Crise climatique : retour sur l’imposture de l’effet de serre

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Le premier novembre 2014 j’avais écrit un long billet un peu technique sur le concept erroné de l’effet de serre du CO2 et d’autres gaz et mon opinion à ce sujet n’a pas changé. Il se trouve que la question négligée du gradient adiabatique de l’atmosphère terrestre soumis au champ gravitationnel de la Terre comme chacun de nous et comme tout objet « pesant » refait surface dans de nombreux articles scientifiques parus récemment dont celui cosigné par N. Nikolov et K. Zeller publié dans la revue Environment Pollution and Climate Change 2017, 1: 112. Ces auteurs ont comparé l’effet de la gravité sur l’atmosphère de Vénus, de la Terre, de la Lune, de Mars, de Titan et de Triton. Les observations astronomiques relatives à ces corps célestes sont suffisamment documentées pour précisément calculer l’effet de la gravité de ces derniers sur leurs atmosphères parfois très ténus mais tout de même étudiés en détail. Titan est une « lune » de Saturne et Triton une « lune » de Neptune. Toutes les lois physiques qui sont naturellement applicables et valables pour les différents corps célestes du système solaire conduisent, lorsque l’on prend en considération l’ensemble des observations relatives à ces 6 corps, à la conclusion que la théorie de l’effet de serre qui n’est pas observée sur ces corps célestes est donc invalide également pour la Terre et également Vénus quoiqu’en pensa James Hansen, l’un des malheureux promoteurs de la théorie désuète et jamais validée par l’expérience de l’effet de serre.

En effet, l’effet de serre tel qu’il est prêché par l’IPCC n’est pas un phénomène radiatif alimenté par l’opacité de l’atmosphère au rayonnements infra-rouges mais la conséquence d’un réchauffement seulement induit par le gradient adiabatique, directe conséquence du champ gravitationnel, gradient qui est indépendant de la composition de l’atmosphère. De plus, la température au sol observée pour chacun de ces corps célestes n’est pas le résultat d’un forçage radiatif comme cela a été imaginé il y a plus de 100 ans mais seulement le simple résultat de la pression atmosphérique existant au sol. L’albédo des différents corps célestes (dont la Terre) n’est pas un facteur climatique indépendant mais une conséquence du climat. Cependant cet albédo (propriété de réfléchir le rayonnement solaire aux hautes altitudes) est soumis aux variations du champ magnétique solaire et du vent solaire ainsi qu’aux rayons cosmiques.

La pression atmosphérique en tant que force par unité de surface a un effet direct sur l’énergie cinétique interne à l’atmosphère et la température du système atmosphérique (quels que soient les corps célestes cités dans cette étude) est en accord avec les lois régissant le comportement des gaz. Dès lors le gradient de pression atmosphérique est le seul facteur prépondérant contrôlant la température de surface de la planète (ou de la « lune » considérée) et non pas la « profondeur optique » de l’atmosphère aux infra-rouges qui varie de manière continue en raison également de ce gradient de pression.

L’équilibre thermique à la surface des corps célestes étudiés reste stable dans une plage de +/- 1 °C pour toutes ces raisons et bien entendu en dehors de toute variation de l’activité radiative solaire ou du champ magnétique solaire. Cette dernière activité fluctue d’ailleurs dans une plage infime de l’ordre de 2 à 3 ‰ . Cet article réfute donc l’hypothèse de l’ « effet de serre » qui n’a jamais été prouvée scientifiquement à moins de délibérément ignorer un certain nombre de lois physiques fondamentales. C’est exactement ce que les pseudo-climatologistes de l’IPCC font depuis maintenant plus de 20 ans et jamais personne n’a osé les contredire frontalement comme viennent de le faire ces deux personnalités à qui il faut rendre hommage pour leur honnêteté, leur courage et le risque qu’ils encourent de voir tous leurs crédits de recherche annulés sine die pour satisfaire des dispositions plus politiques que scientifiques totalement erronées.

Illustration : la Terre, la Lune et Titan à la même échelle (Wikipedia)

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/11/01/retour-sur-la-theorie-de-leffet-de-serre-atmospherique/

Crise climatique : Al Gore et son empreinte carbone

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En 2016, Al Gore a consommé autant d’électricité dans chacune de ses maisons qu’un Américain moyen pendant 21 ans. Rien que dans sa luxueuse demeure située à Nashville dans le Tennessee il a consommé 230889 kWh alors qu’une famille américaine typique consomme en moyenne 10812 kWh par an. Rien qu’en septembre 2016 il a dévoré 30993 kWh, ce qui aurait suffi à cette époque de l’année pour 34 ménages moyens …

La fortune personnelle d’Al Gore, depuis la sortie de son film « An Inconvenient Truth » est passée, à la fin de son mandat de vice-président, de 2 millions à 300 millions de dollars aujourd’hui. Il est évident que le réchauffement climatique d’origine humaine peut enrichir certaines personnes avisées … Pour faire bonne figure Al Gore a dépensé 250000 dollars en travaux de rénovation et d’isolation de ses maisons ainsi que pour recouvrir une partie des toits de panneaux solaires. Tous les panneaux solaires qu’il a installé fournissent 12000 kWh d’électricité par an, soit à peine 5,7 % de l’électricité qu’il consomme chaque année y compris dans sa luxueuse penthouse au bord de l’eau près du Golden Gate à San Francisco, ce qui prouve qu’il n’a pas peur de la montée des eaux océaniques …

Et pourtant Al Gore a déclaré droit dans ses bottes texanes que ses maisons fonctionnaient entièrement avec de l’énergie renouvelable : une vérité inconvéniente … Il s’appuie pour cette affirmation mensongère sur le fait que dans l’Etat du Tennessee la TVA (Tennessee Valley Authority) reçoit chaque année un chèque d’Al Gore correspondant au prix des kW produits par ses panneaux solaires pour aider au développement des énergies renouvelables ! Or dans l’Etat du Tennessee 87 % de l’électricité provient du charbon et du nucléaire, 10 % des barrages hydroélectriques et seulement 3 % sont d’origine « renouvelable », tout un programme pour sauver la planète. Reste son ranch situé à Carthage, également dans le Tennessee, et selon le Energy Vanguard l’efficacité énergétique de ses trois résidences atteint 22,9 kWh par pied-carré alors que pour une maison efficacement isolée et chauffée (ou refroidie l’été) cette efficacité doit atteindre au plus 10 kWh par pied-carré. Al Gore a encore des travaux à faire dans ses maisons.

De qui moque ce bouffi ?

Sources : energyvanguard.com et The Daily Caller

Crise climatique : Trop de CO2 nuira à la santé humaine selon des pseudo-chercheurs d’Harvard !

 

Un de mes lecteurs (et commentateur) assidu m’a signalé il y a quelques jours une dépêche de l’Agence France Propagande (AFP) relatant des travaux liés à l’incidence du CO2 sur la qualité nutritive du blé, du riz et de quelques autres grandes cultures. Je cite les quelques premières lignes de cette dépêche ainsi que le titre (capture d’écran) :

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Fort heureusement il y a le verbe pouvoir au conditionnel qui lave de tout soupçon de propagande le journaliste qui a rédigé cette dépêche ! De plus il ne s’agit pas d’une recherche comme l’indique ce pamphlet (la dépêche de l’AFP mais aussi l’article lui-même sont des pamphlets) mais d’une compilation bibliographique relative à l’effet du CO2 sur la croissance des plantes. je me suis donné la peine d’accéder à l’article en question qui a eu l’air d’émouvoir le journaliste de l’AFP. Cet article est en accès libre (pour la bonne cause climatique !) et n’est qu’une coquille creuse sans aucun fondement scientifique ni aucun travail expérimental quel qu’il soit. Voici le lien pour les lecteurs curieux qui désireraient se faire une petite idée de la supercherie : https://doi.org/10.1289/EHP41

Il est bien connu que lorsqu’un maraîcher enrichit l’atmosphère de ses serres avec du CO2 les plantes poussent beaucoup plus vite et ceci d’autant plus que ce même maraîcher procure beaucoup d’engrais azoté à ses plantes. C’est très simple à comprendre et il s’agit du fonctionnement de l’enzyme fixant le CO2 communément appelé RUBISCO. Cet enzyme apparut au cours de l’évolution des premiers êtres vivants – au tout début les algues et le phytoplancton – lorsque l’atmosphère terrestre était infiniment plus riche en CO2 qu’aujourd’hui. La photosynthèse aidant l’atmosphère s’est progressivement enrichi en oxygène. Or l’oxygène interfère directement avec le mécanisme de fixation du CO2 par la RUBISCO. L’oxygène, pour faire simple, est un inhibiteur de cet enzyme. Dès lors quand un maraîcher enrichit sa serre en gaz carbonique (jusqu’à 800 ppm) il accélère le fonctionnement de la RUBISCO.

Dans l’article cité (doi ci-dessus) quelques études ont montré que la valeur nutritive des plantes de grande culture en C3, essentiellement les graminées mais aussi le soja, diminuait quand elles étaient cultivées sous serre et en atmosphère enrichie en CO2 alors que ces conditions n’affectent pas les plantes en C4. Je ne voudrais pas que mes lecteurs croient que je vais les « enduire d’erreur » et que ce billet est encore complotiste et anti-climatique en parlant de plantes en C4 et en C3 ainsi je vais brièvement expliquer de quoi il en retourne précisément car il faut entrer quelque peu dans les détails pour comprendre le problème – présent ou futur d’ailleurs – du CO2 pour les cultures vivrières qui n’en est pas un. Il existe trois voies métaboliques pour fixer le CO2, en premier lieu le système dit « cycle de Calvin et Benson » faisant directement intervenir la RUBISCO chez les plantes en C3 dont le blé, le riz ou encore l’orge qui produit après incorporation du CO2 deux molécules de phosphoglycérate avec 3 atomes de carbone dont l’une va être recyclée :

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En raison de la compétition entre le CO2 et l’oxygène au niveau de cet enzyme, le plus abondant sur la planète Terre, au cours de l’enrichissement de l’atmosphère en oxygène certaines plantes ont développé un autre système de capture du CO2 appelé C4 qui a mis en place une compartimentation du fonctionnement dans la structure des feuilles afin de protéger en quelque sorte la RUBISCO de l’oxygène. C’est tout à fait ingénieux et l’une des grandes cultures vivrières en C4 est le maïs. Le CO2 est incorporé à un autre métabolite (le phospho-enol-pyruvate qui est constitué de 3 atomes de carbone pour produire de l’oxaloacétate) dans le compartiment de la feuille exposé au CO2 et à l’oxygène via les stomates des feuilles puis qui est transporté dans l’autre compartiment, celui-là très peu exposé à l’oxygène où le CO2 qui a été transporté sous forme, donc, d’un intermédiaire métabolique, cette fois le malate comportant 4 atomes de carbone (d’où la classification métabolique C4), va finalement être assimilé dans le même cycle de Calvin et Benson après élimination du COO- de ce malate et cette dernière étape est également insensible à la lumière. Dans les deux processus il faut beaucoup d’énergie qui est apportée par les photons lumineux.

Le fait d’affirmer qu’une augmentation de la teneur atmosphérique en CO2 pourrait affamer ou affecter la santé de millions de personnes (pourquoi pas des milliards pendant qu’on y est …) est une pure stupidité et une malhonnêteté scientifique puisque l’argument de l’article en question n’est fondé que sur le fonctionnement des plantes dites en C3, blé, riz et autres céréales du même type métabolique. Il est opportun de rappeler encore ici que le maïs n’est pas une céréale en C3, le terme céréale étant utilisé ici au sens large.

Reste un troisième mécanisme de fixation du CO2 dit CAM et l’une des plantes représentatives en est l’ananas. Il ressemble de par sa compartimentation dans les feuilles charnues à celui des plantes en C4 mais la fixation du CO2 s’effectue la nuit et la suite des étapes métaboliques requérant de l’énergie a lieu durant le jour lorsque la photosynthèse fonctionne. Ces plantes, les crassulacées, ont inventé cette technique pour au final protéger également la RUBISCO de l’oxygène.

Pour conclure ce billet plutôt critique il faut retenir un fait : plus il y a de CO2 mieux les plantes poussent et elles poussent d’autant mieux que l’agriculteur leur fournit également de l’azote sous forme d’engrais. L’arrière-pensée de cet article pondu par des scribouillards de l’Université d’Harvard est que l’usage d’engrais azoté serait un non-sens environnemental encore plus critique au fur et à mesure que la teneur en CO2 atmosphérique augmente. J’en suis resté rêveur malgré le fait que la production d’engrais azoté (nitrate d’ammonium) est grande consommatrice d’énergie … Ce qui est aussi consternant est que les impôts que paient les contribuables servent à financer de telles « recherches » totalement ineptes et dénuées de toute signification scientifique soit dit en passant parce qu’elles sont de près ou de loin liées au « changement climatique d’origine humaine », vraiment n’importe quoi !

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Note : Je rappelle à mes chers lecteurs que le « gaz carbonique » (CO2) est l’aliment essentiel des plantes et du phytoplancton. Sans plantes ni phytoplancton pas de vie sur terre, c’est aussi simple que cela. Pour les anglophones qui suivent l’actualité « climatique » le Docteur Istvan Marko, docteur en chimie, enseignant à l’Université libre de Louvain, est décédé la semaine dernière d’un arrêt cardiaque et que toute la communauté climato-sceptique lui rend hommage pour son action pondérée et argumentée envers l’organisation (IPCC) qui a promu le réchauffement climatique lié à l’augmentation du CO2 atmosphérique comme la préoccupation majeure de l’humanité et voici ce qu’il déclarait en 2015 en marge de la COP21 : https://youtu.be/ohYGZG0y7dM

Crise climatique : les supercheries de l’IPCC dévoilées les unes après les autres (suite)

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Ce billet a pour but d’exposer par quels artifices une équipe de géophysiciens de l’Université de Fairbanks en Alaska en est arrivée pour expliquer que malgré le réchauffement climatique plus du tiers des glaciers de la région (Alaska) avancent alors qu’ils devraient se retirer conformément aux prédictions apocalyptiques de l’organisme ad hoc des Nations-Unies. Il a fallu, pour ne pas se dédire, tout un attirail de modèles mathématiques (encore eux !) pour expliquer que lors des marées – tout le monde sait très bien qu’elles sont énormes dans l’Océan Pacifique (à peine plus d’un mètre et demi) – bloquent les sédiments charriés par le fond des glaciers et que, donc, selon des modèles sophistiqués, certains de ces glaciers avancent et d’autres restent stationnaires ou au contraire reculent, toujours selon l’amplitude de ces marées.

Je conseille à mes lecteurs d’aller se plonger, comme je l’ai fait, dans la lecture de ce super-article qui n’a de scientifique que la qualité de l’encre sur le papier, sur l’écran retina de mon Mac c’est encore plus parlant ! J’ai subodoré l’entourloupe dès que j’ai visionné la figure 1 de cet article paru dans Nature Comm (lien, accessible sans payer pour la bonne cause). À l’examen de cette figure il y a 2 détails choquants appelant deux questions. Entre 1933 et 1985 comment a évolué le glacier Columbia ? Pourquoi n’y a-t-il pas de photos de ce même glacier prises du sol ou à faible altitude et aux mêmes dates (1985 et 2016) comme pour le glacier Taku ? Curieux. Aucune explication ne figure dans le texte de l’article. Pour la bonne compréhension des deux clichés du glacier Taku les point rouges correspondent aux mêmes sites.

Inutile de commenter la suite de ce papier car il est préférable d’en arriver directement à la conclusion, un pur chef-d’oeuvre de prose sibylline qui est la suivante : « en dépit du modèle prédictif d’évolution de l’avancée ou du recul des glaciers, le réchauffement climatique peut très bien expliquer l’avancée de certains glaciers mais également le recul d’autres glaciers ». C’est à ne plus rien comprendre !

Source : Nature, doi : 10.1038/s41467-017-00095-5

 

Crise climatique : les supercheries de l’IPCC dévoilées les unes après les autres

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La propagande réchauffiste continue à empoisonner l’opinion mais également à infléchir les prises de décision du pouvoir politique dans de nombreux pays occidentaux. Si la Chine a été très claire après le fumeux traité de Paris sur le climat – pas de réduction des émissions de CO2 avant 2030 – d’autres pays comme l’Allemagne ou encore la Suisse ont décidé d’abandonner l’énergie nucléaire et le pitre dangereux qui est en charge du climat en France suit l’exemple désastreux de l’Allemagne en ce qui concerne cette source d’énergie. Et pourtant l’IPCC a menti depuis plus de 20 ans, un mensonge collectif, organisé et assumé par  » 97 % des scientifiques spécialistes du climat « . En dépit du risque de ne plus trouver d’argent public pour continuer leurs travaux de recherche des scientifiques courageux publient néanmoins des résultats qui sont diamétralement opposés aux conclusions des rapports de l’IPCC.

Prenons l’exemple de l’Antarctique dont les médias viennent de s’occuper activement avec l’annonce faite à grands renforts de photos et d’alarmisme du détachement d’une grande langue glaciaire flottante. Certains quotidiens que je ne nommerai pas tant leur mauvaise foi est évidente alors qu’ils sont reconnus comme sérieux ont même titré que le niveau des océans allait monter pour cette raison de plusieurs centimètres. Ces journalistes peu scrupuleux ignorent que la glace flotte car sa densité est inférieure à celle de l’eau. Mais là n’est pas le sujet de ce billet. Il concerne l’évolution des températures dans la région antarctique qui englobe non seulement le continent lui-même mais également toutes les mers du sud jusqu’à une latitude de 60° sud.

Les carottes de glace très soigneusement étudiées et provenant de divers forages du glacier antarctique ont permis de reconstruire les températures passées en se basant sur les teneurs en isotopes de l’oxygène. Puisque c’est un peu compliqué et je doute que le piteux pitre ministre d’Etat du climat français ait disposé un jour de suffisamment de sagacité intellectuelle pour comprendre comment les scientifiques (dont il n’a jamais fait partie) ont pu très précisément reconstituer ces températures passées, je me fais ici un plaisir d’exposer aussi clairement et succinctement que possible de quoi il s’agit.

L’oxygène que nous respirons est constitué de deux isotopes naturels l’oxygène-16, le plus abondant à raison de 99,8 %, et d’oxygène-18 pour les 0,2 % restants. Les échanges de température entre les océans et l’atmosphère sont essentiellement assurés par les changements de phase de l’eau au cours desquels l’eau se transforme en vapeur par évaporation des océans puis la vapeur d’eau se condense en gouttelettes d’eau formant les nuages. Ce changement de phase gaz vers liquide s’accompagne d’un fort dégagement de chaleur qui va échauffer les autres constituants gazeux de l’atmosphère, essentiellement l’azote et l’oxygène. Ultimement ces gouttelettes se transforment en glace – la neige – pour encore réchauffer au cours de cet autre changement de phase l’air environnant. Toute cette chaleur se dissipera ensuite vers les hautes couches de l’atmosphère puis se perdra dans l’espace selon le deuxième principe de la thermodynamique qui stipule, en résumant à l’extrême, qu’un corps chaud ne peut pas transmettre d’énergie thermique sous forme de rayonnement vers un autre corps plus chaud.

On peut donc dire, toujours en résumant, que c’est grâce à la vapeur d’eau que la Terre n’est pas une fournaise car la chaleur apportée par le Soleil est constamment dissipée par ce processus de changements de phase de la vapeur d’eau. Au cours de l’évaporation de l’eau océanique qui dépend évidemment de la température la faible différence de poids entre une molécule d’eau ne contenant que de l’oxygène-16 et une molécule d’eau contenant un atome d’oxygène-18, 11 % tout de même, suffit pour enrichir la vapeur d’eau en eau (O-18) s’il fait plus chaud. En d’autres termes il faut plus d’énergie pour qu’une molécule d’eau contenant l’isotope 18 de l’oxygène s’évapore autant que pour son équivalent ne contenant que de l’oxygène 16. Dans le même ordre d’idées l’eau « lourde », également 11 % plus lourde que l’eau dite légère, utilisée comme modérateur de neutrons dans les réacteurs nucléaires de type CANDU au Canada, contient deux atomes de deutérium, l’isotope lourd de l’hydrogène, et cette eau bout à 101,4 degrés au lieu de 100 °C pour l’eau « normale », une vérification de ce qui vient d’être énoncé.

Par conséquent l’analyse de la teneur en ces deux isotopes dans la glace des carottes glaciaires de l’Antarctique permet de recalculer l’évolution de la température des océans et de l’atmosphère au cours du temps. Il s’agit d’un des « proxys » permettant aux scientifiques de se faire une idée très précise de l’évolution des températures passées au niveau de la mer mais également de l’atmosphère étant entendu que la circulation atmosphérique entre les zones intertropicales et les pôles est restée stable au cours du temps, un point qui n’a jamais été contesté par les spécialistes.

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Il faut noter ici que cette même approche a été réalisée avec les concrétions calcaires des grottes et avec les coquillages et a conduit aux mêmes résultats. Dans le cas des carottes issues des forages des glaces de l’Antarctique, c’est très clair : la température moyenne de la surface des océans et de l’atmosphère n’a pas évolué au cours du XXe siècle. La reconstruction de cette évolution est visualisée comme une anomalie de température par rapport à la moyenne des températures durant toute cette période, ce qui est beaucoup plus parlant pour le néophyte dont je suis. Seules les données brutes des teneurs en oxygène-16 et -18 ont été utilisées pour construire ce graphique. Comme il est aisé de le remarquer il existe une incertitude de +/- 0,5 degrés matérialisée en grisé dans ce graphique mais en dehors de l’optimum de températures des années 1920-1940 (qui a conduit à une accélération du retrait des glaciers alpins, par exemple, 30 ans plus tard) et de ce qu’il est courant d’appeler l’optimum moderne, en gros les 20 dernières années du XXe siècle comme cela apparaît clairement dans cette illustration, les températures moyennes globales de l’Antarctique et donc des océans du sud et de l’atmosphère calculées uniquement par cette méthode, à l’exclusion de toute autre observation, sont restées remarquablement stables.

Il n’y a donc pas de souci à se faire au sujet des manchots empereurs dont la disparition a été prédite récemment par certains alarmistes du climat, la glace antarctique n’est pas sur le point de fondre et le niveau des océans n’a pas changé significativement depuis les années 1900. Cette approche strictement « isotopique » a enfin permis d’éliminer les manipulations scandaleuses de calculs des températures moyennes de surface à partir de stations météorologiques judicieusement placées dans des parkings de grandes villes ou à proximité des pistes de décollage des avions dans les aéroports, pour ne citer que ces exemples caricaturaux qui n’ont pas éveillé les soupçons des « scientifiques » de l’IPCC car ça les arrangeaient pour répandre leur propagande mensongère de réchauffement. Heureusement qu’il y a encore de nombreux spécialistes du climat qui ont le courage de clamer la réalité au risque de mettre leur carrière en danger. Et je me permets de vivement les remercier ici.

 

Source : Journal of Geophysical Research, doi : 10.1002/2016JD026011 , illustration tirée d’un billet du blog de Pierre Gosselin, l’auteur de l’article cité en référence n’ayant pas daigné (ou oublié de) m’envoyer une copie électronique de son article sur ma demande. L’autre illustration provenant de la Nasa est le détachement de la banquise Larsen C dans l’Antarctique.

La propagande climatique bat son plein !

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Cette photo a fait la une de la presse occidentale et des réseaux sociaux. L’Inde va mettre en service des trains propulsés à l’énergie solaire !!! C’est du grand n’importe quoi … La capture d’écran ci-dessous indique la source : il s’agit du quotidien indien The Hindu et l’article date du 15 juillet 2017. Apparemment le titre a accroché la sagacité des journalistes et des adeptes névrosés des réseaux sociaux (dont je ne fais pas partie) assommés quotidiennement par la propagande « réchauffiste » qui ressort aussi chaque mois en affirmant qu’on vient de vivre le mois le plus chaud depuis la disparition des dinosaures, je veux parler du mois de juin dernier.

En Inde, pays où se trouve le plus grand réseau ferroviaire du monde, en très grande majorité les trains sont tractés avec des motrices diesel. Or dans ces motrices il y a plusieurs moteurs, en général deux moteurs pour la traction, et un ou deux groupes électrogènes pour produire de l’électricité qui alimente l’éclairage et éventuellement des conditionneurs d’air. C’est exactement la même chose dans les avions de ligne qui sont équipés d’un groupe électrogène dans la queue de l’appareil et des bateaux de fret ou de croisière.

Dans le cas des gros porte-containers (j’ai fait la traversée Le Havre-Pointe-à-Pitre sur un de ces bateaux) il y a deux énormes moteurs pour la propulsion et une dizaine de groupes électrogènes car il faut aussi alimenter les centrifugeuses qui clarifient l’huile de lubrification des moteurs de propulsion et les groupes frigorifiques qui refroidissent les containers remplis de denrées périssables. Dans le cas des trains de banlieue de l’agglomération de Delhi, les DEMU (diesel electric multiple unit) vont être équipés de panneaux solaires pour alimenter l’éclairage des wagons, un point c’est tout ! Le titre de l’article de The Hindu est ambigu et toute la presse asservie par les grands groupes financiers internationaux a repris cette information en la déformant car ces mêmes groupes financiers veulent prioritairement profiter de la manne de la « transition énergétique » dont on nous gargarise à longueur de journée. Ce sont en effet des centaines de milliards de dollars bons à prendre chaque année, une véritable ruée vers l’or climatique …

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Il reste cependant à noter que le Ministère des Transports indien prétend pouvoir économiser 21000 litres de fuel par an pour chaque train équipé de ces panneaux solaires « made in PRC ». Il est intéressant de mentionner également que ce Ministère envisage aussi de faire rouler certains trains avec du bio-carburant oubliant à l’évidence que produire des biocarburants dans un pays où tout le monde ne mange pas à sa faim paraît criminel. Mais les écologistes de tous poils n’en sont pas à une aberration près quitte à éventuellement affamer la population pour satisfaire leurs rêves insensés.

Source et illustrations : The Hindu

Crise climatique : Il est urgent de revoir notre perception de l’énergie nucléaire

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Sans vouloir abonder dans le sens des alarmistes du réchauffement climatique d’origine humaine – je suis déjà convaincu par avance que l’année 2017 battra tous les records de chaleur – au risque de renier mes convictions relatives à la seule influence de l’activité solaire sur l’évolution du climat, il faut se rendre à l’évidence : cette histoire de réchauffement climatique est intimement liée à la consommation d’énergie sous toutes ses formes, que ce soit la production d’électricité, l’industrie, le chauffage domestique ou les transports. La consommation d’énergie primaire pour la production d’électricité ne représente dans les pays de l’OCDE que moins de 40 % de l’ensemble de l’énergie fossile (gaz, pétrole et charbon) consommée et par voie de conséquence de CO2 libéré dans l’atmosphère. C’est un fait mais l’idéologie climatique s’est focalisée sur la production d’électricité car il s’agit du poste supposé pouvoir être le plus aisément remplacé par des énergies renouvelables telles que le vent ou le Soleil malgré le caractère aléatoire de ce type d’énergie.

Dans ces mêmes pays de l’OCDE il ne reste plus beaucoup d’alternatives pour produire de l’électricité non carbonée. L’hydroélectricité a atteint presque partout ses capacités maximales et il ne reste donc plus, en toute logique, que l’énergie nucléaire qui puisse être une source fiable d’électricité. Pourtant les mouvements écologistes entretiennent constamment une véritable panique auprès du public en ce qui concerne cette source d’énergie. Depuis l’accident de Fukushima-Daiichi l’Allemagne, pour ne citer que cet exemple caricatural, a décidé de fermer toutes ses usines de production électrique d’origine nucléaire et elle est devenue de ce fait le plus gros pollueur d’Europe en brûlant des quantités invraisemblables de charbon qui plus est de mauvaise qualité. La Suisse va suivre son exemple à la suite d’une votation très serrée et il est difficile d’imaginer que ce pays puisse s’équiper comme son voisin de centrales électriques au charbon dans les vallées alpines (bonjour la pollution !) ou recouvrir son territoire magnifique de moulins à vent. Bref, il est maintenant reconnu que la seule alternative possible et crédible est l’énergie nucléaire si les pouvoir politiques « veulent sauver le climat ».

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Pour l’opinion publique l’énergie nucléaire est dangereuse en raison des déchets radioactifs qu’il est nécessaire de prendre en charge et de stocker de manière totalement sûre pour de nombreux siècles. C’est l’un des arguments des mouvements écologistes opposés à cette énergie. De plus l’amalgame avec les armements attise la peur du public en particulier depuis la recrudescence de tensions géopolitiques entre les USA et la Russie qui détiennent pratiquement à égalité plus de 90 % de tout l’armement atomique de la planète. Enfin la construction de nouvelles unités est devenue financièrement monstrueuse malgré le fait – et les analystes ont trop tendance à l’oublier – que ces installations fonctionneront pour la grande majorité d’entre elles durant plus de 70 ans.

Il est donc urgent que le public soit informé de manière impartiale au sujet de l’énergie nucléaire et de sa non-dangerosité contrairement à ce qu’affirment les mouvements écologistes. Avec le développement nécessaire des véhicules électriques pour diminuer la production de CO2 il n’y aura pas d’autre alternative si nous ne voulons pas plonger dans la pauvreté.

Source : senseaboutscience.org/wp-content/uploads/2017/06/making-sense-of-nuclear.pdf . Illustrations : transport de combustibles nucléaires usés en Allemagne, voiture électrique Elcar fabriquée en Italie dans les années 1970 par la société Zagato d’une autonomie de 80 km à une vitesse maximale de 70 km/h