Ukraine : le domaine du mensonge et de la réécriture de l’histoire en temps réel

En 2014 Victoria Nulland organisa avec le concours de la CIA les « évènements de Maïdan » dont le seul but était de faire fuir le Président élu pro-russe qui fut contraint de s’exiler en Russie. Son successeur mis en place par les Américains, un dénommé Porochenko qui porte bien son nom, et qui interdit l’enseignement du russe dans les écoles, mit fin au paiement des retraites dans les oblasts russophones, ne rétribua les fonctionnaires locaux que s’ils étaient ukrainophones et ordonna à son armée noyautée par des brigades non officielles ouvertement nazies de commencer à bombarder les villes du Donbass. Peu après ces évènements et ces mesures vexatoires mises en application, les russophones du Donbass et de la péninsule de Crimée organisèrent des « votations » comme on dit en Suisse pour connaître l’opinion populaire. Les habitants de la péninsule de Crimée votèrent massivement pour un rattachement immédiat à la fédération de Russie. La Crimée est hautement stratégique et immédiatement les Occidentaux réagirent en sanctionnant la Russie.

Les habitants du Donbass subirent des bombardements incessants occasionnant la mort de plus de 13000 personnes. On a en Occident tendance à occulter cette partie de l’histoire récente de l’Ukraine. À la fin de l’année 2021 il y eut d’importants mouvements de troupes à l’ouest du Donbass laissant présager une véritable boucherie car le pouvoir politique de Kiev, refusant toute négociation dans le cadre des accords de Minsk, voulaient en finir avec ces « porcs de russophones ». Que fit le Président russe ? Sentant un génocide se préparer il organisa une remise en ordre du Donbass, une opération spéciale pour garantir la sécurité des populations civiles de cette partie de l’Ukraine répondant à l’appel de ces dernières. Des familles entières vivaient leur quotidien dans des caves pour échapper aux bombardements quotidiens, les rares personnes courageuses s’aventurant des la rue étaient abattues par des snipers, si les occidentaux, confortablement installés dans leur salon pour voir défiler la propagande occidentale ne comprennent pas ce que cela signifie, ils sont irrécupérables.

Quand le Président russe a proposé au parlement la reconnaissance des républiques autoproclamées du Donbass il n’y avait plus place pour la moindre hésitation, les bataillons ukronazis étaient prêts à la boucherie.

Voilà la genèse du conflit ukrainien actuel qui a été largement documentée par des journalistes françaises courageuses, je cite, Chrystèle Néant et Anne-Laure Bonnel qui ont fait leur travail sur le terrain au péril de leur vie. Et l’Occident dans cette histoire : une monstrueuse suite de mensonges, c’est Poutine l’agresseur, c’est Poutine le mangeur d’enfants alors que les nazis ukrainiens éventraient sans hésiter des femmes enceintes sous prétexte qu’elles étaient russophones.

Les pays occidentaux, à commencer par la France et l’Allemagne qui n’ont strictement rien fait pour faire appliquer les accords de Minsk, mentent chaque jour, chaque minute. Ils ont sanctionné la Russie. Pas de chance le peuple russe a su s’organiser depuis les premières sanctions relatives au rattachement de la Crimée. Les Occidentaux otaniens paieront pour leurs mensonges et ils en subissent déjà les conséquences. Jamais Vladimir Poutine ne reculera. Les quelques rares politiciens européens restants le savent. Ils devront se rendre à la raison ou accepter le délabrement attendu de l’Europe, de son euro artificiel, de sa Commission aussi corrompue que les gouvernements successifs de Kiev. Et l’effet en retour de ces sanctions envers la Russie sera tout simplement dévastateur. Personnellement je souhaite que l’Europe souffre, comme une punition d’avoir soutenu un régime ukrainien à la tête duquel se trouve un individu drogué et corrompu, d’avoir armé les yeux fermés des bataillons de fanatiques nazis qui n’ont qu’une idée, massacrer des russophones. Honte à l’Europe, honte aux Etats-Unis, Honte à l’Allemagne et à la France qui n’ont pas fait respecter les accords de Minsk, honte à tous les idiots qui regardent les journaux télévisés chaque jour pour se donner bonne conscience. Les Occidentaux emmenés par les Américains sont des spécialistes de la réécriture de l’histoire et aujourd’hui cette attitude scandaleuse s’effectue en temps réel. Cette histoire, dans 50 ou 100 ans révèlera les turpitudes hégémoniques des Américains. Ce sera un mauvais souvenir car l’empire américain aura disparu comme l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui, vouée à l’échec … 

France-Allemagne : une nouvelle guerre se profile

Le titre de ce billet rappelle 1914 et 1940, pourtant il n’en est rien car il s’agit maintenant d’un tout autre objectif pour l’Allemagne. Depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui dévasta de nombreux secteurs de l’économie japonaise dont une très importante usine de production de semi-conducteurs et provoqua un incident nucléaire aux conséquences vite mondialisées par les tenants de l’énergie verte, l’Allemagne s’est engagée à quitter définitivement après cet événement fâcheux l’énergie nucléaire avec la fermeture définitive des trois derniers réacteurs encore en fonctionnement sur son sol à la fin de l’année 2022 selon un plan élaboré par le parti vert avec l’approbation de la chancelière. Les Allemands considèrent qu’ils sont sur le droit chemin et tous les autres pays européens, en particulier ses voisins, doivent suivre son exemple. Le très puissant parti écologiste allemand noyauté par Greenpeace a décidé de faire la loi dans le domaine énergétique européen. Après avoir obtenu la fermeture de la centrale nucléaire de Creys-Malville puis, avec en sous-main l’action incessante de Corinne Lepage, l’avocate des intérêts anti-nucléaires franco-allemands, la fermeture de la centrale de Fessenheim, l’Allemagne s’attaque maintenant au débat sur la nomenclature des sources d’énergie qui alimente depuis plusieurs mois la controverse au sein de la Commission européenne. Faut-il inclure l’énergie nucléaire dans les énergies renouvelables ? La nouvelle coalition au pouvoir en Allemagne comprend le parti écologiste et la modification de cette nomenclature risque d’être lettre morte.

Pourtant le parti vert allemand a déclaré que le gaz naturel resterait nécessaire pour assurer le bon déroulement de la transition énergétique jusqu’en 2045. Inutile de relever la mauvaise foi de ces écologistes obnubilés par les déchets radioactifs accumulés par le pays car aucune politique de recyclage du combustible nucléaire usagé n’avait été envisagée. Ce n’est pas le cas de la France qui recycle le plutonium apparu dans les réacteurs nucléaires lors de la capture d’un neutron par l’uranium-238 et qui, une fois séparé et purifié, sert de combustible à un prix modique. Le projet européen NERSA de Creys-Malville devait constituer l’élément central de l’élimination des transuraniens à haute activité. Le Ministre Jospin, subissant l’influence du parti écologiste allemand, décida la fermeture de cette usine, véritable joyau technologique, dont la France était à juste titre très fière. Mais les temps ont changé et aujourd’hui l’important ce sont les moulins à vent.

Le porte-parole du SPD, Steffen Hebestreit, a déclaré sans dissimulation : « Nous considérons que la technologie nucléaire est dangereuse » et que « l’Allemagne rejète catégoriquement le classement par l’UE de l’énergie nucléaire dans les énergies renouvelables ». La France est directement visée par Berlin et les relations entre les deux pays ne pourra donc que se détériorer. Subissant l’influence allemande la Suisse a entrepris de quitter l’énergie nucléaire, suivie par la Belgique, pays dont le parc nucléaire est géré par Engie et le combustible par Orano (ex-Areva).

L’Allemagne est néanmoins un géant économique aux pieds d’argile car son paysage énergétique n’est pas tenable. Tout miser sur des sources d’énergie aléatoires met en danger son tissu économique. Dans un proche avenir les Européens constateront que le choix de l’Allemagne était catastrophique. Ce pays n’aura plus d’autre choix que d’être totalement dépendant de la Russie pour son approvisionnement en gaz à un prix abordable. Or la Russie manifeste une certaine lassitude en constatant que le gazoduc NordStream-2 n’est toujours pas opérationnel, le principal investisseur dans ce projet étant GasProm. Il est opportun de signaler que la Russie et la Chine ont réactivé la finalisation du gazoduc sibérien qui doit traverser la Mongolie. Ce pays a accordé une licence de transit à GasProm comme l’Ukraine l’a fait il y a quelques années. Si les autorités allemandes ne débrouillent pas l’impasse juridique qui bloque toujours le fonctionnement de NordStream-2 il faut craindre une prochaine augmentation du prix du gaz car la demande en cette énergie par la Chine rebattra les cartes. Et les jours sont comptés ! Autoriser des écologistes à répandre leurs idéologies dans la sphère gouvernementale se révèlera être une erreur funeste dont tous les citoyens allemands paieront le prix.

Source partielle : ZeroHedhe 

Brève. Une petite note d’optimisme pour 2022 ?

Comme je l’avais annoncé dans un billet précédent sur ce blog l’Allemagne a donc définitivement fermé 4 réacteurs nucléaires ce 31 décembre 2021 comme prévu. Cette décision n’a pas été remise en cause en raison du fait que le gazoduc NordStream-2 n’est toujours pas opérationnel pour des raisons officiellement juridiques. En réalité l’administration américaine est derrière cet embrouillamini consistant à exiger que la société NordStream AG soit domiciliée en Allemagne et l’opinion publique allemande n’a rien compris de même que le nouveau chancelier. Des bateaux de LNG arrivent à Hambourg et Dresde en provenance des Etats-Unis et les Allemands vont payer encore plus cher leur gaz. Qu’à cela ne tienne l’idéologie a gagné et les 4 réacteurs nucléaires ne seront jamais remis en exploitation.

Vladimir Putin ne peut que constater que l’Europe est devenue esclave des USA et ne dispose plus d’aucun pouvoir décisionnel. Si le prix de la « btu » de méthane est revenu au niveau de juillet dernier c’est en raison de deux facteurs : une forte baisse de la demande des gros consommateurs industriels allemands conformément aux exigences du gouvernement en cette fin d’année et aussi, surtout, une baisse dangereuse des stocks. Cette baisse est donc artificielle et a été organisée pour éviter une tension sociale alimentée par la hausse du prix de l’énergie pour les particuliers, les industriels bénéficiant toujours de tarifs préférentiels. Malgré le « réchauffement climatique » les rigueurs hivernales sont inévitables et les deux premiers mois de 2022 attireront l’attention de tous les analystes. Combien faudra-t-il de navires de LNG pour rétablir la situation ? Personne n’en sait rien et une descente d’air arctique sur l’Europe et la catastrophe sera inévitable.

En cette nouvelle année je souhaite à tous les Européens de faire l’expérience d’un black-out avec toutes ses conséquences terribles pour les plus démunis. Peut-être qu’enfin les peuples se réveilleront et prendront conscience que les politiques écologistes mises en place conduiront leurs pays à la ruine. Alors ils iront demander des comptes à leurs dirigeants politiques, c’est aussi un des mes souhaits pour cette année nouvelle. Et mon dernier souhait, on peut toujours rêver, est que l’Europe se réveille enfin, dise non aux Etats-Unis et noue des relations politiques et commerciales avec la Russie.

Les Allemands (les Verts) ont perdu la raison

Avant la fin de cette année 2021 l’Allemagne mettra à l’arrêt définitif, comme cela était prévu, les installations de production électrique nucléaire de Brokdorf, de Grohnde et de Gundremmingen. Il manquera donc au réseau électrique 4050 MW de puissance au cours de l’hiver qui vient. C’est une pure folie. Afin d’éviter un black-out l’Allemagne devra mettre aussi à l’arrêt toutes les industries fortes consommatrices d’électricité, depuis la chimie jusqu’aux constructions automobiles. En effet, s’il n’y a pas de vent et que les panneaux solaires sont recouverts de neige autant dire que des régions entières de ce pays le plus prospère d’Europe se retrouveront alternativement dans le noir. Qu’à cela ne tienne les Verts, maintenant bien assis au gouvernement, ne lâcheront rien. Avec Corinne Le page les verts allemands ont convaincu leurs homologues français d’obtenir la fermeture de Fessenheim sous le fallacieux prétexte que cette installation était trop près de l’Allemagne. On assiste au dénouement de cette campagne anti-nucléaire allemande. À la fin de 2022, quoiqu’il arrive, les trois dernières usines seront fermées, encore 4000 MW de capacité de production annulés.

La situation de l’Allemagne va donc être extrêmement tendue durant l’hiver à venir. Les tergiversations juridiques pour l’autorisation du fonctionnement du gazoduc Nord-Stream-2 vont inévitablement conduire à un désastre. Les Verts veulent annihiler toute activité industrielle dans leur pays et par conséquent toute vie et toute prospérité. Et la contagiosité de ce parti de fous est remarquable puisque le Ministre allemand de la santé Jens Spahn préconise un confinement d’une année de tous les non-vaccinés. Les Allemands vont-ils rouvrir des camps de concentration. Ils en seraient bien capables …

Note. Le réacteur de Brokdorf mis en service en 1986 est un PWR de 1410 MW, celui de Grohnde est un PWR de 1360 MW mis en service en 1985 et celui de Gunderemmingen est un BWR de 1280 MW mis en service en 1988.

Inspiré d’un billet de Pierre Gosselin paru sur son site notrickszone

Obligé par la loi de vacciner ses patients un médecin se suicide

Le directeur de la prestigieuse clinique de Chemnitz, le Docteur Thomas Jendges n’est plus. Il s’est jeté du toit de l’hôpital et en est mort. Dans un message laissé avant son suicide il a écrit qu’il justifiait son geste par le fait qu’il ne pouvait plus supporter les mensonges permanents au sujet de l’innocuité des vaccins anti-covid.

Dans la longue lettre d’adieu qu’a écrit le Docteur avant son suicide et dont il demanda la publication, il dit avoir été hautement critique au sujet de la politique d’information du gouvernement relative à la dangerosité des vaccins covid. Il dit dans cette lettre qu’il ne pouvait plus supporter les mensonges qu’il devait assumer devant ses patients en leur déclarant que les vaccins étaient sans danger. Il ne pouvait plus supporter cette situation, a-t-il écrit dans cette lettre.

Il condamne la vaccination de la population avec des vaccins expérimentaux et létaux qui en fait sont plutôt des agent de guerre biologique utilisés à cette fin à l’exclusion de tout autre usage. Pour le Docteur Thomas Jendges un génocide et un crime contre l’humanité sont en cours, ce que le quotidien Bild avait déjà signalé.

Puisque le bourgmestre de la ville l’a menacé de le licencier s’il ne se soumettait pas aux ordres du gouvernement et continuait à refuser de vacciner les patients de la clinique, il n’y avait probablement plus d’options pour Jendges. Il n’a pas voulu être confronté à ce crime du gouvernement fédéral, du gouvernement du lander de Saxe et de leurs dévoués serviteurs. Il considéra ainsi qu’il n’avait plus d’autre choix que le suicide pour s’opposer à cette situation.

Quelques passages du message du Docteur Jendges sont en circulation mais, bien qu’il ait demandé expressément que la totalité de sa lettre soit publiée, le bourgmestre de Chemnitz, Sven Schulze du SPD, s’oppose toujours à cette publication. De nombreux groupes sociaux et forums demandent à Schulze de respecter les derniers vœux du défunt.

Liens: https://youtu.be/WH9R6gr8EVs

Note. Cette information n’a fait la une d’aucun média occidental excepté Las Republicas (lien ci-dessus).

La justice allemande met en danger son pays

Alors qu’un anticyclone s’installe progressivement sur l’Europe la justice allemande débat toujours à petits pas au sujet de la forme juridique de la société Nord-Stream-2 AG basée à Zoug en Suisse. Selon la justice allemande cette entité commerciale ne peut pas être un opérateur de transmission de gaz indépendant et son statut ne pourra être légalisé que si elle créé une entité sur le sol allemand. La plainte déposée auprès de la justice allemande provient du régulateur de l’énergie allemand, Bundesnetzagentur. Ce qui est remarquable dans ce roman de science fiction est l’apparition récente de ce détail juridique alors que les travaux de ce gazoduc ont débuté il y a deux ans. Par conséquent le gazoduc Nord-Stream-2 ne pourra pas acheminer de gaz vers l’Allemagne et d’autres pays européens comme la Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche et la France, Engie étant actionnaire de Nord-Stream-2, avant la mi-juillet 2022. Les autorités européennes s’agitent car la situation pourrait devenir périlleuse. L’Allemagne n’a pas les capacités portuaires pour importer du gaz liquéfié dont le volume correspondrait à celui attendu du nouveau gazoduc. Si cette situation ubuesque ne se dénoue pas alors l’hiver sera rude et l’Allemagne, en premier lieu, verra son économie profondément pénalisée.

Unanimement les politiciens de la Commission européenne dénoncent une manœuvre de Vladimir Poutine alors que les démêlés juridiques actuels ne le concernent pas à un détail près, trois actionnaires de Nord-Stream-2 AG sont partenaires de Gasprom, dont la société Wintershall Dea. Wintershall Dea également actionnaire comme Uniper sont des sociétés allemandes. Enfin Engie, Shell et OMV, société autrichienne, sont les autres actionnaires de ce consortium. L’imbroglio juridique allemand concerne donc tous ces pays. Le gouvernement russe sait que l’Allemagne ne dispose d’aucune marge de manœuvre pour influencer le Président russe et il le sait. Les actionnaires cités ont investi 200 milliards d’euros dans ce projet et tous subissent aujourd’hui la pression des banques. Gasprom ne fait pas partie des actionnaires de Nord-Stream-2 AG. L’accord porte sur une fourniture de gaz à hauteur de 700 milliards d’euros par Gasprom.

Accuser le Président Poutine d’obstruction est un vain mensonge car un jour ou l’autre il se tournera vers la Chine et les Européens se retrouveront dans un situation inextricable. Le paysage gazier européen a, en effet, profondément changé depuis 10 ans. Les productions norvégienne et hollandaise deviennent limitées. Il en est de même pour le Danemark et importer du gaz liquéfié du Qatar ou de Trinidad est inenvisageable dans l’état actuel de la situation économique des pays européens. Au problème juridique typiquement allemand se surajoute la menace de la Biélorussie de réduire le transit de gaz russe sur son sol en direction de l’Europe sans oublier l’Ukraine dirigée par des néo-nazis pro-atlantistes qui accusent la Russie de menace d’envahissement. Ce n’est même pas ridicule, c’est dangereux pour toute l’Europe et Vladimir Poutine n’a encore une fois rien à voir avec ces pseudo-problèmes qu’il ne peut pas résoudre. Ceci étant si la Biélorussie ferme les vannes du gazoduc qui traverse son territoire vladimir Poutine n’appréciera pas et il remettra de l’ordre. Comme le notait PC Roberts l’Europe n’est plus un ensemble de démocraties mais des esclaves des Etats-Unis, pays qui redoute par dessus tout un rapprochement Europe-Russie.

Inspiré d’un article paru sur le site informationclearinghouse.info

Actualité. L’incurie des décideurs politiques

Les Allemands veulent servir d’exemple pour les autres pays d’Europe dans leur course irraisonnée vers les énergies dites vertes. Le pouvoir politique, aidé en cela par les partis écologistes, a décidé de détruire le principal pilier de l’économie allemande en décrétant une reconversion rapide et totale des véhicules automobiles à moteur thermique en leurs homologues électriques. La première cible mise en place massivement a donc été les autobus urbains et sub-urbains, gros pollueurs avec leurs moteurs diesel. Malgré le fait que tous les chimistes et métallurgistes savent que le lithium est un métal hautement inflammable et malgré leur mise en garde en ce qui concerne les risques d’incendies impossibles à maîtriser des villes comme Stuttgart ou Francfort ont converti une grande partie de leur flotte d’autobus en véhicules « verts », comprenez électriques. En fin de service journalier les autobus rejoignent le dépôt pour le rechargement des batteries au lithium et ce qui était parfaitement prévisible est arrivé. À Stuttgart un incendie monstrueux a détruit une grande partie des autobus en cours de charge dans un dépôt. Les efforts des pompiers ont été totalement vains.

Force est de constater que les Allemands donnent l’exemple à ne pas suivre alors qu’ils sont persuadés du contraire. Depuis plus de deux mois la force des vents sur le territoire est insuffisante pour que les centaines de milliers de moulins à vent produisent une quelconque énergie électrique. Le gazoduc NordStream-2, bien qu’achevé, n’est toujours pas opérationnel car les procédures légales d’attribution des quotas de gaz à chacun des investisseurs partenaires du projet n’est pas encore clairement défini et la Commission européenne doit aussi donner son accord à cet arrangement économique entre les divers pays européens impliqués. Cette situation a revêtu un caractère mélodramatique !

Je ne voudrais pas avoir l’air de me répéter mais il eut été plus logique de remplacer ces autobus diesel en hybrides utilisant du gaz de pétrole liquéfié, la norme obligatoire au Japon, en Corée et à Singapour. Les Allemands ont voulu mieux faire pour leur image, stupidement suivis par les Français pour « dépolluer » les grandes villes. Et voilà le désastre annoncé.

Les Allemands ont compris à la suite de l’incendie de Stuttgart qu’il était dangereux d’entasser des dizaines d’autobus au même endroit pour la recharge nocturne des batteries. Ils n’ont toujours pas trouvé de solution alternative parce qu’il n’y en a pas ! Par conséquent l’autobus électrique doit être abandonné. Combien de dizaines de millions d’euros ont été investis en pure perte, ce seront les contribuables qui paieront la facture, comme d’habitude. Sous la pression constante des écologistes les gouvernements sont contraints de prendre des décisions stupides voire dangereuses. Décisions stupides en effet car les réserves économiquement accessibles de lithium sont limitées, qu’il s’agisse du Chili, de l’Afghanistan ou du Portugal et envisager d’électrifier tout un parc automobile est une vue de l’esprit. Il est urgent que les peuples prennent conscience de cet état de fait et exigent de ces décideurs politiques qu’ils reconnaissent leurs incompétences et leurs gestions inopérantes de leur pays car incapables de s’entourer de véritables experts connaissant leur métier et non caviardés par des idéologies destructrices. Mais ce n’est qu’un vœu pieux.

Gasprom, l’Allemagne et le gazoduc NordStream-2

Ce billet est une réflexion personnelle, il n’y a donc pas de sources citées.

Comme ils l’ont toujours fait les Américains se comportent en cow-boys et veulent dominer le monde comme ils ont dominé les grandes plaines et l’Ouest en exterminant si besoin était les population indigènes. Après avoir mis en place un système d’asservissement des pays européens depuis la fin de la seconde guerre mondiale leur objectif est aujourd’hui de mettre la main sur les ressources naturelles de la Russie comme ils l’ont fait en Irak sans grand succès. Tous les arguments les plus tordus sont donc utilisés par l’administration américaine pour ternir l’image de la Russie. Depuis le retour de la Crimée au sein de la Fédération de Russie après un référendum démocratique organisé non pas par Moscou mais par la population résidente conformément à une disposition de l’ONU précisant le droit des peuples à disposer de leur sort, ce camouflet infligé aux Etats-Unis (selon leur analyse) n’a pas été digéré et la Russie est devenue la bête noire de l’administration américaine. Toutes les occasions sont bonnes pour infliger des sanctions à la Russie et il faut admirer la patience et le pragmatisme du Kremlin.

Le cas du gazoduc NordStream-2 met au grand jour l’inconséquence de la politique étrangère américaine non plus contre la Russie mais contre l’Allemagne et par voie de conséquence contre l’ensemble de l’Europe car, pour les Américains ce n’est pas la perte du marché du gaz naturel liquéfié nord-américain qui serait à déplorer mais l’effritement de leur asservissement de l’Europe tel qu’ils l’ont construit depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le directeur de Gasprom a averti amicalement l’Allemagne que si le gazoduc n’était pas terminé avant l’hiver 2021-2022 leu pays se trouverait au devant de graves problèmes énergétiques. Le parti écologique allemand est bien placé pour diriger l’Allemagne après les élections législatives prochaines et il encourage avec la CDU le rapide achèvement des travaux de la pose du gazoduc car le charbon de mauvaise qualité utilisé pour produire de l’électricité nuit à leur sérénité. On ne peut que déplorer que la Chancelière n’ait pas osé faire preuve de plus de fermeté : six mois ont été perdus et dans six mois ce sera l’hiver. L’immense bateau russe qui pose la dernière partie du gazoduc se trouve dans les eaux territoriales allemandes et les travaux ont repris.

En dépit des menaces américaines le gazoduc sera terminé à temps. À nouveau les Américains auront perdu une bataille commerciale et on ne peut qu’espérer que l’Europe s’en trouvera confortée dans la mesure où elle comprendra enfin que depuis la chute du mur de Berlin et de l’URSS son avenir ne peut être assuré que par un rapprochement avec la Russie. Le Général de Gaulle l’avait formulé avec ce fameux concept d’Europe de l’Atlantique à l’Oural. Les Européens, à moins de consentir à leur servitude vis-à-vis des Etats-Unis, doivent s’ouvrir vers la Russie. Ce pays n’a plus aucune ambition hégémonique ni idéologique. Alors le gazoduc NordStream-2 est une chance pour l’Europe et cette chance doit être saisie …

Brève. La transition énergétique « à l’allemande »

On s’achemine lentement mais sûrement vers une sorte de dictature dont les premiers effets seront des privations de liberté des individus. L’exemple le plus caricatural est le prix des billets d’avion que vient d’imposer la cour de justice constitutionnelle allemande de Karlsruhe. Cet organisme très respecté sauf par la Banque Centrale européenne vient d’émettre non pas un avis mais une sorte de loi contraignante pour « sauver le climat ». Le prix de l’électricité en Allemagne est déjà de 40 % plus élevé que dans tous les autres pays européens (sauf pour l’industrie) mais quand bien même, les Allemands devront se restreindre encore plus. La première décision prise est une interdiction des billets d’avion de moins de 60 euros pour un voyage à l’intérieur de l’Europe. Ce n’est qu’un début car l’objectif sera de réserver les voyages aériens aux seuls riches comme c’était le cas dans les années 1970. Il faudra donc pour les Allemands se contenter du train pour venir par exemple passer quelques jours dans l’archipel des Canaries, une de leurs destinations préférées avec la Grèce.

Mais ce n’est pas encore assez pour sauver le climat. Le prix de l’électricité devra encore être augmenté car près de 50 % du parc éolien a atteint 20 années d’existence et les subventions tarifaires également. L’entretien des moulins à vent va donc devenir prohibitif et ils seront tout simplement laissés à l’abandon. Le journaliste Axel Bojanowski du Die Welt a été très clair : une série de biens et services ne seront plus réservés qu’aux riches. Comprenez que les étapes suivantes de sauvetage du climat seront une augmentation par des taxes-climat des prix des légumes, des fruits importés, de l’essence, du fuel domestique pour se chauffer et des grands appartements en ville, des biens que seuls les riches pourront s’offrir.

La lutte contre le réchauffement climatique est donc bien un projet de ségrégation sociale par l’argent. C’est fondamentalement ce que propose le World Economic Forum : une élite riche et le reste de la population constitué de pauvres. La France suivra le chemin de l’Allemagne avec l’arrêt programmé de tous les réacteurs nucléaires de 900 MWe. Bel avenir …

Inspiré d’un billet de Pierre Gosselin paru sur son blog ce dimanche 16 mai 2021.

Brève. Géopolitique européenne

La tension est ravivée en Ukraine par l’entremise du parti démocrate américain. C’est une vieille histoire qui date de l’administration Obama. La vraie raison de ces déclarations tonitruantes provenant surtout de l’Ouest est le gazoduc NordStream-2. Les Américains veulent contrôler les approvisionnements énergétiques de l’Europe occidentale et à quelques mois du départ à la retraite de la Chancelière Merkel il était nécessaire de mettre la pression sur l’Allemagne, le pays européen le plus impatient de pouvoir disposer du gaz naturel russe. La politique de « verdissement » du secteur de l’énergie allemand a rencontré d’immenses difficultés au cours de l’hiver passé : des moulins à vent en berne, des panneaux solaires recouverts de neige, ce qui a démontré que le passage aux énergies renouvelables (intermittentes) n’était pas acquis. À tel point que des centrales thermiques censées être fermées définitivement ont du reprendre du service in extremis en raison des conditions météorologiques. Si dans moins d’un an le gazoduc NordStream-2 n’est pas opérationnel alors la situation de l’ensemble de l’économie allemande deviendra très délicate.

Alors que se passe-t-il dans de Donbass ? Le gouvernement central de Kiev a donné carte blanche aux groupes néo-nazis lourdement armés de « se défouler » en bombardant ici et là des populations civiles. Ces néo-nazis sont soutenus par la CIA qui veut attiser les tensions entre le Donbass russophone et chrétien orthodoxe et le reste du pays « ukrainophone », un dialecte proche du polonais, il faut appeler un chat un chat, et à majorité catholique. Que les Russes aient décidé d’effectuer des manœuvres militaires sur son territoire, rien ne les en empêche. Les aboiements du Secrétaire général de l’OTAN frisent le comique. Imaginez que le gouvernement suisse manifeste sa désapprobation auprès du gouvernement français parce que des bataillons de chasseurs alpins de l’armée de terre française sont en manœuvre dans le massif du Mont-Blanc, le monde entier serait pris d’un immense fou-rire.

Les USA, dans leur rêve hégémonique, veulent intégrer l’Ukraine dans l’OTAN et ni la Russie ni la Biélorussie ne veulent en entendre parler. D’autre part la CIA prétend que l’Oblast de Kaliningrad doit être supprimé car il n’a aucune raison d’être. Il est d’ailleurs révélateur que les actions de la CIA dans ce territoire russe coïncident avec les récents évènements d’Ukraine. La désinformation organisée par la CIA est tellement efficace que les chefs d’Etat européens demandent maintenant à la Russie de retirer ses troupes du Donbass ! On croit rêver. La Russie se moque de l’Ukraine mais elle réagira si des aventuriers suicidaires osent pénétrer sur le territoire russe. C’est normal.

Le parti démocrate US veut déclencher une guerre pour relancer l’économie américaine car seul le complexe militaro-industriel américain est encore en état de fonctionnement. La Russie veut vendre son gaz et n’a cure des gesticulations des Ukrainiens. D’autre part quelle que soit sa nationalité et la nature de sa mission un navire pénétrant dans la Mer Noire ne peut pas y séjourner plus de trois semaines (Convention de Montreux, 1936) s’il ne bat pas le pavillon de l’un des pays riverains et des navires de l’US-Navy ont été contraints de quitter la Mer Noire très récemment. Enfin l’Ukraine est un pays divisé et selon les statuts de l’OTAN aucun pays candidats pour rejoindre cette organisation doit d’abord régler ses problèmes nationaux. Or ces problèmes datent de plus de deux siècles et il y a fort à parier que la seule solution est une partition de ce pays artificiel. Quant au gaz russe l’Allemagne finira par taper du poing sur la table pour signifier aux Américains qu’ils s’occupent de leurs problèmes domestiques, qu’ils cessent de mentir comme ils l’ont fait depuis le 11 septembre et qu’ils reconnaissent qu’ils n’ont plus aucun droit sur les autres pays du monde.

Note à l’intention de mes honorables lecteurs. Cette semaine je fais visiter l’île de Tenerife à l’un de mes neveux et j’en ferai profiter mes lecteurs avec quelques photos de cet endroit parfois surprenant.