Le « Deep State » Américain veut-il la peau de Donald Trump ?

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Article de Cynthia CHUNG paru le 19 janvier 2020 sur le site Strategic Culture Foundation

There is a kind of character in thy life, That to the observer doth thy history, fully unfold.” (Il y a dans la vie un coté pas totalement explicable qui, pour le spectateur, commande pourtant l’histoire)

William Shakespeare

Une fois de plus, nous nous trouvons dans une situation de crise, où le monde entier retient son souffle d’un coup et ne peut qu’attendre pour voir si ce nuage noir volatil flottant au dessus de nous va éclater dans un orage de guerre nucléaire ou passer sans danger. La majorité du monde semble avoir l’impression que ce destin destructeur oscille d’avant en arrière au gré de l’humeur d’un seul homme [le Président Trump]. Il est donc normal que pendant ces périodes de crise, nous tentions d’analyser et de prédire les pensées et les motivations de cette seule personne. L’assassinat du major-général Qasem Soleimani, véritable héros de ses compatriotes et incontestablement une figure clé de la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient, a été un crime terrible, une provocation horriblement répugnante. Il était censé provoquer une ferveur apoplectique, il était destiné à nous faire désirer la paix, indignés. Et c’est pourtant exactement ce que nous ne devons pas faire [en caractères gras dans le texte] .

Afin d’évaluer de telles situations, nous ne pouvons pas perdre de vue la situation dans son ensemble, et une indignation juste provoque malheureusement le contraire. Notre concentration devient de plus en plus étroite au point où nous ne pouvons que voir ou réagir dans l’instant présent avec ce qui est juste devant nous. Nous sommes réduits à une obsession des flux Twitter, des coupures de presse et du double langage des «déclarations officielles du gouvernement».

Ainsi, avant que nous puissions trouver un terrain ferme sur lequel nous tenir sur la situation d’aujourd’hui, nous devons d’abord comprendre ce qui a poussé les États-Unis à entamer une campagne de guerres sans fin pour imposer des changements de régimes politiques dans le monde entier après la Seconde Guerre mondiale, comme le précisait l’ancien chef des opérations spéciales le colonel Prouty devant l’Etat-Major inter-armées américain, après trois décennies de guerre en Indochine.

Le déplacement des pièces de l’échiquier dans l’ombre

Il est intéressant de noter que le 2 septembre 1945, le jour même de la fin de la Seconde Guerre mondiale, Ho Chi Minh allait annoncer l’indépendance de l’Indochine. Que le jour même où s’est terminée l’une des guerres les plus destructrices de l’histoire, une autre longue guerre a été déclarée. Churchill allait annoncer son «rideau de fer» contre le communisme le 5 mars 1946, et il n’y avait pas de retour en arrière possible à ce moment-là. Le monde n’avait que 6 mois pour récupérer avant d’être impliqué dans une autre guerre terrible, à l’exception des Français, qui iraient en guerre contre le Viet Minh son adversaire en Indochine française également quelques jours seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Dès son élection Truman organisa une réorganisation majeure du gouvernement américain et de son bureau des renseignements étrangers. Rappelons qu’il y eut une tentative de coup d’État militaire, qui a été dénoncée par le général Butler dans un discours public en 1933, contre la présidence de FDR (Roosevelt) qui avait accédé à la Maison-Blanche cette année-là. On pourrait dire qu’il y avait une désapprobation très marquée de la part des « coins sombres » [entendez le Deep State] pour la façon dont Roosevelt réorganiserait le gouvernement.

Un élément clé de cette réorganisation sous Truman a été le démantèlement du bureau de renseignement étranger précédemment créé par FDR, le Bureau des services stratégiques (OSS) le 20 septembre 1945, seulement deux semaines après la déclaration officielle de la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’OSS serait officiellement remplacé par la CIA le 18 septembre 1947, après deux ans de purge du renseignement américain et le déplacement interne des pièces d’échec dans l’ombre. En outre, le président Truman fondera également le Conseil de sécurité nationale (NSC, National Security Council) des États-Unis le 18 septembre 1947, le même jour où il fondera la CIA. Le NSC était un conseil dont la fonction était de servir de principal organe du président pour coordonner la sécurité nationale, les politiques étrangères et les politiques entre les divers organismes gouvernementaux.

Dans son livre le colonel Prouty déclare: «En 1955, j’ai été désigné pour établir un bureau des opérations spéciales conformément à la directive n ° 5412 du Conseil de sécurité nationale (NSC) du 15 mars 1954. Cette directive NSC pour la première fois de l’histoire des États-Unis a défini des opérations secrètes et confié ce rôle à la Central Intelligence Agency pour effectuer de telles missions, à condition que le NSC leur en ait donné l’ordre, et ont en outre ordonné au personnel des forces armées en service actif de rester à l’écart de ces opérations. Dans le même temps, les Forces armées ont reçu pour instruction de «fournir le soutien militaire aux opérations clandestines de la CIA en tant que fonction officielle. » [en caractères gras dans le texte]

Cela signifiait qu’il devait y avoir une symbiose entre le bureau du renseignement étranger et l’armée, et que le bureau du renseignement étranger jouerait le rôle de premier de cordée dans cette relation, ne prenant que les ordres du NSC. Bien que le NSC inclue le président, comme nous le verrons, le président est très loin d’être en mesure de déterminer les politiques du NSC.

Un héritage de guerres secrètes

« Il n’y a aucun exemple dans l’histoire qu’une nation bénéficie d’une guerre prolongée. »

Sun Tzu

Le 20 janvier 1961, John F. Kennedy a été élu en tant que président des États-Unis. En plus d’hériter de la responsabilité du bien-être du pays et de son peuple, il devait également hériter d’une guerre secrète contre le Cuba communiste dirigée par la CIA. JFK a été détesté dès le début par la CIA et certaines officines du Pentagone, ils savaient où il en était sur les affaires étrangères et qu’il serait en conflit direct pour ce vers quoi ils travaillaient depuis près de 15 ans. Kennedy serait naturellement informé de l’opération secrète de la CIA contre Cuba, ce que confirme Prouty dans son livre, qui avait été discrètement approuvée par l’administration Eisenhower en mars 1960 comme ne devant être qu’un modeste programme de soutien à l’exil cubain qui devait comprendre quelques petits parachutages au-dessus de la plage où s’effectuaient les opérations d’exil d’une brigade d’invasion de 3 000 hommes juste avant l’entrée en fonction de Kennedy.

Il s’agissait d’un changement massif dans les plans qui n’a été déterminé ni par le président Eisenhower, qui a averti à la fin de son mandat du complexe militaro-industriel comme un lourd fardeau à gérer, ni par le président Kennedy, mais plutôt par le bureau du renseignement étranger constitué de personnalités non élues. Cela montre le niveau d’hostilité que Kennedy a rencontré dès qu’il est entré en fonction et les limites du pouvoir présidentiel sans le soutien ni du renseignement ni de l’armée.

Dans les trois mois qui suivirent l’accession de JFK, l’opération « Bay of Pigs » (du 17 au 20 avril 1961) fut programmée. Comme le veut l’histoire révisionniste populaire JFK a refusé de fournir une couverture aérienne à la brigade cubaine en exil et l’invasion terrestre a été un échec catastrophique et une victoire décisive pour Castro et son pays. C’était très embarrassant pour le président Kennedy qui devait assumer la responsabilité publique de l’échec mais ce n’était cependant pas en raison de sa compétence douteuse mise en doute en tant que leader. C’était embarrassant car, s’il n’en avait pas pris la responsabilité publique, il aurait dû expliquer la véritable raison de l’échec, c’est-à-dire que la CIA et l’armée étaient contre lui et qu’il n’avait aucun contrôle sur eux. Si Kennedy devait admettre une telle chose, il aurait perdu toute crédibilité en tant que président dans son propre pays et sur le plan international, et aurait mis le peuple des États-Unis en danger immédiat en pleine guerre froide.

Ce qui s’est réellement passé, c’est qu’il y a eu annulation de la frappe aérienne prévue avant l’aube, par les bombardiers de la Brigade cubaine exilée au Nicaragua, pour détruire les trois derniers avions de combat de Castro. Cette frappe aérienne a été officiellement ordonnée par Kennedy lui-même. Or JFK était toujours opposé à une invasion américaine de Cuba, et frapper les derniers jets de Castro par la Brigade cubaine en exil aurait limité la menace de Castro, sans que les États-Unis soutiennent directement une opération de changement de régime à Cuba. Cela allait totalement à l’encontre du plan de la CIA pour Cuba.

L’ordre de Kennedy pour la frappe aérienne sur les avions à réaction de Castro serait annulé par l’adjoint spécial aux affaires de sécurité nationale McGeorge Bundy, quatre heures avant le décollage des B-26 de la Brigade d’exil du Nicaragua et Kennedy n’a pas été amené à prendre directement cette décision. De plus, le directeur du renseignement central Allen Dulles, l’homme en charge de l’opération Bay of Pigs, était malencontreusement hors du pays le jour du débarquement.

Le colonel Prouty, qui était chef des opérations spéciales à cette époque, explique cette situation: «Tout le monde lié à la planification de l’invasion de la baie des Cochons savait que la politique dictée par le NSC 5412 interdisait positivement l’utilisation de personnel militaire en service actif dans des opérations secrètes. A aucun moment une position de «couverture aérienne» n’a été écrite dans le plan d’invasion officiel… L’histoire de «couverture aérienne» qui a été créée de toute pièce est incorrecte. »

En conséquence, JFK, qui comprenait bien la source de ce fiasco, a mis en place un groupe d’étude cubain le lendemain et l’a chargé de déterminer la cause de l’échec de l’opération. Le groupe d’étude, composé d’Allen Dulles, du général Maxwell Taylor, de l’amiral Arleigh Burke et du procureur général Robert Kennedy (le seul membre auquel JFK pouvait faire confiance), a conclu que l’échec était dû à l’appel téléphonique de Bundy au général Cabell (qui était également Directeur adjoint de la CIA) qui a annulé l’ordre de frappe aérienne du président.

Kennedy les avait piégés.

De manière humiliante, le directeur de la CIA, Allen Dulles, a participé à la formulation de la conclusion que l’opération Bay of Pigs était un échec en raison de l’intervention de la CIA dans les ordres du président. Cela a permis à Kennedy de publier le mémorandum d’action sur la sécurité nationale # 55 le 28 juin 1961, qui a initié le processus de changement de la responsabilité de la CIA pour la confier aux chefs d’état-major interarmées. Comme le déclare Prouty, «Une fois pleinement mis en œuvre, comme Kennedy l’avait prévu, après sa réélection en 1964, cela aurait retiré la CIA des opérations secrètes. Mais il s’est avéré que ce fut l’un des premiers clous dans le cercueil de John F. Kennedy. »

Comme si une telle gifle à la CIA ne suffisait pas, Kennedy a forcé le directeur de la CIA Allen Dulles à démissionner, ainsi que le directeur adjoint des plans de la CIA Richard M. Bissell Jr. et le directeur adjoint de la CIA Charles Cabell.

En octobre 1962, Kennedy a été informé que Cuba installait des missiles soviétiques offensifs à 90 miles des côtes américaines. Les navires soviétiques avec encore plus de missiles étaient en route vers Cuba mais ils ont fini par rebrousser chemin à la dernière minute. Des rumeurs ont commencé à circuler selon lesquelles JFK avait conclu un accord secret avec le Premier ministre russe Khrouchtchev, selon lequel les États-Unis n’envahiraient pas Cuba si les Soviétiques retiraient leurs missiles. C’est alors que les critiques de l’attitude conciliante de JFK au sujet du communisme ont commencé à prendre de l’ampleur.

Le NSAM # 263, étroitement étudié par Kennedy, a été publié le 11 octobre 1963 et a décrit une décision politique «de retirer 1 000 militaires [du Vietnam] d’ici la fin de 1963» et a en outre mentionné que «Il devrait être possible de retirer du Vietnam la majeure partie du personnel américain [y compris la CIA et les militaires] en 1965». Le journal des Forces armées Stars and Stripes titra en grosses lettres LES TROUPES AMÉRICAINES HORS DU VIETNAM EN 1965. Kennedy gagnait le match et s’attirait la sympathie peuple américain. Ce devait être le dernier clou du cercueil de Kennedy.

Kennedy a été brutalement abattu un mois plus tard, le 22 novembre 1963. Sa mort ne devrait pas seulement être considérée comme une perte tragique mais, plus important encore, elle devrait être reconnue comme un coup d’État militaire réussi qu’elle a été et est encore. La CIA a montré jusqu’où elle était prête à aller si un président faisait obstacle. (Pour plus d’informations sur ce coup d’État, reportez-vous au procureur de la Nouvelle-Orléans de l’époque, le livre de Jim Garrison. Et au film d’Oliver Stone, très bien documenté, «JFK»). Liens en fin d’article

De l’autre côté du miroir

Le 26 novembre 1963, quatre jours après le meurtre de Kennedy, le président de facto Johnson a signé le NSAM # 273 pour commencer le changement de politique de Kennedy sous le numéro 263. Et le 4 mars 1964, Johnson a signé le NSAM # 288 qui a marqué l’escalade totale de la guerre du Vietnam et a impliqué 2 709 918 Américains servant directement au Vietnam, avec les 9 087 000 de toutes les autres Forces armées américaines pendant cette période.

La guerre du Vietnam, ou plus précisément la guerre d’Indochine, se poursuivra pendant 12 ans après la mort de Kennedy, soit un total de 20 ans pour les Américains.

Bien d’autres opérations secrètes se sont poursuivies, mais la prochaine guerre sans fin à grande échelle qui impliquerait le monde commencerait de plein fouet le 11 septembre 2001 sous le titre risible de « War on Terror », qui est fondamentalement un autre rideau de fer, une continuation de 74 ans de guerre froide. Une guerre qui n’est pas censée prendre fin tant que les changements ultimes de régime ne sont pas accomplis et que le monde n’assiste pas au renversement de la Russie et la Chine. L’Irak était destiné à l’invasion bien avant la guerre du Golfe de 1990 et même avant que Saddam Hussein ne soit soutenu par les Américains dans la guerre Irak-Iran dans les années 1980. L’Iran avait déjà subi un changement de régime soutenu par la CIA en 1979.

La CIA et l’armée américaine avaient compris bien à l’avance que le renversement de la souveraineté en Irak, en Libye, en Syrie et en Iran devait se produire avant que la Russie et la Chine puissent y mettre leur main. De telles tactiques de guerre étaient formulées après 3 décennies de contre-insurrection de la CIA pour combattre «l’insurrection communiste» de l’Indochine. C’est ainsi que fonctionne l’insurrection d’inspiration terroriste d’aujourd’hui, en tant que formule parfaite de la CIA pour un bain de sang sans fin.

L’ancien directeur adjoint de la CIA (2010-2013) Michael Morell, qui soutenait Hillary Clinton pendant la campagne électorale présidentielle avec véhémence contre l’élection de Trump, qui, selon lui, était manipulé par Poutine, a déclaré dans une interview en 2016 avec Charlie Rose que les Russes et les Iraniens en Syrie devraient être tués secrètement pour «payer le prix».

Par conséquent, lorsqu’une frappe de drone survient pour assassiner un major général iranien, même si le président américain en prend l’initiative, il ne faut pas se précipiter pour croire que c’est nécessairement le cas ou que c’est l’histoire complète. De même on ne peut pas prendre à la lettre les déclarations du président Rouhani acceptant la responsabilité de l’armée iranienne abattant «par accident» l’avion Boeing 737-800 qui contenait 176 civils, pour la plupart iraniens, comme quelque chose qui peut être relégué à la négligence criminelle, mais plutôt qu’il se passe très probablement autre chose en coulisse.

On ne peut pas non plus rejeter d’un bloc la publication en temps opportun, ou plutot la « fuite », du projet de lettre du commandement américain au gouvernement irakien à Bagdad qui suggère un retrait des forces américaines du pays. Cette coïncidence place certainement le président américain dans une situation embarrassante, bien que la décision de maintenir ou non les forces américaines en Irak ne soit pas une simple question que le président peut seul déterminer. En fait, il n’y a aucune raison pour que, après avoir examiné le cas de JFK, nous devrions imaginer une telle chose.

On pourrait supposer que le président américain a été manipulé et donc piégé, avec la désignation officielle des brigades Al-Kuds comme «terroristes» en avril 2019 par le département d’État américain, une décision qui a été fortement soutenue par Bolton et Pompeo, qui étaient tous deux membres du NSC à l’époque. Cela a rendu légal la frappe d’un drone militaire américain contre Soleimani dans le cadre de l’AUMF 2001, décision dans laquelle il est précisé que l’armée américaine peut attaquer tout groupe armé considéré comme une menace terroriste. Bolton et Pompeo n’ont pas caché qu’ils étaient ravis de l’assassinat de Soleimani et Bolton est même allé jusqu’à tweeter «J’espère que c’est la première étape d’un changement de régime à Téhéran». Bolton n’a pas caché non plus qu’il est impatient de témoigner contre Trump dans son éventuel procès pour destitution.

L’ancien directeur de la CIA, Mike Pompeo, a été enregistré lors d’une conférence, enregistrement encore inconnu récemment, mais à en juger par les rires du public composé d’agents en herbe de la CIA, où il admet que bien que la devise des cadets de West Points soit «Vous ne mentirez pas, ne tricherez pas ou ne volerez pas, et ne tolérerez pas ceux qui le font », sa formation dans le cadre de la CIA était tout le contraire, déclarant : « J’étais le directeur de la CIA. Nous avons menti, nous avons triché, nous avons volé. C’était comme si nous avions des cours de formation complets, (longue pause) Cela vous rappelle la gloire américaine. »

Ainsi, il ne devrait pas être surprenant pour quiconque dans le monde, à ce stade de l’histoire, que la CIA ne fasse allégeance à aucun pays. Et l’on ne peut guère s’attendre à ce qu’un président, qui est activement attaqué de toutes parts dans son propre pays, soit en mesure de tenir la CIA responsable de ses crimes passés et futurs.

Article de Cynthia CHUNG paru le 19 janvier 2020 sur le site Strategic Culture Foundation

Cynthia Chung est conférencière, écrivaine et co-fondatrice et éditrice de la Rising Tide Foundation (Montréal, Canada).

Liens. https://www.strategic-culture.org/news/2019/11/24/on-churchills-sinews-of-peace/

https://winstonchurchill.org/publications/finest-hour-extras/churchill-and-eugenics-1/

https://www.youtube.com/watch?v=16uhS-Iqi7E

JFK: The CIA, Vietnam, and the Plot to Assassinate John F. Kennedy Paperback Apr 1 2011 by L. Fletcher Prouty (Author), Jesse Ventura (Foreword), Oliver Stone (Introduction)

https://www.youtube.com/watch?v=qGPuSxuT6pM

https://www.youtube.com/watch?v=DPt-zXn05ac

 

En France où passe tout ce pognon de fou ?

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J’ai noté sur un bout de papier diverses données relatives au budget de l’Etat français dont le poids représente 56 % du produit national brut, une notion contestable mais qui néanmoins donne une image de la réalité. Pendant des années, depuis le septennat de Giscard, ce sont les petits arrangements entre amis politiques qui se sont surajouté les uns après les autres pour former un système kafkaïen de passe-droit, d’avantages fiscaux, de facilités variées pour laisser circuler librement les capitaux, c’est du moins ce qu’affirmaient les politiciens. Simultanément la complexification du code du travail a figé la créativité des entrepreneurs et, ajoutant à ce code d’une complexité telle qu’aucun autre pays dans le monde oserait s’en inspirer, les mesures fiscales imposées aux entreprises découragent plus d’un citoyen de laisser libre cours à ses projets d’entrepreneur. L’ensemble de ces lois et décrets a conduit l’Etat français au bord du gouffre.

La dette de la France, toutes dettes confondues, hors dettes privées, des entreprises et des personnes physiques, mais incluant les dettes des entreprises publiques, des hôpitaux et des collectivités locales atteint 3,5 fois le montant du PIB : encore plus que celle du Japon, pays tant critiqué par de nombreux analystes économiques pour sa gestion. Peu de ces analystes dénoncent le montant monstrueux de la dette de l’Etat français. Et pourtant, tous ces petits arrangements de copinage accumulés avec les années qui devraient faire l’objet d’un audit détaillé et impartial montrent que les quelques centaines de niches fiscales organisées pour favoriser les uns ou les autres représentent un manque à gagner pour l’Etat français de 200 milliards d’euro chaque année. La corruption, le plus souvent organisée par les politiciens eux-mêmes, représente également 200 milliards perdus chaque année. Ce poste comprend les arrangements consentis par le ministère des finances pour les plus riches afin qu’ils protègent au mieux leur patrimoine considérant qu’ils sont utiles pour l’économie française, ce qui conduit tout naturellement à des évasions fiscales massives. Bref, il s’agit d’une collusion entre le monde politique et le monde financier puisque c’est ce dernier qui dirige le pays et non pas les élus.

À tous ces manques à gagner pour l’Etat il est également intéressant de se pencher sur les postes de dépense extravagants. La « politique de la famille » coûte globalement à l’Etat 300 milliards d’euros par an si on prend en compte les allocations familiales, les réductions d’impôt selon le nombre d’enfants, les allocations variées de rentrée scolaire ainsi que la prise en charge des visites prénatales et post-natales, sans oublier les congés accordés aux mères en partie à la charge de l’Etat. Le chiffre de 300 milliards est une estimation haute qui peut être contestée puisque les estimations varient entre 75 et 300 milliards. J’ai tout noté depuis plus d’un mois ! Et pourtant … le taux de natalité en France diminue régulièrement pour ne plus assurer le renouvellement de la population. Si on entre dans le détail il faut reconnaître que pour les Français « de souche » le taux de natalité est à peine de 1,4 enfant par femme féconde et le taux de natalité global de la France reste enviable pour des pays comme l’Espagne, l’Italie ou encore l’Allemagne car dans la population immigrée ancienne ou récente ce taux est très supérieur à 1,4 enfant par femme. En effet, avoir des enfants, beaucoup d’enfants, correspond en Afrique, du Maghreb au sud du Sahel à un capital, et en France à une rente : les immigrés d’Afrique ont importé leur concept de capital humain que représentait dans leur pays d’origine le fait d’avoir beaucoup d’enfants, plus de 4 par couple. Ce n’est pas moi qui l’affirme mais une des sources citées en fin de billet.

Et pour ne pas être en reste il faut ajouter deux postes à ce manque à gagner qui se monte déjà à plus de 200 milliards par an (on ne peut pas tout supprimer) : le coût de fonctionnement global de ce monde politique qui s’élève à 15 milliards par an, vous avez bien lu. Deux petits détails : le seul fonctionnement du Sénat coûte aux contribuables 1 milliard d’euros par an et celui de l’Elysée, il y a moins de rentiers à l’Elysée qu’au Sénat, seulement 105 millions d’euros par an ! Pour aggraver la situation l’administration, je n’ose pas dire toute l’administration mais seulement celle de la santé, accepte les yeux fermés ou sur ordre du gouvernement de laisser passer une fraude sur les retraites ou les soins de santé, fraude qui coûte aux contribuables 15 milliards d’euros par an. Au bas mot si le gouvernement acceptait qu’un bureau d’audit privé passe en revue l’ensemble des dépenses de l’Etat, un premier jet d’une telle intervention d’audit, si elle était prise en considération, ce qu’elle ne fait jamais avec les rapports de la Cour des Comptes, permettrait instantanément d’économiser au moins 430 milliards d’euros.

À ces économies l’audit des comptes publics qui est réclamé par un nombre croissant de citoyens pourrait se pencher sur les subventions accordées généreusement par l’Etat aux « associations à but non lucratif type loi de 1901 ». La grande majorité de ces associations est inutile voire néfaste. Mais encore une fois les lois sont ainsi faites pour encourager une autre forme de corruption légale car un grand nombre de ces associations représente un levier pour l’action des politiciens. Les estimations du montant des aides de l’Etat aux associations sont très vagues puisque certains analystes mentionnent seulement 10 milliards d’euros et d’autres jusqu’à 50 milliards par an. Quel est le montant exact des aides de l’Etat aux partis politiques et aux syndicats ? Nul ne le sait car il s’agit pour les premières de copinages sordides décidés depuis longtemps par ce même monde politique et pour les syndicats il s’agit d’acheter la paix sociale, on peut légitimement s’étonner.

Il y a donc des « mines » d’économies parfaitement exploitables pour équilibrer le budget de l’Etat qui ainsi pourra commencer à rembourser ses dettes plutôt que de léguer ce fardeau à nos petits-enfants. De plus toutes les « économies » réalisables – demain matin – permettraient de réduire substantiellement les impôts et autres taxes ou contributions car l’Etat français dans sa frénésie de taxations diverses ne fait qu’accélérer la paupérisation du petit peuple. Enfin, comme une cerise sur ce gâteau fiscal et tout ce pognon fou dépensé outrageusement, il ne faut pas oublier les taxes sur les carburants, l’électricité et le gaz qui ne servent qu’à défigurer la campagne française profonde avec d’énormes moulins à vent qui ne servent à rien. Ce sont des impôts déguisés en « contribution pour le sauvetage du climat ». On ne peut qu’être admiratif devant cette créativité à double sens des services financiers français. Mais si cette situation perdure il est certain que ça ne pourra que très mal se terminer …

Sources : par ordre alphabétique Patrick Artus, Philippe Béchade, Olivier Delamarche, Charles Gave, Jacques Sapir, Eric Zemmour, et bien d’autres analystes qui, raisonnablement, ne peuvent être taxés ni d’extrême gauche ni d’extrême droite.

Illustration. Fondation d’une éolienne dans la campagne française, voilà où passe par exemple tout de pognon fou …

Une simple expérience que peut réaliser un professeur de sciences de collège infirme l’effet de serre du CO2

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Parfois les démonstrations expérimentales les plus simples peuvent mettre à mal les affabulations dont on nous serine les oreilles depuis des années au sujet du prétendu effet de serre du CO2. N’importe qui peut reproduire pour ses enfants l’expérience réalisée par le Professeur de physique Paul Wagoner pour démontrer que le CO2 n’est pas un gaz à effet de serre. Voici ci-dessous le montage simple réalisé pour l’expérience. Le matériel requis est simple. Il faut un thermocouple et un petit système d’acquisition des données acquises par le thermocouple en fonction du temps. Le reste ce sont quelques pièces de Lego, des petits panneaux de plastique et deux lampes à incandescence rayonnant dans le visible et l’infra-rouge proche. Il faut également disposer d’une petite bouteille d’argon sous pression et d’une cartouche de CO2. Avant d’initier l’expérience on remplit un grand sac en plastique avec de l’argon et un autre sac avec du CO2 que l’on va laisser disponibles pour que la température des deux gaz atteigne la température du container vide prévu à cet effet et surmonté d’une lampe à incandescence.

Une première expérience est réalisée en insufflant lentement le CO2 dans le container ouvert vers le haut pour remplacer l’air qui s’y trouve quand la températures du gaz s’est stabilisée et le boitier d’acquisition de données est mis en opération pour enregistrer la variation de température sous l’effet de la lampe à incandescence. On répète ensuite la même opération avec de l’argon (Ar). On compare ensuite les résultats.

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Les densités du CO2 et de l’argon sont sensiblement identiques et ces deux gaz sont plus dense que le mélange azote + oxygène de l’air. Ils vont donc stagner dans le container lors de l’expérience jusqu’au début de la diffusion par le haut vers l’air ambiant. L’argon est totalement transparent aux rayons infra-rouges et le CO2 absorbe les infra-rouges dans les bandes de 4-4,5 et 14-16 microns de longueur d’onde. Il faut aussi rappeler ici -et c’est important – qu’il y a 23 fois plus d’argon que de CO2 dans l’atmosphère. Que constate-t-on ? Qu’il s’agisse du CO2 ou de l’argon on observe une augmentation de la température de l’enceinte délimitée par le container d’environ 7 degrés. Puisque l’argon est transparent aux infra-rouges et qu’il est plus lourd que l’air on ne peut expliquer cet échauffement que par une diminution des courants de convection en raison de la densité de ce gaz. C’est la seule explication qui soit convaincante. Mais alors pourquoi observe-t-on un effet identique avec le CO2 et non pas un échauffement plus important si ce gaz présente des propriétés d’ « effet de serre » c’est-à-dire de rétro-radiation ? Tout simplement parce que, comme pour l’argon, la densité du gaz entraine également une réduction des courants de convection ce qui limite la dissipation de l’énergie thermique vers la partie supérieure de container.

Mais alors où est passé l’effet de serre qui aurait du être massif avec du CO2 pratiquement pur ? Ou bien cet effet de serre n’existe pas ou bien, s’il existe, il est totalement négligeable. Les esprits grincheux diront que l’expérience est trop simple pour prouver quoi que ce soit et ils utiliseront toutes sortes d’arguments pour démontrer que cette expérience ne prouve rien, préférant rester dans la certitude que leur enseigne l’IPCC. La démonstration mathématique détaillée montrant que s’il y a un effet de serre du CO2 celui-ci est négligeable se trouve dans l’article parue dans l’American Journal of Physics disponible avec l’identifiant suivant : doi : 10.1119/1.3322738

Actualité. La justice italienne dans le potage ondulatoire …

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Après le tremblement de terre qui détruisit la majeure partie de la ville d’Aquila en Italie en 2009 la justice italienne poursuivit des géologues et les condamna à la prison pour ne pas avoir été capables de prédire ce tremblement de terre – des ondes sismiques – alors qu’ils étaient payés par les contribuables pour leurs travaux. Cet événement provoqua la risée du monde entier en particulier des Japonais qui vivent quotidiennement ou presque avec les tremblements de terre et qui investissent des sommes colossales pour tenter de prévoir les tremblements de terre avec un délai de plus de quelques minutes. Au delà c’est l’inconnu.

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Cette fois c’est la cour d’appel de Turin qui vient de condamner la compagnie de téléphone Telecom Italia en raison de la plainte d’un employé qui souffre d’une tumeur au cerveau. Les juges se sont-ils inspiré des délires de la justice française qui avait grassement indemnisé une folle qui prétendait que les « ondes » la rendaient malade et qui avait contacté l’association Robin des Toits (loi 1901, donc financée par les contribuables) pour trouble de sa santé dégradée par les « ondes » (voir les billets des 27 août 2015 et 17 février 2016 sur ce blog). Ou bien ces juges qui ont ignoré les arrêts de l’agence sanitaire italienne ont fait appel à des expertises indépendantes, ignorant le verdict des scientifiques relatifs à la totale innocuité des radiations électromagnétiques émises par un téléphone portable. Ou alors ces mêmes juges ont peut-être invoqué le fameux principe de précaution. Jamais les chimistes n’ont pu être capables d’exploiter le pouvoir de ces ondes radio pour favoriser des réactions chimiques. Elle dissipent leur énergie en chaleur, une quantité de chaleur infinitésimale dans le cas d’un téléphone cellulaire qui ne peut en aucun cas provoquer l’apparition d’une tumeur.

Le plaignant est donc un escroc, mais en Italie c’est commun … comme en France. Sans autre commentaire.

Des peupliers génétiquement modifiés « écolos » !

Le peuplier est un arbre à croissance rapide utilisé pour fabriquer des emballages (de moins en moins), certains contre-plaqués et aussi, et surtout, pour faire du papier. Comme tous les arbres le peuplier fleurit au printemps. Or la floraison, du point de vue du propriétaire d’une plantation de peupliers, est inutile. Les biologistes ont séquencé l’ADN du peuplier en 2006 et cet arbre eut donc le privilège d’être le premier à révéler les secrets de son métabolisme. Depuis il est une plante de laboratoire très étudiée. Au cours des décennies passées les laboratoires nationaux français de recherche agronomique (INRA) mirent au point un peuplier qui ne fleurissait pas en « éteignant » les gènes impliqués dans le processus de floraison dans le but de prouver que la floraison retardait globalement la croissance de l’arbre. Las ! Les organisations opposées aux plantes génétiquement modifiées (OGM) firent le ménage dans les plantations expérimentales en plein-champ. Des millions d’euros provenant du porte-monnaie des contribuables furent ainsi gaspillés au nom de la cause écologiste soutenue par des activistes détestables comme José Bové avec sa clique de faucheurs d’OGMs. L’INRA, dont la direction est envahie d’écologistes (l’INRA s’appelle maintenant INRAE : Institut Nationale de Recherche en Agronomie et Environnement), interdit donc toute modification génétique de quelque plante que ce soit et dans quelque but que ce soit. Ainsi la France a choisi le camp de l’obscurantisme et a perdu le rôle majeur qu’elle jouait à la fin des années 1990 dans le domaine de la modification génétique des plantes mais aussi, ce qui est beaucoup plus grave elle a perdu son expertise dans ce domaine.

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Aux Etats-Unis il n’existe pas ce genre de mouvements écologistes, encore qu’il faille être prudent quant aux motivations profondes d’un organisme financier comme BlackRock qui vient officiellement de se désengager des compagnies impliquées dans les énergies carbonées fossiles, mais c’est une autre histoire. Pour la modification génétique des arbres les biologistes de l’Université d’Arizona à Tucson avec la collaboration étroite du Helmholtz Zentrum de Münich en Allemagne ont trouvé un stratagème pour s’affranchir complètement de toute attaque idéologique concernant leurs travaux sur le peuplier. Le peuplier entre en effet dans la panoplie des matières premières pour produire des bio-combustibles mais cet arbre, comme beaucoup d’autres espèces telles que par exemple l’eucalyptus, produit de l’isoprène, un métabolite volatil qui protège la plante contre les stress hydrique ou thermique. L’ensemble du monde végétal produit chaque année environ 600 millions de tonnes d’isoprène qui se retrouvent dans l’atmosphère alors que l’industrie chimique n’en produit que 800000 tonnes. C’est dire l’importance de tenter de construire génétiquement des peupliers qui ne produisent pas d’isoprène. Là où l’astuce a permis à ces biologistes de s’affranchir de toute attaque idéologique de la part des protecteurs de l’environnement réside dans le fait que l’isoprène est aussi « mauvais » pour le climat que le méthane …

Pour arriver à leurs fins les biologistes ont utilisé la technique dite d’ « interférence ARN » qui rend silencieuse l’expression des gènes ciblés au niveau de la traduction en protéine des ARNs permettant la synthèse de ces dernières. Parmi un grand nombre de candidats de souches de peupliers ainsi transformés pour ne plus exprimer l’enzyme final de la synthèse de l’isoprène quelques-uns ont été sélectionnés pour leurs propriétés végétatives satisfaisantes ont donc été choisis pour des essais plain-champ qui ont duré plus de 8 années. Les résultats de ces travaux sont satisfaisants et la croissance des arbres n’est pas affectée par l’absence d’isoprène comme l’indique la figure ci-dessous qui compare les émissions d’isoprène et la photosynthèse où CN est un peuplier témoin non modifié en regard des lignées modifiées.

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On peut pronostiquer que les idéologues qui combattent pour la préservation du climat seront satisfaits et que ceux parmi ces idéologues qui combattent les plantes génétiquement modifiées devront se rendre à l’évidence : la modification génétique des plantes présente des atouts qu’il n’est pas possible de nier. Le projet de l’INRA de produire des peupliers incapables de fleurir aurait pu entrer dans cette catégorie puisque leur croissance accélérée, sur le papier puisqu’aucun essai plein-champ de longue durée n’a pu être réalisé, aurait permis de prouver que la fixation de carbone était également améliorée, ce qui en son temps aurait satisfait les écologistes. La morale de cette histoire est que l’idéologie stupide des écologistes qui a envahi tous les niveaux du pouvoir en France a conduit et continuera à conduire à des aberrations économiques que la science, la vraie science et elle seule aurait pu améliorer.

Source et illustrations, PNAS : http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1912327117 aimablement communiquée par le premier auteur de la publication qui est vivement remercié ici.

 

 

 

Le doute chez les activistes de l’écologisme ?

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L’organisation internationale Deep Green Resistance (DGR, Massachusetts) a pour mot d’ordre la destruction totale de l’économie industrielle, c’est-à-dire du capitalisme et par conséquent du bien-être auquel tout le monde veut accéder. Cette organisation d’extrême gauche considère que le monde industriel, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est le seul responsable de la perte de biodiversité et de l’accroissement de la pollution sous toutes ses formes, pollution largement provoquée par l’industrie chimique et la production d’électricité à l’aide de combustibles fossiles. Curieusement cette organisation extrémiste fait preuve d’une certaine candeur en suivant paradoxalement l’avis d’un grand nombre de scientifiques considérés comme sceptiques qui affirment depuis de nombreuses années que le gaz carbonique (CO2) n’est ni toxique, ni préjudiciable pour le climat mais au contraire bénéfique pour la biosphère végétale et planctonique. Le fait de prôner le développement des énergies dites renouvelables pour réduire la production par le secteur de l’énergie de gaz carbonique apparaît donc pour DGR ne plus être à l’ordre du jour, un revirement inattendu dans l’idéologie de cette organisation. Ces gauchistes rêveurs commenceraient-ils à prendre conscience de la réalité ?

Je n’invente rien ! Allez sur le site de DGR et vous constaterez que le texte ci-dessous figure bien dans les objectifs de cette organisation. Quand les écologistes sont rattrapés par la réalité il y a encore quelques petits espoirs. Voici un «copié-collé » après traduction de ce qu’écrit DGR sur son site :

La technologie verte sauvera-t-elle la planète?

NON. Les éoliennes, les panneaux solaires photovoltaïques et le réseau lui-même sont tous fabriqués à partir d’une énergie bon marché issue de combustibles fossiles. Lorsque les coûts des combustibles fossiles commenceront à augmenter, ces articles hautement manufacturés cesseront tout simplement d’être réalisables.

Les panneaux solaires et les éoliennes ne sont pas faits de rien. Ils sont fabriqués à partir de métaux, de plastiques et de produits chimiques. Ces produits ont été extraits du sol, transportés, transformés, fabriqués. Chaque étape laisse derrière elle une traînée de dévastation: destruction de l’habitat, contamination de l’eau, colonisation, déchets toxiques, travail forcé, émissions de gaz à effet de serre, guerres et profits des entreprises.

Les ingrédients de base des énergies renouvelables sont les mêmes matériaux qui sont omniprésents dans les produits industriels, comme le ciment et l’aluminium. Personne ne va fabriquer du ciment en n’importe quelle quantité sans utiliser l’énergie des combustibles fossiles. Et l’aluminium? L’exploitation minière elle-même est un cauchemar destructeur et toxique dont les communautés riveraines ne se réveilleront qu’en temps géologique.

Du début à la fin, les soi-disant «énergies renouvelables» et autres «technologies vertes» conduisent à la destruction de la planète. Ces technologies sont ancrées dans les mêmes processus d’extraction et de production industriels qui ont sévi à travers le monde au cours des 150 dernières années.

Nous ne voulons pas réduire légèrement les dommages causés par la civilisation industrielle; nous voulons arrêter complètement ce mal. Pour ce faire, il faudra démanteler l’économie industrielle mondiale, ce qui rendra impossible la création de ces technologies.

Les énergies renouvelables sauveront-elles l’économie?

Les technologies des énergies renouvelables dépendent fortement des subventions gouvernementales, prélevées sur les contribuables et données directement à de grandes sociétés comme General Electric, BP, Samsung et Mitsubishi. Bien que le schéma renforce leurs résultats, il n’aide pas le reste d’entre nous.

De plus, ce n’est pas la bonne question à poser. L’économie capitaliste industrielle est en train de déposséder et d’appauvrir des milliards d’humains et de tuer le monde vivant. Les énergies renouvelables dépendent d’un capital centralisé et d’un déséquilibre de pouvoir. Nous ne tirons aucun avantage de la sauvegarde de ce système.

Au lieu de plaider pour plus de technologie industrielle, nous devons passer aux économies locales sur la base de la prise de décision communautaire et de ce que nos ressources locales peuvent fournir de manière durable. Et nous devons arrêter l’économie mondiale dont dépendent les énergies renouvelables.

«Arrêter l’économie mondiale» signifie détruire le système capitaliste qui a créé la prospérité la plus extraordinaire que le monde ait jamais connue auparavant. Qu’un éco-groupe progressiste admette que le véritable programme derrière la poussée pour les énergies renouvelables n’a rien à voir avec « sauver la planète » et tout ce qui concerne la destruction du capitalisme est tout à fait remarquable. Pour renforcer sa position selon laquelle les énergies renouvelables sont un canular, le site Web de DGR a un dessin qui montre des billets d’un dollar aspirés d’une éolienne directement dans la poche d’un gros investisseur dans des projets subventionnés d’énergie verte (illustration en début de billet).

Peu d’initiés ont profité davantage de projets d’énergie renouvelable soutenus par les contribuables qu’Al Gore. Lorsqu’il a quitté la vice-présidence des USA en 2001, sa fortune nette était estimée entre 1 et 2 millions de dollars. Depuis lors, sa richesse a grimpé en flèche à 300 millions de dollars, et si la législation sur le changement climatique qu’il préconise est promulguée, l’ancien vice-président devrait devenir un milliardaire. Une grande partie de sa fortune enviable provient du fait qu’il se positionne en investisseur interne dans des projets d’énergie renouvelable soutenus par le gouvernement, dont beaucoup ont coulé après que ses complices initiés aient engrangé des millions également, laissant les contribuables américains qui travaillent dur avec la facture à payer.

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Comme tous les éco-prédicateurs riches, ayant pris le film « Elmer Gantry » pour modèle le « pasteur Al » utilise son immense richesse pour se livrer à une vie somptueuse (illustration et lien en fin de billet). Lorsque le représentant au Congrès américain Marsha Blackburn lui a demandé lors de son témoignage devant une commission en 2009 s’il profitait personnellement de son plaidoyer pour le réchauffement climatique, le « pasteur Al » a professé un vœu de pauvreté, et si vous n’avez jamais vu de vidéo de la l’interview mouvementée (lien), vous ne pouvez pas le manquer: «Pour chaque centime que j’ai gagné, j’ai conclu un accord à but non lucratif avec l’Alliance pour la protection du climat, pour faire comprendre pourquoi nous devons relever le défi. Et vous membres du Congrès, si vous croyez que la raison pour laquelle je travaille sur cette question depuis 30 ans est par cupidité, vous ne me connaissez pas. »

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Il s’est avéré que le représentant Blackburn connaissait très bien Al Gore. En tant que propriétaire avide d’une fortune énergétique verte gargantuesque, le pasteur Al la regarda carrément dans les yeux et a nié avoir fait un sou de profit. Si chaque centime qu’il gagne va dans un accord à but non lucratif, comment at-il pu gagner 300 millions de dollars?

Comme le reconnaissent ouvertement les utopistes sociaux de Deep Green Resistance, la pression pour une «économie verte» est une arnaque qui enrichit les grandes entreprises et les gros investisseurs comme Al Gore. Sans les médias occidentaux totalement corrompus, deux choses se seraient produites il y a des années : la théorie du réchauffement planétaire créée par l’homme aurait été réduite à néant et le pasteur Al aurait été qualifié d’hypocrite auto-justifié qu’il est.

Adapté d’un article de John Eidson paru sur le site The American Thinker. Eidson est un ingénieur électromécanicien diplômé de Georgia Tech aujourd’hui à la retraite.

https://deepgreenresistance.org/en/who-we-are/faqs/green-technology-renewable-energy

https://en.wikipedia.org/wiki/Elmer_Gantry_(film) (illustration)

https://youtu.be/py6yay2c0Oo (lien de l’interview)

Quand les militaires prennent les avions civils pour cibles

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Le vol 752 de la compagnie aérienne ukrainienne a servi de cible aux pasdarans qui étaient sur le qui-vive en raison d’une alerte indiquant l’arrivée de missiles en provenance d’un pays étranger. Un missile a été tiré par erreur sur l’avion qui emportait la fine fleur intellectuelle iranienne, en majorité de jeunes ingénieurs et des doctorants retournant au Canada pour poursuivre leurs études universitaires. Parmi les passagers il y avait une trentaine de bi-nationaux irano-canadiens. Deux missiles SA-15 ont été tirés.

Mais cet événement ne constitue pas un précédent si on remonte dans le temps. Les militaires ont toujours considéré l’espace aérien comme leur pré carré et ils semblent se moquer des avions civils. C’est ainsi … Le 11 septembre 1968 le vol Air France Ajaccio-Nice s’écrasait au large du Cap d’Antibes avec 95 personnes à bord. L’avion eut la malchance de survoler une zone maritime où s’effectuaient des exercices militaires. Les autorités maritimes et terrestres avaient émis une alerte pour la période du 9 au 13 septembre mentionnant un « avis de tirs » à l’intention des pêcheurs mais les autorités de l’aviation civile ne crurent pas utile d’en informer la compagnie Air France. Selon une enquête et le témoignage d’un ancien militaire un missile fut tiré depuis le bâtiment lance-missiles le « Suffren » qui se trouvait sur zone ce jour-là.

Le 3 Juillet 1988, à la fin de la guerre Iran-irak le Capitaine Will Rogers commandant l’USS Vincennes dans le nord du Golfe persique confondit l’Airbus d’Iranian Air, le vol 655, avec un F-14 iranien et l’avion civil se trouvant à une altitude de 13500 pieds fut abattu par deux missiles tirés depuis l’USS Vincennes avec 290 personnes à bord. Le Pentagone étouffa l’affaire. Le 17 Juillet 1996 à quelques jours de l’ouverture des jeux olympiques d’Atlanta l’armée américaine était en état d’alerte maximale, du jamais vu depuis la crise des missiles de Cuba. La paranoïa du conseiller à la sécurité de Bill Clinton, Richard Clarke, était à son comble. Le vol TWA 800 parti de Kennedy Airport à destination de Paris puis Rome fut abattu au large de Long Island par un missile de la Navy. Aucun des 230 passagers ne survécut d’autant plus que l’aéronef se trouvait déjà à une altitude de 13000 pieds. Le FBI s’empara immédiatement du dossier laissant sous-entendre qu’il s’agissait d’un attentat terroriste. Pourtant plus de 250 témoins oculaires se trouvant à Long Island certifièrent qu’ils avaient vu distinctement un missile se diriger vers l’avion. La CIA fit taire ces témoins en les achetant ! Le rapport de la tour de contrôle de l’aéroport JFK fut immédiatement séquestré par le FBI et l’affaire fut close.

Enfin l’énigme toujours non résolue du vol MH 17, un Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala-Lumpur abattu par un missile d’origine russe Buk a été immédiatement imputé à la Russie. La majorité des 298 victimes étaient néerlandais. Les autorités néerlandaises dépêchées sur place interdirent tout accès aux journalistes à la zone où se trouvaient éparpillés les débris du crash. Les autorités malaises ne purent pas avoir accès au dossier et le mystère reste encore aujourd’hui entier en ce qui concerne les auteurs du tir de missile. Quatre suspects, trois Russes et un Ukrainien ont été désignés comme coupables, zvec le soutien de la CIA, sans qu’aucune preuve n’ait pu être apportée quant à leur participation dans le crash du vol MH 17.

En conclusion, et il y a probablement d’autres accidents délibérément provoqués par des forces armées qu’il est difficile de retrouver tant la chape du silence est lourde, les forces armées, les gouvernements, les services secrets et les commissions d’enquête s’empressent d’étouffer ces affaires regrettables ou d’en déformer les faits à des fins politiques. L’Iran a reconnu que son armée avait abattu par erreur l ‘avion ukrainien provoquant une manifestation hostile de la population iranienne et on peut le comprendre. Cette reconnaissance de culpabilité est un fait sans précédent qui mérite d’être salué … (Illustration : l’avion du vol MH17 qui fut abattu au dessus de l’Ukraine)