Lire des histoires illustrées à un très jeune enfant : que des bénéfices !

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Il y a déjà plusieurs années mon fils lisait des histoires en français à sa fille tous les soirs et comme il s’agissait de livres pour enfants illustrés elle regardait les pages mais ne comprenait pas le texte écrit, bien évidemment. Il est certain maintenant que faire la lecture à de jeunes enfants est en fait associé à des différences dans l’activité cérébrale liée à l’aptitude précoce à la lecture. Naturellement ma petite-fille, dès l’âge de 1 an est allé à l’école maternelle japonaise et elle lit et écrit maintenant en japonais bien qu’elle comprenne parfaitement le français oral. Mais la lecture dès le plus jeune âge a un impact mesurable sur la manière dont un enfant mémorise les histoires et peut aider les parents à prédire sa capacité à lire et écrire par la suite. Les régions du cerveau qui sont en effet mises en œuvre sont celles où sont mémorisées les images ce qui aide l’enfant à « voir » les histoires à travers les illustrations en renforçant de manière irremplaçable le rôle futur de l’imagination. C’est ce qu’affirme, preuves à l’appui par imagerie fonctionnelle du cerveau par résonance magnétique nucléaire (fMRI) le Docteur John Hutton de l’Hôpital pour enfants de Cincinnati.

On conseille aux parents de faire la lecture à leurs très jeunes enfants pour stimuler leurs capacités de mémorisation et pour créer des connexions dans le cerveau qui favorisent le développement du langage, au moins dans les pays anglo-saxons et en tous les cas au Japon. J’ignore quelle est la position française à ce sujet sachant que le rôle de l’EducNat est d’atteindre un nivellement vers la médiocrité, ce qui me semble contradictoire avec ce type de conseil. Il manquait cependant des évidences directes de ces effets sur le cerveau des jeunes enfants et c’est maintenant chose faite. Le Docteur Hutton a étudié 19 jeunes enfants âgés de 3 à 5 ans, un tiers d’entre eux appartenant à des familles modestes. Les parents ou les personnes s’occupant de ces enfants à la maison ont répondu à quelques questions relatives aux stimulations des facultés cognitives des enfants notamment en ce qui concernait la lecture, quels livres, quelle sorte de livres et combien de fois on faisait la lecture aux enfants, par jour ou par semaine, quel temps les parents consacraient à parler et jouer avec leur enfant et quelles sortes d’exercices de reconnaissance des formes ou de dénombrement d’objets ils encourageaient leur enfant à effectuer.

On soumit alors les enfants parfaitement conscients à un examen par fMRI en leur faisant écouter à l’aide de mini-écouteurs une histoire adaptée à leur âge mais sans stimuli visuels alors qu’ils se trouvaient dans le tunnel de la machine magnétique. Le but de cette investigation était de savoir si les régions du cerveau impliquées dans le langage étaient plus activées avec des enfants à qui on faisait la lecture régulièrement en comparaison d’autres enfants plutôt délaissés dans ce domaine. Les résultats montrèrent que les enfants exposés à la maison à une lecture fréquente ou quotidienne montraient une forte activation des régions du cerveau prenant en charge spécifiquement la sémantique, en d’autres termes la signification du langage. Ces zones sont critiques pour l’apprentissage de la parole et plus tard de la lecture. Il s’agit de zones du cortex postérieur gauche, du precuneus (lobe pariétal supérieur, cerclé en bleu) qui est impliqué dans l’imagerie visuelle, du lobe moyen/temporal angulaire gauche (aussi appellé aire de Brodmann 37, cerclé en rose) impliqué dans la signification des associations auditives, si je ne me trompe pas, et du lobe occipital latéral impliqué dans la compréhension des associations visuelles (aussi appellé aire de Brodmann 17, cerclé en vert) comme l’indique l’illustration en lecture par imagerie différentielle indiquant le surcroit de consommation d’oxygène. Les couleurs les plus « chaudes » indiquent un flux sanguin plus élevé et donc une activité électrique plus soutenue.

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Les aires du cortex cérébral directement impliquées dans l’imagerie mentale sont donc les plus activées, ce qui suggère que la visualisation joue un rôle clé dans la compréhension narrative et la préparation à la lecture. Ces aires permettent en effet à l’enfant de « voir » le récit que son tuteur lui lit et qu’il écoute. Cette disposition devient d’autant plus importante quand l’enfant évolue des livres illustrés vers les livres sans images. Il doit alors imaginer « visuellement » l’histoire. L’étude a enfin montré que les ménages aisés lisaient plus volontiers des histoires illustrées à leurs enfants en bas âge, mais ce détail ne relevait pas de l’étude elle-même.

Ce résultat nouveau est prometteur dans la mesure où il aidera à promouvoir la lecture aux « tout-petits » afin d’éviter des problèmes scolaires futurs mais aussi à identifier les enfants à risque tout en leur permettant ensuite de se consacrer au monde merveilleux de la lecture.

Source : http://aapnews.aappublications.org/content/early/2015/04/25/aapnews.20150425-4 , illustrations : Dr Hutton et Wikipedia

Le rapport PISA et la théorie du genre

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Une des études figurant dans le rapport PISA qui fit beaucoup de bruit lors de sa publication parut presque inaperçu car il révèle ce que l’on veut cacher : la différence entre garçons et filles. Ce n’est plus politiquement correct d’établir une telle différence même si les faits sont pourtant là. Prétendre que les filles sont plus douées que les garçons pour les études bouscule la théorie du genre dont l’apologie fut largement répandue par Sarah Palin, membre du Parti Républicain américain mais surtout militante du Tea Party. Palin défend presque hystériquement, au sens étymologique du terme, la théorie du genre et quand on se rend à l’évidence, prétendre que les filles sont plus douées que les garçons pour l’apprentissage de la lecture pourrait au contraire satisfaire les tenantes de l’égalité des genres, tout dépend naturellement de quel côté on se trouve idéologiquement. Le rapport PISA 2012 est pourtant clair, dans tous les pays de l’OCDE les filles réussissent mieux les tests que les garçons, en moyenne de 38 points de plus ( 515 pour les filles et 478 pour les garçons) et le domaine d’excellence des filles est la lecture.

Le pays dont les filles sont les plus performantes est la Finlande. Les filles surpassent les garçons de 62 points dans les tests de lecture. Ce sont d’ailleurs ces excellentes performances des filles qui font que la Finlande a été classée première dans les tests PISA.

Si on analyse le graphique ci-dessus, il y a trois pays qui n’utilisent pas les caractères romains, Israël, la Corée et le Japon. Israël fait un peu exception car les élèves apprennent systématiquement l’anglais et l’hébreu à l’école, ce qui n’est pas le cas en Corée et au Japon lors des premières années d’étude. Ceci pourrait expliquer pourquoi la différence entre garçons et filles dans ces deux pays est la plus faible. Ce pourrait être l’incitation à la lecture qui ferait la différence or ce n’est pas le cas. On ne peut qu’en être réduit à des hypothèses floues considérant que les garçons se découvrent d’autres sujets d’intérêt les divertissant de leur scolarité. Dans des pays comme le Canada ou l’Australie où les enseignants encouragent les élèves à lire, les scores PISA n’ont pas été sensiblement augmentés pour les garçons. De même que les écoles exigeant plus de « travail à la maison » n’ont pas vu leur score PISA amélioré, de même il paraît illusoire de tenter d’établir des corrélations compte tenu de l’apparente simplicité du classement PISA qui n’autorise aucune stratégie analytique des « différences dans les différences ». Ce dernier point pourrait tout simplement remettre en cause la validité du classement PISA qui n’est finalement qu’une image très approximative du classement par pays de la qualité de l’enseignement. Il faut cependant remarquer que la différence entre filles est garçons a tendance à s’estomper depuis une cinquantaine d’années en particulier dans des disciplines comme les maths ou les sciences. Et cette « égalisation » des genres est encore plus marquée chez les adultes dans leur vie professionnelle. Il n’en reste pas moins que 65 % des hommes adultes déclarent (moyenne OCDE) ne jamais lire de livres alors que 63 % des femmes adultes s’adonnent régulièrement à la lecture. Une étude a montré que les femmes étaient très avides de livres d’occasion dans les présentoirs de certaines librairies alors que les hommes s’y intéressent que très rarement.

Peut-être que les tests PISA se vérifient à l’âge adulte …

Source : Brookings.edu

La désinformation c’est à partir de 8 ans !

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Je satisfaisais tranquillement à des fonctions biologiques basiques dans les toilettes du rez-de-chaussée de la maison de ma fille quand mon attention a été attirée par un magazine au nom évocateur de « Petit Quotidien » de PlayBac presse ( www.playbacpresse.fr ) destiné à la tranche d’âge 8-12 ans. Le bandeau « spécial planète Terre » a éveillé ma curiosité et j’ai parcouru ce magazine bien que n’appartenant plus à cette tranche d’âge pour me rendre compte de ce qui pouvait y être raconté à propos de la planète. Pour 5 euros on endoctrine les enfants et comme ils n’ont aucun sens critique, c’est encore plus facile de les formater et d’en faire des citoyens qui penseront correctement, c’est-à-dire conformément à la propagande scandaleusement distillée par ce magazine au sujet du réchauffement climatique. Tout y est, la fonte des neiges du Kilimanjaro, la disparition des atolls de Polynésie, la montée du niveau des océans, l’effet de serre, les gaz à effet de serre, le dérèglement climatique, la disparition des ours blancs … n’en jetez plus, ces bambins sont dès la sortie de l’enfance formés pour être plus tard des citoyens, de bons citoyens qui croiront ce que les politiciens leur raconteront sans même pouvoir formuler une quelconque critique car ce qu’on leur aura inculqué à force de magazines de ce genre comme fausses certitudes reprises par des professeurs des écoles tout aussi coulés dans le même moule idéologique conforme aux critères édictés par les instances dirigeantes de l’éducation nationale qui comme chacun sait sont pourries de l’intérieur par les Greenpeace, WWF et autres groupes terroristes de l’Eglise de Scientologie Climatique, ne pourront qu’admettre que c’est la vérité, celle à laquelle on doit croire sans se poser la moindre question.

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Un véritable scandale que de laisser accessible ce genre de torchon ! L’effet de serre : un dessin contredisant le deuxième principe de la thermodynamique qui dit qu’un corps froid, en l’occurrence l’atmosphère, ne peut pas transférer de chaleur à un corps plus chaud, la surface de la Terre, à moins d’une intervention externe comme par exemple le compresseur d’une machine frigorifique. Jamais le deuxième principe de la thermodynamique formulé en 1824 par Sadi Carnot n’a pu être infirmé et ce ne sont certainement pas les pseudo-scientifiques de l’IPCC qui pourront arriver à cette fin. Voilà le genre d’ineptie qu’on enfonce dans le crane des enfants avec de tels magazines dont l’orientation idéologique ne fait aucun doute, jugez par vous-même :

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C’est franchement révoltant car ces mêmes bambins finiront par convaincre leurs parents pour peu que ces derniers soient dénués aussi de sens critique. Renseignements pris, ce torchon avait été offert à mes petits-enfants par une amie de leurs parents qui est notoirement écologiste bornée et ayant perdu depuis longtemps toute espèce d’esprit de fronde en gobant tout cru tout ce qu’on lui sert à la télévision ou dans les journaux et ces magazines pour enfants, CQFD.

Lecture et écriture : globalement nouveau !

 

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Il n’y a pas si longtemps que le cerveau humain s’est adapté à l’écriture et par conséquent à la lecture. Les premiers alphabets remontent à peine à 1500 années avant notre ère si on considère que les hiéroglyphes égyptiens n’étaient pas en soi un alphabet mais un ensemble de pictogrammes, un peu comme les caractères chinois qui signifient en eux-mêmes une idée ou un concept, l’alphabet et l’écriture sont donc des phénomènes récents en termes d’évolution. Le premier véritable alphabet comprenant des voyelles apparut en Grèce et dérive du linéaire B de l’époque mycénienne. Il fallut attendre l’invention de l’imprimerie pour que le cerveau humain s’adapte réellement à la lecture car nous ne possédons pas de dispositions naturelles pour cet exercice cérébral, aussi curieux que cela puisse paraître.

Notre cerveau est équipé génétiquement pour gérer l’odorat, l’ouïe et la vue mais décrypter un texte fait appel à une adaptation récente, quelques milliers d’années, ce n’est rien en terme d’évolution. Le support papier existe toujours mais va progressivement être détrôné par toutes sortes d’équipements modernes comme les tablettes, les téléphones portables et les ordinateurs. Et c’est une nouvelle période d’adaptation de notre cerveau qui se dessine. Les spécialistes des sciences cognitives l’affirment, notre cerveau subit aujourd’hui une pression adaptative violente devant l’incroyable densité d’informations que nous offre en continu internet. Les yeux ne fonctionnent plus comme sur une page de papier quand ils sont fixés sur un écran d’ordinateur ou une tablette. Le regard effleure les mots mais ne transmet pas nécessairement toutes les informations au cerveau et on développe en quelque sorte un cerveau digital qui devient progressivement capable de faire un tri visuel rapide alors que depuis l’apparition de l’écriture notre cerveau n’a pas du tout été habitué à ce type d’exercice. Par conséquent les personnes (comme votre serviteur) qui passent plusieurs heures par jours devant l’écran de leur ordinateur et « naviguent » avec quelques doigts d’une information à une autre, souvent entourées de publicité (il faut bien que Google, les journaux en ligne et Facebook vivent), doivent faire un réel effort pour se reconvertir le temps d’une promenade dans un parc à la lecture de Marcel Proust ou d’Henry James dans une belle édition papier. Ces spécialistes des sciences cognitives se sont aperçu que l’addiction à l’ordinateur et à son écran, maintenant tactile pour les derniers modèles, a complètement perturbé les circuits neuronaux qui venaient à peine de s’adapter à l’écriture. La lecture en profondeur de Proust avec ses paragraphes d’une demi-page constitue presque un test permettant de reconnaître cette dégradation de la perception des caractères imprimés mais aussi de la transmission de ces informations au cerveau qui a perdu la capacité de la lecture en profondeur. Ce qui apparaît dans une étude réalisée à l’American University est la perte de la perception de la syntaxe et de la construction logique des phrases. L’arrivée de Tweeter a aggravé la situation avec la disparition de toute notion de syntaxe mais également de l’orthographe car ces messages courts nécessitent par essence une rédaction elliptique dénuée de toute notion d’orthographe et encore moins de syntaxe.

Les problèmes qui apparaissent avec ces supports de lecture et d’écriture ne concernent pour l’instant que les adultes qui se sont reconverti par obligation ou par choix personnel mais ce sont les enfants en âge d’apprendre à lire et écrire qui sont également les premiers concernés. Le cerveau des adultes reste « bilatéral » en ce sens qu’il est adapté à la lecture « papier » et que l’écran d’un ordinateur ne constitue pas un problème insurmontable. Mais l’enfant qui vient de déchiffrer l’alphabet et en est qu’au tout début de l’appréhension de la notion de phonèmes, un exercice parfois ardu, si ce dernier est déjà coutumier de l’usage des équipements électroniques variés, il lui sera beaucoup plus difficile de maîtriser cette adaptation qui est pourtant inévitable. C’est pourquoi le passage d’un mode de lecture « papier » à un mode « écran » n’est pas aussi simple qu’on peut le croire.

Je discutais il y a quelques jours avec une enseignante et je lui recommandais d’enseigner à ses élèves la saisie des textes avec les dix doigts sans regarder le clavier de l’ordinateur. Cette suggestion est en droite ligne avec l’usage de l’informatique et d’internet. Le regard devient fusionnel avec l’écran et les doigts ne sont plus qu’un élément de transmission de la pensée qui fonctionnent automatiquement. Mes lecteurs doivent penser que si j’étais incapable d’écrire sans regarder le clavier de mon Mac Book, je ne pourrais pas être aussi productif. Mais il y a bien longtemps que je me suis reconverti aux nouvelles technologies ! J’ai tout simplement appris à écrire à la machine sans regarder le clavier au début des années soixante et j’avoue que ce petit plus est très appréciable …

A vos claviers et vos écrans tactiles !

Inspiré d’un article paru dans le Washington Post

Monsieur Peillon (EducNat) vous faites fausse route !!!

Je suis avec intérêt les manigances éhontées du Ministre de l’Education Nationale, l’archétype du marxiste convaincu (plus marxiste que lui au gouvernement de l’ancien professeur d’allemand qui tient lieu de premier ministre il est difficile de trouver) qui considère que les banlieues défavorisées et les collèges d’une manière générale (c’est pour faire passer sa mesure démagogique) ont besoin de 60000 nouveaux profs, même s’ils ne savent pas lire et écrire, pour encadrer les jeunes des banlieues à faire du macramé ou des origamis ou apprendre à pianoter sur une tablette généreusement fournie par le conseil général de Corrèze.

Tout simplement parce qu’ils sont défavorisés et que l’Education Nationale a pour mission de les extirper de l’univers de la drogue, de la prostitution, du jihadisme et des incendies de voitures, alors il faut des maîtres, des instituteurs, en un mot des enseignants de valeur pour les encadrer et leur inculquer les règles basiques de la République, une, indivisible et incontournable. La République c’est la CMU, l’allocation chômage, l’allocation logement, l’allocation minimum vieillesse, l’allocation braguette (pardon, pas en Seine-Saint-Denis mais dans les DOM, encore que …), bref, puisque tous ces jeunes défavorisés des quartiers de banlieue des grandes villes de France, défavorisés, doivent être chouchoutés à des fins évidemment électoralistes qui se profilent à l’horizon, il faut des enseignants en sur-nombre. Or la folie du nivellement par la médiocrité obsessionnelle du sieur Peillon, ministre de l’Education Nationale tout aussi incompétent et idéologiquement orienté que son collègue Martin, ministre de l’environnement et de l’énergie (ancien faucheur d’OGM) se heurte, Ô horreur au refus de l’autre ministre qui a encore presque les pieds sur terre, je veux parler du Ministre des Finances Moscouvichy (ce surnom n’est pas de mon fait mais d’un internaute anonyme) qui a dû se rendre à l’évidence que la mise à quai prolongée du porte-avions Charles de Gaulle (il doit se retourner dans sa tombe plusieurs fois par jour, je parle de Charles) va coûter près de deux milliards d’euros d’investissements totalement imprévus, sans compter les opérations militaires africaines (au Mail on frôle déjà les deux milliards, sans oublier le « manque à gagner de la collecte des impôts) c’est dire …

Bref, Peillon, pas un sou, démerdes-toi !

Et que fait ce minable entre les minables du gouvernement, araser les salaires des plus méritants (et méritoires) des enseignants de l’éducation nationales française. Cette institution qui a vu hier sa note dégradée par le rapport de l’OCDE (voir le précédent billet de mon blog) permet tout de même à quelques élèves valeureux de tenter d’accéder au savoir et faire éventuellement partie de cette élite qui pour beaucoup d’adolescents reste inaccessible à moins d’efforts continus, consentis, pour intégrer une école d’ingénieurs ou de commerce, quelle qu’elle soit, pourvu qu’on puisse trouver un emploi satisfaisant, en France ou ailleurs, plutôt ailleurs mais peu importe.

Pour satisfaire aux directives constructivistes et marxisantes du gouvernement il faut donc rogner les salaires des enseignants les mieux payés pour redistribuer quelques miettes à de vagues assistants des heures creuses qui prendront en charges des élèves de CM1 ou de CM2 qui n’en auront strictement rien à foutre quitte à fragiliser le système des classes préparatoires, le seul aspect positif de l’Education Nationale.

Vous me direz que je ne sais pas de quoi je parle, bien au contraire. Quand j’ai enfin réussi mon baccalauréat (à 20 ans, problèmes de santé aidant) je suis allé « à la fac » parce que j’avais peur des concours. Il m’a fallu deux années de travail acharné pour entrer en maîtrise, mais le bout du tunnel n’était pas du tout visible. La « fac » est un univers déshumanisé et politisé à l’extrême qui ne débouche sur rien du tout à moins d’être décidé au départ à faire des sacrifices presque insupportables. Dans le cas contraire on est condamné au chômage. C’était vrai il y a 40 ans, c’est toujours le cas. Quand j’étais étudiant, il y avait des filles qui se prostituaient pour payer leur chambre à la cité universitaire et c’est probablement toujours le cas aujourd’hui. Bref, « la fac » c’est une impasse, point barre, une institution pour rendre les statistiques du chômage des jeunes moins révoltantes.

Et les classes préparatoires ? A moins de pouvoir intégrer sur dossier des écoles genre INSA où les deux premières années d’étude correspondent aux classes préparatoires telles qu’elles existent dans les lycées, et encore faut-il présenter un dossier scolaire solide, la seule alternative est pour un futur bachelier de tenter sa chance dans le meilleur lycée. Et comme pour l’INSA, les dossiers de candidature font l’objet d’un classement et comme partout ailleurs (sauf à l’Université, la porte ouverte à n’importe quel illettré) il y a en quelque sorte un numerus clausus. On choisit donc les 50 meilleurs dossiers pour constituer une classe préparatoire. C’est tout à fait compréhensible.

Il y a un programme à réaliser, en quelque sorte un objectif sur deux années (on ne redouble pas la première année) afin que, et c’est la mission des enseignants spécialisés dans cet exercice périlleux, d’amener les élèves à être capables de réussir leur concours d’entrée dans les grandes écoles d’ingénieurs. Je ne connais pas les concours d’entrée dans les écoles de commerce ou de littérature ou de philosophie, mais en ce qui concerne les disciplines scientifiques quelles qu’elles soient, les mathématiques et la physique constituent le socle auquel s’adjoignent la chimie ou encore la biologie pour des orientations spécifiques. Le rôle des enseignants est de mener les élèves vers la réussite en les tenant durant deux années à bout de bras afin qu’ils soient capables, le jour du concours, de réussir. Cette mission, unique dans l’Education Nationale française, et probablement unique au monde, requiert de la part des enseignants un réel travail quotidien consistant d’une part à préparer les cours même si ceux-ci doivent se conformer à un programme prédéfini, à préparer des exercices et des problèmes dont les solutions ne se trouvent pas disponibles après un simple clic sur internet (mais c’est vrai!) à soumettre régulièrement les élèves à des devoirs surveillés qui doivent être corrigés par les dits enseignants ainsi qu’à des devoirs « à la maison » également corrigés de la même minutieuse façon. Et la particularité des classes préparatoires aux écoles d’ingénieurs comporte en quelque sorte un genre de contrôle continu qui n’existe en aucun cas à l’Université, le système des « colles » ou interrogations orales au tableau noir avec une craie comme tout argument pour tester les connaissances des élèves qui savent que le concours d’admission comprend aussi ce volet redoutable de l’épreuve orale.

Ces enseignants très spécialisés des classes dites préparatoires ont donc, en dehors de leurs heures statutaires de présence au lycée, une définition globale de leur activité professionnelle totalement absurde sur laquelle s’est arrêté le Ministre, le douloureux et quotidien fardeau des préparations des devoirs à la maison ou surveillés, des colles, de la correction des copies, de la préparation des cours, en un mot une douzaine d’heures par jour, et non pas par semaine comme le prétend le Ministre ! Et j’ajouterai y compris le dimanche et les jours fériés … Oui, les professeurs de classes préparatoires travaillent plus que les salariés de Leroy-Merlin, Carrefour ou Castorama (ou Sephora) qui voudraient travailler le dimanche ce que les syndicats mafieux leur refusent, car ils ont des objectifs à atteindre ! Ce sont les seuls fonctionnaires du mammouth (l’EducNat selon Claude Allègre) confrontés à un objectif : faire intégrer le maximum de leurs élèves, en quelque sorte leurs protégés, dans des écoles d’ingénieurs, que ce soient l’X, Normale Sup, Centrale, Supélec, Supaéro ou l’Agro, bref, atteindre une certaine gratification morale et professionnelle couronnant leurs efforts sans limite pour promouvoir ces prétendants à l’ascenseur social que le pouvoir socialo-écolo-marxiste dénonce à longueur de diatribe idéologique. Peillon veut que non seulement que les enseignants soient à la même enseigne mais que tous les élèves de l’Education Nationale soient incapables de résoudre une règle de trois. C’est ainsi que le pays sera capable d’affronter les défis qui l’attend à l’avenir.

Le système des classes préparatoires aux écoles d’ingénieurs et les dites écoles d’ingénieurs sont les derniers espoirs sur lesquels la France peut compter pour ne pas être reléguée au rang du Botswana ou du Zimbabwe en terme de qualité de l’éducation scientifique, que le ministre de l’éducation en prenne conscience et ne cherche pas à décourager ces enseignants pour lesquels j’ai un réel respect car ce serait une erreur impardonnable.

Juste pour mémoire mais ceci n’a aucunement orienté mon discours, ma fille est docteur en math, agrégée de math, enseigne en math spé dans un lycée parisien, son époux est agrégé de math et enseigne également en spé dans un autre lycée parisien. Quand je séjourne chez eux, il m’est difficile de trouver un moment pour converser car ils sont toujours en train de travailler !!!

 

Au classement PISA, la France n’est pas le meilleur élève !!!

L’OCDE a publié son classement PISA (Program for International Student Assessment) et en ce qui concerne la France il n’y a pas de quoi pavoiser. L’Education Nationale française ne remplit plus ses objectifs, le niveau des élèves se détériore en particulier en mathématiques et en science, la lecture restant (pour le moment) satisfaisante.

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Ce classement indique très clairement que les pays d’Asie sont dans le haut du classement et que l’épicentre de la science et des mathématiques se déplace vers l’Asie. Il faut rester tout de même critique en ce qui concerne par exemple Shanghai car les critères de classement difficiles à trouver sur le site de l’OCDE ne sont peut-être que le reflet des établissements d’excellence de cette ville, comme d’ailleurs Hong-Kong, Macao ou Singapour qui ne sont pas vraiment représentatifs d’un pays mais seulement d’une ville. En ignorant ces villes-Etats, le Japon arrive en cinquième position pour les mathématiques ou quatrième si on néglige le Liechtenstein, deuxième pour la lecture et deuxième pour la science, beau score pour le Japon ! Quant aux USA …