Les supernovae : quelques objets célestes observés depuis 1000 ans

L’homme a toujours été fasciné par le spectacle du ciel nocturne étoilé. Les grands spectacles tels que les comètes étaient à l’origine d’effrois inexpliqués qui disparaissaient quand la comète disparaissait. Les éclipses de la Lune permirent aux mathématiciens grecs de conclure que la Terre était sphérique de même que la Lune elle-même en étudiant l’arc de cercle de l’ombre portée par la Terre lors d’une éclipse. D’autres objets lumineux mobiles comme les planètes ont longtemps obsédé les astronomes et il fallut un mathématicien comme Kepler pour commencer à comprendre le mouvement héliocentrique des planètes. C’est ainsi que la théorie soutenue par l’Eglise de Rome affirmant que la Terre était au centre du système solaire fut démantelée. Un autre phénomène très spectaculaire fut l’observation des explosions de supernovae. Il y eut celle de l’an 1006 et largement décrite par les astronomes égyptiens. Ce fut l’évènement le plus brillant que connut l’humanité au cours de ce dernier millénaire. L’objet atteignit probablement la taille de la pleine Lune et il était possible de lire un manuscrit au milieu de la nuit sans l’aide d’une lampe à huile. Celle qui fut observée le 4 juillet 1054 reste encore aujourd’hui l’évènement céleste le plus largement décrit depuis que les hommes tiennent des registres de leurs observations célestes. Contrairement à l’explosion de 1006 dans la constellation du Loup elle eut lieu dans la constellation du Taureau et facilement observable en Europe occidentale et en Chine. À nouveau l’objet était tellement brillant que pendant quelques mois les nuits furent si claires qu’il était possible de lire et de se déplacer sans lanterne.

Il fallut attendre le mois de novembre 1572 pour observer dans la constellation de Cassiopée une nouvelle supernova et celle-ci combla de bonheur le très grand astronome Tycho Brahe. Kepler, mentionné plus haut devint son assistant puis astronome à son tour et eut aussi le privilège d’observer en 1604 une autre supernova qui porta longtemps son nom. Comme les précédentes supernovae elle était aussi visible en plein jour. Depuis c’est la nuit complète puisqu’aucune supernova n’a pu être observée à l’oeil nu. Les restes de ces explosions ont tous été identifiés sans ambiguïté à l’ exception de celle qui fut observée en 1181 et également localisée dans la constellation de Cassiopée. Malgré des descriptions très précises des astronomes chinois et également japonais ce n’est que très récemment que le « reste » de cette explosion a été confirmé. Il s’agit de l’objet PA 30 d’un diamètre de cent mille fois la distance Terre-Soleil. Les études spectroscopiques détaillées de cet objet situé à 7000 années-lumière du système solaire indiquent que la supernova visible en 1181 serait le résultat de la collision de deux étoiles en cours de dégénérescence, ce qui expliquerait la faible vitesse d’expansion du nuage d’hydrogène, seulement 1100 km/s et la faible teneur en hydrogène et hélium du centre de l’objet pourtant un très puissant émetteur de rayons X. Cet événement observé en 1181 avait donc eu lieu en réalité 7000 ans plus tôt.

À ce propos il existe à 570 années-lumière du système solaire un candidat à une explosion. Il s’agit de l’étoile Betelgeuse, une géante rouge dont l’instabilité intrigue les astrophysiciens. Comme on observe aujourd’hui ce qui se déroulait il y a 570 ans cette étoile a peut-être déjà explosé ! Si tel est le cas lorsque la Terre recevra de plein fouet les radiations 100 plus puissantes que celles reçues lors de l’explosion de 1054 qui a laissé des traces dans les carottes glaciaires de l’Antarctique, en particulier la présence d’isotopes apparus par spallation cosmique. Pendant plusieurs mois la Terre bénéficiera (?) de nuits ensoleillées ! Puis bien plus tard, environ 60 années, le bombardement de particules accélérées à des vitesses de l’ordre du dixième de la vitesse de la lumière arriveront dans l’environnement de la Terre et cet événement pourrait provoquer des ravages pour la faune terrestre. Une nouvelle extinction ? Personne ne le sait mais ce qui ressort de cette réflexion est que l’univers n’est pas aussi paisible qu’on pourrait le croire naïvement. Mais revenons sur le plancher des vaches, il pourrait bien y avoir une guerre nucléaire dans les prochaines années …

Source : https://doi.org/10.3847/2041-8213/ac2253

Illustration. Nébuleuse du Crabe, reste de l’explosion de la supernova de l’année 1054

Pourquoi les USA ont payé le plus gros tribut au SARS-CoV-2 ?

L’explication se trouve dans cette présentation (en anglais) :

Deux captures d’écran de cette présentation suffisent à expliquer l’extraordinaire complot organisé par les plus hautes instances sanitaires américaines sous la pression constante des grands laboratoires pharmaceutiques nord-américains. Malgré la controverse relative au Remdesivir, inactif contre le SARS-CoV-2 et provoquant de graves lésions rénales irréversibles, ce produit a été massivement prescrit aux USA au cours de l’année 2020 sous la pression du laboratoire Gilead si vanté par Karine Lacombe en France. L’hydroxychloroquine et plus récemment l’ivermectine restent toujours d’un usage anecdotique (sauf pour l’armée américaine) en raison également de la pression du lobby BigPharma.

La longue liste des effets secondaires de l’injection d’ARN messager, effets secondaires toujours très largement sous-estimés tant en Amérique du nord qu’en Europe n’est pas une énumération à la Prévert mais la stricte réalité …

« La FDA, le CDC et le Docteur Fauci ordonnent des traitements connus pour provoquer un génocide de masse sur des centaines de milliers de personnes (regardez mon exposé puis sauvez ceux que vous aimez) Toutes les informations figurent dans la vidéo ».

Note. Je ne suis pas un « anti-vaxx » bien au contraire. Si j’avais reçu le Bcg je n’aurais pas été malade de la tuberculose à l’âge de 14 ans pendant 8 mois. Comme tous les enfants de cette époque j’ai reçu le DTP (diphtérie-tétanos-polio) ainsi que le vaccin contre la variole. Tous mes enfants ont été vaccinés ainsi que tous les petits-enfants mais je suis fondamentalement et pour des raisons scientifiques contre le traitement à ARN messager qu’on appelle abusivement un vaccin. Si pour des raisons x ou y je devais me plier à une vaccination contre le SARS-CoV-2, en tant qu’ancien biologiste je choisirais le vaccin chinois Sinovac.

Histoire d’hélium … un juteux business pour le Canada

L’hélium est un gaz important pour de nombreuses applications mais il y en a trop peu dans l’atmosphère pour qu’il soit techniquement possible de le récupérer. Il existe donc une autre source qui est le gaz naturel. Ce gaz combustible contient entre 2 et 7 % d’hélium avec des traces de néon. Cet hélium est issu de la lente désintégration des éléments radioactifs contenus dans la croute terrestre mais également des plus grandes profondeurs magmatiques. Alors cet hélium, comme le gaz naturel, issu lui d’un lent processus de transformation bactérienne de matières organiques diverses, va être piégé dans des structures géologiques imperméables où il s’accumule comme ce gaz naturel. À l’heure actuelle la plus grande unité au monde de récupération de cet hélium se trouve au Qatar, une usine de la société Air Liquide jouxtant les installations de liquéfaction du gaz naturel de cet émirat. L’hélium y est purifié et stocké sous forme liquide ou sous haute pression pour être ensuite expédié aux clients disséminés dans le monde entier. Les usages de l’hélium sont d’abord les ballons-sonde météorologiques et dans le registre des ballons un usage récréatif pour gonfler les ballons des enfants et dans ce cas il s’agit d’un usage conduisant à une perte du gaz car cet hélium traverse l’enveloppe des ballons et ceux-ci finissent pas se dégonfler. L’autre usage de l’hélium est indispensable pour réaliser certaines soudures d’alliages spéciaux comme par exemple les tubes d’assemblage en Zircaloy du combustible des réacteurs nucléaires. L’une des utilisations à l’état liquide est le refroidissement des bobinages des installations de résonance magnétique nucléaire utilisées en imagerie médicale ainsi que dans d’autres applications industrielles.

Enfin parmi les applications nucléaires la toute récente mise en fonctionnement du premier réacteur nucléaire à très haute température a mis en œuvre de l’hélium comme fluide caloporteur pour refroidir le cœur du réacteur et servir de source de haute température pour toutes sortes d’application dont, dans un avenir proche, la production massive et à bas cout d’hydrogène. L’hélium naturellement présent dans le gaz naturel retenu dans des formations géologiques favorables contient également des traces de l’isotope hélium-3 en quantités infimes, la très grande majorité de ce gaz étant constitué d’hélium-4. Je vais maintenant expliquer quelles sont les applications de cet isotope léger de l’hélium et exposer les sources d’approvisionnement de ce type d’hélium qui présente un intérêt commercial évident.

Inutile de tenter de séparer l’hélium-3 de l’hélium-4 car il représente seulement 0,000137 % de ce dernier. Pourquoi l’hélium-3 présente quelques intérêts. D’abord à l’état liquide il bout à 3,2°K alors que pour l’hélium-4 cette température d’ébullition est de 4,23°K. Cette différence semble ne rien représenter et pourtant l’hélium-3 est promis à un immense avenir dans le développement des ordinateurs quantiques. En ce qui concerne l’imagerie médicale l’hélium-3 qui comme tous les gaz inertes se trouve à l’état atomique et non moléculaire possède un spin de ½ contrairement à l’hélium-4 dont le spin est égal à zéro et cette propriété peut être mise à profit dans la visualisation de certains processus biologiques par résonance magnétique nucléaire. Ce domaine n’est pour l’instant que très peu exploré en raison de la rareté de cet isotope. L’hélium-3 est utilisé pour la détection de neutrons à l’aide de compteurs type Geiger dans les installations portuaires pour déceler les trafics illicites de matières radioactives. Enfin, dans la théorie l’hélium-3 serait un bon candidat pour la fusion nucléaire telle qu’elle est envisagée à un stade industriel dans le prototype ITER. Encore une fois la rareté extrême du lithium-3 n’a pas permis d’inclure ce gaz dans les processus de fusion nucléaire dans le cadre d’un développement industriel de cette technologie.

Tout le problème réside dans la production d’hélium-3 économiquement rentable.

C’est pourquoi le Canada s’intéresse au plus haut point à la production d’hélium-3. Pourquoi le Canada ? Car l’essentiel de la production électrique d’origine nucléaire de ce pays provient de réacteurs de type CANDU dont le fluide de refroidissement est de l’eau lourde, c’est-à-dire de l’eau constituée de deux atomes de deutérium et d’un atome d’oxygène. Lorsque ces atomes de deutérium captent un neutron provenant de la fission du combustible nucléaire il se forme du tritium. Comme les réacteurs CANDU présentent la particularité de ne jamais être arrêtés pour rechargement en combustible puisque ce processus est effectué en continu de l’hélium à l’état gazeux s’accumule et l’installation est régulièrement purgée de ce gaz. Le tritium est radioactif et sa demi-vie est d’environ 12 ans. L’hélium-3 est le produit de l’émission par le tritium d’un électron de très faible énergie et d’un neutrino. La centrale nucléaire de type CANDU de Darlington dans l’Etat de l’Ontario a donc décidé de récupérer cet hélium-3 plutôt que de le rejeter dans l’atmosphère et le conditionner pour les utilisateurs. Avec un prix d’environ 1400 dollars le gramme, environ 7 litres (45 fois plus que l’or en poids), on comprend que les Canadiens s’intéressent de très très à ce marché. L’hélium avec lequel on gonfle les ballons pour les enfants coute un peu plus de 3 dollars le m3 … Pour l’anecdote les millions de m3 d’eau tritiée stockés autour de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi depuis maintenant plus de 10 ans ont produit des centaines de litres d’hélium-3 facilement récupérables dans le gaz se trouvant au dessus de ces réservoirs mais les quantités sont très faibles pour qu’un processus de récupération soit envisageable car les réservoirs de stockage n’ont pas été conçus à cet effet. Et puisque j’ai fait cette diversion le tritium n’est pas dangereux. L’électron émis lors de la désintégration pour produire de l’hélium-3 est moins dangereux que les électrons émis par les vieux téléviseurs à tube cathodique dont plusieurs générations de téléspectateurs se sont gavés sans aucun effet pathologique puisque ces électrons émis par le tritium lors de sa désintégration sont incapables de traverser la couche de peau morte de l’épiderme. Quoiqu’en pense l’opinion internationale toute cette eau faiblement tritiée à Fukushima-Daiichi peut tout simplement être rejetée dans l’océan sans qu’il y ait une quelconque incidence sur la faune alieutique. Bref, les Canadiens ont trouvé un filon en or et c’est tant mieux pour eux …

France. ZFE : qu’en pensez-vous ?

La réponse sera : « rien » puisque vous ne savez probablement pas de quoi il s’agit. ZFE est un concept écologique consistant à réduire la pollution émise dans les agglomérations de plus de 150000 habitants par les véhicules automobiles. Le Ministère de l’écologie, oui ! il y a un ministère de l’écologie en France colonisé par des militants sectaires sans foi ni loi qui veulent imposer leurs idées stupides, destructrices et liberticides a précisément mis en place les ZFE, zones de faibles émissions. Il est intéressant de situer dans le temps l’évolution de cette idéologie par des souvenirs personnels. Je suis né à la fin de la deuxième guerre mondiale et dès l’âge de 12 ans j’allais à Paris séjourner chez des cousins parisiens durant par exemple les vacances de Pâques. Le train de Lyon à Paris était un train « à vapeur » c’est-à-dire brûlant du charbon. Lyon mais aussi Paris étaient des villes noires. Les façades des immeubles étaient noires non seulement en raison des trains mais également du chauffage domestique brûlant du charbon. Les usines urbaines de production de « gaz à l’eau » contribuaient à ce noircissement des grandes villes. De plus les centrales électriques se trouvaient dans la périphérie des grandes villes et brûlaient également du charbon. Ces usines n’étaient équipées d’aucuns systèmes de dépoussiérage comme les usines modernes. Bref les villes étaient noires. Il faut que des vieux empêcheurs de tourner en rond rappellent ces situations et pourtant la mortalité était-elle si préoccupante selon les critères contemporains, j’ai des doutes. Les grandes villes comme Paris ou Lyon n’ont pas été vidées de leur population en raison de cette poussière noire, que je sache.

Aujourd’hui il faut organiser une chasse punitive contre la moindre particule de poussière issue des moteurs à combustion interne qui utilisent un carburant très propre, par exemple sans plomb dont la toxicité a été cachée au grand public pendant plus de 80 ans dans le monde entier ! Cette chasse aux micro-particules émises par les moteurs à essence ou diesel a conduit, dans leur grande intelligence, les écologistes de ce Ministère a faire voter une loi en catimini le 22 juillet dernier définissant les agglomérations urbaines qui discrimineraient les voitures non seulement des résidents mais également des visiteurs selon leur degré d’émission de ces micro-particules et également de CO2 et d’oxydes d’azote. La loi a défini un certain nombre de catégories de véhicules qui seront progressivement interdites de séjour dans ces agglomérations urbaines. Et les délais sont tout simplement intenables. Dès cette fin d’année 2021 des millions de voitures ne pourront plus pénétrer dans certaines grandes villes comme Grenoble, Lyon, Bordeaux, Marseille ou Paris, des villes administrées par des gauchistes avérés aux tendances écologistes débridées.

En 2025 la situation deviendra tout simplement intenable pour la moitié du parc automobile français : 20 millions de véhicules n’auront pratiquement plus de droit de circuler à l’exception de la France très profonde déjà transformée en désert médical, bancaire, postal et scolaire. 2025 c’est dans 4 ans et je n’arrive pas encore à imaginer quelle sera la situation de ces derniers habitants courageux possédant une vieille voiture, n’ayant pas les moyens d’acheter une voiture électrique (c’est réservé aux bobos riches) ou simplement neuve et ils seront de surcroit interdits de séjour dans la plus proche grande ville. Mais dans les périphéries lointaines des grandes villes ce sera la même situation. La véritable masturbation intellectuelle compulsive de ces éminents écologistes du Ministère éponyme va provoquer un gigantesque désastre social, leur cerveau trop obtus n’ayant pas compris que cette loi provoquera une vraie révolution généralisée. Les prémices de cette révolte sociale vont bientôt se concrétiser avec l’essence à 2 euros le litre dans certaines stations-service françaises. Alors que le prix du pétrole n’a que peu évolué les finances de la France sont tellement exsangues qu’il est devenu urgent d’augmenter le prix des carburants. Les Français sont tellement terrorisés par le coronavirus qu’ils n’ont même pas compris que leur situation devenait progressivement invivable. Le pass sanitaire est un tout petit détail devant cette monstrueuse avancée écologique.

On ne peut pas modifier le paysage automobile d’un pays en quelques années à l’aide de décrets. Même si mes lecteurs croiront que je suis obsédé par le Japon je voudrais trouver ici l’occasion de décrire une nouvelle fois la situation japonaise en ce qui concerne les véhicules automobiles et les grandes agglomérations. Les véhicules à deux roues avec des moteurs « 2-temps » sont interdits. Les taxis ont l’obligation d’utiliser des gaz de pétrole liquéfiés (GPL), la très grande majorité des autobus urbains sont dits « hybrides » et utilisent également du GPL. Tous les véhicules propulsés par un moteur diésel de moins de 20 tonnes sont interdits. Parallèlement, dans les grandes agglomérations comme celles de Tokyo ou Osaka le réseau de transports en commun est d’une densité unique au monde. Enfin pour dissuader les velléités d’acquisition d’une voiture des résidents urbains et sub-urbains ces derniers doivent prouver qu’ils disposent d’une place de stationnement privée dont ils sont propriétaires car le stationnement des véhicules automobiles sont interdits dans la rue qui est un espace public devant être laissé à la disposition du public. Il a fallu au Japon près de 30 ans pour aboutir à des villes propres baignées d’air parfaitement respirable y compris dans une ville comme Tokyo (plus de 15 millions d’habitants et conurbation de 38 millions d’habitants autour de la baie de Tokyo entièrement connectée par un réseau très dense de transports en commun) que je connais bien pour y avoir séjourné en temps cumulé près de 4 années durant ces 15 dernières années.

Conclusion, la véritable bombe sociale de la mise en place des ZFE va dévaster la France, pays déjà en voie de tiers-mondisation, processus qui ne pourra que s’accélérer en détruisant ce qui reste encore, mais pour combien de mois ou d’années, du bien-vivre français. Merci aux écologistes … Les liens ci-dessous sont en français et laissent rêveur, tout simplement.

https://www.ecologie.gouv.fr/11-zones-faibles-emissions-en-2021-lutter-contre-pollution-lair

https://www.largus.fr/actualite-automobile/loi-climat-zfe-confirmees-pour-2025-et-prets-a-taux-0-des-2023-10674398.html

SARS-CoV-2 et gains de fonction : collaboration entre Chine et USA

Des documents récemment publiés fournissent des détails sur la recherche financée par les États-Unis sur plusieurs types de coronavirus à l’Institut de virologie de Wuhan en Chine. The Intercept a obtenu plus de 900 pages de documents détaillant le travail d’EcoHealth Alliance, une organisation de santé basée aux États-Unis qui a utilisé l’argent fédéral pour financer la recherche sur le coronavirus des chauves-souris au laboratoire chinois. La mine de documents comprend deux propositions de subventions inédites qui ont été financées par l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID dont le Directeur est Antony Fauci), ainsi que des mises à jour du projet relatives à la recherche d’EcoHealth Alliance, qui a été examinée dans le cadre d’un intérêt accru pour les origines de la pandémie https://en.wikipedia.org/wiki/EcoHealth_Alliance .

Les documents ont été publiés après la conclusion d’un litige sur le Freedom of Information Act par The Intercept contre les National Institutes of Health (NIH). Intercept met les documents complets à la disposition du public (liens en fin de billet). « Il s’agit d’une feuille de route pour la recherche à haut risque qui aurait pu conduire à la pandémie actuelle », a déclaré Gary Ruskin, directeur exécutif de U.S. Right To Know, un groupe qui a enquêté sur les origines du SARS-CoV-2.

L’une des subventions, intitulée « Comprendre le risque d’émergence du coronavirus des chauves-souris », décrit un effort ambitieux mené par le président de l’EcoHealth Alliance, Peter Daszak, pour dépister des milliers d’échantillons de chauves-souris à la recherche de nouveaux coronavirus. La recherche a également impliqué le dépistage des personnes qui travaillent avec des animaux vivants. Les documents contiennent plusieurs détails critiques sur la recherche à Wuhan, y compris le fait que des travaux expérimentaux clés avec des souris humanisées ont été menés dans un laboratoire de niveau de biosécurité P3 au Centre universitaire d’expérimentation animale de Wuhan – et non à l’Institut de virologie de Wuhan, comme c’était le cas auparavant. Les documents soulèvent des questions supplémentaires sur la théorie selon laquelle la pandémie pourrait avoir commencé dans un accident de laboratoire, une idée que Daszak a agressivement rejetée ( https://www.cbsnews.com/news/covid-19-wuhan-origins-60-minutes-2021-03-28/ ).

La subvention de recherche contre le coronavirus de chauve-souris a fourni à EcoHealth Alliance un total de 3,1 millions de dollars, dont 599 000 $ que l’Institut de virologie de Wuhan a utilisé en partie pour identifier et modifier les coronavirus de chauve-souris susceptibles d’infecter les humains. Même avant la pandémie, de nombreux scientifiques s’inquiétaient des dangers potentiels associés à de telles expériences. La proposition de subvention reconnaît certains de ces dangers : « Le travail sur le terrain comporte le risque le plus élevé d’exposition au SRAS ou à d’autres CoV, tout en travaillant dans des grottes avec une forte densité de chauves-souris et le potentiel d’inhalation de poussière fécale ». Alina Chan, biologiste moléculaire au Broad Institute, a déclaré que les documents montrent qu’EcoHealth Alliance a des raisons de prendre au sérieux la théorie des fuites de laboratoire. « Dans cette proposition, ils soulignent en fait qu’ils savent à quel point ce travail est risqué. Ils n’arrêtent pas de parler de personnes potentiellement mordues – et ils ont tenu des registres de toutes les personnes mordues », a déclaré Chan. « EcoHealth a-t-il ces dossiers ? Et sinon, comment peuvent-ils exclure un accident lié à la recherche ? »

Selon Richard Ebright, biologiste moléculaire à l’Université Rutgers, les documents contiennent des informations critiques sur les recherches effectuées à Wuhan, notamment sur la création de nouveaux virus. « Les virus qu’ils ont construits ont été testés pour leur capacité à infecter des souris qui ont été conçues pour afficher des récepteurs de type humain sur leur cellule », a écrit Ebright à The Intercept après avoir examiné les documents. Ebright a également déclaré que les documents indiquent clairement que deux types différents de nouveaux coronavirus ont pu infecter des souris humanisées. « Pendant qu’ils travaillaient sur le coronavirus lié au SRAS, ils menaient en même temps un projet parallèle sur le coronavirus lié au MERS », a déclaré Ebright, faisant référence au virus qui a causé le syndrome respiratoire du Moyen-Orient.

Interrogé sur les subventions de recherche, Robert Kessler, responsable des communications chez EcoHealth Alliance, a déclaré: « Nous avons demandé des subventions pour mener des recherches. Les agences concernées ont estimé qu’il s’agissait d’une recherche importante et l’ont donc financée. Donc je ne sais pas s’il y a grand chose à dire ». La subvention a été initialement accordée pour une période de cinq ans – de 2014 à 2019. Le financement a été renouvelé en 2019 mais suspendu par l’administration Trump en avril 2020. Le plus proche parent du SRAS-CoV-2, qui cause le Covid-19, est un virus trouvé chez les chauves-souris, faisant de ces animaux un point focal pour les efforts visant à comprendre les origines de la pandémie. La manière exacte dont le virus s’est propagé à l’homme fait l’objet d’un débat houleux. De nombreux scientifiques pensent qu’il s’agissait d’un débordement naturel, ce qui signifie que le virus est passé à l’homme dans un environnement tel qu’un marché humide ou une zone rurale où les humains et les animaux sont en contact étroit. Les experts en biosécurité et les détectives d’Internet qui soupçonnent une origine de laboratoire, quant à eux, ont passé plus d’un an à se pencher sur des informations accessibles au public et des publications scientifiques obscures à la recherche de réponses. Au cours des derniers mois, des scientifiques de premier plan ont également appelé à une enquête plus approfondie sur les origines de la pandémie, tout comme le président Joe Biden, qui en mai a ordonné à la communauté du renseignement d’étudier la question. Le 27 août, Biden a annoncé que l’enquête de renseignement n’était pas concluante.

Biden a reproché à la Chine de ne pas avoir publié de données cruciales, mais le gouvernement américain a également mis du temps à publier des informations. The Intercept a initialement demandé des éclaircissements en septembre 2020. « Je souhaite que ce document soit publié au début de 2020 », a déclaré Chan, qui a appelé à une enquête sur la théorie de l’origine des fuites de laboratoire. « Cela aurait changé les choses massivement, juste pour avoir toutes les informations en un seul endroit, immédiatement transparent, dans un document crédible qui a été soumis par EcoHealth Alliance ».

La deuxième subvention de recherche, « Understanding Risk of Zoonotic Virus Emergence in Emerging Infectious Disease Hotspots of Southeast Asia », a été attribuée en août 2020 et s’étend jusqu’en 2025. La proposition, rédigée en 2019, semble souvent prémonitoire, se concentrant sur l’intensification et le déploiement de ressources dans L’Asie en cas d’épidémie d’une « maladie infectieuse émergente » et se référant à l’Asie comme « le plus chaud des points chauds du NIAID ».

https://theintercept.com/2021/09/09/covid-origins-gain-of-function-research/

https://theintercept.com/document/2021/09/08/understanding-the-risk-of-bat-coronavirus-emergence/

https://theintercept.com/document/2021/09/08/understanding-risk-of-zoonotic-virus-emergence-in-emerging-infectious-disease-hotspots-of-southeast-asia/

Note. Les souris humanisées sont des animaux génétiquement modifiés exprimant une protéine humaine. Dans le cadre des travaux effectués pour la recherche de gains de fonction des coronavirus de chauve-souris ces souris exprimaient la forme humaine de l’enzyme de conversion de l’angiotensine de type 2 qui se trouve être abondant à la surface des cellules épithéliales des voies respiratoires et du système de circulation sanguine. Cette protéine appelée ACE2, alors exprimée par les souris génétiquement modifiée constitue un excellent moyen pour optimiser l’interaction entre le virus et l’hôte (ici la souris), le but de la mise au point de gains de fonction. La recherche de gains de fonctions était initialement réservée aux chimistes pour modifier des molécules naturelles afin d’augmenter leurs effets. Le cas le plus classique est la transformation de l’acide salicylique naturellement présent dans les feuilles de saule en ester acétique de la fonction OH de la molécule originelle pour conduire à l’aspirine.

Politique française. Le ministre des finances a inventé le mouvement perpétuel !

J’ai lu avec intérêt l’article paru sur le site Contrepoints (lien) relatant la dernière élucubration magique du Ministre des finances français : la « croissance durable » que l’on peut aussi qualifier de renouvelable, tout dépend de quoi on parle. Bref, après quelques minutes de réflexion j’en suis arrivé à la conclusion que Le Maire venait de découvrir le mouvement perpétuel. Je m’explique en choisissant un exemple et un contre-exemple. Le gouvernement emprunte à un taux d’intérêt nul ou presque de l’argent pour subventionner des propriétaires de logement afin de perfectionner l’isolation de ce dernier. Résultat : les économies d’énergie réalisées permettront de réinvestir dans le même type de programme, etc … Donc l’investissement initial génère une croissance durable. Au mieux cette croissance permet de rembourser l’emprunt initial si on est optimiste et alors cette croissance devient auto-entretenue. Puisque l’obsession ambiante est la diminution des émissions de CO2 les écologistes préconisent une décroissance « durable ». Le Bruno a trouvé un compromis verbal avec sa croissance durable mais qui va le croire ? Les écologistes qui s’y entendent en « durabilité » ne veulent plus entendre parler de croissance, et les citoyens ou le peu de ceux qui s’intéressent encore à cette mascarade perpétuelle qu’entretient Le Maire risquent d’être déçus s’ils font quelques petits calculs de rentabilité d’un investissement durable pour eux-mêmes.

Voici donc un autre exemple. Mon fils habitant Tokyo a envisagé de faire forer dans son petit jardin un puits pour puiser de l’eau à une vingtaine de mètres de profondeur afin de chauffer en hiver son logement à l’aide d’une pompe à chaleur. C’était réalisable puisqu’il venait d’acquérir la maison qui jouxtait la sienne et de la faire démolir avant de faire construire un extension de cette dernière. Il a fait un calcul très précis tenant compte du prix de l’électricité et de celui du gaz. Il réalisa qu’il faudrait 40 ans pour amortir l’installation et le coût du forage en incluant dans son calcul une augmentation du prix de ces énergies, gaz et électricité, chaque année. La durabilité de cet investissement dont le montant serait divisé par 40 années représenterait alors strictement rien sinon une diminution de ses émissions de CO2 elles-mêmes très complexe à évaluer précisément. Conclusion il a fait installer sur le toit de sa maison un panneau solaire pour chauffer (quand il y a du soleil) le ballon d’eau servant pour les douches et les bains. Ce dernier investissement, malgré son coût modeste, ne sera amorti que dans une vingtaine d’années, c’est-à-dire aujourd’hui dans 10 ans.

Ce dernier exemple montre clairement qu’un développement durable, sous-entendu pour réduire les émissions de carbone, ne peut être initié que par une mise de fonds initiale conséquente, au Japon, de la part du propriétaire de son logement individuel. Le gouvernement japonais n’a jamais envisagé de créer un système de subventions complexe à mettre en œuvre pour rénover les logements anciens compte tenu de la durée de vie limitée des maisons individuelles en raison des tremblements de terre. Des normes strictes d’isolation existent néanmoins pour les logements neufs. Le gouvernement français parie sur des créations massives d’emplois dans une économie verte résolument écologique. C’est un leurre, un de plus, et le mouvement perpétuel qu’a inventé Le Maire ne créera aucun emploi nouveau ni durable. Pour conclure l’incompétence s’acquiert comme une maladie incurable, on ne s’en défait jamais.

Lien : https://www.contrepoints.org/2021/09/14/405569-la-croissance-durable-nouvelle-chimere-de-bruno-le-maire

Brève. Michel Barnier : menteur droit dans ses bottes

J’allais écrire roublard mais cet adjectif m’a paru trop loin de la réalité et cette réalité est plutôt, pour qualifier Michel Barnier, « anak ng asong babae »*. C’est cette phrase qu’avait utilisé le Président philippin Duterte pour qualifier Obama, nobélisé pour la paix alors qu’il a des centaines de milliers de morts sur la conscience. Barnier n’a pas encore des milliers de morts sur la conscience et pourtant on peut lui reprocher d’avoir mis en place en France ce fameux principe de précaution inscrit dans le « marbre » de la Constitution française avec sa complice politicienne Simone Veil (loi Barnier) : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000551804 ). Ce principe de précaution a paralysé la recherche et le progrès technique et accéléré le déclin industriel et économique de la France, merci Barnier !

Je ne reviendrai pas ici sur le parcours politique exemplaire de cet individu en particulier au sein de la Commission européenne dans la mesure où son principal fait d’arme fut de tout mettre en œuvre pour décourager les Britanniques dans leur décision de quitter l’Union européenne. Ce triste individu n’a jamais assimilé dans son cerveau étriqué que les Anglais ne pouvaient plus supporter que la Commission européenne, la Cour européenne des droits de l’homme et que la Cour de justice européenne mettent leurs doigts malpropres dans les propres lois britanniques écrites sous l’administration de Cromwell à l’issue de la « Glorious Revolution ». Ou bien Barnier manque totalement de culture historique ou alors il est idiot.

Barnier n’a jamais été capable de comprendre la mentalité des Britanniques. Il a affronté Terasa May mais fort heureusement les députés ont promu à la tête du Royaume-Uni un homme infiniment plus cultivé que Barnier, Boris Johnson, pour combattre les basses manœuvres de la Commission européenne que pilotait Barnier. L’autre motivation et non des moindres était que le Royaume-Uni ne soit pas un exemple pour les autres membres de l’Union européenne. Quand la France va-t-elle quitter l’Union ?

Venons-en aux évènements de ces derniers jours. Lors d’une réunion politique de la droite bien pensante je ne sais plus où car je ne suis que de très loin la politique politicienne française Barnier a déclaré qu’il fallait mettre en place en France un moratoire au sujet de l’immigration pour une durée indéterminée. Ce que je dois comprendre est que Barnier n’a pas vraiment pris conscience que les pays de l’Union européenne ne décident plus de ce qu’ils doivent faire chez eux car ils n’ont pas d’autre choix que d’appliquer les lois européennes en matière d’immigration. Quand un pays récalcitrant est identifié ses dirigeants sont considérés comme des traitres. La Hongrie et la Pologne en sont des exemples qui n’ont pas l’air d’avoir été imprimés dans le cerveau de Barnier. Ou bien Barnier est un démagogue assoiffé de pouvoir se voyant bien vivre des jours heureux sous les ors du Palais de l’Elysée ou alors il ment puisqu’il est un fin connaisseur des lois européennes.

La seule solution pour juguler l’immigration pour un pays comme la France est de quitter l’Union européenne. En effet, soit la France laisse ses portes grandes ouvertes à cette immigration et reste dans l’Union en respectant ses lois, soit la France reprend la main sur ses institutions et décide alors, pour fermer le pays à tout immigrant de quitter l’Union. Il n’y a pas d’autre choix. Donc Barnier est un démagogue et comme tout démagogue il est un menteur. Il serait bien avisé de choisir un profil bas et de se faire oublier … * « Son of a bitch » en tagalog.

Pour vous rafraîchir la mémoire relisez ce billet de mon blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/10/03/fils-de-pute/

Il faut lutter contre le changement climatique pour protéger notre santé

Article de Michael Cook, rédacteur en chef de BioEdge

Plus de 230 revues médicales ont placé le changement climatique en tête de l’agenda mondial de la santé à l’approche de la conférence sur le climat COP26 de novembre à Glasgow. Ils ont publié le plus grand éditorial conjoint de l’histoire pour avertir tout le monde que la plus grande menace pour la santé publique est de ne pas maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de 1,5°C. Les signataires incluent le BMJ, le NEJM, The Lancet et de nombreuses autres revues de premier plan (à l’exception notable du JAMA).

Les termes de l’éditorial sont apocalyptiques : « La science est sans équivoque ; une augmentation mondiale de 1,5 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle et la perte continue de la biodiversité risquent des dommages catastrophiques pour la santé qui seront impossibles à inverser ».

« En effet », écrivent-ils, « aucune élévation de température n’est « sûre » ».

Le rôle des gouvernements est fondamental, disent-ils. « Les gouvernements doivent apporter des changements fondamentaux à la façon dont nos sociétés et nos économies sont organisées et à notre mode de vie ». Tout doit changer : « les systèmes de transport, les villes, la production et la distribution de nourriture, les marchés pour les investissements financiers, les systèmes de santé, et bien plus encore ».

Et ça va coûter très cher. « De nombreux gouvernements ont fait face à la menace de la pandémie de covid-19 avec un financement sans précédent. La crise environnementale exige une réponse d’urgence similaire. Des investissements énormes seront nécessaires, au-delà de ce qui est envisagé ou décidé partout dans le monde. »

Il manque à l’éditorial les détails de l’impact des températures mondiales sur la santé – ou simplement quelques estimations du nombre de personnes qui mourront si la température augmente de 1,5°C.

La « mouche du coche » climatique Bjorn Lomborg est sceptique quant aux affirmations contenues dans l’éditorial. Il souligne que le nombre de décès liés au changement climatique a chuté depuis 1920 :

Au cours des cent dernières années, les décès annuels liés au climat ont diminué de plus de 96 %. Dans les années 1920, le nombre de décès dus aux catastrophes liées au climat était de 485 000 en moyenne chaque année. Au cours de la dernière décennie complète, 2010-2019, la moyenne était de 18 362 morts par an, soit 96,2 % de moins. Il conclut que « nous sommes maintenant beaucoup moins vulnérables aux impacts climatiques qu’à aucun autre moment au cours des 100 dernières années. Il est possible que le changement climatique ait aggravé les impacts au cours du siècle dernier… mais la résilience due à un niveau de vie plus élevé a entièrement effacé tout impact climatique potentiel ».

Il y a de fortes chances que cette lettre n’ait aucun effet sur la politique en matière de changement climatique. Mais cela pourrait rendre les gens plus malades. Des experts ont récemment mis en garde contre « une épidémie imminente de troubles liés à la santé mentale tels que l’éco-anxiété, le trouble de stress post-traumatique (SSPT) lié aux catastrophes climatiques et le désespoir que provoque l’idée d’un avenir sombre ». Rien ne rend les gens souffrant d’éco-anxiété plus anxieux que des éco-médecins prédisant une apocalypse.

Liens. https://www.bmj.com/content/374/bmj.n1734

https://www.lomborg.com/

https://theconversation.com/australians-are-3-times-more-worried-about-climate-change-than-covid-a-mental-health-crisis-is-looming-165470

Note. Se référer aux températures moyennes de l’ère pré-industrielle pour fixer un agenda de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de réduire le réchauffement du climat est en soi une imposture. Pour les climatologues professionnels l’ère préindustrielle se caractérisait par un climat froid communément appelé « petit âge glaciaire » qui s’étendit des années 1400 à la fin du XIXe siècle. Enfin, que représente 1,5 degrés ? Un habitant de la Flandre française doit déménager pour des raisons professionnelles dans le Roussillon. La différence des températures moyennes entre ces deux régions est d’environ 7,5 degrés, soit 5 fois plus que l’agenda de l’IPCC. Cet habitant par exemple de Roubaix va-t-il mourir en raison du changement du climat qu’il devra subir s’il s’installe à Perpignan ? Permettez-moi d’en douter. Enfin durant les onzième et douzième siècles les grandes villes bourgeonnaient et les cathédrales sortaient de terre comme des champignons en Europe tout simplement parce qu’il faisait bon vivre alors que les températures moyennes étaient de 2 degrés supérieures à celles d’aujourd’hui, mais l’IPCC ne veut pas entendre parler de l’optimum climatique médiéval …

Energie nucléaire : la Chine définitivement en avance !

Avec quelques jours d’intervalle le monde entier a appris que la Chine était devenue l’incontestable leader mondial de l’énergie nucléaire du futur : le chargement en combustible du premier réacteur nucléaire à très haute température et la mise en fonctionnement d’un réacteur à sels de thorium fondu. Ces deux programmes de démonstration ont été planifiés il y a plus de dix ans et ont chacun nécessité le travail de milliers d’ingénieurs souvent formés dans des universités occidentales et de techniciens hautement qualifiés ainsi que le savoir-faire d’une multitude de petites entreprises de haute technologie. La Chine s’oriente donc résolument vers un avenir énergétique fiable et peu onéreux.

Le réacteur à très haute température refroidi avec de l’hélium est situé à Shidaowan dans la province du Shandong. Il s’agit de deux unités qui fourniront de la vapeur de très haute qualité pour alimenter une turbine de 210 MW électriques. La première unité est déjà opérationnelle et le complexe sera raccordé au réseau électrique avant la fin de cette année. La construction de cette usine a débuté en décembre 2012. La température de l’hélium en sortie de réacteur est de 750°C et après passage dans un générateur de vapeur cet hélium refroidi à 250°C retourne dans le réacteur. Le réacteur lui-même se trouve dans une cuve de 11 mètres de haut et de 3 mètres de diamètre comprenant des déflecteurs en graphite et des barres de contrôle entourant un dispositif innovant constitué d’un lit fluidisé de billes de combustible de 60 millimètres de diamètre. À pleine charge le combustible comprend 420000 billes de céramique contenant chacune 7 grammes d’uranium enrichi à 8,5 % d’isotope 235. Il faut un mois pour que le chargement soit complet.

L’intérêt d’un tel dispositif est que le réacteur peut fonctionner sans arrêt de rechargement puisque celui-ci peut être effectué en continu et en cas d’incident les billes peuvent être stockées dans des cuves ayant un volume tel que le processus de fission s’arrête en raison du déficit de quantité critique d’uranium. Il s’agit pour l’instant d’un prototype néanmoins producteur d’électricité qui permettra aux ingénieurs de se former pour l’étude d’unités de puissance plus importante ainsi que pour développer toutes les technologies afférentes dont en particulier la production d’hydrogène.

L’autre innovation chinoise se trouve implanté à WuWei dans la province du Gansu. Il s’agit du premier réacteur à sels fondus de thorium. Bien que cette technologie ait été explorée au début des années 1960 aux USA elle n’a jamais fait depuis l’objet de nouvelles recherches car le fonctionnement de ce réacteur est beaucoup plus problématique. Le fonctionnement en continu d’une telle installation requiert absolument une unité de retraitement chimique en ligne afin de séparer les produits de fission qui empoisonnent le fonctionnement normal de la fission en raison de leur très grande section de capture des neutrons. L’isotope naturel du thorium est le thorium-232 qui n’est pas « fissile » comme l’uranium-235 ou le plutonium-239. Il faut donc une source de neutrons pour initier la réaction nucléaire. Celle-ci est constituée d’uranium-235. Le thorium-232 capte un neutron et se transforme alors en uranium-233. Mais la situation se complique avec l’apparition de protactinium-233. Tous ces métaux se trouvent sous forme de fluorures mixtes fondus à partir d’une température d’environ 290°C. Le prototype de 3 MW thermiques permettra surtout d’étudier le cycle du combustible, le flux de neutrons étant particulièrement délicat à contrôler. Depuis 1969 aucun pays dans le monde n’a envisagé la construction d’un tel prototype.

Pourquoi s’intéresser au thorium ? D’abord parce que le thorium est beaucoup plus abondant que l’uranium et ensuite parce que la Chine accumule des quantités impressionnantes de « stériles » provenant de la purification des terres rares, stériles très riches en thorium. Pour clore ce deuxième chapitre il n’existe aucune information disponible quant au choix technologique des ingénieurs chinois : simple flux ou double flux. S’il s’agit de la technologie double flux la Chine est alors très novatrice en ce qu’un tel dispositif peut fonctionner indéfiniment car il ne comporte pas de réflecteur en graphite mais il est beaucoup plus complexe à mettre en œuvre (voir le lien wikipedia ci-dessous). Si les ingénieurs chinois réussissent ils auront fait franchir un grand pas à l’humanité qui n’aura alors dans l’avenir plus aucun problème d’énergie.

Sources : World Nuclear News, https://www.nature.com/articles/d41586-021-02459-w et

https://en.wikipedia.org/wiki/Liquid_fluoride_thorium_reactor#Removal_of_fission_products

Zemmour : CenSurerA ou pas ?

Je n’ai pas de carte de journaliste et pourtant avec mon blog j’exprime mes opinions le plus souvent politiquement incorrectes et quelques 1500 personnes dans le monde entier lisent ce blog chaque jour. Je n’invente rien ce sont les statistiques de WordPress et d’ailleurs je suis parfaitement satisfait ainsi car je n’ai jamais cherché à être célèbre. Je ne réside pas en France mais si c’était le cas le CSA s’intéresserait-il à mon cas ? Cet organisme politisé au service du pouvoir alors que les élections présidentielles approchent a décidé de décompter le temps de parole sur les antennes d’Eric Zemmour, éditorialiste et essayiste, car le CSA considère que Zemmour, potentiel candidat à la présidentielle, doit se plier à ce contrôle purement politique.

Cet événement nécessite quelques explications. Zemmour fait peur au pouvoir en place car il est vraiment au dessus du troupeau des prétendants au poste de président. Il dispose d’une culture immense qui lui permet des analyses magistrales de la situation qu’elle soit économique, financière, sociale ou de politique nationale et internationale. Je regarde assez fidèlement l’émission « Face à l’info » de CNews au cours de laquelle Zemmour présente son édito pour chaque sujet abordé et j’ai bien compris quel serait son programme s’il était élu par le peuple français en mai prochain. Il bouscule la propagande gouvernementale lénifiante ainsi que les programmes d’une majorité de candidats au poste de président.

Zemmour préconise d’abord que la France quitte la zone euro, quitte l’Union européenne et quitte l’OTAN. Zemmour veut enfin fermer la France à toute immigration quelle qu’elle soit. C’est considérable car un seul candidat, déclaré celui-la, présente à peu de détails près le même programme. Il s’agit de François Asselineau. Ce programme est trop considérable pour les électeurs français qui, dans leur grande majorité, ne comprennent rien au fonctionnement centralisé et bureaucratique de l’Europe qui prive tous les Etats membres de leur souveraineté. Madame Le Pen a réalisé que quitter la zone euro serait trop compliqué et elle a abandonné cet aspect de son programme électoral.

Comme la classe dirigeante française a été formatée de longue date aux idéaux européens par conséquent elle redoute de voir un Zemmour véhiculer de telles idées de changement. Asselineau a été littéralement muselé, il n’apparaît jamais sur les plateaux des grands médias pour les mêmes raisons. Le gouvernement français a donc choisi une stratégie particulièrement mesquine pour réduire Zemmour au silence : le contrôle de son temps de parole par le CSA, ce qui constitue de fait une censure. Dans une démocratie c’est inadmissible ! Mais au fait la France est-elle toujours une démocratie et l’Union européenne est-elle toujours un ensemble démocratique de démocraties ? La réponse à ces deux questions est non …

La France dérive par petites touches vers un système totalitaire, le contrôle sanitaire en étant un élément essentiel et ce « pass » sera vite étendu à toutes sortes d’autres rubriques non plus sanitaires mais comportementales, alors ce sera le contrôle de chacun des citoyens dans ses activités quotidiennes. La Belgique, la Suisse, l’Espagne, et dans quelques jours l’Italie, suivront ce mouvement. Car c’est de l’ordre nouveau dont il s’agit. Eric Zemmour en parle au cours de ses diatribes et naturellement, avec sa culture historique immense, il compare cette évolution à celle de la mise en place du régime nazi en Allemagne au cours des années 1930. Avec les technologies modernes d’information l’évolution vers ce totalitarisme sera d’une rapidité incontrôlable, demain peut-être, et si nous restons comme des méduses dérivant au gré des courants à ne rien faire, nos libertés ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir.

Vous pouvez aussi voir ceci : https://www.youtube.com/watch?v=RKp7so6_V8k