Réflexions très personnelles sur l’actualité « people » …

Réflexions très personnelles sur l’actualité « people » …

Il ne se passe plus un jour sans qu’un nouveau supposé scandale d’abus sexuel mettant en cause des personnalités du monde du show-biz ou de la politique apparaisse dans la presse « de caniveau » qui est devenu un substantif applicable à presque tous les quotidiens occidentaux. Puisqu’il ne faut surtout parler de choses qui fâchent comme la crise économique vertigineuse à venir ou encore le refroidissement du climat qui va prendre le monde entier par surprise dans une tourmente tout aussi dangereuse, alors les journalistes se prennent pour des censeurs bien-pensants et font leur sale travail d’éboueurs de faits-divers.

Et les hommes violentés par leur compagne ou leur épouse aussi bien verticalement qu’horizontalement, pourquoi ces journalistes si fiers de leur pouvoir de moralisation n’en parlent-ils pas ? Ces faux-culs du traitement de texte n’osent tout simplement pas car ça ferait désordre, ils abonderaient dans le sexisme en sens inverse. Il y a en France, mais dans beaucoup d’autres pays européens la situation est identique, un ou une ministre des droits de la femme. À quoi sert cette personne sinon à arrondir ses fins de mois ? La femme est l’égale de l’homme à quelques différences génétiques près et il y a des hommes battus et violentés sexuellement comme il y a des femmes également maltraitées moralement et physiquement. Et pas seulement en Arabie Saoudite ou en Egypte …

Il y a une vingtaine d’années à Port-Vila (Vanuatu) un de mes amis partageait avec moi des parties de pétanque et de bridge. Il avait épousé une « ni-van », une Mélanésienne locale qui lui menait la vie dure. Un jour il vint chez moi ensanglanté et me demanda de faire des photos de ses blessures car il savait que j’avais un ordinateur, une imprimante et un des tout premiers appareils de photos numériques disponibles sur le marché que j’avais acheté à la duty-free shop de l’aéroport d’Hong-Kong. Sa femme venait de lui infliger une sérieuse correction avec une machette …

Dix ans plus tôt j’avais été invité chez une amie, médecin de son état, fraîchement divorcée (comme votre serviteur à l’époque) à un dîner très formel. Nous étions une douzaine de personnes du milieu scientifique et médical autour d’une table à deviser de choses et d’autres. Cette personne que je connaissait très peu me fit comprendre quand presque tous les convives étaient parti qu’elle apprécierait si je pouvais l’aider à débarrasser la table car sa « femme de ménage » avait pris un jour de congé le lendemain et que j’avais été, sans aucune arrière pensée de ma part, très serviable durant le dîner, étant le seul convive célibataire avec justement la maîtresse de maison. Quand tout fut terminé cette femme ne sauta littéralement dessus et je dus subir un viol en règle sur le tapis du salon. Je n’invente rien ! Serais-je allé crier sur tous les toits ce qui m’était arrivé chez le Docteur X, une visite médicale très spéciale ? Naturellement que non car mon respect viscéral des femmes – et surtout du plaisir que l’homme peut leur procurer – m’a obligé finalement à me comporter comme un gentleman …

Vous voulez un autre exemple personnel ? À l’âge de 15 ans, cet été-là, je me trouvais dans la campagne profonde irlandaise en séjour linguistique. J’étais encore puceau et je ne connaissais strictement rien de la sexualité sinon que les curés de la pension où j’effectuais mes études nous répétaient inlassablement quand nous confessions nos fautes le mercredi avant la messe du jeudi (deux exercices obligatoires) que la masturbation rend sourd. Lors de ce séjour en Irlande je fus invité à une fête et le gentleman-farmer chez qui j’étais me conduisit à cette réception. Je fus raccompagné tard dans la nuit par une jeune femme qui conduisait une Ford Anglia verte. Elle s’arrêta brusquement et tourna dans un petit chemin, coupa le moteur, abaissa les dossiers des sièges et me sauta littéralement dessus. J’ignorais tout de ce qui allait m’arriver. je fus proprement abusé par une femme de quinze années mon aînée.

Toutes ces histoires d’abus sexuels dont se délectent les journalistes ne sont en réalité que de sordides tentatives d’extorsion de fond et avec l’appui d’un bon avocat ça marche à tous les coups (sans jeu de mots). Une femme réellement abusée va tout de suite déposer une plainte au commissariat de police le plus proche et demande que soit réalisée une expertise médicale. Dans le cas contraire cela signifie tout simplement qu’elle était consentante. Monica Lewinsky a-t-elle porté plainte après avoir fait une petite gâterie à Bill Clinton ? Bien évidemment que non puisqu’elle était consentante. Toutes ces histoires d’abus sexuels qui émergent un peu partout dans le monde sont des non-évènements de caniveau …

Crise climatique. L’énergie nucléaire, une réalité dérangeante

Crise climatique. L’énergie nucléaire, une réalité dérangeante

Ce billet est la traduction d’un commentaire de Milt Caplan, fondateur de la MZ Consulting, société spécialisée dans l’analyse des aspects économiques de l’énergie nucléaire. Caplan est également membre actif de la World Nuclear Association. Il a été invité à visionner en avant-première le dernier film d’Al Gore : « An Inconvenient Sequel : Truth to Power » (Une conséquence qui dérange : la vérité sur l’énergie). Voici son commentaire paru sur le site de World Nuclear News dans une traduction aussi fidèle que possible.

Tout en montrant des glaciers qui fondent et des évènements météorologiques extrêmes, il est fait état du développement des énergies renouvelables permettant d’entrevoir un futur accessible. Le film revendique le fait qu’il a y déjà des comtés et des petites villes qui sont presque 100 % « renouvelables » et il est fait mention de cette autonomie atteinte parfois durant quelques jours* (voir notes en fin de billet). Ce dernier point a été commenté à la suite de la publication récente du rapport très médiatisé et populaire de Mark Jacobson* qui prétend qu’en 2050 les USA seront 100 % « renouvelables ». Cet objectif ne peut tout simplement pas être atteint, et il est grand temps de se concentrer sur un plus large panier de solutions énergétiques qui peuvent réellement résoudre la crise du climat.

Après avoir vu le film (c’est Milt Caplan qui commente) je suis allé sur le site web du Climate Reality Project et je me suis enregistré pour recevoir des informations. Le premier message sollicitait les lecteurs pour une donation dans la rubrique « Science Matters » (la science : c’est important). Et en effet la science est importante. La science dit que l’énergie nucléaire produit de larges quantités d’énergie sans carbone, toujours disponible et à un prix modique. Dans les faits lorsque l’ouragan Harvey s’est abattu sur le Texas et a inondé Houston les deux réacteurs nucléaires du South Texas Project n’ont pas cessé de fonctionner et assuré la fourniture d’électricité. Si l’on veut résoudre la crise climatique alors toute la science est importante et pas seulement celle qui ne défend qu’un seul point de vue.

Cependant, il y a aussi d’importantes leçons à apprendre de ce film pour l’énergie nucléaire. Tout d’abord les mouvements écologistes de défense de l’environnement ont réussi une manoeuvre sémantique remarquable en associant le terme « renouvelable » à « faible empreinte carbone » et à « propre ». Ces trois mots sont devenus synonymes. Il y a peu de réactions du public quand ces mouvements activistes prétendent que les « renouvelables » sont LA solution à la crise climatique. En réalité c’est le terme « faible empreinte carbonée » qui est le plus approprié. Tous les pays qui font des projections ne mentionnent dans celles-ci que les renouvelables et non pas les énergies à faible empreinte carbone. S’il y avait réellement une crise du climat alors se limiter pour la juguler à la seule solution renouvelables et faible carbone ne pourra pas permettre d’atteindre ce but.

Il n’y a pas de doute : Al Gore est un champion très crédible du combat contre le changement du climat. L’énergie nucléaire n’a pas de tel orateur bien qu’il y ait des changements dans l’air. Il y a maintenant des organisations non-gouvernementales pro-nucléaire tout à fait crédibles. Al Gore propose des formations à ceux qui désirent devenir des défenseurs du climat avec des cours théoriques et des instruments de propagande. C’est ce dont manque l’industrie nucléaire. S’il y a déjà des sites de formation comme la Canadian Nuclear Association, le Nuclear energy Institute et les vastes ressources de la World Nuclear Association il faut faire encore mieux et il y a du travail sur la planche. Nous vivons aujourd’hui dans un monde de l’information et du visuel, il faut montrer des photos, des graphiques et des tableaux les plus parlants possible. Dans ces présentations il faudra également inclure des faits relatifs aux autres sources d’énergie bas carbone comme l’éolien et le solaire ainsi que des informations sur des pays comme l’Allemagne dont la politique énergétique va à la catastrophe.

Pour conclure, si le film de Gore est exact et que le monde court à la catastrophe climatique, il est complêtement insensé de ne pas utiliser toutes les options disponibles pour contourner cette crise. Se limiter aux seules options clairement insuffisantes est irraisonné, c’est même de la folie. Il faut être dérangeant et demander que le nucléaire joue un rôle significatif dans ce combat pour sauver le climat et que cette source d’énergie fasse la différence parce que la réalité dérangeante est au contraire que le tout-renouvelable ne peut en aucun cas être la solution. Il faudrait demander aux organisations de défense de l’environnement si la décarbonisation est bien leur enjeu réel. Imaginons un instant un monde soudainement 100 % nucléaire y compris avec un parc automobile 100 % électrique, il n’y aurait alors plus aucune émission de carbone (voir note) alors la crise climatique serait terminée. Est-ce qu’Al Gore considérerait cela comme une victoire ? Je n’en sais strictement rien …

Notes. 1. Mark Jacobson est Professeur d’ingéniérie environnementale à l’Université de Stanford. Il a publié en juillet 2017 un rapport qui a fait grand bruit dans les milieux militants écologistes, rapport qui prétend que les USA peuvent ne plus utiliser de combustibles carbonés à l’horizon 2050 en développant les énergies solaires, éoliennes et hydrauliques, seules sources, selon lui, d’énergies propres et renouvelables. Une utopie.

2. Dans le terme « propre » il s’agit d’une consommation zéro de combustibles carbonés fossiles. Des industries telles que les cimenteries continueront à émettre du carbone car le CO2 est un sous-produit fatal de cette production. Il en est de même pour le traitement des minerais de nombreux métaux qui sont pour la plupart des oxydes qu’il faut traiter avec un agent réducteur (terme de chimie), le plus souvent du charbon et parfois le bois, qui va fatalement produire du CO2.

3. L’exemple de l’Ile de El Hierro dans l’archipel des Canaries est caricatural dans le registre « renouvelable ». Des investissements pharaoniques en provenance en partie du Japon mais surtout de la Communauté Européenne pour une petite île dont la population atteint à peine 10000 habitants devaient être théoriquement bien utilisés, sur le papier du moins, pour fournir selon la propagande (voir le lien ci-dessous) 100 % de l’énergie électrique 365 jours par an. Un réservoir d’eau douce au niveau de la mer, un autre réservoir artificiel en altitude et pompage de l’eau douce (provenant d’une usine de dessalage, il faut le rappeler) quand des éoliennes et quelques panneaux solaires fonctionnent pouvant permettre un turbinage supposé constant et répondant à la demande, car la demande en électricité ne suit pas la vitesse du vent ni les alternances jour-nuit, devaient suffire à satisfaire les besoins en énergie de l’île. Après environ trois ans de retour sur expérience il s’avère que les groupes électrogènes n’ont jamais cessé de fonctionner. L’île n’a jamais réussi la prouesse d’être totalement « renouvelable » et il se consomme dans cette île autant de gasoil qu’il y a trois ans. Un bel exemple de l’ineptie totale – une vérité dérangeante – des énergies renouvelables qui ne sont, à l’évidence, pas adaptées au monde moderne et ne le seront jamais. Enfin, pourquoi le Japon a investi dans un tel projet ? Tout simplement pour tester en grandeur nature si une telle configuration pouvait être appliquée aux nombreuses petites îles de ce pays qui ne peuvent pas être reliées au réseau principal en raison de leur éloignement. L’expérience de El Hierro est un fiasco total et personne n’ose en parler ouvertement. Il est recommandé de masquer ce genre de catastrophe au public. Les installations finiront comme beaucoup d’autres projets « renouvelables » en ruine au milieu de nulle part.

Lien : https://static1.squarespace.com/static/57766ea7d482e9b4340d1531/t/57f4eaaed482e9ea7f3ff323/1475668686930/El+Hierro+Wind-Pumped+hydro+power+station%2C+Alberto+Castaneda+Quintero.pdf

Premières cuvées de vin il y a 8000 ans près de Tbilisi

L’acide tartrique est présent en grande quantité dans le raisin (Vitis vinifera) originaire d’Eurasie et la présence de ce composé qui se retrouve naturellement dans le vin fut à la base de l’identification non équivoque de la première production de vin dans le monde. En dehors d’autres fructifications comme la carambole, l’aubépin et LE tamarinier qui renferment des traces de cet acide le raisin en contient des quantités importantes, jusqu’à 4 grammes par litre de jus. Des poteries retrouvées à proximité de la ville de Tbilisi ont montré par leur teneur en acide tartrique et dans une moindre mesure d’acide citrique qu’elles avaient servi plus de 6000 ans avant notre ère à faire du vin. Cette découverte repousse donc la date des premières productions de vin.

Les jarres utilisées étaient imposantes puisque l’une d’elles mesurait pas moins de 1 mètre de diamètre et un mètre de haut. Elle pouvait contenir jusqu’à 350 litres de jus de raisin et la vinification fut probablement effectuée dans ce récipient qui servait ensuite à stocker le vin pour sa consommation ultérieure. La configuration de ces jarres est telle qu’elle devaient être partiellement enterrées. C’est encore le cas en Géorgie avec le « qvevri », littéralement un vin dit de jarre, vinifiée dans de larges récipients de terre toujours partiellement enterrés. Comme quoi les traditions ne se sont pas évanouies après plus de 8000 ans ! La première description de préparation de vin dans des récipients non enterrés date d’environ 3000 ans avant notre ère et elle figure sur des fresques anciennes de la haute Egypte. Cet art fut introduit en Egypte par les Canaans bien après la pratique courante de production de vin sur les flancs sud du Caucase.

Le climat local de l’époque a pu être reconstitué à l’aide des grains de pollen notamment et ressemblait au climat méditerranéen actuel. Les occupants de cette région devaient donc être de bons vivants comme tous les buveurs de vin …

Source et illustration : PNAS, doi : 10.1073/pnas.1714728114

Voltaire, un analyste politique d’avant-garde

Je reproduis ici dans son intégralité une opinion de Vanessa de Senarclens, spécialiste de la littérature française du XVIIIe siècle à la Humboldt-Universität zu Berlin publiée le 14 novembre 2017 par le quotidien genevois Le Temps. Pour la bonne compréhension de ce billet de Vanessa de Senarclens il faut faire ici quelques rappels. La pièce de Voltaire « Le Fanatisme, ou Mahomet le Prophète » fut jouée pour la première fois à Lille en avril 1741 et fut rapidement interdite par le Parlement français. Le « Mahomet » de Voltaire doit être compris comme une diatribe à l’encontre du prieur des Jacobins mais également un pamphlet politique opposé à toute forme de religion : « Mahomet voit donc sa religion comme une politique. Ne croyant pas aux dogmes qu’il impose au peuple, il sait que ce dernier les épousera avec la fureur des fanatiques ». Le Mahomet de Voltaire revendique le droit de berner le peuple pour peu que ce soit avec grandeur, et sert un dieu appelé intérêt, auquel Voltaire oppose l’équité. Par cette charge contre l’Islam, Voltaire dénonce le fanatisme de toutes les religions monothéistes ainsi que toute forme d’impérialisme » ( Source et illustrations : Wikipedia)

Voltaire, Tartuffe et Tariq Ramadan

« On avoue« , note Voltaire dans une préface à sa tragédie Le Fanatisme ou Mahomet, le Prophète (1742), « que la comédie de Tartuffe, ce chef-d’oeuvre qu’aucune nation n’a égalé, a fait beaucoup de bien aux hommes, en montrant l’hypocrisie dans toute sa laideur. Ne peut-on pas essayer d’attaquer, dans une tragédie, cette espèce d’imposture qui met en oeuvre à la fois l’hypocrisie des uns et la fureur des autres ? ».

Depuis le XVIIIe siècle, la pièce qui propose une version satirique du personnage historique de Mahomet suscite de vives polémiques. Après trois représentations à Paris, elle est interdite pour « scélératesse, irréligiosité et impiété ». On y lit, en effet, une critique à peine voilée des autorités chrétiennes et de l’intolérance religieuse, surtout à l’endroit des protestants.

Comme Montesquieu dans ses Lettres Persanes, Voltaire ferait le détour par l’altéralité orientale pour dénoncer des déviances occidentales. À la suite de l’interdit de la pièce, l’auteur ne se le tient pas pour dit et parvient à contourner la censure au moyen d’une dédicace flatteuse au pape Benoit XIV qu’il apostrophe comme « vicaire du dieu de vérité« . Le pape l’accepte et la carrière de cette tragédie est lancée, dont le succès ne se démentira pas jusqu’au début du XXe siècle en France, mais aussi en Allemagne grâce à la traduction « Mahomet, Trauerspiel in fünf Aufzügen » qu’en donne Goethe en 1773.

En 1993, puis en 2005, les tentatives du metteur en scène Hervé Loichemol de rejouer cette pièce à Genève, dans le contexte des festivités du 300e anniversaire de la naissance de Voltaire, échouèrent sous les pressions politiques. Dans une lettre au Journal de Genève, Tariq Ramadan argumentait alors en faveur de l’interdiction de la pièce, en invoquant moins son caractère blasphématoire contre le prophète des musulmans que les sensibilités malmenées et blessées d’une minorité religieuse : « Aux abords des espaces intimes et sacrés, ne faut-il pas mieux parfois imposer le silence ? » demandait-il. Le silence s’est depuis durablement imposé, en partie grâce à l’influence de Ramadan sur les autorités politiques et culturelles genevoises. Il est de plomb et fait le consensus au vu d’une actualité toujours plus violente et polarisée.

L’imposture dénoncée

Personne ne prend le risque de jouer cette pièce dans laquelle Voltaire faisait, de son propre aveu, pour sa démonstration des méfaits du fanatisme, Mahomet « plus méchant qu’il ne l’était ». Or, chez Voltaire, le personnage du Prophète n’est pas un fanatique comme pourrait le laisser entendre le titre de la tragédie, mais un imposteur, un « fourbe » comme le note Rousseau dans un texte d’éloge.

Le sujet de la pièce jugée inopportune par Ramadan est moins la religion chrétienne ou musulmane que l’imposture, le sectarisme et la haine qui en découle. Elle se clôt sur le monologue du protagoniste voltairien : « J’ai trompé les mortels, et ne puis me tromper … Mon empire est détruit si l’homme est reconnu« .

Le fanatisme, au même titre que les sectarismes idéologiques, dissimule sous des vérités révélées la volonté de puissance et les pulsions. Il serait bon qu’à Genève, on se souvienne de la tradition critique et éclairée qui fut un temps la sienne, et qu’un projet de représentation d’une pièce de Voltaire, fût-elle une radicale critique du fait religieux, ne soit pas enterré sous un silence apeuré et que l’espace public puisse être le lieu de vivants débats.

Histoire de Minoens et de Mycéniens

Des archéologues de l’Université de Cincinnati ont exploré la tombe d’un guerrier dans un verger d’oliviers de la municipalité de Pylos située dans le sud du Péloponnèse. Quinze-cent ans avant l’ère présente Pylos était le centre d’une grande province du riche empire mycénien, c’est-à-dire mille ans avant les guerres du Péloponnèse relatées par Homère qui opposèrent Troie et Athènes. au sud de cette ville se trouvait la Crête, berceau des Minoens et peu de données historiques concernent ce peuple ce qui fait que toute découverte archéologique d’importance présente un intérêt certain pour reconstruire l’histoire passée de cette partie de la Grèce actuelle et de ses relations avec les Minoens. Ce que l’on sait de la prospérité des Minoens est le fait qu’ils avaient en partie occupé le Péloponnèse depuis la Crète puis avec des guerriers chevronnés accaparaient les richesses des Mycéniens comme le relata Homère dans sa description du combat entre le guerrier Pylos et Agate. La civilisation Minoenne disparut après la cataclysmique explosion du Santorin mais de riches guerriers furent auparavant enterrés aux alentours de la ville actuelle de Pylos. Mais il se peut que le scénario soit exactement inverse et que les Mycéniens se soient approprié les richesses des Minoens …

L’équipe d’archéologues a découvert une pièce rare dans la tombe à laquelle ils ont attribué, selon la légende, la description du combat entre le guerrier de Pylos renommé Griffin et Agate ou Agasthenes, roi d’Elis, contrée située au nord de Pylos. Il s’agit d’un sceau d’à peine trois centimètres de large ciselé dans une pierre dure représentant ce combat légendaire qui a été trouvé dans cette tombe à côté d’autres artéfacts dont des anneaux en or et des armes diverses. L’analyse par imagerie fait apparaître la finesse des détails qui sont tout à fait surprenants pour une telle époque reculée. Bien que de petite taille cette pièce unique en son genre révèle de nombreuses informations sur le degré d’évolution des Minoens.

Capture d_écran 2017-11-12 à 22.43.07

Le guerrier enseveli dans cette tombe d’une exceptionnelle richesse fut nommé le « guerrier Griffin » en raison de la découverte à ses côtés d’une plaque en ivoire ornée d’un griffon, un animal mythique avec un corps de lion et une tête et des ailes d’aigle. Les Minoens avaient donc atteint un degré de civilisation et de création artistique qui n’avait rien à envier aux Mycéniens, les vrais fondateurs de la Grèce antique telle qu’on la connaît aujourd’hui par les écrits des historiens de l’époque de Périclès, mais c’était bien plus tard …

Source et illustrations : PhysOrg

Nouvelles de Tokyo (Shibuya)

Après l’Arabie Saoudite où le Prince héritier, préparant les purges exceptionnelles auxquelles il devait penser, avait octroyé il y a une dizaine de jours la citoyenneté officielle à un robot, peut-être pour remplacer tous les « corrompus » du Royaume par des robots bien propres, c’est maintenant au tour de la ville de Shibuya, en réalité un quartier de Tokyo bien connu des touristes, de franchir le pas et de déclarer citoyen à part entière un robot. Il s’agit d’un enfant de sept ans dont le minois est le résultat de la synthèse de centaines de visages de passants parcourant le célèbre Shibuya Crossing (voir le lien) pris en photo pour créer le visage de cet enfant ressemblant à s’y méprendre à n’importe quel enfant de cet âge au Japon.

Il ne risque pas de souffrir d’allergies ni de tabagisme passif et il sera dédié à la prise de photos et à l’observation minutieuse des passants, un robot espion ? Dans un deuxième temps il prodiguera des conseils d’un voix suave aux résidents du quartier dans le cadre d’une mission consistant à servir d’interface entre eux et la mairie centrale de Tokyo, tout un programme !

Source et illustration : BioEdge et pour les curieux : http://www.youtube.com/watch?v=_9pavMzUY-c

Un vaccin contre le streptocoque B

Le dépistage systématique de la présence de streptocoque B chez les femmes enceintes par frottis vaginal suivi d’une antibiothérapie par voie intraveineuse lors de l’accouchement chez celles qui sont porteuses de cette bactérie a permis de réduire considérablement sa transmission chez le nouveau-né. Cette bactérie en apparence anodine est présente chez près de 20 % des femmes enceintes et elle peut provoquer des fausses-couches mais aussi et surtout méningite et septicémie chez le nouveau-né. Le pourcentage de femmes porteuses de cette bactérie atteint 35 % dans les Caraïbes et 11 % en Asie du Sud-Est. Les pays où l’on compte le plus grand nombre de femmes enceintes infectées sont l’Inde (2,4 millions), la Chine (1,9 million), le Nigeria (1 million) et les USA (940000).

La mise au point récente d’un vaccin financée par la fondation Bill et Melinda Gates est prometteuse dans la mesure où son efficacité est de l’ordre de 80 %, ce qui pourrait permettre d’éviter plus de 200000 infections de nouveaux-nés dont une grande majorité décède et les autres souffrent plus tard de séquelles neurologiques graves.

Source et illustration : Clinical Infectious Diseases, doi : 10.1093/cid/cix663 . GBS = group B streptocoque, stillbirth : avortement spontané, « RIP » : requiescant in pace …