Commentaire à l’article de Marcel Kuntz (Atlantico.fr)

Cher Monsieur,
j’ai à plusieurs reprises argumenté dans mon blog au sujet de l’étude de Séralini sur le maïs de Monsanto résistant au glyphosate. J’ai affirmé quelques jours à peine après avoir eu vent de cette étude par la presse en ligne qu’il s’agissait d’une imposture, d’un montage sans valeur scientifique pour justifier les prises de position de ce monsieur à propos des OGM.
Je vous rappelle ainsi qu’à mes lecteurs que j’ai moi-même collaboré directement à une étude sur une plante transgénique sur-exprimant une nitrilase pour rendre la plante résistante à un herbicide en purifiant la nitrilase sur-exprimée afin de montrer que cette protéine ne présentait aucun danger pour l’animal (en l’occurrence des rats) si elle était ajoutée à leur nourriture.
Avec le maïs résistant au glyphosate, on pourrait aussi envisager de purifier l’EPSP synthase et supplémenter la nourriture des rats avec cette dernière protéine. Je ne vois pas en quoi un tel protocole ajouterait un élément nouveau à l’étude de toxicité supposée de ce maïs puisque n’importe quelle autre protéine, à condition de ne pas être allergène, pourrait également prouver l’innocuité de ce maïs sur le plan nutritionnel.
Quant à administrer du glyphosate à des rats, cette démarche est par elle-même dénuée de tout fondement puisque les mammifères ne possèdent pas la cible de l’herbicide qu’est l’EPSP synthase. Et c’est justement ce dernier point du protocole imaginé par Séralini qui révèle l’imposture scientifique ! A ma connaissance, et je l’ai déjà signalé dans mon blog et dans d’autres réponses à des articles de la presse en ligne, un seul décès a été signalé par l’utilisation directe de glyphosate. Il s’agit d’une Australienne qui s’est suicidée au début des années 90 en s’administrant une forte quantité de la formulation (RoundUp) contenant cet herbicide. Cette personne est décédée des suites d’un oedème pulmonaire fulgurant dont la cause fut attribuée aux agents tensioactifs contenus dans la formulation.
Sur le rôle délétère des politiciens, qui n’y connaissent rien comme chacun sait et qui n’ont pas le temps de se documenter en profondeur, je voudrais faire remarquer à Monsieur Kuntz que l’émergence de la transgenèse végétale appliquée aux grandes cultures (soja, maïs, coton, …) coïncida avec deux scandales qui ont secoué le monde politique, « l’affaire » du sang contaminé et l’usage de protéines animales dans l’alimentation bovine (vache folle). Les politiciens, largement impliqués dans ces deux scandales, souvenez-vous de l’inoubliable « responsable mais pas coupable », ont institué le fameux (fumeux) principe de précaution pour non pas protéger les populations mais se mettre eux-mêmes à l’abri de toute poursuite judiciaire. Au même moment, d’autres agitateurs que je ne nommerai pas se sont emparés des OGM pour en faire un outil de promotion politicienne en utilisant habilement l’ignorance des électeurs et de la population en général devenue méfiante et par voie de conséquence hostile à tout progrès scientifique.
On a assisté à exactement la même démarche intellectuelle fallacieuse de la part des politiciens après l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi en établissant une comparaison inapplicable entre les réacteurs à eau bouillante type GE et les PWR dont est équipé le parc électro-nucléaire français. Il s’agit aussi dans ce dernier cas d’un amalgame sans aucune justification ni scientifique ni technique. Mais encore une fois le « principe de précaution » a joué son rôle dévastateur en répandant le doute dans la population majoritairement ignorante.

Tous corrompus (NYT, Palau, élections, …)

Le fait que le NY Times ait osé publier un article relatif à la fortune de la famille du premier ministe chinois n’est pas une surprise. Le délai entre la publication de l’article et son interdiction en Chine a été scrupuleusement calculé afin de permettre un changement symbolique à la tête du régime totalitaire, un peu comme l’affaire des îles Sankaku, rien de tel que de faire de la démagogie à la veille d’élections capitales. Mais les centaines de millions de Chinois qui se sentent à juste titre floués par un régime corrompu à tous les niveaux pourraient bien redescendre sur la Place Tian An Men et défier les chars de l’armée qui est aux ordres de la corruption. Car tout est corrompu en Chine, depuis le petit cadre du parti qui n’a que la responsabilité de l’entretien des routes de son disctrict jusqu’à, naturellement, tous les membres du Congrès, soit au bas mot quarante à cinquante millions de fonctionnaires du parti communiste qui profitent d’un système qui ne profite qu’à eux et à une élite d’hommes d’affaires qui ne manquent pas d’arroser copieusement tous ces parasites.
Que dire des USA où le règne de l’argent est institutionnel, d’Israel qui provoque des effets d’annonce pour profiter du système, du Japon dont les dirigeants sont notoirement corrompus et même de Palau, où je me trouve un peu par erreur en ce moment, une république de quelques dizaines de milliers d’habitants, en pleine campagne électorale pour élire les représentants des villages au sein d’une assemblée pompeusement appellée Sénat. Un Philippin d’origine résidant à Palau et ayant le droit de vote m’a confié qu’il ne voterait pas, il sait que la route qui passe devant sa maison ne sera pas rebétonnée avant que celle qui passe devant la maison de l’élu local le soit, voilà la démocratie selon un homme ordinaire, la corruption et le culte des avantages personnels que procure la politique.
On peut en dire autant de la France avec sa clique d’incompétents sortis diplomés d’écoles anachroniques qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et osent prétendre assainir l’économie du pays. Qu’ils commencent par réduire leurs privilèges éhontés, à tous les niveaux, car, comme en Chine, au japon ou à Palau, la corruption est chose courante dans le monde politique hexagonal. A cette corruption s’ajoutent les salaires et autres allocations exorbitantes que se versent allègrement ces politiciens incompétents et qui savent faire voter des lois pour défendre leurs privilèges, qu’ils soient de droite ou de gauche.
Faut-il, pour redonner quelque normalité à la chose politique, refaire une révolution pour abolir justement ces privilèges honteux ? Ce serait inutile, car ce ne sont même pas les politiciens qui gouvernent. Certes, ils s’aproprient une grosse part du gâteau, mais ce sont les financiers et les grands groupes influants qui en réalité sont aux commandes et alimentent cette corruption pour leur seul profit.

Chronique coréenne et de Palau

Hier soir, à l’aéroport d’Incheon (Séoul), en route pour Palau, j’ai, comme tous les passagers en provenance de Tokyo ou d’ailleurs, dû subir le passage par la sécurité et cette épreuve a le don de m’irriter plus que quiconque peut l’imaginer, surtout quand on est en transit. Etre dévisagé de travers comme si j’étais un dangereux terroriste, alors que je suis anti-militariste, contre la violence et l’autorité, ça me met hors de mes gonds. J’ai serré les dents quand une employée qui avait l’air d’une nonne qui n’a jamais connu l’amour, si on peut dire les choses ainsi sans verser dans le pléonasme sulfureux, m’a demandé en coréen, alors que je n’ai rien d’un asiatique, si je n’avais rien dans mes poches. Bref, je suis arrivé dans un grand hall impersonnel, tous les aéroports finissent par se ressembler, et j’a trouvé le tableau d’affichage, un lounge pour fumeurs, surprenant (voir les photos ci-dessous), et des pipi rooms qui m’ont aussi surpris pour une raison tout autre que celle du lounge fumeurs. On ne doit pas dépasser une certaine taille, je veux dire que la partie supérieure du truc disposé verticalement pour se soulager arrivait à la hauteur de mon sexe. Je ne suis pas particulièrement grand mais pour ne pas éclabousser mon blue-jean et mes nu-pied, j’ai été topologiquement contraint de me reculer et de montrer malgré moi mes attributs aux autres mâles opérant normalement puisqu’ils satisfaisaient aux critères locaux de la taille corporelle.
Voyage sans encombre, de nuit, avec la lune se réflétant sur l’aile de l’avion. Toujours les mêmes plats sans saveur ni odeur qu’on nous sert d’autorité, cette fois, je me suis contenté de boire de la bière coréenne.

Arrivée à l’aéroport de Palau, je me suis soudainement cru au Vanuatu plus de dix ans en arrière. Le même genre d’employés de l’immigration pointilleux, montrant par tous les moyens leur importance administrative en feuilletant mon passeport constellé de tampons divers et variés puis en y apposant finalement un énième tampon. Heureusement que la jolie fille du compteur de Korean Airlines à Narita s’était inquiétée de mon sort futur quand elle m’a imprimé un billet électronique avec les dates de retour sinon j’aurais eu droit à une amende de cent dollars en arrivant à Palau. Bref, je ne sais même pas pour quelle durée je suis autorisé à séjourner à Palau.
A la sortie, deux employés du petit hôtel perdu dans la jungle où j’avais réservé une chambre m’attendaient, de toute évidence ravis d’avoir un client. Il est vrai que je n’ai pas choisi un quatre étoiles mais à quoi bon payer une fortune pour froisser des draps dans la moiteur tropicale persistante et prégnante.
Ce matin, déjeuner, si l’on peut dire, avec trois bananes lady finger excellentes (ni Dole, Del Monte ou Chiquita mais du pur local) et un café plus proche du jus de chaussettes usagées que du Starbuck comme j’en avis pris l’habitude à Tokyo.
Je suis parti explorer une toute petite partie de la ville de Koror à la recherche d’un convenience store, je suis allé à la poste acheter une carte prépayée d’accès à internet (c’est ainsi que ça fonctionne ici, du moins dans mon hôtel 0,5 étoiles) ruineux mais je tenterai de me restreindre, quelques bières Asahi, la Red Rooster locale est plutôt chère, et du lait pour mes petits déjeuners à venir. J’ai aussi repéré quelques endroits pour déjeuner.

Je vais donc prendre mes habitudes tranquillement, ne pas me presser (il fait chaud) et procrastiner mais pas trop. Une nouvelle vie commence et je ferai tout pour mettre le maximum de chances de mon côté.

L’homme évolue toujours ! Jusqu’où ? (Salmonelles, gluten, tryptophane et histidine)

Aujourd’hui, en parcourant les nouvelles scientifiques, je veux dire celles qui me sont accessibles comme à tout un chacun sans bourse délier, je me suis arrêté sur les résultats de travaux d’une équipe de biologistes de l’Université de Californie à Davis conjointement avec l’Université d’Uppsala concernant l’adaptabilité des fonctions d’un gène particulier au cours des générations successives d’une bactérie.
La bactérie étudiée pendant 3000 générations est une Salmonelle. La souche sauvage possède l’équipement enzymatique pour synthétiser son propre tryptophane et sa propre histidine, deux acides aminés essentiels pour nous humains qui sommes dépendants de notre nourriture et de notre flore intestinale pour ces acides aminés particulièrement. Une des étapes enzymatiques de la synthèse de l’histidine et du tryptophane fait intervenir le phosphoribosyl-pyrophosphate (je m’excuse pour l’emploi de ce mot barbare auprès de mes lecteurs) et deux autres précurseurs différents pour aller soit vers l’histidine soit vers le tryptophane. Normalement il y a deux enzymes différents pour chacune des voies métaboliques de synthèse. Mais l’enzyme en question peut de manière très discrète prendre en charge la synthèse des deux acides aminés, l’un prépondérant, sa fonction normale, celle de la voie de l’histidine, et l’autre, très faible en comparaison, vers la voie du tryptophane. Ce n’est pas l’unique exemple de spécificité un peu élargie pour un enzyme. Je rappelle qu’un enzyme est une protéine, donc un gros truc formé d’acides aminés, relativement souple et adaptable à des situations extrèmes, si on peut dire les choses ainsi pour imager et pour une meilleure compréhension et qui a pour fonction de rendre plus facile une réaction chimique, ce que l’on appelle un catalyseur.
Les chercheurs en question ont éliminé (par génie génétique) une étape clé de la synthèse du tryptophane et ont cultivé les Salmonelles dans un milieu de culture totalement exempt de tryptophane pour voir ce qui allait se passer. Soit la bactérie n’arrivait pas à pousser puisqu’elle avait été rendue incapable de synthétiser le tryptophane dont elle avait besoin, soit elle poussait très faiblement. Ce qu’ils ont constaté était qu’au cours des générations successives, la bactérie finissait par « guérir » et devenir capable finalement de faire le tryptophane dont elle avait besoin après 3000 générations (environ deux mois).
Que s’est-il au juste passé ? Comme je n’ai pas accès à la publication scientifique je suppose qu’au cours des 3000 générations, des mutations successives ont modifié progressivement le gène de l’enzyme dont je parlais plus haut et ce dernier est devenu plus compétent pour prendre en charge de manière normale la synthèse du tryptophane dont avait besoin la bactérie. Trois mille générations, à l’échelle humaine, ça représente environ 75000 ans !

Alors, me direz-vous, pourquoi faire une comparaison anthropomorphique hasardeuse à ce point de mon exposé car nous n’avons rien à voir avec les Salmonelles qui sont en quelque sorte nos ennemis (intoxications alimentaires, dyssenteries et autres gastro-entérites) ? Justement, et c’est là que l’on peut faire le rapprochement avec par exemple l’intolérence au gluten qui résulte d’un déficit en enzymes (encore eux!) de dégradation de ce composant protéique majeur du blé, de l’orge et du seigle et qui, s’accumulant dans l’intestin, induit toutes sortes de réactions immunitaires conduisant à cette intolérance bien connue.
Donc, reprenons, il y a 75000 ans, nos ancêtres étaient des chasseurs cueilleurs et on peut douter qu’ils essayaient de se nourrir de céréales comme leurs descendants le firent il y a seulement 9 à 10000 ans dans le croissant fertile quand nos même ancêtres comprirent qu’il était plus facile et plus sûr de cultiver du blé (ou son ancêtre) et de parquer des animaux dans des enclos faits de morceaux de bois, de boire leur lait et manger leur viande, le début de l’essor de l’humanité favorisé par la sécurisation de la nourriture. Mais 10000 ans, c’est peu en terme de générations si on compare l’assimilation du gluten avec les 3000 générations que les Salmonelles ont dû traverser difficilement pour devenir capables de synthétiser leur propre tryptophane. Dix mille ans pour nous humains, c’est en gros 400 générations, et il reste des cas d’intolérance au gluten ce qui est tout à fait normal.
Les créationistes, s’il en existe parmi mes lecteurs, vont avoir une grosse indigestion mais c’est pourtant la réalité, l’homme évolue encore et toujours en s’adaptant à de nouvelles conditions de vie, en modifiant son équipement enzymatique et son système immunitaire pour tout simplement mieux vivre.
Jusqu’où ira cette évolution, c’est une question sans réponse …

Source : ucdavis.edu et digression toute personnelle qui n’engage que moi-même.

Chronique tokyoïte (prison pour des sismologues italiens)

Vu du Japon, le fait que des scientifiques italiens qui avaient été incapables de prédire un tremblement de terre en 2009 dans la région des Abruzzes prend un caractère surréaliste. Des milliers de scientifiques japonais ont tenté depuis des dizaines d’années par tous les moyens imaginables de prédire les séismes y compris en étudiant le comportement des cloportes. Las ! Celui du 11 mars 2011 n’a pas non plus été prédit. Tout ce que peuvent dire les sismologues tant japonais que californiens, c’est qu’il y aura un jour un « Big One » destructeur à Los Angeles comme à Tokyo et qu’il y aura des centaines de milliers de morts, voire des millions. Point à la ligne.

Les Japonais envoient une alerte sur les téléphones mobiles quelques secondes (une dizaine au mieux) avant une secousse. Je peux en témoigner puisque je me trouvais à Tokyo peu après les secousses du 11 mars et il y en a eu bien d’autres lors de mon séjour et cette alerte qu’on entend aussi dans la rue fait très mauvaise impression.
Dans l’école maternelle de ma petite fille, on ouvre à toute vitesse une fenêtre pour s’assurer qu’il y aura une issue pour sortir, les portes (fermées) peuvent se retrouver coincées par la secousse, et les enfants, les adultes moins, savent qu’il faut vite aller se cacher sous une table, précaire protection au cas ou toute la maison s’éffondre.
Il y a aussi des lieux de rassemblement et des abris pour les personnes éloignées de leur domicile qui ne peuvent plus rentrer chez elles car les trains et les métros peuvent ne plus fonctionner. Après le tremblement du 11 mars 2011, les trains ont repris une activité partielle douze heures après la grosse secousse de degré 9 suivie de dizaines de répliques, c’est-à-dire vers deux heures du matin.
Quant aux constructions, petites et grandes, elles doivent respecter des normes anti-sismiques extrèmement strictes, ce qui ne fut pas à l’évidence le cas en Italie.

Condamner des scientifiques qui ne savent pas lire dans le marc de café ou dans une boule de cristal est vraiment risible. Ce sont les politiciens, encore une fois, qu’il faut condamner pour ne pas avoir imposé des normes de construction sérieuses et effectué les travaux nécessaires de consolidation des édifices anciens !

Je souligne pour mes lecteurs qu’on ne peut pas s’assurer contre les tremblements de terre ni contre les cyclones, les primes seraient dans les deux cas dissuasives. Au Vanuatu, si les vents lors d’un cyclone dépassent 210 Km/h les assurances sont inopérantes donc personne n’est assuré.
Existe-t-il une assurance contre la bêtise ?

Chronique tokyoïte (suite) : Hollande rebondit sur les faits divers !

A dix heures trente du matin, il est 3 h 30 à Paris et dans les autres villes de France et je parcours la presse en ligne comme le Figaro qui n’est plus pour moi un journal de référence pour une raison très simple que je vais exposer ici.

Flash : (les titres seulement).
Un homme armé échappe à la police.
USA : trois morts dans la fusillade
(peu importe laquelle, il y en a presque tous les jours dans ce pays).
Une fillette tuée au Liban Nord.
Lagerfeld dément ses propos sur Hollande (il devait être proche du coma éthylique ou amphétaminique quand il a traité Hollande d’imbécille).
Ils volent une auto remplie de cadavres (peut-être pour se nourrir …).
Nigeria : un véhicule militaire attaqué (un seul ? Ouf!)

Bref, des faits divers et moins divers, mais pas de quoi se remuer les méninges …
Puis je lis plus bas :
François Hollande rebondit, lui aussi, sur les faits divers.
A propos de rebondissements, ça m’a tout de suite fait penser à mon fils et à ma petite fille qui jouaient à se faire rebondir dans le parc samedi (voir le précédent billet de mon blog).
Je me demande ce que peut bien signifier rebondir sur des faits divers, en termes journalistiques. Un balle de ping-pong rebondit sur la table, mais Hollande, sur quoi peut-il bien rebondir ou alors il est tombé tellement bas que plus aucun rebondissement n’est possible.
Si Flanby, alias le conducteur de pédalo, est tombé bien bas, il l’a bien cherché en mentant aux Français depuis le mois de mars (et même avant), en mentant à Angela Merkel au sujet des euro-bonds, une manœuvre pour que les Allemands payent pour tous les autres et pour faire tourner la machine à imprimer des billets de banque et ainsi espérer remplir un peu les caisses vides de l’Etat ?
Mais alors, ce ne sera plus un fait divers mais un aveu d’impuissance devant l’économie que les socialistes ne sont jamais arrivés à appréhender avec le pragmatisme nécessaire qui leur a toujours fait défaut, enferrés dans leur idéologie d’un autre temps.
Ici au Japon, on distribue le courrier même le dimanche, les magasins sont tous ouverts, les petites supérettes de quartier (on les appelle des « combeni » parce que c’est pratique) 24h/24 et 7 jours sur sept.
Le socialo-marxisme français interdira encore pendant longtemps l’ouverture des magasins le samedi et le dimanche par idéologie et obscurantisme syndical (soit-disant pour défendre les travailleurs) au mépris de l’économie, de l’emploi et du simple confort de vie de l’ensemble des citoyens.
A en pleurer de ces faits divers et des réflexions qu’ils m’ont suscité …

Chronique tokyoïte (suite)

Hier, nous sommes allés au parc Showa Kinen Park à Tachikawa. En dehors du fait qu’il y a une base aérienne américaine tout près et que les militaires ne se privent pas pour brûler du kérosène avec de gros hélicoptères horriblement bruyants même le samedi, c’est vraiment un endroit surprenant par la diversité des équipements en tous genres dont voici un exemple :

Il s’agit d’un genre de vessie gonflée avec de l’air comprimé sur laquelle on peut sauter et faire toutes sortes de figures plus ou moins acrobatiques. On voit ma petite fille et mon fils sauter allègrement, mais ce dernier s’est fait rappeler à l’ordre par un gardien car un panneau indique que le jeu n’est autorisé que jusqu’aux junior high et non pour les adultes. Il n’y a qu’à voir le panneau d’interdiction :

Et aujourd’hui, nous sommes allés de nouveau dans un parc, cette fois Shinjuku Goen et je ne laisse comme commentaire visuel la gare de Shinjuku à 16 heures, un dimanche, tous les trains à l’heure, les usagers, comme on dit en France en parlant des services publics, bien disciplinés :

Je n’ai fait l’expérience de cette gare (la plus grande du monde en terme de trafic (environ 300 trains à l’heure en période de pointe) qu’une seule fois un matin vers 8 h 30 et je n’étais pas certain d’atteindre le quai d’où partait mon train pour Kamakura tant il y avait de monde.

Bref, un petit déplacement pour profiter du parc par un temps vraiment merveilleux :