« Moi, heu … Je » (Hollande) et le déficit souverain de la France.

Moi, heu …, je.
Chaque fois que j’entend Hollande parler dans un microphone à la radio ou devant une caméra de télévision, son élocution hésitante me fait nerveux.
Soit le cerveau du candidat rose clair, comme il l’a dit au président du Shadow Cabinet Ed Milibrand à Londres aujourd’hui, en français naturellement, fonctionne trop lentement, soit ses centres cérébraux impliqués dans la parole sont lents ou encore il y a une sorte de déconnexion entre ces deux zones de son cortex, ce qui est vraiment inquiétant pour l’avenir de la France si ce nabot est choisi par les Français dont on peut attendre tout et n’importe quoi. J’ai dit nabot parce que je l’ai aperçu un jour près de l’Assemblée Nationale et il m’arrive à peine à l’épaule même si je ne mesure que 5 pieds 10 pouces (Galouzeau de Villepin est plus grand que moi). Mais « Moi, heu, je » sait-il au moins ce qu’est un pouce et un pied, l’a-t-il appris aujourd’hui à Londres ? Il prendra son pied si ces veaux de Français l’élisent sur le pouce mais il ne fera rien de ce qu’il a promis à ces veaux parce que la récession guette, les lendemains de cette élection seront douloureux.
Soit dit en passant, David Cameron n’a pas trouvé opportun de rencontrer « Moi, heu, je ».
J’oubliais, en plus de parler comme un élève de CM1, il ment sans arrêt.
Juste un exemple : « Moi, heu, je » prétend et répète comme une sono cassée (expression empruntée à l’Eté Meurtrier) que le Président sortant a aggravé les déficits de la France. Or il faut, pour être honnête, indiquer comment on a manipulé les données officielles et neutres de l’INSEE pour rajouter une couche à l’overdose de l’accablement déplorable que subit chaque minute de tous les médias Monsieur Sarkozy. Car tout de même Nicolas Sarkozy est-il responsable de l’explosion de la bulle immobilière américaine immédiatement suivie des explosions des bulles immobilières de l’Irlande et de l’Espagne ? Apparemment « Moi, heu, je » le pense et en est persuadé à force d’y penser et de le répéter et ces veaux de Français en deviennent persuadés à leur tour. C’est complètement loufoque d’autant plus que tous les médias suivent de concert cette imposture électoraliste de très mauvais goût pour bien faire prendre la mayonnaise.

J’en reviens donc à la dette de la France.

Je lis (source INSEE) qu’il faut séparer la charge de la dette et le déficit net qui est en fait le déficit brut diminué de la charge de la dette.
Vous avez compris ? (Apparemment « Moi, heu, je » ne comprend pas ou élude cette nuance.
Je précise mon propos :
Entre 1981 et 1986 (gestion socialo-socialiste de la France) les déficits nets ont été de 61,9 milliards d’euros (c’était des francs qui ont été convertis en euros à leur valeur de l’époque) soit 2,5 % du PIB rapporté sur une année de référence glissante si j’ai bien compris.
Entre 2007 et 2011 (gestion Sarkozy) ce déficit a été de 175 milliards d’euros, soit, rapporté au PIB, 2 % de ce dernier.
Il en ressort que sur la période 2007 – 2011 le vrai déficit net engendré par la gestion du gouvernement n’est pas comme le clame à répétition « Moi, heu, je » de 500 milliards d’euros voire plus pour semer l’incertitude dans l’esprit des veaux français.
En effet, les charges de la dette préexistante se répercutent sur les décennies suivantes. D’où provient l’essentiel de la dette et là « Moi, heu, je » doit réfléchir à ce qu’il a l’intention de réaliser s’il est élu locataire de l’Elysée car ses promesses abracadabrantesques (pour reprendre un mot fameux de Chirac) risquent d’aggraver notoirement ce dit déficit.
Et c’est quoi l’essentiel de la dette ? La fonction publique !
Entre 1980 et 2011 l’accroissement de la charge de la fonction publique a augmenté 5,6 fois plus que la population à la suite de la gestion socialiste puis lors de la cogestion Chirac – Jospin.
Et ce qui apparaît est proprement renversant, le surcoût de la fonction publique induit par le gonflement de cette dernière entre 1981 et 2007 est de 1200 milliards d’euros.
Ca ne dit probablement rien à « Moi, heu, je » mais cette somme astronomique représente un peu plus de 70 % de la dette actuelle de la France et ce dernier bafouilleur veut tout de suite embaucher des fonctionnaires pour rajouter une bonne couche de déficit aux déficits déjà existants.
Comme disait je ne sais plus qui « on a l’impression de voir un film de science fiction » car l’Etat emprunte pour payer ses employés inconsidérément embauchés en période de veau gras mais maintenant ce sont les vaches maigres (il est bon de glisser cette image au moment du salon de l’agriculture) et puis ce sera la période des vaches mortes de faim, oui ! J’ai lu que malgré les soldes de janvier les Français ont moins consommé et c’est facile à comprendre : les incertitudes électorales pèsent sur leur moral et ils mettent de côté quelques euros s’ils le peuvent.
Je doute vraiment que « Moi, heu, je » ou le Béarnais ou le résident actuel de la rue Saint-Honoré mettent en avant ce que je viens d’expliciter.
Vive les veaux, vaches, cochons et couvées …

Mots clés : riz, Iran, Mossad, BDI, Brent, récession, Apple, Fukushima, Barclay’s, Hollande, Sarkozy, Ipad

Incroyable mais vrai ! L’Iran n’a pas encore payé ses importations de riz à l’Inde.
Serait-ce un effet de l’embargo institué par les USA et l’Europe qui priverait à terme la population de ce pays de riz ?

Le Baltic Dry Index est toujours au plus bas depuis 25 ans.
Des observateurs chevronnés qu’on appelle aussi des experts considèrent qu’il y a trop de bateaux de par le monde. Pourtant le Costa Allegra qui a pris feu en plein Océan Indien était un ancien porte-container, comme quoi les experts se trompent.

Le baril de Brent a presque rejoint son plus haut de 2008 à 92,70 € (93,50) et l’horizon n’est pas franchement enviable, même si le candidat « Moi Je » à la faillite de la France prétend bloquer le prix des carburants contre toute règle économique élementaire.

D’après des analystes économiques, même l’Allemagne n’échappera pas à la récession. Que dire de la France?

Une bonne nouvelle, mais à prendre avec des pincettes de précision : les services secrets israéliens ne pensent pas que l’Iran prépare une bombe nucléaire.

L’Irlande va organiser un vote au sujet du mécanisme européen de stabilité. Quand on sait ce qu’il advint pour le traité de Lisbonne, on va entrer dans une période de franche incertitude et heureusement que Sarkozy pense que c’est une question trop compliquée à poser aux Français par référendum car ils ne comprennent rien à l’économie.
Il n’y a qu’à voir le taux d’endettement de la Corrèze qui pourrait être mise sous tutelle de l’Etat.

Heureusement une bonne nouvelle : Apple va dévoiler au public l’Ipad nouvelle version.
Avec une webcam et un micro ?

J’ai lu aussi que l’accident de Fukushima-Daiichi était aussi du à l’absence de pouvoir décisionnel tant au niveau du gouvernement que de la direction de TEPCO, comme quoi l’erreur humaine pourrait au moins partiellement dédouaner le tsunami.

Dans les écoles françaises on se poignarde entre élèves, dans les écoles américaines c’est la fusillade (Ohio). Comme quoi les petits Américains sont en avance sur les petits Français.

Hollande a passé 10 heures au salon de l’Agriculture, plus que Chirac (7 heures). Il devait carrément sentir la chèvre en partant et en perdre son patois corrézien puisqu’il a raconté n’importe quoi à propos des exploitations agricoles qui disparaissent en France. Heureusement, comme ça la forêt grandit et mes petits enfants auront un peu de bois de chauffage dans quarante ans. En réalité les exploitations agricoles deviennent de plus en plus grandes et de plus en plus mécanisées pour bien améliorer l’empreinte carbone des pommes de terre et des pommes Golden.

Enfin, last but not least, Barclay’s a tenté d’échapper au fisc britannique grâce à des tergiversations légales qu’on pourrait presque qualifier d’obscènes, un peu comme Total en France ou Shell en Hollande (pas François mais le Royaume).

J’en ai fini avec ma revue de presse vespérale.

Sources :
Romandie News, Japan Times, Guardian, Le Monde, Le Temps, Le Figaro, Le Point, Globaleconomicanalysis, Atlantico, …

Petits arrangements entre menteurs et escrocs.

Entre les déficits chroniques de la CNAV, de l’UNEDIC et du commerce extérieur, Hollande n’a rien trouvé de mieux que de fusionner la CSG et l’impôt sur le revenu des personnes physiques ce qui a priori est indolore mais combien douloureux pour l’ensemble des classe moyennes françaises tout en envisageant de modifier le quotient familial et de surtaxer les quelques dizaines de milliers de hauts revenus que compte la France.
Mais aussi de revenir à la retraite à 60 ans, de renforcer le dispositifs des 35 heures, de fermer des centrales nucléaires pour améliorer la balance commerciale, et pourquoi pas de baisser le prix de l’essence alors que Fabius a déjà supprimé la vignette automobile.
Beau programme !
Hollande dont les revenus mensuels s’élèvent à 30 000 euros, il faut le rappeler, n’a pas l’air de considérer qu’ils soient susceptibles d’être surtaxés et sur les conseils de Fabius et peut-être de l’épouse de DSK de ne pas taxer les transactions sur les œuvres d’art, une manière artistique d’échapper au fisc, alors ce n’est pas le Fouquet’s mais les petits arrangements entre menteurs et escrocs …

Sécheresse ou changement climatique ?

L’île de Lanzarote est à moins de 100 kilomètres du Sahara occidental, c’est l’île la plus aride des Canaries et en se promenant dans la région des vignobles, dans une zone qui a été submergée par des cendres volcaniques lors d’une éruption au XVIIIe siècle, j’ai pu remarquer que les vignobles locaux très particuliers comme en témoigne cette image

vignoble à Lanzarote

sont menacés de mort s’il ne pleut pas lors de la véraison. Or il n’a pas plu significativement depuis deux ans et en 2011 les vignerons n’ont pas fait le moindre litre de vin.

cep de vigne au fond de son cratère de cendre volcanique

On dirait que ce vieux cep, de plus de 30 ans se tord de ses dernières douleurs avant de ne devenir plus qu’un morceau de matière desséchée. S’il ne pleut pas, il va certainement rendre les dernières gouttes de sa sève à jamais.

un vignoble au fond d'un cratère volcanique

Au fond de ce cratère volcanique surplombant la « bodega » Stratus (je conseille à tous les visiteurs de Lanzarote à aller boire un verre de Malvasi dans cette cave) quelques plants de vigne semblent survivre mais pour combien de temps encore si on continue à faire tout pour que le climat devienne torride en privilégiant le désir au besoin, le mal de notre civilisation mercantile qui veut que l’on progresse, que la croissance économique ne soit plus que le seul canon à respecter, que l’on gaspille sans penser un instant qu’un patrimoine comme les vignobles de Lanzarote soit voué à une disparition certaine. J’en ai presque les larmes aux yeux …

Réponse à Michel Schneider du Point.fr à propos d’un ouvrage de William Vollmann

J’ai lu avec un malaise certain la critique littéraire de Michel Schneider à propos d’un ouvrage du romancier William Vollmann (Le Point du 23 janvier 2012)

http://www.lepoint.fr/livres/voir-fukushima-et-ecrire-23-02-2012-1435183_37.php

Je lis : « la centrale nucléaire (…) a fondu dans un espace contaminé pour des siècles ».
J’avoue que je n’arrive pas à comprendre ce que cette phrase signifie.
Les assemblages de combustibles avec les barres de contrôle ont (probablement partiellement) fondu et le magma métallique en résultant s’est effondré au fond de la cuve du réacteur. Ce processus a libéré de l’iode, normalement confiné dans les tubes de zirconium ainsi que du césium, dont l’oxyde a la fâcheuse propriété de former des aérosols, le tout libéré par le feu d’hydrogène résultant de la pyrolyse de l’eau par la chaleur dégagée. Le combustible lui-même se trouve sous forme de pastilles de céramique fondant à plus de 1000 degrés et n’a pas subi de dommages notoires.
Quant à dire que le site est contaminé pour des siècles, c’est aller un peu loin, au mieux en 2030 pour Three Miles Island, depuis 1979 cela fera une cinquantaine d’années et non plusieurs siècles.

Je lis ensuite : « ses conversations avec les survivants ».
De qui parle-t-il ? Des survivants de l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi ? Là, je m’insurge véhémentement car, que je sache, il y a eu deux victimes répertoriées, deux employés du site de Fukushima emportés par le tsunami, un point c’est tout.

Je suis tout à fait d’accord avec le désarroi ressenti par ce romancier dans les zones agricoles maintenant interdites. J’ai moi-même assisté ce mois de janvier à des manifestations de paysans devant le siège de TEPCO à Yurakucho, quartier de Tokyo proche de Ginza où se trouve le siège de cette compagnie d’électricité.

Et on incite les habitants d’aller passer une fin de semaine dans les zones sinistrées par le tsunami :

Je déplore que monsieur Michel Schneider glisse dans sa critique littéraire des allusions infondées. L’accident de TMI n’a fait aucune victime, on ne connait pas exactement le nombre de victimes de Tchernobyl (500, 1000, 10 000?) car aucune statistique fiable n’est disponible encore à ce jour. En regard des milliers de mineurs morts chaque année dans les mines de charbon chinoises ou simplement des accidents de la route, c’est négligeable.
Comme le disait très justement Michel Rocard, dans un entretien paru dans le Monde du 25 février, à la question stupidement orientée du journaliste « Mais le nucléaire tue … »,
la réponse de Rocard fut lapidaire :
«  – Il tue beaucoup moins que le charbon, cancers compris ».

Ce doit être pour caresser les écologistes dans le sens du poil que les journalistes en remettent une couche, c’est bien fâcheux !

Leçons de conduite

Quand on apprend à un jeune enfant à faire du vélo, et j’ai vécu cette expérience avec ma petite fille dans les petites rues de Suginami à Tokyo il y a quelques semaines, on lui explique qu’il faut regarder devant soi et non pas le guidon ou la roue avant du vélo. Ce conseil a pour but de faire comprendre à l’enfant la perception de la topologie et de la situation qu’il occupe dans l’espace où il évolue afin d’anticiper les mouvements qu’il imprimera au guidon du vélo.
Il en est de même quand on apprend à conduire une automobile d’autant plus que cette perception de l’espace environnant est limitée par le simple fait qu’on se trouve dans une sorte de cage. Il faut également regarder au loin et tourner le volant de manière à se situer dans l’espace et également pour anticiper la position du véhicule dans cet espace, sur la chaussée ou l’autoroute et ce dernier point, l’anticipation, prend une importance proportionnelle à la vitesse de déplacement du véhicule.

Les politiciens, dans un monde ou tout est accéléré par les technologies récentes de communication, ne sont pas arrivé à atteindre ce degré d’anticipation, ils pilotent le pays, le nez dans le guidon de la prochaine échéance électorale, et ne se rendent même pas compte qu’il y a un fossé d’un côté de la route et une falaise de l’autre côté. Leur positionnement dans l’espace mondial ou régional, l’Europe, est dépourvu de repères, car ils négligent de les observer, trop préoccupés par leur carrière politique notoirement rentable, ils se hasardent trop près de la falaise et font alors une embardée brutale mais le fossé est évité à son tour in extremis. L’horizon qui devrait pourtant être leur préoccupation, l’avenir à moyen terme, ne s’envisage que sur son aspect matériel souvent faussé par les considérations quotidiennes et électoralistes.

Dans la course à l’Élysée, plusieurs compétiteurs se poursuivent et ils sont tous la tête dans le guidon de leurs ambitions personnelles, la piste est difficile et pourtant ils ont mis le grand braquet, il leur arrive de lâcher leur guidon pour faire un peu de démagogie ou détourner l’attention du public, et pourtant ils veulent tous gagner, prendre le pouvoir, alors que le pays a besoin de bien d’autre chose qu’un gagnant. Pour ne pas sauter dans l’abime ou s’embourber dans le fossé, un scénario à la grecque ou une longue et insupportable récession, la France a besoin d’un pilote capable, au delà des ambitions personnelles, d’envisager l’avenir économique, industriel, énergétique et social, un pilote qui relèvera la tête et donnera à tous les Français l’envie de relever aussi la tête. Il faudrait un pilote qui, comme De Gaulle, soit capable de décider en considérant le futur et non pas le présent ou le court terme.
De Gaulle a quitté le véhicule France qu’il avait conduit parce qu’il s’était rendu compte que ses analyses sur le long terme étaient incomprises par les Français, de même que Raymond Barre ne fut pas accepté par les électeurs pour les mêmes raisons. Y aura-t-il un pilote expérimenté pour conduire la France, j’en doute, alors je rêve de jours meilleurs …

Déni de réalité ! De qui se moque-t-on ?

J’ai lu dans plusieurs quotidiens que DSK avait traité les journalistes de pourris et il a raison, cent fois raison, et je vais encore le prouver sans équivoque.
Je regarde le Monde.fr de ce jour et je suis tout de suite accroché par un titre attirant mon attention, mais comment en serait-il autrement :

Rapport Besson sur l’énergie en 2050 : le déni de réalité continue

j’ai laissé à dessein la police du titre, en gros et gras pour que le regard soit attiré immédiatement.
Déni de réalité, un bien grand mot puisque les arguments du journaliste anonyme, naturellement, commentent le rapport rendu à Monsieur Besson, l’actuel ministre de l’industrie si je ne me trompe pour une prospective énergétique qui de toutes les manières ne vaut que ce qu’elle vaut compte tenu des nombreuses inconnues existant dans ce genre d’exercice.
Mais cela n’excuse en rien un tel titre, ou alors le journaliste en question ne lit que la presse et les rapports qui lui procurent l’occasion de polémiquer en ces temps électoraux, en particulier à propos de l’énergie.

Je cite ce journaliste et cela est révélateur de la crédibilité qu’on peut lui accorder :
« Rappel : parmi le nombre effarant de sources de premier ordre qui brandissent la menace d’un déclin prochain de la production mondiale de pétrole, figure la banque globale HSBC (repère notoire de décroissants fumeurs de chanvre bio), qui annonce qu’« il ne reste plus qu’une cinquantaine d’années de pétrole ». »

Qu’est-ce que le chanvre bio a à voir avec les propos développés dans cet article ?

Puis plus loin :
« De Greenpeace au Front National, tout ce qu’on entend à propos de l’énergie dans la campagne présidentielle n’a d’ailleurs trait qu’au nucléaire. Nous continuons à nous préoccuper du troisième étage de la fusée « Modernité », en omettant consciencieusement le sort promis au premier étage. »

En lisant ces lignes, je me suis vraiment demandé si je n’avais pas une allucination : Greenpeace et le Front National croqués à la même sauce aigre douce, c’en est trop. Je suis allé consulter le rapport et ses recommandations (je lirai le rapport plus tard) dont je glisse ici le lien :

http://www.strategie.gouv.fr/content/rapport-energies-2050

Pour bien situer le problème, au risque de se faire enfumer par les énergies fossiles (quand il n’y aura plus une goutte de pétrole on produira des combustibles équivalents à partir de charbon dont les réserves prouvées permettent de « tenir plus de cent ans » parce qu’il est inenvisageable de se passer de véhicules automobiles en totalité en trente années. Les experts d’HSBC, pour ne nommer qu’eux puisqu’ils sont cités par le journaliste, ne tiennent pas compte des réserves immenses et prouvées de schistes bitumineux ni des réserves de gaz provenant de ces mêmes schistes, ni enfin du fait récent et ignoré que l’Arabie Saoudite, qu’on cite comme référence bien trop souvent, consomme sur place plus de 40 % de l’huile qu’elle pompe (dessalage de l’eau de mer, climatiseurs, …). Faut-il rappeler à ce journaliste que les USA sont depuis très récemment exportateurs de produits pétroliers avec la mise en exploitation contrôlée et satisfaisante sur le plan environnemental des gaz de schistes.
Compte tenu des coûts actuels et probablement futurs de l’éolien et du solaire par rapport au pétrole (actuel, mais qui ne fera que se renchérir) et au nucléaire, la bête noire de ce journaliste, de Hollande, de Joly et d’autres béotiens qui ont utilisé et utilisent encore l’accident de Fukushima-Daiichi comme seul argument pertinent pour alimenter leurs idées bien étroites mais conformes au courant politiquent correct du moment, il est évident que la raréfaction progressive des ressources pétrolières ne pourra être contrebalancée que par le nucléaire, sachant que les deux ressources du futur dans cette filière sont le thorium 232 et l’uranium 238.
Alors, en toute lucidité, ce qui manque à l’évidence à ce journaliste anonyme, on ne pourra pas se passer de l’énergie nucléaire au moins pour la durée indiquée dans le rapport, 40 années, à moins de déstabiliser dangereusement l’économie française comme on l’observe en ce moment au Japon avec une facture énergétique de 15 milliards d’euros par mois pour se seul surcoût occasionné par la fermeture pour mise en conformité des 50 réacteurs nucléaires encore susceptibles de fonctionner.
Ce rapport de prospective n’est qu’un rapport de prospective avec toutes les incertitudes à long terme que cela suppose. Mais il était inconvenant de considérer qu’il constitue un déni de réalité.