Brève. Actualités françaises : un couvre-feu !

Le gouvernement français dirigé par Pierre* Castex sous la direction de Philippe* Macron a choisi comme modèle de gouvernance le régime de Vichy. On y est, et comme ici en Espagne, Francisco* Sanchez, qui n’a pas plus d’imagination que les deux Français ci-dessus mentionnés, s’inspire des mesures prises par le gouvernement français et en fait des copié-collé à quelques jours d’intervalle. Je ne sors jamais le soir et s’il y a un couvre-feu ici à Santa Cruz de Tenerife je m’en moque.

Je prends un avion ce vendredi pour la première fois depuis un an pour aller faire une petite visite à l’une de mes nièces au sud d’Alicante et ce bref billet a aussi pour but d’informer mes fidèles lecteurs que pendant 4 jours j’ai décidé d’être totalement déconnecté du monde extérieur. J’en profiterai pour terminer la lecture du pavé d’Emmanuel Todd « L’origine des Systèmes Familiaux » à mes heures perdues … Donc, prochain billet mardi 20 octobre, bon week-end !

* Allusions à Pierre Laval, Philippe Pétain et Francisco Franco : le fascisme est de retour.

La stupidité des classements ESG des investissements

Il existe deux unités de la firme japonaise Toray en France, l’une à Lacq et l’autre à Saint-Maurice de Beynost dans l’Ain. Ces unités assurent une petite partie très spécialisée de la production de Toray. Pour comprendre le titre de ce billet il est nécessaire de situer la firme japonaise Toray. C’est le premier producteur mondial de fibres de carbone et le premier producteur de fibres textiles du Japon. Outre ces productions Toray est également le premier producteur de membranes pour osmose inverse, une technique utilisées dans de nombreux process chimiques et aussi, ce qui est plus connu du grand public, par les usines de dessalage de l’eau de mer. L’un des autres centres d’intérêt de cette firme est la mise au point et la production encore anecdotique de membranes spéciales pour les condensateurs électriques de forte puissance ainsi que d’autres équipements inclus dans les installations électriques permettant de transformer du courant continu en courant alternatif, ce que l’on appelle des onduleurs. Dans ce cas il s’agit d’onduleurs de puissance dont l’usage est prometteur en raison du développement des énergies renouvelables. Enfin Toray est impliqué dans la santé et la pharmacie par l’intermédiaire de plusieurs filiales.

L’une des usines situées en France intéresse les investisseurs car les productions sont innovantes et susceptibles de se développer à l’avenir. Or l’unité située dans le département de l’Ain produit des matériaux composites incluant des fibres de carbone et également d’autres produits spéciaux. Bien que le marché des matériaux composites soit très large, depuis l’aéronautique jusqu’à des pièces banales pour véhicules électriques certains clients de cette unité de production sont également impliqués dans l’industrie de l’armement et c’est là que le bât blesse. Les commissions d’examen des investissements de fonds financiers ont décrété que pour cette unité de production ces investissements n’étaient pas susceptibles d’être pris en considération car ils ne satisfaisaient pas aux critères ESG, critères dont j’ai mentionné l’existence dans deux billets sur ce blog il y a quelques semaines. La direction générale de Toray a naturellement trouvé cette décision inappropriée (pour ne pas dire stupide) et a déploré que des investisseurs européens ne puissent pas investir dans ses unités françaises mais également européennes.

En effet, les matériaux composites, créneau dans lequel Toray est le leader mondial, sont utilisés par exemple largement dans l’industrie automobile. Sans vouloir paraître un oiseau de mauvaise augure il se pourrait que toute la production de matériaux composites destinée à cette industrie ne réponde plus aux critères ESG puisque les écolo-gauchistes veulent que ces véhicules disparaissent le plus vite possible … Sans investissements et sans innovation une entreprise est condamnée à disparaître. C’est peut-être le but de ces critères ESG, une élucubration de malades mentaux totalement déconnectés de la réalité du monde industriel, qui ne consiste qu’à accélérer les fermetures d’entreprises à la pointe de la technologie avec des chômeurs en plus et la paupérisation de régions entières. Et naturellement le gouvernement français, infesté de l’intérieur par ces mêmes écolo-gauchistes ne réagira pas puisqu’il a besoin de leur soutien pour de basses raisons électoralistes. Pour l’anecdote il est risible de mentionner que les équipements vestimentaires de protection de la police ressemblant à des écailles de pangolin sont fabriqués avec des matériaux composites contenant des fibres de carbone … Affaire à suivre.

Retour sur l’usage abusif des tests PCR

Ici dans province espagnole des îles Canaries pour obtenir un test PCR de recherche de la présence du SARS-CoV-2 au fond de la fosse nasale il faut une prescription de son médecin traitant. Les autorités espagnoles n’ont pas cédé devant la peur morbide suscitée par le SARS-CoV-2, peur qui conduit à des comportements irrationnels en France et je peux attester personnellement qu’il faut négocier avec son médecin généraliste pour obtenir ce sésame afin de faire effectuer un test PCR qui plus est par un laboratoire privé, geste non remboursé. Ici il vous en coûtera 100 euros … En France tout le monde veut se faire tester mais au juste pour quelle raison ? Si c’est à cause de la peur du virus alors les Français (mais pas seulement les Français) sont tous devenus paranoïaques. Se faire tester si on ne présente aucun symptôme grippal est tout simplement stupide car inutile et même dangereux pour une raison très simple. La situation de l’engorgement des laboratoires d’analyse est devenue telle qu’un sujet présentant des symptômes grippaux provoqués ou non par le SARS-CoV-2 ne pourra obtenir, dans la situation actuelle, un résultat qu’au delà d’un délai de deux à trois semaines. Ce qui signifie qu’il aura alors tout le loisir de développer la forme grave de cette grippe. Je rappelle que la moyenne d’âge des personnes décédées à la suite de l’épidémie de grippe provoquée par le SARS-CoV-2 est de plus de 80 ans. À de rares exceptions près il y a eu des cas graves observés pour des sujets jeunes mais les médias se gardent bien de décrire si ces derniers souffraient d’autres co-morbidités pouvant aggraver vers une issue fatale l’évolution de cette grippe. Et pour les personnes âgées la vieillesse est elle-même un facteur aggravant. Bref, si toutes les personnes devaient payer 100 euros non remboursés par l’assurance maladie publique pour un test PCR elles réfléchiraient …

Revenons aux tests PCR. Un test comprenant 20 cycles de doublement du matériel génétique contenu dans un échantillon correspond à une amplification de 1 million de fois. Comme je l’ai mentionné dans un commentaire à la fin d’un précédent billet, pour un ancien biologiste comme votre serviteur, 20 cycles est la limite raisonnable et acceptable pour cette technique. Au delà le système commence à amplifier le bruit de fond d’autant plus rapidement qu’il s’agit d’un prélèvement biologique complexe qui n’a subi qu’un seul traitement : une extraction de l’acide nucléique, procédé qui va non seulement extraire le matériel génétique du virus si celui-ci est présent mais également de tout autre micro-organisme présent dans le prélèvement. L’amplification n’améliore pas la spécificité du test ni sa sensibilité. On aboutit donc à une situation paradoxale : le test ne signifie plus rien du tout. L’équipe du Professeur Raoult à Marseille en France a bien précisé que les tests PCR avaient été en quelque sorte calibrés en faisant appel à une autre technique consistant à mettre en culture le prélèvement pour quantifier le nombre de particules virales réellement infectieuses. Ces vérifications laborieuses et coûteuses ont bien montré qu’être positif par test PCR ne signifiait en rien qu’on était contagieux. La raison est simple : le test PCR peut tout simplement amplifier des petits morceaux de l’ARN viral sans qu’il reste une quelconque particule virale infectieuse.

Apparemment ce détail a été soigneusement oublié par les autorités gouvernementales pour entretenir cette psychose morbide au sujet du SARS-CoV-2 avec les décisions et les interdictions que l’on connaît. J’ai lu dans certains médias qu’il paraît que ce virus peut survivre jusqu’à 20 jours sur une surface en matière synthétique ou métallique. J’ai recherché en vain un article scientifique à l’appui de cette affirmation et je n’ai rien trouvé dans la littérature scientifique. Peut-être que des curieux ont pris un embout tel que ceux utilisés pour effectuer un prélèvement dans l’arrière des fosses nasales, ont promené cet embout sur des boutons d’ascenseur ou des terminaux de paiement par carte bancaire, je n’en sais rien, et ont soumis l’échantillon à une quarantaine de cycles d’amplification par PCR. Ça ne signifie pas du tout que ces surfaces métalliques ou de polymères soient recouvertes de virus présentant encore un pouvoir infectieux. Personnellement, mais je me trompe peut-être, j’ai des doutes … Les conséquences de cet engouement pour les tests PCR sont considérables outre son prix astronomique pour le système étatique de protections social français. L’ensemble de la population est terrorisé et culpabilisé et les autorités politiques en profitent pour encore une fois restreindre les libertés individuelles jusqu’à contrôler le nombre de convives présents à une réunion familiale privée dans un lieu privé. La situation commence vraiment à ressembler à un système totalitaire à la limite du fascisme tel que celui que connurent plusieurs pays européens durant les années 30 et 40. Le Président Macron se couvre de honte en critiquant le Président de la Biélorussie. La France et l’Espagne, les deux seuls pays dont je suis la politique intérieure de loin, s’acheminent vers la dictature et la population, tellement terrorisée par le SARS-CoV-2, ne réagit même plus. Merci aux tests PCR …

L’OMS confirme (sans s’en rendre compte) que le SARS-CoV-2 n’est pas plus dangereux que la grippe saisonnière !

L’Organisation mondiale de la santé a enfin confirmé ce que de nombreux experts et études disent depuis des mois : le coronavirus n’est ni plus mortel ni plus dangereux que la grippe saisonnière. Les hauts gradés de l’OMS ont fait cette annonce lors d’une session extraordinaire des 34 membres du Conseil exécutif de l’OMS le lundi 5 octobre 2020. Personne n’a semblé vraiment le comprendre. En fait, les membres de l’OMS n’ont pas semblé le comprendre complètement eux-mêmes !

Lors de la session, le Dr Michael Ryan, chef des urgences de l’OMS, a révélé qu’à son avis, environ 10% de la population mondiale avait été infectée par le SARS-Cov-2. Il s’agit de leur « meilleure estimation », et une énorme augmentation par rapport au nombre de cas officiellement reconnus (environ 35 millions). Le Dr Margaret Harris, porte-parole de l’OMS, a confirmé plus tard le chiffre, déclarant qu’il était basé sur les résultats moyens de toutes les grandes études de séroprévalence ( https://swprs.org/studies-on-covid-19-lethality/ ) réalisées dans le monde. Autant l’OMS tentait de considérer cela comme une mauvaise chose – le Dr Ryan a même déclaré que cela signifie que « la grande majorité du monde reste à risque » – autant c’est en fait une bonne nouvelle. Et il s’agit d’une confirmation, une fois de plus, que le virus n’a rien d’aussi mortel comme tout le monde l’avait prédit.

La population mondiale est d’environ 7,8 milliards de personnes et si 10% ont été infectés, c’est 780 millions de cas. Le bilan mondial actuellement attribué aux infections à SARS-Cov-2 est de 1061539 décès (au 8 octobre 2020). C’est un taux de létalité (nombre de morts rapporté au nombre de cas positifs) par infection d’environ 0,14%, ce qui est en accord avec les prévisions de nombreux experts du monde entier et identique à la grippe saisonnière. 0,14% c’est 24 fois plus faible que le « chiffre provisoire » de l’OMS de 3,4% en mars. Ce chiffre a été incorporé dans les modèles qui ont été utilisés pour justifier les confinements et autres politiques draconiennes. En fait, compte tenu de la sur-déclaration de décès présumés de Covid comme a eu le courage de le reconnaître le gouvernement britannique , le taux de létalité est probablement même inférieur à 0,14% ce qui pourrait montrer que Covid est beaucoup moins dangereux que la grippe.

Aucun média grand public européen n’a fait part de ces données chiffrées. Ces médias ont rapporté les propos du Dr Ryan en tentant d’en faire un titre effrayant et de semer la panique. Apparemment, ni eux ni l’OMS n’étaient capables de faire ces calculs simples qui montrent que c’est une bonne nouvelle et que les sceptiques du Covid ont eu raison. Dans un souci de rigueur, un désir de s’appuyer sur des sources primaires et de ne pas dépendre uniquement de sources grand public (qui peuvent supprimer ou modifier les informations), il a été décidé de trouver la vidéo réelle des remarques du Dr Ryan. Pour une raison mystérieuse, bien qu’il s’agisse d’une réunion importante de l’OMS lors d’une pandémie prétendument hyper-grave, la vidéo est difficile à trouver. Le seul endroit où vous pouvez la voir est le site Web de l’OMS, et même dans ce cas, vous devez parcourir près de 6 heures d’images. Eh bien cela a été fait, et vous êtes les bienvenus : https://www.who.int/news-room/events/detail/2020/10/05/default-calendar/executive-board-special-session-on-the-covid19-response

Vous n’êtes pas obligé d’ingurgiter tout le flux de l’OMS, mais je peux vous dire d’aller sur cette page, de cliquer sur « Session 1 » et de passer à 1:01:33 pour entendre la citation exacte : « Nos meilleures estimations actuelles nous disent qu’environ dix pour cent de la population mondiale pourraient avoir été infectés par ce virus. Cela varie selon les pays, cela varie des villes aux campagnes, cela varie entre les différents groupes ».

Source: article de Kit Knightly paru sur le site off-guardian.org . Bref commentaire de votre serviteur. Si mes lecteurs nécessitent encore d’être convaincus de l’influence qu’a eu et a toujours le très puissant lobby de l’industrie pharmaceutique je leur suggère de regarder cet exposé du Docteur allemand Reiner Fuellmich qui organise une « class-action » internationale pour poursuivre l’OMS et divers gouvernements européens et d’Amérique du Nord pour leur gestion tendancieuse de la grippe coronavirale : https://www.youtube.com/watch?v=Nm8s0TSl9Hw .

Je rappelle à mes lecteurs que seulement pour la France le gouvernement a déjà dépassé le seuil des 2 milliards d’euros pour les tests PCR qui sont dans l’état actuel de la situation totalement inutiles puisqu’ils sont effectués en routine avec 40 cycles d’amplification, du jamais vu dans les annales de la science. C’est tout simplement une escroquerie organisée pour le plus grand profit du lobby pharmaceutique. Cette situation surréaliste ne fait que confirmer la totale corruption du gouvernement français qui accepte cette situation que devront un jour ou l’autre payer les contribuables. Il faudra comme l’a suggéré le Docteur Fuellmich que les gouvernements occidentaux rendent un jour des comptes aux peuples. Je sais malheureusement de quoi je parle au sujet des tests PCR car j’ai moi-même utilisé cette technique il y a plus de 20 ans pour « pêcher » le gène d’un enzyme sur lequel je travaillais. Et pour être vraiment assuré de la spécificité du test nous n’effectuions au laboratoire « seulement » entre 16 et 20 cycles d’amplification soit au plus 1 million de fois la séquence du gène recherché. Au delà on risquait de trouver n’importe quoi … Je reviendrai dans un prochain billet sur cet aspect de la propagande gouvernementale.

La science du climat est exagérée, remplie de contes de fées et l’Accord de Paris est « déjà mort »

Dans une interview avec le publiciste Roland Tichy, le professeur Fritz Vahrenholt – l’un des fondateurs du mouvement environnemental moderne allemand – a déclaré que nous avions devant nous trois générations pour réorganiser le système mondial actuel d’approvisionnement énergétique en un système plus propre et durable. Il rejette l’affirmation de Fridays-For-Future selon laquelle il ne reste que 12 ans.

La catastrophe climatique n’a pas lieu

Dans l’interview (voir lien en allemand), le modérateur Tichy a rappelé que la civilisation a commencé il y a 7000 ans, une époque où il faisait « 3 °C plus chaud qu’aujourd’hui », et Vahrenholt a répondu en disant qu’il s’attend à ce que la civilisation se poursuive encore sept mille ans. Il n’y avait pas de point de basculement à l’époque, pourquoi y en aurait-il un aujourd’hui ? « La chaleur et l’humidité ont toujours été bonnes pour l’humanité », a déclaré Vahrenholt : « Le froid a été le pire ennemi de l’homme ». Le professeur allemand a également déclaré que la prétendue catastrophe « n’avait pas lieu » et que les décideurs politiques essayaient d’utiliser « la panique et la peur pour amener les gens à agir ». Une grande partie du réchauffement mesuré depuis 1850 est le résultat d’un réchauffement naturel dû à la fin du petit âge glaciaire, a-t-il expliqué.

La fantaisie verte de l’Allemagne

Plus tard, le professeur allemand de chimie qualifie la croyance que le vent et le soleil sont capables de remplacer les combustibles fossiles de « fantasme » et prétendre que l’Allemagne, avec sa part de 2,3% des émissions mondiales de CO2, peut sauver le climat mondial est « un conte de fées ». Pendant ce temps, le réchauffement des 150 dernières années est en grande partie causé par des cycles naturels. « Au XXe siècle, le soleil était plus actif qu’à tout moment au cours des 2000 dernières années ». Sur le plan économique, Vahrenholt estime qu’une ruée frénétique vers les énergies renouvelables entraînera des conséquences économiques « horribles » pour l’industrie européenne. Au sujet d’un consensus scientifique, le professeur allemand dit qu’il s’agit d’une affirmation du GIEC, organisme géré par l’ONU avec une idée sous-jacente.

Les voitures électriques, une « idée folle »

Vahrenholt pense également que les voitures électriques alimentées par des batteries ne sont pas une technologie réaliste, et que d’autres experts l’appellent tranquillement « une idée folle » mais ne s’expriment pas ouvertement de peur de perdre tout financement de leur recherche. La grande majorité du financement provient du gouvernement allemand.

« L’accord de Paris est déjà mort »

Le professeur de chimie, co-auteur d’un récent best-seller « Les vérités que l’on ne veut pas entendre. Ce que vous devriez savoir au sujet du changement climatique », décrit également l’Allemagne comme un pays dans le déni en ce qui concerne le débat mondial plus large sur la science du climat, et a déclaré l’Accord de Paris comme étant « déjà mort ». « L’Accord est déjà mort. Poutine dit que c’est un non-sens. […] Les Américains en sont sortis. Les Chinois n’ont rien à en faire. Tout est concentré sur une poignée de pays européens. La Commission européenne en parle massivement. Et je prédis qu’ils n’atteindront les objectifs que s’ils détruisent les industries européennes », a déclaré Vahrenholt. Il caractérise la récente poussée de l’Europe en faveur d’objectifs de réduction des émissions encore plus stricts à une folie semblable à la planification centrale soviétique, vouée à un échec spectaculaire comme on le sait.

Source : notrickszone.com et https://youtu.be/hG6fq3M_IzY

Note de votre serviteur. À la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima et la fermeture de tout le parc nucléaire nippon, le Japon a construit une série de centrales électriques brûlant du charbon. La remise en fonctionnement des installations nucléaires restantes, pour la plupart très récentes, se heurte à l’opinion publique insidieusement manipulée par des groupes écolo-gauchistes totalement déconnectés de la réalité économique. De ce fait le Japon s’est tout simplement désolidarisé du protocole de Kyoto ainsi que des accords de Paris. Il en est de même pour l’Inde et les pays d’Asie du Sud-est, la totalité des pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. Il apparaît donc clairement que cette « crise climatique » ne concerne que les pays européens comme le dit clairement le Professeur Vahrenholt.

C’est une histoire belge mais ce n’est pas une blague belge !

Chaque fois, au cours de ma revue de presse matinale, que je note un article relatif à la malaria (fièvres des marais, en français paludisme) ma curiosité est stimulée puisque cette saloperie m’a pourri la vie pendant des années. Alors voici un court récit presque surréaliste au sujet de cette malaria qui tue chaque année beaucoup plus de personnes que le SARS-CoV-2 …

Un couple de Belges du Brabant flamand vivant dans la petite ville de Kampenhout ont défié le corps médical, souffrant de fortes fièvres. Naturellement, en ces temps de psychose coronavirale, leur état a tout de suite fait penser au SARS-CoV-2. Comme les autorités belges n’ont pas vraiment assimilé le fait que ce virus pouvait être avantageusement éliminé de l’organisme avec de la chloroquine (ou son dérivé hydroxylé) ce médicament n’a pas été utilisé alors qu’il aurait éventuellement pu sauver ces deux citoyens belges. Et c’est là où l’histoire ressemble à une blague belge, ils sont mort de malaria et non pas du SARS-CoV-2 ! Si le Plasmodium, probablement falciparum qui a provoqué leur décès, avait été sensible à la chloroquine (ce qui est possible) ces deux braves Brabançons seraient toujours en vie … Le Plasmodium vivax dont je souffre depuis plus de 20 ans est sensible à la chloroquine mais dans de nombreux pays ce n’est plus le cas.

Ce qui est encore plus intriguant dans cette histoire belge est le fait que ces deux personnes n’étaient pas allé se promener dans un pays où la malaria est endémique depuis de nombreux mois sinon de nombreuses années. Selon les médecins ils auraient été piqué par un moustique anophèle porteur de larves de Plasmodium vers la mi-septembre pour que les premières fièvres apparaissent au début du moins d’octobre. Le moustique femelle est certainement mort car il ne peut pas survivre dans ces contrées malgré le réchauffement climatique. Comme l’a écrit le journaliste qui a rapporté ce fait divers dans le quotidien La Libre Belgique un double décès par malaria sur le sol belge est rarissime.

La question qui se pose donc est la suivante : comment un moustique anophèle, vecteur exclusif de la malaria, a-t-il pu se trouver dans cette maison du Brabant ? La seule hypothèse envisageable est que ce moustique soit arrivé d’un pays d’Afrique dans un avion et qu’il ait eu la mauvaise idée de voler sur une dizaine de kilomètres depuis l’aéroport de Bruxelles-National situé pas très loin de Kampenhout, porté par des vents d’ouest vers le milieu du mois de septembre alors que les températures étaient plutôt chaudes pour la saison, réchauffement climatique oblige …

SARS-CoV-2 et immunité de « groupe » : le cas du Japon.

Je connais mieux le Japon que la très grande majorité des Européens, ces touristes qui ont « fait » le Japon, accumulé des photos de Shibuya, des temples et palais de Kyoto ou Nara et capté par chance une image claire du Mont Fuji enneigé. Ils connaissent le Japon, mais oui puisqu’ils le disent ! En quatorze ans j’ai vécu, en durée cumulée, plus de trois ans dans ce pays admirable, à mon humble avis le plus civilisé du monde. Il y a également des analystes de l’économie et de la finance qui clament à longueur de prise de parole sur un plateau télévisuel que le Japon, c’est l’horreur, le pays le plus endetté au monde, Fukushima, l’enfer des grandes villes. Je pense que tous ces journalistes et autres chroniqueurs n’ont jamais mis les pieds sur le sol japonais. Si je connais le Japon aussi bien c’est tout simplement parce que mon dernier fils s’est installé dans ce pays il y a 14 ans et je pense qu’il y restera pour toujours tant il s’est imprégné au fil des années de la culture de ce pays. Je n’ai pas pu me rendre à Tokyo au printemps pour rendre visite à mon fils et mes deux petits-enfants métis franco-japonais et je ne peux toujours pas m’y rendre cet automne comme à mon habitude. Hypothétiquement je pourrai peut-être obtenir une autorisation du consulat du Japon pour me rendre à Tokyo au printemps prochain. Pour l’instant il est inutile d’y penser, l’Espagne est classée parmi les pays à haut risque en ce qui concerne le coronavirus, comme la France et bien d’autres pays européens. Par conséquent tous les ressortissants de l’Europe ne peuvent pas se rendre au pays du Soleil levant, point barre.

Les autorités japonaises ont en réalité raison de se protéger parce que les touristes qui ne connaissent pas le pays ne respectent pas les coutumes locales. Par exemple, et je l’ai mentionné à plusieurs reprises sur ce blog, quand on souffre de symptômes grippaux on porte un masque pour protéger son entourage, par exemple quand on est dans un train ou dans le métro, c’est la moindre des choses. On n’a pas le droit de fumer dans la rue, il faut mettre son téléphone portable en mode silencieux partout y compris dans la rue, on doit respecter la propreté des rues et ne pas jeter n’importe quoi n’importe où comme on a coutume de le faire comme à Paris, ville dont les rues ressemblent de plus en plus à des dépotoirs puants. Mes petits-enfants ont appris ce qu’était le respect dès l’école maternelle. C’est ça le Japon, un pays toujours en pleine effervescence, en perpétuelle mutation vers le modernisme le plus extravagant sans pour autant oublier ses traditions séculaires. À Arajuku, un quartier de cette immense ville de Tokyo, des créateurs de mode du monde entier viennent épier le foisonnement créatif parfois inattendu des couturiers locaux qui, dans leurs petites échoppes artisanales, proposent des tenues vestimentaires que vous retrouverez deux ans plus tard dans les grands magasins de la cinquième avenue à New-York.

Mais revenons au SARS-CoV-2 et à la gestion de l’épidémie par les autorités japonaises. Que s’est-il passé au Japon avec cette épidémie de SARS-CoV-2 alors que la très grande majorité de la population vit dans des grandes villes et qu’elle est vieillissante ? Compte tenu du fait que les autorités japonaises n’ont jamais imposé de confinement ni de port du masque obligatoire ce pays de 125 millions d’habitants n’a eu à déplorer « que » 1600 morts. Certes certaines activités nocturnes sont toujours strictement contrôlées en particulier les bars à entraineuses que l’on peut trouver à peu près dans tous les quartiers animés d’une ville comme Tokyo, ville qui a d’ailleurs déploré la majorité des décès provoqués stricto sensu par le coronavirus. L’activité économique n’a jamais cessé et le port du masque a été laissé à l’appréciation de chaque individu. On commence à comprendre quelles ont été les conséquences de cette sorte de liberté laissée aux Japonais.

Une étude réalisée par la Medical Corporation Koshikai a Tokyo, sans aucune finalité commerciale, a permis de mettre en évidence un phénomène surprenant alors que le pays traverse la deuxième vague tant redoutée par les pays européens. Parmi les 1877 employés d’une grande entreprise de Tokyo, tous vivant dans 11 quartiers différents de cette immense ville de 14 millions d’habitants, 615 d’entre eux ont été sélectionnés, d’âges variant entre 19 et 69 ans, 46 % de femmes et 54 % d’hommes, tous en bonne santé. Tous ces employés se rendaient sur leur lieu de travail chaque jour en utilisant les transports en commun. Des tests sanguins ont été effectués chaque semaine pour chacun des volontaires du 26 mai au 25 août de cette année 2020. Les tests sanguins suivaient l’évolution des immunoglobulines G et M reconnaissant le coronavirus. Cette séropositivité indiquait que les sujets avaient été en contact avec le virus et que leur système immunitaire réagissait normalement sans apparition de symptômes cliniques.

La première indication de cette étude a montré que les IgMs apparaissaient avant les IgGs mais leur présence ne persistait qu’au plus un mois pour 80 des sujets étudiés puis seules les IgGs restaient présentes, une évolution normale dans le développement des défenses immunitaires. Mais ce qui est le plus remarquable dans les résultats de cette étude est l’augmentation du nombre de sujets séropositifs passant de 5,9 % au début de l’étude à 47 % à la fin de cette investigation strictement sérologique. Aucun des sujets étudiés n’a par ailleurs présenté de symptômes cliniques grippaux, aucun n’a été hospitalisé et il n’y a eu aucun décès à déplorer, en d’autres termes tous les sujets étudiés étaient « asymptomatiques ». Dans une ville aussi densément peuplée que Tokyo et avec la quasi obligation d’utiliser les transports en commun pour se déplacer les résultats indicatifs de cette étude montrent que ce que l’on appelle l’immunité collective a probablement été atteinte dans cette ville. En effet, le taux de létalité calculé au Japon était de 0,0006 % à la date de la fin de cette étude. Il n’est pas certain que ce taux ait significativement augmenté avec cette « deuxième » vague qui se termine (cf. l’illustration en date du 6 octobre). Une dernière nouvelles en provenance du Japon : les liaisons aériennes avec un certain nombre de pays d’Asie ont été rétablies le premier octobre et les quelques 15000 jeunes de tous pays ayant obtenu un visa « vacances-travail » devraient pouvoir enfin arriver au Japon.

Il reste néanmoins quelques points à éclaircir au sujet de cette épidémie. D’autres études sont nécessaires pour expliquer ce si faible taux de fatalité, qu’il s’agisse des habitudes de vie des Japonais, de la nature des souches du virus circulant ou encore du statut immunologique de la population japonaise très homogène, en particulier la « mémoire immunologique » qui est au cœur d’un intense débat au sujet des vaccins pourraient expliquer ce taux incroyablement faible de la létalité observée au Japon. Enfin il est important de mentionner que si les autorités politiques japonaises avaient décidé de mesures autoritaires et coercitives comme le confinement ou le port obligatoire du masque ils auraient violé la Constitution japonaise et cette immunité de groupe n’aurait probablement pas été atteinte.

Source : https://doi.org/10.1101/2020.09.21.20198796

Nouvelles du Japon … et des Japonais

Alors que les liaisons aériennes avec les pays voisins sont progressivement rétablies avec prudence – avec l’Europe et l’Amérique de Nord il faudra attendre – le gouvernement japonais veut que son peuple consomme et soit heureux malgré le fait qu’il ne peut pas quitter l’archipel. Voici quelques exemples qui rendront perplexes bon nombre d’Européens et les gouvernements de ces pays d’une Europe vieillissante ayant perdu toute identité au niveau des nations au profit de l’autorité bruxelloise qui achemine cette région du monde vers un régime totalitaire qui n’aura, bientôt, rien à envier au régime nazi. Le Japon est une démocratie que l’on peut qualifier d’autoritaire au sens bureaucratique du terme. Cet autoritarisme est accepté par la population car il fait partie de la culture du Japon. Il est moins visible qu’en Chine, certes, mais il existe réellement. Alors puisque les Japonais ne peuvent pas quitter leur pays eh bien le gouvernement leur a dit « consommez japonais, voyagez dans votre pays, créez des petites entreprises individuelles (même s’il n’y pratiquement pas de chômage dans ce pays), amusez-vous ». Et pour être le plus convaincant possible le gouvernement japonais a pris des décisions qu’un Castex en France ou un Sanchez en Espagne n’oserait même pas envisager, bien au contraire.

Au Japon si vous êtes un petit auto-entrepreneur le gouvernement vient de vous attribuer une aide non remboursable de 1 million de yens parce que vous avez peut-être souffert d’un baisse de clientèle avec l’épidémie coronavirale soit (1 euro = 124,5 yens) 8000 euros. Tous les foyers fiscaux viennent de recevoir 100000 yens (800 euros) par personne vivant sous le même toit quel que soit leur âge. Par exemple mon fils vivant à Tokyo et ayant 2 enfants a reçu 400000 yens. Si vous faites une réservation sur le Shinkansen ou une compagnie aérienne pour voyager à l’intérieur du Japon chaque personne reçoit 20000 yens et si vous pouvez voyager tous les mois vous recevrez pour chaque réservation cette somme de 20000 yens. Exemple : si mon fils décide d’aller faire du ski avec toute sa famille dans les montagnes de la préfecture de Fukushima comme il en a l’habitude il recevra pour le voyage 80000 yens.

Cerise sur le gâteau chaque fois que vous aurez envie d’aller déjeuner ou dîner au restaurant le gouvernement vous gratifiera d’une aide de 1000 yens autant de fois que vous voudrez. Certes 1000 yens c’est peu mais cette somme a le mérite d’être incitative. Je rappelle encore ici que le Japon n’a jamais procédé à un quelconque confinement autoritaire et n’a jamais rendu le port du masque obligatoire. Les politiciens européens vendus aux intérêts des multinationales de la pharmacie devraient réfléchir et regarder au-delà de leur grands bureaux aux lambris dorés plutôt que d’imposer des mesures stupides et d’accélérer la chute de l’économie de leurs pays avec toutes les conséquences sociales que cette descente aux enfers entrainera …

Il y a 400 ans presque jour pour jour : l’Edit de Pau

En 1589 le roi de Navarre Henri III devient roi de France après avoir abjuré sa religion protestante. On est en pleine guerre civile dans le royaume de France. Les Français s’entretuent pour des histoires de transsubstantiation et de trinité divine. Henri III de Navarre, de sang Bourbon par son père sera sacré roi de France à Chartres sous le nom de Henri IV. Curieusement il restera « propriétaire » de ses domaines d’une étendue considérable s’étendant sur la presque totalité de l’Aquitaine actuelle et comprenant également la principauté d’Andorre. Tout ce sud-ouest plus tard rattaché au royaume de France, nous allons le découvrir, est majoritairement protestant et pour apaiser son peuple et surtout ses sujets de ce grand Sud-Ouest, Henri IV restant au fond de lui-même un protestant convaincu mettra en place l’Edit de Nantes en 1598 deux ans avant son assassinat par un catholique fanatique. Cet édit obtenu après de multiples péripéties mettra fin à la sanglante guerre de religion qui dura trente ans et ravagea la France. Un calme relatif s’instaurant le roi entreprend une série de réformes économiques et, comme les Français ont toujours su le faire, la prospérité revient dans un royaume apaisé. L’essor des arts et des lettres, de l’artisanat et du commerce vont faire renaître une France dévastée par cette guerre fratricide ponctuée de massacres tous aussi écœurants les uns que les autres.

Approchant de la cinquantaine et sans héritier, son union avec Marguerite de Valois (dite la Reine Margot) est sans descendants, Marguerite s’exile dans un château dans le Massif central et rendra l’âme en 1615, Henri IV obtient l’annulation de son mariage par le pape et à la suite du décès de sa compagne Gabrielle d’Estrée qui n’est pas de sang royal le roi épouse Marie de Médicis en la cathédrale Saint-Jean de Lyon en 1600 avec laquelle il aura un héritier mâle très rapidement, le futur roi Louis XIII. Passons sur les qualités de négociateur de Henri IV en pleine guerre de religion mêlant la diplomatie et les jupons (et de nombreux enfants illégitimes mais l’histoire est très diserte à ce sujet), il restait cependant la question du domaine personnel de Henri IV, l’ancien Henri de Navarre, assassiné en 1610. De multiples négociations complexes et à rebondissements aboutiront finalement à l’édit de Pau finalisé au début du mois d’octobre 1620 peu après l’accession au trône royal de Louis XIII après dix années de régence assurées par Marie de Médicis. Cet édit sera promulgué le 19 du même mois. Tout en préservant une certaine autonomie législative au Parlement de Pau ce document rattache de fait l’ensemble du domaine du « roi de Navarre » au royaume de France. Ces domaines comprenaient la Basse-Navarre, le Béarn, le Donezan et quelques marquisats aux confins de l’actuelle région Aquitaine ainsi que la principauté d’Andorre. À ce domaine du roi de Navarre l’édit de Pau réservera un statut spécial en instituant deux co-princes : le roi de France et l’évêque de Seo de Urgel. Il en est toujours ainsi aujourd’hui, le président de la république française étant co-prince d’Andorre.

Il y a donc 400 ans la France commençait à ressembler à ce territoire d’aspect hexagonal d’aujourd’hui. Le bon roi Henri IV restera celui qui a unifié la France et institué toutes sortes de réformes qui favoriseront par la suite l’essor de l’économie de ce pays. Il faut mentionner tout de même que la dot de Marie de Médicis était constituée de suffisamment de florins-or pour que Henri IV puisse rembourser la totalité de la dette du royaume de France à ses créditeurs qui étaient, ironie de l’histoire, en majorité des Florentins. Il y aurait beaucoup à dire sur la révocation de l’Edit de Nantes par ce mégalomane détestable que fut Louis XIV, le petit-fils de Henri IV, une erreur de ce monarque qui eut des conséquences négatives immenses pour le royaume, mais c’est hors du sujet de ce billet. Il est peu probable qu’un quelconque journaliste ou chroniqueur se hasarde à une mention spéciale à l’occasion de ce quatre-centième anniversaire de l’Edit de Pau, et pourtant …

À propos de Bill Gates et de sa conception du réchauffement du climat

L’article de Mike Whitney, chroniqueur du Saker et de UNZ Reviews, journaliste d’investigation, paru sur le site unz.com le 26 septembre méritait selon mon point de vue une traduction destinée à mes lecteurs non-anglophones. Il s’agit d’une analyse sémantique des propos écrits par Bill Gates dans une des lettres d’information de son site « philanthropique » international. Comme je l’ai mentionné dans mon billet relatif au noma, Gates ne s’intéresse pas du tout à cette maladie terrible car il est fondamentalement malthusien et il cache cette façade exécrable de sa personnalité en réalisant des opérations humanitaires de facade en Afrique largement reprises par la presse internationale.

Je voudrais ici faire un commentaire sur une affirmation mensongère de Gates au sujet du confinement anti-covid qui a concerné près de la moitié de la population mondiale selon les dires de la propagande médiatique officielle. Initialement je voulais joindre ce commentaire à la fin de cette traduction mais j’ai décidé d’écrire ce billet complémentaire et y faire figurer mes propres remarques. Bill Gates a écrit ceci :

« Vous avez peut-être vu des projections selon lesquelles, étant donné que l’activité économique a tellement ralenti, le monde émettra moins de gaz à effet de serre cette année que l’an dernier. Bien que ces projections soient certainement vraies, leur importance pour la lutte contre le changement climatique a été surestimée. Les analystes ne s’entendent pas sur la réduction des émissions cette année, mais l’Agence internationale de l’énergie estime la réduction à environ 8%. En termes réels, cela signifie que nous libérerons l’équivalent d’environ 47 milliards de tonnes de carbone, au lieu de 51 milliards. C’est une réduction significative et nous serions en pleine forme si nous pouvions maintenir ce taux de diminution chaque année. Malheureusement, nous ne pouvons pas. Pensez à ce qu’il faut pour atteindre cette réduction de 8%. Plus de 600 000 personnes (plus d’un million aujourd’hui) sont mortes et des dizaines de millions sont sans travail. En avril, le trafic automobile était la moitié de ce qu’il était en avril 2019. Pendant des mois, le trafic aérien s’est pratiquement arrêté ».

Revenons donc sur ces chiffres. Outre le fait que Gates nous fait bien comprendre que se serrer la ceinture au sujet de la consommation d’énergie fossile carbonée aura un coût humain et économique dévastateur, il appuie ses remarques sur des données erronées mises en avant par un organisme onusien dont on sait qu’il a adopté une position résolument hostile aux hydrocarbures. J’ignore comment, par quel tour de magie, l’évaluation d’une diminution globale des émissions de « carbone » a atteint ce chiffre de 4 milliards de tonnes (4 Gt). Bill Gates et l’Agence internationale de l’énergie savent-il que la seule source fiable (et officielle, les autres sites d’analyse du CO2 sont considérés comme secondaires et peu fiables pour des raisons que j’ignore) de l’évolution de la teneur en CO2 atmosphérique provient des mesures effectuées à l’observatoire de la NOAA à Mona Loa sur l’île de Hawaii ? Pour se faire une idée précise de cette diminution du « carbone » atmosphérique il faut examiner en détail les données fournies en temps réel par cet observatoire. Voici le dernier relevé (23 septembre 2020) de l’évolution atmosphérique du CO2 (https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/mlo.html ) :

Oublions la courbe en noir des données lissées « corrigées des variations saisonnières », un stratagème bien connu des statisticiens de l’économie, pour nous intéresser seulement aux données mensuelles brutes. On peut se demander pourquoi il n’y a qu’un laboratoire qui effectue de genre d’analyse mais passons. L’augmentation annuelle du taux de CO2 est monotone (au sens mathématique du terme) et égale à 2 ppm. L’amplitude des variations saisonnières atteint 8 ppm. Devant ces données que personne ne peut contester il apparaît que l’affirmation de Bill Gates est contestable. En effet 4 Gt de carbone correspondent à un peu moins de 2 ppm atmosphériques. Je n’ai rien inventé, cette donnée est publique. Il se trouve que depuis plus de 10 ans la consommation d’hydrocarbures stagne dans le monde pour diverses raisons, en particulier à cause d’un ralentissement de l’activité économique en général. L’un des marqueurs les plus fiables de ce ralentissement est le Baltic Dry Index et plus précisément le Baltic Capesize Index (BCI). Jamais ces indices n’ont atteint à nouveau les valeurs enregistrées avant la crise de 2008. Coronavirus ou pas le BCI a même frôlé avec des valeurs négatives au début de l’année 2020, signe d’une détérioration de l’activité économique. Or si la consommation d’hydrocarbures (charbon compris) a de ce fait diminué l’observatoire de Mona Loa n’a rien vu !

Les variations saisonnières de la teneur atmosphérique en CO2 méritent une analyse détaillée. Le principal « puits de carbone » de la Terre est l’Océan antarctique qui s’étend sans discontinuer au sud de 40 degrés sud (à peu près la latitude d’Alger ou de Tokyo dans l’hémisphère nord). En dehors du sud de la Nouvelle-Zélande et de la pointe sud de l’Amérique du sud il n’y a pas de terres. Cet immense océan est froid et agité, les marins parlent d’ailleurs des quarantièmes rugissants et des cinquantièmes hurlants … Dans l’hémisphère nord la situation est différente : il y a à ces latitudes beaucoup plus de terres émergées que d’étendues océaniques. La combinaison de l’hiver austral et de l’été boréal entrainent une capture intense du CO2 par l’Océan Antarctique d’une part et par la végétation dans l’hémisphère nord. Puis l’alternance des saisons inverse ce processus naturel de capture du CO2. Conclusion : si Bill veut une confirmation de ce qu’il avance par les analyses de Mona Loa il faudra qu’il attende au moins l’hiver boréal 2021-2022. En aura-t-il la patience ? J’en doute. Alors il continuera à répandre sa propagande mensongère …