Ça se réchauffe, cette fois c’est certain …

Il y a des semaines que je n’ai pas écrit de billet au sujet du changement climatique et des catastrophes qui en résultent comme par exemple les coraux qui disparaissent parce que l’eau des océans aurait tendance à s’acidifier. Encore que les coraux ça ne se mange pas, donc à peu près tout le monde s’en moque. Mais la pire des conséquences du changement climatique qui a été « visible » ces derniers jours est la vague de chaleur qui comme chaque année précède la mousson dans le sous-continent indien. Ça se passait cette année plus critiquement au Pakistan et on compte les morts, parce que chaque Pakistanais mort de chaud, c’est de notre faute, nous, vivant dans des pays développés où quand vient l’été et ses soirées un peu plus tièdes que d’habitude on met les conditionneurs d’air à fond et nous sommes tous coupables de la mort de 1500 Pakistanais, au moins (le dénombrement des morts a été finalement revu à la baisse, ouf !). Le RTCC, organe de propagande de l’IPCC ( http://www.rtcc.org/2015/05/29/india-heat-wave-kills-1500-in-taste-of-climate-change-impacts/ ), est très clair : ces 1150 morts (au Pakistan seulement, aux dernières nouvelles) sont « un avant-gout des conditions météorologiques extrêmes qui vont devenir de plus en plus fréquentes avec le réchauffement de la planète par les gaz à effet de serre ». Le Financial Times a repris l’information en confondant Inde et Pakistan et titrant, je cite : « Le changement climatique montré du doigt alors que des milliers de personnes meurent en Inde dans la fournaise climatique ».

C’est complètement absurde !

L’IPCC considère que nous avons une obligation morale de prévention de telles vagues de chaleur en éteignant nos conditionneurs d’air afin que cela ne se reproduise pas dans le futur. Le raisonnement de l’IPCC est en effet absurde. Les réfrigérateurs et les conditionneurs d’air sont alimentés par une énergie brûlant des hydrocarbures. Comme chacun sait brûler des combustibles fossiles carbonés produit du CO2. Comme chacun sait aussi ce CO2 présente un effet de serre, certes faible, mais suffisant pour provoquer « un certain réchauffement global », or plus on fait fonctionner de conditionneurs d’air plus on réchauffe l’air et donc encore plus d’eau s’évapore. Or comme la vapeur d’eau – en d’autres termes l’humidité – est un réel problème parce c’est un puissant gaz à effet de serre et est donc la cause d’un très puissant effet amplificateur du « réchauffement global » et si on n’y prend pas garde cette humidité croissante va conduire à un réchauffement climatique catastrophique supérieur à 2 degrés C d’ici la fin du siècle. Pire encore, si on continue à faire fonctionner ces conditionneurs d’air et ces réfrigérateurs qui ne sont somme toute que des appareils de confort ce réchauffement pourrait atteindre un point de non retour en s’auto-amplifiant avec comme effet « un événement d’extinction globale d’espèces animales ». On a tous compris la rhétorique de l’IPCC, c’est très clair, même les Pakistanais risquent de disparaître, peut-être même avant les ours polaires …

Et cette vague de chaleur précédant la mousson due au changement climatique anthropogénique est bien la résultante d’une augmentation de la vapeur d’eau dans l’atmosphère et ce phénomène existe depuis plus de 150 ans, c’est-à-dire en gros depuis le début de l’ère industrielle, ce n’est pas moi qui l’affirme en l’air sans arguments à l’appui, c’est l’IPCC : « Le changement climatique global va être accompagné de vagues de chaleur plus fréquentes et plus violentes » ( http://www.ipcc.ch/ipccreports/tar/wg2/index.php?idp=353 ). L’IPCC préconise donc de supprimer les conditionneurs d’air et la diminution de la production de CO2 aura pour conséquence de ralentir l’évaporation de l’eau. Avec moins d’humidité dans l’air il n’y aura plus de vagues de chaleur précédant la mousson dans le sous-continent indien. L’IPCC insiste aussi sur le fait qu’il faudrait tout de même développer le réseau électrique tant au Pakistan qu’en Inde parce qu’on n’a encore jamais vu de personnes mourir de chaleur dans un logement équipé d’un conditionneur d’air. C’est beau comme littérature, on en redemanderait !

Si on se penche sur le passé récent, on se demande bien où veut en venir l’IPCC avec cet amphigouri :

Australie, 2013 : une vague de chaleur traversa le pays après 5 mois de sécheresse inhabituelle.

Grandes Plaines américaines, 2012 : vague de chaleur et sécheresse exceptionnelle.

Texas, 2011 : vague de chaleur et sécheresse exceptionnelle.

Russie, 2010 : vague de chaleur résultant de la plus sévère sécheresse depuis 40 ans.

Grande-Bretagne, 1976 : de fin juin à fin août le temps a été sec, ensoleillé et chaud. L’été 1976 fut le point culminant d’une période de sécheresse qui débuta en avril 1975.

USA, 1936 : la vague de chaleur exceptionnelle fut la cause du « Dust Bowl » resté gravé dans les mémoires.

Marble Bar, Australie, 1923-1924 : une vague de chaleur sévit dans cette ville du nord-ouest du pays pendant 160 jours, du 31 octobre au 7 avril. En décembre et janvier la température ne descendit pas en dessous de 45 degrés C pendant la journée. Cette canicule prit fin avec l’arrivée d’air par le sud-ouest chargé d’humidité en provenance de l’Océan Indien.

Si on énonce les faits plus clairement, l’humidité ne peut en aucun cas provoquer des vagues de chaleur. Ce qui s’est tout simplement passé en Inde et au Pakistan est un retard de l’arrivée de la mousson et les peuples de ces deux pays ont finalement été soulagés par la mousson qui comme chacun sait apporte de l’humidité, des nuages, des orages et des pluies continues. D’un côté l’IPCC incrimine la vapeur d’eau en excès dans l’atmosphère, de l’autre côté la mousson et l’humidité en provenance de l’Océan Indien apportent l’apaisement et la richesse agricole à ces deux pays.

Plutôt que d’énoncer des imbécilités par l’intermédiaire de l’IPCC, les Nations-Unies devraient au contraire encourager l’Inde comme le Pakistan à améliorer leurs réseaux de distribution d’électricité qui atteint difficilement ou n’atteint pas du tout des dizaines de milliers de villages avec de fréquentes coupures et supporter financièrement un effort dans ce sens. Quand on sait que 16 milliards de dollars sont quotidiennement gaspillés dans le monde pour endiguer le réchauffement climatique (89000 milliards jusqu’en 2030, c’est le programme onusien pour combattre le réchauffement climatique, vous avez bien lu, faites le calcul) on est en droit de se poser de réelles questions ! L’IPCC remplit son contrat, c’est un organisme criminel au même titre que Greenpeace, deux groupes d’activistes opposés au développement de pays comme l’Inde ou le Pakistan, d’ailleurs y a-t-il une différence entre ces deux organisations …

Dernière minute : la France ne sera pas en reste cette semaine puisqu’il est prévu des températures avoisinant les 40 °C, du jamais vu depuis 60 ans, c’est sûr que ça se réchauffe. La Ministre de l’environnement va se frotter les mains dans son bureau aux lambris dorés avec naturellement l’air conditionné car elle aura du grain à moudre pour « son » COP21 !

Note : amphigouri, terme désuet qualifiant un texte incompréhensible et prétentieux.

Le DDT n’en finit pas de tuer … ? Encore une autre escroquerie scientifique !

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Selon une étude « très sérieuse » parue dans le très sérieux Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism dont je ne remettrai pas en cause ici la qualité ( DOI: http://dx.doi.org/10.1210/jc.2015-1841 ) le DDT aurait, car il faut utiliser le conditionnel après avoir lu l’article tant les biais statistiques utilisés pour analyser les données sont contestables, transmis in utero un pouvoir oncogène à la descendance. C’est rassurant de savoir que sur 9300 femmes dont les mères (faisant l’objet de cette étude) avaient été exposées au DDT, 118 d’entre elles ont développé un cancer du sein 50 ans après l’interdiction de cet insecticide alors que dans le même temps, près de 40 millions de personnes sont mortes dans le monde de la malaria, majoritairement des enfants. En effet, si on fait une brève estimation des retombées de ce supposé pouvoir oncogène du DDT transmis à la descendance, il y aurait eu dans ce même monde après ce même laps de temps de 50 années près de 200000 cancers du sein dans le monde chez des femmes dont les mères avaient été exposées au DDT avant ou pendant leur grossesse, selon les données de cette étude, tout au moins sur la base d’une extrapolation peut-être hasardeuse des résultats de cette analyse. On est encore loin des 40 millions de morts dus à la malaria puisque le pourcentage de rémission pour le cancer du sein est aujourd’hui, toujours en étant pessimiste, de 80 % – du moins dans les pays dits développés où le dépistage est précoce – soit au maximum 40000 décès « peut-être » dus à un effet indirect et trans-générationnel du DDT, donc 1000 fois moins que la malaria et encore, cette estimation est pessimiste.

Encore une fois, parce que ce genre d’étude orientée (on connait avant même le début de l’étude les conclusions à tirer de cette dernière) n’a qu’une très relative valeur scientifique, il s’est agi de prouver que le DDT était dangereux à tout point de vue et qu’en apportant de l’eau au moulin des écologistes qui ont obtenu le bannissement du DDT en se moquant de la mortalité par la malaria – ce sont des pauvres, ils n’en ont rien à foutre – on améliorerait la bonne conscience du monde développé. En entrant dans les détails de l’étude, on va de surprise en surprise. Les outils statistiques utilisés ont lissé les facteurs de risque comme les taux de lipides sanguins, le poids ou surpoids, l’origine ethnique, l’age et l’historique familial d’apparition de de ce type de cancer. L’étude a tout simplement oublié de prendre en considération les principaux facteurs favorisant l’apparition de ce cancer, dont le manque d’exercices physiques, l’abus d’alcool, la thérapie hormonale durant la ménopause ou encore l’age d’apparition des premières règles, le nombre ou l’absence de grossesses, avoir ou non nourri un enfant au sein. Ces derniers facteurs sont pris en compte pour expliquer plus de 80 % des cancers du sein et 10 % supplémentaires sont explicables par la présence des gènes BRCA1 et 2. Il ne reste plus beaucoup de place pour incriminer à coup sûr le DDT !

Cette sombre histoire de l’interdiction du DDT prit naissance avec la publication du livre de Rachel Carson, Le Printemps Silencieux, en 1962, devenu la bible, le livre de chevet, le Kamasutra des écolos. Ces derniers considèrent que la malaria n’est pas la conséquence des moustiques mais plutôt celle de mauvaises conditions environnementales et sanitaires. Il faudrait, moi qui ai vécu dans des pays tropicaux et devenu paludéen à vie, qu’on m’explique le sens profond de cette distinction …

Il est opportun de se remémorer ici la quasi disparition du typhus en Europe grâce au DDT qui permit entre 1950 et 1970 d’exterminer les poux, les tiques et les puces vecteurs de la bactérie à l’origine de cette maladie. On a tendance à oublier les effets bénéfiques du DDT et à diaboliser ce produit qui contribua à une amélioration indéniable des conditions sanitaires de dizaines de pays tant développés qu’en voie de développement. Pourquoi le DDT fut interdit, telle est la question. La première réponse évidente et que personne ne peut honnêtement contester est qu’il existait comme pour les CFCs supposés mauvais pour la couche d’ozone atmosphérique des produits de remplacement tels que les pyrèthres de synthèse et les nouveaux dérivés de la nicotine communément appelés maintenant néonicotinoïdes. Il s’agit de scénarios parfaitement identiques, ces produits étaient bardés de brevets mais il leur fallait un marché. Jamais aucune preuve formelle ne put être apportée pour conforter l’hypothèse de la formation du trou d’ozone antarctique favorisée par les CFCs, jamais également les effets néfastes pour l’environnement du DDT ne furent prouvés formellement. L’interdiction du DDT reposa uniquement sur le pamphlet écologiste de Rachel Carson, sponsorisée par le New-York Times afin d’atteindre le maximum de lecteurs et de politiciens qui aboutit à la Convention de Stockholm interdisant l’usage du DDT comme l’interdiction des CFCs fut décrétée par le Protocole de Montréal. Le scénario fut en tous points équivalent à celui dont est aussi victime aujourd’hui le monde entier, à savoir le changement climatique d’origine humaine. Il s’agit de démarches organisées par les grandes multinationales de la chimie et de l’ingénierie (dans le cas du climat) pour faire exploser leur chiffre d’affaire et appuyés par des écologistes benoitement convaincus du bien-fondé de ces démarches car elles sont conformes à leur idéologie, pas plus compliqué que cela …

On vit aujourd’hui dans un monde où le mensonge et la mauvaise science ont droit de cité. L’esprit critique est évanescent, l’idéologie a pris le pas sur l’objectivité, les scientifiques ou du moins ce qu’il en reste sont pris en otage par les politiciens, les industriels et des idéologues sectaires influençant ces derniers et qui n’ont de cesse de répandre la terreur. Nous vivons dans un monde terrifiant de mauvaise foi et bienheureux celui qui pourra prédire l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants dans de telles conditions. Quarante millions de morts par la malaria depuis l’interdiction du DDT, un « détail » qui laisse indifférent l’ensemble des décideurs, y compris les organismes internationaux dédiés à la santé comme l’OMS (WHO), 40 millions de morts et personne ne se sent coupable de cette désastreuse et criminelle décision d’interdiction du DDT …

Illustration : Rachel Carson (Wikipedia)

Malbouffe industrielle = maladies cardiovasculaires

Je retranscris ici l’interview d’un cardiologue américain qui fait un peu froid dans le dos en raison de la tournure qu’a pris la société en général et en particulier nord-américaine au sujet de la mauvaise nourriture et de la « mauvaise science ». Les effets particulièrement néfastes des « conseils en diététique » a finalement abouti en une cinquantaine d’années avec parallèlement le développement hors de contrôle de l’alimentation industrielle à un véritable désastre sanitaire qui s’est répandu à l’échelle planétaire. Voici, retranscrit aussi fidèlement que possible l’interview par Disclose.TV du Docteur Dwight Lundell.

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Nous médecins, avec toutes nos études, nos connaissances et notre autorité, il nous arrive souvent d’atteindre un large « ego » qui fait que parfois il nous est difficile d’admettre que nous avons fait erreur. C’est comme ça et j’admets avoir été moi-même dans l’erreur. En tant que chirurgien spécialisé dans la chirurgie cardiaque avec plus de 25 ans d’expérience, j’ai réalisé plus de 5000 interventions sur cœur ouvert et aujourd’hui le jour est venu de reconnaître que j’ai été dans l’erreur en regard des évidences scientifiques et médicales.

Pendant des années, j’ai fait partie des médecins qu’on peut qualifier de « faiseurs d’opinion ». Submergés de littérature scientifique, assistant sans arrêt à des séminaires de formation, nous, faiseurs d’opinion, avons finalement insisté sur le fait que les problèmes cardiaques étaient la simple résultante de taux trop élevés de cholestérol sanguin. La seule approche acceptable était qu’il fallait prescrire des médicaments susceptibles de réduire ce taux de cholestérol et d’imposer aux patients un régime sévèrement restreint en graisses. Le résultat serait une décroissance du cholestérol sanguin et donc une réduction des maladies cardiaques. Toute déviation à ces principes de praticien fut considérée naturellement comme une hérésie et une mauvaise pratique médicale.

Et pourtant ça n’a jamais marché !

Ces recommandations ne sont plus défendables ni sur le plan scientifique ni sur le plan moral. La découverte, il y a quelques années que l’inflammation de la paroi artérielle est la cause primaire des maladies cardiaques a progressivement conduit à reconsidérer la manière de traiter les maladies cardiaques ainsi que d’autres maladies liées à des mécanismes inflammatoires similaires. Les recommandations diététiques longuement imposées aux malades ont au contraire favorisé de véritables épidémies d’obésité et de diabète dans de telles proportions qu’aucune des épidémies infectieuses passées (par exemple la peste) n’a atteint un tel niveau de mortalité, de souffrance et de coût pour la société. En dépit du fait que 25 % de la population est actuellement sous traitement médicamenteux avec des statines coûteuses et en dépit également du fait qu’on a réduit la teneur en graisses des aliments, encore plus de personnes meurent chaque année de problèmes cardiaques graves !

Aux USA seulement les statistiques indiquent que 75 millions de personnes souffrent de problèmes cardiaques, 20 millions de diabète et 57 millions de pré-diabète. Ces pathologies affectent chaque année de plus en plus de personnes de plus en plus jeunes.

Pour dire les choses clairement, sans inflammation, il est impossible que du cholestérol puisse s’accumuler sur les parois artérielles et être la cause de problèmes cardiaques et d’AVC. Sans inflammation le cholestérol se déplacerait librement dans notre corps comme la nature l’a voulu. C’est l’inflammation qui piège le cholestérol. L’inflammation ce n’est pas compliqué, c’est une réaction naturelle de notre organisme à une agression extérieure comme une piqûre d’insecte, une bactérie, une toxine ou un virus. Il s’agit d’une protection parfaite contre ces envahisseurs bactériens ou viraux. Cependant si nous nous exposons de manière répétée à des toxines ou certains types de nourriture notre corps, notre organisme tout entier qui n’a jamais été habitué à gérer ce type de situation va se trouver en état d’inflammation chronique. L’inflammation chronique est aussi dangereuse que l’inflammation en réponse à une piqûre d’insecte ou une attaque virale est utile pour l’organisme.

Quelle personne censée osera s’exposer de son plein gré de manière répétée à des substances connues pour créer des dommages dans son corps. Les fumeurs, peut-être, mais ils ont fait ce choix ! La grande majorité de la population a simplement suivi les recommandations diététiques majoritairement reconnues et quasiment prêchées qui sont qu’une alimentation pauvre en graisses, enrichies en acides gras polyinsaturés et en sucres, réduit les risques cardiovasculaires et tout ça en ignorant que ce genre de régime favorise l’apparition d’inflammations répétées des artères. Cette situation conduit à des phénomènes inflammatoires chroniques favorisant les maladies cardiovasculaires, les AVCs, le diabète et l’obésité.

Permettez-moi de répéter ceci : les dommages et l’inflammation de nos vaisseaux sanguins sont causés par les régimes pauvres en graisse recommandés pendant des années par la médecine main-stream. Quels sont les principaux responsables de l’inflammation ? C’est très simple, c’est l’abus de carbohydrates simples traités industriellement (sucre dont le fructose, farine modifiée industriellement et tous les produits dérivés) et l’excès concomitant d’huiles végétales riches en omega-6 telles que l’huile de soja, l’huile de maïs ou encore l’huile de tournesol qui se retrouvent dans une multitude de nourritures et plats industriels.

Pour se faire une idée de ce qui se passe, brosser de manière répétitive une peau sensible à l’aide d’un scotch-brite, celle-ci devient rouge et au pire va saigner et faites ça plusieurs fois par jour, tous les jours pendant 5 ans ! Si vous avez pu tolérer un tel traitement de votre peau, au final vous vous mettrez à saigner, il y aura des inflammations, des infections et ça deviendra de pire en pire. Cette comparaison est parfaite pour décrire ce qui arrive en ce moment même dans votre corps. Quel que soit l’endroit où le processus d’inflammation apparaît dans le corps, superficiellement ou à l’intérieur, c’est la même chose. Durant ma carrière de chirurgien j’ai examiné l’intérieur de dizaines de milliers d’artères. Une artère malade, c’est ça, un tube brossé à l’intérieur plusieurs fois par jour, tous les jours, la mauvaise nourriture qu’on ingère créé de petites blessures qui deviennent de plus grandes lésions entrainant l’organisme à une réponse inflammatoire continue devenant chronique.

Quand nous savourons un pâtisserie, notre organisme tire la sonnette d’alarme comme si un envahisseur étranger arrivait pour nous déclarer la guerre. Les aliments surchargés en sucres simples (dont du fructose) ou cuits avec des omega-6 pour qu’ils puissent rester longtemps sur les linéaires des super-marchés ont constitué durant ces soixante dernières années la règle de la nourriture nord-américaine (et plus récemment australienne et européenne). Ce type de nourriture a lentement empoisonné tout le monde !

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Comment une barre chocolatée peut-elle créer une cascade d’inflammation pour vous rendre vraiment malade ?

Quand on mange des sucres simples, glucose et fructose, le taux de sucre sanguin augmente rapidement et en réponse le pancréas sécrète de l’insuline qui va favoriser la répartition du sucre dans toutes les cellules où il sera stocké comme source d’énergie (sous forme de glycogène). Si la cellule est rassasiée et n’a pas besoin de sucre, il est rejeté pour éviter qu’un apport supplémentaire de sucre vienne annihiler l’ensemble du processus. Quand les cellules rejètent le sucre dans le sang, le taux circulant augmente et entraine encore plus de production d’insuline et finalement le glucose est converti en graisses. Qu’est-ce que tout ça a à voir avec les phénomènes d’inflammation ? Normalement le taux de glucose dans le sang est très finement régulé. Les molécules de sucre en excès se font attacher sur toutes sortes de protéines qui en retour endommagent la paroi des vaisseaux sanguins et un tel traitement répété conduit à une inflammation. Si vous soumettez vos vaisseaux sanguins à des bouffées répétées de sucre, plusieurs fois par jours, chaque jour, c’est exactement comme si vous faisiez passer de la toile émeri à l’intérieur de ces délicats petits tubes. Même si vous ne vous en rendez pas compte, soyez assuré que c’est exactement comme ça que ça se passe. J’ai vu ça pendant 25 années de ma carrière, tous mes patients partageaient les mêmes symptômes, des inflammations de leurs artères.

Revenons donc à la barre chocolatée. Cette confiserie innocente non seulement contient des sucres mais elle a été préparée avec au moins l’une des huiles utilisées industriellement comme de l’huile de soja riche en omega-6. Les chips et les pommes de terre frites sont plongées dans de l’huile de soja, toutes les préparations culinaires industrielles sont produites avec des huiles riches en omega-6 pour prolonger leur conservation. Si les omega-6 sont essentielles à la vie, elles doivent se trouver dans l’alimentation dans une proportion correcte avec les omega-3. S’il y a trop d’omega-6 dans l’alimentation, l’architecture des membranes cellulaires est perturbée et les cellules commencent à sécréter des substances chimiques appelées cytokines qui sont la cause première des inflammations. Un nourriture saine et équilibrée ne devrait renfermer que trois fois plus d’omega-6 que d’omega-3, or la production industrielle de nourriture fait que ce rapport omega-6 / omega-3 atteint couramment 15 à 30. Et pour aggraver encore plus la situation cette nourriture déséquilibrée surcharge les cellules adipeuses qui sécrètent alors de grandes quantités de substances au pouvoir inflammatoire qui amplifient les dégâts sur les artères. Le processus initié par les barres chocolatées se transforme en un cercle vicieux qui aboutit à des problèmes cardiaques, une tension artérielle élevée, du diabète et finalement à des maladies neurodégénératives tandis que l’inflammation chronique continue à s’amplifier.

Il n’y a aucune chance que l’organisme puisse échapper à cette agression car il n’est pas préparé pour gérer des nourritures industrielles imprégnées de sucres et d’huiles riches en acides gras omega-6.

Il y a pourtant une solution pour réduire ce processus d’inflammation, revenir à des nourritures saines et naturelles. Pour construire des muscles, mangez de la viande. Choisissez des carbohydrates complexes qu’on trouve dans les fruits et les légumes. Bannissez toute nourriture industrielle contenant des acides gras omega-6 comme les huiles de soja, de maïs ou de tournesol. Une cuillère d’huile de maïs contient 7,2 mg d’omega-6 et une cuillère d’huile de soja en contient 6,9 mg, utilisez plutôt de l’huile d’olive ou du beurre ! Les graisses animales contiennent moins de 20 % d’omega-6 et sont infiniment moins dangereuses que ces huiles végétales riches en acides gras polyinsaturés considérées comme bénéfiques pour la santé. Oubliez la « science » qu’on vous a imposé depuis des décennies. Cette « science » qui dit que les acides gras saturés sont mauvais pour le cœur est inexistante. Cette « science » qui dit que les acides gras saturés favorisent l’élévation de cholestérol n’est pas étayée par les faits. Depuis qu’on sait que ce n’est pas le cholestérol qui est la cause des maladies cardiaques cette « science » est encore plus absurde ! Cette théorie du cholestérol a conduit à ces recommandations d’utilisation de nourriture pauvre en graisses qui sont à la base des inflammations des artères. La médecine consensuelle a fait une énorme erreur. Retournez aux vieilles recettes de cuisine de nos grand-mères, oubliez les plats industriels préparés et prêts à être réchauffés, les pâtisseries industrielles et autres produits congelés prêts à l’emploi des rayons des supermarchés, votre santé cardiaque et cérébrale ne s’en trouvera qu’améliorée.

Source : Disclose.TV

Le Docteur Lundell (Meza, Arizona), fort des arguments de la « vraie » science médicale, fait les recommandations suivantes : consommer plus d’acides gras essentiels, en particulier des omega-3 dont les sources principales sont les poissons et les algues marines. Il s’agit de l’acide eicosapentaenoïque (EPA) et de l’acide docosahexaenoïque (DHA). Enrichir parallèlement la nourriture avec de l’acide linoléique (CLA) conjugué. C’est un acide gras essentiel que nous sommes incapables de synthétiser et qu’on trouve dans tous les produits laitiers et la viande. Les omega-3 sont des anti-oxydants, ils augmentent la sensibilité à l’insuline, ont des propriétés anti-inflammatoires et agissent en synergie avec l’acide linoléique. Une petite dose d’aspirine quotidienne permettra d’accélérer le retour à la normale sans pour autant nuire à la santé. Diminuer la consommation de sucres en particulier tous les aliments contenant du sirop de maïs enrichi en fructose, éliminer de sa cuisine les huiles et graisses hydrogénées qu’on retrouve dans la margarine, les plats commerciaux cuits et la nourriture frite des restaurants. L’huile d’olive, les graisses animales et l’huile de coprah sont infiniment plus saines et enfin avoir une vie saine dans tous les sens du termes, c’est-à-dire de l’exercice physique et pas de stress.

Il faut ajouter enfin qu’une modification imposée par les instances régulatrices des méthodes de production de l’alimentation industrielle ce n’est pas pour demain car le lobby de l’industrie agro-alimentaire est extrêmement puissant et ne manquera pas d’influencer encore une fois le monde politique alors qu’il y a véritablement une urgence sanitaire au niveau de tous les pays développés et de certains pays en développement. Le scandale des statines et la malbouffe sont donc liés pour, au final, détruire la santé de chacun de ceux qui par facilité et faux confort sont pris au piège de la malbouffe …

Note : les acides gras « omega-6 » se retrouvent majoritairement dans les huiles végétales : tournesol, colza, maïs, palme, soja, sans oublier l’huile extraite des graines de coton qui représente jusqu’à 30 % des huiles dites végétales. Il ne faut pas confondre les acides gras omega-6 et les huiles végétales partiellement hydrogénées enrichies en acides gras « trans ». Les acides gras « trans » sont directement impliqués dans les processus inflammatoires artériels et sont reconnus depuis peu (15 juin 2015) comme dangereux pour la santé. Les acides gras trans se retrouvent en particulier dans la margarine. Les produits contenant des acides gras trans devraient être totalement interdits au cours des trois années à venir mais gageons dès à présent que la situation ne se clarifiera pas aussi facilement car les enjeux industriels et économiques sont considérables, au détriment naturellement de la santé publique.

Billet d’humeur politique

La Grèce revit depuis quelques années un drame moderne et non plus antique comme ce fut le cas avec Sophocle ou Euripide. La Grèce est devenue communiste il y a peu et elle fait ami-ami avec la Russie orthodoxe et la Chine communiste. Tout pour déplaire à Washington qui, avec son bras séculier le FMI, tentera d’asservir encore plus la population grecque pour en quelque sorte la punir d’avoir mis des communistes au pouvoir à Athènes. Il n’y a plus aucun doute, dans quelques mois, avant la fin de l’année, ce sera une nouvelle dictature militaire mise en place par la CIA qui détiendra le pouvoir à l’ombre de l’Acropole. Si Poutine aide la Grèce à se sortir du guêpier consciencieusement construit par Merkel, les Américains avec des hedge funds vautours ayant pignon sur rue à Wall Street et l’assentiment de l’ensemble de la Communauté Européenne, il est quasiment certain que l’avenir de la Grèce sera une dictature aux ordres de Washington. Comme le Parlement grec ne ratifiera pas les accords (encore hypothétiques) actuellement négociés à Bruxelles ou ailleurs, ça n’a pas d’importance, sous la pression du peuple grec, le scénario est déjà écrit !

Finalement de bonnes petites dictatures gentilles et douillettes en France, en Espagne, en Italie, au Portugal … téléguidées par les USA, et surveillées par l’Allemagne et la Grande-Bretagne, pourquoi pas ? D’autant plus qu’il n’y a déjà plus de démocratie dans tous ces pays.

Retour sur l’invention du vaccin contre la variole et la situation actuelle

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Pour les Français, c’est Pasteur qui a inventé la vaccination, en réalité ce n’est pas Pasteur et le nom même de vaccin vient directement d’une maladie contractée par les fermières anglaises (et de bien d’autres pays) en trayant leurs vaches, des sortes de pustules ressemblant à s’y méprendre à la variole. Les faits se déroulèrent au XVIIIe siècle, donc bien avant Pasteur et il est souvent riche d’enseignements de relire l’histoire car on découvre l’ingéniosité de l’esprit humain qui sut faire avancer la science à petits pas, certes, mais des petits pas qui aboutirent à la plus grande avancée de la médecine, c’est-à-dire la vaccination. On savait depuis des temps reculés en particulier en Chine et en Turquie, bien avant l’époque de l’empire Ottoman, que la variole de la vache – en français vaccine – protégeait efficacement contre la variole (humaine) ceux qui avaient souffert de cette maladie, la variole touchant les deux tiers de la population et tuant un cinquième d’entre eux.

La « vaccine » fut donc la première expérimentation dont la finalité était la stimulation du système immunitaire pour se protéger d’une maladie afin d’éviter d’en mourir. Les observations d’immunité acquise contre la variole après avoir souffert de la vaccine restaient inexpliquées et ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle qu’Edward Jenner, un médecin anglais né à Berkeley dans le Gloucestershire, comprit ce qui se passait dans la réalité. Jenner préleva du pus provenant des pustules de malades souffrant de vaccine et inocula celui-ci à des personnes saines qui développèrent la maladie dans le but de les protéger contre la variole. Il vérifia son hypothèse d’une immunité acquise en « variolant » ces sujets. La variolation était une pratique développée depuis très longtemps en Chine qui consistait à recueillir le liquide présent dans les pustules des personnes atteintes de variole et de l’inoculer dans la peau de personnes saines. Celles-ci étaient alors protégées contre la variole après avoir développé les mêmes symptômes que la maladie proprement dite mais atténués. Le même protocole appliqué avec le pus des pustules de la vaccine conduisit au même niveau de protection sans toutefois induire parfois de graves symptômes comme c’était le cas avec la variolation.

Fort de cette observation Jenner entreprit de collecter des fonds pour appliquer sa méthode à de nombreuses personnes pour les protéger contre les épidémies récurrentes de variole. Aujourd’hui la variole, grâce à la vaccination systématique mise en place au XIXe siècle, est la première maladie mortelle à avoir été éradiquée totalement et la poliomyélite est en passe de subir le même sort. La vaccination contre la variole reste obligatoire pour les militaires américains et leurs familles … Curieux, d’autant plus que la communauté scientifique considère que ce vaccin est aujourd’hui l’un des moins sûrs, du moins si l’on se réfère à ce qu’affirme une étude datant de 2003. Le vaccin actuel (bien qu’on ne vaccine plus contre cette maladie dans la plupart des pays développés) est un virus atténué authentique obtenu avec des cultures de cellules (Vero) de rein de singe Vervet africain. Paradoxalement cette technique d’obtention de virus atténués fut aussi utilisée pour produire le virus atténué de la polio et manque de chance ou mauvais contrôle industriel, certaines campagnes de vaccination contre la polio aboutirent à répandre massivement un autre virus présent chez le Vervet, le SV40. Ce dernier virus est suspecté d’avoir contaminé des millions d’enfants et d’adultes lors des campagnes de vaccination contre la poliomyélite. Le SV40 hautement suspecté de favoriser l’apparition de cancers contamina des lots entiers de vaccins polio façon Salk ou façon Sabin. Si l’affaire ne fut pas trop ébruitée en son temps car il s’agissait de combattre la poliomyélite en urgence, il n’en reste pas moins qu’à l’époque, sans les moyens d’investigation puissants de la génétique moderne, les pouvoirs publics avaient pris de gros risques qui s’avérèrent rétrospectivement anecdotiques car les études épidémiologiques ne révélèrent aucune incidence sur la fréquence de rares formes de cancers ou tout au plus un soupçon favorisant l’apparition comme co-carcinogène des cancers de la plèvre avec l’amiante. Cette observation conduisit pour partie à interdire l’usage de l’amiante …

Ces rappels sont là tout simplement pour montrer qu’une urgence sanitaire peut conduire à des incidents de parcours qu’il est difficile de prévoir ou de maîtriser. Mais revenons à la variole. À la fin du XIXe siècle, se « faire vacciner » représentait un coût et seules les classes sociales aisées pouvaient se permettre ce luxe. Il en résulta tout naturellement que la variole continuait à faire des ravages chez les pauvres comme c’est le cas aujourd’hui pour d’autres maladies. On accusa donc les classes sociales supérieures, protégées contre la maladie mais néanmoins porteuses éventuelles du virus, de le transmettre aux « pauvres » et cet état de fait introduisit une sorte de ségrégation entre les vaccinés et les non vaccinés. Avec la généralisation de la vaccination, il semble que le virus ait évolué vers une forme moins agressive, fait qui contribua probablement à son éradication. Alors pourquoi conserver les souches de virus les plus dangereuses ? C’est du ressort des armées américaine et russe à tel point qu’en 2000 le gouvernement américain envisagea sous l’administration Bush de produire massivement des vaccins contre la variole car il s’agit d’une arme biologique dont il faut se protéger. Cependant la vaccination telle qu’elle fut décidée par l’armée américaine n’est pas anodine et les effets secondaires peuvent être vraiment indésirables et cela d’autant plus que ce projet était géré par des militaires. Il y eut tout de même un essai clinique organisé par l’armée américaine qui fut globalement catastrophique avec des complications cardiaques notoires pour des personnes ayant des pressions sanguines élevées, des taux de cholestérol hors normes, du diabète, un surpoids ou une prédisposition familiale à ces pathologies, autant dire plus de 60 % de la population américaine ! Pourtant 2,4 millions de militaires furent vaccinés entre 2002 et 2014 malgré les mises en garde du CDC. Il n’y a qu’un tout petit chemin à parcourir pour rapprocher cette campagne de vaccination du syndrome dit de la Guerre du Golfe qui coûta une fortune à l’armée américaine et qui persiste encore aujourd’hui sans qu’on ait pu en identifier les causes mais … suivez mon regard, car le nouveau vaccin produit par l’armée américaine est un véritable poison : le virus supposé désactivé est capable de s’installer et de créer ce qui s’appelle en jargon médical la « vaccine progressive », une sorte de variole atténuée qui progresse avec le temps au niveau du site de vaccination puis sur tout le corps. L’armée américaine a d’ailleurs inventé toutes sortes d’effets de la guerre du Golfe pour minimiser sa gestion catastrophique de cette vaccination obligatoire pour ses personnels comme par exemple l’utilisation de balles en uranium appauvri. Pas vraiment réjouissant !

La réintroduction de la vaccination contre la variole avec un virus atténué est donc potentiellement dévastatrice et ce qui est au contraire certain c’est que le virus détenu tant par les Russes que les Américains ne pourra jamais tomber dans les mains de terroristes tels qu’on les définit actuellement. La terreur pourrait au contraire provenir de l’establishment médico-pharmaceutique qui aimerait bien qu’une campagne de vaccination puisse être décidée afin de réaliser de monstrueux profits. On comprend donc un peu mieux pourquoi les souches de virus sont jalousement gardées, au cas où …

Liens :

http://www.jennermuseum.com/the-garden.html.

http://biotech.law.lsu.edu/blaw/bt/smallpox/Congress/040129_ABiodefenseFailureOneYearLater.pdf

http://www.vaccines.mil/documents/1702_SmallpoxScreeningForm.pdf

Note : la seule autre maladie virale définitivement éradiquée par vaccination est la peste bovine. Illustration Wikipedia : enfant atteint de variole en 1973.

Bienvenue en Suisse !

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J’ai fait un aller-retour éclair Tokyo-Genève non pas pour aller régler des différends avec mon banquier, parce que je n’ai pas de banquier à Genève contrairement à un certain nombre de politiciens français bien-pensants, mais pour assister à un événement familial impromptu. Le seul vol que j’ai trouvé était Aeroflot comportant une escale à Moscou pour changer d’aéronef. Aeroflot, des avions AirBus un peu anciens mais propres, un équipage aux petits soins avec des hôtesse fort belles ce qui ne gâche rien et pour se restaurer non pas le rata d’Air France mais des plateaux repas variés et plutôt attirants. Bref, tout ça non pas pour vanter Aeroflot et ses prix ultra-compétitifs mais la suite des évènements à l’arrivée à Genève-Cointrain.

À l’arrivée à Genève il était environ 21 heures, nous (mon fils et moi-même) n’avions pas de bagage en soute et nous nous sommes dirigé immédiatement vers la sortie. Normalement les passagers d’un vol international en provenance d’un pays ne faisant pas partie de l’espace de Schengen doivent passer par la police pour un contrôle des passeports. À notre grande surprise, nous sommes sortis sans voir ni le moindre douanier, ni le moindre policier des frontières. L’avion était pourtant rempli de gens venant du monde entier car Moscou draine des vols en provenance de toute l’Asie et il aurait été normal d’être contrôlés. Rien de tout cela, personne. Personne non plus au poste frontière à l’entrée de l’autoroute allant vers Annecy et Chambéry.

Première conclusion, on peut entrer en Suisse comme on entre dans un moulin quand le meunier fait sa sieste, selon la chanson … Mais là où les choses sont plus graves encore, à notre retour, nous avons passé le contrôle de sécurité avant l’embarquement et j’avais mis dans mon sac à dos une canette en verre de bière des Cimes, bière brassée artisanalement à Aix-Les-Bains et fort bonne (illustration) : elle est passée au contrôle de sécurité par rayons X sans souci ! À l’allée, au départ de Tokyo-Narita je m’étais fait taxer un tube de dentifrice de 130 grammes … Deuxième conclusion, on peut faire sortir de Suisse n’importe quoi après y être entré sans aucun souci. Et pourtant les Suisses organisent périodiquement des votations pour restreindre l’immigration, c’est à n’y rien comprendre.

Illustration : la bouteille de bière posée au sol à la porte d’embarquement à Cointrain.

Réflexions sur le TTP, le TTIP et le TiSA

Barack Obama, asservi par l’aristocratie industrielle et financière américaine, a entrepris depuis le début de son premier mandat de négocier avec les pays européens et asiatiques des ententes commerciales dans le seul but d’étendre la main-mise de cette aristocratie sur le monde entier. Ces négociations n’ont jamais pris en compte la Chine et la Russie et il est important de le souligner. Il s’agit du TTP, du TTIP et du TISA (voir les notes). Personne ou presque n’en parle dans les médias comme si on n’était pas autorisé à le faire. Or ces négociations ont pour objectif d’encore mieux asservir les nations qui y participent en les privant de fait d’importants aspects de leur souveraineté.

Le but ultime de ces négociations scélérates, car il faut utiliser ce mot approprié pour les qualifier, est de mettre en place une sorte d’assemblée ayant pour mission de contrôler leur fonctionnement. Comme il s’agit de favoriser les grandes multinationales, essentiellement américaines, des hommes de loi mandatés par ces mêmes multinationales auront pour mission d’arbitrer, et le mot est pour le moins ironique, dans le cas où un pays violerait les accords commerciaux et au final de condamner ce pays à des pénalités pour comportement frauduleux. Par exemple, selon ces accords, un pays pourra être condamné car sa propre législation autorise l’usage d’un additif alimentaire non autorisé aux USA. Et comme Obama est un écologiste qui ne veut pas annoncer sa couleur, ces accords imposeront aussi un certain pourcentage d’énergie « verte » aux pays signataires, non pas pour respecter un quelconque protocole du genre Kyoto, mais pour affaiblir l’économie du pays contrevenant aux accords. Pire encore toute décision sociale prise par une société risquant de nuire aux intérêts des actionnaires off-shore dans le but de favoriser les employés sera condamnable et donc condamnée.

Ces dispositions d’ors et déjà sur la table des négociations constituent l’ « Investor State Dispute Resolution » en quelque sorte un mécanisme judiciaire qui veillera à ce que les actionnaires des multinationales ne soient jamais spoliés de quelque manière que ce soit, ces actionnaires rétribuant une myriade d’avocats, eux-mêmes juges et parties ! Si j’osais donner un conseil à mes petits-enfants je leur dirais d’étudier le droit commercial international, c’est un filon d’avenir juteux.

Dans le processus de ces accords, il n’y a strictement rien de démocratique, c’est exactement le contraire, une conquête organisée par les USA et les multinationales américaines à l’échelle mondiale de la démocratie et des règles de ces démocraties aux échelles nationales. Les actionnaires des grandes multinationales pourront décider à discrétion de rançonner les contribuables nationaux lors de toute entorse aux règlements issus de ces accords. L’aspect le plus inquiétant de ce processus judiciaire est qu’il sera impossible ni aux nations ni aux sociétés industrielles, de service ou financières de pouvoir faire appel des décisions de cette juridiction au dessus des autres juridictions nationales. On peut ainsi dire que les Constitutions des Etats signataires seront purement et simplement bafouées et ignorées.

L’idée de ce genre de négociation est née à la fin de la seconde guerre mondiale, guerre qui fut considérée par les Américains comme un sain (saint) combat des démocraties contre le fascisme (Allemagne, Italie, Japon) et fut dévoyée idéologiquement par l’intelligentsia américaine néo-conservatrice : le concept de la toute-puissance des corporations : une idéologie appelée par Mussolini le « corporationisme » ayant la main-mise sur l’économie et les milices et le Conseil fasciste ayant la main mise sur le reste de la population. C’est exactement ce qu’Obama veut reproduire avec la mise en place de ces accords et le complexe militaro-sécuritaire nord-américain ! Et il est opportun de mentionner également que ce projet d’accords provient des directives du groupe dit de Bilderberg. Ce groupe créé en 1954 sous l’égide des Etats-Unis est constitué des leaders et des conseillers des leaders des grandes corporations internationales. D’une manière générale, et ce n’est pas du tout un hasard, il se réunit dans une localité proche de celle où se réunit le G7 périodiquement. Ainsi, les chefs d’Etat et leurs conseillers peuvent aller à leur guise se retrouver « entre amis » à la réunion du Groupe de Bilderberg et deviser de l’avenir du monde en toute quiétude à l’abri des médias pour mettre au point leurs visées fascistes ou par exemple décider quel candidat aux prochaines élections il sera opportun de soutenir. Obama, malléable de par son aura d’afro-américain et nobélisé pour cette raison, fut justement le candidat idéal pour la Maison-Blanche afin d’être l’acteur et le décideur de ces accords de « libre » échange qui n’ont de libre que le nom qu’on leur donne, car il s’agit d’instituer un gouvernement supra-national discrétionnaire ayant la main-mise sur les gouvernements nationaux.

Le dernier G7 qui eut lieu dans les Alpes Bavaroises jusqu’au 8 juin 2015 fut l’occasion d’une réunion du groupe de Bilderberg à une vingtaine de kilomètres de là. Ce fut un raout de dirigeants de l’industrie de la défense, de ministres des affaires étrangères notoirement asphyxiés par la propagande américaine anti-russe et anti-chinoise comme Anne Applebaum pour ne citer qu’un de ces personnages hauts en couleur. La liste ( http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/11659892/Bilderberg-members-2015-Whos-going-to-this-years-secret-summit.html ) est éloquente et on comprend que nous allons tous devenir à brève échéance des esclaves !

Le groupe de Bilderberg a depuis sa création été opposé au fédéralisme global des démocraties tel qu’on en a constaté l’échec en ce qui concerne l’Union Européenne et a prôné depuis sa création un gouvernement mondial dictatorial imposé et contrôlé par les multinationales. Ces multinationales sont elles-mêmes contrôlées par moins d’une centaine de personnes ! Ces mêmes personnes vont pouvoir décider à l’aide de leurs « serviteurs », des hommes de loi, les « arbitres » selon les termes des accords en préparation, de décider au dessus des lois nationales ou locales et rançonner le bas-peuple car de toutes les façons ce seront les contribuables qui devront acquitter les amendes ou les pénalités imposées par cet organisme supra-national en cas d’entorse aux accords ignominieusement appelés en anglais « partnership » ou partenariat ou encore solidarité, on croit rêver.

Parmi les tout premiers participants du Groupe de Bilderberg on retrouvait des « Wallstreeters » comme David Rockefeller dont l’idéologie, car il faut appeler les choses par leur nom, était de soutenir que les standards internationaux devaient supplanter les pendants nationaux sans aucune allusion à une quelconque intention hégémonique fascisante alors que la défaite récente du fascisme – on était au milieu des années 50, c’est-à-dire au début du durcissement de la Guerre Froide et de la fin de la guerre de Corée – supposait au contraire qu’il n’y aurait plus dans le monde que des nations démocratiques. En réalité ce n’était pas du tout ce que le Groupe de Bilderberg avait à l’esprit. Entre le Kennedy Round jusqu’en 1967 qui était censé mettre progressivement en place un accord commercial international et la mise en place du WTO, l’Organisation Mondiale du Commerce sous les auspices de l’ONU mais en réalité le résultat de ce que désiraient les multinationales sous couvert de libre échange, d’économie de marché et de démocratie, l’idée d’un pouvoir supranational germa. Et ce que les corporations supranationales désiraient et veulent maintenant mettre définitivement en place c’est un gouvernement mondial dirigé par le 1 % des 1 % les plus riches c’est-à-dire les 100 personnalités à la tête des grandes corporations multinationales. David Rockefeller le disait en ces termes en 1999 : « Ces dernières années on a assisté à une tendance vers des économies de marché démocratiques qui a réduit l’influence des gouvernements nationaux et selon mon analyse, ce sont les corporations qui doivent prendre la place des gouvernements ». On peut réécrire ce que dit Rockefeller différemment et ça peut donner ce genre de principe conduisant directement aux négociations TTIP (Transatlantic Trade & Investment Partnership) actuellement en cours : les gouvernement nationaux sont un problème et un régime démocratique n’est pas la solution. Cette solution est exactement le contraire de ce que à quoi on pense : procurer une autorité suprême aux corporations multinationales au dessus de toutes les démocraties et de toutes les nations.

Avec ce genre de principe on atteint très rapidement les limites de l’imaginable : par exemple n’importe quelle banque pourra favoriser l’enrichissement de ses clients déjà richissimes en se hasardant dans des opérations spéculatives et si ces dernières n’atteignent pas le but espéré, alors ce seront les contribuables qui financeront les pertes des établissements bancaires. Mais comme il est de bon ton d’affirmer le contraire pour ne pas fragiliser la tenue de ces négociations, Obama s’est même payé le luxe de déclarer, droit dans ses bottes, que « mentir au cours d’une campagne électorale c’est constitutionnellement protégé par la loi sur la libre expression » et partant de ce principe politique de base, il a battu très largement le record du nombre de mensonges proférés par n’importe lequel de ses prédécesseurs ! Quand Obama, Merkel, Hollande, Cameron, Rajoy, et j’en passe, parlent de démocratie, ils mentent. Ils n’ont déjà plus de pouvoir, ce sont les banques et les très gros conglomérats industriels et de service qui dictent leurs volontés et ratissent largement tout ce qui peut représenter un profit. Par exemple, la planche à billet des QE successifs, politique qu’ont choisi aussi l’Europe et le Japon, n’a profité qu’au 1 % supérieur du Top 1 %. Les milliardaires les plus aisés, à peine une centaine – et il est bon de le rappeler encore une fois – contrôlant l’ensemble des grandes corporations occidentales, obtiennent tout ce qu’ils désirent.

On comprend dès lors pourquoi Washington exerce une pression sur les négociateurs en ce moment. Les incertitudes géopolitiques doivent être l’occasion de « boucler » ces négociations car les circonstances sont très favorables. Et quoi que puissent en penser les gouvernements en place actuellement, tous ces régimes dérivent vers le fascisme et l’extrémisme, en particulier en Europe, et le plan des grandes corporations peut leur être imposé maintenant car il n’y aura peut-être jamais d’autre occasion aussi favorable. On est donc prévenu, on sait ce qui nous attend, mais il est déjà trop tard pour réagir …

Notes.

TTIP ou Transatlantic Trade & Investment Partnership, partenarait transatlantique sur le commerce et l’investissement. Ce projet découle de la période suivant immédiatement l’effondrement du bloc soviétique avec la création du Transatlantic Business Dialogue en 1995 suivie de celle du Transatlantic Economic Council. Il est intéressant de noter qu’Angela Merkel, actuelle chancelière allemande, participa activement à la genèse de ces groupes de travail ayant pour but de faciliter la main-mise des USA sur les affaires économiques européennes. On a aujourd’hui un exemple sous les yeux des effets dévastateurs consécutifs au travail souterrain des banques américaines dont Goldman-Sachs qui promut l’adhésion de la Grèce à l’Union Européenne tout en plaçant des capitaux vautours en Grèce afin de dissimuler les dysfonctionnements de l’économie grecque. Les acquisitions de firmes européennes par des sociétés américaines constituent un autre aspect des agissements du grand capital américain sur l’Europe. Le TTIP, dont certaines rubriques ont été rendues publiques, mais pas les plus fondamentales, a pour but de faciliter encore plus profondément la main-mise des USA sur l’ensemble de l’économie européenne. Les projets hégémoniques américains ne sont pas clairement annoncés mais quand on examine soigneusement les sujets abordés dans certaines des rubriques rendues publiques, textiles, chimie, cosmétiques, équipement médical ou encore pesticides et mesures phytosanitaires, on comprend que tout sera fait pour assurer la suprématie américaine dans tous les domaines économiques y compris dans les secteurs de l’information et de la propriété intellectuelle. Au TTIP est adjoint l’ISDS ou Investor-State Dispute Settlement, une entité juridique financée par les grandes corporations qui statuera à l’avantage de ces dernières au sujet de différends pouvant apparaître lors de négociations d’investissement dans un secteur économique particulier. Les gouvernement nationaux n’auront donc pas droit au chapitre. On a vu jusqu’à quel point de cynisme les USA ont condamné à de fortes amendes les banques européennes qui avaient commercé avec les pays inclus dans la liste noire américaine. Ce type de comportement se retrouvera à l’identique dans un futur proche pour n’importe quelle PMI européenne qui refusera de collaborer avec une grande corporation américaine. Le TTIP comprend l’ensemble de l’Union Européenne et les USA

TPP ou Trans-Pacific Partnership, pendant du TTIP côté Pacifique a strictement les mêmes visées hégémoniques que ce dernier et comprend les pays suivants, « amis des USA » – quelle ironie – Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Viet-Nam et USA. D’autres pays on manifesté leur intérêt pour participer à ces négociations. Il s’agit du Laos, de la Colombie, de la Thaïlande et de l’Indonésie. Le TPP est présenté comme une suite de l’APEC, organisme mis en place par le l’OMC avec l’appui de la Banque Mondiale, deux entités largement contrôlées par le Département d’Etat américain.

TISA ou encore TiSA, Trade in Services Agreement concerne spécifiquement un partenariat approfondi entre les USA et l’Union Européenne dans le cadre du TTIP. Il s’agit d’un traité concernant les services, en tous genres, qui seront rendus accessibles sans restriction aux compagnies américaines désireuses de s’implanter dans un pays souverain en directe concurrence avec les structures étatiques ou privées existantes. Le plus grand secret entoure les négociations en cours, ce qui est pour le moins inquiétant car qui dit service sous-entend non pas seulement les services bancaires ou financiers mais également la distribution et le traitement de l’eau, l’assurance maladie, l’hôpital ou encore l’éducation et l’audiovisuel. Autant dire que si l’Union Européenne dit oui aux prétentions américaines, l’idée même de démocratie aura vite disparu de nos livres d’histoire.

Sources : diverses dont aussi Wikipedia pour les notes