Si les taux d’intérêts augmentent, quelles seront les conséquences pour la France ?

Le taux des T-bonds à dix ans a triplé en quelques mois passant de 0,45 % au mois d’août 2020 à un peu plus de 1,34 % le 19 février 2021 et cette augmentation n’a cessé depuis l’arrivée de Biden à la Maison-Blanche (source : marketwatch.com). Mécaniquement les pays européens gros demandeurs de prêts vont se heurter à une augmentation des taux qu’ils proposeront aux investisseurs sinon ces derniers iront tout simplement voir ailleurs. Seule la Banque Centrale européenne pourra répondre à l’appel au secours financier de pays comme l’Italie, l’Espagne ou la France, les plus importants pays demandeurs en Europe suivis par la Belgique et l’Irlande. La situation à laquelle ces pays vont se trouver confrontés face aux marchés va donc se compliquer en particulier pour la France.

Tout ce que les médias racontent au sujet de la dette souveraine de la France est grossièrement faux depuis l’entourloupe de Juppé consistant à classer dans les « hors-bilan » le plus gros de la dette y compris dans le sens des critères de Maastricht ! Les dettes des collectivités locales, des hôpitaux, des entreprises dont l’Etat est actionnaire partiel, toutes les entreprises de l’Etat comme la SNCF, l’EDF, … et également la dette des caisses de retraite des fonctionnaires, etc … une véritable énumération à la Prévert. Ce montant des hors-bilan atteint la somme rondelette approximative de 4000 milliards de d’euros ! Il est très surprenant de constater que jamais personne n’en parle au journal télévisé de 20 heures. Les Français seraient tellement terrorisés qu’il est préférable de ne pas en parler. Avec la dette « officielle » de l’Etat français on arrive à un endettement total de la France égal à 2,9 fois le PIB du pays, PIB calculé par les experts du quai de Bercy en faisant abstraction de la chute d’au moins 12 % de ce PIB (voir les notes en fin de billet) en raison de l’épidémie coronavirale. Deuxième mensonge de l’Etat.

Les taux proposés par l’Agence France-Trésor (AFT) lors de ses prochaines adjudications vont donc immanquablement augmenter car la BCE ne pourra pas continuer comme elle le fait depuis un an sans retenue à acheter des titres de dette émises par le Trésor français et d’autres pays européens. Cette pratique est d’ailleurs contraire aux traités, ce qui fait assez désordre. Un jour ou l’autre les pays dits frugaux réagiront si ce n’est pas déjà le cas dans les couloirs feutrés des chancelleries. Qu’on dise que ce qui se passe aux USA n’arrivera jamais en Europe est une erreur. Les Allemands, les Autrichiens et les autres pays « sérieux » vont protester, c’est inévitable.

Pour la France en particulier il y a pire encore. Les entreprises, confrontées à un euro trop fort pour elles, voient leurs carnets de commande réduits à presque rien s’ils non pas pu ou voulu délocaliser leur activité vers des pays comme la Roumanie, la Bulgarie ou encore le Maroc, des pays où les niveaux de salaire sont comparables à ceux de la Chine. Il est vrai que c’est tentant de délocaliser, mettez vous à la place du CEO de Renault qui ne fait plus qu’assembler quelques véhicules en France, tous les composants étant fabriqués ailleurs. Toutes ces entreprises sont donc endettées. L’estimation de la dette globale du secteur privé de l’industrie et des services atteint aussi 4000 milliards d’euros, juste un détail qui ne concerne pas l’Etat. La BCE achète des titres de dette des entreprises, nul ne sait ce qu’elle en fait. Je n’ai pas écrit que la BCE achetait ces titres de dette aux entreprises directement mais elle les achète auprès des banques. La majorité de ces titres de dette est pourrie (junk en anglais) et on peut se demander pourquoi la banque centrale européenne prend de tels risques sinon pour dissimuler une création de monnaie. Le système monétaire européen, dans ces conditions malsaines, ne pourra pas perdurer. Pour assombrir encore ce tableau Renault dont l’Etat est actionnaire a perdu en 2020 8 milliards d’euros ainsi qu’Air France, même montant astronomique pour les financiers de Bercy qui n’ont plus aucun fond de tiroir à gratter.

La conséquence qu’entrevoient certains analystes est une partition de l’Europe, une zone euro telle qu’on la connait et une zone euro-mark rassemblant les « frugaux » et la sphère des pays proches économiquement de l’Allemagne englobant le club de Visegrad. Personnellement je ne pense pas que ce scénario se réalise. Je pense plutôt que le printemps sera très chaud voire sanglant à commencer en France et ses voisins espagnols et italiens suivront. Les citoyens ont atteint un niveau de lassitude concernant les stupides mesures prises par les pouvoirs politiques contre l’épidémie coronavirale, un niveau tel que ces pouvoirs politiques ne veulent plus évaluer sinon ils quitteraient le bateau ! Une grave crise sociale dans ces trois pays signera la fin de l’Union européenne et de l’euro, ce sera sanglant, destructeur, mais finalement libérateur. Cette union monétaire et législative, puisque la Commission européenne émet des diktats en direction de tous les membres de l’Union, est nuisible pour tous les peuples européens hors Allemagne et les autres « frugaux » et il faudra détruire cette union mais ce sera dans la douleur, c’est certain.

Pour en revenir à la France, ce pays reviendra au franc et comme toutes les dettes relèvent du droit français elles seront remboursées en francs (mais sur ce point je peux me tromper) et inévitablement une inflation à deux chiffres rongera la dette, l’épargne des particuliers et des rentiers, comprenez les quelques 12 millions de retraités, sera laminée mais l’activité économique retrouvera des bases saines car l’industrie redeviendra compétitive puisque la valeur du franc sur les marchés perdra au minimum 30 % de sa valeur par rapport à l’euro, comprenez encore qu’il faudra au moins 8,5 francs (nouveau) pour un « euro-mark ». Tout redeviendra normal mais pour cela il faudra faire un grand nettoyage dans la sphère dirigeante de l’Etat ainsi que dans l’administration pléthorique tant au niveau de l’Etat qu’au niveau des administrations supra-départementales qui, elles, ne servent à rien sinon à se gaver avec l’argent des contribuables, par exemple redonner à chaque département un degré de liberté prenant en compte les spécificités locales qui sont le secret de la réussite passée de la France. Ce pays est peut-être à la veille d’un grand renouveau et je le souhaite pour mes petits-enfants.

Note. Je me suis exilé au Vanuatu au tout début de l’année 1997 alors que la baguette de pain coûtait encore 1 franc, peut-être un franc dix centimes. Quand je suis revenu de ce pays, dès que l’euro a été mis en circulation le prix de la baguette de pain est devenu 1 euro. Je n’ai jamais compris ce tour de passe-passe. Si un de mes lecteurs peut m’apporter une explication il est le bienvenu. Pour ce qui concerne une sortie de la France de l’euro les fonctionnaires du Ministère des finances français ont calculé qu’elle signifierait une chute du PIB de 12 %. Personnellement je suis incrédule au sujet de cette évaluation parce que les Français ont fait des merveilles après la deuxième guerre mondiale alors que le pays était ruiné et je crois en l’esprit d’entreprise et en la créativité des Français mais il faudra libérer cet esprit d’entreprise et cette créativité, c’est-à-dire mettre un terme radical à l’invasion administrative des fonctionnaires, mais c’est une autre histoire.

Il faudrait renommer Paris : PyonYang-sur-Seine …

Depuis plusieurs mois le Parlement n’est plus consulté pour des décisions d’une extrême importance prises par le chef de l’Etat français et ses ministres. La démocratie française a vécu. Le Président Macron et ses sbires se croient en Corée du Nord. Les parlementaires n’exercent plus aucun contrôle sur les décisions du gouvernement qui ne légifère plus mais gouverne par décrets et ordonnances.

La dernière en date, dont aucun média français n’a jamais parlé, est une ordonnance décidée par sa majesté le Prince Emmanuel et son « fermier-général » Bruno datée du 2 décembre dernier. En avez-vous entendu parler ? Non, alors voici le texte de la dépêche de Reuters parue en version française sur le site investig.com :

PARIS (Reuters) 18h35 14/12/2020 – Le gouvernement français a demandé à une dizaine d’organismes publics ou privés de déposer leurs avoirs au Trésor, montrent des documents officiels que Reuters a pu consulter, l’Etat cherchant ainsi à s’assurer la meilleure situation de trésorerie possible dans le contexte de la crise sanitaire et des incertitudes liées au Brexit.

Une ordonnance gouvernementale datée du 2 décembre montre que cette instruction s’applique entre autres à Pôle Emploi et au Fonds de garantie des dépôts et de résolution.

« Dans un contexte marqué par la forte hausse de l’endettement résultant de la sollicitation sans précédent de la puissance publique pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire, la présente ordonnance vise à étendre l’obligation de dépôt de fonds au Trésor à certains organismes qui y dérogeaient jusqu’alors », explique un document du ministère des Finances en annexe de cette ordonnance.

Cette disposition permet à l’Etat d’accéder s’il le souhaite à plusieurs milliards d’euros sans avoir à faire appel aux marchés pour financer ses engagements.

Le ministère des Finances s’est refusé à tout commentaire dans l’immédiat sur les raisons de cette décision.

La France n’a eu aucun mal à emprunter sur les marchés cette année en dépit de besoins de financement sans précédent puisqu’elle a bénéficié, comme les autres pays de la zone euro, des achats de titres sans précédent de la Banque centrale européenne (BCE). Les rendements des emprunts d’Etat français sont ainsi proches de leurs plus bas historiques.

Mais la décision prise par le gouvernement Castex permet à l’Etat d’assurer la disponibilité de réserves supplémentaires et de réduire ses besoins d’emprunt en cas de turbulences sur les marchés comparables à celles qu’a subies en mars le marché de la dette italienne.

UNE SÉCURITÉ EN CAS DE TURBULENCES

« La centralisation des trésoreries permet à l’État de réduire son endettement en substituant des ressources de trésorerie à des émissions de dette », explique l’ordonnance.

« Ce moindre endettement permet à l’État de réduire son besoin de financement, et partant de minorer son coût pour les Français, contribuant ainsi à limiter le niveau et la charge de la dette. »

Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR), un organisme de droit privé destiné à protéger les déposants en cas de défaillance d’un établissement financier, est financé par les contributions des banques et dispose de cinq milliards d’euros de réserves.

Une porte-parole du FGDR a déclaré que la décision de déposer au Trésor la totalité ou une partie seulement de ces réserves n’était pas encore prise.

Chez Pôle Emploi, une porte-parole a déclaré que l’organisme d’indemnisation chômage bénéficiait d’une exemption de l’ordonnance, qui peut toutefois être annulée si l’Etat souhaite accéder à ses liquidités.

L’Etat oblige depuis des années déjà des entités publiques comme les communes ou les hôpitaux à déposer leurs fonds au Trésor plutôt que dans des banques.

Selon l’ordonnance et une étude d’impact, le montant total des comptes ouverts au Trésor atteignait plus de 150 milliards d’euros fin octobre, contre 128 milliards en 2019.

Près de la moitié de cette augmentation est à mettre au crédit de la Cades, la Caisse d’amortissement de la dette sociale, qui gère l’endettement de la Sécurité sociale: ses dépôts au Trésor sont passés de trois à dix milliards d’euros, selon une source au ministère des Finances, qui explique que ces liquidités constituent « une source de financement pour l’Etat ». (Version française Marc Angrand).

Ce qui transparaît de cette ordonnance est la difficulté de la France à emprunter sur les marchés, pourtant les dernières adjudications semblent montrer que la dette française est toujours recherchée par les opérateurs des marchés ( https://www.aft.gouv.fr/fr/dernieres-adjudications ) mais ce n’est qu’une apparence, un rideau de fumée, puisque les OAT sont rachetées par la BCE sur le second marché via la Banque de France. Il y a beaucoup plus préoccupant pour le locataire de Bercy, une remontée substantielle sinon brutale des taux d’intérêt, passant de moins 0,15 % à par exemple 2 % au pire, ce qui serait tout à fait insupportable pour l’équilibre des finances de la maison France. Ça ne suffira pas : l’Etat français se prépare donc à aller faire son marché sur les comptes de dépôt des épargnants français, à capter les capitaux de la collecte des assurances-vie, et ce ne sera qu’un premier pas. La suite ce sera la suppression du cash pour mieux contrôler les comptes bancaires de tout un chacun, puis la diminution du montant des retraites, puis la diminution des salaires des fonctionnaires et des contractuels de l’Etat, et enfin … ce sera la misère garantie pour tous, confinés ou pas. C’est écrit entre les lignes de cette ordonnance. Il s’y dégage une odeur franchement malsaine de très grave crise économique … La France risque de ressembler à la Corée du Nord !

La France s’enfonce dans la faillite, c’est une simple affaire de règle de trois !

J’aime bien faire des « règles trois », c’est à peu près tout ce qui me reste des mathématiques que j’ai appris au cours de mes études secondaires, bien qu’ayant frayé plus tard avec approches graphiques un peu compliquées pour tenter d’expliquer comment un enzyme fonctionnait puisque les enzymes se trouvaient au centre de mes travaux ce recherches. L’utilisation de coordonnées polaires en introduisant des variables intrinsèquement liées afin d’aboutir à des représentations graphiques auraient effrayé n’importe quel mathématicien. La différence entre un mathématicien et un biologiste est fondamentale car le mathématicien raisonne dans l’abstraction alors que l’expérimentateur dispose de données numériques issues de ses mesures ou de ses dosages indirects avec un appareil de mesure. Malgré tout le biologiste est pollué par le mathématicien car il voudrait décrire à l’aide d’équations si possible simples les phénomènes souvent très complexes qu’il a observé. En 1934 Hans Lineweaver et Dean Burk ont publié dans The Journal of The American Chemical Society un article qui indiquait comment décrire à l’aide d’équations très simples et par conséquent par une représentation graphique également très simple le moyen de déterminer les paramètres fondamentaux d’une cinétique enzymatique avec une règle sur un graphique. C’est probablement l’article dans le domaine de la chimie biologique le plus cité de tous les temps.

Aujourd’hui utiliser des représentations dites « double inverse » dépasseraient le premier analyste financier tout simplement parce que ces spécialistes pour lesquels je ne manifeste strictement aucun respect puisqu’ils se trompent toujours, une véritable prouesse, n’ont jamais apparemment appris à faire une règle « de trois ». À l’époque où ma mère m’apprit à lire, écrire et compter la règle de trois était l’un des premiers piliers du raisonnement arithmétique car c’était la première étape vers l’abstraction des mathématiques. À l’âge de 7 ans la notion de zéro était déjà compliquée à intégrer mais la règle de trois constituait une autre étape considérable.

Bref, il semble que les analystes économiques et, pire encore, le propre ministre de l’économie de la France ignorent les uns comme l’autre ce qu’est une règle de trois. J’ai écouté ce lundi soir un débat entre deux analystes financiers qui se targuent d’être des spécialistes dans leur domaine. Je suis tombé de très haut en constatant leur totale ignorance et je vais m’expliquer. Ils débattaient de la chute du PIB de la France en 2020 en raison de la gestion surréaliste de l’épidémie de SARS-CoV-2. Cette chute du PIB, selon les données officielles, serait de 9 %, soit une chute du PIB de 207 milliards d’euros en se référant au PIB de 2019. Sauf que ces analystes ont oublié de mentionner que dans le même temps, c’est-à-dire en 2020, la France a emprunté sur les marchés l’équivalent de 30 % de son PIB, une paille ! Considérant que le PIB de la France en 2019 était de 2300 milliards d’euros, donnée que l’on peut d’ailleurs contester si le raisonnement que je vais exposer s’applique aussi pour l’exercice 2018-2019, alors la France a emprunté «environ » 700 milliards en 2020 puisque, officiellement, la dette du pays est passée de 100 à 130 % du PIB. Faites le calcul, ce ne sont que des règles de trois … J’ai comme l’impression que le Ministre des finances français, qui ne sait pas combien il y a de m2 dans un hectare, a oublié que cet accroissement de la dette a été incorporé dans le calcul du PIB. Ceci signifie que à ces 700 milliards de dette supplémentaire il faut ajouter les 207 milliards de chute du PIB, toujours par rapport à 2019, et je sais faire une simple addition, on arrive à 900 milliards d’euros en arrondissant un peu.

Donc, en reprenant le montant du PIB de 2019 de 2300 milliards d’euros, la chute en cette même année 2020 du PIB est alors de 900/23 = 39 %. Ceci veut tout simplement dire que la France est en faillite.

La France ne survit aujourd’hui qu’en empruntant. Le pays ne va plus pouvoir emprunter sur les marchés et son seul recours sera alors la BCE qui, comme chaque européen le sait ou à tort l’ignore (parfois il vaut mieux ignorer les évidences qui fâchent), est contrôlée par l’Allemagne. Si les agences de notation internationales classent la dette de la France dans la catégories des « bonds pourries » le Président français ira faire la manche à Berlin. Les taux d’intérêt consentis par les bailleurs ne pourront qu’augmenter et la France, qui ne disposent d’aucunes réserves de change, ne pourra plus honorer sa dette. Son problème est qu’elle ne peut plus dévaluer sa monnaie puisqu’elle est prisonnière de l’euro. La monnaie était le seul pouvoir régalien important de l’Etat français et il l’a abandonné. Par voie de conséquence l’euro a enrichi les riches, appauvri les pauvres et détruit le tissu industriel français, belle réussite. Si les Allemands s’en sont sorti c’est tout simplement parce qu’ils ont maîtrisé les salaires en accord avec les syndicats, quelque chose d’inconcevable en France, et le tissu industriel allemand a survécu grâce aux efforts des salariés à qui on avait expliqué qu’ils n’avaient pas trop le choix.

Les premiers Français concernés par la situation gravissime du pays, qui étrangement échappe aux analystes économiques, seront les retraités, ceux qui ne sont pas morts du SARS-CoV-2. Quand le Président français ira faire la manche à Berlin la Chancelière allemande lui répondra : « chacun sa merde ».

Il faudrait donc s’attendre dans les prochains mois à une diminution des retraites, à une diminution des salaires des fonctionnaires, à une diminution des prestations sociales et à une mise sous tutelle de la France par la BCE dirigée par l’ex-présidente du FMI, ce même FMI qui a mis à genoux la Grèce pour des raisons sensiblement identiques à celles auxquelles est confrontée la France aujourd’hui. Pire encore les banques françaises, toutes au bord de la faillite, et les compagnies d’assurance qui collectent l’épargne des Français encore crédules verront fondre leurs bilans puisque la dette de la France sera déclassée par les agences de notation. Qu’arrivera-t-il alors ? Ce sera pire que Chypre, les Français seront tous ruinés … Franchement, entre nous, chers lecteurs de mon blog, ne croyez-vous pas que nous sommes gouvernés par des illettrés qui ne savent même pas faire une règle de trois ? Les Français devront souffrir en silence puisque ce sont eux qui ont mis au pouvoir ces ignorants avec leurs bulletins de vote …

Note. Pour une bonne compréhension du processus très complexe de la dette dans la zone euro puisque les Etats ne peuvent plus dévaluer leur propre monnaie, la BCE rachète sur le second marché les titres de dette souveraine émis par les Etats auxquels souscrivent des investisseurs résidents comme les banques et les compagnies d’assurance mais également des non-résidents. La BCE débloque alors des liquidités pour les banques qui ont déposé en collatéral ces titres de dette à la BCE. Au final le bilan de la BCE augmente. Mais un jour ou l’autre il faudra siffler la fin de la partie. Je ne suis pas du tout économiste et si j’ai écrit dans ce billet des monstruosités, que mes lecteurs n’en tiennent pas compte.

La stupidité des classements ESG des investissements

Il existe deux unités de la firme japonaise Toray en France, l’une à Lacq et l’autre à Saint-Maurice de Beynost dans l’Ain. Ces unités assurent une petite partie très spécialisée de la production de Toray. Pour comprendre le titre de ce billet il est nécessaire de situer la firme japonaise Toray. C’est le premier producteur mondial de fibres de carbone et le premier producteur de fibres textiles du Japon. Outre ces productions Toray est également le premier producteur de membranes pour osmose inverse, une technique utilisées dans de nombreux process chimiques et aussi, ce qui est plus connu du grand public, par les usines de dessalage de l’eau de mer. L’un des autres centres d’intérêt de cette firme est la mise au point et la production encore anecdotique de membranes spéciales pour les condensateurs électriques de forte puissance ainsi que d’autres équipements inclus dans les installations électriques permettant de transformer du courant continu en courant alternatif, ce que l’on appelle des onduleurs. Dans ce cas il s’agit d’onduleurs de puissance dont l’usage est prometteur en raison du développement des énergies renouvelables. Enfin Toray est impliqué dans la santé et la pharmacie par l’intermédiaire de plusieurs filiales.

L’une des usines situées en France intéresse les investisseurs car les productions sont innovantes et susceptibles de se développer à l’avenir. Or l’unité située dans le département de l’Ain produit des matériaux composites incluant des fibres de carbone et également d’autres produits spéciaux. Bien que le marché des matériaux composites soit très large, depuis l’aéronautique jusqu’à des pièces banales pour véhicules électriques certains clients de cette unité de production sont également impliqués dans l’industrie de l’armement et c’est là que le bât blesse. Les commissions d’examen des investissements de fonds financiers ont décrété que pour cette unité de production ces investissements n’étaient pas susceptibles d’être pris en considération car ils ne satisfaisaient pas aux critères ESG, critères dont j’ai mentionné l’existence dans deux billets sur ce blog il y a quelques semaines. La direction générale de Toray a naturellement trouvé cette décision inappropriée (pour ne pas dire stupide) et a déploré que des investisseurs européens ne puissent pas investir dans ses unités françaises mais également européennes.

En effet, les matériaux composites, créneau dans lequel Toray est le leader mondial, sont utilisés par exemple largement dans l’industrie automobile. Sans vouloir paraître un oiseau de mauvaise augure il se pourrait que toute la production de matériaux composites destinée à cette industrie ne réponde plus aux critères ESG puisque les écolo-gauchistes veulent que ces véhicules disparaissent le plus vite possible … Sans investissements et sans innovation une entreprise est condamnée à disparaître. C’est peut-être le but de ces critères ESG, une élucubration de malades mentaux totalement déconnectés de la réalité du monde industriel, qui ne consiste qu’à accélérer les fermetures d’entreprises à la pointe de la technologie avec des chômeurs en plus et la paupérisation de régions entières. Et naturellement le gouvernement français, infesté de l’intérieur par ces mêmes écolo-gauchistes ne réagira pas puisqu’il a besoin de leur soutien pour de basses raisons électoralistes. Pour l’anecdote il est risible de mentionner que les équipements vestimentaires de protection de la police ressemblant à des écailles de pangolin sont fabriqués avec des matériaux composites contenant des fibres de carbone … Affaire à suivre.

« ESG », suite.

Je suis curieux alors je suis allé fouiner sur internet pour tenter de comprendre ce que sont les critères ESG dont il était fait mention dans le précédent article de ce blog à ce sujet. Quelque chose m’a tout de suite paru suspect à propos de ces critères. Dans leur énumération il n’est nulle part fait mention des vrais critères économiques pris en compte par un entrepreneur pour que son entreprise fonctionne sainement. Je pense par exemple à l’EBITDA, au capital investi, au coût que représente ce capital, à l’amortissement des équipements, à l’opportunité d’une cotation du capital sur une place boursière, au marché tout simplement : on ne vend pas un produit si celui-ci n’a pas d’acheteur, pas de « demande » donc pas de marché. Or les critères ESG veulent contrôler la demande afin qu’elle respecte ces critères, qu’il s’agisse des émissions de carbone ou de non respect du sacro-saint principe de précaution qui est incorporé aux critères sociaux et de gouvernance. Je vais donc tenter ci-après d’exposer ce que je pense de cet ESG en prenant deux exemples triviaux qui peuvent très bien être transposés à une multinationale ou une grosse entreprise nationale à la recherche d’investisseurs « verts ». Bonne lecture.

Prenons un premier exemple pour illustrer l’ineptie de l’application du critère environnemental. Considérons un fabricant de chaussures haut de gamme fournisseur de grandes multinationales du luxe, une petite entreprise de 15 personnes assurant la production de 500 paires de chaussures par mois et qui veut s’agrandir pour satisfaire un carnet de commandes en pleine croissance. Comment cette entreprise va-t-elle pouvoir évaluer le critère environnemental relatif au tannage des cuirs qu’elle utilise afin de répondre au questionnaire que ne manquera pas de lui soumettre un investisseur, banquier ou gestionnaire de fonds, pour que ce dernier évalue l’ « ESG » de cette entreprise, sachant que le tannage des peaux est l’une des activités les plus polluantes que l’on puisse imaginer. Il faudra que l’investisseur effectue une enquête au sujet de la provenance des peaux et du respect de l’environnement des entreprises de tannage qui sont souvent des petites sociétés artisanales. D’où proviennent les matières premières, c’est-à-dire les peaux avant décharnage conservées le plus souvent congelées et acheminées par containers entiers depuis les lieux ou pays d’élevage. Les enquêteurs, véritables détectives, vont-ils également se renseigner sur les conditions d’élevage des animaux ? Est-ce que LVMH se préoccupe de la provenance des peaux utilisées pour ses articles de luxe ? J’en doute.

Si on lit attentivement l’article de Wikipedia (en français pour une fois, https://fr.wikipedia.org/wiki/Critères_environnementaux_et_sociaux_de_gouvernance , on comprend très vite que ces critères ont été écrits par des gauchistes radicaux qui ignorent tout du fonctionnement d’une entreprise et qui n’ont qu’une idée en tête : détruire le tissu industriel car a priori l’industrie, sous quelque forme que ce soit, met en danger l’environnement, le climat (émissions de CO2) et l’harmonie sociale : des capitalistes dominant la classe des travailleurs. C’est exactement ce qui transparaît dans cet article de Wikipedia.

Prenons un autre exemple. Les gérants de fonds de retraite américains s’intéressent de très près au fromage traditionnel français au lait cru, c’est-à-dire reproduisant les techniques ancestrales de la fabrication et de l’affinage du fromage, réputé dans le monde entier pour ses gouts et ses odeurs provenant majoritairement de la flore bactérienne présente dans ce lait cru. Des gérants de fonds américains ont investi dans des fromageries dans le Massif Central en quête d’investisseurs pour développer leur activité. Imaginons que la société de gestions de portefeuilles, par exemple BlackRock, soumette son choix d’investissement dans une fromagerie artisanale française. Comment le gérant de fonds pourra-t-il justifier que l’investissement satisfait les critères « ESG » puisque les vaches laitières dégagent du méthane, un gaz « horriblement toxique » pour le climat. Les employés de la fromagerie qui doivent tous les jours brosser les tommes dans les caves d’affinage sont-ils bien traités, l’hygiène est-elle bien respectée, les rejets de petit-lait dans la nature sont-ils bien gérés pour protéger l’environnement ? On se trouve dans la terra incognita de l’écolo-gauchisme extrême qui risque, avec ces mesures stupides, de paralyser tout développement industriel. L’industrialisation de certaines fromageries de terroir ne nuit en rien à la qualité du produit final, mais cette qualité du produit est-elle prise en compte dans l’évaluation des critères « ESG » ?. J’en doute à nouveau.

Puisque ces critères ne prennent jamais en considération les mécanismes fondamentaux du fonctionnement d’une entreprise on peut les considérer comme inapplicables, et donc inutiles, car dénués de toute réalité. Il s’agit tout simplement d’un miroir aux alouettes habillé de fausses bonnes intentions pour attirer les idiots qui se laissent piéger de bonne foi mais … ils ne reverront jamais la couleur de leurs billets verts ou d’une autre couleur.

Les fonds ESG vus par un banquier

Article paru sur le site investir.ch

La gestion durable change de statut. L’ensemble des investisseurs accorde un intérêt croissant à la gestion durable. Les analystes de marché attestent du développement significatif des investissements durables auprès des caisses de pension et des compagnies d’assurance et les capitaux continuent d’affluer dans les fonds ESG (note 1). Une tendance similaire commence à se dessiner dans les actifs non cotés où les « general partners » deviennent de plus en plus regardants sur les aspects sociaux, environnementaux et de gouvernance des entreprises qu’ils financent. D’un secteur de niche il y a 10 ans, la gestion durable serait-elle devenue une évidence ?

Par Lucia Veraldi, Analyste junior en Investissements et Sébastien Gyger, Directeur des Investissements, Banque Pâris Bertrand SA, Genève

La tendance vers l’ESG est structurelle et les effets d’entraînement sont puissants

La signature des accords de Paris sur le climat et l’adoption des objectifs de développement durable des Nations Unies en 2015 ont permis d’esquisser au crayon vert la feuille de route pour le secteur financier. D’abord construites sur des politiques d’exclusion simples (surtout l’armement et le tabac), les approches durables ont parcouru un chemin considérable vers une meilleure intégration des facteurs ESG et des controverses dans les politiques de gestion (2).

La plus grande diversité des approches a conduit à une offre plus abondante et mieux structurée des produits d’investissement. Les stratégies d’impact (environnement ou social comme les obligations vertes et la microfinance) et les thématiques (économie circulaire, eau et énergies « propres ») permettent par exemple aux investisseurs de concrétiser leurs convictions personnelles dans leurs portefeuilles financiers. Finalement, la pression du régulateur s’intensifie : les directives européennes MIFID vont imposer aux conseillers en placements de recueillir les préférences ESG des clients. En Suisse, l’Association suisse des banquiers vient de publier un guide pour l’intégration des facteurs ESG dans le processus de conseil (3)

De la gestion des risques à la recherche de performance

Les mentalités ont évolué et on ne trouve plus beaucoup d’opposants à la prise en compte des critères ESG dans la gestion de patrimoine. Les raisons invoquées dans le passé étaient que l’ESG se faisait au détriment de la performance. Aujourd’hui, les études empiriques et académiques démontrent que l’apport des facteurs ESG contribue à des rendements ajustés du risque qui sont supérieurs par rapport à des univers «neutres» traditionnels. Dans la durée, négliger les aspects ESG peut s’avérer préjudiciable pour la réputation et les résultats financiers des entreprises (il suffit de penser à BP avec le drame de la plateforme Deepwater, Bayer lors du rachat de Monsanto, le « dieselgate » chez Volkswagen, la sécurité de produits pour bébés chez Johnson&Johnson, les atteintes environnementales du groupe minier chinois Zijin et plus récemment les fraudes chez Wells Fargo et Wirecard). C’est l’ESG vu sous l’angle de la gestion des risques.

Nous pensons aussi qu’une empreinte plus large sur la durabilité peut avoir des effets positifs sur les performances financières à long terme des entreprises. Intuitivement, nous concevons qu’un nombre croissant d’entreprises placent les aspects de gouvernance et les considérations sociales et écologiques au même niveau que les questions financières puisque les réglementations se durcissent et les consommateurs sont de plus en plus attachés aux marques qui font attention à leurs impacts environnementaux et sociaux. Ainsi, les entreprises sont de plus en plus disposées à traiter les aspects de gouvernance, le social et l’écologie à égalité avec les enjeux économiques pour préserver leur assise financière, voire la renforcer. En guise d’illustration, il a été démontré que la différence du coût de l’endettement entre les « bonnes » et les « mauvaises » entreprises sur la base des scores ESG de MSCI peut atteindre près de 200 points de base (4).

Etude du lien entre performance et ESG

Cette étude vise à documenter notre conviction qu’il est possible de concilier performance et critères ESG dans la gestion de portefeuilles. A cet effet, nous avons pris appui sur les « étoiles » et les « globes » Morningstar. Ces notations permettent aux investisseurs d’évaluer les fonds de placements sous l’angle de la performance et du développement durable. Les étoiles (5)(lancées en 1985) font office de référence dans l’industrie des fonds de placements et les globes (6) (mis à disposition depuis 2016) répondent à la demande actuelle d’évaluer les fonds sur les critères ESG. Nous nous félicitons des moyens mis à disposition par les acteurs reconnus, tout en relevant que les analyses purement quantitatives se heurtent à des limites évidentes, la principale étant qu’elles reposent exclusivement sur des éléments passés.

Gardons aussi à l’esprit que les échelles de temps pour l’évaluation de la durabilité et de la performance ne sont pas identiques (dû au caractère récent de la stabilité des notations de durabilité). C’est pourquoi, nous intégrons systématiquement dans notre pratique des éléments qualitatifs afin de mieux appréhender les forces et les faiblesses des produits lors de processus de sélection et de gestion de portefeuilles.

L’étude repose sur l’univers des fonds européens des grandes capitalisations boursières (2700 fonds au total, ramenés à 1600 qui bénéficient à la fois des notes « étoile » et « globe ») (7). Nous nous intéressons à mettre en évidence la nature de la relation entre chacun des pilier ESG et la performance ajustée du risque. En ce qui concerne les globes, nous soulignons encore que chaque pilier est une combinaison entre l’exposition aux risque E, S ou G et la capacité de chaque société à gérer ce risque dans la durée. Chaque fonds se voit ainsi attribuer un groupe de niveau (parmi cinq) pour chacun des trois piliers, selon son score social, environnemental et de gouvernance.

La Gouvernance comme référence

Des trois piliers E, S et G, notre analyse révèle que celui de la gouvernance est le plus déterminant : une bonne gouvernance est une condition nécessaire à la constitution d’un bon pilier social et environnemental. Dans notre univers, les fonds situés dans le meilleur groupe de gouvernance ont en effet 60% de chances d’appartenir au meilleur groupe social et 34% à l’environnemental. La réciproque est plus frappante encore puisque les fonds du pire groupe de gouvernance n’ont que 6.7% et 0.6% de chances d’obtenir la meilleure notation sur les deux autres piliers. La question de la gouvernance d’entreprise est complexe puisqu’elle résulte d’une recherche permanente d’équilibre entre les intérêts de l’entreprise, de ses actionnaires, ses employés, ses clients et de son écosystème. Tous ces éléments sont essentiels au succès à long terme d’une société et nous apprécions dès lors que la gouvernance englobe la gestion des ressources économiques, sociales et environnementales

Nous observons ensuite une forte corrélation, cohérente par ailleurs, entre les controverses de type « sévères », qui désignent les violations graves et répétées de conventions internationales, et le score de gouvernance. Dans notre univers, l’exposition moyenne aux controverses sévères est de 3% pour les fonds du meilleur groupe de gouvernance contre 15% pour les pires. Les controverses sévères constituent un frein concret à la réputation, la performance financière, voire la pérennité d’une société, et par conséquent à sa valorisation boursière.

Il n’est donc pas surprenant de constater que le critère de gouvernance est, en plus d’un outil de gestion du risque, un moteur pour la performance.

Références.

1. Swiss Sustainable Investment Market Study 2020 : Étude Morningstar sur les flux dans les fonds durables. Les actifs investis dans les fonds durables ont atteint un niveau record de 1061,5 milliards de dollars à la fin du mois de juin, une hausse de 23 % par rapport au trimestre précédent. L’Europe continue de dominer le secteur, récoltant 86% des flux lors du dernier trimestre, soit 61,4 milliards de dollars.

2. Les critères ESG environnementaux, sociaux et de gouvernance sont les 3 facteurs principaux de mesure de la soutenabilité et de l’impact éthique d’un investissement dans une société ou dans un domaine économique. (source : Wikipédia)

3. http://www.swissbanking.org.

4. MSCI ESG Research, Bank of America Merrill Lynch US Equity & Quant Strategy. Les « bonnes » entreprises sous l’angle ESG tendent également à obtenir de meilleures notes de crédit.

5. Les étoiles sont une mesure quantitative qui classe les fonds sur la base de leur performance passée sur 3, 5 et 10 ans sur une base ajustée du risque et par rapport à la moyenne de la catégorie à laquelle les fonds appartiennent. Selon Morningstar, cette note suit une distribution en forme de cloche : les 10% des fonds les meilleurs reçoivent une note de 5 étoiles ; les 22,5% suivant reçoivent 4 étoiles ; les 35% suivant ont 3 étoiles ; les 22,5% suivant 2 étoiles et les 10% les moins bons ont 1 étoile. A quelques exceptions près, tout fonds ayant un historique de performance d’au moins trois ans est noté.

6. Les globes sont calculés sur la base des titres sous-jacents des fonds et de la recherche ESG sur les entreprises issues de Sustainalytics, un fournisseur leader indépendant sur la recherche ESG et la gouvernance d’entreprise. Le score le plus bas est représenté par 1 globe et le plus élevé par 5 globes, selon une distribution identique aux étoiles.

7. Cette catégorie regroupe les fonds européens et fonds nationaux. Nous excluons les fonds indiciels et les ETFs de l’analyse.

Le Cartel de la Réserve fédérale : les huit familles qui dirigent le monde de la finance.

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Article de Dean Henderson, journaliste d’investigation. J’avais archivé cet article qui visiblement n’a pas plu en haut lieu outre-Atlantique puisque le site de l’auteur a été supprimé par les fournisseurs d’accès au Web. J’ai donc décidé de prendre le risque de le traduire pour mes lecteurs afin de les éclairer sur les grands desseins du monde financier apatride. Ce texte un peu décousu mérite une lecture détaillée. J’ai mis en exergue quelques passages en caractères gras. Les propos de ce texte n’engagent que son auteur. Source via free21.org. Illustrations : siège de la Banque des Règlements Internationaux à Basel en Suisse (Wikipedia) et première réunion de la mise en place de la « FED » en 1913.

Qui sont donc les actionnaires des banques créatrices de monnaie américaines et mondiales ? Cette information est très soigneusement gardée secrète. Mes requêtes auprès des agences de réglementation bancaire concernant la propriété d’actions dans les 25 principales sociétés de portefeuille bancaires américaines ont obtenu le statut du Freedom of Information Act, avant d’être refusées pour des raisons de « sécurité nationale ». C’est assez ironique, car de nombreux actionnaires de la banque résident en Europe. US Trust Corporation – fondée en 1853 et maintenant détenue par Bank of America – est un dépositaire important de la richesse de l’oligarchie mondiale qui possède ces sociétés de portefeuille bancaires. Walter Rothschild était récemment administrateur de sociétés et fiduciaire honoraire de US Trust.

Les autres administrateurs étaient Daniel Davison de JP Morgan Chase, Richard Tucker d’Exxon Mobil, Daniel Roberts de Citigroup et Marshall Schwartz de Morgan Stanley. JW McCallister, un initié de l’industrie pétrolière avec des liens avec The House of Saud, a écrit dans The Grim Reaper que les informations qu’il avait acquises auprès de banquiers saoudiens faisaient état de la propriété à 80% de la New York Federal Reserve Bank – de loin la succursale de la Fed la plus puissante – par seulement huit familles dont quatre résident aux États-Unis. Ce sont les Goldman Sachs, Rockefeller, Lehman et Kuhn Loeb de New York, les Rothschild de Paris et de Londres, les Warburg de Hambourg, les Lazard de Paris, et les Israel Moses Seif de Rome. Le CPA (certified public accountant) Thomas D. Schauf corrobore les affirmations de McCallister, ajoutant que dix banques contrôlent les douze succursales de la Federal Reserve Bank. Il nomme NM Rothschild de Londres, Rothschild Bank de Berlin, Warburg Bank de Hamburg, Warburg Bank d’Amsterdam, Lehman Brothers de New York, Lazard Frères de Paris, Kuhn Loeb Bank de New- York, Israel Moses Seif Bank d’Italy, Goldman Sachs de New York et JP Morgan Chase Bank de New York.

Schauf répertorie William Rockefeller, Paul Warburg, Jacob Schiff et James Stillman parmi les individus qui détiennent des parts importantes de la Fed. Les Schiff sont liés à Kuhn Loeb. Les Stillman sont liés à Citigroup, qui se sont associé au clan Rockefeller au tournant du siècle. Eustace Mullins est arrivé aux mêmes conclusions dans son livre The Secrets of the Federal Reserve, dans lequel il affiche des organigrammes reliant la Fed et ses banques membres aux familles de Rothschild, Warburg, Rockefeller et les autres. Le contrôle que ces familles bancaires exercent sur l’économie mondiale ne peut être sous-estimé et est tout à fait intentionnellement entouré de secret. Leur branche des médias d’entreprise est prompte à discréditer toute information exposant ce cartel de banque centrale privée comme une « théorie du complot ». Pourtant, les faits demeurent.

La Maison Morgan, en d’autres termes La Federal Reserve Bank, est née en 1913, la même année que le décès du banquier américain J. Pierpont Morgan et la Fondation Rockefeller a été également créée cette même année. La House of Morgan dirigeait la finance américaine au carrefour de Wall Street et Broad à New-York, agissant en tant que quasi-banque centrale américaine depuis 1838, lorsque George Peabody l’a fondée à Londres. Peabody était un associé commercial des Rothschild. En 1952, le chercheur s’intéressant à l’histoire la Fed, Eustace Mullins, a émis l’hypothèse que les Morgan n’étaient rien de plus que des agents des Rothschild. Mullins a écrit que les Rothschild « préféraient opérer de manière anonyme aux États-Unis derrière la façade de J.P. Morgan & Company ». L’auteur Gabriel Kolko a déclaré : « Les activités de Morgan en 1895-1896 dans la vente d’obligations d’or américaines en Europe étaient basées sur une alliance avec la maison Rothschild ». La pieuvre financière Morgan a rapidement déroulé ses tentacules dans le monde entier. Morgan Grenfell opérait à Londres. Morgan et Cie régnait sur Paris. Les cousins Lambert de la famille Rothschild ont créé Drexel & Company à Philadelphie.

La maison Morgan s’adressait aux Astor, DuPont, Guggenheim, Vanderbilt et Rockefeller. Elle a financé le lancement d’AT&T, de General Motors, de General Electric et de DuPont. Tout comme les banques Rothschild et Barings basées à Londres, Morgan est devenue partie intégrante de la structure du pouvoir dans de nombreux pays. En 1890, la Maison Morgan a prêté à la banque centrale égyptienne, financé des chemins de fer russes, des obligations flottantes du gouvernement provincial brésilien et financé des projets de travaux publics argentins. Une récession en 1893 a renforcé le pouvoir de Morgan. Cette année-là, Morgan a sauvé le gouvernement américain d’une panique bancaire, formant un syndicat pour soutenir les réserves du gouvernement avec un envoi de 62 millions de dollars or des Rothschild. Morgan a été le moteur de l’expansion de l’Ouest aux États-Unis, finançant et contrôlant les chemins de fer à destination de l’Ouest par le biais de droits de vote de fiducies. En 1879, le New York Central Railroad financé par la branche Morgan de Cornelius Vanderbilt accorda des tarifs d’expédition préférentiels au monopole naissant de la Standard Oil de John D. Rockefeller, consolidant ainsi la relation Rockefeller / Morgan. La Maison de Morgan tomba désormais sous le contrôle des familles Rothschild et Rockefeller.

Un titre du New York Herald disait: « Railroad Kings Form Gigantic Trust ». J. Pierpont Morgan, qui déclara un jour : « La concurrence est un péché », déclara joyeusement par la suite : « Pensez-y. Tout le trafic ferroviaire concurrent à l’ouest de Saint-Louis est placé sous le contrôle d’une trentaine d’hommes ». La banque Morgan et Edward Harriman de la banque Kuhn Loeb, détenaient le monopole des chemins de fer, tandis que les dynasties bancaires Lehman, Goldman Sachs et Lazard se joignaient aux Rockefeller pour contrôler la base industrielle américaine. En 1903, le Banker’s Trust a été créé par les huit familles. Benjamin Strong du Banker’s Trust a été le premier gouverneur de la Banque de réserve fédérale de New York. La création de la Fed en 1913 a fusionné le pouvoir des huit familles avec la puissance militaire et diplomatique du gouvernement américain. Si leurs prêts à l’étranger n’étaient pas payés, les oligarques pourraient désormais déployer des Marines américains pour recouvrer les dettes. Morgan, Chase et Citibank ont formé un syndicat de prêt international. La maison de Morgan était bienvenue à la maison britannique des Windsor et la maison italienne de Savoie. Les Kuhn Loeb, Warburg, Lehman, Lazard, Israel Moses Seif et Goldman Sachs avaient également des liens étroits avec les familles royales européennes.

En 1895, Morgan contrôlait le flux d’or entrant et sortant des États-Unis. La première vague américaine de fusions en était à ses balbutiements et était promue par les banquiers. En 1897, il y a eu soixante-neuf fusions industrielles. En 1899, il y en avait mille-deux-cent. En 1904, John Moody – fondateur de Moody’s Investor Services – déclara qu’il était impossible de parler des intérêts de Rockefeller et de Morgan séparément. La méfiance du public à l’égard de ces deux entités bancaires s’amplifia. Beaucoup les considéraient comme des traîtres travaillant pour le vieil argent européen. Standard Oil de Rockefeller, US Steel d’Andrew Carnegie et les chemins de fer d’Edward Harriman ont tous été financés par le banquier Jacob Schiff de Kuhn Loeb, qui a travaillé en étroite collaboration avec les Rothschild européens. Plusieurs États occidentaux ont interdit les activités de ces banquiers. Le prédicateur populiste William Jennings Bryan a été trois fois candidat démocrate à la présidence US de 1896 à 1908. Le thème central de sa campagne anti-impérialiste était que l’Amérique tombait dans le piège de la « servitude financière envers la capitale britannique ». Teddy Roosevelt a vaincu Bryan en 1908, mais a été contraint par cette traînée de poudre populiste de promulguer la loi anti-trust Sherman. Il a ensuite poursuivi le Standard Oil Trust. En 1912, les audiences Pujo ont eu lieu, portant sur la concentration du pouvoir à Wall Street ( https://en.wikipedia.org/wiki/Pujo_Committee ).

La même année, Mme Edward Harriman a vendu ses parts substantielles dans la Guaranty Trust Bank de New York à J.P.Morgan qui créa alors le Morgan Guaranty Trust. Le juge Louis Brandeis a convaincu le président Woodrow Wilson de demander la fin des directions imbriquées les unes dans les autres des conseils d’administration. En 1914, le Clayton Anti-Trust Act a été adopté. Jack Morgan – le fils et successeur de J. Pierpont Morgan – a répondu en appelant ses clients Remington et Winchester à augmenter la production d’armes. Il a soutenu que les États-Unis devaient entrer dans la Première Guerre mondiale. Aiguillonné par la Fondation Carnegie et d’autres grands noms de l’oligarchie, le Président Wilson a fini par céder. Comme l’a écrit Charles Tansill dans America Goes to War : « Avant même le choc des armes, la firme française Rothschild Frères a câblé à Morgan & Company à New York pour suggérer la proposition d’un prêt de 100 millions de dollars, dont une partie substantielle devait être levée aux États-Unis pour payer les achats français de produits américains ». La Maison de Morgan a financé la moitié de l’effort de guerre américain, tout en recevant des commissions pour aligner des entrepreneurs tels que GE, Du Pont, US Steel, Kennecott et ASARCO. Tous étaient des clients de Morgan. Morgan a également financé la guerre des Boers britanniques en Afrique du Sud et la guerre franco-prussienne. La Conférence de paix de Paris de 1919 était présidée par Morgan, qui dirigeait les efforts de reconstruction des allemands et des alliés. Dans les années 1930, le populisme a refait surface en Amérique après que Goldman Sachs, Lehman Bank et d’autres ont profité du krach de 1929. Le président du comité bancaire de la Chambre des représentants, Louis McFadden (D-NY), a déclaré à propos de la Grande Dépression : « Ce n’était pas un accident. C’était un événement soigneusement conçu… Les banquiers internationaux ont cherché à provoquer une condition de désespoir ici afin qu’ils puissent émerger en tant que dirigeants de nous tous ». Le sénateur Gerald Nye (D-ND) a présidé une enquête sur les munitions en 1936. Nye a conclu que la maison Morgan avait plongé les États-Unis dans la Première Guerre mondiale pour protéger ses activités de prêts et créer une industrie des armes en plein essor. Nye a produit plus tard un document intitulé The Next War, qui faisait référence cyniquement à « la vieille déesse de la démocratie », à travers laquelle le Japon pourrait être utilisé pour attirer les États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale.

En 1937, le secrétaire à l’Intérieur Harold Ickes a mis en garde contre l’influence des « 60 familles américaines ». L’historien Ferdinand Lundberg a par la suite écrit un livre ayant le même titre. Le juge de la Cour suprême William O. Douglas a critiqué « l’influence de Morgan… la plus pernicieuse de l’industrie et de la finance aujourd’hui ». Jack Morgan a répondu en poussant les États-Unis vers la Seconde Guerre mondiale. Morgan avait des relations étroites avec les familles Iwasaki et Dan – les deux clans les plus riches du Japon – qui possédaient respectivement Mitsubishi et Mitsui, depuis que les sociétés sont sorties des shogunats du XVIIe siècle. Lorsque le Japon a envahi la Mandchourie, massacrant des paysans chinois à Nankin, Morgan a minimisé l’incident. Morgan avait également des relations étroites avec le fasciste italien Benito Mussolini, tandis que le nazi allemand Hjalmer Schacht était un agent de liaison de la Morgan Bank pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, des représentants de Morgan ont rencontré Schacht à la Banque des règlements internationaux (BRI, en anglais BIS) à Bâle, en Suisse. La BRI, créée en 1930, est la banque la plus puissante du monde, une banque centrale mondiale pour les huit familles qui contrôlent les banques centrales privées de presque tous les pays occidentaux et en développement.

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Le premier président de la BRI était le banquier de Rockefeller Gates McGarrah, un responsable de la Chase Manhattan et de la Réserve fédérale. McGarrah était le grand-père de l’ancien directeur de la CIA Richard Helms. Les Rockefeller – comme les Morgan – avaient des liens étroits avec Londres. David Icke écrit dans « Children of the Matrix », que les Rockefeller et Morgan n’étaient que des hommes de main pour les Rothschild européens. La BRI appartient à la Réserve fédérale, à la Banque d’Angleterre, à la Banque d’Italie, à la Banque du Canada, à la Banque nationale suisse, à la Nederlandsche Bank, à la Bundesbank et à la Banque de France. L’historien Carroll Quigley a écrit dans son livre épique Tragedy and Hope que la BRI faisait partie d’un plan, « pour créer un système mondial de contrôle financier entre des mains privées capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son ensemble… être contrôlé de manière féodale par les banques centrales du monde agissant de concert par des accords secrets ». Le gouvernement américain avait une méfiance historique envers la BRI, faisant du lobbying sans succès pour sa disparition lors de la conférence de Bretton Woods de 1944 après la Seconde Guerre mondiale. Au lieu de cela, le pouvoir des huit familles a été amplifié avec les accords de Bretton Woods et la création du FMI et de la Banque mondiale. La Réserve fédérale américaine n’a pris des parts de la BRI qu’en septembre 1994. La BRI détient au moins 10% des réserves monétaires d’au moins 80 des banques centrales mondiales, du FMI et d’autres institutions multilatérales. Elle sert d’agent financier pour les accords internationaux, recueille des informations sur l’économie mondiale et sert de prêteur en dernier recours pour éviter l’effondrement financier mondial. La BRI promeut un programme de fascisme capitaliste monopoliste. Elle a accordé un crédit-relais à la Hongrie dans les années 1990 pour assurer la privatisation de l’économie de ce pays. Elle a servi de canal pour le refinancement des huit familles ayant soutenu financièrement Adolf Hitler, opération dirigée par J. Henry Schroeder de Warburg et la Mendelsohn Bank d’Amsterdam. De nombreux chercheurs affirment que la BRI est au centre du blanchiment d’argent mondial de la drogue. Ce n’est pas un hasard si la BRI a son siège en Suisse, cachette préférée de la richesse de l’aristocratie mondiale, pays où se trouve le siège de la loge Alpina de la franc-maçonnerie italienne P-2 et du mouvement cryptique Nazi International. Les autres institutions contrôlées par les huit familles comprennent le Forum économique mondial plus connu sous le nom de Forum de Davos, la Conférence monétaire internationale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Bretton Woods fut une aubaine pour les huit familles. Le FMI et la Banque mondiale étaient au cœur de ce « nouvel ordre mondial ». En 1944, les premières obligations de la Banque mondiale ont été émises par Morgan Stanley et First Boston. La famille française Lazard s’impliqua davantage dans les intérêts de la maison Morgan. Lazard Frères – la plus grande banque d’investissement de France – appartient aux familles Lazard et David-Weill – d’anciens seniors bancaires génois représentés par Michelle Davive. Un récent président-directeur général de Citigroup était Sanford Weill. En 1968, Morgan Guaranty a lancé Euro-Clear, un système de compensation bancaire basé à Bruxelles pour les titres Eurodollar. Il s’agissait de la première tentative automatisée de ce type. Certains ont décidé d’appeler Euro-Clear « la Bête ». Bruxelles servit de siège à la nouvelle Banque centrale européenne (BCE) et à l’OTAN. La BCE a immédiatement été déplacée à Francfort à la demande de l’Allemagne. En 1973, les fonctionnaires de Morgan se sont réunis secrètement aux Bermudes pour ressusciter illégalement l’ancienne maison de Morgan, vingt ans avant l’abrogation du Glass-Steagal Act. Morgan et les Rockefeller ont fourni le soutien financier à Merrill Lynch, le propulsant dans le Big 5 de la banque d’investissement américaine. Merrill fait maintenant partie de Bank of America. John D. Rockefeller a utilisé sa richesse pétrolière pour acquérir Equitable Trust, qui avait englouti plusieurs grandes banques et sociétés dans les années 1920. La Grande Dépression a contribué à consolider le pouvoir des Rockefeller. Sa Chase Bank a fusionné avec la Manhattan Bank de Kuhn Loeb pour former Chase Manhattan, cimentant ainsi une relation familiale de longue date. Les Kuhn-Loeb avaient financé – avec Rothschild – un prêt à Rockefeller pour devenir le roi du pétrole. La National City Bank de Cleveland a fourni à John D. Rockefeller l’argent nécessaire pour se lancer dans sa monopolisation de l’industrie pétrolière américaine. La banque a été identifiée lors des audiences du Congrès comme étant l’une des trois banques appartenant à Rothschild aux États-Unis dans les années 1870, lorsque l’empire Rockefeller s’est constitué en tant que Standard Oil of Ohio.

Edward Harkness, un partenaire de la Rockefeller Standard Oil, prit le contrôle de la Chemical Bank. Un autre était James Stillman, dont la famille contrôlait le Manufacturers Hanover Trust. Les deux banques ont fusionné sous l’égide de JP Morgan Chase. Deux des filles de James Stillman ont épousé deux des fils de William Rockefeller. Les deux familles contrôlent également un gros morceau de Citigroup. Dans le secteur des assurances, les Rockefeller contrôlent Metropolitan Life, Equitable Life, Prudential et New York Life. Les banques Rockefeller contrôlent 25% de tous les actifs des 50 plus grandes banques commerciales américaines et 30% de tous les actifs des 50 plus grandes compagnies d’assurance américaines. Les compagnies d’assurance – la première aux États-Unis a été lancée par les francs-maçons par le biais de leur organisation Woodman’s of America – jouent un rôle clé dans le recyclage de l’argent de la drogue aux Bermudes. Les sociétés sous contrôle Rockefeller comprennent Exxon Mobil, Chevron Texaco, BP Amoco, Marathon Oil, Freeport McMoran, Quaker Oats, ASARCO, United, Delta, Northwest, ITT, International Harvester, Xerox, Boeing, Westinghouse, Hewlett-Packard, Honeywell, International Paper, Pfizer, Motorola, Monsanto, Union Carbide et General Foods. La Fondation Rockefeller a des liens financiers étroits avec les fondations Ford et Carnegie. Parmi les autres initiatives philanthropiques familiales, mentionnons le Rockefeller Brothers Fund, le Rockefeller Institute for Medical Research, le General Education Board, la Rockefeller University et l’Université de Chicago qui produisent un flux constant d’économistes d’extrême droite en tant qu’apologistes des capitaux internationaux, dont Milton Friedman.

La famille possède le 30 Rockefeller Plaza, où le sapin de Noël national est allumé chaque année ainsi que le Rockefeller Center. David Rockefeller a joué un rôle déterminant dans la construction des tours du World Trade Center. La maison principale de la famille Rockefeller est un complexe imposant dans le nord de l’État de New York connu sous le nom de Pocantico Hills. Ils possèdent également un duplex de 32 pièces sur la 5e Avenue à Manhattan, un manoir à Washington, DC, le Monte Sacro Ranch au Venezuela, des plantations de café en Équateur, plusieurs fermes au Brésil, un domaine à Seal Harbor dans le Maine et des complexes hôteliers dans les Caraïbes, à Hawaï et Puerto Rico. Les familles Dulles et Rockefeller sont cousines. Allen Dulles a créé la CIA, aidé les nazis, couvert le coup de Kennedy de par son influence sur la Warren Commission et conclu un accord avec les Frères musulmans pour créer des assassins à l’esprit entièrement contrôlé. Le frère John Foster Dulles a présidé les fausses fiducies Goldman Sachs avant le krach boursier de 1929 et a aidé son frère à renverser les gouvernements d’Iran et du Guatemala. Tous deux étaient des initiés de Skull & Bones, du Council on Foreign Relations (CFR) et des maçons de la 33e loge. Les Rockefeller ont joué un rôle déterminant dans la formation du Club de Rome axé sur la dépopulation dans leur domaine familial à Bellagio, en Italie. Leur domaine de Pocantico Hills a donné naissance à la Commission Trilatérale. La famille est un bailleur de fonds majeur du mouvement eugénique qui a engendré Hitler, le clonage humain et l’obsession actuelle de l’ADN dans les cercles scientifiques américains. John Rockefeller Jr. a dirigé le Population Council jusqu’à sa mort. Son fils éponyme est un sénateur de Virginie-Occidentale. Le frère Winthrop Rockefeller était lieutenant-gouverneur de l’Arkansas et demeure l’homme le plus puissant de cet État. Dans une interview d’octobre 1975 avec le magazine Playboy, le vice-président Nelson Rockefeller – qui était également gouverneur de New York – a expliqué la vision familiale d’un monde sous tutelle : « Je suis un grand partisan de la planification – économique, sociale, politique, militaire, de la planification mondiale totale ». Mais de tous les frères Rockefeller, c’est le fondateur de la Trilateral Commission (TC) et président de Chase Manhattan, David, qui a dirigé le programme fasciste de la famille à l’échelle mondiale. Il a défendu le Shah d’Iran, le régime d’apartheid sud-africain et la junte chilienne de Pinochet. Il était le plus grand financier du CFR, de la TC et pendant la guerre du Vietnam du Comité pour une paix efficace et durable en Asie – une aubaine pour ceux qui gagnaient leur vie avec ce conflit. Nixon lui a demandé d’être secrétaire au Trésor, mais Rockefeller a refusé le poste, sachant que son pouvoir était beaucoup plus important à la tête de la Chase. L’auteur Gary Allen écrit dans The Rockefeller File qu’en 1973, « David Rockefeller a rencontré vingt-sept chefs d’État, y compris les dirigeants de la Russie et de la Chine rouge ». Après le coup d’État de 1975 de la Nugan Hand Bank avec la CIA contre le Premier ministre australien Gough Whitlam, son successeur nommé par la Couronne britannique, Malcolm Fraser, s’est rendu aux États-Unis, où il a rencontré le président Gerald Ford après s’être entretenu avec David Rockefeller.

Le coronavirus n’est pas toxique pour tout le monde …

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Au tout début de la « crise » du coronavirus mon fils m’avait informé que le PDG de la société financière française dont il est un employé dans sa filiale japonaise à Tokyo avait vendu des actions de la société qu’il dirigeait pour un montant équivalent à un million d’euros. Le coronavirus était alors limité dans la province de Hubei en Chine. Alors qu’il n’y avait encore aucune menace perceptible en dehors de quelques pays d’Asie comme la Corée et Taiwan, pourquoi une telle vente massive pour un seul individu avait eu lieu. Pour un petit employé d’une société quand son directeur, même s’il n’en est pas propriétaire, se dessaisît de ses actions, du moins celles qui ne sont pas sous embargo comme les « stock options », il y a comme un lézard que seuls les plus hauts membres de la direction connaissent ou en ont l’intuition. Et les employés n’ont que le droit de se préoccuper de la bonne santé de l’entreprise car ils peuvent craindre de se retrouver au chômage.

Il se trouve que ce n’était pas du tout une exception. L’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, a vendu presque au même moment pour 3,4 milliards de dollars d’actions de sa propre société, Amazon, au tout début du mois de février 2020. Le patron de BlackRock, Laurence Fink, et le propriétaire de Markit IHS, une agence de notation, Lance Uggla, ont fait de même. Ces deux derniers « CEOs » ont vendu respectivement pour 25 millions et 9,3 millions de dollars d’actions de leurs propres sociétés, beaucoup moins que Bezos !

Tout ce beau monde disposait-il d’informations dissimulées au commun des mortels ? L’excuse toute trouvée serait que ce type de vente est courant en cette période de l’année pour des raisons fiscales. Mais bon … Quant au CEO de MGM James Murren il a eu aussi le nez creux puisqu’il a vendu au moment où le cours était au plus haut – les 19 et 20 février – pour 22 millions de dollars d’action évitant ainsi une perte de 15,9 millions de dollars quand le cours de l’action s’est effondré quelques jours plus tard. Curieux n’est-il pas ?

Pas tant qu’on ne pourrait le croire. En effet la stratégie des CEOs de ces grandes sociétés opèrent selon la stratégie suivante :

1. la société s’endette monstrueusement en regard des bénéfices qu’elle réalise.

2. la société utilise cette dette pour racheter sur le marché ses propres actions. Ainsi le cours de ces dites actions augmente démesurément en regard des bénéfices réalisées par la société en question. Et enfin

3. le CEO et quelques autres initiés de la direction vendent alors à leur propre société les actions qu’ils détiennent à leur cours le plus haut. Et la crise du coronavirus leur a permis de réaliser de très bonnes affaires financières, en hommes avisés qu’ils semblent être, trouvant avec ce virus une très bonne excuse pour que le gendarme de Wall Street ne vienne pas regarder de plus près ces transactions à la limite de la légalité. Mais où se trouve la frontière entre la légalité et l’escroquerie à Wall Street et sur bien d’autres places boursières dans le monde ? Le coronavirus a bon dos mais tout de même …

Billet inspiré d’un article paru sur ZeroHedge

La dette de la France : une entourloupe arithmétique

Si j’étais maître d’école (à l’ancienne) j’écrirais au tableau noir l’énoncé d’un petit exercice d’arithmétique à mes élèves, en blouse grise comme moi, de cours moyen première année pour avoir l’occasion de leur enseigner un rudiment d’économie qui serait le suivant, c’est de la fiction car quand j’étais en cours moyen il y avait l’ « ancien franc » et le prix d’une baguette de pain était 45 francs.

Aujourd’hui on fonctionne avec l’euro et une baguette coûte, je crois, un euro, soit 6,5 francs, soit 650 « anciens francs » de mon enfance : si je raisonne encore avec ces anciens francs le prix de la baguette de pain a été multiplié par 14,5 en francs constants et immuables, une monnaie qui a malheureusement disparu. Ce calcul est sans valeur, il ne signifie rien, me diraient mes élèves qui comme moi n’y comprendraient rien du tout. Alors à court d’argument j’écris donc le petit problème d’arithmétique au tableau noir pour mes élèves en blouse grise d’aujourd’hui, c’est de la fiction puisque les élèves ne sont plus en blouse grise mais portent tous des T-shirts de marque fabriqués en Chine. Mais le problème en question n’est pas du tout une fiction et il fait froid dans le dos.

Énoncé du problème. Avec les données ci-dessous calculez combien a coûté aux contribuables français d’assurer un point de PIB de croissance durant l’année 2019 ? Attention il y a un piège dans les données ci-après.

PIB : 2585 milliards d’euros

Croissance officielle : 1,2 %

Dette de l’Etat (officielle) : 96 % du PIB, c’est-à-dire 2450 Md d’euros

Augmentation nette de la dette en 2019 : 95 Md d’euros (donnée datant d’octobre) donc pour l’année 2019 au bas mot 100 Md, la grandeur qui sera retenue pour le problème. Toutes ces données sont disponibles sur internet pour qui sait les trouver.

Ces 100 milliards ont servi en partie à payer les coupons des titres de dette en cours et les titres arrivant à échéance durant l’année 2019 puisque la charge de la dette de la France est d’environ 50 Md par an et a tendance, grâce aux taux d’intérêts nuls, à diminuer, mais cette remarque n’a rien à voir avec l’énoncé du problème, encore que …

Solutions. Le piège consiste à savoir si on englobe ou non les 100 Md d’euros de dette supplémentaire dans le PIB. Premier calcul. Le supplément de dette est incorporé au calcul du PIB comme le sont les revenus du trafic de drogue et la prostitution selon des directives européennes. Je me demande toujours comment les fonctionnaires du Ministère des finances calculent ce « surplus » de PIB, bref … Donc la France a emprunté 100 milliards pour « fonctionner » et éventuellement investir soit 3,86 % du PIB, donc pour réaliser 1,2 % de croissance il a fallu emprunter 3,3 euros pour réaliser 1 euro d’augmentation du PIB.

Deuxième solution. Maintenant, en considérant que l’augmentation de 100 Md de la dette n’a pas été incorporée au PIB comme les revenus de la prostitution et le trafic de substances illicites alors le PIB réel n’a été en réalité que de 2485 milliards d’euros et si on est honnête ces 100 Md empruntés sur les marchés représentent alors 4 % du PIB. Il a donc fallu emprunter 3,35 euros pour réaliser 1 euro d’augmentation du PIB.

Mes élèves en blouse grise diraient alors : « mais Maître 5 centimes d’euro de différence ce n’est rien, le pays peut continuer à emprunter » … Quand on raisonne avec des grands nombres personne ne comprend plus rien, y compris, et surtout, le Ministre des finances qui ignore combien il y a de mètres carrés dans un hectare … Comme le disait François Fillon : « la France est en faillite » et c’est surtout pour avoir prononcé cette phrase que la mafia financière, chapeautée par le fond KKR et la banque Rothschild, qui gouverne aujourd’hui la France a tout fait pour le mettre hors-jeu. Les bons vieux petits problèmes d’arithmétique, qui font tout de même appel à la règle de trois, éclairent parfois les esprits enfumés par la propagande permanente du genre : « Tout va très bien Madame la Marquise, tout va très bien » … Ça ne peut que très mal se terminer surtout si le flacon de perfusion que tient à bout de bras la Banque de France venait à se vider puisque les titres de dette de la France représentent déjà (c’est officiel) 30 % du bilan de la BdF, mais il ne faut pas le dire … Et si la charge de la dette de la France diminue c’est aussi parce que la BdF reverse au Trésor une partie des intérêts qu’elle perçoit sur les titres de dette qu’elle racheté, donc tout va pour le mieux dans un monde totalement financiarisé.

Note. Je ne suis pas économiste et j’ai peut-être écrit des énormités, dans ce cas je m’en excuse vivement. Les données numériques citées ici sont les plus récentes disponibles sur divers sites internet. Je n’ai rien inventé. Les « hors-bilan » n’ont pas été pris en compte car comme leur nom l’indique ils ne sont pas intégrés dans le calcul de la dette telle qu’elle est présentée aux investisseurs et aux bureaucrates de Bruxelles. Si la France intégrait ces hors-bilan, un concept qui a été inventé par je ne sais plus quel ministre des finances français, il me semble que c’était Juppé, la situation serait bien pire que celle qui est vendue à l’opinion, du genre de celle de l’Italie, le mouton noir à 5 pattes de l’Europe.

Depuis 75 ans le dilemme américain c’est le dollar

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En lisant une interview de Paul Craig Roberts, à l’occasion du 75e anniversaire de la signature des accords de Bretton Woods, et qui fut l’un des principaux conseillers économiques de Donald Reagan, j’ai compris quel était le problème des Etats-Unis d’Amérique, un problème sans solution dans lequel tous les pays occidentaux sont plongés. Ce problème est le maintien de la puissance impériale américaine. Cette puissance est, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, basée sur deux pivots, le dollar et l’OTAN. L’OTAN qui n’a plus lieu d’être en théorie ne sert qu’à asservir l’Europe mais le dollar est le principal fondement de la suprématie américaine sur le monde entier.

Le billet vert fut, après la deuxième guerre mondiale, institué comme la monnaie de référence – et de réserve pour les banques – dans toutes les transactions commerciales. La demande en dollars n’a donc jamais cessé d’augmenter et pourtant il était adossé à l’or, mais la disponibilité en or physique est par essence limitée. En 1971 Richard Nixon, d’un trait de plume, rompit le contrat tacite de Bretton Woods qui liait le dollar à l’or et avait conféré au billet vert le statut de monnaie de référence mondiale. Depuis lors les pays ont accumulé des dollars en commerçant avec les USA et en commerçant entre eux en libellant leurs transactions en dollars. Naturellement, et n’importe quel économiste avisé aurait pu le prédire, le dollar perdit donc sa valeur de 35 dollars l’once (avant 1971) pour ne devoir aujourd’hui qu’environ 1400 dollars pour une once. Ce n’est pas l’or qui s’est renchéri mais le dollar qui s’est dévalué.

Ce qui a maintenu le statut de référence du dollar dans le monde est que la plupart des pays occidentaux ont cru bon de « coller » leur monnaie au dollar après sa déconnexion avec l’or. Ces pays ont donc également choisi la perte de valeur de leur monnaie, c’est paradoxal mais pourtant vrai !

La majorité des principales monnaies dans le monde, livre sterling, yen, euro, et dans une certaine mesure le yuan, sont maintenues par les banques centrales dans un étroit intervalle de change avec le dollar. Ceci évite d’exposer les économies de ces pays à ce que l’on pourrait appeler des risques de change dans les transactions commerciales. Après la crise des sub-primes américaine de 2008, une crise domestique exportée par les banques américaines qui ont inondé les marchés de titres sans valeur mais supposés à haut rendement dans le but de maintenir la dépendance des autres pays au dollar, la réserve fédérale américaine n’a pas eu d’autre choix que de renflouer ses propres banques en créant de la monnaie à partir de rien. La conséquence perverse de cet état de fait a conduit les banques centrales des autres pays, Europe, Grande-Bretagne et Japon, à également créer de la monnaie « papier », ne mâchons pas les mots, pour aider leurs banques à se refinancer puisqu’elles avaient toutes été piégées par l’escroquerie américaine des sub-primes.

En d’autres termes les USA ont exporté leur fraude dans l’ensemble des pays occidentaux et ont fait payer à ces derniers un lourd tribut, tout simplement parce que le dollar est resté la monnaie de référence internationale. Pour les grands argentiers américains le problème de l’or n’avait pas perdu de son actualité depuis 1971 et c’est toujours le cas aujourd’hui. Il ne faut surtout pas que la valeur de l’or, libellée en dollars, ne monte trop haut. Comme la disponibilité en métal jaune est limitée, la réserve fédérale américaine a autorisé les transactions sur l’or non plus physique, mais papier, une autre escroquerie organisée par l’administration américaine à l’échelle mondiale, escroquerie pire encore que celle des sub-primes. Il s’agit du marché des « futures » sur l’or, le Comex Gold Futures, qui autorise les acteurs de ce marché à vendre jusqu’à 60 fois une once d’or. Dès lors le prix de l’or, théorique naturellement, reste relativement stable alors qu’en réalité, avec ce système frauduleux il aurait du atteindre si la loi basique de l’offre et de la demande n’était pas détournée une valeur d’environ 85500 dollars pour une once ! Faites vous-même le calcul 1425 x 60 = l’escroquerie américaine.

Pourquoi est-ce une escroquerie organisée par la FED et naturellement par l’administration américaine ? Tout simplement parce que les « futures » sur l’or, contrairement au marché des actions ou des obligations ne doit pas nécessairement être adossé sur une contre-partie physique : les positions « short » sur l’or n’exigent pas que la transaction soit « physique », l’administration américaine a réalisé là la plus incroyable escroquerie de tous les temps, la dématérialisation de l’or. L’or est devenu du papier au même titre que le dollar, l’euro ou encore le yen, sans valeur aucune, du moins aux yeux des Américains. Par voie de conséquence toutes les monnaies occidentales sont profondément surévaluées artificiellement par rapport à l’or. La conséquence est naturellement une perte du pouvoir d’achat tant du dollar sur son marché domestique qu’également au niveau international, chute qui entraine aussi toutes les autres monnaies liées au billet vert. Cette situation semblerait être paradoxale pour l’homme de la rue puisqu’il n’a pas encore ressenti les effets pervers de l’inflation, conséquence normale d’une perte de valeur de la monnaie. Que ce dernier se détrompe car il ne voit que le bout de son doigt quand son banquier lui montre la lune, c’est-à-dire, revenons sur Terre, le prix de son chariot de courses au supermarché. Ce prix est aussi manipulé au détriment de la qualité des produits proposés à la vente, mais le consommateur ne s’en rend pas encore compte. Cette qualité suit la dégradation de celle de la monnaie !

Un autre facteur de fragilisation de la suprématie du dollar réside dans la mise en oeuvre de l’extraterritorialité de la loi américaine s’appliquant à l’usage qui est fait du dollar hors du territoire américain. Toute entreprise non américaine côtée à la bourse de New-York, toute entreprise non américaine utilisant le système SWIFT de paiement en dollar US est tenue de se conformer à la législation américaine. Il s’agit d’un corollaire à la domination du dollar comme monnaie d’échange mondiale. Si les USA ont utilisé cet outil terrifiant pour faire respecter leurs prises de position politique à l’égard de certains pays il bafoue tous les traités internationaux. Cette attitude peut être comparée à de la piraterie : au XVIIIe siècle les pirates rançonnaient les navires marchands pour renflouer le Trésor britannique …

Cette extraterritorialité des lois américaines est le signe évident d’une fin de règne du dollar qui va s’accélérer dans les prochaines années avec la « dédollarisation » des économies de nombreux pays, à commencer par la Chine et la Russie. Le fait que ces pays, suivis – et c’est significatif – par l’Inde, le Qatar ou encore la Turquie, mettent en place des mécanismes de swap entre leurs monnaies nationales, va inexorablement affaiblir le dollar, d’autant plus rapidement que ces mêmes pays achètent tout l’or disponible sur les marchés afin d’adosser leurs transactions sur le métal jaune. Dès lors la suprématie du dollar s’effondrera et l’or, cette monnaie « primitive », retrouvera son statut d’étalon international.

Comme l’a déclaré récemment le Ministre des finances français Bruno Le Maire : « L’organisation de Bretton Woods telle qu’on la connait a atteint ses limites. À moins d’être capables de réinventer un nouveau Bretton Woods, les Nouvelles Routes de la Soie pourraient devenir le nouvel ordre mondial. Alors les standards de gouvernance chinois, les aides de l’Etat, l’accès aux contrats gouvernementaux, la gestion de la propriété intellectuelle … pourraient devenir les nouvelles règles globales« .

Il faut ajouter pour conclure ce billet que le vice-ministre des affaires étrangères de Russie Sergeï Ryabkov a enjoint il y a quelques jours les pays « non-alignés » à adhérer à l’initiative INSTEX, pleinement opérationnelle depuis quelques jours seulement. L’INSTEX est une chambre de compensation, alternative au SWIFT, initialement créée pour faciliter les échanges commerciaux entre l’Europe et l’Iran, pays étranglé par les sanctions américaines unilatéralement décidées par la Maison-Blanche. Cet organisme siège à Paris et ses trois actionnaires créateurs, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, sont en théorie ouverts à l’adhésion d’autres pays. Si Monsieur Ryabkov a fait cette déclaration, cela veut signifier que Moscou est prêt à collaborer avec les autres pays signataires du traité de contrôle des activités nucléaires de l’Iran et le mécanisme INSTEX pourrait être la porte ouverte à une dédollarisation accélérée de l’économie mondiale. Il reste à espérer que le Président français et le nouveau locataire du 10 Downing Street oeuvreront dans ce sens mais ce n’est pas tout à fait acquis.