Histoire de « calima »

Dans le vocabulaire local canarien (îles Canaries) les poussières soulevées par les vents du désert saharien s’appellent « la calima ». On dit que ce sont les fatmas qui secouent leurs tapis dans les tentes des nomades. En réalité il s’agit d’un phénomène météorologique qui n’a strictement rien à voir avec le réchauffement ou changement climatique dont on parle tous les jours et encore plus maintenant puisque le coronavirus qui paralyse presque toute la planète serait le résultat le plus évident du changement climatique qui fait apparaître de nouveaux virus.

Pendant cet épisode j’ai pris une photo précisément à 19h15 le dimanche 23 février au plus fort de cette calima :

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Depuis 2 jours on ne voyait pas le soleil … puis une autre photo exactement à la même heure ce 27 février. Ici 19h15 correspond à 20h15 en Europe continentale. Et voici la différence :

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Je signale à mes lecteurs que l’éclairage public est régi par des détecteurs de luminosité et non pas par des horloges. Le temps des allumeurs de réverbères est définitivement révolu …

Cette poussière ocre qui avait envahi l’atmosphère, nos poumons, provoqué la fermeture totale des deux aéroports internationaux de l’île s’était aussi déposée à l’intérieur des logements et était exposée en altitude par le Soleil et elle éclairait encore le paysage alors qu’il avait disparu à l’ouest loin derrière l’horizon. Ce phénomène signifie bien que ces poussières qui ont répandu dans l’océan des millions de tonnes de matière fertilisante pour le plancton se trouvaient à des altitudes de plusieurs milliers de mètres. Des insectes ont également été transportés par ces vents d’altitude avec la poussière. Il paraît que ce phénomène, aussi violent, n’avait pas été observé depuis plus de 50 ans à Tenerife, donc ce serait bien le changement climatique ! À suivre.

Lien journalistique pour se faire une idée de cet épisode de calima à Tenerife :

https://www.theguardian.com/world/gallery/2020/feb/24/canary-islands-sandstorm-leaves-tourists-stranded-in-pictures

Nouvelles du Japon : évolution des températures à Tokyo depuis 30 ans, rien à signaler !

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Tokyo est une mégapole de plus de 13 millions d’habitants entourée d’autres villes tant au nord et à l’ouest que tout autour de la baie de Tokyo. La conurbation comprend plus de 38 millions d’habitants et on pourrait s’attendre à une évolution des températures moyennes supérieure à celles prédites par ce réchauffement du climat qui tarde à se concrétiser depuis près de 20 ans. Dans une zone très fortement urbanisée comme Tokyo des températures supérieures à celles indiquées par des stations météo perdues dans la nature devraient être attendues et plus l’urbanisation est dense plus la température devrait augmenter. Selon Kirye, blogueuse japonaise climato-sceptique qui décortique soigneusement les données de la Japan Meterological Administration (JMA), il n’en est rien. Pour six mois de l’année les données officielles indiquent sinon une stagnation de l’évolution des températures mais plutôt une tendance vers un refroidissement et pour six autres mois – dont les mois de mai, juin, juillet août et septembre une légère augmentation de cette température moyenne.

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Si la notion de température moyenne annuelle est contestable, Kirye s’est pourtant livrée avec les données à ce genre d’exercice depuis 1994 et il apparaît que la tendance générale est plutôt au refroidissement bien que ce ne soit pas vraiment apparent, je laisse mes lecteurs juges :

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Conclusion, il ne faut croire que ce que nous voyons ou pouvons trouver sur des sources fiables comme celles citées par Kirye et surtout pas la propagande organisée mondialement par l’IPCC qui vient de publier un rapport de 400 pages qui ignore systématiquement toutes les données et études allant à l’encontre du dogme du réchauffement du climat d’origine humaine.

Source et illustrations via le blog de Pierre Gosselin notrickzone.com et une vue du centre de Tokyo depuis le sommet du Mont Ome à environ 60 km à l’ouest de l’agglomération (cliché personnel).

Nouvelles du Japon : la météo locale

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Pendant 48 heures le ciel au dessus de Tokyo a été obscurci par des nuages de moyenne altitude en provenance de l’ouest. L’air était presque oppressant car les vents apportaient (importaient) la pollution chinoise comme le montrent assez clairement les deux illustrations en provenance de l’Université du Wisconsin (lien en fin de billet). La couleur des flèches indique l’altitude des vents. Pour les curieux il suffit de se reporter au site indiqué qui présente la situation météorologique et les vents en temps réel. Deux jours de « calima made in PRC ».

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Mais au fait existe-t-il un droit international pénalisant la pollution trans-frontalière ? Inutile de rappeler l’histoire rocambolesque du « nuage radioactif » de Tchernobyl qui n’arriva jamais à franchir la frontière hexagonale française, mais en ce qui concerne la pollution extravagante produite par la Chine, le pays le premier servi est bien le Japon !

Source et illustrations : http://tropic.ssec.wisc.edu

Première illustration : vents en altitude, seconde illustration : vents à fable altitude et au sol le 28 mai 2018

Quels sont les effets globaux de la calima sur l’Atlantique Nord ?

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Le 29 mars de cette année eut lieu un intense épisode de « calima » au dessus de l’archipel des Canaries. La calima est cette poussière transportée par les vents d’est depuis le Sahara vers l’Océan Atlantique. Elle obscurcit le Soleil et pénètre dans les maisons, les narines, les yeux et imprègne les vêtements. Selon son origine elle peut être rouge, jaune ou noire. Lorsque le vent tourna vers le secteur nord, le ciel se dégagea et j’entrepris de faire un peu de ménage dans mon modeste logement y compris le petit balcon de 2,85 m2 où je recueillis soigneusement la poussière de couleur noire que je mis dans un mouchoir en papier. Plus tard je suis allé chez la pharmacienne du quartier qui s’exprime assez bien en français et je lui ai demandé de peser le mouchoir plié en huit ainsi qu’un autre mouchoir vierge de toute poussière. Elle me déclara que la balance dont elle disposait n’était précise qu’à 25 milligrammes près mais curieusement elle me donna la différence obtenue par double pesée : 375 mg.

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Je n’ai pas argumenté au sujet du manque de précision des balances équipant les pharmacies de nos jours. Il est vrai que cette corporation, malgré de longues études universitaires, n’est qu’un vulgaire commerce, du moins en Europe, mais là n’est pas l’objet de ce billet. J’ai donc considéré que mon petit balcon avait été soumis à une pluie de particules sahariennes fines comme la moyenne de l’archipel dont la superficie totale est de 7493 km2. Tout calcul fait il est tombé sur les Îles Canaries au moins 985 tonnes de poussières en 24 heures environ.

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Le site tropic.ssc.wisc.edu présente un état du vent saharien sur l’Atlantique qui figure en rouge sur une carte et ce jour-là la calima atteignit le nord du Brésil.

Cette simple observation montre à quel point la météorologie peut influer sur les océans et également sur les sols car si le Sahara s’appauvrit lors d’une tempête de sable dont seulement les plus fines poussières seront transportées au loin, l’océan comme les îles s’enrichissent en nutriments minéraux et le temps d’une journée le rayonnement solaire est significativement perturbé.

Illustrations : tropic.ssc.wisc.edu , le Soleil et le ciel depuis le balcon de mon logement le 29 mars 2018

Crise climatique : pas de réchauffement en vue !

Crise climatique : pas de réchauffement en vue !

Il y a quelques jours je citais l’anecdote des aloès en fleur au mois de septembre (voir le lien) et personne n’était obligé de croire les vieux dictons relatifs au temps qu’il fera selon les observations de la nature. Lorsque j’étais enfant et que le temps était inhabituellement chaud – ou froid – la populace disait : « c’est à cause de la bombe ! ». Aujourd’hui cette même populace, soigneusement endoctrinée par les politiciens et tous les parasites qui n’ont qu’un projet, s’en mettre plein les poches avec cette histoire de changement climatique, dit béatement « c’est à cause du carbone ». Le reporter des airs, devenu ministre d’Etat français de l’économie du serpent qui se mord la queue, en rajoute et c’est tout juste si on ne commence pas à endoctriner les enfants dès l’école maternelle à propos du changement du climat qui se fait attendre depuis près de 20 ans. Bref, les typhons, cyclones et autres ouragans font la une des journaux et des informations télévisées et c’est encore le carbone qui est incriminé.

Et pourtant cette année 2017-2018 est très particulière car l’Océan Pacifique n’est ni en mode Nino ni en mode Nina, phénomène qui a si on peut dire déréglé le climat de l’Atlantique Nord et les météorologistes connaissent maintenant très bien ce processus pourtant incroyablement complexe d’ouragans dans la région de la Caraïbe quand l’Océan Pacifique est « au repos ». Pour en revenir aux aloès en fleur le site de prévisions meteociel (voir le lien) semble confirmer le dicton des « vieux » Canariens : l’hiver 2017-2018 va être très rude en Europe et y compris dans l’archipel des Canaries !

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Quelques précisions pour comprendre la signification de ces illustrations : il s’agit des anomalies de températures à 1500 mètres d’altitude (850 hPa) par rapport à une moyenne calculée sur les 50 dernières années. Cet hiver particulièrement rude à venir pourrait très bien provoquer le black-out redouté en raison de la profonde désorganisation des réseaux électriques européens provoquée par les énergies dites renouvelables (pour diminuer les émissions de carbone), en particulier en Allemagne. À vos lampes à pétrole, vos bottes fourrées de peau d’ours blanc (avant qu’ils ne disparaissent) et vos gants de soie sous des moufles épaisses en peau de lapin des neiges …

Lien sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/09/08/conges-electroniques-et-changement-climatique/

Illustrations : simulations datant du 16 septembre 2017 et réactualisées régulièrement toutes les 6 heures.

Source : http://www.meteociel.fr/modeles/cfsme_cartes.php

Changement climatique ? De quoi parlons-nous ?

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La Terre tourne autour du Soleil en suivant une trajectoire elliptique qui n’est pas parfaite car c’est le centre de gravité du couple Terre-Lune qui suit cette trajectoire et non pas notre planète. Mais négligeons ces petites facéties de parcours. Le Soleil se trouve à l’un des foyers de l’ellipse que suit la Terre. Il y a donc au cours de la rotation de la Terre autour du Soleil une variation de la distance Soleil-Terre, certes faible, mais non négligeable de 5 millions de kilomètres. Les termes savants décrivant ces deux positions extrêmes sont l’aphélion début juillet au moment où la Terre est la plus éloignée du Soleil et le périhélion début janvier au moment où la Terre se trouve la plus proche de l’astre de vie. Pour se faire une idée de cette différence de distances elle est égale à 13 fois la distance Terre-Lune. Ces deux positions ne coïncident pas avec les solstices.

Il en résulte donc tout naturellement une variation de la quantité d’énergie en provenance du Soleil atteignant la Terre. Cette variation moyennée est de 22 watts par mètre carré entre janvier et juillet. Si la théorie de l’effet de serre du CO2 était exacte il faudrait que la teneur en ce gaz passe de 400 parties par million en volume (ppmv) en juillet pour atteindre 24700 ppmv en janvier pour que l’on observe une telle différence d’énergie due à cette seule concentration en CO2 atmosphérique atteignant la Terre comme conséquence de cet « effet de serre ». Cette simple remarque relativise l’alarmisme de l’effet de serre !

Fort heureusement le système atmosphère-océans remet de l’ordre et les différences de température ressenties sont très largement amorties. Cependant il faut entrer dans les détails des observations satellitaires pour comprendre comment les faits se déroulent. Curieusement la température moyenne des océans n’évolue pas comme on pourrait s’y attendre de la même façon dans l’hémisphère sud et dans l’hémisphère nord. Puisque la Terre est plus proche du Soleil en janvier on devrait s’attendre à un été austral plus chaud que l’été boréal six mois plus tard avec un Soleil plus éloigné. Or ce n’est pas le cas car l’inertie thermique des océans du sud est plus marquée que celle des océans du nord. Comme l’indique la figure ci-dessous le différentiel de températures de la surface des océans est plus important dans l’hémisphère nord :

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Cette figure décrit l’anomalie des températures de la surface des océans mesurée à l’aide du satellite CERES rapportée à la variation du flux solaire (TOA = top of atmosphere) en utilisant un outil mathématique tenant compte des latitudes. La présence du continent Antarctique recouvert de glace alors que la calotte glaciaire boréale est flottante n’a pas d’influence sur cette anomalie car en se limitant aux zones situées entre 60 degrés nord et 60 degrés sud, le même type d’anomalie est retrouvé.

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Pourquoi alors les océans du nord se réchauffent plus que les océans du sud et vice-versa se refroidissent plus ? La réponse à cette question réside peut-être dans la configuration des courants marins et des continents. En effet, il y a plus de terres émergées dans l’hémisphère boréal et moins de courants de surface et chauds (en rouge) et profonds et froids (en bleu) que dans la confluence des océans Pacifique, Indien et Atlantique dans l’hémisphère sud autour du continent Antarctique. Ces courants, dits thermohalins puisqu’ils résultent essentiellement de différences de densité de l’eau dues à la salinité et à la température, redistribuent plus efficacement l’énergie solaire emmagasinée par les océans dans l’hémisphère sud que dans l’hémisphère nord. Ceci explique que les hivers des régions australes sont plutôt modérés et que les saisons boréales sont plus contrastées.

Finalement la mécanique céleste et l’activité solaire se sont conjuguées dans une harmonie peut-être unique dans l’univers pour que la planète Terre soit habitable et ce ne sont pas des variations infinitésimales de la teneur en gaz soit-disant à effet de serre qui y changeront quoi que ce soit.

Inspiré d’un article paru sur le site Wattsupwiththat