La guerre commerciale dans tous ses états : le cas de Volkswagen

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Après le « dieselgate » Volkswagen s’est retrouvé aux USA dans une situation catastrophique. Outre les amendes infligées par les Etats-Unis (4,3 milliards de dollars d’amendes fédérales) la firme allemande, propriétaire d’Audi, s’est trouvée confrontée à une punition émanant des tribunaux ayant traité une gigantesque « class-action » au sujet des véhicules diesel « trafiqués » pour passer les tests de pollution complètement drastiques donc par essence même (sans jeu de mots) inatteignables en raison de la technologie diesel qui produit fatalement des oxydes d’azote tout simplement parce qu’il y a de l’azote dans l’air !

Volkswagen et Audi ont racheté aux Américains 350000 véhicules qu’ils stockent dans 37 endroits différents (illustration) et qu’ils doivent entretenir dans le but de les revendre à d’hypothétiques acheteurs dans des pays moins regardants en ce qui concerne la pollution. Cette opération a déjà coûté à la firme allemande la coquette somme de 7,4 milliards de dollars mais ce n’est qu’un début dans les déboires astronomiques de Volkswagen. En effet, cette firme s’est engagée à provisionner 25 autres milliards de dollars pour indemniser les clients américains d’ici la fin du mois de juin 2019. Ça fait beaucoup d’argent pour satisfaire la paranoïa américaine et en particulier californienne, Etat qui a levé le juteux lièvre des moteurs diesel de VW.

Quand on garde en mémoire le fait que le marché automobile américain ne vit qu’à crédit, par conséquent qu’une monstrueuse « bulle » de crédit automobile est à la limite d’éclater et que la majorité des véhicules pour particulier vendus ces derniers mois sont des SUV à essence made in USA n’importe quel individu soucieux de l’environnement est en droit de se poser des questions existentielles !

Les exigences légales ont obligé VW ces derniers mois à envoyer 437273 lettres à des propriétaires de véhicules diesel pour les indemniser et racheter leurs véhicules. Ils devront d’ici la fin de ce mois de juin 2018 débourser encore 8 milliards de dollars. Comme on peut le comprendre aisément il s’agit d’une véritable vendetta commerciale contre les automobiles européennes et le gouvernement fédéral américain se frotte les mains en utilisant les tribunaux pour mettre en place sa politique « America First ». Tous les pays producteurs de voitures automobiles seront tôt ou tard concernés, que ce soit le Japon, l’Europe, la Corée …

La situation de VW est tout aussi critique en Allemagne. En effet, les municipalités bien-pensantes veulent interdire les véhicules diesel dans les grandes villes suivant le modèle démagogique d’Anne Hidalgo à Paris. Du coup le prix des voitures diesel d’occasion s’effondre et par conséquent les concessionnaires auto n’ont plus un client : il est plus logique d’acheter une voiture diesel d’occasion presque neuve à prix bradé plutôt qu’un véhicule neuf à essence. Pour continuer à faire fonctionner leurs usines BMW et VW proposent de racheter les voitures diesel et de les échanger contre des voitures essence. La situation des constructeurs auto allemands devient donc particulièrement critique et c’est un très mauvais signe pour l’industrie allemande en général !

Source et illustration (Victorville, Californie, le 28 mars 2018) : Reuters et Challenges : http://www.challenges.fr/automobile/actu-auto/interdiction-diesel-en-allemagne-bmw-et-volkswagen-rachetent-votre-diesel_578399

Note. Lors de l’éclatement du scandale du dieselgate j’avais laissé un billet sur ce blog qui allait à contre-courant des informations et je maintiens mon point de vue : https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/10/04/volkswagen-a-fraude-intentionnellement-pas-si-sur/ .

La Grèce et les accords « COP21 » : une vue de l’esprit !

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La Grèce était entrée triomphalement dans l’Union monétaire européenne à la suite d’un gros truquage de ses comptes nationaux par Goldman-Sachs, l’ex-employeur de Mario Draghi, et c’était merveilleux d’avoir un membre de l’union aux portes de la Turquie. Les Allemands se sont frotté les mains car ils vendaient et allaient vendre encore plus d’armes à la Grèce pour se protéger des velléités agressives des Ottomans qui n’ont jamais digéré la dissolution de leur Empire en 1918. Aujourd’hui la Grèce est un pays pauvre, peut-être le plus pauvre de l’Union Européenne et quand on est pauvre il faut faire avec sa pauvreté !

La Grèce ne respectera certainement pas les accords sur le climat de Paris car elle n’en a pas les moyens et elle cherche de l’argent par tous les moyens et tous les moyens sont bons également pour en économiser afin d’accumuler quelques maigres devises pour rembourser ses dettes (essentiellement détenues par l’Allemagne qui a vendu des armes au pays …). Le port du Pyrée n’est plus à vendre il appartient déjà à la Chine et pour réduire ses importations de gaz et de pétrole la Grèce exploite une gigantesque mine de charbon de mauvaise qualité pour produire le tiers de son électricité domestique. C’est la mine de Ptolemaida flanquée d’une grosse centrale électrique ultra-polluante construite par … les Allemands car les Teutons s’y connaissent en énergie polluante. Avec la Pologne, la République Tchèque, l’Allemagne et la Grèce, ces quatre pays représentent le tiers de la production mondiale de charbon. Le charbon a encore de beaux jours devant lui n’en déplaise aux pourfendeurs des émissions de carbone !

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La Grèce ne peut donc pas se permettre de cesser cette exploitation et elle se moque des accords de Paris comme d’ailleurs les quatre autres pays mentionnés ci-dessus quoiqu’en pensent des organisations terroristes comme Greenpeace car cesser l’exploitation du charbon serait tout simplement suicidaire. De plus exploiter cette mine de charbon située dans l’ouest de la Macédoine (non pas indépendante mais une province grecque, tout ce qu’il y a de plus grecque) a créé plus de 10000 emplois locaux et personne ne se plaint ni ne se plaindra. Conclusion : un pays « pauvre » comme la Grèce ou la Pologne, un peu moins pauvre, ne pourra jamais se conformer aux accords de Paris, c’est un fait, point barre.

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Adapté d’un article paru dans le Guardian surtout pour les illustrations car comme chacun sait le Guardian est un journal de gauche vendu aux idées surréalistes de Greenpeace.

Les villes allemandes vont pouvoir interdire les véhicules diesel

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Les Européens emmenés par les Allemands aurait-ils compris que l’exemple japonais peut être appliqué en ce qui concerne les véhicules diesel ? La décision de la justice allemande semble aller dans ce sens en autorisant les villes à interdire les « vieux » véhicules diesel mais à maintenir des cas d’exceptions comme les artisans, les camions (de tous tonnages ?) et les véhicules d’urgence.

On est donc encore loin des lois japonaises qui interdisent les véhicules diesel et également les « deux-temps » qui sont de gros émetteurs de microparticules. Si les gouvernements veulent préserver leur crédibilité il faudra des lois « tout ou rien », en d’autres termes ces lois ne devront pas être comme d’habitude des arrangements pour ne pas trop frustrer ou énerver les citoyens (électeurs) et qui finalement perdent leur signification première. Une transition vers une interdiction totale de tous les véhicules diesel dans les villes y compris les autobus doit passer par une période d’au moins dix ans. À Tokyo seuls les véhicules de plus de 20 tonnes de charge utile avec une propulsion diesel sont autorisés et seulement sur certains axes de circulation. La miss Hidalgo à Paris prend le problème totalement à l’inverse. Elle ferme des axes de circulation qui au contraire permettent une meilleure fluidité du trafic, un pur non-sens écologique. À Londres, pour pénétrer dans le centre ville, la City, il faut payer un droit d’entrée comme encore à Oslo. S’il fallait payer un droit de passage pour circuler dans Paris la situation deviendrait rapidement différente. Mais cette mesure serait très impopulaire. Afin de diminuer les pollutions urbaines largement dues aux automobiles il faut commencer par interdire les véhicules diesel totalement et sans exception avec un calendrier étalant sur le temps cette transition. Voilà une transition énergétique bien réelle et bénéfique pour la santé des citoyens !

En Allemagne il est donc évident de constater que la pression omniprésente des écologistes, les Grüne, va précipiter le pays tout entier vers la catastrophe. Le secteur énergétique traverse une crise sans précédent qui n’est que passagèrement estompée par la bonne volonté des consommateurs et des contribuables lourdement mis à contribution de par la loi. Il y a dans le pays le plus prospère d’Europe plusieurs centaines de milliers de ménages qui ne peuvent plus payer leurs factures d’électricité car le prix du kWh a doublé en moins de trois ans. Les Allemands appèllent pudiquement ce genre de situation la « précarité énergétique ». Tous les citoyens allemands sont rançonnés pour sauver leur industrie et leurs emplois. Mais quand la loi va autoriser l’interdiction des véhicules diesel dans les grandes villes ce sera à n’en pas douter un instant la fin de la firme Daimler (Mercedes) pour qui les voitures, camions (illustration) et autobus diesel constituent le coeur même de cette entreprise. Volkswagen en subira également les conséquences dévastatrices. Avec les intentions malthusiennes des écologistes d’outre-Rhin l’économie allemande dans son ensemble va s’auto-détruire, ce n’est qu’une question de mois ou d’années au mieux. Je n’aimerais pas être dans la peau d’Angela Merkel … Fort heureusement elle a réussi à constituer un gouvernement sans les Grüne mais ils sont toujours aussi toxiques et les Allemands toujours aussi idéologiquement malléables, l’histoire l’a déjà malheureusement prouvé.

Billet d’humeur politique et économique

Billet d’humeur politique et économique

Ce billet reflète mon impression personnelle relative à la situation politico-économique que même les experts n’arrivent pas à comprendre tant les informations affluent de tous côtés chaque seconde. Je ne suis pas économiste et je ne revendique nullement le privilège de comprendre les mécanismes du monde économique et financier car il n’y a à mon humble avis personne sur cette planète capable de comprendre ce qui se passe actuellement et que les grands véhicules de l’information contrôlés par des milliardaires de la finance se gardent bien de présenter au public. Il s’agit d’une information que par exemple Le Figaro n’a même pas daigné reprendre et qui n’a fait que l’objet d’un petit entre-filet dans le Monde : la Chine, premier consommateur de pétrole du monde, le pays le plus peuplé du monde et qui possède l’arme nucléaire et la plus grande armée du monde, va acheter dorénavant son pétrole contre des yuans convertibles en or sur la place financière d’Hong-Kong.

Il ne fallait surtout pas que cette nouvelle se répande trop dans l’opinion publique et elle a donc été soumise à une censure en règle par les médias occidentaux à la solde de la CIA et pour cause !

Cette décision du gouvernement chinois met fin de facto à la suprématie du dollar comme monnaie mondialement reconnue pour les échanges commerciaux internationaux depuis les accords de Bretton Woods. L’euro aurait pu contrecarrer cette suprématie du billet vert car l’Europe, sur le papier, est la plus puissante économie du monde mais en réalité ce n’est qu’un tigre de papier car cette union artificielle, fruit d’une vision servile de politiciens comme Jean Monnet lui-même déjà le laquais des USA, n’a jamais pu affirmer et consolider sa destinée car il n’y a jamais eu d’union réelle, politique, fiscale, militaire (c’était et c’est toujours l’OTAN, donc les USA) et également culturelle et linguistique puisque l’anglais est presque devenu la langue vernaculaire européenne.

En conséquence la monnaie européenne n’est qu’un copié-collé du dollar et aux yeux du gouvernement chinois elle n’a pas plus de valeur que le billet vert.

Que va-t-il se passer quand la Chine ira acheter des pleins tankers de pétrole à l’Arabie saoudite et à l’Iran (l’Iran a donné son accord pour être payé en yuans, une autre nouvelle soigneusement passée sous silence et qui énerve passablement les Américains, et la dynastie Saoud hésite encore) en réglant la facture avec des yuans convertibles ?

Quand Saddam Hussein a émis l’hypothèse de la possibilité de vendre son pétrole et d’être payé en n’importe quelle devise – dont l’euro – les Américains ont tout de suite détruit le pays puis ont finalement assassiné honteusement ce trouble-fait à la suite d’un procès de pacotille digne des plus indignes mises en scène hollywoodiennes !

Avec la Chine, soutenue par la Russie, c’est une toute autre histoire et les USA divertissent l’attention internationale en se focalisant sur la dangerosité non prouvée de la Corée du Nord afin de dissimuler leur immense embarras en constatant qu’ils ne peuvent rien faire contre Pékin. Que va-t-il donc se passer dans les prochains mois ? Non pas la guerre qui entre deux puissances comme la Chine et les USA ne se règlera pas dans les Spartley’s ou en Corée du Nord ni à coup de bombes nucléaires. La Chine possède un arsenal atomique suffisant pour détruire 80 % du territoire américain et les grands stratèges du Pentagone le savent et ne disposent d’aucuns moyens pour contrer une attaque « balistique » chinoise massive et ce d’autant plus que la Russie est un allié indéfectible de la Chine. Non ! Il ne s’agira pas d’une guerre ni conventionnelle ni nucléaire mais d’une guerre de la monnaie. La suprématie du dollar va tout simplement être annihilée à Hong-Kong ! Qui aurait pu présager d’un tel destin pour l’ancien territoire britannique ?

Les conséquences attendues sont immenses mais vont se retourner contre la Chine tout à fait paradoxalement mais aussi contre le Japon et bien d’autres pays occidentaux car les obligations du Trésor américain vont immédiatement perdre toute leur valeur. Le dollar va perdre son privilège établi lors des accords de Bretton Woods et tous les pays chercheront avec quelle autre monnaie commercer, mais quelle monnaie ? La promesse de convertibilité du yuan en or (la Chine est le premier producteur d’or du monde), un pari certes risqué, va-t-elle contraindre l’Europe à proposer la même convertibilité de l’euro pour ses achats ? Permettez-moi d’en douter car où la Banque Centrale Européenne va-t-elle trouver de l’or ?

Reste un autre point qui est également passé sous silence soigneusement : le montant de la dette américaine émise en dollar, donc la monnaie d’échange internationalement admise, s’élève grosso modo à deux fois le PIB mondial (je n’ai pas les chiffres exacts sous les yeux) … La constitution américaine précise qu’en cas d’insolvabilité le pays n’est pas tenu de payer ses dettes. L’article constitutionnel en question a été écrit par les premiers immigrants du May Flower qui étaient arrivés sur le territoire sans un sou en poche et ne pouvaient donc pas avoir de dettes ni dans le futur de reconnaissance de dette quelle qu’elle soit. Cet article est toujours valable et tous les pays du monde sans exception se sont fait prendre au piège américain.

Quand H16, éditorialiste de Contrepoints, dit que la France est un pays foutu (ce qui est fondamentalement vrai) les USA sont aussi un pays foutu mais les conséquences de la mort programmée par la Chine du dollar seront terribles et l’Europe qui aurait pu se prémunir contre une telle calamité n’aura que ses yeux pour pleurer et aussi et surtout reprocher à ses dirigeants de n’avoir pas su se démarquer des Etats-Unis quand il en était encore temps. Oui, grâce à la décision chinoise, enfin, le système économique mondial va être assaini mais à quel prix pour le peuple !!!

Reste le cas du Japon, la troisième économie mondiale, dont certains analystes économiques ont dit pis que pendre au sujet de sa dette. Je pense en particulier à Olivier Delamarche qui a disparu des écrans, interdit de séjour chez BFMTV. La situation de ce pays est très claire. La dette du Japon est détenue à près de 95 % par des résidents, le Japon détient des titres de dette de nombreux pays de par le monde en particulier des USA et également de la France, mais si, mais si ! Le gouvernement japonais a décidé de fusionner le Trésor Japonais avec la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale japonaise). Cette décision a été également passée sous silence et seul Charles Gave, probablement l’analyste économique le plus clairvoyant dans le monde actuellement, l’a mentionnée. Gave a très bien expliqué qu’un pays qui emprunte à ses propres résidents, des citoyens, des fonds de pension, des caisses d’épargne (Japan Post par exemple), des banques et des entreprises emprunte finalement à lui-même et le bilan comptable de l’opération est nul d’autant plus que les taux d’intérêt sont pratiquement égaux à zéro. Cette fusion BoJ-Trésor signifie tout simplement que le Japon va effacer la totalité de sa dette détenue par les résidents japonais et il ne se passera strictement rien pour l’économie japonaise et les Japonais continueront à vivre normalement !

Comme le mentionnait Charles Gave dans son analyse reprise par le site Insolentiae ce n’est pas du tout le cas de la France qui ne peut pas faire défaut puisque sa dette est détenue à plus de 60 % par des non-résidents. La France ainsi que d’autres pays comme l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et bien d’autres en Europe doivent de l’argent à qui ? Surtout à l’Allemagne. Dans le cas où les taux d’intérêts des obligations d’Etat augmenteraient, ce qui arrivera automatiquement après la décision chinoise comme conséquence du réajustement mondial des mouvements de capitaux – et il est vain de le nier – alors la France comme les pays cités ci-dessus fera défaut et que se passera-t-il ? Ces pays se retrouveront dans la situation de la Grèce dont le principal créditeur était et est toujours l’Allemagne. Contrairement au Japon la balance commerciale de la France est chroniquement déficitaire, les caisses de la Banque de France n’ont par conséquent plus de devises étrangères, la France comme ces autres pays européens ne peut pas imprimer de monnaie, contrairement au Japon, elle est donc condamnée à être totalement vassalisée par l’Allemagne. Voilà dans quelle situation calamiteuse les politiciens ont mis ce pays, et il en est de même pour l’Espagne et l’Italie, et c’est aussi l’effet pervers de la monnaie européenne unique : la faillite des Etats inévitable à terme. Et cet agenda était prévu par les USA bien avant la réunification de l’Allemagne et la chute du mur de Berlin : Jean Monnet en fut le principal instigateur sous l’impulsion des USA.

Crise climatique : la fin de la mascarade des écologistes ?

 

Il y a quelques jours James Hansen a livré son point de vue sur la transition énergétique « made in Germany » lors d’une interview au quotidien Der Speigel. Il faut rappeler qui est Hansen pour comprendre les faits. Il a travaillé au sein de la NASA sur l’atmosphère de Vénus et en a déduit à tors que le CO2 qui est le constituant majeur de l’atmosphère de cette planète était un « gaz à effet de serre » puisque la température au sol y atteint près de 500 degrés. Les paramètres applicables à Venus ne sont évidemment pas transposables à la Terre en termes de densité ou de composition chimique atmosphériques. Ce fut la principale erreur commise par James Hansen qui ne sait d’ailleurs plus comment faire amende honorable car tout de même un tel scientifique ne devrait même pas avoir droit à l’erreur.

Pour se racheter de ses exactions dans l’idéologie politique relative au climat – il n’y a plus trace de science dans ce domaine – Hansen a déclaré que l’abandon par l’Allemagne de l’énergie nucléaire était une très grave erreur. La transition énergétique allemande décidée à la va-vite à la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi au Japon est effectivement une véritable catastrophe et Hansen de déclarer, je cite : « (abandonner le nucléaire) c’est une immense erreur pour le monde entier. La plupart des pays ne peuvent pas envisager de futur sans énergie nucléaire« . Et d’ajouter, je cite toujours : « l’énergie nucléaire est la plus respectueuse de l’environnement de toutes les candidates que nous connaissons aujourd’hui« . Nul doute qu’Hansen se démarque de ses amis écologistes dont il a servi la cause durant plus de 20 ans en soutenant fallacieusement la thèse de l’effet de serre du CO2 liée au réchauffement climatique. Ne tarissant pas d’arguments, quand le journaliste du Der Speigel, Axel Bojanowski, lui a posé la question de savoir s’il fallait encore plus d’énergies renouvelables pour l’Allemagne, Hansen a répondu, je cite encore : « Plus d’énergies renouvelables ? Vous plaisantez ! Les subventions mises de côté pour financer les énergies renouvelables obligent les consommateurs à payer encore plus cher l’électricité, un genre de taxe invisible. Les factures d’énergie vont continuer à augmenter mais le consommateur ignore pourquoi« .

L’ancien directeur de l’Institut Goddard pour les études spatiales qui s’est, sous sa propre impulsion, reconverti dans l’étude du réchauffement climatique, a donc jeté un pavé dans la mare écologiste qui refuse tout nucléaire au profit des « renouvelables », un lobby très puissant en Allemagne préparant la chute de la suprématie économique allemande pour la plus grande ruine de toute l’Union Européenne. Le but inavoué des lobbys écologistes est un retour de l’ensemble de l’humanité à l’âge pré-industriel avec des moulins à vent pour produire de l’électricité afin d’éventuellement s’éclairer quelques heures par jour. Les moulins à vent étaient utilisés autrefois en Grèce par exemple pour presser les olives, dans les îles de la Caraïbe pour broyer la canne à sucre, en Batavie pour assécher les polders ou encore ici aux Îles Canaries pour remonter l’eau de mer dans les marais salants. C’était à peu près tout ce que l’on pouvait attendre des moulins à vent et ce qu’on peut en attendre encore aujourd’hui en raison de l’intermittence du vent …

Source : notrickszone

Transition énergétique (écologique) à la française : un fiasco annoncé !

Le ministricule d’Etat Hulot doit se sentir très mal dans ses snikers depuis la publication du rapport prévisionnel de RTE (réseau de transport d’Électricité de France) sur l’avenir à moyen terme de la production d’éléctricité sur le sol français qui précise, je cite : « l’atteinte de l’objectif des 50 % de nucléaire dans la production d’électricité en 2025 conduit systématiquement à une augmentation des émissions de CO2 du système électrique français« . Les ingénieurs de RTE ont les pieds sur terre et leur mission est d’assurer un transport sécurisé de l’électricité sur tout le territoire de France et également d’assurer les exportations d’énergie électrique, un des rares secteurs industriels français qui rapporte des devises au pays.

La montée en puissance annoncée et souhaitée par les écologistes des énergies renouvelables afin de pouvoir diminuer la part du nucléaire dans la production électrique – source d’électricité qui ne produit pas de CO2, faut-il le rappeler – nécessite la mise en place de centrales électriques brûlant du gaz naturel, donc produisant du CO2, pour pallier aux instabilités incontournables de ces énergies renouvelables, éolien et solaire. Hulot ne connait donc visiblement pas son dossier et il n’agit qu’en écologiste politisé : la France est le pays développé le « plus propre » du monde en terme de production électrique après la Finlande. Mais non, Hulot feint d’ignorer cet état de fait puisqu’il veut remplacer les centrales nucléaires dites « vieillissantes » par des moulins à vent. J’ai écrit « vieillissantes » car tous les réacteurs du type 900 MWe ont été ou seront certifiés par l’ASN pour fonctionner encore 10, 20 voire trente années supplémentaires et plus encore. La plupart des équipements essentiels pour le bon fonctionnement de ces usines ont été changés ou en voie de l’être comme en particulier les générateurs de vapeurs ainsi que les dispositifs de sécurité et les systèmes de pilotage qui ont été améliorés ces dernières années à la suite de l’accident de Fukushima-Daiichi.

Pour preuve qu’Hulot ne connaît pas son dossier, voici ce qu’il a déclaré à la suite du Conseil des Ministres de ce mardi 7 novembre 2017 (illustration, source Agence Française de Propagande), je cite : « Si l’on veut maintenir la date de 2025 pour ramener dans le mix énergétique le nucléaire à 50 %, ça se fera au détriment de nos objectifs climatiques. Et ça se fera au détriment de la fermeture des centrales à charbon et probablement que si l’on voulait s’acharner sur cette date, il faudrait rouvrir d’autres centrales thermiques« . À la suite de cette déclaration de Hulot, Greenpeace a déclaré, je cite toujours l’AFP : « Nicolas Hulot, ne vous trompez pas de combat ! Ce n’est pas en reculant sur le nucléaire que la lutte contre les dérèglements climatiques s’accélèrera. La France doit enclencher sa transition énergétique en propulsant le développement des énergies renouvelables. Or ces dernières ne peuvent se développer qui si la part du nucléaire est réduite dans le mix électrique français« . L’argumentation de Greenpeace ne tient pas la route non plus : cette organisation semble aussi ignorer que l’énergie nucléaire ne produit pas de CO2 et la peur viscérale de Greenpeace pour l’uranium est remise au goût du jour dans une perspective totalement fallacieuse.

Il suffit de constater dans quel bourbier carboné l’Allemagne s’enfonce avec sa décision d’abandonner le nucléaire. Ce pays est le troisième émetteur de CO2 après les USA et la Chine dans le monde malgré les dizaines de milliers d’éoliennes qui recouvrent le nord du pays. Pas de quoi pavoiser ! Un récent rapport du cabinet McKinsey souligne le fiasco de la transition énergétique en Allemagne. Le réseau électrique est instable, la réduction des émissions de CO2 est infime voire nulle, le prix du MWh (308 euros) y est de 103 euros supérieur à la moyenne européenne et il inclut la subvention aux énergies renouvelables de 69 euros par MWh. Ce sont essentiellement les consommateurs particuliers qui paient pour mener à bien cette transition vers la catastrophe. Le gouvernement allemand, sous la pression des « Verts », avait été pourtant averti par la Cour des Comptes allemande dès 2014 qui considérait que la transition énergétique était onéreuse, désorganisée et incohérente. Mais non, vérité en deçà du Rhin, erreur au delà doit se dire Hulot. Un immense fiasco à venir que tous les consommateurs français paieront au prix fort avec une mise à genoux de l’ensemble de l’économie. Merci messieurs les écolos !

Sources : AFP et SFEN, illustrations AFP et SFEN

Pot-au-noir, dark-doldrum … dunkeflaute électrique en Allemagne !

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Dans le petit village de Taïohae au fond de la majestueuse rade en eaux profondes de Nuku Hiva (illustration Wikipedia, à droite le seul petit hôtel du village), je me souviens avoir rencontré un chirurgien opthalmologiste de Boston qui naviguait une année sur trois pour payer moins d’impôts. Il me fit un récit sinistre de la traversée du « pot-au-noir », c’est-à-dire de cette zone correspondant à l’Equateur météorologique où il n’y a pas de vent, seulement des gros nuages d’orage. Nuku Hiva (Iles Marquises) se trouve à la limite sud de ce pot-au-noir tant redouté des navigateurs qui changent d’hémisphère comme cet Américain qui avait traversé le canal de Panama et avait ensuite fait escale à Puerto Vallarta pour faire le plein d’eau et de nourriture avant de se lancer dans la traversé de la moitié de l’immense Océan Pacifique pour atteindre les Marquises. La première « terre » à l’ouest est justement Nuku Hiva après plus de 4500 miles de navigation. En anglais pot-au-noir se traduit approximativement par dark-doldrum et en allemand dunkeflaute. Il existe peut-être des mots propres aux navigateurs mais le mot allemand « dunkeflaute » signifie marasme barométrique en termes météorologiques.

Et l’ensemble de l’économie allemande redoute un dunkeflaute durable l’hiver prochain bien que ce pays ne se trouve en aucun cas près de l’Equateur. Et pourquoi ? Parce que l’Allemagne est le champion du monde de l’énergie éolienne installée par tête d’habitant. Et dans une situation de marasme barométrique comme par exemple un anticyclone persistant sur l’Europe centrale le ciel est couvert et plombé et il n’y a pas un souffle d’air. De plus les températures peuvent devenir très rudement basses. Toutes ces conditions ont été presque réunies à deux reprises durant l’hiver 2016-2017 et l’Allemagne a frôlé le back-out électrique. Seules les sources d’électricité conventionnelles telles que le nucléaire, le charbon et le gaz ont pu éviter in extremis cet incident qui se serait propagé à toute l’Europe car tous les pays sont inter-connectés. D’ailleurs la solidarité trans-nationale a joué également son rôle car aucun pays n’a intérêt pour son économie à se trouver plongé dans le noir absolu.

Un black-out ne se « répare » pas en quelques heures. Le réseau électrique étant devenu défaillant toutes les usines de production sont automatiquement déconnectées, en particulier les centrales nucléaires dont la puissance est automatiquement amoindrie avec la chute de toutes les barres de contrôle du flux neutronique, et il faut plusieurs heures voire plusieurs jours pour rétablir ce réseau étape par étape, un processus, certes, très automatisé, mais qui requiert une intervention humaine délicate dans tous les centres de dispatching importants.

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Malgré le foisonnement des moulins à vent et des panneaux solaires en Allemagne mais également dans d’autres pays d’Europe, la nouvelle marotte des écologistes qui prétendent qu’il y a toujours un peu de vent quelque part, il n’existe aucun moyen fiable de lisser, pour employer un terme de professionnel, les énergies renouvelables dans l’état actuel des technologies, ni en Allemagne ni dans aucun autre pays européen y compris le Danemark, champion dans le genre moulins à vent, qui doit faire face à une obligation quasi quotidienne de vendre à perte l’électricité d’origine éolienne et d’en acheter au prix fort quand le vent « tombe » comme chaque soir précisément aux heures de pointe de consommation, c’est tout de même de la malchance … Du coup, le prix du kWh est devenu délirant tant au Danemark qu’en Allemagne. Avec l’obligation de Madame Merkel de probablement gouverner avec les Verts dans le cadre d’une prochaine coalition gouvernementale, la situation risque de s’aggraver car il n’y a aucune possibilité d’amélioration du problème du lissage. En effet, comme en France et en Suisse il n’existe pratiquement plus de sites susceptibles d’être aménagés pour créer des retenues d’eau, seule approche de stockage fiable et économique de l’électricité par pompage puis turbinage. D’ailleurs inutile de l’envisager les Verts s’opposeraient catégoriquement à tout nouveau projet de barrage hydroélectrique.

L’agence fédérale de réseau allemande, compte tenu de l’imminence d’un incident durant l’hiver dernier, a donc mis en place des contrats avec les pays voisins dont la France à hauteur de 10,4 GW alors que la capacité nominale d’énergies renouvelables installées en Allemagne est de 90 GW ! Est-ce que cette « réserve » suffira, nul ne le sait. Selon une étude de VGB PowerTech (lien en fin de billet) il faudrait que l’Allemagne dispose d’une capacité de stockage de 21 TWh pour assurer son approvisionnement en cas de conditions anticycloniques persistant plus de 10 jours. Or l’Allemagne ne dispose que d’une capacité de stockage (pompage-turbinage) de 0,05 TWh (vous avez bien lu) et la plus grande retenue située en Thuringe d’une puissance de 1060 MW ne peut fournir en cas d’urgence de l’électricité que pendant 8 heures. Pour être totalement à l’abri d’un black-out il faudrait que l’Allemagne dispose de 2300 stations de pompage-turbinage avec retenues d’eau associées équivalentes à celle de Thuringe, cela relève de la plus pure utopie !

Autant dire qu’il est facile de comprendre devant une telle situation que l’abandon de l’énergie nucléaire exigée par les écologistes et la multiplication des moulins à vent ne feront qu’aggraver la situation mais aussi et surtout cette situation révèle au grand jour l’ineptie totale des énergies renouvelables qui ne sont pas économiquement viables.

Les estimations de Greenpeace pour pallier à ce problème de risque bien réel de black-out sont tout aussi délirantes. Il faudrait, selon cette organisation, disposer de 67 GW de centrales électriques à gaz et de 42 GW d’électrolyseurs pour stocker l’électricité sous forme d’hydrogène, une vraie usine à gaz monstrueuse totalement irréalisable de 114 GW pour lisser les heures de pointe sans vent ni soleil, ces besoins de lissage atteignant 84 GW. L’Allemagne n’est pas sortie de ses difficultés électriques et elle ne feront que s’aggraver dans le futur avec l’abandon total du nucléaire (ce que les Suisses ont aussi décidé, comme quoi la bêtise ne connait pas de frontières) et un refroidissement général du climat, synonyme de conditions anticycloniques hivernales durables comme par exemple en février 1956 : trois semaines sans vent et sans soleil et une température avoisinant les moins 25 degrés de nuit comme de jour, qui s’en souvient ? Il est illusoire d’imaginer un instant que l’exemple de l’Allemagne soit pris en compte par le frétillant ministre français de l’énergie solidaire et éolienne, énergie qui parfois n’est plus du tout renouvelable et se moque de la solidarité …

Source et illustration : sfen.org

https://www.vgb.org/studie_windenergie_deutschland_europa_teil1.html