Nouvelles du Soleil

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Une représentation temporelle de l’activité magnétique du Soleil est le nombre de taches présentes et visibles à la surface de l’astre chaque jour. Ce nombre de taches varie au cours du cycle solaire dont la durée est d’environ 11,5 ans. Une autre représentation de l’intensité de l’activité magnétique solaire est l’anomalie pour chaque cycle de ce nombre total de taches observées dix années après le début d’un cycle. Ces taches sont individualisées puisque le Soleil tourne autour de lui-même en 27 jours. Le nombre de taches est alors comparé à la moyenne de toutes celles observées depuis le cycle conventionnellement appelé #1 qui culmina vers 1750, date à laquelle ces observations furent systématisées.

Pour chaque cycle on peut alors déduire une anomalie en + ou en – de ce nombre de taches par rapport à cette moyenne. Cette représentation est très « parlante » car elle amplifie visuellement la variation de l’activité magnétique du Soleil au cours des années passée. Pa exemple entre 1780 et 1840 environ il y eut une chute de l’activité magnétique solaire se traduisant par un déficit évident du nombre de taches selon cette représentation, il s’agissait du minimum de Dalton. Pour le cycle #6 par exemple iI « manquait » 6407 taches par rapport à la moyenne.

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Entre 1870 et 1930 il y eut une longue période de déficits (cycles #12 à #16) aussi appelée « petit âge glaciaire » à laquelle correspondit une avancée notoire des glaciers alpins. L’augmentation subséquente du nombre de taches solaires a provoqué 20 ans plus tard le recul parfois spectaculaire des glaciers. Par exemple en 1960 des blocs de glace provenant du Glacier des Bossons se trouvaient à quelques centaines de mètres de la route conduisant de Chamonix à Sallanches. L’optimum climatique moderne (cycles #17 à #23) provoqua un recul du front des trois glaciers du massif du Mt-Blanc côté français encore plus spectaculaire (illustration encyclopédie-environnement.org).

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L’amplitude de l’anomalie négative du cycle solaire #24 jamais observée depuis le minimum de Dalton signifie pour les géophysiciens la fin de l’optimum climatique moderne. Selon les modélisations des variations du champ magnétique solaire basées sur les observations accumulées ces 40 dernières années le cycle solaire #25 sera encore plus déficitaire et alors la planète Terre connaîtra un refroidissement généralisé.

Source : notrickszone.com, article original de Von Frank Bosse et Fritz Vahrenholt.

Note. L’ingénieur Fritz Vahrenholt (docteur en chimie) fit partie de l’agence allemande de protection de l’environnement puis occupa divers postes de direction dans l’industrie. N’étant pas un spécialiste ni du Soleil ni du climat il fait maintenant partie des climato-sceptiques et est violemment vilipendé par le parti allemand des Verts. C’est en partant des données relatives aux taches solaires accessibles publiquement et en faisant des opérations arithmétiques simples qu’il en est arrivé à la conclusion exposée dans son billet paru sur le site allemand die Kalte Sonne le 29 janvier 2019. Prochain billet : évolution de la thermosphère.

Crise climatique : Un nouveau « petit âge glaciaire » a déjà commencé !

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Selon 98 nouvelles publications scientifiques soumises à des comités de lecture et non pas des communiqués de presse repris par les médias main-stream depuis le début de l’année 2018, il ne fait plus aucun doute que le climat de la Terre est étroitement dépendant de l’activité du Soleil. Tous les auteurs de ces articles – qui je le rappelle exposent des résultats scientifiques incontestables émanant des plus prestigieux centres de recherche universitaires dans le monde – s’accordent pour prédire que dans moins de dix ans les températures moyennes globales chuteront dramatiquement. Ces géophysiciens pour la plupart d’entre eux n’aiment pas trop parler de moyennes de températures car ce genre de représentation physique n’a aucune signification. Ce sont des géophysiciens spécialisés en particulier dans les observations et les analyses de l’activité solaire à l’aide d’une multitude d’instruments leur permettant de comprendre ce qui se passe à l’intérieur de cet astre des centaines de millions de fois plus grand que la Terre qui tirent la sonnette d’alarme. Ces physiciens ne s’intéressent pas au climat futur car la science du climat ne peut que se focaliser sur le climat du passé, c’est une évidence ! Et il faut remettre les pieds sur terre et cesser de croire que le futur sera torride car c’est tout le contraire qui se prépare …

Comment peut-on se hasarder à faire des projections sur l’évolution future du climat terrestre alors qu’il dépend d’une multitude de paramètres qui ne peuvent pas se prêter à une quelconque modélisation en raison justement de leur multitude : mathématiquement, quelle que soit la puissance des ordinateurs utilisés pour atteindre de telles modélisations, celles-ci sont par définition sans aucune valeur puisque mathématiquement il est impossible de prendre en considération plus de six paramètres interdépendants dans une quelconque simulation sans aboutir à un résultat hasardeux. Les faits observés par les spécialistes du Soleil à l’aide de satellites et d’observatoires au sol et aussi reconstruits à l’aide de proxys sont formels : le Soleil est déjà entré dans une phase de sommeil. Or les faits passés sont aussi formels : quand l’activité magnétique du Soleil est faible, le climat terrestre est froid et inversement et si on ne connait toujours pas précisément les mécanismes liant l’activité magnétique du Soleil au climat terrestre ceci a été formellement prouvé avec des proxys.

Comme je ne suis pas du tout un spécialiste du climat et que mes lecteurs ne le sont pas nécessairement voici une explication succincte des proxys, on peut dire aussi marqueurs, utilisés par les climatologues – la climatologie est une science du passé faut-il le répéter – et les géophysiciens. Pour se faire une idée du climat passé et donc de la température en un endroit donné de la Terre la mesure de l’abondance relative de l’isotope 18 de l’oxygène est le marqueur utilisé pour « remonter » dans le passé. La partie de l’eau des océans « alourdie » en oxygène-18 s’évapore d’autant mieux qu’il fait plus chaud car il faut plus d’énergie thermique pour que cette évaporation ait lieu. Le marqueur de l’activité solaire, activité qui englobe l’irradiance, c’est-à-dire l’énergie exprimée en Watts/m2 atteignant la Terre, et l’activité magnétique du Soleil est corrélé à l’abondance du béryllium-10 dans les sédiments et les carottes glaciaires. Le béryllium-10 est radioactif et a une période de demi-vie de 1,387 million d’années. Son abondance est utilisée pour dater les sédiments et également les carottes glaciaires très précisément. Ce métal est utilisé comme marqueur de l’activité solaire car il est produit par le bombardement de l’oxygène ou de l’azote atmosphériques par les rayons cosmiques. Or les rayons cosmiques sont mieux déviés par le champ magnétique solaire lorsque l’activité solaire est élevée.

Ces observations ont permis d’établir un lien entre l’activité solaire et les variations du climat terrestre passé et ce lien est incontestable bien qu’il ait été soigneusement ignoré par les « spécialistes autoproclamés » de l’IPCC. En reprenant la centaine d’articles scientifiques parus en 2018 dans des revues à comité de lecture il n’est plus contestable que l’activité solaire a atteint un niveau de faiblesse alarmant et les études relatives à l’évolution de l’activité solaire passée indiquent que l’optimum climatique moderne décline depuis le milieu des années 1990. Le dernier cycle solaire #24 atteindra son minimum en 2019-2020 après avoir été le plus faible depuis 350 ans en termes de taches solaire (donc d’activité magnétique) c’est-à-dire justement à la période correspondant au minimum dit de Maunder (1650-1750), période durant laquelle l’Europe mais également la Chine connurent des froids intenses. Les prévisions des astrophysiciens relatives à l’évolution du champ magnétique solaire sont complètement alarmantes puisque certains d’entre eux prévoient même une chute globale des températures dès 2019.

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Ce qui est plus alarmant encore ressort d’une étude réalisée par le Docteur Abdussamatov (doi : 10.1016/B978-0-12-804588-6.00017-3 , observatoire de St-Petersbourg) où il est mentionné que depuis 1990 en raison du déclin progressif de l’irradiance solaire, la Terre se refroidit car le déficit de la dissipation de l’énergie vers l’espace dans les longueurs d’onde de l’infra-rouge n’est plus compensée par cette irradiance. Ceci s’explique par l’inertie thermique des océans. Selon cet auteur un nouveau petit âge glaciaire a commencé depuis l’année 2015 et la situation deviendra réellement critique dès 2030 quand l’inertie océanique aura faibli au point d’accélérer le refroidissement des températures.

Le climat terrestre a toujours varié : au cours des 7500 dernières années il y eut plus de 34 alternances plus ou moins prononcées de périodes chaudes suivies de périodes froides soumises aux variations de l’activité solaire et il ressort que ces fluctuations chaud + froid suivent un cycle d’environ 200 ans. Aujourd’hui nous avons dépassé la fin d’un cycle bicentenaire qui débuta au tournant du XIXe siècle et après l’optimum climatique moderne attribué à tort aux émissions de CO2 nous nous acheminons vers un nouvel âge glaciaire. Combien d’années de froidure nous attendent ? Peut-être plus de 100 ans …

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Pour ceux qui confondent le climat et la météorologie, la période froide dans laquelle nous vivons donc déjà va augmenter les épisodes météorologiques de grande ampleur quand l’inertie thermique des océans, au moins superficiellement, jusqu’à 100 mètres de profondeur, se sera estompée par rééquilibrage naturel. En effet, le gradient des températures entre la zone inter-tropicale et les latitudes 30-65 degrés nord et sud deviendra plus prononcé. Il en résultera à ces latitudes des périodes de grands froids et des périodes de grandes chaleurs et de sécheresses. Cette instabilité météorologique rendra encore plus insupportable le changement du climat.

Source et illustrations : H.I. Abdussamatov in Evidence-Based Climate Science, Elsevier, 2016 (doi dans le texte) et aussi la « Frost Fair » de 1814 sur la Tamise, en arrière plan l’Eglise Saint-Paul. (https://thames.me.uk/s00051.htm)

Nouvelles du Soleil : rien de vraiment rassurant

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Le cycle solaire # 24 touche à sa fin puisqu’il en est maintenant à son 112 mois sur une moyenne de 135 mois depuis que les observations des taches solaires ont été répertoriées méthodiquement à partir des années 1750. Le cycle # 1 est celui qui débuta donc après 1750. La représentation ci-dessus indique l’amplitude des cycles en fonction du nombre de taches solaires observées chaque mois terrestre, corrigées en fonction de la rotation du Soleil autour de lui-même en 25 jours. Comme chacun peut le remarquer l’activité solaire varie au cours des années et ces variations expliquent en grande partie les changements du climat au cours des siècles qui ont été bien répertoriés par les chroniques et vérifiées par toutes sortes d’autres méthodes.

Il existe une autre représentation des variations du nombre de taches solaires, nombre que est directement corrélé à l’activité magnétique de l’astre, qui est si l’on peut dire les choses ainsi plus parlante. Depuis le cycle # 1 les astronomes ont établi une moyenne du nombre de taches solaires pour chaque mois et ont ainsi obtenu la courbe en bleu ci-dessous. Le nombre de taches solaires (solar spot number, SSN) du cycle # 24 est indiqué en rouge et en trait gris celui du cycle # 5, le premier du minimum climatique de Dalton.

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Pour chaque cycle individuel il est alors possible d’obtenir par différence – pour chaque mois d’un cycle donné – entre cette moyenne et les observations réalisées dans le passé, ou pour le cycle # 24 actuel, le nombre de taches solaires supérieur ou inférieur à cette moyenne :

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Les astronomes obtiennent alors cette représentation beaucoup plus claire qui indique l’excédent ou le déficit en taches solaires pour chaque cycle et cette représentation peut être réalisée pour n’importe quel mois de ces cycles. Comme il est facile de le remarquer aussi cette représentation montre clairement que le minimum climatique de Dalton et le petit âge glaciaire coïncident parfaitement avec des déficits en taches solaires et l’optimum climatique moderne résulte d’une activité solaire soutenue durant 7 cycles consécutifs, du jamais observé et déduit d’autres proxys depuis l’optimum climatique qui favorisa l’expansion de l’Empire Celte (et Gaulois) depuis la Mer Noire jusqu’à Bordeaux du 5e au 2e siècle avant notre ère. Ces conditions climatiques particulièrement favorables autorisèrent la mise à sac de Rome en 390 avant notre ère par les Celtes, mais c’est une autre histoire …

Le cycle solaire actuel qui en est donc à son 112e mois est largement déficitaire en nombre de taches et il est déjà le troisième cycle le plus déficitaire après les cycles # 5 et 6 (minimum de Dalton) depuis que les taches solaires sont scrupuleusement comptabilisées. Les astrophysiciens avaient noté il y a quelques semaines l’apparition d’une tache solaire dans l’hémisphère sud du Soleil qui aurait pu signer la fin du cycle # 24 mais elle n’a persisté que quelques jours, c’était une fausse alerte. Pour ce qui concerne le futur de l’activité solaire les avis sont partagés. Le cycle suivant est prévu selon les modèles d’évolution du champ magnétique solaire comme étant également très faible et il faudra attendre au moins jusqu’en 2035 pour assister à une éventuelle normalisation de l’activité magnétique solaire, voire la fin des années 2040 à moins que le Soleil entre dans une phase d’atonie prolongée. Autant dire que ces simples observations incontestables réalisées par le passé n’augurent rien de bien « réchauffant » pour le futur de l’évolution du climat.

Source et illustration : http://kaltesonne.de/die-sonne-im-marz-2018-und-neues-uber-die-treibhausgas-empfindlichkeit-unseres-klimas/ via le site de Pierre Gosselin notrickszone

Changement climatique : Le « Grand Hiver » de 1709

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Au cours des tous premiers jours de l’année 1709, dès le 5 janvier et pratiquement en une nuit, les températures chutèrent dramatiquement en Europe depuis l’Italie jusqu’à la Scandinavie et du Portugal à la Russie. Un 5 janvier en Europe était souvent froid mais ce 5 janvier de l’année 1709 fut le premier jour d’une saison extrêmement froide qui dura plus de 3 mois. Cet hiver là, le plus froid depuis 500 ans, fut suivi par une raréfaction des denrées alimentaires qui seulement en France provoqua la mort de centaines de milliers de personnes. Les lagons de la Vénétie gelèrent en quelques jours, et le cours de la guerre de succession d’Espagne fut affecté par cette vague de froid jamais éprouvée de mémoire d’homme comme l’écrivit le chroniqueur anglais William Derham.

La France gèle

Sans aucun doute la France fut le pays le plus affecté par le froid. L’année 1709 avait commencé bien mal. La paysannerie avait déjà souffert des mauvaises récoltes de 1708, de la lourdeur des taxes et de la circonscription obligatoire pour alimenter l’armée en guerre pour la succession d’Espagne. Durant toute la première quinzaine de janvier 1709 il neigea sans discontinuer et les températures atteignirent moins 30°C. Comme il n’existait alors pas de prévisions météorologiques les autorités n’eurent pas le temps de réagir et des dizaines de milliers de personnes moururent d’hypothermie avant que des mesures d’urgence soient décidées. Les animaux ne furent pas épargnés et ils moururent massivement dans les étables, les écuries et les bergeries. Les rivières, les canaux et les ports furent pris par les glaces et la neige bloqua la plupart des grandes routes. Dans le port de Marseille, pourtant sur la côte méditerranéenne, ainsi que dans plusieurs points du Rhône et de la Garonne la couche de glace atteignit des épaisseurs, parfois plus de 40 cm, telles que des chariots lourdement chargés pouvaient traverser ces fleuves. Dans les grandes villes les habitants commencèrent à brûler tout ce qu’ils pouvaient trouver pour se chauffer et Paris se trouva isolé de tout ravitaillement durant les trois mois de ce qui fut appelé par la suite « Le Grand Hiver ». Même les plus fortunés qui possédaient des réserves de nourriture et de boissons s’aperçurent que les grands froids les avaient rendues impropres à la consommation. Le pain, la viande et même le vin étaient gelés. Seuls le rhum des Antilles et le cognac n’étaient pas transformés en blocs de glace. Aussi bien les riches que les pauvres furent affectés par ce « Grand Hiver ». Les hôtels et châteaux particuliers des riches avaient été construits pour épater la galerie et les grandes fenêtres comme au Château de Versailles laissaient passer le froid intense. La belle-soeur du Roi, la Duchesse d’Orléans, écrivit à une amie à Hanovre que : « Le froid est ici tellement intense qu’il est difficile de le décrire. Je suis assise tout près d’un feu ronflant, il y a une tenture devant la porte qui est fermée et ainsi je peux rester dans la pièce avec une fourrure autour du cou et les pieds dans un sac en peau d’ours, mais je suis toujours frissonnante et je peux à peine tenir ma plume. Je n’ai jamais vu de ma vie un tel hiver qui gèle le vin dans les bouteilles ».

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Le gouvernement de la France de Louis XIV fut confronté à une crise alimentaire sans précédent provoquée par le froid intense. Une commission spéciale présidée par Henri-François d’Aguesseau représenté sur cette gravure fut nommée pour la distribution d’urgence de grains. Ces temps désespérés appelèrent des mesures désespérées : toute personne stockant du grain pouvait être condamnée aux travaux forcés ou aux galères voire à la peine de mort.

À travers le reste de l’Europe de nombreux témoins notèrent que les arbres se fendaient avec un bruit sinistre à cause du gel comme si des bûcherons invisibles les abattaient. On ne sonnait plus les cloches des églises de peur qu’elles ne se fendent en raison du froid. À Londres, pendant le « Grand Gel » la Tamise resta gelée près de 4 mois. À Amsterdam les canaux et le port furent également pris par les glaces. La Mer Baltique fut totalement gelée pendant 4 mois et il fut possible de la traverser à pied ou à cheval depuis le Danemark jusqu’à la Suède et la Norvège. Pratiquement toutes les rivières et fleuves de l’Europe furent gelés et même la source chaude d’Aachen aujourd’hui en Allemagne fut prise par les glaces. De gros chariots pouvaient traverse les lacs de Suisse et les loups s’aventurèrent dans les villages en quête de nourriture et ne dédaignaient pas se nourrir de passants morts de froid dans les rues. Dans la Mer Adriatique le froid emprisonna des navires marchands dans les glaces et les équipages moururent de faim et d’hypothermie. À Venise les habitants se déplaçaient en patins à glace car les gondoles ne pouvaient plus être utilisées. Rome et Florence furent complètement isolées par la neige et en Espagne l’Ebre gela totalement et les oliviers de la région de Valence furent totalement détruits par le gel.

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La vague de froid eut aussi des ramifications politiques. Les hostilités entre la France et la Grande-Bretagne au sujet de la Succession d’Espagne furent suspendues en raison du froid et les soldats malnutris moururent massivement (plus de 30000) à la bataille de Malplaquet durant l’automne 1709. Les historiens considèrent que la victoire de Pierre Le Grand contre la Suède à Poltova en juin 1709 fut également une conséquence de l’hiver rigoureux. En effet un grand nombre de soldats suédois étaient morts de froid et de famine durant l’hiver.

Les fièvres printanières

Les conditions glaciales de l’hiver furent seulement les premières d’une longue série de catastrophes qui ravagèrent l’Europe cette année-là. Les températures restèrent anormalement basses jusqu’à la mi-avril puis les glaces et la neige finirent pas fondre créant de monstrueuses inondations. Toutes sortes de maladies se répandirent durant l’hiver à la faveur de la malnutrition généralisée. L’épidémie de grippe qui était apparue à Rome à la fin de l’année 1708 se répandit dans toute l’Europe en 1709 et 1710 et pour aggraver cette situation la peste venue d’Asie fit son apparition en Hongrie et se répandit également rapidement. La famine resta par dessus tout le principal ravage. En dehors des animaux décimés par le froid, les semis de blé d’hiver étaient totalement détruits et les récoltes de céréales de l’année 1709 furent désastreuses sans parler des fruits, du vin et des légumes. Durant l’été 1709 le prix du blé connut une augmentation de 600 %. Le Roi Louis XIV eut beau faire pour contrôler le commerce des grains mais contre la misère généralisée du peuple il ne put rien. Des pillards attaquèrent les boulangeries et les convois de grain pourtant bien gardés par des hommes en armes. La population française se réduisit de près d’un million de personnes et plus de 200000 naissances manquèrent si l’on peut dire à l’appel, un état de fait qui affaiblit encore plus l’état de l’économie française déjà fragilisée par les dépenses militaires.

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Gravure du peintre italien Guiseppe Maria Mitelli (1634-1718)

Les causes de la vague de froid

L’hiver 1709 reste encore aujourd’hui le plus froid jamais atteint en plus de 500 ans, un froid horrifiant qui rend toujours les climatologues perplexes. Plusieurs théories s’affrontent pour en expliquer les causes. Durant les années précédentes plusieurs éruptions volcaniques furent répertoriées : le Teide sur l’île de Tenerife dans l’Archipel des Canaries, le Santorin dans la Mer Egée et le Vésuve près de Naples. De grandes quantités de poussière furent éjectées dans l’atmosphère. De plus l’année 1709 se trouve être située dans la période d’activité solaire réduite dite du minimum de Maunder. Qu’il y ait eu une combinaison de ces différents facteurs fait toujours l’objet d’un débat.

Source et illustrations : article du National Geographic traduit aussi fidèlement que possible

Notes : le minimum de Maunder est caractérisé par l’absence presque totale de taches solaires. Il s’étala sur 5 cycles solaires soit près de 60 ans entre les années 1645 et 1715. Entre les années 1670 et 1700 les observations du Soleil révélèrent moins de 50 taches solaires alors qu’au cours de l’optimum moderne et sur une même période de 30 ans le dénombrement des taches solaires atteignit plus de 50000. L’activité magnétique du Soleil qui est maintenant considérée comme liée directement au nombre de taches solaires était donc à cette époque très déficitaire. Les 20 années entourant l’année 1709 se caractérisèrent également par un proxy particulier de l’activité magnétique du Soleil qui est la présence anormalement élevée de béryllium-10. Cet isotope radioactif apparait au cours de la spallation cosmique c’est-à-dire du bombardement de très haute énergie des atomes d’azote ou d’oxygène par les rayons cosmiques. Plus il y a de béryllium-10 à la surface du sol plus le rayonnement cosmique atteignant l’atmosphère terrestre est intense et cette intensité est inversement proportionnelle à l’activité magnétique du Soleil (voir un prochain article sur ce blog).

La guerre de succession d’Espagne à la mort du Roi Charles II fut l’apogée de la mégalomanie de Louis XIV qui voulut « placer » un Bourbon sur le trône d’Espagne, en l’occurence un de ses petits-fils. Les Européens ne l’entendirent pas de la même oreille et s’allièrent contre Louis XIV. Ce fut la guerre la plus sanglante que connut l’Europe au XVIIIe et la bataille de Malplaquet la plus meurtrière. Cette guerre connut des ramification jusqu’au Canada et se termina par le Traité d’Utrecht. La France en sortit considérablement affaiblie tant économiquement que politiquement et humainement.

Selon la NASA c’est officiel le climat entre dans un épisode « glaciaire »

Il y a une information très importante et passée totalement inaperçue qui est sortie au moment même où le raout climato-financier de Paris avait lieu la deuxième semaine de ce vénérable mois de décembre 2017. Le Chicago Mercantile Exchange où se négocient la plupart des denrées alimentaires est en pleine effervescence mais pas du tout en raison du climat, encore que … Les traders impliqués en particulier dans le marché du maïs prennent depuis quelques semaines des positions à terme (on dit des « futures ») en pariant sur une forte hausse des cours des céréales depuis l’annonce officielle faite par la NASA – mais du bout des lèvres – au début du mois de décembre d’un refroidissement généralisé du climat dans les toutes prochaines années et ce dès 2018-2019. En a-t-on parlé à Paris ? Certainement pas tant les affairistes de tout poil mettaient la dernière main à l’organisation de leur main-mise sur les économies occidentales et leur racket systématique des pauvres idiots de contribuables et de consommateurs savamment drogués par une propagande incessante leur annonçant quotidiennement que s’ils ne mettent pas la main à la poche ce sera la fin torride du monde.

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Très curieusement donc la NASA a fait cavalier seul car il reste probablement encore quelques scientifiques honnêtes au sein de cet organisme qui ont encore le courage de dire ce qu’ils pensent dans leur for intérieur. Force est donc de constater que l’activité magnétique du Soleil dont les traces visibles sont les taches solaires s’affaisse dangereusement. Pour donner un aperçu en quelques chiffres de ce qui se passe il est éloquent de rappeler ceci : en 2015 il n’y a pas eu un seul jour sans aucune tache solaire. En 2016 il y eut 33 jours sans aucune tache solaire et en cette année 2017 (les dernières données datent de la première semaine de décembre) il y a eu déjà 98 jours sans taches solaires aucunes.

Comme le Soleil tourne autour de lui-même en 25 jours le comptage exact des taches solaires est visualisé par le diagramme en ailes de papillon (illustration ci-dessus, source NASA) tout au long d’un cycle solaire car les taches ont tendance à migrer des pôles vers l’équateur du Soleil (voir par exemple https://en.wikipedia.org/wiki/Sunspot) au cours d’un cycle de 11 ans.

Le présent cycle solaire est le plus déficitaire en taches solaires depuis la période de faible activité qui sévit au début du XIXe siècle et appelée le Minimum de Dalton (1790-1830). Les températures moyennes en Allemagne chutèrent de 1°C et il y eut pour aggraver la situation la fameuse année sans été en 1816 dont la cause fut l’éruption explosive cataclysmique du Mont Tambora en Indonésie. Durant cette période de plus de 30 ans les températures et les proxys (croissance des arbres par exemple) parfaitement bien documentés indiquent que le monde entier vécut une période anormalement froide. Comme le relevait le rapport de la CIA de 1974 (voir un précédent billet sur ce blog), tout refroidissement du climat conduit à une instabilité politique, et celle-ci peut devenir incontrôlable car elle est provoquée par ce qu’il y a de plus vital chez les êtres humains, la nourriture.

L’avertissement ou plutôt le constat de la NASA n’est pas passé inaperçu à la Bourse de Chicago, c’est le moins qu’on puisse dire. Et comme le cycle solaire #25 est, selon les astrophysiciens spécialistes du Soleil, prévu pour être encore plus faible en termes d’activité magnétique, il n’est donc pas étonnant que les traders de Chicago parient déjà sur les années 2020-2030 ! Le premier véritable « choc » céréalier mondial d’importance est prévu selon eux pour 2024 avec une chute spectaculaire de la production de riz. Le maïs, culture sensible aux baisses de température puisque sa production a lieu dans des zones géographiques (USA par exemple) plus exposées à un refroidissement du climat que pour le riz, céréale essentiellement cultivé dans des régions plus méridionales, serait impacté dès les années 2018-2019. Comme on sait que plus du tiers du maïs américain est utilisé pour produire de l’alcool combustible additif anti-détonant pour les véhicules automobiles aux USA il faudra choisir entre sa voiture et ce que l’on a dans son assiette, du moins dans ce pays, une petite révolution écolo-incompatible à venir.

Si en plus de la faiblesse solaire les volcans s’en mêlent l’humanité toute entière risque de beaucoup souffrir. Le volcan Bezymianny à l’extrême est de la Russie vient d’exploser (20 décembre 2017) en propulsant à plus de 15 km d’altitude des millions de tonnes de poussières, en attendant celui de Bali …

Sources : lewrockwell.com, Bloomberg, NASA

Voir aussi : https://youtu.be/kBKJkU06ICQ (NASA) et

https://youtu.be/4_hug-L_LbQ (Bezymianny)

Prochain billet sur ce thème : l’activité magnétique solaire et le refroidissement généralisé du climat, explication.

Crise climatique : les incroyables magouilles de l’IPCC

Crise climatique : les incroyables magouilles de l’IPCC

Pour faire passer la toxicité du CO2 vis-à-vis du climat l’IPCC a d’abord construit la courbe de réchauffement dite en crosse de hockey, une fabuleuse escroquerie, qui a été ensuite effacée des rapports annuels (Assessment Reports) destinés aux décideurs politiques et aux parasites qui veulent se goinfrer avec toutes les technologies dites « vertes » en passant par les universitaires pas très scrupuleux travaillant peu ou prou sur des sujets ayant une liaison directe ou très indirecte avec le « changement climatique ». Ces climatologues d’opérette, plus motivés par leur idéologie que par la déontologie scientifique de base, ont donc « trafiqué », comme on dirait dans n’importe quel laboratoire de recherche en mal de notoriété, les données existantes et bien réelles pour masquer l’effet du Soleil sur le climat et faire ainsi ressortir artificiellement celui du CO2. C’était le but de la magouille qui après une propagande internationale fantastiquement bien organisée a été imprimée dans les esprits tant des politiciens que du grand public qui de toutes les façons sont perméables à toutes sortes de racontars puisqu’ils n’y comprennent rien du tout.

L’activité du Soleil se manifeste par ce que les spécialistes appellent l’irradiance c’est-à-dire l’énergie sous forme de radiations électromagnétiques, ultra-violet, visible et infra-rouge atteignant la surface de la Terre en provenance du Soleil. Il existe toutes sortes d’indices appelés « proxys » pour recalculer ce flux d’énergie exprimé en watt par mètre-carré durant les années passées et depuis l’arrivée des satellites il est encore plus facile de mesurer cette énergie à une distance du Soleil de une unité astronomique, la distance moyenne entre la Terre et le Soleil. Cette reconstruction a aussi pu être corrélée au nombre de taches solaires depuis que l’on dispose d’observations fiables et régulières depuis le début du XVIIIe siècle. L’irradiance solaire a ainsi pu être rapprochée de ce nombre de taches solaires et des proxys, que ce soient les cernes de croissance des arbres, l’abondance en carbone-14 et béryllium-10 (pour l’activité magnétique solaire) et oxygène-18 (pour les températures) dans les carottes de glace, les concrétions calcaires ou encore les coraux et les coquilles de mollusques. Bref, le scientifique dispose d’une quantité immense de données toutes disponibles au public.

Il suffit donc pour un scientifique un tant soit peu honnête d’analyser ces données et de constater que le climat est intimement dépendant de l’activité du Soleil et par voie de conséquence de l’irradiance solaire qui varie en gros entre 1364 et 1367 W/m2 à la surface de la Terre dans la zone intertropicale, par temps clair et quand le Soleil est au zénith. Il est intéressant de noter ici que la mission satellitaire SORCE a mesuré l’irradiance solaire dans l’espace à une distance de une unité astronomique du Soleil entre les années 2003 et 2013 et est arrivée à la conclusion qu’au cours d’une année cette grandeur varie entre 1319 et 1407 W/m2 soit un variation de 6,5 % par rapport à la moyenne de 1360 W/m2 pour deux raisons : l’orbite de la Terre est une ellipse et l’axe de rotation de la Terre n’est pas perpendiculaire au plan de son orbite autour du Soleil. Néanmoins une grande partie de cette énergie est captée par les hautes couches de l’atmosphère, en particulier par l’ozone, dans les longueurs d’onde de l’ultra-violet lointain, le rayonnement le plus énergétique provenant du Soleil, puis elle se dissipe dans l’espace.

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Les variations passées du climat depuis le début du XVIIe siècle sont bien documentées et elle suivent très fidèlement les variations de l’irradiance solaire telle qu’elle a pu être reconstruite à l’aide de ces proxys. Malheureusement pour les fonctionnaires de l’IPCC ces observations allaient à l’encontre de l’hypothèse de l’effet de serre du CO2 et des conséquences de cet effet de serre sur l’évolution du climat. Ces spécialistes, ou auto-proclamés comme tels, ont donc tout fait pour masquer l’effet de l’activité solaire sur le climat terrestre, quitte à carrément devenir malhonnêtes. Ce fut le cas grossier de la courbe en forme de crosse de hockey mais quel a été le cheminement de cette incroyable imposture ? Elle date de la fin des années 1990 et a été constamment modifiée pour satisfaire la mise en place du forcing radiatif provoqué par le CO2. Les curieux peuvent aller se délecter en lisant le rapport décrivant le « Coupled Model Intercomparison Project Phase 5 » (CMIP5) utilisé dans les rapports de l’IPCC (voir le lien). Pour établir une comparaison et faire ressortir cette imposture le Docteur Willie Soon du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, en collaboration avec deux scientifiques irlandais indépendants (voir le lien) ont pris la peine de mettre dans une même illustration les évolutions réelles de l’irradiance solaire en regard des données trafiquées par les sbires de l’IPCC en normalisant à la même échelle toutes ces représentations et c’est tout à fait clair : il y a eu de la grosse magouille, une grosse magouille inacceptable pour n’importe quelle personne ayant un tant soit peu d’esprit critique mais que les politiciens du monde entier ont pris pour argent comptant !

L’autre falsification sciemment organisée a concerné le choix à faire par l’IPCC entre deux cas de figure : un Soleil avec une variabilité réelle – telle qu’elle a été déduite de tous ces proxys mentionnés ci-dessus – ou une activité solaire réduite. Car pour faire « passer » l’effet de serre du CO2 et le forcing radiatif en résultant, l’activité solaire sous forme d’irradiance totale (TSI) réelle et telle que mesurée par ces proxys et rapprochée du comptage des taches solaires constituait une véritable épine dans le pied de ces menteurs patentés et mandatés par les Nations-Unies. Même chose ! Ils ont falsifié toutes les données en mettant au point des modèles uniquement écrits pour cette falsification finale.

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L’illustration ci-dessus demande quelques explications. Les tracés en rouge représentent l’irradiance solaire totale telle que reconstruite à partir des divers proxys disponibles et en pointillés bleus le nombre de taches solaires (SSN) selon les observations disponibles. La courbe supérieure est la plus proche de la réalité. Elle a pourtant été réactualisée par le même auteur entre les années 1995 et 2000 pour des raisons obscures. Ces même données ont été à leur tour reprises par Wang et collaborateurs en 2005 et n’importe quel enfant de 5 ans dira que ce ne sont pas les mêmes courbes alors que les mêmes données ont été utilisées pour en arriver à ces représentations graphiques très différentes les unes des autres. La courbe de Wang et al. est plus conforme aux hypothèses de l’IPCC car un quelconque effet significatif de l’activité solaire sur les variations du climat terrestre ne peut plus être invoqué.

Toute cette histoire rocambolesque de réchauffement climatique provoqué par le CO2 est basée sur des mensonges réitérés et ça n’a pas l’air de déranger qui que ce soit, en tous les cas certainement pas le ministre français de pacotille en charge de la transition énergétique solidaire, je crois que c’est à peu près le libellé de son maroquin, qui prend des décisions totalement injustifiées quand les mensonges de l’IPCC sont ainsi dévoilés clairement, que ce soient les primes à la casse pour les vieilles voitures, la construction de milliers d’éoliennes dans la campagne profonde française ou encore le combat contre le chocolat qui provoque la disparition des forêts tropicales humides de la Côte-d’Ivoire (objet d’un prochain article) entrainant donc une insupportable augmentation du CO2 atmosphérique. Pour un ancien scientifique que je fus j’en reste ahuri de stupeur …

Source : Willie Soon, Ronan Connolly, Michael Conolly, Earth-Science Reviews (2015) « Re-evaluating the role of solar variability on northern hemisphere temperature trends since the 19th century« , article aimablement fourni par les auteurs qui sont chaleureusement remerciés ici et que je tiens aimablement à la disposition de mes lecteurs curieux, https://doi.org/10.1016/j.earscirev.2015.08.010 , accès payant.

http://solarisheppa.geomar.de/cmip5

 

Crise climatique : réchauffement délirant ? Non, refroidissement brutal ! (#7 et fin de cette série)

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En 2007 l’IPCC a reconnu qu’il était illusoire d’assigner des grandeurs physiques aux modèles d’évolution du climat pour tester leur validité. Plus simplement énoncé cela revient à dire qu’il est impossible d’avoir une quelconque idée des températures futures et qu’il est donc tout aussi impossible de calculer la sensibilité du climat au CO2. Malgré cela l’IPCC a encouragé et financé indirectement via les institutions gouvernementales de nombreux universitaires pour persévérer dans la mise au point de modèles décrivant l’évolution future du climat et rassembler, parfois au mépris des principes fondamentaux de l’honnêteté scientifique de base, toutes sortes d’arguments confortant l’hypothèse du réchauffement d’origine anthropique, depuis la disparition supposée des ours blancs et des banquises polaires jusqu’à l’acidification des océans provoquant la mort des coraux. Il en reste la conclusion à l’emporte-pièce qu’il faut se résigner malgré tout à contrôler les émissions de CO2 comme cela fut présenté à la COP21. Cette dissonance dans les connaissances est tellement extrême qu’elle en est irrationnelle car il n’y a encore aujourd’hui aucune évidence que le CO2 joue un quelconque rôle dans l’évolution globale des températures (voir le précédent billet de ce blog).

Un deuxième point tout à fait troublant est l’ignorance systématique par les scientifiques appointés par l’IPCC de ce qui est appelé par les paléoclimatologues l’optimum climatique médiéval ainsi que les variations climatiques périodiques d’une durée d’environ 60 années. Les modélisateurs, à la limite, se sont contentés d’effectuer des calculs basés sur des systèmes d’équations différentielles qui de toutes les façons n’ont aucune validité tant le nombre de paramètres est élevé. On se trouve donc devant un cas d’ « arme mathématique de destruction massive » comme l’a écrit C. O’Neil dans son ouvrage « Weapon of math destruction » (Crown Publishers, 2016) car il est impossible dans de telles conditions d’attribuer une quelconque signification à ces modélisations. Et puisqu’il était difficile voire impossible d’intégrer dans leurs simulations ces variations climatiques périodiques de 1000 et 60 années parfaitement bien identifiées par diverses approches expérimentales, que ce soit avec les carottages des calottes glaciaires, la dendrochronologie ou encore l’étude isotopique (carbone-13) des concrétions calcaires des grottes ou des dépôts de squelettes de plancton, les modélisateurs les ont tout simplement et soigneusement ignorées.

L’illustration ci-dessous rapproche la variation de la température de l’atmosphère telle que déduite des études des carottages glaciaires en regard de la teneur en CO2 atmosphérique depuis 10000 ans.

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Il est facile de remarquer des épisodes de réchauffement tous les 1000 ans et ceci depuis la fin de la grande glaciation qui prit fin il y a environ 14000 ans (Dryas récent). Il est également intéressant de remarquer que depuis 4000 ans la planète s’est refroidie de manière continue avec cependant 4 épisodes « chauds » parfaitement bien identifiés par toutes sortes de proxys comme ceux mentionnés ci-dessus, les optima minoen, romain, médiéval et moderne. Ces optima se sont succédé à 1000 ans d’intervalle avec une régularité surprenante. De plus chacun de ces cycles de 1000 ans comporte une phase de 650 ans durant laquelle la température se refroidit suivie d’une phase de 364 ans durant laquelle cette température moyenne globale augmente. La Terre se trouve aujourd’hui à l’aube – en réalité depuis le printemps de l’année 2003 – d’un nouveau cycle de 1000 ans qui va donc voir les températures baisser de manière significative et continue durant 650 années.

Il faut néanmoins remarquer que la tendance au refroidissement depuis 2003 a été perturbée par deux phénomènes El Niňo intenses, en 2011 et 2016, mais cette tendance vers un refroidissement devrait s’accentuer dès 2019. À cette périodicité de 1000 ans des variations du climat se superposent des cycles de 60 ans dont j’ai mentionné l’existence dans un précédent billet et dont voici à nouveau l’illustration (voir la source dans le lien en fin de billet) :

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Reste enfin la décroissance de l’activité solaire depuis le début du XXe siècle, nonobstant la période récente de puissante activité solaire (« Golden Spike ») reconstruite à partir de la présence de béryllium-10 (voir note) dans les carottages glaciaires. Si on la rapproche des prévisions alarmantes des astrophysiciens relatives à la sorte de torpeur magnétique du Soleil qui va avoir lieu lors du prochain cycle solaire, il y a tout lieu de s’alarmer.

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Tous ces éléments combinés et jamais pris en compte par l’IPCC dans un quelconque de ses rapports font qu’il est impossible d’imaginer un commencement d’effet direct et quantifiable du CO2 sur le climat. Ce qui a été observé est un arrêt brutal de l’augmentation des températures des basses couches de l’atmosphère depuis 1998 et comme il existe un temps de latence d’une douzaine d’années entre la baisse de l’activité magnétique solaire et l’augmentation du rayonnement cosmique il est donc hautement probable que dans les toutes prochaines années nous assistions à une chute d’autant plus rapide des températures que tous ces phénomènes périodiques se conjuguent en ce moment même : cycle de 1000 ans, cycle de 60 ans et effondrement de l’activité solaire.

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Fini le « Golden Spike » solaire des années 2000, finis les printemps fleuris, les moissons abondantes et les vins corsés … Nous sommes déjà entrés dans un « petit » âge glaciaire qui durera au moins jusqu’en 2070. Mais les tenants du réchauffement climatique feront toujours la sourde oreille car ils n’accepteront jamais de reconnaître leurs erreurs, trop de centaines de milliards de dollars sont en jeu, trop de gouvernements, trop d’ONGs, de laboratoire universitaires et d’entreprises gourmandes de subventions étatiques se sont engouffrées les yeux fermés dans cette supercherie tellement vaste et devenue en quelque sorte un dogme qu’elle paraît incontournable bien que scientifiquement caricaturale. On compte plus de mille institutions publiques et semi-publiques de par le monde impliquées par exemple dans les énergies alternatives supposées « sauver » le climat … Où vont donc nos impôts ?

Pour conclure cette série de billets relatifs au climat il est opportun de citer Francis Bacon (1561-1626) citant les fraudes intellectuelles :

« Les idoles du théâtre sont celles qui sont liées au sophisme et aux faux enseignements. Ces idoles sont façonnées dans les domaines de la théologie, de la philosophie et de la science, et parce qu’elles sont défendues par des groupes de savants elles sont acceptées sans contestation par les masses. Lorsque de fausses philosophies ont été construites et ont atteint une large sphère de domination dans le monde intellectuel, elles ne sont plus remises en question. De faux édifices sont construits sur de fausses fondations et au final ces systèmes stériles et sans mérite montrent toute leur grandeur sur la scène mondiale « .

Notes. Plus l’activité magnétique solaire est élevée moins on retrouve de béryllium-10 dans les carottes glaciaires ou les concrétions calcaires. Le béryllium-10 se forme dans l’atmosphère par bombardement cosmique des noyaux d’azote. Plus le Soleil est magnétiquement actif plus les rayons cosmiques sont déviés et moins de béryllium-10 est produit par spallation. La modélisation d’Akasofu ne tient pas compte du cycle millénaire.

Source : adapté d’un article de Norman J Page, géologue de son état, paru dans la revue Energy & Environment, doi: 10.1177/0958305X16686488 et intitulé « The coming cooling : Usefully accurate climate forecasting for policymakers » aimablement communiqué par l’auteur qui est vivement remercié ici.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/03/28/crise-climatique-paroxysme-du-delire-4/

Illustration : Chasseurs dans la neige, Pieter Bruegel l’Ancien (1564)