Retour sur le dernier rapport spécial de l’IPCC dit « 1,5 °C »

Conséquence du dernier rapport de l’IPCC les Nations-Unies ont exhorté les gouvernements et les sociétés industrielles à investir des milliers de milliards de dollars dans des technologies « bas carbone » pour limiter le réchauffement global futur tel qu’il a été modélisé dans ce rapport. Dans ce « rapport spécial » l’IPCC préconise une taxe carbone sur les carburants issus du pétrole mise en place dès 2030 et payée par les consommateurs de – restez assis ! – 50 dollars par litre. Si vous ne croyez pas qu’une telle taxe sera mise en place vous avez probablement raison. D’ailleurs l’accord sur le climat de Paris-2015 ne comprend aucunes dispositions coercitives, à chaque pays de décider de quelles mesures il devra prendre, ouf ! Mais les gouvernements des pays de l’OCDE au moins, tous à court d’argent, ont désormais un boulevard semé d’alibis ouvert devant eux pour taxer encore plus les consommateurs soi-disant pour limiter le réchauffement modélisé par l’IPCC.

Tous ces pays, ne mentionnons même pas l’Inde, la Chine, l’Indonésie et bien d’autres pays émergeants ni l’ensemble des pays d’Afrique sub-saharienne, doivent annuellement, toujours selon ce rapport qui n’a pas vraiment été commenté en détail par les grands médias, investir entre 1300 et 3800 milliards de dollars chaque année jusqu’en 2050 pour avoir une petite chance de voir le réchauffement global du climat limité à 1,5 °C à cette date. L’objectif de l’IPCC est, en effet d’atteindre « zéro carbone » à cette date.

Devant un tel délire le Professeur d’économie Richard Tol de l’Université du Sussex en Grande-Bretagne a déclaré que aussi bien l’objectif des 1,5 degrés et cette projection du volume d’investissements à consacrer à un « décarbonation » de l’ensemble des économies des pays de l’OCDE sont hors de portée. Toujours selon cet économiste cette préconisation relevant de la science-fiction de l’IPCC signifie que dès à présent ces pays de l’OCDE doivent mettre en chantier au moins une centrale nucléaire chaque jour pour atteindre cet objectif. D’ailleurs l’IPCC a clairement précisé que sans énergie nucléaire cet objectif « 2050-sans carbone » ne pourrait pas être atteint.

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Le Professeur Tol indique très justement que des postes de dépenses gouvernementales tels que les armées ou encore la protection sociale devront être lourdement amputés. De plus l’alternative de reforestation globale préconisée par l’IPCC comme complément pour atteindre ce but aura fatalement pour effet de réduire les surface cultivables alors que les bio-carburants ont déjà provoqué un renchérissement des denrées alimentaires. Selon les modèles exposés par le Professeur Tol entre 0,5 et 8 millions de km2 de pâturages devront être sacrifiés pour planter des arbres et jusqu’à 5 millions de km2 de terres arables devront être consacrés à la production de bio-carburants. Pour Judith Curry (blog Climate Etc. – judithcurry.com) il s’agit de modélisation sans aucune base réaliste et comme l’a aussi exposé le Cato Institute de son côté les modèles de l’IPCC surestiment par un facteur d’au moins 2 le réchauffement à venir.

Sources : Daily Caller, Cato Institute, Judith Curry, illustration Reuters

Le refroidissement à venir : Précisions climatiques précises à l’usage des décideurs politiques.

Le refroidissement à venir : Précisions climatiques précises à l’usage des décideurs politiques.

Il s’agit de la traduction presque complète et aussi fidèle que possible d’un article du Docteur Norman J. Page, géologue, paru en 2017 ( doi : 10.1177/0958305X16686488 ) qu’il m’a aimablement communiqué. En caractère italiques et entre parenthèses quelques brefs commentaires de mon cru. Il s’agit d’un article de synthèse qui reprend et agrège divers travaux publiés par des spécialistes de géophysique dans des revues internationales à comités de lecture. La plupart des articles cités n’ont jamais été pris en considération par l’IPCC. Je conseille à mes lecteurs fidèles de relire le billet de ce blog dont voici le lien et qui mentionne les travaux de Svensmark, un autre spécialiste de géophysique banni par l’IPCC : https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/02/03/crise-climatique-le-role-preponderant-mais-indirect-de-lactivite-magnetique-solaire-sur-le-climat-terrestre-est-incontestable/ . Mes lecteurs peuvent aussi relire le billet relatif aux prédictions déduites du passé du Professeur Valentina Zharkova : https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/10/31/alerte-nous-entrons-dans-un-age-glaciaire/ . Bonne lecture.

Résumé

Cet article conteste les méthodes adoptées par la communauté de la science climatique qui ne sont pas adaptées à dessein et il apparait nécessaire de mettre en place un nouveau paradigme prévisionnel. Le climat de la Terre est le résultat de phénomènes en résonance qui oscillent entre divers processus quasi-cycliques de périodicités variables. Il n’est pas possible de prédire la future évolution du climat sans une solide connaissance de la position de la Terre dans les phases de ces différents phénomènes oscillatoires qui interagissent avec une quasi-périodicité. Des évidences sont présentées dans le but de préciser le timing et l’amplitude de la périodicité naturelle d’environ 60 ans et, plus important encore, celle d’environ 1000 ans, deux processus évidents intervenant dans l’évolution des températures terrestres observées. Les données relatives à la contribution du Soleil sur le climat sont discutées et la faiblesse du flux de neutrons solaires du cycle solaire 22 (haute activité solaire) en 1991 est identifiée comme étant le pic d’inversion du cycle millénaire de l’anomalie des températures de surface des océans qui a eu lieu vers 2003. Les tendances cycliques sont projetées pour les années futures et prédisent un refroidissement général dans les décennies et les siècles à venir. Une estimation de ce refroidissement est présentée. Si l’évolution du climat suit cette tendance basée sur une solide hypothèse, alors les prédictions de l’IPCC deviendront tellement divergentes dès 2021 qu’aucune confiance ne pourra plus leur être accordée.

1. Les problèmes avec les prévisions du modèle de circulation générale du climat (GCM) de l’IPCC

Les prévisions climatiques de l’IPCC sont faites en utilisant des modèles numériques analytiques appelés GCMs (General Circulation Models) qui tentent de décrire la dynamique du climat en utilisant une série d’équations différentielles. Cette approche n’a qu’une valeur limitée pour prédire les températures futures en raison de la difficulté des échantillonnages des mesures avec certitude et de la définition correcte des conditions initiales d’une grille spatio-temporelle suffisamment fine d’un grand nombre de variables réelles avec une précision satisfaisante. De plus il a été prouvé qu’un tel modèle prenant en compte un nombre élevé de variables du GCM ne pouvait tout simplement pas être mis en oeuvre mathématiquement. La figure 5 du dernier rapport AR5 WG1 SPM de l’IPCC indique comment les modèles sont structurés en regard des dernières estimations du forçage radiatif des émissions de divers gaz par l’IPCC :

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Fig. 1 (légende IPCC) : « les gaz à effet de serre ont contribué à un réchauffement global de la surface de la Terre se situant dans la fourchette 0,5 – 1,3 °C sur la période 1951-2010 y compris avec la contribution des aérosols dont l’effet est de refroidir entre -0,6 et 0,1 °C. Le forcing naturel est d’environ -0,1 à +0,1 °C avec une variabilité interne dans la fourchette -0,1 à 0,1 °C » (comprenne qui pourra).

Les implications de l’interprétation de ce modèle multiple de circulation générale couplée atmosphère-océan (AOGCMs) utilisé dans le rapport AR4 de l’IPCC a fait l’objet de nombreuses discussions. En raison de la multitude de paramètres impliqués dans ce modèle il paraît nécessaire de paramétrer ou de simplifier ces modèles. L’absence de contraintes observationnelles a eu pour effet de voir émerger une multitude de modélisations pour chacun des composants du forçage. De plus aucun ajustement des températures de la stratosphère n’a été pris en considération dans l’hypothèse d’un transfert de chaleur fixe. Les calculs ne sont basés que sur une situation de ciel clair quand les teneurs en gaz à effet de serre sont perturbées alors que l’introduction de nuages dans les modèles compliquent tellement la situation qu’ils ont été tout simplement ignorés pour le calcul du bilan inter-comparatif du modèle de transfert radiatif. En d’autres termes ces modèles n’ont aucune validité.

Dans ces conditions il apparaît que la formation de nuages dans des systèmes de circulation atmosphérique élargis reste une source considérable d’incertitudes qui se propagent dans toutes les modélisations. Si des tentatives d’amélioration de ces modélisations ont été abordées il n’en reste pas moins que les incertitudes sont tellement importantes qu’il est impossible de faire confiance aux prédictions de l’évolution des températures présentées par l’IPCC car la moyenne de tous ces modèles n’a aucune signification physique avec ce qui se passe dans le monde réel. Dans les faits l’IPCC reconnaît l’incertitude de ces modèles (rapport AR4 SPM, section 8.6) au sujet des « feed-backs » sur la sensibilité du climat aux forcings radiatifs. La section 8.6.4 conclut au paragraphe 4 : « De plus il n’est toujours pas clair de savoir quels test sont critiques pour contraindre les projections futures, et dans ces conditions un ensemble de modèles métriques susceptibles de rendre plus plausibles les changements de « feed-back » sur la sensitivité climatique doivent encore être élaborés ». (On ne peut pas mieux s’exprimer).

Comment peut-on être plus clair ? Dès 2007 l’IPCC a déclaré qu’il ne connaissait aucune méthode pour améliorer la précision de ses modèles. En conséquence cet organisme ne sait même pas comment calculer l’effet du CO2 sur le climat. Ceci appelle une autre observation : quelles ont été les hypothèses erronées introduites – comme par exemple que le CO2 est le principal perturbateur du climat – sont devenues au cours des années « plausibles » ? Et l’IPCC de conclure dans son rapport AR5 SPM (note 16 en bas de page 16) : « Aucune estimation correcte de la sensibilité du climat à l’équilibre ne peut être avancée en raison du manque d’accord sur les valeurs et les lignes d’évidence des études citées ». Pourtant dans l’agenda 21 de l’UNFCCC il est toujours affirmé que les températures peuvent toujours être contrôlées en contrôlant les émissions de CO2. Il y a un désaccord tellement extrême dans toutes ces affirmations qu’elles en sont devenues irrationnelles. En fait il n’existe aucune évidence empirique pouvant montrer que le CO2 émis par l’activité humaine puisse avoir un effet significatif sur le climat.

Le dogme de ces prédictions catastrophiques du réchauffement global anthropogénique est construit en ignorant totalement les cycles naturels d’environ 60 ans et surtout la périodicité climatique millénaire, deux cycles pourtant évidents quand on étudie l’évolution sur le long terme des températures. L’approche des modélisateurs est tout simplement un désastre scientifique et manque de sens commun élémentaire. C’est comme si on mesurait l’évolution de la température disons du mois de février au mois de juillet et qu’on effectuait à partir de ces données une projection sur 20 ans. Tous les modèles ont été construits à partir de données passées ne remontant pas à plus de 150 ans en arrière alors qu’il aurait été plus correct de remonter à au moins 1000 ans en arrière. Les forcings radiatifs présentés dans la figure 1 sont basés sur des prévisions dépassées. Les projections de températures futures de l’IPCC dépendent également des voies de concentrations représentatives (RCPs, Representative Concentration Pathways) choisies initialement pour les analyses. Ces RCPs dépendent de scénarios hautement spéculatifs, comme par exemple l’évolution de la population, des sources d’énergie et du prix de celles-ci, qui tiennent plus du rêve que de la réalité. L’analyse coût/bénéfice des actions prises pour limiter les émissions de CO2 dépendra aussi des futurs effets bénéfiques du CO2 sur la production agricole qui doivent être corrélés à la production d’énergie par les combustibles fossiles. Les incertitudes structurelles de ces projections de l’évolution des températures sont tellement immenses qu’ajoutées à celles exposées ci-dessus elles ne peuvent en aucun cas constituer une base crédible d’actions ni même un sujet de discussions rationnelles pour les décideurs politiques. Les estimations de l’IPCC sont le reflet de modélisateurs : un cas classique d’ « armes de destruction mathématique » (« Weapons on Math Destruction« , math en anglais se prononce comme masse). ( … ) Un nouveau paradigme prévisionnel est donc plus que nécessaire.

2. Le passé est la clé pour comprendre le présent et le futur. Trouver une prédiction de l’évolution du climat en relation avec les variations quasi-périodiques – Approche géologique.

2.1 Principes généraux.

La compétence centrale des sciences géologiques est la capacité de reconnaître et de corréler les types de changements des évènements dans le temps et dans l’espace. Cet exercice nécessite des compétences différentes de l’approche réductionniste et statistique ou mathématiques des phénomènes naturels, pour étudier les climats passés et en déduire des projections pour le futur. Il est donc important de construire une compréhension des motifs de changements et des tendances générales pour aboutir à une vision intégrée des séries temporelles locales et régionales de variables particulières. Le climat de la Terre est soumis à l’influence de processus quasi-cycliques de différentes longueurs d’onde qui oscillent en résonance. Il est impossible de faire une quelconque prévision empirique si on ignore où se trouve la Terre dans l’échelle de temps de ces diverses périodicités naturelles interagissant les unes avec les autres qui comprennent les composantes principales de ces diverses oscillations. Quand les géologues étudient de tels résultats ils se réfèrent à des unités de stratigraphie parfaitement standardisées appelées « types de section ». En climatologie il est utile quand on émet une hypothèse de se référer à un « type de reconstruction ». La « crosse de Hockey » de Mann en est un exemple caricatural. Il faut en outre être conscient du fait que l’émergence d’une série chronologique pourra refléter des points de retournement ou des effets de seuil sous-jacents dans ces processus physiques. Ces points de retournement sont des marqueurs des points d’inflexion dans les séries temporelles des températures et des activités solaires et servent, comme le disent les géologues, de « pics en or » (golden spikes) pour l’analyse et la prévision des tendances de l’évolution de ces températures et de ces activités solaires.

2.2 Le présent érchauffement en relation avec les cycles millénaires et de Milankovitch

La figure 2, anomalies des températures de l’atmosphère déduites du forage GISP2 au Groenland et teneur en CO2 déduite du forage EPICA du dôme C, montre que la Terre se trouve dans une position passée du présent cycle interglacial de Milankovitch et que le climat s’est en général refroidi depuis 3500 ans :

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Les cycles millénaires sont évidents à 10000, 9000, 8000, 7000, 2000 et 1000 ans avant aujourd’hui (donc en 2017) mais 990 ans avant aujourd’hui dans la figure 3 suivante. Il faut noter que ceux qui croient que le CO2 est le principal paramètres influant sur le climat devraient plutôt admettre que ce CO2 semble, comme l’indique la figure 2 que depuis les 8000 années passées jusqu’au « petit âge glaciaire », être plutôt un facteur de refroidissement !

Toute discussion ou prédiction sur le refroidissement futur doit être basée sur une large connaissance des plus importantes reconstructions des température. Après tout la courbe en crosse de hockey (cf. fig. 3 ci-dessous) était un instrument pour vendre le concept de réchauffement global du climat d’origine anthropique aux institutions qui délivrent des crédits de recherche aux laboratoires, aux politiciens, aux organisations non-gouvernementales et en général au public. Cette illustration (fig. 3) de Christiansen et Ljungqvist est ici montrée comme étant le plus utile « type de reconstruction » pour une base de discussion sur le changement climatique. Dans la réalité cette figure montre clairement que les estimations de l’impact local du climat sont extrêmement variables et que l’enveloppe d’incertitude des données est plus significative que les moyennes. La courbe moyenne ne présente pas de variations périodiques évidentes.

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Ce que l’on peut encore dire de cette illustration est que la tendance vers un refroidissement dure environ 650 ans alors que la tendance opposée ne s’étale que sur 364 ans. Les projections réalisées par ajustement mathématique de courbes n’ont pas de connexion avec la réalité en particulier si les points de renversement de tendance déduits de données empiriques sont ignorés. La figure 4 représente les anomalies des températures de surface des océans d’où il peut être mis en évidence le « pic d’or » de fin de cycle millénaire aux alentours de l’année 2003. Après le point la tendance au réchauffement cesse (mis à part les phénomènes El Nino des années1998, 2010 et 2015-2016).

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La figure 5 suivante concerne les données Hardcrut 4gl et confirme le pic millénaire à la date de 2005. La tendance à la stabilisation des températures moyennes a été sur ces deux figures arrêtée à mars de l’année 2015 car il n’y a pas de sens d’englober des phénomènes El Nino (ENSO, El Nino Southern Oscillation) de caractère éphémère. La tendance au refroidissement devrait être pleinement rétablie à la fin de l’année 2019.

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Des figures 3 et 4 on peut donc déduire que le dernier cycle millénaire a duré de l’an 990 à l’an 2003 soit 1013 années. Cette durée est remarquablement en accord avec la périodicité de l’activité solaire de 1024 ans qui procure une relation des périodicités parfaitement établie des cycles planétaires servant de base solide pour analyser la connexion entre l’activité solaire et le climat terrestre. Il faut remarquer que la périodicité de la conjonction des orbites des planètes Uranus, Saturne et Jupiter est de 953 ans. Certains auteurs soulignent la semi-harmonicité entre l’activité solaire et les oscillations planétaires. Ce modèle fait apparaître six harmoniques planétaires avec des périodes respectivement de 9,1, 10,4, 20, 60, 115 et 983 ans. Et justement le modèle global de circulation du système océans-atmosphère (GCM) peut être rapproché empiriquement à un modèle climatique principalement lié avec les oscillations astronomiques. Entre l’année 2000 et 2013 la température de surface globale a atteint un plateau alors que le modèle GCM prévoyait un réchauffement de 2 °C par siècle. Au contraire, le fait que le climat est régulé par des oscillations naturelles spécifiques est en meilleur accord sur des échelles temporelles multiples comme indiqué dans la figure suivante (fig.6) qui mentionne les « harmoniques » des diverses oscillations :

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Un auteur a présenté des évidences fermes de l’influence des cycles solaires pendant l’Holocène et la fin du Miocène sur les systèmes lacustres. Il faut noter ici que la périodicité millénaire persiste et est identifiable durant toute la période de l’Holocène (fig. 2 et 6) et au cours du Miocène il y a 10 millions d’années (fig. 6) bien que cette harmonique de 900 à 1050 ans ne soit pas nommée dans la figure 6.

(Suivent trois paragraphes très techniques relatifs à l’amplitude du cycle millénaire qui est sensiblement de 1,5 degrés Celsius entre le maximum de la période médiévale chaude et le petit âge glaciaire, le cycle climatique de 60 ans clairement mis en évidence avec un refroidissement relatif entre 1880 et 1910-1915, un réchauffement entre 1910 et 1944, un refroidissement entre 1944 et 1974 et enfin un réchauffement entre 1974 et 2004 suivi d’une stabilisation depuis cette date (cf. figure 12 ci-après) que j’ai omis dans cette traduction ainsi que les paramètres relatifs au rôle du Soleil dans la modification du climat terrestre que j’ai omis également de traduire ici mais qui ne changent en rien la teneur de cet article. La publication originale est disponible sur le web, cf. le doi et note en fin de billet).

3. Tendances de l’évolution future des températures.

Pour résumer, les prévisions qui suivent sont basées sur 4 hypothèses de travail. 1. le cycle d’activité solaire millénaire a atteint son pic en 1991 comme l’ont confirmé les comptages de neutrons solaires de l’observatoire de Oulu (il existe un proxy pour calculer les flux de neutrons solaires dans le passé, il s’agit de la teneur en isotope 10 du béryllium). 2. Le cycle des températures de surface millénaire a atteint son maximum en 2003 (fig. 4). 3. Le cycle de variation des températures de 60 ans a culminé à la même date et 4. la plus simple hypothèse de travail est qu’en se basant sur l’ensemble des données disponibles la tendance du cycle millénaire qui culmina en 990 et a à nouveau culminé en 2003 (fig. 3 et 4) se répétera entre 2003 et 3004.

Sur le long terme le prochain « petit âge glaciaire » aura lieu aux alentours des années 2640. En réalité aucun schéma cyclique ne se répète de manière strictement semblable. Il suffit de remarquer dans la figure 3 la variabilité apparaissant sur une moyenne glissante sur 50 ans. Les prédictions dans un futur proche devront aussi prendre en compte d’autres périodicités de l’activité solaire outre ces cycles de 60 et 1000 ans. De même que les évènements volcaniques imprévisibles devront être pris en compte. Malgré tout, ces deux cycles évidents de 60 et 1000 ans doivent être pris en considération pour tout décision d’ordre politique. Toute autre projection faite par ajustement mathématique ne tenant pas compte des points d’inflexion de ces cycles ne peut pas être liée à la réalité.

À moyen terme les prévisions jusqu’en 2100 se résument ainsi (dans la fig. 12 de cet article) :

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Cette figure compare les prévisions de l’IPCC avec celles de S. Akasofu, harmonique figurant en rouge avec la prévision simple et raisonnable issue de l’hypothèse de travail de la présente publication en vert qui stipule que le pic en or des températures de 2003 signe la fin du dernier cycle millénaire. Akasofu prévoit un accroissement des températures jusqu’en 2100 de 0,5 +/- 0,2°C plutôt que 4,0 +/- 2,0°C pour l’IPCC (l’IPCC a récemment revu à la baisse ses prévisions) mais l’interprétation d’Akasofu fait abstraction du point d’inflexion millénaire de 2003-2004. Cette même figure montre également la coïncidence (encart) du cycle de variation des températures d’une durée de 60 ans qui culmine aussi vers 2003. Si on se penche sur ce cycle plus court de 60 années qui se surimpose au cycle millénaire on peut en déduire que la tendance au refroidissement sera un miroir de la tendance passée au réchauffement. C’est ce qui est souligné par la courbe en trait épais de couleur verte sur cette figure : un refroidissement prononcé jusqu’en 2038 puis un léger réchauffement jusqu’en 2073 et enfin un autre refroidissement jusqu’à la fin du XXIe siècle. À ce moment là tout le réchauffement du XXe siècle (optimum climatique moderne) aura été effacé. (…).

La tendance actuelle.

Le refroidissement amorcé après le pic millénaire de 2003 est illustré en bleu dans la figure 4. Depuis lors ce refroidissement a été obscurci par les phénomènes El Nino. Celui de 2016 a culminé par son intensité. D’ici 2019 (l’article a été écrit en 2016 et publié en 2017) il faut s’attendre à un refroidissement aussi intense que celui observé après le phénomène El Nino de 1998 (fig. 4) soit environ 0,9 °C de baisse des températures globales. De plus la décroissance  du comptage des neutrons depuis 2007 doit être pris en compte car il indique un affaiblissement du régime de l’activité solaire qui se répercutera aux alentours des années 2019-2021 significativement en dessous des lignes en bleu des figures 4 et 5 (il est intéressant de rapprocher ici les deux billets de ce blog cités en préambule).

Conclusions.

En conclusion le résultat des modélisations (figurant dans les rapports de l’IPCC) incluait deux sérieuses erreurs d’appréciation scientifique dans la méthode d’approche adoptée et donc par conséquent des erreurs quant aux conseils communiqués aux décideurs politiques. D’abord, comme cela a été discuté, les analyses ont été basées sur des modèles biaisés construits sur des hypothèses impossibles à tester, impossibles à mettre en équations et qui incluaient des suppositions n’ayant pas lieu d’être. Deuxièmement l’effet naturel du Soleil sur les cycles millénaire et multi-décadal pourtant parfaitement visibles à partir des résultats acquis a été totalement ignoré. Alors que l’on sait où se trouve l’état du climat de la Terre en regard des cycles de 60 et 1000 ans, ignorer ce fait rend alors toute prévision impossible. Cette revue bibliographique présente au contraire une hypothèse de travail qui tombe sous le sens avec une précision satisfaisante et des chances raisonnables d’être vérifiée dans les années à venir alors que l’UNEP (United-Nations Environmental Protection), l’IPCC et l’UNFCCC se réfugient plutôt sous le couvert du « principe de précaution » pour motiver leurs agendas et leurs plans d’action. L’hypothèse de travail présentée ici procure une vue plus large des tendances climatiques à venir et pourrait servir de base solide pour appliquer ce principe de précaution car en réalité il existe des différences régionales substantielles dans la variabilité du climat selon les régions géographiques du globe terrestre. Il serait tout à fait souhaitable d’établir pour ces diverses régions l’apparition de ce fameux « pic d’or » de l’inversion du cycle millénaire afin d’affiner les changements dans ces « plaques » climatiques – Atlantique Nord, Europe, Chine, Asie du Sud-Est, Amérique du Sud, etc – car les prévisions atteintes dans l’hypothèse présentée ici seront tellement différentes de celles de l’IPCC dès 2021 que les politiques énergétiques adoptées en accord avec ces prévisions de l’IPCC deviendront totalement destructrices et contreproductives. Les prévisions de l’IPCC apparaîtront alors scientifiquement insupportables et les décisions des pouvoirs politiques tout aussi insupportables pour les peuples.

Cet article est accompagné de 33 références pour la plupart directement accessibles. Que mes aimables lecteurs veuillent bien, s’ils le désirent, aller sur ce site pour accéder à l’article original : http://climatesense-norpag.blogspot.com/2017/02/the-coming-cooling-usefully-accurate_17.html

Le dernier rapport IPCC : un stratagème cynique !

Le dernier rapport IPCC : un stratagème cynique !

Traduction presque libre d’un billet de Donna Laframboise paru sur son blog Big Picture News. Il y a 7 jours l’IPCC a rendu public le résumé de son Rapport Spécial relatif au réchauffement global de 1,5 °C. Il est important de comprendre que tout ce projet était un coup monté – un stratagème cynique pour provoquer les réactions des grands titres des journaux du monde entier – et ça a magnifiquement réussi. Le fait que plus de 90 scientifiques originaires de 40 pays – pour la plupart des universitaires rémunérés par les impôts des contribuables – ont passé des mois à travailler à la rédaction de ce rapport est en soi un vrai scandale.

Vous n’avez qu’à constater ce que dit l’IPCC : « Nous pensons que nous savons à quoi le monde ressemblera dans quelques décennies si la planète se réchauffe de 2 degrés Celsius« .

Reconsidérons donc tous ces nombres hautement spéculatifs et voyons à quel point la situation sera meilleure avec un réchauffement de seulement 1,5 degré. Si l’IPCC était une organisation parfaitement impartiale, le communiqué de presse aurait du préciser que se fixer un but de réchauffement inférieur à 1,5 degrés aurait été tout bénéfice mais comme tout ça nécessite des compromis les politiciens élus doivent être à même de décider ce qui est opportun plutôt que d’écouter les scientifiques car, après tout, le monde est confronté à toutes sortes d’autres problèmes bien plus préoccupants qui méritent une attention particulière.

Au lieu de cela le communiqué de presse insiste sur le fait que le scénario A est bien préférable au scénario B – le scénario A c’est le réchauffement de 2 degrés – alors pourquoi donc c’est celui-là qui est préférable ? Tout simplement parce qu’il doit conduire à une société plus « équitable ». Si l’IPCC utilise un tel argument c’est de l’ergotage politique, ce n’est plus de la science. C’est évident ! Le communiqué de presse commence ainsi : « des changements rapides, considérables et sans précédents de tous les aspects de la société sont nécessaires pour atteindre ce scénario« . Les médias se sont précipités sur cette affirmation et l’ont amplifiée et c’était exactement ce que recherchait l’IPCC.

Les journalistes se sont bien gardé de passer du temps à expliquer au public que ce rapport n’est globalement qu’une comparaison artificielle de deux scénarios également totalement artificiels. Ils se sont également bien gardé de rappeler que les précédentes prédictions apocalyptiques n’avaient pas été vérifiées par les faits.

En février 2004 un comité secret du Pentagone informa le Président Bush que le changement climatique durant les 20 prochaines années aura pour conséquence une catastrophe mondiale. Par exemple en 2020, selon ce comité, une majorité de grandes villes européennes seront submergées par les flots marins. Il règnera un froid sibérien sur la Grande-Bretagne et ce changement de climat menacera directement la sécurité des Etats-Unis … Déjà en 2004 ces prévisions catastrophiques furent prises en considération à Washington et pas seulement par la Maison-Blanche mais également par le Pentagone et la Banque Mondiale. Bush retarda la publication de ce rapport et fut accusé de tous les maux par les médias tant à Washington qu’à New-York. Nous sommes à 14 mois de 2020 et à l’évidence l’Europe n’est exposée à aucun danger d’origine climatique.

Dans la mesure où les journalistes disposent de ces informations gratuites et fausses ils les mettent en exergue sans prendre de risques. CNN a solennellement averti qu’il fallait tenir compte des avertissements de l’IPCC si nous voulons éviter les « effets désastreux du réchauffement ». La BBC a insisté sur le fait que l’auteur Natalie Mahowald de l’IPCC a déclaré qu’il fallait se préparer à d’immenses changements sociétaux et Debra Roberts, officiel de haut rang de l’IPCC, a rajouté qu’il fallait  » mettre la pression sur les décideurs politiques » pour répondre aux défis du réchauffement. Elle a déclaré au Guardian son espoir de voir ce rapport mobiliser les populations et créer une dynamique de changement.

Prenez un sujet complètement artificiel, dites aux médias d’adopter un langage dramatique, demandez à votre staff de faire des déclarations publiques non neutres mais ayant l’air d’être tout sauf partisanes, c’est ça l’IPCC, un organe de propagande à la solde des puissances de l’argent et des lobbys écologistes pour installer une gouvernance totalitaire dans le monde entier.

Note. Le chemin sera ouvert pour que les petits malins organisent de grosses arnaques comme ce qui est arrivé à l’Etat français qui s’est fait déposséder de 1,5 milliard d’euros de taxe dite « carbone » en 2017 par des organisations mafieuses.

Cent-mille milliards de dollars !

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Il s’agit de la somme d’argent à investir pour sauver le climat de la planète Terre selon de sérieux analystes financiers. Réunis à Incheon au sud de Séoul, les experts auto-proclamés de l’IPCC ont présenté leur dernier rapport encore plus alarmant que les précédents au sujet de l’évolution du climat de la planète bleue. Et c’est du lourd ! Plus de 6000 articles scientifiques sérieux (selon ces experts en la matière) ont été méticuleusement passés en revue et la conclusion est sans appel : si les gouvernements ne font rien ce sera la catastrophe … Il y a plusieurs points troublants à relever dans cette forme de communication qu’a adopté l’IPCC. Le résumé du rapport final de leur étude n’est accessible qu’aux décideurs politiques (voir l’illustration) et on peut se demander à juste titre pour quelle raison. Le deuxième point tout aussi troublant est que le « pavé » de plus de 400 pages pondu par cet organisme opaque fait référence à plus de 6000 articles. Faut-il que ce document soit vraiment étriqué dans la mesure où par honnêteté basique si toutes ces références étaient citées il faudrait au minimum 250 pages pour le faire ! Combien de ces articles dits scientifiques ont une réelle valeur ?

Réponse. En 2005 un fameux papier paru dans la revue scientifique en ligne PlosOne intitulé « Why Most Published Research Findings Are False » alerta sur le fait que plus de la moitié des publications dites scientifiques relatent des résultats impossibles à reproduire ! Par définition un article scientifique doit être suffisamment documenté pour que les expérimentations puissent être reproduites par n’importe quel expérimentateur spécialisé dans le même domaine de recherche. Or ce n’était déjà pas le cas en 2005 et en 2015 l’éditeur en chef de la prestigieuse revue médicale The Lancet abonda dans ce sens. Pour lui plus de la moitié des articles relatifs à la recherche bio-médicale relèvent de l’escroquerie. Les choses ont-elles changé ? Pas vraiment. Pourquoi l’IPCC considère que ces 6000 articles relatifs aux causes et aux effets du réchauffement du climat sont tous d’une qualité irréprochable. Les « recherches » sur le climat seraient-elles toutes irréprochables ? Ce nouveau tour de force de l’IPCC suggère beaucoup d’interrogations. Ont-ils pris en compte 3000 articles sans aucune valeur ?

Enfin, qualifier un document final de « document scientifique » est en lui-même une escroquerie. Le résumé à l’usage des politiciens a été rédigé non pas par des scientifiques auxquels on pourrait accorder un minimum de confiance mais par un aréopage de politiciens, de diplomates et de bureaucrates représentant l’élite politique d’un certain nombre de pays auquel il faut ajouter les incontournables lobbyistes de la croissance verte et de la protection des écosystèmes, en somme aucun scientifique digne de ce nom ! Les curieux peuvent lire ce résumé s’ils ont du temps à perdre (voir le troisième lien).

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Note. le premier graphique (ci-dessus) figurant dans ce rapport « explosif » de l’IPCC est à rapprocher avec celui que j’ai cru devoir mettre en ligne sur ce blog il y a seulement quelques jours et le voici :

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À l’évidence l’IPCC se permet de « caviarder » des résultats d’observations pourtant admise par la majorité de la communauté scientifique qui est concernée par la météorologie et le climat. Rien à ajouter …

 Via le blog de Donna Laframboise. Liens. https://doi.org/10.1371/journal.pmed.0020124

doi : 10.1016/S0140-6736(15)60696-1

https://nofrakkingconsensus.com/wp-content/uploads/2018/10/sr15_spm_final.pdf https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/09/28/il-ny-a-pas-devidences-dun-role-de-lactivite-humaine-sur-le-changement-du-climat/

Il n’y a pas d’évidences d’un rôle de l’activité humaine sur le changement du climat.

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Le Docteur Ralph B. Alexander, diplômé de l’Université d’Oxford en physique a ensuite enseigné et dirigé un laboratoire de recherche en physique des surfaces métalliques à la Wayne State University de Detroit dans le Michigan. Lorsqu’il a été mis à la retraite il a créé un cabinet de consultants spécialisé dans les matériaux nouveaux. Fort d’une solide formation de physicien Alexander s’est posé à juste titre quelques questions relatives au « réchauffement climatique global d’origine humaine » comme je le fis dès 2012 sur ce blog et voici ce que vient d’écrire Ralph Alexander.

La croyance scientifique devenue conventionnelle est que nous sommes responsables du réchauffement du climat. Mais ce que peu de personnes réalisent est que cette évidence scientifique d’une contribution substantielle de l’homme dans ce changement du climat est très fragile. Elle est basée sur des modèles et des simulations hautement contestables ayant pour seul but d’établir une corrélation entre le réchauffement du climat et l’augmentation du CO2 atmosphérique.

Aucune preuve que le réchauffement du climat est d’origine humaine

Les nombreuses observations dont on dispose montrent que le climat se réchauffe mais elles ne constituent pas une preuve que l’activité humaine en est la cause. Cette preuve supposée est uniquement adossée à des modèles informatiques qui tentent de simuler l’extrême complexité du climat terrestre en incluant les gaz à effet de serre et les aérosols d’origine humaine et volcanique mais ces modèle ignorent totalement la variabilité naturelle du climat. Il n’est donc pas surprenant que tous ces modèles – 102 au total – n’ont pas été capables de prédire la pause dans ce réchauffement observée depuis le milieu des années 1990. L’amplitude de ce réchauffement a chuté de plus de 60 % par rapport à la période couvrant les années 1970-90 tandis que la teneur atmosphérique en CO2 continuait à augmenter. Non seulement ces modèles ont surestimé deux à trois fois trop la vitesse de ce réchauffement mais ils sont aussi prédit un point chaud dans la haute atmosphère qui n’a jamais pu être observé et sont incapables de prédire la variation du niveau des océans.

Et pourtant ce sont ces modèles – tous faux – qui ont servi d’argument de base pour l’accord de Paris sur le climat en 2015 signés par 195 pays et paraphés par une multitude d’universités et de sociétés savantes. Seuls ces modèles établissent un lien entre le réchauffement et la teneur en CO2 de l’atmosphère alors qu’il n’existe aucune évidence empirique.

Corrélation n’est pas causation (traduction Google de « Correlation is not Causation »)

Les partisans du réchauffement du climat d’origine humaine qui incluent une majorité de climatologues insistent sur le fait que l’augmentation de la température moyenne depuis les années 1850 est la conséquence presque exclusive de l’augmentation incessante du taux de CO2 atmosphérique. Ils considèrent que le CO2 provenant de la combustion du charbon puis du pétrole ainsi que la déforestation sont les seuls facteurs significatifs du « forçage » du climat. Mais une corrélation ne constitue pas une causalité. Et c’est bien connu dans de nombreux domaines scientifiques comme par exemple dans le cas de la santé publique ou de l’épidémiologie. Ceux qui croient au changement climatique d’origine humaine s’en tiennent aux modèles informatiques et comme l’IPCC l’a soutenu tous les médias du monde entier ont repris cette information et ainsi les modélisations informatiques ont acquis le statut indécent de dogme quasi religieux.

Et c’est ainsi que ceux qui contestent cette affabulation sont étiquetés négationnistes par les orthodoxes du réchauffement climatique. Les « climato-sceptiques » sont taxés d’anti-science tout comme ceux qui soutiennent que les vaccins sont la cause de l’autisme. Cette espèce de guerre scientifique qui a fait couler beaucoup d’encre en amalgamant avec les alarmistes du climat avec les créationistes, les « anti-vaccinationistes » et les activistes anti-OGMs est tout simplement en train de saper les fondements de la vraie science. Les tenants du réchauffement du climat sont en réalité du mauvais côté de la science, la fausse science.

Comme pour ceux qui débattent de la sécurité des OGMs les « réchauffistes » utilisent la peur, les propos hyperboliques et des tactiques politiques lourdes avec pour intention de clore le débat. Cependant le scepticisme au sujet des causes de ce réchauffement du climat persiste et a tendance à devenir de plus en plus présent dans les débats publics. Un sondage Gallup de 2018 a montré que plus d’un tiers des Américains ne croient pas au réchauffement du climat d’origine humaine et un sondage effectué en Grande-Bretagne également en 2018 indique que 64 % des Britanniques n’y croient pas. Quant au nombre de spécialistes du climat qui sont en faveur de l’origine humaine du réchauffement du climat, considéré comme étant officiellement de 97 % par l’IPCC, est en réalité tout juste de 50 % ! Les climatologues admettent qu’il y a eu récemment un réchauffement du climat mais ils ne disposent d’aucun argument ni d’aucunes observations pour prouver qu’il est exclusivement provoqué par l’activité humaine ni qu’il constitue un danger pour la planète et l’humanité. Un tel manque de sens critique de la part des climatologues « réchauffistes » qui ne se basent que sur des modèles informatiques faux constitue une malhonnêteté scientifique flagrante.

À propos de la banquise arctique.

À propos de la banquise arctique.

La bloggueuse japonaise Kirye ( lien : https://twitter.com/KiryeNet ) a repris les données du Danish Meteo Institute (DMI) relatives aux variations du volume de glace de l’Océan Arctique. En reprenant ces données depuis l’année 2006, année de la sortie du film d’Al Gore « An Inconvenient Truth » et 2 ans avant la salve de prédictions émanant de l’IPCC prétendant que l’Océan Arctique serait libre de glaces en été dès 2013. La réalité est en opposition totale avec ces prédictions qui furent reprises à grandes louches par les médias du monde entier. Si le volume des glaces de l’Arctique a décliné significativement depuis les années 1970 il reste aujourd’hui au niveau de celui des années 1930 suivant une variation influencée par l’oscillation de l’Océan Atlantique dont le cycle s’étale sur environ 100 ans et qui été bien identifiée en étudiant les sédiments sous-marins. L’illustration ci-dessous représente les variations de la surface de la banquise depuis le début du XXe siècle.

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Depuis le milieu des années 2000 les observations satellitaires radar permettent d’estimer très précisément le volume des glaces arctiques qui est exprimée en milliers de km3 et non plus l’extension de la banquise elle-même soumise à de violentes tempêtes, ce qui peut fausser son estimation. Les données du DMI mises en ligne par Kirye ont été reprises par Pierre L. Gosselin sur lesquelles il a juxtaposé les prévisions de l’IPCC, d’Al Gore et James Hansen et enfin du National Snow and Ice Center :

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Force est de constater que les prévisions de ces « experts » étaient totalement fantaisistes. Elles n’ont même pas été confirmées par les faits sur une période aussi courte de dix années ! Comment dans ces conditions faire confiance à des prévisions sur 20, 50 ou 100 ans ? Un « expert » comme Michael Mann, l’auteur de la fameuse crosse de hockey s’en prend à la décision de Donald Trump de ne pas se plier aux exigences de l’accord de Paris sur le climat en prédisant un climat brûlant dès 2024 si rien n’est entrepris sérieusement pour le sauver et naturellement sauver les glaces de l’Arctique dont ces « spécialistes » prédisent la disparition à venir chaque année. N’importe quel industriel s’appuyant sur de telles prévisions pourrait poursuivre ces « spécialistes » pour fraude caractérisée. La conclusion de P. L. Gosselin est sans appel : il est grand temps de faire le ménage dans ces institutions et remplacer tous ces faux « experts » par de vrais scientifiques. Quand les contribuables dont les impôts servent à financer des projets d’une utilité douteuse pour sauver le climat vont-ils se révolter et organiser des pétitions pour traduire en justice ces fraudeurs ? Bonne question mais il faudrait aussi poursuivre les politiciens qui sont complice de cette fraude à l’échelle planétaire. Nous vivons dans un monde étrange …

Source et illustrations : notrickzone.com

WWF et IPCC : curieux mélange

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Comme personne ne doit l’ignorer le siège social du WWF se trouve à Morges en Suisse non pas parce que la nature y est mieux préservée mais parce que le secret bancaire l’est encore très bien. L’appellation officielle du WWF est World Wide Fund for Nature (site officiel du WWF : http://wwf.panda.org/ ). Outre ses actions humanitaires et de protection de la nature le WWF est également un puissant organisme de lobbying qui embrasse un nouveau niveau de régulations, de bureaucratie et de lois internationales en un réseau global pour s’assurer que les gouvernements contrôlent mutuellement leurs actions de sauvetage de la planète afin de la rendre encore plus écolo-accueillante car le WWF sait de quoi il en retourne.

Et comme avec beaucoup d’argent on sait se faire entendre et imposer ses vues alors le WWF n’a pas hésité à s’immiscer dans les affaires de l’IPCC, l’organe onusien en charge de disperser les bons conseils aux gouvernements pour la sauvegarde du climat, organisme également basé en Suisse, plus précisément à Genève. Comme le climat fait évidemment partie intégrante de la nature le WWF a donc dès 2004 agi pour contrôler indirectement l’IPCC (GIEC pour les francophones).

En cette année 2004 Les Nations-Unies commandèrent le rapport qui sera appelé par la suite IPCC-2007 Report et qui constitue la base des actions pour le climat. Dès la fin de l’année 2004 le WWF créa une entité parallèle appelée Climate Witness Scientific Advisory Panel (Panel consultatif scientifique sur le climat) dont la mission fut tout de suite de contrôler tous les scientifiques ciblés par l’IPCC afin qu’ils soient si l’on peut dire les choses ainsi en conformité avec les missions du WWF. Le WWF n’a jamais dissimulé que le pouvoir de l’argent était un moyen de persuasion imparable comme par exemple en faisant miroiter à certains scientifiques des aides financières pour leurs travaux de recherche si ces derniers choisissaient les préoccupations conformes à son idéologie : l’état d’urgence de la protection de la planète. Le document datant de 2008 attestant de ces agissements est disponible auprès du WWF International Climate Witness basé à Sydney en Australie ( http://www.panda.org/climatewitness ). Les scientifiques « recrutés » par le WWF pour être ensuite choisis par l’IPCC devaient non plus vraiment réaliser des travaux de recherche pure et dure mais des sortes d’enquêtes sur le terrain afin de rédiger des articles aussi alarmistes que possible même au mépris de toute déontologie scientifique de base. Et c’est devenu courant que des articles supposés de haute tenue scientifique relatifs au changement du climat ne sont que des impressions recueillies oralement auprès de « l’homme de la rue » à la suite de questions du genre : « Avez-vous l’impressions que le climat change ? », « Avez-vous remarqué qu’en raison du changement climatique il y a moins d’insectes collés sur le pare-brise de votre voiture ? » ou enfin « Avez-vous remarqué un changement dans le rayonnement ultra-violet ? ».

« Pour se conformer au niveau de connaissances relatives au changement climatique la fonction première d’un membre du Scientific Advisory Panel (i.e. un scientifique recruté par le WWF) doit vérifier sur des bases scientifiques les histoires de changement climatique collectées par le WWF dans le monde entier et s’assurer qu’elles sont susceptibles de faire l’objet d’une publication dans une revue à comité de lecture dont le centre d’intérêt se situe au niveau des impacts du changement climatique dans une région du Globe particulièrement considérée » (sic, source : WWF). Inutile de dire qu’une telle démarche invalide totalement le résultat d’une telle « recherche scientifique ». Des scientifiques ont donc travaillé parfois dans des conditions difficiles pour finalement voir leurs travaux avalisés par un entrefilet dans une des nombreuses publication du WWF et pour le seul bénéfice de cette dernière organisation. Evidemment de nombreux scientifiques ont perdu leur âme dans ce genre d’opération à caractère plus politique et idéologique que scientifique et ils en ont été très souvent pour leurs frais parfois à titre personnel.

Si le WWF est un organisme à l’évidence politique, l’IPCC était supposé être neutre et être d’une objectivité scientifique ne pouvant pas être mise en doute. Dans un document datant de 2008 le WWF déclara que « ses » 130 climatologistes réputés (ceux qui avaient donc signé la charte d’enrôlement à cette organisation) faisaient aussi partie en majorité du panel des scientifiques de l’IPCC. Le rapport de l’IPCC de 2007 qui lui valut le Prix Nobel (faut-il le rappeler) comprenait 28 des 44 chapitres, soit 64 % de l’ensemble de cette prose, rédigés par au moins un signataire affilié au WWF et que la rédaction de tous les chapitres du groupe 2 de ce rapport furent tous supervisés par ces « scientifiques » affiliés au WWF.

Ceci veut tout simplement dire que l’IPCC a été entièrement infiltré par le WWF et qu’il est entièrement compromis de l’intérieur.

Source : Donna Laframboise (http://nofrakkingconsensus.com). Donna Laframboise est journaliste d’investigation canadienne indépendante. (À suivre)