La mort des colonies d’abeilles revisitée

Capture d’écran 2016-08-24 à 13.53.32.png

On a dit tout et n’importe quoi sur la maladie qui frappe les abeilles et détruit les colonies. Certains sont même allé jusqu’à incriminer le réchauffement climatique global. Les pesticides ont aussi été accusés d’amplifier cette hécatombe, dont en particulier les néonicotinoïdes, en fragilisant les abeilles qui ne peuvent alors plus se défendre contre les attaques des varroas et d’autres pathogènes.

Des centaines d’équipes de zoologistes associés à des biologistes s’affairent pour tenter de trouver une explication rationelle à la maladie des rûches mais pas seulement en se penchant au chevet des abeilles car les bourdons, d’autres importants insectes pollinisateurs utilisés en particulier dans les cultures sous serre, sont aussi affectés par diverses maladies. La complexité de ce problème commence à être décortiquée à l’aide des techniques les plus modernes de la biologie moléculaire, je veux parler du séquençage de l’ADN et des ARNs. Car il est urgent de trouver une solution – si au final on y arrive – pour juguler cette hécatombe dont les retombées économiques sont immenses. Les bienfaits des insectes pollinisateurs et en particulier des abeilles sont évalués mondialement à plus de 175 milliards de dollars par an : il y donc bien une motivation économique qui rend ce problème urgentissime.

En février, lors de la floraison des amandiers en Californie, 60 % des rûches américaines sont transportées par camion dans la San Joaquim Valley. La Californie est le premier producteur mondial d’amandes, plus de 80 % des amandes du monde y sont produites et cet exode temporaire de rûches est le plus grand évènement de pollinisation au monde. Ce gigantesque mouvement de rûchers favorise la fragilisation des abeilles puisque près d’un tiers des colonies ne survivent pas à l’épreuve. L’une des raisons incriminées pour expliquer la mortalité des abeilles est justement une mauvaise gestion des rûches et des essaims par les apiculteurs eux-mêmes. Mais la principale raison de cet état de fait reste encore le varroa.

journal.ppat.1005757.g001.png

Ce qui a intrigué les zoologistes est l’observation suivante : par comparaison aux colonies saines, celles qui montrent des signes de souffrance sont beaucoup plus affectées par des virus, parallèlement à la présence (ou non) de varroa et ceci indépendamment de tous les autres facteurs tels que l’environnement, la présence sur les lieux de butinage de pesticides ou encore de récents transports en camion pour amener les rûches sur les lieux de pollinisation. Il en est de même pour les colonies de bourdons. Les moyens d’investigation modernes de présence d’ADN et d’ARN et leur identification rapide a permis de montrer qu’une multitude de virus étaient responsables de la mort des colonies. Pour ne citer que quelques-uns d’entre eux, il s’agit pour la plupart de virus à ARN simple brin à lecture directe, par opposition aux « rétrovirus » dont la lecture se fait dans le sens 5′ vers 3′. Je passe sur les détails. Il s’agit du virus Israeli de paralysie sévère (IAPV), du virus Kashmir (KBV), du virus déformant les ailes (DWV), du virus Lake Sinai (LSV) mais aussi du virus Kakugo, du varroa destructor virus-1, du virus Sacbrood et enfin d’autres virus qui n’ont pas encore pu être classés taxonomiquement. Ça fait beaucoup et les spécialistes de la question ont tendance à émettre l’hypothèse que tous ces virus pathogènes pour les abeilles, pour beaucoup d’entre eux véhiculés par le varroa, se transmettent d’abeille à abeille par déglutition.

Chez les colonies atteintes par le varroa, la diversité virale est réduite à seulement deux ou trois types de virus, ce qui aurait tendance à montrer que le varroa ne transmet pas tous ces types de virus mais il reste encore à préciser ce point particulier. Les travaux actuels s’orientent vers une meilleure compréhension des mécanismes d’immunité des abeilles vis-à-vis d’une attaque virale. Il semble que le varroa affaiblit le système immunitaire des abeilles selon un processus encore inconnu. Ce qui est d’ors et déjà acquis est une modification du taux de petits ARNs inhibiteurs de la réplication des virus à ARN, l’un des mécanismes de défense des abeilles. La situation est plutôt compliquée par le fait que l’on ne dispose pas d’abeilles mutantes comme dans le cas de la drosophile (la mouche du vinaigre) qui est également susceptible à des attaques virales et chez laquelle il a été possible de préciser le rôle des petits ARNs inhibiteurs double-brin interférant avec la réplication virale. Enfin la production in vitro de ces virus est encore très difficile.

Les travaux de recherche dans le domaine de la mort des colonies d’abeilles s’orientent enfin vers les bactéries normalement présentes dans le tractus digestif des abeilles afin de déterminer l’interaction entre celles-ci et la défense immunitaire des abeilles. Toute une recherche malaisée en perspective, les enjeux économiques la justifient amplement.

Source : Plos pathogens, doi : 10.1371/journal.ppat.1005757

Les petits secrets du séquençage de l’ADN

Capture d’écran 2016-08-23 à 12.09.23.png

La société Illumina Inc, leader mondial des machines de séquençage de l’ADN (capitalisation au NASDAQ 20 milliards de dollars), utilise une technique ultra-secrète de diffusion des fragments d’ADN préalablement modifiés avec des marqueurs fluorescents au travers d’une membrane dont la composition n’est même pas totalement révélée dans les divers brevets qui protègent cette invention. Mais il n’y a pas que Illumina, associée à des équipes de biologistes et de chimistes de l’Université de l’Etat de Washington qui a eu à peu près la même idée. Un start-up anglaise travaillant en étroite collaboration avec l’Université d’Oxford – Oxford Nanopore Technologies – a développé le même type de membrane ressemblant, malgré son caractère secret, à celle mise au point par Illumina.

Comme on pouvait s’y attendre, car les enjeux économiques sont gigantesques dans le domaine du séquençage des acides nucléiques (ADN et ARN), il y a eu une bataille juridique acharnée devant la Commission américaine du commerce international (US International Trade Commission) pour tenter de trouver une solution à ce problème qui dépasse de loin la compétence des juges. La question était de savoir qui copie l’autre. Les juges se sont contenté d’apporter une réponse évasive en se référant à une doctrine juridique dite des « équivalents », en d’autres termes les deux techniques sont presque les mêmes, mais pas tout à fait, et peuvent donc faire l’objet de protections industrielles séparées.

Pour la plus grande satisfaction intellectuelle de tous les utilisateurs de machines de séquençage le voile du secret a donc été levé par Oxford Nanopore. Il s’agit d’une membrane dont les nanopores sont tapissés par une protéine en forme de tube que l’on retrouve chez toutes les bactéries et qui sert à contrôler l’entrée de macromolécules à l’intérieur de ces bactéries. Cette protéine est appelée comme il se doit une « porine ». La différence entre les technologies de ces deux compagnies est que l’une (Illumina) a opté pour une porine de mycobactérie alors que l’autre (Oxford nanopore) a choisi une porine d’Escherichia coli. Le souci est que ces protéines sont très proches au niveau structural – leur séquence d’aminoacides – et les juges ont conclu que les problèmes seraient résolus si les porines utilisées ne présentaient pas plus de 68 % d’homologie de structure. On appelle ça couper la poire en deux.

Ce que l’on ne connait toujours pas est la modification de l’enchainement des aminoacides de ces porines produites par génie génétique afin qu’elle transmettent correctement un signal électrique quand les brins d’ADN (ou d’ARN) les traversent. Et c’est sur ce point particulier que le secret est jalousement gardé par Oxford nanopore car une machine de séquençage doit être fiable à plus de 95 %. Les juges américains se sont déclarés incompétents et il est facile de le comprendre compte tenu de la complexité de cette technologie.

Bref, nul ne sait si Oxford nanopore supplantera un jour Illumina grâce à sa nouvelle technique initialement développée (Brevet US 20140186823 A1 que je conseille aux curieux de lire) par un laboratoire belge mais la bataille juridique est terminée et il faut souhaiter que chaque société réalise des bénéfices calmement.

Source : Science magazine, illustration Oxford nanopore : une porine à l’intérieur de laquelle passe un fragment d’ADN mono-brin.

L’hormone de jouvence ?

Telomere.png

La télomérase est un enzyme particulier qui maintient une longueur suffisante à ces petits morceaux d’ADN qui se trouvent aux extrémités des chromosomes et appelés télomères. On pourrait comparer ces brins d’ADN de tout de même 8000 paires de bases aux petits morceaux de ficelle qui se trouvent aux extrémités d’un saucisson. Etant Lyonnais d’origine je trouve cette comparaison tout à fait appropriée. Ces télomères protègent les chromosomes contre des recopiages anarchiques lors des divisions cellulaires.

Chez une personne en bonne santé les télomères des cellules qui se multiplient constamment toute la vie sont amputés chaque année d’environ 50 paires de bases. Il s’agit d’un des principaux symptômes au niveau moléculaire du vieillissement car si la longueur des télomères vient à devenir critiquement faible alors la division cellulaire est gravement perturbée et les cellules meurent. Cette observation a fait dire que la télomérase pouvait être considérée comme une cible pour l’élixir de jouvence, tout un programme qui excite de nombreux biologistes de par le monde. Chez certains patients l’enzyme en question est donc déficient et l’un des symptômes est une anémie permanente car les cellules de la moelle osseuse ne remplissent plus correctement leur rôle de fourniture d’hématies et de lymphocytes à l’organisme, ces cellules sanguines ayant une durée de vie limitée.

Depuis les années 1950 l’un des traitement de l’anémie dite aplasique le plus souvent accompagnée de fibrose pulmonaire est l’utilisation d’androgènes de synthèse comme par exemple le Danazol sachant que les androgènes sont connus pour augmenter le nombre de globules rouges dans le sang en stimulant la moelle osseuse. Cependant on ignorait quel était le mécanisme d’action de ces androgènes même si on savait qu’ils présentent également une activité antiœstrogène mise à profit pour traiter l’inflammation chronique de l’endomètre (endométriose) en réduisant significativement les taux de progestérone et d’estradiol chez la femme.

C’est en suivant l’évolution des télomères de la lignée sanguine blanche chez des enfants traités avec du Danazol car souffrant d’anémie sévère liée à une déficience partielle en télomérase (téloméropathie) que l’effet de cet androgène a été découvert. Il se fixe sur le promoteur du gène codant pour la télomérase et induit une synthèse accrue de cet enzyme considéré comme la clé de l’anti-vieillissement. Chez ces patients relevant des services intensifs de pédiatrie et soumis à un traitement avec du Danazol une série de marqueurs ont été soigneusement suivis et la longueur des télomères des cellules sanguines de la lignée blanche qui diminuent chaque année et inexorablement de plus de 120 paires de bases a été minutieusement mesurée.

Capture d’écran 2016-07-27 à 16.37.12.png

Comme l’indique l’illustration ci-dessus extraite de la publication (doi en fin de billet) non seulement le Danazol stoppe la diminution de la longueur des télomères mais a même tendance a favoriser leur élongation par comparaison avec leur longueur au temps zéro de l’essai clinique. Si cette étude a englobé seulement une douzaine d’enfants et n’incluait pas de témoins ne souffrant pas de téloméropathie, elle montre pourtant que les androgènes, dans le cas du Danazol un androgène de synthèse, favorisent le maintien de la longueur des télomères et que ces molécules peuvent être considérés comme des produits anti-vieillissement chez des sujets sains malgré un certain nombre d’effets indésirables. Pour corroborer cette étude, chez les femmes traités après la ménopause avec des hormones de synthèse des observations ont montré que la longueur des télomères augmentait durant ce traitement. Bref, le temps où tout un chacun pourra suivre un traitement efficace contre l’inexorable raccourcissement des télomères afin de voir sa vie prolongée est encore éloigné mais on peut toujours espérer découvrir un jour le cocktail de jouvence …

Source : New England Journal of Medicine,

doi : 10.1056/NEJMoa1515319

Le totalitarisme économique se met en place …

Si j’ai mentionné hier dans ce blog le totalitarisme rampant qui se met progressivement en place dans les soit-disantes démocraties occidentales je n’ai cependant pas précisé quelles raisons me poussent à dénoncer – et je ne suis pas le seul – une telle évolution. Il ne s’agit pas d’un totalitarisme à la Staline ou à la Maduro (hier en Union-Soviétique et aujourd’hui au Vénézuela) mais d’une forme beaucoup plus insidieuse de la main-mise des puissances financières sur l’ensemble des populations. Les acteurs de ce lent processus imparable sont les banques centrales qui échappent à toute législation et sont contrôlées par ce que les Américains appellent le « Deep State », une petite poignée d’individus richissimes qui infléchissent pour leurs propres intérêts la politique économique mondiale *. Les deux premiers signes avant-coureurs de cette privation de liberté de chaque individu sont les taux d’intérêt négatifs et la suppression déjà programmée de l’argent liquide.

Les Etats sont eux-mêmes devenus prisonniers de cette situation aberrante : les obligations émises par ces Etats ont maintenant des rendements négatifs. En d’autres termes – et c’est du jamais vu dans l’histoire de l’humanité – si vous prêtez de l’argent à votre banque, votre compte courant en banque est un prêt consenti à celle-ci, il vous en coûtera de l’argent ! Sous l’impulsion de la Banque Centrale Européenne et pour le Japon de la BoJ, les banques commerciales ont tout simplement décidé de taxer les comptes courants et de dépôt de leurs clients. C’est déjà le cas en Europe de la Royal Bank of Scotland, de Postbank, une filiale de Deutsche Bank, de Reiffeisen également en Allemagne, de Ulster Bank, de HSBC et encore de Alternative Bank Schweiz. À n’en pas douter un seul instant toutes les autres banques vont suivre ce mouvement avant la fin de l’année, tant en Europe qu’au Japon : il faut bien que les banques réalisent des profits, elles prennent donc l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire dans les comptes de leurs clients, petits et grands …

Comme les obligations des Etats ne rapportent plus rien du tout et au contraire coûtent de l’argent aux banques prêteuses, entre le Japon et l’Europe ce sont aujourd’hui quelques 10000 milliards de dollars de dettes des Etats qui coûtent de l’argent aux banques :

Capture d’écran 2016-08-21 à 12.02.24.png

Rançonner tout le monde est donc la seule alternative qui reste aux banques pour survivre ! Avec la mise en place d’une société sans cash le piège se refermera donc sur tous les citoyens qui n’auront même plus aucun droit de propriété sur leurs biens car il ne faut pas se faire d’illusion ce mouvement totalitaire d’un nouveau genre ne s’arrêtera pas au cash mais touchera tous les biens, l’épargne, les retraites constituées par capitalisation qu’on appelle pudiquement assurances-vie dans certains pays et au final … le patrimoine immobilier et la liberté des individus. Tout s’organise pour que des milliards de personnes soient réduites à une sorte de nouvel esclavage par un capitalisme supranational qui ne veut pas dire son nom. Il ne faut pas se méprendre, le monde politique est complice de cette évolution contre laquelle personne ne dispose d’armes efficaces pour la contrer tout simplement parce qu’il n’y en a pas. Ce ne sera pas une répression par les armes, les camps d’internement et les déportations des récalcitrants (comme dans le bon « vieux » temps) mais une répression financière qui ne veut pas avouer publiquement ses desseins finaux.

Oh certes, de nombreuses personnes commencent à comprendre que si l’économie stagne lamentablement c’est parce que les faux-billets de banque mis en circulation par les banques centrales sont détournés au profit de l’élite, le « Deep State », les 0,01 %. Mais combien de politiciens sont prêts à avouer qu’ils sont complices de cet état de fait : aucun. En tous les cas certainement pas la Chancelière Merkel qui s’en lave les mains et n’hésitera pas à rançonner la population de son pays pour éviter la faillite de Deutsche Bank dont le montant des produits financiers dérivés figurant dans son bilan est supérieur au PIB de toute l’Europe. Ça ressemble à la République de Weimar : l’hyperinflation des produits dérivés, le seul outil qui restait aux banques pour réaliser quelques profits avant de se servir directement dans les comptes de leurs clients.

On en est là. Cette situation ne peut qu’empirer au détriment de tous !

Il est aussi intéressant de relever qu’ici ou là, à l’occasion d’élections variées, les partis extrêmes – de droite comme de gauche – émergent et ce phénomène est très révélateur de l’anxiété de la population qui n’est pas toujours consciente de ce qui se trame sans qu’elle en soit informée. Les TTP et TTIP, dont j’ai dénoncé la finalité dans ce blog, font partie de cette stratégie de main-mise totalitaire des 0,01 % sur le maximum de pays de par le monde sans que jamais un vote démocratique du genre référendum ne soit organisé pour avaliser ces traités.

Que le climat vienne à se refroidir comme le prévoient de nombreux scientifiques, alors la coupe sera pleine et un chaos indescriptible s’en suivra. Et puisque je viens de mentionner le climat cette imposture de réchauffement créé par les émissions de CO2 a été depuis le tout début organisée par les membres du Club de Bilderberg, c’est-à-dire les 0,01 %, la parasitocratie apatride, que dénoncent à longueur de commentaires la Chronique Agora et bien d’autres commentateurs non inféodés au système.

Source : inspiré d’un article de mishtalk.com . Le néologisme « Hitlery » est de son cru …

* Note : L’un des acteurs les plus actifs du « Deep State » est la firme Goldman-Sachs qui place ses éléments à tous les postes stratégiques dans le monde. L’embauche de Manuel Barroso en est l’illustration récente. Un autre acteur est le Club de Bilderberg. On peut aussi mentionner le complexe militaro-industriel américain, Raytheon, Martin-Marietta, General-Dynamics, Boeing, Lockheed-Martin et même Google qui a conclu des contrats très juteux avec le Pentagone … toutes ces entités financent la campagne électorale d’Hitlery Clinton qui brigue la présidence des USA afin que ses amis, les 0,01 %, organisent une bonne et belle guerre mondiale pour redonner un peu de vigueur à l’économie américaine et au passage récolter des milliers de milliards de dollars de la poche des contribuables, pas seulement des USA mais immanquablement des Etats vassaux de l’Amérique, je veux parler de l’Europe, de la Corée, du Japon et aussi des Philippines, de l’Australie, de l’Afrique du Sud ou encore du Canada.

Quand l’AFP est prise en flagrant délit de désinformation

Capture d’écran 2016-08-22 à 09.01.49.png

Japon: un puissant typhon à proximité de Tokyo, transports très perturbés

Tokyo – Un typhon, Mindulle, le neuvième de la saison en Asie, a accosté lundi près de Tokyo, avec de puissantes rafales de vent et des pluies diluviennes, forçant les compagnies aériennes japonaises à annuler des centaines de vols et perturbant la circulation sur les routes et voies ferrées.

Le typhon, dont les pointes de vent peuvent atteindre 180 km/heure, est arrivé à la mi-journée sur la côte à Tateyama, au sud de Chiba, préfecture limitrophe de Tokyo. Il est assez rare que les typhons accostent en cette partie de l’archipel. Souvent, ils balayent d’abord une partie plus à l’ouest.

Mindulle est accompagné de fortes précipitations qui devraient particulièrement toucher la capitale et sa banlieue dans l’après-midi et en début de soirée.

Au moins neuf cours d’eau des régions de Tokyo, Kanagawa et Chiba ont atteint le niveau d’alerte qui oblige à conseiller ou ordonner aux riverains de partir, a précisé la chaîne publique NHK dont l’antenne est presque entièrement consacrée aux informations sur ce cyclone tropical.

Des avis de préparation à l’évacuation concernant des dizaines de milliers de foyers ont été lancés pour plusieurs localités où risquent de se produire des inondations et des glissements de terrain, y compris dans une partie du centre-sud de Tokyo.

Des trains ont été stoppés ou retardés aux heures de pointe et ceux qui circulaient étaient ralentis et bondés.

Les millions de salariés de la capitale craignent des perturbations encore plus importantes lors des trajets de retour.

Au moins 425 vols ont été annulés par les compagnies aériennes, en majorité par les deux principales, Japan Airlines (JAL) et All Nippon Airways (ANA). Ce nombre pourrait encore augmenter au fil des heures, ont-elles averti sur leurs sites internet.

Des pluies terribles sont redoutées dans toute la partie est du pays avec des vents extrêmement forts, selon la NHK dont les journalistes enchaînaient les directs depuis les différentes régions concernées.

Entre 20 et 30 typhons balayent chaque année l’Asie, la moitié environ affectant le Japon.

(©AFP / 22 août 2016 07h09)

Coutumière du fait quand il s’agit de météorologie ou de climat, l’AFP patauge dans la désinformation. En ce moment même il n’y a pas de puissant typhon sur l’agglomération de Tokyo mais une simple dépression tropicale avec des pluies un peu plus intenses que d’habitude en cette période de l’année et des rafales de vent dépassant à peine les 80 km/h dans les zones périphériques découvertes. Pour preuve voici l’aperçu ci-dessus ( tropic.ssec.wisc.edu ) et ce qui se passe en temps réel à Shibuya : https://www.youtube.com/watch?v=6q36pnzcw70

Capture d’écran 2016-08-22 à 09.10.08.png

Le deux-millième billet !

Le deux-millième billet !

Le 24 septembre 2011 je pris possession du clavier de mon ordinateur, à l’époque un VIAO portable, pour commencer un lent cheminement vers ce qui allait devenir un vrai blog. Je fis cette démarche sur les conseils insistants de mon fils alors que je me trouvais chez lui, à Tokyo. Mon fils avait commencé à écrire sur son blog bien avant qu’il ne m’encourage à en faire de même ( http://www.rosenight.net ) puisque ses premiers billets datent de septembre 2005. Aujourd’hui, pris par ses responsabilités de père de famille et d’informaticien de haut vol dans une banque d’affaire de Tokyo, il ne se contente plus que de quelques photos prises avec son iPhone dernier modèle pour que son blog survive. Je suis convaincu qu’un jour il reprendra ses chroniques souvent percutantes de lucidité.

Pour ma part mon blog est devenu une sorte de drogue. Il m’oblige chaque jour à chercher une information susceptible d’intéresser mes lecteurs. Ce processus peut m’occuper plusieurs heures. Souvent mes billets sont difficiles à comprendre pour les non-initiés mais je fais toujours en sorte qu’ils puissent être lus par le plus grand nombre sans trop de découragement. J’ai à ce sujet été félicité à de nombreuses reprises par les auteurs d’articles scientifiques que j’ai commenté pour la clarté de mes billets et je m’en réjouis. Cela fait toujours plaisir de lire des commentaires qui me classent parmi les meilleurs journalistes scientifiques, je ne parle pas de mes lecteurs mais d’auteurs d’articles parus dans des périodiques prestigieux que j’avais sollicité par courrier électronique afin de recevoir un « tiré-à-part » de leurs travaux.

Après 1999 articles puisque le présent billet est le deux-millième, j’ai attiré une moyenne quotidienne de 500 lecteurs par jour disséminés dans plus de 140 pays dans le monde. Je n’ai jamais, je l’avoue, cherché la notoriété et je n’ai jamais non plus sollicité mes lecteurs pour obtenir une aide financière : ma petite retraite me suffit ! De plus je me suis octroyé le droit de dire ce que je pense et ma liberté d’expression est une valeur, je dirai même une richesse, que je veux préserver quoiqu’il arrive par ces temps troublés où le totalitarisme s’installe à tous les niveaux dans toutes les démocraties occidentales.

J’ai 71 ans, je continuerai à écrire aussi souvent que je le pourrai en abordant autant de domaines qu’il me sera donné d’appréhender, dans une prose aussi parfaite que possible, et toujours avec un peu d’ironie et d’humour quand il m’en sera donné l’occasion.

Je remercie tous mes lecteurs, fidèles et occasionnels, et je les assure encore de mes efforts pour que mon blog perdure aussi longtemps que les dieux me prêteront vie …

Chères lectrices et chers lecteurs, bonne lecture et avec toute ma gratitude !

Refroidissement climatique : les Anglais sont maintenant prévenus

Capture d’écran 2016-08-18 à 13.11.38.png

Je ne suis pas du tout un fanatique du Daily Star, un quotidien tabloïd anglais spécialisé dans le sensationnel outrepassant parfois les limites du supportable, mais cette fois (le 13 août 2016) en pleine période estivale, le Daily Star a alerté ses lecteurs sur le refroidissement du climat qui se profile. La NOAA a qualifié la saison présente des ouragans de l’Atlantique Nord comme insignifiante. Il n’y aura tout simplement pas de grosses dépressions cette année, et pour cause, l’océan se refroidit sensiblement depuis la fin brutale de l’épisode El Nino de l’année dernière (2015) qui a pourtant conduit la NASA, reprise par l’IPCC à déclarer les années 2015 et 2016 les plus chaudes que l’Humanité ait jamais connues. Bref, le Daily Star a donc titré en exclusivité le « Big Chill » à venir, un minimum de Maunder contemporain résultant de la combinaison de trois facteurs : Une « Nina » très prononcée avec un refroidissement des eaux du Pacifique pouvant atteindre une moyenne de 2,5 degrés – ce qui est énorme – un refroidissement de l’Atlantique Nord et une activité solaire effondrée.

Restent quelques irréductibles du « réchauffement d’origine humaine » dont Grahame Madge du Met Office qui espèrent que les émissions de CO2 arriveront, en raison de la théorie de l’effet de serre de ce gaz, de contrecarrer la soudaine chute de l’activité magnétique du Soleil prévue pour durer jusqu’en 2100 … Hélas, trois fois hélas, les black-out électriques à répétition prévus par les spécialistes anglais en raison de températures particulièrement basses rendront très vulnérables les vieux qui mourront, y compris seuls chez eux, tout simplement de froid. Ceux qui prétendent sauver la planète de par leur activisme anti-nucléaire et anti-charbon deviendront de ce fait des criminels comme l’écrit le journaliste du Daily Star … À méditer

Source et illustration : Daily Star du 13 août 2016

http://www.dailystar.co.uk/news/latest-news/537535/britain-mini-ice-age-widespread-blackouts

et aussi sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/08/02/crise-climatique-ca-va-se-refroidir-des-2017/