Gasprom, l’Allemagne et le gazoduc NordStream-2

Ce billet est une réflexion personnelle, il n’y a donc pas de sources citées.

Comme ils l’ont toujours fait les Américains se comportent en cow-boys et veulent dominer le monde comme ils ont dominé les grandes plaines et l’Ouest en exterminant si besoin était les population indigènes. Après avoir mis en place un système d’asservissement des pays européens depuis la fin de la seconde guerre mondiale leur objectif est aujourd’hui de mettre la main sur les ressources naturelles de la Russie comme ils l’ont fait en Irak sans grand succès. Tous les arguments les plus tordus sont donc utilisés par l’administration américaine pour ternir l’image de la Russie. Depuis le retour de la Crimée au sein de la Fédération de Russie après un référendum démocratique organisé non pas par Moscou mais par la population résidente conformément à une disposition de l’ONU précisant le droit des peuples à disposer de leur sort, ce camouflet infligé aux Etats-Unis (selon leur analyse) n’a pas été digéré et la Russie est devenue la bête noire de l’administration américaine. Toutes les occasions sont bonnes pour infliger des sanctions à la Russie et il faut admirer la patience et le pragmatisme du Kremlin.

Le cas du gazoduc NordStream-2 met au grand jour l’inconséquence de la politique étrangère américaine non plus contre la Russie mais contre l’Allemagne et par voie de conséquence contre l’ensemble de l’Europe car, pour les Américains ce n’est pas la perte du marché du gaz naturel liquéfié nord-américain qui serait à déplorer mais l’effritement de leur asservissement de l’Europe tel qu’ils l’ont construit depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le directeur de Gasprom a averti amicalement l’Allemagne que si le gazoduc n’était pas terminé avant l’hiver 2021-2022 leu pays se trouverait au devant de graves problèmes énergétiques. Le parti écologique allemand est bien placé pour diriger l’Allemagne après les élections législatives prochaines et il encourage avec la CDU le rapide achèvement des travaux de la pose du gazoduc car le charbon de mauvaise qualité utilisé pour produire de l’électricité nuit à leur sérénité. On ne peut que déplorer que la Chancelière n’ait pas osé faire preuve de plus de fermeté : six mois ont été perdus et dans six mois ce sera l’hiver. L’immense bateau russe qui pose la dernière partie du gazoduc se trouve dans les eaux territoriales allemandes et les travaux ont repris.

En dépit des menaces américaines le gazoduc sera terminé à temps. À nouveau les Américains auront perdu une bataille commerciale et on ne peut qu’espérer que l’Europe s’en trouvera confortée dans la mesure où elle comprendra enfin que depuis la chute du mur de Berlin et de l’URSS son avenir ne peut être assuré que par un rapprochement avec la Russie. Le Général de Gaulle l’avait formulé avec ce fameux concept d’Europe de l’Atlantique à l’Oural. Les Européens, à moins de consentir à leur servitude vis-à-vis des Etats-Unis, doivent s’ouvrir vers la Russie. Ce pays n’a plus aucune ambition hégémonique ni idéologique. Alors le gazoduc NordStream-2 est une chance pour l’Europe et cette chance doit être saisie …

Brève. La transition énergétique « à l’allemande »

On s’achemine lentement mais sûrement vers une sorte de dictature dont les premiers effets seront des privations de liberté des individus. L’exemple le plus caricatural est le prix des billets d’avion que vient d’imposer la cour de justice constitutionnelle allemande de Karlsruhe. Cet organisme très respecté sauf par la Banque Centrale européenne vient d’émettre non pas un avis mais une sorte de loi contraignante pour « sauver le climat ». Le prix de l’électricité en Allemagne est déjà de 40 % plus élevé que dans tous les autres pays européens (sauf pour l’industrie) mais quand bien même, les Allemands devront se restreindre encore plus. La première décision prise est une interdiction des billets d’avion de moins de 60 euros pour un voyage à l’intérieur de l’Europe. Ce n’est qu’un début car l’objectif sera de réserver les voyages aériens aux seuls riches comme c’était le cas dans les années 1970. Il faudra donc pour les Allemands se contenter du train pour venir par exemple passer quelques jours dans l’archipel des Canaries, une de leurs destinations préférées avec la Grèce.

Mais ce n’est pas encore assez pour sauver le climat. Le prix de l’électricité devra encore être augmenté car près de 50 % du parc éolien a atteint 20 années d’existence et les subventions tarifaires également. L’entretien des moulins à vent va donc devenir prohibitif et ils seront tout simplement laissés à l’abandon. Le journaliste Axel Bojanowski du Die Welt a été très clair : une série de biens et services ne seront plus réservés qu’aux riches. Comprenez que les étapes suivantes de sauvetage du climat seront une augmentation par des taxes-climat des prix des légumes, des fruits importés, de l’essence, du fuel domestique pour se chauffer et des grands appartements en ville, des biens que seuls les riches pourront s’offrir.

La lutte contre le réchauffement climatique est donc bien un projet de ségrégation sociale par l’argent. C’est fondamentalement ce que propose le World Economic Forum : une élite riche et le reste de la population constitué de pauvres. La France suivra le chemin de l’Allemagne avec l’arrêt programmé de tous les réacteurs nucléaires de 900 MWe. Bel avenir …

Inspiré d’un billet de Pierre Gosselin paru sur son blog ce dimanche 16 mai 2021.

Brève. Géopolitique européenne

La tension est ravivée en Ukraine par l’entremise du parti démocrate américain. C’est une vieille histoire qui date de l’administration Obama. La vraie raison de ces déclarations tonitruantes provenant surtout de l’Ouest est le gazoduc NordStream-2. Les Américains veulent contrôler les approvisionnements énergétiques de l’Europe occidentale et à quelques mois du départ à la retraite de la Chancelière Merkel il était nécessaire de mettre la pression sur l’Allemagne, le pays européen le plus impatient de pouvoir disposer du gaz naturel russe. La politique de « verdissement » du secteur de l’énergie allemand a rencontré d’immenses difficultés au cours de l’hiver passé : des moulins à vent en berne, des panneaux solaires recouverts de neige, ce qui a démontré que le passage aux énergies renouvelables (intermittentes) n’était pas acquis. À tel point que des centrales thermiques censées être fermées définitivement ont du reprendre du service in extremis en raison des conditions météorologiques. Si dans moins d’un an le gazoduc NordStream-2 n’est pas opérationnel alors la situation de l’ensemble de l’économie allemande deviendra très délicate.

Alors que se passe-t-il dans de Donbass ? Le gouvernement central de Kiev a donné carte blanche aux groupes néo-nazis lourdement armés de « se défouler » en bombardant ici et là des populations civiles. Ces néo-nazis sont soutenus par la CIA qui veut attiser les tensions entre le Donbass russophone et chrétien orthodoxe et le reste du pays « ukrainophone », un dialecte proche du polonais, il faut appeler un chat un chat, et à majorité catholique. Que les Russes aient décidé d’effectuer des manœuvres militaires sur son territoire, rien ne les en empêche. Les aboiements du Secrétaire général de l’OTAN frisent le comique. Imaginez que le gouvernement suisse manifeste sa désapprobation auprès du gouvernement français parce que des bataillons de chasseurs alpins de l’armée de terre française sont en manœuvre dans le massif du Mont-Blanc, le monde entier serait pris d’un immense fou-rire.

Les USA, dans leur rêve hégémonique, veulent intégrer l’Ukraine dans l’OTAN et ni la Russie ni la Biélorussie ne veulent en entendre parler. D’autre part la CIA prétend que l’Oblast de Kaliningrad doit être supprimé car il n’a aucune raison d’être. Il est d’ailleurs révélateur que les actions de la CIA dans ce territoire russe coïncident avec les récents évènements d’Ukraine. La désinformation organisée par la CIA est tellement efficace que les chefs d’Etat européens demandent maintenant à la Russie de retirer ses troupes du Donbass ! On croit rêver. La Russie se moque de l’Ukraine mais elle réagira si des aventuriers suicidaires osent pénétrer sur le territoire russe. C’est normal.

Le parti démocrate US veut déclencher une guerre pour relancer l’économie américaine car seul le complexe militaro-industriel américain est encore en état de fonctionnement. La Russie veut vendre son gaz et n’a cure des gesticulations des Ukrainiens. D’autre part quelle que soit sa nationalité et la nature de sa mission un navire pénétrant dans la Mer Noire ne peut pas y séjourner plus de trois semaines (Convention de Montreux, 1936) s’il ne bat pas le pavillon de l’un des pays riverains et des navires de l’US-Navy ont été contraints de quitter la Mer Noire très récemment. Enfin l’Ukraine est un pays divisé et selon les statuts de l’OTAN aucun pays candidats pour rejoindre cette organisation doit d’abord régler ses problèmes nationaux. Or ces problèmes datent de plus de deux siècles et il y a fort à parier que la seule solution est une partition de ce pays artificiel. Quant au gaz russe l’Allemagne finira par taper du poing sur la table pour signifier aux Américains qu’ils s’occupent de leurs problèmes domestiques, qu’ils cessent de mentir comme ils l’ont fait depuis le 11 septembre et qu’ils reconnaissent qu’ils n’ont plus aucun droit sur les autres pays du monde.

Note à l’intention de mes honorables lecteurs. Cette semaine je fais visiter l’île de Tenerife à l’un de mes neveux et j’en ferai profiter mes lecteurs avec quelques photos de cet endroit parfois surprenant.

La transition énergétique ou écologique sans uranium : une lubie !

L’IPCC, organe onusien en charge du changement du climat a préconisé, afin de décarboner la production d’énergie électrique de développer l’énergie nucléaire, seule et unique source d’énergie totalement décarbonée avec l’hydraulique. Les sites susceptibles d’être aménagés pour produire de l’électricité « hydraulique » sont limités. Il suffit de constater l’imbroglio naissant entre l’Egypte et l’Ethiopie ou encore l’immense barrage chinois qui a nécessité le déplacement de dizaines de millions de personnes. Il ne reste donc qu’une seule solution : l’énergie nucléaire. Au cours de l’automne 2020 l’Agence internationale de l’énergie (IEA) mit en garde la Commission européenne sur la nécessité d’inclure l’énergie nucléaire dans la politique du Green-Deal bas carbone, les énergies renouvelables instables risquant de provoquer une dépression économique incontrôlable conduisant à la ruine irréversible de l’Europe. Pour le Directeur exécutif d’EDF, Jean-Bernard Levy le gouvernement français et également les autres pays européens avancés sur le plan technologique doivent impérativement mettre en place un plan de production industrielle de petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR, smal modular reactor) en lieu et place des grandes installations telles que les EPRs.

La pression des écologistes, paradoxalement opposés à l’énergie nucléaire, a conduit la Commission européenne à ne pas prendre en considération les recommandations de l’IEA présentées par son Directeur Fatih Birol. Si l’Europe a échappé à un black-out généralisé au cours de l’hiver 2020-2021, ce n’est pas en raison du ralentissement de l’activité industrielle, conséquence de la pandémie coronavirale, mais parce que l’Allemagne a autoritairement limité les activités industrielles grosses consommatrices d’électricité. La raison en est le retard pris depuis plus d’une année dans l’achèvement du gazoduc NordStream-2 sous la pression américaine, gazoduc qui devait être raccordé au réseau gazier allemand au cours de l’automne 2020. En décidant après l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi de « dénuclariser » le pays l’Allemagne se retrouve aujourd’hui dans une impasse et la pression du parti vert allemand refusant de reconsidérer les critères ESG au sujet de l’énergie nucléaire ne pourra qu’aggraver cette situation. L’avenir énergétique de l’Europe est ainsi compromis.

Le gouvernement japonais, plus pragmatique, subit la pression des lobbys industriels du pays pour réactiver l’énergie nucléaire, seule issue pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050. Très gros importateur de charbon et de gaz naturel liquéfié le Japon est très réticent pour tout projet d’installation de moulins à vent sur son territoire, la population japonaise étant traditionnellement attachée à l’harmonie de ses paysages. De plus ce pays est régulièrement traversé par des typhons, ce qui complique sérieusement la mise en place de grandes éoliennes, y compris en mer pour les mêmes raisons météorologiques. Le JAIF (Japanese Atomic Industry Forum) et le JISF (Japan Iron and Steel Federation) exercent une pression constante sur le gouvernement pour réactiver le programme nucléaire. Actuellement 16 unités, entendez réacteurs, sont prêtes pour un redémarrage sans délai, les compagnies d’électricité propriétaires de ces unités ayant effectué tous les travaux de consolidation de sécurité post-Fukushima. L’immense traumatisme provoqué par l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi est toujours présent dans les esprits et les populations restent réticentes quant à la réactivation de ces installations, pour certaines presque neuves.

Le ministère japonais de l’industrie est très attentif aux développements de l’industrie nucléaire chinoise dans deux domaines très précis : les SMRs et les réacteurs à très haute température (HTR, High Temperature Reactor). Pour ce ministère l’HTR est la seule source économiquement viable de production d’hydrogène. Or l’hydrogène a été incluse dans le « Basic Energy Plan » japonais de neutralité carbone et les grands constructeurs automobiles japonais exercent aussi un pression constante sur le gouvernement japonais pour développer la production d’hydrogène avec des HTRs. Le Japon devra donc coopérer étroitement avec la Chine pour développer sur son territoire cette technologie nucléaire de quatrième génération.

On ne peut que constater que l’Europe et en particulier l’Allemagne accentuent leur retard en refusant d’admettre que l’énergie nucléaire est la seule issue possible pour arriver avant 2050 à une totale neutralité carbone. Certains mauvais esprits prétendent toujours que le nucléaire est « has-been ». Il n’y aura jamais, contrairement au charbon, au pétrole et au gaz, de rupture d’approvisionnement en uranium, les océans constituant le plus grand gisement d’ors et déjà exploitable. Si l’humanité veut survivre elle n’a pas d’autre choix car toutes les matières premières utilisées pour les énergies dites renouvelables et pour les véhicules électriques, sans exception, se tariront rapidement, probablement avant l’horizon 2050, alors tout projet de transition énergétique faisant abstraction de l’énergie nucléaire se terminera par un échec.

Source IEA. Illustration Centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa en attente de redémarrage, source TEPCO.

Brève. Politique-fiction : l’affaire Navalny

Résumons les évènements passés. Navalny est empoisonné en Russie par on ne sait qui et avec on ne sait quel poison. C’est déjà suspect. Il est transféré en Allemagne pour on ne sait quelle raison avec on ne sait quel soutien. Il y a de nombreuses incertitudes dans la succession de ces péripéties médiatisées par la presse occidentale jusqu’à la nausée. Quelques semaines plus tard circulent sur le web des photos décrivant les palaces somptueux que, selon ce documentaire concocté semble-t-il par Navalny, le Président Vladimir Poutine fait construire ici et là. Apparaît alors la supercherie au sujet de l’un des bâtiments en construction, soit-disant un palace qui appartiendrait personnellement à Monsieur Poutine, n’est qu’un hôtel de luxe situé en Bavière effectivement en construction. Ça sent de plus en plus la propagande de mauvaise qualité organisée par on ne sait quelle officine.

Pourquoi le dénommé Navalny a-t-il été hospitalisé en Allemagne ? N’y avait-t-il aucune structure hospitalière susceptible de l’accueillir en Russie ? Il rentre à Moscou en avion et naturellement la police l’attend et son arrestation est largement mise en scène et médiatisée dans le monde entier. C’est très surprenant car la police aurait pu le « serrer » discrètement à l’abri des journalistes quelques minutes ou dizaines de minutes plus tard. Ou alors la police a agi sur ordre pour bien marquer le coup afin que cet événement soit diffusé mondialement, un ordre ne provenant certainement pas du Kremlin, mais alors d’où provenait-il ?

À peine quelques heures plus tard le Président Macron supplie la Chancelière Angela Merkel de mettre immédiatement un terme à la construction du gazoduc NordStream-2 en représailles contre l’arrestation de Navalny. À l’évidence il semble ignorer qu’Engie est actionnaire de ce gazoduc et que plusieurs banques françaises financent ce projet. Pour poignarder dans le dos plusieurs entités financières et industrielles françaises il est difficile de trouver mieux. Merkel se moque de Navalny et, plus grave, elle se moque de Macron et de ses rodomontades puériles. Le souci avec NordStream-2 est qu’il déplait (déplaisait) à la Maison-Blanche mais que la donne a légèrement changé avec le nouveau Président américain qui ne veut plus entendre parler de gaz de schiste. Donc cette affaire, organisée par la précédente administration américaine, a suivi son cours, une affaire sous le contrôle de la CIA, organisme spécialisé dans les coups montés on ne peut plus glauques qui n’a aujourd’hui plus lieu d’être. Avec l’anticyclone polaire qui s’installe sur l’Europe et précisément centré sur l’Allemagne, la CIA n’a pas pris en compte les aléas météorologiques, il est vrai que c’est assez délicat de le faire, et par conséquent afin d’éviter un black-out dévastateur la presque totalité de l’industrie allemande est à l’arrêt, du moins les secteurs gros consommateurs d’électricité.

Confrontée à cette situation l’Allemagne va vite comprendre qu’elle a un besoin vital du gaz russe à haut débit pour maintenir dans l’état son activité industrielle. Il y a eu quelques expulsions de diplomates russes, mais c’est un rideau de fumée pour rassurer l’opinion. Navalny ou non, le projet de gazoduc sera achevé et l’Allemagne s’en portera que mieux. La CIA se sera encore illustrée par un retentissant fiasco et Macron aurait mieux fait de se taire … mais je me suis peut-être complètement trompé dans mon analyse … presque fictive.

NordStream-II, un enjeu européen majeur et vital

À l’époque maintenant révolue de l’administration Trump la Maison-Blanche était particulièrement hostile au gazoduc Nordstream-II pour diverses raisons, d’abord la « russophobie » prédominante mais aussi et surtout le marché allemand potentiel du gaz liquéfié en provenance des multiples puits forés dans la roche-mère américaine auquel il fallait trouver un débouché vers l’Europe et en particulier l’Allemagne était le client solvable visé. Cette politique américaine entrait dans le cadre du vieux dessein américain de main-mise sur l’Europe datant de la fin de la deuxième guerre mondiale. Depuis les évènements d’Ukraine largement fomentés par l’administration Obama (il a été nobélisé pour ses faits d’armes) et le rattachement de la Crimée après un référendum populaire de tous les habitants de cette péninsule à la Russie le projet NordStream-II a fait l’objet d’une multitude de chantages de la part des USA. L’Ukraine, se voyant privée à terme des revenus engendrés par le passage du premier gazoduc traversant son territoire depuis la Russie vers l’Europe, a organisé un forcing constant sur la Maison-Blanche pour ruiner le projet NordStream-II. Forts de l’extraterritorialité de leurs lois les américains ont menacé de sanctions tous les actionnaires du projet : Gasprom, Royal Dutch Shell, OMV et Engie pour ne citer que les plus emblématiques. Ce projet d’un montant de 9,5 milliards de dollars est garanti par une série de banques qui ont très gros à perdre en cas d’arrêt définitif de ce projet : Euler Hermes, coordinateur, Crédit Agricole, Société Générale, Commerzbank, Unicredit, Deutsche Bank, SMBC (Japon), RBS, … Une multitude d’entreprises européennes sont impliquées dans ce projet ainsi que Sumitomo ou encore Rolls-Royce (Sources Wikipedia).

Avec l’arrivée du vieux Joe Biden la donne a quelque peu changé, en apparence du moins, puisque la pression des écologistes américains a brusquement remis en question la fracturation hydraulique des roches-mères et les nouvelles explorations semblent restreintes. L’Allemagne, montrée du doigts, cette fois par les écologistes allemands et français, a un réel besoin de ce gaz russe pour réduire sa consommation de charbon. Pourtant le Président français pousse la chancelière allemande à abandonner le projet NordStream alors qu’il est presque achevé, conformément à sa politique de totale soumission à la Maison-Blanche. Il semble d’ailleurs qu’il n’ait pas encore digéré que le locataire de la Maison-Blanche a changé … De son côté la Pologne, évincée de ce projet, ne dit mot et va probablement se tourner soit vers la France, soit vers les USA, pour lancer un programme de nucléaire civil audacieux et s’affranchir également de son charbon pourtant domestique pour la production d’électricité. C’est sans ignorer la présidente de la Commission européenne qui est une crypto-écologiste notoire et qui rappelle à la Pologne les engagements « verts » de la Commission.

Un autre point qui n’a peut-être rien à voir avec le projet NordStream est l’affaire Navalny mais que Macron a osé mentionner. Comme le leader de la contestation à Hong-Kong, Navalny est piloté par la CIA. Comme à son habitude ce service de la CIA a procuré des documents photographiques susceptibles de ternir l’image de Vladimir Poutine. Or il se trouve que la photo qui a fait le tour du monde et représentant l’hypothétique palace personnel de Poutine n’est autre qu’un hôtel de luxe en construction situé dans le sud de l’Allemagne au bord d’un lac. Comme chacun sait l’Allemagne est sous la haute surveillance de la CIA (cf les écoutes téléphoniques dont a été victime Angela Merkel) et cette histoire Navalny arrive à point nommé pour discréditer l’utilité du projet NordStream, une sorte de complot ourdi par l’administration Trump mais repris au galop par le vieux Joe.

On en arrive donc au problème récurrent du choix de la source d’énergie pour la production d’énergie électrique. L’Allemagne a décidé de démanteler la totalité de son parc nucléaire et la Pologne subit la pression des écologistes de la Commission européenne pour s’affranchir de son charbon. Il lui reste le choix entre les moulins à vent + les panneaux solaires ou l’énergie nucléaire et, bien pensante, la Commission de Bruxelles songe à pousser la Pologne à s’adresser aux Américains ou aux Français pour construire des centrales nucléaires. Drôle de choix quand on sait que les Etats-Unis n’ont pas construit une seule centrale nucléaire depuis plus de 30 ans et que la France est incapable de respecter les délais de construction tant de l’EPR finlandais que de l’EPR français. Le projet britannique d’Hinkley Point C arrivera-t-il à son terme un jour ? Nul ne le sait. Autant les Américains que les Français ont perdu dramatiquement leur savoir-faire dans le domaine du nucléaire civil.

Pour rappel les deux EPR chinois de Taishan ont été construits en 9 ans et la technologie des turbines Arabelle, fleuron d’Alstom-Energie vendu par Macron aux Américains, a été cédée clés en main à la société chinoise Dongfang Electric. Il ne reste donc dans le monde que deux pays capables de construire des réacteurs nucléaires : la Chine et … la Russie. Il est difficile d’imaginer que la Pologne fasse appel à la Russie car ce pays est son ennemi héréditaire. Pour ce qui concerne la Chine, le « China-bashing » systématique organisé par les USA et repris stupidement par l’Europe complique la situation. La Pologne n’a pas d’autre choix que de continuer à extraire son charbon pour produire son électricité quoiqu’en pense la Présidente de la Commission européenne.

Moralité de cette sombre histoire : si l’Europe occidentale refuse de normaliser ses relations avec la Russie elle signe par conséquent son arrêt de mort économique. Le « Green New Deal » à l’européenne décidé par Madame Van der Leyen est déjà un arrêt de mort. L’arrêt du projet NordStream provoquera des tensions au niveau des banques européennes qui seront un autre facteur d’accélération du collapsus généralisé de l’économie européenne. Sans la création d’une Europe « de l’Atlantique à l’Oural » cette Europe telle que nous la connaissons aujourd’hui va tout simplement disparaître …

Pour ceux de mes lecteurs qui désireraient approfondir mon analyse cette conversation me paraît intéressante : https://www.youtube.com/watch?v=DgLlxpFue34&t=62s

La France s’enfonce dans la faillite, c’est une simple affaire de règle de trois !

J’aime bien faire des « règles trois », c’est à peu près tout ce qui me reste des mathématiques que j’ai appris au cours de mes études secondaires, bien qu’ayant frayé plus tard avec approches graphiques un peu compliquées pour tenter d’expliquer comment un enzyme fonctionnait puisque les enzymes se trouvaient au centre de mes travaux ce recherches. L’utilisation de coordonnées polaires en introduisant des variables intrinsèquement liées afin d’aboutir à des représentations graphiques auraient effrayé n’importe quel mathématicien. La différence entre un mathématicien et un biologiste est fondamentale car le mathématicien raisonne dans l’abstraction alors que l’expérimentateur dispose de données numériques issues de ses mesures ou de ses dosages indirects avec un appareil de mesure. Malgré tout le biologiste est pollué par le mathématicien car il voudrait décrire à l’aide d’équations si possible simples les phénomènes souvent très complexes qu’il a observé. En 1934 Hans Lineweaver et Dean Burk ont publié dans The Journal of The American Chemical Society un article qui indiquait comment décrire à l’aide d’équations très simples et par conséquent par une représentation graphique également très simple le moyen de déterminer les paramètres fondamentaux d’une cinétique enzymatique avec une règle sur un graphique. C’est probablement l’article dans le domaine de la chimie biologique le plus cité de tous les temps.

Aujourd’hui utiliser des représentations dites « double inverse » dépasseraient le premier analyste financier tout simplement parce que ces spécialistes pour lesquels je ne manifeste strictement aucun respect puisqu’ils se trompent toujours, une véritable prouesse, n’ont jamais apparemment appris à faire une règle « de trois ». À l’époque où ma mère m’apprit à lire, écrire et compter la règle de trois était l’un des premiers piliers du raisonnement arithmétique car c’était la première étape vers l’abstraction des mathématiques. À l’âge de 7 ans la notion de zéro était déjà compliquée à intégrer mais la règle de trois constituait une autre étape considérable.

Bref, il semble que les analystes économiques et, pire encore, le propre ministre de l’économie de la France ignorent les uns comme l’autre ce qu’est une règle de trois. J’ai écouté ce lundi soir un débat entre deux analystes financiers qui se targuent d’être des spécialistes dans leur domaine. Je suis tombé de très haut en constatant leur totale ignorance et je vais m’expliquer. Ils débattaient de la chute du PIB de la France en 2020 en raison de la gestion surréaliste de l’épidémie de SARS-CoV-2. Cette chute du PIB, selon les données officielles, serait de 9 %, soit une chute du PIB de 207 milliards d’euros en se référant au PIB de 2019. Sauf que ces analystes ont oublié de mentionner que dans le même temps, c’est-à-dire en 2020, la France a emprunté sur les marchés l’équivalent de 30 % de son PIB, une paille ! Considérant que le PIB de la France en 2019 était de 2300 milliards d’euros, donnée que l’on peut d’ailleurs contester si le raisonnement que je vais exposer s’applique aussi pour l’exercice 2018-2019, alors la France a emprunté «environ » 700 milliards en 2020 puisque, officiellement, la dette du pays est passée de 100 à 130 % du PIB. Faites le calcul, ce ne sont que des règles de trois … J’ai comme l’impression que le Ministre des finances français, qui ne sait pas combien il y a de m2 dans un hectare, a oublié que cet accroissement de la dette a été incorporé dans le calcul du PIB. Ceci signifie que à ces 700 milliards de dette supplémentaire il faut ajouter les 207 milliards de chute du PIB, toujours par rapport à 2019, et je sais faire une simple addition, on arrive à 900 milliards d’euros en arrondissant un peu.

Donc, en reprenant le montant du PIB de 2019 de 2300 milliards d’euros, la chute en cette même année 2020 du PIB est alors de 900/23 = 39 %. Ceci veut tout simplement dire que la France est en faillite.

La France ne survit aujourd’hui qu’en empruntant. Le pays ne va plus pouvoir emprunter sur les marchés et son seul recours sera alors la BCE qui, comme chaque européen le sait ou à tort l’ignore (parfois il vaut mieux ignorer les évidences qui fâchent), est contrôlée par l’Allemagne. Si les agences de notation internationales classent la dette de la France dans la catégories des « bonds pourries » le Président français ira faire la manche à Berlin. Les taux d’intérêt consentis par les bailleurs ne pourront qu’augmenter et la France, qui ne disposent d’aucunes réserves de change, ne pourra plus honorer sa dette. Son problème est qu’elle ne peut plus dévaluer sa monnaie puisqu’elle est prisonnière de l’euro. La monnaie était le seul pouvoir régalien important de l’Etat français et il l’a abandonné. Par voie de conséquence l’euro a enrichi les riches, appauvri les pauvres et détruit le tissu industriel français, belle réussite. Si les Allemands s’en sont sorti c’est tout simplement parce qu’ils ont maîtrisé les salaires en accord avec les syndicats, quelque chose d’inconcevable en France, et le tissu industriel allemand a survécu grâce aux efforts des salariés à qui on avait expliqué qu’ils n’avaient pas trop le choix.

Les premiers Français concernés par la situation gravissime du pays, qui étrangement échappe aux analystes économiques, seront les retraités, ceux qui ne sont pas morts du SARS-CoV-2. Quand le Président français ira faire la manche à Berlin la Chancelière allemande lui répondra : « chacun sa merde ».

Il faudrait donc s’attendre dans les prochains mois à une diminution des retraites, à une diminution des salaires des fonctionnaires, à une diminution des prestations sociales et à une mise sous tutelle de la France par la BCE dirigée par l’ex-présidente du FMI, ce même FMI qui a mis à genoux la Grèce pour des raisons sensiblement identiques à celles auxquelles est confrontée la France aujourd’hui. Pire encore les banques françaises, toutes au bord de la faillite, et les compagnies d’assurance qui collectent l’épargne des Français encore crédules verront fondre leurs bilans puisque la dette de la France sera déclassée par les agences de notation. Qu’arrivera-t-il alors ? Ce sera pire que Chypre, les Français seront tous ruinés … Franchement, entre nous, chers lecteurs de mon blog, ne croyez-vous pas que nous sommes gouvernés par des illettrés qui ne savent même pas faire une règle de trois ? Les Français devront souffrir en silence puisque ce sont eux qui ont mis au pouvoir ces ignorants avec leurs bulletins de vote …

Note. Pour une bonne compréhension du processus très complexe de la dette dans la zone euro puisque les Etats ne peuvent plus dévaluer leur propre monnaie, la BCE rachète sur le second marché les titres de dette souveraine émis par les Etats auxquels souscrivent des investisseurs résidents comme les banques et les compagnies d’assurance mais également des non-résidents. La BCE débloque alors des liquidités pour les banques qui ont déposé en collatéral ces titres de dette à la BCE. Au final le bilan de la BCE augmente. Mais un jour ou l’autre il faudra siffler la fin de la partie. Je ne suis pas du tout économiste et si j’ai écrit dans ce billet des monstruosités, que mes lecteurs n’en tiennent pas compte.

Energie : l’Allemagne décide seppuku …

Après le grand tsunami du 11 mars 2011 le Japon a pris des mesures drastiques pour pallier au manque d’énergie électrique à la suite de la fermeture de toutes les centrales nucléaires du pays et de quelques centrales électriques thermiques classiques endommagées par le très puissant tremblement de terre. Une multitude d’entreprises ont choisi de s’équiper rapidement de groupes électrogènes pour ne pas surcharger le réseau gravement impacté par le manque de production d’électricité. C’est ainsi que les ingénieurs japonais de la firme Mitsubishi ont alors construit des dizaines de centrales électriques utilisant le charbon comme combustible. Ces usines ultra-modernes atteignent des rendements thermiques proches de 45 % et les équipements auxiliaires de traitement des fumées permettent de ne rejeter que de l’eau et du CO2 dans l’atmosphère, les oxydes d’azote et les poussières étant parfaitement bien piégés. En Allemagne, c’est une autre tectonique qui ravage doucement le pays et provoque un tsunami d’incohérences environnementales dans le but de sauver le climat. Outre le fait que les décisions gouvernementales prises sous la pression du parti vert, les Grüne, paraissent aberrantes depuis la fermeture de plusieurs unités de production électriques nucléaires en choisissant de développer encore plus avant l’installation de moulins à vent, la dernière décision en date révélant la totale stupidité du gouvernement allemand.

Confrontée aux remontrances répétées de la Commission européenne, l’Allemagne, plus gros « pollueur » européen car plus gros émetteur de CO2 de l’Union, a décidé de moderniser ses centrales électriques à charbon. Ce fut chose faite par Vattenfall, société suédoise gérant une grande partie du parc de production électrique allemand, quand fut décidée à la fin des années 2000 la construction de l’usine de Moorburg près de Hambourg. Cette usine comprend deux chaudières délivrant une puissance électrique de 775 MW électrique chacune avec un rendement thermique de 46,5 %. Ceci signifie que l’installation, à puissance électrique égale, émet 25 % de CO2 en moins par rapport à une installation plus ancienne. De plus les eaux de refroidissement répartissent 650 MW thermiques dans le réseau urbain de chauffage. Enfin cette installation peut être pilotée à hauteur de +/- 300 MW électriques en moins de 15 minutes afin de pallier aux fluctuations induites sur le réseau électrique par les sources d’énergie intermittentes dites « renouvelables » comme les moulins à vent géants dont on aperçoit quelques spécimens sur l’illustration.

Le plan de diminution de la consommation de charbon décidé en 2019 par le gouvernement a pris acte le premier Décembre 2020 de la fermeture à la fin de l’année 2021 de cette installation ultra-moderne quasiment neuve connectée au réseau électrique à la fin de l’année 2016 ! Comme elle appartient à 100 % à Vattenfall les contribuables allemands paieront … Les « experts » verts ont clairement indiqué que la ville et la région de Hambourg ne couraient aucun risque puisque 1600 moulins à vent d’une puissance nominale de 5 MW électriques chacun avec un facteur de charge de 20 % pourront aisément remplacer cette usine. Les contribuables allemands paieront aussi avec leur facture d’électricité l’installation de ces moulins à vent, priés d’oublier en faisant preuve de civisme que le kWh allemand est déjà le plus cher d’Europe. Le gouvernement allemand est devenu l’otage des partis écologiques et il ne respecte plus les citoyens qui, comme des moutons bien dressés pour avoir peur du CO2 (comme du SARS-CoV-2) acceptent en silence cette politique énergétique ubuesque. Dans ces conditions l’Allemagne a fait le choix de sombrer dans une profonde récession dont la conséquence sera un appauvrissement de la population et on sait comment ce genre de situation s’est terminé dans le passé, à une différence près : l’Allemagne entrainera tous les autres pays européens dans ce marasme. Le programme allemand de transition énergétique est le suivant : 1 : fin du nucléaire en 2022, 2 : fin du charbon en 2035, 3 : fin du gaz et du pétrole en totalité en 2050. Messieurs les Allemands tirez les premiers, le gouvernement français a fermé la centrale de Fessenheim et s’est trouvée dans l’obligation d’autoriser la réouverture d’urgence de 4 centrales à charbon. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes écolos qui en sont arrivés à adorer le diable CO2 …

Éoliennes : un terrible héritage pour les générations futures

L’Allemagne a commencé à installer des éoliennes il y a une vingtaine d’années. Certaines d’entre elles sont maintenant en fin de vie, endommagées, et doivent être démantelées. Oublions les énormes blocs de béton armé dont personne n’a encore imaginé une stratégie pour les éliminer. Ce qui est le plus préoccupant est le devenir des pales de ces moulins à vent constituées de fibre de verre renforcée avec des fibres de carbone, le tout lié par des résines de synthèse qui ne peuvent pas être brûlées car elles dégagent des dioxines … tout pour plaire ! Actuellement ces pales sont déchiquetées et mélangées avec du béton pour en faire du « béton fibré » mais ce processus est très coûteux en énergie : il faudrait encore plus d’éoliennes pour alimenter en énergie les déchiqueteurs si l’Allemagne veut respecter ses engagements de décarbonation de son économie.

Les pales des éoliennes ont été donc classées parmi les déchets dangereux puisque le hachage génère des poussières dangereuses contenant des fibres de carbone. Il ne reste donc plus que l’enfouissement pour se débarrasser de ces encombrants résidus de la lubie écologiste de l’électricité renouvelable, verte et festive. Il y a actuellement 30000 éoliennes en service sur le territoire allemand et dans les 20 prochaines années un grand nombre d’entre elles devra être démantelé. Les pales à elles seules représenteront donc plus d’un million de tonnes de déchets, c’est-à-dire plus de 5 millions de mètres-cube de matière à entreposer ou enfouir. Comme la fuite en avant vers encore plus d’éoliennes n’est pas terminée aux alentours de 2100 ce seront des dizaines de millions de tonnes, occupant des centaines de millions de m3, de déchets dangereux et non recyclables qui seront laissés aux générations futures, rien qu’en Allemagne !

Aux Etats-Unis, un pays déjà habitué à combler entièrement des vallées étroites et inhabitées avec des déchets de toute sorte, la solution est d’utiliser la même stratégie pour les pales usagées des éoliennes qui seront enfouies pour toujours, une approche décrite par Veolia Environnement SA, basée à Paris comme « une tombe sèche ». Cette entreprise est en effet très active aux Etats-Unis dans la recherche d’une solution rentable pour l’enfouissement des pales d’éoliennes en fin de vie. Bob Cappadona, COO (chief operation officer) de Veolia aux USA déplore qu’une technologie considérée comme respectueuse de l’environnement en arrive paradoxalement à créer encore plus de défis environnementaux.

Les générations futures qui hériteront de tous ces déchets se demanderont jusqu’à quel point leurs ancêtres ont été capables de pousser leur stupidité en optant pour une forme d’énergie peu fiable et coûteuse qui a gâché le paysage, détruit des écosystèmes sur de vastes étendues, massacré la faune aviaire et rendu des millions de personnes malades, laissant des dizaines de millions de tonnes de déchets toxiques derrière eux …

Inspiré d’un article paru sur le site notrickszone.com

Fuite d’un membre du gouvernement allemand : le coronavirus est une fausse alarme globale

Le gouvernement fédéral allemand et les médias grand public sont engagés dans la lutte contre les dommages après un rapport qui conteste le récit établi du Corona divulgué par le ministère de l’Intérieur. Certains des passages clés du rapport sont les suivants:

– La dangerosité de Covid-19 a été surestimée : probablement à aucun moment le danger posé par le nouveau virus n’a dépassé le niveau normal.

– Les personnes qui meurent de Corona sont essentiellement celles qui mourraient statistiquement cette année, car elles ont atteint la fin de leur vie et leur corps affaibli ne peut plus faire face à un stress quotidien aléatoire (y compris les quelque 150 virus actuellement en circulation).

– Dans le monde, en moins d’un quart d’année, il n’y a pas eu plus de 250 000 décès dus à Covid-19, contre 1,5 million de décès [25 100 en Allemagne] lors de la vague de grippe 2017/18.

– Le danger n’est évidemment pas plus grand que celui de nombreux autres virus. Rien ne prouve que ce soit plus qu’une fausse alarme.

– Un reproche pourrait aller dans ce sens: pendant la crise de Corona, l’État s’est révélé l’un des plus grands producteurs de Fake News.

Mais il y a pire.

Le rapport se concentre sur les «conséquences multiples et lourdes des « mesures Corona » et avertit qu’elles sont « très graves ».

Plus de gens meurent à cause des mesures Corona imposées par l’État qu’ils ne sont tués par le virus.

La raison du scandale à venir : le système de santé allemand axé sur le Corona a reporté la chirurgie vitale et retardé ou réduit le traitement pour les patients non-Corona.

Berlin nie, les scientifiques ripostent.

Initialement, le gouvernement a tenté de rejeter le rapport comme «le travail d’un employé», et son contenu comme «sa propre opinion» – alors que les journalistes ont suspendu leurs investigations sans poser de questions aux politiciens.

Mais le rapport de 93 pages intitulé «Analyse de la gestion de crise» a été rédigé par un groupe scientifique nommé par le ministère de l’Intérieur et composé d’experts médicaux externes originaires de plusieurs universités allemandes. Le rapport est à l’initiative d’un département du ministère de l’Intérieur appelé Unité KM4 et chargé de la «Protection des infrastructures critiques». C’est également là que le fonctionnaire allemand devenu dénonciateur, Stephen Kohn, travaillait (ndlr), et d’où il l’a divulgué aux médias. Les auteurs du rapport ont publié un communiqué de presse conjoint le 11 mai, reprochant au gouvernement d’avoir ignoré les conseils d’experts et demandant au ministre de l’Intérieur de commenter officiellement la déclaration conjointe des experts :

« Les mesures thérapeutiques et préventives ne devraient jamais causer plus de tort que la maladie elle-même. Leur objectif devrait être de protéger les groupes à risque, sans dégrader la disponibilité des soins médicaux et la santé de l’ensemble de la population, comme cela se produit malheureusement.

Dans la pratique scientifique et médicale, nous subissons les dommages secondaires des mesures Corona sur nos patients sur une base quotidienne.

Nous demandons donc au ministère fédéral de l’Intérieur de commenter notre communiqué de presse et espérons une discussion pertinente sur les mesures [Corona], qui débouchera sur la meilleure solution possible pour l’ensemble de la population ».

Au moment de la rédaction du présent rapport, le gouvernement allemand n’avait pas encore réagi, mais les faits justifient – malheureusement – les inquiétudes des experts médicaux.

Le 23 mai, le journal allemand Das Bild titrait : «Conséquences dramatiques des mesures Corona: 52 000 opérations de cancer retardées».

Un médecin de renom prévient que «nous ressentirons les effets secondaires de la crise de Corona pendant des années».

Il faut ignorer le lanceur d’alerte et son message.

Comme le rapportait Der Spiegel le 15 mai : «Stephen Kohn [le dénonciateur] a depuis été suspendu de ses fonctions. On lui a conseillé de trouver un avocat et son ordinateur portable de travail a été confisqué ». Kohn avait initialement divulgué le rapport le 9 mai au magazine libéral-conservateur Tichys Einblick, l’un des médias alternatifs les plus populaires d’Allemagne.

La nouvelle du rapport a fait le « buzz » en Allemagne au cours de la deuxième semaine de mai et au cours de la troisième semaine, les médias et les politiciens ont cessé de discuter de la question en refusant de la commenter. L’approche adoptée par Günter Krings, le représentant du ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, le patron du lanceur d’alerte, est emblématique. Interrogé sur le fait qu’il traiterait le document sérieusement, Krings a répondu : « Si vous commencez à analyser des articles comme celui-là, alors très bientôt, vous inviterez les gars avec des chapeaux (en forme d’entonnoirs) en étain à des auditions parlementaires ». Les hommes en chapeaux de papier d’aluminium – Aluhut en allemand – est un terme utilisé pour décrire les gens qui croient aux théories du complot.

En effet, un article du Der Spiegel sur le mouvement de protestation de Corona et les conséquences du rapport divulgué contenait pas moins de 17 fois le mot «conspiration» ! … et aucune discussion sur les questions soulevées par le rapport lui-même. En dehors de l’Allemagne, la nouvelle n’a pratiquement pas été relayée.

Le mouvement de protestation ou «Corona-Rebellen».

Les Allemands ont commencé à manifester contre les Lockdowns dès avril et des milliers de citoyens continuent de se présenter aux démonstrations chaque week-end, alors même que le gouvernement assouplit les restrictions. Les démos ne sont pas simplement contre des restrictions, qui ont en fait été relativement douces par rapport à de nombreux autres pays occidentaux. Elles remettent en question l’ensemble du récit de Corona, et encore plus ses principaux instigateurs, en particulier le rôle que joue Bill Gates, en tant que deuxième donateur de l’OMS (le premier depuis que Trump a suspendu sa contribution américaine). En effet, les plus grandes démos de ce type ont eu lieu à Stuttgart le 9 mai, où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté leur refus de l’OMS.

Les Allemands disent non à toute solution orwellienne que le gouvernement pourrait un jour imposer hors d’un «statut d’urgence» incontestable depuis des applications de surveillance de masse aux vaccinations obligatoires. Le rapport divulgué a prouvé que leurs craintes étaient fondées, du moins en ce qui concerne la fausse nature de la «pandémie de Corona».

Le reste pourrait bientôt suivre.

Lien : https://www.ichbinanderermeinung.de/Dokument93.pdf via le site de Ron Paul