Crise climatique : le rôle de l’Océan Atlantique Nord (2)

 

Afin d’éclairer le précédent billet relatif au rôle de l’Océan Atlantique Nord sur le climat tant de l’Europe que du continent Nord-Américain je me suis plongé dans la lecture plutôt ardue d’un article paru dans le Journal of Geophysical Research (voir le doi) qui m’a aimablement été communiqué par les auteurs. Ce travail très technique avait pour but d’effectuer une analyse des données altimétriques satellitaires et des relevés des températures à l’aide de bouées fixes de la partie nord de cet océan au delà de 45 degrés-nord. En effet les courants et les régimes des vents existant au sud de ce parallèle n’ont pas été pris en compte dans cette étude car ils n’affectent que modérément l’évolution du climat tant en Europe continentale qu’en Amérique du Nord en raison de leur remarquable stabilité.

Toutes les données utilisées proviennent soit du consortium d’estimation de la circulation et du climat de l’océan (ECCOv4), soit du Met Office Hadley Center (EN4 2.0), soit de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, USA) et sont disponibles à l’état brut sur demande auprès de ces organismes.

À partir de ces données s’étalant sur la période 1993-2016 il a été possible de reconstruire l’évolution de la chaleur emmagasinée par l’océan sur la totalité de sa profondeur durant cette période, grandeur exprimée en joules puisqu’il s’agit d’une forme d’énergie. Cette reconstruction a fait appel à une analyse mathématique complexe dont je suis bien incapable de décrire les détails ici. Il s’avère que les eaux de l’Atlantique Nord suivent une tendance vers un refroidissement, tendance prononcée depuis 10 ans qui est loin d’être négligeable puisque entre 2006 et 2016 la température moyenne de l’Océan Atlantique Nord intégrée sur toute sa profondeur a chuté de 1 degré. Ce phénomène est beaucoup plus évident dans la représentation de la « chaleur » globale également intégrée sur toute la profondeur océanique (illustration en début de billet).

Il s’agit donc ici d’une confirmation du changement de régime du gyre sub-polaire de la Mer du Labrador (objet d’un précédent billet) et par voie de conséquence de l’affaiblissement du Gulf Stream qui va provoquer à n’en plus douter un refroidissement généralisé de l’Europe continentale. Certes, l’inertie thermique de l’Océan va contribuer à aplanir ce changement de climat sur la durée mais le processus est d’ors et déjà bien engagé. Il me paraît donc douteux voire suspect que le monde politique et les médias continuent à affirmer que le climat se réchauffe car tous les indicateurs, soigneusement rassemblés et analysés par des scientifiques d’une réputation qui ne peut pas être mise en doute, affirment le contraire …

Source et illustration : doi 10.1002/2017JC012845 Article aimablement communiqué par le Docteur Christopher G. Piecuch (très chaleureusement remercié ici) que je tiens à la disposition de mes lecteurs curieux.

Notes. 1. Explication de la figure : SPNA = sub-polar north atlantic, SST = sea surface temperature, ECCOv4 = Estimating the Circulation and Climate of the Ocean Consortium, EN4 = Met Office Hardley Center. La chaleur emmagasinée par l’Océan est exprimée en joules. Les températures et chaleur sont exprimées selon l’interpolation des optima fournis par la NOAA version 2 (NOAA = National Oceanic and Atmospheric Administration, USA). Il s’agit donc de l’écart par rapport à la valeur zéro de cette interpolation.

2. Je signale à mes lecteurs qui émettraient des doutes quant à mes prises de position au sujet du climat et de son évolution ainsi que de la plus grande majorité des billets à caractère scientifique de ce blog que je me réfère toujours – du moins dans la mesure du possible quand les auteurs daignent me communiquer sur ma demande leur article après publication – à des articles scientifiques publiés dans des revues à comités de lecture. Je m’abstiens de redigérer des articles sur ce blog en utilisant des sources parues dans les médias ou d’autres sites internet visiblement prédigérées quand il s’agit de science fondamentale ou appliquée. Je me réfère parfois à des dépêches d’agences de presse et je m’en excuse auprès de mes lecteurs car certaines de ces agences sont tendancieuses et politiquement orientées puisque celles-çi sont contrôlées par des organismes financiers qui ont leur mot à dire quant à l’opportunité de publication d’une quelconque information. Enfin j’évite de consulter les sites de vulgarisation scientifique qui sont également orientés politiquement et quand il m’arrive de consulter l’encyclopédie Wikipedia (en anglais, jamais en français, à croire que les contributeurs francophones à cette encyclopédie très bien documentée par ailleurs aient pour mission de faire passer des messages politiques subliminaux) je fais en sorte de pouvoir vérifier les informations qui y figurent en allant lire directement les articles qui sont référencés quand ceux-ci sont accessibles, ce qui n’est pas toujours le cas. Ainsi je considère que mon blog respecte globalement les règles de la déontologie scientifique de base qui furent durant toute ma carrière de chercheur en biologie fondamentale ma ligne de conduite.

Crise climatique : la fin de la mascarade des écologistes ?

 

Il y a quelques jours James Hansen a livré son point de vue sur la transition énergétique « made in Germany » lors d’une interview au quotidien Der Speigel. Il faut rappeler qui est Hansen pour comprendre les faits. Il a travaillé au sein de la NASA sur l’atmosphère de Vénus et en a déduit à tors que le CO2 qui est le constituant majeur de l’atmosphère de cette planète était un « gaz à effet de serre » puisque la température au sol y atteint près de 500 degrés. Les paramètres applicables à Venus ne sont évidemment pas transposables à la Terre en termes de densité ou de composition chimique atmosphériques. Ce fut la principale erreur commise par James Hansen qui ne sait d’ailleurs plus comment faire amende honorable car tout de même un tel scientifique ne devrait même pas avoir droit à l’erreur.

Pour se racheter de ses exactions dans l’idéologie politique relative au climat – il n’y a plus trace de science dans ce domaine – Hansen a déclaré que l’abandon par l’Allemagne de l’énergie nucléaire était une très grave erreur. La transition énergétique allemande décidée à la va-vite à la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi au Japon est effectivement une véritable catastrophe et Hansen de déclarer, je cite : « (abandonner le nucléaire) c’est une immense erreur pour le monde entier. La plupart des pays ne peuvent pas envisager de futur sans énergie nucléaire« . Et d’ajouter, je cite toujours : « l’énergie nucléaire est la plus respectueuse de l’environnement de toutes les candidates que nous connaissons aujourd’hui« . Nul doute qu’Hansen se démarque de ses amis écologistes dont il a servi la cause durant plus de 20 ans en soutenant fallacieusement la thèse de l’effet de serre du CO2 liée au réchauffement climatique. Ne tarissant pas d’arguments, quand le journaliste du Der Speigel, Axel Bojanowski, lui a posé la question de savoir s’il fallait encore plus d’énergies renouvelables pour l’Allemagne, Hansen a répondu, je cite encore : « Plus d’énergies renouvelables ? Vous plaisantez ! Les subventions mises de côté pour financer les énergies renouvelables obligent les consommateurs à payer encore plus cher l’électricité, un genre de taxe invisible. Les factures d’énergie vont continuer à augmenter mais le consommateur ignore pourquoi« .

L’ancien directeur de l’Institut Goddard pour les études spatiales qui s’est, sous sa propre impulsion, reconverti dans l’étude du réchauffement climatique, a donc jeté un pavé dans la mare écologiste qui refuse tout nucléaire au profit des « renouvelables », un lobby très puissant en Allemagne préparant la chute de la suprématie économique allemande pour la plus grande ruine de toute l’Union Européenne. Le but inavoué des lobbys écologistes est un retour de l’ensemble de l’humanité à l’âge pré-industriel avec des moulins à vent pour produire de l’électricité afin d’éventuellement s’éclairer quelques heures par jour. Les moulins à vent étaient utilisés autrefois en Grèce par exemple pour presser les olives, dans les îles de la Caraïbe pour broyer la canne à sucre, en Batavie pour assécher les polders ou encore ici aux Îles Canaries pour remonter l’eau de mer dans les marais salants. C’était à peu près tout ce que l’on pouvait attendre des moulins à vent et ce qu’on peut en attendre encore aujourd’hui en raison de l’intermittence du vent …

Source : notrickszone

Commentaire suite au dernier billet : « Crise climatique : etc. »

Il y a deux manières d’exploiter les données satellitaires relatives aux températures de surface des océans, les seules parfaitement fiables et disponibles auprès de la NASA et la NOAA pour tout public.

D’abord une droite de régression (en rouge) qui n’a pas une grande signification. Cette régression, si tant est qu’on puisse en calculer une de manière satisfaisante, fait état d’un réchauffement monotone et continu.

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Si on examine dans le détail les données de la NOAA on peut faire apparaître divers sauts de température au cours du temps depuis 1970 jusqu’à nos jours, 1970 étant la première années de disponibilité des données satellitaires. Depuis 1998 environ les variations de température se sont stabilisées et en effectuant une telle analyse on peut même dire qu’il existe une légère tendance à la baisse. Le débat reste donc ouvert.

Source : WUWT

Crise climatique : ça ne se réchauffe plus !

C’est tout à fait embarrassant pour les tenants de la théorie du réchauffement climatique d’origine humaine : depuis 5 ans les glaciers du Groenland avancent de nouveau et depuis près de 20 ans la température globale moyenne de la surface de la Terre n’a pas évolué. Pour les activistes en tous genres prônant par tous les moyens et « coûte que coûte » comme l’a affirmé Hulot – le total incompétent Ministre d’Etat français de la transition énergétique écologique et solidaire, en mentionnant la fermeture des plus « vieilles » centrales nucléaires françaises – que le climat se réchauffe et qu’il faut tout faire pour le sauver (y compris en fermant des réacteurs nucléaires encore bons pour le service durant peut-être 60 ans), ça devient très gênant (voir note en fin de billet).

Depuis maintenant deux ans les températures enregistrées au Groenland sont anormalement basses et les chutes de neige jamais aussi abondantes que depuis le début des années 1960. Qu’à cela ne tienne les alarmistes ont déploré la disparition prochaine et probable des ours blancs mais se sont félicité de l’ouverture permanente tout aussi probable sinon prochaine du passage du Nord-Ouest, réchauffement climatique aidant. Toutes ces envolées lyriques n’étaient que de la propagande malfaisante et mensongère. Les faits sont là le Groenland se refroidit comme l’Océan Atlantique Nord et par voie de conséquence l’Europe et les parties nord et est de l’Amérique du Nord vont en subir les conséquences directes et à très court terme.

En effet, Le Soleil est entré dans une phase de torpeur magnétique qui va favoriser l’apparition de nuages d’altitude et ainsi augmenter le pouvoir réflecteur du rayonnement solaire (on dit l’albedo), ce qui aura pour conséquence une baisse substantielle des températures. Ajouté à ce phénomène cosmique puisque les rayons dits cosmiques seront moins déviés par le champ magnétique solaire et atteindront de ce fait plus facilement la Terre qui se trouve protégée par ce champ magnétique en catalysant l’apparition de nuages d’altitude, l’Océan Atlantique Nord se refroidit significativement en raison d’une modification des courants marins entre le Labrador et l’Islande (voir note).

Ces deux phénomènes se conjuguant des épisodes de froid intense vont donc sévir tant en Europe occidentale que sur le continent Nord-américain. Et cette situation prévaut déjà au Groenland, la première terre touchée par ce phénomène, depuis maintenant 5 ans. Les ours blancs ont fui la baie d’Hudson qui est déjà presque en totalité prise par les glaces depuis le 12 novembre de cette année 2017. Ils n’ont plus d’autre choix que de migrer sur la terre ferme pour y trouver une maigre nourriture. Du jamais vu à cette époque de l’année depuis 1979 ! Quant aux glaciers il suffit d’examiner les clichés de la NASA montrant l’avancée du glacier Petermann observée au milieu du mois d’août … Et pourtant tous les politiciens affirment que ça va continuer à se réchauffer et qu’il faut donc se serrer la ceinture et surtout vider son porte-monnaie pour sauver le climat !

Sources : NASA et https://polarbearsicence.com/2017/11/13/w-hudson-bay-freeze-up-one-of-earliest-since-1979-not-closer-to-average

Notes. Objets de prochains billets sur ce blog : James Hansen et l’énergie nucléaire, l’Océan Atlantique Nord se refroidit.

Brève : la propagande relative au réchauffement climatique bat son plein !

L’article original repris par Slate provient du Guardian, quotidiens qu’on ne peut pas vraiment qualifier d’objectifs. Le devoir des journalistes scrupuleux serait de présenter des arguments valables pour affirmer de telles monstruosités à moins que les petites adolescentes du Mozambique et d’Ethiopie, pays d’où proviennent les statistiques des mariages dits « précoces » aient leur corps vraiment importuné par le climat, hypothèse insoutenable car il règne des températures torrides tout au long de l’année. Ces deux pays comptent aussi parmi ceux dont le taux de natalité est le plus élevé du monde et les filles sont traitées comme n’importe quelle tête de bétail et vendues au plus offrant dès l’âge de 15 ans. Il est certain qu’il y a une corrélation indéniable entre le changement du climat et cette coutume multiséculaire …

Source : The Guardian via Slate redirigé depuis RTS.info (www.theguardian.com/society/2017/nov/26/climate-change-creating-generation-of-child-brides-in-africa

Crise climatique. L’énergie nucléaire, une réalité dérangeante

Crise climatique. L’énergie nucléaire, une réalité dérangeante

Ce billet est la traduction d’un commentaire de Milt Caplan, fondateur de la MZ Consulting, société spécialisée dans l’analyse des aspects économiques de l’énergie nucléaire. Caplan est également membre actif de la World Nuclear Association. Il a été invité à visionner en avant-première le dernier film d’Al Gore : « An Inconvenient Sequel : Truth to Power » (Une conséquence qui dérange : la vérité sur l’énergie). Voici son commentaire paru sur le site de World Nuclear News dans une traduction aussi fidèle que possible.

Tout en montrant des glaciers qui fondent et des évènements météorologiques extrêmes, il est fait état du développement des énergies renouvelables permettant d’entrevoir un futur accessible. Le film revendique le fait qu’il a y déjà des comtés et des petites villes qui sont presque 100 % « renouvelables » et il est fait mention de cette autonomie atteinte parfois durant quelques jours* (voir notes en fin de billet). Ce dernier point a été commenté à la suite de la publication récente du rapport très médiatisé et populaire de Mark Jacobson* qui prétend qu’en 2050 les USA seront 100 % « renouvelables ». Cet objectif ne peut tout simplement pas être atteint, et il est grand temps de se concentrer sur un plus large panier de solutions énergétiques qui peuvent réellement résoudre la crise du climat.

Après avoir vu le film (c’est Milt Caplan qui commente) je suis allé sur le site web du Climate Reality Project et je me suis enregistré pour recevoir des informations. Le premier message sollicitait les lecteurs pour une donation dans la rubrique « Science Matters » (la science : c’est important). Et en effet la science est importante. La science dit que l’énergie nucléaire produit de larges quantités d’énergie sans carbone, toujours disponible et à un prix modique. Dans les faits lorsque l’ouragan Harvey s’est abattu sur le Texas et a inondé Houston les deux réacteurs nucléaires du South Texas Project n’ont pas cessé de fonctionner et assuré la fourniture d’électricité. Si l’on veut résoudre la crise climatique alors toute la science est importante et pas seulement celle qui ne défend qu’un seul point de vue.

Cependant, il y a aussi d’importantes leçons à apprendre de ce film pour l’énergie nucléaire. Tout d’abord les mouvements écologistes de défense de l’environnement ont réussi une manoeuvre sémantique remarquable en associant le terme « renouvelable » à « faible empreinte carbone » et à « propre ». Ces trois mots sont devenus synonymes. Il y a peu de réactions du public quand ces mouvements activistes prétendent que les « renouvelables » sont LA solution à la crise climatique. En réalité c’est le terme « faible empreinte carbonée » qui est le plus approprié. Tous les pays qui font des projections ne mentionnent dans celles-ci que les renouvelables et non pas les énergies à faible empreinte carbone. S’il y avait réellement une crise du climat alors se limiter pour la juguler à la seule solution renouvelables et faible carbone ne pourra pas permettre d’atteindre ce but.

Il n’y a pas de doute : Al Gore est un champion très crédible du combat contre le changement du climat. L’énergie nucléaire n’a pas de tel orateur bien qu’il y ait des changements dans l’air. Il y a maintenant des organisations non-gouvernementales pro-nucléaire tout à fait crédibles. Al Gore propose des formations à ceux qui désirent devenir des défenseurs du climat avec des cours théoriques et des instruments de propagande. C’est ce dont manque l’industrie nucléaire. S’il y a déjà des sites de formation comme la Canadian Nuclear Association, le Nuclear energy Institute et les vastes ressources de la World Nuclear Association il faut faire encore mieux et il y a du travail sur la planche. Nous vivons aujourd’hui dans un monde de l’information et du visuel, il faut montrer des photos, des graphiques et des tableaux les plus parlants possible. Dans ces présentations il faudra également inclure des faits relatifs aux autres sources d’énergie bas carbone comme l’éolien et le solaire ainsi que des informations sur des pays comme l’Allemagne dont la politique énergétique va à la catastrophe.

Pour conclure, si le film de Gore est exact et que le monde court à la catastrophe climatique, il est complêtement insensé de ne pas utiliser toutes les options disponibles pour contourner cette crise. Se limiter aux seules options clairement insuffisantes est irraisonné, c’est même de la folie. Il faut être dérangeant et demander que le nucléaire joue un rôle significatif dans ce combat pour sauver le climat et que cette source d’énergie fasse la différence parce que la réalité dérangeante est au contraire que le tout-renouvelable ne peut en aucun cas être la solution. Il faudrait demander aux organisations de défense de l’environnement si la décarbonisation est bien leur enjeu réel. Imaginons un instant un monde soudainement 100 % nucléaire y compris avec un parc automobile 100 % électrique, il n’y aurait alors plus aucune émission de carbone (voir note) alors la crise climatique serait terminée. Est-ce qu’Al Gore considérerait cela comme une victoire ? Je n’en sais strictement rien …

Notes. 1. Mark Jacobson est Professeur d’ingéniérie environnementale à l’Université de Stanford. Il a publié en juillet 2017 un rapport qui a fait grand bruit dans les milieux militants écologistes, rapport qui prétend que les USA peuvent ne plus utiliser de combustibles carbonés à l’horizon 2050 en développant les énergies solaires, éoliennes et hydrauliques, seules sources, selon lui, d’énergies propres et renouvelables. Une utopie.

2. Dans le terme « propre » il s’agit d’une consommation zéro de combustibles carbonés fossiles. Des industries telles que les cimenteries continueront à émettre du carbone car le CO2 est un sous-produit fatal de cette production. Il en est de même pour le traitement des minerais de nombreux métaux qui sont pour la plupart des oxydes qu’il faut traiter avec un agent réducteur (terme de chimie), le plus souvent du charbon et parfois le bois, qui va fatalement produire du CO2.

3. L’exemple de l’Ile de El Hierro dans l’archipel des Canaries est caricatural dans le registre « renouvelable ». Des investissements pharaoniques en provenance en partie du Japon mais surtout de la Communauté Européenne pour une petite île dont la population atteint à peine 10000 habitants devaient être théoriquement bien utilisés, sur le papier du moins, pour fournir selon la propagande (voir le lien ci-dessous) 100 % de l’énergie électrique 365 jours par an. Un réservoir d’eau douce au niveau de la mer, un autre réservoir artificiel en altitude et pompage de l’eau douce (provenant d’une usine de dessalage, il faut le rappeler) quand des éoliennes et quelques panneaux solaires fonctionnent pouvant permettre un turbinage supposé constant et répondant à la demande, car la demande en électricité ne suit pas la vitesse du vent ni les alternances jour-nuit, devaient suffire à satisfaire les besoins en énergie de l’île. Après environ trois ans de retour sur expérience il s’avère que les groupes électrogènes n’ont jamais cessé de fonctionner. L’île n’a jamais réussi la prouesse d’être totalement « renouvelable » et il se consomme dans cette île autant de gasoil qu’il y a trois ans. Un bel exemple de l’ineptie totale – une vérité dérangeante – des énergies renouvelables qui ne sont, à l’évidence, pas adaptées au monde moderne et ne le seront jamais. Enfin, pourquoi le Japon a investi dans un tel projet ? Tout simplement pour tester en grandeur nature si une telle configuration pouvait être appliquée aux nombreuses petites îles de ce pays qui ne peuvent pas être reliées au réseau principal en raison de leur éloignement. L’expérience de El Hierro est un fiasco total et personne n’ose en parler ouvertement. Il est recommandé de masquer ce genre de catastrophe au public. Les installations finiront comme beaucoup d’autres projets « renouvelables » en ruine au milieu de nulle part.

Lien : https://static1.squarespace.com/static/57766ea7d482e9b4340d1531/t/57f4eaaed482e9ea7f3ff323/1475668686930/El+Hierro+Wind-Pumped+hydro+power+station%2C+Alberto+Castaneda+Quintero.pdf

Crise climatique : la puissance de la falsification de la science avec la modélisation par ordinateur.

Lorsque je sévissait tant bien que mal dans la recherche fondamentale en biologie, l’un des thèmes abordés fut l’étude de la compartimentation de l’acide glutamique dans les divers espaces intra-cellulaires et des mécanismes de transport de cet amino-acide essentiel pour le métabolisme cellulaire. Il n’y avait pas d’ordinateur dans le laboratoire tout simplement parce que ces grosses machines étaient réservées aux grands centres de recherche de l’armée ou du secteur de l’énergie. Nous ne disposions que d’une calculatrice dont la vitesse de calcul était désespérément lente. Il fallait parfois une nuit entière pour effectuer une régression linéaire alors qu’aujourd’hui avec un simple « clic » le résultat s’affiche avec la possibilité d’imprimer ce dernier immédiatement avec n’importe quel petit ordinateur portable. À cette époque il n’existait naturellement pas d’imprimante et tous les graphiques devaient être effectués à la main avec de l’encre de chine sur du papier spécial « calque ». Ces conditions de travail n’empêchaient nullement les scientifiques de faire progresser leurs travaux. Aujourd’hui on peut faire tout ce que l’on désire avec le moindre ordinateur de table dont la puissance de calcul et les possibilités graphiques sont sans aucune mesure avec ces outils préhistoriques que les universitaires utilisaient dans les années 1960-1970 comme les bruyants calculateurs à cartes perforées.

J’aurais vraiment apprécié à cette époque de pouvoir effectuer des modélisations des résultats de mes travaux comme c’est maintenant le cas pour tout et n’importe quoi. Par exemple on « modélise » l’évolution de la population mondiale, l’évolution des marchés financiers, le design de nouveaux réacteurs nucléaires et les ingénieurs peuvent aller jusqu’à imaginer à partir d’une simple idée un avion aux formes bizarres qui sera parfaitement capable de voler bien que d’un aspect défiant toutes les lois de l’aérodynamisme, et « ça marche » ! Quant à la biologie n’en parlons même pas, les spécialistes dans ce domaine établissent n’importe quelle corrélation entre une maladie et un gène et la recherche ne se fait plus avec des tubes à essais et des pipettes mais avec des ordinateurs et des robots …

Dans le domaine de l’évolution du climat, c’est exactement le même cas de figure. Tout ce que les médias aux ordres de groupes financiers influents et obscurs voire occultes clament à longueur de journée au sujet de l’évolution du climat est strictement basé sur des modélisations à l’aide de puissants ordinateurs comptant parmi les plus gros du monde. Et n’importe qui ose appeler ce genre d’approche de la science pure et dure. En réalité il ne s’agit pas de science au sens strict du terme mais de pseudo-science qui a ouvert la voie à la manipulation de données et d’observations disparates pour programmer l’ordinateur à la réalisation de calculs conformes à ce que l’on veut obtenir au final. Le cas de la modélisation de l’évolution du climat est emblématique car tenter de modéliser un phénomène au cours duquel interviennent plus de 6 paramètres interdépendants est déjà tout simplement impossible mathématiquement. Et dans le cas du climat ce sont a minima pas moins de 20 paramètres qui doivent être pris en considération. Certes, des lecteurs perfides de ce billet clameront qu’il est possible de modéliser un processus industriel complexe comme par exemple le design d’un nouveau type de réacteur nucléaire. Je mentionne cet exemple car un réacteur nucléaire fait partie des « objets » industriels les plus sophistiqués que l’homme ait jamais créé. Pourtant une telle machine rassemble diverses technologies qui peuvent être parfaitement traitées séparément les unes des autres de manière simplifiée car elles n’interagissent que très peu ou nullement entre elles. Ce n’est pas du tout le cas du climat et de son évolution.

D’autre part – et très curieusement – ces beaux modèles concluant tous à un réchauffement catastrophique à venir n’ont jamais été utilisés pour expliquer le climat passé et ceci pour une simple raison : ils sont faux ! L’intérêt d’une modélisation serait de pouvoir l’utiliser avant et après un instant t or tous ceux qui ont été décrits par l’organisme onusien IPCC ne peuvent pas « remonter » le temps.

Le fait d’incriminer le CO2 dans l’évolution du climat résulte d’une modélisation que les « spécialistes » dans ce domaine ont bien voulu lui faire dire ce qu’ils attendaient initialement. Pour ma part ainsi que pour un nombre croissant de climatologues ce n’est pas de la science mais de l’imposture car tous les modèles utilisés sont systématiquement incomplets pour les raisons exposées ci-dessus. Dans une publication parue il y a quelques semaines (lien en fin de billet), l’Australien Anthonie Bastiaan Ruighaver*, expert en sécurité informatique de son état, décrit en détail l’histoire progressive de cette imposture d’autant plus que certains articles scientifiques – qui ne sont pas, eux, adossés à des simulations informatiques – décrivent le CO2 comme un gaz susceptible au contraire de participer à la dissipation de l’énergie solaire reçue par la Terre vers l’espace ! (voir note en fin de billet).

* Il est surprenant en effet qu’un expert en sécurité informatique se soit intéressé au problème du climat et de l’effet de serre du CO2. Je ne suis qu’un modeste ancien biologiste et j’ai très rapidement détecté il y a plusieurs années qu’il y avait quelque chose de pas très orthodoxe dans cette histoire. C’est la même raison qui a stimulé Ruighaver à écrire un article très critique sur les manipulations en tous genre que permettent les ordinateurs.

L’histoire a débuté quand des pseudo-climatologues (ou pseudo-scientifiques y compris James Hansen pourtant un spécialiste de l’atmosphère de Vénus) ont rapproché l’évolution de la température moyenne à la surface de la planète très précisément provoquée par une augmentation continue de l’activité solaire depuis la fin des années 1940 – le deuxième optimum climatique moderne après celui des années 1900-1930 – avec l’évolution de la teneur en CO2 dans l’atmosphère qui a également continué à croître de manière continue depuis la fin de la seconde guerre mondiale en raison de l’activité industrielle et économique foisonnante d’après-guerre. Ces deux courbes se superposaient presque parfaitement jusqu’au milieu des années 1990 puis plus rien. La théorie de l’effet de serre du CO2 était pourtant née et il fallait l’étayer avec de belles modélisations pour que l’argument du réchauffement climatique global d’origine humaine devienne crédible et puisse être accepté par tous les pays du monde.

L’évidence de cette théorie était donc uniquement basée sur le rapprochement fallacieux et totalement fortuit entre ces évolutions parallèles des températures et de la teneur en CO2 ! Il n’y avait plus qu’à faire chauffer de gros ordinateurs pour conforter cette théorie avec des modèles tous aussi faux les uns que les autres pour bien faire avaler la pilule : se serrer la ceinture, devenir si possible végétalien, éteindre les lumières dans les pièces inoccupées, changer les ampoules à incandescence, emprunter des transports en commun quand il y en a ou alors pédaler sur un vélo, se chauffer l’hiver parcimonieusement, faire moins d’enfants, etc, etc … en d’autres termes régresser et consommer moins de combustibles fossiles quitte à mettre l’ensemble de l’économie (surtout occidentale) en péril. L’autre conséquence de cette théorie absurde est tout aussi terrifiante et il faut qu’il en soit ainsi : crises agricoles à venir, érosion des côtes, disparition des coraux, acidification de la mer, montée des eaux océaniques qui finiront par inonder New-York et rayer de la carte les îles Maldives et la Micronésie, effets délétères sur la santé des humains et des animaux dont certains disparaitront comme l’ours blanc ou le manchot empereur, bref, un pot-pourri bien servi sur le plateau des télévisions pour que le public s’en gave le cerveau et se sente culpabilisé et ainsi payer sa dime sans protester pour le sauvetage du climat.

Cette théorie mensongère a fait le délice des écologistes politiques et l’Organisation des Nations-Unies s’est emparée du mensonge pour encore plus asseoir sa crédibilité via l’IPCC. Comme le disait si opportunément Goebbels « plus le mensonge est gros plus il est facilement accepté » ou quelque chose de ce genre.

Quand une personne formule une théorie, son contenu doit conduire à une hypothèse de travail qui pourra ultérieurement être vérifiée (ou non) expérimentalement et par l’observation, c’est la démarche normale de toute science. Dans le cas de l’effet de serre il y a d’abord la négation des principes fondamentaux de la thermodynamique qui n’avaient jamais été remis en cause par l’expérience auparavant mais il y a aussi et surtout une absence totale de support expérimental ou observationnel pour confirmer cette théorie. C’est la raison pour laquelle le fameux « hiatus » du réchauffement qui s’est soudain arrêté il y a maintenant près de 20 ans – une observation incontestable – énerve ces climatologues d’opérette de l’IPCC. Car en parallèle le taux de CO2 atmosphérique ne cesse d’augmenter, alors conformément à cette théorie pourquoi la température moyenne de la planète ne continue-t-elle pas à évoluer vers la hausse ?

La démarche de l’IPCC est donc fondamentalement anti-scientifique et doit par conséquent être classée dans la catégorie des pseudo-sciences. Utiliser des modélisations quelles qu’elles soient comme finalité expérimentale est une déviance contraire à l’éthique scientifique et ce n’est pas la voix d’un petit blogueur comme votre serviteur qui permettra d’influencer le monde politique qui n’a qu’un objectif : rançonner le plus de petites gens avec un kilowatt-heure hors de prix pour financer les énergies renouvelables à « empreinte carbonée » faible ou nulle et détruire des pans entiers de l’économie.

Le monde entier nage donc dans la plus incroyable imposture des temps modernes et tout concoure pour qu’il n’y ait plus aucune possibilité de marche arrière à moins que nous assistions à une chute brutale et prononcée des températures en raison d’une diminution significative de l’activité magnétique du Soleil, un risque bien réel prédit par de nombreux géophysiciens spécialistes du Soleil mais qu’aucun politicien n’a l’air de prendre en considération sérieusement. Ces spécialistes indépendants de l’IPCC n’ont pas basé leurs prédictions sur des modélisations à l’aide de gros ordinateurs mais au contraire sur la périodicité de l’activité solaire parfaitement connue et analysée à l’aide d’équations mathématiques relativement simples qui peuvent être résolues avec un petit ordinateur de bureau. Le refroidissement généralisé du climat annoncé pour le début des années 2020 sera infiniment dévastateur alors qu’un doublement de la concentration en CO2 dans l’atmosphère n’aura aucun effet significatif sur la putative accélération du réchauffement.

Je conseille très vivement à mes lecteurs anglophones de lire cet article de Ruighaver, doi: 10.13140/RG.2.2.28331.34084

Notes. 1. Le CO2 contribue à la dissipation d’énergie depuis la Terre vers l’espace comme cela avait déja été mentionné sur ce blog en 2015 et ce gaz n’a aucune influence sur la température au niveau du sol ou des océans : https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/09/19/changement-climatique-episode-8-quest-devenue-lintegrite-des-scientifiques-climatologues/ . 2. Quatre-cent-quinze publications parues dans des revues scientifiques à comité de lecture contredisent la théorie de l’effet de serre du gaz carbonique depuis le début de l’année 2017. Avis à mes honorables lecteurs : pas de billet dimanche 5 et lundi 6 novembre, je serai quelque part dans les airs entre le Japon et les Iles Canaries. À mardi prochain pour de nouvelles aventures.