Vade mecum pour se rendre au Japon

Alors que la devise nippone a perdu près de 15 % de sa valeur par rapport au dollar ou à l’euro la tentation de venir en touriste au Japon pourrait s’affirmer. Malheureusement le pays est toujours fermé aux touristes. Seules peuvent entrer dans ce pays les personnes munies d’un contrat de travail ou ayant un membre de leur famille résidant au Japon. Dans les deux cas il faut apporter des documents prouvant que l’une ou l’autre des situations évoquées est justifiée à un Consulat du Japon qui établira un visa valable trois mois seulement.

Pour embarquer dans un avion à destination du Japon il faut en outre présenter un test indiquant qu’on n’est pas porteur du coronavirus. Qu’à cela ne tienne à l’arrivée au Japon on est traité comme un pestiféré et la procédure de test dure environ quatre heures. Si ce test est négatif il faut tout de même respecter une quarantaine de 9 jours à l’hôtel près de l’aéroport si personne ne peut venir vous accueillir à l’aéroport en voiture puisque l’accès aux transports ferroviaires vous sera interdit. Si vous êtes accueilli par un membre de votre famille vous devrez respecter une quarantaine en restant isolé dans une pièce de son logement. J’avoue que j’ai beaucoup souffert de ne pouvoir approcher mes petits-enfants dont je n’avais pas profité depuis plus de deux ans. Un dernier test après 4 jours au domicile du membre de votre famille vous libère, s’il est négatif, de cette quarantaine. Une application installée obligatoirement sur votre téléphone portable permet à un robot de vous appeler durant la quarantaine afin de vous géolocaliser et de vérifier par reconnaissance faciale s’il s’agit bien de vous. En ce qui me concerne le test au départ d’Espagne coûtait 98 euros et le test ici à Tokyo pour mettre fin à la quarantaine a coûté 19000 yens (145 euros !).

Conclusion : le coronavirus est surtout une bonne occasion de faire du gros business et « d’emmerder » les populations …

Nouvelles du Japon, samedi 23 avril 2022

Après avoir quitté Tenerife dûment muni d’un test PCR négatif que personne ne m’a demandé malgré son coût prohibitif s’élevant à 98 euros, je suis arrivé à Zürich, aéroport très fréquenté dans lequel les passagers en partance pour tous les coins du monde ne portent pas de masque, l’arrivée à Tokyo-Narita fut très contrastée. Des milliers de passagers arrivant de divers pays étaient contraints de porter un masque et à nouveau d’être testés. Durée le la procédure un peu plus de 4 heures. Après 12 heures de vol on apprécie.

J’avais préalablement installé une application sur mon téléphone portable pour effectuer le suivi de la quarantaine que je devais respecter. Mon fils a loué une voiture pour m’emmener directement chez lui. Dans le cas contraire il m’aurait fallu passer une semaine dans un hôtel à mes frais pour respecter cette quarantaine. Je ne risquais pas d’être positif puisque je suis blindé par une infection par le virus version Wuhan ayant vérifié huit mois plus tard que j’exprimais encore des anticorps, ce dont les fonctionnaires de la sécurité se moquent totalement.

Pour entrer au Japon il faut venir rendre visite à un membre de sa famille ou avoir un contrat de travail. Toute autre tentative d’entrée dans ce pays est tout simplement impossible. Pour obtenir un visa du consulat de Japon de son pays de résidence c’est un véritable parcours du combattant. La procédure est complexe et nécessite au moins deux mois de délais. Par exemple, en ce qui me concerne, un extrait de naissance authentique de mon fils, une invitation de ce dernier dans un format fourni par les autorités consulaires, et toutes sortes de petites mignardises surprenantes laissant un goût amer presque décourageant.

Ce prochain lundi j’irai me soumettre à nouveau à un test et ma quarantaine sera levée. Mais encore deux jours pleins pour revoir de près mes deux petits-enfants que je n’avais pas côtoyé depuis 2 ans et 5 mois …

Nouvelles du Japon : la saga du vaccin anti-HPV

Il y a 9 ans les autorités sanitaires japonaises, subissant la pression des activistes anti-vaccins, ont suspendu sine die le vaccin contre le HPV. Je rappelle que les diverses souches de ce virus provoquent des cancers variés au niveau du col de l’utérus, de l’anus et de la gorge. Ces virus est hautement transmissible et il est considéré comme la première cause du cancer du col de l’utérus. Le Ministère de la santé japonais a finalement revu sa position en considérant les statistiques relatives aux cancers du col de l’utérus. En 9 ans, donc depuis que cette vaccination a été interrompue, il faut s’attendre à 25000 cas de cancers du col et jusqu’à 6000 morts.

En 2009 le Japon adopta le vaccin bivalent de GSK puis en 2011 le vaccin tétravalent de Merck. Devant la pression des activistes anti-vaccin qui clamaient que de nombreuses jeunes filles souffraient de douleurs chroniques, de céphalées, de troubles moteurs et d’autres symptômes mineurs il fut mis un terme à ce traitement vaccinal préventif qui a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays. Des méta-analyses effectuées en Suède et en Grande-Bretagne ont montré que l’incidence de cancers du col avait diminué de 87,5 %. Le Japon a mis trop de temps pour évaluer en détail les plaintes des jeunes filles ayant reçu le vaccin anti-HPV. Il faut souligner que lors de l’épidémie de coronavirus les plaintes relatives aux effets secondaires de la « vaccination » à ARN messager ont tout simplement été ignorées et dissimulées par les autorités ce qui a conduit 80 % population nippone à subir ce traitement dangereux sans qu’il y ait une quelconque protection puisque le Japon vient de traverser le pire épisode de cas et de décès depuis le début de l’épidémie de coronavirus.

Mon fils n’a pas attendu que les autorités reviennent sur leur décision et ma petite-fille a reçu sa première injection de vaccin anti-HPV il y a quelques jours. Source partielle et illustration : Science Magazine

Brève. Nouvelles du Japon en avant-première

Un séisme de magnitude 7,3 a secoué le Japon depuis Hokkaido jusqu’à Nagoya ce soir (au Japon) vers 23h40 heure du Japon. L’épicentre se trouvait à 60 km de profondeur au large de la Préfecture de Fukushima. J’ai presque vécu en temps réel ce tremblement de terre car j’étais en conversation vidéo avec mon fils à cet instant précis. La secousse a duré plus de 20 secondes, ce qui est une éternité …

Nouvelles du Japon. Histoire d’eau tritiée

La centrale nucléaire de Fukushima-Daichi a été endommagée par un tsunami géant le 11 mars 2011 et les assemblages de combustibles ont fondu dans les réacteurs. Ce « corium » dégage de la chaleur et les eaux de refroidissement contiennent divers produits de fission et aussi du tritium, l’isotope radioactif de l’hydrogène. L’élimination des produits radioactifs est effectuée à l’aide d’échanges d’ions mais il reste le tritium qu’il est impossible de séparer. Les autorités de TEPCO (Tokyo electric power Co) ont tenté des techniques innovantes sans succès et devant l’hostilité des pêcheurs des préfectures voisines et de divers pays riverains de l’Océan Pacifique ils ont construit des réservoirs qui stockent actuellement 1,4 millions de mètres-cube d’eau tritiée. Au cours de ce prochain été la capacité de stockage sera atteinte et il faudra alors décider de rejeter cette eau peu radioactive dans l’océan. Une équipe de 11 experts internationaux de l’IAEA vient de rendre son verdict. La compagnie TEPCO a été autorisée à rejeter en mer cette eau que n’importe qui pourrait boire sans danger à la seule condition de creuser un tunnel sous-terrain de 1000 mètres de long depuis le site de la centrale pour déverser cette eau en profondeur dans l’océan.

Pourquoi pas un tuyau ? Mystère. Mais ce n’est pas le plus surprenant dans cette histoire. Les autorités de l’IAEA ont autorisé le déversement de cette eau seulement à partir de la première moitié de l’année 2023, la direction de TEPCO ayant fait valoir que ce tunnel ne serait achevé qu’au courant de l’année 2023. Cette histoire n’est pas sans rappeler la gestion de l’épidémie de coronavirus qui provoqua une sidération généralisée des populations. Mais contrairement au virus le tritium est sans danger. Le tritium se trouvant dans ces eaux de refroidissement provient des traces de lithium utilisé pour former le combustible nucléaire sous forme de petits cylindres de céramique. Le noyau de bore dans l’eau de refroidissement, le bore-10 étant un excellent ralentisseur de neutrons, capture un neutron pour former deux noyaux d’hélium-4, stable, et un noyau de tritium avec éjection d’un neutron peu énergétique. Dans son fonctionnement normal l’eau de refroidissement d’un réacteur nucléaire ne contient pas de bore et la production de tritium est négligeable mais dans le cas de la centrale endommagée de Fukushima-Daichi il est probable que du bore soit ajouté à l’eau de refroidissement. Ce bore sera récupéré sur des résines échangeuses d’ions et recyclé.

Les autorités japonaises ont été tellement traumatisées par le grand tsunami du 11 mars 2011 qu’elles veulent que tout soit parfait et que rien ne leur soit reproché.

Il y a des limites. Donnez-moi un verre d’eau tritiée, je le boirai devant vous sans crainte. Le tritium de désintègre en hélium-3 avec éjection d’un électron (rayonnement beta-moins) très peu énergétique et d’un anti-neutrino dont on se moque complètement. Cette très faible énergie conduit à des problèmes de détection au laboratoire car il faut utiliser un liquide scintillant pour mesurer quelque chose et ce liquide scintillant est infiniment plus dangereux pour la santé. Outre le toluène, solvant des agents scintillants, les principales molécules utilisées pour les mesures de radioactivité faible sont le 2,5 diphényloxazole et le 1,4-bis(5-phényloxazole-2yl)benzène et il est écrit sur les flacons de ces poudres « toxique ». Donc la perfection n’existe pas et un jour ou l’autre toute cette eau contenant du tritium sera rejetée à la mer sans aucune espèce d’effet sur la faune et la flore marines. Enfin je voudrais ici rafraichir les mémoires. Les ogives thermonucléaires contiennent du tritium sous pression, or après 12 ans la moitié de ce tritium s’est désintégré en hélium-3, un isotope dont j’ai dit un mot sur ce blog il y a quelques semaines. Or, pour qu’une bombe thermonucléaire fonctionne correctement il faut replacer ce tritium environ tous les six ans. Même la France est en retard dans cette « maintenance » de son arsenal. Image TEPCO.

Nouvelles du Japon : la gestion des ordures ménagères

Lorsque j’ai vu le reportage de Radio Canada traitant de la gestion des ordures ménagères au Québec (lien en fin de billet) je me suis immédiatement souvenu de la même problématique au Japon. Dans les villes japonaises il y a de larges artères bordées de quartiers accessibles seulement par des rues étroites rarement dessinées en angle droit et parfois sinueuses. C’est une vieille tradition dont le but était de faire en sorte que les brigands s’égarent et qu’ils puissent être faits prisonniers dans de petites impasses où ils pensaient se mettre à l’abri. Les temps ont changé et si des quartiers entiers de Tokyo ont été entièrement détruit par les bombardements américains le dessin des petites rues n’a pas changé. Il est donc impossible à de gros camions de circuler dans un tel dédale de ruelles. Et il n’y a pas d’espace disponible pour que les municipalités puissent installer des bennes à ordure de différentes couleurs pour la collecte des ordures ménagères afin que celles-ci soient vidées par des camions équipés à cet effet. Chaque petit groupe de maisons dans un quartier résidentiel dispose donc d’une sorte de caisse légère pliable qui puisse être recouverte d’un panneau de plastique tissé pour protéger les ordures des gros corbeaux qui vivent de partout dans la grande ville de Tokyo. Il y a également des caisses pliables de différentes couleurs pour que chaque foyer vienne y déposer ses propres rejets.

Dans le quartier où réside mon fils le mardi est réservé aux « brûlables », c’est-à-dire les déchets alimentaires et les matières plastiques non recyclables ainsi que les déchets végétaux. Tous ces déchets doivent se trouver dans des sacs spéciaux achetés dans n’importe quel magasin. Ces sacs sont suffisamment transparents pour que les employés de la ville chargés de la collecte devinent facilement leur contenu.

Le mercredi est le jour des papiers et cartons et des bouteilles en polyéthylène (PET). Ces bouteilles doivent être rincées et l’étiquette détachable enlevée ainsi que le bouchon car ils entrent dans la catégories des matières plastiques non recyclables. Les papiers et cartons doivent être disposés dans la rue après avoir été liés en paquets avec une ficelle elle-même réalisée avec du papier recyclé et dont l’usage est réservé à cet effet. Souvent un camion ne collecte que les cartons car le recyclage des cartons est très prisé et parfaitement organisé dans des petites unités dispersées à la périphérie de Tokyo. Il faut naturellement détacher les rubans de plastique collant des cartons et ces rubans font partie des « brûlables ».

Le jeudi c’est plus compliqué car c’est le jour de la collecte des bouteilles en verre qui ont été rincées auparavant, la collecte des canettes en aluminium également rincées et les sacs de plastique recyclable comme par exemple les emballages alimentaires eux-même fabriqués avec du polyéthylène. Enfin le vendredi est un nouveau jour de « brûlables ». Pour éviter que ces petits camions d’un poids d’à peine plus de 10 tonnes à pleine charge roulant à l’essence ou plus souvent GPL n’effectuent jamais de longs parcours, les centres de collecte sont dispersés dans la périphérie de la ville et dans le vrai centre de Tokyo ces petits camions déversent leur contenu dans des barges qui achemineront ensuite leur chargement vers des centres de retraitement ou d’incinération en empruntant les nombreux canaux et rivières de la ville. Il existe enfin de grosses usines d’incinération situées autour de la baie de Tokyo et de petites unités disséminées dans la banlieue qui toutes produisent de l’électricité et parfois de la vapeur pour le chauffage des édifices publics ou des grands ensembles résidentiels.

Il n’existe pas d’enfouissement des ordures au Japon, c’est interdit, tout ce qui est recyclable est recyclé et tout ce qui n’est pas recyclable est brûlé ce qui est très loin d’être le cas dans les pays occidentaux dont le Canada. Pour l’anecdote les petits camions de ramassage des cartons + papiers sont en compétition pour celui qui collectera le plus de carton et pour les canettes en aluminium c’est un peu le même spectacle auquel il m’est arrivé d’assister. Il est enfin interdit de disposer de rejets domestiques dans des sacs opaques. Ils ne sont pas ramassés et un petit mot doux signale au foyer qui a commis cette entorse au règlement qu’il n’a pas respecté la règle. Pour qu’un tel système fonctionne il faut naturellement une grande discipline et un respect des règles. C’est le cas dans quelques pays d’extrême-orient dont le Japon mais c’est inimaginable dans les pays européens où on trouve dans les bennes situées dans les rues un peu tout et n’importe quoi. Lorsque la collecte est terminée la rue reste parfaitement propre et c’est mieux ainsi car au Japon il n’existe pas de services de voirie excepté dans les quartiers d’affaires du centre de Tokyo ou d’Osaka surtout pour ramasser les feuilles mortes. À ce sujet dans les quartiers résidentiels pavillonnaires chaque riverain de la rue étroite est responsable de la moitié de cette rue qui jouxte sa maison.

Il reste le fameux problème des « encombrants ». Il faut à Tokyo contacter une entreprise pour enlever ces encombrants et cette opération est payante. Ces gros objets ou parfois plus petits comme des accessoires de cuisine dont la réparation est prohibitive sont souvent confiés à des retraités qui, pour arrondir leur petite retraite vont les trier, récupérer les métaux, et s’adresser alors aux services de recyclage dédiés pour le bois, les métaux et les matières plastiques qui constituent ces « encombrants ». Dans certains quartiers résidentiels de la banlieue de Tokyo on se demande parfois si on n’est pas dans un pays sous-développé, et pourtant c’est loin d’être le cas alors que des « vieux » recyclent comme ils peuvent des encombrants. Pour terminer ce billet il faut remarquer que le site de la CIA mentionne que seulement 2,9 % des « ordures » ménagères sont correctement recyclées au Japon, j’émets quelques sérieux doutes car si brûler des rebuts domestiques et également des industries et des bureaux doit être négligé bien qu’il s’agisse de produire de l’énergie ne peut pas figurer dans les statistiques de cet organisme alors, je le répète, j’émets de très sérieux doutes compte tenu de ce que j’ai observé lors de mes nombreux séjours au Japon.

Nouvelles du Japon : le mutant omicron est dispersé par les GIs

Rappelons les faits. Après la capitulation du Japon en 1945 l’armée américaine s’installa durablement dans ce pays. Aujourd’hui l’armée américaine compte plus de 55000 personnels sur le sol nippon, près de 75 % d’entre eux se trouvant sur l’île d’Okinawa dans l’archipel du même nom au sud de Kyushu. Le quartier général des forces américaine est situé dans la base aéro-navale de Yokota à une trentaine de kilomètres à l’ouest du centre de Tokyo. Au total il y a plus de 150 implantations de tailles variées de l’armée américaine sont disséminées sur le sol japonais. Le gouvernement japonais n’a que peu de contrôle sur les allées et venues des personnels militaires américains mais alors que la « vague » de variant omicron inquiète les autorités il est apparu évident que des foyers de dissémination du virus étaient tous proches des installations militaires américaines. En effet les militaires américains ne respectent pas les gestes de protection scrupuleusement suivis par la population japonaise bien qu’il n’y ait aucune obligation qui serait contraire à la Constitution. Dans le Camp Hansen à Okinawa 227 personnels militaires ont été testés positifs à la fin du mois de décembre et la population locale est très remontée envers l’occupant, un qualificatif prohibé mais qui circule maintenant dans les médias. Les nombreuses implantations américaines autour de Tokyo et Yokohama sont des foyers de dissémination du virus.

Devant l’exaspération de la population le Premier Ministre Kishida a délégué son Ministre des Affaires étrangères, Monsieur Yoshimasa Hayashi, qui a exprimé son profond regret auprès du Commandant en chef des forces américaines basées au Japon, le Commandant Ricky Rupp, pour lui signifier que les personnels militaires américains ne respectaient pas les régulations japonaises relatives à la maîtrise de l’épidémie de coronavirus. Les gouverneurs de Yamagushi, Hiroshima, Yokohama, Tokyo metropolitan et Okinawa ont exprimé leurs protestations probablement aussi avec leurs regrets, qui sait.

Que présage la restructuration des « fonderies » ?

Que mes lecteurs se rassurent ce billet ne va pas concerner les fonderies telles qu’on les entendait à la fin du dix-neuvième siècle mais des entreprises industrielles d’une sophistication inimaginable que sont les fabriques de circuits intégrés. Le leader mondial dans ce domaine est TSMC (Taiwan Semiconductors Manufacturing Company) et cette entreprise, depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui détruisit les installations de Panasonic en particulier, est devenue en raison de cet événement le leader mondial dans ce domaine. Après avoir signé une déclaration d’intention avec Motorola pour la construction d’une giga-usine dans l’Arizona (USA) TSMC vient de signer un accord de coopération avec Panasonic et Fujitsu au Japon.

Pour expliquer cette ouverture vers le Japon dans une première approche il faut rappeler que la totalité des robots capables d’opérer à 4 microns près, une véritable prouesse technologique, utilisés par TSMC ont été fabriqués par des firmes japonaises. Malgré le tsunami ces sociétés ont été les principaux acteurs pour l’extension de TSMC et n’ont donc pas perdu leur savoir-faire. L’objectif de cette joint-venture nippo-taïwanaise est d’opérer à 4 microns de résolution et les Japonais sont capables d’atteindre cette définition. Ce projet va se dérouler en des temps records, beaucoup plus rapidement que le projet américain.

Quel est alors la raison de cette précipitation ? Tout simplement l’incertitude géopolitique dans la région car un conflit sino-taïwanais mettrait en péril l’ensemble des économies occidentales au cas où TSMC cesse toute production. Un tel scenario serait insupportable pour l’économie chinoise mais dans le doute autant les Américains que les Japonais ont préféré considérer la situation avec recul. Le Japon dispose d’un atout non partagé : la sophistication inégalée dans le monde de ses robots et les Chinois le savent comme d’ailleurs les Américains. Par conséquent qui va contrôler cette industrie des nouveaux fondeurs ? Le Japon, naturellement.

Si mes lecteurs se demandent pourquoi j’ai choisi ce terme de fonderies pour classer les producteurs de circuits intégrés c’est simplement parce qu’en amont de la fabrication de ces circuits intégrés de très haute technologie consistant à imprimer, le terme est abusif, actuellement à 6 microns de définition, des circuits intégrés sur jusqu’à six couches différentes, elles-mêmes connectées entre elles, utilisent un substrat noble pourtant constitué essentiellement de silicium. Il s’agit de disques très fins faisant appel à des techniques de fabrication de cylindres de silicium micro-cristallin éventuellement dopés avec des impuretés savamment choisies. Cette étape consiste initialement à « fondre » ce cylindre de silicium au cours duquel des étapes de purification par exemple par fusion de zone sont d’une extrême importance pour la qualité finale des produits. C’est pourquoi une usine comme celle de TSMC est une fonderie …

Pour conclure ce billet il faut mentionner le fait que la Chine ne maîtrise pas la technologie de TSMC et il faudra à ce pays au moins dix ans pour envisager la mise en place d’une installation industrielle de production de circuits intégrés certainement pas avec 4 microns de définition alors que le projet nippo-taïwanais pourrait être opérationnel dans moins de 5 ans. Dans cinq ans la Chine n’aura toujours pas un quelconque intérêt à attaquer Taïwan et aller s’aventurer au Japon relève de la fiction. Ces grandes manœuvres actuelles dans le domaine des circuits intégrés échappent totalement à la bureaucratie stérilisante de l’Europe et à nouveau l’Union européenne restera en retrait de cette industrie essentielle pour son développement qui apparaît maintenant compromis.

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=lJ4LK5V_O1Y d

Nouvelles du Japon : les « vaccins » anti-Covid sont dangereux !

C’est une nouvelle qui date un peu via RT News en date du 5 décembre 2021 mais qu’il est intéressant de rappeler dans le contexte actuel de délire vaccinal.

Après avoir répertorié des problèmes cardiaques à la suite du suivi d’un million de Japonais, un groupe d’experts réunis par le ministère de la Santé veut apposer la mention «effets secondaires graves» sur les documents joints aux vaccins anti-Covid.

Le ministère japonais de la Santé a répertorié les inflammations du muscle cardiaque et de la paroi externe du cœur chez les jeunes hommes comme des effets secondaires graves possibles des vaccins anti-Covid Moderna et Pfizer, a rapporté NHK le 4 décembre. 
Il indique qu’au 14 novembre, sur un million d’hommes ayant reçu le vaccin Moderna, de tels effets secondaires ont été signalés chez plus de 81 hommes adolescents et 48 hommes dans la vingtaine. Ces chiffres étaient respectivement de 15 et 13 pour ceux qui avaient reçu le vaccin Pfizer. 
Le ministère, qui a réuni un groupe d’experts le 4 décembre sur la question, a proposé d’avertir du risque en imprimant la mention «effets secondaires graves» sur les documents joints aux vaccins. Il demandera également aux hôpitaux de signaler en détail les incidents impliquant des personnes ayant développé les symptômes dans les 28 jours suivant leur vaccination, conformément à la loi. 
Le plan a été approuvé par le groupe d’experts et le ministère en informera les municipalités.

Il est important de rappeler qu’au Japon le port du masque est laissé à l’appréciation de chacun, que l’instauration d’un pass sanitaire serait non conforme à la Constitution et enfin que l’administration de la thérapie génique abusivement appelée vaccin n’est pas obligatoire. Enfin le même Ministère de la santé a conseillé aux médecins généralistes de prescrire l’ivermectine en traitement précoce et ambulatoire. Enfin, selon des sources familiales directes soumettre les enfants à la thérapie génique n’est pas à l’ordre du jour au Japon en dépit des nombreux vrais vaccins obligatoires pour les enfants au cours de la première année de leur vie. Je rappelle enfin que le vaccin contre l’HPV est à nouveau préconisé pour les adolescents.

Il y a cependant une différence entre le Japon et les pays occidentaux. Quand on est Japonais on fait partie d’un groupe et on est solidaire de ce groupe. Ce concept induit naturellement une sorte de solidarité tacite, pas vraiment une solidarité mais plutôt le respect de l’autre, de même que les Japonais respectent la nature. Je dirai que si les rues de Tokyo sont aussi propres car il n’y a pas de balayeurs comme dans les villes européennes c’est tout simplement parce que les Japonais respectent les autres, le milieu dans lequel ils évoluent et ceux qui évoluent également dans ce milieu. Si le Japon a aussi admirablement géré l’épidémie coronavirale c’est essentiellement en raison de ce comportement solidaire de groupe. 

Nouvelles du Japon. Le SARS-CoV-2-delta s’est-il fait seppuku ?

Au Japon il n’existe aucune restriction imposée autoritairement à la population dans le cadre du combat contre le SARS-CoV-2 car ce serait agir contre la Constitution. Malgré cette « liberté » le port du masque est pratiquement universel. Et pourtant les enseignants des écoles apprenaient à mes petits-enfants à porter un masque lorsqu’ils étaient malades afin de protéger leur entourage. Il semblerait que la propagande sanitaire a laissé des traces car « vaccinés » ou pas ou encore guéris d’une infection les Japonais mettent leur masque pour marcher dans la rue et naturellement pour entrer dans un supermarché ou un centre commercial et utiliser le train et le métro. Quant à l’injection d’ARN messager elle est laissée à l’appréciation de chacun mais nombreux sont ceux qui sont encouragés par leur employeurs bien que ce dernier ne puisse pas décider de mesures coercitives qui seraient contraires à la Constitution.

Est-ce cette discipline exemplaire qui a conduit à une quasi disparition de l’épidémie, en particulier dans l’immense ville de Tokyo entièrement interconnectée à la plus grande conurbation du monde de 38 millions d’habitants autour de la baie de Tokyo ? Il est difficile de le croire. De plus il n’y a pas eu de généralisation de l’Ivermectine en traitement précoce, à ma connaissance. Enfin les personnes en contact avec des sujets infectés se sont spontanément isolées pendant deux semaines ainsi que les sujets infectés. Au milieu du mois d’août 2021 une forte recrudescence d’infections, jusqu’à 23000 nouveaux cas par jour, fit craindre le pire. Ce 22 novembre il y a eu 50 nouveaux cas d’infection confirmés et 2 morts par coronavirus également confirmés.

En collectant et établissant la séquence d’isolats de SARS-CoV-2 depuis le mois de juin 2021 le Docteur Ituro Inoue a identifié une accumulation de mutations au niveau de l’ORF (open reading frame) codant pour la protéine non structurale nsp14. D’une façon inattendue une grande majorité des virus isolés présentait une mutation A394V de cette protéine nsp14, une alanine remplacée par une valine. Cette protéine fait partie du complexe de 16 protéines différentes constituant l’appareil de copie de l’ARN viral. Son rôle est dual, d’une part la vérification et la réparation des erreurs de copie. Il s’agit donc d’une activité enzymatique classée parmi les exoribonucléases et d’autre part une activité de transfert d’un groupement méthyle sur la base guanine. Ces activités enzymatiques requièrent enfin deux atomes de zinc. Pour plus d’informations je suggère à mes lecteurs de se reporter ici : https://doi.org/10.1128/JVI.01246-20 au sujet des travaux effectués sur la protéine nsp14.

Selon le Docteur Ituro Inoue le variant delta du SARS-CoV-2 est victime d’une accumulation de mutations qui l’ont rendu de moins en moins capable de se répliquer et de ce fait l’épidémie est en voie de disparition. Les autorités japonaises ont ainsi décidé d’alléger les restrictions de voyages vers le Japon. D’ors et déjà 5000 étrangers sont admis dans les aéroports japonais, principalement à Tokyo et Osaka, chaque jour. Ils seront dûment contrôlés et placés en quarantaine durant 15 jours afin de prévenir toute introduction d’un nouveau mutant du SARS-CoV-2. Peut-être pourrai-je me rendre au Japon après 2 ans d’interdiction pour enfin voir mes petits-enfants. Ceci étant le cas du Japon ne peut pas être généralisé. Les Coréens génétiquement très proches des Japonais ne vivent pas encore la même extinction de l’épidémie et en Europe une grande partie des pays, pensant s’en sortir, doivent affronter un énième pic épidémique malgré une généralisation des injections d’ARNm bientôt obligatoires pour tous. Il est opportun de rappeler ici que 75 % de la population japonaise est aujourd’hui pleinement « vaccinée ». Mais dans quelle mesure une telle situation peut-elle expliquer cette quasi disparition de l’épidémie alors que dans d’autres pays comme Israël l’épidémie fait des ravages alors que 100 % de la population du pays a été soumise à la thérapie génique. Mystère.