La géopolitique c’est comme l’Univers et comme un cocon de ver à soie

Lorsque je contemple avec émerveillement les images transmises par le télescope James Webb, alors que dans le même temps je suis confronté à un flux continu d’informations, je me dis qu’il est possible de contester toutes ces informations car jamais la vérité n’est abordée avec franchise et toutes les affirmations des journalistes sont teintées de mensonges. Les images de ce merveilleux télescope ont le mérite d’être des observations objectives et factuelles de l’Univers tel qu’on le soupçonnait avec les données recueillies par son prédécesseur le télescope Hubble. Pour se faire une idée de l’incroyable diversité des objets répandus dans tout l’Univers il suffit de contempler ces images, ici le fameux “quintet” de galaxies avec en toile de fond les plus lointaines autres galaxies de l’Univers. On pourrait rapprocher cette image des 5 continents de la Terre. Les dernières théories des astrophysiciens prennent en compte un réseau de “fils” gravitationnels reliant les galaxies les unes aux autres avec des flux de matière dont la convergence créé une nouvelle galaxie. C’est peut-être là qu’il faut rechercher la matière noire et l’énergie noire.

Il en est de même de la variété des changements auxquels les peuples de la Terre sont déjà soumis car l’histoire, comme le temps, ne s’arrête jamais. Il faut, pour discerner toutes les tendances parfois contradictoires en apparence qui affluent de toute part, posséder une puissance d’analyse susceptible d’en faire une synthèse compréhensible. Il faut être un remarquable analyste de la géopolitique pour conclure que l’évolution de la géopolitique est ainsi et quelles sont les raisons profondes de cette évolution. Et il est rare de trouver dans le fatras des informations quel est le véritable fil conducteur reliant tous ces paramètres qui pris isolément ne revêtent aucune signification. C’est un peu la situation des enfants qui étaient entrainés autrefois dans les magnaneries pour trouver le bout de l’unique fil qui forme un cocon de soie : la géopolitique est comme un cocon de ver à soie, elle est constituée d’un seul fil conducteur et bien malin celui qui arrive à en trouver le bout et le dérouler pour comprendre le véritable puzzle complexe que constitue cette géopolitique. Il y a très longtemps que je ne regarde plus la télévision. J’avais acheté une antenne parabolique quand je vivais au Vanuatu car l’occasion des Jeux Olympiques de Sydney m’avait convaincu d’effectuer cet achat d’autant plus que j’aime beaucoup cette magnifique ville et que le Vanuatu n’avait qu’une heure d’avance sur la côte est de l’Australie. Ici à Papeete la compagnie de téléphone a insisté pour me vendre un abonnement télévisuel et j’ai refusé.

Pour toutes les sources d’information que je parcours chaque matin il est extrêmement rare de trouver une analyse géopolitique de valeur. Par hasard, il y a deux jours, j’ai regardé un exposé d’Alain Juillet présenté devant un auditoire de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale de Provence il y a quelques semaines. C’est un pur délice ! On comprend tout ce qui se trame dans le monde sans que personne, je dis bien personne, n’en soupçonne la formidable interconnexion à l’échelle de la planète. Aucune région du monde n’est épargnée par le fil conducteur de la géopolitique et l’évolution de celle-ci. Comme le cocon du ver à soie il n’y a qu’un seul fil conducteur dans l’évolution de la géopolitique de même que toutes les galaxies sont connectées entre elles par un flux gravitationnel et un flux de matière. Je conseille donc très vivement les lecteurs de ce blog de regarder avec attention, y compris deux fois de suite s’il le faut, car tous les mots de l’exposé d’Alain Juillet sont pesés et empreints d’une lourde signification. Et à 80 ans Alain Juillet a l’esprit beaucoup plus clair que la très grande majorité des journalistes qui s’agitent sur le papier des quotidiens et sur l’écran plat des télévisions. Bon visionnage ! https://www.youtube.com/watch?v=XHjObEp-2iA

Géopolitique : les jours de l’Europe sont-ils comptés ?

Plus je lis d’articles de politique ou regarde des reportages teintés de parti-pris, plus je finis par être convaincu que l’Allemagne n’est qu’une colonie asservie par les Etats-Unis. Certes les entreprises allemandes sont comblées en vendant leurs mercedes, audi et autres porsche par pleins bateaux sur le marché américain mais ils ont en contre-partie accepté qu’un arsenal nucléaire américain soit installé sur leur sol. Les Allemands ont levé le voile quand l’ex-chancelière a affirmé qu’elle n’avait pas soutenu les accords de Minsk pour que l’Ukraine se prépare à la guerre inévitable, à ses yeux mais surtout aux yeux de l’organisation militaire américaine qui domine l’Europe. Merkel savait-elle aussi que le gazoduc Nord-Stream-2 ne serait jamais fonctionnel ? La réponse est certainement positive, auquel cas l’ex-chancelière est une traitre à l’Etat allemand et à toutes les entreprises allemande, néerlandaise, française et russe qui ont cofinancé le projet. Sauf qu’elle a agi selon le bon vouloir de Washington ! Dans ces conditions ce n’est pas à la Russie qu’il faudrait faire le moindre reproche mais à l’Allemagne si les Européens doivent acheter leur gaz aux USA quatre à cinq fois plus cher que ce que propose la Russie à la Chine par gazoduc ou même liquéfié. Je ne mentionnerai même pas le double jeu théâtral du président français dont la crédibilité sur le plan international est proche de zéro. Quand il a invité Poutine à Brégançon c’était une mise en scène honteuse …

Asservis par la Maison-Blanche et son bras armé l’OTAN, les membres de l’Union européenne n’ont plus aucun pouvoir et agissent en fonction des désirs des néo-conservateurs américains. Pour la France il suffit de constater le désir du Président français de supprimer le corps diplomatique du pays et dans son petit cerveau d’adolescent pervers narcissique retardé cette décision lui paraît normale car la politique étrangère française suit celle du secrétaire d’Etat américain relayée par le secrétaire général de l’OTAN. Pour Washington l’Europe n’est qu’un champ de bataille au même titre que l’Afghanistan ou l’Irak afin de favoriser le fonctionnement du secteur de l’industrie américaine de l’armement. Pour les USA il n’y a pas de problème puisque la dette stratosphérique de l’Etat américain est payée par tous les autres pays sous forme de T-bonds, des bouts de papier sans valeur. J’aimerais connaître l’opinion des dirigeants des banques centrales chinoise et japonaise à ce sujet. La Chine a trouvé la parade car elle finance ses investissements en Afrique, par exemple, avec des T-bonds US. C’est un moyen élégant de s’en débarrasser à bon compte.

Pourquoi alors les américains sont-ils toujours aussi belliqueux ? Tout simplement parce que l’ »American Way of Life » n’est qu’un très lointain souvenir qui ne séduit plus personne et parce que les Américains sont des impérialistes viscéraux. Demandez à des habitants de n’importe quel pays d’Afrique ce qu’ils pensent de cet « American Way of Life » : le racisme anti-afro-américain qui sévit toujours aux USA ne s’est jamais bien vendu en Afrique, le racisme anti-latino non plus comme en Amérique du Sud. Alors seule la force reste persuasive. Et l’attitude américaine peut se résumer ainsi : « si vous ne faites pas comme nous le voulons alors vous êtes un ennemi de l’Amérique ». C’est un raisonnement puéril de nos jours car nous ne sommes plus au dix-huitième siècle au cours duquel n’importe quel différend entre familles royales européennes se réglait par les armes. Il est intéressant de rappeler la guerre de succession d’Espagne conclue après 14 années de conflit par le traité d’Utrecht qui peut être qualifiée de première guerre mondiale puisqu’elle vit le conflit européen s’étendre jusqu’aux Antilles et jusqu’à la Turquie. Ce conflit majeur trop oublié aujourd’hui posa les fondations de l’Europe d’aujourd’hui. Il faut néanmoins noter que ni la Russie ni les Etats-Unis n’y participèrent d’autant plus que les Etats-Unis n’existaient pas en tant que nation à cette époque et que la Russie, à la même époque, était en guerre contre la Suède pour avoir accès à la Mer Baltique. Ni Pierre le Grand ni le roi de Suède n’étaient concernés par la succession au trône d’Espagne.

Les conflits entre familles royales d’antan se sont transformés en conflits entre puissances économiques et ce sont toujours les mêmes, les peuples, qui paient la facture, avec leurs impôts et du fait des destructions immobilières. Les stratèges s’en moquent. À l’issue de la guerre de succession d’Espagne la France était exsangue et le peuple dans la misère et malgré ce petit détail Louis XIV est toujours considéré comme le monarque français le plus remarquable. Lequel des chefs d’Etat actuels restera dans l’Histoire ? Si l’humanité survit par petits groupes à un conflit nucléaire généralisé comment ce début de siècle sera-t-il analysé et jugé ? Il est indéniable que l’Europe occidentale telle qu’elle est aujourd’hui aura disparu et un grand nombre de villes européennes auront été détruites, de même que les grandes villes américaines qui auront subi exactement le même sort. L’apocalypse climatique dont on nous serine l’arrivée prochaine aura été éclipsé dans les quelques mémoires qui resteront dans 20 ou 30 ans.

En ces temps de fêtes de fin d’année dont je me moque personnellement il reste cependant un minuscule espoir au moins pour les classes laborieuses qui sont déjà les premières à souffrir de la situation géopolitique actuelle, les décideurs politiques n’ont pas encore atteint le degré de paranoïa d’un Docteur Strangelove (Stanley Kubrick, 1964) paru peu de temps après la crise de Cuba en 1962 car à moins d’être devenus réellement fous ils savent qu’un conflit nucléarise signe la disparition de 99,9 % de l’humanité. Conformément à l’atmosphère festif de fin d’année je reste donc optimiste mais il est certain que l’Europe telle qu’elle est devenue à ce jour ne sera plus jamais la même lorsque le conflit ukrainien sera achevé.

Les déséquilibres économiques de l’Eurozone Target2 s’envolent, cet argent ne peut pas être remboursé

Avant de laisser sur ce billet la traduction de l’article de Mish Shedlock sur son blog (lien en fin de billet) il est nécessaire de rappeler ce que signifie le système Target2. Je reprends donc la définition figurant sur le site de la BCE : « TARGET 2 est un système de paiement appartenant à l’Eurosystème, qui en assure le fonctionnement. Il s’agit de la principale plate-forme européenne de traitement des paiements de montant élevé, utilisée à la fois par les banques centrales et les banques commerciales pour exécuter les paiements en euros en temps réel » (https://www.ecb.europa.eu/ecb/educational/explainers/tell-me/html/target2.fr.html ). Voici le billet de Mish, les ajouts de votre serviteur figurent en caractères italiques et entre parenthèses).

Vérifions les soldes de Target2 dans la zone euro et qui doit de l’argent à qui.

Le graphique principal de Target2 est une gracieuseté de la BCE. Il montre les pays créanciers et débiteurs : 

Target2 est l’un des défauts fondamentaux de la zone euro. 

Créanciers principaux et débiteurs. Les excédents de Target2 à hauteur de 1230 milliards d’euros continuent de s’accumuler en Allemagne. Le minuscule Luxembourg est en quelque sorte un créancier à hauteur de 303 milliards d’euros. 

Les pays les plus déficitaires de Target2 sont l’Italie avec 670 milliards d’euros, l’Espagne avec 484 milliards d’euros, la BCE elle-même avec 339 milliards d’euros et la Grèce avec 106 milliards d’euros.

Le déséquilibre de la BCE est lié à ses stratagèmes de manipulation obligataire pour maintenir les taux d’intérêt bas en Italie, en Espagne, en Grèce et dans les pays périphériques de la zone euro en général (dont la France).

Fuite des capitaux. La fuite des capitaux est une composante des déséquilibres de Target2. En supposant que les banques italiennes sont insolvables, personne ne devrait avoir de l’argent dans les banques italiennes. Souvenons-nous des contrôles des capitaux imposés par la BCE à la Grèce et à Chypre après les défaillances bancaires dans ces pays. Quiconque avait de l’argent dans une banque en Allemagne y avait pleinement accès. Quiconque avait de l’argent dans une banque grecque n’y avait pas accès. Il est de plus en plus probable que les entreprises et les particuliers fortunés ne font pas confiance aux banques italiennes, et elles ont raison.

Dette non garantie. La dette non garantie est une autre composante de Target2. L’hypothèse de la BCE est que ces dettes seront remboursées. Personne n’explique comment elles seront remboursées. La BCE traite sans discernement toutes les dettes des banques souveraines au sein de la zone euro comme égales et sans risque. Le marché est en désaccord et moi aussi. 

BCE et Fed. Aux États-Unis, il y a une banque centrale. Il y a une seule obligation d’État à 10 ans. Dans la zone euro la BCE fixe la politique de taux d’intérêt, mais chaque nation a sa propre banque centrale. Si toutes les dettes souveraines de la zone euro étaient effectivement égales, les rendements à 10 ans en Italie et en Allemagne seraient les mêmes. En revanche, les taux à 10 ans en Allemagne et en Italie sont respectivement de 1,94% et 3,80%. D’énormes différences d’un pays à l’autre existent malgré l’intervention massive de la BCE pour égaliser les taux. 

Target2 est un espèce de bidouillage (« kludge » dans le texte) des paiements qui essaie de faire en sorte que les choses s’adapter, mais ne réussit pas vraiment. Il est difficile de dire dans quelle mesure les déséquilibres sont dus à la fuite des capitaux, à la dette et aux effets d’entraînement des manipulations de la BCE. Cependant, nous pouvons voir les déséquilibres augmenter presque tous les mois, se demandant quand et comment une solution sera trouvée par améliorer ce système.

Remarque de votre serviteur. La quasi faillite de la mission de Target2 va être dans un avenir proche la cause principale de l’effondrement de la zone euro car les pays « débiteurs » qui sont par ailleurs endettés ne pourront pas apurer leur compte alors feront-ils défaut sur leur « passif Target2 ? ». Inévitablement une profonde crise obligataire ne pourra être évitée. De plus cette faillite de Target2 est à rapprocher de l’échec total de la mission de la BCE qui, faut-il le rappeler, était de maîtriser l’inflation. Pour conclure l’avenir de l’euro et de l’Union européenne me semblent bien compromis. Mais je ne suis pas économiste et je peux me tromper …

Source: https://mishtalk.com/economics/eurozone-target2-economic-imbalances-soar-this-money-cant-be-paid-back

Les dirigeants allemands savent-ils encore gouverner ?

Après avoir abondé dans le sens des sanctions contre la Russie mises en place par Washington et ayant abandonné son énergie nucléaire pour privilégier les « énergies renouvelables » le gouvernement fédéral allemand va assister sans disposer de réel pouvoir pour l’éviter à une chute vertigineuse de son produit intérieur brut. Sans le support du gaz naturel russe tout le plan de transition énergétique n’est plus qu’une coquille vide. Et sans ce gaz abondant et peu coûteux de nombreuses entreprises vont définitivement cesser leurs activités. La clientèle européenne de l’industrie allemande se trouve également au bord du marasme économique qui sera bien plus profond que la crise de 2008. Certains analystes prévoient une crise d’une ampleur rappelant celle de 1929. L’augmentation des taux d’intérêt va arithmétiquement faire chuter la valeur des obligations d’Etat et par conséquent les retraités allemands vont se retrouver ruinés, accélérant ainsi la descente aux enfers de l’économie allemande.

Quels marchés reste-t-il pour l’industrie allemande ? Les mesures protectionnistes camouflées prises par Washington pour favoriser l’économie américaine vont rendre la pénétration de ce marché beaucoup plus difficile. Prétendre que certaines industries allemandes énergivores vont délocaliser leur activité aux Etats-Unis n’est qu’un effet d’annonce et il est peu probable que des entreprises comme Daimler ou BASF délocalisent leur activité aux Etats-Unis. L’Asie alors ? Le seul pays susceptible d’accueillir une entreprise allemande pourrait être la Chine en suivant l’exemple de Tesla qui vient d’abandonner son projet d’usine de batteries près de Berlin mais renforce celui déjà bien avancé de Shanghai. C’est un très mauvais exemple pour le gouvernement allemand. D’ailleurs la réaction allemande ne s’est pas fait attendre.

Si depuis 2016 la Chine est le premier partenaire commercial de l’Allemagne il faut néanmoins constater que le gouvernement allemand reste très méfiant quant à une délocalisation de ses fleurons industriels dans ce pays. Une dépêche de l’Agence Reuters datée du 21 Novembre 2022 indique que le gouvernement d’Olaf Scholz est très préoccupé au cas où des industriels allemands dans les secteurs de l’automobile ou de la Chimie décidaient de délocaliser leur activité en Chine :

L’activité industrielle allemande va donc s’effondrer et les premiers signes du désastre se feront sentir dès le début de l’année 2023. Si le titre de ce billet est une question celle-ci peut également être posée en ce qui concerne la France, pays dans lequel ce qui reste d’activité industrielle va définitivement disparaître …

Faible ensoleillement, absence de vent : l’Allemagne plonge dans l’abime

La politique énergétique de l’Allemagne se rapproche de plus en plus de l’échec et du désastre… « avec plus de CO2 émis par kilowattheure d’électricité que l’Inde ou la Chine »… « l’Allemagne se trouve à la 127e place sur 147 pays dans le classement des pays les plus producteurs de CO2 ».

Plus tôt cette année, même si l’approvisionnement en gaz naturel de la Russie avait été interrompu, l’Allemagne est restée déterminée à aller de l’avant et à fermer ses trois centrales nucléaires restantes d’ici le 1er janvier 2023. Mais le bon sens cette fois a finalement réussi à pénétrer à travers les crânes des fanatiques de l’énergie verte au commandement, et donc il y a quelques semaines le gouvernement allemand a reporté la fermeture de 90 jours au 1er avril 2023. Sans les trois centrales nucléaires qui fonctionneront encore cet hiver, l’Allemagne serait confrontée à la perspective réelle de pannes généralisées. Il était clair que l’énergie éolienne et solaire ne serait pas en mesure de garder les lumières allumées dans le pays.

Petit vent, soleil sur une semaine

Aujourd’hui, Blackout News rapporte qu’il n’y a pratiquement plus de soleil et de vent depuis une semaine. Et bien que cela ne soit pas inhabituel en hiver, cela « cause actuellement d’énormes problèmes à la politique énergétique allemande. Parce que sans vent et soleil, les centrales solaires et éoliennes produisent très peu d’électricité. La semaine dernière, leur part représentait parfois moins de 10 % de la demande totale d’électricité ». Un coup d’oeil sur le site d’Agora, qui surveille la production d’énergie allemande, le confirme :

La ligne continue supérieure en rouge montre la demande d’énergie de l’Allemagne, les zones grisées en jaune montrent la quantité produite par l’énergie solaire. Le bleu clair et le bleu foncé indiquent respectivement la production d’énergie éolienne terrestre et offshore. Source : Agora. Ce n’est qu’au cours des dernières heures que la capacité installée de 60 gigawatts d’éoliennes en Allemagne a commencé à produire de l’énergie réelle. La production d’énergie solaire ne reviendra pas avant 2 ou 3 mois. Pourtant, le gouvernement allemand est toujours convaincu que l’Allemagne peut encore s’en sortir sans énergies fossiles.

Aucune réponse du gouvernement

Le quotidien allemand « Bild » a demandé au ministre de l’Economie, Robert Habeck, comment cela devrait fonctionner en Allemagne à l’avenir. Selon Bild, « Habeck ne voulait pas faire de commentaires sur les « conditions météorologiques concrètes », mais des « précautions » avaient été prises pour de tels cas, pour lesquels « d’autres capacités » étaient disponibles, selon le commentaire. » Ce à quoi Habeck faisait référence reste mystérieux.

Commentaires de Blackout News :

Avec la fermeture des dernières centrales nucléaires et au charbon, l’Allemagne va bientôt manquer de puissance de secours nécessaire pour combler ces accalmies sombres. La poursuite de l’expansion des énergies renouvelables n’aidera pas dans cette situation, car si 1000 éoliennes ne produisent pas d’électricité, 3000 turbines ne produiront plus non plus. L’autre solution serait de construire de nouvelles centrales au gaz, mais celles-ci émettent aussi du CO2. Le problème beaucoup plus important est qu’il n’y a pas assez de gaz. Alors que l’Allemagne est plongée dans une crise énergétique, le gouvernement devra aller quémander de l’énergie à ses voisins, comme acheter de l’électricité au charbon à la Pologne ou du nucléaire à la France.

Blackout News résume les résultats de la stratégie énergétique de l’Allemagne pour novembre :

L’Allemagne a émis plus de CO2 par kilowattheure d’électricité que l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, et s’est classée 127e sur 147 pays dans le classement. C’est un échec.

Et les choses risquent d’empirer avant de s’améliorer. Les météorologues et les modèles prévoient un temps plus froid au cours des prochains jours, et non les conditions douces que les politiciens espéraient plus tôt.

Source : Notrickszone.com.

Il est nécessaire d’ajouter à cet article de Pierre Gosselin sur son site que l’industrie allemande est pratiquement à l’arrêt afin de privilégier le peuple et éviter des soulèvements populaires. Le résultat de la politique de transition énergétique imposée par les écologistes est indiscutablement un échec total. Le résultat de cette politique est opposé au but recherché car outre le CO2 émis par l’Allemagne il faut souligner également que ce pays est le plus important émetteur d’oxydes de soufre, d’oxydes d’azote et de poussières d’Europe en utilisant un charbon de piètre qualité. Ces rejets favorisent la formation de nuages en altitude et contribuent à réduire l’ensoleillement contrariant ainsi le putatif réchauffement que pourraient provoquer les émissions de CO2. Si les écologistes allemands espéraient que ce réchauffement du climat serait providentiel ils se sont donc doublement trompé. Que la situation de l’Allemagne serve au moins de leçon aux autres pays européens et que les écologistes français, fondamentalement opposé à l’énergie nucléaire, admettent enfin qu’ils sont dans l’erreur. Malgré le fait que l’Allemagne mais également d’autres pays d’Europe occidentale plongent droit dans l’abime, on peut toujours espérer.

Géopolitique. Petit commentaire

J’ai retrouvé avec peu de plaisir mon ordinateur et j’ai eu la triste impression que rien n’évoluait. En Ukraine le gouvernement a adopté une attitude suicidaire soutenue par les Américains, les Anglais et tous les petits caniches des USA en Europe dont Macron. À ce propos le patron du Kremlin doit bien rire en se souvenant de Brégançon et du “foutriquet” qui était en face de lui. Cette expression imagée n’est pas de votre serviteur mais de Michel Onfray. Alors les nuages s’accumulent à l’horizon et l’opération spéciale russe dans le Donbass pour libérer les russophones de la région ne fait qu’enrichir les industriels de l’armement sans que qui que ce soit ne fasse une quelconque prospective sur l’avenir de l’Europe. Sauf les Allemands qui ont décidé d’investir trois fois plus que la France dans l’armement. Et pourquoi donc ? Pour réaliser leur vieux rêve millénaire de domination de l’Europe.

La France est paralysée par son endettement monstrueux et ne peut plus occuper la place d’initiateur. Inexorablement la France deviendra le vassal de l’Allemagne, sauf qu’il y a une petite lueur d’espoir au milieu de ces sombres nuages : la décision incontournable de la Russie de réduire les livraisons de gaz à l’Allemagne et à d’autres pays européens inamicaux. Dans l’état actuel de la situation l’Allemagne ne pourra pas faire fonctionner son industrie dès que l’automne pointera son nez. La superbe de Berlin s’effondrera et alors toutes les velléités de domination allemande disparaîtront. La chute de l’économie allemande sera tout simplement catastrophique, organisée de longue date par les “verts” allemands. Sans gaz russe tout l’échafaudage énergétique allemand s’effondrera entrainant l’économie du pays vers l’abime. À cela s’ajoute maintenant le scandale d’Amnesty International dans la droite ligne des mensonges à répétition des Occidentaux.

Avec la chute programmée de l’Allemagne ce sera l’effondrement de la zone euro et de l’Union européenne. Dans quelques années et rétrospectivement on aura le droit de remercier le maître du Kremlin pour sa lucidité, sa patience et son réalisme. Pour se rendre compte des enjeux cette petite discussion riche d’enseignements :

Prochain billet : Nouméa ou Papeete ?

La souveraineté du Japon : un avenir pas très réjouissant

Article de Thorsten J. Pattberg paru sur The Saker le 3 juillet 2022

La Chine, l’Inde, la Russie et d’autres nations libres sont confrontées à des difficultés de respect et de confiance mutuels lorsqu’elles s’engagent avec les dirigeants du Japon, car le Japon n’est pas une nation souveraine. Le Japon impérial s’est rendu aux États-Unis le 15 août 1945, mettant ainsi fin à la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors, les dirigeants japonais doivent consulter leurs occupants américains avant de signer quoi que ce soit avec d’autres pays, ce qui empêche fondamentalement l’unification de l’Asie.

Les États-Unis ont démantelé le Japon.

D’abord, ils ont saisi toutes les armes, machines, plans et inventions japonaises. Ensuite, ils ont pris le contrôle de l’approvisionnement en nourriture et en énergie. Enfin, ils ont persécuté des centaines de milliers de nationalistes pour alimenter la peur au sein de la population : Obéissez !

Les États-Unis voulaient tout du Japon, les réparations de guerre, les réserves d’or, la fabrication et les services.

Le Japon devrait payer pour sa propre occupation par les États-Unis jusqu’à la fin des temps. Actuellement, Tokyo dépense environ 8 milliards de dollars par an pour maintenir les 34 bases américaines.

Les impérialistes ont inventé un terme impérial pour leurs mondes forgés, ils les appellent « nations exportatrices ». Ainsi, le Japon, tout comme l’Allemagne nazie vaincue, est devenu une nation d’exportation pour la fabrication, ce qui signifie essentiellement qu’ils doivent maintenant produire des machines pour l’Empire américain.

Et si c’est trop, Japon, tu peux toujours en trouver et en voler plus. Regardez autour de vous. Construisez vos usines partout sur le pourtour du Pacifique, mais n’oubliez pas d’envoyer la moitié de tout aux États-Unis et à ses alliés.

Malheureusement, cela rend le Japon trop cher.

Le système politique américain est certainement « libéral et démocratique », alors le régime japonais de 1950 s’est empressé de s’appeler le « Parti libéral démocrate du Japon ».

Une grande partie du Japon a également été renommée. Le confucéen est devenu « chrétien », le bouddhisme est devenu « philosophie ». Le colonialisme est devenu le « mondialisme », et l’assujettissement des nations étrangères est maintenant appelé « partage des valeurs ». Faites ce que les États-Unis vous disent selon « l’ordre fondé sur des règles », et le Japon s’identifie désormais comme [faisant partie de] « l’Occident ».

Le fait que le Japon ait été torturé et maltraité pendant si longtemps a presque rendu impossible tout engagement de la Chine et d’autres pays avec le Japon sans un embargo américain. C’est comme si les États-Unis, avec une batte de baseball ensanglantée en main, ordonnaient au Japon : « Ne parlez pas avec les Chinois ! »

En conséquence, personne au Japon ne parle chinois. Même si c’est leur voisin de 1,4 milliard d’habitants. Les enfants n’apprennent pas la langue à l’école.

Les Japonais sont notoirement surchargés de travail, et pourtant le PIB moyen par habitant, après trois quarts de siècle de dictature américaine, est toujours inférieur de 33% à celui des États-Unis, alors que la charge fiscale est 100% plus élevée.

Plus horrible encore, les États-Unis ont « emprunté » au Japon des biens d’une valeur de 1300 milliards de dollars qu’ils n’ont jamais payés et qu’ils ne paieront jamais (dernière vérification, le 1er mai 2022).

Le peuple japonais a-t-il jamais bénéficié du fait d’agir comme l’Occident associé ? Non. Lorsque le Japon a imité les puissances occidentales aux XIXe et XXe siècles et a colonisé la Mandchourie, Taïwan, la Corée du Sud et les Philippines, le véritable Occident a rapidement saboté le Japon et celui-ci a tout perdu, et plus encore.

Même aujourd’hui, après sept décennies d’occidentalisation, les puissances occidentales de l’OTAN, du G7 et des alliances militaires du QUAD considèrent surtout le Japon comme un traître asiatique utile. Washington sanctionnera le Japon à tout moment. Le train de sanctions le plus infâme contre le Japon a été la coupure de la nourriture, du pétrole et des métaux dans les années 30 du siècle dernier, suivie du gel de tous les actifs japonais à l’étranger, ce qui a entraîné l’attaque désespérée du Japon contre la base de la marine américaine à Pearl Harbor.

Depuis 2016, les États-Unis menacent à nouveau le Japon avec des sanctions infernales : Si vous n’achetez pas nos derniers chasseurs militaires Boeing pour combattre la Chine, si vous ne soutenez pas l’Ukraine contre la Russie, nous vous traiterons de raciste et inonderons votre pays de dix millions de plombiers africains. Nous licencierons également le groupe Toyota et ferons d’une femme névrosée votre prochain premier ministre, etc…

Environ 86 000 militaires et dirigeants américains gouvernent le Japon (dernière vérification : juillet 2022). Ils disposent de porte-avions américains, d’armes nucléaires, de drones tueurs, de sous-marins et d’agents dans chaque ministère, université, groupe de réflexion et ONG. Le complexe de l’ambassade américaine est plus grand que la Diète nationale du Japon.

Voici la triste réalité : Le Japon est le terminal de l’hégémonie américaine dans le Pacifique, et sa richesse et son pouvoir sont la richesse et le pouvoir des États-Unis, pas de l’Asie.

Depuis 40 ans maintenant, le Japon connaît le déclin ou la stagnation. Qu’est-ce qui nous fait penser qu’un plus grand assujettissement des États-Unis est meilleur pour le Japon ?

L’accord commercial américano-japonais de 2020 ou et l’accord de partenariat économique UE-Japon de 2019 sont en fait des traités injustes. Étudiez-les. Il n’existe pas une seule norme japonaise dans le monde. Tokyo signe son propre asservissement à des puissances étrangères, et pour quoi ? Pour exclure l’Asie.

La Chine n’interfère pas dans la politique des nations souveraines. Si le Japon veut se décoloniser, il ne peut le faire que de l’intérieur. Il faut cependant qu’il le veuille vraiment et il n’y a aucun signe de cela pour l’instant. L’Inde a été gouvernée par l’Angleterre pendant 200 ans. Hong Kong a été une colonie britannique pendant 156 ans. Le Japon est une colonie américaine depuis 77 ans maintenant, et Washington a toujours le vent en poupe. L’Occident va probablement gaspiller Tokyo dans des combats illégaux entre l’empire américain et les pays libres voisins.

Cette folie pourrait cesser si le Japon mettait à la porte les occupants américains et se faisait à nouveau « respecter ». L’Asie pour les Asiatiques.

Thorsten Pattberg est un essayiste et critique culturel allemand. Il effectue actuellement des recherches de sémantique du japonais ancien à l’Université de Tokyo. Traduction par Réseau international. Illustration : statue de la Liberté à Odaiba, en arrière plan le Rainbow Bridge à Tokyo.

Ukraine : le domaine du mensonge et de la réécriture de l’histoire en temps réel

En 2014 Victoria Nulland organisa avec le concours de la CIA les « évènements de Maïdan » dont le seul but était de faire fuir le Président élu pro-russe qui fut contraint de s’exiler en Russie. Son successeur mis en place par les Américains, un dénommé Porochenko qui porte bien son nom, et qui interdit l’enseignement du russe dans les écoles, mit fin au paiement des retraites dans les oblasts russophones, ne rétribua les fonctionnaires locaux que s’ils étaient ukrainophones et ordonna à son armée noyautée par des brigades non officielles ouvertement nazies de commencer à bombarder les villes du Donbass. Peu après ces évènements et ces mesures vexatoires mises en application, les russophones du Donbass et de la péninsule de Crimée organisèrent des « votations » comme on dit en Suisse pour connaître l’opinion populaire. Les habitants de la péninsule de Crimée votèrent massivement pour un rattachement immédiat à la fédération de Russie. La Crimée est hautement stratégique et immédiatement les Occidentaux réagirent en sanctionnant la Russie.

Les habitants du Donbass subirent des bombardements incessants occasionnant la mort de plus de 13000 personnes. On a en Occident tendance à occulter cette partie de l’histoire récente de l’Ukraine. À la fin de l’année 2021 il y eut d’importants mouvements de troupes à l’ouest du Donbass laissant présager une véritable boucherie car le pouvoir politique de Kiev, refusant toute négociation dans le cadre des accords de Minsk, voulaient en finir avec ces « porcs de russophones ». Que fit le Président russe ? Sentant un génocide se préparer il organisa une remise en ordre du Donbass, une opération spéciale pour garantir la sécurité des populations civiles de cette partie de l’Ukraine répondant à l’appel de ces dernières. Des familles entières vivaient leur quotidien dans des caves pour échapper aux bombardements quotidiens, les rares personnes courageuses s’aventurant des la rue étaient abattues par des snipers, si les occidentaux, confortablement installés dans leur salon pour voir défiler la propagande occidentale ne comprennent pas ce que cela signifie, ils sont irrécupérables.

Quand le Président russe a proposé au parlement la reconnaissance des républiques autoproclamées du Donbass il n’y avait plus place pour la moindre hésitation, les bataillons ukronazis étaient prêts à la boucherie.

Voilà la genèse du conflit ukrainien actuel qui a été largement documentée par des journalistes françaises courageuses, je cite, Chrystèle Néant et Anne-Laure Bonnel qui ont fait leur travail sur le terrain au péril de leur vie. Et l’Occident dans cette histoire : une monstrueuse suite de mensonges, c’est Poutine l’agresseur, c’est Poutine le mangeur d’enfants alors que les nazis ukrainiens éventraient sans hésiter des femmes enceintes sous prétexte qu’elles étaient russophones.

Les pays occidentaux, à commencer par la France et l’Allemagne qui n’ont strictement rien fait pour faire appliquer les accords de Minsk, mentent chaque jour, chaque minute. Ils ont sanctionné la Russie. Pas de chance le peuple russe a su s’organiser depuis les premières sanctions relatives au rattachement de la Crimée. Les Occidentaux otaniens paieront pour leurs mensonges et ils en subissent déjà les conséquences. Jamais Vladimir Poutine ne reculera. Les quelques rares politiciens européens restants le savent. Ils devront se rendre à la raison ou accepter le délabrement attendu de l’Europe, de son euro artificiel, de sa Commission aussi corrompue que les gouvernements successifs de Kiev. Et l’effet en retour de ces sanctions envers la Russie sera tout simplement dévastateur. Personnellement je souhaite que l’Europe souffre, comme une punition d’avoir soutenu un régime ukrainien à la tête duquel se trouve un individu drogué et corrompu, d’avoir armé les yeux fermés des bataillons de fanatiques nazis qui n’ont qu’une idée, massacrer des russophones. Honte à l’Europe, honte aux Etats-Unis, Honte à l’Allemagne et à la France qui n’ont pas fait respecter les accords de Minsk, honte à tous les idiots qui regardent les journaux télévisés chaque jour pour se donner bonne conscience. Les Occidentaux emmenés par les Américains sont des spécialistes de la réécriture de l’histoire et aujourd’hui cette attitude scandaleuse s’effectue en temps réel. Cette histoire, dans 50 ou 100 ans révèlera les turpitudes hégémoniques des Américains. Ce sera un mauvais souvenir car l’empire américain aura disparu comme l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui, vouée à l’échec … 

France-Allemagne : une nouvelle guerre se profile

Le titre de ce billet rappelle 1914 et 1940, pourtant il n’en est rien car il s’agit maintenant d’un tout autre objectif pour l’Allemagne. Depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui dévasta de nombreux secteurs de l’économie japonaise dont une très importante usine de production de semi-conducteurs et provoqua un incident nucléaire aux conséquences vite mondialisées par les tenants de l’énergie verte, l’Allemagne s’est engagée à quitter définitivement après cet événement fâcheux l’énergie nucléaire avec la fermeture définitive des trois derniers réacteurs encore en fonctionnement sur son sol à la fin de l’année 2022 selon un plan élaboré par le parti vert avec l’approbation de la chancelière. Les Allemands considèrent qu’ils sont sur le droit chemin et tous les autres pays européens, en particulier ses voisins, doivent suivre son exemple. Le très puissant parti écologiste allemand noyauté par Greenpeace a décidé de faire la loi dans le domaine énergétique européen. Après avoir obtenu la fermeture de la centrale nucléaire de Creys-Malville puis, avec en sous-main l’action incessante de Corinne Lepage, l’avocate des intérêts anti-nucléaires franco-allemands, la fermeture de la centrale de Fessenheim, l’Allemagne s’attaque maintenant au débat sur la nomenclature des sources d’énergie qui alimente depuis plusieurs mois la controverse au sein de la Commission européenne. Faut-il inclure l’énergie nucléaire dans les énergies renouvelables ? La nouvelle coalition au pouvoir en Allemagne comprend le parti écologiste et la modification de cette nomenclature risque d’être lettre morte.

Pourtant le parti vert allemand a déclaré que le gaz naturel resterait nécessaire pour assurer le bon déroulement de la transition énergétique jusqu’en 2045. Inutile de relever la mauvaise foi de ces écologistes obnubilés par les déchets radioactifs accumulés par le pays car aucune politique de recyclage du combustible nucléaire usagé n’avait été envisagée. Ce n’est pas le cas de la France qui recycle le plutonium apparu dans les réacteurs nucléaires lors de la capture d’un neutron par l’uranium-238 et qui, une fois séparé et purifié, sert de combustible à un prix modique. Le projet européen NERSA de Creys-Malville devait constituer l’élément central de l’élimination des transuraniens à haute activité. Le Ministre Jospin, subissant l’influence du parti écologiste allemand, décida la fermeture de cette usine, véritable joyau technologique, dont la France était à juste titre très fière. Mais les temps ont changé et aujourd’hui l’important ce sont les moulins à vent.

Le porte-parole du SPD, Steffen Hebestreit, a déclaré sans dissimulation : « Nous considérons que la technologie nucléaire est dangereuse » et que « l’Allemagne rejète catégoriquement le classement par l’UE de l’énergie nucléaire dans les énergies renouvelables ». La France est directement visée par Berlin et les relations entre les deux pays ne pourra donc que se détériorer. Subissant l’influence allemande la Suisse a entrepris de quitter l’énergie nucléaire, suivie par la Belgique, pays dont le parc nucléaire est géré par Engie et le combustible par Orano (ex-Areva).

L’Allemagne est néanmoins un géant économique aux pieds d’argile car son paysage énergétique n’est pas tenable. Tout miser sur des sources d’énergie aléatoires met en danger son tissu économique. Dans un proche avenir les Européens constateront que le choix de l’Allemagne était catastrophique. Ce pays n’aura plus d’autre choix que d’être totalement dépendant de la Russie pour son approvisionnement en gaz à un prix abordable. Or la Russie manifeste une certaine lassitude en constatant que le gazoduc NordStream-2 n’est toujours pas opérationnel, le principal investisseur dans ce projet étant GasProm. Il est opportun de signaler que la Russie et la Chine ont réactivé la finalisation du gazoduc sibérien qui doit traverser la Mongolie. Ce pays a accordé une licence de transit à GasProm comme l’Ukraine l’a fait il y a quelques années. Si les autorités allemandes ne débrouillent pas l’impasse juridique qui bloque toujours le fonctionnement de NordStream-2 il faut craindre une prochaine augmentation du prix du gaz car la demande en cette énergie par la Chine rebattra les cartes. Et les jours sont comptés ! Autoriser des écologistes à répandre leurs idéologies dans la sphère gouvernementale se révèlera être une erreur funeste dont tous les citoyens allemands paieront le prix.

Source partielle : ZeroHedhe 

Brève. Une petite note d’optimisme pour 2022 ?

Comme je l’avais annoncé dans un billet précédent sur ce blog l’Allemagne a donc définitivement fermé 4 réacteurs nucléaires ce 31 décembre 2021 comme prévu. Cette décision n’a pas été remise en cause en raison du fait que le gazoduc NordStream-2 n’est toujours pas opérationnel pour des raisons officiellement juridiques. En réalité l’administration américaine est derrière cet embrouillamini consistant à exiger que la société NordStream AG soit domiciliée en Allemagne et l’opinion publique allemande n’a rien compris de même que le nouveau chancelier. Des bateaux de LNG arrivent à Hambourg et Dresde en provenance des Etats-Unis et les Allemands vont payer encore plus cher leur gaz. Qu’à cela ne tienne l’idéologie a gagné et les 4 réacteurs nucléaires ne seront jamais remis en exploitation.

Vladimir Putin ne peut que constater que l’Europe est devenue esclave des USA et ne dispose plus d’aucun pouvoir décisionnel. Si le prix de la « btu » de méthane est revenu au niveau de juillet dernier c’est en raison de deux facteurs : une forte baisse de la demande des gros consommateurs industriels allemands conformément aux exigences du gouvernement en cette fin d’année et aussi, surtout, une baisse dangereuse des stocks. Cette baisse est donc artificielle et a été organisée pour éviter une tension sociale alimentée par la hausse du prix de l’énergie pour les particuliers, les industriels bénéficiant toujours de tarifs préférentiels. Malgré le « réchauffement climatique » les rigueurs hivernales sont inévitables et les deux premiers mois de 2022 attireront l’attention de tous les analystes. Combien faudra-t-il de navires de LNG pour rétablir la situation ? Personne n’en sait rien et une descente d’air arctique sur l’Europe et la catastrophe sera inévitable.

En cette nouvelle année je souhaite à tous les Européens de faire l’expérience d’un black-out avec toutes ses conséquences terribles pour les plus démunis. Peut-être qu’enfin les peuples se réveilleront et prendront conscience que les politiques écologistes mises en place conduiront leurs pays à la ruine. Alors ils iront demander des comptes à leurs dirigeants politiques, c’est aussi un des mes souhaits pour cette année nouvelle. Et mon dernier souhait, on peut toujours rêver, est que l’Europe se réveille enfin, dise non aux Etats-Unis et noue des relations politiques et commerciales avec la Russie.