Covid-19 et autres sujets : la mise au point de Douste-Blazy

https://www.youtube.com/watch?v=yAi_GKbpKUQ

Cette longue interview a le mérite de mettre au clair le conflit de personnes existant entre le corps médical parisien et celui de la « province ». Je me permets néanmoins de formuler une remarque au sujet des essais thérapeutiques dits « double-aveugle » qui devraient, selon Douste-Blazy, être réalisés afin de valider l’effet complexe de la chloroquine sur la multiplication du virus comme sur le système immunitaire. Comment mettre en chantier un essai en double-aveugle sur des malades pouvant éventuellement mourir des effets secondaires de l’infection virale, en particulier les attaques pulmonaires qui ont été très bien identifiées par Didier Raoult. D’une manière générale les essais cliniques sont réalisés par les grande firmes pharmaceutiques pour confirmer (ou infirmer) l’effet d’une nouvelle molécule en utilisant des volontaires généralement en bonne santé et rémunérés pour ces essais. Ces essais mettent également en évidence les effets secondaires de ces nouvelles molécules.

Les médecins ne prendront jamais le risque de mettre en danger la vie d’un malade pour satisfaire des comités théodule qui exigent la mise en place de ce type d’essai. Si les résultats de Raoult relatifs à la diminution de la charge virale atteinte par le traitement avec de la chloroquine (ou avec son dérivé hydroxylé) confirmés sur des centaines de malades positifs au coronavirus et traités précocement ne suffisent pas pour satisfaire la bonne conscience pseudo-scientifique des détracteurs de la chloroquine alors c’est à désespérer d’avoir dans un pays comme la France de tels fonctionnaires, voire des ministres, dont l’ignorance doublée d’évidents conflits d’intérêts est la honte du pays. J’aurais aimé entendre Douste-Blazy insister sur ces points précis.

Je rappelle à mes lecteurs que la quinine a été utilisée par l’armée américaine pour protéger ses soldats contre la malaria quand ceux-ci combattaient l’armée impériale japonaise dans les îles Salomon infestées de moustiques où la malaria y était endémique (opérations de la Mer de Corail). L’armée américaine obtint de la quinine en plantant à la hâte des cinchona notamment au Costa-Rica pour approvisionner les corps expéditionnaires. Il fallut attendre 1943 pour dispose de chloroquine mise au point par les laboratoires Bayer au cours des années 1930. L’armée américaine mit la main sur les stocks de ce produit des armées de l’Axe dès la défaite des armées allemandes en Tunisie au début de l’année 1943. Les troupes américaines furent alors immédiatement approvisionnées en chloroquine, moins toxique que la quinine, pour protéger les combattants contre la malaria. Les armées japonaises rencontrèrent les plus grandes difficultés pour s’approvisionner en quinine ainsi qu’en chloroquine et le nombre de soldats morts de malaria n’a jamais été décompté précisément. Il est évident qu’aucun essai en double-aveugle ne fut réalisé pour cette molécule dérivée de la quinine : on était en temps de guerre … C’est d’ailleurs ce qu’avait répété le Président français à plusieurs reprises lors d’une allocution au sujet du coronavirus : on est en état de guerre !

Une autre vidéo pour le dessert : https://www.youtube.com/watch?v=1toAVH8A01U&feature=emb_rel_end

Herpès et Alzheimer : une possible relation

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Fin janvier 2019 un billet de ce blog relatait une relation entre la maladie d’Alzheimer et une protéine assez commune dans le microbiome buccal, Porphyromonas gingivalis (lien). Un exo-enzyme de cette bactérie, la gingipaïne, était détectable presque systématiquement dans les cerveaux de malades morts à la suite de cette maladie. Etablir une relation de cause à effet pouvait alors être envisagée car la présence de cette protéine dans le cerveau provoquerait l’apparition de protéine amyloïde selon un système de défense propre au cerveau dont les conséquences sont dramatiques puisque la maladie d’Alzheimer est invalidante et son issue fatale. Cette maladie se place au sixième rang des causes de mortalité dans les pays de l’OCDE. Elle atteint les sujets âgés, observation indiquant qu’il s’agit d’une pathologie à évolution lente qui s’accélère dès l’apparition des premiers symptômes. On ne connait pas encore de traitement pour sinon prévenir du moins retarder l’évolution de la maladie. Le monde médical considère que la cause est multi-factorielle et toute approche thérapeutique devient alors complexe.

Dès 1997 le Docteur Ruth Itzhaki, travaillant dans le Laboratoire de neurobiologie moléculaire de l’Université de Manchester, découvrit la présence de virus de l’herpès de type 1 dans les cerveaux de personnes décédées de la maladie d’Alzheimer mais la forme dormante était également présente chez des sujets n’étant pas morts de cette maladie. Selon cette biologiste un « réveil » de ce virus pourrait être l’une des causes de l’apparition de la maladie en particulier si un allèle particulier du gène de l’apo-lipoprotéine E, epsilon3, est également présent. Or cet allèle est présent dans 13 % de la population. Cependant ces travaux ont été contestés depuis lors car aucun modèle de laboratoire n’était disponible pour approfondir ces études.

C’est maintenant chose faite en redirigeant des fibroblastes de peau humaine pour les transformer en neurones qui se multiplient dans trois dimensions au sein d’éponges de soie de bombyx imprégnées de collagène servant de structure spatiale et de support. Après 4 semaines de culture le biologiste peut alors étudier les effets d’une infection par le virus de l’herpès de type 1 sur un tissu cérébral humain vivant mais artificiel avec des connexions synaptiques inter-neuronales complexes ainsi qu’une excitabilité électrique avec des micro-électrodes. Une infection massive avec le virus de l’herpès de type 1 (HSV-1) provoque la mort de la plupart des neurones alors qu’un contact modéré soit un dix-millième de la dose majoritairement létale induit des changements morphologiques que l’on retrouve dans les coupes de cerveaux de patients morts de la maladie d’Alzheimer. Après quelques jours d’infection modérée les neurones commencent à produire des amas de cellules ainsi que des fibres de protéine amyloïde ainsi que la protéine Tau, deux marqueurs de la maladie. De plus, en réponse à l’infection par l’HSV-1 un taux élevé du facteur de nécrose tumorale (TNFα) a pu être quantifié par immuno-fluorescence.

Enfin, tous les « symptômes » moléculaires de la maladie induits in vitro avec ces structures tri-dimensionnelles artificielles de cerveau par l’HSV-1 se sont révélés totalement inhibés par le valacyclovir, un anti-viral communément utilisé contre les « boutons de fièvre » provoqués par ce virus. Tous ces éléments de réponse expérimentaux ne sont cependant pas suffisants pour affirmer que certains sujets ayant souffert ou souffrant de la maladie d’Alzheimer ont été soumis à une attaque virale préalable par l’HSV-1 de leur cerveau. Ces résultats constituent un ensemble d’évidences pouvant constituer un argument en faveur d’une relation de cause à effet. Comme pour ce qui concerne la bactérie buccale Porphyromonas gingivalis très commune la très grande majorité de la population est porteuse du virus HSV-1 qui se manifeste sporadiquement au niveau épidermique, ce virus restant « dormant » dans les terminaisons ganglionaires neuronales et les ganglions lymphatiques. Environ les deux tiers de la population sont porteurs du virus HSV-1 mais rien n’indique que ce virus soit impliqué dans tous les cas de maladies d’Alzheimer malgré les évidences présentées dans les travaux présentés dans ce billet et réalisés au département d’ingénierie biomédicale de la Tuft University dans le Massachusetts.

Source : http://advances.sciencemag.org/ May 25, 2020 ; 6 : eaay8828

 

 

 

https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/01/27/maladie-dalzheimer-coup-de-theatre-terrifiant/

doi : 10.1016/S0140-6736(96)10149-5

 

 

La honteuse, hideuse, méprisable récupération de la grippe à Covid-19 par les écolos.

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On assiste en France à un véritable festival de démagogie mis en scène par les écologistes de tous bords avec en premier lieu Nicolas, Delphine, Cédric, Corinne, Yves* et bien d’autres rapaces qui viennent tels des vautours se repaître des cadavres des morts. Les vautours sont des charognards opportunistes exactement comme ce ramassis de crypto-trotskystes dont l’objectif est d’établir un ordre nouveau, un nouveau monde propre sans pollution, sans pétrole, sans voitures, sans avions, sans bateaux, un monde où on baignerait tous dans les fleurs, l’amour et la douceur de vivre.

Pour cette bande d’ahuris il faut maintenant vivre comme au XVIIIe, ne plus utiliser de voiture, ne plus voyager en avion, ne plus brûler de pétrole, ne plus cultiver quoi que ce soit avec des engrais ou des pesticides, ne plus manger de viande, d’ailleurs il n’y a qu’à lire la presse : les abattoirs sont de vrais nids à coronavirus, ne plus utiliser internet ça consomme trop d’électricité, ne plus utiliser d’uranium, et enfin, selon la logique écologiste, ne plus faire d’enfants, donc ne plus faire l’amour que très rarement et laisser les vieillards mourir.

Alors que les rues des grandes villes étaient totalement désertées en raison du confinement généralisé les autorités ont matérialisé avec de la peinture des pistes cyclables pour littéralement entraver la circulation des véhicules automobiles afin de décourager leurs propriétaires de les utiliser. Ils n’auront qu’à acheter des vélos ou des voitures électriques rechargés par des moulins à vent. Ainsi la grippe coronavirale va servir de tremplin pour la mise en place de nouvelles taxes vertes, de nouvelles contraintes, de nouveaux tourments en tous genres qui se surajouteront à la gigantesque débâcle économique qui se profile pour les prochaines semaines. Bienvenue dans un monde meilleur ! C’était le slogan de Rhône-Poulenc, sponsor de Hulot pour ses expéditions en hélicoptère à l’autre bout du monde …

Ces écolos qui pourrissent toutes les couches de la société, depuis la Commission européenne, le Parlement européen, les gouvernements régionaux, les landers, les provinces, les mairies, une multitude d’associations financées à grands frais par les contribuables, attendaient cette occasion inespérée pour imposer leurs lois suicidaires : « le monde d’après », un concept, un nouveau paradigme repris en boucle jusqu’à la nausée par tous les médias sans que qui que ce soit ne formule une objection. Le climat se réchauffe, les glaciers reculent, le niveau des océans monte dangereusement, les coraux meurent, les ours blancs disparaissent, les papillons disparaissent, la pollution tue des millions de personnes, les matières plastiques s’accumulent dans les océans, les biotopes sont détruits, les gens mangent trop de viande, trop de sucre, du sucre qui pourrait être transformé en biocarburant renouvelables, c’est pire que tout.

Ces associations et partis politiques opportunistes qui prétendent sauver la planète et utilisent aujourd’hui l’excuse du coronavirus pour faire valoir leurs théories et leurs solutions à « leur » problème ne se rendent même pas compte qu’ils sont manipulés par les clubs très fermés de Davos et de Bilderberg, des organismes réunissant la haute finance internationale dont le seul but est d’imposer leur loi et leurs objectifs de domination du monde entier. Ces politiciens de basse facture – et je classe Hulot parmi ces derniers – sont trop stupides et trop motivés par leur petite promotion dans la sphère dirigeante locale pour comprendre ne serait-ce qu’une seconde qu’ils sont les marionnettes minables de cette haute finance qui se moque de la vie humaine, des morts, des épidémies et même des guerres car son seul but est le profit et la domination de la planète.

Le gouvernement français semble ignorer les retournements de situation de l’Espagne qui a annulé tout rachat d’ « électricité renouvelable » à des tarifs préférentiels ainsi que toute subventions à ces sources d’énergie dites vertes ainsi que le désastre allemand qui non seulement a diabolisé l’énergie nucléaire mais se rend compte aujourd’hui que finalement les moulins à vent ne sont pas fiables et dans la foulée de l’Espagne a cessé de subventionner ces énergies dites « décarbonées ». Non, pour alimenter l’idéologie écologiste le gouvernement français persiste et signe en clamant que les moulins à vent sont l’avenir. C’est tout simplement obsessionnel !

Quand je pense qu’un économiste éminent comme Gaël Giraud – il a les idées claires contrairement à beaucoup d’autres de ses collègues sur de nombreux sujets relevant de l’économie au sens strict – prône le « verdissement » de l’économie pour favoriser la relance. Mais sur quoi se base-t-il pour mettre en œuvre un tel plan de croissance ? In fine ce sera avec des augmentations monstrueusement foisonnantes de toutes sortes de taxes, de régulations, de lois, de décrets qui au final paralyseront l’économie plutôt que la libérer. Faut-t-il que cet homme soit aussi un servile admirateur de la haute finance apatride qui veut, sans aucun état d’âme, dominer le monde ! Il a été formaté par les climato-alarmistes et il n’a pas consacré la moindre minutes à consulter les milliers d’articles scientifiques qui démolissent la théorie du réchauffement climatique provoqué par le supposé effet de serre du CO2, résidu de la combustion du pétrole et du charbon mais pourtant un aliment indispensable au plancton et à tous les végétaux. Ce monsieur veut bouleverser avec de doctes propos le style de vie de toutes les nations. Il rêve, tout simplement.

J’ai vraiment envie de vomir …

* Yves Cochet est l’inventeur du rachat par EDF de l’électricité produit par intermittence dans les « fermes » de moulins à vent.

Réchauffement du climat : va-t-on en reparler » ?

Les « Saints de Glace » sont traditionnellement une période climatologique située les 11, 12 et 13 mai de chaque année : Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais. Cette tradition remonte au Moyen-Âge, la sagesse populaire considérant qu’après ces trois jours de saints de glace plus aucun gel tardif n’était à craindre pour l’agriculture. Mais qu’en est-il de l’évolution des températures relevées ces 25 dernières années lors de ces 3 jours saints alors que le monde entier est à nouveau harcelé par les médias au sujet du réchauffement climatique que le vilain virus chinois avait tendance à faire oublier ?

Puisque le réchauffement du climat s’accélère les gelées tardives de mai devraient être moins fréquentes et la tradition des saints de glace devrait tomber dans l’oubli : plus aucun arbre fruitier ni plant de vigne ravagés. Et pourtant en examinant les relevés officiels de température durant ces 25 dernières années la tendance au réchauffement est tout simplement illusoire. C’est ce que Joseph Kowatsch a étudié à partir des relevés de températures disponibles auprès des services météorologiques allemands pour six localités réparties sur le territoire de la République fédérale (lien).

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La tendance au réchauffement généralisé tant redoutée n’existe pas sauf dans les cerveaux dérangés des adeptes de la théorie de l’effet de serre du CO2. Cette tendance est au contraire orientée vers un refroidissement et elle est loin d’être négligeable puisqu’elle atteint presque 1,5 degré C pour chaque décennie depuis plus de 25 ans. Ne citons que deux des six stations étudiées par Kowatsch et reprises par Pierre Gosselin sur son site notrickszone.com, les stations météorologiques de Postdam près de Berlin et de Netzstall près de Nuremberg. Les régressions linéaires appliquées sur les températures relevées indiquent pour ces deux stations des tendances au refroidissement respectivement de moins 0,13 et moins 0,19 degrés par an depuis 25 ans soit non pas une augmentation ni une stabilisation des températures durant cette période mais un refroidissement respectivement de 3,25 et 4,75 degrés durant cette même période. La tendance va dans le même sens pour les 4 autres stations météorologiques étudiées.

Les « Saints de Glace » ont encore de nombreuses belles années devant eux n’en déplaise aux fervents partisans du réchauffement du climat …

Lien : https://kaltesonne.de/warum-werden-die-eisheiligen-seit-25-jahren-immer-kaelter/

Les pandémies passées montrent que les confinements et non les virus ont provoqué le chaos économique présent.

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Traduction d’un article paru sur le site du Mises Institute

Les « experts » des médias et des politiciens ont désormais l’habitude de prétendre que c’est la pandémie elle-même qui a fait monter le chômage en flèche et fait chuter la croissance économique. L’affirmation est que les travailleurs malades et mourants, les consommateurs craintifs et les chaînes d’approvisionnement perturbées provoqueraient un chaos économique. Certains ont même prétendu que les fermetures économiques aidaient réellement l’économie, car on prétend que permettre la propagation de la maladie détruirait à elle seule l’emploi et la croissance économique.

Mis à part le fait qu’il n’y a aucune preuve que les blocages fonctionnent réellement sur le plan strictement épidémiologique, néanmoins si on considère les pandémies passées – où les interventions gouvernementales coercitives étaient tout au plus sporadiques – nous devrions constater alors d’énormes dégâts économiques. Plus précisément, nous pouvons considérer la pandémie de grippe « asiatique » de 1957-58, qui a été plus meurtrière que la pandémie de COVID-19 ne l’a été jusqu’à présent. Nous pouvons également nous tourner vers la pandémie de 1918-19. Pourtant, nous verrons que ni l’une ni l’autre n’a produit de dommages économiques à une échelle que nous voyons maintenant à la suite des blocages imposés par les gouvernements. Cela remet en cause sérieusement les affirmations selon lesquelles les blocages ne sont qu’un facteur mineur de destruction économique et que le virus lui-même est le véritable coupable.

Réactions économiques en 1957-1958 et en 1918-1919

Le CDC estime qu’au 18 mai de cette année, environ quatre-vingt-dix mille Américains sont morts du COVID-19. Ajusté en fonction de la taille de la population, cela se traduit par un taux de mortalité de 272 par million.

Il s’agit (jusqu’à présent) de moins de la moitié du taux de mortalité pour la pandémie de grippe de 1957-1958. Dans cette pandémie, on estime que jusqu’à 116 000 Américains sont morts. Pourtant, la population américaine était alors beaucoup plus petite, ne totalisant que 175 millions d’habitants. Ajustée en fonction de la taille de la population, la mortalité due à la pandémie de « grippe asiatique » de 1957–58 était supérieure à 660 par million.

C’est l’équivalent de 220 000 décès aux États-Unis aujourd’hui.

Pourtant, en 1957, les Américains n’ont pas réagi en fermant les commerces, en forçant les gens au confinement ou en poussant le chômage jusqu’aux niveaux de l’ère de la grande dépression (de 1929). En fait, les rapports montrent que les Américains ont pris peu de mesures au-delà des mesures habituelles pour ralentir la propagation de la maladie : se laver les mains, rester à la maison en cas de maladie, etc.

 

Bien que le virus semble avoir été un facteur dans la récession de 1958, les effets économiques étaient minimes par rapport à ce que les États-Unis font face maintenant en raison de la réaction au virus COVID-19. Cela suggère que la plupart des dommages économiques que subissent actuellement les travailleurs et les ménages aux États-Unis sont davantage le produit de la réaction politique au virus qu’au virus lui-même.

La pandémie de 1957-1958 a été un problème grave et mortel pour beaucoup. Alors que les cas de grippe asiatique commençaient à se répandre, il est devenu clair pour de nombreux scientifiques et autres observateurs qu’il y avait quelque chose de différent et de mortel dans cette grippe. En effet, selon D.A. Henderson, et al. Dans «Public Health and Medical Responses to the 1957–58 Influenza Pandemic» (doi : 10.1089/bsp.2009.0729 en accès libre), «Les humains de moins de 65 ans ne possédaient aucune immunité contre cette souche H2N2. Ceci signifie que les enfants scolarisés et les jeunes adultes jusqu’à 35 ou 40 ans étaient les plus vulnérables ». Le nombre total de décès dus à la grippe au cours de cette période varie de 70 000 à 116 000 (voir l’estimation actualisée de 220000 ci-dessus). C’est pour le moins inquiétant. Avec des Américains plus jeunes, beaucoup d’entre eux en âge de travailler, sensibles à cette maladie, on pourrait anticiper des coûts importants en termes de croissance économique et de santé.

Quelle a été la réaction politique à cela ? Henderson et al. ajoutaient :

« La pandémie de 1957-1958 était une maladie à propagation si rapide qu’il est rapidement devenu évident pour les responsables de la santé des États-Unis que les efforts pour arrêter ou ralentir sa propagation étaient vains. Ainsi, aucun effort n’a été fait pour mettre en quarantaine des individus ou des groupes, et une décision délibérée a été prise de ne pas annuler ou reporter de grandes réunions telles que des conférences, des rassemblements religieux ou des événements sportifs dans le but de réduire la transmission. Aucune tentative n’a été faite pour limiter les voyages ou pour filtrer les voyageurs. L’accent a été mis sur la fourniture de soins médicaux à ceux qui ont été affligés et sur le maintien du fonctionnement continu des services communautaires et de santé …. aucun rapport n’indique que des événements majeurs ont été annulés ou reportés, à l’exception des matchs de football des lycées et des collèges, qui ont souvent été retardés en raison du nombre de joueurs atteints par la maladie. »

En 1957-1958, la disponibilité des services médicaux était préoccupante. Mais l’accent était alors mis sur l’augmentation des services médicaux plutôt que sur les quarantaines imposées par l’État et les mesures de « distanciation sociale ». Un vaccin n’offrait pas non plus une issue facile:

« Les agents de santé espéraient que des quantités importantes de vaccins pourraient être disponibles en temps voulu, et des efforts particuliers ont été faits pour accélérer la production de vaccins, mais les quantités devenues disponibles arrivèrent trop tard pour modifier l’impact de l’épidémie. »

Les écoles et les lieux de travail étaient affectés par les élèves et les travailleurs absents, mais l’absentéisme dans les écoles était un facteur plus important, certaines écoles étant même fermées pour de courtes périodes en raison du nombre élevé d’élèves absents. L’absentéisme n’a pas atteint un niveau pouvant provoquer des pénuries :

« Les données disponibles sur l’absentéisme industriel indiquent que les taux étaient bas et qu’il n’y avait eu aucune interruption des services essentiels ou de la production. L’impact global sur le PIB était négligeable et probablement dans la fourchette des variations économiques normales. »

Dans l’ensemble, l’économie a baissé d’environ 2 pour cent au cours du premier et du deuxième trimestre de 1958, mais cela ne peut pas être attribué aux effets du virus. Le chômage à l’époque a également augmenté, atteignant un sommet de 7,5% en juillet 1958. La croissance économique a cependant été de nouveau positive au quatrième trimestre de 1958 et a grimpé à plus de 9% en 1959. Le chômage était tombé à 5% en juin 1959.

Mais l’impact économique global du virus lui-même n’était guère désastreux. Henderson et al. de conclure :

« Malgré le grand nombre de cas, l’épidémie de 1957 ne semble pas avoir eu d’impact significatif sur l’économie américaine. Par exemple, une estimation du Congressional Budget Office a révélé qu’une pandémie dont l’ampleur s’est produite en 1957 réduirait le PIB réel d’environ 1%  » mais ne provoquerait probablement pas de récession et pourrait ne pas se distinguer de la variation normale de l’activité économique. »

La pandémie de 1918-1919, qui a fait dix fois plus de morts par million que la pandémie de 1957-1958, n’a pas non plus provoqué de catastrophe économique. Bien que les États-Unis soient entrés dans la pandémie de 1918-1919 dans une forme économique médiocre en raison de la Grande Guerre, selon les économistes Efraim Benmelech et Carola Frydman ( https://voxeu.org/article/1918-influenza-did-not-kill-us-economy) :

« La grippe espagnole n’a laissé quasiment aucune trace perceptible sur l’économie globale des États-Unis… Selon certaines estimations, le produit national brut réel a en fait augmenté en 1919, quoique d’un modeste 1%. Dans de nouveaux travaux, Velde (2020) montre que la plupart des indicateurs de l’activité économique globale ont légèrement souffert, et ceux qui ont baissé de manière plus significative juste après l’épidémie de grippe, comme la production industrielle, se sont rétablis en quelques mois. »

On ne peut pas non plus reprocher à la pandémie la récession de 1921, car « entre temps, la baisse de la production était due à l’effondrement des prix des matières premières lorsque la production européenne d’après-guerre a finalement repris. »

Comment les pandémies affectent-elles la croissance économique?

Il n’est donc pas surprenant que nous trouvions des estimations relativement modérées dans un rapport de la Banque mondiale de 2009 estimant les conséquences économiques des nouvelles pandémies (lien en fin de billet). Les auteurs ont conclu que des pandémies modérées et graves entraîneraient une baisse du PIB de 2 à 5%. Ou, comme le résume un rapport de 2009 de Reuters (voir le lien):

« Si nous sommes frappés par quelque chose comme la grippe asiatique de 1957, dites au revoir à 2% du PIB. Quelque chose d’aussi grave que la grippe espagnole de 1918-1919 réduirait la production économique mondiale de 4,8% et coûterait plus de 3 000 milliards de dollars. »

On ne s’attendait même pas à ce qu’une pandémie de 1918 produise le genre de carnage économique que nous voyons maintenant avec COVID-19.

La réaction en 2020

Il va sans dire que l’économie semble aujourd’hui dans une bien pire situation après la pandémie de 2020 que dans les jours qui ont suivi la flambée de 1957-1958, ou même en 1919.

En avril 2020, le taux de chômage a grimpé à 14,4%, le taux le plus élevé enregistré depuis la Grande Dépression. La Réserve fédérale d’Atlanta, quant à elle, prévoit une baisse du PIB de plus de 40%. Des estimations plus douces suggèrent des baisses de 8 à 15%. Si les prévisions plus douces s’avèrent vraies, alors la récession actuelle n’est « que » la pire depuis la Grande Dépression de 1929. Si la Fed d’Atlanta a raison, alors nous sommes dans une catastrophe économique sans précédent.

Les estimations de la Banque mondiale d’une pandémie, même « grave », qui prévoyait une baisse du PIB d’environ 5%, n’arrivent même pas aux estimations de l’effondrement de 2020. Et pourquoi ces estimations pourraient-elles être réalistes ? Le rapport de la Banque mondiale ne prévoyait pas la fermeture économique mondiale imposée à des milliards d’êtres humains par les régimes politiques du monde entier. Ainsi, les estimations de la Banque mondiale supposaient que les pertes économiques se limiteraient à l’absentéisme, à la perturbation du commerce et des voyages et à la baisse de la demande directement due à la maladie ou à la peur de la maladie.

Alors pourquoi cette énorme différence dans les effets économiques ? La réponse réside presque certainement dans le fait que les gouvernements en 2020 – contrairement à toute autre période de l’histoire – se sont engagés dans des fermetures d’entreprises généralisées, ont promulgué des ordonnances de « confinement à la maison » et d’autres actions mandatées par l’État et imposées par l’État qui ont conduit à des licenciements généralisés et à une chute de la production économique.

Les défenseurs des «fermetures» forcées par le gouvernement ont insisté sur le fait que la peur du virus aurait détruit l’économie même sans les fermetures, mais il n’y a aucun précédent historique pour justifier cette affirmation, et aucune preuve actuelle pour la soutenir. Bien que certaines données d’enquête aient pu indiquer que plus de 60% des Américains déclarent avoir l’intention de se conformer aux ordonnances de séjour à domicile, cela nous indique simplement comment les gens font des plans lorsqu’ils sont menacés d’amendes, de harcèlement policier et d’autres mesures coercitives.

En réalité, l’expérience de la pandémie de 1957-1958 – ou même de la pandémie de 1918-1919 – ne nous donne aucune raison de croire que le chômage devrait augmenter à des taux sans précédent et que le PIB s’effondrerait à des niveaux catastrophiques. Dans une économie industrialisée moderne, ce type de dommages économiques ne peut être atteint que par l’intervention du gouvernement, comme les coups d’État socialistes, les guerres et les fermetures économiques forcées au nom de la lutte contre la maladie.

Le coût en termes de vie humaine sera important. Une étude soutient que le ralentissement économique actuel pourrait entraîner soixante-quinze mille «morts de désespoir». Cela n’est cependant pas choquant, car les effets fatals du chômage et du déclin économique sont connus depuis des décennies.

Les défenseurs des confinements continueront probablement à prétendre que « nous n’avions pas le choix » sinon de continuer ces confinements pendant de longues périodes. À tout le moins, nombreux sont ceux qui affirment que cela en valait jusqu’à présent la peine. Pourtant, l’efficacité des confinements reste une question ouverte qui n’a guère été prouvée. Pendant ce temps, le monde est confronté à la pire catastrophe économique connue depuis des siècles. Il n’aurait pas dû en être ainsi.

Article de Ryan McMaken, éditeur senior au Mises Institute paru le 21 mai 2020 sur le site mises.org

Autres liens. http://documents.worldbank.org/curated/en/977141468158986545/pdf/474170WP0Evalu101PUBLIC10Box334133B.pdf

https://www.reuters.com/article/us-reutersmagazine-davos-flu-economy/flu-conomics-the-next-pandemic-could-trigger-global-recession-idUSBRE90K0F820130121

Illustration : Mises Institute.

Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral

Avertissement à l’intention de mes lecteurs. Ce billet est un copié-collé d’un article de Thierry Meyssan paru sur son site voltairenet.org. Meyssan est un journaliste d’investigation qui, s’il lui arrive de faire des erreurs de jugement, n’en fait pas moins son travail avec honnêteté. Il est un journaliste « free-lance » qui est donc indépendant et ne dépend pas des puissances financières qui ont vêtu d’une camisole l’ensemble des médias français et de bien d’autres pays européens dits « démocratiques ». Pour tenter de se faire une opinion sur n’importe quel fait de société il ne suffit certainement pas de se contenter de la lecture du Figaro ou du Monde et par conséquent de consentir à un asservissement idéologique. J’ose donc à nouveau m’en référer aux travaux d’investigation de Thierry Meyssan. Pour la bonne compréhension du texte de Meyssan des ajouts en caractères italiques ont été insérés.

Aux débuts de la Guerre froide, il était d’usage en Occident de se gausser de l’aveuglement des Soviétiques qui croyaient aux balivernes du professeur Trofim Lyssenko. Le Premier secrétaire du Parti, Joseph Staline, avait interdit l’enseignement de la génétique et utilisait Lyssenko pour justifier scientifiquement du marxisme, mais il n’en tirait aucune conséquence pratique. Aujourd’hui la même maladie mentale a atteint l’Occident. Le professeur Neil Ferguson assure que les statistiques peuvent prédire le comportement des être vivants. C’est stupide, et pourtant de nombreux hauts dirigeants politiques le croient. Malheureusement, à la différence des Soviétiques, ils en tirent des conséquences politiques qui ruinent leurs pays.

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La création du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies

Depuis une vingtaine d’années, les dirigeants politiques occidentaux tentent d’utiliser les connaissances statistiques des épidémies pour déterminer les bonnes décisions à prendre en cas de danger. Suite à celle de SRAS en 2003, l’Union européenne s’est dotée en 2005 d’un Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDPC). Durant le second semestre 2008, celui-ci et la présidence tournante française organisèrent un colloque pour étudier l’opportunité de la fermeture des écoles pour lutter contre une épidémie de grippe et déterminer quand celle-ci devrait intervenir et quand elle devrait cesser. On ne parlait pas encore de confinement généralisé de toute la population.

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La principale contribution fut celle du professeur Neil Ferguson et de Simon Cauchemez de l’Imperial College de Londres [1]. Elle comparait ‎ les données statistiques des fermetures d’école à Hong Kong en 2003 et 2008 (SRAS et grippe porcine), de celle occasionnée par la grève des professeurs en Israël en 2000, de l’impact des vacances par zones en France de 1984 à 2006, de la fermetures des écoles infectées par la grippe (asiatique) en France en 1957, et de celles de la grippe espagnole dans certaines villes US et en Australie en 1918. Et elle relevait les inégalités et les injustices liées aux fermetures d’école au Royaume-Uni et aux USA.

Dès ce moment-là‎, le problème était posé à l’envers. Les experts avaient observé que les fermetures d’école n’avaient pas d’incidence notable sur le nombre final de décès, mais uniquement sur la vitesse de propagation de la maladie. Ils avaient pour mission de prévoir une solution à la fermeture de lits d’hôpitaux qui n’étaient pas occupés au jour le jour. Les statistiques n’étaient plus au service de la santé des Européens, mais d’une idéologie, celle de la gestion libérale de l’État.

Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères qui organisa ce colloque, était celui qui, lorsqu’il était ministre de la Santé (1992-93, 1997-99, 2001-02) avait débuté la réorganisation du système hospitalier français non plus selon des critères médicaux, mais selon une logique de rentabilité. En une quinzaine d’années, la France a ainsi pu réaliser de substantielles économies en fermant 15 % de ses lits d’hôpitaux, des économies dérisoires au regard du coût actuel du confinement.

Le charlatanisme du professeur Neil Ferguson

Le professeur Ferguson est toujours la référence européenne en matière de modélisation des épidémies.
Pourtant c’est lui qui, en 2001, avait convaincu le Premier ministre Tony Blair de faire abattre 6 millions de bovins pour stopper l’épidémie de fièvre aphteuse (une décision qui coûta 10 milliards de livres et qui est aujourd’hui considérée comme aberrante).
En 2002, il calcula que la maladie de la vache folle tuerait environ 50 000 britanniques et 150 000 de plus lorsqu’elle se transmettrait aux moutons. Il y eut en réalité 177 morts en Grande-Bretagne.
En 2005, il prédit que la grippe aviaire tuerait 65 000 Britanniques. Il y en eu au total 457.

Peu importe, il est devenu conseiller de la Banque mondiale et de nombreux gouvernements. C’est lui qui fit parvenir le 12 mars 2020 une note confidentielle au président français Emmanuel Macron annonçant un demi-million de morts en France. Affolé celui-ci prit la décision de confinement généralisée le soir même. C’est encore le professeur Ferguson qui annonçait publiquement, le 16 mars, que, si rien n’était fait, on compterait jusqu’à 550 000 morts au Royaume-Uni et jusqu’à 1,2 million aux États-Unis, contraignant le gouvernement britannique à revoir sa politique.

Simon Cauchemez, qui était en 2009 son bras droit, dirige aujourd’hui l’unité de modélisation de l’Institut Pasteur. Il est bien sûr membre du Comité scientifique de l’Élysée où il a proposé le confinement généralisé. Ce comité a été constitué par le directeur général de la Santé, le professeur Jérôme Salomon, fils spirituel et ancien conseiller technique de Bernard Kouchner.

La prise de pouvoir de l’équipe Ferguson est fondée sur une escroquerie intellectuelle. La « biologie mathématique » (sic) pourrait justifier la gestion libérale des services de santé.

Malheureusement si les statistiques permettent d’évaluer après coup les effets de telle ou telle mesure, elles ne peuvent pas prévoir le comportement d’un organisme vivant, en l’occurence d’un virus. Celui-ci cherche à se propager, surtout pas à tuer, ce qu’il provoque involontairement lorsque l’espèce dans laquelle il se niche n’a pas encore d’anticorps appropriés. Aucun virus n’éliminera d’espèce, y compris les humains, car s’il les tuait tous, il disparaîtrait avec eux (c’est la raison pour laquelle la fièvre Ebola ne fait des apparitions que sporadiques et limitées géographiquement car le taux de létalité de la maladie est très élevé, plus de 50 % des malades meurent).

Au demeurant, l’extrapolation de mesures concernant des grippes à l’épidémie de Covid-19 est une absurdité : la grippe touche de nombreux enfants, pas le Covid-19 qui ne tue en termes démographiques que des personnes âgées ou diabétiques ou encore hypertendues. Les enfants contaminés au Covid-19 n’ont qu’une très faible charge virale, on ignore même à ce jour s’ils sont contagieux.

Le professeur Ferguson a reconnu, le 22 mars, avoir effectué ses calculs sur l’épidémie de Covid-19 exclusivement avec une base de données vieille de 13 ans relative aux épidémies de grippe.

Force est de se constater la dérive de ce guru qui ne se contente plus de justifier des politiques libérales appliquées à la Santé publique, mais en vient à préconiser de priver de liberté des peuples entiers. Pour masquer la réalité de cette dérive, les partisans du professeur Ferguson détournent l’attention du public en lui proposant l’usage de masques chirurgicaux dont nous avons déjà expliqué qu’il ne sont d’aucune utilité face à l’épidémie (voir note en fin de billet).

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La polémique avec le Professeur Didier Raoult

Ces explications éclairent d’un jour nouveau la polémique qui a opposé les disciples du professeur Neil Ferguson à ceux du professeur Didier Raoult. Contrairement à ce que l’on a dit, il ne s’agit pas d’un problème de méthodologie, mais bien de finalité.

Neil Ferguson est un charlatan happé par son escroquerie, tandis que Didier Raoult est un médecin clinicien. Les adeptes du premier ont besoin de morts pour croire en leur religion, ceux du second soignent leurs malades.

Le problème que nous affrontons n’est pas un débat scientifique, mais une guerre d’erreurs répétées contre la démarche scientifique. Il est stupéfiant d’entendre des membres du Conseil scientifique de l’Élysée reprocher au professeur Raoult de ne pas mener d’études comparatives avec un groupe témoin. Faut-il qu’en période de crise un médecin responsable ne soigne pas certains de ses patients et les sacrifie délibérément ?

[1] « Closure of schools during an influenza pandemic », Cauchemez, Simon ; Ferguson, Neil M ; Wachtel, Claude ; Tegnell, Anders ; Saour, Guillaume ; Duncan, Ben ; Nicoll, Angus, The Lancet Infectious Diseases (August 2009), 9 (8) : 473–481. doi:10.1016/S1473-3099(09)70176-8.

Article de Thierry Meyssan paru sur son site voltairenet.org le 18 avril 2020

Note. Au sujet du port de masques protecteurs, dans tous les pays asiatiques il s’agit d’une pratique courante. Elle n’est motivée que lorsque la personne en question présente des symptômes grippaux ou de simples rhumes. Mes petits-enfants franco-japonais portent un masque à la maison s’ils sont grippés ou enrhumés quand ils sont en présence de leurs grands-parents, spontanément, sans que ni mon fils ni ma belle-fille ne leur en donne l’ordre. Dans la rue il est inutile de porter un masque si on n’est pas malade, c’est-à-dire grippé avec de la fièvre, par contre si tel est le cas le port d’un masque protège l’entourage que l’on soit dans la rue, dans un magasin, le métro ou le train. Chaque fois que je séjourne à Tokyo il y a toujours des personnes qui circulent dans la rue ou utilisent le train ou le métro avec un masque parce qu’elles sont grippées afin de ne pas transmettre leur maladie aux passants. Il s’agit d’un principe fondamental du respect d’autrui qui n’existe que dans la culture asiatique, principe qui est enseigné dans les écoles dès le plus jeune âge.

La fraude du coronavirus a été planifiée

La fraude du coronavirus a été planifiée pour répandre la peur, la panique et les révoltes populaires afin d’accélérer l’agenda du contrôle mondial.

Article de Gary Barnett paru sur son blog. Sa réflexion ne s’applique pas uniquement aux USA. Je me suis permis de traduire ce billet car pour la première fois un chroniqueur utilise le mot fraude au sujet de la pandémie coronavirale. J’ai inséré quelques ajouts et remarques entre parenthèses et en caractères italiques ainsi qu’une note en fin de billet.

Il a fallu peu de temps pour que les Etats-Unis deviennent une société comateuse en raison de la fraude appelée coronavirus. Une prise de contrôle plus aisée de l’esprit des Américains aurait difficilement pu être imaginée. Cela est dû en grande partie à l’ignorance de masse qui a été introduite dans le peuple pendant de nombreuses décennies. L’ignorance sera toujours évidente au sein des foules, donc pour survivre en tant qu’âme libre, il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et changer ses perceptions afin de pouvoir échapper à l’ignorance. L’accomplissement de cette liberté nécessite de ne croire qu’en ce que l’on peut prouver, alors remettez tout en question et ne croyez qu’en vous-même. Acceptez l’amour, l’empathie, la compassion, la joie, l’humilité, la gentillesse, la vérité, et cela conduira à un rapprochement avec les autres au lieu de la peur et de la division.

À ce stade, la peur est le seul dénominateur commun de l’action humaine, et cette peur a conduit au chaos et à la soumission à grande échelle. C’est une recette pour la tyrannie, et cela est bien connu des instigateurs de cette fausse (fake dans le texte) crise, car ils ont structuré cette pandémie de manière à provoquer un bouleversement mondial par l’isolement et en opposant tout le monde contre son voisin. Ce faisant, les luttes intestines ont remplacé la raison et au lieu de remettre en question le faux récit du (des) gouvernement(s), les gens s’interrogent mutuellement. Cela laisse les vrais criminels libres de poursuivre leur complot visant à restructurer la société pour l’adapter à leur programme de contrôle total.

L’un des piliers de tout effort pour contrôler un grand nombre de personnes est la confusion fabriquée, car la confusion de masse ne laisse pas assez de temps pour discerner la vérité. Ce qui s’est produit en quelques semaines est un raz de marée de confusion et de doute, le battage médiatique du gouvernement assurant à ces masses déjà désemparées que la précipitation pour obtenir un vaccin libérera tout risque de mort. Afin de contrôler la panique, le gouvernement prétend accélérer les efforts pour créer un vaccin lorsque le vaccin est déjà disponible, et ce depuis un certain temps à mon avis (que je ne partage pas). En fait, tout vaccin qui est mandaté au public à court terme sera si mortel qu’il provoquera la prochaine vague, suivie par plus de vagues de maladie et de décès, tout cela en raison des virus et des adjuvants injectés directement dans une population qui a maintenant un système immunitaire fragilisé en raison du stress provoqué par l’isolement imposé par le gouvernement. Essentiellement, la vaccination améliorera la mort et ne mènera qu’à plus de contrôle, plus d’isolement et plus de faux tests, permettant des fermetures constantes et continues, la surveillance, le traçage et l’emprisonnement.

C’est bien plus qu’un virus, car tout virus réel est mineur (voir note en fin de billet) par rapport à cette réponse destinée à envahir la société. Il s’agit d’une prise de contrôle technocratique, où presque tout est contrôlé à partir d’une grille de planification centrale, où les plus favorisés et les élites auront tout ce dont ils ont besoin grâce à des services automatisés tandis que la majeure partie de la société souffrira des conséquences d’être prisonnière d’un système contrôlé et surveillé de la classe ouvrière. La destruction de ce système économique actuel est déjà bien avancée, car les conséquences des fermetures des commerces, des fermetures d’entreprises, de la destruction des approvisionnements alimentaires, des maladies supplémentaires, du désespoir et du chômage non seulement nuiront à certains, mais seront dévastatrices pour tous dans cette société à l’exception des élites, du 1 % supérieur de la société.

De plus, toute vie privée a disparu, les mouvements sont surveillés et contrôlés, et les choix de vie futurs seront basés sur le respect par les pouvoirs publics des mandats de mise à distance, de vaccination, de dépistage et d’autres ordres obligatoires concernant tous les comportements. Être asservi, sondé, injecté et surveillé est désormais la «nouvelle norme», avec des menaces de violence de l’État si tout le monde n’obéit pas aux ordres directs des autorités centrales de planification revendiquant le droit de gouverner.

Des gens sont assassinés quotidiennement, en particulier les personnes âgées et celles qui ont une faiblesse du système immunitaire, et ce n’est pas un accident et ce n’est dû à aucun virus. De nombreux hôpitaux sont fermés, les soins médicaux normaux et la chirurgie ont été supprimés ou suspendus, beaucoup meurent chez eux de peur d’aller à l’hôpital, ou sachant qu’ils ne peuvent recevoir aucun soin en raison du fait que les hôpitaux refusent d’aider ceux qui en ont besoin . La plupart des patients admis à l’hôpital mettent leur vie en danger, car tout diagnostic de Covid signifie un salaire plus élevé pour l’hôpital, et lorsque l’hôpital met un patient sous ventilation, normalement une condamnation à mort, le paiement à l’hôpital est augmenté d’autant. Ceci est une parodie de médecine (du moins aux USA).

D’autres choses se produisent alors que cette dystopie se poursuit, comme le gouverneur de l’Etat de Washington l’a indiqué il y a quelques jours ceux qui ne coopèrent pas avec les «traceurs de contact» et qui n’autorisent pas les tests forcés ne seront pas autorisés à quitter leur domicile quelque soit la raison invoquée. Le personnel militaire armé et d’autres entrepreneurs privés embauchés par l’État imposent cette invasion de la sphère privée des citoyens, et ces mesures totalitaires seront bientôt appliquées à l’échelle nationale si une forte résistance ne se manifeste pas.

Notre avenir semble sombre. Notre vie privée appartient désormais au passé, nos maisons peuvent être envahies à tout moment par des représentants de l’autorité de l’Etat prétendant protéger le public, et la vie est reléguée à une forme numérique, sans espace personnel et sans interactions humaines normales. Le divertissement a été pratiquement éliminé, et les plaisirs simples comme les repas au restaurant s’apparentent désormais à un cadre de science-fiction stérile. Les voyages sont presque impossibles et sans la capacité de bouger, de se rassembler, de rire et de jouer, la vie devient invivable.

Qu’est-il arrivé aux habitants de ce pays ? Pourquoi la majeure partie de la société est-elle si disposée à laisser la fausse peur les conduire à l’esclavage ? Pourquoi les gens normaux ont-ils acquiescé aux ordres de l’État ? Des ordres qui ont détruit leurs moyens de subsistance, leurs biens et leurs familles, et les ont placés dans une situation de dépendance sans fin ? La famine et la pauvreté frappent à la porte de beaucoup dans ce pays, mais aucune ne devrait permettre aux mauvaises intentions du gouvernement de voir le jour à cause de cette fausse pandémie créée dans le seul but de détruire tout ce qui est bon pour l’humanité afin de créer un monde déshumanisé.

Nous pouvons défendre notre droit à la vie et à la liberté, ou nous pouvons nous effondrer dans la peur et mourir.

Source : https://www.garydbarnett.com/

Gary Barnett est un ancien analyste financier. Il réside dans le Montana et est chroniqueur pour plusieurs médias alternatifs.

Notes et commentaire. La pandémie coronavirale n’a toujours pas provoqué autant de décès (au 21 mai 2020 338000 morts) que les deux épisodes de grippe à virus Influenza dites asiatique (1957-1958, 2,5 millions de morts dans le monde) et de Hong-Kong (1968-1969, 1 million de morts dans le monde) au cours desquelles il n’y eut jamais de confinement autoritaire ni de contrôle systématique des populations. Il apparaît donc clairement que ce virus qualifié de nouveau alors que d’autres coronavirus de ce type ont circulé les années précédentes a servi de prétexte pour que le monde politique impose des lois restrictives à l’ensemble des populations. Or comme le monde politique, dans les pays occidentaux, subit le pouvoir du monde financier ( « la main de celui qui prête est au dessus de la main qui reçoit », Napoléon Premier Consul) par conséquent c’est le monde de la haute finance qui a organisé ce bluff, cette fraude à l’échelle quasi planétaire. La fausse monnaie déversée par ce même monde financier pour juguler la crise économique abyssale qui s’installe fait partie de ce plan d’asservissement car toutes les populations deviendront dépendantes de ce monde financier. Le contrôle d’internet, le traçage des individus par l’intermédiaire de leur téléphone portable et de leur carte bancaire sont des outils formidables à la disposition de cette élite et ces outils sont déjà mis en place. Serait-il déjà trop tard pour se rebeller contre la tournure totalitaire qu’ont choisi les démocraties occidentales ?

Cf. un prochain article sur ce sujet