Mais où est passé le réchauffement du climat ?

Depuis plusieurs mois la psychose mondiale relative au réchauffement climatique d’origine humaine est alimentée par une propagande incessante qui ne recule devant aucun excès démagogique. L’instrumentalisation de Greta : je la qualifie de répugnante, tout simplement.

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Ce que la propagande dissimule soigneusement est le fait maintenant admis par un grand nombre de spécialistes du climat (dont je ne fais pas partie) que le réchauffement du climat qui débuta à la fin des années 1930 a bien pris fin aux alentours de 1995. Cette tendance est particulièrement évidente en Amérique du Nord et va s’étendre à l’Europe dans les prochaines années. En effet, une étude publiée au début de l’année 2019, et réalisée par une équipe de climatologues de l’Université de Lanzhou en Chine sous la direction du Docteur Xiaodan Guan a montré sans ambiguïté que le climat sévissant vers le chaud ou vers le froid sur le continent nord-américain était étroitement lié aux oscillations multi-décadales de l’Océan Atlantique (AMO). Toutes les données utilisées dans cette analyse proviennent de banques de données disponible auprès de la NOAA ou d’autres organismes des USA. Ces oscillations suivent une fréquence d’environ 60 ans toujours inexpliquée dans le détail. Une analyse à l’aide de fonctions intrinsèques des températures, des vents en altitude et des précipitations indique que l’évolution des températures sur le continent nord-américain est entrée dans une tendance vers la baisse comme le montre l’illustration ci-dessus.

Les spécialistes auto-proclamés de l’IPCC, devant cette évidence, ont parlé de « hiatus » et que cette tendance n’allait pas durer. Pourtant, il ne s’agit pas du tout d’un hiatus que leurs modèles n’expliquent pas et ne le peuvent pas puisqu’ils sont tous faux. Le réchauffement du climat appartient maintenant au passé et les émissions de CO2 peuvent continuer à augmenter : rien ne modifiera cette évolution. Devant ce type d’information scientifique les sbires de l’IPCC n’ont cessé depuis le début de l’année 2019 de renforcer leur propagande car il ne reste que peu de temps pour organiser l’arnaque mondiale – du moins celle cirigée vers les habitants des pays riches – sous forme de taxes diverses dans le but de sauver le climat et comme cela ne suffit plus ils ont ressorti le serpent de mer de la biodiversité.

L’ensemble des pays occidentaux – là où se trouve la richesse du monde – devront se serrer la ceinture. Mais un jour, très proche maintenant avec la combinaison de l’AMO en phase descendante, si on peut dire les choses ainsi, et un ralentissement impressionnant de l’activité solaire, un jour, donc, arrivera où les peuples se rendront compte qu’ils ont été bernés par l’élite financière apatride qui a manipulé à son profit des fonctionnaires onusiens crédules.

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En 2016 le Professeur François Gervais avait déjà mis en évidence l’effet de l’AMO sur les conditions climatiques de l’Europe et de l’Amérique du Nord (voir le DOI, illustration ci-dessus) et les résultats de l’équipe du Docteur Xiaodan Guan viennent confirmer les observations de F. Gervais. Certes la chute des températures moyennes en Europe ne sera pas aussi brutale qu’aux USA (cf. les trois derniers hivers particulièrement rigoureux) car le climat y est tempéré par le Gulf Stream mais la tendance est maintenant résolument à la baisse et un jour viendra où les peuples demanderont des explications aux politiciens …

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Il n’est déjà plus très confortable d’aller se promener dans le grand Nord alors qu’il devrait être libre de glaces depuis 20 ans selon Al Gore !

Sources et illustrations : https://doi.org/10.1029/2018EA000443 (accès libre)

et François Gervais : http://dx.doi.org/10.1016/j.earscirev.2016.02.005

Le voile se lève sur les escroqueries de l’IPCC

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Tout le monde se souvient de l’infamante (et non pas fameuse) courbe en « crosse de hockey » du Dr Michael Mann qui fit la une des journaux du monde entier car répandue très judicieusement par l’IPCC (le GIEC pour les francophones) pour affoler les populations et ouvrir la voie à la mise en place d’une gouvernance mondiale totalitaire afin de juguler la croissance économique sous le fallacieux prétexte que les émissions de CO2 réchauffent le climat. Il s’agissait d’une courbe décrivant l’évolution des températures au cours des 1000 dernières années supposée établie à partir de l’étude des cernes de croissance des arbres. Elle fut publiée en 1999 et bousculait les connaissances acquises en paléoclimatologie pourtant bien décrites par les rapports antérieurs de l’IPCC. Cet organisme avait cependant reconnu (2d Assessment Report) en 1995 que les températures avaient été plus chaudes qu’aujourd’hui lors de l’optimum climatique médiéval, l’époque des bâtisseurs de cathédrales et des plaines herbeuses de l’Asie centrale qui permirent à Gengis Khan d’arriver jusqu’à Kiev. L’analyse graphique de Mann mit à plat tout ce que l’on savait de l’évolution antérieure du climat. Elle fit ressortir que pendant 900 ans les températures moyennes diminuaient insensiblement et puis d’un coup, à la fin du XIXe siècle, c’est-à-dire quand la révolution industrielle s’accéléra, les températures augmentèrent de manière spectaculaire. Michael Mann était devenu le « poster boy » de l’IPCC, organisme devenu entièrement contrôlé par des écologistes radicaux et des politiciens d’extrême gauche.

Il y avait un problème avec ce graphique : c’était de la « junk science ». Mann utilisa les données dont il disposait et les tria afin que ses calculs satisfassent l’idéologie de l’IPCC. On appelle aussi ce genre de manipulation du « cherry picking », une expression très claire et facile à comprendre pour qui a déjà cueilli des cerises sur l’arbre dans son verger ou son jardin : on cueille les belles cerises mûres et on attend que les autres atteignent un murissement convenable. Mann utilisa un outil statistique pour réaliser cette sélection en introduisant des paramètres de seuils de tri qui éliminèrent l’optimum climatique médiéval et le petit âge glaciaire qui suivit et précéda l’optimum climatique moderne. La technique utilisée par Mann sera certainement enseignée dans les écoles pour démontrer ce qu’il ne faut pas faire en études statistiques …

Le Congrès américain mandata une équipe de statisticiens dirigés par le Docteur Edward Wegman pour reprendre toutes les données disponibles qu’avait utilisé Mann pour son tour de passe-passe et voici ce que fut leur résultat :

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Un ingénieur canadien, Stephen McIntyre se pencha pendant plusieurs années pour prouver que la courbe de Mann était fausse. De son côté Mann ne tarit pas en menaces et plaintes auprès des tribunaux pour diffamation, refusant toujours de communiquer les sources qu’il avait utilisé pour sa publication infâme de 1999. En 2011 Le célèbre présentateur de télévision, essayiste et écrivain Tim Ball notoirement connu pour ses prises de position climato-sceptique déclara que Michael Mann était un homme de « plume » (pen en anglais) mais certainement pas un homme de Penn (Pennsylvanie University, « belonged in pen, not in Penn U. »). Ball ajouta que si Mann avait communiqué ses données il aurait alors été contraint de reconnaître que sont travail était frauduleux. Neuf ans après les faits la Cour Suprême de la Colombie Britannique a rejeté la plainte pour diffamation déposée par Mann à l’encontre de Tim Ball tout en reconnaissant que puisque Mann refusait de communiquer les données qu’il utilisa pour construire sa courbe en crosse de hockey il refusait également de prouver qu’il était honnête, par conséquent il était un pseudo-scientifique malhonnête. En outre il aurait discrédité l’IPCC, ce qui était beaucoup plus insupportable

Mann aurait du être exclu de l’Université et banni des cercles de climatologues. Il n’en est rien puisqu’il est toujours l’un des membres éminents des conseillers scientifiques de l’IPCC, cette mafia opaque richement dotée financièrement avec l’argent des contribuables des pays développés. Les mauvaises habitudes ne se perdent pas d’un coup de baguette magique puisque le trucage des données climatiques reste d’actualité au sein de l’IPCC, soutenu en cela par des membres de la NASA, de la NOAA (National Ocean and Atmosphere Agency, USA) et du Hadley Center (GB). Les données sur l’évolution globale de la température de la Terre sont systématiquement « corrigées » afin d’alimenter la propagande de l’IPCC qui ne peut pas se permettre d’effectuer un rétro-pédalage au sujet de la théorie erronée de l’effet de serre du CO2 : il perdrait définitivement toute crédibilité !

Des groupes de statisticiens se sont penché sur ces pratiques douteuses qui n’ont plus rien de scientifique au sujet de ces « corrections » ou « ajustements » effectués systématiquement sur les données brutes des sondes de températures océaniques ou des stations météorologiques. Leurs découvertes sont éloquentes :

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En bleu figurent les données brutes issues des observations qui ont été « refroidies » et en rouge celles qui ont été « réchauffées ». Si ce genre de manipulation s’appelle de la science il est urgent que l’on reconsidère les principes de l’éthique scientifique de base …

Sources : LibertyNation.com

Crise climatique : l’IPCC a trouvé une « vache-émissaire » !

Florilège du 9 août 2019

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L’agriculture en général et l’élevage en particulier sont pris pour cible par les éminents scientifiques onusiens qui ont pour mission de prendre soin de « notre climat ». Il faudra bientôt s’abstenir de manger de la viande de boeuf, de porc, de mouton, de poulet et peut-être aussi de poisson. Il faudra probablement se contenter d’insectes et de viande artificielle comme source de protéines. Et puis un jour on ira faire la queue pour se fournir en « Soylent Green », les petites galettes de couleur verte fabriquées avec de la chair humaine, ça nous rappellera le fameux film de Richard Fleischer (1973) avec Charlton Heston et Edward G. Robinson. Ce dernier est euthanasié et son corps recyclé en galettes vertes. Les femmes n’ont plus d’enfants, c’est ce que préconise l’IPCC, elles sont considérées comme du mobilier : charmant !

Il m’est donné l’occasion ici de remémorer à mes lecteurs que nos ancêtres étaient carnivores bien avant de devenir agriculteurs et l’alimentation carnée fut un facteur déterminant dans l’accroissement du volume cérébral au cours de notre évolution … Ceci me laisse penser que l’humanité est au bord de la régression intellectuelle. Les mouvements animalistes en sont une illustration évidente : quand on élève l’animal au rang humain il n’y a qu’un pas à franchir pour abaisser l’homme au niveau de l’animal, à la production de « galettes vertes » …

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Mais au fait, Le Figaro n’a pas mentionné un effet du réchauffement climatique (probable) pour que des parcs à huitres vendéens arrivent à compter parmi leurs habitants des huitres géantes, je suis perplexe.

Retour sur la théorie de l’effet de serre avec des exemples.

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Ce billet n’a pas la prétention de mettre à plat, encore une fois, la théorie de l’effet de serre, j’ai écrit de nombreux billets sur ce blog à ce sujet. Il me paraît néanmoins nécessaire de clarifier les idées. L’effet de serre, par définition, s’applique à un système fermé isolé de l’espace environnant. Je prends un exemple concret. Sur le toit de la maison de mon fils à Tokyo il y a un panneau solaire construit avec un matériau sombre dont la fonction est de chauffer de l’eau. Ce panneau se trouve dans un châssis en verre qui l’isole du milieu extérieur, une sorte de serre. Ainsi, même par temps froid, le moindre rayonnement solaire sera suffisant pour produire de l’eau chaude. Il s’agit là d’une application directe de l’effet de serre : le panneau est isolé du milieu extérieur et l’énergie thermique provenant du Soleil est transférée à l’eau qui circule à l’aide d’une pompe avec un rendement relativement satisfaisant. Combiné à une isolation thermique correcte des canalisations l’eau du ballon d’eau chaude peut atteindre 60°C.

Que se passe-t-il au niveau du panneau solaire ? Sa température reste toujours inférieure à celle de l’air de l’enceinte vitrée tant qu’elle n’a pas atteint une température d’équilibre. Alors la pompe s’arrête. Le circuit de chauffage du ballon est empli d’un mélange eau + glycol pour éviter qu’il gèle en hiver et un échangeur de chaleur se trouve incorporé au sein du ballon d’eau chaude ou à chauffer, c’est selon. Pour que l’installation fonctionne il faut donc que la température du fluide circulant dans le panneau reste inférieure à celle de la « serre » dans laquelle se trouve ce panneau afin qu’il y ait un transfert de chaleur de la source chaude – la serre chauffée par le rayonnement infra-rouge provenant du Soleil – vers le panneau solaire, le corps froid. Au risque de me répéter, quand la différence de température entre l’atmosphère de la serre, une boite de quelques centimètres d’épaisseur épousant les dimension du panneau lui-même, et le liquide glycolé diminue jusqu’à atteindre un équilibre, la pompe de circulation s’arrête. En effet des capteurs permettent de piloter cette opération.

Revenons à la maison de mon fils. En été il fait très chaud à Tokyo et il est agréable sinon indispensable de faire fonctionner des climatiseurs. Un climatiseur fonctionne sur le même principe qu’un réfrigérateur. Un petit compresseur intervient dans le système pour obliger un fluide gazeux à changer de phase et passer de l’état gazeux à l’état liquide. Dans cet état liquide il est refroidi en circulant dans une sorte de radiateur à l’aide d’un ventilateur se trouvant dans la partie extérieure de l’installation. À l’intérieur de l’habitation se trouve un autre radiateur dans lequel va ensuite circuler ce liquide qui va alors être réchauffé par l’air de la pièce provoquant sa vaporisation, pour être ensuite compressé et refroidi à l’extérieur, etc. C’est très schématique mais c’est au moins facile à comprendre. Le but du climatiseur est de transférer de la chaleur d’une source froide, l’intérieur de la maison qu’il faut refroidir, vers un milieu plus chaud, l’air extérieur car l’isolation de la maison n’est pas parfaite et l’air a tendance à se réchauffer (voir note en fin de billet).

Ces deux exemples sont parfaitement décrits par les lois de la thermodynamique. Il ne peut y avoir de transfert d’énergie thermique, sous quelque forme que ce soit, que d’un corps chaud vers un corps froid : c’est le cas du panneau solaire pour chauffer l’eau du bain et de la cuisine. Toute action contraire à ce principe, c’est-à-dire transfert de chaleur d’un corps froid vers un corps chaud, nécessite l’intervention d’un travail extérieur au système : et dans le cas du climatiseur il s’agit du compresseur. La petite pompe du circuit de chauffage de l’eau n’intervient pas dans le processus de transfert, elle ne fait que faciliter la circulation du fluide glycolé. Une illustration de cette dernière remarque peut se trouver dans les premières installations de chauffage central du début du XXe siècle. Il n’existait pas de pompe de circulation et l’eau chaude « montait » du sous-sol vers les étages par simple différence de densité entre l’eau chaude légèrement plus légère que l’eau froide qui, elle, redescendait par gravité vers la chaudière.

Pourquoi ne peut-on pas appliquer ces deux exemples à l’atmosphère ? Tout simplement parce que l’atmosphère est soumise à la gravité terrestre. Au niveau de la mer la pression exercée par le poids de l’air est de 10 tonnes par m2. Sur un carré de 2 mètres sur 2 le poids de l’atmosphère exerce une pression égale au poids d’un semi-remorque de 40 tonnes. Plus on monte en altitude plus l’air se refroidit car la pression diminue et cette pression diminuant la densité des molécules de gaz constituant l’atmosphère diminue également. Ce refroidissement est presque égal à 1 degré pour 100 mètres ce qui est considérable. Tous les climatologues qui ont érigé l’effet de serre en dogme ont oublié que la gravitation terrestre agissait « aussi » sur l’atmosphère !

J’habite pratiquement au niveau de la mer et quand je vais voir mon dentiste qui habite dans un quartier de la ville situé à 600 mètres d’altitude la température a diminué de près de 5 degrés ! Et si je monte au pied du volcan Teide, à 2000 mètres d’altitude, j’ai carrément froid ! Au sommet du téléphérique qui monte au Teide, à 3500 mètres d’altitude autant dire qu’il n’y a plus trace de végétation car il gèle toutes les nuits, toute l’année. Comment un climatologue s’y prendra-t-il, après l’exposé de ces quelques exemples, et par quel subterfuge, qu’il peut y avoir un quelconque transfert de chaleur des hautes couches de l’atmosphère vers le sol comme cela est indiqué sur l’illustration (Wikipedia). J’attends avec impatience une explication, surtout de la part des « spécialistes » de l’IPCC qui ont érigé l’effet de serre du CO2 en ce dogme auquel il faut croire. Comment les couches d’air se trouvant au sommet du Teide peuvent-elles réchauffer l’air situé à 1500 mètres en dessous dans la caldeira de quelque manière que ce soit ou encore au bord de la plage de Las Teresitas d’où on peut apercevoir le volcan ?

Notes. L’exemple du climatiseur doit être complété en mentionnant que le même équipement peut aussi être utilisé pour chauffer l’intérieur de la maison durant les mi-saisons. Le climatiseur fonctionne alors comme une « pompe à chaleur » refroidissant, strictement par le même principe, l’air extérieur pour réchauffer l’air intérieur, c’est-à-dire toujours avec une intervention mécanique externe au système dans le respect du deuxième principe de la thermodynamique. Apparemment l’application de l’effet de serre au climat ne semble en aucun cas respecter ces applications de tous les jours du deuxième principe de la thermodynamique. Pour ce qui concerne la formation des nuages, celle-ci ne peut avoir lieu que parce que la température de l’air en altitude provoque une condensation de la vapeur d’eau. Dès lors si cet effet de serre qui fait l’objet du fondement des théories anti-scientifiques de l’IPCC aboutirai à aucune formation de nuages puisque les hautes couches de l’atmosphère réchaufferaient aussi la vapeur d’eau. De simples observations suivies de raisonnements simples démentent cette théorie. Prochain billet dimanche 11 août.

CO2 et essais nucléaires (suite)

En réponse à quelques commentaires sur ce blog voici des précisions.

Pour le delta C14 se reporter à la thèse de doctorat de Vag Hesshaimer :

http://archiv.ub.uni-heidelberg.de/volltextserver/1094/1/VagoDiss.pdf , équation (62) page 71. La répartition dans les divers compartiments : atmosphère, biosphère et océans est documentée en détail.

En ce qui concerne les valeurs absolues des teneurs en C-14 dans l’atmosphère il existe (aujourd’hui) deux sources de production de ce radioisotope : la spallation cosmique et les centrales nucléaires, en particulier les BWRs.

Voici les données disponibles dans la thèse de Hesshaimer et sur diverses pages de Wikipedia relatives à la présence de C-14.

Spallation cosmique : 2,8 x1026 atomes par an, 1/3 dans la troposphère, 2/3 dans la stratosphère.

Energie nucléaire civile (BWR) : 0,5 x 1026 atomes par an largement piégé sur site et stocké sous forme de carbonate, à peine 1 kg d’élément carbone radioactif par an : 12 x 0,5 x1026 / nombre d’Avogadro = 1000 g.

Total des essais nucléaires atmosphériques jusqu’à l’interdiction de ces derniers : 953 x 1026 atomes sur la base d’une puissance explosive évaluée à 545 millions de tonnes de TNT, ce qui donne une estimation de la production de neutrons par tous les essais. Cette estimation est basée sur le fait qu’une puissance explosive équivalant à 1 million de tonnes de TNT produit 1,75 x 1026 atomes de C-14 (références dans la thèse de Hesshaimer).

Enfin une autre question soulevé par le précédent billet est la part du CO2 atmosphérique provenant de l’utilisation des combustibles fossiles. En raison de l’absence totale de C-14 dans les combustibles fossiles (il y a bien longtemps que celui-ci a disparu) et en mettant à profit le fait que le rapport C-13/C-12 est différent de celui du CO2 provenant du cycle naturel du carbone de nombreuses équipes de physiciens sont arrivées à la même conclusion : le CO2 provenant des combustibles fossiles, dit « anthropogénique », représente moins de 5 % du total. L’accroissement « moderne » de cette teneur en CO2 a été essentiellement provoquée par un dégazage des océans favorisée par l’optimum climatique moderne qui a débuté à la fin des années 1920.

Note. Si les hypothèses de l’IPCC étaient exactes le CO2 radioactif issu de la spallation cosmique devrait aussi s’accumuler en considérant un temps de résidence d’un siècle (rapport AR5) et le retour à la normale de la teneur en C-14 après l’arrêt des essais nucléaires atmosphériques n’aurait pas du avoir lieu. Or, à l’évidence, ce n’est pas le cas ! En conséquence, et ce seul fait le montre, l’IPCC a menti (et continue) au monde entier en avançant des arguments qui sont contredits par les observations. Demandez à un créationniste de soutenir la thèse maintenant  incontestablement démontrée de l’origine de l’homme, l’IPCC se trouve dans la même situation : cet organisme a érigé le rôle du CO2 dans l’évolution du climat au niveau d’un dogme, à l’exclusion de tout autre facteur, et auquel il faut croire sous peine d’être persécuté …

CO2 ? L’IPCC a menti depuis le début au monde entier !

Dans l’article controversé du Docteur Hermann Harde paru en février 2017 dans la revue Global and Planetary Change (voir le DOI), il est écrit en introduction, je cite :

« Dans le 5e Assessment Report (AR5, 2013) de l’IPCC on peut lire (AR5-Chap. 12-FAQ 12.3, p. 1107) : la température globale ne devrait pas répondre rapidement aux changements de concentration des gaz à effet de serre (…) Éliminer les émissions de CO2 conduirait seulement à une stabilisation des températures pendant de nombreux siècles (en raison des émissions passées). En conséquence de la large inertie du climat et du cycle du carbone, la température globale sur le long terme est largement contrôlée par les émissions totales de CO2 qui se sont accumulées au cours des années passées, quel que soit la date de ces émissions. »

Il est donc clair que l’IPCC considère que la Terre accumule de la chaleur mais aussi que l’atmosphère est un réservoir important de CO2 qui accumulera pendant des siècles ce dernier, ceci expliquant la réponse très lente de la température à tout changement de concentration de CO2.

Comme les lecteurs le savent bien je ne suis pas un spécialiste du climat mais j’ai tout de même voulu, comme on dit, en avoir le coeur net, car cette histoire de siècles de persistance du CO2 m’a un peu surpris.

Le Docteur Harde, après avoir étudié scrupuleusement le devenir du CO2 dans l’atmosphère et les océans avait conclu que le temps de résidence (on dit « demi-vie ») de toute nouvelle molécule de CO2 émise dans l’atmosphère par l’activité humaine ou naturellement par la biomasse en général était, au mieux, de 4 ans et que la contribution au pool de CO2 total atmosphère-océans par l’activité humaine utilisant des combustibles fossiles ne représentait que 4,3 % de ce pool. D’où la controverse féroce qui suivit la publication de son travail. Les tenants inconditionnels des thèses de l’IPCC se sont élevés contre les conclusions du Docteur Harde. Comme n’importe quel scientifique devrait le faire, je suis allé chercher dans Wikipedia s’il n’y avait pas des faits contredisant les propos du Docteur Harde. Et je me suis souvenu de la « Bombe atomique » …

Quand j’étais jeune adolescent, tous les aléas météorologiques comme par exemple un épisode de sirocco qui remonta jusqu’à la région lyonnaise, je crois me souvenir en 1961 (je n’ai pas pris la peine de vérifier) suivi de l’effroyable hiver 1962 étaient provoqués par la bombe. On disait : « c’est à cause de la bombe ! ». Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, après les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki les puissances nucléarisées ont procédé jusqu’en 1963 à 575 essais atomiques dans l’atmosphère. Entre 1958 et 1962 ce fut un véritable feu d’artifice infernal puisque les Américains, les Soviétiques, les Anglais et les Français négociaient un traité interdisant les essais atmosphériques.

Chacun de ces essais nucléaires a généré du carbone-14 retrouvé dans l’atmosphère sous forme de CO2. Il en résulta une incroyable augmentation de la teneur en carbone-14 dans l’atmosphère coïncidant avec la signature de ce traité. La formation de carbone radioactif par les essais nucléaires est sensiblement identique à celle produite naturellement par les rayons cosmiques. En effet quand une molécule d’azote (N2) entre en collision avec un neutron cosmique de haute énergie, le noyau d’un des atomes d’azote de cette molécule incorpore ce neutron, éjecte un noyau d’hydrogène (rayon beta relativiste) et se désolidarise de la molécule N2 sous forme d’un radical C . qui est immédiatement oxydé en CO2 par l’oxygène. Comme je n’avais rien compris à l’article du Docteur Harde, parsemé d’équations mathématiques compliquées – mes notions de math se sont évanouies avec les années – alors j’ai entrepris une petite recherche sur internet.

Je me suis souvenu d’une conférence enregistrée au Musée de l’Homme sur les techniques de datation utilisées en paléontologie. Il en existe beaucoup mais, dans mon idée, j’ai retrouvé cette fameuse courbe montrant l’augmentation incroyable de l’abondance de carbone-14 dans l’atmosphère au cours de la période 1955-1963 due aux essais atmosphériques des joujoux militaires tant des Américains que des Soviétiques. Cette course folle provoqua une réaction de sagesse de la part des protagonistes qui s’accordèrent finalement à interdire les essais nucléaires atmosphériques en 1963. Les pays nucléarisés de l’époque se réservèrent tout de même, dans cette course folle vers l’apocalypse, le droit de procéder à des essais souterrains (sans commentaire).

Sur le site de l’Université d’Heidelberg j’ai fini par retrouver la courbe décrivant la présence du CO2 radioactif dans l’atmosphère. Sa version originale figure dans la thèse de doctorat de Vago Hesshaimer soutenue en 1997 par devant l’Université d’Heidelberg :

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Que dit cette courbe, outre le fait qu’il existe quelques différences entre le CO2 radioactif présent dans l’atmosphère en moyenne et dans la stratosphère ? Laissons de côté le fait que du CO2 radioactif est produit en permanence par les rayons cosmiques et que les paléontologues doivent se conformer à des calibrations complexes pour dater leurs morceaux d’ossements et de charbon de bois (lire ci-après). Ne considérons comme le fit Hesshaimer que cette anomalie « militairement isotopique » qui atteignit entre les années 1955 et 1963 – juste avant la mise en place du traité d’interdiction des essais atmosphérique les militaires avaient vraiment mis le « paquet » car ils étaient très pressés – cinq fois la teneur naturelle de carbone-14, en quelque sorte une expérience classique chez les biologistes qui cherchent à savoir ce que devient un métabolite en le « marquant » avec du carbone-14 mais cette fois c’était en « vraie grandeur », à l’échelle planétaire.

Je passe sur tous les autres isotopes radioactifs que les personnes de ma génération ont ramassé à pleine bouche et pleins poumons durant ces années de folie, du genre strontium, césium, bismuth, krypton, baryum, iode et même étain radioactifs ! Aujourd’hui c’est l’omerta, les militaires, c’est-à-dire les gouvernements des nations nucléarisées, ne veulent pas qu’on en parle, ça fait désordre. Mais paradoxalement il y a tout de même un avantage sur le plan scientifique à tirer de cette courbe. Je me suis amusé à l’agrandir sur l’écran de mon iMac (je ne fais aucune publicité) et j’ai pris un double décimètre pour calculer la demi-vie du CO2 (qu’il soit radioactif ou non, peu importe) dans l’atmosphère. La demi-vie de résidence est le temps qu’il faut pour que la moitié de ce CO2 disparaisse, à ne pas confondre avec la demi-vie ou période d’un élément radioactif. D’ailleurs comme la « demi-vie » du Carbone-14 est de 5730 ans il est totalement hors de propos de la considérer ici.

Faites comme moi avec un double-décimètre et vous trouverez à peu près 4 ans ! Ceci veut dire qu’en 8 ans il reste au mieux 10 % du CO2 émis par l’activité humaine en brûlant des combustibles fossiles ou par les processus naturels de respiration de la biomasse. Cette simple observation étant prise en considération il est alors vraiment difficile d’être en accord avec les hypothèses de l’IPCC. Je ne peux pas imaginer un seul instant que ces « scientifiques » de l’IPCC aient eu une totale méconnaissance de ces données évidentes relatives au CO2 radioactif dans l’atmosphère dues aux essais nucléaires ! Elles figurent dans l’article de Wikipedia sur ces essais nucléaires ! N’importe qui peut les consulter. Les paléontologues, se penchant sur ce phénomène provoqué par la paranoïa des militaires, ont constaté que, compte tenu du fait que le principal réservoir de CO2 était constitué par les océans, 60 à 70 fois plus que l’atmosphère, ils ont alors corrigé leurs datations concernant les populations se nourrissant surtout de poissons et d’autres produits de la mer car sans correction ils les auraient daté systématiquement comme étant « plus jeunes ». En effet, les poissons contiennent en moyenne 60 fois plus de C-14 que par exemple de la viande terrestre !

Ce billet est l’illustration d’un assemblage de diverses informations provenant de disciplines totalement différentes. Ma curiosité est toujours exacerbée quand je détecte quelque chose d’anormal alors que, je le répète, je ne suis ni un spécialiste du climat, ni un spécialiste des datations au C-14, mais seulement un modeste ex-biologiste ayant utilisé du C-14 pour étudier des voies métaboliques. Voilà, je le crois modestement, une démonstration évidente de la forfaiture de l’IPCC et je pense que le Professeur François Gervais ne me contredira pas.

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Je termine ce propos en soulignant que la production naturelle de carbone-14 dans l’atmosphère par les rayons cosmiques n’est pas tout à fait constante. Les paléontologues ont été contraints pour affiner leurs datations d’effectuer des corrections parfois complexes à l’aide d’autres techniques de datation. Après avoir traité l’anomalie provoquée par les essais nucléaires le dosage du carbone-14 présent dans les arbres et précisément dans chaque cerne de croissance de ces arbres (dendrochronologie) les physiciens ont pu construire une courbe montrant les variations de la teneur en carbone-14 au cours du millénaire passé. Ce qu’ils ont découvert constitue une preuve supplémentaire de la modulation du bombardement cosmique atteignant la Terre par l’activité solaire : plus l’activité magnétique du soleil est élevée moins il y a de carbone-14 généré par ces rayons cosmiques dans l’atmosphère. En inversant l’échelle verticale on obtient une belle représentation des variations de l’activité solaire au cours des siècles passés. Ces variations de l’activité solaire ont ainsi obligé les paléontologues à effectuer des corrections pour réaliser leurs datations avec le carbone-14 de manière fiable mais sans jamais pouvoir remonter au delà de 50000 ans en raison de la « demi-vie » de ce radioisotope.

Je remercie le Docteur Harde qui a eu la gentillesse de me communiquer l’article relatif à la demi-vie du CO2 dans l’atmosphère dont voici le doi :

http://dx.doi.org/10.1016/j.gloplacha.2017.02.009 , thèse de doctorat de Vago Hesshaimer, 1997, Université d’Heidelberg et J. Geophysical Research, vol.105-D9, p.11641-11658, May 16, 2000. Dernière figure : Wikipedia

La Terre entre bien dans un Grand Minimum Climatique, c’est la NASA qui le confirme : le CO2 c’est « has-been » !

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La NASA a déjà mis en garde les nations du monde entier il y a plusieurs années au sujet d’un refroidissement à venir du climat (relire les billets de ce blog des 13 septembre 2015, 27 septembre 2017 et 9 octobre 2018) en apportant des preuves fragmentaires. Je relatais ici le 2 mars 2019 l’inquiétude de la NASA au sujet du refroidissement d’une partie de la thermosphère faisant courir un risque aux nombreux satellites, en particulier les siens, qui y circulent. Dans le billet de ce jour il est question des preuves indiscutables apportées par la NASA au sujet de ce refroidissement du climat terrestre, conséquence d’un baisse alarmante de l’activité solaire. La NASA ce n’est pas l’IPCC et comme l’organisme onusien l’a affirmé très clairement le Soleil n’a rien à voir avec le réchauffement climatique global puisque celui-ci n’est que d’origine anthropique, libres à mes lecteurs de croire ou de ne pas croire ce qu’avance la NASA. À l’exposé des faits provenant de la NASA, si j’étais partisan convaincu du réchauffement climatique tel que défini par l’IPCC j’aurais certainement quelques doutes tant les arguments avancés par la NASA sont clairs et convaincants.

Depuis le début du cycle solaire #21 au début de l’année 1977 jusqu’à aujourd’hui (31 mai 2019 sur le graphique ci-dessus) le nombre de taches solaires n’a cessé de diminuer lorsque les cycles atteignaient leur maximum d’intensité. Le cycle #24 finissant a battu des records de « faiblesse » et il faut remonter au début du XIXe siècle pour retrouver une telle déficience en taches solaires. Si les prévisions des astrophysiciens se confirment le cycle solaire suivant (#25) sera encore plus calme en termes de nombre de taches solaires et aussi d’activité magnétique et de vent solaire (voir infra). Il faudra remonter au tout début des observations systématiques des taches solaires, c’est-à-dire au début du XVIIe siècle pour retrouver une faiblesse magnétique solaire identique. Mises à part les taches solaires les deux autres facettes de l’activité du Soleil -activité magnétique et vent solaire – bien corrélées au nombre de taches observées se répercutent directement sur l’état de la haute atmosphère terrestre et sur les conditions climatiques générales de la Terre.

Mais ces effets ne sont pas instantanés (heureusement nous aurons le temps de nous adapter !). Il faut en effet tenir compte de l’inertie thermique considérable des océans qui couvrent les trois quart de la surface terrestre, de la présence de nuages et des mouvements de convection de l’atmosphère qui redistribuent l’énergie solaire incidente atteignant la surface de la Terre vers les couches supérieures de l’atmosphère et depuis les zones inter-tropicales vers les pôles. Tous ces phénomènes sont liés et leur complexité interdit toute simulation mathématique correcte et exploitable même avec les plus gros calculateurs disponibles. Nous sommes donc limités à lever le nez en l’air et à supporter les aléas météorologiques locaux sans nous soucier de ce que les spécialistes appellent la météorologie spatiale (space weather). Cette discipline récente ne s’intéresse pas aux fluctuations de faible durée mais plutôt à des tendances qui se dessinent sur des périodes de 10 à 20 ans au minimum.

La première conséquence de la baisse de l’activité solaire est l’affaiblissement du champ magnétique du Soleil à l’intérieur duquel évolue la Terre sur son orbite. Combiné au vent solaire ce champ magnétique constitue un bouclier protecteur pour la Terre en déviant les rayons cosmiques galactiques et aussi extragalactiques. Les rayons cosmiques sont une réalité de tous les jours puisqu’ils sont à l’origine de la présence dans l’atmosphère, dans le sol et dans de nombreuses espèces vivantes y compris l’homme d’isotopes radioactifs. Pour ne citer que les plus importants et ayant des durées de vie non négligeables il s’agit du Carbone-14, du Chlore-36, du Calcium-41 et de l’Iode-129. Notre corps est naturellement radioactif surtout en raison de la présence de Potassium-40 présent dans la croute terrestre mais ces radio-isotopes provenant de la spallation cosmique sont aussi à considérer bien que leur présence soit négligeable en regard de ce Potassium-40. Il est donc vain de nier l’effet des rayons cosmiques sur la composition de l’atmosphère terrestre, nous sommes tous « marqués » avec du Carbone-14 ! Pour l’anecdote si un paléontologue découvrait mon corps dans 5000 ans il en déduirait par datation avec du C-14 que je ne suis pas encore né en raison des quantités massives de cet isotope qui se trouvent dans mon squelette provoquées par les essais nucléaires atmosphériques lorsque j’étais un jeune adolescent …

Enfin les spécialistes de la datation d’échantillons archéologiques à l’aide de ces isotopes radioactifs comme par exemple le Beryllium-10 et le Carbone-14 savent très bien qu’il faut effectuer des corrections liées aux cycles d’activité solaire.

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Outre la spallation cosmique et ses conséquences les rayons cosmiques mal déviés par le champ magnétique solaire affaibli et la baisse de l’intensité du vent solaire, des paramètres de la météorologie spatiale largement abordés dans ce blog, la formation de nuages de très haute altitude est une autre conséquence loin d’être négligeable de ce bombardement cosmique (illustration station spatiale internationale). Normalement ces nuages d’altitude sont détruits par les radiations UV de forte énergie or la diminution de l’activité solaire concerne aussi l’intensité de ces radiations. La conséquence est une présence anormalement élevée depuis le mois d’avril 2019 de nuages noctilucents. Tous ces phénomènes font partie de la météorologie spatiale dont se préoccupent peu de personnes sur le plancher des vaches. Or tout se passe bien au dessus de nos têtes. Il serait intéressant d’évaluer le nombre de passants dans les rues de Paris le soir du 21 Juin dernier qui ont levé les yeux vers le ciel et ont remarqué la présence de ces nuages de haute altitude (cf. le précédent billet à ce sujet). Est-ce une coïncidence si l’apparition de ces nuages noctilucents a débuté au début du mois de juin au moment précis où le Soleil était totalement exempt de taches, situation qui perdure toujours au moment où je rédige de billet ?

Venons-en aux prévisions relatives au prochain cycle solaire #25 issues des études de la NASA, objet de ce présent billet. L’abondance des taches solaires pourrait être jusqu’à moins de 50 % de celles répertoriées lors du cycle #24. Ce cycle devrait débuter en 2020 et atteindre un maigre maximum dès 2025. Ces prévisions sont le résultat d’un travail effectué par une équipe d’astrophysiciens dirigés par le Docteur Irina Kitiashvili au sein de l’Institut de recherche environnementale du Ames Research Center de la NASA en Californie. En collectant les données recueillies depuis 1976 par les missions d’observations spatiales du Soleil ces spécialistes ont été capables d’ajuster leurs prévisions en comparant les données relatives au champ magnétique solaire de tous les cycles solaires depuis cette année-là et leurs prévisions publiées en 2008 au sujet du cycle solaire #24 ont été remarquablement vérifiées par les observations de ces dernières 11 années :

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Dans cette figure la courbe en trait continu était la prévision effectuée en 2008 et les symboles circulaires sont les observations effectuées jusqu’à ce jour.

Ce même modèle, puisque sa validité a été magnifiquement vérifiée, a donc été appliqué pour prédire l’amplitude du prochain cycle #25 :

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Si la NASA s’intéresse d’aussi près à l’activité solaire ce n’est pas seulement pour prédire l’évolution du climat terrestre mais aussi, et surtout pour cet organisme, de prévoir l’activité solaire afin de programmer la prochaine expédition humaine sur la Lune appelée Programme Artemis afin qu’elle coïncide avec une période d’activité solaire propice avec un minimum de taches solaires qui sont des foyers de radiations intenses favorisées par des champs magnétiques locaux des milliers de fois supérieurs à celui de la Terre. Si on résume ce qu’affirme la NASA, le cycle solaire #25 sera le plus faible en intensité depuis le début du XVIIe siècle quand la Seine et la Tamise étaient systématiquement gelées l’hiver et que les récoltes de céréales calamiteuses provoquant des famines répétées.

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Conclusions. Les prévisions de la NASA ne sont pas vraiment rassurantes. On s’achemine donc vers un minimum climatique sensiblement identique à celui appelé minimum de Dalton qui vit s’abattre sur l’hémisphère nord au début du XIXe siècle des conditions climatiques rigoureuses déjà corrélées à l’époque à la très faible occurence de taches solaires. Pire encore, voici une reconstruction des cycles solaires incluant les cycles # -1 à – 5 issus de l’observatoire royal belge de Bruxelles. Le cycle # – 5 est le dernier cycle du minimum climatique de Maunder. Selon les prévisions de la NASA le cycle #25 à venir pourrait être encore plus faible, en terme d’activité magnétique, à ce cycle – 5. Ce n’est donc pas du tout rassurant : le climat va se refroidir « globalement » et il faudra dès aujourd’hui s’y préparer tout en oubliant l’incroyable imposture des effets du CO2 et de l’activité humaine sur ce chimérique réchauffement climatique global d’origine humaine, mais au fait, a-t-il vraiment eu lieu ?

Illustrations provenant de la conférence de Madame Kitiashvili (lien Youtube ci-dessous).

Sources : perspectaweather.com. Illustrations : WDC-SILSO Royal Observatory of Belgium, NASA Ames RC et ISS. Voir aussi (en anglais difficile à comprendre) : https://youtu.be/jP9_4uoEdKg et relire également le billet de ce blog du 31 octobre 2015.