Quelles températures allons-nous endurer dans les toutes prochaines années : chaleur ou froid ?

La réponse à cette question qui soulève les passions vient d’être apportée par un « vulgaire » météorologiste professionnel curieux qui s’est penché sur une multitude de publications scientifiques en survolant cette question qui semble préoccuper le monde entier avec toutes les conséquences globalement catastrophiques attendues. Il est vrai que personne ne se dit « ça va m’arriver bientôt » … Cette notion de réchauffement climatique reste en effet relativement virtuelle pour un individu pris au hasard malgré la propagande incessante qui amalgame les épisodes de froid, les inondations, les périodes de sécheresse et les phénomènes météorologiques violents comme étant des conséquences directes de ce réchauffement et le coupable est le CO2.

L’homme de la rue continue à vivre en évitant d’imaginer qu’il lui sera interdit de rouler avec un véhicule automobile propulsé par un moteur à combustion interne dans quelques années et qu’il lui faudra isoler son logement et consentir à endurer des coupures d’électricité perturbant sa confortable vie quotidienne. Dans le fond de leur pensée les gens de la rue n’y croient pas. Ils pensent que toutes ces mesures seront un jour ou l’autre oubliées ou alors que le vrai changement du climat aura lieu bien après leur mort. Et ils espèrent que les politiciens changeront leur fusil d’épaule et que dans quelques années plus personne ne parlera de changement climatique et qu’on sera passé à autre chose.

Qu’ils se détrompent, la problématique du changement climatique, il ne faut plus dire réchauffement, est devenue une véritable religion adossée sur des dogmes. Un dogme est une notion à laquelle il faut croire sans se poser de question, et puisque je viens d’évoquer que cette histoire de changement du climat est une religion c’est un peu comme s’il fallait croire, pour un croyant de la religion catholique, au dogme de la transsubstantiation. C’est vraiment impossible à avaler, surtout pour un scientifique … Bref, le réchauffement, le changement, du climat est une notion dogmatique. Et en compilant une série de publications scientifiques tout au long de sa longue carrière de météorologiste au sein de l’organisme américain officiel en charge de l’étude de l’atmosphère et des océans, la NOAA, le Docteur David Dilley s’est décidé à finalement à créer un organisme indépendant, Global Weather Oscillations, basé à Tampa en Floride (https://www.globalweatheroscillations.com/copy-of-mr-dilley-s-bio ).

Dilley a recherché les « signaux faibles » des cycles climatiques en remontant dans le temps par une analyse critique des données collectées à la suite des carottages effectuées dans les couvertures de glace du Groenland et de l’Antarctique et il s’est intéressé au gaz carbonique. Ce gaz est le diable de la nouvelle religion climatique alors que Gaïa en est le dieu et l’approche de Dilley a consisté à remettre à leur place les idées reçues de l’IPCC et colportées par les gouvernements et les média. Le récent exposé de David Dilley est très dense et il met en évidence les erreurs grossières relatives aux teneurs extravagantes du CO2 mesurées dans l’atmosphère, la clé de voute de toute l’idéologie de la transition écologique, énergétique et climatique actuelle : tout est exagéré et entièrement faux ! https://www.youtube.com/watch?v=qNSPiMmuIvI

La présentation de David Dilley est en anglais et je vais m’attacher à exposer le dernier point exposé qui concerne directement « monsieur tout le monde », celui à qui on demande des efforts pour sauver Gaïa.

Durant les 800000 dernières années la teneur en CO2 de l’atmosphère n’a jamais dépassé 300 ppm. Les analyses des carottes de glace telles que présentées ci-dessous sont représentées par des graphiques et un seul point expérimental de ces courbes représente la valeur moyenne du CO2 sur un intervalle de 5000 ans. Rapprocher les mesures faites à l’observatoire de Mona Loa à Hawaï avec les résultats des glaciologues est donc un « hoax », une grossière imposture, dont le seul but est d’alimenter la propagande climatique.

Cet amalgame entre les données issues des études des carottages de glace et les analyses provenant de la NOAA à Mona Loa ressemble étrangement aux traficotages de Mann avec sa fameuse courbe en crosse de hockey pour faire passer le véritable canular du réchauffement climatique ! Mais il y a plus alarmant dans cet exposé. Il faut bien se souvenir que la totalité de la biosphère terrestre est très majoritairement dominé par les végétaux puisqu’ils représentent 82 % de cette biosphère : https://jacqueshenry.wordpress.com/2023/01/20/digressions-au-sujet-de-la-biomasse-terrestre/ par conséquent le cycle du CO2 atmosphérique est intimement dépendant de cette biosphère végétale. Le gaz carbonique provenant des combustibles carbonés fossiles est tout simplement négligeable, tout au plus 23 % de la totalité du CO2 atmosphérique ! Clamer que le CO2 d’origine humaine va changer le climat est un mensonge que l’église climatique a transformé en dogme. Les « spécialistes » de l’IPCC ont manipulé les données pour leur faire dire ce que les politiciens désiraient pour mettre en application leur agenda de transition énergétique. Inutile de mentionner la propagande au sujet du méthane dégagé par les ruminants. Ces gaz à effet de serre ne sont présents qu’à l’état de trace en comparaison de la vapeur d’eau dont le rôle dans l’atmosphère est le gaz prépondérant à l’exclusion de tous les autres composants de l’atmosphère :

Enfin l’étude des cycles climatiques faite par David Dilley fait apparaître une tendance vers un brutal refroidissement qui n’aura pas lieu vers les années 2060 comme cela a été prédit par Valentina Zarkova avec son modèle dérivé de l’activité magnétique solaire mais beaucoup plus tôt : dès 2024. Les « signaux faibles » résident dans l’existence de cycles de réchauffement suivis de périodes plus froides qui ont été mis en évidence avec les études des stomates des plantes, étude corroborée par les reconstitutions des températures à l’aide de divers « proxys » depuis un peu plus de 1000 ans dans l’hémisphère nord :

Selon Dilley les autres signaux faibles se trouvent dans l’évolution récente des températures relevés au delà de 70 degrés de latitude nord ou sud qui indiquent un refroidissement prononcé des pôles où les températures les plus basses jamais enregistrées ont été rapportées ces dix dernières années, évolution qui s’est aggravée ces deux dernières années 2021 et 2022. Demandez aux Américains ce qu’ils pensent des 4 derniers hivers qu’ils ont enduré. Et enfin l’autre signal faible est la tendance récente du refroidissement des eaux de surface de l’Océan Pacifique, le plus grand océan de la planète où se trouve la cause première de l’évolution du climat de la Terre entière, la persistance de la Nina en est l’un des signaux faibles (voir aussi ci-après). C’est donc pour très bientôt, deux ans, peut-être trois ans ! Les Parisiens et les Londoniens pourront patiner sur leurs fleuves gelés en hiver. Enfin, mais Dilley ne le mentionne pas dans son exposé, le cycle d’activité solaire actuel est encore plus faible que le précédent conformément aux prévisions des astrophysiciens, un autre signal faible superbement ignoré par les fonctionnaires de l’IPCC puisque pour ces fonctionnaires le Soleil n’a aucun effet sur le climat de la Terre. Nul ne sait combien de temps cette période froide imminente durera, 30 ans, 300 ans ?

J’ajouterai enfin un autre signal faible provenant de Tokyo. Cette ville est normalement tempérée par un courant marin chaud provenant des Philippines, le « gyre » du Pacifique nord, et pourtant depuis trois ans l’immense agglomération est soumise à des températures souvent inférieures à zéro degrés accompagnées d’épisodes neigeux. La bloggeuse climatique Kirye l’a souligné. Quand on prend en compte que la plupart des maisons situées dans les quartiers résidentiels sont équipées d’une adduction d’eau apparente non enfouie dans le sol on peut se poser des questions. Il s’agit encore d’un « signal faible » que les fonctionnaires de l’IPCC ne prennent pas en compte. J’observe, c’était le cœur de mon métier de chercheur en biologie par le passé, que par exemple la saison des pluies en Polynésie débute normalement au mois de décembre. En cette année 2023 elle ne vient de se concrétiser que début mars ! Nous sommes ici à la fin de l’été austral et ce retard constitue un indicateur du refroidissement de l’Océan pacifique sud, une situation notée par Dilley.

On peut encore espérer que Dilley se trompe mais il y a de bonnes raisons de prendre ses prévisions en considération car lorsqu’il sévissait à la NOAA l’une de ses principales missions était de prédire le nombre d’ouragans et leur intensité dans l’Atlantique nord. Il ne s’est jamais trompé durant les 20 dernières années. Cela ne veut pas dire qu’on doit le croire les yeux fermés mais il faut tout de même prendre au sérieux ses prévisions et son modèle adossés à des données factuelles. Venons-en aux conséquences immédiates de la prévision de Dilley, outre le fait que la Tamise et la Seine pourraient bien être prises par les glaces dès le prochain hiver. Par exemple la route maritime du nord que la Russie entend maintenir ouverte tout l’hiver en construisant une armada de brises-glaces à propulsion nucléaire pourrait pourtant malgré ces efforts considérables rester fermée plusieurs mois par an. La situation de l’Europe occidentale pourrait devenir pire encore qu’elle ne l’est à l’heure actuelle, les espoirs d’autres hivers aux températures douces comme en cette année 2023 seront amèrement déçus et les problèmes d’énergie deviendront tout simplement insolubles : il y aura des « morts climatiques » provoquées par le refroidissement. Certes il ne s’agira pas d’une période de glaciation mais les gouvernements devront néanmoins prendre des décisions allant à l’encontre de leurs agendas et toute cette problématique de la transition énergétique et environnementale sera brutalement remise en question et jetée aux oubliettes fétides de l’histoire …

Climat. Enfin une bonne nouvelle : plus de CO2 = moins de réchauffement !

Les lecteurs de mon blog vont croire que je suis définitivement devenu sénile. Oser titrer ainsi un article relève de l’inconscience puisque le monde entier est maintenant convaincu que la science du climat est un fait établi et par conséquent le réchauffement que l’on observe depuis plusieurs décennies est la conséquence directe de l’activité humaine, activité dépendante étroitement de l’énergie la plus facile à produire, en l’occurence les combustibles carbonés fossiles, charbon, pétrole et gaz. Or, de même que tous les êtres vivants rejettent du CO2 pour vivre, de même l’humanité a besoin d’énergie pour poursuivre ses activités et cette production d’énergie passe nécessairement par la production d’un déchet, ce gaz carbonique accusé d’être le premier facteur induisant le réchauffement du climat auquel on assiste depuis une centaine d’années. L’ère des observations globales à l’aide de satellites et l’amélioration de la sensibilité des instruments de mesure au sol a autorisé une corrélation entre ce réchauffement du climat et l’augmentation de ce gaz considéré maintenant comme toxique, le CO2.

N’importe quel scientifique honnête affirmera qu’une corrélation entre deux phénomène ne peut pas être considéré comme une preuve irréfutable car il peut s’agir d’une simple coïncidence. Les spécialistes autoproclamés du climat dont l’occupation est de préparer les réunions mondiales relatives à l’évolution du climat, réunions mondiales politiques appelées COP ou Conferences Of the Parties, qui n’ont plus rien à voir ni de près ni de loin avec le climat mais servent de grand-messe dont le but est de définir les grandes orientations à appliquer à l’échelle mondiale pour contrôler ce réchauffement du climat qui est supposé menacer la survie de l’humanité. Il y a cependant un très gros problème au sujet de ces “COPs”, il s’agit de l’ignorance totale des effets bénéfiques du CO2. Dans un récent billet sur ce blog (https://jacqueshenry.wordpress.com/2023/01/20/digressions-au-sujet-de-la-biomasse-terrestre/ ) il était question de l’importance des végétaux dans l’équilibre de la biomasse terrestre et de la vie tout court. Or il est indéniable que le CO2 est l’aliment universel de tous les végétaux terrestres et marins (incluant le phytoplancton). Énoncé autrement on peut écrire : sans CO2 dans l’atmosphère il ne peut y avoir de vie sur la Terre, c’est-à-dire que d’un côté le CO2 induit une évolution défavorable du climat vers un réchauffement, d’un autre côté il s’agit de l’élément indispensable à toute vie sur notre planète.

L’homme est-il capable de faire un choix ? Ce choix ne dépend pas de l’homme car quelle que soit l’évolution des technologies créées par l’homme la Terre s’auto-régule et répond aux évolutions du climat, on l’a bien montré par la mise en évidence incontestable de l’alternance de glaciations et de périodes climatiques favorables par le passé. Les variations du niveau des océans et l’expansion suivie de la régression des forêts et de toute autre couverture végétale n’a jamais dépendu de l’homme durant les centaines de millénaires passés. De même la teneur en CO2 de l’atmosphère a toujours fluctué en obéissant à des lois complexes mal connues.

Depuis environ 40 ans les observations à l’aide de satellites de la Terre ont montré que celle-ci “verdissait”. Les instruments de mesure embarqués dans les satellites permettent de quantifier deux paramètres importants pour comprendre l’effet global du CO2 atmosphérique sur l’évolution des conditions climatiques et de la couverture végétale terrestre. Ces deux paramètres sont la température à la surface des terres LST (Land Surface Temperature) et l’indice de couverture végétale mesuré à partir de la couleur verte émise par les feuilles de cette couverture végétale LAI (Leaf Area Index). Disposant des résultats accumulés depuis 20 ans il a été possible de corréler ces deux paramètres en calculant l’évolution de la température, LST, par rapport à la couverture végétale, LAI, au cours des saisons et localement selon les latitudes. Et les résultats obtenus par une équipe de scientifiques de l’Université de Beijing sont tout simplement spectaculaires  https://doi.org/10.1038/s41467-023-35799-4 ).

En exprimant la relation entre les deux paramètres mentionnés ci-dessus, c’est-à-dire l’évolution en fonction de LAI de l’albedo, de la chaleur latente au sol, de la chaleur sensible au sol, des radiations atteignant la surface du sol dans les courtes longueurs d’onde, visible et UV et les plus longues, infra-rouge, appliquant la différentielle de LST “biophysique” versus LAI (δLSTbio/δLAI) les résultats globaux obtenus à partir de toutes les observations rassemblées au cours des 18 dernières années montrent que plus la couverture végétale augmente plus la température au sol diminue. Cette diminution de température est donc une conséquence indirecte de l’augmentation de la teneur en CO2 dans l’atmosphère.

Globalement voici le résultat obtenu (fig. 5 de l’article cité), la température étant exprimée en °K :

Et pour chaque type de couverture végétale et selon les latitudes et les saisons l’effet de la végétation est encore plus spectaculaire (OWV englobant les autres végétations ligneuses, essentiellement les savanes semi-arides et les steppes :

En fonction des latitudes le profil saisonnier est inversé selon qu’il s’agit des latitudes nord et sud et c’est normal mais la différence entre ces deux parties du profil qui devrait être symétrique est due à l’importance des océans dans l’hémisphère sud en comparaison de celle de l’hémisphère nord. Les types de végétation jouent également un rôle significatif. Mais il faut souligner que toutes les surfaces cultivées (cropland) jouent un rôle central dans ce processus d’amortissement de la température globale mesurée au sol. Que se passe-t-il au sud de la Somalie, au Kenya et au nord de la Tanzanie ainsi qu’au nord-est du Brésil ? La déforestation intense afin de transformer la forêt en terres cultivées a provoqué un bouleversement de l’équilibre formulé par la différentielle évoquée ci-dessus (δLSTbio/δLAI) provoquant un échauffement probablement transitoire puisque les terres consacrées à la culture (cropland) sont considérées selon les résultats de cette étude des “puits” de chaleur vive. L’apport hydrique dans ces situations nouvelles fait l’objet d’un débat dont le futur pourrait être houleux. Mais encore une fois la surface la Terre est un système très complexe qui saura s’adapter à toutes les nouvelles conditions. Il n’y a donc pas lieu de désespérer et de prévoir un apocalypse proche, car somme toute le CO2 semble indirectement bénéfique, c’est la source de toute vie et la Terre considérée globalement est en cours d’adaptation depuis la fin du récent épisode glaciaire, qu’est-ce que 15000 années dans un cycle de 100000 ans … À la lecture de cet article de haute tenue scientifique il faut se rendre à une évidence : la “science” climatique n’est pas arrêtée (“settled”) mais elle continue à évoluer au fur et à mesure que les données observationnelles sont interprétées le plus objectivement possible, ce qu’ont fait les auteurs chinois. Puissent les écologistes aveuglés par leur idéologie et les décideurs politiques s’inspirer de tels travaux pour réviser leur prise de position au sujet du climat.

En effet si le taux de CO2 atmosphérique continuait à augmenter le verdissement de la planète s’accélérerait et par conséquent un “refroidissement” tel qu’il a été démontré dans cet article deviendrait encore plus significatif. Il n’y a donc plus de raison logique de s’occuper de toutes sortes de projets inutiles et couteux comme le piégeage du CO2, la transition énergétique vers plus de sources d’énergie bas carbone ou dites “renouvelables” ou le bannissement des combustibles fossiles carbonés et également le projet insensé de généralisation des véhicules électriques alors que les sources accessibles de cobalt et de nickel sont limitées. Cet article remet donc en cause le mouvement actuel de restriction des énergies carbonées.

Oh je vois venir les protestations et les critiques de toute part. C’est une étude chinoise donc elle n’a pas de valeur puisque la Chine est le premier utilisateur de combustibles fossiles carbonés. Je rappelle que les universités chinoises forment plus de 10 millions de diplômés de haut niveau par an et que ce pays est maintenant classé le premier du monde pour le nombre de publications scientifiques. Raisonnant sur le long terme les autorités chinoises développent l’énergie nucléaire car il ne leur a pas échappé que le temps des combustibles fossiles à bon marché est limité, il faut ainsi se préparer dès aujourd’hui. L’écologie et les critères ESG concernent les pays occidentaux et la Chine est imperméable à cette idéologie et reste pragmatique. Enfin il faut mentionner que la Russie, petit pays par sa population exporte des réacteurs à neutrons rapides dont la fiabilité est maintenant prouvée. Ce dernier point fera l’objet d’un prochain article sur ce blog.

Corrélation étroite entre température terrestre et CO2 atmosphérique : une vaste fraude !

Dès le début des années 2000 la notion de réchauffement du climat d’origine anthropique s’est officialisée comme ne pouvant plus être réfutée, la science du climat étant considérée comme définitivement acquise. Cette certitude scientifique s’appuyait sur l’interprétation des données fournies par les nouvelles techniques d’observation des variations de température à la surface du sol et les mesures très précises de la teneur en divers gaz mineurs de l’atmosphère et elles provenaient essentiellement des satellites d’observation dédiés à de telles observations spectrales. C’était trop rapidement oublier les travaux des géologues au sujet du climat qui prévalut au cours du Phanérozoïque, c’est-à-dire la période géologique débutant il y a 538 millions d’années jusqu’à nos jours. Cette période géologique correspond à l’apparition d’une multitude de formes vivantes depuis les arthropodes jusqu’aux dinosaures et enfin les mammifères, l’apparition de plantes à fleur puis des oiseaux fut néanmoins entrecoupée de longues périodes de glaciation sans apparente périodicité comme celle établie établie par Milutin Milankovitch au début du vingtième siècle qui ne s’applique avec une raisonnable confiance qu’au cours du million d’années passées. Si on remonte loin dans le temps une multitude d’autres facteurs perturbe en effet cette périodicité des glaciations comme les impacts de météorites, les longues périodes d’éruptions volcaniques et également la dérive des continents.

Bref, les géologues ont, depuis l’accès aux mesures par spectrographie de masse en routine, analysé une multitude de roches sédimentaires en ce qui concerne leur teneur en oxygène-18. L’oxygène-18 représente 2 % de la composition en cet élément et la mesure de la teneur en cet isotope permet de calculer à quelle température l’eau s’est évaporée pour former les oxydes et les carbonates retrouvés dans les roches sédimentaires. Cette teneur s’exprime en rapport entre la teneur en oxygène-18 en regard de l’oxygène-16 et s’exprime en δ18O exprimé en parties pour 1000. Par exemple la teneur en 18O d’un carbonate dans un échantillon de calcite est directement proportionnel à cette température car plus la température d’évaporation de l’eau est élevée plus cette teneur est élevée. Les géologues du monde entier ont ainsi pu remonter dans le temps à l’aide de l’analyse de 6680 échantillons de roches sédimentaires dont la date a été déterminée par d’autres techniques qui ne font pas l’objet de cet exposé mais néanmoins sont prouvées comme étant parfaitement fiables. Ces évaluations du  δ18O ont également permis d’évaluer la teneur atmosphérique en CO2 au cours de la formation de ces mêmes roches sédimentaires riches en carbonates. Les mesures de δ13C, rapport en les isotopes 12 et 13 du carbone ne constituent pas un proxy de températures mais permettent seulement de différencier les sources de carbone organiques. Dans le cas des roches sédimentaires il s’agit du plancton, des matières organiques fossilisées, de la teneur en bore d’origine marine et surtout des carbonates de sodium et de calcium.

Pour remonter jusqu’au début du Phanérozoïque les représentations graphiques ont été moyennées sur des laps de temps de 2,5 millions d’années tant pour les températures que pour la teneur en CO2 de l’atmosphère. À l’évidence, comme le montre la figure ci-dessous, l’évolution des températures au cours des 438 millions d’années passées n’est pas corrélée aux teneurs en CO2 atmosphérique. Légende de cette figure : courbe rouge proxy des températures globales  δ18O x (-1). Silu = Silurien, Neo = Neogene, Quater = Quaternaire. Périodes de glaciation : 1 = Dévonien tardif/Carbonifère, 2 = permo-carbonifère, 3 = Callovien tardif/ Oxfordine médian, 4 = Tithonien/Berrasien, 5 = Aptien, 6 = Cenomanien moyen, 7 = Turonien, 8 = Campanien/Maastrichien, 9 = Masstrichien moyen, 10 Maastrichien récent.

Utilisant les mêmes données géologiques figurant dans cette figure il a été aisé de rechercher une corrélation graphique (et mathématique) en portant la teneur en CO2 atmosphérique en parties par million en regard du proxy de température δ18O x (-1) exprimé en parties pour 1000. Du point de vue mathématique le coefficient de corrélation est certes différent de zéro mais faible (R= – 0,19) mais très faible car R2 = 0,036. Bien malin celui qui affirmerait qu’il existe une corrélation entre ces deux paramètres.

Les lois de la physique telles qu’on les connait aujourd’hui étaient les mêmes au cours des 538 millions d’années passées et il ne doit pas y avoir une plus étroite corrélation aujourd’hui entre température et CO2 atmosphérique que durant ces millions d’années passées. Il est évident que les “spécialistes” de l’IPCC se moquent de ces lois de la physique fondamentale. Ont-ils acquis une bagage universitaire suffisant pour comprendre ce qu’est par exemple la notion d’entropie quand ils prétendent que les photons thermiques réémis par les seules molécules de CO2 atmosphérique suffisent à provoquer un réchauffement au niveau du sol ? Je manifeste quelques doutes. En conclusion tout ce que l’on affirme depuis une trentaine d’année à propos du réchauffement du climat d’origine anthropique est de la fausse science qui a été montée de toute pièces pour satisfaire des objectifs politiques et idéologiques.

Source et illustrations : https://doi.org/10.3390/cli5040076

Digressions au sujet de la biomasse terrestre

Tous les êtres vivants ayant envahi l’ensemble de la planète Terre sont dépendants pour leur survie d’une forme d’énergie universelle c’est-à-dire ubiquitaire dont le représentant commun à toutes ces espèces est l’ATP, abréviation d’adénosine triphosphate. Qu’il s’agisse des algues unicellulaires photosynthétiques ou des bactéries, des invertébrés, des insectes ou des vertébrés dont l’homme fait partie la seule forme d’énergie qu’une cellule est capable d’utiliser pour ses besoins propres est cet ATP. Cette molécule présente particularité de posséder une liaison chimique entre deux phosphates dite “riche” en énergie. La machinerie cellulaire capable de produire cette molécule est la mitochondrie chez tous les êtres vivants incapables d’utiliser l’énergie des photons solaires et le chloroplaste chez les plantes terrestres et les algues, y compris les algues unicellulaires et certaines bactéries dont le chloroplastes est peu différencié.

Pour produire cet ATP il faut ce que l’on appelle trivialement un combustible pour les êtres vivants incapables d’utiliser l’énergie solaire. Or ce processus de production de l’ATP conduit à un déchet fatal, c’est-à-dire incontournable, qui est le CO2 et dans la très grande majorité des êtres vivants ce combustible est le glucose. La synthèse du glucose nécessite de l’énergie gratuitement fournie par le Soleil pour les plantes et les algues. Les êtres vivants non synthétisants sont incapables de fabriquer du glucose par conséquent nous êtres humains au bout du processus de l’évolution sommes contraints de trouver du glucose et ce “combustible” indispensable à notre survie nous le trouvons chez les plantes comme par exemple les pommes de terre ou les fruits. La synthèse de ce glucose a nécessité de l’énergie mais aussi la fixation de CO2, c’est la raison pour laquelle on appel ces sucres des “carbonhydrates” mais il ne faut pas oublier que les plantes, dans l’obscurité de la nuit, rejettent du CO2 car leur métabolisme ne s’arrête pas quand il n’y a plus de photons solaires. En résumé dans un monde idéal il devrait exister un équilibre entre l’énergie produite sous forme de glucose par tous les êtres vivants photosynthétisants et fixant du CO2 et tous les autres êtres vivants dépendant du glucose pour leur survie mais produisant alors du CO2.

Il s’agit d’une vision très schématique qui décrit la réalité telle que nous la vivons sur la Terre, ce que l’on appelle la biosphère, dépend donc du carbone sous forme de CO2. Chaque fois qu’un être humain respire il emmagasine de l’oxygène pour “brûler” une source carbonée, le glucose en l’occurence, et il rejète du CO2 et tous les êtres vivants font de même. La situation est favorable en terme de “bilan carbone” uniquement chez les plantes et les algues pluricellulaires ou monocellulaires et certaines bactéries disposant de systèmes de capture des photons solaires comme les cyanobactéries. Les seuls représentant du monde vivants incapables de produire leur propre énergie sous forme d’ATP sont les parasites comme par exemple les virus.

Nous êtres humains faisons partie de cet ensemble qui est appelé la “biosphère” qu’on devrait plutôt appeler la “carbosphère”. Mais oublions ce néologisme et contentons nous de parler de biosphère. Il y a quelques années des chercheurs du California Institute of Technology, le CalTech, ont fait un recensement minutieux de tous les membres de cette biosphère et cet immense travail a fait l’objet d’une publication que les personnes intéressées par la biosphère devraient avoir lu. L’article publié dans les PNAS est disponible :www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1711842115 et il fourmille de données incontestables qui ont pour avantage de remettre à leur juste place tous ceux qui prétendent que le carbone est néfaste pour la survie de l’humanité et le climat. J’avais écrit sur ce blog un article au sujet de cette publication le 5 juin 2018 et le présent billet apporte des éclaircissements. Dans les informations supplémentaires attachées à cet article (www.pnas.org/content/suppl/2018/O7/13/1711842115.DC1 ) on trouve une autre représentation globale de cette biomasse et l’unité de mesure utilisée est la gigatonne de carbone (Gtc).

La représentation de Voronoi à laquelle nous ne sommes pas habitués est figurée aussi sous forme de “camembert”, restons français, et elle montre trois faits incontournables. La fixation de carbone par les plantes, les algues, le phytoplancton et les bactéries photosynthétiques dont la quantité est négligeable mais je les ai mentionné par honnêteté, compte tenu de la médiocrité du rendement du processus de fixation du carbone (voir plus loin), représente 84 % de l’ensemble de la biosphère. Le reste de cette biosphère dépend donc directement pour sa survie des 450 gigatonnes que représentent ces êtres vivants capables de fixer du carbone. Et dans sa grandeur incommensurable l’ensemble de l’humanité représente 0,01 % de l’ensemble de la biosphère. Je ne voudrais pas être vexant mais il y a 3 fois plus de mollusques que d’êtres humains en gigatonnes de carbone.

La nature a donc bien fait les choses puisque le processus de fixation du carbone est désastreux en termes de rendement. L’explication tient en un mot : le très mauvais fonctionnement de l’enzyme clé intervenant dans cette fixation du carbone. Il s’agit de la RuBisCO ( https://en.wikipedia.org/wiki/RuBisCO ) , le seul enzyme capable dans la nature de fixer le carbone inorganique sous forme de CO2. L’idéal serait de modifier judicieusement cette protéine afin qu’elle ne souffre plus trop de la présence de l’oxygène atmosphérique qui est un puissant inhibiteur de son activité. La RuBisCO est de très loin l’enzyme le plus abondant sur la Terre (voir infra) et il est à l’origine de la vie.

Maintenant je vais formuler ici quelques remarques indispensables pour clarifier les esprits. Quand ont prétend que le CO2 est néfaste pour le climat il faut bien se souvenir que le CO2 est source de toute vie sur la Terre. D’ailleurs depuis la fin du dernier “petit âge glaciaire” qui se termina à la fin du XIXe siècle, le taux de CO2 atmosphérique n’a cessé d’augmenter en raison également de la révolution industrielle et la conséquence aisément mesurable à l’aide de satellites est un reverdissement de la planète car le rapport CO2/O2 a très légèrement augmenté. Le réchauffement relatif du climat a provoqué un petit dégazage des océans dès le début du vingtième siècle et ce dégazage a finalement été bénéfique pour la biosphère végétale. Il faut chercher presque en vain la présence de mammifères et d’oiseaux sauvages dont les adeptes de la protection de la biosphère font grand cas. C’est tout simplement de la propagande. Certes, quand il n’y avait encore qu’une poignée d’Homo sapiens sur la planète il y a 50000 ans ces animaux sauvages servaient de nourriture pour nos ancêtres. L’avènement de l’agriculture et de l’élevage, fruits d’un long travail d’adaptation et de sélection par nos ancêtres depuis le début de l’Holocène il y a une douzaine de milliers d’années a relativement freiné ce que d’aucuns appellent une extermination de ces espèces sauvages. Je vais être un peu dérangeant mais la planète se passerait très bien d’animaux sauvages. Je suis désolé pour les écolos germanopratins ou du quartier du Marais à Paris. 

Notes additionnelles. Si pour les plantes (en vert dans les diagrammes) on ne prend en considération que les feuilles à l’exclusion des troncs, des racines et des branches , les algues étant uniquement constituées de feuilles, cela représente 150 Gtc et la RuBisCO représente 30 % des protéines solubles de ces 150 Gtc. En me référant à la quantité de protéines solubles obtenues à partir de 1 kg d’épinards on obtient environ 100 grammes de protéines solubles si l’extraction se déroule correctement. Dans la représentation ci-dessus la RuBisCO représente donc approximativement et à elle seul 25 Gtc, soit 400 fois plus que l’ensemble de l’humanité en Gtc !! Il s’agit donc bien de l’enzyme le plus abondant de la planète. La molécule d’ATP contient également un sucre, le ribose, et ce sucre est synthétisé par le cellule à partir du glucose. Enfin la principale source de glucose est constituée des céréales, des tubercules, pommes de terre, betteraves, tarot, patate douce, manioc, … et des fruits.

Nous nous acheminons vers une tyrannie alimentaire mondiale

Remarques liminaires de votre serviteur. Le titre de ce billet est alternatif à celui de l’article ci-dessous de F. William Engdahl initialement paru sur le site New Eastern Outlook (lien en fin de billet) et traduit par le Saker francophone pour Réseau International. Je reproduis l’intégralité de cet article en français. Il est opportun de rappeler ici les récents incendies qui ont ravagé les élevages intensifs d’animaux dans de nombreux pays européens ainsi qu’en Amérique du Nord. Ces évènements ont été classés parmi les faits divers mais ils avaient un but précis : fragiliser les circuits de production de protéines animales (volaille, porc, bovins, poisson d’élevage) dans les pays occidentaux, afin que les consommateurs se familiarisent avec des linéaires de supermarché vides, la première manifestation du véritable complot ourdi par leurs auteurs dénoncés dans l’article ci-dessous. Non satisfaits par l’augmentation décevante de la mortalité et la réduction tout aussi décevante des naissances qui devait être une conséquence directe et souhaitée des injections massives d’ARN messager pratiquées dans ces mêmes pays occidentaux (commercialisés dans l’urgence dans le cadre d’une autorisation temporaire de mise sur le marché), les auteurs de ce complot s’attaquent maintenant à la disponibilité en nourriture qui va inexorablement diminuer et se raréfier au cours des prochaines années. Il apparaît urgent que les pays comme la Chine, l’Inde, la Russie ou encore le Brésil prennent les mesures adéquates pour contrer ce complot occidental. J’ajouterai enfin que ce complot est adossé au mythe, au dogme, de l’effet néfaste du CO2 sur le climat.

Les critères ESG auxquels sont soumis les grands organismes financiers sont la face cachée de ce projet de famine organisée qui va enfin permettre une diminution satisfaisante de la population. Pourtant le CO2 est la source de toute vie halieutique, animale et végétale sur Terre. Ces organisations bien décidées à décimer la population mondiale sont donc bien des organisations complotistes au sens littéral du terme.

Guerre contre l’agriculture mondiale : L’Agenda 2030 « durable » non-durable des Nations unies 

par F. William Engdahl 

Au cours des dernières semaines, un assaut coordonné contre notre agriculture – la capacité de produire la nourriture nécessaire à l’existence humaine – a commencé. La récente réunion gouvernementale du G20 à Bali, la réunion de la COP27 de l’Agenda 2030 des Nations unies en Égypte, le Forum économique mondial de Davos et Bill Gates sont tous complices. En général, ils utilisent un cadre linguistique dystopique pour donner l’illusion qu’ils font le bien, alors qu’ils font en réalité avancer un programme qui conduira à la famine et à la mort de centaines de millions, voire de milliards de personnes si on le laisse se poursuivre. Il est dirigé par une coalition d’argent. 

Du G20 à la COP27 au WEF

Le 13 novembre, le G20 – représentants des 20 nations les plus influentes, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne (bien qu’il ne s’agisse pas d’une nation), l’Allemagne, l’Italie, la France, le Japon, la Corée du Sud et plusieurs pays en développement, dont la Chine, l’Inde, l’Indonésie et le Brésil – a adopté une déclaration finale. 

Le premier point majeur est un « appel à une transformation accélérée vers des systèmes agricoles et alimentaires et des chaînes d’approvisionnement durables et résilients». En outre, « travailler ensemble pour produire et distribuer des aliments de manière durable, veiller à ce que les systèmes alimentaires contribuent mieux à l’adaptation au changement climatique et à son atténuation, et arrêter et inverser la perte de biodiversité, diversifier les sources d’alimentation… » Ils ont également appelé à un «commerce agricole inclusif, prévisible et non discriminatoire, fondé sur les règles de l’OMC ». De même, « Nous sommes déterminés à soutenir l’adoption de pratiques et de technologies innovantes, notamment l’innovation numérique dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, afin d’améliorer la productivité et la durabilité en harmonie avec la nature… » Vient ensuite la déclaration révélatrice : «Nous réitérons notre engagement à atteindre l’objectif mondial de zéro émission nette de gaz à effet de serre/neutralité carbone vers le milieu du siècle » ( https://www.consilium.europa.eu/media/60201/2022-11-16-g20-declaration-data.pdf. ). 

« Agriculture durable » avec « zéro émission nette de gaz à effet de serre » est un double langage orwellien. Pour un étranger à la linguistique de l’ONU, ces mots sonnent trop bien. Ce qui est en fait promu, c’est la destruction la plus radicale de l’agriculture et de l’élevage au niveau mondial sous le nom d’« agriculture durable ». Quelques jours seulement après la conférence du G20 à Bali s’est tenue en Égypte la réunion annuelle du Sommet climatique de l’Agenda vert des Nations unies COP27. Là, les participants de la plupart des pays des Nations unies, ainsi que des ONG telles que Greenpeace et des centaines d’autres ONG vertes, ont rédigé un deuxième appel. La COP27 a lancé quelque chose qu’ils appellent de manière révélatrice FAST – la nouvelle initiative de l’ONU sur l’alimentation et l’agriculture pour une transformation durable (FAST). Fast, comme dans « s’abstenir de manger… ». Selon Forbes, l’initiative FAST favorisera une « transition vers des régimes alimentaires sains, durables et résistants au climat, et contribuera à réduire les coûts liés à la santé et au changement climatique d’un montant pouvant atteindre 1,3 billion de dollars, tout en soutenant la sécurité alimentaire face au changement climatique ». Nous parlons de gros chiffres. La transition vers des « régimes alimentaires sains, durables et résistants au climat » permettrait de réduire le coût du changement climatique de 1,3 billion de dollars (https://www.theburningplatform.com/2022/11/13/lab-grown-meat-nuclear-yeast-vats-cop27-reignites-the-war-on-food/ ). Que se passe-t-il réellement derrière tous ces mots ? 

De grosses sommes d’argent

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui s’est adressée à Reuters lors de la COP27, la FAO lancera d’ici un an un plan directeur « de référence » pour la réduction des gaz à effet de serre issus de l’agriculture. L’impulsion de cette guerre contre l’agriculture vient, sans surprise, des grandes fortunes, de l’Initiative FAIRR, une coalition de gestionnaires d’investissements internationaux basée au Royaume-Uni qui se concentre sur «les risques et opportunités ESG matériels causés par la production animale intensive ». Parmi leurs membres figurent les acteurs les plus influents de la finance mondiale, notamment BlackRock, JP Morgan Asset Management, l’allemand Allianz AG, Swiss Re, la banque HSBC, Fidelity Investments, Edmond de Rothschild Asset Management, Credit Suisse, Rockefeller Asset Management, la banque UBS et de nombreuses autres banques et fonds de pension, avec un total d’actifs sous gestion de 25000 milliards de dollars (https://www.fairr.org/about-fairr/network-members/page/14/ ). Ils ouvrent maintenant la guerre à l’agriculture comme ils l’ont fait pour l’énergie. Le directeur adjoint de la FAO chargé des politiques relatives au changement climatique, Zitouni Ould-Dada, a déclaré lors de la COP27 : « Jamais auparavant l’alimentation et l’agriculture n’avaient fait l’objet d’autant d’attention. Cette COP est définitivement la bonne » ( https://www.reuters.com/business/cop/cop27-un-food-agency-plan-farming-emissions-launch-by-next-year-after-investor-2022-11-10/ ). 

La FAIRR affirme, sans preuve, que « la production alimentaire représente environ un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre et constitue la principale menace pour 86% des espèces en voie d’extinction dans le monde, tandis que l’élevage de bétail est responsable des trois quarts de la disparition de la forêt amazonienne ». La FAO prévoit de proposer une réduction drastique de la production mondiale de bétail, en particulier des bovins, qui, selon FAIRR, sont responsables de « près d’un tiers des émissions mondiales de méthane liées à l’activité humaine, libérées sous forme de rots de bovins, de fumier et de cultures fourragères ». Pour eux, la meilleure façon de mettre fin aux rots et au fumier de vache est d’éliminer le bétail. 

Une agriculture durable non viable

Le fait que la FAO des Nations unies soit sur le point de publier une feuille de route visant à réduire de manière drastique les soi-disant gaz à effet de serre émis par l’agriculture mondiale, sous le prétexte fallacieux d’une « agriculture durable », sous l’impulsion des plus grands gestionnaires de fortune du monde, dont BlackRock, JP Morgan, AXA et d’autres, en dit long sur le véritable programme. Ces institutions financières sont parmi les plus corrompues de la planète. Elles ne mettent jamais un centime là où elles ne sont pas assurées de faire d’énormes bénéfices. La guerre contre l’agriculture est leur prochaine cible. 

Le terme « durable » a été créé par le Malthusian Club of Rome de David Rockefeller. Dans leur rapport de 1974, « L’humanité au tournant », le Club de Rome a fait valoir : 

« Les nations ne peuvent pas être interdépendantes sans que chacune d’entre elles renonce à une partie de sa propre indépendance, ou du moins reconnaisse des limites à celle-ci. Le moment est venu d’élaborer un plan directeur pour une croissance organique durable et un développement mondial fondé sur une répartition mondiale de toutes les ressources finies et un nouveau système économique mondial (https://web.archive.org/web/20080316192242/http:/www.wiseupjournal.com/?p=154 )». 

Telle était la formulation initiale de l’Agenda 21 des Nations unies, de l’Agenda 2030 et de la grande réinitialisation de Davos en 2020. En 2015, les nations membres de l’ONU ont adopté ce que l’on appelle les Objectifs de développement durable ou ODD : 17 objectifs pour transformer notre monde. 

L’objectif 2 est « Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire et une meilleure nutrition et promouvoir une agriculture durable ».

Mais si nous lisons en détail les propositions de la COP27, du G20 et du WEF de Davos de Klaus Schwab, nous découvrons ce que signifient ces belles paroles. Aujourd’hui, nous sommes inondés d’affirmations, non vérifiées, par de nombreux modèles de groupes de réflexion financés par des gouvernements ou par le secteur privé, selon lesquelles nos systèmes agricoles sont une cause majeure du réchauffement climatique. Pas seulement le CO2, mais aussi le méthane et l’azote. Pourtant, tout l’argument des gaz à effet de serre, selon lequel notre planète est au bord d’un désastre irréversible si nous ne changeons pas radicalement nos émissions d’ici 2030, est une absurdité invérifiable provenant de modèles informatiques opaques. Sur la base de ces modèles, le GIEC des Nations unies insiste sur le fait que si nous n’empêchons pas une augmentation de la température mondiale de 1,5 °C par rapport au niveau de 1850, la fin du monde est imminente d’ici 2050. 

La guerre ne fait que commencer

Les Nations unies et le WEF de Davos se sont associés en 2019 pour faire progresser conjointement l’Agenda 2030 des Nations unies en matière de développement durable. Sur le site web du WEF, il est ouvertement admis que cela signifie se débarrasser des sources de protéines carnées, introduire la promotion de la fausse viande non éprouvée, préconiser des protéines alternatives telles que les fourmis salées ou les grillons ou vers moulus pour remplacer le poulet ou le bœuf ou l’agneau. Lors de la COP27, la discussion a porté sur «les régimes alimentaires qui peuvent rester dans les limites de la planète, notamment en réduisant la consommation de viande, en développant des alternatives et en encourageant le passage à davantage de plantes, de cultures et de céréales indigènes (réduisant ainsi la dépendance actuelle vis-à-vis du blé, du maïs, du riz et des pommes de terre (https://cop27.eg/assets/files/days/COP27%20FOOD%20SECURITY-DOC-01-EGY-10-22-EN.pdf ) ».

Le WEF encourage le passage d’un régime alimentaire à base de protéines de viande à un régime végétalien, en faisant valoir qu’il serait plus «durable » (https://www.weforum.org/agenda/2022/10/vegan-plant-based-diets-sustainable-food/ ). Il promeut également des alternatives de viande de laboratoire ou à base de plantes, comme les Impossible Burgers financés par Bill Gates, dont les propres tests de la FDA indiquent qu’ils sont probablement cancérigènes car ils sont produits avec du soja OGM et d’autres produits saturés de glyphosate. La PDG d’Air Protein, une autre entreprise de fausse viande, Lisa Lyons, est une conseillère spéciale du WEF. Le WEF promeut également les protéines d’insectes comme alternatives à la viande. Notez également qu’Al Gore est un administrateur du WEF (https://www.weforum.org/podcasts/house-on-fire/episodes/have-we-reached-the-end-of-meat ). 

La guerre contre l’élevage d’animaux pour la viande devient de plus en plus sérieuse. Le gouvernement des Pays-Bas, dont le Premier ministre Mark Rutte, anciennement d’Unilever, est un contributeur à l’agenda du WEF, a créé un ministre spécial pour l’environnement et l’azote, Christianne van der Wal. En s’appuyant sur des lignes directrices de protection de la nature Natura 2000 de l’UE, jamais invoquées et dépassées, conçues prétendument pour « protéger la mousse et le trèfle » et basées sur des données d’essai frauduleuses, le gouvernement vient d’annoncer qu’il va fermer de force 2500 exploitations bovines à travers la Hollande. Leur objectif est de forcer 30% des exploitations bovines à fermer ou à être expropriées. 

En Allemagne, l’Association allemande de l’industrie de la viande (VDF) affirme que dans les quatre à six prochains mois, l’Allemagne sera confrontée à une pénurie de viande et que les prix monteront en flèche. Hubert Kelliger, membre du conseil d’administration de la VDF, a déclaré : « Dans quatre, cinq ou six mois, nous aurons des manques sur les étagères ». Le porc devrait connaître les pires pénuries. Les problèmes d’approvisionnement en viande sont dus à l’insistance de Berlin à réduire de 50% le nombre de têtes de bétail afin de réduire les émissions liées au réchauffement climatique ( https://hotair.com/jazz-shaw/2022/11/21/germany-cutting-back-meat-production-to-fight-global-warming-n512518 ). Au Canada, le gouvernement Trudeau, autre produit du WEF de Davos, selon le Financial Post du 27 juillet, prévoit de réduire les émissions des engrais de 30% d’ici à 2030 dans le cadre d’un plan visant à atteindre le zéro émission dans les trois prochaines décennies. Mais les producteurs disent que pour y parvenir, ils devront peut-être réduire considérablement leur production de céréales. 

Lorsque le président autocratique du Sri Lanka a interdit toute importation d’engrais azotés en avril 2021 dans un effort brutal pour revenir à un passé d’agriculture « durable », les récoltes se sont effondrées en sept mois et la famine, la ruine des agriculteurs et les manifestations de masse l’ont contraint à fuir le pays. Il a ordonné que l’ensemble du pays passe immédiatement à l’agriculture biologique, mais n’a fourni aucune formation de ce type aux agriculteurs. 

Si l’on ajoute à cela la décision politique catastrophique de l’UE d’interdire le gaz naturel russe utilisé pour fabriquer des engrais azotés, ce qui entraîne la fermeture d’usines d’engrais dans toute l’UE, et qui provoquera une réduction mondiale des rendements agricoles, ainsi que la fausse vague de grippe aviaire qui ordonne à tort aux agriculteurs d’Amérique du Nord et de l’UE de tuer des dizaines de millions de poulets et de dindes, pour ne citer que quelques cas supplémentaires, il apparaît clairement que notre monde est confronté à une crise alimentaire sans précédent. Tout ça pour le changement climatique ? 

Source: http://www.williamengdahl.com/gr30November2022.php

Analyse objective des journées de canicule aux Etats-Unis

L’un des « climato-réalistes » les plus respectés en Amérique du Nord, Tony Heller (c’est un pseudonyme), ne s’appuie que sur des faits pour démonter les théories fumeuses de l’IPCC à savoir l’influence omniprésente du gaz carbonique sur le climat ou plutôt les phénomènes météorologiques. L’évolution de la météorologie au jour le jour n’a strictement rien à voir avec l’évolution du climat, un processus dont on ne peut détecter les changements que sur des échelles de temps longues, au mieux quelques décennies, au pire des millénaires. Il est donc parfaitement illusoire de vouloir maîtriser un seul des paramètres très mineurs, nommément la teneur en CO2 dans l’atmosphère, ayant une influence (encore hypothétique) sur l’évolution du climat. Heller s’appuie sur des faits, les archives des stations météorologiques des Etats-Unis, pour faire ressortir l’évolution météorologique depuis un peu plus d’un siècle. La différence avec les « spécialistes » de l’IPCC réside dans le fait que Heller ne fait jamais apparaître de moyennes de températures, un non sens scientifique : on n’a tout simplement pas de droit de considérer des moyennes de températures, mais il compte le nombre de jours au cours desquels la température sous abri a atteint une valeur donnée, par exemple 35°C, pour tracer la courbe d’évolution du nombre de jours caniculaires à partir de l’enregistrement de toutes la stations météorologique des Etats-Unis depuis 1896 jusqu’à nos jours. Heller effectue ensuite une moyenne sur dix années glissantes de ce nombre de jours et le résultat est éloquent :

Il n’y a pas de trucage du genre moyennes de températures et déviation par rapport à une autre moyenne de températures judicieusement choisie pour faire ressortir ce que l’on désire. On ne peut pas trouver mieux comme tripatouillage que ces spécialistes autoproclamés appellent de la science. Et il est inutile d’insister sur le fait que depuis les années 1960 le nombre de jours caniculaires est stable après une forte occurrence entre les années 1910 et 1960, l’optimum climatique moderne qui permit en France par exemple de goûter aux millésimes les plus fameux des grands crus de Bourgogne ou du Bordelais même si ces deux régions françaises ne se trouvent pas aux Etats-Unis car cet optimum fut généralisé sur toute la planète, l’année 1936 ayant été un record de fortes chaleurs dans ce pays. Les meilleurs millésimes pour les Bourgognes rouges furent en effet 1926, 1928, 1929, 1934, 1935, 1945, 1947,1949, 1952,1953, 1959, 1962, … les années 1929, 1934 et 1947 ayant été exceptionnelles. En 1936 il y eut donc 36 jours de canicule, toutes stations météo confondues, aux Etats-Unis.

Tony Heller que d’aucuns considèrent comme un terroriste, un empêcheur de tourner en rond, dans le saint des saints du climat, je veux dire l’IPCC, une mafia au service des grands lobbys des énergies alternatives sans carbone. Pour enfoncer le clou Heller a fait un rapprochement entre les teneurs atmosphériques en gaz carbonique et ces nombres de jours de canicule aux Etats-Unis et le résultat laisse sans voix quiconque voudrait établir une corrélation entre cette teneur en CO2 et les évènements météorologiques extrêmes, ce que prétendent tous les tenants du réchauffement climatique d’origine anthropique, c’est-à-dire la mafia internationale qui veut placer ses moulins à vent et ses panneaux « magiques » comme le dit Charles Gave :

Il n’y a pas à discuter plus avant ce n’est pas ce gaz qui est la cause des canicules car il semble contre toute attente alimentée par la propagande climatique que plus il y a de CO2 dans l’atmosphère moins il y a de jours caniculaires. Mais il ne faut pas le clamer haut et fort car on pourrait un jour se retrouver en prison. Bref cette remarquable démonstration remet les esprits en place et un jour les moutons que nous sommes devenus, alimentés par cette propagande continuelle, comprendront que nous avons tous été pris pour des idiots.

Le CO2 ne devrait pas être la bête noire des « écolos ».

Si vous avez lu mon précédent article relatif au climat vous devez avoir encore en mémoire la courbe d’évolution de la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère. On peut admettre ou nier les affirmations de l’IPCC, peu importe, mais ce qui est évident maintenant est l’effet bénéfique de ce CO2 sur la croissance des plantes vivrières et de la végétation en général. C’est à l’aide des données recueillies par un satellite de la NASA appelé Orbiting Carbon Observatory 2 (OCO-2) capable de mesurer l’évolution de la teneur en ce gaz au niveau de petites surfaces terrestres (1,29 x 2,25 km), mesure basée sur l’émission de photons infra-rouges par les molécules de CO2 dans les longueurs d’onde 2,06 et 1,61 microns, qu’il a été possible de quantifier précisément la relation entre le CO2 atmosphérique et les rendements des grandes cultures vivrières. Il est ainsi possible de suivre avec une précision extrême ce fameux reverdissement de la planète qui s’accélère depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. En rapprochant ces mesures satellitaires des données de terrain, végétation naturelle accessoirement, mais surtout celles concernant les grandes cultures ainsi que des statistiques de la FAO il a été possible, au moins sur le territoires des Etats-Unis d’obtenir ce genre de graphique :

Indépendamment des intrants artificiels que sont les engrais azotés ou les minéraux permettant d’équilibrer l’acidité des sols et indépendamment également des pesticides utilisés, l’intrant principal et le plus important pour la croissance végétale est le CO2 atmosphérique. Les maraîchers des Pays-Bas connaissent très bien ce point crucial puisqu’ils enrichissent l’air des serres avec du CO2 jusqu’à 800 ppm. Rassurez-vous, ce n’est pas dangereux car dans une salle de classe de collège ou de lycée avec 30 élèves non aérée correctement en fin de cours la teneur en CO2 peut atteindre 2000 ppm et aucun élève ne perd connaissance. Mais revenons à cette illustration qui montre l’évolution des rendements agricoles des trois cultures vivrières les plus importantes en volume en Amérique du Nord. Depuis la fin des années 1940 ces rendements ont augmenté spectaculairement pour le maïs (corn) alors que pour le soja (soybean) et pour le blé (wheat) cette augmentation était beaucoup plus timide mais néanmoins incontestable. Il faut cependant noter que la tendance suit celle de l’augmentation du CO2 atmosphérique mais la différence entre le maïs, le blé et le soja s’explique très clairement.

Pour comprendre ce qui se passe il faut refaire un petit cours de biologie végétale qui sera très ennuyeux pour quelques-uns des lecteurs de ce blog. Les plantes réagissent directement à la présence de leur principal nutriment le CO2 mais ce processus varie selon le type de culture. Chez les plantes dites C3 comme le soja, le blé ou le riz les cellules du mésophylle contenant la RuBisCO sont en contact direct avec l’air. La RuBisCO est l’enzyme clé qui fixe le CO2 atmosphérique durant la photosynthèse. L’étape favorable chez les plantes C3 est la fixation du CO2 sur une molécule de ribulose 1,5 bisphosphate pour former deux molécules de glycérate-3-phosphate, une molécule à trois carbones d’où ce nom de C3. Mais dans les plantes C3 la RuBisCO accepte l’oxygène, l’oxygène en est un inhibiteur compétitif, et alors la situation est plutôt défavorable pour la plante car il n’y a plus qu’une seule molécule de glycérate-3-phosphate formée et une molécule de phosphoglycolate. Ce métabolite demande de l’énergie pour redevenir « utile » pour la plante. C’est alors que la photo-respiration entre en jeu pour transformer deux molécules de phosphoglycolate en une molécule de 3-phosphoglycérate avec élimination d’une molécule de CO2. Ainsi dans la vraie vie d’une plante C3 la fixation du CO2 n’est pas très efficace mais suffisante pour produire des céréales et des graines de soja.

Dans les plantes dites C4 c’est l’organisation cellulaire de la plante qui est différente. La RuBisCO se trouve localisée dans une structure appelée « bundle sheath » qui isole le CO2 capturé préférentiellement dans la circulation vasculaire du reste de la cellule végétale par un processus enzymatique réalisant la fixation de ce CO2 sur une molécule de phosphoénolpyruvate pour former la molécule à 4 carbones appelée oxaloacétate. Dans la vie réelle d’une plante C4 la fixation du CO2 est plus de deux fois plus efficace que chez une plante C3 avec une petite différence de taille les plantes C4 sont très grosses consommatrices d’eau pour bien fonctionner, l’irrigation permettant pour la plante de mieux contrôler l’ouverture des stomates par lesquelles l’air pénètre dans les cellules. Les plantes C3 sont plutôt primitives et on peut dire que les plantes C4 représentent une adaptation à la rareté du CO2 dans l’atmosphère. Moins de 2 % de toutes les plantes présentes à la surface de notre Terre sont des plantes C4. Parmi les plantes C4 d’un intérêt économique important il faut citer la canne à sucre, le sorgho, le millet et le papyrus. Il faut ajouter encore une information très importante : plus il y a de CO2 disponible pour la plante plus ses besoins en eau diminuent. Ainsi un doublement du CO2 atmosphérique conduirait à un reverdissement du Sahel …

C’était un peu difficile à exposer mais il s’agissait seulement d’expliquer pourquoi le soja et le blé ne suivaient pas cette augmentation de la teneur en CO2 de l’atmosphère. Les travaux réalisés à partir des données du satellite OCO-2 et les travaux réalisés en serre ont permis de calibrer la sensibilité des plantes C3 et des plantes C4 à la teneur en CO2 mais dans les conditions réelles toutes les mesures réalisées par le satellite OCO-2 et les données de productivité sur le terrain ont montré que l’augmentation de 1 ppm de CO2 augmente les rendements du maïs, du soja et du blé d’hiver respectivement de 0,5 %, 0,6 % et 0,8 %. Il s’agit de moyennes de 150000 mesures. Cela peut paraître paradoxal car en réalité les cultures de maïs ne sont pas systématiquement arrosées, ceci est d’ailleurs évident si on examine la courbe relative au maïs : de très importantes fluctuations d’une année sur l’autre sont la conséquence de sécheresses non maîtrisées par les agriculteurs.

Ces travaux permettent d’expliquer que, rétrospectivement, depuis 1940 les gains de productivité sont attribués à l’augmentation du CO2 atmosphérique. Plus incroyable encore les auteurs de l’étude considèrent qu’un taux de CO2 de 900 ppm serait idéal pour arriver à nourrir abondamment jusqu’à 10 milliards d’êtres humains, mais on n’en est pas encore là.

Source : http://www.nber.org/papers/w29320

Les sept dernières années ont été les plus chaudes depuis l’invention du thermomètre !

Voilà l’affirmation péremptoire parue sur le site Atlantico en introduction d’un débat-propagande réunissant les trois éminents climatologues que sont Corinne Lepage, Isabelle Thomas et Michel de Rougement, ben voyons ! Il est donc dit été répété dans cet article que c’est à cause du CO2, donc de l’activité humaine, que le climat se dérègle. Par conséquent on va bientôt tous griller comme des toasts. Ce sera l’enfer ici-bas et c’est devenu inévitable. Le but d’un tel pamphlet est de faire peur au lecteur, de faire peur au peuple afin de mieux l’asservir afin d’imposer une gouvernance mondiale totalitaire à la chinoise. Le coronavirus a montré que des démocraties comme l’Autriche avaient aisément basculé dans un régime dictatorial rappelant les heures les plus sombres de l’histoire du dernier siècle. Inévitablement nous serons tous surveillés un jour prochain pour nos émissions de carbone puisque le réchauffement du climat est provoqué par l’augmentation du CO2 de l’atmosphère.

Dans ces conditions il est presque impossible de garder son sang-froid, sans jeu de mot, car la vraie science est écartée du débat sur le climat. Dans la réalité bien après l’invention du thermomètre les températures les plus élevées observées durant ces 150 dernières années se situent entre 1920 et 1950 avec un maximum vers 1940. Cette évolution des températures suit un cycle d’environ 60 ans correspondant, pour l’Europe au moins, aux oscillations de l’Atlantique Nord (AMO, Atlantic Multidecadal Oscillations). On se trouve aujourd’hui dans la phase descendante de cette oscillation et les températures observées, souvent localement, ne pourront que diminuer. À cette inversion de l’AMO s’ajoute un cycle solaire dont l’activité magnétique est prévue plus faible encore que le précédent cycle solaire. Les affirmations de ces « éminents climatologues » ressemblent un peu aux derniers cris d’une bête blessée. Comme pour la pandémie de coronavirus, l’imposture du réchauffement du climat et de l’effet du CO2 sur ce dernier va éclater et ces trois pseudo-scientifiques cités plus haut seront neutralisés.

Il faut que les peuples se réveillent, c’est urgent, car c’est leur liberté qui est dans la balance, il faut qu’ils mettent leur peur de côté et recommencent à réfléchir sainement en ne se soumettant plus (comme des veaux) à la propagande de ces faux scientifiques, c’est une question de survie et de leurs libertés.

Source : https://atlantico.fr/article/decryptage/le-dereglement-climatique-est-la-l-action-coordonnee-a-l-echelle-de-la-planete-non–vaut-il-mieux-gretathunbergiser-ou-se-preparer-a-faire-face-actions-reformes-prise-de-conscience-michel-de-rougemont-corinne-lepage-isabelle-thomas? … ce lien a été abrégé, il peut être retrouvé sur votre moteur de recherche favori.

et aussi Doi : 10.1142/S0217979214500957

Doi : 10.1016/B978-0-12-804588-6.00009-4

Doi : 10.1177/0959683613516818

Climat : censure à tous les étages

Le 6 juin 2021 j’avais relaté les résultats exposés par le Docteur Pascal Richet au sujet des carottages glaciaires dans l’Antarctique sur le site Vostok. D’abord qui est Pascal Richet ? Physicien, Richet a longtemps été collaborateur de l’équipe de glaciologie fondée par l’éminent Claude Lorius dont l’un des membres est Jean Jouzel. Cette équipe étudia les carottes de glace et l’une de ses missions, dans le cadre d’une vaste collaboration internationale, fut d’une part de dater la glace, un processus très complexe dont certains aspects sont toujours controversés, mais également de déterminer aussi précisément que possible la température existant à l’interface atmosphère – surface lors des chutes de neige formant quelques centaines d’années plus tard une glace compacte pouvant être étudiée sans risques d’erreurs. Cette science est toujours en évolution. Elle comprend notamment l’étude des micro-bulles de gaz emprisonnées dans la glace dont en particulier le gaz carbonique. Les températures existant lors d’une chute de neige sont évaluées par étude du rapport entre isotopes 16 et 18 de l’oxygène de l’eau. Les techniques modernes de spectrographie de masse ont permis d’aboutir à un corpus de résultats qui ne sont plus contestables.

Et pourtant l’un des derniers articles de synthèse de Pascal Richet au sujet duquel j’avais laissé un billet sur ce blog en juin dernier vient d’être censuré par un organisme allemand basé à Göttingen appelé Copernicus Publications.

Cet organisme a émis une sorte de code à l’intention des éditeurs d’articles scientifiques qui ne dissimule pas ses intentions : il faut que les articles scientifiques soient conformes aux orientations politiques. Comme dans le cas des avanies mises en ligne par certains investigateurs vicieux au sujet des travaux du Professeur Didier Raoult relatifs au SARS-CoV-2 l’organisme Copernicus, mandaté par les politiciens convaincus de la validité de l’effet du CO2 sur l’évolution du climat, a fini par trouver une faille dans l’article de Richet. En effet, cet article innocente le CO2 dans l’évolution du climat puisque toutes les études réalisées sur ces carottes glaciaires montrent que l’augmentation de la teneur en ce gaz dans l’atmosphère est toujours consécutive à l’augmentation de température et non l’inverse. Ce résultat était déjà pressenti par d’autres études mais le fait que Pascal Richet l’expose clairement a clairement énervé les réchauffistes de tout poil et Copernicus a fait son travail de dénigrement. La revue History of Geo- and Space Sciences a donc été contrainte de retirer cet article.

Les pays occidentaux sont donc confrontés aujourd’hui à une censure organisée par des officines idéologiquement orientées qui agissent sur ordre des décideurs politiques. Il ne faut pas s’illusionner : les censures de YouTube et de Facebook sont le résultat d’ordres directs des gouvernements. L’Europe a donc rétrogradé de plus de 60 ans en copiant presque mot pour mot les pratiques de l’ère stalinienne ou du maccarthysme américain. Si les scientifiques sont censés douter de leurs résultats afin de faire progresser leurs recherches la mise en doute de leurs résultats par des organismes en charge de vérifier le « politiquement correct » de ces articles scientifiques revus par des comités de lecture est tout simplement scandaleux. Force est de constater la pénétration insidieuse des partis écologistes dans la mise en place de ce type de censure. On ne peut qu’espérer qu’un jour prochain les mensonges répétés de l’IPCC seront ouvertement dénoncés et que le peuple prendra conscience qu’il a été abusé par la propagande climatique …

Version française de l’article de Richet : https://www.climato-realistes.fr/wp-content/uploads/2021/06/Pascal-Richet-vostok.pdf

De qui se moque-t-on ? 1 : le CO2

Un des résultats de la culpabilisation du CO2 comme élément perturbateur du climat a été l’avalanche d’études concernant le cycle du carbone sur la Terre. Le résultat obtenu est une connaissance très fine de ce cycle qui comprend quatre compartiments : le sol, les océans, les terres émergées et l’atmosphère. Oublions un instant la croute terrestre, elle-même le plus grand réservoir de carbone se répartissant entre les carbonates et une fraction négligeable de combustibles fossiles liquides, gazeux et solides, respectivement 100 millions de peta-grammes et seulement 10000 peta-grammes . Le deuxième compartiment est celui des océans avec 38000 peta-grammes. La couche superficielle des sols émergés où se trouve la végétation et toutes les plantes représentent le troisième grand réservoir de carbone avec 2000 peta-grammes et enfin l’atmosphère, le parent pauvre dans cette histoire mais étant pourtant l’objet de toutes les préoccupations de l’humanité ne représente qu’un infime compartiment avec péniblement 750 peta-grammes, autant que les premiers deux mètres d’eau océanique ! Toutes ces données figurent dans l’illustration ci-dessous issue d’un article de Clyde Spencer paru sur le site d’Antony Watts :

Intéressons-nous maintenant aux flux entre ces divers compartiments. Mis à part l’échange permanent au niveau des océans entre CO2 gazeux atmosphérique et CO2 dissous dans l’eau, en faveur d’une dissolution de ce gaz dans l’océan, les flux les plus importants sont d’une part la séquestration du CO2 lors des processus de photosynthèse dans les plantes et dans le phytoplancton et la respiration des sols, micro-faune, bactéries et champignons, et la respiration des végétaux. Comme je l’ai mentionné à de multiples reprises sur ce blog la respiration des êtres humains, des animaux d’élevage et des animaux sauvages est négligeable dans ce flux. Les processus de respiration des sols et de la couverture végétale représentent 15 fois plus que toutes les émissions de carbone provenant de l’activité humaine. Et pourtant ces 7,7 peta-grammes comparés aux 117 peta-grammes que représentent tous les processus de respiration naturelle des plantes et des sols a focalisé toutes les attentions au plus haut niveau des décideurs politiques. La seule séquestration par les océans du CO2 total présent dans l’atmosphère est 11 fois supérieure à toutes les émissions de ce même gaz en raison de l’activité humaine. Voici le bilan dressé par Clyde Spencer :

C’est donc très clair : la contribution humaine dans le pool de CO2 global produit n’est que de 4 %. Le souci avec cette estimation est que la production « anthropogénique » de CO2 inclut également les feux de forêt ce qui est loin d’être prouvé car il y a aussi des feux de forêt spontanés provoqués par des coups de foudre. En excluant cette figure il ne reste plus que 3 % de contribution humaine dans ce bilan. On voudrait donc faire croire aux populations qu’il est impératif et urgent de réduire les émissions de carbone d’origine humaine de 10, 15, 20 %, voire plus, pour sauver le climat mais ces diminutions au prix d’efforts économiques et sociaux insurmontables ne représenteront jamais que 0,3 ou au plus 0,6 % du flux total de carbone émis sur la totalité de la planète. De tels objectifs ne sont même pas observables par les spectromètres infra-rouges d’Hawaii. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la chute de l’activité économique mondiale au cours de l’année 2020 n’a eu aucun effet sur cette teneur en CO2 de l’atmosphère. Le climat a-t-il réagi à ce changement ? Non. L’exposé de Spencer prouve donc indirectement que le CO2 n’a aucun effet sur le climat, s’il était encore nécessaire d’apporter des preuves supplémentaires à ce sujet. Pour conclure les organisations internationales qui veulent réformer le monde et le mode de vie des êtres humains se moquent de nous. Tous leurs arguments sont adossés à des affirmations fausses. On vit aujourd’hui dans un monde où le mensonge a remplacé la science … Comme le disait Steve Koonin dans son ouvrage et dans ses exposés sur les plateaux télévisuels : rien n’est encore établi en ce qui concerne cette histoire de climat.