Il y a 50 ans naissait le Club de Rome

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Aurelio Peccei, un industriel italien philanthrope qui avait travaillé dans la firme automobile Fiat puis la société Olivetti, créa en avril 1968 avec Alexander King, un chimiste écossais, le Club de Rome, mettant en avant pour la première fois le concept de « développement durable ». Le Club de Rome existe toujours et est basé à Winterthur en Suisse, le pays de tous les possibles. La problématique de cette assemblée dont le secrétaire général actuel est Graeme Maxton, connu pour son livre « La fin du Progrès », est de prôner le malthusianisme afin de sauvegarder l’humanité. On peut résumer l’idéologie de ce club ainsi. En réalité si les thèses d’un déclin imparable de la qualité des conditions de vie sur la Terre en raison de l’accroissement de la population fait partie de la préoccupation centrale du Club de Rome, le but final est tout autre.

Il est difficilement concevable d’imaginer un instant que les individus sur la planète entière restreindront sans contrainte extérieure leur instinct de procréation. Il s’agit donc pour cette organisation de mettre en place progressivement un gouvernement mondial dont les objectifs seront d’abolir les gouvernements nationaux et d’imposer des règles strictes de bonne conduite afin de restreindre la population. Pour atteindre un tel objectif il faut naturellement que les populations soient réceptives à des injonctions venant d’ « en haut ». L’Eglise chrétienne a remporté un franc succès en persuadant les adeptes qu’il y avait un paradis promis à ceux qui étaient vertueux et un enfer pour les autres. C’est exactement ce type d’attitude qu’adopta tout de suite le Club de Rome.

Dès 1973, avec les ordinateurs de l’époque, des chercheurs du MIT travaillant pour le Club de Rome modélisèrent un sombre avenir pour l’humanité si celle-ci ne réussissait pas à restreindre le nombre des naissances. La vidéo datant de cette année-là et diffusée à la télévision indique que dès 2020 l’humanité sera confrontée à des graves problèmes de survie, de pollution, de ressources alimentaires et qu’en 2040 la situation se sera tellement dégradée que la population mondiale chutera catastrophiquement. Voici le lien pour les anglophones : https://youtu.be/cCxPOqwCr1I. On peut croire ou non à ce type de prévision sur le long terme appelée par son auteur Jay Forrester le programme « World One » mais son but était surtout de terroriser les foules.

Pour imposer « sa loi » à l’humanité toute entière il faut d’abord la préparer psychologiquement et le seul moyen, comme l’a fait l’église chrétienne en son temps, il faut lui faire peur. Comme le disait Christine Lagarde l’humanité dérègle le climat – ce qui reste encore à prouver – et « on va tous griller comme des toasts », c’est ce qu’elle a affirmé : l’image de l’enfer ! Alexander King, alors directeur du Club de Rome, évalua les résultats de ce programme de simulation et en conclut que les grandes corporations devaient imposer un nouvel ordre mondial afin d’achever le but d’ « un développement durable » qui ne dégrade pas les conditions de vie sur la planète Terre. Lors de sa prochaine réunion le Club de Rome formulera les 17 points qui doivent être implémentés rapidement. C’est essentiellement une directive de mise en place d’une gouvernance mondiale sous l’égide des Nations-Unies, du Fond Monétaire international et de la Banque Mondiale. Pour retrouver les détails de ce projet il suffit d’aller sur le site des Nations-Unies et de chercher Sustainable Development Goals.

Monter en épingle le réchauffement climatique d’origine humaine – alors que l’activité humaine joue un rôle négligeable par rapport à l’activité solaire – est du pain béni pour ces globalistes qui veulent imposer leurs lois et leur lubies au monde entier. Le Club de Rome est sponsorisé par les globalistes les plus acharnés au monde. Juste pour situer l’importance qu’ils donnent à cette organisation, citons les membres passés et présent de cette assemblée qui veut s’octroyer des pouvoirs terrifiants pour les démocraties : Al Gore, Mikhail Gorbachev, Bill Clinton, Jimmy Carter, Bill Gates, Ted Turner, George Soros, Tony Blair, Deepak Chopra, Henry Kissinger, Barbara Marx Hubbard, Marianne Williamson, Le Roi Juan Carlos I et la plupart des anciens secrétaires généraux des Nations-Unies ainsi que divers officiels de haut rang. Les bras séculiers déjà présents pour mettre en oeuvre ce projet sont Facebook, Google ou encore Amazon, Microsoft et la majeure partie des médias appartenant à des entités financières transnationales.

Nous entrons donc bien dans une ère nouvelle orwellienne, la dictature mondiale dont le principal acteur sera les USA, inutile de s’en étonner. Pour donner un petit exemple de l’attitude particulièrement significative des Nations-Unies j’ai écrit un billet il y a quelques jours sur la bilharziose. Je conseille à mes lecteurs d’aller sur la page schistosomiasis de Wikipedia en anglais et ils découvriront avec stupeur ceci :

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Ce passage a disparu de la version française ! Il est très facile de comprendre quelle est la politique de l’OMS, organisme onusien, faut-le rappeler, tout simplement de laisser les enfants africains mourir, c’est mieux pour la planète : la bilharziose tue seulement 200000 personnes chaque année, ce n’est pas assez … N’importe quel individu normalement constitué trouve que ce genre de décision émanant d’un organisme international est inique. Mais si on prend la peine de fouiller dans les directives du Club de Rome, force est de retrouver tous les chevaux de bataille des ONGs concernant la lutte contre l’usage des pesticides. C’est un levier pour réduire la population humaine car ne plus faire appel à des molécules chimiques hautement spécifiques dans l’agriculture extensive entrainera inévitablement des famines généralisées, ce que désire finalement le Club de Rome. Un autre point intéressant dont les médias n’ont pas le droit de faire un quelconque commentaire, l’orchestration par le Club de Rome des campagnes anti-vaccins dans le but d’affaiblir les défenses immunitaires des êtres humains afin d’assister à une augmentation de la mortalité généralisée. Ce type d’actions souterraines est largement repris par les médias. Pas étonnant, ces médias appartiennent pour la plupart à des groupes financiers impliqués dans le grand projet du Club de Rome et je le rappelle ici au risque de me répéter.

La supposée raréfaction des ressources en hydrocarbures est aussi une préoccupation de cette insidieuse organisation totalitaire néo-troskyste dont le label trompeur est le néo-libéralisme est un mensonge. Il existe des réserves en charbon et en pétrole partout dans le monde mais leur exploitation est préjudiciable pour la santé du climat. En effet le Club de Rome a largement encouragé la propagande consistant à déclarer que le gaz carbonique était mauvais pour le climat, normal me direz-vous car il s’agit du seul argument dont dispose cette assemblée de complôtistes qui veulent établir une hégémonie dictatoriale sur l’ensemble de l’humanité. J’ai plus de 70 ans et je ne suis pas encore dénué de sens critique mais je suis convaincu que mes petits-enfants vivront des années très sombres. Ils seront les esclaves des grandes compagnies apatrides guidées par les USA, peut-être le seul créneau qui reste aujourd’hui à ce pays pour survivre à moins de catalyser un nouveau conflit mondial meurtrier, ce que désire finalement le Club de Rome pour réduire la population mondiale. Belle perspective …

Inspiré d’un article de Michael Snyder paru sur le site endoftheamericandream.com le 3 septembre 2018 via le site ZeroHedge

Réflexions sur le Moyen-Orient et d’autres pays …

Ce ne sont pas les bruits de bottes persistants aux alentours de la Syrie qui m’interpellent mais plutôt les remarques de Hollande ou d’autres politiciens qui paraissent déplacées ou au moins déconnectées de la réalité. On peut faire une revue de la situation des divers pays musulmans depuis le Timor occidental jusqu’au Maroc pour s’apercevoir à l’évidence qu’il paraît très difficile de concilier islam et démocratie telle qu’on la définit au moins en Europe et en Amérique du Nord ou plus précisément en Suisse, la plus vieille démocratie du monde. Le Maroc est une royaume policier avec une police politique très active, en Algérie l’armée est au pouvoir depuis l’indépendance et ne s’est pas privée pour massacrer des centaines de milliers d’opposants ces 20 dernières années, la Tunisie était dirigée par un autocrate avec le soutien de l’armée, on sait ce qu’il en est advenu, le pays a régressé, surtout la condition féminine alors que les femmes tunisiennes comptaient parmi les plus émancipées du monde musulman. Je passe sur la Libye, depuis la mort de Kadhafi, ce n’est même plus un pays, c’est un conglomérat de voyous, de trafiquants et d’assassins qui s’entretueront encore longtemps, l’Egypte, depuis le départ des Anglais a toujours été tenue par l’armée, ça ne peut pas changer en un jour. On continue ? La Turquie était presque une démocratie depuis Kemal Ataturk à tel point qu’elle frappait aux portes de l’Europe, le pays a régressé depuis que l’islamiste Erdogan est au pouvoir et on se demande si c’est encore une démocratie ou un état policier. La Syrie, passons, j’en ai parlé dans un précédent billet. La Jordanie est une royauté soutenue par une armée et une police omniprésentes, une démocratie ? Que nenni. La péninsule arabique ne compte que des royautés et des émirats qui ne peuvent en aucun cas être considérés comme démocrates bien au contraire. L’Irak, autrefois dirigé par un autocrate tyrannique et assassin, certes, mais qui avec l’appui de l’armée avait su au moins donner à la population un semblant de sécurité et de prospérité, combien de jours sans attentats et sans assassinats depuis que le pays est livré à lui-même c’est-à-dire aux fous de dieu ? Depuis le départ du Shah, l’Iran est une théocratie déclarée avec des élections truquées et une armée omniprésente, même cas de figure. Le Pakistan, encore une fois est dirigé par une armée omniprésente et des pseudo-politiciens corrompus, la Malaisie comme l’Indonésie sont des pays encore une fois dirigés par les militaires avec une police omniprésente. Allez faire un tour à Kuala-Lumpur, il y a tellement de policiers dans les rues qu’on se demande où on est. Donc, on ne peut pas décemment en conclure que l’idée même de démocratie puisse être compatible avec l’islam, c’est une constatation, un état des lieux. On peut dès lors comprendre facilement que des démocrates comme prétendent l’être Hollande ou Obama ne comprennent rien aux problèmes politiques de ces pays, surtout quand ils sont saupoudrés par les pétro-dollars saoudiens pour implanter le salafisme à la mode wahhabite pure et dure. Au Moyen-Orient il n’y a qu’une seule démocratie selon la définition occidentale, Israël ! Après le départ d’Assad, s’il s’en va ou est assassiné par des missiles de croisière ou des salafistes présents sur le sol syrien ? Le chaos, c’est ce que veulent les Américains et les Français. Le chaos en Syrie mais aussi en Israël, et très vraisemblablement sur le pourtour du Golfe Persique car un conflit en cache un autre. Les deux ennemis irréductibles, l’Arabie Saoudite et l’Iran, n’en resteront pas là. Hollande qui veut plaire aux 6 millions de musulmans vivant sur le sol français pour des raisons électorales prend un très gros risque, national et international. On se demande s’il n’a pas perdu le sens du réel.