Une image simpliste de l’évolution du climat basée sur un seul paramètre peut conduire à des conclusions erronées.

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Par Richard S. Lindzen, Professeur émérite à l’Alfred P. Sloan Department of Atmospheric Sciences, MIT, Cambridge, Massachusetts

Avant-propos de votre serviteur. J’ai osé imposer à mes lecteurs la laborieuse lecture d’un document scientifique apportant des preuves irréfutables de l’imposture qu’utilisent les pays occidentaux pour justifier des décisions ruineuses pour leur économie afin de sauver le climat. Cette année 2020 sera encore déclarée l’année la plus chaude après le début de l’ère industrielle et c’est tout à fait vrai puisque depuis 1998 la température moyenne globale n’a pas évolué, donc les années à venir resteront les « plus chaudes » jusqu’au refroidissement prévu par les spécialistes dans le domaine du climat. Lindzen démonte la théorie du réchauffement du climat adossée sur un seul facteur, le CO2. Si j’ai pris la peine de traduire son article c’est simplement parce qu’il est compréhensible et qu’il doit être lu et dispersé autour de vous car il est solide et incontestable. Si l’un de mes lecteurs désire contacter Richard Lindzen voici son adresse électronique : rlindzen@mit.edu . Bonne lecture.

Résumé. La nature du système climatique est passée en revue. Ensuite, l’histoire des approches scientifiques des principaux problèmes climatiques est examinée, notant que la centralité de la contribution du dioxyde de carbone est relativement récente et probablement inappropriée pour une grande partie de l’histoire climatique de la Terre. La faiblesse de caractériser le comportement climatique global en utilisant un seul processus physique, le forçage radiatif moyenné à l’échelle mondiale, est illustrée en considérant le rôle d’un processus également bien connu, le transport thermique méridional par des processus hydrodynamiques qui, en changeant la différence de température entre l’Equateur et les pôles, a également un impact sur la température moyenne mondiale.

Introduction. Le tableau actuel de la question du réchauffement climatique présenté au grand public repose sur le fait que le CO2 absorbe et émet dans l’infrarouge, et que son ajout dans l’atmosphère doit donc conduire à un certain réchauffement. En effet, la terre se réchauffe depuis la fin du petit âge glaciaire, et le niveau de CO2 a en effet augmenté, mais cela ne constitue guère une preuve. Cependant, le fait que des modèles informatiques à grande échelle puissent être réalisés pour reproduire le réchauffement avec l’augmentation du CO2 est considéré comme une preuve solide. Au-delà de cela, l’affirmation selon laquelle tout réchauffement indique une catastrophe, surtout si elle est supérieure à l’objectif défini politiquement de + 1,5 °C (dont plus de 1 °C a déjà eu lieu), et exige des réductions importantes de l’utilisation des combustibles fossiles [16] (cf. références en fin de traduction).

Bien qu’il soit souvent noté que le réchauffement par effet de serre est connu depuis longtemps dans la littérature sur le climat, il s’avère que cela n’était généralement pas considéré comme une cause majeure du changement climatique avant les années 1980. Dans cet article, nous présentons une description du système climatique afin de replacer le rôle du réchauffement par effet de serre dans un contexte approprié. Nous examinons ensuite comment le climat était perçu dans la littérature antérieure (ainsi que certains travaux plus récents), et comparons cela avec l’approche actuelle. Il est démontré qu’il existe des raisons substantielles de considérer la présente explication publiquement acceptée comme improbable.

Le système climatique. Ce qui suit est une description totalement non controversée du système climatique.

i. Le cœur du système que nous examinons consiste en deux fluides turbulents, l’atmosphère et les océans, interagissant l’un avec l’autre.

ii. Les deux fluides se trouvent sur une planète en rotation qui est chauffée de manière différentielle par le soleil.

Cela se réfère simplement au fait que le rayonnement solaire est directement incident à l’équateur alors qu’il effleure à peine la terre aux pôles. Le chauffage inégal entraîne la circulation de l’atmosphère et ces mouvements sont responsables du transport méridional de la chaleur.

iii. La composante océanique a des systèmes de circulation avec des échelles de temps allant des années aux millénaires, et ces systèmes transportent la chaleur vers et depuis la surface.

Le forçage de l’océan est complexe. En plus du chauffage différentiel, il y a le forçage par le vent et les injections d’eau douce. En raison de la densité plus élevée de l’eau par rapport à l’air, les circulations sont beaucoup plus lentes dans l’océan et les circulations peuvent avoir de très longues échelles de temps. Le fait que ces circulations transportent la chaleur vers et depuis la surface signifie que la surface n’est jamais en équilibre avec l’espace.

iv. En plus des océans, l’atmosphère interagit avec une surface terrestre extrêmement irrégulière. Le flux d’air est fortement déformé par le passage sur les principales hétérogénéités topographiques et thermiques de la surface qui forment des ondulations à l’échelle planétaire et celles-ci impactent fortement les variations régionales lointaines du climat qui, il s’avère, sont généralement insuffisamment décrites dans les modèles [3].

v. Un constituant essentiel du composant atmosphérique est l’eau dans les phases liquide, solide et vapeur, et les changements de phase ont de vastes ramifications énergétiques. Chacune de ces phases physiques de l’eau a un rôle également extrêmement important.

Le dégagement de chaleur lorsque la vapeur d’eau se condense conduit à la formation de nuages d’orage (appelés cumulonimbus) et ce processus est important. De plus, les nuages sont constitués d’eau sous forme de fines gouttelettes et de glace sous forme de fins cristaux. Normalement, ces fines gouttelettes et cristaux sont suspendus par l’augmentation des courants d’air, mais lorsque ceux-ci deviennent suffisamment gros, ils tombent dans l’air ascendant sous forme de pluie et de neige. Non seulement les énergies impliquées dans les transformations de phase sont importantes, mais le fait est que la vapeur d’eau et les nuages (à base de glace et d’eau) affectent fortement le rayonnement. Les deux substances à effet de serre les plus importantes sont de loin la vapeur d’eau et les nuages. Les nuages sont également d’importants réflecteurs de la lumière solaire. Ces questions sont examinées en détail dans les rapports du GIEC WG1, dont chacun reconnaît ouvertement les nuages comme sources principales d’incertitude dans la modélisation du climat.

vi. Le bilan énergétique de ce système implique l’absorption et la réémission d’environ 240 W / m2. Le doublement du CO2 entraîne une perturbation un peu inférieure à 2% de ce bilan (4 W / m2) [33]. Il en va de même pour les changements dans les nuages et autres fonctionnalités, et ces changements sont courants.

La Terre reçoit environ 340 W / m2 du soleil, mais environ 100 W / m2 est simplement renvoyé dans l’espace à la fois par la surface de la Terre et, plus important encore, par les nuages. Cela laisserait environ 240 W / m2 que la terre devrait réémettre pour établir l’équilibre. Le soleil rayonne dans la partie visible du spectre de rayonnement parce que sa température est d’environ 6000 °K. Si la Terre n’avait pas du tout d’atmosphère (mais à des fins d’argument, si elle réfléchissait toujours 100 W / m2), elle devrait rayonner à une température d’environ 255 °K (- 18 °C), et, à cette température, le rayonnement se trouve principalement dans l’infrarouge.

Bien sûr, la Terre a une atmosphère et des océans, ce qui introduit une multitude de complications. L’évaporation des océans produit de la vapeur d’eau dans l’atmosphère, et la vapeur d’eau absorbe très fortement et émet des rayonnements dans l’infrarouge. La vapeur d’eau empêche essentiellement le rayonnement infrarouge de quitter la surface de la Terre, provoquant le réchauffement de cette surface et (par conduction) de l’air adjacent à la surface, et la convection s’installe. La combinaison des processus radiatifs et convectifs entraîne une diminution de la température avec la hauteur. Pour compliquer les choses, la quantité de vapeur d’eau que l’air peut contenir diminue rapidement à mesure que la température diminue. Au-dessus d’une certaine hauteur, il reste si peu de vapeur d’eau que le rayonnement à ce niveau peut maintenant s’échapper dans l’espace. C’est à ce niveau élevé (environ 5 km) que la température doit être d’environ 255 °K pour équilibrer le rayonnement entrant. Cependant, comme la température diminue avec la hauteur, la surface de la Terre doit maintenant être en fait plus chaude que 255 °K. Il s’avère qu’elle doit être d’environ 288 °K (15 °C, ce qui est en effet la température moyenne de la surface de la Terre). L’ajout d’autres gaz à effet de serre (comme le CO2) augmente encore le niveau d’émission et provoque une augmentation supplémentaire de la température du sol. On estime que le doublement du CO2 équivaut à un forçage d’environ 4 W / m2, ce qui représente un peu moins de 2% des 240 W / m2 entrants nets.

La situation peut en fait être plus compliquée si des nuages de type cirrus de niveau supérieur sont présents. Ce sont des absorbeurs et émetteurs de rayonnement infrarouge très puissants qui bloquent efficacement le rayonnement infrarouge vers le bas. Ainsi, lorsque de tels nuages sont présents au-dessus d’environ 5 km, avec leur sommet à plus de 5 km d’altitude, ils déterminent le niveau d’émission. Cela rend la température du sol (c’est-à-dire l’effet de serre) dépendante de la couverture nuageuse. La quantification de cet effet peut être trouvée dans Rondanelli et Lindzen [29].

De nombreux facteurs, notamment les fluctuations de la zone et de la hauteur moyenne des nuages, la couverture neigeuse, les circulations océaniques, etc… entraînent généralement des modifications du budget radiatif comparables à celles du doublement du CO2. Par exemple, l’effet radiatif moyen global net des nuages est de l’ordre de – 20 W / m2 (effet de refroidissement). Un forçage de 4 W / m2, à partir d’un doublement de CO2, ne correspond donc qu’à une variation de 20% de l’effet net des nuages.

vii. Il est important de noter qu’un tel système fluctuera avec des échelles de temps allant de quelques secondes à des millénaires même en l’absence de forçage explicite autre qu’un Soleil ayant une activité fixe.

Une grande partie de la littérature populaire (des deux côtés du débat sur le climat) suppose que tous les changements doivent être entraînés par un facteur externe. Bien sûr, le système climatique est entraîné par le Soleil, mais même si le forçage solaire était constant, le climat continuerait de varier. De plus, étant donné la nature massive des océans, de telles variations peuvent impliquer des échelles de temps de millénaires plutôt que de millisecondes. El Nino est un exemple relativement court impliquant quelques années, mais la plupart de ces variations temporelles internes sont trop longues pour être même identifiées dans notre système de données instrumentales relativement court. La nature a de nombreux exemples de variabilité autonome, notamment le cycle des taches solaires d’environ 11 ans et les inversions du champ magnétique terrestre tous les deux cent mille ans environ. À cet égard, le système climatique n’est pas différent des autres systèmes naturels, c’est-à-dire qu’il peut présenter une variabilité autonome. Des exemples bien connus comprennent l’oscillation quasi biennale de la stratosphère tropicale, l’oscillation australe El-Nino, l’oscillation multidécennale atlantique et l’oscillation décennale du Pacifique.

viii. Bien sûr, ces systèmes répondent également au forçage externe, mais un tel forçage n’est pas nécessaire pour qu’ils présentent une variabilité.

Se limiter à des questions totalement non controversées signifie que la description ci-dessus n’est pas entièrement complète, mais elle montre l’hétérogénéité, les nombreux degrés de liberté et les nombreuses sources de variabilité du système climatique.

L’évaluation «consensuelle» de ce système est aujourd’hui la suivante : Dans ce système multifactoriel complexe, le climat (qui, lui-même, se compose de nombreuses variables – en particulier la différence de température entre l’équateur et les pôles) est décrit par une seule variable, la variation de la température moyenne mondiale, et est contrôlé par la perturbation de 1 à 2% du budget énergétique due à une seule variable (n’importe quelle variable) parmi de nombreuses variables d’importance comparable. Allons plus loin et désignons le CO2 comme unique contrôle. Bien que nous ne soyons pas sûrs du budget de cette variable, nous savons précisément quelles politiques mettre en œuvre pour la contrôler.

Comment une image aussi naïve a-t-elle pu être acceptée, non seulement par les partisans de ce seul paramètre, mais aussi par la plupart des sceptiques ? Après tout, nous consacrons une grande partie de nos efforts à discuter des relevés des températures mondiales, de la sensibilité au climat, etc… En bref, nous sommes guidés par cette ligne de pensée.

Historique

En fait, ce point de vue sur le climat a été initialement rejeté par de nombreuses personnalités, dont le directeur du Scripps Institute of Oceanography (1), le directeur du Centre européen de prévision météorologique à moyen terme (2), le chef de l’Organisation météorologique mondiale (3), le chef de l’unité de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia (4), l’ancien chef du British Meteorological Office (5), un ancien président de la US National Academy of Science (6), les principaux climatologues soviétiques (7) etc. Même en 1988, lorsque James Hansen a présenté son célèbre témoignage au Sénat américain, Science Magazine a fait état d’un scepticisme généralisé dans la petite communauté des climatologues d’alors. Cependant, tous ces individus appartenaient à une génération plus âgée et beaucoup sont maintenant morts. Entre 1988 et 1994, les choses ont radicalement changé. Aux États-Unis, le financement pour le climat a augmenté d’un facteur d’environ 15. Cela a entraîné une forte augmentation du nombre de personnes intéressées à travailler en tant que « climatologues », et les nouveaux climatologues ont compris que la raison du financement était l’ « alarme de réchauffement climatique ».

En France, dans les années 60, il y avait essentiellement un seul météorologiste théorique, Queney. Aujourd’hui, des centaines sont impliqués dans les modèles sinon la théorie, et cela est largement dû au « réchauffement climatique ». Est-il déraisonnable de se demander si un seul mouvement politique n’a pas réussi à saisir ce domaine scientifique ?

Note. (1) William Nierenberg, (2) Lennard Bengtsson, (3) Askel Wiin-Nielsen, (4) Hubert Lamb, (5) Basil John Mason, (6) Frederick Seitz, (7) Mikhail Budyko, Yuri Izrael et Kiril Kondratiev.

Quelle était la situation auparavant ? Pendant la majeure partie du XXe siècle, le climat était un petit sous-ensemble de petits domaines de la météorologie et de l’océanographie avec des contributions importantes d’une poignée de géologues. Presque aucun grand scientifique travaillant sur des aspects du climat ne s’appelait lui-même «climatologues». En météorologie, l’approche dominante du climat était la météorologie dynamique (bien que l’effet de serre fut bien connu).

Pfeffer [27] fournit un bon exemple de ce qui était considéré comme les problèmes fondamentaux du climat en 1955. Il s’agit des actes d’une conférence qui a eu lieu en 1955 à l’Institut d’études avancées de l’Université de Princeton, où John von Neumann avait commencé la prévision numérique du temps. Les contributeurs à ce volume comprenaient J. Charney, N. Phillips, E. Lorenz, J. Smagorinsky, V. Starr, J. Bjerknes, Y. Mintz, L. Kaplan, A. Eliassen, entre autres (avec une introduction de J. Robert Oppenheimer). Les contributeurs étaient généralement considérés comme les chefs de file de la météorologie théorique. Un seul article traitait du transfert radiatif et ne se concentrait pas sur l’effet de serre, bien que l’augmentation du CO2 soit brièvement mentionnée. Certes, Callendar [4] avait suggéré que l’augmentation du CO2 aurait pu provoquer le réchauffement de 1919 à 1939, mais les principaux météorologues anglais de l’époque, Simpson et Brunt, ont souligné les lacunes de son analyse dans les commentaires qui ont suivi la présentation du papier de Callendar.

Première approche du climat par rapport à la position actuelle

Dans les années 80, avec les progrès de la paléoclimatologie, plusieurs aspects de l’histoire du climat sont apparus avec une clarté accrue. Nous avons commencé à voir plus clairement la nature cyclique des cycles de glaciation du dernier million d’années environ [14]. Des périodes chaudes comme l’Éocène (il y a 50 millions d’années) sont devenues mieux définies [32]. Les données suggèrent que pour les périodes glaciaires et les périodes chaudes, les températures équatoriales ne différaient pas beaucoup des valeurs actuelles, mais la différence de température entre les tropiques et les hautes latitudes variait considérablement. Voici les différences de température:

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Les variations des températures équatoriales étaient beaucoup plus faibles que les différences ci-dessus. Fait intéressant, cependant, les estimations originales étaient que la température équatoriale pendant l’Éocène était un peu plus froide qu’elle ne l’est aujourd’hui [32], tandis que la température équatoriale pendant le dernier maximum glaciaire (LGM) était un peu plus chaude qu’elle ne l’est aujourd’hui. Bien sûr, ce n’est pas ce à quoi on pourrait s’attendre pour le forçage par effet de serre, et des efforts intenses ont été déployés pour « corriger » les températures équatoriales. Aujourd’hui, la température équatoriale de l’Éocène, communément admise, est considérée comme impossible à distinguer de celle d’aujourd’hui [25], tandis que la température équatoriale du LGM est généralement considérée comme étant environ 2 °C plus froide qu’aujourd’hui. En ce qui concerne cette discussion, les changements de température équatoriale sont encore faibles. La situation ci-dessus soulève des questions passionnantes et importantes concernant le climat. Nous allons examiner trois de ces questions.

1. Qu’est-ce qui explique les cycles de glaciation des 700 000 dernières année ?

Milankovitch [23] a avancé très tôt une suggestion intéressante à ce sujet : à savoir que les variations orbitales entraînaient de fortes variations de l’insolation estivale dans l’Arctique, ce qui déterminait si les accumulations de neige hivernales fondaient ou persistaient tout au long de l’été. Imbrie et d’autres ont trouvé une corrélation assez faible entre les pics du forçage orbital et le volume de glace arctique. Cependant, Roe [28] et Edvardsson et al. [6] ont montré que lorsque l’on compare la dérivée temporelle du volume de glace plutôt que le volume de glace lui-même, la corrélation avec l’insolation estivale est excellente. C’est ce qui est montré explicitement dans la figure 1 (tiré de Roe [28]). Cette figure montre le meilleur ajustement des paramètres orbitaux à la dérivée temporelle du volume de glace, et cela est presque identique au paramètre Milankovitch. Notez que l’insolation varie localement d’environ 100 W / m2. Edvardsson et al. [6], a montré que les variations de l’insolation était quantitativement cohérente avec la fonte et la croissance de la glace. Cela semble constituer une preuve solide du bien-fondé de la proposition de Milankovitch. (Note. SPECMAP est l’acronyme du projet de datation des sédiments marins afin de permettre la datation des carottages glaciaires tant au Groenland qu’en Antarctique).

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Il est intéressant de noter comment la position dominante actuelle traite de ce problème (Ruddiman [30], voir aussi Genthon et al. [8]). Aucune mention n’est faite du succès remarquable des efforts indépendants d’Edvardsson et al. [6] et Roe [28]. De plus, Roe a dû inclure une mise en garde que son travail n’avait aucune implication pour le rôle du CO2, afin de pouvoir faire publier son article (communication personnelle).

L’approche officielle actuelle [15] est la suivante : l’insolation estivale arctique est ignorée et au contraire, seule l’insolation moyenne à l’échelle mondiale et annuelle est prise en compte, et celle-ci varie d’environ deux ordres de grandeur de moins que l’insolation estivale de l’Arctique. Un rôle causal du CO2 ne peut pas être revendiqué puisque ces variations (entre 180 et 280 ppmv – correspondant à un changement de forçage radiatif d’environ 1 W / m2) suivent plutôt que précèdent les changements de température. Il est donc soutenu que les variations orbitales « rythment » les cycles de glaciation et que les changements de CO2 qui en résultent fournissent l’amplification nécessaire. Cette interprétation est une conséquence directe du fait de considérer l’insolation globale comme le moteur des changements. En réalité, comme le notent Roe (et Milankovitch), l’Arctique réagit au rayonnement dans l’Arctique, et les changements dans l’Arctique sont beaucoup plus importants que ceux associés à l’insolation moyenne mondiale. Pour être juste, il convient de mentionner que des analyses plus récentes tendent à corroborer cette image plus réaliste de la réponse des hautes latitudes à l’insolation (par exemple Abe-Ouchi et al. [1] ou Ganopolski et Brovkin [7]).

Revenons maintenant aux deux questions restantes. 2. Qu’est-ce qui explique la stabilité des températures tropicales? Les processus radiatifs-convectifs (y compris l’effet de serre) sont généralement considérés comme jouant un rôle majeur dans la détermination de la température tropicale. Le fait que ces températures semblent avoir peu changé dans des régimes climatiques radicalement différents est compatible avec une faible sensibilité au forçage par effet de serre [22]. En effet, il existe des preuves solides qu’il y a environ 2,5 milliards d’années, les températures équatoriales du sol étaient à peu près les mêmes qu’aujourd’hui, malgré une constante solaire inférieure de 20 à 30% à ce qu’elle est aujourd’hui. Sagan et Mullen [31] y ont fait référence sous le nom de « Early Faint Sun Paradox » (paradoxe du soleil faible ancien). La plupart des tentatives pour expliquer cela se sont appuyées sur des niveaux divers gaz à effet de serre, mais, comme l’ont montré Rondanelli et Lindzen [29], il est facilement expliqué par les rétroactions négatives des nuages de cirrus de niveau supérieur, comme cela a été constaté précédemment par Lindzen et al. [21]. 3. Qu’est-ce qui a déterminé les différences de température du sol de l’équateur au pôle ? Ici, on pensait généralement que le processus dynamique responsable du transfert de chaleur nord-sud était impliqué. Le processus est ce qu’on appelle l’instabilité barocline [12, 20, 26] (et essentiellement tous les manuels sur la dynamique des fluides en géophysique), et la pensée conventionnelle était que la différence de température résultait de l’équilibration de cette instabilité où l’état moyen se rapproche d’un état neutre vis-à-vis de cette instabilité. Le casse-tête, cependant, était de savoir comment il pouvait y avoir différentes équilibrations pour différents climats. La première tentative pour déterminer l’état d’équilibre a utilisé ce qu’on appelle l’approximation à deux couches dans laquelle l’atmosphère est approximée par 2 couches. Dans les systèmes en rotation comme la Terre, il existe une forte proportionnalité entre le cisaillement vertical du vent et le gradient de température horizontal. C’est ce qu’on appelle la relation du vent thermique. Dans le modèle à deux couches, il existe un cisaillement critique pour l’instabilité barocline et une différence de température méridienne associée entre les tropiques et le pôle qui s’est avérée être de 20 °C [19], qui est la valeur durant l’Éocène. En présence de neige et de glace, le profil de température vertical affiche ce que l’on appelle l’inversion arctique où, au lieu de la diminution habituelle de la température avec l’altitude, la température augmente en fait avec cette altitude. Cette inversion augmente considérablement la stabilité statique de l’atmosphère sous la tropopause et, comme suggéré par Held et Suarez [9], cela devrait réduire le transport thermique méridien. Cela semble expliquer les différences de température entre les tropiques et les pôles au cours du présent et des grandes glaciations.

La situation lorsque l’on considère une atmosphère continue au lieu du modèle à deux niveaux est beaucoup plus difficile à traiter. L’équilibration, dans ce cas, détermine la pente de la surface iso-entropique reliant la surface tropicale à la tropopause polaire [17] tout en laissant ambigu le champ de température en dessous de cette surface. L’équilibration se réfère simplement à ce que les instabilités barocliniques tentent de produire. L’entropie dans l’atmosphère est décrite par ce qu’on appelle la température potentielle. Il s’agit de la température qu’aurait une parcelle d’air si elle était abaissée adiabatiquement à la surface (là où la pression est plus élevée). Un isentrope originaire de la surface sous les tropiques s’élèvera à l’approche du pôle et déterminera essentiellement la température à la tropopause au-dessus du pôle. Selon Jansen et Ferarri [17], cela, à son tour, détermine la différence de température des tropiques au pôle à la hauteur de la tropopause polaire (environ 6 km), et cette valeur est d’environ 20 °C. Quand on regarde le climat d’aujourd’hui, on voit que la différence de température pôle-équateur à l’altitude de la tropopause polaire est en fait d’environ 20 °C [24]. L’existence de l’inversion arctique fait que les différences de température de surface entre les tropiques et le pôle sont plus importantes qu’elles ne le sont à la tropopause.

Encore une fois, l’explication actuellement répandue a une vision différente de cette situation. La physique a fini par être associée exclusivement à l’effet de serre amplifié par la rétroaction positive supposée de la vapeur d’eau. La variation de la différence de température entre l’équateur et le pôle a été attribuée à une certaine «amplification polaire» imaginaire, selon laquelle la température pôle-équateur suivait automatiquement la température moyenne [11]. Bien que l’analogie ne soit guère exacte, elle n’est pas si différente de l’hypothèse selon laquelle le débit d’eau dans une conduite dépend de la pression moyenne plutôt que du gradient de pression. En effet, il a été noté que certains modèles importants affichent à peine cette amplification polaire [18], tandis que les tentatives de modélisation de l’Éocène en augmentant simplement le CO2 aboutissent souvent à la distribution de température équateur-pôle d’aujourd’hui qui est uniformément augmentée [2, 13]. En ce qui concerne l’Éocène, cela a conduit à un réchauffement équatorial beaucoup plus important que celui observé dans les modèles.

L’un des résultats les plus insidieux de l’hypothèse que le changement de la température de l’équateur au pôle est une conséquence automatique du réchauffement climatique a été l’affirmation selon laquelle les données du paléoclimat impliquent une sensibilité climatique très élevée. Un traitement simpliste (schématique) des contributions séparées de l’effet de serre et des changements produits dynamiquement de la différence de température de l’équateur au pôle à la température moyenne mondiale illustre ce problème. La Figure 2 illustre la situation où x = sin (φ), φ latitude, x1 est l’étendue méridionale de la circulation de Hadley qui homogénéise efficacement horizontalement la température tropicale [10], les tropiques et la différence de température δT2 équateur-pôle.

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Notez que ΔT1 est le réchauffement des tropiques, tandis que Δ(δT2) est le changement de la différence de température de l’équateur au pôle. Alors que ΔT1 reflète la sensibilité au forçage et aux rétroactions de serre (c’est-à-dire radiatives), Δ(δT2) n’en a pas besoin, surtout lorsque ce dernier facteur est beaucoup plus grand que le premier. Toutes les tentatives d’estimation de la sensibilité au climat à partir des données paléo (du moins pour autant que je sache) ne parviennent pas à distinguer les deux et à attribuer les deux contributions au forçage à effet de serre dans l’estimation de la sensibilité au climat. Cela pourrait être une erreur majeure.

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Par exemple, en l’absence de forçage à effet de serre, ΔT1 pourrait être nul, alors qu’il pourrait toujours y avoir une contribution de Δ(δT2), ce qui conduirait bien sûr à un changement de la température moyenne mondiale. Ceci, à son tour, conduirait à la fausse conclusion que la sensibilité était infinie. Plus réaliste encore, si la sensibilité du climat au forçage radiatif était très faible, les contributions de Δ(δT2) pourraient encore conduire à conclure à tort que la sensibilité était grande [8].

Remarques finales

Comme indiqué dans la Section 2, il est peu plausible qu’un système aussi complexe que le système climatique avec de nombreux degrés de liberté soit résumé de manière significative par une seule variable (anomalie de la température moyenne mondiale) et déterminé par un seul facteur (le niveau de CO2 dans l’atmosphère). À titre d’exemple, nous avons montré dans la Section 4, que la physique différente associée aux températures tropicales (c’est-à-dire le forçage radiatif, y compris les rétroactions radiatives) et à la différence de température équateur-pôle (c’est-à-dire le transport hydrodynamique via les instabilités barocliniques) entraîne toutes deux des changements dans la température moyenne mondiale. Cependant, cela ne signifie pas que les changements de la température moyenne mondiale provoquent des changements dans la différence de température de l’équateur au pôle. Ce bref article s’est concentré sur un seul exemple de cas où l’hypothèse d’un contrôle à variable unique peut conduire à un résultat erroné. Cependant, la question de la sensibilité, même lorsqu’elle est limitée au rayonnement, est encore sujette à de nombreuses possibilités, et il y a de bonnes raisons de supposer que la composante radiative de la sensibilité est, elle-même, exagérée dans la plupart des modèles actuels. Une discussion séparée de cette question peut être trouvée dans Lindzen [22].

Fait intéressant, même ceux d’entre nous qui rejettent l’alarme climatique (y compris moi) se sont concentrés sur l’image de la serre malgré le fait que cela ne soit pas le facteur majeur du changement climatique historique (sauf, dans le cas, d’une faible sensibilité, pour expliquer la stabilité des températures équatoriales). C’est-à-dire que nous avons accepté la prémisse de base de l’image conventionnelle : à savoir que tous les changements de température moyenne mondiale sont dus au forçage radiatif. Bien que la compréhension de ce récit soit un élément crucial dans une bataille politique, il ne devrait pas être autorisé d’ignorer le raisonnement scientifique.

Article de Richard S. Lindzen paru le 3 juin 2020 dans The European Physical Journal Plus ( https://doi.org/10.1140/epjp/s13360-020-00471-z ) aimablement communiqué par l’auteur sur ma demande. Je l’ai informé de la traduction en français avant de la faire figurer sur mon blog.

Références

  1. A. Abe-Ouchi, F. Saito, K. Kawamura et al., Insolation-driven 100,000-year glacial cycles and hysteresis of ice-sheet volume. Nature 500, 190–193 (2013). https://doi.org/10.1038/nature12374
  2. E.J. Barron, W.M. Washington, Warm cretaceous climates: high atmospheric CO2 as a plausible mech- anism in the carbon cycle and atmospheric CO2, in Natural Variations Archean to Present, ed. by E.T. Sundquist, W.S. Broecker (American Geophysical Union, Washington, 1985). https://doi.org/10.1029/ GM032p0546
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La grippe « coronavirale » : du pain béni pour les écolos !

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Cette grippe à coronavirale, pour l’instant, est loin d’atteindre les records de mortalité enregistrés lors des grippe asiatique et de Hong-Kong puisque les statistiques mondiales indiquent un nombre global de morts dix fois inférieur à celui de la grippe asiatique et 5 fois inférieur à celui de la grippe de Hong-Kong, les deux dernières pandémies grippales des 60 dernières années que la mémoire humaine semble avoir totalement occulté. On insiste sur toutes les chaines de télévision en Europe et naturellement aux Etats-Unis en rappelant que ce virus vient de tuer plus d’Américains que la guerre du Viet-Nam mais ces journalistes à la solde de la CIA oublient de mentionner que la grippe de Hong-Kong tua 100000 Américains de 1968 à 1970, alors cette désinformations soigneusement organisée prouve que le monde politique a fait jouer la peur pour soigneusement détruire les économies avec ces mesures de confinement, mais dans quel but ? Cette une question à laquelle je ne trouve toujours pas de réponse claire.

Le confinement aveugle, autoritaire, adopté par de nombreux pays occidentaux, bafouant les libertés fondamentales et sans effet sur l’évolution de l’épidémie qui aurait, confinement ou non, suivi son cours normal, ce confinement a eu pour effet de stopper totalement l’économie, un événement qui n’avait même pas eu lieu au plus fort de la seconde guerre mondiale ni jamais auparavant dans l’histoire humaine. La Chine a à peine confiné 5 % de sa population et dans son ensemble son économie n’a chuté que de quelques points de pourcentage mais les principaux pays européens ayant adopté la stratégie du confinement de la presque totalité de leur population, Italie, Espagne, France, Belgique et Grande-Bretagne, vont avoir la désagréable surprise de constater que leurs économies vont chuter d’au moins 30 % quoiqu’en pensent les politiciens, du jamais vu depuis la révolution industrielle, même en 1929-1930, et il en sera de même pour les USA.

Les seuls à se réjouir dès à présent et à voix haute qui plus est – ils osent tout et c’est à ça qu’on les reconnait – sont les écologistes. En effet l’Agence Internationale de l’Énergie prévoit une chute spectaculaire des émissions de CO2 dans l’atmosphère prévue pour être 7 fois plus profonde que la baisse des émissions observée correspondant à la crise de 2008-2009. Or les émissions de CO2 sont une bonne mesure de la consommation d’énergies fossiles, donc une bonne mesure de l’activité économique puisque cette activité économique, pour perdurer, consomme de l’énergie fossile, les usines électriques nucléaires ne produisant pas de CO2. Cette seule estimation permet donc d’évaluer que la récession à venir sera 7 fois plus violente que celle qui suivit la crise des sub-primes et affecta le monde entier, telle une pandémie. Donc la grippe « coronavirale » avec sa gestion grotesque par de nombreux pays occidentaux est arrivée à point nommé pour ne satisfaire que les écologistes qui ressassent depuis des dizaines d’années que le CO2 et donc l’activité humaine sont mauvais pour le climat alors que rien n’a encore été scientifiquement prouvé.

Source et illustration : dernier rapport de l’IEA paru le 30 Avril 2020, toutes les données numériques relatives aux précédentes pandémies sont disponibles sur Wikipedia.

https://www.iea.org/reports/global-energy-review-2020

Confinement et CO2 : Rien à signaler

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Comme d’habitude, c’est leur stratégie basique, les écolos se réjouissent du confinement de plus de 3 milliards d’individus sur la planète, « lock-down » qui pour eux va contribuer au ralentissement de la détérioration du climat. Ce confinement presque généralisé, du jamais vu dans l’histoire récente de l’humanité, préfigure ce dont ces écologistes rêvent : une destruction totale de l’économie, un arrêt de tous les échanges, de tous les transports, bref une révolution industrielle négative et un retour au XVIIIe siècle voire à l’âge des cavernes. Par conséquent la propagande « réchauffiste » s’en est donnée à cœur joie en clamant que l’air est devenu plus pur, qu’on peut revoir les étoiles la nuit et des montagnes au loin dont on avait perdu le souvenir.

Pas de chance pour ces rêveurs totalement déconnectés de la réalité les teneurs en CO2 de l’atmosphère mesurées dans l’observatoire de la NOAA au sommet du volcan éteint Mauna Loa dans l’île de Hawaii montrent qu’il n’en est rien : la teneur en CO2 atmosphérique a atteint en ce début de mois d’avril 2020 la valeur record de 418 ppm !

La conclusion évidente de cette observation est qu’il n’existe pas de décision politique pouvant résulter en un contrôle de la teneur en CO2 de l’atmosphère. Si toute activité humaine était mise à l’arrêt le climat, la composition de l’atmosphère, les vents et les pluies continueraient leur bonhomme de chemin …

Note. La teneur en CO2 dans l’atmosphère varie selon les saisons en raison de la séquestration de ce gaz par les végétaux terrestres. Cette séquestration est plus élevée durant les mois de printemps-été-automne dans l’hémisphère boréal où se trouve la majorité des terres émergées.

Faut-il continuer à se préoccuper du CO2 atmosphérique ? La réponse est non !

En ces temps de psychose mondiale relative au virus couronné millésime 2019 alimenter la peur avec le changement climatique est passé au second plan. Il est vrai qu’avec ce virus on en a (et on en aura encore plus) pour notre argent. La peur du changement climatique reste sous-jacente mais le restera-t-elle longtemps ? Les économies occidentales vont se trouver confrontées dans les prochaines semaines à une crise économique sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale sinon celle de 1929. Dès lors les préoccupations climatiques ne seront plus prioritaires, les pays occidentaux qui se sont engagés à respecter les accords de Paris sur le climat devront choisir entre la reconstruction de leurs économies respectives ou le changement climatique car elles n’auront pas suffisamment de cartouches pour atteindre ces deux objectifs simultanément. La question du climat va donc être mise sous le tapis pour plusieurs années sinon décennies.

Une étude réalisée par un groupe de géophysiciens australiens a montré pourquoi l’augmentation du gaz carbonique (l’horrible CO2, bête noire des écolos) dans l’atmosphère avait favorisé depuis 20 ans un reverdissement de la planète qui a été parfaitement identifié à l’aide d’observations satellitaires. Il fallait cependant expliquer la vraie cause de ce phénomène car les végétaux fixent du CO2, certes, pour leur croissance mais ils respirent aussi et par conséquent ils émettent alors du CO2 dans l’atmosphère. Malheureusement mesurer ces deux phénomènes au niveau de la feuille d’un arbre était impossible jusqu’à l’avènement de techniques d’analyse extrêmement sensibles. L’atmosphère contient environ 400 parties par million (ppm) de CO2 et environ 0,5 parties par milliard (ppb) de sulfure de carbonyle, un gaz produit dans les océans, par les volcans, certaines activités industrielles et dans une très moindre mesure par l’usure des pneumatiques des voitures. La structure de la molécule de CO2 est O=C=O et celle du sulfure de carbonyle est O=C=S. En présence de ce gaz la plante croit qu’il s’agit de CO2 et elle le prend en charge pour le cliver en HCOO- , un ion formate, et en H2S, un gaz qui va être expulsé par les stomates de la feuille lors de la respiration, processus au cours duquel la plante rejette de l’eau et du CO2.

En suivant par spectroscopie laser les flux d’H2S il est alors possible de se faire une idée de la part de CO2 assimilé par la plante lors de la photosynthèse et la part de CO2 rejeté lors de la respiration. Cette approche a permis de réévaluer la quantité de CO2 piégé par le puits de gaz carbonique végétal terrestre. Et le résultat est vraiment incroyable. Depuis 1900 l’augmentation concomitante de la teneur en CO2 atmosphérique due à l’accélération de l’activité humaine mais aussi au dégazage partiel des eaux océaniques en raison de l’augmentation des températures moyennes durant la période 1920-1950 a provoqué un verdissement de 30 % supplémentaire de la planète, ce qui est tout à fait considérable. L’effet fertilisant du CO2 est le principal facteur de ce verdissement. Le modèle déduit des observations affinées par le suivi du sulfure de carbonyle montre que si la teneur en CO2 atteignait 560 ppm, à peu près le double de celle prévalant en 1900, la fertilisation par le CO2 devrait augmenter de 47 % et le puits de carbone que constitue le couvert végétal terrestre devrait atteindre 174 Pg de carbone par an. Pg signifie petagramme, soit un million de milliards de grammes. Cette grandeur correspond exactement aux objectifs de décarbonisation préconisés par les accords de Paris. Ce verdissement qui va croissant avec la croissance de la teneur en CO2 dans l’atmosphère correspond à l’élimination nette de ce que les protecteurs du climat appellent un excès de CO2 qu’il faut réduire par des mesures drastiques d’économie d’énergie.

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Or, considérant les résultats de cette étude (lien ci-dessous) il n’en est rien : Le couvert végétal suffira pour équilibrer ce « surplus » de CO2. On ne disposait pas de preuves expérimentales pour affirmer un tel bilan carbone et c’est maintenant chose faite. L’illustration ci-dessus, quoique complexe, indique la vérification réalisée au cours de cette étude et mérite quelques explications. (a). Coordination dans les plantes C3 entre le piégeage du CO2 par la RUBISCO et la photosynthèse (transport d’électrons). La droite rouge indique la quantification du piégeage du CO2 par mesure du relarguage de l’H2S, les points de mesure en noir étant les observations réalisées selon le modèle CABLE, acronyme du modèle « Community Atmosphere-Biosphere Land Exchange ». (b). relation entre le verdissement mesuré par le modèle d’analyse CABLE (trait plein noir) et la teneur en CO2 atmosphérique (trait plein violet) avec base zéro en 1900. Le triangle rouge avec la barre d’incertitude est la mesure faite en mesurant la destinée du sulfure de carbonyle. Les autres courbes en grisé sont des modélisations diverses.

Conclusion. Faudra-t-il continuer à gaspiller des sommes colossales d’argent pour tenter de réduire la progression de cette teneur en CO2 atmosphérique ?

Cette étude a le mérite d’être claire : la réponse est non, il faut laisser la nature faire son travail …

Source et illustration : https://doi.org/10.1111/gcb.14950

Qui va gagner la guerre du climat ?

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Article de Francis Menton paru fin novembre 2019 sur son site manhattancontrarian (https://www.manhattancontrarian.com/about )

Si vous obtenez la plupart de vos informations en lisant passivement ce qui apparaît dans une sorte de flux Facebook ou Google ou équivalent, vous avez probablement l’impression que les guerres climatiques sont terminées et que les militants du climat ont balayé le champ de bataille. Dans mon cas, je ne compte certainement pas sur ce type de sources toxiques d’informations, mais je surveille régulièrement de nombreux autres sites d’information dans la catégorie «grand public» – le New York Times, le Washington Post, Bloomberg, The Economist, Politico, et plusieurs des réseaux de télévision comme CBS, ABC, NBC et CNN. Tous ceux-ci (et bien d’autres) ont clairement mis une interdiction absolue sur toute nouvelle ou information qui jetterait la moindre lumière négative sur la proposition selon laquelle une «crise climatique» imminente doit être résolue par la transformation gouvernementale de l’économie mondiale.

Je vais donner quelques exemples montrant jusqu’où est allé ce type d’information. En septembre, l’adolescente suédoise mentalement instable Greta Thunberg, dont la seule qualification était sa passion ignorante pour l’extrémisme climatique, a obtenu la tribune du «Sommet sur l’action pour le climat» de l’ONU pour un grand discours. Extrait:

« Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos mots vides de sens. Et pourtant, je fais partie de ceux qui ont de la chance. Les gens souffrent. Les gens meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent. Nous sommes au début d’une extinction massive, et tout ce dont vous pouvez parler, c’est de l’argent et du conte de fées de la croissance économique éternelle. Comment osez-vous ! »

On pourrait imaginer que des gens sensés voudraient rester aussi loin de Greta que possible de peur d’être accusés de maltraitance d’enfants. Mais en réalité Greta est célébrée comme une héroïne. En octobre, quelque chose appelé le Conseil Nordique a décerné à la jeune Greta son prix environnemental 2019. (Il semble qu’elle ait rejeté la récompense, revendiquant ainsi pour elle-même un niveau de sainteté encore plus élevé parmi les vrais croyants.)

Pendant ce temps, en Allemagne, un groupe de réflexion appelé l’Institut européen pour le climat et l’énergie (EIKE dans l’acronyme allemand) prévoyait de tenir une conférence sur le climat dans un hôtel appelé le NH à Munich. Voici ce qu’a commenté NoTricksZone le 19 novembre 2019 :

« Selon le porte-parole d’EIKE, le professeur Horst-Joachim Lüdecke, «une foule de gauchistes verts» a fait pression sur la direction de l’hôtel du NH Congress Center de Munich (Aschheim) «pour annuler illégalement le contrat d’hébergement».

Apparemment, la faute impardonnable d’EIKE était de permettre à certains scientifiques du camp sceptique de comparaître et de parler lors de leur conférence. EIKE s’est adressé au tribunal pour tenter d’obtenir une injonction contre l’annulation de dernière minute de son contrat, mais le tribunal allemand a confirmé l’annulation au motif que la «sécurité» primait sur la liberté d’expression contrefaite. NTZ (notrickszone) a indiqué dans une mise à jour que la conférence a pu trouver un autre lieu à la dernière minute et continuer. Naturellement ce changement de dernière minute de lieu et tenu secret a constitué un énorme problème pour obtenir de la publicité pour la conférence.

Les tout derniers vestiges de la dissidence sont donc en train de disparaître. Certes, la transformation de l’économie mondiale et de son utilisation de l’énergie ne peut pas être stoppée.

En fait, ailleurs dans le monde, la réalité continue de l’emporter sur l’hystérie. Vous souvenez-vous des rapports d’il y a quelques années selon lesquels la Chine cessait de développer l’énergie fossile et devenait un «leader du climat» en optant pour les énergies éoliennes et solaires à la mode ? Eh bien, c’était tout simplement une « fake-news ». Ce mois-ci, un organisme appelé Global Energy Monitor a publié un nouveau rapport sur ce qui se passe sur le terrain en Chine. Résultat : 148 gigaWatts de capacité électrique au charbon en construction active ou avec reprise de la construction après suspension des travaux. Les gens du Global Energy Monitor (qui semblent être associés à la campagne End Coal) ne pourraient pas être plus horrifiés :

« Au cours de la période 2014-2016 des permis de construction représentant 245 GW électriques ont été approuvés soit presque autant que l’ensemble des centrales électriques à charbon américaines (254 GW) amplifiant ce qui était déjà une flotte d’électricité au charbon surdimensionnée, avec une moyenne en charge horaire pour les centrales au charbon de la Chine oscillant autour de 50% depuis 2015. Aujourd’hui, 147,7 GW de centrales au charbon sont soit en construction active soit des suspensions de construction qui devraient être relancés – un montant presque égal à la capacité actuelle de charbon de l’Union européenne (150 GW ). Les groupes industriels de l’industrie du charbon et de l’énergie proposent au gouvernement central d’augmenter la capacité totale de production d’électricité au charbon de 20 à 40%, donc entre 1200 et 1400 GW dans le cadre du plan d’infrastructure 2035 de la Chine ».

Avec 1400 GW de capacité de production d’électricité au charbon, la Chine se rapprocherait de 6 fois de la capacité de production électrique à partir de charbon des États-Unis. Pourquoi encore une fois on nous dérange avec toute cette affaire de décarbonisation aux USA et en Europe ? (liens en fin de billet).

Et en Allemagne, le fantasme selon lequel l’énergie éolienne peut être compétitive par rapport à l’énergie fossile continue également de se heurter au mur du monde réel. Der Spiegel a rapporté le 19 novembre que la fin de certaines subventions, ainsi que l’opposition des écologistes locaux qui ne veulent pas de forêts d’éoliennes laides dans leurs localités, ont mis l’industrie éolienne allemande (et européenne) en «chute libre»:

« Les fabricants de turbines et de panneaux solaires tombent comme des mouches, alors que les subventions sont annulées dans presque toute l’Europe. Les emplois dits «verts» sont facilement créés mais disparaissent tout aussi facilement. Les «industries» éolienne et solaire qui ont donné naissance à ces emplois ne peuvent tout simplement pas survivre sans subventions massives indéfiniment, ce qui signifie que leurs jours sont comptés. Le couperet étant dirigé vers les subventions à travers le monde, leur disparition définitive n’est qu’une question de temps. Cette suppression des subventions dans toute l’Europe a pratiquement détruit l’industrie éolienne : en Allemagne, au cours de cette année 2019, 35 éoliennes terrestres insignifiantes ont été érigées jusqu’à présent. En 2018 douze pays de l’Union européenne (UE) n’ont pas installé «une seule éolienne».

Pendant ce temps, la fracturation hydraulique aux États-Unis continue de maintenir une offre abondante de pétrole et de gaz à des prix raisonnables (voir note). Des pétro-Etats comme la Russie, le Venezuela, l’Iran et l’Arabie saoudite sont sur les starting-blocks. Alors, qui gagne vraiment les guerres climatiques ?

Note. L’épidémie de coronavirus dont la dangerosité a été amplifiée à outrance par la totalité des médias a conduit à une profonde déprime de l’ensemble des économies et du cours du baril de pétrole. Les entreprises de « fracking » nord-américaines, lourdement endettées seront les premières victimes de cette crise économique qui ne pourra que s’auto-amplifier. La donne sur les marchés du pétrole et du gaz sera donc modifiée dans les prochains mois. Dans le même temps si les banques centrales occidentales décident de procéder à de l’ « helicopter-money » pour sauver ce qui peut encore être sauvé de l’économie les pays occidentaux s’achemineront alors vers la pire des situations, ce que les économistes appellent la « stagflation », c’est-à-dire une croissance économique nulle voire une récession avec une inflation provoquée par l’abondance de liquidités conjuguée à la raréfaction de produits de consommation courante, abondance de liquidités qui en aucun cas ne sera efficace pour redresser l’économie. Je suis loin d’être un économiste mais je constate qu’aucun analyste n’ose utiliser ce terme de stagflation, la pire des situations imaginables.

Liens (en anglais). https://www.npr.org/2019/09/23/763452863/transcript-greta-thunbergs-speech-at-the-u-n-climate-action-summit?t=1583948400266

https://www.washingtonpost.com/climate-environment/2019/10/30/greta-thunberg-rejects-prestigious-honor-saying-climate-crisis-needs-action-not-awards/

https://notrickszone.com/2019/11/19/radicals-bully-nh-munich-conference-center-force-cancellation-of-13th-skeptic-climate-conference/

https://www.manhattancontrarian.com/blog/2017/6/8/believe-me-you-dont-have-to-worry-about-china-seizing-climate-leadership?rq=china%20climate%20leader

https://endcoal.org/wp-content/uploads/2019/11/Out-of-Step-English-final.pdf

https://stopthesethings.com/2019/11/19/game-over-german-wind-industry-in-freefall-turbine-makers-sack-thousands-in-mass-layoffs/

Une simple expérience que peut réaliser un professeur de sciences de collège infirme l’effet de serre du CO2

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Parfois les démonstrations expérimentales les plus simples peuvent mettre à mal les affabulations dont on nous serine les oreilles depuis des années au sujet du prétendu effet de serre du CO2. N’importe qui peut reproduire pour ses enfants l’expérience réalisée par le Professeur de physique Paul Wagoner pour démontrer que le CO2 n’est pas un gaz à effet de serre. Voici ci-dessous le montage simple réalisé pour l’expérience. Le matériel requis est simple. Il faut un thermocouple et un petit système d’acquisition des données acquises par le thermocouple en fonction du temps. Le reste ce sont quelques pièces de Lego, des petits panneaux de plastique et deux lampes à incandescence rayonnant dans le visible et l’infra-rouge proche. Il faut également disposer d’une petite bouteille d’argon sous pression et d’une cartouche de CO2. Avant d’initier l’expérience on remplit un grand sac en plastique avec de l’argon et un autre sac avec du CO2 que l’on va laisser disponibles pour que la température des deux gaz atteigne la température du container vide prévu à cet effet et surmonté d’une lampe à incandescence.

Une première expérience est réalisée en insufflant lentement le CO2 dans le container ouvert vers le haut pour remplacer l’air qui s’y trouve quand la températures du gaz s’est stabilisée et le boitier d’acquisition de données est mis en opération pour enregistrer la variation de température sous l’effet de la lampe à incandescence. On répète ensuite la même opération avec de l’argon (Ar). On compare ensuite les résultats.

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Les densités du CO2 et de l’argon sont sensiblement identiques et ces deux gaz sont plus dense que le mélange azote + oxygène de l’air. Ils vont donc stagner dans le container lors de l’expérience jusqu’au début de la diffusion par le haut vers l’air ambiant. L’argon est totalement transparent aux rayons infra-rouges et le CO2 absorbe les infra-rouges dans les bandes de 4-4,5 et 14-16 microns de longueur d’onde. Il faut aussi rappeler ici -et c’est important – qu’il y a 23 fois plus d’argon que de CO2 dans l’atmosphère. Que constate-t-on ? Qu’il s’agisse du CO2 ou de l’argon on observe une augmentation de la température de l’enceinte délimitée par le container d’environ 7 degrés. Puisque l’argon est transparent aux infra-rouges et qu’il est plus lourd que l’air on ne peut expliquer cet échauffement que par une diminution des courants de convection en raison de la densité de ce gaz. C’est la seule explication qui soit convaincante. Mais alors pourquoi observe-t-on un effet identique avec le CO2 et non pas un échauffement plus important si ce gaz présente des propriétés d’ « effet de serre » c’est-à-dire de rétro-radiation ? Tout simplement parce que, comme pour l’argon, la densité du gaz entraine également une réduction des courants de convection ce qui limite la dissipation de l’énergie thermique vers la partie supérieure de container.

Mais alors où est passé l’effet de serre qui aurait du être massif avec du CO2 pratiquement pur ? Ou bien cet effet de serre n’existe pas ou bien, s’il existe, il est totalement négligeable. Les esprits grincheux diront que l’expérience est trop simple pour prouver quoi que ce soit et ils utiliseront toutes sortes d’arguments pour démontrer que cette expérience ne prouve rien, préférant rester dans la certitude que leur enseigne l’IPCC. La démonstration mathématique détaillée montrant que s’il y a un effet de serre du CO2 celui-ci est négligeable se trouve dans l’article parue dans l’American Journal of Physics disponible avec l’identifiant suivant : doi : 10.1119/1.3322738

Être climato-réaliste est une vraie mission (épisode 4). Température et CO2 : zoom sur les derniers milliers d’années.

Les données satellitaires et celles relevées par les stations météo à terre en ce qui concerne l’évolution des températures de l’atmosphère terrestre et au sol font l’objet de tellement de manipulations, d’ajustements sans prétexte, de « lissages » et corrections variées dans la plupart des cas injustifiés, ou plutôt réalisés pour servir la cause de la propagande de l’IPCC, que pour un climato-réaliste comme votre serviteur et pour n’importe quel scientifique digne de cette qualification, il n’y a que les carottages glaciaires pour fournir des données fiables, brutes et non trafiquées par de soi-disant experts sans qualifications catapultés comme membres éminents de « panels », de groupes ou de comités. Un vrai scientifique comme je prétends l’avoir été durant ma carrière de chimiste des protéines imagine des expérimentations parfois complexes à mettre en oeuvre pour tenter de prouver une hypothèse de travail. Cette hypothèse peut s’avérer fausse si l’expérience ne peut pas la confirmer. Mais pour la confirmer une seule expérience avec un seul ensemble de résultats n’est pas suffisante. Celle-ci doit être répétée au moins trois fois pour être alors certain qu’il ne s’agit plus de hasard. Ce facteur hasard étant éliminé il faut, quand un scientifique publie ses travaux – le seul moyen dont il dispose pour prouver qu’il travaille et qu’il puisse obtenir des financements pour ses travaux futurs -, que ses expérimentations puissent être reproduites par n’importe quel autre spécialiste, dans n’importe quel autre pays. Pour atteindre ce but, requis pour tout scientifique, il faut donc décrire dans ses moindres détails le protocole expérimental utilisé.

Depuis une vingtaine d’années l’IPCC publie dans ses rapports des modèles d’évolution future du climat qui varient sans cesse. Ces fonctionnaires onusiens seraient-ils de moins en moins certains de la validité de leurs conjectures ? On peut dire ça !

Dans un précédent billet de ce blog je décrivais la réapparition de la courbe en crosse de hockey, cette fameuse « fake-news » de Michael Mann que je croyais comme beaucoup de climato-réalistes jetée à tout jamais dans les poubelles de la science. Je serais curieux de connaître le protocole de calcul utilisé par les 19 signataires de l’article paru dans la revue Nature pour obtenir une telle courbe de variation des températures au cours des 2000 dernières années et quelles sont les sources exactes des données utilisées. Je ne suis pas un « modélisateur » et chaque fois que j’ai été amené à étudier le fonctionnement d’un enzyme il fallait faire appel à des calculs algébriques simples pour interpréter les résultats expérimentaux et déterminer les constantes cinétiques de l’enzyme. Tout le travail était strictement basé sur les données expérimentales documentées dans le détail.

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Pour ce qui concerne l’évolution des températures terrestres des quelques milliers d’années passées, ce qui fait l’objet de ce billet, deux projets ont été menés à leur terme : le projet GISP2 (Greenland Ice Sheet Project) qui a permis de retirer un carottage sur une profondeur de 3053 mètres et les projets, européen EPICA et russe Vostok, dans l’Antarctique, jusqu’à 3300 mètres de profondeur utilisable pour des études détaillées bien que le forage Vostok ait atteint une profondeur de 3770 mètres. De nombreuses expérimentations ont été nécessaires pour être absolument certain que la datation des carottes retirées était en harmonie que l’on ait à se reporter aux sondages groenlandais ou antarctiques. Contrairement à ce qui se passe d’une manière générale pour les relevés de température au sol ou à l’aide de satellites, relevés confiés à des organismes tels que la NASA ou la NOAA, l’étude des carottes glaciaires a été confiée à des physiciens répartis dans une multitude de laboratoires et non pas à des climatologues de pacotille. Pour reconstruire l’évolution des températures, la teneur en divers gaz atmosphériques ainsi que l’activité solaire, l’approche a fait essentiellement appel à des études isotopiques, oxygènes -16 et -18, carbones -12 et -13, béryllium-10, etc …

Les résultats illustrés par la figure ci-dessus sont formels : il n’y a pas de corrélation entre le refroidissement général continu depuis la fin du Dryas récent (la « grande déglaciation ») et la teneur en CO2 atmosphérique. Ce serait plutôt l’inverse ! L’influence du CO2 sur l’évolution des températures à la surface de la Terre étant éliminée et l’activité humaine étant il y a encore 150 ans négligeable si on reprend les hypothèses de l’IPCC relatives à l’influence sur le climat des gaz émis par cette activité humaine mais aussi celle des aérosols, alors la question cruciale qui émerge naturellement est la cause de ces variations climatiques discrètes en comparaison des fluctuations considérables au cours du Dryas. Il ne reste plus que deux candidats pour expliquer ces variations du climat : l’activité solaire et les cycles océaniques qui peuvent s’étaler sur plusieurs milliers d’années.

Les géophysiciens commencent à se faire un idée de plus en plus précise de ce qui se passe à l’intérieur du Soleil mais la relation entre les variations de l’activité solaire et les variations du climat restent à préciser, si elles peuvent l’être un jour, car le système océans-atmosphère-Soleil est d’une complexité telle que de simples équations mathématiques sont inopérantes pour l’évaluer, on entre en effet dans le domaine des phénomènes chaotiques.

Mais revenons brièvement pour conclure ce billet à ce graphique décrivant la variation de la température à la surface du centre de l’immense glacier du Groenland. Les trois derniers optima climatiques retrouvés par les recherches archéologiques puis les chroniques historiques ont été parfaitement bien retrouvés. Certains esprits chagrins diront que le Groenland n’est pas le centre du monde et qu’il n’y a pas lieu de s’attarder sur ce GRIP2. Pourtant on ne peut que remarquer que ce supposé réchauffement catastrophique contemporain dont on nous martèle les tympans n’est qu’un petit soubresaut totalement négligeable en regard de l’optimum climatique médiéval. Il n’aura duré qu’à peine 50 ans, de la fin des années 1930 à la fin des années 1990 avec une amplitude inférieure à un demi-degré alors que celle de l’optimum médiéval était de plus de 1,5 degrés.

Prochain billet : zoom final sur l’évolution du climat.

Être climato-réaliste est une vraie mission (épisode 2) : les paléoclimats

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À la suite de l’engouement planétaire pour l’évolution du climat des scientifiques sérieux ont appliqué les techniques les plus modernes et sensibles d’analyse isotopique dans les roches pour tenter de reconstituer l’évolution du climat passé. Ces analyses isotopiques concernent pour le CO2 atmosphérique la variation du rapport existant entre les deux isotopes stables du carbone les carbone-12 et carbone-13. Selon la teneur des roches sédimentaires en ces deux isotopes, à l’exclusion des roches métamorphiques, granitiques et volcaniques, il est possible de reconstituer la teneur atmosphérique en CO2 avec une incertitude variable qui s’accroît au fur et à mesure qu’on remonte dans le temps. En utilisant le même type d’approche, cette fois en s’intéressant aux isotopes de l’oxygène, il est possible de se faire une idée de la température de l’atmosphère en ces temps reculés. En effet l’oxygène de la molécule d’eau peut être soit de l’oxygène-16, le plus abondant, soit de l’oxygène-18. L’écart de poids entre une molécule d’eau contenant un oxygène-16 et une molécule d’eau contenant un oxygène-18 est de 11 %. Il faut donc plus d’énergie thermique pour évaporer la molécule plus lourde, c’est-à-dire celle contenant de l’oxygène-18. Résultat des analyses de teneur en oxygènes 16 et 18 dans les roches sédimentaires : on peut reconstruire l’évolution des températures sur la Terre. Enfin le dosage très précis de divers isotopes radioactifs (ou non) apparus avec le rayonnement cosmiques permet de se faire une idée de l’activité solaire. Plus l’activité magnétique solaire est élevée plus le rayonnement cosmique est dévié de « la banlieue » de la Terre et ainsi la spallation cosmique, c’est-à-dire l’apparition de ces isotopes ayant capturé un neutron énergétique d’origine cosmique ou résultant d’un évènement collisionnel provoqué par une particule cosmique de haute énergie avec un atome d’oxygène ou d’azote, augmente quand l’activité solaire est faible et inversement diminue quand cette activité solaire est élevée.

C’est un exercice compliqué car toutes sortes d’évènements ont pu émailler l’histoire de la Terre au cours des quelques 600 millions d’années passées, comme par exemple des éruptions volcaniques massives telles que les traps du Deccan quand le sous-continent indien se trouvait encore au milieu de l’océan, la collision des plaques tectoniques, ou encore la chute de gros cailloux célestes comme celui qui anéantit les dinosaures. Néanmoins, ne reculant jamais dans leur curiosité les spécialistes de la paléoclimatologie, une discipline à part qui fait surtout appel à des connaissances très étendues en géologie et en physique, sont arrivé à cette illustration synthétique intéressante à plus d’un point :

D’abord l’évolution de la température moyenne globale sur la Terre n’a jamais dépassé 25 degrés. J’avoue ne pas avoir trop cherché une explication à cette première observation mais on peut supposer que quand cette température est atteinte la fuite d’énergie thermique sous forme de rayonnement infra-rouge vers l’espace s’accélère et qu’au delà de cette température cette fuite est tellement intense que la température moyenne de la Terre ne peut plus augmenter. Il existe cependant deux petits « pics » de température dépassant cette température limite, l’une vers 250 millions d’années et l’autre au début du Cénozoïque, vers 60 millions d’années. Le premier pic correspond à l’extinction massive dite du Permien-Trias. Elle coïncide avec des éruptions volcaniques massives qui eurent lieu dans ce qui est aujourd’hui la Sibérie ayant eu pour résultat les traps de Sibérie. L’autre petit pic correspond à la chute d’un météore riche en iridium qui anéantit, outre les dinosaures, près de 95 % de la faune et de la flore, c’était l’extinction Crétacé-Paléogène. Certains géologues considèrent qu’il n’y a pas eu un unique impact dans l’actuel Golfe du Mexique mais une série de météorites qui ont atteint la Terre pendant près de cinq millions d’années. Le « dépassement » de la limite de température de 25 degrés reste à expliquer. Il semblerait qu’une forte activité volcanique ait pu contribuer à ce réchauffement anormal. Enfin il faut aussi noter que dans cette représentation graphique il existe une incertitude dans la datation des roches, incertitude qui augmente au fur et à mesure que l’on remonte dans le temps. Cette incertitude était de l’ordre de 5 millions d’années (en plus ou en moins) lors de l’extinction Crétacé-Paléogène.

Pour l’évolution des teneurs en CO2 atmosphérique l’incertitude est très grande. Elle est figurée en grisé dans l’illustration.

La grande explosion de vie, surtout marine, du Cambrien a provoqué une chute de la teneur en CO2 atmosphérique. L’apparition de la plupart des phylums animaux et végétaux datent de cette période reculée. Elle a été le résultat de l’apparition initiale de la photosynthèse chez les cyanobactéries, un processus lent qui demanda des centaines de millions d’années, photosynthèse source de toute vie sur la Terre avec un enrichissement de la teneur en oxygène de l’atmosphère qui a son tour a favorisé la complexification animale tant marine que terrestre. Tout cela se passait il y à 540 millions d’années.

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Les rares représentants actuels de cette explosion de vie sont les stromatolites qui sont une association de bactéries et de cyanobactéries (illustration, en Australie). À la fin du carbonifère la teneur en CO2 atmosphérique était sensiblement identique à celle d’aujourd’hui. En effet tout ce qui restait de CO2 avait été piégé sous forme de houille. L’augmentation de la teneur en CO2 au cours du Mésozoïque est attribuée en partie à l’activité volcanique mais les hypothèses avancées sont encore conflictuelles. Depuis 50 millions d’années la température moyenne sur la Terre n’a cessé de diminuer, entrainant une diminution de la teneur en CO2 par piégeage dans les océans par le phytoplancton aussi appelé ordre des dinoflagellés dont le squelette est la calcite qui forme les diatomées ou algues microscopiques (illustration). Il y a au nord de l’île de Fuerteventura dans l’archipel des Canaries des dunes de sable très fin et très léger d’une blancheur étonnante. Il ne s’agit pas de sable constitué d’oxydes de silicium mais de diatomées qui se sont accumulées là pendant des millions d’années poussées par les alizés et déposés sur le rivage.

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Enfin ce qui paraît évident dans cette représentation est qu’il n’y a pas de corrélation entre température et CO2 : les évolutions semblent totalement indépendantes. Un enfant de première année d’école primaire pourrait l’affirmer et affirmer aussi que le climat terrestre a toujours évolué dans le passé. Pourquoi alors ce CO2, surtout celui généré par l’activité humaine, serait-il particulièrement mauvais pour le climat ? Comme ça, d’un coup de baguette magique ? On est vraiment en droit de se poser quelques questions !

Suite dans un prochain épisode. Illustrations Wikipedia reprises par de nombreux conférenciers.

Évolution populaire de la sémantique scientifique

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Depuis quelques années n’importe qui, attentif aux écrits et discours de la presse influente dite « main-stream », a pu constater qu’il existe une dérive progressive et insidieuse dans les termes utilisés pour qualifier un produit. Je ne prendrai que trois exemples pour illustrer mon propos de ce jour, trois exemples sans lien mais trop significatifs pour ne pas les rappeler ici. Il s’agit du lait de vache, du CO2 et du glyphosate.

J’ai sévi à l’université dans la recherche en biologie durant un peu moins de 38 ans avec une interruption totalement fortuite pour m’intéresser à l’énergie nucléaire durant 3 années au sein d’EDF. C’est la raison pour laquelle quand j’écris un billet relatif à la biologie en général je sais de quoi je parle et il en est de même pour l’énergie nucléaire. Ma solide culture scientifique m’a également permis d’être capable (encore aujourd’hui) de comprendre ce qu’il en est quand je lis un article compliqué relatif, par exemple, au climat.

Prenons d’abord l’exemple du glyphosate car il s’agit d’une molécule que je connais très bien pour avoir travaillé sur un sujet connexe pendant plusieurs années. Le glyphosate, de par sa nature chimique, ne peut pas être cancérigène car il ne peut tout simplement pas interagir directement avec l’ADN pour des raisons électrostatiques : l’ADN est recouvert de charges négatives – c’est un acide comme son nom l’indique – et le glyphosate est également chargé négativement (trois charges négatives) et, comme chacun ne l’ignore pas, deux molécules chargées négativement se repoussent, point barre.

Ce produit, découvert et commercialisé par la firme Monsanto, a été classé « cancérigène probable » par l’organisme onusien IARC il y a quelques années sans que cette vague affirmation ait été étayée par des évidences scientifiques incontestables et la dérive journalistique a transformé ce produit en « cancérigène » non plus probable mais « certain ». Donc il faut en interdir l’utilisation sans aucune autre forme de débat. Les conséquences de cette interdiction sont le cadet des soucis des politiciens qui s’en tiennent aux déclarations véhémentes des associations de préservation de l’environnement toutes puissantes. Pourtant ces conséquences sont immenses en particulier dans le domaine agricole. Mais les politiciens, aveuglés par les argumentations sans fondement scientifique des écologistes, ont décidé qu’à très court terme ce produit serait interdit. Les agriculteurs seront alors contraints d’utiliser d’autres désherbants infiniment plus toxiques et surtout beaucoup plus coûteux. Qu’à cela ne tienne, la politique a ses raisons (surtout anti-scientifiques) que la raison ignore.

Prenons le cas du lait. Je veux parler ici du lait de vache entier stérilisé par le procédé UHT qui préserve les qualités organoleptiques et nutritionnelles du produit originel ainsi que sa teneur en vitamines, en particulier B1, B6 et B12. Mon médecin « référant » à défaut de dire « traitant » m’avait mis en garde il y a des années que boire un litre de lait entier chaque jour allait me précipiter dans la tombe. Certes, l’homme est le seul animal sur la planète Terre capable de boire du lait provenant d’une espèce différente de lui et quand il le peut, c’est-à-dire quand il dispose de l’enzyme clé capable de couper le lactose en deux sucres élémentaires, le glucose et le galactose, boire du lait de vache, de brebis, d’ânesse ou de chamelle, il ne s’en porte que mieux. Le lait était d’abord considéré comme mauvais pour le taux de cholestérol, puis carrément toxique. D’un liquide bénéfique il est devenu un poison : encore une dérive sémantique inexplicable. Au sein de la paranoïa anti-nucléaire omniprésente personne ne mentionne que le lait contient du potassium-40 et qu’il est radioactif, ce serait affoler les populations … pour rien, d’autant plus que le lait maternel est lui aussi radioactif ! Mais depuis quelques années – et ce processus de diabolisation du lait de vache s’accélère – l’élevage bovin est devenu de surcroit mauvais pour le climat. L’élevage, la viande, le lait et les fromages sont devenus des poisons non pas pour notre santé mais pour le climat. La dérive sémantique s’est accélérée !

Le cas du CO2 est encore le plus emblématique de la dérive sémantique dont il a fait l’objet ces dernières années au point d’alimenter aujourd’hui des mouvements sectaires et violents dans tous les pays de l’OCDE à l’exception de la Russie, de la Chine et de la majorité des pays en développement. Le CO2 est la source de nourriture fondamentale et irremplaçable de tous les végétaux et du plancton océanique, ce dernier étant la source majeure de l’oxygène atmosphérique. Sans CO2 il n’y aurait pas de vie sur la Terre et les océans seraient des déserts, tout simplement. Ce gaz est donc synonyme de vie. Depuis la fin des années 1970 des scientifiques à la petite semaine ont ressorti la théorie de l’effet de serre d’Arrhenius qui a pourtant été démentie à plusieurs reprises après sa publication en 1896. Cette théorie jamais vérifiée expérimentalement depuis cette date a permis l’échafaudage de la plus grande imposture scientifique de la fin du XXe siècle reprenant les propos d’Arrhenius qui prétendait qu’un doublement de la teneur atmosphérique en CO2 provoquerait un réchauffement planétaire généralisé de 5 °C. Toutes sortes d’effets secondaires du CO2 ont été imaginés et depuis lors le CO2 est passé d’un gaz essentiel à la vie à un gaz toxique pas seulement pour le climat mais aussi pour nous-mêmes, êtres humains. Nous sommes devenus coupables de produire du CO2 en brûlant des combustibles fossiles, coupables de détruire l’équilibre – paraît-il précaire – de la planète comme s’il n’existait aucune résilience de l’ensemble des systèmes biologiques existants. Voilà une autre dérive sémantique qui défie le bon sens.

Il y aurait tellement d’autres exemples à apporter pour abonder ce phénomène journalistique et malheureusement scientifique de dérive sémantique que j’en suis découragé d’avance. Mes lecteurs en trouveront bien d’autres par eux-mêmes.

Illustration : glyphosate, les trois groupements hydroxyle (OH) sont en fait ionisés en O- et un proton H+ ce qui explique que le glyphosate est fortement électro-négatif.

Réflexions disparates sur le changement du climat (suite).

Le seul facteur agissant sur le climat est le Soleil

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Considérant, selon les études de nombreuses équipes de géophysiciens et de spécialistes du Soleil, que l’activité magnétique du Soleil va faiblir de manière spectaculaire et durable dans les prochaines années, quelles vont être les conséquences du refroidissement pourtant attendu mais nié par les instance onusiennes ? Ce qui est tout à fait surprenant est que l’IPCC n’a jamais pris en compte dans ses modèles les variations de l’activité magnétique solaire ni les variations de l’irradiance de l’astre atteignant la Terre. Il est maintenant prouvé sans ambiguité qu’une chute de l’activité magnétique du Soleil conduit à une diminution de la protection de la Terre contre les rayons cosmiques car le champ magnétique du Soleil devient moins robuste. Par voie de conséquence la couverture nuageuse de haute altitude augmente et elle réfléchit un partie croissance de l’énergie solaire incidente. La conséquence est un refroidissement général du climat.

(illustration trouvée sur la conférence du Docteur Nir Shaviv présentée à la dernière conférence internationale sur le changement du climat, CN = condensation nucleus, CCN=cloud condensation nucleus)

Un avenir proche très sombre

Les conséquences du refroidissement du climat prédites avec précision par les géophysiciens et les spécialistes du Soleil seront tout simplement catastrophiques. En rassemblant un grand nombre d’études relatives au climat des siècles et millénaires passés il est possible de se faire une idée de la situation à venir que nous allons tous vivre peut-être dans toute son ampleur dans moins de 5 ans. Tout d’abord la chute de l’activité solaire va provoquer un refroidissement des eaux océaniques de surface, température pratiquement synchrone avec les variations de cette activité solaire qui a été mise en évidence en mesurant les variations du niveau des océans (cf. un précédent billet sur ce blog). Cette variation du niveau des océans est une conséquence directe des variations de température des couches supérieures de l’eau des océans mais l’autre effet est une moindre évaporation de cette eau, donc une augmentation et une aggravation des périodes de sécheresse dans les zones de la planète dites tempérées, en gros dans l’hémisphère nord entre 30 et 60 degrés de latitude, là où il y a la plus importante production agricole. Les régions inter-tropicales ne subiront pas de conséquences directes car elles resteront, comme elles le sont aujourd’hui, chaudes et humides. Il en sera de même dans l’hémisphère sud pour les mêmes latitudes dites tempérées mais il y a beaucoup moins de terres émergés au sud. L’inertie des océans retardera heureusement les effets délétères du refroidissement du climat. Bref, la première conséquence du refroidissement du climat sera la persistance d’épisodes de sécheresse durant plusieurs mois, un désastre économique et social rapidement hors de contrôle. Il apparaîtra alors que le Brésil et l’Argentine, relativement protégées par cette inertie thermique des océans, deviendront les garde-manger du monde occidental alors que ces mêmes pays occidentaux critiquent la politique agricole du Président Bolsonaro, curieux n’est-il pas ?

Un autre conséquence que les spécialistes n’ont pas analysés, obnubilés par leur dogme du réchauffement d’origine humaine, sera l’apparition d’épisodes météorologiques violents. Cs épisodes sont attribués à l’optimum climatique moderne attribué à tort à l’activité humaine. Il n’est pas permis de douter un instant que la chute du gradient de température existant entre les pôles et la région inter-tropicale, conséquence de l’optimum climatique moderne qui a pris fin ces dernières années, ne sera pas suffisante pour diminuer la fréquence et la violence des évènements météorologiques. Seuls les épisodes de sécheresse prolongée seront redoutables. Par exemple au XVIIe siècle, lors du minimum solaire et climatique de Maunder les îles Canaries furent dévastées par une invasion de criquets provenant d’Afrique qui cherchaient de la nourriture. Les îles de Lanzarote et Fuerteventura ne s’en sont jamais remises : elles sont restées depuis lors globalement désertiques.

Les combustibles fossiles les grands coupables ?

Le volet suivant de l’imposture de l’IPCC est la relation entre le CO2 atmosphérique (0,04 %) et le réchauffement du climat établie de manière mensongère qui a provoqué une levée de boucliers contre les combustibles fossiles non seulement de la part des organisations non gouvernementales mais aussi et surtout de la part des décideurs politiques qui ont adopté des plans de décarbonisation insensés pour juguler ce réchauffement du climat.

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Les illustrations ci-dessus démontrent l’imposture de l’IPCC relative au rôle du CO2 dans le réchauffement contemporain et l’étrange concours de circonstances ayant permis la fabrique de cette fraude (voir le graphique CO2-temperature et Soleil-température dans le précédent billet, Willie Soon).

Le concept d’énergie verte ou renouvelable pour se passer des combustibles fossiles mais aussi de se passer de l’énergie nucléaire qui a été diabolisée par ces mêmes ONGs est un leurre, un doux rêve qui va paupériser en premier lieu les pays occidentaux dont les populations seront encouragées (et peut-être obligées par la loi) à moins consommer afin de réduire l’usage des combustibles fossiles selon la séquence : moins de consommation = moins d’énergie = moins de combustibles fossiles. Or l’énergie et son utilisation sont partout. Pour atteindre les objectifs irréalistes préconisés par l’IPCC il faudra se serrer la ceinture et vider nos poches, en d’autres termes devenir pauvres, très pauvres. Voilà ce qui attend les générations futures que nous, adultes et décideurs aujourd’hui, préparons pour ces générations futures si nous nous laissons encore manipuler par la propagande qui prétend que l’optimum climatique contemporain est (était) la conséquence d’une utilisation intensive des combustibles fossiles, un hoax en anglais, un mensonge entièrement construit par des fonctionnaires payés pour désinformer les peuples. L’énergie est le nerf central du développement, du développement sous toutes ses formes et dans tous les domaines. La Chine est devenue le premier consommateur d’énergie, conséquence de ses efforts pour avoir sorti en moins de 50 ans près de 900 millions de personnes de la pauvreté et leur procurer le statut de classe moyenne, une prouesse irréalisable sans énergie. Sans énergie la production agricole serait restée à des niveaux équivalents à celle du XIXe siècle. Toujours grâce à l’énergie la chimie et le bâtiment ont fait des progrès considérables.

Le spectre du manque d’énergies fossiles.

Je discutais il y a quelques jours avec un haut diplomate titulaire d’un PhD de l’Université de Stanford ayant effectué une grande partie de sa carrière au sein d’institutions financières internationales. Il pensait que le réchauffement du climat et le combat mondial contre ce réchauffement était une opportunité inespérée pour que les peuples prennent conscience des quantités limitées et donc nécessairement finies des énergies fossiles et qu’il fallait changer de paradigme civilisationnel. D’abord je lui rétorquais qu’il existe encore des réserves de gaz et de pétrole pour environ 80 ans et que seul le coût de l’extraction obligerait les populations à freiner l’utilisation de cette forme d’énergie. De plus les réserves de charbon sont suffisantes pour assurer une fourniture en énergie pour les 200 années à venir. Cependant, je lui faisait remarquer que le développement de l’énergie nucléaire pour produire de l’électricité, d’ailleurs préconisée par l’IPCC, était impératif afin de diminuer l’utilisation des énergies carbonées fossiles. Et puis j’ajoutais que j’étais optimiste en ce qui concerne la créativité humaine. Par conséquent il était hautement hasardeux de faire des prévisions sur le long terme. Il fut particulièrement surpris par mon optimisme.

Retour au XVIIIe siècle ?

Ce que prônent les organisations « non gouvernementales » (c’est faux elles sont toutes infiltré les gouvernements) est tout simplement un retour au style de vie du XVIIIe siècle, avant même l’invention de la machine à vapeur. Un retour en arrière tel que celui que veulent imposer ces ONGs n’est à l’évidence pas possible. L’explosion technologique et démographique qu’a connu le XXe siècle a été en majeure partie favorisée par l’optimum climatique contemporain exactement comme ce fut le cas aux XIe et XIIe siècles lors de l’optimum climatique médiéval qui vit l’édification des cathédrales. Le retour vers une période civilisationnelle sombre en raison d’un refroidissement du climat pourra être évité en mettant à profit les progrès technologiques récents. La créativité humaine fera le reste. Comme je disais à ce diplomate : il faut rester optimiste et rester sourd aux incantations des idéologues malthusiens qui veulent gouverner le monde par la force.

Mes lecteurs anglophones peuvent consacrer 12,5 minutes pour visionner ce documentaire de Tony Heller sur la fraude systématique et très bien organisée de l’IPCC : youtube.com/watch?v=8455KEDitpU&feature=youtu.be

et ceux qui ont apprécié peuvent voir cet autre documentaire :

youtube.com/watch?v=oYhCQv5tNsQ&feature=youtu.be

Aux dernières nouvelles, Madame Zharkova, dans un article récent paru dans la revue Nature, confirme que le climat va brutalement se refroidir dès 2020 et ce petit épisode « glaciaire » ne durera que … jusqu’en 2050-2060 ! De quoi provoquer d’immenses troubles planétaires dont tous les gouvernements du monde devraient se préoccuper dans l’urgence, l’urgence absolue.