Biodégradation des matières plastiques (2) : le polyuréthane

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En ces temps d’angoisse existentielle coronavirale l’actualité semble réduite à sa plus simple expression si on s’amuse à ignorer tout ce qui est relatif à ce virus dont la gestion a été abordée avec une méthode moyenâgeuse dans certains pays. Mais les préoccupations environnementales restent présentes et ici je ne voudrais pas mentionner la fausse nouvelle d’une relation entre cette épidémie et le changement climatique, non ! Il s’agit de l’immense problème du recyclage des matières plastiques qui envahissent la planète, un recyclage raisonné qui évite l’incinération éventuellement toxique pour les êtres vivants ainsi que l’enfouissement, une solution pas satisfaisante non plus. Pour reprendre la rhétorique des écologistes il faut mettre au point un traitement « renouvelable » des matières plastiques, « sustainable » en anglais, la tarte à la crème des écolos. Le cinquième plus commun des polymères est le polyuréthane dont la production atteint près de 4 millions de tonnes chaque année.

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Le polyuréthane est un polymère cristallin de 4,4′-méthylène diphenyl diisocyanate et de toluène-2,4-diisocyanate avec du 4,4′-diisocyanate et du 2,4-diaminotoluène. Le polymère résultant est presque résistant à toute biodégradation en raison de sa structure cristalline. La dégradation de ce produit n’est alors possible que s’il existe un microorganisme capable d’excréter un enzyme qui va attaquer la structure cristalline mais encore faut-il que ce microorganisme ou un autre lui étant associé disposent de l’équipement enzymatique capable de dégrader dans sa cellule les petits oligomères produits par cette dégradation extracellulaire. Le problème est la toxicité et l’aspect carcinogénique des premiers produits de biodégradation du polyuréthane que sont le 4,4′-diaminophénylméthane et le 2,4-diaminotoluène.

En fouillant dans des décharges de produits en matière plastique proches de la ville de Leipzig en Allemagne des biologistes ont néanmoins découvert un Pseudomonas capable d’utiliser le 2,4-diaminotoluène comme seul substrat carboné et azoté dans un milieu de culture exclusivement minéral. Il s’agit de la souche Pseudomonas putida sp.TDA1. Le séquençage total du génome de cette bactérie a montré qu’il existait une série d’enzymes de la famille des dioxygénases impliqués dans le métabolisme des catécholamines et des

noyaux aromatiques.

On assiste avec ce travail (doi ci-dessous) à une adaptation de l’équipement enzymatique bactérien à des substrats d’origine artificielle. La prochaine étape consistera à sélectionner une souche de Pseudomonas présentant une croissance plus rapide pouvant être associée à un champignon excrétant les premiers enzymes de dégradation de l’édifice cristallin du polymère afin d’atteindre des rendements de dégradation satisfaisants. Mais le chemin à parcourir reste encore très long avant qu’il soit possible de transformer des millions de tonnes de polyuréthanes en biomasse. On peut rêver.

Source:https://doi.org/10.3389/fmicb.2020.00404

Illustrations : éponge de polyuréthane et réaction de polymérisation (Wikipedia).

Au Japon les espaces publics ne sont pas encombrés par des voitures en stationnement

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Quelle pire horreur peut-on constater quand on flâne dans une belle ville comme Paris ou Madrid et aussi et surtout Santa Cruz de Tenerife (qui n’est pas particulièrement une belle ville) avec tous ces tas de tôle multicolore encombrant les chaussées, posés comme des détritus sur l’espace public. Comment les municipalités peuvent-elles tolérer un tel état de fait ? Le stationnement des automobiles sur l’espace public devrait être payant avec un tarif dissuasif pour éviter cet envahissement des rues par les voitures. Dans cette grande avenue du quartier de Shinjuku il n’y a pas de voitures en stationnement et de larges trottoirs sont à la disposition des piétons. Dans de nombreuses villes européennes les trottoirs ont été rétrécis pour permettre que les automobilistes puissent garer leur tas de tôle !

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Dans les quartiers résidentiels de Tokyo comme ici à Suginami à l’ouest du centre de l’agglomération il n’y a pas de trottoirs du tout et les propriétaires résidants d’automobiles doivent obligatoirement disposer d’une aire de stationnement privée. D’ailleurs on ne peut pas acquérir une voiture neuve si on ne peut pas prouver qu’on dispose d’un espace pour laisser sa voiture, avec plans cadastraux à l’appui. Dans le centre-ville de Tokyo dont la superficie est identique à celle de Paris intra muros le tarif horaire des parkings ou des zones très rares avec parcmètres oscille entre 15 et 30 euros pour chaque heure utilisée. De tels prix sont largement dissuasifs et l’utilisation des transports en commun devient donc une nécessité. Il devient alors évident que ces transports en commun doivent être irréprochables.

Les habitants de Tokyo se déplacent beaucoup en bicyclette, de plus en plus souvent électrique, pour aller de leur domicile à la station de train ou de métro la plus proche et des parkings sont aménagés près de ces stations de train ou de métro où se trouvent également des taxis attendant le client ou plutôt des clients attendant un taxi. Tout est donc organisé pour que la vie quotidienne des habitants de cette immense ville soit supportable. De ce fait il y a très peu de pollution et en dehors de situations exceptionnelles comme un tremblement de terre, un typhon ou une forte chute de neige le système de transports en commun de surface fonctionne admirablement bien. Les Européens peuvent s’inspirer largement de ces grandes villes du Japon. Je suis Français et je me demande combien de ministres du transport des divers gouvernements ont fait le déplacement pour voir sur place comment des villes comme Tokyo ou Osaka fonctionnent quotidiennement. Je glisserai ici une dernière remarque : les trottinettes électriques sont interdites au Japon …

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Pour l’anecdote un vieil autobus de ramassage scolaire abandonné dans un petit parking !

Pollution au plomb : un autre débat inattendu.

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Il existe encore en France et d’autres pays européens de nombreux logements anciens dans lesquels les adductions d’eau sont constituées de tuyaux en plomb, installées au tout début du XXe siècle et qui permettaient d’afficher fièrement au bas des immeubles « eau et gaz à tous les étages ». Le gaz (« à l’eau ») était également acheminé et distribué avec des tuyaux en plomb. J’avais acheté un vieil appartement dans le centre de Lyon et les arrivées de gaz et d’eau étaient en plomb. J’ai eu l’occasion d’apprendre à réaliser une soudure plomb-cuivre pour restaurer l’installation à l’intérieur de cet appartement. Finalement je suis arrivé à réaliser cette soudure bien que n’étant nullement plombier de mon état. Là où la situation se complique au sujet du plomb dont j’ai laissé mes impressions au sujet du chantier de Notre-Dame de Paris sur ce blog est que cette omniprésence de tuyaux en plomb en particulier dans une immense majorité d’immeubles tant à Paris que dans d’autres grandes villes françaises et européennes est la perturbation induite par la présence de chlore dans l’eau, un état de fait qui ne date qu’après la fin de la deuxième guerre mondiale.

En effet, il existe dans l’eau que l’on boit des traces de manganèse et ces traces vont perturber le processus naturel de protection contre une éventuelle pollution de cette eau par des oxydes de plomb avec la couche de carbonate de plomb qui se forme à l’intérieur des tuyaux. Et c’est là qu’intervient le rôle du chlore, en réalité les radicaux hypochlorite fortement oxydants, pour transformer une infime partie du carbonate de plomb en oxyde de plomb PbO2. La présence de manganèse, indispensable pour de nombreuses voies métaboliques essentielles dans notre organisme accélère d’un facteur 100 l’oxydation du carbonate de plomb déposé sur les parois des tuyaux en oxyde que l’on va finalement ingérer en buvant l’eau du robinet. Quand les spécialistes de la qualité de l’eau, après s’être rendu compte que l’hypochlorite (l’eau de Javel pour faire plus simple) amplifiait la formation d’oxyde de plomb, ils ont remplacé cette forme de chlore par de la chloramine. Curieusement ils ont observé que la formation d’oxyde de plomb dépendait de la composition de l’eau et qu’invariablement cette formation dépendait étroitement de la présence de manganèse dans l’eau.

L’oxyde de plomb ne se voit pas à l’oeil nu quand on remplit un verre d’eau mais il s’agit en fait d’une forme insoluble du plomb qui a longtemps été utilisée par les peintres comme pigment. Il ne faut pas confondre l’oxyde de plomb avec la céruse, un pigment blanc de formule PbCO3.Pb(OH)2, combinaison d’un carbonate et d’un hydroxyde du même métal également utilisé en peinture et interdit en raison de sa toxicité comme le PbO2 où le plomb se trouve à l’état Pb(IV), qui ingéré sera rapidement transformé dans l’estomac en chlorure tout aussi toxique qui va s’accumuler dans l’organisme – nos reins sont incapables de l’éliminer – et provoquer le saturnisme.

Source et illustration : Environmental Science and Technology, https://doi.org/10.1021/acs.est.8b07356

Evolution récente de la végétation planétaire : « reverdissement » généralisé

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Une étude réalisée par Météo-France (Toulouse, France) a utilisé les récentes observations satellitaires permettant d’étudier très finement l’index de surface végétale (Leaf Area Index, LAI) à près de 10 m2 de résolution (équivalent d’un pixel d’une photo prise par satellite) sur l’ensemble de la planète. Cette étude a été réalisée au cours des 17 dernières années et elle indique ce que les grands médias baignés dans l’idéologie des désastres provoqués par le réchauffement climatique oublient de mentionner : la Terre « reverdit » partout dans le monde. Les données disponible auprès de l’organisme européen Copernicus Global Land Service ont été obtenues par les satellites SPOT de 1999 à 2014 et PROBA-V depuis 2014 sur des périodes de 10 jours au cours de chaque année d’observation. L’évolution des couleurs avec les saisons sur un large spectre visible et proche infra-rouge permet de différencier les différents types de végétations à l’aide d’algorithmes que je suis bien incapable de décrire.

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Il apparait que les forêts de conifères sont en excellente santé et s’étendent partout dans les zones climatiques qui leur sont favorables. Le tapis herbeux a aussi eu tendance à progresser dans de nombreuses régions du monde en dépit des feux saisonniers pratiqués dans de nombreux pays pour apporter des sels minéraux aux sols. Le résultat le plus inattendu et contraire à la propagande écologiste est que les forêts tropicales d’Indonésie se portent très bien et mieux qu’il y a 17 ans. Il est un fait indéniable que la déforestation d’une partie de la forêt amazonienne s’est étendue pour atteindre une surface équivalente à celle de l’Espagne mais en contre partie le reste de ce territoire montre une tendance générale de « verdissement ». L’illustration représente l’ensemble des récoltes d’été et d’hiver ainsi que les zones de paturage et les différents types de forêts. Il est notamment intéressant de constater que dans l’ensemble du territoire de la Chine ce même reverdissement est très net. Le LAI est exprimé en centièmes de m2 de « verdissement par m2. Les zones blanches ou très pâles correspondent à des évolutions non significatives ou à des sols nus comme c’est le cas au Sahara et dans les déserts d’Arabie, d’Asie centrale et du centre de l’Australie. Les croix rouges représentent la localisation des sites de validation sur le terrain des données satellitaires. Globalement et gràce l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique l’état de la végétation planétaire n’est pas du tout aussi dégradé qu’il n’y paraît dans l’esprit des sauveteurs de la Terre et de son climat. Le reverdissement est en effet propice au développement et à la sauvegarde des écosystèmes et de leur biodiversité, un autre aspect des bienfaits du CO2 qui est tout simplement ignoré des écologistes.

Source : Remote Sensing, doi : 10.3390:rs10030424

La bataille du sable : surréaliste, tout simplement …

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Après le lithium, le nickel et le cobalt il est intéressant de se pencher sur la « pénurie de sable ». Vous avez bien lu ! En Asie les entreprises du bâtiment manquent de sable et pour les écologistes qui se sont naturellement emparés de ce problème c’est – pour eux – alarmant pour ne pas dire terrifiant. Il existe trois sortes de sable et ce n’est pas à première vue une denrée rare. Les déserts sont constitués de quantités colossales de sable mais il ne convient pas pour la construction car il est trop fin : les particules de sable ont été érodées par l’action du vent. Celui des plages conviendrait à peu près malgré le fait que le ressac ait également diminué la granulométrie. Il existe néanmoins des plages, des deltas et des estuaires exploités dans le but d’extraire ce sable qui sera ensuite lavé pour éliminer le sel. Reste le meilleur sable, celui des rivières, le sable que les maçons aiment bien travailler.

Dans le lit des rivières et les dépôts sédimentaires des vallées et des plaines on trouve le meilleur sable propre à la construction. Dans toute l’Asie du Sud-Est, depuis l’Inde jusqu’à la Chine, il y a comme une pénurie de sable de bonne qualité et les entreprises de construction font appel à des fournisseurs qui aux yeux des protecteurs de la nature détruisent l’environnement. Dans la région de Mumbay en Inde les berges et le lit du moindre cours d’eau sont inlassablement fouillés par des castes d’intouchables (ça existe encore, il s’agit de sous-castes plus élevées que celles qui remuent la merde) pour extraire le sable qui sera vendu à bas prix pour assurer la subsistance de la famille. Comme pour le cobalt au Zaïre les enfants participent à cette occupation qui est effectuée le plus souvent la nuit car cette activité est illégale. Dans le delta du Mékong, c’est pire encore selon des organisations écologistes allemandes affiliées à l’Université de Leipzig. La survie de l’ensemble de l’écosystème fragile de ce delta est menacée comme celle du delta du Gange au Bengladesh.

Le lac Poyang en Chine orientale, la plus grande réserve naturelle d’eau du pays, est carrément soumis jour et nuit à des suçeuses gigantesques qui extraient plusieurs dizaines de millions de tonnes de sable chaque année. Les « protecteurs de la nature » sont sur le pied de guerre objectant que ce lac est une importante étape pour les oiseaux migrateurs. Comment va-t-on construire des logements pour faire face à l’afflux continu de migrants en provenance des campagnes depuis qu’un large programme de mécanisation de l’agriculture a été mis en place par le Parti communiste chinois s’il n’y a pas de sable ?

Regardez un building dans une ville où les rues et les autoroutes urbaines ont nécessité du sable, comme les pistes des aéroports. L’édifice a été construit avec du sable, les vitres des grandes baies ont été fabriquées avec du sable et s’il y a des panneaux solaires sur les toits il a fallu aussi utiliser du sable. Le sable est partout et il n’en manque pas sur la planète, il n’en manquera jamais. Sauf que c’est un produit sans valeur et le transporter sur de longues distances est économiquement insupportable. Seules des villes comme Singapour ou Hong-Kong peuvent se permettre d’importer du sable pour accroître la superficie habitable de ces « ville-Etat ». Le sable est devenu un autre domaine de combat pour les écologistes qui se moquent totalement des conditions de vie de centaines de millions de personnes dans la région la plus peuplée du monde et c’est aussi ça qui les dérange, il y a trop d’êtres humains sur la planète. L’horreur.

Illustration : conquête de la mer à Singapour, le sable arrive d’Indonésie. Source Sciencemag

Les êtres vivants les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit !

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C’est une illustration parue sur le blog de Bill Gates (oui, ce vieux Bill tient un blog ! : gatesnotes.com ) qui a été reprise et précisée par une journaliste de Business Insider classant les êtres vivants sur la planète selon le nombre de morts qu’ils occasionnent chaque année en moyenne.

Les requins si redoutés sur la Gold Coast en Australie ne tuent que 6 personnes par an dans le monde. Viennent ensuite les loups, l’ennemi numéro un de l’homme durant des millénaires, qui battent les requins au poteau en ne tuant « que » 10 personnes par an en moyenne dans le monde. Puis les lions, surtout les lionnes en réalité, sont un danger pour tout amateur de photos exotiques mais les statistiques sont difficiles à établir. Seulement en Tanzanie les lions ont dévoré 563 personnes entre 1990 et 2005, soit 22 personnes par an. Les éléphants c’est pire ! Cinq cent personnes meurent chaque année chargées et piétinées par des éléphants mais il y a beaucoup plus d’éléphants qui meurent fusillés par des braconniers qui convoitent leur ivoire. À égalité on remarque les hippopotames qui ont pourtant l’air d’animaux plutôt placides et mangeurs de plantes aquatiques mais les femelles avec leur petit sont particulièrement agressives et malheur à celui qui se risque avec un frêle esquif sur une rivière peuplée de ces « chevaux des fleuves » munis de grosses dents (illustration source Reuters).

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On en arrive aux vers parasites, l’un des sujets de choix du vieux Bill, comme le ver plat dont le tribut payé par l’homme est estimé à 700 personnes par an dans le monde, moins que le crocodile qui compte à son palmarès macabre 1000 personnes chaque année pour la grande majorité en Afrique mais également le long des côtes du nord du Queensland en Australie. Un autre ver pourtant très commun, l’ascaris, est considéré comme tuant environ 4500 personnes par an, plus de deux fois moins que la mouche tsé-tsé qui provoque la maladie du sommeil et arrive à bout de plus de 10000 individus chaque année bien que ce nombre soit en déclin constant.

La mouche assassine transmet la maladie de Chagas due à un ver parasite, le Trypanosome cruzi, qui provoque des dommages cardiaques, 12000 personnes en meurent chaque année. La bilharziose provoquée par un autre ver parasite tue quant à elle, selon des statistiques récentes entre 20000 et 250000 personnes par an. Il n’existe pas de données plus précises.

Maintenant savez-vous combien de personnes meurent attaquées par des chiens ? L’OMS attribue 35000 morts par an à la suite de morsures par des chiens … enragés ! Statistique assez effrayante car la vaccination des chiens contre la rage n’est pas obligatoire dans de nombreux pays et le sérum contre la rage n’est plus disponible car aucun laboratoire pharmaceutique ne s’intéresse à cette production qui n’est pas rentable et c’est regrettable. On arrive à l’animal qui détient la médaille de bronze des décès, le serpent toutes espèces confondues qui tue 100000 personnes par an. Depuis qu’il est devenu pratiquement impossible de se procurer des sérums anti-venin (comme pour la rage) l’homme, en particulier en Inde, paie un lourd tribut à ces reptiles par ailleurs sacrés dans ce pays.

On en arrive à la « médaille d’argent » : l’homme. L’homme, l’Homo sapiens sapiens c’est-à-dire supposé être porteur du savoir, tue un demi-million de personnes chaque année dans des conflits armés nombreux et variés, nombre de décès auquel il serait logique d’ajouter les accidents de la circulation en ville comme sur route mais l’OMS ne tient pas de statistiques relatives à ce grave phénomène des temps modernes probablement encore plus mortel que les conflits armés eux-mêmes. Même les voitures autonomes tuent des piétons …

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Enfin la palme d’or revient toujours et encore au moustique (illustration Thomson Reuters) avec un peu plus d’un million de morts par an dont la moitié en raison de la malaria, maladie parasitaire, et bien d’autres maladies virales depuis la fièvre de Zika jusqu’à la dengue, au total plus de 15 maladies.

Source : Business Insider

Les villes allemandes vont pouvoir interdire les véhicules diesel

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Les Européens emmenés par les Allemands aurait-ils compris que l’exemple japonais peut être appliqué en ce qui concerne les véhicules diesel ? La décision de la justice allemande semble aller dans ce sens en autorisant les villes à interdire les « vieux » véhicules diesel mais à maintenir des cas d’exceptions comme les artisans, les camions (de tous tonnages ?) et les véhicules d’urgence.

On est donc encore loin des lois japonaises qui interdisent les véhicules diesel et également les « deux-temps » qui sont de gros émetteurs de microparticules. Si les gouvernements veulent préserver leur crédibilité il faudra des lois « tout ou rien », en d’autres termes ces lois ne devront pas être comme d’habitude des arrangements pour ne pas trop frustrer ou énerver les citoyens (électeurs) et qui finalement perdent leur signification première. Une transition vers une interdiction totale de tous les véhicules diesel dans les villes y compris les autobus doit passer par une période d’au moins dix ans. À Tokyo seuls les véhicules de plus de 20 tonnes de charge utile avec une propulsion diesel sont autorisés et seulement sur certains axes de circulation. La miss Hidalgo à Paris prend le problème totalement à l’inverse. Elle ferme des axes de circulation qui au contraire permettent une meilleure fluidité du trafic, un pur non-sens écologique. À Londres, pour pénétrer dans le centre ville, la City, il faut payer un droit d’entrée comme encore à Oslo. S’il fallait payer un droit de passage pour circuler dans Paris la situation deviendrait rapidement différente. Mais cette mesure serait très impopulaire. Afin de diminuer les pollutions urbaines largement dues aux automobiles il faut commencer par interdire les véhicules diesel totalement et sans exception avec un calendrier étalant sur le temps cette transition. Voilà une transition énergétique bien réelle et bénéfique pour la santé des citoyens !

En Allemagne il est donc évident de constater que la pression omniprésente des écologistes, les Grüne, va précipiter le pays tout entier vers la catastrophe. Le secteur énergétique traverse une crise sans précédent qui n’est que passagèrement estompée par la bonne volonté des consommateurs et des contribuables lourdement mis à contribution de par la loi. Il y a dans le pays le plus prospère d’Europe plusieurs centaines de milliers de ménages qui ne peuvent plus payer leurs factures d’électricité car le prix du kWh a doublé en moins de trois ans. Les Allemands appèllent pudiquement ce genre de situation la « précarité énergétique ». Tous les citoyens allemands sont rançonnés pour sauver leur industrie et leurs emplois. Mais quand la loi va autoriser l’interdiction des véhicules diesel dans les grandes villes ce sera à n’en pas douter un instant la fin de la firme Daimler (Mercedes) pour qui les voitures, camions (illustration) et autobus diesel constituent le coeur même de cette entreprise. Volkswagen en subira également les conséquences dévastatrices. Avec les intentions malthusiennes des écologistes d’outre-Rhin l’économie allemande dans son ensemble va s’auto-détruire, ce n’est qu’une question de mois ou d’années au mieux. Je n’aimerais pas être dans la peau d’Angela Merkel … Fort heureusement elle a réussi à constituer un gouvernement sans les Grüne mais ils sont toujours aussi toxiques et les Allemands toujours aussi idéologiquement malléables, l’histoire l’a déjà malheureusement prouvé.

C’est à n’y rien comprendre …

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À quelques jours d’intervalle deux informations contradictoires ont fait le tour du monde. D’une part la montée inexorable des eaux océaniques en raison du réchauffement climatique risque de submerger de vastes concentrations urbaines comme Hong-Kong (illustration via ats) ou encore New-York, Dacca, Lagos et une grande partie de Tokyo. Parallèlement, alors que depuis des décennies les « spécialistes » prévoyaient la disparition des Maldives et des atolls du Pacifique Sud, une étude parue dans la revue Nature ( doi : 10.1038/s41467-018-02954-1 ) décrit l’augmentation des terres émergées des atolls de l’archipel de Tuvalu entre 1971 et 2014.

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Sans autre commentaire.

La Nature n’est ni gentille ni belle …

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La Nature tuera vos enfants et vos petits-enfants sans arrière-pensée et sans regret. Seuls et démunis dans la Nature nous mourons !

Il est en effet impossible de se protéger tout seul contre le vent, la pluie, des températures glaciales, sans provoquer un impact sur le monde naturel. Notre choix est clair : ou bien nous succombons à notre exposition à la Nature ou bien nous prélevons les ressources naturelles de la Nature pour nous protéger.

Les castors, les abeilles, les fourmis et les termites, des êtres vivant sociaux, l’ont compris avant nous : ils modifient la Nature pour satisfaire leurs besoins et pour survivre.

La Nature n’est pas parfaite non plus. Par exemple l’eau, même dans un environnement « naturel » n’est pas bonne à boire. Elle est contaminée par des moisissures, des bactéries, des métaux et des restes d’animaux morts. Si vous buvez de l’eau d’un ruisseau vous serez malade.

Il faut cesser de dire à nos enfants que la Nature est sacrée. Il faut aussi et surtout cesser de leur dire qu’ils ne devraient pas laisser d’ « empreinte » sur la planète. Tous les êtres vivants laissent leur propre empreinte dans le monde.

Commentaire de Donna Laframboise au sujet de l’ouvrage de David Mamet « The Secret Knowledge »

Via le blog de Donna Laframboise

Environnement et moteurs diesel : un pas de plus dans la taxation pour sauver le climat.

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La Commission de Bruxelles (encore elle !) a finalisé la législation sur les oxydes d’azote émis par les véhicules automobiles munis de moteurs diesel et une nouvelle fois la législation européenne a reculé les limites de l’invraisemblable avec la norme Euro6d. Le sujet concerne cette fois l’addition d’urée dans le pot d’échappement catalytique de ces véhicules. De plus en plus de voitures et de camions sont équipés – les gros camions depuis 2010, du moins aux USA – d’un réservoir supplémentaire contenant une solution d’urée ultra-pure ( 32,5 %, selon les normes) qui au contact d’un catalyseur spécifique va transformer les oxydes d’azote NOx en azote avec production d’eau et de CO2. La grande majorité des incinérateurs et des fours industriels pour la production de vapeur sont équipés de ce genre de système dit réduction catalytique sélective (SCR en anglais). Dans un véhicule automobile la situation est plus complexe pour diverses raisons. D’abord la température des gaz d’échappement provenant du moteur est peu élevée et il faut donc utiliser des catalyseurs coûteux constitués de métaux précieux, platine voire palladium, les catalyseurs vanadium-tungstène ayant une durée de vie limitée. De plus ces catalyseurs sont extrêmement sensibles à d’autres oxydes comme les oxydes de soufre pouvant être produits si le carburant est lui-même contaminé par des dérivés soufrés organiques. Enfin, compte tenu du prix élevé de ces catalyseurs (pots dits catalytiques), leur recyclage après remplacement exigé lors d’un contrôle technique du véhicule est économiquement nécessaire, ce qui naturellement aggrave et complique le coût de l’opération.

Tout ça pour quoi ? Pour réduire les émissions d’oxydes d’azote dans l’atmosphère ! Ah bon ? Et le CO2 dans toute cette histoire rocambolesque puisqu’il faut de l’énergie pour fabriquer l’urée à partir de gaz naturel et d’ammoniac, donc une production fatale de CO2 ? Si ce problème a été contourné, en partie seulement, en réutilisant le gaz carbonique issu des fours des installations industrielles, il en résulte tout de même une consommation nette d’énergie évaluée à environ 40 % en poids de CO2 produit par unité de masse d’urée produite. En effet l’autre matière première nécessaire pour la synthèse industrielle de l’urée est l’ammoniac également produit par synthèse à partir de l’azote de l’air avec une consommation d’énergie extravagante ( voir sur ce blog, lien en fin de billet). Dans ces pots d’échappement « catalytiques » l’urée produit du CO2, de l’azote et de l’eau et la boucle est bouclée !

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Au final, l’automobiliste déja matraqué par les taxes sur les carburant va devoir acheter, conformément à la loi européenne, des bidons de solution d’urée pour ne pas polluer l’atmosphère, obligation bientôt légale qui surenchérira de 10 % le coût total du carburant. Il s’agit pour l’instant de la solution aqueuse d’urée « Adblue » dont la commercialisation est presque exclusivement contrôlée par la société Yara International basée à Oslo. L’activité de cette société était originellement la fourniture d’engrais azotés et d’urée comme complément alimentaire dans les élevages de bovins mais elle a trouvé une nouvelle poule aux oeufs d’or avec l’Adblue puisque 1 litre de solution d’urée à la concentration de 32,5 % pour les pots catalytiques coûte environ 2 euros. En estimant la consommation annuelle d’Adblue pour un véhicule diesel de tourisme à une trentaine de litres par an faites le calcul …

Voilà combien finit par coûter la protection de l’environnement et du climat et ce n’est pas encore terminé pour votre porte-monnaie. La directive européenne dite Euro6d applicable progressivement dès le 1er septembre 2017 et qui devra être généralisée à tous les véhicules diesel, quelle que soit la puissance du moteur, dès le 1er septembre 2020 va évidemment porter un coût sérieux aux constructeurs automobiles qui doivent dès à présent équiper les véhicules du système d’injection de l’urée dans les pots d’échappement et qui vont assister à une chute des ventes de véhicules diesel légers (voitures de tourisme : voir illustration, Wikipedia) car les associations de consommateurs conseillent vivement aux candidats à l’achat d’une voiture « diesel » de reporter leur décision … ou d’acheter un véhicule utilisant du gaz de pétrole liquéfié (GPL) qui ne génère ni poussières ni oxydes d’azote.

Sources : diverses. Note : la production mondiale d’urée est d’environ 190 millions de tonnes par an. Illustrations : bouchons de remplissage d’une voiture diesel de marque allemande, et 1 = réservoir d’urée, 2 = canalisation, 3 =calculateur, 4 = injecteur, 5 = pot catalytique. Et aussi sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/02/16/un-tout-petit-pas-vers-la-production-bio-dammoniac/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/10/08/crise-climatique-apres-la-taxe-carbone-la-taxe-azote/

Demain mercredi et le jour suivant je serai déconnecté : pas de billets.