Fessenheim : En France l’incompétence des hauts fonctionnaires est exemplaire

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Voici une dépêche de l’Agence France Propagande » (AFP) qui comme à son habitude scrute tout évènement susceptible de satisfaire la mouvance anti-nucléaire pilotée par Greenpeace, entre autres organisations subversives. Il s’agit toujours (et encore) de la fermeture programmée de la centrale nucléaire de Fessenheim qui pourrait sans encombre être exploitée encore pendant peut-être 30 années voire plus. Il s’agit d’un immense gâchis payé par les contribuables, faut-il le rappeler, un gâchis technologique, un gâchis environnemental, un gâchis financier pour EDF et enfin un gâchis économique et social pour la région Alsacienne. Puisque la fermeture de cette usine a été décidée par Hollande dans son programme électorale elle va donc avoir lieu. Ce sera d’ailleurs à peu près la seule promesse que Hollande aura tenu au cours de ses 5 années de règne catastrophique qui aura conduit la France dans un marasme économique, social et culturel peu enviable.

Mais non ! Ça ne suffit pas, il faut aussi détruire le patrimoine nucléaire français payé par les contribuables car les organisations écologistes l’ont exigé, Greenpeace et Corinne Lepage en premier lieu. La dépêche d’agence ci-dessous en dit long sur l’incompétence crasse du sieur Carenco, actuel préfet de la Région Ile-de-France, qui va prendre les manettes de la commission de régulation de l’énergie, un comité Théodule de plus en charge de faire respecter les accords de la COP21, comme si la France avait besoin de se serrer la ceinture en matière d’émissions de CO2 puisqu’elle est l’un des pays les moins pollueurs en termes de rejets de CO2 par les usines de production d’électricité. La principale activité française rejetant du CO2 est le transport par véhicules automobiles, or la centrale nucléaire de Fessenheim pourrait allègrement recharger 400000 voitures électriques chaque jour (1,4 % du parc automobile français) mais les écolos (dont fait partie Carenco) n’ont pas effleuré ce détail dans leur petit cerveau pollué par une idéologie totalement déconnectée de la réalité.

La France peut se passer de l’électricité de Fessenheim (président pressenti de la CRE)

Paris – La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), promise à la fermeture par le gouvernement, n’est pas indispensable à la sécurité d’approvisionnement électrique de la France, a estimé mercredi le candidat pressenti à la présidence du régulateur français de l’énergie.

« A-t-on besoin de Fessenheim aujourd’hui? (…) Ma réponse est non, en sécurité d’approvisionnement », a déclaré Jean-François Carenco, actuellement préfet de la région Ile-de-France.

« Fessenheim, c’est un autre sujet que la satisfaction immédiate en France de l’équilibre offre-demande », a-t-il ajouté lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat, préalable à sa nomination à la tête de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

« On peut avoir besoin de Fessenheim pour d’autres sujets, pour d’autres raisons », a-t-il toutefois estimé.

La puissance des deux réacteurs alsaciens, de 900 mégawatts (MW) chacun, pourraient facilement être substituée par des énergies renouvelables, à condition de développer des technologies de stockage pour pallier leur variabilité en fonction des conditions météo.

« 1.800 mégawatts de puissance, vous les gagnez en un rien de temps sur les énergies renouvelables. C’est donc bien un problème de stockage », a assuré M. Carenco.

« Oui, les énergies renouvelables triompheront, premièrement quand on saura les stocker correctement et qu’on aura défini un système de stockage. Deuxièmement, lorsqu’on n’aura plus besoin du nucléaire en base », c’est-à-dire pour alimenter la consommation en dehors des heures de pointe, selon lui.

Fin janvier, le président de la République avait indiqué envisager de nommer Jean-François Carenco à la présidence de la CRE en remplacement de Philippe de Ladoucette, dont le mandat est arrivé à échéance début février.

Avant le Sénat amené à se prononcer également, la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a annoncé avoir approuvé à l’unanimité la nomination de ce haut-fonctionnaire de 64 ans à la suite de son audition mardi.

M. Carenco a notamment été directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l’Ecologie et de l’Energie.

(©AFP / 08 février 2017 17h44)

Comme mes lecteurs ont pu le constater les propos de Carenco sont totalement farfelus. À l’évidence il ne sait pas de quoi il parle. Le seul stockage des énergies intermittentes dites vertes ou renouvelables qui soit économiquement réalisable est le pompage de l’eau de rivière dans des retenues collinaires ou en altitude, point barre. Toutes les autres technologies de stockage direct de l’électricité sont des vues d’esprits dérangés car elles ne sont économiquement pas viables. Or la France a presque totalement épuisé les capacités de développement de telles infrastructures et s’il en reste encore – je pense au bassin versant de la Loire et à quelques autres rivières dans le Sud-Ouest de la France – un quelconque projet d’aménagement de retenues verrait immédiatement une opposition féroce des écologistes qui restent logiques avec eux-mêmes : tout développement pouvant détruire des milieux naturels est à bannir. Mais qu’en est-il des éoliennes tueuses d’oiseaux migrateurs et de rapaces nocturnes, qu’en est-il des panneaux solaires qui grillent sur place les insectes (et les oiseaux), qu’en est-il des fermenteurs de biomasse qui dégagent des gaz toxiques dont personne ne parle et dont on ne sait que faire ? Carenco est un incapable comme beaucoup de hauts-fonctionnaires pour qui seule la carrière et la retraite qui s’en suit sont importantes. La France, sous l’impulsion des mouvements écologistes, depuis Borloo et Lepage, est définitivement entrée dans une ère de régression et d’obscurantisme. Merci pour mes petits-enfants !

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Je voudrais faire également une remarque au sujet des retombées économiques nationales de la fermeture de Fessenheim. La France a été durant des années exportateur net d’électricité vers les autres pays européens. Or il se trouve qu’aujourd’hui le pays importe de l’électricité principalement de l’Allemagne. L’illustration ci-dessus le montre clairement. Il s’agit des mouvements de l’énergie électrique aux frontières de l’Allemagne, document issu de Agora Energiewende daté pour la dernière statistique du 10 février 2017 à 23h21. À quelques rares exceptions près durant les 8, 9 et 10 février la France a importé de l’électricité de l’Allemagne : le 9 février à 1 heure du matin elle a importé sur le marché spot l’équivalent de la production de la centrale de Fessenheim ! Quant à l’Autriche qui fait figure de bon élève européen en matière de rejets de CO2 il ne faut pas oublier qu’elle importe massivement de l’électricité de son voisin allemand …

Fermeture de Fessenheim : idéologie mensongère maintenant prouvée …

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Six ans après le grand tremblement de terre suivi par un terrifiant tsunami qui ravagea la côte est de l’île japonaise de Honshu des scientifiques japonais ont eu l’honnêteté de remettre les pendules à l’heure, preuves indéniables à l’appui, et c’est une grande surprise qui ne plaira pas à tout le monde, en particulier aux détracteurs de l’énergie nucléaire qui sévissent en Europe et en particulier en Allemagne, pays où les tout-puissants écologistes ont finalement obtenu la fermeture d’une centrale électrique jouxtant leur frontière – je parle du CPN de Fessenheim – qui se trouvait malencontreusement trop près de leur pays ! Un fait que n’a cessé de rappeler Corinne Lepage, une opportuniste notoire qui a usé de toutes les ressources possibles pour se faire valoir sur la scène politico-écologiste européenne. Bref, la centrale nucléaire de Fessenheim qui pourrait encore fonctionner sans aucun incident durant encore au moins 30 ans va finalement s’éteindre et avec elle ce qu’ont payé les contribuables français pour son édification ira à la poubelle. Ils apprécieront …

J’étais un honnête contribuable lors du développement de l’énergie nucléaire française et j’ai participé modestement et à ma mesure à la mise en place de l’indépendance énergétique de mon pays. Il serait de mon droit de demander des comptes à l’Etat Français à la vue de cet immense gâchis programmé par le Président Hollande sous la pression des écologistes allemands relayés par la mère de ses enfants, Mademoiselle Ségolène Royal, la putain de la République. C’est déjà arrivé dans l’histoire de France que des femelles s’occupent de ce qui ne les regardent pas mais Ségolène a dépassé les limites du supportable !

Bref, revenons donc à l’accident nucléaire de Fukushima-Daiichi qui fut provoqué par un gigantesque tsunami, un évènement qui a provoqué un levier de bouclier anti-nucléaire en Allemagne et par voie de conséquence en France avec l’introduction dans le programme de François Hollande de la fermeture de la « plus vieille » centrale nucléaire française, un doux euphémisme car cette usine bénéficie paradoxalement des améliorations les plus modernes en matière de pilotage et de sécurité …

Les Japonais, à la suite de l’accident provoqué par le tsunami du 11 mars 2011 à 14h45 heure locale, ont pris des mesures drastiques de précaution de la population complètement surréalistes ayant pour conséquence la déportation forcée de près de 100000 personnes en raison des mesures de radioactivité au sol relevées par des hélicoptères de l’armée américaine. C’est vrai ! Ce sont les Américains qui depuis 1945 ont disséminé des bases militaires sur tout le territoire du Japon et se sont d’abord et surtout soucié de leurs ressortissants. Les Japonais n’avaient qu’une importance secondaire à leurs yeux. J’insiste sur ce fait car il s’agit véritablement d’un coup monté comme la lecture de ce billet le montrera. Les autorités japonaises n’avaient aucun moyen au mois de mars 2011 de mesurer la radioactivité effectivement présente autour de la centrale électronucléaire de Fukushima-Daiichi et ils ont fait entièrement confiance aux relevés effectués par l’armée américaine.

Il se trouve que les autorités de la ville de Daté, située à 60 kilomètres au nord-ouest de la centrale nucléaire, ont mis en place quelques jours après le tsunami un réseau de surveillance systématique des radiations provoquées par les retombées de césium-137. Les scientifiques de l’Université de la ville de Fukushima travaillant conjointement avec celle de Tokyo se sont aperçu avec surprise que les données aériennes des radiations effectuées par les Américains et prises à la lettre par le gouvernement japonais et reprises par les médias du monde entier ne correspondaient absolument pas avec celle relevées au sol à l’aide des dosimètres distribués aux enfants et aux femmes enceintes dès les premiers jours suivant l’accident.

Ces données n’ont pas pu être exploitées immédiatement car il s’agit de détecteurs de rayons gamma qu’il faut renouveler chaque mois et ensuite dépouiller les résultats sur un échantillon significatif afin qu’elles soient réputées fiables. Près de 60000 personnes furent contraintes de porter 24/24 h un dosimètre et l’envoyer chaque mois au centre sanitaire de la ville en notant scrupuleusement combien de temps durant la journée ils avaient évolué à l’extérieur de leur logement. Il apparut à la suite du dépouillement et de l’analyse minutieuse des résultats que la radioactivité au sol avait été très largement surestimé – d’un facteur 5, ce qui est considérable – par les premiers relevés de l’armée américaine qui conduisit le gouvernement japonais à prendre des mesures d’évacuation totalement injustifiées provoquant un désastre sociétal considérable. Un facteur 5 est une erreur telle qu’elle ne peut être considérée que comme une manipulation préméditée !

Cette affaire constitue un véritable scandale non pas seulement pour les populations locales de la préfecture de Fukushima mais pour les retombées internationales subséquentes, en particulier pour l’industrie nucléaire allemande (dont j’ai dit un mot dans un précédent billet) mais aussi en ce qui concerne les velléités de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim dont les motifs ne sont finalement fondés que sur cette erreur grossière d’appréciation de la radioactivité au sol dans les environs de l’installation électrique de Fukushima-Daiichi quelques semaines seulement après le tsunami. Cette information fut reprise par François Hollande dans son programme électoral et on en connait la déplorable conséquence.

J’ose espérer que les prochains gouvernements tant français qu’allemands tiendront compte de ces donnée scientifiques sans aucune orientation idéologique de simples faits limpides incontestables (on peut douter des bonnes intentions des gouvernements à venir) comme mes lecteurs pourront le constater à la lecture de l’article cité en fin de billet.

Source : doi : 10.1088/1361-6498/37/1/1

Crise climatique : L’incohérence des partis écolos allemands

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À la suite du grand tsunami qui dévasta le 11 mars 2011 un grande partie des zones côtières de l’île de Honshu au Japon faisant plus de 20000 morts et disparus et provoquant l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, l’Allemagne décida sous l’impulsion des partis écologistes de fermer dans un délai de dix ans toutes ses installations électronucléaires qui fournissaient le cinquième de l’électricité du pays fin 2010. En 2022 et selon les décisions du gouvernement de Madame Merkel prises en 2011 toutes les centrales nucléaires du pays seront définitivement à l’arrêt. Or l’Allemagne a aussi ratifié le protocole de Paris issu de la COP21 de 2015. Il est donc devenu urgent pour le pays de développer de manière aussi rapide et massive que possible des installations de production électrique dites propres. Parmi ces énergies « vertes » ou propres (comme vous l’entendez) renouvelables de surcroît et sans danger pour l’atmosphère et le climat, selon les directives de l’IPCC, il y a les moulins à vent. Or l’Allemagne se trouve face à un problème toujours pas résolu et qui ne le sera jamais : il y a du vent « exploitable » dans les länders proches de la Mer du Nord alors que l’industrie est essentiellement concentrée au sud du pays, là où le vent est beaucoup plus capricieux.

De plus, en 5 ans le prix du kWh pour les particuliers a doublé en raison du coût exorbitant des sources d’énergie verte, particuliers qui se trouvent donc de facto pénalisés pour maintenir une industrie, nerf de l’économie allemande, à qui les compagnies d’électricité octroient des tarifs préférentiels sur ordre du gouvernement de Berlin. L’ensemble des consommateurs allemands financent donc l’industrie indirectement. Mais ce n’est pas tout ! Les grandes firmes industrielles impliquées dans les énergies vertes comme par exemple Siemens (qui a totalement abandonné ses activités nucléaires) maintiennent une pression constante pour installer le plus possible de moulins à vent, épaulés en ce sens par les partis verts ultra-puissants en Allemagne.

De plus, en prenant en compte le fait qu’un moulin à vent off-shore coûte 5 fois plus cher que son équivalent terrestre et que les espaces disponibles pour installer de nouveaux moulins sur la terre ferme s’est considérablement réduit il va falloir trouver une solution rapidement et ce d’ici la fin de l’année 2022. Il reste en effet aujourd’hui 8 réacteurs de 1300 MW électriques en fonctionnement ayant tous été construits entre 1984 et 1988, deux BWR et 6 PWR. Selon les critères de sécurité américains ces installations pourraient sans danger fonctionner encore 40 ans. Il faut donc remplacer 10900 MW électriques par des sources d’énergie propre et fiable avant 2022.

La loi allemande de protection de la faune interdit l’utilisation des moulins à vent entre le 1er mars et le 30 août afin de préserver la vie des oiseaux migrateurs dans les zones, plutôt mal définies, de passage de ces oiseaux, mouvements migratoires vers la Scandinavie justement très intenses dans les régions septentrionales de l’Allemagne. En dépit du fait que les observateurs de la Deutsche Wildtier Stiftung, La Fondation Allemande pour la Nature, a répertorié la mort de 250000 chauve-souris et 12000 rapaces chaque année y compris dans les zones où les moulins à vent sont interdits de fonctionnement entre les dates précisées ci-dessus, qu’à cela ne tienne, les Verts font paradoxalement pression pour que cette interdiction de fonctionnement ( loi fédérale de protection de la nature § 44, section 1 No.1) soit aménagée pour assurer une plus importante production d’électricité éolienne ! De plus, et en Allemagne on n’est plus à un paradoxe près, la destruction de forêts entières a été autorisée, comme par exemple dans le Schleswig-Holstein et le Mecklenburg, deux länders du nord du pays particulièrement boisés, pour y installer des moulins à vent (illustration).

Plus paradoxal encore, les partis verts s’opposent à la construction de lignes électriques à très haute tension pour acheminer l’énergie « verte » depuis les länders du nord vers ceux, industriels, du sud, Rhénanie, Bade-Würtenberg et Bavière. Tous ces exemples illustrent donc l’incohérence totale de la politique énergétique allemande et les dégâts irréversibles sur l’environnement qui en résultent.

Les générations futures apprécieront d’autant plus que l’énergie nucléaire est considérée à juste titre comme la seule alternative à la consommation de combustibles fossiles et malgré le fait que de plus en plus de scientifiques de valeur incontestable s’accordent pour affirmer que le CO2 n’a aucun effet notoire sur le climat et que l’optimum climatique moderne est maintenant terminé …

Source partielle et illustration : blog de Pierre Gosselin (notrickszone.com) avec sa permission.

Finalement l’Allemagne a-t-elle gagné la guerre (économique) ? NON !

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Pendant deux générations – ça fait beaucoup – les Allemands se sont serré la ceinture sur le plan salarial alors que tous les autres pays européens, subissant la pression des syndicats, constitutionalisaient qui un salaire minimum, qui les 35 heures (une connerie monstrueuse) pour au final, je parle des Allemands, dominer financièrement et économiquement l’Europe dans une sorte de partenariat infime avec les Pays-Bas, le Luxembourg et la Finlande, trois autres pays de l’Union Européenne qui ont également réalisé des réformes en profondeur maintenant reconnues comme salutaires.

Ajoutons à cela la politique monétaire de la Banque Centrale européenne dont les décisions sont largement influencées par le Ministre de l’Économie allemand Wolfgang Schaeuble, alors tous les autres pays de l’Union, en particulier les membres du « Club Med », n’ont plus d’autre choix que de se conformer aux décisions de politique économique de l’Allemagne. Ces pays du Club Med dont font partie la France, l’Italie et l’Espagne, les trois autres poids lourds de l’Union après l’Allemagne, n’ont plus d’autre issue que celle de se voir vassaliser par l’Allemagne et c’est ce qui est déjà en train de se passer, quelques que soient les gesticulations ridicules de leurs dirigeants. Les capitaux quittent ces pays et sont réinvestis dans les pays du nord de l’Europe, soucieux de l’avenir de leur citoyens en tentant avec plus ou moins de succès de minimiser les dettes qui seront tôt ou tard à la charge des générations à venir.

Mes chers lecteurs, je ne suis pas un économiste, loin de là, mais si j’avais 40 ans aujourd’hui je me poserais de très sérieuses questions quant à ma retraite future. Je fais partie de la génération hautement privilégiée qui a bénéficié d’une retraite décente aujourd’hui payée par les salariés de ce jour qui, paradoxalement, n’ont aucune espèce d’assurance qu’ils percevront une retraite lorsqu’ils auront atteint la limite légale qui sera problablement 70 ans dans pas très longtemps …

L’entourloupe de la banque centrale européenne est d’imprimer de la monnaie appuyée sur du vent, c’est-à-dire de la dette future qui ne sera jamais remboursée aux créanciers, et de rançonner subrepticement tous les Européens (excepté les plus riches, cela va de soi) en instituant des taux d’intérêt négatifs. Une sorte de cercle vicieux qui n’a vraiment rien de comique.

Il ne faut pas se leurrer, ces taux d’intérêt négatifs sont une sorte d’impôt déguisé qui va encore plus appauvrir les classes moyennes, le ventre mou encore « corvéable » des pays européens ainsi que les entreprises, mais jusqu’à quand ? Pour Mario Draghi les taux d’intérêt négatifs doivent pousser les citoyens à consommer puisque selon son raisonnement l’épargne n’a plus de raison d’être : il faut dépenser son argent pour relancer l’activité économique. Cet individu sans foi ni loi, sorti des hautes sphères de Goldman-Sachs (c’est dire), considère que c’est le seul chemin possible pour relancer la consommation. Il rêve les yeux ouverts !

J’ai décidé de suivre les conseils de Charles Sannat, allez sur internet vous trouverez son site, et je vais louer une petite ferme et cultiver mes poireaux, pommes de terre, oignons et autres délicatesses. Ma copine m’a suggéré d’élever deux cochons et quelques chèvres, pourquoi pas !

Si demain une crise monétaire mondiale surgissait, l’ensemble des pays européens seraient logés à la même enseigne, comme au Vénézuela mais pour d’autres raisons : en quelques jours il n’y aura plus rien dans les supermarchés, les distributeurs de billets répondront aux abonnés absents avant même que le cash ne soit tout simplement supprimé, une autre trouvaille de Mario.

Ce matin (hier mardi 13 septembre) je suis allé retirer l’essentiel du contenu de mon compte en banque (Deutsche Bank, DB) en cash, une toute petite liasse de billets de 100 euros, la caissière n’avait pas l’air étonnée … Et pour cause, la rumeur est que cette banque allemande en très grande difficulté va fermer toutes ses agences dans les îles Canaries. C’est un très mauvais signe ! Si la Deutsche Bank se retrouve en banqueroute, ce qui sur le papier ne fait aucun doute, alors l’Allemagne plongera aussi et toute l’Union européenne suivra ainsi que bien d’autres pays de par le monde. Au final, l’Allemagne aura-t-elle gagné la guerre économique ? Pas vraiment ! Avec les errements insensés des dirigeants de DB, la deuxième plus grosse banque européenne après HSBC, l’Allemagne se retrouve incroyablement, mais c’est la réalité, au temps de la République de Weimar. Inutile d’insister : c’est aussi un très mauvais signe …

Idéologie aberrante des écolos : le cas emblématique de la Suède

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En Allemagne la taxe sur l’uranium, pour mettre à genoux les compagnies d’électricité et précipiter la disparition de l’énergie nucléaire, a été instituée sous la pression incessante des groupements écologistes opposés au nucléaire … C’est tellement plus propre de brûler de la lignite ! En Suède la situation est encore plus surréaliste. Ce pays, comme la Finlande, pouvait se vanter de n’émettre que des traces de CO2 pour la production d’électricité car 40 % de l’électricité provient de trois installations nucléaires, 10 % d’origine thermique classique et le reste est d’origine hydraulique. La plus importante usine nucléaire se situe à Ringhals sur la côte ouest du pays et elle appartient pour 70 % à la société Vattenfall et le reste des parts est la propriété d’E.ON. Le gouvernement suédois, à l’instar de son homologue allemand qui taxe l’uranium, a vicieusement choisi de taxer le kW d’origine nucléaire alors que le même kW provenant de centrales hydrauliques n’est pas taxé. Cette situation inattendue et exigée par les partis écologistes qui sont par ailleurs opposés à tout nouveau projet hydraulique fait que la société Vattenfall perd de l’argent pour une raison très simple comme expliqué ci-après.

Toutes taxes comprises, dont cette taxe inique liée à cette origine nucléaire, le kW sorti d’usine revient à 3,5 centimes de dollar alors qu’il est revendu 2,3 cents sur le marché puisque le prix de ce kW dépend à 60 % de celui d’origine hydraulique non taxé ! En d’autres termes Vattenfall perd 1,2 cent ($US) par kW produit à partir d’uranium. L’usine de Ringhals est constituée de 4 réacteurs dont le plus ancien est de type « eau bouillante ». Il était programmé pour être arrêté définitivement en 2025 mais encore une fois, sous la pression des écolos puisqu’il s’agit d’un réacteur « type Fukushima » donc dangereux par définition, sa fermeture a été avancée à 2018. Compte tenu des coûts croissants de la maintenance de l’unité 2 de Ringhals, un réacteur à eau pressurisée d’une puissance électrique de 800 MW datant de 1975, Vattenfall a décidé également sa fermeture prématurée vers 2020 alors que son exploitation était autorisée par les autorités de régulation jusqu’en 2045. Cette taxe sur le kW nucléaire et le faible coût du baril de pétrole a donc mis au pied du mur, c’est-à-dire au bord de la faillite Vattenfall mais pas seulement car l’autre société suédoise exploitante, OKG, a pour les mêmes raisons décidé d’arrêter définitivement le deuxième réacteur à eau bouillante du site d’Oskarshamn, le premier de ce type sur le même site ayant été arrêté il y a quelques mois.

Là où la situation va devenir ubuesque c’est le déficit de production électrique qui devra inévitablement être compensé par des usines thermiques classiques (gaz ou fuel) car il va manquer 2800 MW soit 29 % de la production nucléaire totale ou encore 13 % de la production totale d’électricité. Selon les statistiques fournies par le gouvernement suédois il faudra donc au bas mot doubler la production électrique thermique classique qui représente actuellement environ 10 % de la production totale d’électricité suédoise.

On peut donc conclure que les écologistes idéologues anti-nucléaires aggravent à l’évidence la situation car toutes leurs manœuvres et pressions auprès des gouvernements, et pas seulement en Suède, aboutissent immanquablement à un accroissement des émissions de carbone, leur autre sujet de combat obsessionnel. « Bienvenue dans un monde sans carbone et sans uranium » pourrait donc, pour résumer, être le slogan des verts, mais c’est totalement incompatible comme le montre clairement l’exemple suédois !

Source : World Nuclear Association www.world-nuclear.org/ , illustration centrale nucléaire de Ringhals (Wikipedia)

Billet d’humeur politique : quel avenir pour l’Europe ? Le chaos.

On ne peut que constater avec effroi que l’Union Européenne n’est qu’une construction artificielle autour d’une Commission qui n’a aucune légitimité démocratique mais détient le pouvoir absolu, d’un Parlement incroyablement coûteux sans réel pouvoir et d’une monnaie qui n’a fait qu’accentuer les disparités entre les pays du nord et du sud. Cette monnaie commune, très pratique par ailleurs, est surveillée de près par la BundesBank et ce n’est pas un hasard si les sièges de la BCE, de la Banque centrale allemande, de Deutsche Bank (la plus grosse banque d’Europe) et de la bourse allemande sont tous à Francfort, en quelque sorte le « Wall Street européen » en dehors naturellement de la City. De ce fait l’Union Européenne est soumise aux exigences des Allemands avec un gouverneur central, cerise sur ce gâteau de billets, qui est un ex de Goldman-Sachs, banque d’affaires ayant organisé en sous-main la fraude grecque pour son admissibilité dans l’Union Européenne.

Venons-en au problème des réfugiés du Moyen-Orient qui fuient les exactions de fous de dieu sanguinaires financés par l’Arabie Saoudite et armés et entrainés par les Américains. Angela Merkel, cette démagogue écolo crypto-marxiste, il faut appeler un chat un chat, elle qui a tout de même vécu une grande partie de sa vie endoctrinée par le régime est-allemand (ça laisse indubitablement des traces), veut imposer ses vues de « mamie protectrice » aux autres pays européens pour accueillir des réfugiés qui auront immédiatement droit à toutes sortes d’aides payées par les contribuables afin que les gouvernements se donnent bonne conscience. C’est facile à comprendre, l’Allemagne manque de main-d’oeuvre car les baby-boomers de l’après-guerre partent massivement à la retraite. Faut-il donc que tous les pays européens imposent des efforts à leur propre population pour accueillir ces réfugiés et ainsi soulager les capacités d’intégration de l’Allemagne ? Les fondations même de l’Europe sont menacées non pas par cet afflux d’exilés volontaires comme le prétendent certains politiciens mais par l’autoritarisme allemand qui, vassal des USA depuis 1945, veut imposer sa vision politique et économique à tous les autres pays européens. Pour ma part, mais je ne partage mon opinion qu’avec moi-même comme disait très justement Desproges, je parierai volontiers que les Anglais vont choisir une désolidarisation de l’Union Européenne lors des prochaines élections et le parti conservateur restera au pouvoir, tant mieux pour les Anglais !

Et si vous voulez encore une louche pour le dessert, je rappelle que les frontaliers français qui travaillent dans le Duché du Luxembourg (il y en a à peu près cent mille) perçoivent des salaires mirobolants et ne sont que de simples RMIstes en France qui ont droit à la CMU (je ne sais pas si ce truc existe toujours sous ce nom) et également à des aides pour le chauffage – il fait déjà froid dans les Ardennes, 5° ce matin – on ferait la révolution pour moins que ça mais ce sont les lois européennes de bonne entente entre voisins… Pour les réfugiés politiques en provenance du Moyen-Orient il faudra revoir la copie !

Quand Greenpeace est pris en flagrant délit d’interférence politique …

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Nucléaire: 10 énergéticiens allemands et autrichiens portent plainte contre un projet britannique

Francfort – Une alliance germano-autrichienne de dix fournisseurs d’énergie et services municipaux ont annoncé jeudi porter plainte contre le projet de centrale nucléaire d’Hinkley Point en Angleterre, emblématique de la politique énergétique de Londres.

Les plaignants ont expliqué dans un communiqué commun que la plainte doit être officiellement déposée dans les prochains jours, auprès de la Cour européenne de justice à Luxembourg.

Ils visent Hinkley Point C, un projet de construction de deux réacteurs EPR dans le sud-ouest de l’Angleterre, auxquels doivent participer les groupes français EDF et Areva.

Évalué à environ 16 milliards de livres (près de 22 milliards d’euros), le projet est largement subventionné par le gouvernement britannique, qui a déjà assuré un prix garanti pour l’électricité produite par Hinkley Point pendant 35 ans.

Nous protestons contre ces subventions nucléaires démesurées, parce qu’elles paraissent sans aucun sens d’un point de vue écologique et économique, et qu’elles impliquent des désavantages financiers considérables pour les autres fournisseurs d’énergie, les énergies renouvelables et les consommateurs, a critiqué Sönke Tangermann, le directeur de Greenpeace Energy, un fournisseur d’énergies renouvelables allemand et un des plaignants.

Les subventions de Londres ont déjà été validées par la Commission européenne. Mais Hinkley Point est toujours l’objet d’une intense polémique, d’autant qu’EDF et ses partenaires chinois n’ont pas encore pris de décision finale d’investissement sur le projet.

La centrale s’est attirée les foudres de l’Autriche, qui a elle aussi prévu d’engager une procédure devant la justice européenne. Vienne, qui a renoncé à l’énergie nucléaire en 1978, craint que ce subventionnement ne remette en cause la transition énergétique en Europe en relançant la filière nucléaire.

Alors que l’Allemagne organise également depuis des années sa sortie du nucléaire, les craintes sont donc similaires du côté de l’alliance germano-autrichienne de fournisseurs d’énergie. Elle estime que ce genre de projets subventionnés tirerait les prix de l’énergie vers le bas sur le marché allemand et parle de distorsion majeure de la concurrence.

Si le modèle britannique de subventions (au nucléaire) fait école, comme nous en avons déjà des signes forts en Pologne, en République Tchèque et en Hongrie, alors l’horizon sera sombre pour la transition énergétique allemande, a ajouté Achim Kötzle, le chef des services énergétiques de la ville de Tübingen (sud), parmi les plaignantes.

Le subventionnement du projet Hinkley Point est contesté aussi par des ONG de défense de l’environnement, des responsables politiques écologistes et d’autres Etats membres de l’UE, comme le Luxembourg.

Londres se dit pour sa part certaine que la décision de la Commission (européenne) est solide et résistera à toute remise en cause.

(©AFP / 02 juillet 2015 13h51)

Enquête ouverte sur d’éventuelles rejets de plutonium dans la Loire par EDF

Blois – Le parquet de Blois a ouvert une enquête sur d’éventuels rejets volontaires, par EDF, de plutonium dans les eaux de la Loire après un accident survenu en 1980 à la centrale de Saint-Laurent-les-Eaux, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

La procureure de la République de Blois, Dominique Puechmaille, a saisi à cet effet l’Autorité de sûreté nucléaire et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, a-t-on indiqué de même source, confirmant une information de la Nouvelle République.

Cette enquête a été ouverte à la suite d’une plainte de l’association l’Observatoire du nucléaire après des révélations de Canal Plus sur l’accident nucléaire survenu le 13 mars 1980 à la centrale de Saint-Laurent-les-Eaux.

Dans un reportage, diffusé le 4 mai dernier, la chaîne cryptée accusait EDF d’avoir procédé à l’époque au rejet délibéré dans l’environnement des matières radioactives concernées par l’accident, dont du plutonium.

Dans un communiqué, l’Observatoire du nucléaire a salué la décision du parquet de Blois, indiquant attendre de cette enquête la mise au jour précise et détaillée des actes gravissimes commis par EDF.

L’association souligne que, malgré la date ancienne de l’accident, les rejets ne sont pas nécessairement prescrits car ils ont eu lieu pendant des années et que la prescription court à partir du dernier jour de l’acte délictuel. L’enquête pourra probablement déterminer pendant combien d’années ces rejets ont été opérés, espère-t-elle.

(©AFP / 11 juillet 2015 16h15) <br /><br /><br /> (AFP / 11.07.2015 16:19)

Je gardais donc sous le coude ces deux dépêches d’agence qui font encore une fois la démonstration que les pouvoirs politiques sont littéralement asservis par le groupe de pression maintenant tentaculaire et transnational que constitue l’organisation Greenpeace. Aucun pays n’échappe aux injonctions de ces idéologues.

L’Association Nucléaire Mondiale (WNA) a déclaré que la démarche du gouvernement autrichien, téléguidée à l’évidence par Greenpeace, allant contre les décisions de la Commission Européenne ayant approuvé le projet Hinkley Point C ne respecte pas le droit des pays à choisir l’énergie nucléaire pour satisfaire leurs besoins énergétiques tout en respectant leurs engagements de réduction d’émissions de carbone. Le Directeur Général de la WNA, Agneta Rising, s’est ému de la désinformation systématique orchestrée par Greenpeace qui est dommageable aux efforts des pays concernés pour réduire leurs émissions de carbone : « Les pays leaders dans la décarbonisation utilisent l’énergie nucléaire. Peu de pays sont dans la situation de l’Autriche qui produit 65 % de son énergie électrique grâce à des installations hydroélectriques construites il y a des dizaines d’années. La plupart des autres pays doivent faire des choix pragmatiques » a-t-il déclaré. Rappelons ici que l’IPCC a reconnu sans équivoque que l’énergie nucléaire est une technologie à faible empreinte carbonée comparable sur ce point à toutes les autres sources d’énergies renouvelables.

Quant aux rejets supposés de plutonium dans la Loire par la centrale nucléaire de Saint-Laurent-les-Eaux à l’évidence l’association « l’Observatoire du Nucléaire » semble ignorer le fonctionnement d’une centrale nucléaire. Pour rappel cette centrale est constituée aujourd’hui de deux PWRs de la série des 900 MW électriques et est pilotée de telle manière qu’elle puisse recevoir du plutonium en lieu et place (en partie seulement) de l’uranium enrichi en isotope 235, un combustible bon marché qu’on appelle le MOX. Pour qu’il y ait rejet de plutonium hors du réacteur il faut qu’un assemblage de combustible soit endommagé et de surcroit en contact avec le milieu extérieur. Le site de Saint-Laurent comprend également deux réacteurs graphite-gaz arrêtés en 1990 et 1992 respectivement.

Pour alimenter la polémique antinucléaire et l’usage de MOX cette association ressort deux accidents, le premier et le plus sérieux qu’EDF ait connu, survenu en 1969 durant lequel une cinquantaine de kg d’uranium commençèrent à fondre sans toutefois qu’une quelconque radioactivité ait été notée hors du réacteur. Un deuxième incident survint en 1980 et consista en une surchauffe ponctuelle d’un assemblage de combustible. Ces incidents furent ressortis des mémoires des années plus tard (trente ans !) pour relancer le débat sur les éventuels risques d’inondation de la centrale de Saint-Laurent à la suite de la crue de la Garonne qui mit en difficulté la Centrale nucléaire du Blayais au bord de la Gironde. L’association entre les incidents de 1969 et de 1980 avec ces risques d’inondation est un cas typique de désinformation rapprochant deux évènements ou situations sans aucun lien les uns avec les autres. Les activistes antinucléaires cherchent par tous les moyens à affoler les populations qui n’y comprennent rien en avançant des arguments spécieux sans aucune base scientifique tangible. On baigne dans le mensonge et l’intoxication systématiques des peuples mais aussi de leurs dirigeants, consternant !

Illustration : centrale de Saint-Laurent (Wikipedia)