L’éducation nationale française en pleine déconfiture : ce n’est pas une exception française !

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Les Français, râleurs et jamais satisfaits de leur sort, se plaignent – certes à juste titre – de la dégradation du système d’enseignement étatique de leur pays. Ce « mammouth » coûte une fortune (154 milliards d’euros en 2017, source Statista) pour des résultats médiocres voire insignifiants. Le personnel enseignant ( tous agents confondus 1133300 en 2017, même source, cf. note en fin de billet) est supposé transmettre aux enfants un enseignement satisfaisant alors que plus de 30 % des élèves en fin d’études secondaires savent à peine écrire et sont incapables de faire une « règle de trois » car jamais on ne leur a expliqué clairement ce dont il s’agissait. Si j’ai mentionné la règle de trois c’est simplement parce que les éleves de classe terminale (pour les non-Français il s’agit de l’année se terminant par le baccalauréat) ne savent même pas construire un raisonnement déductif : il semblerait que les enseignants sont devenus incapables d’apprendre à leurs éleves à raisonner et c’est très préoccupant. On se demande ce qu’ils apprennent au cours de leur formation d’enseignants mais c’est une autre histoire.

La responsabilité de cette situation calamiteuse n’est pas le fait des enseignants eux-mêmes qui sont supposés être tous de bonne volonté mais elle est à rechercher dans les groupes de réflexion néo-trotskystes du Ministère lui-même qui depuis 40 ans détruit systématiquement ce qui avait été mis en place dès la fin de la Révolution française, c’est-à-dire un enseignement équilibré, éclectique, permettant d’assurer aux générations successives d’enfants la possession de bases solides pour la réflexion, la conceptualisation et l’imagination. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et c’est regrettable : l’idéologie marxiste du Ministère de l’Education français consiste à uniformiser les élèves dans la médiocrité afin qu’ils se sentent tous égaux.

La France n’est ainsi plus capable de donner à ses enfants les outils nécessaires pour devenir compétitifs dans notre société moderne et les gouvernements successifs, y compris le gouvernement actuel, doivent être blâmés pour ne plus former que des jeunes adultes désarmés devant le destin futur qui les attend. Il n’est nul besoin de chercher l’erreur, la stratégie idéologique des politiciens qui gouvernent ce pays a consisté, depuis ces 40 dernières années à rendre des générations entières entièrement dépendantes de l’Etat-Providence pour une médiocrité de vie d’assistés. La première ineptie adoptée par les idéologues de la rue de Grenelle à Paris (là où se trouve le ministère français de l’éducation nationale) fut de rendre obligatoire la scolarité jusqu’au bacalauréat et la dernière imbécillité en date est de rendre les mathématiques optionnelles lors des trois années de scolarité précédant le baccalauréat. On croît rêver, tout simplement !

Mais l’apanage de la ruine du système éducatif n’est pas propre à la France. En effet, les Etats-Unis font presque mieux en la matière comme l’a décrit Michael Snyder sur le blog « The American Dream » en prenant quelques exemples pour illustrer son propos. Le programme PISA (Program for International Student Assessment) évalue tous les 5 ans le niveau scolaire des enfants de 15 ans dans le monde entier sur divers sujets. Ce programme prend en considération plus de 30 millions d’étudiants de 79 pays différents. « Étudiant » est pris ici dans le sens littéral du terme, c’est-à-dire des enfants de 15 ans qui « étudient » ou sont censés étudier.

Si on considère les mathématiques, la science de toutes les sciences puisque les mathématiques sont un outil indispensable pour toutes les autres disciplines scientifiques y compris l’économie, la France, pourtant réputée pour son excellence mathématique, est juste un peu meilleure dans le classement que les USA (10 rangs au dessus) et dans ce dernier pays l’enseignement des mathématiques se dégrade année après année à tel point que le niveau d’un élève de l’échantillon chinois Beijing-Shanghai-Jiangsu-Zhejiang (B-S-J-Z) a 4 années d’avance sur son homologue américain. De plus le programme PISA a montré, honteuse ironie, que les plus mauvais élèves du BSJZ égalaient les meilleurs élèves américains du même âge.

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La récente réforme du Ministère de l’éducation nationale français considérant les mathématiques comme matière optionnelle lors des trois dernières années de scolarité aura pour conséquence de faire chuter la France dans le classement PISA et le petit élève chinois (illustration) aura à son tour 4 années d’avance sur son homologue français.

Dans ce genre d’analyse l’armée américaine est confrontée à un grave problème de recrutement en raison de la dégradation de l’enseignement et de la vie quotidienne « american style ». Si les recruteurs éliminent les candidats parce qu’ils n’ont pas le niveau éducatif requis, parce qu’ils sont en surpoids ou parce qu’ils utilisent des drogues illicites alors il ne reste pratiquement plus personne à enrôler dans l’armée ! Il est anecdotique de rappeler que les « marines » américains qui débarquèrent en Normandie en 1944 étaient presque tous titulaires du baccalauréat : autres temps, autres moeurs … dit-on.

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Petite information supplémentaire. Ma petite-fille termine sa scolarité dans une classe correspondant à un intermédiaire entre le cours moyen deuxième année et la classe de sixième en France. L’illustration ci-dessous est un vibreur qu’elle a construit en classe. On y distingue la bobine, la plaque de tôle dont l’extrémité se trouve près du pôle de la bobine ainsi que le fil établissant le contact vers le pôle « moins » de la pile. Le fil rouge permet à l’opérateur d’établir le contact avec le pôle « plus » de la pile. J’ai expliqué à ma petite-fille qu’elle apprendrait plus tard les lois mathématiques qui décrivent l’électro-magnétisme, ici la loi de Lenz. Cette petite réalisation permet aussi aux élèves à développer leur dextérité manuelle.

Notes. Michael Snyder est éditeur de theeconomiccollapseblog.com et éditorialiste du site themostimportantnews.com. Si on reprend les données de Statista citées au début de ce billet, globalement un fonctionnaire de l’éducation nationale française, tous postes confondus, coûte à l’Etat, donc aux contribuables, 135800 euros par an. Il s’agit d’un calcul spécieux mais qui justifie que comme avait osé le dire Claude Allègre en son temps ce mammouth a vraiment besoin d’être dégraissé.

Source : zerohedge

https://www.oecd.org/pisa/PISA%202018%20Insights%20and%20Interpretations%20FINAL%20PDF.pdf

L’armée rouge de médiocres : le système universitaire occidental est de type soviétique.

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Dans un article paru dans le Boston Globe du 15 avril 2019 intitulé « A Message to All Professional Thinkers : We Either Hang Together or We Hang Separately » (Message à tous les intellectuels : ou bien nous restons tous ensemble ou bien nous nous séparons), l’historien Niall Ferguson (illustration, voir note) a décrit la « sortie » maintenant routinière des professeurs conservateurs des universités américaines par les marxistes d’extrême-gauche qui contrôlent la plupart des universités américaines. (C’est exactement la même situation en Europe et en France, du moins pour le souvenir que j’en ai). La procédure habituelle consiste d’abord à répandre une fausse nouvelle au sujet de ce qu’aurait pu raconter sur Facebook ou un autre réseau social un professeur conservateur, ou libertarien, dans un nombre de tweets frôlant une odieuse folie. Les médias locaux reprennent alors l’information et l’amplifient. Les collègues « indépendants » soit font le gros dos pour ne pas se compromettre soit abondent dans le sens de l’administration de l’université dans le seul but de bénéficier plus tard d’une petite augmentation de salaire. Si le professeur conservateur ou libertarien incriminé n’est pas sous contrat (on dit dans ce cas associé ou invité) il est tout simplement viré. Mais s’il est sous contrat il est alors marginalisé, harcelé, victime de discrimination et alors il est encouragé à quitter son poste volontairement, ce qui lui évitera de poursuivre sa carrière dans un enfer. Les bureaucrates des ressources humaines ne s’inquiètent jamais des environnements de travail hostiles des membres du staff enseignant conservateurs ou libertariens. Seuls ceux qui affichent franchement des idées de gauche sont protégés et ne font jamais l’objet de telles dérives verbales ou écrites.

Les professeurs et les administrateurs qui appliquent ce genre de censure généralisée dans le plus pur style KGB sont ce que Ferguson appelle « l’Armée Rouge des Médiocres ». Ce sont bien des médiocres car très peu d’entre eux sont de véritables érudits ou de véritables scientifiques mais sont plutôt des voyous politiques dénués de toute instruction qui ont simplement continué à aller à l’école pendant toute leur vie d’adultes, armés de diplômes académiques prestigieux, sur le papier seulement, dans des disciplines factices et frauduleuses telles que les « sciences sociales », la « théologie féministe » ou les « études mondialistes globalisées ». Ce sont, dit Ferguson, les descendants directs de l’idéologie antilibérale et égalitaire qui avait jadis réprimé la liberté d’expression en Europe orientale à l’époque du bloc soviétique. La réalité est bien pire que ce que décrit Ferguson dans son court ouvrage. La discrimination à l’embauche est ouvertement anti-conservatrice et anti-libertarienne depuis des décennies. Qui ne se souvient plus avoir assisté à une conférence du Liberty Fund (voir note), il y a 30 ans, au cours de laquelle le Professeur Henri Manne déclara : « nous avons perdu les universités ». Il faisait allusion à la prise de contrôle presque complète du système universitaires américain par les gauchistes, déjà à cette époque, et de la lutte systématique contre la liberté académique et la liberté d’expression. L’attaque de la gauche contre la liberté d’expression s’est depuis lors étendue de façon exponentielle avec des codes de discours, des espaces sécurisés, l’obligation de signaler aux autorités les discours « dangereux », des manifestations organisées pour protester contre les orateurs classés conservateurs sur les campus et bien d’autres tactiques dignes de la Stasi ou du KGB.

Il y a quelques exceptions comme le Grove City College et le Hillsdale College qui n’ont jamais accepté de financements publics ainsi que quelques programmes universitaires financés par d’anciens élèves maintenant fortunés mais il ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan académique. Même dans ces conditions les universitaires conservateurs financés par de tels anciens donateurs sont généralement considérés par la faculté majoritairement de gauche comme des imposteurs qui doivent être sinon exterminés du moins expulsés. De tels programmes peuvent représenter moins de 1 % du budget du corps professoral d’une université et le reste est financé par le gouvernement. Néanmoins les membres de la faculté, tous de gauche, ont là l’occasion de se plaindre sans cesse du prétendu « parti-pris » illégitime dont la cause est non pas le financement public à hauteur de 99 % mais le financement privé à hauteur de 1 %. Le financement public à hauteur de 99 % ne peut pas favoriser le gouvernement dans la recherche et l’enseignement. Seuls les dons privés et volontaires expliquent cette prise de position défavorable. Cette situation concerne des centaines de collèges et d’universités mal étiquetées « privées » qui reçoivent des milliards de dollars de fonds publics chaque année. Le fameux dicton « celui qui accepte le shilling du Roi devient l’homme du Roi » est toujours d’actualité.

Niall Ferguson termine son op-ed par un appel en faveur d’un « traité universitaire non conformiste » parmi ceux des professeurs et administrateurs qui défendent toujours la liberté d’expression. Les censeurs universitaires crypto-communistes doivent être confrontés à des représailles massives tout comme l’Union soviétique a menacé des universitaires pendant la guerre froide. C’est ce qu’il veut dire quand il dit que « nous » devons rester ensemble ou séparément. Un tel « traité » n’obtiendrait probablement que très peu de signatures en raison du fait que, à quelques rares exceptions près, tout le monde universitaire américain est une institution socialiste. Presque toutes les universités sont partiellement ou totalement financées par le gouvernement. Par ce financement le gouvernement contrôle les moyens de production : la définition même du socialisme. En conséquence tous les professeurs d’université sont par essence des bureaucrates du gouvernement et comme tous les bureaucrates ils savent que la meilleure façon de survivre est de ne jamais enfreindre les règles ni de faire de vagues, même si ces règles sont complètement pourries. Ils ont compris que s’ils rechignent l’armée rouge des médiocres se vengera, les licenciera si possible ou du moins ne leur accordera plus aucune augmentation de salaire au mérite. Ils peuvent aussi être assujettis à donner un cours à 8 heures du matin sur le campus principal et un autre cours à 20 heures le même jour sur un des campus distants de l’université en guise de revanche.

Les conseils d’administration des universités sont pour la plupart inutiles car ils sont manipulés de l’intérieur, intimidés, et ils doivent souvent mentir. Nombre d’entre eux restent silencieux car se plaindre signifierait qu’ils seraient alors exclus du conseil ce qui ternirait par ailleurs leur carrière. Par exemple dans ma propre ville où je travaille l’ancien diplômé Tom Clancy, célèbre auteur, s’est plaint lors d’une réunion d’administrateurs de l’université que les frais de scolarité étaient si élevés que le fils d’un employé des postes, comme lui, ne pourrait jamais se le permettre. Il a été radié du conseil l’année suivante. Les universités n’ont pas d’actionnaires car ce sont soit des institutions publiques soit des institutions à but non lucratif. Il est même déroutant d’apprendre qui sont les véritables « consommateurs » des universités assis dans les salles de cours puisqu’ils paient rarement les frais de scolarité exorbitants, du moins jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur diplôme et soient alors confrontés à des montagnes de dette que représentent les prêts étudiants garantis par le gouvernement.

Tout le système universitaire est un système socialiste de contrôle monopolistique de l’enseignement dit « supérieur » qui est maintenant fermement tenu par des idéologues de gauche secondés par une vaste armée de fraudeurs et d’imposteurs sans éducation réelle, ennemis jurés de la liberté d’expression, de la liberté universitaire et de la liberté d’enquêter. Comme le disait si justement F. Hayek dans son ouvrage « The Road to Serfdom » (La route vers la servitude) dans un chapitre intitulé « La Fin de la Vérité » : « dans quelque régime collectiviste que ce soit la vérité n’est pas déterminée par la recherche, la discussion, le débat ou l’investigation scientifique, mais par les décrets et les platitudes de l’Etat. Dans un tel monde le mépris de la liberté intellectuelle est répandu parmi ces intellectuels qui ont adopté une religion collectiviste et qui sont acclamés en tant que leaders intellectuels« . Sous un tel régime « l’intolérance est vantée publiquement » écrivait Hayek en 1944. Ceci est une description parfaite des universités américaines d’aujourd’hui.

C’est le chemin que suit le monde universitaire depuis plusieurs générations maintenant et aucune espèce de « traité » conclu entre des professeurs conservateurs et des professeurs progressistes (de gauche) ne pourrait améliorer cette situation car, comme tous les bureaucrates du gouvernement, ils se contentent de compter le temps qui passe jusqu’à la retraite, alors la liberté académique ne peut que s’effondrer. Le salut reposera sur les institutions privées de la société civile, les associations éducatives comme le Mises Institute, le mouvement d’enseignement à domicile, le curriculum promu par Ron Paul (médecin) et, plus important encore, la sécession des masses d’étudiants qui sont passés par ces académies d’endoctrinement socialiste, ce que les universités et les écoles publiques sont devenues. En attendant nous avons besoin de plus de Niall Ferguson pour au moins sonner l’alarme sur la nécessité d’une résistance massive à ce système totalitaire.

Article de Thomas DiLorenzo paru sur le site LewRockwell.com. L’ensemble de cet article de DiLorenzo s’applique à la majeure partie des universités européennes, canadiennes et australiennes. La dérive crypto-marxiste des universités et des instituts de recherche français s’est accélérée avec les évènements de mai 1968 et n’a jamais cessé de s’amplifier. J’en sais personnellement quelque chose puisque je terminais mon cursus de maîtrise à l’Université précisément en 1968. Je peux affirmer que dans le Ministère de l’Éducation et de la Recherche (le même ministère ou deux ministères séparés, cela n’a aucune importance) seul le Ministre, interchangeable par définition, n’est pas un crypto-marxiste déclaré. Toute l’administration de l’Education nationale est ultra-gauchiste sans aucune exception, depuis le cabinet du Ministre jusqu’à la moindre école de village. Toutes les administrations des instituts de recherche sont de couleur marxiste d’ultra-gauche. La situation française est strictement identique à celle des Etats-Unis et c’est la raison pour laquelle j’ai trouvé utile de traduire cet article pour le faire figurer sur mon blog.

Note. Niall Ferguson, historien d’origine écossaise, a enseigné l’histoire à l’Université d’Harvard. Il a écrit de nombreux ouvrages et chroniques dans divers journaux. Ferguson a introduit le concept historique « Eurabian » décrivant la déchristianisation de l’Europe ouvrant toutes grandes ses portes au fanatisme islamiste. (source : https://en.wikipedia.org/wiki/Niall_Ferguson). Le Liberty Fund est une fondation sans but lucratif promouvant les idées libertariennes.

Nouvelles du Japon : la PTA

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Dans tous les collèges du Japon il existe une association – non politisée comme ce n’est pas le cas en France – rapprochant les parents et les enseignants. Cette association parents-enseignants, PTA est l’acronyme de Parents-Teachers-Association, comprend un conseil de volontaires qui gère une dizaine de comités tous dédiés à certains thèmes comme la culture générale, les évènements festifs ou encore la sécurité des élèves. L’association est financée par des cotisations mensuelles des parents. Le bureau des directeurs comprend pour chaque classe une dizaine de personnes élues par les parents et les professeurs qui sont chargées pour certains programmes gérés par les comités ad hoc d’impulser des décisions d’un caractère particulier.

Par exemple la fourniture de tablettes électroniques pour les enfants en difficulté ou handicapés a été chargée dans l’école de mes petits-enfants à un comité spécial pour trouver un appui financier extérieur comme Docomo, l’une des compagnies de téléphonie japonaises. Un autre comité organise des stages d’une journée pour les élèves qui le désirent dans une boutique commerciale du quartier. Une autre activité gérée par le PTA est le bain public. Il en existe partout dans les villes japonaises quelle que soit leur taille. Les bains publics font partie de la tradition immémoriale du pays. Il y a la partie réservée aux filles et l’autre aux garçons. Après s’être longuement savonné et douché tout ce petit monde se retrouve nu dans un bassin d’eau à une température agréable. L’association organise aussi des dîners parents-enfants au cours desquels la bière coule à gros flot, j’ai assisté à plusieurs reprises à ce type de réjouissance.

Le comité en charge de la sécurité collabore avec la police locale, les koban, et les parents d’élèves sont sollicités pour apposer sur la porte d’entrée de leur maison le logo du PTA de l’école (illustration : pipokun). Côté parents la plupart des membres actifs de l’association sont soit des mères au foyer qui n’ont donc pas d’obligations professionnelles ou des « anciens », des grand-parents d’élèves, qui se proposent volontairement pour collaborer sans en être membres, par exemple surveiller le trajet des enfants de et vers l’école. Pour les élections, puisque être membre de la direction ou de comités n’est pas obligatoire, le jour des élections tous les parents d’élèves se réunissent dans une pièce et n’en sortiront que quand ils auront réussi à élire les membres des comités nécessaires.

Il est enfin important de préciser que un samedi par mois il y a une journée porte-ouverte à l’école, évènement qui favorise la convivialité et les contacts informels entre parents entre eux, et parents-enseignants. Il est également important de préciser à nouveau que cette organisation est strictement apolitique.

BRÈVE : Il y a 50 ans les premières « manifs » à la fac de Nanterre …

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Un printemps 2018 ? Pourquoi pas après les évènements de jeudi dernier (22 mars) à la faculté de droit de Montpellier ! Des individus cagoulés et munis de bâtons et de battes de baseball sont venus tabasser des étudiants réunis pour débattre de la réforme des universités programmée par le gouvernement de Macron introduisant une sélection au mérite. C’est en effet une réforme salutaire, de nombreuses universités françaises servent de dépotoir, et le mot est modéré, pour des adolescents incapables de faire des études.

Comme n’importe qui pouvait s’y attendre cet évènement a entrainé ce lundi un mouvement de protestation à l’échelle nationale malgré le fait que plus de 60 % des étudiants de première année d’université ne poursuivent pas dans la voie choisie et disparaissent des statistiques. Qui a organisé cette démonstration de force à Montpellier ? Nul ne le sait pour l’instant mais les hypothèses les plus répandues seraient qu’il s’agit d’une organisation fasciste voulant éradiquer le gauchisme rampant régnant dans les facultés de sciences humaines. Un « faux drapeau » comme l’empoisonnement de l’ex-espion russe à Salisbury ?

Source et illustration (Fac de droit de Montpellier) : The Guardian

Les Universités Françaises : la risée du monde entier !

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Le site webometrics (www.webometrics.info/en/world) vient de publier son dernier classement mondial des universités et la France fait figure de très mauvais élève. Ce classement considère avant tout autre critère l’impact international des Universités en termes de publications scientifiques et les Universités françaises sont, parmi les pays développés, complètement dans les choux, pour reprendre une expression bien connue des auteurs classiques.

La première Université française classée est à la 180e place, bien après des consoeurs canadiennes, italiennes, néerlandaises ou allemandes et même brésilienne (Université de Sao Paulo), il s’agit de l’Université Paris VI Pierre et Marie Curie (capture d’écran). Puis à la 292e place on trouve l’Université Paris XI (Orsay-Saclay), à la 333e place l’Université de Grenoble-Alpes suivie de près par l’Ecole Normale Supérieur d’Ulm (336e place) puis l’Université de Bordeaux (340e), l’Université Claude-Bernard de Lyon (351e). À la 359e place se situe l’Université Paris VII-Diderot suivie à la 378e place au classement par l’Université d’Aix-Marseille …

Inutile d’aller plus loin dans les profondeurs du classement c’est suffisamment significatif !

Où est le problème des universités françaises ? D’aucuns diront que ces endroits sont l’antichambre des bureaux de chômage puisqu’un diplôme de sociologie ou de philologie ne mène à rien de concret pour intégrer la vie active. En réalité, et de mon point de vue que je ne partage qu’avec moi-même, c’est tout le système éducatif français qui est inefficace, depuis l’école primaire. L’apprentissage de la lecture et de l’écriture est déjà un désastre avec la méthode dite globale. Puis l’obsession de délivrer le diplôme du baccalauréat à tous les élèves est une stupidité totale, enfin le tronc commun qui, au nom de l’égalité des chances, n’effectue aucune sélection en cours de scolarité est un pur non-sens. Les métiers manuels sont délaissés alors que de nombreux élèves se désintéressent de la grammaire et du calcul. On apprend à jouer au piano ou au violon dès l’âge de 5 ans, on peut tout aussi bien apprendre à être plombier, menuisier ou carreleur dès l’âge de 13 ans en apprentissage si à cet âge on s’ « emmerde » en classe. Or le système français considère que les métiers manuels sont dégradants et que tous les élèves doivent devenir des bacheliers et pouvoir éventuellement entrer à l’université, mais pour faire quoi ensuite ? C’est l’une des raisons pour lesquelles il y a en France chroniquement près de 300000 offres d’emplois (dits manuels) non satisfaites et le pays en est arrivé au paradoxe invraisemblable consistant à faire appel à des travailleurs étrangers pour satisfaire ces emplois …

Est-ce dégradant d’être électricien ou staffeur ou encore facteur d’instruments de musique ? Il n’existe pas d’école pour apprendre les deux derniers métiers mentionnés, il faut obligatoirement être apprenti chez un professionnel. Un de mes neveux a choisi de devenir plombier. Il a suivi quelques heures de cours dans une école dite pompeusement professionnelle mais il a surtout appris le métier comme compagnon dans une petite entreprise de plomberie. Il n’est pas nécessaire de faire des études sophistiquées de dynamique des fluides pour devenir plombier, cette discipline s’apprend à l’Université ou dans les écoles d’ingénieur. Ces exemples illustrent la totale stupidité du « tronc commun éducatif » si cher aux théoriciens de la Rue de Grenelle (Ministère de l’Education Nationale français) au nom de l’égalité des chances, une autre ineptie qui a ruiné l’ensemble du système éducatif français. Voilà la vraie raison du classement déplorable et bien regrettable des Universités françaises qui est à la mesure du déclin généralisé de la France …

Le clitoris retrouve ses lettres de noblesse, enfin !

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Dans la ville de Calvin les commentaires vont bon train au sujet des nouveaux manuels scolaires de SVT à l’usage des élèves des collèges de France : on y découvre pour la première fois l’anatomie de la partie cachée du clitoris dans le manuel de SVT des Editions Magnard car en vertu du respect de l’égalité des sexes puisque l’anatomie du pénis était à peu près décrite dans le détail, celle du clitoris était cruellement absente (voir lien sur ce blog). Pendant des siècles le clitoris a alimenté les débats et les controverses – surtout auprès des hommes – jusqu’à la découverte récente de sa structure interne beaucoup plus importante qu’on ne l’imaginait jusqu’alors. Pour Hippocrate la stimulation du clitoris augmentait la fertilité des femmes. Pour les médecins de la fin du Moyen-Age le clitoris était comparé à la luette qui selon eux tempérait l’air pénétrant dans le corps. Il faudra attendre la seconde moitié du XVIe siècle pour que le clitoris soit décrit dans les planches anatomiques du Sieur Realdo Colombo qui appela le clitoris « amor veneris » après avoir effectué des expériences de toucher pour prouver que ce petit appendice de chair était lié au désir sexuel de la femme.

Colombo se risqua à appeler le clitoris « frénésie de Vénus » que Fallope, un autre anatomiste italien, renomma cleitoris, une dénomination qui a perduré. Mais les controverses se multiplièrent quant à la fonction véritable de cet organe à part entière. André Vésale (1514-1564) considérait que le clitoris était une malformation, un reliquat d’hermaphrodisme, rien que ça ! Le grand Ambroise Paré considérera que le clitoris est une partie obscène, dangereuse et honteuse de l’anatomie féminine … Quand il apparut que sans aucun doute cette petite proéminence anatomique était le siège du plaisir féminin l’Eglise, comme il fallait s’y attendre, s’en mêla après avoir admis que le « frisson » que procurait le clitoris était nécessaire pour la fécondation et qu’il participait à une sorte de double semence de concert avec le pénis de l’homme. La situation devint plus sujette à controverse quand il fut reconnu que l’ovulation n’avait rien à voir avec ce « frisson » et qu’elle était la conséquence d’un cycle d’environ 28 jours, alors l’Eglise, tant catholique que protestante, stigmatisa définitivement l’utilité du clitoris car après tout il n’était plus que la source du plaisir féminin.

Influencés par les prises de position des autorités religieuses certains médecins allèrent jusqu’à préconiser l’excision pour traiter l’épilepsie, la catalepsie et la nymphomanie. Des campagnes de propagande agressive diabolisèrent le clitoris car il était considéré comme la cause numéro un de l’hystérie, un argument repris par Sigmund Freud dans les années 1930 pour expliquer les névroses des femmes immatures et déviantes qui pratiquaient à outrance l’onanisme … Tout un programme ! Aujourd’hui le clitoris a été magnifiquement banalisé et presque glorifié dans une amusante vidéo de la réalisatrice canadienne Lori Malépart-Traversy que je conseille à mes lecteurs (et lectrices) de visionner tant elle est réaliste et humoristique ( https://youtu.be/J_3OA_VZVkY ). Les spécialistes de sexologie ne font plus de distinction entre l’orgasme dit vaginal et l’orgasme appelé par opposition clitoridien. Selon eux la pression du pénis sur les parois latérales de l’entrée du vagin stimule les corps caverneux internes (cachés) du clitoris conduisant à un orgasme que l’homme a trop tendance à considérer comme vaginal, donc provoqué par la nécéssaire présence de son pénis, une interprétation bien machiste de l’orgasme féminin.

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Le clitoris a donc, dans les livres de SVT français retrouvé ses lettres de noblesse, du moins en partie car il n’est nulle part mentionné qu’il est beaucoup plus innervé (plus de 8000 terminaisons neuronales) que le pénis de l’homme.

Inspiré d’un article paru dans les colonnes du quotidien genevois Le Temps. Illustrations : première description anatomique du clitoris, traité d’anatomie de Charles Estienne, 1546, le clitoris et les corps caverneux cachés (manuel de SVT des Editions Magnard, en violet dans l’illustration). Et aussi sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/09/07/vous-saurez-tout-tout-sur-le-clitoris/

Macron veut créer 10000 postes supplémentaires à l’Education nationale française !

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Quand j’ai lu cette nouvelle relatée par Le Monde il y a plusieurs jours j’ai cru avoir eu une hallucination. C’est pourtant l’un des points les plus clairs du programme de ce candidat, venu d’aucun parti politique et jamais élu auparavant, au trône élyséen. Il s’agit naturellement d’une mesure électoraliste qui va plaire aux 1 418 744 employés du mammouth, et ça fait beaucoup d’électeurs en comptant aussi leurs familles.

Parlons-en. L’Education Nationale compte plus d’employés que l’armée russe mais tout de même moins que l’armée de la Chine Populaire, ouf ! C’est en effet la plus grande administration dans le monde après cette armée chinoise.

Sur ces données disponibles publiquement il y a moins de 1 million d’enseignants effectivement en poste c’est-à-dire qu’il y a 512 087 fonctionnaires de l’EducNat classés pudiquement « administratifs » hors restauration et services annexes. Sur ces quelques cinq-cent-douze-mille personnes, selon une commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, 37 664 n’apparaissent que dans la rubrique « dépense de personnels » dont personne ne sait ce qu’ils font exactement, même le Ministère l’ignore. Il y a également plus de 30 000 salariés du mammouth qui sont détachés on ne sait pas trop où et ni dans quelles fonctions.

L’Education Nationale coûte aux contribuables 100 milliards d’euros par an, c’est le prix de 6 EPR (si tant est que ce prix n’est pas à rallonges) ou encore de 52 porte-avions nucléaires de 36 000 tonnes avec hélices en état de marche.

Pourtant il y a en France aujourd’hui 459 600 élèves et étudiants de moins qu’en 1991 … alors qu’il y a 247 000 enseignants de plus ! Cherchez l’erreur …

L’efficacité du mammouth est exemplaire.

Le Ministère reconnait humblement que parmi les 726 000 jeunes qui quittent le système chaque année 439 000 d’entre eux n’ont pas acquis de réelle formation. À l’Université on dénombre 236 583 étudiants en « sciences humaines et sociales » qui coûtent chacun à la collectivité 48 000 euros par an alors qu’à peine 5000 postes sont à pourvoir dans ce secteur. Enfin l’OCDE a classé la France loin derrière les autres nations occidentales en classant 40 % des élèves sortis des lycées et collèges dans la catégorie des illettrés, c’est-à-dire incapables de lire, comprendre et résumer en 5 lignes un texte simple de 20 lignes, ça laisse rêveur. Cerise sur le gâteau, parmi les 13 meilleurs lycées parisiens pour leurs résultats au baccalauréat, 11 sont privés !

Source : Ministère de l’Education Nationale, illustration Jules Ferry, photo de Nadar (Wikipedia)

Note : Les écoles, lycées et universités ne sont pas des centres d’ « éducation » mais des endroits où les élèves acquièrent des connaissances à l’aide d’un personnel compétent qui transmet le savoir. L’éducation est l’affaire des parents et non des agents de l’Etat. Jules Ferry commit donc un abus de langage idéologique qui n’a jamais été corrigé. L’école publique est devenue un endroit où on éduque effectivement les enfants dès le plus jeune âge pour en faire des citoyens serviles. Voilà le résultat de l’ignoble décision de Jules Ferry, colonialiste, raciste et va-t-en-guerre, et de ses lois de 1881 et 1882.