Changement climatique : La NASA auto-alimente son fond de commerce, maintenant ce sont les volcans …

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Puisque le réchauffement climatique n’a finalement pas eu lieu alors qu’il y a près de 25 ans on prédisait des étés de plomb et des hivers sans neige avec cette fameuse courbe en crosse de hockey brandie par tous les prédicateurs de l’Eglise de Scientologie Climatique (je veux parler de l’IPCC et de son clergé de climatologues autoproclamés qui siègent en concile deux fois par an, le prochain ayant lieu à Paris avec la grande prêtresse Mademoiselle Ségolène en maître de cérémonie) il a bien fallu mettre encore plus de satellites d’observation autour de la Terre, encore plus d’équipes au sol et d’aéronefs renifleurs de CO2 et d’autres vilains gaz à effet de serre et encore plus de sondes marines ou atmosphériques pour tenter de trouver une explication à ce « hiatus » climatique. Et El Nino qui n’arrive toujours pas complique encore plus la tâche de ces charlatans …

On a inventé la descente au fond des océans de l’eau chaude, il fallait avoir l’audace d’y penser, la fonte des glaciers qui radoucit l’eau de mer et perturbe les courants marins, malheureusement ils ne fondent toujours pas aussi vite que prévu et beaucoup de glaciers ont tendance à de nouveau s’épaissir. La NASA scrute le ciel mais telle Soeur Anne du sommet de sa tour elle ne voit rien venir. Et pourtant, il y aurait comme un petit frémissement de commencement d’explication à ce « hiatus climatique » finalement bien difficile à gérer. Les observations de l’atmosphère ont été tout simplement mal conduites, c’est ce qu’affirme une équipe de climatologues du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), l’un des bras armés de la NASA, dans deux articles parus dans les Geophysical Research Letters. Il faudra encore plus de moyens pour affiner les observations réalisées mais d’ors et déjà on en est sûr et certain, le « hiatus climatique » est provoqué par les éruptions volcaniques à répétition de ces 20 dernières années, c’est écrit noir sur blanc, avec de belles photos à l’appui, et si on ne veut pas croire à cette énième baliverne on est soit hérétique, soit fasciste, soit négationniste mais en tous les cas on n’est pas du tout une personne recommandable car on verse dans le politiquement incorrect global.

Bien qu’admettant qu’après tout l’éruption cataclysmique du Pinatubo (1991) qui aurait dégagé un gros proute d’oxydes de soufre dans l’atmosphère, 17 millions de tonnes d’après les estimations de la NASA, n’a finalement par vraiment perturbé durablement le climat intertropical, ce sont toutes les « petites » éruptions qui contribueraient fortement au « hiatus climatique » en émettant des oxydes de soufre réfléchissant le rayonnement solaire non pas dans les couches stratosphériques de l’atmosphère mais beaucoup plus bas qu’attendu et prédit par les modèles, soit à environ 12 à 15 kilomètres d’altitude. La NASA n’avait pas mis son nez dans cette zone de l’atmosphère parce que les observations sont compliquées par la présence de cirrus, des nuages constitués de cristaux de glace très fins, qui eux aussi réfléchissent le rayonnement solaire et ça fausse les observations.

Les « modèles » climatiques doivent donc être revus de fond en comble parce que ça ne marche pas, ça ne marche plus et ça n’a jamais marché et cette découverte sensationnelle et inattendue est là pour le prouver.

Le refroidissement climatique résultant de ces émissions d’oxydes de soufre plus bas que prévu dans l’atmosphère serait de – 0,05 à – 0,12 degrés depuis l’année 2000 selon le nouveau modèle développé pour la cause au LLNL, c’est énorme ! Heureusement qu’il y a des volcans pour sauver l’humanité de la grillade généralisée mais il ne faut pas trop s’en approcher surtout quand ils sont nerveux …

Source et illustration (éruption du Tavurvur en Papouasie-Nouvelle-Guinée, août 2014) : Lawrence Livermore National Laboratory News.

Note : il y a une quarantaine de volcans en activité dans le monde, ils ne sont pas tous en éruption permanente fort heureusement. Les dernières éruptions notoires sont celle du Chaitén au Chili en 2008, celle du Merapi en 2010 (Java), celle de l’Eyjafjallajökull en 2010 (Islande) et enfin celle du Puyehue-Cordon en 2011 encore au Chili. Celle du Tavurvur n’a pas été répertoriée comme notoire, ça rassure …

Tenerife (suite)

Le Teide est un strato-volcan de 3718 mètres d’altitude qui n’a rien à envier au mont Fuji (à quelques mètres près). C’est une sorte de gros cône qui a repoussé depuis 800 000 ans au milieu d’un gigantesque caldera appelée « La Canada ». Attention, rien à voir avec le pays dont l’emblème est la feuille d’érable, parce que le n de Canada doit être surmonté d’un tilde ou d’un squiggle selon qu’on est francophone ou anglophone. Donc, pour une bonne compréhension on pourrait dire que cette caldera s’appelle la Cagnada.
Lors de l’explosion qui eut donc lieu il y a près d’un million d’années, le gigantesque volcan dont les restes sont matérialisés par un demi cercle de falaises imposantes s’enfonça dans un océan de magma et fit déverser le dit magma pour une grande partie dans l’océan en s’effondrant en bloc dans ce liquide visqueux et très chaud. Au fond de la caldera, on voit encore quelques restes de ce que fut ce monstre gigantesque qui devait, selon mes estimations très personnelles, atteindre cinq ou six mille mètres d’altitude.
Bref, ce matin, par un début de journée particulièrement clair, sauf sur l’océan parsemé de quelques nuages tenaces venant du nord-ouest, ce qui est assez inhabituel, les deux filles, notre hôtesse et sa copine banquière chez LCL, ont entrepris l’ultime ascension du Teide depuis la gare supérieure du téléphérique qualité suisse qui nous propulse en quelques minutes à 3555 mètres d’altitude. C’est vrai, il y a une cabine téléphonique en haut qui indique que c’est la cabine téléphonique la plus haute d’Europe.
Il faisait moins deux degrés avec un vent de nord-ouest de 50 kilomètres par heure, de quoi décourager beaucoup de touristes de se soumettre à un tel pensum épidermique, nasal et ligamentaire.
Pourtant nos deux copines, munies d’un permis en bonne et due forme, délivrée par l’administration du parc national, ont courageusement affronté les rafales de vent glacé peu ou pas compensées par un soleil toxique pour l’épiderme, sont montées au sommet du volcan qui fait depuis la dernière expédition de Christophe Colomb vers les Amériques une grosse sieste bien méritée à en juger par les millions de mètres cube de lave et de basalte couleur chocolat qui se sont déversés au cours des récentes éruptions.
Cent quatre vingt trois mètres d’ascension, ça peut paraître une bagatelle … Elles ont mis deux heures pour monter et redescendre vers la gare du téléphérique qualité suisse et vite redescendre à la station de départ tout de même à 2100 mètres d’altitude.
J’attendais mon ami Pablo et les deux filles en bas, observant les autobus déverser des tonnes de viande blanche prêtes à aller affronter les ultra-violets et la température inhospitalière du sommet du téléphérique. Un spectacle que j’ai pu supporter grâce à la compagnie de quelques pipits de Berthelot effrontés à moins d’un mètre de moi cherchant de la nourriture du genre mie de pain ou poussière de gâteau que je n’ai malheureusement pas pu leur offrir.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai d’ailleurs pas dit, l’arrière plan de cette magnifique immortalisation de nos deux valeureuses alpinistes en herbe devant lesquelles je ne peux que manifester ma plus profonde admiration n’est pas de la neige, on pourrait le croire aisément, mais un mélange de minéraux variés et de soufre, surtout du soufre, car le Teide, quoique ensommeillé, déverse dans l’atmosphère plus de deux tonnes de toutes sortes d’oxydes de soufre chaque jour. Mais il n’y a rien d’affolant, le Teide émet seulement dix fois moins de soufre dans l’atmosphère qu’un super-tanker transportant 400 000 tonnes de pétrole de l’Arabie ou de la région vers les pays européens dont les Canaries. On peut dire que le Teide ne contribue pas vraiment au réchauffement climatique comme les activités humaines énergivores.
Je n’ose pas imaginer que ce volcan ait envie d’exploser un jour et quelles en seront les conséquences planétaires …
Gardons le moral, surtout quand on sait que l’Irlande vient tout simplement de se déclarer en défaut, un samedi, ça aide à faire passer la pilule, et en redescendant au niveau du plancher des vaches, apprenant cette nouvelle, je me suis posé la question suivante : quid de la France dans quelques semaines ?

Notes.
1- le pipit de Berthelot est l’emblématique figure de mon blog.
2- Le genre de câble qu’on voit sur la photo matérialise l’interdiction d’accès au cratère qui n’a rien à voir avec celui du Yazur selon les deux ascensionnistes, qui n’ont pas vu le Yazur (île de Tanna au sud du Vanuatu) et dont je conseille la visite à toute personne intéressée par les volcans.
3- Un porte-containers de 200 000 tonnes allant du Havre à Pointe-à-Pitre déverse dans l’atmosphère 80 tonnes d’oxydes de soufre outre, naturellement, il ne faut pas l’oublier, 1600 tonnes de gaz carbonique. Le Teide est donc tout à fait inoffensif !
4- A ce propos, je conseille à mes lecteurs de consulter cet article :

http://www.atlantico.fr/decryptage/paris-verts-pompent-air-bertrand-delanoe-politique-voitures-pollution-serge-federbusch-320993.html