Brève. Chronique politique internationale : les USA

Je ne peux m’empêcher de commenter la passation de pouvoir des Républicains américains au profit de la gauche démocrate et son leader, le vieux Joe Biden. La clique gauchiste américaine va mettre ses doigts dans la confiture comme ce fut le cas sous Obama (« fils de pute » selon le président philippin Duterte). Les interventions militaires vont reprendre après 4 ans de paix trumpiste. Le complexe militaro-industriel va aussi gouter à la belle confiture. Quand je parle de confiture il s’agit de la corruption généralisée sous l’administration Obama dont les gauchistes américains ont fait une très belle démonstration en truquant massivement les élections du 2 novembre dernier. Cet événement extrêmement préoccupant pour la survie de la démocratie américaine n’a pas vraiment alerté les autres démocraties partenaires des USA, je pense aux pays de l’Union européenne. Et c’est bien normal puisque la majorité d’entre eux ne sont plus des démocraties depuis l’apparition du SARS-CoV-2 à commencer par la France qui, jour après jour, bafoue les principes fondateurs de la République en réduisant les libertés individuelles. Le SARS-CoV-2 a bon dos …

Biden, un gauchiste de la trempe d’Obama, a déjà pris une multitude de décisions pour, selon ses propres termes, rendre l’Amérique plus verte, plus sociale, plus exemplaire encore, le principe qui a conduit Obama a guerroyer au nom de la démocratie. La situation internationale va donc redevenir tendue dans l’un des endroits les plus névralgiques du globe, le Golfe persique. L’une des inconnues sera la position de l’administration Biden vis-à-vis de la Chine car il y a deux autres points chauds dans la région : les Spartley et Taïwan. Je ne pense pas que les USA enverront des avions ou des drones bombarder l’Iran car la Russie et la Chine n’apprécieront pas. En ce qui concerne Taïwan la proximité d’Okinawa, la plus importante base militaire américaine dans la région à dix minutes de vol d’un F35 des côtes chinoises, poussera Pékin à réfléchir. Normaliser les relations économiques avec la Chine serait un choix plus rationnel, mais on ne peut jamais jurer de quoi que ce soit.

Que Biden ait déjà décidé de contribuer financièrement à l’OMS était attendu, que les USA réintègrent les accords sur le climat de Paris, ce ne sont que des formalités diplomatiques sans conséquences. Dans le concret, domestique, il va y avoir une valse de mécontentements dont la nouvelle administration n’a pas évalué l’ampleur. La limitation du fracking (voire son interdiction) va achever cette industrie de l’extraction du gaz et du pétrole de roche mère qui souffre depuis que le cours du baril de WTI stagne autour de 50 dollars. L’arrêt du pipe-line XXL va susciter de sérieux mécontentements au Canada et pour le charbon n’en parlons même pas, ce sera une catastrophe dans plusieurs Etats de l’Est. Cerise sur le gâteau, décider de légiférer sur le minimum du salaire horaire à 15 dollars va mécontenter Wall Street, la révision de l’assiette de l’impôt en direction des plus riches ne va pas non plus être apprécié par les financiers de Wall Street qui pour l’instant n’ont pas l’air de s’en préoccuper puisque les 1,9 trillions de dollars promis par Joe, le fameux « stimulus » iront immédiatement se réinvestir sur le NASDAQ et le SP500. Cette aide financière risque d’être la dernière et après ce sera « terra incognita ». Reste la régularisation des quelques 10 millions d’immigrés clandestins tolérés sur le sol américain … Je ne sais pas trop comment analyser cette décision sinon quelle poussera vers le bas les salaires comme ce fut le cas en Espagne lors du boom immobilier des années 2000 quand des centaines de milliers d’immigrants en provenance d’Amérique latine arrivèrent massivement sur le marché du travail. L’année 2021 va sans aucun doute être riche en surprises, rebondissements et éventuellement des larmes et du sang …

Brève. France, crise totale qui s’aggrave jour après jour …

Au compteur la France a déjà dépensé 4 milliards d’euros pour les tests RT-PCR au sujet desquels il faut déborder d’optimisme pour les considérer comme fiables Ce ne sont que des outils de propagande et non de diagnostic. Il y a 4 jours, c’est donc une donnée déjà obsolète, la France a dépensé 4,3 milliards d’euros pour l’achat de vaccins. Il faut prendre une longue-vue ou un microscope, c’est selon, pour trouver ces vaccins en France. Pourquoi ? Les Pfizer et autres Moderna livrent d’abord les pays qui paient cash et tout de suite. La France gratte ses fonds de tiroir pour payer ses fournisseurs au mieux à 60 jours, fin de mois, c’est-à-dire trois mois après réception de la marchandise. C’est la raison pour laquelle la France s’est vue délestée d’une cargaison de masques au printemps dernier sur le tarmac de je ne sais plus quel aéroport chinois puisqu’un autre client payait cash. Le fournisseur a préféré recevoir ses sous tout de suite, n’importe qui peut le comprendre. C’est caricatural, ridicule !

Mais il y a bien pire, jeudi dernier, lors de la dernière adjudication de l’Agence France-Trésor la France a obtenu sur les marchés la somme de 8 milliards d’euros de la part d’investisseurs essentiellement non-résidents juste pour payer les derniers frais engagés pour maîtriser la crise coronovirale. Le plus renversant dans cette adjudication de l’AFT est que les bons du trésor émis, comprenez les obligations d’Etat à un taux certainement supérieur à zéro si mes souvenirs sont exacts pour attirer les investisseurs, arriveront à échéance en 2072 : ce seront nos arrière-petits-enfants qui paieront ou leurs enfants, mon petit fils le plus âgé a en effet 26 ans et dans 50 ans il sera plus âgé que moi ! Cinquante ans c’est dans longtemps et cette dette coûtera au final une fortune … La France est donc bien entrée, peut-être définitivement, dans une spirale destructrice qui conduira le pays à une tiers-mondialisation irréversible et cette spirale s’est accélérée depuis que ce pays est dirigé par une bande d’incompétents qui accumulent les erreurs, les errances pourrait-on écrire, dans une gestion catastrophique de cette maladie coronavirale finalement peu létale, ces incompétents à la tête de l’Etat ont perdu la confiance des citoyens et il leur sera pratiquement impossible de restaurer cette confiance qui a disparu à tous les niveaux, y compris au niveau des chefs d’entreprises, petites ou grandes. Il suffira de quelques autres erreurs de gestion et alors les investisseurs perdront toute leur confiance en la maison France. Mauvais temps pour les rentiers, entendez les retraités, et les épargnants, dans une perspective de réduction de leur retraite ou de confiscation de leur épargne qui pourrait être effective dans quelques mois … Restez connecté à mon blog, chers lecteurs, 700000 vues en 2020 et je vous en remercie, vous y trouverez des informations parfois indigestes mais l’objet de ce billet est tout à fait compréhensible.

Qui se souviendra de ce 22 janvier 2021 dans dix ans ?

L’assemblée générale des Nations-Unies a entériné ce 22 Janvier 2021 le traité d’interdiction des armements nucléaires. Voici un article paru sur le quotidien Le Temps (Genève) qui illustre cet événement passé totalement inaperçu alors que les négociations sur le traité START vont reprendre dans les prochains jours.

Setsuko Thurlow, survivante : « J’ai vécu l’enfer d’Hiroshima. Il faut abolir l’arme nucléaire »

Ce vendredi 22 janvier entre en vigueur le Traité de l’ONU sur l’interdiction des armes nucléaires. Un fait historique pour Setsuko Thurlow, une « ibakusha » (survivante) d’Hiroshima qui témoigne dans cet entretien au « Temps » de l’inhumanité de la bombe atomique. Prix Nobel 2017 avec l’organisation ICAN, elle milite depuis des années pour l’élimination de telles armes.

Setsuko Thurlow, née Nakamura, n’a que 13 ans en 1945. Enrôlée de force par l’armée japonaise en pleine guerre mondiale, elle a pour tâche de décoder les messages secrets envoyés par les Américains. Elle travaille au deuxième étage d’un énorme bâtiment du quartier général de l’armée à Hiroshima. Depuis des semaines, cette jeune fille issue d’une famille de samouraïs vit dans l’angoisse d’une possible attaque états-unienne. Les Américains ont déjà largué des bombes traditionnelles sur un très grand nombre de villes nippones, tuant plus de 100 000 personnes. La jeune fille ne comprend pas. Hiroshima est étrangement épargnée.

« Je pensais mourir »

A 8h15, le 6 août 1945 pourtant, la ville va subir une apocalypse nucléaire. Setsuko vit aujourd’hui à Toronto, au Canada. A 89 ans, cette ibakusha (survivante) d’Hiroshima, veuve d’un professeur d’histoire canadien, Jim Thurlow, reste très vive et dotée d’un esprit critique aiguisé. Elle a participé activement à ICAN, la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, nobélisée en 2017 et dont le siège central est à Genève. Elle décrit pour Le Temps ce qu’elle a vécu peu après le largage, par le bombardier américain Enola Gay, de la première bombe atomique, dénommée Little Boy, jamais lâchée sur une zone peuplée : « J’étais à 1,8 kilomètre du centre de l’explosion. J’ai vu une lumière blanche et bleuâtre en dehors de la fenêtre. Mon corps a commencé à flotter dans l’air. L’édifice où j’étais était en train de s’effondrer. Je sens aujourd’hui encore cette sensation. J’ai perdu connaissance. Quand j’ai retrouvé mes esprits, tout était sombre, un sentiment irréel. C’était comme à la tombée de la nuit. J’ai entendu un jeune homme me dire: « N’abandonne pas. Je vais te libérer des gravats ».

Elle pensait mourir. « Mais c’était étrange, je ne ressentais rien, ni de la panique, ni de l’horreur. Mes yeux ont dû s’adapter à l’obscurité. J’ai commencé à voir des gens se mouvoir. Mais ils ne ressemblaient plus à des êtres humains. Leurs cheveux étaient dressés vers le ciel, ils étaient complètement brûlés, des morceaux de chair pendouillaient, leurs os étaient visibles. Les orbites oculaires de certains étaient vides. Personne ne courait, personne ne criait. Il leur manquait la force pour le faire. J’entendais des voix, à peine audibles, me demander à boire ». L’attaque d’Hiroshima fera au total 140 000 morts, et celle de Nagasaki 75 000.

Effets de la radioactivité

« Les gens, mourants, avaient tellement soif que nous sommes allés à une rivière. Comme nous n’avions pas de verre ou de récipient, nous avons utilisé nos habits, que nous avons imbibés d’eau. C’est ainsi que nous leur avons donné à boire ». Sa sœur de 29 ans et son neveu de 4 ans ont eu moins de chance. Ils se rendaient chez le médecin quand la bombe a rasé Hiroshima. Ils étaient carbonisés. « Mon neveu me demandait sans cesse de l’eau. Tous deux ne survivront que quelques jours. Une scène m’arrache des larmes aujourd’hui encore. Des militaires sont venus. Ils ont versé de l’essence sur leurs corps et les ont incinérés, une crémation sans dignité. J’étais avec mes parents. Ce fut terrible ».

L’épisode perturbera longtemps Setsuko. « Quand j’y songe, je ressens encore une vraie douleur. Lors de la crémation, je n’avais éprouvé aucune émotion, versé aucune larme. Quel genre d’être humain étais-je pour agir ainsi ? J’ai suivi plus tard des cours de psychologie à l’université pour comprendre. J’ai découvert le travail du professeur Robert Lifton, qui a baptisé ce phénomène « engourdissement et fermeture psychiques », un mécanisme de protection face à des événements d’une violence extrême ».

Ses parents ont survécu, son père était à la pêche dans la baie d’Hiroshima. Mais deux tantes, deux oncles et deux cousins ont tous péri dans la tragédie. La plupart des 351 étudiantes de son école ont littéralement fondu. Là où la bombe de 13 kilotonnes a explosé s’est dégagée une chaleur de 4000 degrés Celsius, brûlant les corps jusqu’à 3,5 kilomètres à la ronde. Après, l’horreur, les douleurs, les traumatismes. Mais la vie devait reprendre. Setsuko raconte les effets ravageurs de la radioactivité. « De nombreuses filles portaient des bonnets, car elles avaient honte de sortir chauves dans la rue. Elles décédaient les unes après les autres. J’étais moi-même tétanisée chaque matin. Avant de m’habiller, je regardais si j’avais des taches violettes sur la peau. C’était le signe qu’on était gravement contaminé et qu’on allait mourir rapidement. Imaginez ce sentiment qui vous accompagne chaque matin ».

Censure américaine

Ce ne fut pas le seul chemin de croix des ibakusha. Setsuko enrage aujourd’hui encore: « Pendant douze ans, le gouvernement japonais, qui avait provoqué la guerre, n’a rien fait pour nous, les survivants ». Qui plus est, quand les Américains et le général MacArthur ont débarqué et occupé le Japon, l’espoir de démocratisation et de démilitarisation nourri par les ibakusha a vite été douché, tonne l’octogénaire nippo-canadienne. « Les survivants ont senti rapidement le besoin d’écrire des haïkus (petits poèmes japonais), des journaux personnels. C’était compter sans la censure des forces américaines occupantes. Tout fut confisqué et envoyé aux Etats-Unis, qui ne souhaitaient pas que se propagent des informations sur l’impact de la bombe. Jusqu’en 1952, date du départ des forces américaines, nous avons été condamnés au silence ». C’était, pour les ibakusha, une double torture qui allait retarder le travail nécessaire pour surmonter le traumatisme. « De nombreux ibakusha, accusés d’être contagieux, préféraient cacher leur identité et ne pas apparaître en public, précise Setsuko. Ils se cachaient dans d’autres régions du Japon ».

Ce n’est qu’à partir de 1952 que les survivants pourront s’informer sur les raisons qui ont motivé le président Harry Truman à lâcher la première bombe atomique sur leur ville. « Il est faux de prétendre que les Américains n’avaient pas le choix, s’insurge néanmoins la Nippo-Canadienne. Le Japon avait déjà commencé des négociations pour capituler, notamment avec les Russes ». Peu de Japonais ont ainsi compris les répercussions réelles du bombardement d’Hiroshima.

Mais un événement va changer la donne : l’essai par les Etats-Unis d’une bombe à hydrogène 1000 fois plus puissante que celle d’Hiroshima sur l’atoll de Bikini dans les îles Marshall en 1954. L’industrie japonaise de la pêche est dévastée, les stocks de poisson ainsi que des pêcheurs sont contaminés. « C’est là que le sort des ibakusha et le danger nucléaire furent enfin compris », constate Setsuko. A l’époque, la jeune universitaire japonaise passe une année à l’Université de Lynchburg, en Virginie aux Etats-Unis. Dans des interviews accordées à des médias américains, elle condamne vertement l’attitude de Washington. Elle commence à recevoir des messages de haine l’incitant à rentrer chez elle. Elle doit même quitter son dortoir pour aller loger provisoirement chez un professeur. Elle a peur de parler. Mais elle en prend conscience. Si je ne témoigne pas, qui le fera ?

Trahison du gouvernement japonais

Une fois à Toronto, où elle poursuit ses études à l’université, elle rompt le silence, monte des expositions avec le maire de la ville, parle de son expérience dans des écoles, universités, clubs, des cercles diplomatiques. Mais c’était insuffisant pour elle: « C’est tout le système éducatif qui doit enseigner cela, pas seulement des ibakusha, qui peu à peu disparaissent ».

Pour elle, l’effort à mener contre les armes nucléaires doit être renforcé auprès des jeunes pour lesquels la menace nucléaire peut paraître abstraite. Elle rejoint la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN). Elle sillonnera la planète pour plaider la cause antinucléaire. Elle sera à Oslo avec Beatrice Fihn, la directrice d’ICAN, pour recevoir le Prix Nobel de la paix en 2017. Pour Setsuko, l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), ce vendredi 22 janvier, c’est la réalisation d’un premier rêve, une manière d’honorer ceux qui sont tombés à Hiroshima. « Je suis très reconnaissante. Mais ce n’est qu’une étape. Jusqu’à une véritable élimination des armes nucléaires, le chemin est encore long. Les puissances nucléaires s’évertuent à nous ridiculiser ». Setsuko se sent « trahie » par le gouvernement japonais, qui, comme celui du Canada, n’entend pas adopter le TIAN. « Il devrait savoir mieux que quiconque les conséquences humanitaires de l’arme nucléaire. C’est honteux, dit-elle. Ce d’autant que 76% des Japonais sont favorables à son élimination ».

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

Pour la société civile, c’est un moment historique. Ce vendredi 22 janvier entre en vigueur le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) adopté par 122 Etats à l’ONU à New York le 7 juillet 2017. 86 Etats l’ont signé à ce jour. Le 24 octobre dernier, le Honduras a été le cinquantième Etat à ratifier le traité, déclenchant son entrée en vigueur trois mois plus tard. A partir du 22 janvier, l’arme nucléaire est illégale en vertu du droit international, même si la réalité risque d’être un peu différente.

Les cinq puissances détentrices de l’arme atomique reconnues par le Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP), Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni, France et Chine, n’ont pas l’intention de s’en départir. Elles ont boycotté les négociations à New York et n’ont pas l’intention d’éliminer leurs arsenaux. Pour elles, le TIAN sape au contraire le régime de non-prolifération institué par le TNP, qui a permis de limiter le nombre de puissances nucléaires dans le monde. Seuls quatre autres pays disposent de l’arme atomique : le Pakistan, l’Inde, Israël et la Corée du Nord. Les Etats-Unis et la Russie possèdent 93% des arsenaux existants.

Le traité interdit aux Etats parties de « mettre au point, mettre à l’essai, produire, fabriquer, acquérir de quelque autre manière, posséder ou stocker des armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires ».

L’objectif « zéro carbone » : un doux rêve

Il ne faut pas rêver, une civilisation moderne décarbonée est un objectif impossible à atteindre dans l’état actuel des connaissances scientifiques et technologiques à l’horizon 2050 et encore moins à l’horizon 2030. Cette obsession de la neutralité carbone a conduit les gouvernements à prendre des décisions irréalisables. Prenons l’exemple des moulins à vent considérés comme la panacée pour réduire les émissions de carbone. Outre le fait que les ressources en lanthanides nécessaires pour la production d’aimants permanents sont limitées, ces immenses machines nécessitent des quantités d’acier extravagantes pour produire quelques MWs quand les conditions météorologiques sont favorables. Dans l’état actuel des technologies de production de l’acier l’utilisation de pétrole ou de charbon est incontournable. La seule alternative existante pour réduire les émissions de CO2 lors de la production d’acier est la réduction de la fonte à l’aide d’hydrogène, pour faire très court car écrire deux pages au sujet de ce procédé industriel serait inutile. Apparaît alors le problème de la production d’hydrogène pour décarboner (au moins en partie) les aciéries mais ce même problème se posera pour les voitures équipées de « piles à combustible ». L’industrie de l’acier a une mauvaise image de marque car elle est polluante mais pour construire des éoliennes il faut beaucoup d’acier, 7 à 10 fois plus par kW installé que pour une centrale nucléaire. Il est donc très facile de comprendre que considérer comme non polluantes en termes de carbone ces éoliennes est un pur mensonge.

Et ce mensonge perdurera tant que l’industrie sidérurgique ne pourra pas avoir accès à de l’hydrogène à un prix abordable. Il n’existe qu’une seule possibilité pour produire de l’hydrogène à bas coût mais celle-ci ne plait pas trop aux tenants des énergies dites « vertes ». Il s’agit des réacteurs nucléaires à très haute température refroidis avec de l’hélium sous haute pression de génération IV susceptibles d’alimenter une unité de production d’hydrogène mettant en œuvre le cycle dit iode-sulfate dont l’une des étapes requiert une température de 830 °C. Seuls les réacteurs nucléaire à très haute température (environ 1000 degrés en sortie du circuit primaire) sont capables de fournir une telle température à un stade industriel qui soit totalement décarboné ( https://en.wikipedia.org/wiki/Very-high-temperature_reactor ).

On en revient donc au rôle majeur que devra jouer à l’avenir l’énergie nucléaire pour tenter de réduire les émissions de carbone à un coût modéré qui ne soit pas dévastateur pour l’économie. À ma connaissance le seul pays au monde développant aujourd’hui ce type de technologie est la Chine. Le Japon s’est fixé un objectif de « neutralité carbone » à l’horizon 2050, la Chine a opté pour l’horizon 2060 car ce pays a pris en compte le poste industriel de production d’acier. Ce poste, pour atteindre une réduction des émissions de carbone suffisante, n’aura pas d’autre alternative que les réacteurs nucléaires de quatrième génération. Il en est de même pour tous les autres pays industrialisés dont en Europe en particulier l’Allemagne, pays qui, paradoxalement, veut se « dénucléariser ». Encore une fois le sujet abordé dans ce billet met en évidence la mauvaise planification des pays européens qui parient sur le « tout renouvelable », une posture totalement déconnectée des réalités industrielles. Gouverner c’est prévoir, dit-on, il faut se rendre à l’évidence que seule la Chine est capable de prévoir …

Nouvelles des îles Canaries

L’île de Tenerife, la plus grande et la plus peuplée de l’archipel est passée de l’alerte sanitaire rouge au degré orange. Le couvre-feu a été repoussé à 23 heures. Les autres îles attendront …

Le printemps est arrivé, il fait très beau, un peu frais le matin : environ 20 degrés, c’est supportable avec ma « plume » Uniklo fabriquée au Vietnam (je ne fais aucune publicité, je m’en garderais bien) quand j’ose sortir avec ce froid intense, mes lecteurs d’Europe continentale ou du Quebec apprécieront. Avec ces conditions climatiques favorables et s’il n’y a pas trop de touristes venant du nord de l’Europe (en réalité il n’y en a pratiquement aucun) alors le virus disparaîtra dans quelques semaines. Si cette situation perdure dans le sens de l’amélioration peut-être que les touristes réapparaîtront du moins sporadiquement puisque l’industrie du tourisme complètement tombée en ruine est le nerf de l’économie de l’archipel. Certaines mauvaises langues ont relevé le fait que c’était une erreur d’avoir développé le tourisme dans cet archipel au point que n’importe quel aléa peut tuer l’économie locale. Il faudrait que ces analystes fassent leur mea culpa car la Grèce, l’Italie, l’Espagne péninsulaire mais aussi la France vivent du tourisme. Quand le gouvernement français prétend que le PIB français n’a chuté que de 6 % en 2020 c’est une énorme « fake-news » puisque le tourisme représente globalement au moins 12 % du PIB français. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi le beau Bernard occupe le poste de ministre des finances alors qu’il ne sait pas compter.

Passons à un autre sujet qui concerne les Français vivant en Espagne. Une de mes amies française résidant ici à Tenerife s’est rendue dans le sud de la France pour un examen médical au tout début du mois de janvier lorsque les liaisons aériennes ont été rétablies entre Tenerife et Barcelone, elles ont été ensuite suspendues. Elle avait un rendez-vous à l’hôpital de Sète dans le service de chirurgie en ambulatoire pour une intervention sans gravité et elle a été refoulée sous le prétexte qu’elle vit en Espagne, un pays considéré comme dangereux. Lorsqu’elle m’a raconté ses déboires je lui ai dit qu’elle aurait du aller dans le premier poste de police pour déposer une plainte pour non-assistance à personne en danger. Et j’ai rajouté une couche en lui rappelant que tous les migrants arrivés dans l’archipel des Canaries ces derniers mois se retrouvent maintenant à la frontière franco-espagnole pour entrer en France où ils profiteront de l’AME, de vêtements chauds et d’un petit pécule pour vivre.

Il ne sera donc pas surprenant que tous deux, retraités français non-résidents, soyons les premiers à constater une diminution de 20 à 30 % de nos retraites dans les prochains mois conformément à l’ordonnance publiée le 2 décembre dernier au J.O. français que j’ai mentionné sur ce blog et qui n’a pas suscité trop de commentaires. Pourtant ce n’était pas une « fake-news ».

Bref, le printemps est arrivé ici, ce n’est pas encore le cas en Europe continentale mais patientez le prochain printemps sera chaud … très chaud.

Une dernière information, le carnaval de Santa Cruz de Tenerife, considéré comme le deuxième plus fastueux carnaval de la planète après celui de Rio de Janeiro, n’aura pas lieu comme d’ailleurs celui de Rio.

Vaccin à ARN messager anti-SARS-CoV-2 et « BigPharma » : comment en est-on arrivé là ?

La nouvelle technique vaccinale utilisée pour la mise au point d’un vaccin anti-SARS-CoV-2 peut être considérée comme une thérapie génique. Cette approche dite de thérapie génique préoccupait déjà la firme Goldman Sachs en 2018. Un analyste de cette firme financière se posait la question très préoccupante : Guérir les patients est-il vraiment un business model attractif ? Si les patients sont guéris c’est terminé, ce ne sont plus des « clients » et à terme les profits disparaissent. C’est ce qui est arrivé à Gilead avec le sofosbuvir, son médicament leader pour le traitement de l’hépatite C. Il faut noter que cette molécule fut mise au point par le laboratoire Pharmasset racheté par Gilead pour étoffer son portefeuille d’antiviraux à la suite du fiasco du Tamiflu, initialement découvert par Gilead et dont la firme Roche acheta la licence. Le Tamiflu s’est révélé être d’une médiocre efficacité pour traiter la grippe saisonnière à Influenza. Depuis la mise sur le marché du sofosbuvir qui guérit 90 % des patients souffrant d’hépatite C mais n’ayant pas développé de cirrhose, c’est important de le rappeler, les profits réalisés par Gilead n’ont jamais cessé de diminuer, passant de 10 à 4 milliards de dollars par an. Pour l’analyste Salveen Richter de Goldman Sachs il est préférable qu’un médicament ne guérisse pas les malades pour que le marché soit maintenu dans des volumes suffisants pour réaliser de substantiels profits. En d’autres termes si un médicament guérit les malades son marché disparaît surtout quand il s’agit d’une maladie virale.

Ce n’est pas le cas pour les traitement contre les cancers mais il reste des pépites à exploiter pour les thérapies géniques comme par exemple le traitement contre l’hémophilie dont le marché représente environ 10 milliards de dollars dans le monde avec un chiffre d’affaire en croissance de 6 à 7% chaque année. Les autres terrains d’exploitation potentiellement très profitables sont les atrophies musculaires provoquées par une dégénérescence des neurones de la moelle épinière et toutes les cécités d’origine génétique. Cependant ces domaines d’investigations sont très complexes et il faudra attendre une ou deux décennies pour voir apparaître sur le marché de nouveaux médicaments.

La poule aux œufs d’or

La mise au point de vaccins à ARN messager anti-SARS-CoV-2 constitue une opportunité financière que les plus grands laboratoires pharmaceutiques (et Goldman Sachs) n’imaginaient même pas à la fin de l’année 2019. Devant la catastrophe sanitaire annoncée à grands renforts d’alertes médiatiques reprenant les prévisions apocalyptiques de scientifiques à l’intégrité discutable comme Neil Fergusson (pour ne citer que cet individu) les laboratoires pharmaceutiques se sont lancé tête baissée dans la mise au point ultra-rapide d’une thérapie génique vaccinale dont le fondement est un ARN messager codant pour la protéine Spike-1 du coronavirus. Les essais cliniques ont été bâclés mais la poule aux œufs d’or n’est pas morte puisque le SARS-CoV-2 présente la particularité commune à tous les virus à ARN simple brin de muter sans arrêt. Par conséquent le marché est assuré puisqu’il faudra mettre sur le marché d’autres versions du vaccin à ARN tant que le virus n’aura pas totalement disparu. Les analystes de Goldman Sachs qui ont misé gros sur certains laboratoires pharmaceutiques se frottent les mains.

Tout a été ficelé pour que les grands groupes financiers qui contrôlent ces laboratoires pharmaceutiques réalisent d’immenses profits dont l’unité de compte en dollars est désormais un 1 suivi de 9 zéros, le jack-pot ! Les pouvoirs politiques ont été maîtrisés par une intense corruption de la part des laboratoires pharmaceutiques afin d’inculquer la peur dans les populations et de surtout interdire tout médicament générique susceptible de soigner et guérir les malades puisque ces génériques, la bête noire des grandes firmes pharmaceutiques, ont été très tôt montrés comme étant particulièrement efficaces par les biologistes chinois. Cette information a conduit à une intense propagande contre la Chine à laquelle a succombé le Président américain, lui-même probablement corrompu par le lobby pharmaceutique.

Quand le Professeur Raoult de Marseille, l’un des plus grands infectiologues dans le monde, a montré clairement que la thérapie préconisée par la Chine était excellente pour traiter au stade précoce les malades du SARS-CoV-2 et surtout pour diminuer très rapidement la charge virale chez ces malades qui, de fait, ne devenaient plus contagieux, alors les politiciens français, corrompus jusqu’au plus haut niveau comme chacun sait, ont tout fait pour « pourrir » les travaux du Professeur Raoult en s’entourant de médecins, eux-mêmes corrompus par les grands laboratoires pharmaceutiques, pour faire passer le message. En effet, il ne fallait surtout pas circonscrire l’épidémie en autorisant ces médicaments mais au contraire la laisser amplifier d’elle-même en prenant des mesures erratiques et inutiles de contrôle des populations. Et ça a très bien marché, trop bien quitte à mettre en péril l’économie de la France (dans le cas de la France et de Raoult) mais également de tous les autres pays de l’Union européenne ! L’Europe est en effet le premier marché ciblé par les « BigPharma ». Comme le déclarait l’analyste de Goldman Sachs en 2018, ce n’est pas un bon plan de guérir les malades … surtout pour les actionnaires.

Znfin, je ne crois pas aux délires néo-nazis de Klaus Schwab du World Economic Forum, c’est le lobby pharmaceutique occidental qui est, en premier lieu, aux manettes depuis le début de l’épidémie, mais je peux me tromper …

Source : https://www.cnbc.com/2018/04/11/goldman-asks-is-curing-patients-a-sustainable-business-model.html

Note en complément. En ce qui concerne la France, déclarer du jour au lendemain que l’hydroxychloroquine est toxique alors des plusieurs milliards de personnes se traitent chaque jour avec cette molécule pour se prémunir contre la malaria et que des malades se traitent également quotidiennement avec cette même molécule pour le lupus et la polyarthrite rhumatoïde était d’un ridicule achevé. Pour rebondir les « sommités médicales » gravitant autour du Président Macron ont avancé l’argument fallacieux que l’hydroxychloroquine n’avait pas fait l’objet d’essais cliniques en double aveugle contre un placebo. Cet argument était téléphoné par le cartel des « BigPharma » qui ont eux-mêmes mis en place ce type d’essai pour valider l’efficacité de nouvelles molécules en regard des vieux médicaments qui étaient satisfaisants à quelques % près pour les breveter, les mettre sur le marché et réaliser de copieux profits. Ce seul fait met en évidence l’intervention directe du lobby de la pharmacie auprès du gouvernement français …

Les éoliennes tueuses de bovins

Plus de 400 vaches sont mortes mystérieusement depuis qu’un parc éolien a été construit près d’un troupeau en 2012. Les résidents locaux souffrent également de problèmes de santé : «fatigue permanente, courbatures, maux de tête, insomnie ». Recherchez également sur votre moteur de recherche « infrasons + éolienne ».

Cause inconnue

Récemment, le fermier français Didier Potiron a rapporté que 400 de ses vaches étaient mortes depuis qu’un parc éolien a été construit à proximité de son exploitation en 2012. Les vétérinaires ne trouvent pas de cause et restent perplexes. Les gens se sentent également malades. À Puceul, près de Nozay (Loire-Atlantique), les éleveurs de vaches Didier et Murielle Potiron ont enregistré mi-décembre 2020 leur 400e vache morte depuis la construction du parc éolien. Depuis le début des décès inhabituels en 2012, c’est un taux d’environ 1 vache perdue par semaine.

La famille Potiron a annoncé que trois autres vaches étaient mortes en janvier – à nouveau pour des raisons inconnues. Depuis la construction du parc éolien, la famille a connu une surmortalité importante au sein du troupeau et des problèmes de santé au sein de la famille. La famille Potiron a même arrêté les autopsies pratiquées par l’école vétérinaire de Nantes à ses frais car elle a toujours eu la même réponse : « pas d’explication sur la cause du décès ». « Clairement lié » au parc éolien à proximité pour Didier et Murielle Potiron, mais aussi pour leur voisine éleveuse Céline Bouvet, l’origine de cette surmortalité de leurs animaux est clairement liée aux éoliennes à proximité », rapporte actu.fe (lien ci-dessous). D’autant plus qu’eux-mêmes en subissent depuis toutes ces années les effets sur leur santé : fatigue permanente, courbatures, maux de tête, insomnies… autant de problèmes qui disparaissent dès qu’ils quittent leur ferme. La famille a poussé à fermer le parc éolien pendant sept jours, mais l’exploitant du parc éolien a refusé, rappelant que le parc « est conforme aux normes d’installation françaises ».

Morale de cette histoire. Les éoliennes permettent donc d’exterminer les bovins considérés comme nuisibles pour le climat, coup double pour les escrologistes,

Source et illustration : https://actu.fr/pays-de-la-loire/puceul_44138/eoliennes-tueuses-pres-de-nozay-dans-la-ferme-des-potiron-la-400e-vache-est-morte-mi-decembre_38499386.html

Nouvelles du Japon : Naomi Osaka, héroïne japonaise contre les discriminations

L’actuelle troisième joueuse mondiale de tennis, de mère nippone et de père haïtien, a été érigée en héroïne de mangas pour filles. Un choix qui n’est pas anodin et qui permet d’interroger le Japon sur son rapport à la diversité ethnique alors qu’il se voit toujours en société relativement homogène.

Héroïne des courts de tennis, Naomi Osaka devient héroïne de manga. La joueuse japonaise, actuelle numéro 3 mondiale, va se retrouver, avec raquette et cheveux roses, à la une d’Unrivalled – Naomi Tenkaichi, littéralement : « Sans rivale – Naomi, la meilleure sous le ciel ».

L’éditeur Kodansha a annoncé le 29 novembre que le mensuel Nakayoshi, numéro un au Japon de « shojo manga » (少女漫画), les mangas pour filles, publierait dès février 2021 la série dessinée par l’auteure à succès Futago Kamikita, avec une héroïne « combattant pour protéger de l’obscurité, les rêves et les espoirs de chacun », soutenue par sa sœur, Mari, et ses parents.

L’éditeur surfe sur la popularité de celle qui est devenue l’icône d’un Japon métissé et ouvert au monde. Née en 1997 de mère nippone et de père haïtien, la jeune femme au sourire timide et à la volonté de fer a grandi aux Etats-Unis mais a choisi, devenue adulte, la nationalité japonaise.

Du racisme au Japon ?

Ses succès et son style faussement ingénu teinté de « kawaii » (« mignon », 可愛い ) l’ont vite rendue populaire – elle a une poupée Barbie à son effigie – et donnent un écho particulier à ses prises de position en soutien au mouvement Black Lives Matter (BLM) aux Etats-Unis et à la lutte contre les discriminations dans son pays natal. Les appuis sont nombreux, les critiques également. « Il n’y a pas de racisme au Japon. Ne provoquez pas de problème », lui a lancé en juin un Japonais sur Twitter. Pas démontée, la jeune femme a réagi par un virulent « NANIIIII?! » (« Quoi ?! » en japonais, 何 ) car elle se veut la « représentante des gens qui pensent qu’ils ne sont pas représentés ».

Sa voix porte dans un pays qui abritait, fin 2019, 2,93 millions d’étrangers, un record, dont 810 000 Chinois, 440 000 Coréens du Sud et 410 000 Vietnamiens. L’Archipel compte aussi un nombre croissant de métis, les « hafu » (prononciation japonaise de « half », « moitié » en anglais, métis, ハーフ), de plus en plus visibles dans le sport de haut niveau avec Naomi Osaka, mais aussi avec les sprinters Abdul Hakim Sani Brown (Nippo-ghanéen) ou Asuka Cambridge (Nippo-jamaïcain) ou le joueur de baseball Yu Darvish (Nippo-iranien). Une naissance sur 30 était en 2019 celle d’un « hafu » contre une sur 50 en 1990.

Cette internationalisation n’empêche pas les discriminations de perdurer dans un pays qui se sent toujours ethniquement pur. Longtemps, les victimes furent les Chinois et les Coréens. Nombre d’entre eux ont choisi un nom japonais pour « se fondre » dans la majorité. En l’absence de législation contre les discriminations, des politiciens n’hésitent pas à jouer sur le rejet de l’étranger. Candidat à la mairie de Tokyo en juillet, Makoto Sakurai, auparavant organisateur des « Heito supitchi », les discours de haine dans les rues contre les Coréens, appelait à interdire les aides sociales aux étrangers. Selon une enquête gouvernementale de 2017, 40% des étrangers se sont vu refuser l’accès à un appartement au motif que la résidence est « interdite aux étrangers ».

Blancheur de la peau

Les clichés perdurent dans un pays où la blancheur de peau reste valorisée et où une peau sombre, voire une simple ascendance étrangère, peut susciter de l’hostilité. « Comment Mme Osaka, multiculturelle, peut-elle représenter le Japon ? » s’interrogeait en 2019 Kunihiko Miyake, le président du centre d’analyses Foreign Policy Institute. Dans un spot publicitaire la même année, le géant des nouilles instantanées Nissin présentait Naomi Osaka et l’autre star du tennis nippon, Kei Nishikori, en version manga. La joueuse y apparaissait très « blanche» ». « Je suis bronzée, c’est assez évident », avait-elle réagi. Nissin avait retiré le spot et présenté ses excuses : « Il n’y avait aucune intention de blanchir ».

Au Japon, il y a une pression excessive pour que les gens se comportent et apparaissent comme des Japonais «normaux», regrette Julian Keane, du Centre de recherche sur les cultures urbaines de l’Université d’Osaka (ouest). « Un hafu qui réussit à l’international est généralement salué pour son héritage japonais, pas pour son héritage multiculturel », ajoute Kaori Mori Want, de l’Université Konan (Okayama, sud-ouest).

La hausse du nombre d’étrangers pousse de plus en plus de victimes à s’exprimer. « Je pensais que si je sautais de mon balcon et que je renaissais, je serais peut-être un Japonais normal », a ainsi écrit en juin, dans un tweet très remarqué, Louis Okoye, métis nippo-nigérian aujourd’hui joueur de baseball professionnel, qui a profité du mouvement BLM pour détailler son enfance ponctuée de moqueries sur sa couleur de peau.

Naomi Osaka peut-elle changer la donne ? Son sponsor, Nike, semble y croire. Dans une publicité diffusée depuis le 28 novembre dans l’archipel, vue plus de 16,8 millions de fois et suscitant de vifs débats sur Twitter, l’équipementier sportif met en scène trois jeunes footballeuses, une Japonaise, une Coréenne et une Noire. Toutes victimes de harcèlement à l’école, elles s’interrogent sur leur normalité, leurs qualités, avant de surmonter leurs souffrances par la persévérance. Un peu comme Naomi Osaka, d’ailleurs présente dans le spot.

Article de Philippe Esnard, correspondant à Tokyo du quotidien Le Temps

Note. J’ai deux petits-enfants métis franco-japonais. Ils sont parfaitement intégrés …

Bioéthique, SARS-CoV-2 : les principes fondamentaux de la bioéthique sont-ils sur le point d’être ignorés ?

L’illustration de l’éditorial du numéro de janvier du Journal of Ethics de l’American Medical Association (AMA) provient des « procès des médecins » à Nuremberg en 1947. Une jeune femme maussade portant des écouteurs se tient entre deux soldats casqués dans le box des accusés. C’est le Dr Herta Oberhauser, la seule femme qui ait comparu au cours des procès, et elle a été condamnée à 20 ans d’emprisonnement (dont cinq seulement) pour crimes contre l’humanité. Elle a effectué des expérimentations sur des femmes au camp de concentration de Ravensbruck – créant délibérément des blessures gangreneuses pour tester l’efficacité des sulfamides. Elle a également administré des injections mortelles à plusieurs de ses patients. Oberhauser était un petit poisson parmi les médecins et infirmières nazis qui ont commis des atrocités médicales avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Le numéro spécial du Journal of Ethics (lien en fin de billet) vise à aider les médecins à ne pas oublier ce qui peut arriver si les travailleurs de la santé abusent de leurs compétences et de leur statut particulier.

Étonnamment, les éditeurs disent que de nombreux médecins américains ignorent que la bioéthique est née de l’expérience des procès de Nuremberg.

L’impact historique de l’Holocauste en bioéthique a généralement été d’une faible intensité aux États-Unis. Cette histoire douloureuse a été largement ignorée dans l’enseignement médical américain, peut-être parce que pour l’examiner de près, il faut d’abord perturber la vision confortable de la nation et de la profession en tant qu’acteurs héroïques de la Seconde Guerre mondiale. Les éditeurs de ce journal soutiennent que l’année 2020, avec la pandémie de Covid et les manifestations Black Lives Matter, a montré aux médecins américains qu’ils doivent également être conscients des recoins sombres de la médecine dans leur propre pays. il est devenu largement reconnu comme problématique – et pas seulement aux États-Unis – de considérer les professionnels de la santé comme des guérisseurs purement altruistes et indifférents aux origines ethniques, irréprochables dans la création et le maintien de systèmes de santé qui génèrent de manière prévisible et constante des disparités raciales et ethniques en matière de santé. L’histoire médicale de l’Holocauste reste pertinente – et essentielle – dans une solide formation médicale.

Peut-être que l’année 2021 deviendra l’année au cours de laquelle chaque programme de formation des professionnels de la santé prendra en compte le fait que les étudiants (et les praticiens) en sciences de la santé doivent apprendre et réfléchir aux rôles historiques des professionnels de la santé dans la création des deux atrocités raciales et ethniques de la seconde guerre mondiale et de l’injustice raciale dont nous sommes témoins aujourd’hui. Après tout, ces héritages sont profondément liés. L’implication de la profession médicale ne peut être dissociée de l’histoire du racisme scientifique durant cette période et de son influence continue, puissante et omniprésente sur le monde d’aujourd’hui. Ce numéro fascinant de la revue contient plusieurs articles sur des aspects de l’Holocauste et de l’éducation médicale. Cela vaut la peine d’être lu.

https://journalofethics.ama-assn.org/issue/legacies-holocaust-health-care

Je conseille à mes lecteurs anglophones de lire l’article : https://journalofethics.ama-assn.org/article/ama-code-medical-ethics-opinions-related-legacies-holocaust-health-care/2021-01 en regard de la précipitation douteuse de la mise sur le marché des vaccins anti-SARS-CoV-2 développés à partir d’ARNs messagers alors que cette technologie n’a jamais été appliquée chez l’homme auparavant en dehors de quelques essais sur des patients souffrant de cancers incurables. Le cas de ce vaccin d’un type nouveau consiste dans le fait qu’il s’agit d’un ARN messager synthétique (fabriqué par des robots) codant pour la protéine S1 du SARS-CoV-2, la protéine d’ « accrochage » du virus à la cellule épithéliale des muqueuses respiratoires. Or cette protéine S1 présente de fortes similitudes structurales (conformation tridimensionnelle) avec la syncitine-1, une protéine présente naturellement dans l’organisme pour également faciliter des fusions entre cellules. La syncitine-1 intervient en particulier dans la mise en place du placenta dans l’utérus, une sorte de fusion des cellules foetales avec celles de la paroi interne de l’utérus. Cette syncitine-1 joue également un rôle non négligeable dans le processus de la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde, un autre genre de fusion entre cellules, pour faire bref. Les laboratoires pharmaceutiques ont-ils testé scrupuleusement quelle était la spécificité des anticorps apparaissant dans l’organisme d’une personne ayant accepté de se faire administrer ce vaccin lors des essais cliniques ? Ces anticorps « croisent-ils » avec la syncitine-1 ? J’émets quelques doutes, n’étant nullement spécialiste dans ce domaine que je connais pourtant (voir note en fin de billet)) mais dans l’affirmative il apparaît alors une autre fonction de cette vaccination, tout simplement de « stériliser » des populations entières. En effet une neutralisation de l’activité de la syncitine-1 conduirait à une fertilisation et une implantation du placenta difficiles voire impossibles. C’est assez terrifiant et à l’évidence on se trouve aujourd’hui à l’extrême limite du domaine de la bioéthique … tout en rejoignant les visées malthusiennes du « club de Davos ». À l’époque de l’Allemagne nazie les médecins qui ont comparu devant la cour lors du procès de Nuremberg n’auraient pas pu faire mieux dans le domaine de l’eugénisme !

Note. Lors de ma carrière de scientifique j’ai été confronté à un problème considérable. Il s’agissait de montrer la présence du précurseur de l’ACTH, adrénocorticotropine, dans le placenta humain. L’outil de laboratoire, en d’autres termes la technique utilisée, était un anticorps dirigé contre ce précurseur dont la spécificité n’avait jamais été mise en doute et provenant de béliers immunisés contre le polypeptide d’origine humaine. Il s’avéra que la petite protéine que je finis par isoler après d’immenses difficultés se trouvait être un fragment d’immunoglobuline G qui présentait une analogie dans sa structure primaire tout à fait surprenante mais suffisante pour qu’il soit reconnu par cet anticorps. La technique très sensible était ce que l’on appelle un radio-immuno-essai utilisant de l’iode radioactif. Ces résultats, négatifs pourtant, firent l’objet d’une publication dans la revue Science car elle jetait un énorme pavé dans la mare des certitudes liées à l’utilisation d’anticorps hautement spécifiques. Mon article fit l’objet de vives critiques de la part de John Maddox alors éditeur en chef de la revue Nature. Cette anecdote personnelle met en évidence le fait que la protéine S1 du SARS-CoV-2 codée par l’ARN-messager servant de vaccin pour tenter de juguler à l’aide des anticorps apparaissant après synthèse de cette protéine dans notre propre organisme est considérée comme l’antigène « primaire » mais les anticorps apparaissant peuvent « croiser » avec d’autres protéines humaines, cette fois, dont la syncitine-1 …

Les Isochrysidales contredisent la théorie du réchauffement du climat !

J’ai choisi ce titre un peu ésotérique pour attirer l’attention sur une superbe étude réalisée au sein de la Brown University à Providence, Rhode Island, qui sème un sérieux doute sur l’affirmation faisant maintenant « consensus » mondial que le climat se réchauffe et continuera à se réchauffer quoiqu’il arrive. J’ai mentionné dans un précédent billet la lente diminution de l’amplitude de la circulation des courants marins dans l’Atlantique nord en précisant que cette étude était un instantané de la situation et qu’elle ne reflétait pas nécessairement une tendance générale liée à un changement du climat global, changement qui affecte les zones de la planète situées en dehors de l’espace intertropical. L’étude de l’évolution du climat est d’une complexité telle que les climatologues de pacotille de l’IPCC se sont contentés de publier des modèles simplistes qui ne rendent pas compte de la réalité. En effet, l’évolution du climat n’est pas un processus de court terme et affirmer que les prédiction de l’IPCC à 50 ou 100 ans sont exactes et qu’il faut donc en tenir compte est une erreur grossière. Les géophysiciens de la Brown University ont utilisé le marqueur le plus fiable qui puisse exister pour reconstituer les températures passées et cette étude concerne justement l’Atlantique nord.

Il s’agit d’étudier et de quantifier la présence d’une forme particulière de lipides à très longue chaine produits par une espèce d’algues microscopiques qui affectionne les eaux froides, les isochrysidales de la famille des Haptophytes (illustration, Wikipedia). Ces algues arrivent à proliférer dans les eaux arctiques à une température de quelques degrés au dessus de zéro en mettant à profit l’ensoleillement de 24 heures durant l’été. Ces lipides appelés alkénones, il faudrait plutôt dire des hydrocarbures comprenant jusqu’à 42 atomes de carbone, présentent un taux d’insaturation (des doubles liaisons carbone-carbone) étroitement dépendant de la température de l’eau dans laquelle ces algues unicellulaires prolifèrent durant l’été circumpolaire : plus la température est élevée plus l’indice de saturation de ces alkénones est élevé. Il existait cependant une incertitude majeure pour reconstituer les températures de surface passées sur la base de l’analyse de ces alkénones dans les squelettes des isochrysidales retrouvées dans les sédiments marins car le taux d’insaturation dépend également de la salinité de l’eau.

C’est en identifiant des isochrysidales particulières présentes seulement dans la région du Svalbard, sur la glace, dans la colonne d’eau sous-jacente et dans les sédiments, et en analysant finement leur structure chimique, c’est-à-dire les taux d’insaturation de ces alkénones, après séparation de tous les constituants de haut poids moléculaires qu’une reconstitution fiable de la température de l’eau océanique dans cette région particulière de l’Océan arctique a pu être réalisée. La souche d’isochrysidales Emiliana huxleyi a été particulièrement étudiée après identification à l’aide de l’ARN ribosomique 18S et cultures en laboratoire à des températures et des salinités variées. Retrouvée dans les sédiments des archipels du grand nord canadien et du Svalbard cette souche présente l’avantage rare de posséder des alkénones ayant un taux d’insaturation élevé, jusqu’à 4 doubles liaisons, qui a permis une reconstitution non ambigüe de la température de surface des eaux arctiques au cours des 15000 dernières années.

Comme cela a été montré par d’autres travaux et par des approches expérimentales totalement différentes la température moyenne de surface était supérieure d’environ 2,5 degrés à celle d’aujourd’hui entre 10000 et 4000 ans avant aujourd’hui. Il s’agit du maximum climatique de l’Holocène qui a été largement étudié avec, par exemple, le retrait des glaciers alpins. Depuis 4000 ans la température moyenne de surface de l’Océan arctique ne cesse de décroître et elle suit le cycle d’environ 20000 ans décrivant l’insolation exprimée en W/m2 à 65° de latitude nord. Cette diminution a parfaitement été identifiée à l’aide de la concentration en alkénones dans les sédiments recueillis autour de l’archipel du Svalbard jusqu’à ce jour. La conclusion de ce billet un peu technique est une confirmation supplémentaire de la tendance vers un refroidissement de l’évolution du climat.

Source : https://doi.org/10.1038/s41467-020-20187-z en accès libre. Les curieux retrouveront la figure 5 de cet article qui illustre le propos de ce billet.