Les Isochrysidales contredisent la théorie du réchauffement du climat !

J’ai choisi ce titre un peu ésotérique pour attirer l’attention sur une superbe étude réalisée au sein de la Brown University à Providence, Rhode Island, qui sème un sérieux doute sur l’affirmation faisant maintenant « consensus » mondial que le climat se réchauffe et continuera à se réchauffer quoiqu’il arrive. J’ai mentionné dans un précédent billet la lente diminution de l’amplitude de la circulation des courants marins dans l’Atlantique nord en précisant que cette étude était un instantané de la situation et qu’elle ne reflétait pas nécessairement une tendance générale liée à un changement du climat global, changement qui affecte les zones de la planète situées en dehors de l’espace intertropical. L’étude de l’évolution du climat est d’une complexité telle que les climatologues de pacotille de l’IPCC se sont contentés de publier des modèles simplistes qui ne rendent pas compte de la réalité. En effet, l’évolution du climat n’est pas un processus de court terme et affirmer que les prédiction de l’IPCC à 50 ou 100 ans sont exactes et qu’il faut donc en tenir compte est une erreur grossière. Les géophysiciens de la Brown University ont utilisé le marqueur le plus fiable qui puisse exister pour reconstituer les températures passées et cette étude concerne justement l’Atlantique nord.

Il s’agit d’étudier et de quantifier la présence d’une forme particulière de lipides à très longue chaine produits par une espèce d’algues microscopiques qui affectionne les eaux froides, les isochrysidales de la famille des Haptophytes (illustration, Wikipedia). Ces algues arrivent à proliférer dans les eaux arctiques à une température de quelques degrés au dessus de zéro en mettant à profit l’ensoleillement de 24 heures durant l’été. Ces lipides appelés alkénones, il faudrait plutôt dire des hydrocarbures comprenant jusqu’à 42 atomes de carbone, présentent un taux d’insaturation (des doubles liaisons carbone-carbone) étroitement dépendant de la température de l’eau dans laquelle ces algues unicellulaires prolifèrent durant l’été circumpolaire : plus la température est élevée plus l’indice de saturation de ces alkénones est élevé. Il existait cependant une incertitude majeure pour reconstituer les températures de surface passées sur la base de l’analyse de ces alkénones dans les squelettes des isochrysidales retrouvées dans les sédiments marins car le taux d’insaturation dépend également de la salinité de l’eau.

C’est en identifiant des isochrysidales particulières présentes seulement dans la région du Svalbard, sur la glace, dans la colonne d’eau sous-jacente et dans les sédiments, et en analysant finement leur structure chimique, c’est-à-dire les taux d’insaturation de ces alkénones, après séparation de tous les constituants de haut poids moléculaires qu’une reconstitution fiable de la température de l’eau océanique dans cette région particulière de l’Océan arctique a pu être réalisée. La souche d’isochrysidales Emiliana huxleyi a été particulièrement étudiée après identification à l’aide de l’ARN ribosomique 18S et cultures en laboratoire à des températures et des salinités variées. Retrouvée dans les sédiments des archipels du grand nord canadien et du Svalbard cette souche présente l’avantage rare de posséder des alkénones ayant un taux d’insaturation élevé, jusqu’à 4 doubles liaisons, qui a permis une reconstitution non ambigüe de la température de surface des eaux arctiques au cours des 15000 dernières années.

Comme cela a été montré par d’autres travaux et par des approches expérimentales totalement différentes la température moyenne de surface était supérieure d’environ 2,5 degrés à celle d’aujourd’hui entre 10000 et 4000 ans avant aujourd’hui. Il s’agit du maximum climatique de l’Holocène qui a été largement étudié avec, par exemple, le retrait des glaciers alpins. Depuis 4000 ans la température moyenne de surface de l’Océan arctique ne cesse de décroître et elle suit le cycle d’environ 20000 ans décrivant l’insolation exprimée en W/m2 à 65° de latitude nord. Cette diminution a parfaitement été identifiée à l’aide de la concentration en alkénones dans les sédiments recueillis autour de l’archipel du Svalbard jusqu’à ce jour. La conclusion de ce billet un peu technique est une confirmation supplémentaire de la tendance vers un refroidissement de l’évolution du climat.

Source : https://doi.org/10.1038/s41467-020-20187-z en accès libre. Les curieux retrouveront la figure 5 de cet article qui illustre le propos de ce billet.

Climat et CO2 : une vaste escroquerie pseudo-scientifique soigneusement dissimulée

Les 7,5 milliards d’êtres humains peuplant la planète Terre dégagent chaque année, en respirant, 2,5 milliards de tonnes de CO2 et tout ce vilain « gaz à effet de serre » contribue à sinon détruire du moins à perturber le climat selon les « experts » de l’IPCC. C’est en tous les cas le dogme maintenant bien ancré dans les cerveaux de tous les humains qui ont accepté de se soumettre à la propagande climatique incessante minutieusement organisée par diverses organisations internationales, gouvernementales et des organismes non gouvernementaux, propagande largement reprise par les médias. Si un soupçon de cohérence existait entre tous ces groupes de pression on devrait donc payer un impôt pour avoir le droit de respirer. Or on va découvrir qu’il s’agit d’une propagande mensongère appuyée sur des non-sens scientifiques.

Chaque être vivant respire pour que son métabolisme fonctionne correctement, depuis les champignons et les bactéries jusqu’aux cellules de notre peau ou de notre cerveau. Les virus et tous les autres parasites intracellulaires utilisent la machinerie de la cellule infectée pour disposer d’énergie. Fatalement ce processus rejète du CO2 quand une simple molécule de glucose est « brûlée » dans la cellule pour produire de l’énergie sous forme d’ATP et des équivalents réducteurs, mais c’est une autre histoire. Seuls les organismes dits photosynthétiques, les cyanobactéries, le plancton et les végétaux produisent de l’oxygène en captant du CO2 et comme tout autre être vivant quand il n’y a pas de lumière solaire ils respirent aussi et dégagent donc également du CO2. Pour tous ces derniers organismes le bilan est néanmoins très favorable dans le sens de la capture de CO2.

Si un gouvernement mondial venait à imposer ses volontés à tous les bipèdes Homo sapiens qui peuplent la Terre entière (il paraît qu’il y en a trop) il faudrait qu’il revoie sa copie avant d’imposer des mesures du genre contrôle strict des naissances ou taxe sur la respiration pouvant être assimilée à la taxe carbone dont on parle de plus en plus souvent. En constatant ce qui se passe pour le coronavirus on peut s’attendre à tout … Si ces personnages s’étant proclamés détenteurs d’une autorité suprême décidaient de régenter tous les peuples pour sauver la planète et le climat il est urgent que tous les peuples soient informés de la vaste escroquerie que constituerait une taxation de la respiration de chaque individu. De plus désigner comme coupable de la modification du climat les seuls combustibles fossiles est également une aberration totale et voici les faits, une approche lapidaire qui m’a demandé beaucoup d’heures de recherche et qui, à ma connaissance, n’a jamais été mentionnée explicitement parce que c’est très dérangeant.

En ne considérant « que » les bactéries il y a, en poids de biomasse, 1160 fois plus de bactéries que d’êtres humains sur l’ensemble de la planète et ces bactéries dégagent par leur processus de respiration métabolique 2950 milliards de tonnes de carbone chaque année ! Alors l’humanité toute entière fait figure de bon élève car elle ne dégage en respirant « que » 2,5 milliards de tonnes de carbone chaque année. Et les combustibles fossiles, combien de tonnes de CO2 dégagent-ils pour la production d’électricité, les transports, le chauffage et l’industrie dans le monde entier alors qu’on accuse ces combustibles fossiles frontalement d’être les principaux perturbateurs du climat ? La réponse est trente-cinq milliards de tonnes soit 84 fois moins que toutes les bactéries qui vivent sur la totalité de la planète … De qui se moque-t-on ?

Je n’ai pas inventé toutes ces données, elles sont publiques, disponibles dans diverses publications scientifiques et entre autres sources sur le site en.wikipedia.org en cherchant soigneusement et en prenant son temps, beaucoup de temps … tout en restant parfaitement objectif comme je m’efforce de l’être sur ce blog. Ces données sont soigneusement passées sous silence alors qu’elles sont pourtant incontestables !

Selon la Deutsche Bank le « Green Deal » européen est synonyme de dictature …

Eric Heymann, économiste principal à la Deutsche Bank Research, avertit que le Green Deal européen et son objectif de neutralité climatique d’ici 2050 risquent de créer une méga-crise européenne, conduisant à « une perte notoire de bien-être et d’emplois ». Et il prévient : cela ne fonctionnera pas sans « un certain degré d’éco-dictature ».

L’analyste considère comme frauduleux que le Green Deal soit présenté dans tous les domaines comme « une nouvelle stratégie de croissance » qui permettrait à l’UE de devenir une «société juste et prospère ». Bien que cela puisse paraître bon sur le papier, écrit Heymann, pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, l’économie européenne et l’ensemble de ses systèmes politiques et juridiques devront être fondamentalement modifiés.

Pour le moment, les conséquences révolutionnaires de l’agenda climatique de l’UE sur la vie quotidienne sont « encore relativement abstraites » et pour la plupart des ménages « toujours acceptables ». Bientôt, cependant, la voie vers la neutralité climatique nécessitera des interventions drastiques dans le choix des moyens de transport, la taille des logements, les moyens de chauffage, la possession de biens de consommation électroniques, ainsi que des restrictions dans la consommation de viande et de fruits tropicaux. Et il prévient que ces restrictions et violations de liberté déclencheront inévitablement une « résistance politique massive ».

Certains partis politiques trouveront des arguments contre des mesures strictes de protection du climat si ces dernières conduisent à une augmentation significative des prix de l’énergie ou à des restrictions de liberté personnelle ou de droits de propriété. Mais ne nous leurrons pas : ces partis trouveront des soutiens aurpès des électeurs. Au niveau de l’UE, il y aura des conflits majeurs sur la distribution, qui peuvent contribuer à (davantage) de divisions au sein du bloc. Sommes-nous prêts à faire face à cette polarisation ? Ci-dessous des extraits de l’analyse d’Eric Heymann (Deutsche Bank Research).

Neutralité climatique: sommes-nous prêts pour une discussion honnête ?

Un certain degré d’éco-dictature sera nécessaire

L’impact de la politique climatique actuelle sur la vie quotidienne des gens est encore assez abstrait et acceptable pour de nombreux ménages. La politique climatique prend la forme de taxes et de redevances sur l’énergie plus élevées, qui rendent le chauffage et la mobilité plus chers. Certains pays ont fixé des normes minimales d’efficacité énergétique pour les bâtiments ou des règles similaires dans d’autres domaines. Cependant, la politique climatique ne détermine pas nos vies. Nous prenons des décisions de consommation clés, par exemple si nous voyageons, combien de fois nous voyageons et quels moyens de transport nous utilisons, si nous vivons dans une grande maison ou un petit appartement et comment nous chauffons nos logements, combien d’appareils électroniques nous avons et combien de fois nous les utilisons intensément ou combien de viande et de fruits exotiques nous mangeons. Ces décisions ont tendance à être prises sur la base de nos revenus et non sur des considérations climatiques.

Si nous voulons vraiment atteindre la neutralité climatique, nous devons changer notre comportement dans tous ces domaines de la vie. C’est simplement parce qu’il n’y a pas encore de technologies rentables adéquates pour nous permettre de maintenir notre niveau de vie d’une manière neutre en carbone. Cela signifie que les prix du carbone devront augmenter considérablement pour inciter les gens à changer leur comportement. Une autre option (ou peut-être complémentaire) consiste à resserrer considérablement la législation réglementaire. Je sais que « éco-dictature » est un vilain mot. Mais il se peut que nous devions nous demander si et dans quelle mesure nous serons disposés à accepter une sorte d’éco-dictature (sous la forme d’une loi de régulation) pour aller vers la neutralité climatique. Voici un exemple : que devons-nous faire si les propriétaires ne veulent pas transformer leurs maisons en immeubles à émission zéro, s’ils n’ont pas les moyens financiers de le faire, si cela n’est pas possible pour des raisons techniques ou si les investissements associés ne sont pas rentables ?

Perte de compétitivité ou restrictions au libre-échange

Si l’UE évolue beaucoup plus rapidement vers la neutralité climatique que le reste du monde, les prix du carbone dans l’UE augmenteront également plus rapidement. Cela réduira la compétitivité des entreprises à forte intensité énergétique dans l’UE. Sommes-nous prêts à payer ce prix ? Probablement pas : rappelez-vous qu’en principe personne ne doit être laissé pour compte. Allons-nous donc subventionner ces entreprises pour leur permettre d’utiliser une technologie coûteuse mais respectueuse du climat ? Cette option sera difficile à mettre en œuvre à long terme en raison de contraintes budgétaires. Une discussion honnête devra alors aborder le fait que chaque euro dépensé pour la protection du climat n’est plus disponible pour les dépenses d’éducation, de recherche, de santé publique, d’infrastructure numérique, de sécurité intérieure et extérieure, de réductions d’impôts ou de pensions plus élevées. La Commission européenne prévoit d’introduire un système d’ « ajustement carbone » aux frontières pour résoudre le problème de la concurrence. Pensons-nous vraiment que cela n’obligera pas les pays touchés à introduire des contre-mesures ? Sommes-nous vraiment prêts à abandonner les avantages du libre-échange au profit de la protection du climat ?

Une résistance politique massive à venir

Personne ne doit être laissé pour compte sur la voie de la neutralité climatique. Cette déclaration du Green Deal revient probablement à essayer une quadrature du cercle. Un revirement majeur de la politique climatique entraînera certainement des perdants tant chez les ménages que chez les entreprises. En outre, la prospérité et l’emploi risquent d’en souffrir considérablement. Si tel n’était pas le cas, la protection du climat serait une entreprise impossible à atteindre. Ces développements auront évidemment un impact sur le paysage politique, à la fois au niveau national et européen. Au niveau de l’UE, il y aura des conflits majeurs sur la distribution, qui peuvent contribuer à davantage creuser les divisions au sein du bloc. Sommes-nous prêts à faire face à cette polarisation ? Ou allons-nous ajuster nos ambitions en matière de politique climatique si nous constatons que des politiques climatiques (trop) ambitieuses ne sont pas acceptables pour une majorité ?

Commentaire de votre serviteur. Les visées hégémoniques du World Economic Forum (Klaus Schwab) ne pourront s’appliquer qu’à l’Europe, soumise depuis des décennies à une propagande « climatique » continue dont je dénonce la validité depuis près de dix ans sur ce blog. Cette propagande a instillé la peur du réchauffement du climat dans les esprits afin que les peuples soient plus facilement manipulés (ce qui rappelle étrangement ce qui se passe actuellement avec le SARS-CoV-2). Rappelons le mot de Christine Lagarde : « nous allons tous griller comme des toasts si nous ne faisons rien pour le climat ». Je n’imagine pas que des pays comme la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, les pétro-monarchies du Moyen-Orient ou encore les Etats-Unis accepteraient de telles mesures. Je ne mentionne même pas les pays africains. Il est grand temps que les peuples européens sortent de leur état d’hallucination collective et réalisent que ce « combat » pour sauver le climat est un leurre. Ce mégalomane dangereux à la tête du World Economic Forum croit apparemment que nous, minuscules êtres vivants sur la planète Terre, sommes capables de modifier le climat par nos ridicules émissions de CO2 qui ont été décrétées comme nuisibles pour le climat alors que des forces infiniment plus puissantes le modifient, à commencer par l’activité solaire. Le Green Deal européen va couvrir des territoires entiers de moulins à vent d’une totale inefficacité, les populations vont-elles rester silencieuses ? Klaus Schwab se prend-t-il pour un dieu ? Je pencherais plutôt sur le fait qu’il se prend plutôt pour un nouvel Hitler qui veut mettre sous sa coupe l’ensemble de l’Europe …

Lien : https://www.dbresearch.de/PROD/RPS_DE-PROD/PROD0000000000513730/Konzept_%23_19%3A_What_we_must_do_to_rebuild.PDF?undefined&realload=tN5CD2NHfUFIG7yIZtGxsdHlVst9GWxwoUTqJkoXVfOARTppeWIxS0JWzmQvzHaxVAtfV1qaMx4=

Les courants marins dans l’Atlantique Nord faiblissent, est-ce un mauvais signe ?

Le climat de l’Europe se trouve étroitement influencé par la présence de l’Océan Atlantique. Cette influence est due à la présence de courants marins puissants qui redistribuent vers la partie septentrionale de l’Océan Atlantique nord la chaleur accumulée dans la zone intertropicale. Il s’agit du fameux Gulf Stream. Les vents dits alizés de chaque côté de l’Equateur poussent littéralement l’eau océanique vers l’ouest et provoquent un phénomène de remontée des eaux profondes appelé upwelling. Le long des côtes ouest de l’Afrique, au niveau de l’archipel des Canaries et au large de la Namibie les alizés contribuent également à ce phénomène d’upwelling. En rapprochant une multitude de données il a pu être établi qu’il existe des oscillations du système complexe des courants marins parcourant l’Atlantique. L’importance de ces courants marins ne doit pas être minimisée. Par exemple le volume d’eau déplacé par le Gulf Stream au large de la Nouvelle-Angleterre est de 150 Svedrup (Sv), c’est-à-dire 150 millions de m3 par seconde, un Sv étant égal à 1 hectomètre-cube, soit 1 million de m3/seconde, je le précise pour ceux qui ne savent pas combien il y a de m2 dans un hectare … À titre de comparaison le débit de l’Amazone, le plus grand fleuve du monde, est à son embouchure de 200000 m3 (0,2 Svedrup), c’est-à-dire qu’à sa valeur maximale le Gulf Stream transporte 3750 fois plus d’eau que ce fleuve.

Une équipe internationale d’océanographie distribuée entre la Chine, les USA et l’Allemagne (cf. lien en fin de billet) a étudié pendant 20 ans l’évolution de la salinité, de la température, de l’oxygène dissous et de la densité à toutes les profondeurs des eaux de l’Atlantique Nord. L’étude a été focalisée sur une ligne reliant l’archipel des Canaries aux îles Bahamas et une ligne de l’Écosse à la Nouvelle-Angleterre en passant par le sud du Groenland. Dans la partie sud de l’Atlantique nord les études ont été rassemblées sous l’acronyme RAPID (Rapid Climate Change-Meridional Overturning Circulation and Heatflux Array-Western Boudary Time Series) alors que dans la partie nord elles ont été rassemblées sous l’acronyme GECCO2 (German Estimating the Circulation and Climate of the Ocean system 2).

La masse considérable de données a nécessité plusieurs années de travail. Parmi les nombreux renseignements obtenus l’un des plus spectaculaires est la tendance vers une lente diminution de l’intensité de l’AMOC, un autre acronyme pour Atlantic Meridional Overturning Circulation, en d’autres termes un ralentissement de la circulation globale des eaux marines de l’Atlantique Nord au cours de la période 2004-2014 :

Ce ralentissement n’est que de 5 Svedrup (en rouge les données RAPID et en noir les données GECCO2, R étant le coefficient de corrélation entre ces deux séries de données). Certes, il s’agit d’une quantité négligeable mais elle est néanmoins équivalente à 25 fois le débit de l’Amazone. Il n’y a pas lieu de s’affoler, cette étude n’est qu’un « instantané » de l’évolution des courants marins de l’Atlantique dont l’une des périodicités (d’évolution) est d’environ 60 ans, mais elle confirme la tendance déjà observée par des approches différentes comme par exemple l’étude des sédiments des fjords de Norvège ou des fonds marins de la Mer du Labrador et autour de l’Islande ou du Svalbard (objet d’un prochain billet) . L’Océan Atlantique Nord est une gigantesque machine thermique, un genre de pompe à chaleur qui redistribue la chaleur des eaux tropicales vers le nord de l’Europe et jusqu’à l’Islande. Un ralentissement de cette « machine » pourrait accélérer, voire amplifier, les effets de l’affaissement de l’activité magnétique du Soleil. Il devient de plus en plus urgent de se préoccuper du changement climatique mais pas dans le sens agité par les politiciens du monde entier.

Source et illustrations : Sci.Adv. 6, eabc7836(2020)

La propagande climatique en plein essor ? Depuis déjà longtemps …

En Colombie britannique, plus précisément à Vancouver et dans sa banlieue, un décret datant de 2013 oblige les distributeurs de carburants pour automobiles à apposer un signal sur la poignée que l’on introduit dans le tube de la voiture pour faire le plein d’essence qui précise que l’utilisation de l’essence contribue à changer le climat et par voie de conséquence à provoquer des sécheresses et des famines dans le monde.

Ce n’est pas un hasard si cet exemple de propagande a été noté par des journalistes dans la province de Colombie britannique puisque le mouvement Greenpeace est justement né dans cette province (lien sur ce blog). Il y a deux affirmations erronées sur cette poignée. 1. personne n’a jamais pu démontrer que le CO2 produit par l’utilisation de combustibles fossiles contribuait à « changer le climat ». Je reprendrai ici une comparaison utilisée dans ses exposés par le Professeur François Gervais : dans un stade de 100000 places il y a 40 personnes habillées de noir dispersées parmi tous les autres spectateurs aux tenues colorées. Croyez-vous que qui que ce soit va prêter attention à ces 40 personnes et croyez-vous qu’elles vont influer sur la réaction de toute cette foule ? Il faut être fou pour le croire …

L’autre erreur dont le but est de culpabiliser les automobilistes est d’affirmer que le changement du climat, sous-entendu vers un réchauffement provoqué par l’effet de serre du climat, va provoquer des sécheresses et des famines. C’est exactement le contraire qui se produirait si le climat se réchauffait globalement. Les pluies deviendraient plus abondantes en raison d’un accroissement de la pluviométrie. Les paléo-climatologues, qui sont des scientifiques sérieux, ont bien montré que lors de la dernière grande glaciation qui a concerné en particulier l’Europe le Sahara est devenu un désert en raison d’un déficit considérable de la pluviométrie alors que cette immense étendue de sable et de roches était ponctuée par des lacs et des rivières lorsque le climat était « plus chaud » il y a une cinquantaine de milliers d’années et que l’évaporation des océans était plus intense.

Donc sur ce poignée il y a deux fausses informations. L’automobiliste culpabilisé par cette propagande mensongère a-t-il conscience que sa voiture émet chaque année 0,00000000006 % de la totalité des émissions de CO2 et que la totalité des émissions de CO2 d’origine humaine ne représente que 3,6 % de la totalité de ces émissions en considérant celles qui sont d’origine naturelle, je ne suis pas l’auteur de ce chiffre c’est l’IPCC ( https://www.ipcc.ch/report/ar4/wg1/ ). A contrario si le climat venait à se refroidir alors la situation deviendrait préoccupante. Mais ce ne sera pas encore pour 2021, fêtez donc la fin de cette année dans la joie …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/06/24/greenpeace-un-ramassis-de-marginaux-devenu-la-plus-puissante-ong-du-monde/

Climat : Lettre ouverte au Professeur Etienne Klein

Au cours d’une de ses récentes conférences donnée dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris (lien), Etienne Klein, physicien et philosophe des sciences, a illustré l’un de ses propos en citant une expérience simple et contre-intuitive que je vais narrer ci-après. Prenez un morceau de marbre et un morceau de bois et demandez à un enfant (ou un adulte) lequel des morceaux, marbre ou bois, est le « plus chaud ». Invariablement on vous répondra que le morceau de bois est plus chaud. Pourtant ces deux corps sont à la même température, celle de la pièce où ils se trouvent. Prenez deux glaçons de même taille et disposez l’un d’eux sur le morceau de bois et l’autre sur le morceau de marbre. Que constate-t-on ? Le glaçon posé sur la plaque de marbre fond plus vite que celui posé sur la plaque de bois. Cette constatation contredit la perception de « chaleur » de chaque objet que l’on avait pourtant admise et qui aurait permis de dire que le glaçon posé sur le morceau de bois fondrait plus vite. Klein n’en dit pas plus sinon qu’il s’agit d’une différence entre les chaleurs massiques de ces deux corps, grandeurs directement liées à leur densité.

Au cours du même exposé Klein mentionne le réchauffement du climat provoqué par l’activité humaine, sous-entendu (mais il ne l’explicite pas) en raison de l’effet de serre du CO2 produit par la combustion du pétrole, du gaz et du charbon. Si Etienne Klein était vraiment en conformité avec l’enseignement de physique qu’il a suivi au cours de sa jeunesse plutôt que d’admettre comme un dogme que l’activité humaine perturbe le climat il eut été plus correct pour lui d’effectuer une analyse de la théorie de l’effet de serre compréhensible pour tout public. Comme je l’ai écrit dans un précédent billet sur ce blog avec un verre de lait froid et une tasse de café chaud posés sur ma table en sapin de Suède (oui ! ma vieille table provient de Suède, je l’ai achetée chez un brocanteur local d’origine danoise et le Danemark est près de la Suède) pour bien comprendre l’ineptie de la théorie de l’effet de serre il suffit de se munir d’un détecteur d’infra-rouges. On en trouve dans une bonne boutique d’électronique pour moins de 30 euros …

Je reprends donc l’ « expérience » de la tasse de café et du verre de lait avec un détecteur à infra-rouges pour bien détailler ce qui se passe physiquement. Lorsque j’ai posé quelques instants la tasse de café sur la table de bois, je la déplace et avec le détecteur à IR je constate que l’endroit où se trouvait cette tasse sur la table rayonne plus d’IR que le bois se trouvant autour de cet endroit. Pourquoi ? Parce que la table a reçu depuis la tasse un rayonnement infra-rouge qu’elle restitue à l’air ambiant puisque cet air ambiant est maintenant plus froid. La température du bois qui n’a pas été chauffé par la tasse de café n’est ni plus froid ni plus chaud que l’air ambiant. Pour la tasse de lait froid, l’exact inverse est constaté avec la même sonde à IR, la table a cédé par rayonnement infra-rouge de la chaleur à la tasse de lait froid et l’aire où était posée la tasse de lait rayonne moins d’IR que le bois qui l’entoure. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : il y a eu en effet transfert de chaleur via le rayonnement infra-rouge de la table vers la tasse de lait froid et transfert de chaleur de la tasse de café chaud vers la table plus froide. On ne parle plus de phlogistons (lien) comme au début du XIXe siècle alors que l’existence du rayonnement infra-rouge, rayonnement électro-magnétique constitué de photons, était inconnu. Le résultat est bien un refroidissement ou un échauffement de la table que l’on perçoit comme de la « chaleur » ou du « froid » en posant les doigts sur la table.

Cette simple démonstration, comme je l’ai déjà écrit dans un précédent billet, est une démonstration de la conséquence du deuxième principe de la thermodynamique qui stipule qu’il ne peut pas y avoir de transfert d’énergie thermique d’un corps froid vers un corps plus chaud, quel que soit le mécanisme physique de ce transfert. Et pourtant Etienne Klein soutient la théorie de l’effet de serre en totale contradiction avec ce principe fondamental de la physique. Avec mon détecteur à infra-rouges, si je vais dans la rue par une journée ensoleillée je constaterai invariablement que le sol est plus chaud que l’air ambiant en orientant ensuite horizontalement le détecteur, et si j’oriente ce détecteur vers le ciel alors je constaterai que l’air est encore plus froid que celui qui m’entoure et ceci est indépendant des conditions climatiques ou météorologiques du moment. Pour un physicien comme Etienne Klein réfuter le second principe de la thermodynamique me paraît inconcevable.

J’ajouterai une dernière remarque. Puisque « tous les scientifiques » s’accordent pour affirmer que le climat se réchauffe en raison de l’activité humaine la climatologie telle qu’elle est abordée par l’IPCC n’est plus une science mais une croyance, un dogme, qui « fait consensus » : il n’y a plus rien à discuter …

Cette attitude est contraire à l’esprit même de la science qui fait progresser les connaissances en remettant toujours en question ces dernières. Accepter les yeux fermés le consensus climatologique du réchauffement d’origine humaine est une négation de l’esprit même de la science mais, plus grave encore, de ses lois fondatrices comme celles de la thermodynamique. En affirmant que les plus hautes couches de l’atmosphère, plus froides que le couches inférieures, sont capables par rayonnement infra-rouge de réchauffer ces dernières est un négation flagrante du deuxième principe de la thermodynamique même si celui-ci a été formulé pour la première fois en 1824 par Carnot alors qu’on ne connaissait pas les photons ni l’existence des atomes. Si Etienne Klein lit ce billet qu’il me contacte … mais pour le dédouaner de cette erreur je pense qu’il confond climat, écologie, écosystèmes … une confusion, un amalgame, qu’ont avancé par leur idéologie les défenseurs de la nature qui ont fait de leur gagne-pain la crise climatique. Etienne Klein est un grand alpiniste de l’extrême et je comprends qu’il ait été séduit par cette idéologie perverse qui mélange des problématiques qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. Est-ce que les bactéries dont la biomasse est 1100 fois plus importante (vous avez bien lu) que celle de toute l’humanité ont une influence sur le climat puisqu’elles dégagent aussi du CO2 ? Faut-il pour autant toutes les éliminer ? Bonne question.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Phlogistique

https://en.wikipedia.org/wiki/Second_law_of_thermodynamics#Carnot’s_principle

Comment la « stratégie de la culpabilisation » entrave la résolution de problèmes sociétaux complexes.

Article de Judith Curry intitulé « The game of blame », littéralement le jeu du blâme, que l’ai traduit par « stratégie de la culpabilisation », mais il existe d’autres traductions, paru sur son blog le 7 décembre 2020

La culpabilisation à cause du changement climatique

Le changement climatique d’origine humaine est un problème émergent causé principalement par l’abondance et l’usage des combustibles fossiles pour fournir une énergie fiable et bon marché. Dans son livre The Moral Case for Fossil Fuels (liens en fin de billet), le théoricien de l’énergie Alex Epstein décrit les avantages que le développement du charbon, du pétrole et du gaz naturel ont eu sur l’humanité, notamment une santé améliorée, une durée de vie accrue et une expansion du bien-être matériel (lien). L’économiste Richard Tol a évalué l’avantage sur les individus du carbone, qui est la valeur des services énergétiques produits par les combustibles fossiles. Il constate que le bénéfice pour les personnes du carbone est bien supérieur au coût social du carbone qui cause des dommages par le changement climatique. Ces bénéfices sont liés aux avantages d’une énergie abondante et fiable.

Alors, qui est à blâmer pour les émissions de combustibles fossiles et le changement climatique d’origine humaine ? Les consommateurs et les industries qui exigent de l’énergie électrique, des transports et de l’acier, produits à partir de combustibles fossiles, ou les fournisseurs de services publics d’électricité et les fabricants de moteurs à combustion interne et à réaction utilisant des combustibles fossiles, ou les sociétés pétrolières / gazières et charbonnières qui produisent des combustibles fossiles, ou bien

les gouvernements qui ont le pouvoir de réglementer les émissions de combustibles fossiles ?

La responsabilité du changement climatique d’origine humaine est parfois imputée aux gouvernements nationaux. La décision « Urgenda » (lien) a ordonné au gouvernement néerlandais d’intensifier ses actions climatiques pour réduire les émissions. Dans le procès civil « Juliana », le gouvernement fédéral américain a été accusé d’avoir refusé de signer le protocole de Kyoto, refusé d’adopter une taxe sur le carbone et un projet de loi sur le commerce et de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat. Cependant, le plus souvent dans les litiges civils, la responsabilité est portée aux sociétés pétrolières / gazières et charbonnières qui produisent les carburants.

Le rôle de la science du climat dans le jeu de la responsabilité du carbone est intéressant. En tant que fondement de la responsabilité, un élément clé est le lien de causalité entre l’acteur et le préjudice. La responsabilité repose également sur la capacité de prévoir le préjudice, en termes de compréhension scientifique. Et enfin, la responsabilité a trait à la capacité de prévenir le préjudice. Les développements récents de la science d’attribution cherchent à identifier la culpabilité d’un individu ou d’un groupe de sociétés pétrolières / gazières et charbonnières en ce qui concerne l’élévation du niveau de la mer, l’acidification des océans et les événements météorologiques extrêmes.

Les Majors du carbone

Une nouvelle vague de contentieux privés sur le climat a été motivée par la publication de l’étude « Carbon Majors » de Richard Heede (lien). Les recherches de Heede montrent que près des deux tiers des émissions de carbone anthropiques provenaient de seulement 90 entreprises et industries gérées par les gouvernements. Parmi elles, les huit premières entreprises représentent 20 pour cent des émissions mondiales de carbone provenant des combustibles fossiles et de la production de ciment depuis la révolution industrielle. Quatre des huit entreprises appartiennent à des gouvernements nationaux, tandis que les quatre autres sont des multinationales.

Les recherches de Heede ont marqué un tournant dans le débat sur la répartition des responsabilités en matière de changement climatique. Bien que le travail de Heede ait aidé à identifier des accusés individuels ou des groupes de défenseurs liés au changement climatique, il n’a pas résolu la question de savoir si ces émetteurs sont responsables d’impacts et d’événements spécifiques liés au changement climatique.

Arriver à un résultat climatique dangereux comprend une chaîne causale basée sur l’augmentation du CO2 atmosphérique et de la température de surface moyenne mondiale. En retraçant les émissions des entreprises au fil du temps, Ekwurzel et al. (2017, lien) attribuent des fractions d’accumulation de CO2 dans l’atmosphère, d’augmentation de la température atmosphérique et d’élévation du niveau de la mer aux « Majors du carbone ». Ekwurzeil et coll. évoque dans les conclusions l’idée d’étendre cette logique d’attribution aux événements météorologiques extrêmes. Un article récent de Lickey et al. (2019, lien) tente d’attribuer l’acidification des océans aux Carbon Majors.

La science de l’attribution, ou causalité, n’est pas du tout simple. Il y a en effet deux questions spécifiques : si les modèles climatiques sont des sources valides de preuves juridiques pour l’attribution / la cause du changement climatique et aussi l’importance de déterminer la causalité partielle dans le contexte de la variabilité naturelle du climat.

Partage de la culpabilité

L’attribution des dommages liés aux conditions météorologiques, au changement climatique ou à l’élévation du niveau de la mer est compliquée par l’existence de causes multiples. En supposant qu’un certain pourcentage du dommage peut être attribué à juste titre aux émissions de combustibles fossiles, est-il sensé d’attribuer ce dommage au sens juridique aux producteurs de combustibles fossiles, par exemple les sociétés de charbon et de pétrole / gaz ?

David Victor ( https://deepdecarbon.ucsd.edu/people/victor.html ) est un leader d’opinion mondial sur la politique du changement climatique et la transformation des systèmes énergétiques qui est nécessaire pour un avenir sobre en carbone. Victor a rejeté le travail de Heede sur les « Carbon Majors » dans le cadre d’un « récit plus large pour essayer de créer des méchants », cherchant à faire la distinction entre les producteurs comme étant responsables du problème et tous les autres comme victimes. Victor a déclaré: « Franchement, nous sommes tous les utilisateurs et nous sommes donc tous coupables ». [lien]

Dans le même article, Richard Heede (auteur du rapport Carbon Majors) admet que la responsabilité est partagée. Il a déclaré: « En tant que consommateur, je suis responsable de ma propre voiture, etc … Mais nous vivons une illusion si nous pensons que nous faisons des choix, car l’infrastructure fait à peu près ces choix pour nous ». Heede fait valoir un point clé en disant que l’infrastructure fait à peu près les choix pour nous. La demande en combustibles fossiles est tirée par les infrastructures de services publics d’électricité et de transport. Les consommateurs individuels et les entreprises sont confrontés à un nombre limité d’autres options, à moins qu’ils ne renoncent à l’électricité du réseau et ne se prévalent pas des systèmes de transport fonctionnant aux combustibles fossiles. Les consommateurs individuels et les entreprises sont responsables de la demande de services publics d’électricité et de transport, mais sont sans doute indifférents à la source d’énergie électrique ou de transport, à condition qu’elle soit abondante, fiable, sûre et économique.

S’il n’y avait pas de demande en combustibles fossiles, alors il n’y aurait pas lieu de culpabiliser les « Carbon Majors ». Le fait qu’il existe une demande continue et croissante de combustibles fossiles indique que la question du blâme n’est pas simple. Le passage des combustibles fossiles aux combustibles plus propres n’est ni simple ni bon marché, en raison des infrastructures. Pour l’énergie électrique, cela comprend les infrastructures de production et de transport. Pour le transport, cela comprend les moteurs de véhicules et leur fabrication ainsi que les infrastructures de ravitaillement. David Victor déclare: « Créer un récit qui implique la culpabilité de l’entreprise par opposition à la résolution de problèmes ne résoudra rien ». Pour progresser, il faut mettre l’accent sur la résolution des problèmes, mais l’aspect exact de l’infrastructure dépend des technologies disponibles et prévisibles, de l’économie et des politiques publiques.

Analogie avec Covid-19

La pandémie de SRAS-CoV-2 fournit une étude de cas intéressante concernant le « blâme » ou culpabilisation. On considère généralement que l’origine du virus s’est produite à Wuhan, en Chine. Cependant, il est difficile de blâmer la propagation mondiale du virus sur Wuhan. Alors que les statistiques de Covid-19 en provenance de Chine sont incomplètes et ont été jugées non fiables, la Chine semble avoir fait un meilleur travail pour contenir la propagation interne du virus que de nombreux autres pays. Actuellement, le « blâme » se concentre sur les émetteurs qui ne respectent pas les exigences de confinement et de port de masque, ainsi que sur les politiciens qui ne respectent pas les mesures qu’ils imposent aux populations.

Avec l’avènement des vaccins anti SRAS-CoV-2, la discussion sur la pandémie est désormais dominée par le vaccin, l’origine de la maladie recevant peu d’attention. Le remède à la pandémie est technologique, sous forme de vaccins, pas un changement de comportement mondial (bien que le changement de comportement ait fonctionné dans certaines régions et pays plus petits). Dans de nombreux pays, les modifications comportementales visant à limiter la transmission qui étaient associées à des confinements obligatoires n’ont tout simplement pas fonctionné, pour des raisons d’impossibilité économique, de problèmes de bien-être psychologique associés à l’isolement et de non-viabilité politique générale.

Conclusion

Dans le contexte du débat sur le climat, la leçon du Covid-19 est la suivante. Une solution technologique (analogue au développement du vaccin) en termes de meilleure production et transmission d’électricité réduirait rapidement le « jeu du blâme » climatique en résolvant les problèmes environnementaux causés par la combustion de combustibles fossiles. Souffrir d’une alimentation électrique insuffisante ou d’une alimentation électrique trop chère ou peu fiable (analogue aux solutions coercitives anti-Covid) est économiquement dommageable et politiquement non viable.

Encore une fois, la solution est la résolution de problèmes par des nouvelles technologies, pas par le blâme. Si l’isolement et l’austérité peuvent être invoqués pendant de courtes périodes, ce ne sont pas des solutions. Le jeu de blâme Covid-19 n’a pas empêché de trouver une solution (c’est-à-dire un vaccin). Cependant, la hâte de blâmer les entreprises de combustibles fossiles et de les punir empêche une transition sensée loin des pires impacts des combustibles fossiles sur l’environnement.

Une transition sensée implique l’utilisation continue de gaz naturel relativement propre et facilement distribuable, évite les investissements massifs dans les infrastructures de l’énergie éolienne qui présentent des avantages nets douteux sur le cycle de vie des éoliennes et le développement d’une infrastructure énergétique améliorée pour le XXIe siècle, abondante, sûre, fiable, économique et propre. Comment établir la priorité parmi ces derniers et dans quelle mesure l’une ou l’autre de ces technologies doit-elle l’emporter sur les autres ? Définissons-nous « propre » uniquement en termes d’émissions, ou incluons-nous également l’exploitation minière, l’exploration, l’utilisation des terres, les problèmes liés au cycle de vie, etc …?

J’attends toujours un argument moral qui justifie, au nom de la « crise climatique », d’empêcher le développement du réseau électrique dans les régions les plus pauvres d’Afrique qui puisse soutenir le développement d’une économie avancée. Je soupçonne d’attendre longtemps une telle justification, car il n’y en a pas. Jouer le « jeu du blâme » du carbone est une excuse pour punir certaines entreprises sans réellement résoudre les problèmes de société. L’effet net est la souffrance continue dans les pays en développement, l’incapacité à faire beaucoup de progrès dans la réduction des émissions et certainement l’incapacité à « améliorer » le climat de quelque manière que ce soit.

https://www.moralcaseforfossilfuels.com

https://en.wikipedia.org/wiki/Juliana_v._United_States

https://climateaccountability.org/carbonmajors.html

https://link.springer.com/article/10.1007/s10584-017-1978-0

https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/ab5abc/meta

https://www.sciencemag.org/news/2016/08/just-90-companies-are-blame-most-climate-change-carbon-accountant-says

Pourquoi je suis devenu climato-sceptique … parce que j’ai raisonné comme un enfant de huit ans !

Par déformation professionnelle puisque j’ai consacré ma carrière à la recherche scientifique en biologie j’ai toujours douté des résultats de mes propres travaux parfois tellement sophistiqués qu’il était pratiquement impossible de les reproduire. Et pour que mes lecteurs comprennent vraiment ce que cela signifie, quand on a réussi à publier ses propres travaux dans une grande revue scientifique à comité de lecture (et je peux vous affirmer que ces « re-lecteurs » anonymes ne sont pas tendres) alors on n’a qu’une seule mais immense appréhension : être contredit par une autre équipe de scientifiques à l’autre bout du monde. Pour parer à cette éventualité destructrice on se met spontanément en position de douter de ses propres travaux et on tente d’atteindre la perfection qui ne peut malheureusement jamais être atteinte à moins d’attendre une nouvelle vie avec de nouvelles techniques d’investigation.

Comment donc un chimiste de formation ayant bifurqué au hasard des cours délivrés à l’université vers la biologie, plus précisément l’enzymologie, peut-il oser s’intéresser au climat, la science, par excellence, du chaos. En effet, si on voulait mettre en équations l’évolution du climat jour après jour, année après année, siècle après siècle, aucune mathématicien n’y arriverait et le plus puissant ordinateur au monde n’y arriverait pas non plus. Le nombre de variables physiques interagissant les unes avec les autres et ayant une influence sur le climat et son évolution est tel qu’il est impossible de tenter la moindre prédiction. Tous les modèles prédictifs de l’IPCC et de l’OMS sont faux.

Je reviens à ma spécialité de recherche passée pour illustrer mon propos. J’avais entrepris avec quelques collègues d’écrire des équations très simplifiées décrivant ce que l’on appelle la glycolyse, le processus d’oxydation du glucose pour arriver finalement à l’acétate qui va ensuite être pris en charge par la cellule vivante pour d’autres voies métaboliques. Tous les enzymes impliqués dans ce processus sont soumis à des signaux régulateurs et il y a tellement de paramètres à prendre en considération qu’il est impossible de simuler cette toute petite chaine métabolique pourtant la plus fondamentale pour la cellule vivante. Pour le climat il en est de même, tenter une simulation est voué à l’échec.

En tant qu’ancien scientifique devenu écrivain sur mon blog, quand j’ai donc commencé à m’intéresser au climat et à tout ce que l’on racontait à ce sujet, j’ai très rapidement compris que tous les discours ne faisaient jamais mention d’observations simples que n’importe quel enfant de huit ans, l’âge de mon plus jeune petit-fils, peut constater par lui-même. Quand je pose mon verre de lait sorti du réfrigérateur le matin pour le boire avec mon café bien chaud, je pose la tasse de café sur ma table en bois ainsi que le verre de lait. Je constate, et n’importe quel enfant de 8 ans peut le constater aussi, que le verre de lait froid « refroidit » la table et que la tasse de café chaud « réchauffe » la table. Faisons une « expérience de pensée » comme le fit Galilée pour concevoir uniquement par la pensée que tous les corps tombent à la même vitesse dans le vide bien que je n’oserais pas me prendre pour Galilée qui fut l’un des plus grands savants de tous les temps. Un enfant de 8 ans comme mon petit-fils pourrait me dire par exemple que la table a cédé de la chaleur au verre de lait, la chaleur que cette table possédait en elle avant que je pose sur elle le verre de lait froid, et que par conséquent elle s’est refroidie. C’est la bonne réponse, elle est parfaitement exacte.

Pour la tasse de café mon petit-fils me dira qu’elle a cédé de la chaleur à la table puisque la table se trouve à la température ambiante et donc plus froide que la tasse de café. Cette fois-ci le processus est donc inverse de celui du verre de lait froid, et mon petit-fils a encore raison. Si on n’est pas assez curieux ou si on refuse de pousser le raisonnement plus loin alors on conclura que le corps chaud réchauffe le corps froid et que le corps froid refroidit le corps chaud. Point final, c’est logique, une logique que comprendra mon petit-fils si je lui demande de réfléchir un peu. Mes chers lecteurs septuagénaires comme votre serviteur, faites l’expérience avec vos petits-enfants vous serez étonné par leur logique.

Maintenant pour un esprit un peu plus curieux poursuivant l’expérience de pensée, celle qui m’a justement conduit à devenir climato-sceptique, si la table a cédé de la chaleur, par contact (transfert de chaleur massique) ou par rayonnement infra-rouge peu importe, au verre de lait, pourquoi cette même table, bien qu’ayant été réchauffée par la tasse de café, n’a-t-elle pas pu céder aussi de la chaleur à la tasse de café chaud puisqu’elle l’a fait pour le verre de lait froid ? Je répondrai modestement à mon petit-fils que « c’est interdit par la loi ». Combien d’adultes se sont lassés lorsqu’ils étaient assaillis de « pourquoi » par leurs enfants ! Avec le verre de lait froid et la tasse de café chaud mon petit-fils a compris intuitivement que la chaleur passe toujours du corps chaud vers le corps froid et non l’inverse, ce qui est décrit par le deuxième principe de la thermodynamique.

Alors comme je suis observateur et que j’habite dans une ville qui s’étale entre le bord de mer et des montagnes à plus de 600 mètres d’altitude j’ai toujours remarqué qu’il fait toujours plus froid à 600 mètres qu’au niveau de la mer. Même mon petit-fils le constaterait mais il ne trouverait aucune explication. C’est précisément sur ce point que toute la théorie de l’effet de serre de n’importe quel gaz que contient l’atmosphère s’effondre. Comment les lois de la physique peuvent-elles expliquer que l’air à 600 mètres d’altitude, à une température, été comme hiver, soit d’environ 6 degrés plus froide qu’au niveau de la mer et puisse d’une manière ou d’une autre être capable de réchauffer l’air se trouvant au niveau de la mer qui est précisément plus chaude ?

Revenons à la table, à la tasse de café chaud et au verre de lait froid ! Les systèmes table + tasse de café chaud ou verre de lait + table ne sont pas des systèmes réversibles. C’est ce qu’a pour la première fois formulé le physicien français Sadi Carnot en 1824. La tasse de café a cédé de la chaleur acquise par la résistance électrique dans ma machine à café et cette chaleur a été cédée irréversiblement à la table. Dans le cas du verre de lait froid et de la table « refroidie » par ce dernier il a fallu l’intervention du compresseur du réfrigérateur pour « enlever » de la chaleur au lait et le rendre plus froid que la table sur laquelle il était posé. C’est exactement la définition du deuxième principe de la thermodynamique mentionné ci-dessus et découvert intuitivement par mon petit-fils que les joyeux fonctionnaires de l’IPCC, à Genève, entre deux verres de Chasselas du Valais, ont foulé aux pieds : les hautes couches de l’atmosphère ne peuvent pas réchauffer les basses couches de cette même atmosphère. Qu’ils continuent à boire du vin du Valais, grassement rétribués par les contribuables de la planète entière, ils ne pourront jamais modifier les lois fondamentales de la thermodynamique comme ils ont tenté de le faire en imaginant une sorte de mouvement perpétuel qu’ils ont appelé pompeusement « forcing rétro-radiatif » pour bien embrouiller les esprits déjà passablement dérangés des politiciens. C’est ainsi que je suis devenu climato-sceptique et que je n’ai jamais cessé d’émettre de sérieux doutes sur l’échafaudage fallacieux de la théorie de l’effet de serre et par voie de conséquence du réchauffement du climat d’origine humaine.

Cette théorie anti-scientifique de l’effet de serre repose enfin sur une lacune grossièrement mise sous le tapis par ces mêmes experts de l’IPCC : le gradient adiabatique auquel est soumis l’atmosphère en raison de la gravitation (lapse rate en anglais). Pour que mon petit-fils comprenne ce que signifie physiquement ce « lapse rate » il faudrait qu’il puisse gonfler les pneus de son vélo avec une pompe ancien modèle, un tube d’aluminium dans lequel on fait plonger un piston qui propulse l’air dans la chambre à air du pneu. En gonflant le pneu de son vélo mon petit-fils me demandera tout de suite pourquoi le tube de la pompe chauffe. Sans le savoir il aura redécouvert la loi de Mariotte ! L’équation décrivant la loi de Mariotte est la suivante : PV = RT, où P est la pression du gaz, dans le cas présent l’air, V le volume considéré, T la température de l’air et R une constante dite constante des gaz. Elle peut s’écrire aussi : PV/P’V’ = T/T’ .

En appuyant sur le piston de sa pompe à vélo mon petit-fils réduit le volume d’air V initialement à la température T et à la pression atmosphérique P en augmentant la pression à la valeur P’ et à un volume réduit V’. Inévitablement la température augmente et devient égale à T’. Magique dirait mon petit-fils. Pas tant que ça car l’effort musculaire appliqué au piston de la pompe s’est transformé en chaleur. Dans le cas de l’atmosphère c’est la gravitation terrestre s’appliquant sur la colonne d’air qui créé le gradient de pression et de densité et ce gradient est ressenti en constatant que l’air à 600 mètres d’altitude se trouve à une température de près de 6 degrés plus basse qu’au niveau de la mer. Les fameux experts de l’IPCC ont soigneusement dissimulé cette évidence sinon ils n’auraient jamais pu échafauder leur hypothèse de l’effet de serre … Un enfant de huit ans peut le comprendre !

Du saumon à l’oseille aux pneus des voitures

Ce qui fit la renommée du restaurant créé par Jean-Baptiste Troisgros à Roanne en France dans les années 1930 était le fameux saumon à l’oseille. Il s’agissait de saumons pêchés dans la Loire qui remontaient le fleuve pour aller frayer dans les montagnes du Massif central. Aujourd’hui il n’y a plus de saumons, le restaurant « Trois-Gros » ne se trouve plus à Roanne mais dans la paisible bourgade d’Ouches et le saumon à l’oseille a perdu de sa saveur d’antan. Et pourquoi n’y a-t-il plus de saumons qui remontent la Loire ? À cause du réchauffement climatique, ma bonne dame !

Mêmes causes, mêmes effets sur la côte ouest des Etats-Unis : le saumon se raréfie et meurt au fil des rivières avant d’avoir pu frayer pour se reproduire. Le réchauffement du climat est une vraie sauce à l’oseille pour les petits malins qui savent siphonner les généreuses subventions allouées pour la bonne cause par les gouvernements, alors tous les prétextes sont judicieusement exploités pour entretenir la peur du réchauffement auprès des populations qui ne protestent même plus en constatant que leurs impôts et leurs taxes ne cessent d’augmenter alors que de leur vivant leurs efforts individuels ne résulteront au final qu’à une diminution d’une fraction de milliardième de degré du réchauffement apocalyptique qui leur est présenté.

Dans les trois Etats de la côte ouest des Etats-Unis ravagés de l’intérieur par les écolo-gauchistes bon-chic-bon-genre le cas du saumon a été monté en épingle pour accuser encore et encore le réchauffement climatique. Tout se serait très bien passé sans la curiosité d’une escouade pluridisciplinaire pilotée par le Docteur Edward Kolodziej de l’Université de Washington à Seattle. Ce qui a surpris cette équipe était le taux de mortalité élevé des saumons coho (Oncorhynchus kisutch) lorsque les rivières étaient soudainement gonflées par un orage. Comme les chimistes disposent d’outils d’analyse très sophistiqués et très sensibles il a été facile d’analyser tous les polluants pouvant se trouver dans les rivières puis de tester lequel ou lesquels de ces polluants lessivés par les orages et les averses provoquaient la mort des saumons.

La réponse est incontestable : ce n’est pas le réchauffement du climat qui tue les saumons avant de les cuire à point quand ils arrivent dans les lieux de frai comme les vagues de chaleur estivales tuent les vieux en Europe, pays qui ne connaissent que parcimonieusement les conditionneurs d’air, non, pas du tout ! Il s’agit d’un additif de la gomme des pneumatiques améliorant la résistance de cette dernière. Il est honnêtement impossible de douter de la bonne foi des fabricants de pneus qui ont certainement (on peut rêver) étudié la toxicité de la para-phénylènediamine (PPD) ajoutée pour prolonger la vie des pneus puisque ce produit se retrouve fatalement sur la chaussée des rues et des routes lors de l’usure des pneus. En réalité la situation est plus complexe. Ce produit se transforme en présence d’ozone, ce vilain gaz produit par la pollution automobile urbaine, en 6PPD-quinone et c’est ce polluant qu’on retrouve dans les rivières. Il suffit d’environ 1 microgramme par litre de cette 6PPD-quinone pour tuer la moitié des saumons (LC50) :

Si ce n’est ton climat c’est donc ta voiture et tes camions se diront les écolo-gauchistes, toujours prêts à une nouvelle pirouette. Conclusion : puisque les saumons ne disparaissent pas à cause du réchauffement du climat mais à cause des véhicules automobiles alors il faut tous les supprimer. Ne vous faites aucun souci, chers lecteurs, vos enfants et petits-enfants connaîtront le monde merveilleux de la traction animale et de la marine commerciale à voile pourtant tombées aujourd’hui dans l’oubli …

Source et illustration : DOI : 10.1126/science.abd6951