Climat et environnement : George HW Bush

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À peine avait-il mis un terme à la punition infligée à Saddam Hussein pour avoir envahi le Koweït (première guerre du Golfe (août 1990-février 1991, on se souvient des images de puits de pétrole du petit émirat en feu) le Président américain Georges H. W. Bush, plein de bonnes intentions pour redorer son image, prit l’initiative de défendre l’environnement et le climat le samedi 13 juin 1992 en recevant le Commandant Cousteau lors de la signature du traité sur le réchauffement global. Depuis lors la propagande mondiale a fait du chemin jusqu’à émouvoir les « gilets jaunes » français qui ont parfois de la peine à boucler leurs fins de mois en raison des taxes sur les carburants supposées aider à juguler ce réchauffement que telle soeur Anne du sommet de sa tour nous attendons toujours.

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Source : Detroit Free Press via Newspapers.com

La tourbe c’est mauvais pour le climat mais bon pour le whisky, que choisir ?

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Il y a maintenant 20 ans j’eus l’occasion de rencontrer un Anglais dans un petit restaurant au bord de la baie de Port-Vila au Vanuatu, un petit coin de gastronomie française concoctée avec les produits locaux, un plaisir sublime. Contrairement à la majorité des expatriés vivant dans ce petit pays par ailleurs un paradis fiscal, cet Anglais m’expliqua quelles étaient ses « affaires ». Il était en réalité Écossais et il dirigeait son entreprise d’export tranquillement depuis le Vanuatu. Amateur de bons whiskys « pure malt » comme moi-même il m’expliqua qu’en Ecosse les tourbières utilisées pour griller le malt avaient été épuisées. Parlant couramment le russe il avait donc organisé en Russie l’exportation de tourbe vers l’Ecosse par pleins containers. Il avait eu la bonne idée au bon moment et il contrôlait maintenant ce marché de niche très lucratif car qui dit mauvaise tourbe dit mauvais whisky. Plutôt que de vivre dans le frimas d’une ville russe ou à Aberdeen, l’épicentre du whisky écossais des Highlands, il avait choisi de vivre à Port-Vila ce qui lui évitait de payer des taxes sur les coquets bénéfices de son entreprise.

Aujourd’hui l’Irlande connue pour son fameux whisky Jameson au goût très particulier provenant de la qualité de la tourbe se bat pour échapper aux « taxes climat » que veut lui imposer la Commission européenne au sujet de la tourbe. La société irlandaise semi-étatique Bord na Mona, exploitante de plus de 60 tourbières, a décidé d’en fermer 17 pour échapper à une amende de 600 millions d’euros pour non-respect des quotas d’émission de carbone. Elle s’est engagée à fermer toutes les autres tourbières d’ici 2025. Cette décision entre aussi dans le cadre du projet de faire de l’Irlande le leader mondial de la protection de la nature en investissant d’ici 2025 vingt-deux milliards d’euros pour réduire les émissions de carbone. Les ONGs de protection de la nature et du climat accusent néanmoins le gouvernement irlandais d’avoir trop trainé les pieds trop longtemps avant de se décider à arrêter l’exploitation des tourbières avançant l’argument sorti de leur chapeau que de toutes les façons même abandonnées à elles-mêmes les tourbières continuent à émettre des gaz à effet de serre à moins de les réhabiliter en pâturages ce qui est impossible car il n’y a pas assez de terre arable pour les recouvrir …

La tourbe est l’un des combustibles les plus polluants pour produire de l’électricité. La petite centrale électrique d’Eddendery (comté d’Offaly) qui appartient à la société Bord na Mona s’est déjà reconvertie à des déchets de biomasse. Il n’empêche que la tâche est lourde car l’Irlande est le troisième plus gros émetteur de carbone d’Europe après l’Allemagne et la Pologne avec 23 tonnes par habitant et par an. Transformer les tourbières en pâturages serait encore pire pour le climat puisque, selon l’ONG « Les amis de l’Environnement Irlandais », élever des bovins serait beaucoup plus catastrophique pour le climat. On en reste là en espérant qu’un peu de tourbe sera toujours autorisée pour griller le malt utilisé pour produire de la Guinness et ce fameux whisky au goût si particulier.

Source partielle : The Guardian, illustration tourbière d’Achill Island

Les petits pays insulaires envisagent de poursuivre en justice les émetteurs de carbone !

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Si on exclut les riches expatriés et les fonctionnaires anglais, australiens et français le Vanuatu, ancien condominium franco-anglais des Nouvelles-Hébrides, est classé parmi les pays les plus pauvres du monde. À Port-Vila, la capitale, il y a un parlement, le palais du Président de la République et des ministères disséminés dans la ville. Autour de celle-ci, encore une fois en excluant les quartiers résidentiels de luxe peuplés d’expatriés, il y a dissimulés dans la forêt des quartiers peuplés de « Ni-vans » venus de toutes les îles de l’archipel, attirés par les opportunités d’emploi dans les restaurants, les hôtels ou simplement comme domestiques chez un riche expatrié installé dans ce pays car c’est un des paradis fiscaux les plus opaques du monde. Quand il y a un cyclone ces accumulations de cases construites avec toutes sortes de matériaux récupérés ici ou là sont alors exposées au regard et on se demande comment toutes ces familles peuvent vivre ainsi. Surtout à Port-Vila et après un cyclone ce contraste entre les riches et les pauvres est presque insupportable.

L’archipel se trouve exactement dans la trajectoire des cyclones souvent dévastateurs sans oublier les tremblements de terre, les tsunamis et les volcans dont certains sont particulièrement dangereux. Bref, compte tenu de cette pauvreté de la population indigène, le gouvernement du Vanuatu, pays vivant de revenus inavouables et de confortables subventions de la Grande-Bretagne, de la France, les anciens pays colonisateurs, et aussi de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Chine et des USA, a toujours besoin d’argent et il vient d’émettre l’hypothèse d’un dépôt de plainte à l’encontre des grandes compagnies pétrolières et des plus importants pays émetteurs de carbone car l’archipel est menacé par le réchauffement climatique d’origine humaine. Rien que ça !

Le Ministre des Affaires étrangères du Vanuatu, un certain Ralph Regenvanu, a déclaré qu’il allait mettre sa menace à exécution. Le souci est que son voisin, l’Australie, l’un des pays les plus émetteurs de carbone par habitant et très important exportateurs de charbon, a immédiatement déclaré qu’il refuserait de payer un quelconque dollar (australien) s’il comptait parmi les pays poursuivis. Greenpeace qui est partie prenante dans ce genre de combat contre les producteurs de pétrole, de gaz et de charbon a immédiatement assuré de son soutien le gouvernement du Vanuatu, selon Jennifer Morgan, Directrice exécutive de Greenpeace International. Attendons d’assister au déroulement de cette future « class-action » car le Vanuatu cherche déjà d’autres petits pays qui « risquent » leur survie en raison du réchauffement du climat qui, pourtant, ne cesse de jouer au chat et à la souris depuis près de 20 ans …

Source et illustration : The Guardian. Selon toute vraisemblance il s’agit de la plage de Mélé avec en arrière plan les faubourgs ouest de Port-Vila lors du cyclone dévastateur Pam (2015, catégorie 5) mais que mes lecteurs se rassurent car lors d’un cyclone de catégorie 5 personne ne sort à découvert et la photo a été probablement prise alors que la dépression était déjà partie vers le sud. J’écris ceci car j’ai vécu trois cyclones dans ce pays dont deux de catégorie 5 …

Note. Le Vanuatu compte 275000 habitants autochtones d’origine mélanésienne répartis dans 82 îles et îlots volcaniques, dont 65 d’entre eux sont inhabités, disséminés sur un axe nord-sud de 1285 km entre les Îles Fiji et la Nouvelle-Calédonie. Il y a 22 volcans pour la plupart actifs dont 4 sous-marins dans l’archipel du Vanuatu. Pour l’anecdote il existe dans ce pays environ 150 dialectes différents hors le bislama, langue vernaculaire, l’anglais et le français, les trois langues officielles. Une partie de la population indigène vit encore isolée dans la forêt bien qu’alphabétisée. Les cultes catholiques et anglicans, réminiscences de l’occupation franco-anglaise, sont menacés par le prosélytisme évangéliste très actif. Enfin, mises à part les villes de Port-Vila et Luganville dans l’île de Santo, peu d’autres agglomérations disposent de l’électricité. L’action du gouvernement du Vanuatu est de profiter d’une opportunité « climatique » pour donner un peu d’oxygène aux finances du pays.

Retour sur le blanchissement des coraux : une affaire de génétique.

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Déjà en septembre 2013 je relatais dans ce blog que le blanchissement des coraux était provoqué par une attaque virale, un fait scientifique démontré par des biologistes de l’Université de l’Oregon à Corvallis. Pourtant cette évidence fut entièrement ignorée par la communauté dite « réchauffiste » qui mit cette information « sous le tapis » et la propagande enfla, accusant l’acidification des océans en raison de la teneur atmosphérique croissante en gaz carbonique qui combinée au réchauffement allait fatalement conduire à la disparition de ces coraux (voir note en fin de billet). Il n’en est rien car les coraux ont subi des changements de climat extrêmes par le passé. Ces étranges « animaux » sont constitués de colonies de cnidaires, des polypes de la famille des anémones de mer dont certains vivent en symbiose intra-cellulaire avec des dinoflagellés photosynthétiques. Il s’agit alors d’une symbiose gagnant-gagnant comme disent les économistes quand ils parlent d’échanges commerciaux car les cnidaires et ces dinoflagellés échangent des métabolites au cours d’une vie harmonieuse, les cnidaires à proprement parler se nourrissant en filtrant l’eau de mer un peu comme les huitres.

Pour terminer ce raccourci les coraux sont apparus au début du cénozoïque, il y a environ 70 millions d’années, ils ont donc subi de nombreux changements climatiques et ont toujours survécu.

Les scientifiques en étaient restés là de l’organisation de ces drôles d’animaux dont il existe plus de 2400 espèces or il se trouve qu’ils possèdent un autre mécanisme d’adaptation non darwinienne car l’adaptation darwinienne est trop courte pour s’adapter rapidement à un changement brutal de conditions environnementales. Alors que se passe-t-il au juste chez le corail – un cnidaire + un dinoflagellé – quand les conditions extérieures changent légèrement comme par exemple une infime augmentation de l’acidité (diminution presque imperceptible du pH) ou une tout aussi discrète augmentation de la température de l’eau ? Cet équilibre polype-dinoflagellé est perturbé et le dinoflagellé photosynthétique donnant au corail ses couleurs caractéristiques selon les pigments utilisés pour capter la lumière solaire devient moins fonctionnel. Le cnidaire va donc attendre de se trouver colonisé par d’autres dinoflagellés un peu au hasard selon les courants marins. Mais c’est un processus d’adaptation encore trop court pour le corail.

Il lui reste, comme vous et moi au cours de notre évolution depuis que Homo sapiens a migré dans le monde entier en partant d’Afrique il y a environ 100000 ans nous sommes tous différents en terme de phénotype, couleur des yeux ou de la peau, aspect de la chevelure, etc … le mécanisme appelé épigénétique consistant à « méthyler » l’ADN des chromosomes pour en modifier l’expression ou altérer l’activité de la protéine résultant d’un ou des gènes impliqués dans ces modifications phénotypiques. Il s’agit d’un mécanisme d’adaptation très rapide qui existe aussi chez les coraux. Cette nouvelle donne scientifique concernant les coraux pourrait expliquer pourquoi ceux de la Grande Barrière de corail australienne ont aussi rapidement pu s’adapter à de nouvelles conditions de vie, du moins ceux qui ont vécu un léger blanchissement qui n’avait pas pour origine une attaque virale. Finalement la nature fait bien les choses d’autant plus que les cnidaires possèdent aussi la faculté de s’adapter à des concentrations plus élevées en CO2 dissous, facteur favorisant une croissance plus rapide de leur squelette de calcite.

Note. Conformément à la loi de Henry relative à la dissolution des gaz dans l’eau le réchauffement qui concerne la Terre depuis la fin des années 1920 a provoqué un dégazage des océans ayant pour résultat une contribution à l’augmentation de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère. Quand les activistes « réchauffistes » mentionnent une acidification des océans alors que ceux-ci, selon leur théorie, se réchauffent nécessairement en raison du réchauffement du climat, il s’agit d’un non-sens physique contraire à la loi de Henry : le réchauffement des océans conduit à une alcalinisation des eaux marines et non l’inverse.

Source : adapté d’un article paru sur le site Wattsupwiththat, illustration Wikipedia et aussi sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/13/rechauffement-climatique-non-un-virus/

Retour sur le dernier rapport spécial de l’IPCC dit « 1,5 °C »

Conséquence du dernier rapport de l’IPCC les Nations-Unies ont exhorté les gouvernements et les sociétés industrielles à investir des milliers de milliards de dollars dans des technologies « bas carbone » pour limiter le réchauffement global futur tel qu’il a été modélisé dans ce rapport. Dans ce « rapport spécial » l’IPCC préconise une taxe carbone sur les carburants issus du pétrole mise en place dès 2030 et payée par les consommateurs de – restez assis ! – 50 dollars par litre. Si vous ne croyez pas qu’une telle taxe sera mise en place vous avez probablement raison. D’ailleurs l’accord sur le climat de Paris-2015 ne comprend aucunes dispositions coercitives, à chaque pays de décider de quelles mesures il devra prendre, ouf ! Mais les gouvernements des pays de l’OCDE au moins, tous à court d’argent, ont désormais un boulevard semé d’alibis ouvert devant eux pour taxer encore plus les consommateurs soi-disant pour limiter le réchauffement modélisé par l’IPCC.

Tous ces pays, ne mentionnons même pas l’Inde, la Chine, l’Indonésie et bien d’autres pays émergeants ni l’ensemble des pays d’Afrique sub-saharienne, doivent annuellement, toujours selon ce rapport qui n’a pas vraiment été commenté en détail par les grands médias, investir entre 1300 et 3800 milliards de dollars chaque année jusqu’en 2050 pour avoir une petite chance de voir le réchauffement global du climat limité à 1,5 °C à cette date. L’objectif de l’IPCC est, en effet d’atteindre « zéro carbone » à cette date.

Devant un tel délire le Professeur d’économie Richard Tol de l’Université du Sussex en Grande-Bretagne a déclaré que aussi bien l’objectif des 1,5 degrés et cette projection du volume d’investissements à consacrer à un « décarbonation » de l’ensemble des économies des pays de l’OCDE sont hors de portée. Toujours selon cet économiste cette préconisation relevant de la science-fiction de l’IPCC signifie que dès à présent ces pays de l’OCDE doivent mettre en chantier au moins une centrale nucléaire chaque jour pour atteindre cet objectif. D’ailleurs l’IPCC a clairement précisé que sans énergie nucléaire cet objectif « 2050-sans carbone » ne pourrait pas être atteint.

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Le Professeur Tol indique très justement que des postes de dépenses gouvernementales tels que les armées ou encore la protection sociale devront être lourdement amputés. De plus l’alternative de reforestation globale préconisée par l’IPCC comme complément pour atteindre ce but aura fatalement pour effet de réduire les surface cultivables alors que les bio-carburants ont déjà provoqué un renchérissement des denrées alimentaires. Selon les modèles exposés par le Professeur Tol entre 0,5 et 8 millions de km2 de pâturages devront être sacrifiés pour planter des arbres et jusqu’à 5 millions de km2 de terres arables devront être consacrés à la production de bio-carburants. Pour Judith Curry (blog Climate Etc. – judithcurry.com) il s’agit de modélisation sans aucune base réaliste et comme l’a aussi exposé le Cato Institute de son côté les modèles de l’IPCC surestiment par un facteur d’au moins 2 le réchauffement à venir.

Sources : Daily Caller, Cato Institute, Judith Curry, illustration Reuters

Le refroidissement à venir : Précisions climatiques précises à l’usage des décideurs politiques.

Le refroidissement à venir : Précisions climatiques précises à l’usage des décideurs politiques.

Il s’agit de la traduction presque complète et aussi fidèle que possible d’un article du Docteur Norman J. Page, géologue, paru en 2017 ( doi : 10.1177/0958305X16686488 ) qu’il m’a aimablement communiqué. En caractère italiques et entre parenthèses quelques brefs commentaires de mon cru. Il s’agit d’un article de synthèse qui reprend et agrège divers travaux publiés par des spécialistes de géophysique dans des revues internationales à comités de lecture. La plupart des articles cités n’ont jamais été pris en considération par l’IPCC. Je conseille à mes lecteurs fidèles de relire le billet de ce blog dont voici le lien et qui mentionne les travaux de Svensmark, un autre spécialiste de géophysique banni par l’IPCC : https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/02/03/crise-climatique-le-role-preponderant-mais-indirect-de-lactivite-magnetique-solaire-sur-le-climat-terrestre-est-incontestable/ . Mes lecteurs peuvent aussi relire le billet relatif aux prédictions déduites du passé du Professeur Valentina Zharkova : https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/10/31/alerte-nous-entrons-dans-un-age-glaciaire/ . Bonne lecture.

Résumé

Cet article conteste les méthodes adoptées par la communauté de la science climatique qui ne sont pas adaptées à dessein et il apparait nécessaire de mettre en place un nouveau paradigme prévisionnel. Le climat de la Terre est le résultat de phénomènes en résonance qui oscillent entre divers processus quasi-cycliques de périodicités variables. Il n’est pas possible de prédire la future évolution du climat sans une solide connaissance de la position de la Terre dans les phases de ces différents phénomènes oscillatoires qui interagissent avec une quasi-périodicité. Des évidences sont présentées dans le but de préciser le timing et l’amplitude de la périodicité naturelle d’environ 60 ans et, plus important encore, celle d’environ 1000 ans, deux processus évidents intervenant dans l’évolution des températures terrestres observées. Les données relatives à la contribution du Soleil sur le climat sont discutées et la faiblesse du flux de neutrons solaires du cycle solaire 22 (haute activité solaire) en 1991 est identifiée comme étant le pic d’inversion du cycle millénaire de l’anomalie des températures de surface des océans qui a eu lieu vers 2003. Les tendances cycliques sont projetées pour les années futures et prédisent un refroidissement général dans les décennies et les siècles à venir. Une estimation de ce refroidissement est présentée. Si l’évolution du climat suit cette tendance basée sur une solide hypothèse, alors les prédictions de l’IPCC deviendront tellement divergentes dès 2021 qu’aucune confiance ne pourra plus leur être accordée.

1. Les problèmes avec les prévisions du modèle de circulation générale du climat (GCM) de l’IPCC

Les prévisions climatiques de l’IPCC sont faites en utilisant des modèles numériques analytiques appelés GCMs (General Circulation Models) qui tentent de décrire la dynamique du climat en utilisant une série d’équations différentielles. Cette approche n’a qu’une valeur limitée pour prédire les températures futures en raison de la difficulté des échantillonnages des mesures avec certitude et de la définition correcte des conditions initiales d’une grille spatio-temporelle suffisamment fine d’un grand nombre de variables réelles avec une précision satisfaisante. De plus il a été prouvé qu’un tel modèle prenant en compte un nombre élevé de variables du GCM ne pouvait tout simplement pas être mis en oeuvre mathématiquement. La figure 5 du dernier rapport AR5 WG1 SPM de l’IPCC indique comment les modèles sont structurés en regard des dernières estimations du forçage radiatif des émissions de divers gaz par l’IPCC :

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Fig. 1 (légende IPCC) : « les gaz à effet de serre ont contribué à un réchauffement global de la surface de la Terre se situant dans la fourchette 0,5 – 1,3 °C sur la période 1951-2010 y compris avec la contribution des aérosols dont l’effet est de refroidir entre -0,6 et 0,1 °C. Le forcing naturel est d’environ -0,1 à +0,1 °C avec une variabilité interne dans la fourchette -0,1 à 0,1 °C » (comprenne qui pourra).

Les implications de l’interprétation de ce modèle multiple de circulation générale couplée atmosphère-océan (AOGCMs) utilisé dans le rapport AR4 de l’IPCC a fait l’objet de nombreuses discussions. En raison de la multitude de paramètres impliqués dans ce modèle il paraît nécessaire de paramétrer ou de simplifier ces modèles. L’absence de contraintes observationnelles a eu pour effet de voir émerger une multitude de modélisations pour chacun des composants du forçage. De plus aucun ajustement des températures de la stratosphère n’a été pris en considération dans l’hypothèse d’un transfert de chaleur fixe. Les calculs ne sont basés que sur une situation de ciel clair quand les teneurs en gaz à effet de serre sont perturbées alors que l’introduction de nuages dans les modèles compliquent tellement la situation qu’ils ont été tout simplement ignorés pour le calcul du bilan inter-comparatif du modèle de transfert radiatif. En d’autres termes ces modèles n’ont aucune validité.

Dans ces conditions il apparaît que la formation de nuages dans des systèmes de circulation atmosphérique élargis reste une source considérable d’incertitudes qui se propagent dans toutes les modélisations. Si des tentatives d’amélioration de ces modélisations ont été abordées il n’en reste pas moins que les incertitudes sont tellement importantes qu’il est impossible de faire confiance aux prédictions de l’évolution des températures présentées par l’IPCC car la moyenne de tous ces modèles n’a aucune signification physique avec ce qui se passe dans le monde réel. Dans les faits l’IPCC reconnaît l’incertitude de ces modèles (rapport AR4 SPM, section 8.6) au sujet des « feed-backs » sur la sensibilité du climat aux forcings radiatifs. La section 8.6.4 conclut au paragraphe 4 : « De plus il n’est toujours pas clair de savoir quels test sont critiques pour contraindre les projections futures, et dans ces conditions un ensemble de modèles métriques susceptibles de rendre plus plausibles les changements de « feed-back » sur la sensitivité climatique doivent encore être élaborés ». (On ne peut pas mieux s’exprimer).

Comment peut-on être plus clair ? Dès 2007 l’IPCC a déclaré qu’il ne connaissait aucune méthode pour améliorer la précision de ses modèles. En conséquence cet organisme ne sait même pas comment calculer l’effet du CO2 sur le climat. Ceci appelle une autre observation : quelles ont été les hypothèses erronées introduites – comme par exemple que le CO2 est le principal perturbateur du climat – sont devenues au cours des années « plausibles » ? Et l’IPCC de conclure dans son rapport AR5 SPM (note 16 en bas de page 16) : « Aucune estimation correcte de la sensibilité du climat à l’équilibre ne peut être avancée en raison du manque d’accord sur les valeurs et les lignes d’évidence des études citées ». Pourtant dans l’agenda 21 de l’UNFCCC il est toujours affirmé que les températures peuvent toujours être contrôlées en contrôlant les émissions de CO2. Il y a un désaccord tellement extrême dans toutes ces affirmations qu’elles en sont devenues irrationnelles. En fait il n’existe aucune évidence empirique pouvant montrer que le CO2 émis par l’activité humaine puisse avoir un effet significatif sur le climat.

Le dogme de ces prédictions catastrophiques du réchauffement global anthropogénique est construit en ignorant totalement les cycles naturels d’environ 60 ans et surtout la périodicité climatique millénaire, deux cycles pourtant évidents quand on étudie l’évolution sur le long terme des températures. L’approche des modélisateurs est tout simplement un désastre scientifique et manque de sens commun élémentaire. C’est comme si on mesurait l’évolution de la température disons du mois de février au mois de juillet et qu’on effectuait à partir de ces données une projection sur 20 ans. Tous les modèles ont été construits à partir de données passées ne remontant pas à plus de 150 ans en arrière alors qu’il aurait été plus correct de remonter à au moins 1000 ans en arrière. Les forcings radiatifs présentés dans la figure 1 sont basés sur des prévisions dépassées. Les projections de températures futures de l’IPCC dépendent également des voies de concentrations représentatives (RCPs, Representative Concentration Pathways) choisies initialement pour les analyses. Ces RCPs dépendent de scénarios hautement spéculatifs, comme par exemple l’évolution de la population, des sources d’énergie et du prix de celles-ci, qui tiennent plus du rêve que de la réalité. L’analyse coût/bénéfice des actions prises pour limiter les émissions de CO2 dépendra aussi des futurs effets bénéfiques du CO2 sur la production agricole qui doivent être corrélés à la production d’énergie par les combustibles fossiles. Les incertitudes structurelles de ces projections de l’évolution des températures sont tellement immenses qu’ajoutées à celles exposées ci-dessus elles ne peuvent en aucun cas constituer une base crédible d’actions ni même un sujet de discussions rationnelles pour les décideurs politiques. Les estimations de l’IPCC sont le reflet de modélisateurs : un cas classique d’ « armes de destruction mathématique » (« Weapons on Math Destruction« , math en anglais se prononce comme masse). ( … ) Un nouveau paradigme prévisionnel est donc plus que nécessaire.

2. Le passé est la clé pour comprendre le présent et le futur. Trouver une prédiction de l’évolution du climat en relation avec les variations quasi-périodiques – Approche géologique.

2.1 Principes généraux.

La compétence centrale des sciences géologiques est la capacité de reconnaître et de corréler les types de changements des évènements dans le temps et dans l’espace. Cet exercice nécessite des compétences différentes de l’approche réductionniste et statistique ou mathématiques des phénomènes naturels, pour étudier les climats passés et en déduire des projections pour le futur. Il est donc important de construire une compréhension des motifs de changements et des tendances générales pour aboutir à une vision intégrée des séries temporelles locales et régionales de variables particulières. Le climat de la Terre est soumis à l’influence de processus quasi-cycliques de différentes longueurs d’onde qui oscillent en résonance. Il est impossible de faire une quelconque prévision empirique si on ignore où se trouve la Terre dans l’échelle de temps de ces diverses périodicités naturelles interagissant les unes avec les autres qui comprennent les composantes principales de ces diverses oscillations. Quand les géologues étudient de tels résultats ils se réfèrent à des unités de stratigraphie parfaitement standardisées appelées « types de section ». En climatologie il est utile quand on émet une hypothèse de se référer à un « type de reconstruction ». La « crosse de Hockey » de Mann en est un exemple caricatural. Il faut en outre être conscient du fait que l’émergence d’une série chronologique pourra refléter des points de retournement ou des effets de seuil sous-jacents dans ces processus physiques. Ces points de retournement sont des marqueurs des points d’inflexion dans les séries temporelles des températures et des activités solaires et servent, comme le disent les géologues, de « pics en or » (golden spikes) pour l’analyse et la prévision des tendances de l’évolution de ces températures et de ces activités solaires.

2.2 Le présent érchauffement en relation avec les cycles millénaires et de Milankovitch

La figure 2, anomalies des températures de l’atmosphère déduites du forage GISP2 au Groenland et teneur en CO2 déduite du forage EPICA du dôme C, montre que la Terre se trouve dans une position passée du présent cycle interglacial de Milankovitch et que le climat s’est en général refroidi depuis 3500 ans :

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Les cycles millénaires sont évidents à 10000, 9000, 8000, 7000, 2000 et 1000 ans avant aujourd’hui (donc en 2017) mais 990 ans avant aujourd’hui dans la figure 3 suivante. Il faut noter que ceux qui croient que le CO2 est le principal paramètres influant sur le climat devraient plutôt admettre que ce CO2 semble, comme l’indique la figure 2 que depuis les 8000 années passées jusqu’au « petit âge glaciaire », être plutôt un facteur de refroidissement !

Toute discussion ou prédiction sur le refroidissement futur doit être basée sur une large connaissance des plus importantes reconstructions des température. Après tout la courbe en crosse de hockey (cf. fig. 3 ci-dessous) était un instrument pour vendre le concept de réchauffement global du climat d’origine anthropique aux institutions qui délivrent des crédits de recherche aux laboratoires, aux politiciens, aux organisations non-gouvernementales et en général au public. Cette illustration (fig. 3) de Christiansen et Ljungqvist est ici montrée comme étant le plus utile « type de reconstruction » pour une base de discussion sur le changement climatique. Dans la réalité cette figure montre clairement que les estimations de l’impact local du climat sont extrêmement variables et que l’enveloppe d’incertitude des données est plus significative que les moyennes. La courbe moyenne ne présente pas de variations périodiques évidentes.

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Ce que l’on peut encore dire de cette illustration est que la tendance vers un refroidissement dure environ 650 ans alors que la tendance opposée ne s’étale que sur 364 ans. Les projections réalisées par ajustement mathématique de courbes n’ont pas de connexion avec la réalité en particulier si les points de renversement de tendance déduits de données empiriques sont ignorés. La figure 4 représente les anomalies des températures de surface des océans d’où il peut être mis en évidence le « pic d’or » de fin de cycle millénaire aux alentours de l’année 2003. Après le point la tendance au réchauffement cesse (mis à part les phénomènes El Nino des années1998, 2010 et 2015-2016).

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La figure 5 suivante concerne les données Hardcrut 4gl et confirme le pic millénaire à la date de 2005. La tendance à la stabilisation des températures moyennes a été sur ces deux figures arrêtée à mars de l’année 2015 car il n’y a pas de sens d’englober des phénomènes El Nino (ENSO, El Nino Southern Oscillation) de caractère éphémère. La tendance au refroidissement devrait être pleinement rétablie à la fin de l’année 2019.

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Des figures 3 et 4 on peut donc déduire que le dernier cycle millénaire a duré de l’an 990 à l’an 2003 soit 1013 années. Cette durée est remarquablement en accord avec la périodicité de l’activité solaire de 1024 ans qui procure une relation des périodicités parfaitement établie des cycles planétaires servant de base solide pour analyser la connexion entre l’activité solaire et le climat terrestre. Il faut remarquer que la périodicité de la conjonction des orbites des planètes Uranus, Saturne et Jupiter est de 953 ans. Certains auteurs soulignent la semi-harmonicité entre l’activité solaire et les oscillations planétaires. Ce modèle fait apparaître six harmoniques planétaires avec des périodes respectivement de 9,1, 10,4, 20, 60, 115 et 983 ans. Et justement le modèle global de circulation du système océans-atmosphère (GCM) peut être rapproché empiriquement à un modèle climatique principalement lié avec les oscillations astronomiques. Entre l’année 2000 et 2013 la température de surface globale a atteint un plateau alors que le modèle GCM prévoyait un réchauffement de 2 °C par siècle. Au contraire, le fait que le climat est régulé par des oscillations naturelles spécifiques est en meilleur accord sur des échelles temporelles multiples comme indiqué dans la figure suivante (fig.6) qui mentionne les « harmoniques » des diverses oscillations :

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Un auteur a présenté des évidences fermes de l’influence des cycles solaires pendant l’Holocène et la fin du Miocène sur les systèmes lacustres. Il faut noter ici que la périodicité millénaire persiste et est identifiable durant toute la période de l’Holocène (fig. 2 et 6) et au cours du Miocène il y a 10 millions d’années (fig. 6) bien que cette harmonique de 900 à 1050 ans ne soit pas nommée dans la figure 6.

(Suivent trois paragraphes très techniques relatifs à l’amplitude du cycle millénaire qui est sensiblement de 1,5 degrés Celsius entre le maximum de la période médiévale chaude et le petit âge glaciaire, le cycle climatique de 60 ans clairement mis en évidence avec un refroidissement relatif entre 1880 et 1910-1915, un réchauffement entre 1910 et 1944, un refroidissement entre 1944 et 1974 et enfin un réchauffement entre 1974 et 2004 suivi d’une stabilisation depuis cette date (cf. figure 12 ci-après) que j’ai omis dans cette traduction ainsi que les paramètres relatifs au rôle du Soleil dans la modification du climat terrestre que j’ai omis également de traduire ici mais qui ne changent en rien la teneur de cet article. La publication originale est disponible sur le web, cf. le doi et note en fin de billet).

3. Tendances de l’évolution future des températures.

Pour résumer, les prévisions qui suivent sont basées sur 4 hypothèses de travail. 1. le cycle d’activité solaire millénaire a atteint son pic en 1991 comme l’ont confirmé les comptages de neutrons solaires de l’observatoire de Oulu (il existe un proxy pour calculer les flux de neutrons solaires dans le passé, il s’agit de la teneur en isotope 10 du béryllium). 2. Le cycle des températures de surface millénaire a atteint son maximum en 2003 (fig. 4). 3. Le cycle de variation des températures de 60 ans a culminé à la même date et 4. la plus simple hypothèse de travail est qu’en se basant sur l’ensemble des données disponibles la tendance du cycle millénaire qui culmina en 990 et a à nouveau culminé en 2003 (fig. 3 et 4) se répétera entre 2003 et 3004.

Sur le long terme le prochain « petit âge glaciaire » aura lieu aux alentours des années 2640. En réalité aucun schéma cyclique ne se répète de manière strictement semblable. Il suffit de remarquer dans la figure 3 la variabilité apparaissant sur une moyenne glissante sur 50 ans. Les prédictions dans un futur proche devront aussi prendre en compte d’autres périodicités de l’activité solaire outre ces cycles de 60 et 1000 ans. De même que les évènements volcaniques imprévisibles devront être pris en compte. Malgré tout, ces deux cycles évidents de 60 et 1000 ans doivent être pris en considération pour tout décision d’ordre politique. Toute autre projection faite par ajustement mathématique ne tenant pas compte des points d’inflexion de ces cycles ne peut pas être liée à la réalité.

À moyen terme les prévisions jusqu’en 2100 se résument ainsi (dans la fig. 12 de cet article) :

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Cette figure compare les prévisions de l’IPCC avec celles de S. Akasofu, harmonique figurant en rouge avec la prévision simple et raisonnable issue de l’hypothèse de travail de la présente publication en vert qui stipule que le pic en or des températures de 2003 signe la fin du dernier cycle millénaire. Akasofu prévoit un accroissement des températures jusqu’en 2100 de 0,5 +/- 0,2°C plutôt que 4,0 +/- 2,0°C pour l’IPCC (l’IPCC a récemment revu à la baisse ses prévisions) mais l’interprétation d’Akasofu fait abstraction du point d’inflexion millénaire de 2003-2004. Cette même figure montre également la coïncidence (encart) du cycle de variation des températures d’une durée de 60 ans qui culmine aussi vers 2003. Si on se penche sur ce cycle plus court de 60 années qui se surimpose au cycle millénaire on peut en déduire que la tendance au refroidissement sera un miroir de la tendance passée au réchauffement. C’est ce qui est souligné par la courbe en trait épais de couleur verte sur cette figure : un refroidissement prononcé jusqu’en 2038 puis un léger réchauffement jusqu’en 2073 et enfin un autre refroidissement jusqu’à la fin du XXIe siècle. À ce moment là tout le réchauffement du XXe siècle (optimum climatique moderne) aura été effacé. (…).

La tendance actuelle.

Le refroidissement amorcé après le pic millénaire de 2003 est illustré en bleu dans la figure 4. Depuis lors ce refroidissement a été obscurci par les phénomènes El Nino. Celui de 2016 a culminé par son intensité. D’ici 2019 (l’article a été écrit en 2016 et publié en 2017) il faut s’attendre à un refroidissement aussi intense que celui observé après le phénomène El Nino de 1998 (fig. 4) soit environ 0,9 °C de baisse des températures globales. De plus la décroissance  du comptage des neutrons depuis 2007 doit être pris en compte car il indique un affaiblissement du régime de l’activité solaire qui se répercutera aux alentours des années 2019-2021 significativement en dessous des lignes en bleu des figures 4 et 5 (il est intéressant de rapprocher ici les deux billets de ce blog cités en préambule).

Conclusions.

En conclusion le résultat des modélisations (figurant dans les rapports de l’IPCC) incluait deux sérieuses erreurs d’appréciation scientifique dans la méthode d’approche adoptée et donc par conséquent des erreurs quant aux conseils communiqués aux décideurs politiques. D’abord, comme cela a été discuté, les analyses ont été basées sur des modèles biaisés construits sur des hypothèses impossibles à tester, impossibles à mettre en équations et qui incluaient des suppositions n’ayant pas lieu d’être. Deuxièmement l’effet naturel du Soleil sur les cycles millénaire et multi-décadal pourtant parfaitement visibles à partir des résultats acquis a été totalement ignoré. Alors que l’on sait où se trouve l’état du climat de la Terre en regard des cycles de 60 et 1000 ans, ignorer ce fait rend alors toute prévision impossible. Cette revue bibliographique présente au contraire une hypothèse de travail qui tombe sous le sens avec une précision satisfaisante et des chances raisonnables d’être vérifiée dans les années à venir alors que l’UNEP (United-Nations Environmental Protection), l’IPCC et l’UNFCCC se réfugient plutôt sous le couvert du « principe de précaution » pour motiver leurs agendas et leurs plans d’action. L’hypothèse de travail présentée ici procure une vue plus large des tendances climatiques à venir et pourrait servir de base solide pour appliquer ce principe de précaution car en réalité il existe des différences régionales substantielles dans la variabilité du climat selon les régions géographiques du globe terrestre. Il serait tout à fait souhaitable d’établir pour ces diverses régions l’apparition de ce fameux « pic d’or » de l’inversion du cycle millénaire afin d’affiner les changements dans ces « plaques » climatiques – Atlantique Nord, Europe, Chine, Asie du Sud-Est, Amérique du Sud, etc – car les prévisions atteintes dans l’hypothèse présentée ici seront tellement différentes de celles de l’IPCC dès 2021 que les politiques énergétiques adoptées en accord avec ces prévisions de l’IPCC deviendront totalement destructrices et contreproductives. Les prévisions de l’IPCC apparaîtront alors scientifiquement insupportables et les décisions des pouvoirs politiques tout aussi insupportables pour les peuples.

Cet article est accompagné de 33 références pour la plupart directement accessibles. Que mes aimables lecteurs veuillent bien, s’ils le désirent, aller sur ce site pour accéder à l’article original : http://climatesense-norpag.blogspot.com/2017/02/the-coming-cooling-usefully-accurate_17.html

Le dernier rapport IPCC : un stratagème cynique !

Le dernier rapport IPCC : un stratagème cynique !

Traduction presque libre d’un billet de Donna Laframboise paru sur son blog Big Picture News. Il y a 7 jours l’IPCC a rendu public le résumé de son Rapport Spécial relatif au réchauffement global de 1,5 °C. Il est important de comprendre que tout ce projet était un coup monté – un stratagème cynique pour provoquer les réactions des grands titres des journaux du monde entier – et ça a magnifiquement réussi. Le fait que plus de 90 scientifiques originaires de 40 pays – pour la plupart des universitaires rémunérés par les impôts des contribuables – ont passé des mois à travailler à la rédaction de ce rapport est en soi un vrai scandale.

Vous n’avez qu’à constater ce que dit l’IPCC : « Nous pensons que nous savons à quoi le monde ressemblera dans quelques décennies si la planète se réchauffe de 2 degrés Celsius« .

Reconsidérons donc tous ces nombres hautement spéculatifs et voyons à quel point la situation sera meilleure avec un réchauffement de seulement 1,5 degré. Si l’IPCC était une organisation parfaitement impartiale, le communiqué de presse aurait du préciser que se fixer un but de réchauffement inférieur à 1,5 degrés aurait été tout bénéfice mais comme tout ça nécessite des compromis les politiciens élus doivent être à même de décider ce qui est opportun plutôt que d’écouter les scientifiques car, après tout, le monde est confronté à toutes sortes d’autres problèmes bien plus préoccupants qui méritent une attention particulière.

Au lieu de cela le communiqué de presse insiste sur le fait que le scénario A est bien préférable au scénario B – le scénario A c’est le réchauffement de 2 degrés – alors pourquoi donc c’est celui-là qui est préférable ? Tout simplement parce qu’il doit conduire à une société plus « équitable ». Si l’IPCC utilise un tel argument c’est de l’ergotage politique, ce n’est plus de la science. C’est évident ! Le communiqué de presse commence ainsi : « des changements rapides, considérables et sans précédents de tous les aspects de la société sont nécessaires pour atteindre ce scénario« . Les médias se sont précipités sur cette affirmation et l’ont amplifiée et c’était exactement ce que recherchait l’IPCC.

Les journalistes se sont bien gardé de passer du temps à expliquer au public que ce rapport n’est globalement qu’une comparaison artificielle de deux scénarios également totalement artificiels. Ils se sont également bien gardé de rappeler que les précédentes prédictions apocalyptiques n’avaient pas été vérifiées par les faits.

En février 2004 un comité secret du Pentagone informa le Président Bush que le changement climatique durant les 20 prochaines années aura pour conséquence une catastrophe mondiale. Par exemple en 2020, selon ce comité, une majorité de grandes villes européennes seront submergées par les flots marins. Il règnera un froid sibérien sur la Grande-Bretagne et ce changement de climat menacera directement la sécurité des Etats-Unis … Déjà en 2004 ces prévisions catastrophiques furent prises en considération à Washington et pas seulement par la Maison-Blanche mais également par le Pentagone et la Banque Mondiale. Bush retarda la publication de ce rapport et fut accusé de tous les maux par les médias tant à Washington qu’à New-York. Nous sommes à 14 mois de 2020 et à l’évidence l’Europe n’est exposée à aucun danger d’origine climatique.

Dans la mesure où les journalistes disposent de ces informations gratuites et fausses ils les mettent en exergue sans prendre de risques. CNN a solennellement averti qu’il fallait tenir compte des avertissements de l’IPCC si nous voulons éviter les « effets désastreux du réchauffement ». La BBC a insisté sur le fait que l’auteur Natalie Mahowald de l’IPCC a déclaré qu’il fallait se préparer à d’immenses changements sociétaux et Debra Roberts, officiel de haut rang de l’IPCC, a rajouté qu’il fallait  » mettre la pression sur les décideurs politiques » pour répondre aux défis du réchauffement. Elle a déclaré au Guardian son espoir de voir ce rapport mobiliser les populations et créer une dynamique de changement.

Prenez un sujet complètement artificiel, dites aux médias d’adopter un langage dramatique, demandez à votre staff de faire des déclarations publiques non neutres mais ayant l’air d’être tout sauf partisanes, c’est ça l’IPCC, un organe de propagande à la solde des puissances de l’argent et des lobbys écologistes pour installer une gouvernance totalitaire dans le monde entier.

Note. Le chemin sera ouvert pour que les petits malins organisent de grosses arnaques comme ce qui est arrivé à l’Etat français qui s’est fait déposséder de 1,5 milliard d’euros de taxe dite « carbone » en 2017 par des organisations mafieuses.