L’Allemagne et la « transition énergétique »

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Lors de la dernière réunion des chefs d’Etat de l’Union européenne, outre le sujet du Brexit il y avait aussi sur la table le dossier « climat ». Le sujet n’a été abordé que très brièvement car la Chancelière de l’Allemagne, l’économie la plus puissante de l’Europe, a tout simplement déclaré qu’il serait impossible de tenir ses engagements de réduction des émissions de CO2 ni en 2020, ni en 2030, ni en 2050. Malgré les sommes pharaoniques déjà investies dans les énergies intermittentes – jusqu’en 2015 déjà plus de 200 milliards d’euros – l’Allemagne n’a pas réussi à réduire ses émissions de CO2. La transition énergétique allemande (Energiewende) n’a pas atteint ses objectifs et pour Madame Merkel il n’est plus approprié de gaspiller de l’argent dans ce domaine. Le doublement ou le triplement du nombre d’éoliennes sur le sol allemand n’y feront rien. Les énergies intermittentes ne sont tout simplement pas adaptées à une économie moderne et dynamique comme celle de l’Allemagne. L’instabilité du réseau électrique va croissant tant au niveau de l’offre – la production – que de la qualité de l’énergie injectée sur le réseau, c’est-à-dire les problèmes quasiment insolubles de fréquence. En effet pour maintenir la stabilité globale du réseau électrique européen interconnecté il faut maintenir une fréquence de 50 Hz et seules les unités de production thermique (nucléaire, charbon ou gaz) permettent d’atteindre cette stabilité.

Comme pour beaucoup d’autres pays de l’est de l’Europe la « transition énergétique » n’est plus considérée que comme un rêve, un délire surréaliste propulsé par les écologistes. Le nord de l’Allemagne ressemble maintenant à une gigantesque ferme éolienne inefficace qui a provoqué d’immenses dommages environnementaux tant pour l’habitat sauvage, hécatombe d’oiseaux migrateurs et nocturnes, chauve-souris en voie de disparition accélérée, anciennes forêts et vieux villages historiques littéralement cernés par des moulins à vent, nuisances sonores et sanitaires, tout ça pour finalement s’apercevoir que c’est un puits financier sans fond et un leurre.

Sur le papier, tel que présenté par les écologistes il faudrait un moulin à vent par km2 du territoire allemand pour atteindre une décarbonisation totale de la production électrique.

Mais deux points essentiels n’ont pas été pris en considération dans ce calcul délirant : la conversion des moteurs thermiques des véhicules automobiles en moteurs électriques, donc le rechargement massif de ces véhicules, et le stockage de l’électricité. Or, ce dernier point relève toujours de la spéculation scientifique et technique hasardeuse. Il n’existe pas de techniques de stockage de l’électricité à grande échelle – à l’échelle de l’économie allemande – aujourd’hui. Toutes les approches actuelles dans le domaine du stockage relèvent de la fiction.

Plus important encore, la transition énergétique mobilise des surfaces au sol irrémédiablement bétonnées, justement des quantités gigantesques de béton, d’acier, de cuivre, de terres rares, de lithium, de cadmium, de matériaux composites en quantités également astronomiques. Aucun de tous ces produits n’est renouvelable et aucun d’eux ne peuvent être extraits, purifiés, pour devenir ensuite de l’énergie éolienne ou solaire sans utilisation massive d’énergie fossile. C’est tout simplement ni écologique ni renouvelable. La conséquence de cette transition énergétique est financée par le peuple qui paie sous forme de taxes son coût exorbitant. La corrélation entre le prix du kWh et la capacité d’énergie intermittente installée est claire :

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L’exemple du Danemark n’a pas frappé l’esprit des partis politiques « verts » allemands, ni l’administration française Macron. Pourtant au cours d’élections dans divers pays européens les partis politiques opposés à la transition énergétique imposée par les accords de Paris (COP21) gagnent des sièges aux parlements nationaux comme lors des dernières élections régionales aux Pays-Bas qui a résulté en 13 sièges au Sénat pour le parti nationaliste climato-sceptique Forum voor Democratie. Les pays du « Club de Visegrad » ont également adopté la même position et force est de constater que l’Allemagne vient de sérieusement mettre à mal cette absurde politique écologiste de transition énergétique en se rapprochant de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque qui ont tourné le dos aux accords de Paris. Fin de l’histoire ? Peut-être bien …

Sources : blog d’Antony Watts et The Global Warming Policy Forum (thegwpf.com)

Allemagne-USA : Ça va devenir de pire en pire

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L’Allemagne s’oppose ouvertement aux exigences du Président Trump de dépenser plus pour sa participation au budget de l’OTAN. L’Ambassadeur américain à Berlin criant au scandale a provoqué des appels de plusieurs partis politiques à son expulsion.

De tous les pays européens c’est l’Allemagne qui a le plus souffert de la colère de Trump depuis son arrivée à la Maison-Blanche. En deux ans les relations bilatérales entre Washington et Berlin se sont effondrées sous le poids des attaques verbales de Trump.

Trump a reproché à l’Allemagne ses pratiques commerciales déloyales dans le cas de ses exportations lucratives d’automobiles. Trump a carrément accusé l’Allemagne de trahison dans ses relations avec la Russie en matière d’approvisionnement en gaz naturel allant jusqu’à menacer de sanctions économiques les entreprises impliquées dans le projet de gazoduc NordStream 2 sous la Mer Baltique.

L’Allemagne a vigoureusement rejeté les accusations de Trump, affirmant que son industrie automobile était un investisseur important dans la création d’emplois aux USA et que sa politique énergétique relevait de sa souveraineté dans le cadre des principes objectifs du marché.

Trump n’a cessé de reprocher à l’Allemagne de ne pas assez dépenser pour ses engagements pris avec l’OTAN estimant que la protection américaine lui était suffisante. Lors du dernier sommet de l’OTAN en 2018 Trump a demandé à la Chancelière d’augmenter le budget militaire de son pays pour atteindre l’objectif de 2 % du PIB. Pendant de nombreuses années après la fin de la guerre froide les dépenses militaires allemandes ont accusé un retard de 1 % du PIB et Trump considère que l’Allemagne, la plus grande puissance économique de l’Europe, devrait doubler son budget de la défense alors qu’il a tendance à diminuer. L’Ambassadeur US Richard Grenell a ainsi dénoncé le « refus » de l’Allemagne à respecter ses engagements vis-à-vis de l’OTAN.

Grenell est en quelque sorte le torchon rouge de Trump et ce n’est pas la première fois qu’il invective l’Allemagne en des termes qu’aurait bien pu lui dicter Trump. Grenell ne cesse de critiquer le projet NordStream 2 et les relations entre l’Allemagne et le géant chinois Huawei. Ses dernières accusations au sujet de l’OTAN ont suscité la fureur des politiciens et des médias allemands. Wolfgang Kubicki, leader adjoint du Parti Démocrate Libre, a même déclaré que « un ambassadeur n’est pas censé agir comme le porte-parole d’une puissance occupante« . Le New-York Times a relevé que cette situation était la pire que l’on puisse imaginer à moins d’un mois du 70e anniversaire de la fondation de l’Alliance atlantique, une grande fête qui aura lieu à Washington mais qui pourrait être sévèrement refroidie par l’attitude négative de l’Allemagne. Sur la trentaine de pays membres de l’OTAN seuls sept d’entre eux ont augmenté leur budget militaire pour se rapprocher de l’objectif des 2 % décidé avant l’élection de Trump et celui-ci a même menacé de retirer les États-Unis de cette organisation si les membres européens ne se pliaient pas à ses exigences financières.

L’Allemagne et les autres pays européens devraient prendre au mot le coup de bluff de Trump et lui répondre : « vas-y ! ». Car en effet la présence de troupes, de missiles (y compris nucléaires) et d’avions américains sur le sol européen ne l’est pas pour protéger les pays européens mais pour projeter l’hégémonie américaine sur ses vassaux en particulier pour qu’ils ne rétablissent pas de relations normales et naturelles avec la Russie. Les pays européens doivent protester vigoureusement contre l’augmentation des dépenses militaires qu’exige Washington de leur part car à quoi sert cette dépendance pathologique aux dépenses militaires ? À l’évidence il s’agit pour les USA de tirer parti de l’économie des pays européens pour grossir les profits des géants de l’armement américain. C’est un véritable racket adossé à l’empoisonnement des relations internationales avec la Russie et la Chine organisé dans ce seul but, afin de justifier le siphonnage de l’argent public des Européens vers les grands groupes de défense américains.

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La plus grande menace sécuritaire des pays européens est la croissance massive de la pauvreté, des inégalités et des privations selon le dernier rapport de l’OCDE. Le discours alarmiste des Américains à propos de la Russie et des autres « ennemis étrangers » est une ruse grossière pour l’utilisation abusive et obscène de l’argent public des pays européens pour engraisser le colossal complexe militaro-industriel américain qui parasite totalement la société américaine elle-même. Une contradiction hautement risible est que Trump est censé être une « marionnette russe » selon ses ennemis politiques nationaux et pourtant il fait valoir le prétexte anti-russe au nom du complexe militaro-industriel encore plus que n’importe quel autre président auparavant (voir note en fin de billet).

L’Allemagne et d’autres pays européens ont bien raison d’ignorer le diktat de Trump au sujet des dépenses de défense douteuses. L’argent serait bien mieux investi nationalement dans un développement social productif et véritablement bénéfique. On sent venir une confrontation entre l’Allemagne et les USA. L’Allemagne s’est trop longtemps laissée malmener par la « puissance occupante » américaine. Avec les humiliations insultantes de Trump cette situation n’a fait que s’aggraver. Jusqu’à quel point les Allemands peuvent-ils tolérer cet abus de pouvoir des Américains ? Et ce d’autant plus que l’opposition aux diktats américains ne fait que croître dans l’opinion publique et pas seulement en Allemagne.

Traduction d’un article de Finian Cunningham, journaliste anglais, paru sur le site informationclearinghouse.info

Illustration trouvée sur le site de Mish Shedlock : petit coup d’oeil sur le complexe militaro-industriel américain en milliards de dollars.

Note. Le rapport du procureur Mueller fait clairement mention d’aucune interférence de la part de la Russie au cours du processus des élections présidentielles américaines. L’affaire est donc close, du moins pour l’instant.

Les plus importants acteurs commerciaux à l’export : l’Allemagne en tête !

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Pour la première fois depuis des dizaines d’années les barrières douanières s’accroissent dans le monde entier. Les négociations du Brexit ont créé un environnement d’incertitude et depuis l’élection de Donald Trump des mesures pénalisantes sur les importations vers les USA d’acier et d’aluminium en provenance d’Europe, les sanctions américaines unilatéralement décidées par Washington à l’encontre de l’Iran et de la Russie ont encore aggravé ce climat d’incertitude avec également la Chine maintenant dans le collimateur de la Maison-Blanche.

Dans ce paysage économique la carte ci-dessus est instructive à plusieurs égards. Si la guerre commerciale décrétée par les USA dans le cadre du programme « America First » de Donald Trump, parmi les 10 principaux pays exportateurs dans le monde la moitié sont des pays européens. Le Japon et la Corée sont des pays de facto contrôlés par les USA – ce sont deux pays qui depuis la fin de la seconde guerre mondiale, pour le Japon, qui accueille et entretient quelques 50000 militaires américains et la Corée, truffée de bases américaines équipées d’armes de destruction massive – il est peu probable que les Américains surtaxent les produits exportés par ces deux pays vers le leur. Les gros morceaux ce sont la Chine + Hong-Kong avec 2813 milliards de dollars d’exportations vers le monde entier et le suivant sur la liste est … l’Allemagne ! On peut s’attendre à quelques frottements entre les Allemands et les Américains dans les prochains mois surtout au niveau des exportations allemandes de véhicules automobiles. Le cas de l’Allemagne a de quoi faire nerveux Donald Trump car il ne peut que constater que chaque Allemand (83 millions) produit à l’export 18000 dollars chaque année (2017) alors que la performance américaine n’est en comparaison que de 4730 dollars chaque année, quatre fois moins que l’Allemagne, et deux fois moins que la France ! Il y a carrément de quoi énerver Donald Trump. Conclusion l’Allemagne est la cible de l’occupant de la Maison-Blanche et ceci explique en partie pourquoi le gazoduc Nordstream-2 préoccupe au plus haut point les USA.

Et comme les USA, au final, contrôlent l’Europe comme ils contrôlent d’ailleurs le Japon et la Corée alors tous les coups tordus de la propagande font que par exemple le Danemark s’inquiète de la mise en place du gazoduc Nordstream-2. C’est une vraie blague !

Source : HowMuch.net

Le pari énergétique absurde et suicidaire de l’Allemagne

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Ce billet est une traduction d’un article d’Erik Kirschbaum, correspondant à Berlin du Los Angeles Times. À la suite de cette traduction je me suis permis de glisser quelques commentaires.

L’Allemagne, l’un des plus gros consommateurs de charbon du monde, fermera 76 de ses 84 centrales électriques au charbon au cours des 19 prochaines années pour être en accord avec les accords internationaux de protection du climat, selon une déclaration du gouvernement allemand datant du 26 janvier 2019. Cette annonce constitue un changement majeur pour la première économie européenne, un pays qui a été par le passé un leader dans la réduction des émissions de CO2 mais s’est retrouvé à la traîne ces dernières années et n’a pas réussi à atteindre ses objectifs de réduction de CO2. Les centrales au charbon produisent 40 % de l’électricité en légère diminution par rapport aux années précédentes. « Nous sommes arrivés à une décision historique » a déclaré Ronald Pofalla, président d’une commission gouvernementale de 28 personnes lors d’une conférence de presse à l’issue de discussions marathon pendant plus de 20 heures, le 26 janvier 2019 à six heures du matin. Ce pas en avant concluait plus de six mois de discussions houleuses : « Il n’y aura plus de centrales au charbon en 2038 » (en réalité il en restera entre 4 et 8 selon des informations plus récentes). Ce plan comprend également un investissement de 45 millions d’euros pour réhabiliter les régions productrices de charbon et il sera selon toute vraisemblance approuvé par la Chancelière Angela Merkel.

« C’est un grand moment pour la politique climatique de l’Allemagne qui redonnera à notre pays sa position de leader dans la lutte contre le changement climatique » a déclaré Claudia Kemfert, professeur d’économie énergétique au DIW de Berlin, l’institut de recherches économiques. « C’est aussi un signal fort pour le reste du monde de montrer que l’Allemagne redevient sérieuse au sujet du changement du climatique, un grand pays industriel dépendant tellement du charbon et qui a décidé de l’abandonner« . Cette décision est une suite à la précédente décision d’abandonner en totalité l’énergie nucléaire en 2022 motivée par l’accident nucléaire de Fukushima en 2011. Cette première décision avait sérieusement préoccupé les dirigeants d’entreprises car elle conduirait inévitablement à un renchérissement du prix de l’électricité et impacterait donc la compétitivité des entreprises allemandes, d’autant plus que les autres pays n’avaient pas suivi l’Allemagne dans cette décision d’abandonner le nucléaire. Jusqu’à présent 12 des 19 centrales électro-nucléaires ont été définitivement fermées.

Ces deux décisions prises à 8 ans d’intervalle signifient que l’Allemagne ne comptera que sur les énergies renouvelables en 2040 pour produire entre 65 et 80 % de son électricité. Aujourd’hui les énergies dites renouvelables représentent 41 % de la production électrique allemande ayant dépassé de peu le charbon en 2018. Par le passé les émissions de CO2 avaient chuté mais surtout en raison de l’implosion de l’Allemagne de l’Est et de son industrie très polluante. Néanmoins le pays dépend toujours du charbon pour sa production d’électricité. Les compagnies d’électricité et le patronat ont fait pression pour maintenir la production électrique à partir de charbon en particulier pour compenser la fermeture des centrales nucléaires. Directement ou indirectement il y a toujours 60000 personnes qui dépendent de l’exploitation des mines de charbon et de lignite et malgré l’abandon du charbon par l’Allemagne cette source d’énergie restera la première dans le monde encore longtemps.

La commission qui a fait cette dernière recommandation était constituée de représentants fédéraux et des régions, de représentants de l’industrie et des syndicats ainsi que de scientifiques et d’environnementalistes. Bien que s’étant considéré comme un pays leader dans le combat contre le changement climatique l’Allemagne a été contrainte d’admettre qu’elle ne pourrait pas atteindre ses objectifs de réduction des émissions de carbone en 2020 de 40 % par rapport à 1990 mais cette réduction devrait atteindre 32 % dès l’année prochaine. Comme pratiquement tous les pays du monde l’Allemagne ratifia l’accord de Paris consistant à oeuvrer afin de maintenir le réchauffement du climat bien en dessous de 2 degrés et de poursuivre les efforts pour qu’il ne dépasse pas 1,5 degrés. La planète s’est déjà réchauffée de 1 degré Celsius depuis le début de l’ère industrielle en raison de la production d’origine humaine des gaz à effet de serre. De nombreux spécialistes affirment que le monde est confronté aux conséquences de ce réchauffement : élévation du niveau des mers, ouragans plus violents et incendies de forêts.

En dépit des erreurs du passé qui avaient conduit à accuser l’Allemagne d’hypocrisie, Kemfert affirma que la décision prise à l’issue de cette réunion permettra à son pays d’atteindre l’objectif de 55 % de réduction de carbone émis par rapport à 1990 dès 2030 et de 80 % en 2050. Martin Kaiser, directeur de Greenpeace Allemagne et membre de la commission a déclaré : « C’est bien de constater que l’Allemagne a maintenant un plan pour abandonner le charbon et nous sommes en passe de devenir un pays « sans carbone » « . Il s’est aussi félicité de l’abandon de la destruction des restes de la forêt de Hambach à l’ouest de Cologne pour ouvrir une mine de lignite. Malgré cette décision des manifestants ont exprimé leur désappointement devant le Ministère de l’Industrie à Berlin au sujet de l’objectif manqué de réduction des émissions de carbone alors qu’un sondage d’opinion révélait que 73 % des Allemands sont en faveur d’une accélération de l’abandon du charbon. Les leaders de 4 régions (landers) ont été déçus par les décisions de la commission car ils n’ont pas réussi à obtenir les 68 milliards d’aide pour les compensations qu’ils réclamaient. Deux régions vont faire face à des élections difficiles et il est probable que les lands de Saxe et de Brandebourg voient l’émergence du parti d’extrême droite Alternative for Germany (AfD). Cette feuille de route sera réexaminée tous les 3 ans, selon la décision de la commission, et les dates arrêtées pour les objectifs fixés pourraient être repoussées. Ces objectifs sont considérables. Dès 2022 une capacité de 12,5 gigawatts sera arrêtée, le quart de la production électrique à partir du charbon, soit 24 centrales électriques et en 2030 seules 8 centrales devraient encore être opérationnelles pour une puissance de 17 gigaWatts.

Commentaires. Outre le fait que cet article est un pamphlet « climato-réchauffiste » – inutile d’épiloguer ici, ce sera l’objet d’un prochain billet – il révèle que, sous la pression des écologistes et le parti des Verts, emmenés par Greenpeace, l’Allemagne a tout simplement décidé de se suicider économiquement. Prendre des décisions aussi radicales alors qu’il n’existe encore aucune technologie de stockage de l’électricité fiable hormis le pompage-turbinage de l’eau qui reste très limité est absurde. L’exemple des Nouvelles-Galles du sud, de l’Australie du Sud et de l’Etat de Victoria en Australie est révélateur. Les milliers d’éoliennes installées un peu partout dans ces deux Etats n’ont pas été capables d’alimenter les conditionneurs d’air ces dernières semaines – c’est vrai et c’est caricatural – et les Australiens subissent des black-out à répétition depuis le début de l’été austral.

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Par exemple l’unité de stockage d’Elon Musk installée à Hornsdale en Australie du Sud d’une capacité de 100 MW ne peut en pointe délivrer que 129 MWh et ceci pendant une durée limitée à 80 minutes ! C’est vrai aussi et c’est tout aussi caricatural. Or les moulins à vent installés à proximité atteignent difficilement leur pleine production que 28 % du temps. Et c’est ce qui provoque les coupures intempestives car dans la réalité, pour cette seule installation, il a chroniquement manqué 657 MWh qui auraient du être injectés chaque jour sur le réseau au cours du mois de janvier 2019 afin d’assurer la stabilité de ce dernier.

La situation en Australie du Sud préfigure celle que connaîtra l’Allemagne dans peu d’années à moins de réaliser des investissements pharaoniques dans le stockage des énergies intermittentes dites « renouvelables ». L’installation de Hornsdale a coûté au contribuable australien la coquette somme de 150 millions de dollars (AUD). Combien faudra-t-il d’installations de ce type en Allemagne pour assurer un début de stabilité du réseau électrique lorsque la production électrique dépendra pour 80 % des énergies éoliennes et solaires ? Nul ne le sait. Le journaliste du LA Times s’est bien gardé de mentionner ce problème qui selon toute vraisemblance n’a pas été abordé par cette commission gouvernementale. Enfin, l’autre lubie des « Verts » est la smart-grid, le réseau intelligent comportant au pied de chaque éolienne une batterie de stockage de la taille d’un gros réfrigérateur ou alors chez chaque particulier une batterie murale de la taille d’un grand téléviseur pour la modique somme de 7800 euros, chaque consommateur particulier participant à l’élaboration de cette smart-grid. On en est loin. Entre le rêve et la réalité il y à un abysse.

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Enfin le carburant diesel ayant été banni par les mouvements écologistes il faudrait que le gouvernement allemand se pose la vraie question pour sauver son industrie automobile qui s’apprête à se reconvertir aux véhicules électriques puisque le marché du diesel va s’effondrer. Avec une production électrique majoritairement peu fiable comment les Allemands feront-ils pour recharger les batteries de leur voitures électriques fabriquées par Daimler ou Audi ? Je suggère au gouvernement allemand de bien étudier ce problême.

Source et illustration : Los Angeles Times, article d’Erik Kirschbaum du 26 janvier 2019. Autres données relatives à l’Australie : notalotofpeopleknowthat.wordpress.com

Politique. Le traité d’Aix-la-Chapelle mardi 22 janvier 2018 : un nouveau Rethondes ?

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Une autre interprétation du « rapprochement » entre la France et l’Allemagne émane du journaliste et écrivain Charles Hugh Smith qu’il a laissé sur son blog le 14 janvier 2019 dans l’hypothèse d’une fracture entre ces deux pays et le reste de l’Europe qui entrainerait la disparition de l’Union Européenne. Pour C.H. Smith c’est sur la France et l’Allemagne que repose l’avenir de cette Union mais il ressort d’une analyse approfondie que même avec un traité rapprochant ces deux pays à l’intérieur de l’Union Européenne l’avenir n’est pas aussi rose qu’il semble l’être.

La désagrégation de l’économie allemande est généralement considérée comme invraisemblable sinon impossible et la même attitude s’applique à l’alliance renforcée germano-française au sein de l’Union car pour l’opinion l’euro et l’Union Européenne sont considérés comme aussi solides que du roc. Or ce n’est pas tout à fait le cas pour les raisons suivantes quand on considère les Etats constituant l’Union.

1. Il n’existe pas de force militaire effective et unie dans chacun des pays, et en particulier en Allemagne sinon celle de l’OTAN contrôlée par Washington.

2. Les pays de l’Union ne contrôlent pas leurs propres frontières.

3. Les pays n’ont aucun pouvoir de contrôle de leur monnaie et de leur système bancaire.

4. En Allemagne en particulier, mais également en France, la diversité des populations constituant ces pays s’est exacerbée avec l’arrivée récente de migrants provenant du Proche-Orient mais aussi des pays situés à l’est, dans le cas de l’Allemagne. Par exemple en Bavière ou dans le Baden-Wurttemberg la population est devenue franchement hostile aux immigrés. Cette hostilité se retrouve parmi les « Gilets jaunes » en France. Ces derniers considèrent à juste titre que leurs impôts sont en partie utilisés pour accorder des aides sociales à ces immigrés récents qui n’ont jamais contribué au fonctionnement de l’Etat.

5. La criminalité croissante et le non-respect des lois nationales par ces immigrés pudiquement appelés « réfugiés », tant en Allemagne qu’en France, un fait parfaitement connu de la population mais soigneusement occulté par les médias et les gouvernements, augmente cette fracture sociale. Les gouvernements, les force de police et la justice ont reçu l’ordre de minimiser les statistiques de la criminalité provoquée par les immigrés.

6. La conséquence de cette fracture sociale est une dislocation de l’équilibre traditionnel des partis politiques qui existait depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Même en Grande-Bretagne les Conservateurs ne sont plus qu’un cadavre politique.

La conséquence évidente tant en Allemagne qu’en France ou encore dans d’autres pays de l’Union est une amplification de ce phénomène de fracture sociale malgré le fait que la propagande des élites politiques tente d’ignorer ce fait 24/24 h et 7/7 jours. L’usage de la force contre les Gilets jaunes en France est délibérée et l’ordre a été donné aux 80000 policiers mobilisés d’amplifier cette violence dans le but de briser le mouvement populaire. Certains médias anglo-saxons considèrent déjà que la France n’est plus une démocratie ( http://www.unz.com/article/french-democracy-dead-or-alive/ ).

Sur le long terme l’Union Européenne, qui est une construction artificielle mise en place pour rapprocher des peuples disparates aux langues et traditions différentes et les homogénéiser, a nécessité près de 40 ans d’efforts pour devenir effective, mais elle ne résistera pas aux mouvements des peuples soumis à un stress croissant tant politique que financier et fiscal. L’Union européenne pourrait alors se désagréger brutalement.

Inspiré de : charleshughsmith.blogspot.com/2019/01/as-germany-and-france-come-apart-so-too.html

Brève. Politique le traité d’Aix-la-Chapelle franco-allemand

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Mardi 22 janvier 2019 restera dans l’histoire future la date de la capitulation de la France au pied de l’Allemagne. La France s’engagera par ce traité à partager son siège au conseil permanent de sécurité de l’ONU et également à partager avec l’Allemagne son arsenal nucléaire et son armée.

Comme le souligne Olivier Berruyer sur son site « les crises » (lien ci-dessous) en commentant brièvement le texte intégral du traité tel qu’il sera signé mardi par Macron et Merkel, il s’agit d’un abandon de souveraineté de la France au profit de l’Allemagne. Je suggère à mes lecteurs de lire ce texte.

On ne peut que constater qu’après leur mandats, autant Merkel que Macron dont les mandats ne seront pas renouvelés, se laveront les mains de ce traité : « après nous le déluge » … De nombreux articles de ce traité sont contraires à la constitution française, le Conseil Constitutionnel pourra-t-il réagir ? Il est probable qu’il ne le pourra pas. Pourquoi le peuple français n’a-t-il pas été consulté ? Pourquoi le texte du traité n’a-t-il pas été soumis aux parlementaires ? Tout simplement parce que Macron a capitulé lamentablement aux pieds de Merkel : la France n’existe plus en tant que nation, elle va devenir de par les dispositions de ce traité un « land » allemand, point final !

Source du texte : https://www.les-crises.fr/urgent-texte-integral-du-traite-franco-allemand-daix-la-chapelle-qui-sera-signe-le-22-janvier/

La disparition de l’Occident « blanc »

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En Afrique du Sud aujourd’hui le sport national n’est plus le safari mais le massacre des agriculteurs blancs établis dans ce pays depuis plusieurs générations. C’est un remake de ce qui arriva dans l’Etat voisin la Rhodésie alors le plus grand producteur agricole d’Afrique australe devenu le Zimbabwe, l’un des Etats les plus pauvres de cette région, après que les Blancs furent massacrés ou expropriés et expulsés pour ceux qui échappèrent à la mort. Cette constatation a conduit Paul Craig Roberts (paulcraigroberts.org) à une réflexion sur le devenir des démocraties occidentales majoritairement « blanches ». Voici donc une traduction de ses billets parus les 2 et 3 janvier de cette nouvelle année sur son site.

La disparition de l’Occident : Les Blancs ont-ils un futur ?

La politique identitaire est maintenant la définition caractéristique du libéralisme progressiste de gauche de l’idéologie du Parti Démocrate (américain). C’est une idéologie de haine à l’égard de ceux qui ont la peau blanche : la politique identitaire est complètement en opposition avec le multiculturalisme de la société. L’Occident a utilisé des mesures économiques pour forcer l’Afrique du Sud à rendre le pouvoir au Noirs. La situation est restée plus ou moins stable tant qu’il n’y avait qu’un seul parti politique noir (l’ANC). Cependant l’apparition d’un second parti politique noir a eu pour conséquence une compétition entre ces deux partis pour déterminer qui haïrait le plus les Blancs.

Il sera intéressant de voir quelle attitude l’Occident adoptera envers ce nouvel apartheid, une dénonciation et des sanctions économiques adaptées et suffisantes pour restaurer la sécurité des Blancs d’Afrique du Sud, ou bien si l’apartheid noir sera accepté comme l’est celui d’Israël pour les Palestiniens. Les populations blanches majoritaires aux USA et en Europe sont déjà devenues des citoyens de seconde zone. Seuls les Blancs sont responsables de discours et de crimes de haine car seules les minorités sont offensées. Alors que les Blancs, la majorité dans les pays occidentaux, ont déjà perdu leur liberté de parole et d’autres droits, quel sera leur avenir quand ils deviendront minoritaires ? Les politiciens en Europe et aux USA, corrompus et traitres, ont-ils mis en place le multiculturalisme pour favoriser un génocide des Blancs ?

Il est banal de dire que les pays occidentaux sont des démocraties. En réalité il s’agit d’oligarchies chez lesquelles le droit de vote des citoyens leur confère un blanc-seing qui procure une légitimité au gouvernement mais ce vote ne change rien au fait que les élus restent sous la tutelle de groupes d’intérêt supranationaux organisés. Le Président Trump en est l’exemple le plus récent. Il a été bloqué dans son projet de réduction des tensions avec la Russie.

L’Union Européenne, depuis sa création, est une entité anti-démocratique. Les tromperies sont sa ligne de conduite. Au tout début il s’agissait d’une zone de libre-échange. Puis la monnaie commune fut mise en place. La mise en place d’une politique fiscale unifiée et centralisée ne fera que reléguer les Etats souverains à de simples provinces de l’Union. Les pays qui ont osé voter contre une trop étroite intégration ont subi des menaces et les fonctionnaires de Bruxelles ont froncé les sourcils et ces pays ont été contraints de voter à nouveau tandis que les médias avaient pour mission de convaincre le peuple qu’il n’y avait pas d’autre alternative au risque d’être des laissés-pour-compte condamnés à vivre dans un marigot.

En dépit des faits, les politiciens ont alimenté la fiction que les pays membres de l’Union européenne resteraient des démocraties soucieuses des souhaits de leurs citoyens. La Chancelière allemande Merkel qui termine sa carrière en ayant imposé à son pays l’arrivée de plus de un million d’immigrants par une décision unilatérale imposée aux citoyens allemands et à l’économie allemande a détruit cette fiction. À l’évidence Merkel se moque de ce que pense son peuple. Elle a à nouveau manifesté son dédain total pour la démocratie lors d’un récent meeting de la Fondation Konrad Adenauer à Berlin quand elle a condamné ceux qui pensent que les politiciens devraient être à l’écoute des citoyens. Le peuple allemand, a-t-elle dit, « ce sont juste des individus qui vivent dans un pays et des individus ce n’est pas la définition du peuple germanique« . Le peuple allemand est constitué aussi par qui que ce soit immigrant en Allemagne conformément au Pacte sur les Migration de l’ONU. Merkel a ajouté que « les Etats-Nations doit se préparer dès maintenant à abandonner leur souveraineté« , a-t-elle aussi ajouté. Le Président français Macron l’a soutenue. Il a déclaré que « le nationalisme français est une trahison« . En d’autre termes c’est une trahison que de soutenir que la France est française. Pour Macron le patriotisme c’est aussi inclure l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie à la France. Le chemin pour les Français de préserver leur souveraineté est de l’abandonner à Bruxelles et d’abandonner tout contrôle sur les affaires étrangères, les migrations et la politique fiscale et budgétaire.

Merkel et Macron parlent d’une soumission de l’Allemagne et de la France au Nouvel Ordre Mondial mais ils se gardent bien de dire ce que signifie ce Nouvel Ordre Mondial. Leurs propos indiquent que l’un des aspects de ce nouvel ordre mondial est le remplacement de la culture des populations allemandes et françaises par celles du Tiers-Monde comme dans « Le camp des Saints » (voir note en fin de billet). Aux Etats-Unis le Nouvel Ordre Mondial signifie plutôt l’hégémonie américaine sur le reste du monde. Les néoconservateurs qui ont contrôlé les affaires étrangères US depuis le régime Clinton pensent que les USA sont la « nation indispensable » ayant le droit et le devoir d’imposer ses vues sur le monde entier.

Les organisations globalistes considèrent que le Nouvel Ordre Mondial constitue leur immunité vis-à-vis des lois des pays souverains. D’autres y voient un grand dessein des Rothschild ou d’une autre conspiration juive pour saigner l’économie mondiale à leur profit. Avec autant de définitions différentes il est difficile de discerner quelle serait le type d’organisation constituant une menace pour la survie de la souveraineté des Etats. Ou peut-être toutes à la fois ?

Il reste que, dans le monde occidental, le nationalisme c’est-à-dire la base du patriotisme est maintenant synonyme, et merci à la politique identitaire, de la « suprématie blanche ». Et en vertu de cette politique identitaire l’idéologie en vogue aujourd’hui aux USA est que le pouvoir du peuple blanc doit être réduit et sujet à des punitions pour tout crime au nom de cette suprématie blanche.

En conséquence, les prises de position aux USA, en Allemagne et en France en arrivent à la même conclusion : les Blancs sont coupables et doivent donner leurs pays aux autres. Toute protestation contre cette exigence surprenante sera suivie d’une restriction des libertés individuelles et ce sera le cas avec le soutien des gouvernements. N’en voit-on pas dès maintenant les prémisces ?

Notes. Les cas de censure sont de plus en plus fréquents en particulier en Suède ces derniers jours lorsqu’une femme a mis en ligne un clip vidéo montrant la décapitation d’un combattant. Il en est de même de l’omerta imposée aux médias au sujet des agressions sexuelles commises par des immigrants en Allemagne, en Belgique, en France et en Suède.

Le Camp des Saints est une fiction de Jean Raspail parue en 1973 relatant les effets d’une immigration massive en Occident, et en particulier en France. Selon Jean Cau « Et si Raspail, avec Le Camp des Saints, n’était ni un prophète ni un romancier visionnaire, mais simplement un implacable historien de notre futur ?  »