Nouvelles du Japon. Le SARS-CoV-2-delta s’est-il fait seppuku ?

Au Japon il n’existe aucune restriction imposée autoritairement à la population dans le cadre du combat contre le SARS-CoV-2 car ce serait agir contre la Constitution. Malgré cette « liberté » le port du masque est pratiquement universel. Et pourtant les enseignants des écoles apprenaient à mes petits-enfants à porter un masque lorsqu’ils étaient malades afin de protéger leur entourage. Il semblerait que la propagande sanitaire a laissé des traces car « vaccinés » ou pas ou encore guéris d’une infection les Japonais mettent leur masque pour marcher dans la rue et naturellement pour entrer dans un supermarché ou un centre commercial et utiliser le train et le métro. Quant à l’injection d’ARN messager elle est laissée à l’appréciation de chacun mais nombreux sont ceux qui sont encouragés par leur employeurs bien que ce dernier ne puisse pas décider de mesures coercitives qui seraient contraires à la Constitution.

Est-ce cette discipline exemplaire qui a conduit à une quasi disparition de l’épidémie, en particulier dans l’immense ville de Tokyo entièrement interconnectée à la plus grande conurbation du monde de 38 millions d’habitants autour de la baie de Tokyo ? Il est difficile de le croire. De plus il n’y a pas eu de généralisation de l’Ivermectine en traitement précoce, à ma connaissance. Enfin les personnes en contact avec des sujets infectés se sont spontanément isolées pendant deux semaines ainsi que les sujets infectés. Au milieu du mois d’août 2021 une forte recrudescence d’infections, jusqu’à 23000 nouveaux cas par jour, fit craindre le pire. Ce 22 novembre il y a eu 50 nouveaux cas d’infection confirmés et 2 morts par coronavirus également confirmés.

En collectant et établissant la séquence d’isolats de SARS-CoV-2 depuis le mois de juin 2021 le Docteur Ituro Inoue a identifié une accumulation de mutations au niveau de l’ORF (open reading frame) codant pour la protéine non structurale nsp14. D’une façon inattendue une grande majorité des virus isolés présentait une mutation A394V de cette protéine nsp14, une alanine remplacée par une valine. Cette protéine fait partie du complexe de 16 protéines différentes constituant l’appareil de copie de l’ARN viral. Son rôle est dual, d’une part la vérification et la réparation des erreurs de copie. Il s’agit donc d’une activité enzymatique classée parmi les exoribonucléases et d’autre part une activité de transfert d’un groupement méthyle sur la base guanine. Ces activités enzymatiques requièrent enfin deux atomes de zinc. Pour plus d’informations je suggère à mes lecteurs de se reporter ici : https://doi.org/10.1128/JVI.01246-20 au sujet des travaux effectués sur la protéine nsp14.

Selon le Docteur Ituro Inoue le variant delta du SARS-CoV-2 est victime d’une accumulation de mutations qui l’ont rendu de moins en moins capable de se répliquer et de ce fait l’épidémie est en voie de disparition. Les autorités japonaises ont ainsi décidé d’alléger les restrictions de voyages vers le Japon. D’ors et déjà 5000 étrangers sont admis dans les aéroports japonais, principalement à Tokyo et Osaka, chaque jour. Ils seront dûment contrôlés et placés en quarantaine durant 15 jours afin de prévenir toute introduction d’un nouveau mutant du SARS-CoV-2. Peut-être pourrai-je me rendre au Japon après 2 ans d’interdiction pour enfin voir mes petits-enfants. Ceci étant le cas du Japon ne peut pas être généralisé. Les Coréens génétiquement très proches des Japonais ne vivent pas encore la même extinction de l’épidémie et en Europe une grande partie des pays, pensant s’en sortir, doivent affronter un énième pic épidémique malgré une généralisation des injections d’ARNm bientôt obligatoires pour tous. Il est opportun de rappeler ici que 75 % de la population japonaise est aujourd’hui pleinement « vaccinée ». Mais dans quelle mesure une telle situation peut-elle expliquer cette quasi disparition de l’épidémie alors que dans d’autres pays comme Israël l’épidémie fait des ravages alors que 100 % de la population du pays a été soumise à la thérapie génique. Mystère.

Nouvelles du Japon. Avez-vous un fax chez vous ?

Il y a quinze ans la maison que mon fils et son épouse achetèrent à Tokyo était équipée d’un téléphone-fax qui se trouve toujours aujourd’hui dans leur séjour et qui ne sert plus que de téléphone. C’est un vieil appareil qui date des années 1990, lors de la révolution technologique japonaise. À l’époque Shintaro Ishihara, écrivain et homme politique, allait bientôt être gouverneur de la préfecture de Tokyo et il publia en 1989 une sorte de manifeste prédisant que le Japon allait devenir une grande puissance grâce aux avancées technologique de son industrie, en particulier dans le domaine de l’électronique. Ce document ne passa pas inaperçu et fit l’objet d’une attention particulière de la CIA. En effet les Etats-Unis comme l’URSS devenaient dépendants de l’initiative du peuple japonais qui développait à pas de géant l’industrie des circuits électroniques intégrés. Ishihara osa affirmer que c’était « la fin de la modernité développée par les peuples caucasiens » et qu’on assistait à l’émergence d’une « ère nouvelle » dominée par la suprématie technologique japonaise. Le grand tsunami du 11 mars 2011 détruisit les usines japonaises de production de circuits intégrés et fut un désastre car le Japon assista à l’écroulement de sa suprématie mondiale dans ce domaine, suprématie qui est maintenant l’affaire de Taïwan.

Dans cette course aux techniques innovantes de l’électronique il faut noter qu’au début des années 2000 le Japon était devenu le leader mondial du « smartphone » avec écran tactile, une invention également japonaise. Hélas les entreprises japonaises manquaient cruellement de « développeurs » comme on dit dans le jargon des techniques de l’information et le smartphone à écran tactile devint le produit phare de la société Apple puis d’une multitude d’autres entreprises dans le monde développé. Le Japon a, pour toutes ces raisons, accusé un déclin dans ce domaine et pour l’anecdote le ministre japonais de l’IT, Naokazu Takemoto, qui va allègrement vers ses 80 printemps, a subi les moqueries du public car la fonctionnalité du site de son ministère approche celle des sites du gouvernement français, c’est dire à quel point il doit être vraiment mal pensé.

Dans le pays de Panasonic et de Mitsubishi, des trains à grande vitesse qui circulent comme des horloges suisses et de l’extravagante production de jeux vidéo le téléphone-fax est toujours présent dans les foyers japonais. Une relique de ce grand espoir décrit par Shintaro Ishihara. Il y a une explication plausible à cet état de fait. Au Japon chaque personne possède un inkan, aussi appelé Hanko ( https://99percentinvisible.org/episode/hanko/ ), c’est-à-dire un sceau enregistré auprès de l’administration, qui fait office de signature sur les documents papier. Il s’agit ici d’une explication partielle car plus personne n’utilise au Japon son fax mais cet équipement qui paraît désuet restera encore longtemps le symbole de la splendeur japonaise des années 1980 et 1990 malgré le fait que de nombreux documents qui doivent être revêtus d’un tampon sont transmis par fax. À n’en pas douter une prochaine innovation pourrait provenir du Japon …

Source partielle : The Conversation

Nouvelles du Japon (Article paru sur le site Atlantico le 28 octobre 2021)

Atlantico : Après une reprise épidémique liée au variant Delta cet été et une population fortement concentrée, le Japon se retrouve de nouveau dans une situation relativement confortable. Comment expliquer cette « success story », quelle est la recette japonaise ?

Antoine Flahault : Le Japon, dès le début de la pandémie a adopté une stratégie de riposte pragmatique dite de « suppression ». C’est un anglicisme qui signifie que l’on a l’objectif permanent de maintenir la circulation du virus au plus bas niveau possible. Avant les jeux olympiques, le Japon, pays de 127 millions d’habitants, avait réussi à ne pas dépasser 6000 cas et 100 décès par jour, ce qui était, au sommet de leurs vagues, d’un niveau inférieur à celui des décrues épidémiques des pays occidentaux. Quinze jours après les jeux olympiques de l’été 2021, certes qui n’avaient accueilli aucun supporters étrangers mais des athlètes et leurs délégations de tous les pays participants, le Japon a alors connu sa pire vague de la pandémie, liée au variant Delta. Le pic, à la fin août n’a cependant pas dépassé 22 000 contaminations et 60 décès quotidiens, soit l’équivalent de moins de 12 000 cas et 32 décès par jour en France ou au Royaume-Uni.

Aujourd’hui, l’archipel nippon qui est situé sur les mêmes latitudes que les pays de l’Europe de l’Ouest, n’enregistre quasiment aucun cas et aucun décès. Depuis le début de la pandémie, le Japon a rapporté 14 décès pour 100 000 habitants alors que la France en a rapporté 175, le Royaume-Uni 210. On n’est pas dans la même ligue. Et pourtant, on ne peut pas dire que le Japon recourt à une recette magique pour parvenir à une telle performance. Pas de martingale non plus. Juste une très grande proactivité. Lors de l’augmentation de l’incidence cet été, le pays n’avait pas dépassé 10 000 contaminations par jour, que l’ensemble de la population manifestait déjà des signes d’anxiété, le port du masque y était spontané et généralisé ; les médecins craignaient la saturation de leurs hôpitaux ; les autorités redoublaient les mesures de contrôle, instituant cependant des “états d’urgence » qui avaient peu de ressemblance avec nos confinements. Jamais les Japonais n’ont été assignés à domicile, jamais les commerces non-essentiels n’ont été fermés, les écoles ont été peu fermées aussi. Mais lorsque l’on intervient tôt, on est rapidement efficace. Le traçage des contacts « à la japonaise » est une recherche rétrospective afin de remonter, à partir d’un cas identifié, puis démanteler toutes les chaînes de transmission dans la communauté. Ce n’est pas une spécificité japonaise à proprement parler, puisque les Sud-Coréens, Australiens, Singapouriens, Néo-Zélandais, Taïwanais l’appliquent également. C’est une méthode qui a seulement retenu les leçons du passé, notamment de l’épidémie de SRAS en 2003. Le SARS-CoV-2 comme le SARS-CoV ne sont pas des virus grippaux. Le R0 du coronavirus est frappé de surdispersion, ce qui signifie que la transmission s’effectue selon des chaînes de supercontaminations qu’il convient de détecter rapidement et d’isoler correctement. La durée d’incubation de la Covid est de 5 jours en moyenne (2 à 12 jours) et non de 24 heures comme pour la grippe, justifiant l’utilité des quarantaines pour les cas de Covid. A la différence de la gestion des pandémies de grippe, ici les frontières gagnent à être closes pour les non-résidents, et les résidents de retour au Japon ainsi que les voyageurs essentiels au fonctionnement du pays doivent être soumis à un contrôle sanitaire très rigoureux. Lorsqu‘ils débarquent à Narita (l’aéroport de Tokyo), ils sont testés sur place : négatifs, ils s’isolent en quarantaine, positifs, ils filent vers l’hôpital.

Peut-on et doit-on s’inspirer du modèle japonais pour préparer notre hiver en France face aux Covid ? Quelles sont les préconisations clés ?

La France n’est pas une île, elle ne fermera pas ses frontières aux voyageurs étrangers, mais lorsqu’elle a instauré le passe sanitaire le 9 août, elle enregistrait ce même jour 23 000 cas et 60 décès. Ce n’est certes pas le seuil de réactivité des Japonais mais ce n’est pas non plus le laxisme britannique qui avec près de 50 000 cas et 150 décès aujourd’hui n’a ni passe sanitaire, ni obligation de port du masque. Beaucoup de pays convergent aujourd’hui vers une stratégie qui emprunte plusieurs aspects de celle des Japonais, une réaction plus précoce, une moindre tolérance à la circulation du virus dans la communauté, l’usage étendu du passe sanitaire, le port plus systématique du masque en milieu intérieur, une politique plus systématique de tester-tracer-isoler, des frontières plus sécurisées à défaut d’être fermées aux non-résidents.

Quelles sont les plus grosses failles de notre système actuel de lutte contre la Covid pour l’hiver qui vient ? Comment les combler ?

Ce coronavirus se transmet quasi exclusivement par voie aérosol, en milieu intérieur, bondé, mal ventilé, où l’on passe plusieurs heures dans la journée. Ces lieux sont identifiables et dénombrables. Il s’agit des salles de classes, amphithéâtres, cantines et restaurants, open spaces, transports publics. Jusqu’à présent, ce sont les grands oubliés de la riposte pandémique. C’est dans ces lieux, et seulement là, qu’on vient s’y contaminer, souvent par dizaines voire par centaines de personnes. Mais on continue à laisser entrer et séjourner le public dans ces hauts lieux de transmission sans chercher à mieux les sécuriser. On se contente au mieux d’exiger le port du masque, ce qui est très insuffisant. D’abord parce qu’on enlève le masque pour se restaurer, pour manger des popcorns au cinéma, pour grignoter dans les transports. Pourquoi les autorités nationales et européennes ne fixent-elles pas des normes contraignantes au-dessus desquelles il serait demandé d’évacuer ces locaux dangereux pour notre santé ?

La concentration de CO2 est une bonne mesure de la qualité de l’air en termes d’aération. L’air extérieur a une concentration de 400 ppm. Quelle concentration de CO2 peut-on tolérer en milieu intérieur pour réduire au mieux le risque de transmission du coronavirus : 800, 1000, 1200 ppm ? Aux experts ventilistes de trancher. Plus la concentration sera basse et plus on réduira le risque de contaminations, en sachant que l’on ne doive pas viser le risque zéro, mais plutôt une réduction de risque acceptable, complétée par le port du masque autant que possible. Miser sur une ventilation satisfaisante des lieux clos (ouverture des portes et fenêtres, purificateurs d’air), monitorée par des capteurs de CO2 n’est-il pas l’investissement d’avenir par excellence que les pays européens devraient tous réaliser de toute urgence ? Pour éviter des souffrances, des hospitalisations et des décès par coronavirus ainsi que par les autres virus respiratoires, notamment la grippe et pour réduire le risque de toutes les pathologies respiratoires liées aux particules fines. Et aussi pour éviter le risque de saturation des hôpitaux et des reconfinements cet hiver.

Note. Comme je dispose d’informations de première main en provenance de mon fils habitant à Tokyo, j’ajouterai quelques détails. À Tokyo, immense ville de plus de 15 millions d’habitants, l’activité n’a jamais cessé depuis le début de l’épidémie. Pendant quelques semaines les écoles ont été fermées au début du printemps 2021. Toutes les personnes capables de travailler chez elles ont été encouragées afin de prendre leurs dispositions dans ce sens. L’injection de thérapie génique à base d’ARN messager n’a jamais été rendue obligatoire. Le port du masque a été laissé à l’appréciation de chacun car toute obligation est contraire à la Constitution. Pour l’anecdote ma belle-fille (japonaise) a été vivement encouragée par la société qui l’emploie à se faire “vacciner”. Elle n’a subi aucun effet secondaire sinon une forte fièvre pendant 48 heures et la perte de plus de 3 kilos. Mon fils et mes deux petits-enfants ont été contaminés par le virus, probablement le mutant delta, et ils ont reçu de l’hôpital un certificat de guérison pour chacun d’entre eux. Ils souffrent toujours d’anosmie partielle. Au Japon il n’y a jamais eu un quelconque projet de pass sanitaire, synonyme d’obligation de “vaccination”, car ce serait contraire à la Constitution. Seul les karaokés et les bars à entraineuses ont été fermés durablement. J’ignore s’ils sont ouverts aujourd’hui. Sous prétexte qu’il y avait un caractère d’urgence le gouvernement français a ignoré la Constitution et bafoué les libertés individuelles fondamentales …

Nouvelles du Japon, … encore

Le 30 septembre de cette année toutes les restrictions supposées juguler l’épidémie coronavirale ont été levées. Il s’agissait d’une décision indépendante de l’arrivée du nouveau Premier Ministre Kishida dont la fonction sera entérinée par la diète ce lundi 4 octobre. Puis les Japonais seront convoqués pour de nouvelles élections dans les prochaines semaines, il faut respecter la loi ! Quelques restrictions anecdotiques restent en vigueur notamment les bars orientés pudiquement vers des rencontres et certains karaokés qui sont contraints de fermer leur établissement avant 22 heures, comprenne qui peut.

Au Japon le nombre de morts toutes causes confondues se situe autour de 3650 quotidiennement et à la date du 2 octobre 2021 ont été répertoriés 1447 nouveaux cas de personnes infectées selon les tests RT-PCR très contestables et 35 morts dûment classés comme ayant décédé des suites de l’infection coronavirale, c’est-à-dire 0,95 % de ce nombre de morts. En d’autres termes parmi 100 personnes en soins intensifs seule une personne était infectée par le virus. Dans la majorité des cas il s’agit d’un vieillard « au bout du rouleau ». Il faut préciser maintenant ce que signifie cette levée de toutes les restrictions mises en place pour combattre l’épidémie. Jamais les Japonais n’ont été contraints de quelque manière que ce soit depuis le début de l’épidémie à restreindre leur activité. L’une des rares contraintes fut (et est toujours) de porter un masque dans les lieux fermés et fréquentés par le public, exemple un supermarché. Le port du masque au Japon comme dans beaucoup d’autres pays de la région est une décision personnelle lorsque l’on pense pouvoir contaminer une personne qui se trouve assise près de vous dans le train ou le métro. Cette évaluation a été laissée à la population car toute obligation aurait été contraire à la Constitution.

L’injection d’ARN messager n’est pas non plus obligatoire au Japon et il n’existe pas de « pass » sanitaire, une mesure qui serait immédiatement attaquée devant la justice si un politicien osait en parler. Le Japon est une démocratie, on va dire un peu autoritaire, qui convient aux Japonais et ce système politique écrit par le Général McArthur dans les années 1946-1947 convient aux Japonais dans la mesure où la philosophie dominante est le shintoïsme, un truc que les Occidentaux ne pourront jamais comprendre. Et cette épidémie coronavirale a été accueillie par la population comme elle est habituée à subir une éruption volcanique ou un tremblement de terre. C’est très difficile à comprendre pour un Occidental, je le répète, et souvent j’admire mon fils qui est maintenant totalement imprégné par cette culture et je peux affirmer qu’il a beaucoup de leçons à donner aux Français qu’il a quitté il y a maintenant près de 18 ans si mes calculs sont exacts.

Note. Statistiques coronavirus pour le Japon : 17716 morts pour une population de 124,8 millions soit 142 morts par million d’habitants. Pour la France 116789 morts pour 67,5 millions d’habitants soit 1730 morts par million d’habitants ou encore 12 fois plus qu’au Japon. Cherchez l’erreur !

Nouvelles du Japon

Inutile de revenir sur les propos des analystes financiers qui prédisent une « japonisation » de l’économie de plusieurs pays européens dont la France. Ces analystes que je ne nommerai pas n’ont probablement jamais posé leurs pieds sur le sol japonais. Comparer la France au Japon c’est comme comparer une vieille chèvre et une antilope. Je m’explique : l’état des finances de la France est catastrophique, le déficit du commerce extérieur augmente année après année, inexorablement, la dette détenue à près de 70 % par des non résidents augmente sans cesse et le calcul officiel de cette dette est un véritable artifice comptable. En un mot la dette officielle est un arbre qui cache la forêt des hors-bilan et des dettes des collectivités locales. Le Japon a mis de l’ordre dans ses comptes nationaux, les réserves de devises du pays font pâlir jusqu’aux Allemands car la balance commerciale du Japon est largement bénéficiaire. Il n’y a pas de « hors-bilans » au Japon et la dette est détenue aujourd’hui à plus de 90 % par les Japonais. De plus la BoJ a fusionné avec le Trésor. Tous ces analystes financiers français de plateau télé oublient ces points essentiels car une telle situation « à la japonaise » est inapplicable en France en raison des traités européens.

L’actualité du jour au Japon est très riche. Le nouveau premier ministre Kishida n’a pas caché son intérêt pour l’énergie nucléaire. Il est en effet évident que le Japon n’a pas d’autre choix à moins d’accepter d’être de plus en plus dépendant des pays producteurs de pétrole, de gaz et de charbon. Et dans ce registre il est probable que le Japon collaborera avec la Chine dans le domaine de l’énergie nucléaire alors que la France était un partenaire traditionnel dans ce domaine. Échaudés par le fiasco des EPRs de Finlande et de France, le Japon se tournera donc naturellement vers la Chine dans le domaine nucléaire. Pour en terminer avec ces analystes financiers obtus si la consommation intérieure n’est pas dynamique au Japon, ou du moins pas assez dynamique dans leur esprit, il faut remettre les choses à leur place. S’il y a en effet de plus en plus de « vieux » au Japon qui consomment de moins en moins que ces analystes aillent se promener dans une ville comme Tokyo, ils constateront que partout, y compris dans les quartiers résidentiels, il y a des multitudes de chantiers de construction en tous genres. Si ce n’est pas un signe du dynamisme de l’économie domestique nippone j’attends qu’un de ces analystes me donne des explications.

Aujourd’hui enfin l’oeil du typhon Mindulle passera à environ 300 km au sud de l’immense agglomération de Tokyo dans quelques heures sans provoquer de pluies dévastatrices. Longue vie à l’Empire du soleil levant …

SARS-CoV-2 et Japon : très révélateur

Depuis le début de la pandémie de SARS-CoV-2 les gouvernements en charge de la santé des citoyens ont contre toute attente déclaré que l’hydroxychloroquine était un produit toxique et que cette molécule ne devait en aucun cas être prescrite pour traiter précocement l’infection coronavirale. L’information passa presque inaperçue puisque la majorité de la population ne connaissait pas ce produit à l’exception des très rares aventuriers qui ont vécu dans des pays où la malaria est endémique. Dans ces pays la chloroquine puis maintenant l’hydroxychloroquine sont disponibles sans prescription et le plus souvent gratuitement et rares ont été les effets secondaires répertoriés en dehors des tentatives de suicide. Je n’invente rien puisque les dispensaires et les pharmaciens, par exemple au Vanuatu où j’ai vécu, ne confient que des quantités limitées pour éviter les suicides mais suffisantes pour traiter une crise de malaria. Depuis l’apparition du SARS-CoV-1 autour des années 2000 les biologistes chinois ont identifié l’effet anti-viral de cette molécule. En conséquence le lobby extrêmement puissant des laboratoires pharmaceutiques occidentaux n’a pas voulu entendre parler d’hydroxychloroquine. En médecin avisé et pragmatique le Professeur Didier Raoult de l’IHU de Marseille en France a repris les travaux des Chinois et promu le traitement préventif et précoce de l’infection par le SARS-CoV-2 au tout début de l’épidémie avec la combinaison hydroxychloroquine + azithromycine. Cet antibiotique de la famille des macrolides s’est révélé présenter également des propriétés antivirales.

Cet éminent infectiologue de réputation mondiale a tout de même persisté malgré une campagne de dénigrement orchestrée par les grands médias car il est aussi et surtout un médecin praticien. Il a été soutenu dans sa démarche par son collègue Christian Perronne qui s’est retrouvé ostracisé par ces mêmes acteurs soutenus par le gouvernement. Bref l’hydroxychloroquine a été prohibée en France mais également dans la plupart des pays occidentaux. Un autre « acteur » chimique également très dérangeant apparut fortuitement alors que l’épidémie en était au paroxysme de la première « vague ». Des personnes âgée résidentes d’un institut spécialisé souffraient de gale, une maladie parasitaire très contagieuse, alors que certaines d’entre elles commençaient à devenir malades en raison du SARS-CoV-2 importé par le personnel soignant. Elles furent guéries de la gale avec de l’ivermectine, c’est le traitement de choix et une pilule suffit le plus souvent, mais dans le même temps l’infection virale pour laquelle il n’existait pas de traitement autorisé disparut alors qu’une autre résidence pour personnes âgées pas très éloignée géographiquement vit ses pensionnaires décimés par le coronavirus alors qu’aucun cas de gale n’était à déplorer. Ce fut le début de la véritable saga de l’ivermectine pour traiter précocement mais également plus tardivement l’infection par le SARS-CoV-2. La réaction des politiciens ne se fit pas attendre : interdiction de traiter les malades présentant des symptômes coronaviraux avec de l’ivermectine.

Ces deux interdictions provenaient directement du lobby des BigPharma qui prônaient la stratégie « tout-vaccin » alors que les produits dont ils inondaient le marché n’avaient pas encore été totalement étudiés ni à l’évidence testés sur le long terme. Je passe sur les nombreux effets secondaires de ces pseudo-vaccins à ARN messager mais il en existe un, maintenant prouvé et largement étudié, qui mérite l’attention. Il s’agit de l’amplification de la réponse immunitaire provoquée par ces pseudo-vaccins. Ces grands laboratoires pharmaceutiques savaient qu’un tel risque pouvait exister après la lamentable expérience de Sanofi aux Philippines avec un vaccin contre la dengue. Ce vaccin provoquait une hypersensibilité au vrai virus et de nombreux enfants en sont morts alors que s’ils n’avaient pas reçu ce vaccin ils auraient probablement survécu. On assiste aujourd’hui dans de nombreux pays au même cas de figure qu’aux Philippines avec ce nouveau variant SARS-CoV-2Δ qui fait des ravages dans des tranches d’âge jusqu’alors épargnées, ces patients ayant été partiellement ou entièrement vaccinés. Ce phénomène nouveau est observé dans de nombreux pays, depuis l’Islande, la Grande-Bretagne, Gibraltar, les Seychelles ou encore Israël et maintenant le Japon.

L’aspect le plus détestable dans cette histoire réside dans le fait que, sans reconnaître leurs erreurs voire leur amateurisme, les laboratoires pharmaceutiques occidentaux ont mis à profit cette situation pour promouvoir la nécessité d’un rappel vaccinal et peut-être bien d’autres rappels à venir. Pour enfin survoler la situation japonaise, il faut faire un petit rappel historique. Depuis 1945 ce pays est un vassal des Etats-Unis et toute décision prise par le gouvernement japonais est censée recevoir l’aval de Washington. Ce n’est pas officiel mais dans les faits c’est la réalité. En termes de politique de santé la situation est encore plus critique puisque ce sont les grands laboratoires pharmaceutiques nord-américains qui dictent leurs volontés. Ils n’ont pas voulu entendre parler d’HCQ ni d’ivermectine ni de vaccin chinois dans ce pays. Pourtant, devant les faits c’est-à-dire la recrudescence des « cas » et des malades il y a au Japon très peu de morts : 71 pour la seule journée du premier septembre alors que le nombre de morts quotidien toutes causes confondues est d’environ 3600. Ce variant SARS-CoV-2Δ est environ 7 fois moins létal que les souches les plus agressives que l’on a connu en 2020.

Qu’à cela ne tienne les laboratoires pharmaceutiques soutiennent que leur ARN messager contribue à cette faible létalité. De qui se moquent-ils ? Si le médecin traitant qu’ont vu mon fils et mes deux petits-enfants il y a 13 jours leur avait prescrit de l’ivermectine ma petite-fille et mon fils n’auraient pas perdu l’odorat. Ce médecin n’est pas un irresponsable puisqu’il a reçu des ordres du gouvernement. Ce n’est pas le gouvernement japonais qui est responsable mais ce sont encore et toujours les BigPharma occidentaux qui ont exigé que cette molécule soit interdite. Ce scandale sanitaire va continuer car il est entretenu par ce lobby et personne n’ose le dire clairement …

Pour être complet dans mon récit ma belle-fille japonaise travaille dans une entreprise américaine et elle s »est pliée à la « vaccination » comme le lui demandait son employeur. La deuxième dose lui a été injectée quelques jours avant que son époux et ses deux enfants ne soient malades. Si cette deuxième injection l’a considérablement fatiguée elle n’a cependant souffert d’aucun symptôme « covid » alors qu’elle était en contact avec trois personnes contagieuses : hasard ou effet protecteur du vaccin ? Bien malin celui qui pourra éclaircir cette question. Cet événement révèle néanmoins le fait que ce pseudo-vaccin est peut-être protecteur pendant quelques semaines ou quelques mois, ensuite c’est tout simplement une catastrophe. Le débat reste ouvert et il y a une liste de liens ci-dessous pour éclairer mes lecteurs …

https://www.francesoir.fr/politique-monde/le-japon-dans-la-tourmente-de-lepidemie-de-sars-cov-2

https://www.journalofinfection.com/article/S0163-4453(21)00392-3/fulltext#relatedArticles

Et aussi : https://hcqmeta.com et https://ivmmeta.com

Nouvelles du Japon. L’HTTR va être redémarré.

Le Japon ne dispose d’aucune source d’énergie fossile et ce pays trop respectueux de ses paysages admirables n’a pas l’intention de recouvrir ses montagnes, ses forêts ses vallées et ses bords de mer d’éoliennes. Depuis de nombreuses années le Japon a développé une énergie nucléaire susceptible de satisfaire en partie aux besoins en énergie du pays mais pas seulement pour la production d’électricité car, un peu comme la Chine aujourd’hui, ce pays a vite compris que l’énergie nucléaire ouvrait des possibilités technologiques qu’il était difficile d’atteindre par d’autres approches. D’ailleurs quand les ingénieurs nippons ont piloté la première montée en puissance du réacteur expérimental HTTR (High Temperature Test Reactor) en novembre 1998 ils ignoraient que 20 ans plus tard cette utilisation de l’énergie nucléaire allait devenir la préoccupation de plusieurs pays dans le cadre de la production industrielle et à bas coût d’hydrogène.

L’HTTR japonais est un petit réacteur expérimental de 30 MW thermiques situé près de la localité d’Oarai dans la préfecture d’Ibaraki au nord-est de Tokyo, près de l’océan. Cette installation fut mise à l’arrêt en février 2011 (quelques jours avant le grand tremblement de terre du 11 mars 2011) pour effectuer des travaux divers. Il s’agit d’un réacteur compact comprenant un modérateur de neutrons constitué de graphite refroidi avec de l’hélium. Les travaux réalisés ont surtout concerné la mise au point du combustible et l’étude de la résistance des matériaux et des composants mobiles de l’installation dont les pompes de circulation de l’hélium de refroidissement ainsi que la mise au point d’échangeurs à haute température. La mise au point du combustible constitué d’uranium enrichi à 6 % d’isotope 235 est le problème central qui a pu être résolu durant les années de fonctionnement de l’installation. Il s’agit de billes d’uranium recouvertes de céramique et incorporées dans des prismes hexagonaux de graphite constituant l’assemblage proprement dit de combustible. Le redémarrage de cette unité expérimentale le 30 juillet 2021 a surtout pour but d’étudier la faisabilité de l’adjonction d’une petite unité de production d’hydrogène et de tester des échangeurs hélium-hélium ou hélium-eau pour le fonctionnement d’une turbine. Ces travaux intéressent de nombreux pays et sont en partie financés par l’Agence de l’Energie Nucléaire de l’OCDE pour la production d’hydrogène par électrolyse à haute température ou par le cycle thermochimique soufre-iode.

Source : World Nuclear News, illustration JAEA

Réflexions sur le coronavirus

J’ai été très préoccupé par le fait que mes petits-enfants franco-japonais puis leur père soient atteints par le coronavirus ces derniers jours et je voudrais ici livrer à mes lecteurs mes dernières impressions.

Dans le pays natal du Docteur Satoshi Omura, découvreur de l’ivermectine dans les années 1970, il paraît surréaliste que l’invermectine ne soit pas administrée à un malade souffrant à l’évidence d’une infection coronavirale et ceci dès l’apparition des premiers symptômes. Le docteur Omura a fait la promotion du traitement sur la chaine de télévision japonaise NHK au printemps 2021 lorsque les évidences se sont accumulées quant à l’efficacité de ce produit pour traiter l’infection coronavirale. Il a été immédiatement censuré ! Ces études en provenance de divers pays ont été bien entendu critiquées par les grands laboratoires pharmaceutiques car elle n’étaient pas conformes au principe des essais cliniques en double aveugle mis en place et promus par ces mêmes laboratoires. Plus d’une cinquantaine d’études réalisés dans des pays aussi divers que l’Iran, certains Etats de l’Inde, du Brésil ou encore du Mexique sont formelles : l’invermectine est efficace pour traiter l’infection coronavirale au stade précoce et est également efficace pour un traitement plus tardif. Devant le danger que représentait ce produit peu coûteux et aux effets secondaires nuls pour leur business-plan « tout-vaccin » les laboratoires pharmaceutiques occidentaux ont exigé des agences nationales de santé qu’il soit interdit à la vente.

Un médecin généraliste, y compris au Japon, n’a pas le droit de prescrire ce produit à un patient présentant tous les symptômes cliniques et les évidences analytiques d’une infection coronavirale. Cette interdiction de l’ivermectine rapprochée de celle de l’hydroxy-chloroquine a provoquée dans le monde entier des décès qui auraient pu être évités, peut-être 2,5 millions voire plus. Ce sont les laboratoires pharmaceutiques et les agences de santé complices de ces derniers qui sont donc des criminels. Qu’a suggéré le médecin que mon fils a consulté à Tokyo ce lundi 23 août : rester chez lui et prendre du paracétamol, en attendant de ne plus pouvoir respirer ? Où est passé le devoir de soigner et de sauver des vies des médecins. Les agences de santé nationales ont piétiné le droit de prescrire des médecins en leur âme et conscience dans le but de soigner leurs malades.

On a pu constater avec cette épidémie de coronavirus que la médecine n’est plus l’affaire des médecins traitants généralistes de ville mais des autorités gouvernementales qui reçoivent des ordres du cartel des BigPharma occidentaux, il faut le dire clairement malgré le fait que cette affirmation ne peut être étayée par des informations indubitables, et pour cause : tout s’est passé avec l’intervention bienveillante, en ce qui concerne la France, du cabinet de consulting McKinsey auquel a fait appel, ô surprise, le président français pour organiser la campagne de « vaccination » en France. Ignorant autoritairement l’efficacité maintenant prouvée des deux produits cités plus haut les gouvernements ont failli à leur mission de protection des personnes dont ils ont la responsabilité. Ils devront rendre compte devant la justice de leurs actes. Plutôt que d’encourager les médecins généralistes en première ligne à traiter précocement leurs malades avec l’un des deux produits cités plus haut ces décideurs politiques ont préféré la voie du « tout-vaccin » avec des produits dont l’efficacité n’est même pas prouvée mais dont la dangerosité devient de plus en plus évidente, en particulier en ce qui concerne l’ADE (Antibody Dependent Enhancement), une réaction immunitaire violente dont peut souffrir une personne « vaccinée » au contact du vrai virus. Rappelez-vous l’essai en phase III du vaccin expérimental contre la dengue organisé par Sanofi aux Philippines qui, pour cette raison, conduisit au décès de plus de 2000 enfants.

Il apparaît ainsi qu’en Israël la moitié très exactement des malades du coronavirus hospitalisés pour des formes graves ont pourtant été doublement « vaccinés » alors que les fabricants de ces potions prétendaient qu’elles protégeaient contre une nouvelle infection. Il en est de même pour la Grande-Bretagne … et on veut obliger toute la population à se plier à cette injection de poison ? Cette décision du « tout-vaccin » est donc également criminelle ! Nous vivons non plus dans un monde étrange mais maintenant dans un monde dangereux où la fraude généralisée au détriment de la santé et de la vie de centaines de millions de personnes n’a pas l’air de perturber les décideurs politiques, et cette situation exceptionnelle ressemble étrangement à la fraude climatique … Quelques liens ci-dessous.

https://blog-gerard.maudrux.fr/2021/04/27/covid-19-en-inde/

Brève. Nouvelles du Japon : le SARS-CoV2Δ

Il y a une dizaine de jours la petite famille de mon fils puiné s’est rendue à une manifestation pianistique organisée par le professeur de piano de mes deux petits-enfants. Chacun des élèves de ce professeur réputé dans la banlieue ouest de Tokyo a exécuté le morceau sur lequel il avait travaillé durant les précédentes semaines. Il y avait donc tous ces élèves, les parents, les grands-parents, des cousins et des amis. Quelques jours plus tard, mes deux petits-enfants ont eu un accès de fièvre pendant 48 heures. J’ai alors mis en garde mon fils en raison du risque que ces désagréments, certes légers, de ses enfants pouvaient être liés à une infection par le SARS-CoV2Δ maintenant prévalent au Japon.

J’ai conseillé à mon fils de se surveiller. Ce dimanche 22 août ce fut le tour de mon fils. Je signale ici que son épouse a reçu les deux doses de vaccin dont j’ignore l’identité du manufacturier. Elle ne présente, pour l’instant, aucun symptômes fiévreux. Ce lundi 23 août, souffrant d’une forte fièvre, mon fils s’est rendu à l’hôpital proche de son domicile et une analyse sanguine a révélé trois paramètres caractéristiques de l’infection par le SARS-CoV2Δ : taux élevé des transaminases hépatiques, chute sévère du taux de lymphocytes et CRP élevée. Ce sont trois paramètres maintenant reconnus comme étant des marqueurs de l’infection coronavirale. J’avais mentionné à mon fils l’intérêt de doser la présence de D-dimère, un marqueur des thromboses. Il a omis de demander d’inclure ce paramètre dans l’analyse. Dans l’ignorance de ce résultat j’ai conseillé à mon fils de prendre toutes les 12 heures un comprimé d’aspirine, une molécule connue pour présenter des propriétés thrombolytiques ou du moins préventives, au cas où …

J’ai presque convaincu mon fils de soumettre ses deux enfants à une analyse sérologique pour détecter la présence éventuelle d’anticorps anti-coronavirus. Le problème est la totale opacité relative à la nature de l’antigène utilisé pour le test ELISA. Quant au test RT-PCR n’en parlons même pas puisqu’il est couramment utilisé avec 45 cycles d’amplification, ce qui constitue une totale stupidité … mais c’est une source non négligeable de revenus pour les firmes produisant les substrats pour ce test. Si j’ai demandé à mon fils de surveiller l’état de santé de son épouse c’est en raison du manque presque total de protection du pseudo-vaccin à ARN messager. Pour vous en convaincre lisez ceci : https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/amies-vaccinees-prenez-garde . Pour conclure je dirai qu’il faut un vieux con comme votre serviteur pour mettre en garde son propre fils devant l’évidence de l’infection coronavirale dont il souffre alors que je ne suis pas médecin. Selon les dernières nouvelles reçues ce jour à 11h30 GMT mes deux petits-enfants et mon fils sont « coronavirus-positifs ». Le corps médical n’a pas cru opportun de prescrire de l’ivermectine alors que je Japon est le pays du découvreur de cette molécule. Je laisserai quelques remarques à ce sujet dans un prochain billet.

Nouvelles du Japon : Kodokushi

Alors que les JO se déroulent à Tokyo plutôt bien malgré l’arrivée de fortes pluies qui ne dureront que deux ou trois jours le nombre de vieillards mourant seuls chez eux atteindra chaque jour, dans cette ville, une douzaine dans l’indifférence générale. Le kodokushi (孤独死) ou mort solitaire est bien là et JO ou pas il ne perturbe même pas la population. C’est un phénomène normal. En France, lors des gesticulations gouvernementales pour juguler l’épidémie coronavirale, combien de « vieux » sont morts chez eux ou dans les mouroirs pudiquement appelés EHPAD sans avoir revu leurs proches ? On peut presque dire que kodokushi n’est pas unique au Japon.

Le vieillissement de la population japonaise n’explique pas tout. Si en 2003 il n’y eut que 1451 cas de kodokushi à Tokyo, en 2018 il y eut 3882 kodokushi. Les autorités sanitaires japonaises ont suggéré de munir tous les vieillards esseulés d’un bracelet électronique qui transmets les informations en temps réel et qui autorise le porteur du bracelet à alerter les services d’urgence. Ce sont surtout les sociétés qui louent de modestes appartements qui le réclament car les frais de nettoyage après kodokushi sont considérables … Ça laisse songeur. Cependant la loi japonaise interdit d’imposer ce type d’appareil car il s’agirait alors d’une atteinte aux libertés individuelles, sous-entendu si un vieillard veut mourir seul c’est son droit le plus strict. La situation va donc perdurer. Une analyse de ce phénomène a été réalisée et elle indique bien qu’il touche autant les femmes que les hommes ( https://doi.org/10.1186/s12910-021-00657-9 en accès libre). Pour les curieux voici un reportage très éclairant sur ce phénomène de société :

https://youtu.be/gep6UGZm6h4 , source : BioEdge