Les Américains prétendent être un exemple de démocratie, de paix et de liberté et n’ont cessé de promouvoir les droits des hommes. Ah bon ?

Capture d’écran 2017-07-09 à 13.43.48.png

L’objet de ce billet est de montrer que les Américains sont un peuple guerrier depuis la fondation de leur Etat en 1776. Ce pays n’a connu que très peu d’années de paix depuis cette date, en guerre 93 % du temps !!! Il y eut d’abord les guerres génocidaires contre les Indiens Séminoles, Appaches, Navajos, Paiutes, Sioux et autres Comanches qui firent l’objet de nombreux films de propagande hollywoodienne tout simplement honteuse. Durant ce même XIXe siècle les Américains commencèrent à affirmer leurs vues hégémoniques sur l’Océan Pacifique comme si c’était « leur » mer en intervenant à Fiji (1855), en Corée (1871), à Formose (1867) ou encore aux Samoa (1898) et ensuite aux Philippines (1899).

Capture d’écran 2017-07-09 à 13.39.42.png

Je n’invente rien, tous les livres d’histoire le démontrent : les Américains sont un peuple constitué d’immigrés sans foi ni loi (à de très rares exceptions près) qui n’avaient d’autre choix pour s’affirmer que de faire la guerre pour la plus grande prospérité de leurs industries de l’armement et de la finance. Et ce constat est toujours valable aujourd’hui. Les immigrés blancs ont pratiquement exterminé les aborigènes indiens qui vivaient sur leur sol depuis plusieurs millénaires et savaient gérer les troupeaux de bisons qui constituaient leur principale source de protéines. Les Américains ont atteint les limites de l’abjection en planifiant l’extermination des bisons des grandes plaines pour affamer ces Indiens. On appellerait aujourd’hui ce genre de stratégie un crime génocidaire contre un peuple, pire dans son déroulement stratégique prémédité que l’extermination des Juifs par l’Allemagne nazie. Aujourd’hui les quelques rares aborigènes qui restent sont parqués dans des réserves et si le sous-sol recèle quelques ressources économiquement rentables ils sont alors expulsés manu militari comme il se doit.

Tous ces épisodes guerriers sont présentés dans la première illustration de ce billet qui n’a que comme vocation de faire la lumière sur la vraie nature de la nation américaine, un pays qui a toujours vécu de la guerre, un objectif évident qui a encore de beaux jours devant lui.

Capture d’écran 2017-07-09 à 13.40.30.png

Au XXe siècle on assiste à une diversification ahurissante de l’idéologie hégémonique américaine. Il y eut d’abord les interventions au Nicaragua (1912) puis à Haïti (1915) suivies par l’occupation de la République Dominicaine (1916). Inutile de rappeler que les USA tentent toujours de contrôler les régimes politiques en Amérique centrale et en Amérique du Sud par n’importe quel sale business comme par exemple le blocus financier du Vénézuela, le gouvernement d’inspiration bolivarienne étant de gauche – sinon communiste – c’est donc un ennemi des USA et un danger pour la nation américaine. L’intervention américaine en Europe lors de la Première Guerre Mondiale, il y a tout juste 100 ans, fut relativement courte, deux années seulement mais cruciale en ce qui concerna le flot de capitaux vers la Grande-Bretagne et la France pour financer le conflit. Les guerres ont toujours fait fonctionner l’industrie de la finance américaine à plein régime …

L’attaque de Pearl Harbor par les Japonais fut une occasion unique pour les USA afin d’élargir leur domination sur l’Océan Pacifique avec la vassalisation pure et simple du Japon à la fin du conflit couronné par l’humiliation de l’Empereur japonais orchestrée par l’armée américaine. La guerre de Corée (1950-1953) se termina par un statut quo mais les Américains avaient mis le pied sur le continent asiatique afin d’asseoir leur domination sur cette partie de l’Océan Pacifique. La guerre du Vietnam dont la motivation officielle était de combattre le communisme ou du moins le contenir dura 20 ans et fut le premier échec américain dans ses entreprises guerrières. Échaudée l’armée américaine aiguisa ses baillonettes à Grenade (1983) puis de nouveau à Panama (1989) qui se termina avec l’installation de Noriega par la CIA aux commandes du pays.

Inutile de rappeler les conflits récents provoqués le plus souvent par les Américains eux-mêmes : première guerre du Golfe, Afghanistan, destruction de l’Irak et assassinat prémédité de Saddam Hussein, sans oublier de mentionner les interventions au Kosovo, en Somalie et en Libye. Aujourd’hui, dans un accès de mauvaise foi et de mensonges iniques les Américains se targuent de combattre l’ISIS, des bandes de voyous soutenus par la CIA pour faciliter la main-mise de Washington sur les ressources pétrolières et gazières tant de l’Irak que de la Syrie avec en prime des enjeux géostratégiques importants. Il reste un énorme point chaud : la Mer de Chine Méridionale car à cet endroit aussi il y a un gros potentiel de réserves énergétiques … Mais la Chine c’est un gros morceau allié de facto de la Russie. Et après cette revue historique faut-il encore croire au message universel de démocratie des USA ?

Capture d’écran 2017-07-11 à 16.52.59.png

Source : Zerohedge initialement paru sur le site AHTribune, illustration de conclusion : Mossoul, jadis une cité prospère, « libérée » avec l’aide de l’armée américaine, mais c’est bien sûr !!!

Attentats terroristes en France : mise au point.

La_Rendición_de_Granada_-_Pradilla.jpg

Compte tenu des quelques commentaires qui sont arrivés sur mon blog, je voudrais faire une petite mise au point qui me paraît relever de la plus pure logique historique. L’Islam date de l’année 622 de l’ère chrétienne. Il y a 600 ans les chrétiens brûlaient avec joie les sorcières (revoir par exemple la magnifique scène du film « Le Septième Sceau » de Bergman) puis ils s’entretuèrent car certains d’entre eux, écoeurés par la magnificence de la papauté, osèrent protester, d’où le nom de « protestants ». Ils massacrèrent les populations de l’Amérique nouvellement découverte qui refusaient de se convertir (voir la « Controverse de Valladolid ») ce qui fit d’ailleurs la notoriété des rois très catholiques d’Espagne aux mains couvertes de sang. À peu près au même moment les Espagnols massacrèrent les musulmans et les juifs qui refusaient de se convertir à la religion chrétienne. Partout en Europe les conflits à connotation religieuse étaient florissants. La fougue guerrière et sanguinaire ressurgit en France lors de la Révolution. Un grand nombre de prêtres « réfractaires » (et de nonnes, après avoir été violées cela va de soi) furent tout simplement décapités.

Qui osera prétendre que la religion chrétienne est une religion de paix par opposition à l’Islam qui serait une religion de guerre ? Les Américains, les pires fauteurs de guerre contemporains n’ont-ils pas sur leurs billets de banque la devise « In God We Trust » ? L’histoire nous apprend seulement que bon nombre de conflits armés ont utilisé la religion comme alibi par le passé et il en est encore ainsi aujourd’hui.

En conclusion, aux yeux des chrétiens bien pensants l’Islam aurait-il 622 ans de retard ? Permettez-moi d’en douter car les joyaux architecturaux de l’Andalousie ne sont pas le fait des Rois et Reines espagnols « très catholiques » mais des Émirs de Grenade.

Illustration : reddition de l’émir Muhammad XII devant Ferdinand V et Isabelle I (Wikipedia).

A la recherche de l’ « autre » tribu d’Israël : les Ashkénazes

Capture d’écran 2016-04-22 à 11.11.27.png

Les Ashkénazes ont été depuis des temps reculés considérés comme des juifs errants parlant une langue qualifiée d’allemand de mauvaise qualité. C’est d’ailleurs sur ces a priori sans fondement qu’Hitler organisa l’Holocauste. Mais que sait-on en réalité des origines de ce peuple disséminé aujourd’hui sur les 5 continents : pas grand-chose sinon que la langue parlée par les Ashkénazes était et est toujours, mais de moins en moins, le Yiddish. L’origine de cette langue vernaculaire datant de plus de 1000 ans s’explique assez aisément si l’histoire des Ashkénazes est prise en considération. Cette langue est clairement un mélange de slave, d’hébreu et d’allemand avec quelques touches d’iranien, de romanche, d’ukrainien et de turc, c’est assez compliqué. Les mots d’origines diverses comme le vocabulaire d’origine allemande ont été profondément déformés ou modifiés. Quant à la syntaxe elle est fondamentalement différente de celle de l’allemand et peut être assimilée à celle du romanche. Difficile dans ces conditions de trouver une origine précise pour les Ashkénazes parlant encore cette langue si l’on se réfère seulement à la langue.

C’est en allant fouiller dans les banques de données génétiques, travail qu’effectua une équipe de biologistes de l’Université de Sheffield en collaboration avec l’Université de Tel Aviv, qu’est apparue l’origine des Ashkénazes en prenant en compte l’histoire de ces derniers pour cibler les recherches en utilisant un outil informatique permettant de préciser l’origine géographique d’un individu en quantifiant les mélanges génétiques apparaissant après analyse de l’ADN par rapport à un éventail de populations dont l’origine géographique est parfaitement connue. Si les « distances génétiques » sont faibles, on se rapproche de cette origine géographique et inversement. Comme la pauvreté des restes archéologiques concernant la population ashkénaze n’a pas permis de remonter dans le temps avec des analyses d’ADN directes, celles-ci ont été effectuées auprès de 367 volontaires ayant pu prouver l’origine ashkénaze de leurs ancêtres. Parmi ces personnes, une bonne moitié purent indiquer clairement que leurs parents ou grand-parents parlaient le yiddish et parlaient encore eux-mêmes cette langue. Une autre moitié des participants ne parlaient plus le yiddish. L’essentiel des participants fut trouvé dans la communauté juive ultra-orthodoxe d’Amérique du Nord.

Pour expliquer comment fut ciblé l’outil de recherche, il faut faire un peu d’histoire des mouvements de populations originaires de Judée. Il y eut d’abord l’exil dit « romain » suivant la mise à sac de Jérusalem par les Romains en 70, exil qui fut précédé en 586 avant l’ère présente par l’invasion babylonienne de la Judée provoquant une vague d’émigration vers l’Iran. Après 70 ces émigrants arrivèrent en Italie puis en France vers 200-400 après JC. L’installation des « Judéens » – les futurs Ashkénazes – en Rhénanie et en Bavière ne date que des années 1000 de notre ère, ce qui explique la date d’émergence du Yiddish tel qu’il est connu aujourd’hui. Ces mouvements successifs expliquent aussi que cette langue s’enrichit de mots allemands tout en conservant une syntaxe dite judéo-romance acquise pendant de nombreux siècles entre l’Italie et la France ainsi que certains mots issus de l’hébreu. Quant aux Judéens qui émigrèrent vers l’Iran bien avant ces épisodes ils réapparurent dans diverses populations turques puis slaves avant de rejoindre finalement au XVe siècle leurs lointains coreligionnaires pour former le peuple ashkénaze tel qu’il est défini aujourd’hui. Ces populations, bien établies sur la route de la soie dans l’empire Khazar fuirent cette région à peu près aux alentours de l’an 1000 quand Sviatoslav I de Kiev conquit Atil, la capitale de cet empire. Pour les non-initiés dont je fais partie, le Khazar était un riche état couvrant l’ensemble du Caucase, une grande partie de l’Ukraine actuelle et les marches sud-ouest de la Russie telle qu’on la connait de nos jours. Le Khazar contrôlait la majeure partie des diverticules de la route de la soie autres que ceux passant par l’Iran et l’Irak. Les Khazars toléraient toutes les pratiques religieuses et c’est la raison pour laquelle les ancêtres des Ashkénazes eurent la possibilité de prospérer pendant plus de 1000 ans, aidés par les opportunités commerciales qui leur étaient offertes par cette route de la soie qui joua un rôle immense durant des siècles dans cette région.

Au cours de cette étude l’hypothèse d’une origine rhénane ou bavaroise de ce peuple a été mise de côté pour se concentrer sur les populations d’Iran, de l’est de la Turquie et d’Europe orientale dans une zone allant de la mer Caspienne à l’Ukraine et la Turquie. Les pays nommés ici sont ceux existant dans leurs frontières géographiques actuelles. L’outil de détermination géographique génétique dont il a été fait mention plus haut a donc ciblé ces populations afin de tenter de remonter à l’origine des Ashkénazes. Il est utile de préciser que les mouvements migratoires se firent essentiellement par voie terrestre et que les Judéens du premier siècle après JC, par exemple, passèrent par l’est de la Turquie et comme ils étaient des marchands et des négociants ils suivirent tout naturellement les embranchements de la route de la soie comme le firent en leur temps les émigrés après 586 avant JC, cette route de la soie traversant l’Iran, l’Irak, la Syrie et le nord-est de la Turquie. Pendant près de 1000 ans (après la destruction du temple de Jérusalem par les Romains) ces populations que seule la religion unissait continuèrent a prospérer en faisant du négoce.

Sans entrer dans les détails méthodologiques il est apparu que l’origine la plus probable du peuple Ashkénaze est une petite région du nord-est de la Turquie, proche de la Géorgie et de l’Arménie actuelles.

L’illustration tirée de l’article relatif à ces travaux (voir le DOI, en accès libre) résume l’ensemble des résultats obtenus. Très curieusement il existe dans cette région des villages aux noms évocateurs de l’origine des Ashkénazes qui y séjournèrent probablement très longtemps …

Source et illustration : doi: 10.1093/gbe/evw046 en accès libre

Comme c’est beau la guerre

800px-Schlacht_von_Azincourt

Les années en 15 ont marqué l’histoire de France :

1415 : Azincourt

1515 : Marignan

1715 : mort de Louis XIV

1815 : Waterloo

Quel collégien sait aujourd’hui ce que fut la bataille d’Azincourt ? Cette cuisante défaite française devant les armées du roi Henry V d’Angleterre ne figure même plus dans les manuels d’histoire ! Le coq gaulois est tellement fier de ses victoires militaires qu’il en oublie les défaites. On ne va tout de même pas célébrer les défaites. Et pourtant ces grandes batailles militaires ont marqué les esprits et changé durablement le cours de l’histoire.

La bataille d’Azincourt qui mit à genoux la fine fleur de la chevalerie française est l’un des points culminants de la Guerre de Cent Ans qui fut motivée par les prétentions territoriales du roi d’Angleterre sur une grande partie du Royaume de France. Henry V d’Angleterre, faisant toute confiance à ses 7000 archers équipés de grands arcs et appuyant 1500 fantassins en armures et à peu près autant de cavaliers, tailla en pièces l’armée française conduite par Charles d’Albret. Ce fut un massacre malgré la supériorité numérique des Français, les prisonniers furent tous passés par les armes. On dénombra près de 10000 morts du côté français et à peine plus de 1600 du côté anglais. Cette bataille ne changea pas vraiment le cours de l’histoire …

Cent ans plus tard, durant les Guerres d’Italie, les Français se frottèrent aux Suisses qui étendaient leur hégémonie sur le nord de l’Italie au grand dam des mêmes objectifs hégémoniques du tout nouveau roi de France François Premier qui avait le jour de la bataille 21 ans et un jour. Sans l’aide de Venise, les Suisses auraient anéanti l’armée de François Premier mais celui-ci avait décidé d’en découdre car il aménagea à la hâte une route alpine par le Col de l’Argentière (ou de Larche) reliant Barcelonnette à Cuneo pour acheminer de l’artillerie lourde, une sorte de répétition de l’exploit d’Hannibal. Les Suisses depuis leur défaite à Marignan ne reprirent jamais les armes contre aucun pays. Le roi François fut auréolé de prestige. Cette bataille changea (très peu) le cours de l’histoire. Bien entendu on en parle encore dans les livres d’histoire en enjolivant les faits d’arme du fameux Chevalier Bayard …

L’année 1715 c’est la mort de Louis XIV, ouf ! un despote sanguinaire et mégalomane de moins. Mais à sa décharge, pratiquement pendant tout ce long règne, le roi et ses sujets souffrirent du froid – le fameux minimum solaire de Maunder – et quand on a froid on fait la guerre pour se réchauffer …

L’année 1815, c’est la défaite de Waterloo, morne plaine, et l’exil d’un autre despote sanguinaire et encore plus mégalomane que Louis XIV qui laissa la France dans un état économique semi-comateux et des millions de cadavres dans toute l’Europe … Comme c’est beau l’histoire de France.

Pas grand chose à dire de l’année 1915 qui vit pourtant le premier usage des gaz de combat par les Allemands dans les tranchées franco-anglaises notamment à Ypres, sombre rappel de l’histoire passée, c’était le début d’une nouvelle forme de barbarie et la boucherie continua allègrement pendant 3 ans.

L’année 2015 se distingue par les premières « frappes » aériennes française sur l’Etat islamique, l’ISIS ou Daesh, on ne sait plus vraiment comment appeler ces gens financés par l’Arabie Saoudite et entrainés par les Américains mais bon, il faut larguer quelques bombes, c’est bien pour l’image de marque de la France et surtout de son président qui vient de fourguer les deux porte-hélicoptères destinés à la Russie à la dictature militaire égyptienne. Avec les avions Rafale, ça fait pas mal d’argent en provenance essentiellement des émirats arabes et du royaume saoudien mais aussi substantiellement des banques françaises garanties par la COFACE qui ont prêté des sous à l’Egypte pour finaliser ces achats et comme la France et l’avionneur Dassault risquent bien de ne jamais voir la couleur d’une seule livre égyptienne ce sont les contribuables français qui en seront de leur poche.

Comme c’est beau la guerre !

Un autre anniversaire oublié

800px-Napoleon_on_Board_the_Bellerophon_-_Sir_William_Quiller_Orchardson

Il y a 200 ans, à bord du HMS Bellerophon, précisément le 7 août 1815, Napoléon perdait de vue les rivages de l’île d’Oléron pour rejoindre Sainte-Hélène. Il laissait derrière lui une France exangue, la risée de tous les pays d’Europe, des régions entières dévastées, des millions de morts … tout ce désastre pour satisfaire un rêve mégalomaniaque !

Ironie de l’histoire, le Bellerophon participa activement à la bataille de Trafalgar.

Illustration Wikipedia