Ça commence à sentir le roussi !

L’Europe a donc plié les genoux devant Obama et décidé de sévères sanctions à l’encontre de la Russie et d’un certain nombre de proches de Poutine. La Russie est l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Europe, non pas pour le gaz – exclu du champ des sanctions, c’est dire à quel point les Européens sont faux-culs – mais pour l’industrie automobile, le bâtiment, la coopération dans la défense (mais oui !) les services financiers et tout le reste, bref, l’Europe s’est tiré une balle dans le pied et ça va faire très mal à l’économie européenne dans son ensemble, une bonne récession à la clé. Cameron n’a rien compris au schmilblick car la place financière de Londres va perdre très gros dans cette série de sanctions économiques, comme d’ailleurs les banques françaises exposées sur la dette russe à hauteur de plus de 50 milliards d’euros. D’autre part, décréter un embargo sur les importations de pétrole russe serait une pure folie pour l’Europe : à titre d’information, l’Europe importe globalement 7 millions de barils de pétrole russe par jour, juste un petit détail !!! Que va décider l’Allemagne en ce qui concerne ses nombreuses implantations industrielles en Russie ? Silence.

C’est à se demander si nos dirigeants politiques n’ont pas perdu la raison car il n’y a toujours pas d’évidence d’une implication des « rebelles » russophones et pro-russes du Donbass dans la destruction de l’avion civil de Malaysia Airlines. Tout semblerait au contraire (au conditionnel) indiquer que cet avion ait été abattu par un chasseur ukrainien équipé de missiles anti-char selon un cliché qui circule sur le web et attend un examen d’experts en balistique et munitions anti-char. Les curieux peuvent voir cette photo en haute résolution du cockpit de l’avion ou du moins de ce qu’il en reste :

http://www.anderweltonline.com/fileadmin/user_upload/PDF/Cockpit-MH017.pdf

Ça ressemble aux impacts de munitions à fragmentation anti-char équipant justement les SU-27 dont dispose l’armée ukrainienne. Si tel est effectivement le cas, non seulement Obama, ce dont on peut douter en raison de son arrogance insensée et dangereuse, mais également tous les chefs d’Etat européens devront se rendre à l’évidence que tout le monde ment dans cette histoire, à commencer par Obama suivi de Cameron et Hollande, les petits chiens-chiens de la Maison Blanche et enfin d’Angela Merkel qui a fini par se plier aux exigences des USA à son corps défendant puisque la Russie est l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Allemagne : Volkswagen et bien d’autres entreprises allemandes ont massivement investi en Russie, pour rien ?

Toute cette mascarade est vraiment désespérante mais aussi très dangereuse car, partant de mensonges montés de toute pièce (comme pour l’Irak avec ses « armes de destruction massive »), la guerre civile ukrainienne pourrait dégénérer en conflit de grande ampleur embrasant l’Europe entière.

Il serait temps que l’Union Européenne se désolidarise des USA et de l’OTAN après 70 années d’asservissement ! Finalement De Gaulle avait raison d’avoir claqué la porte de cette association de malfaiteurs (l’OTAN) et rêvé d’une Europe de l’Atlantique à l’Oural. C’était un grand visionnaire qui avait compris que l’Europe ne pourrait pas survivre sans la Russie … Les Américains, finalement, veulent la destruction de l’Europe, le message est clair : à vos abris anti-atomiques !

De la salade d’algues ? Pourquoi pas …

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Plus de la moitié de l’oxygène de l’atmosphère provient du recyclage du « méchant » CO2 par les micro algues, en d’autres termes le phytoplancton. Il a fallu des centaines de millions d’années pour que notre atmosphère arrive à être composée de 20 % d’oxygène afin que nous puissions respirer sans entrave et nous devons remercier le plancton pour ce bienfait. Pourtant les algues ont une très mauvaise réputation, elles empoisonnent l’existence des aquariophiles, elle peut ruiner la saison touristique d’une station balnéaire en s’accumulant sur les plages, ce phénomène étant d’ailleurs dangereux parce qu’il produit de grandes quantités de gaz toxiques, et enfin les algues enragent les propriétaires de piscine car il est parfois difficile de s’en débarrasser. Il est vrai qu’en des millions d’années les algues se sont adapté à toutes sortes d’environnements, des plus insipides aux plus hostiles puisqu’on en trouve naturellement dans les océans mais aussi dans des lacs à la salinité extrême et plus étonnant encore tout près des geysers où la vapeur expulsée des entrailles de la Terre peut atteindre beaucoup plus de cent degrés. Les algues possèdent cet immense avantage de ne pas entrer en compétition avec les cultures traditionnelles puisqu’elles n’ont même pas besoin d’un sol pour se multiplier. Il leur faut de l’eau et du soleil !

Bien que beaucoup de peuples utilisent déjà des algues dans leur alimentation quotidienne, on pense naturellement aux mets délicats de la cuisine japonaise, notamment les sushis, mais les micro-algues sont des nouvelles venues dans l’alimentation, en particulier les spirulines (illustration ci-dessus, cliché ESA) qu’on retrouve dans certaines boissons aux fruits ou aux légumes proposées par Green Machine sous le nom de Naked ( http://nakedjuice.com/our-products/juice/green-machine ). Certains produits de cette société contiennent jusqu’à 1,3 grammes de spiruline par bouteille. Les micro-algues sont aussi très riches en acides gras dits omega-3, normal puisque dans la chaine alimentaire marine, l’apport initial en ces acides gras provient justement du phytoplancton. On a songé a ajouter dans les laits pour enfants des extraits de micro-algues puisque le lait maternel est relativement pauvre en ces mêmes omega-3. Il est difficile d’imaginer une société comme Nestlé se lancer dans une telle aventure car il pourrait y avoir une réaction négative de la part des mères de famille, leurs poupons chéris ne sont tout de même pas des poissons ! Pour la nourriture animale, en particulier pour les poulets et les poules pondeuses, des essais ont démontré la pertinence d’une supplémentation avec des micro-algues conduisant à un enrichissement en carotènes et une diminution de la teneur en cholestérol des œufs.

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Tout le problème avec les micro-algues est de passer du stade expérimental au laboratoire à l’échelle industrielle pour une raison qui semblerait très simple à solutionner mais qui représente en réalité un défi technologique.

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Si la croissance des algues est rapide, la maîtrise de celle-ci a conduit à imaginer des bassins de culture en plein air ressemblant à un circuit automobile afin de ne jamais atteindre une concentration en algues trop importante qui finirait par inhiber la croissance de ces dernières par obscurcissement du milieu aquatique et donc une réduction de l’activité photosynthétique. Si cette configuration des bassins de culture où l’eau ne cesse de circuler pour être prélevée en fin de parcours, traitée par filtration pour récupérer les algues et réinjectée en continu dans le circuit, la concentration en algues obtenue n’est pas satisfaisante et fait apparaître alors d’autres soucis technologiques au niveau du processus de filtration qui serait d’autant plus efficace que la concentration en algues est élevée, ce qui n’est justement pas possible pour atteindre une croissance optimale des algues. Reste la culture en circuit fermé ou dans des réacteurs du type de ceux utilisés pour la croissance des bactéries mais en tout état de cause, la solution sera trouvé prochainement et il faut se préparer d’ors et déjà à la consommation de micro-algues qu’on arrive à produire aujourd’hui pour deux euros par kilo, rien à voir avec la viande de bœuf !

Billet inspiré d’un article de Business Insider, illustrations Wikipedia et ESA

Un « coup de foudre », ça s’explique comment ?

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Les réactions émotionnelles et les désirs qui apparaissent au début d’une rencontre romantique entre deux personnes de sexe opposé qui ne se connaissaient pas quelques minutes auparavant déterminent la nature de la relation potentielle qui peut subvenir par la suite.

La manière dont on réagit lors d’une première rencontre peut être l’objet d’une de ces «étincelles» nécessaires pour alimenter le désir sexuel et obtenir le privilège d’un deuxième rendez-vous. Cependant, les évènements ne se passent tout à fait à l’identique chez les femmes et chez les hommes. Et c’est cette différence qui a été précisée en détails par des spécialistes du comportement dans une étude réalisée conjointement à l’Université de Rochester, NY et à l’Université de Urbana-Champaign dans l’Illinois. La plupart des adultes, femmes ou hommes, recherchent comme partenaire celle (celui) qui est le plus sensible à leur aspirations et un tel partenaire peut éventuellement donner naissance au désir sexuel. Ce désir développe alors l’intimité entre deux personnes et constitue l’un des moyens de maîtriser ce que le poète appellerait « la fuite du temps ». Toutes les rencontres fortuites entre deux êtres de sexe opposé (l’étude n’a comporté que des situations hétérosexuelles) n’aboutissent pas systématiquement au « coup de foudre » car la réactivité des femmes est différente de celle des hommes dans la perception de l’autre.

Dans une première étude, les chercheurs ont examiné si cette réactivité est perçue comme étant féminine ou masculine et si les femmes ou les hommes détectaient la personne du sexe opposé comme étant sexuellement désirable. Les hommes qui avaient l’impression que leur partenaire était plus ouverte à leurs avances avaient tendance à les considérer comme plus féminines et plus attractives, voire plus belles, une association qui à l’inverse n’était que très peu retrouvée chez les femmes. Ces dernières, au contraire se sentaient plutôt marginalement voire même négativement impliquées dans ce même processus comportemental. Il semble donc que, chez l’homme, la perception de la réceptivité de la femme au développement d’une relation sexuelle soit associée à l’attrait physique en premier lieu alors que la femme se soucie plutôt du besoin de l’homme d’être protégé et en quelque sorte materné ou du moins traité avec douceur et tendresse.

Dans la deuxième partie de l’étude on demandait aux participants d’interagir avec des personnes du sexe opposé réceptives ou non et de regarder une photographie. La même photo était soumise à chaque participant, le même homme à chaque participante et vice-versa, et on leur demandait de discuter (virtuellement) en ligne avec cette personne d’un sujet concernant leur vie privée. La réactivité de l’interlocuteur virtuel était manipulée par les expérimentateurs avec des réponses comme par exemple : « Vous devez avoir eu des temps difficiles » comme réponse réactive positive ou au contraire « Ça n’a pas l’air si mal » comme réaction neutre ou négative. On demandait alors aux hommes d’évaluer la « qualité » de la réponse et s’ils considéraient que la femme était à l’écoute plutôt qu’indifférente, ils la considéraient comme sexuellement attractive et plus féminine que dans le cas d’une réactivité négative. Dans ce même test, les femmes se sont montré beaucoup plus circonspectes dans leur perception de l’attractivité que leur évoquait la réponse (virtuelle, avec un interlocuteur masculin virtuel) de l’homme, ce qui est révélateur de tendances conflictuelles chez les femmes, partagées entre le désir sexuel et l’amour romantique. Mais l’attractivité sexuelle chez la femme reflète plus généralement le projet d’une relation sur le long terme.

La dernière étude de ce volet d’investigation des motivations apparaissant lors d’un « premier rendez-vous » et décrite dans le journal Personality and Social Psychology Bulletin ( DOI: 10.1177/0146167214543879 ) concerne l’éventualité que la réactivité initiée par une rencontre fortuite peut activer des mécanismes de motivation chez les hommes les conduisant à envisager d’emblée une relation sexuelle sur le court terme ou à défaut sur le long terme. Mais dans tous les cas, il ressort que quand l’homme ressent la moindre motivation chez la femme en présence de laquelle il se trouve, il la trouve plus attractive et plus désirable et pour lui cela signifie immédiatement une éventuelle relation sexuelle qui n’exclut pas a priori une relation sur le long terme. Le Docteur Gurit Birnbaum, leader de l’étude, insiste sur le fait qu’un(e) partenaire réceptif(ve), en d’autres termes qui répond à des avances explicites, sera considéré(e) comme sexuellement désirable ou non dépendra du contexte et donc de l’interprétation que l’on fait de cette réaction et de la signification intrinsèque de celle-ci.

En définitive les résultats de cette étude indiquent que lors d’une rencontre fortuite (ou arrangée) la signification de la réaction de l’un ou l’autre des acteurs est liée en premier lieu à l’attirance sexuelle. Les femmes ne considèrent pas un homme peu attiré par elles comme moins viril mais néanmoins ne considèrent pas non plus un homme attiré par elles comme plus attractif.

L’étude contribue à expliquer pourquoi les hommes trouvent les femmes sensibles à leurs avances sexuellement attirantes, mais ne révèle pas pour autant le mécanisme qui sous-tend le désir des femmes pour une nouvelle relation. Selon le Professeur Birnbaum : « nous ne savons toujours pas pourquoi les femmes sont moins attirées sexuellement par les hommes inconnus et qui sont pourtant attirés par elles. Ça ne veut pas nécessairement dire qu’elles doivent être attractives. Les femmes peuvent très bien considérer un homme attiré par elles comme peu ou pas du tout désirable pour d’autres raisons ». Les femmes, d’une manière générale, toujours selon le Professeur Birnbaum, considèrent le plus souvent un inconnu comme séducteur, certes, mais manipulateur, c’est-à-dire tentant d’obtenir des faveurs à caractère sexuel, ou éventuellement, dans le pire des cas, tentant de plaire même désespérément et donc par voie de conséquence étant moins attractif sur le plan sexuel. Enfin, une femme peut tout aussi bien considérer un homme attiré par elle comme vulnérable et donc moins dominateur.

Tout ceci pour dire que peut-être que les hommes feraient mieux de réfréner leurs ardeurs lors d’un première rencontre avec une femme si leur seul but est de s’envoyer en l’air !!!

Source : Society for Personality and Social Psychology

Lien : http://www.spsp.org/news/

Billet de mauvaise humeur géopolitique (Ukraine)

Il y a quelques mois j’écrivais un billet sur ce blog au sujet de l’éventuelle manipulation par Washington des ONG climato-réchauffistes européennes ainsi que de l’ensemble des membres de cette assemblée de pseudo-scientifiques qui constitue l’IPCC (GIEC) pour, à terme, affaiblir l’ensemble de l’économie européenne par un surenchérissement de l’énergie. Les Allemands ont été les premiers en Europe à s’alarmer des conséquences des surcoûts de l’énergie sur leur tissu industriel et ont immédiatement effectué un rétro-pédalage, la Grande-Bretagne a suivi en supprimant les subventions aux énergies renouvelables et l’Espagne a également suivi mais pour des raisons strictement financières, les compagnies d’électricité et les banques du pays étant dans une situation critique en raison du programme pharaonique décidé par Zapatero le gauchiste il y a quelques années. Ce changement progressif de politique, inattendu pour Washington puisque la mise à genoux de l’économie européenne pourrait durer plus longtemps que prévu, a trouvé une extraordinaire solution, la guerre civile ukrainienne ! Il faut appeler les choses par leur nom, il s’agit bien maintenant d’une guerre civile dans le Donbass, ces provinces de l’est du pays, russophones, industrielles, chrétiennes orthodoxes, anciennement parties de la Russie que les catholiques, ukrainophones, extrémistes fascisants veulent, appelons aussi les choses par leur nom, soumettre à leur pouvoir coûte que coûte.

Pour l’Europe, toute cette histoire décidée par les Américains va la conduire à la catastrophe, peut-être pas militaire mais certainement économique et financière, car puisque l’Ukraine « doit » être rattachée à l’Union Européenne – et donc à l’OTAN – selon le souhait de la Maison-Blanche, qui va payer ? L’ensemble des contribuables et des Nations de l’Union Européenne. Ce ne sont pas seulement les arriérés des factures gazières qu’il faudra payer comptant mais aussi la dette de l’Ukraine qui est un État en quasi banqueroute. Comme c’est admirablement bien manigancé par la Maison-Blanche à coups de mensonges répétés pour que tous les gouvernements et tous les médias aux ordres reprennent ces mensonges à longueur de Unes et de journaux télévisés pour faire avaler la pilule amère dont personne ne parle en réalité : l’Europe est un vulgaire vassal des USA et pour mieux asservir ce conglomérat disparate d’Etats sans aucune direction politique crédible, les événement d’Ukraine sont une aubaine pour la Maison-Blanche.

Pas un seul journaliste courageux n’a osé faire une telle analyse qui est pourtant évidente. Ne comptons pas sur les Anglais qui sont de vulgaires pantins manipulés par les USA, c’est plus facile, ils parlent la même langue, pour protéger l’Europe continentale des exactions politiques des Américains. Angela Merkel a bien essayé de ruer dans les brancards mais elle s’est fait taper sur les doigts par Obama. Il faut dire que la Russie est un partenaire commercial très important pour l’Allemagne et la Chancelière parle russe comme vous et moi le français.

Alors qui va oser dénoncer les agissements criminels des Américains ?

Après le réchauffement climatique, maintenant l’Ukraine ! À n’en pas douter l’Europe est bien mal barrée puisque tous les chefs d’Etat et de Gouvernement font le dos rond et gobent tout crus les mensonges éhontés de la Maison-Blanche …

Célébration des parties cachées de la femme

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Les Anglais ne sont pas à court d’inspiration pour contourner le puritanisme anglican ! Une étudiante en art-déco a créé la petite culotte qui décrit dans tous ses détails l’appareil reproductif caché de la femme.

C’était déjà fait pour le bout des seins (voir le lien sur ce blog) avec le Tata bikini top mais là on a reculé les limites de l’imbécilité dans le registre du féminisme frustré par une société bien-pensante engluée dans la ségrégation des genres …

La même étudiante a amélioré le Tata bikini top en agrémentant les aréoles de motifs décoratifs. Les curieuses mais aussi les curieux peuvent aller voir le site dédié à ces élucubrations féministes de mauvais goût. Il y eut Pierre Desproges qui dénonça non sans humour le féminisme en son temps mais les temps ont changé et ce même et regretté Desproges en perdrait son humour devant de tels excès …

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Source : The Telegraph

https://www.youtube.com/watch?v=txmo7Wv2GAs

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/07/05/dans-le-style-top-less-on-narrete-pas-le-progres/

http://clandestinecollective.tumblr.com

L’arbre aux baguettes de tambour

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Ce n’est pas une blague ! Les gousses sèches du Moringa oleifera, un arbre originaire du nord de l’Inde, peuvent être utilisées pour battre le tambour mais ce n’est pas l’usage qu’on fait de cet arbre répandu dans toutes les zones tropicales et subtropicales de la planète, justement là où plus d’un milliard et demi de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et souffrent de malnutrition chronique. Le moringa est un arbre à tout faire, les feuilles peuvent être consommées comme des légumes et sont particulièrement riches en vitamines, fer, et manganèse. Elles sont plus riches que les oranges en vitamine C ! Les gousses immatures sont encore plus riches en toutes ces vitamines et de plus la vitamine C qu’elles contiennent n’est pas détruite par la cuisson, une sorte d’exception de la nature. Quant aux graines, elles peuvent être consommées comme n’importe quel haricot ou grillées comme les cacahuètes et renferment une huile très riche en acide oléique qui ne rancit pas et peut être avantageusement utilisée pour cuisiner.

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Mais l’une des propriétés du moringa est celle des tourteaux obtenus après pressage des graines pour produire de l’huile, environ 250 litres par hectare planté de moringa. Par comparaison le colza, qui est une brassicacée comme le moringa, produit environ 1400 litres d’huile par hectare mais requiert des intrants (engrais) et des traitements avec des pesticides alors que le moringa est un arbuste robuste résistant à la sécheresse. Le tourteau des graines de moringa contient un agent floculant qui est traditionnellement utilisé pour purifier l’eau. Une récente étude parue dans Current Protocols in Microbiology (accès libre) précise l’usage du tourteau de moringa dans ce but précis avec protocoles à l’appui testés sur le terrain dans divers pays d’Afrique et d’Amérique du Sud ( DOI: 10.1002/9780471729259.mc01g02s33 ). En effet, le pouvoir floculant est beaucoup plus puissant que par exemple l’hydroxyde ou le sulfate d’aluminium utilisés pour clarifier l’eau des piscines. Et dans un village équipé d’une petite presse, genre presse à coprah manuelle ou motorisée, la production de ce résidu est précieux pour clarifier l’eau des puits ou des rivières souvent très polluée. Cependant si l’élimination des particules en suspension peut atteindre dans le meilleur des cas 99,5 % une ébullition permettra d’obtenir une eau potable ne présentant plus aucun risque pour les enfants en termes de dysenteries et autres diarrhées qui constituent une des causes majeures de mortalité infantiles dans les pays tropicaux et subtropicaux. Les agents de floculation du moringa sont des petits polypeptides chargés positivement qui fixent les microparticules sur lesquelles sont adsorbées les bactéries et les virus indésirables.

Le moringa est donc un arbre aux multiples usage revisité par l’organisation Safe Water International ( http://www.safewaterintl.org ).

Histoire de croutes de fromage

 

Quand je séjourne en France, je ne peux pas m’empêcher de manger du fromage et tous les fromages français sont bons à l’exception de certains d’entre eux visiblement et notoirement industriels, mais bon, à côté des fromages de chèvre espagnols, caoutchouteux et sans goût à moins de les faire cuire « a la plancha », le moindre Chavignol, la petite Rigotte, le St-Marcellin dégoulinant ou encore le Rocamadour sont un réel plaisir. Hier, j’ai fait un détour rue de Richelieu pour m’offrir deux petits fromages secs de Saône-et-Loire à la fromagerie Hisada, tenue par deux charmantes Japonaises. Je recommande aux amateurs de fromage parisiens d’aller voir ce qu’on trouve dans cet endroit absolument exceptionnel de par la qualité et la diversité des fromages proposés à la clientèle.

Et pourquoi toute cette diversité fromagère ? Parce que le fromage est le résultat d’une complexe interaction entre diverses bactéries, champignons et autres levures. Entre deux caves d’affinage du même fromage produit dans une région donnée, on peut déceler de subtiles différences. Je me souviens avoir fait le tour des petits producteurs de Rigottes d’Echalas dans le sud du département du Rhône, un fromage mi-chèvre mi-vache, frais, un peu sec ou carrément sec, c’est selon. Chaque petit producteur produisait son fromage personnalisé en terme d’odeur, de couleur, de texture et naturellement de goût. Il ignorait quelle pouvait être la cause de ces petites différences mais on sait maintenant que tout provient d’une bonne entente entre deux acteurs microbiens bien identifiés par une équipe de biologistes de l’Université d’Harvard conduite par le Docteur Rachel Dutton. Ces microbiologistes se sont penché en détail sur les croutes des fromages affinés. La croute contribue en effet à la saveur d’un fromage et celle-ci se forme non seulement à partir de l’inoculum ajouté au caillé qui confèrera au fromage son identité mais également par l’interaction avec le milieu extérieur. Or ce milieu extérieur, caves d’affinage, salles de séchage et de vieillissement, est riche en spores bactériens et fongiques et il en résulte sur la croute du fromage une communauté extrêmement complexe se développant en parfaite harmonie pour conférer au fromage son aspect et sa saveur caractéristiques. Enfin, la croute du fromage protège ce dernier des attaques par des espèces microbiennes ou fongiques pathogènes.

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Le fromage, comme beaucoup d’aliments et de boissons fermentés requiert au cours de sa fabrication l’introduction d’un inoculum dans le caillé, or plus de 60 % des bactéries et près de 25 % des champignons présents dans la croute d’un fromage ne proviennent pas de l’inoculum mais de l’environnement externe. D’autre part, parmi les 137 fromages divers étudiés, seulement 14 bactéries différentes représentant chacune plus de 1 % de la population bactérienne totale et 10 champignons différents représentant également chacun plus de 1 % de la population fongique totale ont été trouvés présents dans tous ces fromages. Certes en multipliant 14 par 10 on retombe sur ces 137 fromages mais ce raisonnement est simpliste et inexact car, comme pour l’arôme d’un vin, ce sont les petits détails qui créent la différence. L’identification des microorganismes a été réalisée par séquençage haute précision des ARN ribosomaux 16S qui sont hautement conservés entre les différentes espèces de bactéries ou de champignons et constituent donc la carte d’identité de chaque microorganisme de manière non ambiguë ( http://rdp.cme.msu.edu/ ) et le curieux peut constater la diversité dans les illustrations tirées de l’article paru dans le journal Cell aimablement communiqué par le Docteur Rachel Dutton (DOI en fin de billet). Il y a plusieurs sources expliquant la présence de bactéries et de champignons dans le fromage, d’abord le lait lui-même peut être contaminé en particulier pour les fromages confectionnés avec du lait cru, le sel introduit dans le caillé (curd), nous le verrons plus loin, véhicule des bactéries et enfin les caves d’affinage contribuent à la diversité de la flore des croutes en apportant leur lot de spores de champignons microscopiques. L’illustration montre également les trois sortes de fromages classés selon la nature de leur croute (rind) selon qu’elle est recouverte de moisissures ou champignons filamenteux (bloomy), un exemple est le camembert, selon que la croute est lavée au cours de l’affinage, un exemple l’Epoisses, ou encore laissée à l’état naturel comme la tomme de Savoie. Ces trois types de croutes ont été analysés et les résultats sont résumés dans la figure ci-après, certes un peu aride mais fort intéressante malgré l’absence de signification des échantillons numérotés de 1 à 137. On peut remarquer que la flore bactérienne de certains fromages, par exemple l’échantillon 130, est presque exclusivement constituée de bactéries dont l’abondance est inférieure à 1 % et par exemple pour les champignons, l’échantillon 50 est atypique car il ne contient que des Debaryomyces et des Fusarium à côté de champignons d’importance mineure, c’est certainement un bon fromage !

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Pour en revenir au sel introduit dans le lait avant d’en faire le caillé, il s’agit de sel marin, or l’étude a montré la présence presque systématique dans le fromage de bactéries exclusivement rencontrées dans le milieu marin comme Yaniella et Nocardiopsis ou encore des Halomonas résistantes à de fortes concentrations en sel. C’est la première fois qu’est décrite la présence de telles bactéries dans un aliment. Pour les puristes ITS fait référence à la méthode de séquençage de l’ARN des champignons qui diffère de celle utilisées pour identifier les bactéries (16S).

Enfin, l’étude du Docteur Rachel Dutton a mis en évidence des synergies ou au contraire des antagonismes entre champignons et bactéries indiquant clairement, pour schématiser qu’une vulgaire croute de fromage est un microcosme diversifié et très complexe. En conclusion si certains amateurs de fromage ne mangent pas la croute, ils ont bien tort car elle apporte une multitude d’éléments nutritionnels qui concourent à l’équilibre de la flore intestinale même si certains peuvent être effrayés d’apprendre que la croute d’un bon camembert peut contenir des staphylocoques ou des Candida.

Bon appétit !

http://dx.doi.org/10.1016/j.cell.2014.05.041