Réchauffement global du climat : une négation de l’histoire.

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Depuis le mois de juin de cette année 2018 les médias ne cessent d’évoquer toutes sortes de catastrophes de par le monde et il n’y a ainsi plus aucun doute : tous les incendies, les inondations et les épisodes de canicule sont provoqués, selon les journalistes, par le réchauffement climatique global. Des dizaines de morts en Grèce, la forêt boréale suédoise en feu dans le grand nord, des incendies en Californie, des vagues de chaleur à Tokyo, des inondations meurtrières dans le sud du Japon, des températures record en Algérie, au Maroc et à Oman, une sécheresse exceptionnelle en Floride, des orages violents en Europe en particulier en Suisse … Il faudrait des milliers de pages pour énumérer tous ces évènements estivaux. Mais est-ce vraiment le réchauffement du climat qui doit être directement mis en cause ?

Tony Heller s’est amusé sur son blog realclimatescience.com à répertorier toutes sortes de catastrophes de ce type ayant eu lieu dans un passé récent.

En voici quelques pépites.

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Et Tony Heller de conclure qu’il ne faut pas oublier de mentionner les évènements du passé qui mettent à mal l’idéologie climatique totalitaire actuelle. Quand on s’oppose aux évidences historiques et scientifiques voila ce qui pourrait de nouveau arriver :

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Première illustration : la Une du Temps de Genève de ce 3 août 2018

Albert Einstein serait-il un sceptique du réchauffement global s’il était encore de ce monde ? (William Happer)

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Traduction d’un article paru sur le site Tribune News Service ( edberry.com)

Albert Einstein aurait été très certainement un climato-sceptique s’il avait été encore en vie aujourd’hui comme de nombreux scientifiques réputés et respectés le sont aussi. On ne peut que se réjouir qu’Einstein nous ait laissé en héritage toutes sortes de citations lapidaires qui indiquent quelle serait son attitude vis-à-vis du culte des alarmistes du réchauffement du climat.

Prenez la propagande maintes fois répétée que 97 % des scientifiques soutiennent l’alarmisme du réchauffement global. Dans ce contexte totalement erroné de cette affirmation, Einstein nous aurait à point nommé rappelé l’attaque qu’il subit intitulée « Cent Scientifiques contre Einstein » et publiée en 1931 en Allemagne. Sa réponse à cette diatribe fut tout simplement  » Si j’étais dans l’erreur, un seul scientifique aurait été suffisant « .

Son point de vue sur la « pensée de groupe » fut résumée dans un autre commentaire :  » Pour faire partie d’un troupeau de moutons, on doit être avant tout un mouton soi-même « . Prenez les affirmations répétées à toutes les occasions par les alarmistes du climat, la plupart d’entre eux n’ont qu’une connaissance négligeable de la science : « La science climatique s’est arrêtée dans un schéma immuable« . Toute discipline scientifique, et en particulier celle relative à l’extrême complexisté du climat de la Terre, n’est jamais figée. Aucun astronome crédible, par exemple, jamais déclarera que l’on connait tout de l’Univers. Comme Einstein l’avait si bien dit :  » On ne connait toujours pas plus d’un millième d’un centième de ce que la nature nous a révélé « . Albert Einstein lui-même n’a-t-il pas démontré que la loi de la gravitation de Newton, pourtant largement acceptée, présentait des déficiences majeures ?

Par exemple la loi de gravitation de Newton ne pouvait pas expliquer les ondes gravitationnelles, exactement comme elles avaient été prévues par Einstein, et qui furent démontrées pour la première fois par mes amis de Princeton Joe Taylor et Russell A. Hulse et qui furent récompensé par un Prix Nobel en 1993.

Plus important encore, Einstein aurait prêté une attention toute particulière sur le fait de savoir comment la théorie de réchauffement global était conforme aux expériences. Il fit cette déclaration fameuse à son sujet :  » Aucunes expériences, aussi nombreuses soient-elles, ne peuvent prouver que j’ai raison. Une seule peut suffire pour montrer que j’ai tort « .

La Terre a fait l’expérience à laquelle Einstein pensait. Elle s’est réchauffé deux à trois fois plus lentement que ce que prévoyaient tous les modèles. Pour rendre la situation des alarmistes encore plus inconfortable, personne ne sait en réalité quelle est la part d’influence du gaz carbonique sur le petit réchauffement de la Terre. Parce qu’après tout, un réchauffement similaire fut observé il y a une centaine d’années et le CO2 aurait joué un rôle encore plus mince sinon nul. Toute l’histoire des alarmistes s’est révélée fausse par les simples observations expérimentales. Et, très attaché aux observations expérimentales, Einstein aurait été littéralement révulsé par la diabolisation Orwellienne du CO2 comme « polluant carboné ». Les satellites ont montré que le petit accroissement de la teneur atmosphérique en gaz carbonique a provoqué un verdissement mesurable de la Terre en particulier dans les régions arides. Les plantes « respirent » du CO2 et « exhalent » de l’oxygène. Les maraîchers ajoutent tout ce qu’ils peuvent de CO2 dans leurs serres pour améliorer la qualité et la croissance de leurs fleurs, de leurs fruits et de leurs légumes verts. Un être humain adulte exhale chaque jour un kilo de ce CO2 « polluant ».

Durant toute l’histoire géologique, il y a eu majoritairement beaucoup plus de CO2 dans l’atmosphère qu’aujourd’hui. Autant les plantes que les animaux étaient beaucoup plus abondants sur la Terre avec trois à quatre fois plus de CO2 qu’aujourd’hui. Les alarmistes climatiques vont avoir de plus en plus de difficultés avec la science pour justifier leurs affirmations. La Terre refuse de se réchauffer aussi vite que les modèles l’ont prédit. Les épisodes météorologiques extrêmes deviennent de moins en moins fréquents. Le niveau des océans augmente à peu près à la même vitesse qu’au début du XIXe siècle. Les rendements agricoles ne cessent d’augmenter. Au lieu de présenter des arguments scientifiques solides et honnêtes les alarmistes attaquent les sceptiques en les qualifiant de négationnistes, un substantif délibérément choisi pour vilipender une personne comme ils le font pour le CO2.

Einstein était l’objet d’attaques du même genre par envie et parce qu’il était préjudiciable pour bien d’autres scientifiques de sont époque. Son conseil pour gérer ce genre de situation était le suivant : «  Les gens faibles cherchent à se venger, les gens forts pardonnent, les gens intelligents ignorent « .

Note. Les premières ondes gravitationnelles ont été détectées instrumentalement en 2016, voir sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/02/12/les-premieres-ondes-gravitationnelles-detectees/

Le Docteur William Happer est professeur émérite de physique à l’Université de Princeton. Une petite vidéo résume la position de William Happer : https://www.prageru.com/videos/can-climate-models-predict-climate-change

IPCC-leaks

IPCC-leaks

Le journaliste allemand Axel Bojanowski du Spiegle s’est procuré une copie de la version préliminaire du sixième rapport de l’IPCC sur le climat d’ors et déjà appelé le « Rapport Climatique Spécial 1,5 °C » qui sera rendu public en octobre 2018. D’une manière générale, et c’est purement théorique, les fonctionnaires onusiens de l’IPCC basés à Genève en Suisse prennent en considération l’ensemble de la littérature scientifique relative au climat. La controverse apparait tout de suite car il existe un filtrage avant même que le résumé à l’intention des politiciens soit rendu public, c’est la procédure adoptée par le passé et qui le sera également pour le prochain rapport, selon toute vraisemblance. Pour Bojanowski ce qui résultera de ce sixième rapport « intergouvernemental » – il faut souligner cet adjectif – sera un débat « très chaud », ultra-politisé et préservant globalement la réputation de chacun des rapporteurs, cela va de soi aussi.

IPCC : 1,5°C de réchauffement dès 2043 !

Selon les documents qu’a pu consulter Bojanowski la planète ne pourra pas émettre d’ici 2043 plus de 600 milliards de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 12 ans des émissions moyennes actuelles. Le rapport dit avec une « certitude robuste » qu’un réchauffement de 1,5°C sera atteint si les émissions actuelles continuent à leur rythme actuel. Il faudra que l’utilisation du charbon soit réduite de 5 % par an, un objectif insoutenable pour nombre de pays pauvres ou en voie de développement y compris la Chine. Le « brouillon » du rapport mentionne qu’un réchauffement de 2°C sur cette période (d’aujourd’hui à 2043) conduira à des catastrophes dont spécialement une augmentation du niveau des mers de 10 cm « ou plus ».

L’IPCC l’admet : changer radicalement la société sera un véritable défi.

L’organisme onusien (que tous les contribuables financent et dont les membres disposent d’un passeport diplomatique et sont exonérés de tout impôt) admet ouvertement que changer le système de production d’énergie actuel vers du 100 % renouvelable sera un réel challenge en ce sens qu’un tel changement de société n’a jamais été envisagé dans le passé et qu’il n’existe pas dans l’histoire d’exemple d’une telle ampleur. Le rapport note aussi qu’il y a encore d’intenses discussions relatives à l’impact des conditions météorologiques extrêmes : « le document préparatoire sera modifié parfois très profondément selon les informations émanant de l’IPCC ».

Des négociations de « bazar ».

Bojanowski décrit les pourparlers actuels au sein de l’IPCC de palabres de bazar. Ils veulent tous préserver leur réputation. Dès lors les membres de ce docte corpuscule onusien s’en référeront aux scientifiques affirmant la « connaissance standard » du climat. C’est essentiel. Les documents scientifiques supportant ce rapport devront être soumis avant le 15 mai 2018.

La validité des documents scientifiques est filtrée selon un processus politique adapté.

Le projet de document est décrit comme résultant d’une synthèse des vues divergentes de scientifiques mais que la rédaction du rapport final sera négociée avec des « représentants de tous les pays concernés ». À l’évidence le document final ne sera qu’une coquille vide de toute signification scientifique. Bojanowski alarme directement les membres de l’IPCC quand à leur crédibilité et aux engagements de l’organisme lui-même : « S’ils ne sont pas soutenus de manière adéquate par les évidences scientifiques, alors ils deviendront très vulnérables vis-à-vis de l’opinion publique« . Inutile de dire que tout est déjà « emballé » …

Source : Notrickzone

Climat. Le Forum de Davos maintient la pression : retour du « Hockey Stick »

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J’ai pris soin d’enregistrer le lien du document émanant du WEF (World Economic Forum) alias Forum de Davos toujours au sujet du changement climatique d’origine humaine pour ne pas faire nerveux certains de mes lecteurs. Il faut maintenir la pression sur les esprits en particulier sur ceux des politiciens et des financiers car il y a très gros à gagner. Et ce n’est pas un hasard si cette institution basée à Genève comme l’IPCC continue sa propagande presque obscène sur ce sujet en se référant d’ailleurs à des documents qui n’ont rien de scientifique (voir les liens). Les contribuables et consommateurs de kWh apprécieront en constatant que leur consommation d’énergie va leur coûter toujours plus et qu’ainsi ils contribuent en silence à l’enrichissement des riches, eux les pauvres qui n’ont pas droit à la parole. Voici donc la traduction mot pour mot de ce nouveau pamphlet paru le 20 décembre 2017 en liaison avec le site Business Insider qui s’appuie sur une publication récente dans le périodique scientifique Nature que je n’ai pas pris la peine d’aller lire, me limitant à lire quelques-uns des 485 articles scientifiques publiés en 2017 qui nient toute cause humaine dans ce réchauffement que pourtant le Forum de Davos continue à mettre en avant ainsi que la presse main-stream.

« La Terre se réchauffera bien au delà de la limite cruciale fixée par l’Accord de Paris à ne pas dépasser »

« Il y a 2 ans le monde s’est réuni à Paris pour signer un accord remarquable dans le but de mettre un terme à l’augmentation dangereuse de la température. Pourtant une récente étude du groupe de recherche indépendant Climate Tracker nous sommes très loin de la voie permettant de satisfaire le but de l’accord de Paris. Cet accord pousse les nations à diminuer leurs émissions de carbone et de méthane afin d’éviter que la température globale de la Terre augmente de plus de 2°C par rapport aux valeurs préindustrielles. Chaque pays a donc soumis son programme de réduction de ses émissions qui font que l’atmosphère emprisonne plus de chaleur. Mais si tous les signataires remplissent leurs objectifs – et c’est un gros « si » – les températures augmenteront tout de même de 3,2°C par rapport à ces températures préindustrielles à la fin du XXIe siècle selon le dernier rapport de Climate Tracker (voir les liens en fin de billet).

Le Président Trump s’est engagé à retirer les USA de l’Accord de Paris invoquant qu’il nuirait à l’industrie américaine et si les Etats-Unis se retirent de cet accors ce sera le seul pays au monde à le faire.

Qu’est-ce qui pourrait arriver si la planète dépasse la limite de 2°C ?

Selon l’IPCC (lien) si l’augmentation de température dépasse 2 degrés les risques liés au climat comme les incendies, la montée du niveau des océans et les catastrophes agricoles augmenteront. Cette limite de 2°C fut établie en 1970 par un économiste et non pas un climatologue et cette étude (lien) a prouvé son utilité en ralliant la communauté internationale. D’autre part les scientifiques ont insisté sur le fait que des émissions continues pourraient conduire à la fonte totale des glaces du Groenland (lien) au cours des prochains siècles ce qui conduirait à une montée de 7 mètres du niveau des océans submergeant des villes comme New-York ou Miami. Dans certaines régions une augmentation des températures de 2°C pourrait diminuer le rendement des cultures de 25 % et tous ces effets s’accroissent à mesure que la température augmente. Il faut cependant noter que la modélisation du climat est un processus très complexe et qu’en conséquence tous ces effets sont probables mais pas absolument certains.

L’éventuel renoncement des USA aux accords de Paris augmenterait la température globale de 0,3 degrés, toujours selon l’étude de Climate Tracker aux alentours de l’année 2100. Ce rapport note aussi qu’en dépit d’une diminution des émissions de CO2 ces dernières années il est trop tôt pour considérer que les émissions globales ont atteint leur maximum. Cette étude table sur une augmentation des gaz à effet de serre de 9 à 13 % au cours de la décennie 2020-2030 en se basant sur les tendances actuelles. Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris il faut que d’ici 2020 ce pic soit atteint et qu’ensuite les émissions chutent rapidement.

malgré tout il y a quelques signes positifs. Climate Tracker considère que les politiques énergétiques décidées en 2017 permettent de réduire dès aujourd’hui les prédictions d’augmentation de la température de 0,2 degrés par rapport aux prédictions de 2016. L’Inde et la Chine ont déjà pris des engagements dans ce sens. Néanmoins Climate Tracker constate qu’au cours de la décennie 2020-2030 les émissions de l’Inde et de la Chine augmenteront respectivement de 7 et 51 %. Et ce rapport note enfin que la modélisation climatique est un travail complexe qui comporte une très grande marge d’erreurs. Enfin une étude paru récemment dans la revue Nature (lien) précise que le monde sera plus chaud de 15 % en 2100 que les prévisions de l’IPCC ne le prétendent alors que les travaux de l’IPCC ont servi de base aux Accords de Paris. Ce qui signifie que l’ensemble de l’humanité devra réduire ses émissions encore plus rapidement pour éviter de dépasser le seuil arrêté par les Accords de Paris sur le climat. »

Illustration : figurant dans ce document du WEF dont je n’ai pas pu retrouver l’origine (peut-être issue de l’article de Nature, voir le doi) … Le retour du Hockey Stick !

Source et autres liens :

https://www.weforum.org/agenda/2017/12/earth-will-likely-warm-way-beyond-the-crucial-tipping-point-that-the-paris-agreement-was-meant-to-avoid-634d280d-d2fb-4714-8274-ea952badb08c?utm_content=buffer927ef&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

http://climateactiontracker.org/assets/publications/briefing_papers/CAT_2017-11-15_Improvement-in-warming-outlook.pdf

http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/wg2/ar5_wgII_spm_en.pdf

http://pure.iiasa.ac.at/365/1/WP-75-063.pdf

http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/wg2/ar5_wgII_spm_en.pdf

http://www.businessinsider.com/climate-may-be-15-warmer-than-previously-thought-by-2100-2017-12

doi : 10.1038/nature24672

Crise climatique : le rôle de l’Océan Atlantique Nord (2)

 

Afin d’éclairer le précédent billet relatif au rôle de l’Océan Atlantique Nord sur le climat tant de l’Europe que du continent Nord-Américain je me suis plongé dans la lecture plutôt ardue d’un article paru dans le Journal of Geophysical Research (voir le doi) qui m’a aimablement été communiqué par les auteurs. Ce travail très technique avait pour but d’effectuer une analyse des données altimétriques satellitaires et des relevés des températures à l’aide de bouées fixes de la partie nord de cet océan au delà de 45 degrés-nord. En effet les courants et les régimes des vents existant au sud de ce parallèle n’ont pas été pris en compte dans cette étude car ils n’affectent que modérément l’évolution du climat tant en Europe continentale qu’en Amérique du Nord en raison de leur remarquable stabilité.

Toutes les données utilisées proviennent soit du consortium d’estimation de la circulation et du climat de l’océan (ECCOv4), soit du Met Office Hadley Center (EN4 2.0), soit de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, USA) et sont disponibles à l’état brut sur demande auprès de ces organismes.

À partir de ces données s’étalant sur la période 1993-2016 il a été possible de reconstruire l’évolution de la chaleur emmagasinée par l’océan sur la totalité de sa profondeur durant cette période, grandeur exprimée en joules puisqu’il s’agit d’une forme d’énergie. Cette reconstruction a fait appel à une analyse mathématique complexe dont je suis bien incapable de décrire les détails ici. Il s’avère que les eaux de l’Atlantique Nord suivent une tendance vers un refroidissement, tendance prononcée depuis 10 ans qui est loin d’être négligeable puisque entre 2006 et 2016 la température moyenne de l’Océan Atlantique Nord intégrée sur toute sa profondeur a chuté de 1 degré. Ce phénomène est beaucoup plus évident dans la représentation de la « chaleur » globale également intégrée sur toute la profondeur océanique (illustration en début de billet).

Il s’agit donc ici d’une confirmation du changement de régime du gyre sub-polaire de la Mer du Labrador (objet d’un précédent billet) et par voie de conséquence de l’affaiblissement du Gulf Stream qui va provoquer à n’en plus douter un refroidissement généralisé de l’Europe continentale. Certes, l’inertie thermique de l’Océan va contribuer à aplanir ce changement de climat sur la durée mais le processus est d’ors et déjà bien engagé. Il me paraît donc douteux voire suspect que le monde politique et les médias continuent à affirmer que le climat se réchauffe car tous les indicateurs, soigneusement rassemblés et analysés par des scientifiques d’une réputation qui ne peut pas être mise en doute, affirment le contraire …

Source et illustration : doi 10.1002/2017JC012845 Article aimablement communiqué par le Docteur Christopher G. Piecuch (très chaleureusement remercié ici) que je tiens à la disposition de mes lecteurs curieux.

Notes. 1. Explication de la figure : SPNA = sub-polar north atlantic, SST = sea surface temperature, ECCOv4 = Estimating the Circulation and Climate of the Ocean Consortium, EN4 = Met Office Hardley Center. La chaleur emmagasinée par l’Océan est exprimée en joules. Les températures et chaleur sont exprimées selon l’interpolation des optima fournis par la NOAA version 2 (NOAA = National Oceanic and Atmospheric Administration, USA). Il s’agit donc de l’écart par rapport à la valeur zéro de cette interpolation.

2. Je signale à mes lecteurs qui émettraient des doutes quant à mes prises de position au sujet du climat et de son évolution ainsi que de la plus grande majorité des billets à caractère scientifique de ce blog que je me réfère toujours – du moins dans la mesure du possible quand les auteurs daignent me communiquer sur ma demande leur article après publication – à des articles scientifiques publiés dans des revues à comités de lecture. Je m’abstiens de redigérer des articles sur ce blog en utilisant des sources parues dans les médias ou d’autres sites internet visiblement prédigérées quand il s’agit de science fondamentale ou appliquée. Je me réfère parfois à des dépêches d’agences de presse et je m’en excuse auprès de mes lecteurs car certaines de ces agences sont tendancieuses et politiquement orientées puisque celles-çi sont contrôlées par des organismes financiers qui ont leur mot à dire quant à l’opportunité de publication d’une quelconque information. Enfin j’évite de consulter les sites de vulgarisation scientifique qui sont également orientés politiquement et quand il m’arrive de consulter l’encyclopédie Wikipedia (en anglais, jamais en français, à croire que les contributeurs francophones à cette encyclopédie très bien documentée par ailleurs aient pour mission de faire passer des messages politiques subliminaux) je fais en sorte de pouvoir vérifier les informations qui y figurent en allant lire directement les articles qui sont référencés quand ceux-ci sont accessibles, ce qui n’est pas toujours le cas. Ainsi je considère que mon blog respecte globalement les règles de la déontologie scientifique de base qui furent durant toute ma carrière de chercheur en biologie fondamentale ma ligne de conduite.

Crise climatique : la fin de la mascarade des écologistes ?

 

Il y a quelques jours James Hansen a livré son point de vue sur la transition énergétique « made in Germany » lors d’une interview au quotidien Der Speigel. Il faut rappeler qui est Hansen pour comprendre les faits. Il a travaillé au sein de la NASA sur l’atmosphère de Vénus et en a déduit à tors que le CO2 qui est le constituant majeur de l’atmosphère de cette planète était un « gaz à effet de serre » puisque la température au sol y atteint près de 500 degrés. Les paramètres applicables à Venus ne sont évidemment pas transposables à la Terre en termes de densité ou de composition chimique atmosphériques. Ce fut la principale erreur commise par James Hansen qui ne sait d’ailleurs plus comment faire amende honorable car tout de même un tel scientifique ne devrait même pas avoir droit à l’erreur.

Pour se racheter de ses exactions dans l’idéologie politique relative au climat – il n’y a plus trace de science dans ce domaine – Hansen a déclaré que l’abandon par l’Allemagne de l’énergie nucléaire était une très grave erreur. La transition énergétique allemande décidée à la va-vite à la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi au Japon est effectivement une véritable catastrophe et Hansen de déclarer, je cite : « (abandonner le nucléaire) c’est une immense erreur pour le monde entier. La plupart des pays ne peuvent pas envisager de futur sans énergie nucléaire« . Et d’ajouter, je cite toujours : « l’énergie nucléaire est la plus respectueuse de l’environnement de toutes les candidates que nous connaissons aujourd’hui« . Nul doute qu’Hansen se démarque de ses amis écologistes dont il a servi la cause durant plus de 20 ans en soutenant fallacieusement la thèse de l’effet de serre du CO2 liée au réchauffement climatique. Ne tarissant pas d’arguments, quand le journaliste du Der Speigel, Axel Bojanowski, lui a posé la question de savoir s’il fallait encore plus d’énergies renouvelables pour l’Allemagne, Hansen a répondu, je cite encore : « Plus d’énergies renouvelables ? Vous plaisantez ! Les subventions mises de côté pour financer les énergies renouvelables obligent les consommateurs à payer encore plus cher l’électricité, un genre de taxe invisible. Les factures d’énergie vont continuer à augmenter mais le consommateur ignore pourquoi« .

L’ancien directeur de l’Institut Goddard pour les études spatiales qui s’est, sous sa propre impulsion, reconverti dans l’étude du réchauffement climatique, a donc jeté un pavé dans la mare écologiste qui refuse tout nucléaire au profit des « renouvelables », un lobby très puissant en Allemagne préparant la chute de la suprématie économique allemande pour la plus grande ruine de toute l’Union Européenne. Le but inavoué des lobbys écologistes est un retour de l’ensemble de l’humanité à l’âge pré-industriel avec des moulins à vent pour produire de l’électricité afin d’éventuellement s’éclairer quelques heures par jour. Les moulins à vent étaient utilisés autrefois en Grèce par exemple pour presser les olives, dans les îles de la Caraïbe pour broyer la canne à sucre, en Batavie pour assécher les polders ou encore ici aux Îles Canaries pour remonter l’eau de mer dans les marais salants. C’était à peu près tout ce que l’on pouvait attendre des moulins à vent et ce qu’on peut en attendre encore aujourd’hui en raison de l’intermittence du vent …

Source : notrickszone

Commentaire suite au dernier billet : « Crise climatique : etc. »

Il y a deux manières d’exploiter les données satellitaires relatives aux températures de surface des océans, les seules parfaitement fiables et disponibles auprès de la NASA et la NOAA pour tout public.

D’abord une droite de régression (en rouge) qui n’a pas une grande signification. Cette régression, si tant est qu’on puisse en calculer une de manière satisfaisante, fait état d’un réchauffement monotone et continu.

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Si on examine dans le détail les données de la NOAA on peut faire apparaître divers sauts de température au cours du temps depuis 1970 jusqu’à nos jours, 1970 étant la première années de disponibilité des données satellitaires. Depuis 1998 environ les variations de température se sont stabilisées et en effectuant une telle analyse on peut même dire qu’il existe une légère tendance à la baisse. Le débat reste donc ouvert.

Source : WUWT