Paludisme et réchauffement du climat : un rapprochement idéologique

Les affirmations selon lesquelles le réchauffement de la température de la Terre au niveau du entraînera plus de cas de paludisme et de décès sont contredites par les preuves du monde réel. À mesure que la Terre se réchauffe, les cas de paludisme et les décès sont en baisse dans toutes les régions du monde. Si le réchauffement climatique devait causer plus de cas de paludisme, nous aurions certainement dû être témoins de plus de cas de paludisme et de décès à l’heure actuelle. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie des estimations mondiales du nombre de personnes qui meurent du paludisme. Depuis 2000, selon cet organisme, le nombre de morts dans le monde a été réduit de moitié, passant de 839 000 décès en 2000 à 438 000 en 2015.

L’Afrique est la région du monde la plus touchée par le paludisme, avec 9 victimes du paludisme sur 10 étant des Africains. Comme le montre la figure ci-dessus l’Afrique est également la région du monde qui a réalisé le plus de progrès alors que la Terre se réchauffe modestement. De 2000 à 2015, les décès africains dus au paludisme ont été réduits de 764 000 à 395 000. La vaste littérature scientifique réfute les affirmations alarmistes des climatologues selon lesquelles le changement climatique est susceptible d’exacerber la propagation des maladies transmises par les moustiques.

De façon frappante, l’Amérique du Nord et l’Europe ont noté zéro décès dû au paludisme depuis 1990 malgré 30 ans de réchauffement climatique selon ce qu’affirment l’IPCC et les médias.

Il n’y a tout simplement aucun lien entre le paludisme ou les autres maladies transmises par les moustiques et un monde qui se réchauffe légèrement.

Des études menées en Afrique, en Angleterre et au Pays de Galles, en Amérique du Nord et du Sud, en Thaïlande et au-delà réfutent tout lien entre le changement climatique et la propagation du paludisme, de la dengue, du virus du Nil occidental et d’autres maladies à transmission vectorielle. Par exemple, une étude de 2010 dans la revue à comité de lecture Nature rapporte que « [les auteurs de l’étude] ont comparé des cartes historiques et contemporaines de la gamme et de l’incidence du paludisme et ont constaté que le paludisme endémique couvrait probablement 58% des terres du monde vers 1900 mais seulement 30% en 2007 ». De toute évidence, le paludisme est devenu moins répandu et moins mortel à mesure que le climat s’est réchauffé.

Les auteurs de cette étude réfutent les affirmations potentielles selon lesquelles il y aurait des réductions encore plus importantes du paludisme sans le réchauffement climatique. Les auteurs écrivent que « les affirmations largement répandues selon lesquelles la hausse des températures moyennes a déjà conduit à des augmentations de la morbidité et de la mortalité dues au paludisme dans le monde sont largement en contradiction avec les tendances mondiales à la baisse observées tant dans son endémicité que dans son étendue géographique ».

L’expert en maladies à transmission vectorielle Paul Reiter, membre du Comité consultatif de l’Organisation mondiale de la santé sur la biologie et la lutte anti-vecteurs, a beaucoup écrit sur la transmission des maladies à transmission vectorielle. Reiter conclut que tout lien entre ces maladies et le changement climatique n’est étayé par aucunes preuves. Le réchauffement hypothétique du climat a servi d’alibi pour expliquer l’augmentation du nombre de personnes souffrant de la maladie de Lyme dont le vecteur est une tique. Il n’en est rien : s’il y a plus de tiques dans les forêt c’est tout simplement parce que celles-ci ne sont plus entretenues. On peut rapprocher cette observations relevant de la santé publique des feux de forêts et de buissons tant en Australie qu’en Californie dont les experts en climatologie ont désigné la cause : le réchauffement climatique. Il n’en est rien à nouveau car ces incendies, parfois catastrophiques, ne trouvent leur cause que dans le manque d’entretien de ces zones arborées.

Sources diverses dont OMS

Réchauffement climatique : l’excuse ou le prétexte ?

On trouve dans la presse « main-stream » toutes sortes d’affirmations mensongères imputées au réchauffement du climat qui n’est plus d’origine naturelle mais provoqué par l’activité humaine. Et cette affirmation mensongère donne lieu à toutes sortes d’interprétations excessives. Par exemple il semblerait que l’émergence du nouveau virus Sars-Cov-2 aussi appelé « la Covid » soit une directe conséquence du réchauffement du climat. On pouvait s’y attendre …

Mais la confusion entre évènements météorologiques extrêmes et réchauffement du climat est également devenue un fait quotidien abondamment rapporté par cette presse friande de sensationnel et s’il s’agit du climat c’est le jackpot des « like » et du box-office. Plus il y a de « like » plus l’information est confirmée au niveau de l’impact et ainsi cette information devient une réalité en dépit du fait qu’elle peut originellement être totalement mensongère. Si on prolonge le raisonnement au sujet du coronavirus alors on a récolté ce que l’on avait semé : puisque l’activité humaine provoque un réchauffement du climat et si ce virus a émergé en raison de ce réchauffement l’homme est donc la cause primaire de cette épidémie. Des esprits mal tournés pourraient déclarer haut et fort que cette grippe est une punition des dieux bien méritée.

Pour bien manipuler l’opinion il existe une officine non officielle spécialisée dans l’explication thématique de tout phénomène météorologique extrême. Il s’agit du World Weather Attribution (WWA). Comme son nom l’indique cet organisme a pour finalité d’attribuer à tout événement météorologique une cause liée au réchauffement du climat et la « canicule sibérienne » de cette année 2020 est du pain béni pour promouvoir l’idée que tout est de la faute de l’activité humaine. Dans un précédent billet je citais l’interprétation à l’aide des observations dont on dispose qui peut être objectivement faite de ce phénomène météorologique qui chaque année a lieu entre le premier juin et le 15 juillet en Sibérie mais également à l’extrême nord de la péninsule scandinave, en Islande et dans le grand nord canadien.

Pour le WWA il n’en est pas ainsi ! La canicule sibérienne de cette année n’aurait tout simplement pas été possible sans réchauffement du climat d’origine humaine. Dans un habillage pseudo-scientifique le WWA montre qu’il en est ainsi et qu’il s’agit d’un fait incontestable. Cette publication ( https://www.worldweatherattribution.org/wp-content/uploads/WWA-Prolonged-heat-Siberia-2020.pdf ) n’a pas été soumise à une revue par des pairs. Il s’agit d’un document interne à l’usage des décideurs écologistes. Encore une chance que le Président Vladimir Poutine n’ait pas été accusé d’être le promoteur des feux qui ont embrasé une partie négligeable du nord de la Sibérie en regard de la taille de cette région.

Bref, le WWA établit des liens entre les épisodes de sécheresse, les orages et les tornades, les feux de brousse, les inondations, sans oublier les vagues de froid, avec le réchauffement du climat d’origine humaine. Un président de la République française a même déclaré que les tremblements de terre étaient provoqués par le réchauffement du climat. Il faisait allusion au grand tsunami du 11 mars 2011 qui dévasta le Japon. Ces liens de cause à effet ne sont que des mensonges le plus souvent dénoncés par les scientifiques sérieux qui osent effectuer des travaux contredisant ces affirmations au péril de leur carrière universitaire. En effet, si on déclare être en contradiction avec la doxa du réchauffement d’origine anthropique on peut à la limite recevoir des menaces de mort, être traité de fasciste ou d’exécrable réactionnaire. C’est dire l’enjeu financier qui se dissimule derrière cette mise en scène mondiale du réchauffement. De même que pour le coronavirus il faut entretenir encore et toujours la peur. L’échec de l’accord de Paris sur le climat a été masqué par la pandémie coronavirale et cette pandémie – attribuée par des esprits mal tournés au réchauffement du climat – a en définitive ravivé la lutte contre le changement du climat.

Le réchauffement du climat (et la pandémie à coronavirus) est une excuse pour asservir les peuples et un prétexte pour mettre en place encore plus de taxes punitives, encore plus de restrictions des libertés, deux dispositions conduisant dans un proche avenir à une gouvernance mondiale …

La Sibérie en feu ? Tous les étés !

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L’été dans l’hémisphère nord c’est aussi la saison des incendies de forêt en Sibérie septentrionale. Et généralement, chaque nouvel article sur les incendies de forêt en Sibérie les relie en quelque sorte au changement climatique. Par conséquent, il est temps de voir comment les incendies de forêt ont changé au fil des années. Y a-t-il vraiment une tendance à la hausse des incendies de forêt en Sibérie comme le suggèrent les nouvelles et ce qui est continuellement prédit sur la base des modèles climatiques ? Les éléments de réponse sont présentés dans l’article de Pasi Autio paru sur le site d’Antony Watts le 14 juillet 2020. Il faut mentionner ici que les tribus nomades d’éleveurs de rennes participent à ce phénomène en brûlant à dessein les zones arctiques bordant la limite nord de la forêt boréale couvertes d’arbustes à feuilles caduques de faible taille afin de dégager des pâturages enrichis par les cendres pour l’année suivante. Il en est de même dans les zones d’hivernage plus méridionales des troupeaux de rennes où des feux de forêts sont volontaires, généralement bien maîtrisés, mais ne concernent pas les conifères.

Avec une superficie de 13,1 millions de kilomètres carrés, soit 14 fois la surface de la France, la Sibérie représente 77% de la superficie de la Russie. La majorité de la Sibérie est une région sauvage peu peuplée avec peu ou pas de routes. Par conséquent, le feu brûle généralement jusqu’à ce que la pluie ou un autre facteur naturel arrête le feu. La Sibérie méridionale est également le lieu d’une exploitation forestière extensive pour les résineux de haute tige.

Obtenir des données fiables sur les zones d’incendie sur la base de la littérature disponible semble être problématique. Selon la littérature (1), les données sur les zones d’incendie de la Russie ne sont pas fiables et ont systématiquement et gravement sous-estimé les incendies dans les zones à faible densité de population en raison de la structure du peuplement qui a laissé la plupart du pays sans surveillance (6). La situation ne s’est améliorée qu’après la mise en service des données satellitaires occidentales par la Russie de l’après-URSS. Mais compte tenu de la taille de la Sibérie et du fait qu’elle est très peu peuplée, il n’est pas étonnant qu’aucune donnée fiable ne puisse être générée sans l’aide de satellites. Mais même à l’ère des satellites, certains petits incendies ne sont pas détectés en raison de la couverture nuageuse ou des limites de détection des capteurs (6).

Après une étude approfondie de la littérature, on ne trouve aucune étude réelle fournissant un ensemble de données par satellite pour les incendies de forêt en Sibérie pour l’ère post-URSS non plus, ce qui est étrange compte tenu de la couverture médiatique occidentale des incendies de forêt en Sibérie ces derniers temps. Il semble qu’un effort soit en cours pour créer un tel ensemble de données pour les années de l’ère URSS en numérisant de vieilles images satellite prises depuis 1979.

Superficie brûlée annuellement en Sibérie sur la période 1997-2016

Un essai antérieurement publié (le sujet était les feux de brousse australiens) utilisait des données satellites basées sur les travaux de Giglio et coll. (1, 2). L’article de Giglio décrit une base de données de quatrième génération sur les émissions mondiales de feux (GFED4). Cet ensemble de données combine des enregistrements satellites tels que les cartes de la zone brûlée MODIS de 500×500 m avec des données d’incendie actives du scanner visible et infrarouge (VIRS) de la mission de mesure des précipitations tropicales (TRMM) et de la famille de capteurs du radiomètre à balayage (ATSR). C’est une excellente source pour créer un ensemble de données également pour les incendies de Sibérie.

Les données sont disponibles sur le site globalfiredata.org. Ce site fournit un excellent outil d’analyse et bien sûr les données elles-mêmes, si vous souhaitez les analyser davantage. Actuellement, l’ensemble des données fournit des données sur les zones brûlées pour les années 1997-2016. Il est possible de sélectionner une région ou un pays et de choisir plusieurs options concernant les données sources des émissions vers la zone brûlée (entre autres). La section Outils d’analyse permet également d’utiliser la définition de formes de zone personnalisée. Et c’est ce que j’utilise pour créer mon jeu de données sur la zone des incendies de forêt en Sibérie.

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La figure fournit la superficie totale brûlée en Sibérie pour chaque année entre 1997 et 2016 en km2. Nous pouvons voir que depuis 20 ans, la tendance des zones brûlées en Sibérie est légèrement à la baisse. Aucun élément de preuve ne permet de penser que les incendies s’aggravent. La superficie moyenne brûlée annuellement au cours de cette période était d’environ 91181 km2, soit environ 10 fois la superficie de la Corse.

Les années 1998, 2003, 2008 et 2012 ont été les quatre saisons d’incendie les plus graves au cours de cette période. En général, la variabilité inter-annuelle est grande (3) avec jusqu’à des différences de parfois un facteur 4 entre les années. Les incendies de forêt en 2003 étaient d’environ 203288 km2.

Données sur les zones brûlées à l’époque de l’URSS

En étudiant la littérature disponible, on découvre que Stocks et Cahoon avaient lancé vers 2010 un projet (3) pour numériser les anciennes images satellite AVHRR de la période 1979-2000 afin de construire une base de données des zones d’incendie par satellite pour la Sibérie. Cela semble avoir pris un certain temps, car les résultats de ces travaux sont introuvables. L’ancien élève de Cahoon, Soja AJ, semble avoir poursuivi ce travail (4) avec Cahoon et Stocks et a présenté les résultats lors de plusieurs conférences en 2018 et 2019 mais les données sont toujours en cours de validation. Les données sont basées sur des instruments, algorithmes et méthodes différents (moins sophistiqués) que l’ensemble de données GFED4 présenté ci-dessus. Par conséquent, cela n’a aucun sens de comparer ces ensembles de données directement. Mais pour savoir si les incendies de forêt en Sibérie se sont aggravés, il est intéressant de comparer les tendances. De plus, les ensembles de données contiennent quatre années qui se chevauchent (1997-2000) et en les utilisant comme référence, nous pouvons conclure que la superficie brûlée des années 1985 et 1987 dépasse 1998 et fait partie des saisons les plus sévères de l’ère satellite.

Les données présentées lors de la conférence (4) ne montrent pas non plus de tendance à la hausse pour la zone brûlée en Sibérie.

En résumé, lorsque nous combinons les ensembles de données AVHRR et GFED4, nous disposons de 37 ans (1979-2016) de données sur les zones brûlées pour la Sibérie. Pendant cette période, aucune tendance à la hausse des incendies de forêt et aucun signal détectable de «changement climatique» ne peuvent être trouvés.

Incendies de la saison 2020

Comme d’habitude, les médias fournissent des histoires inquiétantes sur les incendies de forêt en Sibérie pour cette saison. Greenpeace Russie a fourni cette information (7):

« Le programme forestier de Greenpeace Russie, qui analyse les données satellitaires, a déclaré qu’un total de 9,26 millions d’hectares – plus grand que la taille du Portugal – ont été touchés par des incendies de forêt depuis le début de 2020 ».

Ça semble vraiment très mauvais. Mais comment ces 9,26 millions d’hectares (92600 km2) se comparent-ils aux années précédentes ? Encore une fois, l’outil d’analyse globalfiredata.org nous fournit ces informations. Superficie brûlée cumulée pour la Sibérie de janvier à fin juin pour certaines années du passé:

2003: 15,4 Mha (154205 km2)

2008: 15,5 Mha (155114 km2)

Si les données fournies par Greenpeace sont correctes (aucune source pour le vérifier), le début de la saison des incendies de 2020 en Sibérie a été l’un des pires depuis 1997, mais en aucun cas un record.

Résumé

Les incendies de forêt en Sibérie sont importants chaque été avec d’amples variations entre les années. La superficie moyenne brûlée pour la Sibérie est d’environ 91000 km2 ou 9,1 Mha – environ la taille du Portugal. Contrairement aux prévisions du modèle climatique, aucune augmentation de la superficie brûlée ne peut être trouvée au cours de la période 1979-2016 pour la Sibérie.

Lecture complémentaires

Forêts de Russie dominant les types de forêts et leur densité de canopée:

https://www.researchgate.net/publication/272680068_Russia%27s_Forests_Dominating_Forest_Types_and_Their_Canopy_Density

REFERENCES

1. Giglio, L., J. T. Randerson, and G. R. van der Werf (2013), Analysis of daily, monthly, and annual burned area using the fourth-generation global fire emissions database (GFED4),J. Geophys. Res. Biogeosci.,118, 317–328, doi:10.1002/jgrg.20042.

2. Giglio, L., Boschetti, L., Roy, D.P., Humber, M.L., Justice, C.O., 2018. The collection 6 MODIS burned area mapping algorithm and product. Remote Sens. Environ. 217,72–85. https://doi.org/10.1016/j.rse.2018.08.005.

3. Stocks, Cahoon 2010; Reconstructing Post-1979 Forest Fire Activity and Area Burned in Russia: NOAA AVHRR Analysis https://www.researchgate.net/publication/253580597_Reconstructing_Post1979_Forest_Fire_Activity_and_Area_Burned_in_Russia_NOAA_AVHRR_Analysis_Invited

4. Historic AVHRR-derived Burned Area product and validation for Siberia (1979 – 2000) https://ui.adsabs.harvard.edu/abs/2019AGUFMGC24C..07S/abstract

5. Vegetation fires and global change; White paper directed to UN 6.https://eecentre.org/Modules/EECResources/UploadFile/Attachment/Vegetation-Fires-Global-Change-UN-White-Paper-GFMC-2013.pdf#page=52

7. Nearly 300 wildfires in Siberia amid record warm weather https://phys.org/news/2020-07-wildfires-siberia-weather.html

L’autre grande « Fake-News » du réchauffement climatique : le méthane du permafrost.

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La crise climatique est adossée à des modèles mathématiques et seulement à ces derniers. Il n’existe aucune preuve expérimentale d’un quelconque effet dit « de serre » du gaz carbonique, une sorte de phénomène qui s’auto-alimente sorti du cerveau de je ne sais quel scientifique ayant de ce fait inventé le mouvement perpétuel en dépit de toutes les lois fondamentales de la thermodynamique. Le méthane a été également déclaré puissant gaz à effet de serre sans que jamais une quelconque démonstration en vraie grandeur ait été présentée de manière concluante. Partant de l’a priori que le climat se réchauffe la grande catastrophe à venir serait donc que ce réchauffement – il tarde à arriver depuis maintenant 22 ans – conduirait à une décongélation du permafrost des régions septentrionales, essentiellement du nord du Canada, de la Sibérie, du nord de la péninsule scandinave et de l’Alaska. Cette décongélation libérerait alors des quantités massives de méthane et, effet de serre aidant, le réchauffement serait dangereusement accéléré conduisant à un mécanisme également auto-entretenu.

Les partisans écologistes politisés du réchauffement du climat ont donc monté en épingle ce phénomène qui, lui aussi, tarde à se concrétiser. Malheureusement pour eux une étude réalisée au Département de Géophysique de l’Université Purdue à West Lafayette dans l’Indiana sous la direction du Docteur Qianlai Zhuang démontre que l’hypothèse de ces alarmistes est fausse. En effet à la surface du permafrost il existe des bactéries qui utilisent le méthane comme source de nourriture un peu comme les plantes utilisent le CO2 pour synthétiser des sucres. Les zones humides du permafrost dégagent, certes, du méthane quand l’ensoleillement est suffisant, un méthane piégé dans la glace depuis des millénaires, mais dans le même temps des bactéries utilisent alors ce gaz pour leur métabolisme. Ces bactéries se trouvent concentrées dans les régions moins humides voire sèches du permafrost. Or ces régions sont beaucoup plus étendues que les zones humides. Tous les modèles d’apparition de méthane en provenance du permafrost en cas de réchauffement du climat sont donc faux puisqu’ils ne prennent pas en considération la présence de ces bactéries méthanotrophes, (se nourrissant de méthane) présentant une affinité pour ce gaz telle que la « dé-méthanisation » de l’atmosphère outrepasse la production de méthane par les bactéries méthanogènes (produisant du méthane).

Les travaux de modélisation de l’équipe du Docteur Zhuang sont basés sur des mesures in situ en Alaska tant de la production que de la séquestration du méthane durant l’été arctique. Les modèles anciens de l’IPCC mentionnaient une production annuelle probable de méthane de 80 teragrammes par an vers 2100 en raison du réchauffement climatique. La nouvelle évaluation mentionne une stabilité remarquable de la quantité de méthane libéré et même une très légère diminution de cette dernière car les bactéries méthanotrophes sont beaucoup plus résistantes à une augmentation de températures que les bactéries méthanogènes.

Le résultat de ces travaux est synthétisé dans la figure ci-dessus où sont présentés les modèles précédents et la réévaluation basée sur les mesures in situ. Selon le Docteur Zhuang il est peu probable que l’équilibre général du permafrost arctique change dramatiquement au cours des années à venir. Et les ours blancs continueront aussi à prospérer …

Source et illustration : Purdue University News Desk

Il n’y a pas d’évidences d’un rôle de l’activité humaine sur le changement du climat.

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Le Docteur Ralph B. Alexander, diplômé de l’Université d’Oxford en physique a ensuite enseigné et dirigé un laboratoire de recherche en physique des surfaces métalliques à la Wayne State University de Detroit dans le Michigan. Lorsqu’il a été mis à la retraite il a créé un cabinet de consultants spécialisé dans les matériaux nouveaux. Fort d’une solide formation de physicien Alexander s’est posé à juste titre quelques questions relatives au « réchauffement climatique global d’origine humaine » comme je le fis dès 2012 sur ce blog et voici ce que vient d’écrire Ralph Alexander.

La croyance scientifique devenue conventionnelle est que nous sommes responsables du réchauffement du climat. Mais ce que peu de personnes réalisent est que cette évidence scientifique d’une contribution substantielle de l’homme dans ce changement du climat est très fragile. Elle est basée sur des modèles et des simulations hautement contestables ayant pour seul but d’établir une corrélation entre le réchauffement du climat et l’augmentation du CO2 atmosphérique.

Aucune preuve que le réchauffement du climat est d’origine humaine

Les nombreuses observations dont on dispose montrent que le climat se réchauffe mais elles ne constituent pas une preuve que l’activité humaine en est la cause. Cette preuve supposée est uniquement adossée à des modèles informatiques qui tentent de simuler l’extrême complexité du climat terrestre en incluant les gaz à effet de serre et les aérosols d’origine humaine et volcanique mais ces modèle ignorent totalement la variabilité naturelle du climat. Il n’est donc pas surprenant que tous ces modèles – 102 au total – n’ont pas été capables de prédire la pause dans ce réchauffement observée depuis le milieu des années 1990. L’amplitude de ce réchauffement a chuté de plus de 60 % par rapport à la période couvrant les années 1970-90 tandis que la teneur atmosphérique en CO2 continuait à augmenter. Non seulement ces modèles ont surestimé deux à trois fois trop la vitesse de ce réchauffement mais ils sont aussi prédit un point chaud dans la haute atmosphère qui n’a jamais pu être observé et sont incapables de prédire la variation du niveau des océans.

Et pourtant ce sont ces modèles – tous faux – qui ont servi d’argument de base pour l’accord de Paris sur le climat en 2015 signés par 195 pays et paraphés par une multitude d’universités et de sociétés savantes. Seuls ces modèles établissent un lien entre le réchauffement et la teneur en CO2 de l’atmosphère alors qu’il n’existe aucune évidence empirique.

Corrélation n’est pas causation (traduction Google de « Correlation is not Causation »)

Les partisans du réchauffement du climat d’origine humaine qui incluent une majorité de climatologues insistent sur le fait que l’augmentation de la température moyenne depuis les années 1850 est la conséquence presque exclusive de l’augmentation incessante du taux de CO2 atmosphérique. Ils considèrent que le CO2 provenant de la combustion du charbon puis du pétrole ainsi que la déforestation sont les seuls facteurs significatifs du « forçage » du climat. Mais une corrélation ne constitue pas une causalité. Et c’est bien connu dans de nombreux domaines scientifiques comme par exemple dans le cas de la santé publique ou de l’épidémiologie. Ceux qui croient au changement climatique d’origine humaine s’en tiennent aux modèles informatiques et comme l’IPCC l’a soutenu tous les médias du monde entier ont repris cette information et ainsi les modélisations informatiques ont acquis le statut indécent de dogme quasi religieux.

Et c’est ainsi que ceux qui contestent cette affabulation sont étiquetés négationnistes par les orthodoxes du réchauffement climatique. Les « climato-sceptiques » sont taxés d’anti-science tout comme ceux qui soutiennent que les vaccins sont la cause de l’autisme. Cette espèce de guerre scientifique qui a fait couler beaucoup d’encre en amalgamant avec les alarmistes du climat avec les créationistes, les « anti-vaccinationistes » et les activistes anti-OGMs est tout simplement en train de saper les fondements de la vraie science. Les tenants du réchauffement du climat sont en réalité du mauvais côté de la science, la fausse science.

Comme pour ceux qui débattent de la sécurité des OGMs les « réchauffistes » utilisent la peur, les propos hyperboliques et des tactiques politiques lourdes avec pour intention de clore le débat. Cependant le scepticisme au sujet des causes de ce réchauffement du climat persiste et a tendance à devenir de plus en plus présent dans les débats publics. Un sondage Gallup de 2018 a montré que plus d’un tiers des Américains ne croient pas au réchauffement du climat d’origine humaine et un sondage effectué en Grande-Bretagne également en 2018 indique que 64 % des Britanniques n’y croient pas. Quant au nombre de spécialistes du climat qui sont en faveur de l’origine humaine du réchauffement du climat, considéré comme étant officiellement de 97 % par l’IPCC, est en réalité tout juste de 50 % ! Les climatologues admettent qu’il y a eu récemment un réchauffement du climat mais ils ne disposent d’aucun argument ni d’aucunes observations pour prouver qu’il est exclusivement provoqué par l’activité humaine ni qu’il constitue un danger pour la planète et l’humanité. Un tel manque de sens critique de la part des climatologues « réchauffistes » qui ne se basent que sur des modèles informatiques faux constitue une malhonnêteté scientifique flagrante.

Crise climatique : propagande sanitaire truquée

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Le réchauffement global du climat provoqué (hypothétiquement) par le CO2 d’origine fossile (gaz, essence, charbon) émis en raison de l’activité humaine a eu comme conséquence de répandre une psychose mondiale organisée par des activistes manipulés par les grands groupes financiers au sujet de ses effets sur la faune terrestre et maritime, y compris pour les êtres humains et leur santé. Tout a été dit ou presque, depuis les coraux jusqu’aux ours polaires en passant par les moustiques, les vers de terre et les chauve-souris : le réchauffement va provoquer des disparitions massives d’espèces animales et l’homme n’est pas à l’abri de ces calamités annoncées quotidiennement par les médias au service de la « grande cause climatique ».

Des scientifiques japonais de la faculté de médecine de l’Université de Fukuoka ont voulu en avoir le coeur net et en toute honnêteté en ce qui concerne l’incidence de la température sur les crises cardiaques. Ils ont collecté les données fournies par le Ministère Japonais des Affaires Intérieures qui chapeaute les pompiers et les cellules de crise (surtout en cas de tremblement de terre) sur la période 2005-2014. Ces données ont recensé 650000 cas de crises cardiaques dans la rue ou à la maison réparties dans les 47 préfectures du pays. Les Docteurs Daizuke Onozuka et Akihito Hagihara de l’Université de Fukuoka ont rapproché ces données avec celles de l’Agence Météorologique Japonaise en ce qui concerne la température relevée au sol durant cette même période, été comme hiver.

L’étude a montré après une analyse statistique minutieuse qu’effectivement la température avait un effet sur l’incidence des crises cardiaques … mais pas comme aurait pu l’imaginer n’importe quel laboratoire à la solde du lobby du changement climatique, et il y en a des milliers qui profitent de confortables crédits de recherche pour confirmer les effets délétères multiples et variés du réchauffement climatique « d’origine humaine ».

En se limitant aux seuls accidents cardiaques hors de l’hôpital effectivement pris en charge par les pompiers ces universitaires ont montré sans ambiguïté que c’étaient les températures froides qui favorisaient les accidents cardiaques ! Les vieux dans la tranche d’age 75-110 ans étaient les plus vulnérables dans quelle préfecture que ce soit. Il est également ressorti de cette étude que les températures modérément froides étaient les plus dangereuses. Il est possible d’interpréter ce résultat en imaginant que quand il fait très froid on se protège mieux avec des vêtements appropriés. Au contraire de ce que prétendent les climato-alarmistes lorsque les températures sont modérément chaudes ou très élevées, leur incidence sur les accidents cardiaques est totalement négligeable. Encore une affirmation gratuite des climato-alarmistes réfutée sur des bases solides et incontestables.

Source et illustration : Scientific Reports, doi : 10.1038/srep39538