Black-out total en France et en Grande-Bretagne sur les évènements survenus en Syrie le 17 septembre 2018

Tout ce que les organes de presse main-stream de ces deux pays, radio, télévision et presse papier, ont indiqué est que l’avion de reconnaissance de l’armée russe Iliouchine Il-20 a été abattu par la défense anti-aérienne syrienne, et par erreur … D’autres informations n’ont pas filtré car elles pourraient embarrasser les gouvernement français, anglais et israéliens. Le monde a frôlé l’embrasement généralisé ce 17 septembre, une situation particulièrement critique dont la France, ancienne puissance coloniale (comme la Grande-Bretagne) en Syrie a largement contribué à aggraver. Cet évènement relaté en détail par le journaliste d’investigation résidant à Damas Thierry Meyssan sur son site montre clairement que l’occupant du Palais de l’Elysée à Paris, par ailleurs chef des armées, a perdu la raison et ne comprend strictement rien à la politique internationale. Je n’aimerais pas être à la place de son ministre des affaires étrangères.

J’invite mes lecteurs à se reporter à l’article de ce journaliste – dix minutes de lecture soigneuse car on apprend beaucoup de l’histoire passée qui explique le présent – dont voici le lien : http://www.voltairenet.org/article203057.html pour se faire une idée de l’inconséquence dommageable du Président de la République Française tant pour la France que pour l’Europe en général.

Meyssan livre une analyse très pertinente des conséquences de cette intervention franco-britannico-israëlienne qui rappelle à de nombreux égards celle conduite contre Nasser en 1956 par exactement la même coalition. Il est tout à fait significatif que les Américains ont refusé de participer à cette opération et Meyssan énumère avec une clarté digne d’un journaliste de classe internationale les effets à moyen terme sur la redistribution des cartes dans la région qui paraît inévitable et qui laissera l’Europe comme un lamentable laissé-pour-compte qui devra survivre dans un monde dans lequel les puissances dominantes seront la Chine, alliée à la Russie avec tous les autres pays de l’Asie (peut-être bien aussi le Japon, premier partenaire commercial de la Chine) et d’un autre côté le monde anglo-saxon, USA, Grande-Bretagne post-brexit, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande, les 5 grandes oreilles qui contrôlent l’ensemble des trafics de l’information dans le monde. Les USA se rebiffent déjà avec la guerre commerciale initiée par le Président Trump et c’est tout à fait significatif de la réaction ressemblant à celle d’un animal blessé qui ne trouve plus quel moyen trouver pour sa survie. Les USA sont donc devenus dangereux mais Trump a probablement pris conscience des limites des possibilités financières et logistiques de ses capacités d’interventions militaires à l’étranger. Et il s’agit ici d’un véritable espoir pour la survie de l’humanité. Bonne lecture dominicale.

La vérité s’évapore sous nos yeux

Comme le Docteur Alexander l’a bien décrit au sujet de l’imposture climatique je voudrais ici reprendre les propos de Paul Craig Roberts qui, toujours imperturbable, consacre les lignes de son blog à une dénonciation de la décrépitude alarmante du système politique américain car il s’agit fondamentalement de la même logique d’intoxication via les médias de l’opinion du public. Ici, sur ce blog j’ai déjà rédigé de nombreux billets au sujet du vol MH17 et dans les lignes qui vont suivre je livre à mes lecteurs la traduction par mes soins car je suis parfaitement bilingue français-anglais, je pourrais écrire mon blog en anglais et alors j’aurais beaucoup plus de lecteurs avides de contributions à l’information parfois dérangeantes. Il m’a donc paru opportun de communiquer à mes lecteurs francophones mais pas nécessairement anglophones ce billet de PCR traduit par mes soins sans en déformer le contenu initial.

La vérité s’évapore sous nos yeux

Le 17 septembre dernier ( https://www.paulcraigroberts.org/2018/09/17/the-evidence-is-conclusive-ukraine-shot-down-the-malaysian-airliner/ ) j’ai laissé un billet dont le titre était « Evidence is no longer a Western Value ». J’ai utilisé comme exemple de cet état de fait l’accusation qui a été lancée à l’encontre de la Russie pour la destruction du vil civil de Malaysia Airline MH17. Il n’existe aucune preuve pour conforter cette accusation, et au contraire il existe des arguments massifs que cet avion a été abattu par les néonazis qui ont pris le pouvoir en Ukraine à la suite du coup organisé par Washington à Kiev.

Le blâme a été dirigé contre la Russie non pas avec une quelconque évidence des faits mais par une construction d’accusations qui a débuté dès l’instant ayant suivi la destruction en vol de l’avion. Toutes les personnes demandant de fournir des preuves accompagnant cette accusation ont été immédiatement accusées de « pro-Putine » ce qui a eu pour conséquence de ne plus, justement, mentionner une quelconque évidence. Où que l’on porte notre regard aujourd’hui nous pouvons constater des accusations diverses ne s’appuyant sur aucunes évidences réelles : les armes de destructions massives de Saddam Hussein, les bombes nucléaire iraniennes, l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la conspiration entre Trump et Putine qui a volé les élections présidentielles américaines au détriment de Hillary Clinton, l’utilisation par le régime syrien démocratiquement élu de gaz toxiques … Il n’y a pas le moindre soupçon de preuves pour toutes ces accusations mais la véracité de ces dernières est admise via le travail inlassable des médias dans le monde entier.

La science dès le XVIe siècle en Europe a répandu le principe du « fait scientifique » basé sur des observations irréfutables qui a par exemple conduit l’Eglise à abandonner la coûtume de brûler les sorcières ainsi que pour les souverains à ne plus prendre de décisions politiques adossées sur de la superstition. La vérité devint alors une ligne de conduite qu’il fallait respecter. Mais cette vérité peut aussi être adaptée aux objectifs des élites et quand le pouvoir de ces dernières put à nouveau émerger des réformes sociales, politiques et économiques passées, la vérité a alors été divisée en catégories tellement parcellaires qu’elle a fini par disparaître. Pour les élites (que ce soit le « Deep State » aux USA ou les grandes fortunes européennes) la recherche de la vérité a disparu et s’est confondue avec leurs propres intérêts économiques et les politiciens asservis par les intérêts des élites ont dépouillé la vérité de sa signification universelle et l’ont réduite à des boniments sans signification concernant les problèmes de races et de genres, pour prendre un bref exemple.

Le résultat est qu’aujourd’hui la vérité est établie sans aucune évidence et elle se base uniquement sur des accusations répétées inlassablement et de fausses affirmations. Et cette attitude a rendu d’une facilité déconcertante de détruire des pays et des personnes seulement sur la base de mensonges. Qui a oublié l’ « affaire » Dominique Strauss-Kahn (DSK), le Directeur du FMI et à cette époque considéré comme le futur Président de la France ? Le problème était que DSK n’était pas conforme aux plans de Washington de plutôt voir l’élection de sa marionnette Sarkozy. DSK arriva en transit à New-York entre deux avions et fut accusé par une femme de ménage de l’hôtel où il était descendu d’agression à caractère sexuel. Il fut sur le champ arrêté et incarcéré. L’avocat général de la Cour de New-York et les médias, naturellement, le déclarèrent coupable. Et curieusement une Française fit au même moment une même déclaration d’harassement sexuel de la part de DSK. Affaire close. Pas d’évidences. Juste des déclarations à la presse. Il apparut par la suite que le compte en banque de cette femme de ménage de l’hôtel où se trouvait DSK ce jour-là avait été crédité de fortes sommes d’argent. Plus inquiétant encore il apparut que Sarkozy fut informé des faits avant même que la presse et la télévision n’en parlent. L’affaire fut réduite à rien du tout et l’avocat général fit des excuses publiques. Le résutalt de cette histoire fut que DSK dut démissionner de son poste de Directeur du FMI et fut évincé des élections présidentielles françaises. Conclusion Washington gagna sur les deux plans (voir mon commentaire en fin de billet).

Aujourd’hui à Washington mettre en scène une femme est devenu une tactique de routine, une femme qui va accuser n’importe quel homme hétérosexuel normal d’aggression sexuelle parce qu’il ne correspond pas au profil que l’intelligencia attend de lui. C’est devenu tellement courant que plus personne n’accorde une quelconque crédibilité à ces femmes. Les aggressions sexuelles sont devenues aujourd’hui de sales combines politiciennes. Aussi graves que puissent être ce genre d’accusations fictives à l’encontre d’individus, elles peuvent aussi détruire des pays entiers. Il suffit de se remémorer l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, aujourd’hui le Yémen et Washington n’a pas encore dit son dernier mot au sujet de la Syrie et de l’Iran. Tout était basé sur des mensonges mais Washington n’a cessé de réitérer les mêmes accusations, des millions de personnes ont été assassinées, violées, rendues orphelines, déplacées et envoyées comme réfugiées en Europe.

Il n’y a pas la moindre évidence où que ce soit qui puisse justifier les crimes monstrueux de Washington contre l’humanité. Dans un monde idéal reconnaissant la vérité telle qu’elle est les USA auraient déjà été condamnés par la Cour Internationale de Justice (dont la Maison-Blanche n’a jamais reconnu la légitimité) tout simplement parce que le fait que les USA aient détruit des pays entiers suffit pour justifier les actes de Washington … Ce qui vient d’être décrit ici est l’existence d’un monde qui ignore la vérité et qui vit dans le mensonge permanent. Il n’y a plus de place pour la vérité dans les pays occidentaux. Et cette hostilité à l’encontre de la vérité dans les pays occidentaux est devenue un fait dominant.

Comme je l’ai déjà écrit ceux qui disent la vérité sont bannis de Facebook, de Twitter et de Paypal. Google fait en sorte que leurs sites deviennent introuvables. Dans le monde occidental dire la vérité est maintenant assimilé à une conspiration (« Conspiration Theory »). Des membres de l’élite comme George Soros ainsi que d’innombrables ONGs financées par les gouvernements dépensent des sommes colossales pour discréditer ceux qui osent dire la vérité qualifiés d’ « ennemis des intérêts de l’élite ». Vous n’êtes pas obligés de me croire. Il faut rappeller que lorsque César a franchi le Rubicon le système gouvernemental romain ne s’en est jamais remis. Je ne pense pas que la Constitution américaine se remettre des exactions de Dick Cheney. Par exemple il ne fait plus aucun doute que les « attentats » du 11 septembre étaient organisés de l’intérieur pour justifier les aggressions américaines pendant deux décennies et encore pour des années à venir au Moyen-Orient. Il n’existe aucune évidence officielle ou factuelle de la cause réelle de ces attentats. Pendant 17 ans le monde entier a été abreuvé de mensonges approuvés par des milliers d’experts au sujet de ces attentats et ceux qui prétendent mettre en cause la véracité des dizaines de milliers de pages de rapports relatifs à cet évènement sont immédiatement taxés de conspirationistes et de complotistes.

Et il en est de même de la torture pratiquée systématiquement par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Les autorités, malgré une documentation fournie, ont toujours nié ce genre de comportement. Les chaines de télévision américaines et les grands quotidiens nationaux sont asservis par les élites et quiconque contredit ce que les élites ont décidé est immédiatement mis à pied et sa carrière définitivement teminée. Sans médias soucieuses de la vérité, il ne peut plus y avoir de contrôle sur le gouvernement et alors la démocratie n’existe plus. Nous entrons dans un monde d’obscurantisme et la science fondamentale ou appliquée et la vérité sont aujourd’hui discréditées. Depuis la fin du Moyen-Àge jamais l’Humanité n’a été confrontée à une telle régression !

Note. Il en est exactement de même pour cette histoire de réchauffement du climat d’origine humaine : il s’agit d’un ensemble de contre-vérités qui sont répandues par les élites dont l’agenda est d’asservir l’humanité entière en alimentant la peur d’une catastrophe imminente. Ce que ces élites n’ont pas prévu est que les peuples, mondialement, peuvent se rebeller pour contrer les décisions de ces élites (Club de Bilderberg, Club de Rome, Trilatérale, Forum de Davos, GAFAs, ONGs comme Greenpeace ou le WWF, etc) alors comme durant la Révolution française leurs têtes finiront sur des piques. Pour ce qui concerne DSK il fallait absolument pour l’élite de Washington (le Deep State) se débarrasser de lui. DSK avait commencé à mettre en place une alternative à la toute puissance mondiale du dollar sous la forme des DTS émis par le FMI qui deviendrait de facto détenteur d’une monnaie universellement reconnue et indépendante du dollar US. Ce projet devait à n’importe quel prix être contrecarré et c’est la raison pour laquelle DSK fut victime d’une véritable guet-appens entièrement organisé par le FBI sur ordre de la Maison-Blanche qui en réalité ne faisait que relayer les désidérata du Deep State. Raisonnablement on ne peut pas espérer que Donald Trump puisse changer quoi que se soit à cette situation. L’Amérique, comme la plupart des pays occidentaux, n’est plus une démocratie.

Il n’y a pas d’évidences d’un rôle de l’activité humaine sur le changement du climat.

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Le Docteur Ralph B. Alexander, diplômé de l’Université d’Oxford en physique a ensuite enseigné et dirigé un laboratoire de recherche en physique des surfaces métalliques à la Wayne State University de Detroit dans le Michigan. Lorsqu’il a été mis à la retraite il a créé un cabinet de consultants spécialisé dans les matériaux nouveaux. Fort d’une solide formation de physicien Alexander s’est posé à juste titre quelques questions relatives au « réchauffement climatique global d’origine humaine » comme je le fis dès 2012 sur ce blog et voici ce que vient d’écrire Ralph Alexander.

La croyance scientifique devenue conventionnelle est que nous sommes responsables du réchauffement du climat. Mais ce que peu de personnes réalisent est que cette évidence scientifique d’une contribution substantielle de l’homme dans ce changement du climat est très fragile. Elle est basée sur des modèles et des simulations hautement contestables ayant pour seul but d’établir une corrélation entre le réchauffement du climat et l’augmentation du CO2 atmosphérique.

Aucune preuve que le réchauffement du climat est d’origine humaine

Les nombreuses observations dont on dispose montrent que le climat se réchauffe mais elles ne constituent pas une preuve que l’activité humaine en est la cause. Cette preuve supposée est uniquement adossée à des modèles informatiques qui tentent de simuler l’extrême complexité du climat terrestre en incluant les gaz à effet de serre et les aérosols d’origine humaine et volcanique mais ces modèle ignorent totalement la variabilité naturelle du climat. Il n’est donc pas surprenant que tous ces modèles – 102 au total – n’ont pas été capables de prédire la pause dans ce réchauffement observée depuis le milieu des années 1990. L’amplitude de ce réchauffement a chuté de plus de 60 % par rapport à la période couvrant les années 1970-90 tandis que la teneur atmosphérique en CO2 continuait à augmenter. Non seulement ces modèles ont surestimé deux à trois fois trop la vitesse de ce réchauffement mais ils sont aussi prédit un point chaud dans la haute atmosphère qui n’a jamais pu être observé et sont incapables de prédire la variation du niveau des océans.

Et pourtant ce sont ces modèles – tous faux – qui ont servi d’argument de base pour l’accord de Paris sur le climat en 2015 signés par 195 pays et paraphés par une multitude d’universités et de sociétés savantes. Seuls ces modèles établissent un lien entre le réchauffement et la teneur en CO2 de l’atmosphère alors qu’il n’existe aucune évidence empirique.

Corrélation n’est pas causation (traduction Google de « Correlation is not Causation »)

Les partisans du réchauffement du climat d’origine humaine qui incluent une majorité de climatologues insistent sur le fait que l’augmentation de la température moyenne depuis les années 1850 est la conséquence presque exclusive de l’augmentation incessante du taux de CO2 atmosphérique. Ils considèrent que le CO2 provenant de la combustion du charbon puis du pétrole ainsi que la déforestation sont les seuls facteurs significatifs du « forçage » du climat. Mais une corrélation ne constitue pas une causalité. Et c’est bien connu dans de nombreux domaines scientifiques comme par exemple dans le cas de la santé publique ou de l’épidémiologie. Ceux qui croient au changement climatique d’origine humaine s’en tiennent aux modèles informatiques et comme l’IPCC l’a soutenu tous les médias du monde entier ont repris cette information et ainsi les modélisations informatiques ont acquis le statut indécent de dogme quasi religieux.

Et c’est ainsi que ceux qui contestent cette affabulation sont étiquetés négationnistes par les orthodoxes du réchauffement climatique. Les « climato-sceptiques » sont taxés d’anti-science tout comme ceux qui soutiennent que les vaccins sont la cause de l’autisme. Cette espèce de guerre scientifique qui a fait couler beaucoup d’encre en amalgamant avec les alarmistes du climat avec les créationistes, les « anti-vaccinationistes » et les activistes anti-OGMs est tout simplement en train de saper les fondements de la vraie science. Les tenants du réchauffement du climat sont en réalité du mauvais côté de la science, la fausse science.

Comme pour ceux qui débattent de la sécurité des OGMs les « réchauffistes » utilisent la peur, les propos hyperboliques et des tactiques politiques lourdes avec pour intention de clore le débat. Cependant le scepticisme au sujet des causes de ce réchauffement du climat persiste et a tendance à devenir de plus en plus présent dans les débats publics. Un sondage Gallup de 2018 a montré que plus d’un tiers des Américains ne croient pas au réchauffement du climat d’origine humaine et un sondage effectué en Grande-Bretagne également en 2018 indique que 64 % des Britanniques n’y croient pas. Quant au nombre de spécialistes du climat qui sont en faveur de l’origine humaine du réchauffement du climat, considéré comme étant officiellement de 97 % par l’IPCC, est en réalité tout juste de 50 % ! Les climatologues admettent qu’il y a eu récemment un réchauffement du climat mais ils ne disposent d’aucun argument ni d’aucunes observations pour prouver qu’il est exclusivement provoqué par l’activité humaine ni qu’il constitue un danger pour la planète et l’humanité. Un tel manque de sens critique de la part des climatologues « réchauffistes » qui ne se basent que sur des modèles informatiques faux constitue une malhonnêteté scientifique flagrante.

Nouvelles du Japon : Coupe du Monde de Rugby 2019

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Alors que le typhon Trami s’achemine vers les côtes sud du Japon (illustration datée du 26 septembre 2018) dans une année ce pays accueillera la coupe du monde de rugby et en 2020 les jeux olympiques. Cet été aura été émaillé par plusieurs typhons et autres tempêtes tropicales ainsi qu’un tremblement de terre dévastateur dans l’île d’Hokkaido. Les responsables de l’organisation de cet évènement sportif sont donc sur le qui-vive car quoiqu’il arrive depuis le ciel ou depuis la terre il faudra que cette coupe du monde atteigne l’excellence.

Chaque année environ 1500 tremblements de terre ressentis par les populations secouent le Japon et en cette année 2018 trois typhons ont déjà provoqué de gigantesques inondations en particulier dans la région d’Osaka et Kobe. La coupe du monde se déroulera dans 12 stades et la finale dans le stade de Yokohama à 60 kilomètres au sud de Tokyo qui peut accueillir 72300 spectateurs est prévue le 2 novembre 2019. Déjà aujourd’hui les autorités japonaises s’affairent pour préparer des notices de savoir-vivre à la japonaise qui seront distribuées tant aux équipes sportives et leurs escortes qu’aux nombreux spectateurs étrangers qui ne manqueront pas d’affluer durant cet évènement de portée mondiale.

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Compte tenu de la répartition des stades dans l’ensemble de l’archipel aucun d’entre eux ne sera à l’abri d’un épisode météorologique ou tectonique violent. Mais dans ce pays la philosophie sinon résignée du moins fataliste prévaut ce qui n’est pas le cas pour des populations qui ne sont pas habituées aux déchainements imprévisibles de la nature.

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Il faut espérer pour ce pays admirable que cette coupe du monde se déroule dans les meilleures conditions ainsi que les jeux olympiques de Tokyo qui auront malheureusement lieu au milieu de l’été alors que les températures sont franchement insupportables dans cette ville …

Illustrations : tropic.ssec.wisc.edu et The Guardian

L’origine de « l’Origine du Monde »

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Le tableau le plus photographié dans le monde est toujours l’Origine du Monde de Gustave Courbet se trouvant en bonne place au Musée d’Orsay à Paris (illustration) mais qui fut le modèle de Courbet ayant accepté de dévoiler son intimité de manière aussi « ouverte » ? Durant des années les historiens ont cru que ce sexe était celui de sa maîtresse irlandaise Joanna Hiffernan qui partageait aussi ses faveurs avec l’artiste américain James Whistler. Le problème qui alimentait le scepticisme des historiographes de Courbet était simple : cette Joanna était rousse, très rousse, comme beaucoup d’Irlandaises et il n’y avait aucune raison logique pour que sa toison sexuelle soit d’un noir profond. Certes les artistes peuvent modifier leur modèle dans leurs peintures comme le fit habilement Modigliani quelques décennies plus tard dans ses séries de nus féminins.

La réalité de l’identité du modèle de Courbet est apparue en étudiant la correspondance entre Alexandre Dumas fils et George Sand. Il y est fait mention d’une dénommée Constance Queniaux, ancienne danseuse étoile à l’Opéra de Paris qui se trouvait être la maîtresse du diplomate ottoman Halil serif Pasha quand la peinture fut exécutée en 1866. Or l’Origine du Monde était une commande de ce personnage grand amateur d’art et mécène à ses heures. Cette Constance était réputée pour ses sourcils d’un noir d’ébène, ce qui correspond donc à la couleur de la pilosité de son sexe telle qu’elle est représentée par Courbet.

Source : The Guardian

Selon Julian Assange nous vivons nos derniers instants de liberté

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Avant qu’il ne soit définitivement déconnecté du monde extérieur, Julian Assange donna une dernière interview relative au futur de la surveillance mondiale et comment les avancées technologiques ont changé l’humanité.

Dans une vidéo mise en ligne par le World Ethical Forum à Bercelone, Assange porte un regard critique sur ce qui fait face à l’humanité et il appelle cela dystopie – un univers orwellien – dont il dit sans hésitation qu’il sera bientôt impossible pour n’importe quel individu sur la planète de ne pas être inclus dans les bases de données gouvernementales ainsi que celles détenues par les entités de la high-tech communément appelées les GAFAs.

 » La dernière génération née (avant celle que l’on a maintenant coutume d’appeler les « millenials » c’est-à-dire nés avant l’an 2000, note insérée pour une meilleure compréhension) est la dernière génération libre. Aujourd’hui, à peine un an après votre naissance les grandes oreilles connaissent déjà tout de vous. Votre identité dans une forme ou une autre – en raison des portraits et des noms que vos parents divulguent stupidement sur Facebook ou encore de la simple souscription à un contrat d’assurance ou à la demande d’un passeport – tout cela est connu des grandes puissances mondiales. « 

Assange prédit également que l’intelligence artificielle (il faut dire le traitement algorithmique ultra-rapide des données plutôt qu’intelligence artificielle) favorisera le piratage automatique de toutes ces données accroissant de ce fait l’échelle des activités hostiles au sein du cyber-espace.

 » Il n’y a pas de limites on line. Il faut 220 millisecondes pour aller de New-York à Nairobi ! Comment pourrait-il y avoir la paix dans un tel scénario ? » dit Assange.

Les entités en ligne (entendez les GAFAs et les organismes gouvernementaux de surveillance comme la NSA) créent leurs propres protections en utilisant une cryptographie qui leur est propre. Cependant la taille de cette activité qui dépasse celle de n’importe quelle entreprise d’envergure raisonnable, le nombre de personnes « traitées », les différents types de logiciels et de serveurs informatiques qui sont le nerf de cette activité font qu’il est très difficile de mesurer le danger qui nous attend tous.

Et Assange d’affirmer : « Je pense qu’il est complètement impossible d’établir des protections frontalières qui puissent être suffisamment fiables et stables pour éliminer toute sorte de conflit. En conséquence il y aura encore plus de conflits dans le monde, et chacun y perdra sa liberté individuelle. »

Source : via ZeroHedge, Lien sous réserve de sa fonctionnalité :

5ba3f0dffc7e9226108b45b9.mp4 (World Ethical Data Forum), autre lien :

https://www.rt.com/news/438968-assange-last-interview-black-out/ Illustration : Place George Orwell à Barcelone où Orwell vint combattre le fascisme et le totalitarisme en 1936.

Nouvelles du Japon : l’économie japonaise est un modèle à suivre !

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Ce billet est la traduction d’un article d’Adair Turner paru sur le site Project Syndicate.

Presque tout le monde clame que le modèle économique japonais a implosé. Depuis 1991, la croissance économique japonaise a été en moyenne de 0,9 % par an alors qu’elle était de 4,5 % les deux décennies précédentes. La faible croissance combinée à des déficits fiscaux conséquents et une inflation proche de zéro a fait passer la dette gouvernementale de 50 % du produit intérieur brut à 236 % de ce dernier au cours de la même période. Les Abenomics, cet ensemble de réformes initiées par le Premier Ministre Shinzo Abe quand il est arrivé au pouvoir il y a 6 ans promettait un retour de l’inflation vers 2 %. Pourtant 5 années de « quantitative easing » et une politique monétaire d’intérêt zéro n’ont pas réussi à atteindre cet objectif. Un taux de fertilité de 1,4 et une immigration quasiment nulle signifient que dans 50 ans le Japon aura perdu 28 % de sa force de travail rendant les soins de santé aux plus âgés impossibles à financer et ceci accroîtra par conséquent le déficit fiscal qui est déjà de 4 % du PIB. Pour éviter une crise de la dette il faut augmenter les taxes et réduire les dépenses publiques et des réformes structurelles sont nécessaires pour relancer la croissance.

En dépit de cet état des lieux, l’idée majoritairement admise par les analystes économiques et financiers d’un effondrement du système économique japonais pourrait s’avérer totalement fausse !

Si le déclin démographique du Japon peut poser un problème il présente aussi quelques avantages et la dette du Japon va devenir beaucoup plus facilement supportable.

Il est vrai que la croissance du PIB japonais est à la traine en comparaison de toutes les autres économies développées et il en sera de même dans les années à venir puisque la population décline. Mais ce qui est important pour le bien-être d’une population c’est le PIB par habitant. Pour le Japon il a cru de 0,65 % par an depuis 2007, à peu près comme pour les USA alors que pour la Grande-Bretagne son accroissement sur la même période n’a été que de 0,39 % et pour la France de 0,34 %. C’est tout de même pas si mal pour un pays comme le Japon où les standards de vie sont les plus élevés du monde.

Il est vrai aussi qu’au cours des 25 dernières années la croissance américaine par habitant a été plus rapide : mais la société japonaise n’a pas été défigurée par l’accroissement massif des inégalités qui ont laissé des dizaines de millions de travailleurs américains sans augmentations de revenus et parfois dans une grande pauvreté. Au Japon le taux de chômage est inférieur à 3 %. La machine économique japonaise distribue la prospérité à la plus grande majorité des habitants. La criminalité y est la plus faible du monde, donc le modèle social doit bien y être pour quelque chose. Par ailleurs le tourisme est en plein essor passant de 6 millions de visiteurs il y a 15 ans à 20 millions cette dernière année. Naturellement ce qui est vrai aujourd’hui pourrait bien devenir difficilement atteint dans le futur en raison de l’état de la démographie. Si le taux de fécondité reste scotché à 1,4 enfant par femme fertile, le rapide déclin de la population pourrait poser de sérieux problèmes. Les avertissements relatifs au ratio travailleurs/retraités de 2,1 tombant à 1,4 n’ont pas lieu d’être puisqu’ils sont basés sur un âge de la retraite de 65 ans alors que le gouvernement de Shinzo Abe vient de prendre des mesures pour repousser cet âge de départ volontaire à la retraite. Si l’âge moyen de départ à la retraite était de 70 ans ce ratio ne serait plus que de 1,8 en 2050 (au lieu de 1,4 prévu).

Il faut ajouter que le Japon est le leader mondial dans les technologies permettant aux travailleurs âgés de rester actifs plus longtemps comme en particulier le développement massif de la robotique qui permet de procurer des biens et des services avec moins d’employés. Les craintes répandues dans le monde occidental prédisant que la robotisation détruit des emplois n’existent pas au Japon et sont absentes de tout débat public. Le livre récemment paru sous les plumes de Linda Gratton et Andrew Scott « The 100 Years Life » est d’ailleurs devenu un best-seller au Japon ! Dans un pays où les possibilités d’automatisation sont immenses, une espérance de vie plus longue et une population en déclin sont des problèmes beaucoup plus faciles à appréhender qu’une natalité élevée avec une croissance rapide de la population qui entravent la création de suffisamment d’emplois comme c’est le cas dans de nombreux pays émergents.

C’est comme pour la dette et les déficits insoutenables, les analystes qui prédisent une catastrophe si l’Etat japonais ne se serre pas la ceinture pourraient être profondément déçus. Peut-être que la dette réelle est de 236 % du PIB mais le Fond Monétaire International l’estime plus près de 152 % du PIB après avoir soustrait de cette dernière les actifs financiers détenus par l’Etat japonais. De plus la Banque Centrale du Japon (BoJ) détient plus de 90 % des obligations de l’Etat japonais (la BoJ a fusionné en 2017 avec le Trésor) et rétrocède au gouvernement du Japon les dividendes perçus sur ces obligations. Par conséquent la dette du pays, puisqu’elle était détenue majoritairement par des résidents n’est plus que d’environ 60 % du PIB du pays et elle n’est pas en croissance. Dans ces conditions le « poids de la dette » sera parfaitement supportable même si les déficits fiscaux restent élevés pendant de nombreuses années !

Il est très facile de comprendre la situation du Japon. Supposons un pays ayant une dette gouvernementale globale égale à 250 % de son PIB, une dette nette de 150 % et sa banque centrale détenant l’équivalent de 100 % de ce PIB en obligations d’Etat ceci aboutit à une dette nette égale à 50 % du PIB. Supposons maintenant que l’inflation est de 1 % et que l’augmentation réelle du PIB est aussi de 1 % alors le PIB nominal croit donc de 2 %. Si, dans ce pays pris en exemple, le rendement des obligations est de 2 % (aujourd’hui il est de 0,1 % au Japon) le ratio dette/PIB resterait stable même si le déficit primaire était de 4 % et le déficit total de 5 % années après années. C’est en gros ce qui se passe au Japon actuellement. Et plutôt que d’être horrifiés les investisseurs se précipitent dans la réalité pour acheter des obligations de l’Etat Japonais malgré un rendement proche de zéro.

Tous ces arguments ne signifient pas que le Japon sera confronté à d’importants challenges. Les dépenses de santé pour la population vieillissante aggraveront les déficits fiscaux. Les théories économiques suggèrent qu’à partir d’un certain seuil les rendements des obligations ne peuvent que devenir supérieurs à la croissance nominale du PIB.

Pour ces deux raisons un plan à moyen terme de consolidation fiscale et souhaitable et en l’absence d’amélioration du taux de fertilité et d’au moins un peu d’immigration les progrès technologiques du Japon seront essentiels pour gérer une population vieillissante. Mais le sombre tableau peint au sujet du futur du Japon généralement admis par les analystes financiers est grossièrement amplifié. Beaucoup de pays aimeraient bien avoir à faire face aux même problèmes que ceux auxquels est confronté le Japon.

Note. La dette du Japon est détenue à près de 95 % par des institutions financières résidentes, fonds de retraite publics ou privés, banques, entreprises et par des particuliers. L’opération comptable à somme nulle réalisée en 2017, c’est-à-dire la fusion entre la BoJ et le Trésor japonais, a réduit nominalement la dette de l’Etat japonais de 13200 milliards de dollars à 3360 milliards de dollars (source FMI). Le PIB du Japon est le troisième du monde et sa dette nominale actuelle est, rapportée à son PIB, très inférieure à celle de la France, dette détenue à plus de 60 % par des non-résidents ! De plus le Japon est le premier créditeur mondial auprès de nombreux pays de l’OCDE quant aux réserves en devises du Japon je n’ai pas trouvé de statistiques publiées sur le Web. Illustration : le Mitsukoshi en 1856, ancêtre d’Isetan. Si mes lecteurs méconnaissent Isetan il s’agit d’un « department-store » que je considère personnellement comme le plus extraordinaire du monde très loin devant Harrods à Londres ou les Galeries Lafayette en France près de l’Opéra à Paris ou encore El Corte Inglese à Madrid en Espagne pour ne citer que ceux que je connais.