Les sanctions de Trump pour stopper le gazoduc Nordstream 2 volent en éclat !

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Le contenu de ce billet est une traduction d’un article de Mish Shedlock paru sur son site moneymaven.io le 28 décembre 2019. Pour connaître ce qui se passe dans la réalité en Europe il est nécessaire d’aller à la pêche aux informations en dehors de la presse main-stream nord-américaine, européenne et en particulier française. Voici donc le billet de Mish à qui j’envois à cette occasion mes meilleurs voeux pour 2020. Entre parenthèses et en italiques quelques ajouts de votre serviteur pour la bonne compréhension du texte.

Comme prévu l’intervention de Trump dans les affaires intérieures de l’Allemagne et de l’Union Européenne a explosé. Non seulement Trump n’a pas réussi à interrompre le gazoduc NordStream2 entre la Russie et l’Allemagne mais la Russie continuera sa construction. De plus l’irritation du gouvernement allemand est devenue tellement paroxysmique que la Chancelière en appelle à tous les pays d’Europe pour mettre en place un pare-feu contre les sanctions américaines.

La Russie et non plus la Suisse obtiendront de l’argent pour terminer le gazoduc.

La décision américaine bi-partisane – Républicains + Démocrates du Congrès – lancée la semaine dernière a menacé de sanctions à l’encontre des entreprises travaillant à l’achèvement de ce plus grand projet d’infrastructure énergétique d’Europe qui, selon les USA et certains pays européens pourrait donner à la Russie un certain contrôle sur les approvisionnements énergétiques du continent et augmenter les revenus d’un Kremlin de plus en plus belliqueux. Cette décision a poussé la société suisse de pose de tuyaux sous-marins Allseas Group SA à cesser toute son activité dans ce projet de 10 milliards de dollars quelques semaines seulement avant d’être terminé. Ce projet est censé doubler les expéditions de gaz russe vers l’Allemagne par le géant russe Gazprom. Malgré l’annonce de cet arrêt de la société suisse, le ministre russe de l’énergie Alexander Novak a déclaré jeudi dernier à une agence de presse publique que seuls 160 kilomètres sous la mer restaient à terminer et que ces travaux seraient achevés dans quelques semaines en utilisant des navires russes. Pour ce faire le poseur de tuyaux sous-marins de Gazprom Akademik Cherskiy, actuellement en Extrême-Orient, serait amené en Mer Baltique pour achever les travaux.

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Un pare-feu contre les USA est nécessaire.

La décision des États-Unis a provoqué une profonde indignation en Allemagne, incitant les hauts fonctionnaires et les politiciens a appeler à une approche coordonnée pour protéger les intérêts stratégiques des membres de l’Union européenne contre les futures sanctions américaines. Ce nouveau différend ajoute à la tension dans l’alliance occidentale depuis que l’administration Trump a adopté une série de mesures de politique étrangère, y compris le retrait de ses troupes de Syrie, les tarifs commerciaux (sur certains produits allemands et français) et le retrait de certains accords internationaux (en particulier celui concernant le nucléaire iranien) sans consulter ses alliés. Certains hauts responsables allemands affirment que le renforcement des défenses européennes contre les sanctions américaines pourrait nécessiter une coopération plus étroite avec la Russie et la Chine à un moment où le Président Trump fait pression sur ses alliés de l’UE pour qu’ils se rangent aux côtés de Washington dans ses différends commerciaux, technologiques et commerciaux avec la Chine.

« Washington traite l’UE comme un adversaire. Il en va de même pour le Mexique, le Canada et ses alliés en Asie. Cette politique provoquera des contre-réactions à travers le monde » a indiqué un haut responsable allemand.

Traiter tout le monde comme un adversaire.

Dans le cerveau de Trump, en matière de commerce il y a un gagnant et un perdant. En réalité les accords sont conclus quand les deux parties pensent en tirer quelque chose. Les sanctions, les intimidations et les menaces n’aident en rien. Trump voulait que l’UE achète plus de gaz naturel liquéfié (LNG) américain mais cela aurait été beaucoup plus coûteux pour l’UE alors elle a résisté aux sanctions américaines. Résultat : ce sont les entrepreneurs russes qui obtiendront les capitaux nécessaires pour achever le projet NordStream2. Les sanctions que désirait au plus haut point le Président Trump pourraient bien conduire l’Europe, emmenée par l’Allemagne à trouver un moyen viable pour contourner les sanctions américaines. Espérons tous que ce sera le cas.

Une claque en plein visage ?

Trump peut arriver à parfaire sa politique « America First » à tout prix mais il doit aussi se préparer aux réponses de l’UE, du Canada, du Mexique et aussi de la Chine. Il ne faut pas trop compter sur une réaction violente de l’Allemagne qui soit couronnée de succès car la stratégie commerciale de Trump est véritablement enfermée dans une tête en béton à l’abri des gifles politiques même bien méritées.

Commentaire. L’année 2020 pourrait constituer une opportunité pour que les pays européens renforcent leur solidarité pour contrer les décisions américaines d’hégémonie commerciale. Pour réagir contre Trump qui va devoir faire face aux élections présidentielles il faut que les Européens adoptent la même attitude que Trump, celle d’un adolescent dans la cour d’une école du Bronx, quartier new-yorkais d’où est issu Donald Trump : l’intimidation, et si ce n’est pas suffisant l’agressivité. Il en va de l’avenir économique de l’Allemagne confrontée aux barrières douanières mises en place contre les automobiles made in Germany, mais il en va aussi de l’avenir économique de la France. Malheureusement pour la France la politique ultra-atlantiste du Président français pourrait bloquer toute tentative allemande pour resserrer les membres de l’UE afin de se renforcer contre cette hégémonie américaine qui, avec l’extraterritorialité de son système juridique, est devenue insupportable. Enfin un autre paramètre pourrait brouiller les cartes : confronté à une nouvelle campagne électorale, Trump ne peut pas se permettre de passer pour un « pro-russe » en laissant le projet Nordstream2 se terminer sans réagir. La balle est donc dans le camp européen et à n’en pas douter la Chancelière allemande fera tout ce qui est en son pouvoir pour que ce projet aboutisse afin de pouvoir valoriser les investissements gigantesques réalisés dans les énergie éoliennes en y adjoignant des centrales électriques avec des turbines à gaz … gaz provenant à bas coût de Russie. S’il n’apparaît aucune solidarité entre les pays de l’UE afin de contrer l’hégémonie commerciale américaine, une véritable attitude voyous, alors l’Allemagne fera cavalier seul et s’affirmera comme leader de facto de l’Europe, ce qui pourrait signifier la désagrégation progressive de l’Union Européenne, CQFD.

L’avenir des voitures électriques ? Un leurre futile et coûteux

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Le Professeur Jörg Wellnitz de l’Université technique d’Ingolstadt a fermement pris position contre le développement des voitures électriques en considérant qu’il s’agit d’un « rêve futile », avis partagé par de nombreux autres spécialistes. Wellnitz a ainsi déclaré que « la mutation sans compromission possible vers les véhicules électriques est aussi stupide que d’affirmer qu’elle aurait un quelconque effet discernable sur le climat de la Terre« . Avec de telles déclarations le Professeur de génie mécanique a marché sur les pieds de beaucoup de gens. La « e-mobilité », entendez les voitures électriques, est devenue une question de foi : « ou bien les peuples croient au diable CO2, destructeur du climat, ou bien ils n’y croient pas« .

Transition énergétique : d’énormes coûts pour un bénéfice nul

Le climatologue danois Björn Lomborg, observant à quel point l’Allemagne s’est lancée dans l’énergie verte tête baissée, n’a pu que regretter ce gigantesque gâchis, ajoutant que si l’Allemagne dépense encore 43 milliards d’euros pour réduire les émissions de CO2, il en résultera un effet sur le réchauffement global à peine égal à 0,01 degrés.

Suicide industriel de l’Allemagne

Pour Wellnitz les objectifs ambitieux de développement des voitures électriques aboutira à une chute des ventes des fabricants de voitures à combustion interne, et, certain que cet objectif ne pourra pas fonctionner, il conduira au suicide économique de l’Allemagne et aussi à une catastrophe climatique. Il faut proposer aux consommateurs ce qu’ils veulent, des voitures avec des moteurs diesel efficaces et propres, s’appuyant sur le fait que seulement 8 % des émissions de CO2 sont le fait des voitures automobiles.

Il est trop facile de « politiser » le CO2

Pour cet expert le CO2 n’est pas un gaz « tueur du climat » mais un gaz vital, un gaz très aisément politisable : « il est facile d’insister sur ce point, tout le monde comprend ce que cela signifie et on peut en mesurer les effets immédiatement, du moins c’est ce que tout monde croit. Pourtant des études récentes ont montré que si la teneur en CO2 dans l’atmosphère doublait, ce qui est peu probable, le réchauffement global qui en résulterait ne serait que de 0,4 degrés« . Et d’ajouter que « s’il y a un effet de serre il est là depuis longtemps. D’autres gaz comme le méthane, les oxydes d’azote et les CFCs sont beaucoup plus nocifs pour le climat, mais on s’est focalisé sur le CO2 pour diaboliser les voitures à combustion interne« .

Nous devons renoncer à notre cher confort

Le Professeur de génie mécanique affirme également qu’une Europe « climatiquement neutre » est impossible tant que nous faisons fabriquer nos produits par la Chine ou l’Inde et également tant que nous ne changeons pas nos habitudes de consommation, habitudes qui doivent être modifiées radicalement si nous voulons atteindre cette neutralité carbone. En langage clair cela signifie que nous devrons renoncer massivement à notre cher confort. Wellnitz réagit aussi avec une certaine incompréhension sur le fait que des « ambassadeurs climatiques de 15 ans » qui ne savent même pas ce que signifie CO2 encouragent leurs parents à aller planter des arbres dans la joie avec leurs gros SUVs (SUV = Sport and Utilitarian vehicule).

Commerce moyenâgeux des indulgences

Wellnitz rappelle que le commerce du CO2 (certificats ou droits à émettre du CO2) est devenu une question de foi qui ressemble étrangement au commerce des indulgences au Moyen-Age. Pour lui il est plus logique de se préparer à un réchauffement climatique de 2 degrés et que la pénurie d’eau (voir note en fin de billet) deviendra un problème majeur pour les décennies à venir, problème qui est beaucoup plus difficile à résoudre que celui des combustibles fossiles.

Ça ne pourra jamais marcher

L’Allemagne sacrifie sont haut niveau de compétence en conception des moteurs pour un avenir électrique, qui selon le Professeur Wellnitz, ne fonctionnera jamais.

Source : Ingolstadt-today.de via le blog de Pierre Gosselin (notrickszone.com). Illustration Ingolstadt-today.de

Note. Contrairement aux idées reçues le réchauffement du climat ne conduira pas à des sécheresses catastrophiques mais au contraire à un accroissement des précipitations en raison d’une plus importante évaporation des océans. Ceci a été clairement démontré en étudiant les chroniques du Moyen-Age relatives à la production agricole en Europe au cours de l’optimum climatique médiéval alors que les températures moyennes étaient de plus de 1,5 degrés supérieures à celles de ces 20 dernières années. A contrario un refroidissement du climat tel qu’il est annoncé par de nombreux géophysiciens provoquera des épisodes de sécheresse prolongée puisque l’évaporation des océans diminuera. Ceci a été également démontré clairement avec l’étude des paléoclimats.

L’évolution de la population mondiale : l’exemple du Japon

Faisons naturellement abstraction ici des délires eugénistes des mondialistes qui veulent mettre en place un système mondial coercitif de contrôle des naissances pour réduire à terme la population dans le monde sous le prétexte fallacieux qu’il est urgent de sauver le climat. Il suffit de considérer les exemples du Japon, de l’Italie ou encore de l’Allemagne pour se faire une idée de l’évolution de la population en une génération, c’est-à-dire 30 ans, à l’horizon 2050. Cette date a été considérée comme celle de tous les dangers si tous les pays du monde ne s’unissent pas pour sauver le climat car, au delà nous grillerons tous comme des toasts. Il faut raison garder pour deux raisons.

1. Personne ne sait dans quel sens évoluera le climat. Les géophysiciens prévoient un refroidissement généralisé déjà initié depuis quelques années, en dépit de ce qu’affirme la propagande, qui durera jusqu’en l’an 2100 en raison d’un effondrement de l’activité magnétique du Soleil alors que l’IPCC tente de faire admettre à l’opinion qu’au contraire la température moyenne augmentera de 2 à 5 degrés sans toutefois que les modèles utilisés pour une telle prédiction par cette institution soient capables de remonter dans le temps. C’est la raison pour laquelle on peut sérieusement douter de la pertinence de ces modèles. Il n’y a donc aucune raison de se préoccuper de l’évolution de la population mondiale en prétextant que le climat se dégrade parce qu’il y trop de bipèdes sur la planète.

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2. Pour les deux pays les plus peuplés du monde la population va s’effondrer et ils vont suivre l’exemple du Japon qui perd actuellement plus de 500000 habitants chaque année. La Chine a profondément modifié l’équilibre démographique naturel en introduisant au cours des années 1970 la politique de l’enfant unique. Cette politique combinée avec un « embourgeoisement » de la population a accéléré le déclin de l’accroissement de la population qui n’est plus aujourd’hui, malgré la réintroduction d’une politique de 2 enfants par famille en 2016, que de 0,3 % par an. La population chinoise va donc commencer à décliner au milieu de la prochaine décennie tout en vieillissant très rapidement. La Chine en est actuellement dans la situation que connut le Japon dans les années 1980.

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La situation de l’Inde est différente. Pendant de nombreuses années le gouvernement central de New-Delhi a négligé de prendre des mesures pour réduire l’accroissement de sa population. Les citoyens ont pris eux-mêmes une mesure beaucoup plus efficace justifiée par la tradition des mariages. En Inde le mariage d’une fille représente une dépense tellement élevée que de nombreux couples ne peuvent pas l’assumer. L’arrivée de l’échographie dans les dispensaires a fait le reste : l’avortement sélectif est tellement répandu qu’aujourd’hui il y a en Inde un profond déséquilibre entre le nombre de femmes nubiles et le nombre d’hommes en âge de se marier. Le rapport est en moyenne de 100 femmes pour 120 hommes. Si le taux de fertilité total de l’Inde est toujours de 2,4 les conséquences de ce déséquilibre seront dans un proche avenir tout aussi dramatiques que celles de la politique de l’enfant unique en Chine. L’élévation du niveau de vie moyen des Indiens conduira également aux mêmes conséquences qu’au Japon et en Chine : une baisse de la fécondité et par conséquent une décroissance progressive de la population au tournant des années 2030. Chaque fois que les gouvernements ou les particuliers – dans le cas de l’Inde – tentent de modifier les lois naturelle de la démographie ils favorisent une catastrophe apparaissant lors de la génération suivante et cette catastrophe ne peut plus être jugulée dans le cas de la Chine.

3. Le cas de l’Europe est exemplaire car il n’y a plus de pays où le taux de fécondité soit supérieur à 2,1 enfant par femme féconde. L’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la France (qui n’est plus une exception) et les pays baltes vont assister à un vieillissement de leur population encore plus rapidement que ce que le Japon a connu depuis le début des années 1990. En 2030 la moitié de la population allemande aura plus de 65 ans et ce simple chiffre signifie que le modèle économique allemand s’effondrera, accélérant par voie de conséquence la chute de la natalité. Cette évolution atteindra l’ensemble des pays européens avec quelques années d’écart entre eux. En effet, envisager d’avoir des enfants qui seront confrontés à des conditions de vie difficiles plus tard constituera un argument très dissuasif.

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Si on analyse le graphique provenant d’une étude de la CIA (voir aussi le tableau : https://www.cia.gov/library/publications/resources/the-world-factbook/fields/356rank.html ) 100 pays sur 224, incluant de nombreuses dépendances ultra-marines de divers pays, ont un taux de fécondité supérieur à 2,1 et sur le continent africain seul le Maroc présente un taux de natalité inférieur à ce chiffre. L’alphabétisation et l’amélioration des conditions de vie quotidienne ne peuvent être que les seuls instruments pour que progressivement, peut-être en une génération si on reste optimiste, les taux de natalité diminuent et atteignent le seuil de 2,1 enfant par femme. On se retrouve donc vers 2050, décennie de tous les dangers mais beaucoup d’entre nous seront morts depuis longtemps …

L’Allemagne au bord du gouffre, l’Europe menacée de toutes parts

L’hebdomadaire en ligne allemand Focus écrit que l’Allemagne est en train de devenir le « malade économique européen » en majeure partie à cause des prix élevés de l’énergie et du radicalisme environnemental. L’hebdomadaire explique la baisse de la production industrielle allemande, citant des chiffres provenant des secteurs de l’automobile, de la chimie et de la pharmacie, qui ont tous besoin de grandes quantités d’énergie.

La production industrielle allemande est en chute libre.

La production économique allemande, au bord de la récession, ralentit nettement depuis le début de l’année 2018 et se situe maintenant sous la moyenne européenne. Focus cite un graphique de Commerzbank Research qui montre la moyenne mobile sur 3 mois de la production industrielle allemande, l’indice 100 datant de 2015 :

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Prix élevés de l’énergie, environnementalisme hostile.

Focus mentionne que les atouts de l’Allemagne en tant que pays favorable à l’industrie se dégradent et qu’elle fait tout pour délocaliser ses productions non conformes aux réglementations de protection de l’environnement au-delà de ses frontières. Focus note aussi que les entreprises allemandes paient lourdement les prix de l’électricité les plus élevés d’Europe et ce paramètre pèse considérablement sur l’industrie chimique en particulier.

Sous l’attaque de l’environnementalisme radical.

Au cours d’une campagne récente et concertée menée par des groupes de défense de l’environnement l’Allemagne a été vivement attaquée pour ne pas prendre au sérieux la lutte contre le changement climatique et pour ne pas prendre des mesures rapides pour transformer son approvisionnement en énergie en approvisionnement écologique. Maintenant la pression de la part de ces groupes radicaux (Fridays for Future et Extinction-Rebellion) s’oriente contre les moteurs à combustion interne et contre ce qui reste des centrales nucléaires allemandes en réclamant aussi la sortie du charbon. Les analystes de Commerzbank insistent pourtant sur le fait que de telles revendications ne feront qu’augmenter encore plus le prix de l’électricité ce qui rendra le pays encore moins attractif pour l’industrie.

Ces même écologistes ont fait pression sur le gouvernement allemand pour rendre encore plus dures les régulations sur les émissions de gaz à effet de serre et de polluants – par exemple les produits azotés tels que les nitrates – par l’agriculture. Comme aux Pays-Bas, en Espagne, en Belgique et en France les agriculteurs ont bloqué de nombreuses grandes voies de circulation automobile et invité les ministres fédéraux Klöckner et Schulze à discuter avec eux des plans en matière d’agriculture et de lutte contre le changement climatique afin qu’ils puissent s’exprimer, il en va de leur survie.

Les troubles et les manifestations populaires se répandent dans de nombreux pays européens. Pour aggraver la situation la Grande-Bretagne pourrait quitter l’Europe sans accord tandis que des millions de réfugiés attendent d’entrer massivement en Europe depuis le Moyen-Orient, la Turquie et l’Afrique du nord. La situation des camps de réfugiés en Grèce et en Italie est devenue intenable et ne pourra conduire qu’à des déferlements de réfugiés dans toute l’Union européenne.

La dernière chose dont l’Europe a besoin aujourd’hui ce sont ces politiques énergétiques insensées, destructrices de l’industrie et de l’emploi. Une période économiquement difficile, une précarité énergétique et des millions de réfugiés : voilà les paramètres conduisant à une situation extrêmement explosive en Europe. Le moment est venu pour les dirigeants européens de se calmer et d’admettre que leurs politiques environnementalistes ne sont qu’un rêve naïf et destructeur.

Adapté d’un billet de Pierre Gosselin (notrickszone.com)

Note. Une interview très récente du journaliste Pierre Jovanovic indique clairement l’état alarmant de l’industrie automobile allemande. Voici quelques chiffres. Fabricants de pneus allemands. Good Year + Michelin Allemagne + Continental Allemagne : 3900 licenciements. Mercedes : 10000 licenciements en préparation, Ford Allemagne, 6 usines fermées : 12000 licenciements, VW : 7000 licenciements en 2018 + 3000 prévus avant la fin de l’année 2019. Robots Kuka + Fujitsu : 1850 licenciements, BMW : 4000 licenciements, Audi : 10000 licenciements à l’étude, etc. Jovanovic ajoute que l’économie allemande plonge et que dans quelques mois ce seront les économies française, italienne et espagnole qui suivront. Rien de réjouissant.

Dernière minute. Selon ZeroHedge la Bundesbank vient d’acheter 90000 onces d’or sur les marchés internationaux, une première depuis 21 ans. C’est très peu par rapport aux achats chinois ou russes mais il faut agréger cette information avec celles provenant d’autres canaux d’information. Il faut reconnaître que la situation de l’Allemagne n’est pas encore désespérée mais tout de même très inquiétante : merci aux mouvements écologistes allemands !

L’Allemagne et le Japon font la course pour savoir qui dénucléarisera son pays le premier.

Ce titre serait complet si on ajoutait aussi la France dont les décideurs ont arrêté leur agenda : fermer la centrale de Fessenheim et 18 autres « vieux » réacteurs pour les remplacer par des moulins à vent.

Le gouvernement japonais a récemment annoncé que les 7 autres réacteurs nucléaires du site de Daiichi (Préfecture de Fukushima) touché par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 ne seraient jamais remis en exploitation. Cette décision ramènera le nombre total de réacteurs nucléaires à 33 contre 54 en 2011 dont seulement 7 sont actuellement en fonctionnement et raccordés au réseau et 2 autres en cours de démarrage. Contrairement aux idées reçues ce n’est pas une bonne nouvelle car depuis le tsunami de 2011, qui a coûté la vie à 18000 civils, l’opinion populaire confond cet évènement avec « la crise nucléaire » au Japon. La peur du nucléaire a ensuite envahi les esprits dans le monde entier entrainant une attaque de cette forme d’énergie non carbonée d’une telle ampleur que jamais un quelconque mouvement écologiste anti-nucléaire comme Greenpeace aurait pu organiser à cette échelle planétaire.

Le Japon est devenu la troisième économie mondiale en raison de son engagement en faveur du progrès scientifique et technologique et de son adoption précoce de l’énergie nucléaire mais a perdu depuis 2011 une grande partie de son auto-suffisance énergétique alors que plus de 25 % de son électricité provenait du nucléaire. La part du nucléaire est tombée aujourd’hui à 3 %. Depuis cet abandon du nucléaire en grande partie en raison de la réticence des populations le Japon a été contraint d’augmenter massivement ses importations de pétrole, de gaz naturel et de charbon en important 9 millions de barils par jour (équivalent pétrole) et en construisant à la hâte 45 nouvelles centrales électriques au charbon. Cette dépendance a non seulement été soumise aux marchés spéculatifs mais également à la stabilité incertaine de la production pétrolière au Moyen-Orient.

En raison de l’hystérie provoquée par l’accident de Fukushima l’Allemagne n’a pas tardé à suivre la vague de peur et a déclaré que sa sortie complète du nucléaire d’ici 2022 l’amènerait à augmenter considérablement ses importations de combustibles fossiles en provenance de Russie et des USA mais également des Pays-Bas et également, ironiquement, l’importation d’électricité depuis la France dont la production électrique provient à plus de 70 % de l’énergie nucléaire. En 2022 l’Allemagne aura perdu 11 % de sa capacité de production d’électricité, soit 22 GW.

Le fait est qu’à ce jour pas un seul décès n’a été imputé aux radiations. Une fusion des coeurs de deux réacteurs a été provoquée par le non respect de normes de sécurité par la société TEPCO qui n’a pas installé les groupes électrogènes à l’abri d’un éventuel tsunami alors que ces derniers auraient pu alimenter les pompes primaires de refroidissement afin d’éviter ce désastre une fois que l’alimentation électrique a immédiatement été perdue après le tsunami. Quant au nombre de morts attribués à tort à la catastrophe nucléaire elle-même, ils sont à déplorer auprès des « réfugiés nucléaires », c’est-à-dire les 160000 personnes déplacées des zones contaminées par les explosions (feux d’hydrogène avec émissions de matières radioactives). Certaines villes et villages sont encore abandonnés en raison des niveaux de radiations essentiellement provoquées par les retombées de césium-137, émetteur gamma de demi-vie égale à 30 ans. Cependant, après des tests approfondis de grande envergure, l’OMS a découvert que les niveaux de radiation dans les agglomérations des personnes évacuées étaient indétectables, ce qui, pourtant, n’a pas vraiment contribué à inverser les craintes profondément ancrées au sein de la société japonaise.

Les effets positifs des rayonnements de faible dose.

Pour établir une comparaison tous les essais nucléaires aériens menés au cours des années 1950-1960 ont déversé dans l’atmosphère et les océans plus de 100 fois plus de déchets radioactifs que ceux rejetés par l’accident de Fukushima-Daiichi. Dans l’Etat de l’Utah les radiations au cours des années 1950 étaient bien bien plus de 100 fois supérieures au pires moments de la catastrophe japonaise en raison des tests nucléaires. Pourtant cet Etat américain connaît le taux de cancers le plus bas de tous les Etats américains depuis plus de 60 ans. Il convient également de noter que les scientifiques qui ont étudié les survivants des bombardements de Hiroshima et de Nagasaki ont été surpris de découvrir parmi ces survivants une durée de vie anormalement longue et des taux de cancers faibles.

Aujourd’hui, quant à la radioactivité décelée dans les poissons dont le thon et les fruits de mer japonais, les niveaux de radiation sont bien en dessous des limites de 1200 Becquerels fixés par la FDA américaine, inférieurs dans tous les cas à la radioactivité contenue dans une banane ou celle qu’un voyageur subit dans un avion. Croyez-le ou non mais une banane, riche en potassium, est radioactive et émet des rayonnements beta-moins et gamma et pourtant la banane est considérée comme excellente pour la santé (cf. les billets des 11 et 24 août 2013 sur ce blog). Ce rayonnement radioactif est considéré comme un « rayonnement de faible dose » que l’on retrouve dans toutes les formes de vie sur la Terre.

L’erreur de la décarbonisation.

Pour ceux qui, comme en Allemagne, au Japon mais aussi en France célèbrent que la sortie du nucléaire offre une opportunité unique d’adopter les énergies solaire et éolienne, une triste claque s’est produite. La réalité est que les coûts de l’énergie ont non seulement augmenté en flèche (et vont continuer à augmenter) partout où des sources d’énergie « verte » ont été installées mais les déchets toxiques … et radioactifs ! générés par la production de cellules photovoltaïques et d’éoliennes dépassent de loin toutes les productions du réacteur nucléaire le plus sale. En 2017 le Ministère japonais de l’environnement a averti qu’en 2040 le Japon accumulerait plus de 800000 tonnes de déchets de panneaux solaires sans qu’il y ait une solution pour les éliminer. Les panneaux solaires ont une espérance de vie de 25 ans après quoi leur élimination devient presque impossible car ils contiennent des métaux lourds toxiques ou cancérigènes comme le cadmium, les mêmes que ceux trouvés dans les ordinateurs et les téléphones portables.

En réfutant la définition même de l’ « énergie renouvelable » les éoliennes, aussi hautes qu’un Boeing 747 est long, sont incapables de produire de l’électricité avec une densité d’énergie suffisante pour fondre et laminer de l’acier, ce matériau nécessaire à la fabrication du mât de l’éolienne. C’est la raison pour laquelle le célèbre programme allemand de réduction des émissions de carbone a abouti en moins de dix ans à un échec total : pas de réduction des émissions de carbone, flambée des prix de l’électricité et destruction massive des écosystèmes. Le groupe de réflexion Frontier Center a récemment commenté la débâcle énergétique allemande en ces termes :

« La construction des fermes solaires et éoliennes a déjà dévasté massivement les biotopes, les terres agricoles, les forêts anciennes et les villages historiques de l’Allemagne. Aujourd’hui le nord de l’Allemagne ressemble à un énorme parc éolien et si vous multipliez par 10 ou 15 la capacité éolienne actuelle un éolienne de 200 mètres de haut devra être installée tous les 1,5 kilomètres partout, dans tout le pays, dans les villes, sur les terres, les montagnes et dans l’eau« .

La radioactivité est naturelle !

L’idée que les radiations sont mortelles a été répandue par un lobby malthusien qui a promu la notion absurde que toutes les doses de radioactivité sont mortelles selon la théorie du modèle linéaire sans seuil (LNT, Linear No-Threshold model) adopté comme standard en médecine en 1959. Cette hypothèse stipule sans apporter de preuves que si une forte dose de radiations vous tue 100 % du temps, une fraction de cette dose vous tuera une fraction du temps … ce qui revient à affirmer selon ce modèle que si vous buvez 100 litres d’eau cela vous tuera 100 % du temps – ce qui est exact – et que boire un litre d’eau vous tuera 1 % du temps ! Nicolas Fisher, expert nucléaire à la Stony Brook University de New-York, a réagi à cette peur infondée en rappelant à ses lecteurs que  » nous vivons sur une planète radioactive dans un univers radioactif. Toute la vie depuis son apparition sur Terre a évolué en présence de radioactivité naturelle « . Sans ce rayonnement naturel émis par les étoiles, les supernova, le sol de la Terre, et les rayons cosmiques …, nos fonctions cellulaires s’effondreraient et nous tomberions malades. Ce n’est pas une affirmation à la légère : elle a été démontrée en isolant des rats de toute radiation ambiante y compris celle présente dans leur nourriture. Ils sont devenus malades. Depuis des générations des personnes souffrant d’arthrite et même de cancers se soumettent à des bains dans des eaux minérales radioactives comme en Ukraine ou en séjournant sur les plages de sable noir radioactif au nord-est du Brésil. Ceci prouve bien que les radiations à faible dose sont bénéfiques pour la vie. Une étude réalisée en 2010 concernant 250000 travailleurs du secteur du nucléaire a montré que le taux de mortalité par cancer était significativement inférieur à celui de groupes témoins.

La peur de la radioactivité

La peur des radiations et par conséquent de l’énergie nucléaire est une fraude mise en avant par un lobby malthusien qui a pour objectif de démanteler les Etats-nations souverains en contraignant ses victimes à détruire le propre fondement de leur existence. Il s’agit de la concrétisation de la politique de la Commission Trilatérale annoncée par le Président de la réserve fédérale américaine, Paul Volker, qui, reprenant les principes du Club de Rome, préconisait une « désintégration contrôlée » de la civilisation industrielle dès 1978. Maurice Strong a appliqué ce programme pour démanteler l’industrie électro-nucléaire canadienne dans les années 1990 tout en prêchant l’effondrement de la civilisation industrielle. C’est cette politique qui est coeur du « Green New Deal » répandue par les banquiers londoniens dont en tête Mark Carney (d’origine canadienne) appuyés par le Prince Charles, Président honoraire de Greenpeace. Cette politique porte un autre nom : la dépopulation. C’est ce programe qu’ont rejeté la Russie et la Chine avec la mise en place de l’initiative « Belt and Road ». La Chine a d’ors et déjà planifié le triplement de son parc nucléaire d’ici 2032 pour alimenter son vaste programme de croissance. L’ambitieux programme nucléaire russe fait écho aux récentes déclaration du Président Poutine contestant l’ordre libéral malthusien occidental. Toute nation engagée dans un programme de développement, à élever le niveau de vie de ses citoyens et à promouvoir la productivité et la richesse de son peuple ne peut tolérer, ne serait-ce qu’une minute, ni un plan de décarbonisation de son économie ni un plan de dénucléarisation de celle-ci.

Note. La « Commission Trilatérale » fut créée en 1973 par son premier président David Rockfeller III. Elle accueillit très vite comme conseiller Zbigniew Brzezinski. Un grand nombre des membres de la Trilatérale étaient également membres du Club de Bilderberg. Si le Japon fit aussi partie de la Trilatérale c’est parce que cet organisme s’inspira du « modèle japonais » d’après-guerre qui réussit à passer d’un système encore semi-féodal à une économie scientifico-indutrielle très avancée en quelques années. Maurice Strong, industriel d’origine canadienne, fut l’initiateur de la mise en place de l’IPCC avec l’appui de la Trilatérale et de la Fondation Rockfeller. Si vous voulez tout savoir sur Maurice Strong voici un lien décoiffant : https://www.alterinfo.net/Mort-de-Maurice-Strong-l-escroc-du-rechauffement-climatique-anthropique_a119354.html

Traduction d’un article de Matthew Ehret paru sur le site Strategic Culture (strategic-culture.org). Pas de billet dimanche 6 octobre

Climat. L’Allemagne mais aussi toute l’Union Européenne au bord du gouffre

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Madame Ursula Von der Leyen a persisté et signé (pas encore) le programme contraignant du Green European New Deal. La nouvelle présidente de la Commission européenne est allemande. Pourtant elle semble ignorer le résultat d’une enquête très sérieuse émanant de l’Union allemande des Académies des Sciences et des Humanités et d’autres organismes scientifiques parue en novembre 2017. Cette étude démontre clairement quel sera le fardeau financier pour chaque foyer fiscal ou individu pour atteindre l’objectif de réduction de 50 % des émissions de carbone. Jusqu’en 2035 il en coûtera à chaque foyer fiscal la somme de 1050 euros par mois pour atteindre cet objectif. Vous avez bien lu, par mois, il n’y a pas d’erreur. Ces impôts et taxes collectés auprès des citoyens devront en effet être suffisants pour collecter au moins 6100 milliards d’euros ( entre 4600 et 7600 selon l’étude) soit plus de deux fois le produit intérieur brut actuel de l’Allemagne.

Entre 2035 et 2050, l’autre étape du programme devant aboutir à une « neutralité carbone » – nul ne sait ce que cela signifie – verra la charge fiscale des ménages augmenter encore de 320 euros pour atteindre un total de 1370 euros mensuels. Il est difficile de croire que Madame Von der Leyen ignore le contenu de ce rapport. Elle prépare donc le suicide de l’Union européenne sur l’autel de l’Eglise de Scientologie Climatique. Transposons ces projections à la France en considérant un PIB de 2300 milliards d’euros et en oubliant la charge de la dette et le déficit commercial chronique, ce qui rendra de fait toute initiative relative à la « décarbonation » de la France très délicate. En effet, entre 2020 et 2035 la France devra donc, selon ces projections émanant non pas de visionnaires mais de spécialistes, consacrer 4600 milliards d’euros (deux fois son PIB en suivant l’étude allemande) pour atteindre 50 % de réduction de ses émissions de carbone se répartissant essentiellement dans les transports, le chauffage domestique et l’industrie. Sans pénaliser l’industrie, ce qu’évite de faire l’Allemagne depuis déjà une décennie avec des prix de l’électricité très avantageux pour les industriels, il faudra répartir ces 4600 milliards sur les 38 millions de foyers fiscaux (2017) pendant 15 ans. Chaque mois les contribuables français devront payer 672 euros de « taxe green new deal » pour satisfaire les délires d’Ursula Von der Leyen. Cet impôt passera ensuite de 672 à 877 euros par mois jusqu’en 2050. Et après ? … on verra.

Comme les énergies dites renouvelables sont toutes aléatoires, y compris les panneaux photovoltaïques, il faudra, pour décarboner les transports et le chauffage domestique, construire encore plus de centrales nucléaires : ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est l’IPCC ! La France avec EDF (qu’Emmanuel Macron veut fragiliser en privatisant les ouvrages hydroélectriques) était le leader mondial de la technologie du nucléaire civil. Ce pays devra donc s’activer sérieusement pour retrouver cette position de leader car il serait absurde, après avoir cédé les turbines vapeur Arabelle à General Electric, que ce soient les Chinois qui construisent les futures centrales nucléaires françaises équipées de turbines américaines. Le mouvement est déjà lancé en Grande-Bretagne sur le site de Hinkley Point C avec une ingénierie franco-chinoise et des turbines Arabelle … américaines.

Chers contribuables de tous les pays européens préparez-vous à être mis à contribution très lourdement dans les prochaines années. Et pendant ce temps-là la jeunesse insouciante manifeste pour sauver le climat plutôt que d’aller à l’école (illustration : sous les pins de Rome).

Source : http://www.tichyseinblick.de avec une traduction de P. Gosselin sur son site notrickszone.com

Climat : la psychose collective allemande

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L’Allemagne perdrait-elle son sang-froid ? Ce pays a déjà par le passé démontré son aptitude à dériver vers des extrémismes dont le dernier en date fut particulièrement détestable. Se débattant dans une crise économique dévastatrice le peuple allemand accepta cette dérive vers une politique extrême. Il n’y a pas, en effet, de demi-mesure possible dans ce pays et à terme tout pourrait basculer à nouveau. L’économie allemande est en train de plonger tête première dans la récession et cette fois-ci ce ne sont pas des éléments externes qui la provoquent comme ce fut le cas avec la crise de 1929 et l’élection d’Hitler en 1933, mais le choix insensé d’une politique énergétique « post-Fukushima » approuvée pour de basses visées électoralistes par la Chancelière elle-même en s’alliant au parti des Verts. La décision de cesser toute production électrique d’origine nucléaire et d’opter pour le tout renouvelable a conduit le pays vers une augmentation considérable de ses émissions de CO2 ainsi que du prix du kWh. Il s’agit d’une totale aberration qui a pourtant satisfait les écologistes jusqu’à la structuration du mouvement « Vendredis pour l’Avenir » (FFF, Fridays For Future).

Les revendications de ce mouvement soutenu par le puissant parti Vert sont claires : plus de voitures, moins d’industrie, plus de viande, plus de plastiques, etc … C’est le suicide programmé de l’ensemble de l’économie allemande qui est revendiqué par ce mouvement. En effet les piliers de l’économie allemande sont son industrie automobile et son tissu industriel très dense constitué de moyennes entreprises la plupart tournées vers l’exportation. La Chancelière Merkel a donc cédé au mouvement FFF et au parti vert en promettant une taxation sévère des carburants pour les automobiles, 10 millions de voitures électriques à l’horizon 2030 accompagné d’un réseau de un million de bornes de rechargement, une taxe sur les transports aériens, des tickets de train moins chers et encore plus de moulins à vent et de panneaux solaires.

La récession économique qui se profile tant en Europe qu’en Asie a déjà profondément affecté l’industrie automobile, la colonne vertébrale de l’économie allemande, à tel point que certains équipementiers auto n’ont pas pu payer leurs employés à la fin du mois d’août car ils font face à des pertes financières importantes avec des carnets de commande désespérément vides. Le puissant syndicat IG Metall n’a pas caché son inquiétude.

Des sondages d’opinion récents ont montré clairement que la majorité des Allemands sont prêts à faire des sacrifices pour « sauver le climat » : plus de souffrance, plus de pauvreté, plus d’austérité et de privations pour sauver la planète de la fournaise. Et les sceptiques (dont je fais partie) sont traités d’ennemis de l’environnement et de négationnistes qui doivent être punis.

L’Allemagne s’achemine donc vers un crise économique qui risque bien d’être profonde et durable, du jamais vu depuis la fin de la seconde guerre mondiale, une crise entrainant la résurgence des extrémismes les plus exécrables. Et pendant ce temps-là la Chine, l’Inde, la Russie et d’autres pays comme l’Indonésie, le Nigéria ou encore le Brésil se frotteront les mains. Allez demander à un Brésilien, un Indien ou un Nigérian ce qu’il pense du réchauffement du climat : ils s’en moquent tous car ils ont d’autres préoccupations beaucoup plus urgentes. Pour tous les Européens un effondrement de l’économie allemande signera la fin de l’Union européenne.

L’Allemande Ursula von der Leyen a affirmé il y a quelques jours ceci : « Je veux que le Green Deal européen devienne la marque de fabrique de l’Europe. Notre engagement, visant à devenir le premier continent neutre en carbone, est au coeur de la nouvelle Commission« . Ça ne pourra que mal se terminer comme a coûtume de le rappeler H16 à la fin de ses billets …

Inspiré d’un article de P. Gosselin paru sur son site Notrickszone.com, illustration notrickszone.com