Faut-il continuer à se préoccuper du CO2 atmosphérique ? La réponse est non !

En ces temps de psychose mondiale relative au virus couronné millésime 2019 alimenter la peur avec le changement climatique est passé au second plan. Il est vrai qu’avec ce virus on en a (et on en aura encore plus) pour notre argent. La peur du changement climatique reste sous-jacente mais le restera-t-elle longtemps ? Les économies occidentales vont se trouver confrontées dans les prochaines semaines à une crise économique sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale sinon celle de 1929. Dès lors les préoccupations climatiques ne seront plus prioritaires, les pays occidentaux qui se sont engagés à respecter les accords de Paris sur le climat devront choisir entre la reconstruction de leurs économies respectives ou le changement climatique car elles n’auront pas suffisamment de cartouches pour atteindre ces deux objectifs simultanément. La question du climat va donc être mise sous le tapis pour plusieurs années sinon décennies.

Une étude réalisée par un groupe de géophysiciens australiens a montré pourquoi l’augmentation du gaz carbonique (l’horrible CO2, bête noire des écolos) dans l’atmosphère avait favorisé depuis 20 ans un reverdissement de la planète qui a été parfaitement identifié à l’aide d’observations satellitaires. Il fallait cependant expliquer la vraie cause de ce phénomène car les végétaux fixent du CO2, certes, pour leur croissance mais ils respirent aussi et par conséquent ils émettent alors du CO2 dans l’atmosphère. Malheureusement mesurer ces deux phénomènes au niveau de la feuille d’un arbre était impossible jusqu’à l’avènement de techniques d’analyse extrêmement sensibles. L’atmosphère contient environ 400 parties par million (ppm) de CO2 et environ 0,5 parties par milliard (ppb) de sulfure de carbonyle, un gaz produit dans les océans, par les volcans, certaines activités industrielles et dans une très moindre mesure par l’usure des pneumatiques des voitures. La structure de la molécule de CO2 est O=C=O et celle du sulfure de carbonyle est O=C=S. En présence de ce gaz la plante croit qu’il s’agit de CO2 et elle le prend en charge pour le cliver en HCOO- , un ion formate, et en H2S, un gaz qui va être expulsé par les stomates de la feuille lors de la respiration, processus au cours duquel la plante rejette de l’eau et du CO2.

En suivant par spectroscopie laser les flux d’H2S il est alors possible de se faire une idée de la part de CO2 assimilé par la plante lors de la photosynthèse et la part de CO2 rejeté lors de la respiration. Cette approche a permis de réévaluer la quantité de CO2 piégé par le puits de gaz carbonique végétal terrestre. Et le résultat est vraiment incroyable. Depuis 1900 l’augmentation concomitante de la teneur en CO2 atmosphérique due à l’accélération de l’activité humaine mais aussi au dégazage partiel des eaux océaniques en raison de l’augmentation des températures moyennes durant la période 1920-1950 a provoqué un verdissement de 30 % supplémentaire de la planète, ce qui est tout à fait considérable. L’effet fertilisant du CO2 est le principal facteur de ce verdissement. Le modèle déduit des observations affinées par le suivi du sulfure de carbonyle montre que si la teneur en CO2 atteignait 560 ppm, à peu près le double de celle prévalant en 1900, la fertilisation par le CO2 devrait augmenter de 47 % et le puits de carbone que constitue le couvert végétal terrestre devrait atteindre 174 Pg de carbone par an. Pg signifie petagramme, soit un million de milliards de grammes. Cette grandeur correspond exactement aux objectifs de décarbonisation préconisés par les accords de Paris. Ce verdissement qui va croissant avec la croissance de la teneur en CO2 dans l’atmosphère correspond à l’élimination nette de ce que les protecteurs du climat appellent un excès de CO2 qu’il faut réduire par des mesures drastiques d’économie d’énergie.

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Or, considérant les résultats de cette étude (lien ci-dessous) il n’en est rien : Le couvert végétal suffira pour équilibrer ce « surplus » de CO2. On ne disposait pas de preuves expérimentales pour affirmer un tel bilan carbone et c’est maintenant chose faite. L’illustration ci-dessus, quoique complexe, indique la vérification réalisée au cours de cette étude et mérite quelques explications. (a). Coordination dans les plantes C3 entre le piégeage du CO2 par la RUBISCO et la photosynthèse (transport d’électrons). La droite rouge indique la quantification du piégeage du CO2 par mesure du relarguage de l’H2S, les points de mesure en noir étant les observations réalisées selon le modèle CABLE, acronyme du modèle « Community Atmosphere-Biosphere Land Exchange ». (b). relation entre le verdissement mesuré par le modèle d’analyse CABLE (trait plein noir) et la teneur en CO2 atmosphérique (trait plein violet) avec base zéro en 1900. Le triangle rouge avec la barre d’incertitude est la mesure faite en mesurant la destinée du sulfure de carbonyle. Les autres courbes en grisé sont des modélisations diverses.

Conclusion. Faudra-t-il continuer à gaspiller des sommes colossales d’argent pour tenter de réduire la progression de cette teneur en CO2 atmosphérique ?

Cette étude a le mérite d’être claire : la réponse est non, il faut laisser la nature faire son travail …

Source et illustration : https://doi.org/10.1111/gcb.14950

Qui va gagner la guerre du climat ?

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Article de Francis Menton paru fin novembre 2019 sur son site manhattancontrarian (https://www.manhattancontrarian.com/about )

Si vous obtenez la plupart de vos informations en lisant passivement ce qui apparaît dans une sorte de flux Facebook ou Google ou équivalent, vous avez probablement l’impression que les guerres climatiques sont terminées et que les militants du climat ont balayé le champ de bataille. Dans mon cas, je ne compte certainement pas sur ce type de sources toxiques d’informations, mais je surveille régulièrement de nombreux autres sites d’information dans la catégorie «grand public» – le New York Times, le Washington Post, Bloomberg, The Economist, Politico, et plusieurs des réseaux de télévision comme CBS, ABC, NBC et CNN. Tous ceux-ci (et bien d’autres) ont clairement mis une interdiction absolue sur toute nouvelle ou information qui jetterait la moindre lumière négative sur la proposition selon laquelle une «crise climatique» imminente doit être résolue par la transformation gouvernementale de l’économie mondiale.

Je vais donner quelques exemples montrant jusqu’où est allé ce type d’information. En septembre, l’adolescente suédoise mentalement instable Greta Thunberg, dont la seule qualification était sa passion ignorante pour l’extrémisme climatique, a obtenu la tribune du «Sommet sur l’action pour le climat» de l’ONU pour un grand discours. Extrait:

« Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos mots vides de sens. Et pourtant, je fais partie de ceux qui ont de la chance. Les gens souffrent. Les gens meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent. Nous sommes au début d’une extinction massive, et tout ce dont vous pouvez parler, c’est de l’argent et du conte de fées de la croissance économique éternelle. Comment osez-vous ! »

On pourrait imaginer que des gens sensés voudraient rester aussi loin de Greta que possible de peur d’être accusés de maltraitance d’enfants. Mais en réalité Greta est célébrée comme une héroïne. En octobre, quelque chose appelé le Conseil Nordique a décerné à la jeune Greta son prix environnemental 2019. (Il semble qu’elle ait rejeté la récompense, revendiquant ainsi pour elle-même un niveau de sainteté encore plus élevé parmi les vrais croyants.)

Pendant ce temps, en Allemagne, un groupe de réflexion appelé l’Institut européen pour le climat et l’énergie (EIKE dans l’acronyme allemand) prévoyait de tenir une conférence sur le climat dans un hôtel appelé le NH à Munich. Voici ce qu’a commenté NoTricksZone le 19 novembre 2019 :

« Selon le porte-parole d’EIKE, le professeur Horst-Joachim Lüdecke, «une foule de gauchistes verts» a fait pression sur la direction de l’hôtel du NH Congress Center de Munich (Aschheim) «pour annuler illégalement le contrat d’hébergement».

Apparemment, la faute impardonnable d’EIKE était de permettre à certains scientifiques du camp sceptique de comparaître et de parler lors de leur conférence. EIKE s’est adressé au tribunal pour tenter d’obtenir une injonction contre l’annulation de dernière minute de son contrat, mais le tribunal allemand a confirmé l’annulation au motif que la «sécurité» primait sur la liberté d’expression contrefaite. NTZ (notrickszone) a indiqué dans une mise à jour que la conférence a pu trouver un autre lieu à la dernière minute et continuer. Naturellement ce changement de dernière minute de lieu et tenu secret a constitué un énorme problème pour obtenir de la publicité pour la conférence.

Les tout derniers vestiges de la dissidence sont donc en train de disparaître. Certes, la transformation de l’économie mondiale et de son utilisation de l’énergie ne peut pas être stoppée.

En fait, ailleurs dans le monde, la réalité continue de l’emporter sur l’hystérie. Vous souvenez-vous des rapports d’il y a quelques années selon lesquels la Chine cessait de développer l’énergie fossile et devenait un «leader du climat» en optant pour les énergies éoliennes et solaires à la mode ? Eh bien, c’était tout simplement une « fake-news ». Ce mois-ci, un organisme appelé Global Energy Monitor a publié un nouveau rapport sur ce qui se passe sur le terrain en Chine. Résultat : 148 gigaWatts de capacité électrique au charbon en construction active ou avec reprise de la construction après suspension des travaux. Les gens du Global Energy Monitor (qui semblent être associés à la campagne End Coal) ne pourraient pas être plus horrifiés :

« Au cours de la période 2014-2016 des permis de construction représentant 245 GW électriques ont été approuvés soit presque autant que l’ensemble des centrales électriques à charbon américaines (254 GW) amplifiant ce qui était déjà une flotte d’électricité au charbon surdimensionnée, avec une moyenne en charge horaire pour les centrales au charbon de la Chine oscillant autour de 50% depuis 2015. Aujourd’hui, 147,7 GW de centrales au charbon sont soit en construction active soit des suspensions de construction qui devraient être relancés – un montant presque égal à la capacité actuelle de charbon de l’Union européenne (150 GW ). Les groupes industriels de l’industrie du charbon et de l’énergie proposent au gouvernement central d’augmenter la capacité totale de production d’électricité au charbon de 20 à 40%, donc entre 1200 et 1400 GW dans le cadre du plan d’infrastructure 2035 de la Chine ».

Avec 1400 GW de capacité de production d’électricité au charbon, la Chine se rapprocherait de 6 fois de la capacité de production électrique à partir de charbon des États-Unis. Pourquoi encore une fois on nous dérange avec toute cette affaire de décarbonisation aux USA et en Europe ? (liens en fin de billet).

Et en Allemagne, le fantasme selon lequel l’énergie éolienne peut être compétitive par rapport à l’énergie fossile continue également de se heurter au mur du monde réel. Der Spiegel a rapporté le 19 novembre que la fin de certaines subventions, ainsi que l’opposition des écologistes locaux qui ne veulent pas de forêts d’éoliennes laides dans leurs localités, ont mis l’industrie éolienne allemande (et européenne) en «chute libre»:

« Les fabricants de turbines et de panneaux solaires tombent comme des mouches, alors que les subventions sont annulées dans presque toute l’Europe. Les emplois dits «verts» sont facilement créés mais disparaissent tout aussi facilement. Les «industries» éolienne et solaire qui ont donné naissance à ces emplois ne peuvent tout simplement pas survivre sans subventions massives indéfiniment, ce qui signifie que leurs jours sont comptés. Le couperet étant dirigé vers les subventions à travers le monde, leur disparition définitive n’est qu’une question de temps. Cette suppression des subventions dans toute l’Europe a pratiquement détruit l’industrie éolienne : en Allemagne, au cours de cette année 2019, 35 éoliennes terrestres insignifiantes ont été érigées jusqu’à présent. En 2018 douze pays de l’Union européenne (UE) n’ont pas installé «une seule éolienne».

Pendant ce temps, la fracturation hydraulique aux États-Unis continue de maintenir une offre abondante de pétrole et de gaz à des prix raisonnables (voir note). Des pétro-Etats comme la Russie, le Venezuela, l’Iran et l’Arabie saoudite sont sur les starting-blocks. Alors, qui gagne vraiment les guerres climatiques ?

Note. L’épidémie de coronavirus dont la dangerosité a été amplifiée à outrance par la totalité des médias a conduit à une profonde déprime de l’ensemble des économies et du cours du baril de pétrole. Les entreprises de « fracking » nord-américaines, lourdement endettées seront les premières victimes de cette crise économique qui ne pourra que s’auto-amplifier. La donne sur les marchés du pétrole et du gaz sera donc modifiée dans les prochains mois. Dans le même temps si les banques centrales occidentales décident de procéder à de l’ « helicopter-money » pour sauver ce qui peut encore être sauvé de l’économie les pays occidentaux s’achemineront alors vers la pire des situations, ce que les économistes appellent la « stagflation », c’est-à-dire une croissance économique nulle voire une récession avec une inflation provoquée par l’abondance de liquidités conjuguée à la raréfaction de produits de consommation courante, abondance de liquidités qui en aucun cas ne sera efficace pour redresser l’économie. Je suis loin d’être un économiste mais je constate qu’aucun analyste n’ose utiliser ce terme de stagflation, la pire des situations imaginables.

Liens (en anglais). https://www.npr.org/2019/09/23/763452863/transcript-greta-thunbergs-speech-at-the-u-n-climate-action-summit?t=1583948400266

https://www.washingtonpost.com/climate-environment/2019/10/30/greta-thunberg-rejects-prestigious-honor-saying-climate-crisis-needs-action-not-awards/

https://notrickszone.com/2019/11/19/radicals-bully-nh-munich-conference-center-force-cancellation-of-13th-skeptic-climate-conference/

https://www.manhattancontrarian.com/blog/2017/6/8/believe-me-you-dont-have-to-worry-about-china-seizing-climate-leadership?rq=china%20climate%20leader

https://endcoal.org/wp-content/uploads/2019/11/Out-of-Step-English-final.pdf

https://stopthesethings.com/2019/11/19/game-over-german-wind-industry-in-freefall-turbine-makers-sack-thousands-in-mass-layoffs/

Une simple expérience que peut réaliser un professeur de sciences de collège infirme l’effet de serre du CO2

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Parfois les démonstrations expérimentales les plus simples peuvent mettre à mal les affabulations dont on nous serine les oreilles depuis des années au sujet du prétendu effet de serre du CO2. N’importe qui peut reproduire pour ses enfants l’expérience réalisée par le Professeur de physique Paul Wagoner pour démontrer que le CO2 n’est pas un gaz à effet de serre. Voici ci-dessous le montage simple réalisé pour l’expérience. Le matériel requis est simple. Il faut un thermocouple et un petit système d’acquisition des données acquises par le thermocouple en fonction du temps. Le reste ce sont quelques pièces de Lego, des petits panneaux de plastique et deux lampes à incandescence rayonnant dans le visible et l’infra-rouge proche. Il faut également disposer d’une petite bouteille d’argon sous pression et d’une cartouche de CO2. Avant d’initier l’expérience on remplit un grand sac en plastique avec de l’argon et un autre sac avec du CO2 que l’on va laisser disponibles pour que la température des deux gaz atteigne la température du container vide prévu à cet effet et surmonté d’une lampe à incandescence.

Une première expérience est réalisée en insufflant lentement le CO2 dans le container ouvert vers le haut pour remplacer l’air qui s’y trouve quand la températures du gaz s’est stabilisée et le boitier d’acquisition de données est mis en opération pour enregistrer la variation de température sous l’effet de la lampe à incandescence. On répète ensuite la même opération avec de l’argon (Ar). On compare ensuite les résultats.

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Les densités du CO2 et de l’argon sont sensiblement identiques et ces deux gaz sont plus dense que le mélange azote + oxygène de l’air. Ils vont donc stagner dans le container lors de l’expérience jusqu’au début de la diffusion par le haut vers l’air ambiant. L’argon est totalement transparent aux rayons infra-rouges et le CO2 absorbe les infra-rouges dans les bandes de 4-4,5 et 14-16 microns de longueur d’onde. Il faut aussi rappeler ici -et c’est important – qu’il y a 23 fois plus d’argon que de CO2 dans l’atmosphère. Que constate-t-on ? Qu’il s’agisse du CO2 ou de l’argon on observe une augmentation de la température de l’enceinte délimitée par le container d’environ 7 degrés. Puisque l’argon est transparent aux infra-rouges et qu’il est plus lourd que l’air on ne peut expliquer cet échauffement que par une diminution des courants de convection en raison de la densité de ce gaz. C’est la seule explication qui soit convaincante. Mais alors pourquoi observe-t-on un effet identique avec le CO2 et non pas un échauffement plus important si ce gaz présente des propriétés d’ « effet de serre » c’est-à-dire de rétro-radiation ? Tout simplement parce que, comme pour l’argon, la densité du gaz entraine également une réduction des courants de convection ce qui limite la dissipation de l’énergie thermique vers la partie supérieure de container.

Mais alors où est passé l’effet de serre qui aurait du être massif avec du CO2 pratiquement pur ? Ou bien cet effet de serre n’existe pas ou bien, s’il existe, il est totalement négligeable. Les esprits grincheux diront que l’expérience est trop simple pour prouver quoi que ce soit et ils utiliseront toutes sortes d’arguments pour démontrer que cette expérience ne prouve rien, préférant rester dans la certitude que leur enseigne l’IPCC. La démonstration mathématique détaillée montrant que s’il y a un effet de serre du CO2 celui-ci est négligeable se trouve dans l’article parue dans l’American Journal of Physics disponible avec l’identifiant suivant : doi : 10.1119/1.3322738

Être climato-réaliste est une vraie mission (épisode 4). Température et CO2 : zoom sur les derniers milliers d’années.

Les données satellitaires et celles relevées par les stations météo à terre en ce qui concerne l’évolution des températures de l’atmosphère terrestre et au sol font l’objet de tellement de manipulations, d’ajustements sans prétexte, de « lissages » et corrections variées dans la plupart des cas injustifiés, ou plutôt réalisés pour servir la cause de la propagande de l’IPCC, que pour un climato-réaliste comme votre serviteur et pour n’importe quel scientifique digne de cette qualification, il n’y a que les carottages glaciaires pour fournir des données fiables, brutes et non trafiquées par de soi-disant experts sans qualifications catapultés comme membres éminents de « panels », de groupes ou de comités. Un vrai scientifique comme je prétends l’avoir été durant ma carrière de chimiste des protéines imagine des expérimentations parfois complexes à mettre en oeuvre pour tenter de prouver une hypothèse de travail. Cette hypothèse peut s’avérer fausse si l’expérience ne peut pas la confirmer. Mais pour la confirmer une seule expérience avec un seul ensemble de résultats n’est pas suffisante. Celle-ci doit être répétée au moins trois fois pour être alors certain qu’il ne s’agit plus de hasard. Ce facteur hasard étant éliminé il faut, quand un scientifique publie ses travaux – le seul moyen dont il dispose pour prouver qu’il travaille et qu’il puisse obtenir des financements pour ses travaux futurs -, que ses expérimentations puissent être reproduites par n’importe quel autre spécialiste, dans n’importe quel autre pays. Pour atteindre ce but, requis pour tout scientifique, il faut donc décrire dans ses moindres détails le protocole expérimental utilisé.

Depuis une vingtaine d’années l’IPCC publie dans ses rapports des modèles d’évolution future du climat qui varient sans cesse. Ces fonctionnaires onusiens seraient-ils de moins en moins certains de la validité de leurs conjectures ? On peut dire ça !

Dans un précédent billet de ce blog je décrivais la réapparition de la courbe en crosse de hockey, cette fameuse « fake-news » de Michael Mann que je croyais comme beaucoup de climato-réalistes jetée à tout jamais dans les poubelles de la science. Je serais curieux de connaître le protocole de calcul utilisé par les 19 signataires de l’article paru dans la revue Nature pour obtenir une telle courbe de variation des températures au cours des 2000 dernières années et quelles sont les sources exactes des données utilisées. Je ne suis pas un « modélisateur » et chaque fois que j’ai été amené à étudier le fonctionnement d’un enzyme il fallait faire appel à des calculs algébriques simples pour interpréter les résultats expérimentaux et déterminer les constantes cinétiques de l’enzyme. Tout le travail était strictement basé sur les données expérimentales documentées dans le détail.

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Pour ce qui concerne l’évolution des températures terrestres des quelques milliers d’années passées, ce qui fait l’objet de ce billet, deux projets ont été menés à leur terme : le projet GISP2 (Greenland Ice Sheet Project) qui a permis de retirer un carottage sur une profondeur de 3053 mètres et les projets, européen EPICA et russe Vostok, dans l’Antarctique, jusqu’à 3300 mètres de profondeur utilisable pour des études détaillées bien que le forage Vostok ait atteint une profondeur de 3770 mètres. De nombreuses expérimentations ont été nécessaires pour être absolument certain que la datation des carottes retirées était en harmonie que l’on ait à se reporter aux sondages groenlandais ou antarctiques. Contrairement à ce qui se passe d’une manière générale pour les relevés de température au sol ou à l’aide de satellites, relevés confiés à des organismes tels que la NASA ou la NOAA, l’étude des carottes glaciaires a été confiée à des physiciens répartis dans une multitude de laboratoires et non pas à des climatologues de pacotille. Pour reconstruire l’évolution des températures, la teneur en divers gaz atmosphériques ainsi que l’activité solaire, l’approche a fait essentiellement appel à des études isotopiques, oxygènes -16 et -18, carbones -12 et -13, béryllium-10, etc …

Les résultats illustrés par la figure ci-dessus sont formels : il n’y a pas de corrélation entre le refroidissement général continu depuis la fin du Dryas récent (la « grande déglaciation ») et la teneur en CO2 atmosphérique. Ce serait plutôt l’inverse ! L’influence du CO2 sur l’évolution des températures à la surface de la Terre étant éliminée et l’activité humaine étant il y a encore 150 ans négligeable si on reprend les hypothèses de l’IPCC relatives à l’influence sur le climat des gaz émis par cette activité humaine mais aussi celle des aérosols, alors la question cruciale qui émerge naturellement est la cause de ces variations climatiques discrètes en comparaison des fluctuations considérables au cours du Dryas. Il ne reste plus que deux candidats pour expliquer ces variations du climat : l’activité solaire et les cycles océaniques qui peuvent s’étaler sur plusieurs milliers d’années.

Les géophysiciens commencent à se faire un idée de plus en plus précise de ce qui se passe à l’intérieur du Soleil mais la relation entre les variations de l’activité solaire et les variations du climat restent à préciser, si elles peuvent l’être un jour, car le système océans-atmosphère-Soleil est d’une complexité telle que de simples équations mathématiques sont inopérantes pour l’évaluer, on entre en effet dans le domaine des phénomènes chaotiques.

Mais revenons brièvement pour conclure ce billet à ce graphique décrivant la variation de la température à la surface du centre de l’immense glacier du Groenland. Les trois derniers optima climatiques retrouvés par les recherches archéologiques puis les chroniques historiques ont été parfaitement bien retrouvés. Certains esprits chagrins diront que le Groenland n’est pas le centre du monde et qu’il n’y a pas lieu de s’attarder sur ce GRIP2. Pourtant on ne peut que remarquer que ce supposé réchauffement catastrophique contemporain dont on nous martèle les tympans n’est qu’un petit soubresaut totalement négligeable en regard de l’optimum climatique médiéval. Il n’aura duré qu’à peine 50 ans, de la fin des années 1930 à la fin des années 1990 avec une amplitude inférieure à un demi-degré alors que celle de l’optimum médiéval était de plus de 1,5 degrés.

Prochain billet : zoom final sur l’évolution du climat.

Être climato-réaliste est une vraie mission (épisode 2) : les paléoclimats

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À la suite de l’engouement planétaire pour l’évolution du climat des scientifiques sérieux ont appliqué les techniques les plus modernes et sensibles d’analyse isotopique dans les roches pour tenter de reconstituer l’évolution du climat passé. Ces analyses isotopiques concernent pour le CO2 atmosphérique la variation du rapport existant entre les deux isotopes stables du carbone les carbone-12 et carbone-13. Selon la teneur des roches sédimentaires en ces deux isotopes, à l’exclusion des roches métamorphiques, granitiques et volcaniques, il est possible de reconstituer la teneur atmosphérique en CO2 avec une incertitude variable qui s’accroît au fur et à mesure qu’on remonte dans le temps. En utilisant le même type d’approche, cette fois en s’intéressant aux isotopes de l’oxygène, il est possible de se faire une idée de la température de l’atmosphère en ces temps reculés. En effet l’oxygène de la molécule d’eau peut être soit de l’oxygène-16, le plus abondant, soit de l’oxygène-18. L’écart de poids entre une molécule d’eau contenant un oxygène-16 et une molécule d’eau contenant un oxygène-18 est de 11 %. Il faut donc plus d’énergie thermique pour évaporer la molécule plus lourde, c’est-à-dire celle contenant de l’oxygène-18. Résultat des analyses de teneur en oxygènes 16 et 18 dans les roches sédimentaires : on peut reconstruire l’évolution des températures sur la Terre. Enfin le dosage très précis de divers isotopes radioactifs (ou non) apparus avec le rayonnement cosmiques permet de se faire une idée de l’activité solaire. Plus l’activité magnétique solaire est élevée plus le rayonnement cosmique est dévié de « la banlieue » de la Terre et ainsi la spallation cosmique, c’est-à-dire l’apparition de ces isotopes ayant capturé un neutron énergétique d’origine cosmique ou résultant d’un évènement collisionnel provoqué par une particule cosmique de haute énergie avec un atome d’oxygène ou d’azote, augmente quand l’activité solaire est faible et inversement diminue quand cette activité solaire est élevée.

C’est un exercice compliqué car toutes sortes d’évènements ont pu émailler l’histoire de la Terre au cours des quelques 600 millions d’années passées, comme par exemple des éruptions volcaniques massives telles que les traps du Deccan quand le sous-continent indien se trouvait encore au milieu de l’océan, la collision des plaques tectoniques, ou encore la chute de gros cailloux célestes comme celui qui anéantit les dinosaures. Néanmoins, ne reculant jamais dans leur curiosité les spécialistes de la paléoclimatologie, une discipline à part qui fait surtout appel à des connaissances très étendues en géologie et en physique, sont arrivé à cette illustration synthétique intéressante à plus d’un point :

D’abord l’évolution de la température moyenne globale sur la Terre n’a jamais dépassé 25 degrés. J’avoue ne pas avoir trop cherché une explication à cette première observation mais on peut supposer que quand cette température est atteinte la fuite d’énergie thermique sous forme de rayonnement infra-rouge vers l’espace s’accélère et qu’au delà de cette température cette fuite est tellement intense que la température moyenne de la Terre ne peut plus augmenter. Il existe cependant deux petits « pics » de température dépassant cette température limite, l’une vers 250 millions d’années et l’autre au début du Cénozoïque, vers 60 millions d’années. Le premier pic correspond à l’extinction massive dite du Permien-Trias. Elle coïncide avec des éruptions volcaniques massives qui eurent lieu dans ce qui est aujourd’hui la Sibérie ayant eu pour résultat les traps de Sibérie. L’autre petit pic correspond à la chute d’un météore riche en iridium qui anéantit, outre les dinosaures, près de 95 % de la faune et de la flore, c’était l’extinction Crétacé-Paléogène. Certains géologues considèrent qu’il n’y a pas eu un unique impact dans l’actuel Golfe du Mexique mais une série de météorites qui ont atteint la Terre pendant près de cinq millions d’années. Le « dépassement » de la limite de température de 25 degrés reste à expliquer. Il semblerait qu’une forte activité volcanique ait pu contribuer à ce réchauffement anormal. Enfin il faut aussi noter que dans cette représentation graphique il existe une incertitude dans la datation des roches, incertitude qui augmente au fur et à mesure que l’on remonte dans le temps. Cette incertitude était de l’ordre de 5 millions d’années (en plus ou en moins) lors de l’extinction Crétacé-Paléogène.

Pour l’évolution des teneurs en CO2 atmosphérique l’incertitude est très grande. Elle est figurée en grisé dans l’illustration.

La grande explosion de vie, surtout marine, du Cambrien a provoqué une chute de la teneur en CO2 atmosphérique. L’apparition de la plupart des phylums animaux et végétaux datent de cette période reculée. Elle a été le résultat de l’apparition initiale de la photosynthèse chez les cyanobactéries, un processus lent qui demanda des centaines de millions d’années, photosynthèse source de toute vie sur la Terre avec un enrichissement de la teneur en oxygène de l’atmosphère qui a son tour a favorisé la complexification animale tant marine que terrestre. Tout cela se passait il y à 540 millions d’années.

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Les rares représentants actuels de cette explosion de vie sont les stromatolites qui sont une association de bactéries et de cyanobactéries (illustration, en Australie). À la fin du carbonifère la teneur en CO2 atmosphérique était sensiblement identique à celle d’aujourd’hui. En effet tout ce qui restait de CO2 avait été piégé sous forme de houille. L’augmentation de la teneur en CO2 au cours du Mésozoïque est attribuée en partie à l’activité volcanique mais les hypothèses avancées sont encore conflictuelles. Depuis 50 millions d’années la température moyenne sur la Terre n’a cessé de diminuer, entrainant une diminution de la teneur en CO2 par piégeage dans les océans par le phytoplancton aussi appelé ordre des dinoflagellés dont le squelette est la calcite qui forme les diatomées ou algues microscopiques (illustration). Il y a au nord de l’île de Fuerteventura dans l’archipel des Canaries des dunes de sable très fin et très léger d’une blancheur étonnante. Il ne s’agit pas de sable constitué d’oxydes de silicium mais de diatomées qui se sont accumulées là pendant des millions d’années poussées par les alizés et déposés sur le rivage.

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Enfin ce qui paraît évident dans cette représentation est qu’il n’y a pas de corrélation entre température et CO2 : les évolutions semblent totalement indépendantes. Un enfant de première année d’école primaire pourrait l’affirmer et affirmer aussi que le climat terrestre a toujours évolué dans le passé. Pourquoi alors ce CO2, surtout celui généré par l’activité humaine, serait-il particulièrement mauvais pour le climat ? Comme ça, d’un coup de baguette magique ? On est vraiment en droit de se poser quelques questions !

Suite dans un prochain épisode. Illustrations Wikipedia reprises par de nombreux conférenciers.

Évolution populaire de la sémantique scientifique

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Depuis quelques années n’importe qui, attentif aux écrits et discours de la presse influente dite « main-stream », a pu constater qu’il existe une dérive progressive et insidieuse dans les termes utilisés pour qualifier un produit. Je ne prendrai que trois exemples pour illustrer mon propos de ce jour, trois exemples sans lien mais trop significatifs pour ne pas les rappeler ici. Il s’agit du lait de vache, du CO2 et du glyphosate.

J’ai sévi à l’université dans la recherche en biologie durant un peu moins de 38 ans avec une interruption totalement fortuite pour m’intéresser à l’énergie nucléaire durant 3 années au sein d’EDF. C’est la raison pour laquelle quand j’écris un billet relatif à la biologie en général je sais de quoi je parle et il en est de même pour l’énergie nucléaire. Ma solide culture scientifique m’a également permis d’être capable (encore aujourd’hui) de comprendre ce qu’il en est quand je lis un article compliqué relatif, par exemple, au climat.

Prenons d’abord l’exemple du glyphosate car il s’agit d’une molécule que je connais très bien pour avoir travaillé sur un sujet connexe pendant plusieurs années. Le glyphosate, de par sa nature chimique, ne peut pas être cancérigène car il ne peut tout simplement pas interagir directement avec l’ADN pour des raisons électrostatiques : l’ADN est recouvert de charges négatives – c’est un acide comme son nom l’indique – et le glyphosate est également chargé négativement (trois charges négatives) et, comme chacun ne l’ignore pas, deux molécules chargées négativement se repoussent, point barre.

Ce produit, découvert et commercialisé par la firme Monsanto, a été classé « cancérigène probable » par l’organisme onusien IARC il y a quelques années sans que cette vague affirmation ait été étayée par des évidences scientifiques incontestables et la dérive journalistique a transformé ce produit en « cancérigène » non plus probable mais « certain ». Donc il faut en interdir l’utilisation sans aucune autre forme de débat. Les conséquences de cette interdiction sont le cadet des soucis des politiciens qui s’en tiennent aux déclarations véhémentes des associations de préservation de l’environnement toutes puissantes. Pourtant ces conséquences sont immenses en particulier dans le domaine agricole. Mais les politiciens, aveuglés par les argumentations sans fondement scientifique des écologistes, ont décidé qu’à très court terme ce produit serait interdit. Les agriculteurs seront alors contraints d’utiliser d’autres désherbants infiniment plus toxiques et surtout beaucoup plus coûteux. Qu’à cela ne tienne, la politique a ses raisons (surtout anti-scientifiques) que la raison ignore.

Prenons le cas du lait. Je veux parler ici du lait de vache entier stérilisé par le procédé UHT qui préserve les qualités organoleptiques et nutritionnelles du produit originel ainsi que sa teneur en vitamines, en particulier B1, B6 et B12. Mon médecin « référant » à défaut de dire « traitant » m’avait mis en garde il y a des années que boire un litre de lait entier chaque jour allait me précipiter dans la tombe. Certes, l’homme est le seul animal sur la planète Terre capable de boire du lait provenant d’une espèce différente de lui et quand il le peut, c’est-à-dire quand il dispose de l’enzyme clé capable de couper le lactose en deux sucres élémentaires, le glucose et le galactose, boire du lait de vache, de brebis, d’ânesse ou de chamelle, il ne s’en porte que mieux. Le lait était d’abord considéré comme mauvais pour le taux de cholestérol, puis carrément toxique. D’un liquide bénéfique il est devenu un poison : encore une dérive sémantique inexplicable. Au sein de la paranoïa anti-nucléaire omniprésente personne ne mentionne que le lait contient du potassium-40 et qu’il est radioactif, ce serait affoler les populations … pour rien, d’autant plus que le lait maternel est lui aussi radioactif ! Mais depuis quelques années – et ce processus de diabolisation du lait de vache s’accélère – l’élevage bovin est devenu de surcroit mauvais pour le climat. L’élevage, la viande, le lait et les fromages sont devenus des poisons non pas pour notre santé mais pour le climat. La dérive sémantique s’est accélérée !

Le cas du CO2 est encore le plus emblématique de la dérive sémantique dont il a fait l’objet ces dernières années au point d’alimenter aujourd’hui des mouvements sectaires et violents dans tous les pays de l’OCDE à l’exception de la Russie, de la Chine et de la majorité des pays en développement. Le CO2 est la source de nourriture fondamentale et irremplaçable de tous les végétaux et du plancton océanique, ce dernier étant la source majeure de l’oxygène atmosphérique. Sans CO2 il n’y aurait pas de vie sur la Terre et les océans seraient des déserts, tout simplement. Ce gaz est donc synonyme de vie. Depuis la fin des années 1970 des scientifiques à la petite semaine ont ressorti la théorie de l’effet de serre d’Arrhenius qui a pourtant été démentie à plusieurs reprises après sa publication en 1896. Cette théorie jamais vérifiée expérimentalement depuis cette date a permis l’échafaudage de la plus grande imposture scientifique de la fin du XXe siècle reprenant les propos d’Arrhenius qui prétendait qu’un doublement de la teneur atmosphérique en CO2 provoquerait un réchauffement planétaire généralisé de 5 °C. Toutes sortes d’effets secondaires du CO2 ont été imaginés et depuis lors le CO2 est passé d’un gaz essentiel à la vie à un gaz toxique pas seulement pour le climat mais aussi pour nous-mêmes, êtres humains. Nous sommes devenus coupables de produire du CO2 en brûlant des combustibles fossiles, coupables de détruire l’équilibre – paraît-il précaire – de la planète comme s’il n’existait aucune résilience de l’ensemble des systèmes biologiques existants. Voilà une autre dérive sémantique qui défie le bon sens.

Il y aurait tellement d’autres exemples à apporter pour abonder ce phénomène journalistique et malheureusement scientifique de dérive sémantique que j’en suis découragé d’avance. Mes lecteurs en trouveront bien d’autres par eux-mêmes.

Illustration : glyphosate, les trois groupements hydroxyle (OH) sont en fait ionisés en O- et un proton H+ ce qui explique que le glyphosate est fortement électro-négatif.

Réflexions disparates sur le changement du climat (suite).

Le seul facteur agissant sur le climat est le Soleil

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Considérant, selon les études de nombreuses équipes de géophysiciens et de spécialistes du Soleil, que l’activité magnétique du Soleil va faiblir de manière spectaculaire et durable dans les prochaines années, quelles vont être les conséquences du refroidissement pourtant attendu mais nié par les instance onusiennes ? Ce qui est tout à fait surprenant est que l’IPCC n’a jamais pris en compte dans ses modèles les variations de l’activité magnétique solaire ni les variations de l’irradiance de l’astre atteignant la Terre. Il est maintenant prouvé sans ambiguité qu’une chute de l’activité magnétique du Soleil conduit à une diminution de la protection de la Terre contre les rayons cosmiques car le champ magnétique du Soleil devient moins robuste. Par voie de conséquence la couverture nuageuse de haute altitude augmente et elle réfléchit un partie croissance de l’énergie solaire incidente. La conséquence est un refroidissement général du climat.

(illustration trouvée sur la conférence du Docteur Nir Shaviv présentée à la dernière conférence internationale sur le changement du climat, CN = condensation nucleus, CCN=cloud condensation nucleus)

Un avenir proche très sombre

Les conséquences du refroidissement du climat prédites avec précision par les géophysiciens et les spécialistes du Soleil seront tout simplement catastrophiques. En rassemblant un grand nombre d’études relatives au climat des siècles et millénaires passés il est possible de se faire une idée de la situation à venir que nous allons tous vivre peut-être dans toute son ampleur dans moins de 5 ans. Tout d’abord la chute de l’activité solaire va provoquer un refroidissement des eaux océaniques de surface, température pratiquement synchrone avec les variations de cette activité solaire qui a été mise en évidence en mesurant les variations du niveau des océans (cf. un précédent billet sur ce blog). Cette variation du niveau des océans est une conséquence directe des variations de température des couches supérieures de l’eau des océans mais l’autre effet est une moindre évaporation de cette eau, donc une augmentation et une aggravation des périodes de sécheresse dans les zones de la planète dites tempérées, en gros dans l’hémisphère nord entre 30 et 60 degrés de latitude, là où il y a la plus importante production agricole. Les régions inter-tropicales ne subiront pas de conséquences directes car elles resteront, comme elles le sont aujourd’hui, chaudes et humides. Il en sera de même dans l’hémisphère sud pour les mêmes latitudes dites tempérées mais il y a beaucoup moins de terres émergés au sud. L’inertie des océans retardera heureusement les effets délétères du refroidissement du climat. Bref, la première conséquence du refroidissement du climat sera la persistance d’épisodes de sécheresse durant plusieurs mois, un désastre économique et social rapidement hors de contrôle. Il apparaîtra alors que le Brésil et l’Argentine, relativement protégées par cette inertie thermique des océans, deviendront les garde-manger du monde occidental alors que ces mêmes pays occidentaux critiquent la politique agricole du Président Bolsonaro, curieux n’est-il pas ?

Un autre conséquence que les spécialistes n’ont pas analysés, obnubilés par leur dogme du réchauffement d’origine humaine, sera l’apparition d’épisodes météorologiques violents. Cs épisodes sont attribués à l’optimum climatique moderne attribué à tort à l’activité humaine. Il n’est pas permis de douter un instant que la chute du gradient de température existant entre les pôles et la région inter-tropicale, conséquence de l’optimum climatique moderne qui a pris fin ces dernières années, ne sera pas suffisante pour diminuer la fréquence et la violence des évènements météorologiques. Seuls les épisodes de sécheresse prolongée seront redoutables. Par exemple au XVIIe siècle, lors du minimum solaire et climatique de Maunder les îles Canaries furent dévastées par une invasion de criquets provenant d’Afrique qui cherchaient de la nourriture. Les îles de Lanzarote et Fuerteventura ne s’en sont jamais remises : elles sont restées depuis lors globalement désertiques.

Les combustibles fossiles les grands coupables ?

Le volet suivant de l’imposture de l’IPCC est la relation entre le CO2 atmosphérique (0,04 %) et le réchauffement du climat établie de manière mensongère qui a provoqué une levée de boucliers contre les combustibles fossiles non seulement de la part des organisations non gouvernementales mais aussi et surtout de la part des décideurs politiques qui ont adopté des plans de décarbonisation insensés pour juguler ce réchauffement du climat.

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Les illustrations ci-dessus démontrent l’imposture de l’IPCC relative au rôle du CO2 dans le réchauffement contemporain et l’étrange concours de circonstances ayant permis la fabrique de cette fraude (voir le graphique CO2-temperature et Soleil-température dans le précédent billet, Willie Soon).

Le concept d’énergie verte ou renouvelable pour se passer des combustibles fossiles mais aussi de se passer de l’énergie nucléaire qui a été diabolisée par ces mêmes ONGs est un leurre, un doux rêve qui va paupériser en premier lieu les pays occidentaux dont les populations seront encouragées (et peut-être obligées par la loi) à moins consommer afin de réduire l’usage des combustibles fossiles selon la séquence : moins de consommation = moins d’énergie = moins de combustibles fossiles. Or l’énergie et son utilisation sont partout. Pour atteindre les objectifs irréalistes préconisés par l’IPCC il faudra se serrer la ceinture et vider nos poches, en d’autres termes devenir pauvres, très pauvres. Voilà ce qui attend les générations futures que nous, adultes et décideurs aujourd’hui, préparons pour ces générations futures si nous nous laissons encore manipuler par la propagande qui prétend que l’optimum climatique contemporain est (était) la conséquence d’une utilisation intensive des combustibles fossiles, un hoax en anglais, un mensonge entièrement construit par des fonctionnaires payés pour désinformer les peuples. L’énergie est le nerf central du développement, du développement sous toutes ses formes et dans tous les domaines. La Chine est devenue le premier consommateur d’énergie, conséquence de ses efforts pour avoir sorti en moins de 50 ans près de 900 millions de personnes de la pauvreté et leur procurer le statut de classe moyenne, une prouesse irréalisable sans énergie. Sans énergie la production agricole serait restée à des niveaux équivalents à celle du XIXe siècle. Toujours grâce à l’énergie la chimie et le bâtiment ont fait des progrès considérables.

Le spectre du manque d’énergies fossiles.

Je discutais il y a quelques jours avec un haut diplomate titulaire d’un PhD de l’Université de Stanford ayant effectué une grande partie de sa carrière au sein d’institutions financières internationales. Il pensait que le réchauffement du climat et le combat mondial contre ce réchauffement était une opportunité inespérée pour que les peuples prennent conscience des quantités limitées et donc nécessairement finies des énergies fossiles et qu’il fallait changer de paradigme civilisationnel. D’abord je lui rétorquais qu’il existe encore des réserves de gaz et de pétrole pour environ 80 ans et que seul le coût de l’extraction obligerait les populations à freiner l’utilisation de cette forme d’énergie. De plus les réserves de charbon sont suffisantes pour assurer une fourniture en énergie pour les 200 années à venir. Cependant, je lui faisait remarquer que le développement de l’énergie nucléaire pour produire de l’électricité, d’ailleurs préconisée par l’IPCC, était impératif afin de diminuer l’utilisation des énergies carbonées fossiles. Et puis j’ajoutais que j’étais optimiste en ce qui concerne la créativité humaine. Par conséquent il était hautement hasardeux de faire des prévisions sur le long terme. Il fut particulièrement surpris par mon optimisme.

Retour au XVIIIe siècle ?

Ce que prônent les organisations « non gouvernementales » (c’est faux elles sont toutes infiltré les gouvernements) est tout simplement un retour au style de vie du XVIIIe siècle, avant même l’invention de la machine à vapeur. Un retour en arrière tel que celui que veulent imposer ces ONGs n’est à l’évidence pas possible. L’explosion technologique et démographique qu’a connu le XXe siècle a été en majeure partie favorisée par l’optimum climatique contemporain exactement comme ce fut le cas aux XIe et XIIe siècles lors de l’optimum climatique médiéval qui vit l’édification des cathédrales. Le retour vers une période civilisationnelle sombre en raison d’un refroidissement du climat pourra être évité en mettant à profit les progrès technologiques récents. La créativité humaine fera le reste. Comme je disais à ce diplomate : il faut rester optimiste et rester sourd aux incantations des idéologues malthusiens qui veulent gouverner le monde par la force.

Mes lecteurs anglophones peuvent consacrer 12,5 minutes pour visionner ce documentaire de Tony Heller sur la fraude systématique et très bien organisée de l’IPCC : youtube.com/watch?v=8455KEDitpU&feature=youtu.be

et ceux qui ont apprécié peuvent voir cet autre documentaire :

youtube.com/watch?v=oYhCQv5tNsQ&feature=youtu.be

Aux dernières nouvelles, Madame Zharkova, dans un article récent paru dans la revue Nature, confirme que le climat va brutalement se refroidir dès 2020 et ce petit épisode « glaciaire » ne durera que … jusqu’en 2050-2060 ! De quoi provoquer d’immenses troubles planétaires dont tous les gouvernements du monde devraient se préoccuper dans l’urgence, l’urgence absolue.