Brève. Politique le traité d’Aix-la-Chapelle franco-allemand

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Mardi 22 janvier 2019 restera dans l’histoire future la date de la capitulation de la France au pied de l’Allemagne. La France s’engagera par ce traité à partager son siège au conseil permanent de sécurité de l’ONU et également à partager avec l’Allemagne son arsenal nucléaire et son armée.

Comme le souligne Olivier Berruyer sur son site « les crises » (lien ci-dessous) en commentant brièvement le texte intégral du traité tel qu’il sera signé mardi par Macron et Merkel, il s’agit d’un abandon de souveraineté de la France au profit de l’Allemagne. Je suggère à mes lecteurs de lire ce texte.

On ne peut que constater qu’après leur mandats, autant Merkel que Macron dont les mandats ne seront pas renouvelés, se laveront les mains de ce traité : « après nous le déluge » … De nombreux articles de ce traité sont contraires à la constitution française, le Conseil Constitutionnel pourra-t-il réagir ? Il est probable qu’il ne le pourra pas. Pourquoi le peuple français n’a-t-il pas été consulté ? Pourquoi le texte du traité n’a-t-il pas été soumis aux parlementaires ? Tout simplement parce que Macron a capitulé lamentablement aux pieds de Merkel : la France n’existe plus en tant que nation, elle va devenir de par les dispositions de ce traité un « land » allemand, point final !

Source du texte : https://www.les-crises.fr/urgent-texte-integral-du-traite-franco-allemand-daix-la-chapelle-qui-sera-signe-le-22-janvier/

Le fonio en Afrique sub-sahélienne : un espoir.

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En préambule de cet article paru dans les pages du journal genevois Le Temps il est nécessaire d’apporter quelques précisions. Le fonio est une graminée ( Digitaria exilis) apparentée au millet. L’origine de ce nom provient du Wolof foño. Les graines sont de très petite taille et la farine obtenue après séparation de l’enveloppe de la graine ne contient pas de gluten. Elle sert à préparer des gruaux qui peuvent être accommodés de diverses manières. La Guinée est l’un des plus importants producteurs de fonio mais la production par hectare dépasse rarement une tonne et est en moyenne de 150 à 200 kg par hectare. Enfin le fonio est riche en cystéine et en méthionine contrairement aux autres céréales comme le blé ou le riz.

Le fonio, la graine ignorée qui pourrait bénéficier à l’économie malienne

La charrette, tirée par un âne au trot, entre dans un petit village malien près du Burkina Faso. Le vent se lève. Bientôt, il tourbillonnera et amènera un de ces orages secs qui emportent les premières couches de la terre. La pluie tant attendue tombera enfin, mais matraquera le sol sec sans s’infiltrer. Les hommes courent décharger la charrette remplie à ras bord de ce qui semble être un tas de paille ou de mauvaises herbes. Pourquoi se donner tant de mal?

Ici, tout le monde sait qu’il s’agit du fonio, une légumineuse qui permet de se nourrir et de générer un revenu. L’une des seules options, en réalité, sur ces sols épuisés par le coton ou frappés par le changement climatique. Cette graine indigène pourrait répondre à deux des problèmes principaux du Mali: le chômage et la malnutrition qui, selon l’Unicef, tuent bien plus que les balles. Pourtant, en 2016, la production de fonio était de près de 25 000 tonnes seulement, une paille comparée aux plus de 8 millions de tonnes de céréales récoltées dans le pays.

Faim invisible

Les économistes classent le fonio comme une semence «sous-utilisée», c’est-à-dire plantée par des millions d’Africains mais peu ou pas encouragée par les politiques publiques qui subventionnent en revanche «l’or blanc», le coton et les engrais chimiques qui l’accompagnent. Le fonio et autres semences sous-utilisées sont des graines de solutions ignorées, alors que la famine connaît une recrudescence sur le continent. Ignorées par tous? Non! Parmi les irréductibles, et en première ligne depuis huit ans, on trouve l’organisation suisse Helvetas.

On est passé d’une économie de subsistance à une économie de marchéArrivée à la direction d’Helvetas au Mali il y a trois ans, Sylvaine Rieg explique qu’elle ne travaille que sur des «niches», des problèmes non couverts, et sur le long terme (dix-douze ans). L’organisation est financée par la Coopération suisse mais surtout par des particuliers (héritages, dons). Pourquoi choisir le fonio comme levier économique? «On est passé d’une économie de subsistance à une économie de marché pour acheter des choses dont les Maliens ont maintenant besoin. Ils vendent au maximum et préfèrent parfois cela à manger. Pourtant, la faim invisible est énorme», répond-elle.

Les équipes d’Helvetas avaient remarqué, il y a huit ans, que le traditionnel fonio, anciennement plébiscité pendant les famines, était délaissé, considéré comme «la céréale du pauvre», et vu comme exigeant un travail trop pénible au champ et pour la cuisinière. «On a cherché les contraintes du système, et investi uniquement là où un changement systémique pourrait être atteint», explique Sylvaine Rieg.

Neuf minutes au lieu de cinq heures

Concrètement, cela s’est traduit par un investissement de 66 580 690 francs CFA (117 000 francs) depuis 2008 qui a permis, entre autres, un partenariat de recherche et développement avec un constructeur privé pour inventer une nouvelle machine et la création d’un marché. Le projet s’étend sur une superficie de 2364 hectares et touche 2257 agriculteurs dont 735 femmes.

Presque en hurlant pour couvrir le bruit de la décortiqueuse, Amos Traore, vice-président de l’Union des agriculteurs du Cercle de Tominian, calcule: «Cette machine met neuf minutes là où une femme mettait cinq heures pour séparer les graines à la main. C’était très pénible, le fonio ressemble à des grains de sable!»

Pour l’acquisition de la semence, pas de multinationale à l’horizon. Elle se récupère dans les champs, s’obtient grâce au troc ou à un prix dérisoire (entre 200 et 400 francs CFA le kilo, soit 35 à 70 centimes). Les agriculteurs disent en acheter au semencier local tous les trois ans en moyenne. Quant au salaire pour une journée de travail dans les champs, il est de 1000 francs CFA, soit 1,75 franc. La machine, elle, coûte 1,5 million de francs CFA, soit 2640 francs.

Aux agriculteurs de jouer

L’engouement pour le fonio, qui ressemble, une fois transformé, à de la semoule, est visible dans les étals du pays. C’est la céréale qui se vend au meilleur prix, désormais jusqu’à 1500 francs CFA (2,64 francs) par kilo, «précuit» ou mélangé à une sauce arachide.

Ceci dit, Sylvaine reste prudente: «Il faut que ça fonctionne comme dans la vraie vie, pas comme dans un projet. On a subventionné les premières unités de production pour démontrer que ça marche, maintenant on travaille sur l’accès à des crédits pour que les agriculteurs investissent dans ces machines qui doivent être rentables.» La dernière machine développée en partenariat avec Helvetas arrivera dans la région de San (est du pays) en novembre prochain.


Après, ce sera aux agriculteurs de jouer. Et il ne faudra pas trop qu’ils comptent sur l’Etat malien. Harouna Coulibaly, agro-environnementaliste à l’Institut d’économie rurale (IER), travaille aussi depuis des années à valoriser le fonio auprès des autorités de son pays, notamment en vantant ses vertus contre le diabète et l’absence de pesticide: «Ce n’est pas vraiment dans leur philosophie ou en accord avec leurs indicateurs.»

Selon lui, des machines étaient bien prévues dans le Papam, le Projet d’accroissement de la productivité agricole au Mali, mais elles ne se sont jamais matérialisées. «La Banque mondiale vire l’argent au gouvernement et puis…», conclut-il. Le Ministère de l’agriculture n’a pas souhaité répondre à notre demande d’interview. Pourtant, l’enjeu est de taille dans un pays où plus de 60% des actifs travaillent dans le secteur agricole, et 80% en milieu rural.

La propagande « réchauffiste » dans tous ses états !

C’est un papier paru dans la revue Climatic Change – il fallait y penser – appartenant au groupe d’éditions scientifiques Springer qui nous rappelle, si on n’est pas encore convaincu, que le climat va inexorablement se réchauffer. L’étude réalisée sous la direction du Docteur Alan F. Hamlet de l’Université catholique privée Notre-Dame dans l’indiana s’est focalisée sur l’évolution des températures dans cet Etat et ses voisins du Middle-West américain. Comme on peut le constater la tendance de l’évolution des températures moyennes depuis 1910 n’est pas vraiment évidente :

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On ne peut que noter, comme pourraient le dire les acteurs des marchés financiers, une certaine « volatilité » depuis le début des années 2000 en raison des phénomènes El Nino. Calculer une régression sur ces données ne signifierait strictement rien et ceci d’autant plus qu’il s’agit de moyennes de températures comparées à une autre moyenne de températures de « référence » dont il n’est jamais fait mention avec précision, pour faire ressortir un écart par rapport à la normale, donc un peu (beaucoup) n’importe quoi. Calculer des différences de moyennes par rapport à d’autres moyennes de température n’a strictement aucune signification thermodynamique. C’est dire à quel point d’indigence intellectuelle et scientifique sont arrivés les climatologues grassement payés par les contribuables de tous les pays et pas seulement les familles des étudiants de l’Université Notre-Dame !

Puis les auteurs de l’étude, probablement non satisfaits des résultats de leurs compilations « températuresques » ont ensuite superposé aux observations les prédictions des modèles dits RCP, acronyme de Representative Concentration Pathways, qui se basent sur l’effet de serre, bien connu des auteurs climatologues, du gaz carbonique provenant de l’usage immodéré par les bipèdes peuplant par trop la planète de combustibles fossiles en tous genres, solides, liquides ou gazeux, c’est selon. Et alors on ne peut que constater que c’est donc bien du grand n’importe quoi. Trente-et-un modèles prédictifs (Nostradamus aurait probablement fait bien mieux) ont été compilés selon deux scénarios :

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Soit le monde entier, et pas seulement l’Indiana, se serre la ceinture énergétique et alors peut-être (puisqu’il s’agit de modèles qui n’ont encore jamais été vérifiés) la température, bien que continuant à augmenter se stabilisera autour de + 3,31 °C de plus qu’aujourd’hui vers 2100 – admirez la précision au centième de degré près – soit au contraire rien n’est décidé sur le plan mondial et alors ce sera l’enfer : 6,45 °C de plus toujours au centième de degré près !

Dans ces conditions il y aura probablement en 2100 des cocotiers à Indianapolis et la région sera recouverte d’une épaisse forêt tropicale ! Force est de constater que toutes ces prédictions relèvent du plus extravagant délire … Le pire est que la semaine prochaine à Davos le climat sera au centre des discussions entre politiciens, banquiers et affairistes de tout poil et il ressortira de cette réunion réservée aux « élites » mondiales qu’il faudra encore plus appauvrir le peuple pour sauver le climat. C’est vraiment du très, très grand n’importe quoi …

Lien et illustrations : https://doi.org/10.1007/s10584-018-2309-9 via le site de P. Gosselin notrickszone.com

BERCY : un relent d’Ancien Régime

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Tout commence le 25 août 1995 lorsque le Premier ministre de l’époque, Alain Juppé, sort du ministère des Finances le libéral Alain Madelin et le remplace par le centriste Jean Arthuis.

 Deux ans plus tard, ce dernier quitte Bercy à son tour, puis écrit un livre de souvenirs : Dans les coulisses de BercyLe cinquième pouvoir (Albin Michel 1998), comportant quelques anecdotes savoureuses et grinçantes sur les hauts fonctionnaires des Finances, les vrais patrons de ce colossal coffre-fort « aux allures staliniennes ».

Bernard Zimmern, fondateur et président d’honneur de l’IFRAP, qui a écrit également un essai, Changer Bercy pour changer la France (Tatamis, 2014), y rappelle que Jean Arthuis avait dû attendre six mois pour avoir le droit de consulter la liste des 200 plus hauts salaires de son ministère et encore, elle lui avait été fournie sur du papier chimique non photo-copiable. Zimmern parle du livre d’Arthuis comme d’un « témoignage de première main, à la fois fascinant et terrifiant » sur une « chasse gardée très protégée ».

Vingt ans après son arrivée à Bercy, l’ancien ministre centriste, dans une interview à L’Opinion, parle encore et toujours de ce château fort très secret qui abrite « une vraie légion romaine, à la fois loyale et experte », mais qui « fonctionne en silo » et dont « la culture d’opacité est solidement ancrée ». Et on finit par comprendre que les occupants permanents de Bercy ont des choses importantes à cacher à leurs ministres et à leurs concitoyens.

Dans cette énorme caserne, la première règle est de ne «rien laisser filtrer à l’extérieur », raconte Bernard Zimmern, qui a vécu de près « le coup de tonnerre du 10 janvier 2000 » lorsque la Cour des comptes, dans un rapport spécial sur les rémunérations dans la fonction publique, découvre que « le ministère le moins scrupuleux dans l’application des règles des finances publiques est le ministère des Finances », dont les dignitaires s’attribuent des primes injustifiées.

Plus grave, alors qu’ils sont chargés d’édicter et de surveiller la régularité des dépenses de l’État, 70 % de leurs primes « n’ont aucune base légale et ce pourcentage atteint 100 % dans le service des impôts (hors cadastre), et une grande partie de ces primes ne sont pas déclarées dans les déclarations d’impôts ».

Un énorme dossier de « corruption passive » selon Zimmern est ainsi révélé par la Cour des comptes grâce à la détermination sans faille de Pierre Joxe, son premier président.

Après divers remous médiatiques et quelques décrets légalisant ces « indemnités » litigieuses au lieu de les supprimer, que croyez-vous qu’il arriva ? L’opacité l’emporta.

Mais la Cour des comptes veillait : après deux enquêtes successives en 2010 et 2011 qui avaient pointé de nouveau le caractère « irrégulier » de certains avantages salariaux, son énième rapport sur la question vient d’être rendu public juste avant Noël sous la forme d’un référé qui, cette fois, met vraiment les pieds dans le plat.

Pour leur enquête, les juges de la rue Cambon ont décortiqué les salaires et revenus de plus de 750 hauts fonctionnaires de Bercy sur la période 2013-2015, et le bilan de leurs travaux est glacial.

Il y est question de la « persistance de pratiques indemnitaires irrégulières, notamment de dispositifs de rémunération sans base juridique » et d’indemnités « sans fondement légal », c’est-à-dire illégales en langage ordinaire. 

 Ils ont aussi constaté que 104 des 150 plus hautes rémunérations de Bercy sont perçues par des cadres supérieurs de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), lesquels touchent une moyenne de 202 000 euros par an, contre 175 000 pour ceux du contrôle budgétaire. S’agissant de moyennes, on peut aisément imaginer ce que peuvent être les sommets !

 Il faut savoir que cette fameuse DGFIP, qualifiée parfois de « pieuvre », est l’entité la plus importante du ministère des Finances tout en étant la plus opaque, avec 115 000 agents sur les 145 000 qu’emploie Bercy. C’est elle qui gère les 4 200 « centres des finances publiques » disséminés à travers le pays.
On avait déjà eu quelques échos sur les abus de la DGFIP dans différents ouvrages dont les informations se recoupaient.

Olivier Babeau, le jeune professeur d’économie de Bordeaux, dans son dernier essai L’Horreur politique.

L’État contre la société (Les Belles Lettres, 2017), nous avait appris que Bercy comptait « à lui seul 193 des 219 fonctionnaires les mieux payés de France », et que « les administrateurs des finances y gagnent entre 15 000 et 20 000 euros par mois ». 

 De leur côté, Thomas Bronnec et Laurent Fargues, les auteurs de Bercy au cœur du pouvoir (Denoël, 2011), avaient pointé « des grilles de rémunération à Bercy plus intéressantes que dans d’autres ministères pour l’encadrement supérieur [avec] une fourchette entre 15 000 et 17 000 euros net en moyenne par mois pour les directeurs installés de longue date ».

Rappelons que les ministres émargent à 10 000 euros brut et que le Premier ministre ainsi que le président sont à 15 000. Le cœur de Bercy est contrôlé par des super privilégiés qui s’attribuent à eux-mêmes les plus beaux salaires de la fonction publique, supérieurs à ceux de tous les ministres et du président lui-même à quoi certains ajoutent parfois des « indemnités sans fondement légal ».

Et on ne sait rien, bien entendu, de la part non imposable de leur rémunération globale et de leurs avantages en nature !

Le problème s’est encore aggravé en cette fin d’année avec la découverte par l’ancien député socialiste René Dosière, le « Monsieur Propre » des dépenses publiques, que les salaires des conseillers du gouvernement Philippe avaient augmenté de plus de 20 % par rapport à ceux du gouvernement Valls en 2016.

Autant la machine gouvernementale obéit à des règles strictes, autant un flou artistique règne sur les conseillers ministériels, pour lesquels il n’existe pas de grille des salaires.

Du coup, à Bercy, on se retrouve de nouveau en pleine opacité et on s’en donne à cœur joie : ainsi les jeunes hauts fonctionnaires, énarques ou pas, envoyés au charbon dans les cabinets ministériels peuvent-ils y profiter de ces indemnités de sujétions particulières (ISP) réservées aux fonctionnaires, qui leur permettent parfois de doubler leur rémunération.

Selon Michel Revol du Point, qui a réussi à obtenir des informations de première main, ces ISP pour les fonctionnaires de Bercy ont augmenté de 39 % par rapport à 2016, un record, et se montent à 5 484 euros par mois en moyenne, un autre record : s’ajoutant à leur salaire de base, cela leur donne un traitement brut moyen de 12 000 euros par mois, bien plus que celui de leur ministre !

On a vraiment le sentiment que ces gens vivent dans un autre monde, à de folles altitudes où tout est permis, même le pire, habités qu’ils sont d’un sentiment d’invulnérabilité, quoi que puisse en dire la Cour des comptes depuis une vingtaine d’années.

Ces mêmes hauts fonctionnaires de Bercy, en outre, n’ont rien trouvé de mieux que de se réjouir, et de le faire savoir, des dernières rentrées fiscales de l’impôt sur les sociétés en décembre, supérieures d’un milliard d’euros à leurs prévisions.

Un racket indigne d’une économie ouverte sur le monde, orchestré par des hauts fonctionnaires et des ministres qui n’ont même pas commencé à préparer ne serait-ce que le début d’une réduction significative des dépenses publiques du mammouth hexagonal. 

L’image fiscale de la France à l’étranger est, cette fois, atteinte pour longtemps. Comment des investisseurs internationaux pourraient-ils avoir confiance dans nos girouettes de Bercy ?

Quant à nos hauts fonctionnaires de la DGFIP, ils seraient bien inspirés d’éviter à l’avenir ces inconvenantes réjouissances sur les « rendements » du matraquage fiscal qu’ils continuent d’imposer à l’économie française, tout en s’attribuant à eux-mêmes des largesses illégales. »

Les adeptes du matraquage fiscal sont donc beaucoup plus laxistes en ce qui concerne leur propre situation; mais ça on le savait déjà !

Nous avons clairement affaire à une clique de privilégiés qui se croient tout permis, qui se pensent au-dessus des lois qu’ils appliquent durement au citoyen ordinaire et qui profitent impunément, de manière abusive, de l’argent gratuit extorqué au contribuable !

Les politiciens français ont créé, avec Bercy, un monstre administratif aussi nuisible qu’inutile, qui s’arroge illégalement des droits invraisemblables aux frais de la collectivité !

On a clairement l’impression d’être revenu au « bon vieux temps » des fermiers généraux de l’ancien régime ; ces collecteurs d’impôts, qui se faisaient affermer (d’où leur nom) le recouvrement de l’impôt. On estimait le montant de l’impôt recouvrable dans une région et ils avançaient au roi, moyennant commission, l’impôt à recouvrer à charge pour eux d’utiliser tous les moyens pour récupérer ensuite, sur la population, les sommes avancées ; ce qui a donné lieu à de nombreux abus (ils s’en mettaient plein les poches) !

La Cour des Comptes a dénoncé ces abus mais quelles sanctions seront encourues par les contrevenants ?

Aucune !

 

Sarkozy avait dit qu’il allait passer les cités au Kärcher ! Très franchement, un bon coup de Kärcher s’impose à Bercy et la morale de cette histoire est que les bandits ne sont pas toujours où l’on vous dit qu’ils sont !

(Document aimablement communiqué par un ancien fonctionnaire auprès des administrations précédant celle de François Hollande)

Commentaire personnel. À Bercy, le deuxième Palais de la République, règnent des répliques grandeur nature de Nicolas Fouquet pour ceux qui se souviennent de l’histoire de France et l’actuel occupant du fauteuil de Fouquet, version moderne, est d’une arrogance et d’une incompétence incommensurables contrairement à Fouquet qui était avisé mais tout aussi vicieux et attiré par le gain sur le dos des contribuables que les fermiers généraux modernes qui constituent un état dans l’Etat. Autres temps, même moeurs contrairement au diction …

Illustration : Nicolas Fouquet

La gigantesque révélation d’Angela Merkel

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Mes lecteurs se diront que je retarde dans l’actualité. Je n’ai pas de télévision chez moi, je ne lis aucun journal papier et je ne fais que parcourir les titres de quelques quotidiens disponibles sur le Web. L’essentiel des informations qui me parviennent proviennent de blogs anglo-saxons, québécois parfois, mais aussi les quotidiens francophones suisses ou belges, pour ce qui concerne les informations relatives à la France. Et comme étant un ancien scientifique je fais une revue quotidienne de quelques sites d’informations strictement scientifiques et je ne m’intéresse qu’aux articles appuyés sur des publications dans des journaux à comités de lecture mais jamais je ne prête une quelconque attention à des sites qui ont redigéré et le plus souvent déformé des informations pour les orienter à leur guise.

Bref, en « surfant » sur la chaine youtube où on trouve tout ce que l’on veut et son contraire je suis tombé par hasard sur un site québécois qui vaut le coup d’être regardé bien que datant du 14 novembre dernier. Ce qu’a dit la Chancelière Merkel à Donald Trump, le nationaliste bec et ongles américain presque caricatural, est édifiant et également terrifiant. Et pourtant j’avoue n’avoir pas noté cette information. Voici la traduction des propos d’Angela Merkel :

« À notre époque les Etats-Nations doivent aujourd’hui – devraient aujourd’hui, je veux dire – se préparer à abandonner leur souveraineté, mais naturellement selon une procédure ordonnée » … « Si vous faites partie de ceux qui pensent qu’ils peuvent résoudre tous les problèmes par eux-mêmes, c’est du nationalisme dans sa forme la plus radicale. Ce n’est pas du patriotisme ».

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C’est un aveu public de la part de la plus puissante politicienne d’Europe adressée aussi à tous les chefs d’Etat qu’une gouvernance supra-nationale se met progressivement en place. Le totalitarisme à l’échelle européenne sous la houlette des USA, de l’OTAN et de la CIA avec le leadership allemand ( ? ) paraît donc inévitable pour Merkel et il faut tous s’y préparer. Déclarer que le patriotisme et le nationalisme sont deux concepts séparés mérite réflexion.

Par un effet du hasard j’ai reçu hier la lettre de Donna Laframboise à laquelle je suis abonné, journaliste canadienne anglophone (malgré son patronyme), qui est tout à fait révélatrice et je vous livre une traduction de son billet ci-dessous.

Sans frontières nationales une démocratie est condamnée à mourir

Autrefois les peuples étaient gouvernés par le Roi et l’Eglise. le Roi décrétait. Nous les paysans nous obéissions. L’Eglise a insisté et nous les paysans nous nous sommes soumis.

Puis quelque chose de merveilleux advint. Les gens ordinaires ont été autorisés à voter et ils ont cru que par leur droit de vote ils pourraient écarter les mauvais leaders politiques, pas par des effusions de sang mais de manière ordonnée, par leurs suffrages. Ceci a été appelé la démocratie : un gouvernement avec l’assentiment des citoyens votants. Les Présidents ne sont des présidents que parce que nous les choisissons. Si les premiers ministres ignorent nos préoccupations alors nous ne voterons pas pour eux la prochaine fois. Nous voterons pour quelqu’un d’autre et ils feront leur valise.

La démocratie est donc un système de responsabilisation. les mauvaises lois peuvent être abrogées, les mauvaises politiques peuvent être remises en question et les électeurs pourront choisir quelqu’un qui changera de stratégie politique.

la démocratie ne peut pas fonctionner sans frontières nationales claires. Les électeurs d’un pays « A » décident de leur propre destin et seulement de leur destin. Les résultats des élections sont applicables sur leur territoire mais pas au delà. Dans le pays voisin, la nation « B », les électeurs ont le droit de choisir une autre voie et ils vivront avec les conséquences de leur décision à l’intérieur de leur territoire.

John Lennon avait écrit les paroles d’une de ses chansons « Imagine » :

« Imaginez qu’il n’y a plus de pays

C’est pas si difficile d’y parvenir

Plus personne à tuer ou pour qui mourir

Et plus de religion non plus

Imaginez tous les peuples vivant en paix … « 

Mais un monde sans pays est un monde dans lequel l’autonomie gouvernementale, c’est-à-dire des citoyens pilotant leur propre navire, est impossible. La paix universelle n’est qu’une belle fantaisie. L’oppression est ce qui arrive nécessairement quand les dirigeants sont irresponsables et quand les gens ordinaires n’ont plus de voix au chapitre. C’est alors le retour du vieux et terrible monde pour lequel nos prédécesseurs ont tant peiné pour s’en échapper, un monde dans lequel ce seront les nouveaux rois qui décideront et les paysans se plieront et un monde dans lequel les nouvelles églises insisteront pour que les paysans se soumettent.

Heureusement que mon espérance de vie n’est plus, statistiquement, que de quelques années, je ne verrai pas cette horreur se mettre en place … Note. To take swipe at somebody … = gifler quelqu’un …

https://www.youtube.com/watch?=BOmn4seBIVQ et aussi :

https://genius.com/John-lennon-imagine-lyrics

OGMs : mise au point au sujet du maïs

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Alors que 19 pays européens se plient aux injonctions de l’administration de Bruxelles et du Parlement européen de Strasbourg notoirement rongés de l’intérieur par les lobbys écologistes les plus radicaux du monde en ce qui concerne la culture des plantes génétiquement modifiés, mais aussi dans bien d’autres domaines, il est nécessaire de rappeler la réalité en ce qui concerne les OGMs et plus particulièrement le maïs. Voici les faits près de 35 ans après l’introduction commerciale en 1996 des plantes transgéniques par la société Monsanto – mais bien d’autres entreprises suivront – Monsanto qui a focalisé les récriminations infondées de ces activistes ignorants des subtilités biologiques ayant conduit à la création de ces plantes transgéniques de grande culture. Depuis leur introduction en 1996 les plantes génétiquement modifiées ont été adoptées par de nombreux pays devenant la biotechnologie la plus rapidement adoptée dans le monde. Leur culture est passée de 1,7 millions d’hectare au début de 1997 à 185 millions d’hectares en 2016 représentant 12 % de la production globale agricole, la moitié se trouvant dans les pays développés. En 2016 les différents traits introduits par transgénèse dans les principales cultures concernées – soja, maïs, colza et coton – sont la tolérance aux herbicides, 96 millions d’hectares soit 53 % des surfaces cultivées avec des plantes transgéniques, la résistance aux insectes : 25 millions d’hectares (14 % de cette surface cultivée) et ces deux traits combinés pour 58,5 millions d’hectares soit 33 % de la surface cultivée d’OGMs.

Malgré les milliers d’études réalisées et indépendantes des principaux producteurs de plantes transgéniques, il reste encore 38 pays dans le monde, dont 19 en Europe, qui ont officiellement interdit la culture de plantes génétiquement modifiées bien que ces pays n’aient pas prohibé l’importation d’aliments pour les êtres humains ou les animaux provenant de plantes elles-mêmes transgéniques, une situation pour le moins paradoxale. Le maïs, après le soja, est la seconde culture transgénique qui a fait l’objet du plus grand nombre d’études détaillées. Environ un tiers de la production de maïs dans le monde est d’origine transgénique. Il y a trente-trois millions d’hectares de maïs transgénique aux USA sur les 53 millions au total dans le monde soit un tiers de tout le maïs cultivé dans le monde sur 185 millions d’hectares. Le maïs transgénique a donc un bel avenir devant lui. Le chiffre d’affaire réalisé pour le seul maïs transgénique dans le monde est estimé à environ (2016) 8 milliards de dollars.

Depuis que les premiers maïs transgéniques ont été autorisés plus de 6000 publications scientifiques ont examiné en détail les avantages mais aussi les inconvénients de ces plantes. Il faut rappeler que dans la plus grande majorité des cas les semences de maïs commercialisées – transgéniques ou non – sont aujourd’hui des hybrides dits F1 qui permettent de combiner un trait génétique introduit et d’autres phénotypes permettant une optimisation des rendements ou une résistance à des conditions hydriques particulières. Les grands semenciers, souvent créateurs de ces plantes génétiquement modifiées, ont donc rendu captifs leurs clients c’est-à-dire les cultivateurs car sans ces hybrides de première génération ceux-ci ne seraient pas satisfaits économiquement des rendements des cultures.

Il existe selon une revue de ces 6000 publications pour la plus grande majorité conduites indépendamment des semenciers tels que Pioneer ou Monsanto des avantages ignorés des politiciens et des activistes écologistes qui ne cessent de décrier les plantes transgéniques. La résistance aux insectes ravageurs obtenue par l’introduction du gène codant pour la toxine Bt a permis, au delà d’une réduction considérable de l’épandage d’insecticides, de réduire presque totalement les risque d’apparition d’aflatoxines provoquées par des infections fongiques favorisées par la dégradation des grains par les insectes. Les risques de présence d’aflatoxines, des composés chimiques toxiques pour le foie et cancérigènes reconnus, sont diminués dans une proportion supérieure à 98 % par rapport à des plantes non génétiquement modifiées même traitées avec des insecticides plusieurs fois au cours de la saison de croissance.

En ce qui concerne strictement le coût et le rendement des récoltes de maïs peu d’études ont synthétisé l’ensemble des coûts ni établi de comparaisons détaillées avec des cultures identiques de cultivars non génétiquement modifiés. En effet, ce type d’étude est délicat car il est multi-factoriel. Ces études ont surtout consisté à comparer les rendements par hectare et il ressort que ces rendements oscillent autour de 18 % d’augmentation par rapport à des maïs transgéniques en comparaison de maïs conventionnels, plus précisément entre 5,6 et 24,5 % selon le type d’hybride concerné et dans des conditions de culture optimales. Pour les maïs génétiquement modifiés pour être résistants aux insectes (toxine Bt) l’amélioration est en général de 18 % également hormis les coûts des traitements à l’aide d’insecticides, les coûts des traitements chimiques n’ayant pas été pris en considération dans ces études.

Par contre tous ces travaux ont fait ressortir que les chutes de rendements des productions de maïs non génétiquement modifiés étaient généralement de 31 % par rapport aux maïs « Bt » et en moyenne de 10,5 % pour les maïs résistants aux herbicides, en l’occurence le glyphosate. Trente-et-un pour cent, économiquement parlant, c’est loin d’être négligeable mais encore une fois toutes ces études n’ont pas tenu compte des épandages répétés d’insecticides dans le cas des maïs non « Bt ».

Enfin une autre préoccupation des opposants aux plantes transgéniques concernait une modification de l’équilibre biologique des sols. Selon ces études il n’en est rien. Aucune modification significative des sols n’a pu être constatée ni aucun effet sur la fixation de carbone par les fanes de maïs laissées au champ. N’importe quel lecteur anglophone de mon blog peut se reporter à l’article dont il est fait référence dans ce billet et qui est libre d’accès :

Scientific Reports doi : 10.1038/s41598-018-21284-2

Un coup de chapeau à Emmanuel Todd

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La première interview d’Aude Lancelin après avoir été limogée de l’Obs a été d’accueillir Emmanuel Todd sur le plateau de sa chaine de télévision Le Media et j’ai « récolté » dans le cours de cet interview quelques pépites qui préfiguraient ce qui devait arriver, la révolte des Gilets jaunes, sans qu’Emmanuel Todd en ait – le 19 février 2018 – eu vraiment conscience. Il faut dire pour comprendre la signification de ce billet, je dirai à la gloire d’Emmanuel Todd, que celui-ci a osé prévoir la chute du bloc soviétique en 1976 alors qu’il était jeune doctorant à l’Université de Cambridge. Son ouvrage lui valut d’acerbes critiques mais suscita aussi la curiosité en particulier de la CIA. Je me trouvais à l’époque en Californie, à UCLA, et mon patron de recherche m’avait déclaré que jamais les Etats-Unis n’abandonneraient Berlin et que cet affrontement entre ce que l’on appelait alors les « deux blocs » était somme tout salutaire pour la paix mondiale.

Bref, Todd eut un trait de génie et il a ensuite prévu les « printemps arabes » en raison de l’alphabétisation croissante des populations de ces pays comme la Tunisie ou l’Egypte et il a continué dans cette veine de visionnaire en prédisant la chute de l’Empire américain dont on ne peut que constater la déliquescence tant au niveau de la situation de l’emploi (90 millions de personnes en âge de travailler et survivant avec quelques petits « boulots » payés à l’heure le plus souvent au « black ») ou l’augmentation de la criminalité et du nombre de décès par overdose d’héroïne ou de fentanyl (20000 morts chaque année) et ces stastistiques pour un essayiste qui a travaillé durant de nombreuses années dans le meilleur centre mondial d’études démographiques (l’INED) ne trompent pas.

Pour Todd la démocratie c’est voter pour la mise en place d’un gouvernement attentif aux souhaits des citoyens. Or à l’évidence ce n’était pas le cas pour lui en février 2018. Todd ajoutait avec ironie que si voter c’est mettre en place des politiques attentifs aux besoins des citoyens, alors la Russie est un pays plus démocratique que l’Europe ! Quand Aude Lancelin l’a « branché » sur les classes supérieures dirigeantes Todd a réagi en déclarant (je cite) qu’il fallait qu’il y ait un vrai débat avec les forces contestataires au sujet de l’origine du mal économique et social français. Pour Todd Macron ne comprend pas la situation économique dans laquelle se trouve la France de par son appartenance à la zone euro. C’était en février 2018 et Todd pressentait sans en avoir réellement conscience que le malaise social allait se manifester dans la rue et les ronds-points.

À propos de ronds-points il faut rappeler que le moindre de ces monuments routiers coûte au bas mot au moins 1 million d’euros s’il n’est pas décoré par un structure métallique repoussante qui alors augmente significativement son coût mais a rempli les poches d’un pseudo-artiste ami du maire ou du conseiller général du coin. C’est l’Europe festive, solidaire et résolument attachée à la sécurité routière. Mais aujourd’hui les ronds-points servent de lieux de rassemblement contestataire car les automobilistes en ont assez de servir de vache-à-lait pour le gouvernement. Ici dans l’archipel des Canaries il y a aussi des ronds-points, Europe oblige ! Et ce que Todd a souligné est un fait indéniable. Les États « cigales », France, Italie, Espagne, Portugal et Grèce, aux yeux de l’Allemagne et des Pays-Bas, ne respectent pas les engagements du traité de Lisbonne. Mais ces pays sont prisonniers des règles de Bruxelles et de la banque centrale européenne. Alors, selon ces directives, il faut encore plus imposer le peuple, la majorité, pour réduire les déficits et se conformer aux règles des traités qui ont été signés par des représentants que ce même peuple a élu.

Il n’est pas difficile de comprendre qu’il y a comme une odeur de guerre civile qui se profile en France, mouvement qui pourrait bien faire tache d’huile dans les pays catégorisés « cigales » par l’Allemagne mais aussi en Belgique qui est également un pays dont la pression fiscale est insupportable pour les habitants. Aux dernières nouvelles l’économie allemande s’effondre pour diverses raisons. L’ami américain a imposé aux Allemands les sanctions à l’encontre de la Russie puis de l’Iran. Un désastre pour l’économie allemande. De plus la politique énergétique qu’a choisi l’Allemagne va la conduire au désastre, c’est très clair. Alors les petits retraités allemands qui paient l’énergie électrique deux fois plus cher qu’en France, par exemple, pourraient bien se rebeller aussi … Comme a coûtume de le dire H16 en conclusion de ses billets relatifs à la France « ce pays est foutu », il devrait aussi élargir sa vision à l’Europe et comme l’a aussi prédit Emmanuel Todd « l’Europe est foutue » …

https://www.youtube.com/watch?v=nWsqj6PVIUA