La magie de l’eau …

Ce billet n’a pas la prétention d’être un cours de physique. Il rassemble en une prose compréhensible pour tous divers éléments recueillis dans la littérature scientifique qui permettent de comprendre pourquoi la Terre n’est pas une planète morte. D’abord la seule source d’énergie sous forme de chaleur dont dispose la Terre provient du Soleil et pourtant les divers gaz constituant la mince couche de l’atmosphère entourant la Terre sont essentiellement transparents aux rayons infra-rouge mis à part la vapeur d’eau. L’oxygène piège quant à elle les rayons ultra-violets dans les hautes couches de l’atmosphère, mais c’est une autre histoire. Alors puisque l’atmosphère est transparent aux rayons infra-rouge, me direz-vous, qu’est-ce qui réchauffe l’atmosphère terrestre ? La réponse est évidente et limpide : ce sont tout simplement les océans qui recouvrent plus de 70 % de la surface de la Terre !

Ah bon, et comment ? L’atmosphère contient entre 0,4 et 4 % de vapeur d’eau, soit de 10 à 100 fois plus que de gaz carbonique selon les zones du globe où on se trouve. Or l’eau est un composé chimique particulier qui requiert une formidable quantité d’énergie pour « changer d’état » (ou de phase) et c’est là que réside le secret de la Terre, secret jalousement unique dans notre système solaire.

Reprenons notre raisonnement : le Soleil chauffe directement les océans qui paraissent parfaitement noirs vus de l’espace mais aussi du huitième pont d’un gros navire, et c’est vrai. Les océans ne sont pas bleus, ils paraissent bleus parce qu’ils réfléchissent la couleur bleue de l’atmosphère. Les océans sont donc de formidables pièges pour l’énergie provenant du Soleil sous forme de chaleur, le destin final des rayons infra-rouges solaires.

Mais d’une façon ou d’une autre les océans doivent de débarrasser de toute cette chaleur car ils auraient fini par bouillir un jour … et c’est là qu’intervient le côté magique de l’eau.

En effet il faut beaucoup d’énergie pour vaporiser un litre d’eau : 2,25 millions de joules ou encore 9400 kiloCalories ou encore 610 Wh, trois unités physiques différentes pour l’énergie. Quand la vapeur d’eau s’élève dans l’atmosphère elle va avoir tendance à se condenser en gouttelettes qui vont former des nuages puisque, comme chacun a pu le constater, l’air devient plus frais au fur et à mesure qu’on gravit une montagne et c’est vrai aussi au niveau de l’Equateur, j’en ai moi-même fait l’expérience dans l’île d’Hiva-Oa aux Marquises. Au cours de ce deuxième « changement de phase » toute l’énergie en quelque sorte dépensée par l’océan pour vaporiser cette eau est intégralement restituée à l’atmosphère en vertu du premier principe de la thermodynamique. L’atmosphère, par voie de conséquence, se réchauffe quand des nuages se forment à partir de vapeur d’eau. Les nuages sont en réalité des aérosols constitués de petites gouttelettes d’eau et si pour une raison ou pour une autre, l’atmosphère n’étant jamais parfaitement immobile, ces nuages rencontrent des couches atmosphériques plus froides, alors ces gouttelettes se transforment en glace et là encore ce troisième « changement d’état » de l’eau, cette fois de liquide vers solide, restitue de l’énergie à l’atmosphère, certes beaucoup moins mais malgré tout à hauteur de 15 % de la quantité d’énergie restituée par le changement de phase de gaz vers liquide. Et encore une fois l’atmosphère se réchauffe !

Au final ce sont les océans qui chauffent l’atmosphère et non pas le Soleil comme on aurait tendance à le croire. Certes cette observation est contre-intuitive mais c’est pourtant la réalité et ce n’est possible que grâce à la vapeur d’eau …

Il reste un petit point de la magie de l’eau qu’il ne faut pas oublier de mentionner : la glace. Dans les hautes couches de l’atmosphère – en gros au delà de 5000 mètres d’altitude – les micro-cristaux de glace font office de miroir et réfléchissent le rayonnement infra-rouge en provenance du Soleil mais si la glace était plus lourde que l’eau liquide, que se passerait-il ? Il n’y aurait tout simplement pas de vie évoluée sur la Terre ! En effet les océans seraient gelés en permanence à l’exception d’une fine couche d’eau à leur surface : les océans ne seraient plus noirs mais blancs et ils réfléchiraient parfaitement le rayonnement infra-rouge solaire, l’atmosphère serait irrémédiablement froid et la Terre serait une planète inhospitalière … Voilà en très bref les bienfaits de la magie de l’eau.

Illustration : un nuage « vertical » surmonté de cristaux de glace pris en photo depuis le balcon de mon modeste logement il y a quelques jours

COP21 : Le cas du CO2 revisité

Puisque la réunion COP21 va fixer le prix du carbone, donc le montant des taxes que tout un chacun devra payer pour sauver la planète, les papillons, les arbres et accessoirement les bipèdes taillables et corvéables à merci que nous sommes, pour le plus grand profit de puissances financières multinationales occultes, il est opportun de revenir quelques instants sur ce terrible poison – pour le climat – qu’est le gaz carbonique.

Reconsidérons l’évolution de la teneur en gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère durant les dernières 150 années, depuis les débuts de l’ère industrielle, puisque c’est ce gaz qui est incriminé en raison de son effet de serre putatif et constitue le socle des prédictions sur l’évolution du climat dans le futur organisées par une assemblée de personnalités toutes dévouées aux intérêts de la finance mondiale et apatride.

L’augmentation de la teneur de ce gaz dans l’atmosphère n’est pas seulement due à l’activité industrielle, la prolifération des automobiles et la production d’énergie à partir de combustibles fossiles carbonés, et de très loin. Plus de quatre-vingt-dix pour cent de tout le CO2 produit à chaque instant sur Terre n’est pas le fait de l’activité humaine mais des êtres vivants en général, dont les hommes de par leur respiration, et des cycles d’alternance jour-nuit et des saisons. Les plantes ainsi que le plancton dégagent du CO2 la nuit ! Entre les années 1930 et 2000 le Soleil a connu une activité magnétique particulièrement intense qu’on appelle l’optimum moderne. Cet optimum a, certes, provoqué la fonte des glaciers alpins par exemple, la régression des banquises et aussi une amélioration générale du rendement des récoltes conduisant à une abondance en nourriture favorisée également par les progrès techniques : le CO2 est le principal « aliment » des plantes, des coraux et du plancton photosynthétique.

La planète entière ne s’est jamais aussi bien portée depuis l’optimum climatique médiéval, la population a augmenté grâce à l’amélioration des conditions sanitaires mais aussi grâce à l’augmentation considérable de la productivité agricole. Il n’y a qu’à se remémorer la chute de la natalité française entre 1940 et 1945 car trouver de la nourriture était alors problématique. En effet, comme c’est le cas pour de nombreux animaux, la fécondité est directement corrélée à la disponibilité en nourriture et ce phénomène naturel a été particulièrement bien mis en évidence avec les populations d’oiseaux …

Cette situation actuelle d’abondance (toute relative car il y a encore près de 20 % des êtres humains qui ne mangent pas à leur faim) n’a pu être rendue possible que parce que le Soleil était particulièrement actif. Le champ magnétique solaire déviait puissamment les rayons cosmiques réduisant de ce fait la formation de micro-cristaux de glace dans les hautes couches de l’atmosphère (invisibles depuis le sol) et donc par conséquent le pouvoir de réflexion s’opposant à l’énergie solaire atteignant la surface de la Terre.

Ce n’est pas la différence de quelques watts par mètre carré atteignant la surface de la Terre entre 1900 et 1980 mesurée à l’aide d’instruments installés au sol qui a joué un rôle prépondérant dans ce réchauffement contemporain, mais bien la réduction du rayonnement cosmique dévié par le champ magnétique solaire. L’augmentation générale de la température moyenne, à peine un degré en 100 ans, a pourtant suffi à réduire la capacité des océans à dissoudre le CO2. Sa teneur a donc augmenté tout simplement en vertu d’un loi physique fondamentale dite Loi de Henry qui décrit le processus de dissolution des gaz dans l’eau en fonction de la température et de la pression. Si au cours des cent dernières années l’activité magnétique du Soleil avait été « normale » comme entre 1800 et 1900, les océans auraient pleinement joué leur rôle de puits de carbone et malgré la considérable augmentation de l’activité humaine récente, le taux de CO2 atmosphérique aurait été probablement stable, autour de 300 et quelques parties par millions. L’optimum climatique moderne (1920-1980) a donc contribué à l’augmentation de la teneur en ce gaz dans l’atmosphère dans des proportions beaucoup plus importantes que celles que l’on veut bien nous faire croire en incriminant l’activité humaine .

Durant cette période à peine 5 % de l’augmentation totale de CO2 dans l’atmosphère provient de l’activité humaine, soit environ 20 ppm sur les 400 actuelles ! Cette affirmation qui n’est pas de mon fait mais est déduite de la répartition isotopique des carbones 12 et 13 qui est différente entre le CO2 issu de la combustion du pétrole et du charbon et le CO2 issu de l’activité naturelle des êtres vivants. C’est un peu sophistiqué mais c’est pourtant la réalité, une réalité dont on se garde bien de mentionner l’évidence. Il en est de même pour l’augmentation de la teneur en méthane de l’atmosphère car ce gaz est également soluble dans l’eau et selon la même loi de Henry, l’augmentation de la température moyenne des océans de 1 degré environ a contribué largement à cet accroissement de la teneur en méthane.

L’une des conséquences de la loi de Henry également passée sous silence est la régulation de l’acidité de l’eau des océans. On veut nous faire croire que l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique va avoir pour conséquence d’augmenter l’acidité des océans et les effets de cette acidité seront catastrophiques. Les coraux seront tout simplement dissous, les mollusques ne pourront plus construire leurs coquilles.

Ces déclarations alarmistes sont totalement fausses puisque les océans se sont appauvris en bicarbonate lors de la période de réchauffement climatique moderne et, toutes proportions gardées, l’ « acidité » des océans a diminué. En effet l’eau de mer est pondéralement environ trois fois plus riche en carbone sous forme de bicarbonate que ne l’est l’atmosphère sous forme de CO2 et ce ne sont que quelques parties par milliards qui font que la variation du pH de l’eau de mer n’est même pas décelable de manière fiable !

Le CO2 n’est pas un polluant mais un gaz essentiel à la vie sur la Terre et n’a rien à voir avec l’évolution du climat supposée en dépendre.

Source : « Tiny warming of residual anthropogenic CO2 » par François Gervais, DOI : 10.1142/S0217979214500957

En réponse à mon billet humoristique de trois lignes

Ça se réchauffe ou pas ? Allez savoir !

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Il y a quelques semaines les « spécialistes » de l’IPCC clamaient que finalement le réchauffement climatique qui n’avait pas eu lieu depuis près de 18 ans était tout simplement le résultat d’une plongée des eaux chaudes des océans dans les profondeurs de ces derniers. Il fallait tout de même faire très fort pour diffuser une telle information qui est encore une fois en violation directe avec des lois physiques tellement basiques qu’on finit par se demander qui sont réellement ces « spécialistes du climat » qui font la pluie et le beau temps (sans jeu de mot) auprès des gouvernements du monde entier, via des partis écologistes puissamment organisés et politisés, afin de les contraindre à réduire les émissions de CO2 à grands renforts de taxes et d’investissements à perte en dollars, euros, couronnes, yens, yuans ou pesos. La NASA qui vit comme des milliers de laboratoires dans le monde de la « manne climatique » a tout de même fini par admettre tout compte fait, honnêtement, enfin presque, et malgré toutes les tentatives pour garder bonne figure, que non, la profondeur des océans ne s’était pas réchauffée au moins ces dix dernières années. Ouf ! On est rassuré, tenter de violer une deuxième fois une loi fondamentale de la physique pour faire passer l’imposture monumentale du soi-disant changement climatique, ça commençait à faire carrément désordre. Prétendre que l’eau chaude est plus dense que l’eau froide, il fallait tout de même avoir eu l’audace d’y penser. Comme on a coutume de le dire, plus le mensonge est gros mieux il est avalé sans sourciller.

Les « scientifiques » de la NASA au JPL à Pasadena en Californie ont effectué des mesures satellitaires de la température des océans entre 2005 et 2013 corroborées par les données envoyées par 3000 bouées dispersées dans les océans un peu au hasard mais pas partout et les résultats ont montré qu’en dessous d’une profondeur de 1995 mètres (il faut admirer la précision) l’eau ne s’est pas significativement réchauffée. Ben voyons ! A cette profondeur la température de l’eau atteint au mieux une dizaine de degrés, tout y noir froid et noir, et si on va plus en profondeur on atteint 4 degrés au maximum de densité de l’eau de mer, point à la ligne.

Les « spécialistes » de la NASA ont fait une immense découverte pourtant décrite par les lois de la dilatation des corps en fonction de la température auxquelles l’eau n’échappe pas. Josh Willis, l’un des auteurs du papier (toilette) paru dans Nature Climate Change, l’organe politique et pseudo-scientifique de l’IPCC, déclare avec un courage évident que ces résultats n’infirment en rien le changement climatique lui-même ! « Le niveau de la mer continue à monter, on essaye simplement de comprendre les détails et d’aller au fond des choses ». Il y a tout de même un gros problème, les prétendus gaz à effet de serre continuent à s’accumuler dans l’atmosphère et le réchauffement ne suit pas. C’est à n’y rien comprendre. Les « spécialistes » de la NASA qui disposent d’une tribune libre pour publier leurs conneries, je veux parler de Nature Climate Change (30 euros pour accéder à l’article et abonnement d’une année 178 euros), dûment reviewés par leurs pairs qui ne les contrediront jamais, ne savent plus trop où ils en sont ni de quoi il parlent. On a l’impression qu’ils sont tout simplement désemparés et qu’ils commencent à se demander s’il ne va pas falloir, un jour ou l’autre, avouer publiquement leurs turpitudes, leurs falsifications systématiques des données de leurs instruments coûteux payés par les contribuables, je veux parler des satellites et des bouées Argo, leurs modélisations abracadabrantesques pour enfin avouer leurs mensonges répétés. Mais non, il manque de la chaleur produite par l’ « effet de serre » du CO2 dont la teneur augmente inexorablement et on ne sait pas où elle est passée. Les modèles de réchauffement seraient-ils erronés ? Puisque ces modèles prédisent un réchauffement directement corrélé à l’augmentation gigantesque de CO2, quelques dizaines de parties par million en 50 ans tout au plus, et que ça ne se réchauffe pas, c’est que les océans se sont plus réchauffé que prévu depuis 35 ans, entre 1970 et 2005 pour être plus précis, de 24 à 58 % de plus que prévu ! Cette fois c’est du précis, du costaud, du vrai, tellement vrai qu’il faut le croire sans sourciller. Et puis le niveau des océans, tous calculs faits, n’a pas autant augmenté que prévu par les modèles, Al Gore peut dormir tranquille dans sa somptueuse villa au bord de la baie de San Francisco avec vue imprenable sur le Golden Gate, elle ne sera pas inondée de son vivant ! Ouf …

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Aux dernières nouvelles, la banquise antarctique a atteint cet hiver austral qui se termine une surface record, plus de 20 millions de km2, du jamais vu depuis 1979. L’illustration (NASA) montre le dépassement de la ligne rouge en de nombreux endroits, ligne qui matérialise l’extension maximale de cette banquise entre 1979 et … 2014, les premières observations satellitaires datant de 1979 et on se demande pourquoi la moyenne englobe l’année 2014 : il doit y avoir un tour de passe-passe là dessous. Les explications à ce phénomène inattendu de l’extension de la banquise sont pour le moins confuses. On sent que la NASA ne sait plus trop comment expliquer ce qui est observé car remettre en cause le « réchauffement climatique » reviendrait à voir les crédits d’équipements et de recherches lourdement amputés par l’administration américaine. Et il en serait de même pour de nombreux organismes et associations non gouvernementales dans de nombreux pays.

Quant à El Nino, il joue l’Arlésienne ! Il était attendu pour le mois de juin de cette année, rien ne s’est passé. Le mois d’octobre est bien entamé, toujours rien, peut-être pour la Saint-Sylvestre ou la saint Glinglin. La zone intertropicale de l’Océan Pacifique ne se réchauffe pas comme prévu par la NASA. Il faut dire que si l’eau chaude s’enfonce dans les abysses, rien de plus évident …

Autant dire finalement que les « mensonges climatiques » ont encore de beaux jours devant eux …

Sources : NASA press release 14-272 du 6 octobre 2014 et press release du 7 octobre 2014 (Goddard).

L’acidification de l’océan peut croître de 170 % (durant) ce siècle

Il a fallu que 540 « experts » de 37 pays différents réunis à Monterey en Californie en septembre dernier pour pondre un communiqué repris par Eurekalert résumant un document présenté le 18 novembre, c’est-à-dire demain à Varsovie au grand concile de l’Eglise de Scientologie Climatique et le titre du communiqué est : « Ocean Acidification May Increase 170 Percent This Century » et en français ça donne : L’acidification de l’océan peut croître de 170 % (durant) ce siècle. Un titre pareil est carrément ébouriffant, pardon, à faire dresser les cheveux sur la tête ! Et il a fallu 540 « experts » pour faire une telle déclaration à moins qu’Eurekalert, un site d’information scientifique supposé impartial, soit inféodé à l’Eglise de Scientologie Climatique. Le rapport, ou plutôt le résumé, sera remis à Varsovie au grand bénéfice des décideurs et autres politiciens qui gravitent autour de l’Eglise. Pour arriver à écrire une énormité pareille il faut s’y prendre à 540 !

Pour que mes lecteurs comprennent mon étonnement et mon agacement il faut revenir brièvement sur la notion de pH ou d’acidité. L’échelle de pH se décline de 0 à 14. Il s’agit d’une échelle logarithmique que je rappelle ici : pH = log (1/aH+) où aH+ représente en gros la concentration en ions hydrogène dans une solution. Pour situer la chose, le suc gastrique a un pH de 1 et l’eau de Javel de 13, le jus de tomate aux alentours de 4 et le pH de l’eau de mer aux alentours de 7,5 – 8,5. Et justement, dans le cas de l’eau de mer, ça se complique parce que cette eau ne contient pas que des ions hydrogène H+ ou hydroxyle OH- et la mesure du pH de l’eau de mer est compliquée par la présence de beaucoup d’autres espèces chimiques minérales et organiques qui font qu’en réalité l’acidité des océans est le résultat d’un ensemble complexe de réactions d’ionisation rendant toute variation sinon impossible du moins très difficile. De plus l’océan n’est pas un désert, il est littéralement colonisé par du phytoplancton qui capte l’énergie solaire pour se nourrir du gaz carbonique qui se dissout dans l’eau pour former du bicarbonate ou acide carbonique exactement comme les plantes se nourrissent du gaz carbonique atmosphérique pour produire du sucre. Visiblement les climatologues de l’Eglise de Scientologie citée ci-dessus sont franchement fâchés avec le carbone sous toutes ses formes, même celui qui se trouve dans l’eau de mer pour le plus grand bénéfice du plancton et des algues.

La première question censée qui se pose en lisant ce titre alléchant et ébouriffant est : « 170 % de quoi ou par rapport à quoi ? » puisqu’un pourcentage est un rapport entre deux grandeurs. On ne peut pas appliquer un pourcentage à l’échelle logarithmique du pH, ce serait un non-sens mathématique. Par exemple on ne peut pas dire que puisque le pH de l’eau de mer a diminué d’une unité, disons de 8 à 7, il a donc diminué de 1/8e, soit 12,5 % ! Faites le calcul vous-même, on trouve bien 12,5 % mais cela n’a strictement aucune signification physique ou chimique. Qu’on applique des pourcentages à l’évolution du cours de la bourse ou à la connerie humaine, tout à fait d’accord, mais pour le pH encore une fois ça ne veut rien dire, quant à la connerie humaine allez à Varsovie demain, vous serez servi jusqu’à la nausée. Comme je suis curieux et que je n’aime pas qu’on me prenne pour un imbécile car après tout, un communiqué de presse d’un aréopage d’experts choisis sur le volet est accessible au public, je suis allé voir la composition ionique moyenne de l’eau de mer dans Wikipedia et on y trouve que la concentration de bicarbonate est de 0,00206 moles par litre, soit 144 mg par litre d’eau de mer. Une augmentation de 170 % conduirait à une concentration de 244,8 milligrammes toujours par litre, soit 1,44 millième de mole d’augmentation par litre. Mon calcul s’est arrêté là puisque je n’ai pas de calculette et que je ne peux pas calculer la diminution de pH qui résulterait de cette extravagante augmentation d’acide carbonique (ou bicarbonate) dans l’eau de mer mais à vue de nez, je dirais sans trop me tromper une diminution significative de 0,05 unité de pH autant dire rien du tout puisque le pH de l’eau de mer n’est pas constant et varie entre 7,5 et 8,5 selon la température et l’état d’ensoleillement de l’eau. Bref, on assiste avec ce résumé dont la teneur sera peut-être communiquée à la presse la semaine prochaine à une vaste fumisterie bien enrobée pour être gobée sans problème de déglutition par des politiciens qui n’y connaissent rien et n’ont de toutes les façons pas le temps de lire un quelconque rapport qui finit le plus souvent à la déchiqueteuse à moins que des vice-sous-secrétaires adjoints n’expurgent les dits rapports pour en faire une omelette écolo-compatible et politiquement correcte. Car c’est bien là le problème de l’Eglise de Scientologie Climatique. Des centaines d’experts noircissent du papier pour présenter leurs conclusions lors d’une conférence sur le climat, encore une et ça coûte très cher aux contribuables du monde entier, avec un condensé de leurs lubies qui atterrit sur le bureau du vice-sous-secrétaire adjoint du ministre de l’environnement, ancien faucheur d’OGM reconverti, qui n’y connait autant dire rien du tout et qui prendra des initiatives allant dans le sens d’une réduction des émissions de gaz carbonique qui se transforme en méchant bicarbonate dans l’eau de mer et être la cause de terribles catastrophes.

Je lis par ordre de certitude (je n’ai pas vraiment compris ce que signifie l’ordre de certitude, « confidence » en anglais), il s’agit d’une traduction du pamphlet divulgué par Eurekalert (http://www.eurekalert.org/pub_releases/2013-11/icfs-eao111313.php).

Très forte certitude :

L’acidification des océans est causée par les émissions de CO2 dues à l’activité humaine dans l’atmosphère qui finissent dans les océans.

La capacité de l’océan à servir de piège à carbone décroit avec l’acidification.

La réduction des émissions de CO2 réduira le processus d’acidification.

L’acidification anthropogénique de l’océan progresse et est mesurable.

La trace des émissions dues aux combustibles fossiles sera ressentie pendant des siècles.

Forte certitude :

Si les émissions de CO2 continuent au rythme actuel, l’érosion des coraux surpassera leur croissance quelque part au cours de ce siècle.

Les biotopes coralliens des eaux froides seront alors en danger et pourraient ne pas survivre.

Les mollusques sont les les plus sensibles à l’acidification de l’océan.

Les diverses réponses des espèces à l’acidification de l’océan et à d’autres facteurs de stress pourraient modifier les écosystèmes marins, mais ces modifications sont difficiles à évaluer.

De multiples facteurs de stress s’ajoutent à celui de l’acidification.

Certitude moyenne :

Des impacts socio-économiques négatifs sont à craindre mais l’étendue des coûts est incertaine.

Le déclin des élevages de coquillages conduira à des pertes économiques, mais l’importance de ces pertes est incertaine.

L’acidification de l’océan peut avoir des effets directs sur les populations de poissons et leur comportement.

Les coquilles des escargots de mer et d’autres ptéropodes commencent déjà à se dissoudre.

 

On a vraiment des frissons dans le dos et les cheveux dressés sur la tête de peur quand on lit une telle litanie incantatoire d’un nouveau genre religieux dont les bases scientifiques de base sont hautement contestables.

Si un de mes lecteurs peut arriver à calculer la diminution de pH qu’occasionnerait un surplus sur un siècle de 1,44 millimole d’acide carbonique dans l’eau de mer, en tenant compte de l’effet tampon de tous les autres ions présents dans l’eau, je lui souhaite au passage beaucoup de courage, je lui en serai reconnaissant !

Conclusion : tous ces soi-disant « experts » prennent les habitants de la planète entière pour des cons !!!   

Le réchauffement climatique : vaste fumisterie !

 

Un des arguments (alarmants) des tenants du réchauffement climatique est le réchauffement des océans et leur acidification en raison de l’augmentation de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère. Certes, le gaz carbonique peut conduire à une diminution du pH de l’eau océanique d’une centième d’unité (acidification) pour 100 parties par million d’augmentation du taux de gaz carbonique atmosphérique, ce qui a été grosso modo avancé lors de diverses conférences et colloques sur le climat, mais un autre facteur est le réchauffement des mêmes océans. En effet, selon la loi de Henry, la solubilité des gaz dans l’eau est inversement proportionnelle à la température, en conséquence plus l’eau océanique se réchauffe moins le gaz carbonique produit par l’activité humaine (entre autres) se dissout dans la mer et son effet comme gaz à effet de serre, bien connu des écologistes, se fait encore plus sentir.

La température des océans est mesurée en continu par un ensemble mondial de sondes flottantes dérivant au gré des courants et des vents qui explorent une épaisseur de l’océan d’environ 1000 mètres. Les données sont transmises par satellite et analysées minutieusement pour obtenir des images statistiques du réchauffement ou du refroidissement global ou ponctuel de telle ou telle portion des océans qui couvrent les quatre cinquièmes de la planète. Les données peuvent être être rendues lisibles en joules ou en degrés, c’est selon, les joules correpondant à une quantité de chaleur ou encore à l’énergie emmagasinée dans l’eau et directement liée à sa température. Donc, les mesures obtenues par les balises du système Argo permettent peu ou prou d’estimer d’une manière relativement fiable s’il y a réchauffement climatique, ou non, lié à l’augmentation de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère.

Un graphe intéressant reproduit ici permet de voir immédiatement que le réchauffement climatique (réchauffement des océans) marque une pause depuis dix ans.

noaa_upper_ocean_heat_content

From PMEL at http://oceans.pmel.noaa.gov/

The plot shows the 18-year trend in 0-700 m Ocean Heat Content Anomaly (OHCA) estimated from in situ data according to Lyman et al. 2010. The error bars include uncertainties from baseline climatology, mapping method, sampling, and XBT bias correction.

Dans le gaphique ci-dessus le réchauffement est exprimé en joules, donc en énergie, mais il peut aussi s’exprimer en degrés … Et ça donne ceci :

degrees-pmel-0-700m-heat-content-anomaly

Source : http://wattsupwiththat.com/2013/02/25/ocean-temperature-and-heat-content/#more-80690

Vous avez noté ! Entre 1996 et 2003, les océans se sont « réchauffés » de 0,1 degrés et depuis c’est le calme plat.

Or, selon Gary B. Brassington et Peter R. Oke du BMRC, Melbourne, Victoria, Australia et du CSIRO Marine and Atmospheric Research dans leur article intitulé « Error estimates for Argo profile observations based on an ocean reanalysis in the Austral-asian region », l’incertitude des mesures des sondes du système Argo est du même ordre de grandeur que les différences de température relatées dans le dernier graphique ci-dessus soit environ 0,1 degré, compte tenu de nombreux paramètres dont la non simultanéité entre les mesures de température et la localisation des sondes toutes deux transmises par satellite. Qui croire ?

Le réchauffement climatique est semble-t-il une vaste fumisterie pour amuser la galerie et donner une bonne occasion aux politiciens de rançonner les industries (et les particuliers) en fonction de leurs émissions de gaz carbonique, gaz à effet de serre. Comme l’illustrent ces données laissant libre cours à n’importe quel pseudo-scientifique pour une interprétation erronnée ou tendancieuse, c’est selon, ce soit-disant réchauffement climatique est une vue de l’esprit coûteuse et, pour le moment au moins, non prouvé de manière irréfutable surtout quand les membres du GIEC, auto-proclamés spécialistes du climat, s’appuyent sur des données dont les incertitudes sont égales ou supérieures à ce qu’elles signifient intrinsèquement.

De plus, la pause décelée en dépit des incertitudes des mesures vient infirmer toutes les autres affirmations alarmistes de ces pseudo-scientifiques.

Encore un bel exemple d’escroquerie !