Il effectue actuellement des recherches de sémantique du japonais ancien à l’Université de Tokyo. Traduction par Réseau international. Illustration : statue de la Liberté à Odaiba, en arrière plan le Rainbow Bridge à Tokyo.

Nouvelles du Japon. Les chaussures dans l’entrée et pas dans la maison !

Dans tous les appartements et les maisons, au Japon et dans beaucoup d’autres pays d’Asie orientale, il existe une sorte de barrière entre l’extérieur et l’intérieur du logement. Entre la porte d’entrée qui s’ouvre vers l’extérieur et le reste de cet espace il y a une différence de niveau matérialisant cette barrière. On doit y laisser ses chaussures souillées en marchant à l’extérieur et ne pas introduire de miasmes. On marche donc pieds nus ou en chaussettes. Pour les Japonais l’extérieur du logement consacré aux dieux est impur et cette limite est scrupuleusement respectée. Toutes sortes de rites gravitent autour de cette sacralisation du logement. Lorsque l’on démolit une maison, l’acquéreur de la parcelle de terrain sur laquelle il va construire son logement est consacrée aux dieux. Une sorte de cérémonie a lieu sur ce terrain et on plante un grand rameau d’un arbre et parfois on y attache des petits papiers sur lesquels ont été inscrits des sortes de vœux. Il paraît qu’il faut chasser les mauvais esprits ayant pu être laissés par les anciens occupants.

Pour les chaussures laissées dans l’entrée du logement la tradition remonterait, pour le Japon au moins, au fait que l’espace de vie des maisons était recouverts de tatamis fabriqués avec de la paille de riz. Il était inimaginable de marcher sur un tatami avec des chaussures. C’est aussi l’une des raisons évoquées pour interdire les chats dans les maisons. Il a été prouvé scientifiquement que les chaussures peuvent introduire toutes sortes de polluants et d’agents pathogènes dans une maison ainsi que des poussières potentiellement allergènes. Mais il y a un revers à cet excès de précautions hygiéniques : un très grand nombre de Japonais souffrent de problèmes allergiques car leur organisme n’a pas été habitué dès l’enfance au contact de toutes sortes de composés chimiques naturels et de microorganismes présents dans les sols, par exemple. Et le résultat est une hypersensibilité aux agents microbiens du sol, aux pollens, aux piqûres de moustiques … Trop de précautions nuisent à la santé. Illustration : l’entrée de la maison de mon fils à Tokyo.

Le « grand remplacement » au Japon ?

Dans la rue piétonne située entre la gare ferroviaire et le terminus de la plus vieille ligne de métro de Tokyo, la Marunouchi line, et le domicile de mon fils il y a deux « kebab » tenus par des Turcs. Celui qui est le plus proche de la maison de mon fils fut réaménagé il y a quelques années et j’eus la surprise de constater que la petite entreprise qui avait travaillé à ce réaménagement, en fin de semaine, comptait des ouvriers tous turcs. Il conversaient dans leur langue et les passants japonais étaient étonnés non pas parce qu’ils travaillaient un samedi car c’est très souvent le cas au Japon mais parce qu’il s’agissait de gaïjins, des étrangers qui conversaient dans une langue inconnue. Je savais qu’il y avait à Tokyo une petite communauté de Turcs.

Hier jeudi, je me suis rendu à Shinjuku faire quelques emplettes. Dans ce quartier d’habitude très cosmopolite rares étaient les passants d’origine européenne. Et pourtant dans ma petite promenade un peu nostalgique au milieu de petites rues commerçantes également réservées aux piétons tout près de l’immense gare ferroviaire qui fut un temps la plus grande du monde avec une multitude de trains et en souterrain 9 lignes de métro qui s’entrecroisent il y avait, devinez quoi ? Un kebab perdu au milieu de restaurants de toutes nationalités. Le jour précédent je m’étais rendu à Asakusabashi dans le quartier spécialisé dans les produits en cuir et quelle ne fut pas ma surprise de trouver un « kebab » perdu au milieu des « ramen » et des sushi ! J’ai finalement compris pourquoi les kebab étaient si populaires au Japon, du moins dans une grande ville comme Tokyo : un peu de viande de poulet mélangée à de la viande boeuf dans une petite galette de pain sans levain pliée en deux et c’est presque le repas d’un « salary-man » pour trois-cent yens, on va arrondir à 2 euros 50, alors qu’un « ramen » revient au minimum à 1000 yens car on paie la place assise tandis que le kebab est emporté ou dégusté sur place debout. Pour la petite histoire il y a une mosquée turque d’obédience sunnite dans le quartier de Yoyogi tout près de Shinjuku. Enfin je crois me souvenir avoir mangé un « kebab » près de la Place de la Bastille à Paris il y a longtemps. Je n’ose pas imaginer quel est le stade du « grand remplacement » dans ce quartier de Paris très plaisant il y a 30 ans … Quant à dire qu’il y aura un « grand remplacement » au Japon rien n’est moins sûr car les Japonais, comme beaucoup de peuples insulaires, sont fondamentalement opposés à une arrivée massive d’étrangers, à l’instar de l’Allemagne, ce ne sont pas des Turcs qui permettront de mettre un terme à la chute préoccupante de la natalité dans ce pays. Lien :https://en.wikipedia.org/wiki/Tokyo_Metro_Marunouchi_Line

Nouvelles du Japon : L’art de la calligraphie

Le Japon vit quotidiennement avec des traditions parfois déroutantes pour un occidental qui au contraire s’est laissé imprégner d’une culture nord-américaine sans aucun appui sur les expériences passées. L’Europe vit maintenant au rythme des séries télévisées américaines, des « fast-food » et des boissons sucrées … Les Européens ont choisi le modèle américain et l’un des effets caricaturaux est la « culture woke » qui les conforte à abandonner la culture occidentale européenne issue des civilisations romaine et grecque pour une sorte de nihilisme dont l’issue est prévisible : une perte totale de cette spécificité culturelle adoptée comme modèle dans de nombreux pays depuis le XVIIIe siècle. Adieu Diderot, Voltaire, pour ne citer que ces deux grands personnages français car ils étaient considérés dans l’Europe entière comme des exemples. Au contraire le Japon, pays insulaire et envahi de contrastes, a su préserver des traditions d’un autre temps. Lors d’occasions exceptionnelles même certaines jeunes femmes s’habillent en kimono, c’est très beau et cette sorte de déguisement met la féminité en valeur. Il existe des échoppes proposant des kimonos à des prix parfois dissuasifs mais chaque femme se doit de posséder un kimono ou exceptionnellement d’en louer un pour une occasion exceptionnelle.

Une autre tradition est la calligraphie. Parmi les quelques 5 à 6000 Kanji utilisés au Japon leur combinaison fait partie de l’esthétique graphique. Okusai, dans ses estampes, mettait en valeur ces kanjis en glissant parfois des commentaires humoristiques. Mais la calligraphie traditionnelle japonaise est strictement encadrée par des règles qui, elles, paraissent désuètes. L’exécution ne peut se faire qu’avec la main droite. Moi qui suis strictement gaucher je n’ai pas compris le sens de cette restriction. En réalité il s’agit pour chaque kanji de tirer un trait avec un pinceau dans une direction précise qui n’altèrera pas la signification du caractère et ce dessin, si l’on peut dire, pourrait être revêtu d’une toute autre signification.

La brosse ou pinceau utilisée par le calligraphe est faite de poils de chèvre, de cheval ou de cerf. L’encre est un solide constitué de cendre noire de pousses de conifère, thuya par exemple, mélangée à de la colle végétale soluble dans l’eau. Le calligraphe va donc imprégner son pinceau de cette encre en le trempant préalablement dans l’eau.

L’exécution, telle que celle présentée étant une œuvre de ma petite-fille, est réalisée sans s’arrêter, on pourrait dire d’un seul jet, et cette prouesse demande de longues heures d’entrainement. L’oeuvre est « signée » par l’artiste sous forme d’un sceau appelé tenkoku. Ma petite-fille a donc choisi son propre sceau. Je ne lui ai pas demandé ce que signifiait ce sceau. Les réalisations des élèves des écoles de calligraphie sont souvent des proverbes ou des dictons et celui présenté ici signifie approximativement « Si vous avez dit telle chose, faites-le ». Juste une dernière anecdote qui illustre parfaitement les traditions japonaises. Lors de la première coupe de cheveux d’un enfant plusieurs mois après sa naissance ces cheveux sont gardés précieusement et un artisan va réaliser un pinceau avec ces derniers. Ce pinceau ne sera jamais utilisé pour écrire des kanjis mais gardé dans une boite et conservé on ne sait pas trop pourquoi. J’ai questionné ma belle-fille qui n’a pas trop su me donner d’explications.

Coronavirus : Un autre mystère non résolu (vu du Japon)

Alors que je souffre toujours des séquelles du coronavirus depuis plus de 2 ans je me suis posé une question à laquelle personne n’a cru bon de répondre, en regardant dans le train, la Chuo Line desservant 69 stations séparées les unes des autres de 2 kilomètres depuis le centre de Tokyo vers la grande banlieue ouest, tous les passagers masqués y compris des enfants. Pourquoi personne n’a mentionné la possibilité d’être contaminé par le coronavirus via les yeux ? En effet si les larmes contiennent d’importantes quantités de lyzozyme, un enzyme qui détruit la paroi des bactéries gram-positives, cet enzyme est totalement inopérant contre les virus sans enveloppe comme c’est le cas pour le coronavirus.

Si une particule virale atteint la conjonctive alors elle est évacuée par les canaux lacrymaux vers l’arrière des fosses nasales et ainsi cette particule virale trouve un terrain favorable pour s’intégrer dans les cellules épithéliales, celles-là même qui sont atteintes par les tiges de prélèvement pour effectuer des tests RT-PCR. Il n’y a donc aucun doute que l’on puisse être contaminé par les yeux. Personne n’en a parlé, aucune expérimentation n’a été décrite avec des animaux modèles comme les hamsters. C’est très troublant. Si on rapproche cette remarque au fait que les masques sont largement considérés comme inefficaces (en particulier au Japon) alors l’explication est toute trouvée : on peut aussi se contaminer par les yeux.

Personnellement je suis très surpris que ce sujet n’ait jamais été abordé par tous ces « spécialistes » qui conseillent les gouvernements. Le fait est qu’il ne faut pas troubler la bonne marche de l’affairisme qui s’est développé autour de ce coronavirus, je veux dire les masques supposés jetables et qui ne servent donc à rien et surtout les tests dont le prix est prohibitif et imposé pour toutes sortes d’activités comme par exemple voyager en avion, et encore aujourd’hui au Japon pour entrer dans un restaurant ou n’importe quelle échoppe il faut dûment porter un masque, et parfois on vous contrôle votre température. Toute cette mascarade est devenue lassante mais les autorités internationales de la santé en ont décidé ainsi et naturellement il faut les croire, de même qu’il faut aussi croire les « experts » en science du climat surtout sans se poser de questions car on est très vite catalogué au mieux d’idiot et au pire de fasciste.

Je voudrais terminer ce billet par une autre expérience vécue ici à Tokyo il y a quelques jours. Ma petite-fille a commencé à tousser avec le nez qui coulait. Le protocole japonais, dans ce cas, est d’effectuer un test PCR pour savoir s’il s’agit d’une infection par le coronavirus. Interdiction d’aller au collège, naturellement. Mais plus encore, confinement dans une pièce de la maison pendant au moins cinq jours. J’ai expliqué à ma belle-fille que le test étant négatif il s’agissait alors soit d’un rhinovirus, soit d’une souche de coronavirus très commune provoquant les mêmes symptômes, rhinite, un peu de fièvre et finalement un bronchite bénigne, un coronavirus non détecté par les amorces utilisées (toujours les mêmes) depuis le début de la pandémie. Non, il faut respecter le protocole. Et cette insidieuse propagande étatique relayée par les médias est maintenant tellement ancrée dans les esprits qu’il semble qu’un retour à la normale n’est plus possible …