Le Forum Économique Mondial ne veut que notre bien !

Il y a quatre ans le WEF annonçait son plan pour que le Sri Lanka devienne un pays riche en 2025 :

Le Sri Lanka repose pour une grande partie de son économie, qu’il s’agisse de la production de thé réputé dans le monde entier, de bananes ou encore de latex, sur l’agriculture. Mise à part la ville de Colombo la population du pays est essentiellement rurale. Les bananes comme le thé requièrent l’usage intensif d’engrais et de pesticides quant au latex la production est optimale avec les hévéas qui ont atteint une certaine taille de leur tronc. Or la production de latex nécessite aussi d’importantes quantités d’engrais de synthèse pour une production abondante avant que les arbres ne dépérissent. De plus les ravageurs viennent justement infester ces vieux arbres épuisés par les saignées répétées. Enfin l’exploitation de la forêt équatoriale, comme la production du thé et des bananes, est réservée aux marchés de l’Etat, dans un pays socialiste depuis la fin des années 1960. Si l’exportation de grumes de bois n’est pas soumise au contrôle de l’administration en ce qui concerne l’usage de pesticides et d’engrais, celle notamment du thé représentant près de 30 % des ressources du Sri Lanka a dramatiquement chuté au cours des dix dernières années. Le Sri Lanka s’est en effet engagé dans une politique agricole dite « renouvelable » conforme aux critères dits ESG afin d’attirer des investisseurs qui ne sont jamais venu investir. La conséquence directe a été un assèchement des réserves de devises de l’Etat qui ne plus aujourd’hui acheter la moindre goutte de produits pétroliers raffinés.

Que s’est-il donc passé ? Une révolte populaire violente puisqu’il n’y a plus de carburants pour les machines agricoles, les transports en commun et les voitures particulières. Le pays est exsangue, ne peut plus acheter de produits pétroliers raffinés et vient de faire défaut sur sa dette. À n’en pas douter le patron du WEF va trouver un prétexte pour accuser le gouvernement du Sri Lanka de gestion socialiste trop radicale. Mais au fait n’est-ce pas un socialisme pur et dur que préconise Klaus Schwab quand il assure que dans un futur proche « nous ne posséderons rien mais serons heureux » ? La structure socialiste du Sri Lanka a rendu tous les citoyens fonctionnaires. Sont-ils heureux pour autant ?

Voilà ce que le WEF réserve à de nombreux pays avec les quelques 40000 décideurs politiques formatés par cet organisme et disséminés afin d’imposer des lois et des structures sociales promettant le bonheur des citoyens quitte à utiliser la force pour imposer de telles mesures. Les Pays-Bas semblent attirés par l’image que donne le Sri Lanka, ce sera bientôt le tour de la France puis d’autres pays européens, du Canada, de l’Australie … La suite des évènements sociaux ressemblera à celle qui a lieu à Colombo avec la prise d’assaut du siège du gouvernement et de la résidence du Premier Ministre qui reconnaissait il y a deux mois que l’économie du pays avait touché le fond. Les peuples ne doivent pas se laisser esclavagiser par ces activistes du WEF qui veulent instaurer un tel nouvel ordre mondial.

Largement inspiré d’un billet de Tony Heller paru sur son site realclimatescience.com le 11 juillet 2022

ESG global : la fuite vers la ruine

Tous les investisseurs se cassent les dents sur les exigences ESG que doivent respecter les gestionnaires de fonds. Ces gestionnaires sont le premier maillon d’un vaste programme de généralisation de ces critères ESG à l’échelle de la planète tel qu’il a été envisagé lors du récent forum de Davos. Rien n’a été laissé au hasard lors de ce forum : les « élites globales » auront pour mission, c’est maintenant officiel, de détruire le capitalisme de marché libre en instituant un système ESG global. Les conséquences d’une telle décision sont immenses. Les souverainetés nationales seront érodées, les processus démocratiques n’auront plus lieu d’être puisque des règles internationales seront imposées aux gouvernements, les entreprises devront se plier à ces règles et au final ce sont les choix individuels qui seront restreints. Les règles de conformités aux critères ESG étaient jusqu’à cette réunion des élites à Davos traitées au cas par cas. Ce ne sera plus possible si, comme cela a été décidé lors du Forum, il est nécessaire de mettre en place les directives de l’International Sustainability Standards Board (ISSB), organisme chargé de l’harmonisation des critères ESG et des informations relatives à ces critères au sujet d’une entité industrielle ou commerciale recherchant des investisseurs. Les règles actuelles ne sont pas harmonisées et c’est le rôle de l’ISSB, émanation de l’IFRS (International Financial Reporting Standards) (https://www.ifrs.org/about-us/who-we-are/ ) une fondation dédiée à ce but de standardisation.

Il est clair que les décideurs politiques d’un pays quelconque n’auront plus aucun pouvoir dans leur propre pays puisqu’ils devront se plier aux standards mis en place par l’IFRS et fortement encouragés lors de cette dernière réunion du Forum de Davos. L’idéologie globale fascisante sous-jacente à Davos est très clairement annoncée par les élites internationales. Le patron de l’ISSB, un dénommé Emmanuel Faber, a déclaré, je cite : « nous ne pouvons pas nous contenter de rester au niveau des taxonomies débattues sur le plan régional, car elles dépendent d’un certain consensus politique. Cela devrait changer et il faut viser plus loin que ces taxonomies ». On peut traduire ces propos assez clairement : Faber semble dire qu’il faut instituer un système du haut vers le bas ignorant les frontières nationales et les décideurs politiques locaux rendant ainsi l’idée même de démocratie inopérante.

Cette alliance de facto telle qu’elle se dessine entre les gouvernements et les élites de la finance ne laissera donc que peu de place à la démocratie. Les entreprises qui ne se conformeront pas aux critères ESG seront écartées des investisseurs et ces organismes de régulation imposeront leur loi sur toutes les autres entreprises quelles qu’elles soient. Il s’agit à l’évidence de la mise en place d’un gouvernement mondial. Ce que les élites de Davos ont oublié c’est que seuls 80 % de la population mondiale est concernée par ce projet. Le système totalitaire chinois contrôle déjà l’économie du pays, quant aux autres pays hors ceux dits « occidentaux » , certains d’entre eux en sont encore au système de troc et à moins de décider une mise au pas autoritaire de ces derniers, ce système de respect des critères ESG n’est qu’une élucubration de plus exclusivement « occidentalo-occidentale ». Enfin il est clair que l’élite de Davos oublie les populations et leurs réactions lors de la grave crise économique qui se profile à un horizon rapproché. Il y aura « du sang et des larmes » et ce sang sera peut-être versé par ces élites. Source partielle ZeroHedge

L’éthanol : une idée stupide ou un crime – ou les deux ?

L’utilisation accrue de l’éthanol – permise par la levée par le président Biden d’une interdiction estivale des carburants contenant un mélange de 15 % – est une mauvaise réponse aux prix élevés de l’essence et un refus de reconnaître les échecs de l’additif à base d’alcool de maïs. Reuters a décrit l’action du président comme une victoire pour le lobby du maïs, mais tous les autres semblent être des perdants. Lien : https://www.reuters.com/world/us/biden-allow-higher-ethanol-fuel-sales-summer-check-gas-prices-2022-04-12/

Les lacunes de l’éthanol comme solution de rechange à l’essence sont signalées continuellement depuis au moins 2007, lorsque le gouvernement américain a élargi son exigence voulant que les distributeurs mélangent l’éthanol et les carburants afin de réduire leur dépendance au pétrole étranger. L’additif a également été présenté comme un moyen de réduire les émissions de dioxyde de carbone. Liens :https://www.reuters.com/article/environment-un-rights-food-dc/biofuels-could-lead-to-mass-hunger-deaths-u-n-envoy-idUSL1490977120070614

« Le développement des biocarburants présente un grand danger pour le droit à l’alimentation », a déclaré Jean Ziegler, défenseur des droits de l’homme à l’époque. « Elle (le prix) sera peut-être payée par des centaines de milliers de personnes qui mourront de faim ». Un an plus tard, il a qualifié le détournement des cultures vivrières pour alimenter la production d’éthanol de « crime contre l’humanité ». Lien : https://www.france24.com/en/20080414-ziegler-biofuel-crime-against-humanity-global-food-crisis

En 2011, Mr Indur Goklany a écrit que « la loi de l’offre et de la demande dicte » que la production d’éthanol « augmenterait presque inévitablement les prix alimentaires mondiaux » et exacerberait la pauvreté. Il a calculé que 192 000 décès supplémentaires avaient résulté de l’échange nourriture-carburant en 2010. https://www.jpands.org/vol16no1/goklany.pdf

Plus récemment, une vidéo de YouTube a déclaré dans son titre « America Was Wrong about Ethanol ». Le narrateur annonce : « Nous allons expliquer pourquoi l’éthanol à base de maïs est une idée stupide. » https://youtu.be/BvJj1rvaBBI

La vidéo est basée sur une étude de l’Université du Wisconsin, qui déclare : « Nous constatons que la RFS (Renewable Fuel Standard requiring ethanol blending) a augmenté les prix du maïs de 30 % et les prix des autres cultures de 20 %, ce qui, à son tour, a augmenté la culture du maïs aux États-Unis de 2,8 millions d’hectares (8,7 %) et le total des terres cultivées de 2,1 millions d’hectares (2,4 %) dans les années suivant l’adoption de la politique (2008 à 2016) ». https://www.pnas.org/doi/pdf/10.1073/pnas.2101084119

La National Wildlife Federation s’oppose à la RFS parce que l’expansion des terres cultivées empiète sur l’habitat naturel. Les organisations commerciales de l’industrie laitière et des boulangeries se sont opposées aux pressions exercées par RFS sur les prix et les approvisionnements du maïs. Des dizaines d’organisations représentant des millions de personnes ont écrit en faveur de la réforme de RFS. Comme on pouvait s’y attendre, l’augmentation de la superficie agricole a entraîné une augmentation de la pollution agricole. L’étude du Wisconsin, publiée en février par la National Academy of Sciences, fait état d’une augmentation de trois à huit pour cent des polluants de l’eau. 

Selon les chercheurs du Wisconsin, une expansion de la RFS ne promet que la même chose : « Selon nos estimations, pour chaque milliard de gallons par année d’augmentation de la demande d’éthanol, nous nous attendrions à une augmentation de 5,6 % des prix du maïs, de 1,6 % et de 0,4 % dans les secteurs du maïs et des terres cultivées des États-Unis, respectivement, et à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre qui en découle, la pollution par les éléments nutritifs et l’érosion des sols. »

L’expansion de l’éthanol par le président Biden réduit le prix actuel à la pompe — s’il y a lieu —, mais elle a pour effet global d’augmenter le coût du carburant de près de 30 cents le gallon. selon le témoignage présenté en février au Comité sénatorial de l’environnement et des travaux publics par Lucian Pugliaresi, président de l’Energy Policy Research Foundation, Inc. 

Les augmentations du prix des crédits que les raffineurs doivent acheter s’ils n’ajoutent pas d’éthanol à leur produit ont contribué à l’augmentation des coûts de production du carburant (effet direct des critères ESG). Depuis l’achat de la raffinerie Trainer près de Philadelphie en 2012, Monroe Energy a dépensé plus d’un milliard de dollars en conformité avec la RFS, soit plus que le prix d’achat de la raffinerie et plus annuellement que presque tous les autres coûts d’exploitation combinés. 

Les crédits qui ont déjà coûté quelques cents chacun devraient augmenter cette année de plus de 2 $, une différence de centaines de millions de dollars par année pour les raffineurs comme Monroe. Certains petits raffineurs ont fermé en raison des pressions économiques de la RFS. Une perversité du programme est que les tiers, y compris les banques de Wall Street et les fonds d’investissement, sont autorisés à acheter et vendre les crédits sur la spéculation, augmentant la demande pour eux. Bref, les spéculateurs font de l’argent sur le dos des producteurs et des consommateurs. 

« Nous avons soulevé des préoccupations au sujet de cette pratique – et de nombreux autres aspects problématiques de la conception du programme RFS – mais jusqu’à présent, nos appels à la réforme du programme sont tombés dans l’oreille d’un sourd », a déclaré Matt McGlaughin, porte-parole de Monroe Energy. 

Le résultat escompté de cette mesure est une baisse des prix à la pompe, mais seulement 2 300 des 150 000 stations-service du pays, soit environ 1,5 p. 100, vendent de l’essence E15, selon une fiche d’information de la Maison-Blanche. De plus, l’éthanol est moins efficace que l’essence, ce qui réduit le kilométrage d’essence et coûte donc plus cher aux consommateurs que l’essence conventionnelle au mille. https://www.whitehouse.gov/briefing-room/statements-releases/2022/04/12/fact-sheet-using-homegrown-biofuels-to-address-putins-price-hike-at-the-pump-and-lower-costs-for-american-families/

Dans son témoignage, M. Pugliaresi a dit : « Nous nous dirigeons vers un monde en grande partie inexploré, rempli d’énormes risques liés aux prix et à la sécurité énergétique […] Attendez-vous à des échecs, à des dépassements de coûts et à des imprévus. » Il a recommandé que la RFS soit conçue pour « résister à un large éventail de défis futurs ». 

Etant donné les résultats il serait avisé de mettre un terme à ce programme.

Article de Gregory Wrightstone paru sur le site townhall.com le 27 mai 2022

La communauté ESG ne comprend pas à quoi sert le pétrole brut !

par Ronald Stein, 6 mai 2022, Oilmanmagazine.com

La communauté des investisseurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) se désinvestit du pétrole brut qui fournit aux consommateurs des produits et des carburants qui n’existaient pas dans le monde décarboné des années 1900 et avant.

Aujourd’hui, il existe une réalité perdue selon laquelle l’utilisation principale du pétrole brut n’est PAS pour la production d’électricité, mais pour fabriquer des dérivés et des carburants qui sont les ingrédients de tout ce dont les économies et les modes de vie ont besoin pour exister et prospérer. Le réalisme énergétique exige que les législateurs, les décideurs politiques, les médias et la communauté des investisseurs commencent à comprendre l’ampleur stupéfiante du mouvement de décarbonisation.

Sur les trois combustibles fossiles, la communauté environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) ignore que le pétrole brut n’est pas utilisé que pour l’électricité. En fait, le pétrole brut est pratiquement inutile, à moins qu’il ne soit transformé (par les raffineries) en dérivés du pétrole qui sont à la base de plus de 6 000 produits de notre vie quotidienne qui n’existaient pas avant les années 1900, et les carburants pour déplacer les poids lourds et les besoins à long terme des avions, des navires de croisière et des navires marchands, et du programme militaire et spatial.

Les produits dérivés du pétrole brut sont le fondement de la société moderne et peu de consommateurs sont prêts à renoncer à ces avantages. L’accès à un pétrole brut bon marché, abondant et fiable a été la pierre angulaire de la révolution industrielle et des réalisations de l’humanité.

L’ignorance généralisée de l’utilisation et du désinvestissement du pétrole brut dans l’industrie pétrolière et gazière pourrait causer un préjudice irréparable à l’industrie, ainsi qu’infliger des pénuries d’approvisionnement et une flambée des prix aux consommateurs pour le nombre moindre de produits fabriqués à partir de pétrole brut, afin de répondre aux demandes croissantes des société.

Les énergies renouvelables solaires et éoliennes pour la production d’électricité ne sont pas fiables car elles dépendent des brises intermittentes et du soleil pour fonctionner. Pour obtenir une électricité continue et ininterrompue, l’éolien et le solaire ont besoin d’un soutien fourni par le charbon, le gaz naturel ou le nucléaire. De plus, les énergies renouvelables NE PEUVENT fabriquer aucun des produits dérivés du pétrole brut, elles ne peuvent générer que de l’électricité intermittente. En fait, les énergies renouvelables ne peuvent exister sans pétrole brut car toutes les pièces des éoliennes et des panneaux solaires sont fabriquées avec des dérivés du pétrole fabriqués à partir de pétrole brut.

Les banques et les géants de l’investissement qui sont à l’origine du désinvestissement environnemental, social et de gouvernance (ESG) dans les combustibles fossiles font fureur à Wall Street ces jours-ci, pour se départir des trois combustibles fossiles que sont le charbon, le gaz naturel et le pétrole brut, juste pour réduire émissions. Il est consternant que le président Biden et les Nations Unies soutiennent l’idée de permettre à la communauté des investisseurs de s’entendre pour remodeler les économies et nos infrastructures énergétiques.

Avant de se départir des trois combustibles fossiles que sont le charbon, le gaz naturel et le pétrole brut, où est le remplacement ou le clone du pétrole brut, pour faire fonctionner les sociétés et les économies d’aujourd’hui ?

En regardant un peu plus de 100 ans en arrière, il est facile de voir comment la civilisation a bénéficié de plus de 250 technologies de raffinage de pointe pour le traitement des hydrocarbures sous licence utilisées par plus de 700 raffineries dans le monde qui répondent aux besoins des huit milliards de personnes vivant sur terre. avec plus de 6 000 produits fabriqués à partir des dérivés du pétrole fabriqués à partir de pétrole brut brut dans les raffineries. Aucun de ces produits n’était disponible pour la société avant 1900.

Se débarrasser du pétrole brut inverserait une grande partie des progrès réalisés au cours des derniers siècles. Les inventions de l’automobile, de l’avion et de l’utilisation du pétrole au début des années 1900 nous ont menés à la révolution industrielle et aux victoires des guerres mondiales I et II.

Les produits issus des combustibles fossiles ont réduit la mortalité infantile, prolongé la longévité de 40+ à plus de 80+, nous ont permis de nous déplacer partout dans le monde via des avions, des trains, des navires et des véhicules, et ont pratiquement éliminé les décès liés aux conditions météorologiques.

Au fur et à mesure que l’ESG progresse, les banques et les géants de l’investissement ont la mémoire courte des produits pétrochimiques et de l’ingéniosité humaine étant les raisons pour lesquelles la population mondiale est passée d’un à huit milliards en moins de 200 ans. Les efforts pour cesser l’utilisation du pétrole brut pourraient être la plus grande menace pour la civilisation, et non le changement climatique, et conduire le monde à une ère de pénuries extrêmes garanties de produits de combustibles fossiles, comme nous l’avons eu dans le monde décarboné dans les années 1800, ce qui peut entraîner dans des milliards de décès dus aux maladies, à la malnutrition et aux décès liés aux conditions météorologiques essayant de vivre sans les plus de 6 000 produits dont bénéficie actuellement la société.

Les efforts visant à abandonner les combustibles fossiles priveront et/ou retarderont davantage la fourniture à neuf pour cent de l’humanité, soit plus de 689 millions de personnes, dans ce monde qui vivent en dessous du seuil de pauvreté international de 1,90 dollar par jour, de profiter des mêmes produits qui profitent aux riches et des pays sains. Priver les citoyens des plus de 6 000 produits qui n’existaient pas avant 1900, fabriqués à partir de dérivés du pétrole fabriqués à partir de pétrole brut, semble immoral et mal, car des pénuries extrêmes entraîneront des milliards de décès dus aux maladies, à la malnutrition et aux décès liés aux conditions météorologiques.

Les décisions des conseils d’administration des banques qui permettent à la communauté des investisseurs de s’entendre pour remodeler les économies et les modes de vie, afin qu’ils soient conformes aux préférences des banques et des autres institutions financières, constituent un précédent extrêmement dangereux. Les consommateurs n’ont jamais voté pour donner aux banques ce genre de contrôle sur notre monde.

L’audace est écrasante que ces banques ESG et ces géants de l’investissement, dans les pays les plus sains et les plus riches, insistent pour que nous limitions l’accès futur des pays pauvres aux produits issus des combustibles fossiles. Une énergie bon marché, fiable et accessible, ainsi que des produits issus de combustibles fossiles, sauvent des vies et constituent l’un des meilleurs moyens de sortir de la pauvreté.

Les conséquences involontaires de la rage ESG débarrassant le monde de l’utilisation du pétrole brut seraient l’offre restreinte et les pressions inflationnistes qui en résulteraient sur l’offre limitée de produits et de carburants fabriqués à partir de brut pour répondre à la demande croissante qui soutient :

De l’asphalte pour environ soixante-cinq millions de kilomètres de routes dans le monde.

Des pneus pour les 1,4 milliard de véhicules dans le monde.

Des engrais pour nourrir les huit milliards de personnes dans ce monde sur une terre de plus en plus épuisée et surpeuplée.

Fournitures médicales principalement fabriquées à partir de dérivés du pétrole.

Des jets qui comprennent plus de 50 000 avions militaires, commerciaux, privés et l’Air Force One du président américain.

Navires marchands qui comprennent plus de 53 000 navires qui transportent des produits à travers le monde.

Véhicules majoritairement en plastique.

Composants renouvelables d’éoliennes et de panneaux solaires fabriqués à partir de dérivés du pétrole.

Les effets domino du bricolage de la chaîne d’approvisionnement des combustibles fossiles sont les pénuries d’approvisionnement et la flambée des prix pour les consommateurs, non seulement pour l’électricité, mais pour les milliers de produits qui soutiennent l’ensemble de l’industrie médicale, toutes les branches de l’armée, les aéroports, l’électronique, les communications, les navires marchands, les porte-conteneurs et les paquebots de croisière, ainsi que l’asphalte pour les routes et les engrais pour aider à nourrir le monde.

Il est temps que les gens exigent des lois anti-ESG de leurs législatures et mettent un terme aux banques qui s’entendent pour remodeler les économies et les modes de vie, et infligent des pénuries et de l’inflation aux consommateurs.

Source: https://oilmanmagazine.com/article/the-esg-community-lacks-an-understanding-of-what-crude-oil-is-used-for/ utile pour retrouver les nombreux liens documentant cet article.

Ceux qui contrôlent la disponibilité en nourriture contrôlent les peuples

C’est d’une longue enquête de Corey Lynn, journaliste d’investigation, parue sur son site coreysdigs.com que je présente ici avec quelques passages qui en sont extraits. Les anglophones peuvent se plonger dans cette enquête riche en informations qui glacent le sang. La nouvelle organisation occidentale (les continents Africain et Sud-Américain et une grande partie de l’Asie du Sud-Est n’y participeront pas) qui se dessine sous les radars a pour objectif clair de dominer les peuples. C’est l’objectif du Club de Davos, des grands fonds d’investissement, de la Fondation B&M. Gates et de l’agenda 2030 des Nations-Unies. Toutes les grandes organisations internationales sont partie prenante. Il est déjà trop tard pour réagir. Quelques extraits ci-dessous, source : https://www.coreysdigs.com/global/new-controlled-food-system-is-now-in-place-and-they-will-stop-at-nothing-to-accelerate-their-control/

« Qui contrôle l’approvisionnement alimentaire contrôle les gens ; qui contrôle l’énergie peut contrôler des continents entiers ; qui contrôle l’argent peut contrôler le monde ». Cette célèbre citation d’Henry Kissinger sonne de plus en plus vrai de semaine en semaine. Les mondialistes contrôlent déjà la majorité de l’argent, se déplacent très rapidement pour convertir le système énergétique en systèmes dans lesquels ils investissent tous et ont pris des mesures drastiques pour contrôler l’industrie alimentaire tout en en faisant passer une grande partie sous le radar. S’ils contrôlent les graines, ils contrôlent la nourriture, et s’ils contrôlent la nourriture, ils peuvent utiliser l’identification numérique pour contrôler l’accès des consommateurs à la nourriture. Alors qu’une vague d’incendies détruit soudainement les usines de transformation des aliments, de viande et d’engrais, à une époque où les agriculteurs souffrent et où les problèmes de chaîne d’approvisionnement se manifestent, un système complet d’infrastructure alimentaire traçable a déjà été construit dans plusieurs villes et fait son chemin à travers le globe.

Imaginez un jour où les marchés de producteurs n’existent plus, vous ne pouvez pas vous rendre chez votre agriculteur local pour acheter des produits ou des coupes de viande, et le seul aliment qui pousse en dehors des installations d’agriculture verticale intérieure et de viande cultivée en laboratoire sécurisés par les mondialistes se trouve dans votre rebord de fenêtre, jardin ou serre.

Forbes estime que plus de 20 000 milliards de dollars d’investissements suivent les facteurs ESG et le style d’investissement socialement responsable, tandis que le PDG de BlackRock, Larry Fink, insiste sur le fait qu’ « il est temps de forcer le comportement des gens à changer », pour étendre encore plus les investissements ESG. Malgré l’éclairage LED, la robotique, l’analyse des données informatiques et les systèmes de ventilation nécessaires pour alimenter des installations de croissance verticale de cette ampleur, étant donné que l’eau est économisée et que la masse terrestre de Bill Gates est moins utilisée, les investissements affluent dans ces prétendus projets durables et respectueux de l’environnement, des installations « conviviales », ainsi que des serres verticales massives.

Note. L’article dont il est fait mention dans ce billet révèle la vraie signification de ces fameux critères ESG. Il ne s’agit plus seulement des éoliennes et des panneaux solaires mais bien d’un ensemble de recommandations destinées à orienter les investissements vers des domaines dont la finalité est de dominer les peuples. Je suis toujours complotiste et fier de l’être mais il me paraissait urgent d’informer mes lecteurs de l’état d’avancement de la prise de contrôle de la disponibilité en nourriture pour les populations. Le grand dessein hégémonique de Davos apparaît avec clarté dans cette investigation de grande qualité.

La nouvelle taxonomie énergétique englobe le gaz naturel et le nucléaire

C’est maintenant acquis ce 2 février 2022 après des palabres incessantes depuis plusieurs années au sein de la Commission européenne le gaz naturel et le nucléaire font partie des énergies dites vertes, renouvelables et tout ce que vous voudrez comme qualificatifs. Le « Complementary Delegated Act » (CDA) proposé le 31 décembre 2021 a fait l’objet d’intenses discussions entre les « experts » comme des ONGs, des financiers et des entreprises telles qu’ Iberdrola, entreprise espagnole spécialisée dans l’installation de moulins à vent, et quelques rares spécialistes de l’énergie nucléaire. Puisque le gaz naturel n’est pas une source d’énergie zéro-carbone la poire a été coupée en deux tout en précisant quelques détails ubuesques comme le taux de rejets de CO2 admissible pour les centrales électriques au gaz qui est fixé à 270 g par kWh pour toute installation construite avant 2030. Au delà ce plafond sera réduit à 130 g, ce qui encore inconcevable en l’état des technologies actuelles. Pour le nucléaire les permis de construire ne seront plus accordés après 2045, on ne sait pas trop pourquoi. La gestion des déchets n’a pas été abordée et pour cette raison la taxonomie approuvée ce mercredi dernier pourrait faire l’objet d’amendements dans le futur.

Il est assez surprenant que le principal acteur de la Commission européenne impliqué dans cette négociation soit le DG FISMA, le Directoire général de la stabilité financière de l’Union européenne contrôlant les services financiers et le marché des capitaux. Les investissements dans l’énergie nucléaire répondront donc aux critères dits ESG. En effet une centrale nucléaire n’est amortie qu’après 25 à 30 ans contrairement à un parc éolien immédiatement rentable. 

Sans l’inclusion de l’énergie nucléaire il serait très difficile voire impossible d’atteindre les objectifs net-zéro fixés pour 2050. Le texte doit être approuvé par une majorité de 20 pays de l’Union européenne et soumis au Parlement européen. Douze pays sont déjà résolument orientés vers un développement de l’énergie nucléaire. Il s’agit de la Bulgarie, de la Croatie, de la République tchèque, de la Finlande, de la France, de la Hongrie, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Roumanie, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Suède. Il paraît clair qu’il y aura rapidement un marché pour les réacteurs modulaires d’une puissance de 300 MW électriques fabriqués en série en usine et assemblés sur site pour réduire le montant des investissements attirant de facto les investisseurs puisque le retour sur investissements sera plus rapide. 

L’écologie se financiarise et ça pourrait mal se terminer …

La Disclosure Insight Action (DIA), aussi appelée CDP, est une ONG basée à Londres avec une antenne à Tokyo dont l’activité consiste à attribuer une note aux entreprises dans le cadre de leur respect de l’environnement. Cette notion est vague malgré le fait que l’un des principaux critères permettant ce classement est, en autres aspects, les émissions de carbone, la préservation des forêts et des ressources en eau. Cette organisation a passé au crible 13000 entreprises, celles qui ont daigné répondre à leurs enquêtes, et 17000 autres entreprises n’ont pas daigné donner suite aux sollicitations de DIA. Parmi les 13000 entités industrielles et commerciales considérées seules 272 ont été finalement classées dans la catégorie A, les autres étant reléguées dans les catégories B à D et ne pouvant que peu accéder aux investisseurs qui respectent les critères ESG.

Il est intéressant de noter que parmi ces 272 entreprises figurent par exemple Diageo, Infosys, PepsiCo, TetraPak, AstraZeneca, Colgate Palmolive et Lenovo. Il faudrait que DIA-CDP explique pourquoi PepsiCo figure dans cette liste puisque avec CocaCola et tous les producteurs d’eaux minérales en bouteille elle figure parmi les plus gros pollueurs de la planète, les bouteilles en polyéthylène-téréphtalate (PET) n’étant recyclées que dans de rares pays développés. À l’autre extrémité du classement on trouve Chevron, ExxonMobil, Glencore et Berkshire Hathaway, par exemple, déclassées d’office puisqu’elles n’ont pas daigné répondre à l’enquête. Curieusement malgré les critères retenus par DIA on retrouve dans ce classement Holcim et UBS. Il faut être convaincu qu’UBS ne cible ses investissements dans les secteurs industriel et commercial que si ces derniers respectent strictement les critères ESG, je demande à voir. Plus étonnant encore est la présence du cimentier suisse quand on sait que la production d’une tonne de ciment provoque fatalement la production d’une tonne de CO2. À ma connaissance, mais je dois être mal informé, aucun cimentier dans le monde ne s’est aventuré dans la capture du CO2 émis car le prix du ciment quadruplerait immédiatement.

Si vous voulez des éclaircissements, les voici. Le seul piège à CO2 efficace et économique est la chaux vive ou CaO, le principal composant du ciment, selon la réaction CaO + CO2 → CaCO3, l’inverse exact de la production du ciment. Par conséquent un cimentier tuerait immédiatement son activité s’il lui prenait l’envie de piéger le CO2 qu’il dégage

À quoi sert un tel classement ? C’est très simple ! Pour les traders il faut un support à la cotation des divers indices permettant de réaliser des gains sur l’évolution des critères ESG afin d’orienter leurs options sur le marché par exemple des permis d’émission de carbone. Il existe 7 indices qui servent d’orientation. Une revue de ces indices est édifiante. Le CRB index (Thomson Reuters) est une moyenne arithmétique des prix « futures » des 19 principales « commodities » englobant l’énergie, l’agriculture, les métaux précieux et les métaux industriels de base. Le LME index (London Metal Exchange) concerne six métaux : Aluminium, cuivre, zinc, plomb, nickel et étain. Le GSCI (Standard&Poor) est un indice composite englobant 24 « commodities » n’intéressant que les investisseurs sur les « futures » long terme. Le Wind Energy Index englobe toutes les sociétés cotés du secteur de l’énergie éolienne et des fournisseurs de ce secteur. Cet indice chute depuis plus d’un an pour des raisons encore mal connues (mais j’ai ma petite idée). De loin l’indice le plus actif est l’EU Carbon Permit index. Il s’agit de la cotation des permis d’émission de carbone mise en place par l’Union Européenne et qui sert de référence mondiale aujourd’hui ( https://ec.europa.eu/clima/eu-action/eu-emissions-trading-system-eu-ets_en ). Ce marché très actif ouvre toutes sortes de possibilités de gains pouvant à la limite être spéculatifs. En effet le cours des permis d’émission est passé en 5 ans de 4 à 85 euros/tonne et a triplé depuis le 1er janvier 2021. Il concerne toutes les activités industrielles et commerciales et constitue donc un facteur non négligeable d’inflation des prix. Restent le Nuclear Energy Index et le Solar Energy Index dont le marché des futures fluctue, le premier vers la hausse (20 % de hausse depuis le début de l’année 2021) et le second au comportement erratique qui rend ce indice maintenant très spéculatif.

Tous ces indices subissent le classement du Disclosure Insight Action car seuls les « bons élèves » respectant les critères ESG sont pris en compte. En conclusion ces entités para-gouvernementales ou plutôt para-boursières favorisent la spéculation, autant dire que dans ce marché des « futures » sur les indices cités ci-dessus, sans cette « agence de notation » d’un nouveau genre, beaucoup de traders seraient au chômage. Il existe d’autres agences de classement sur la base du respect des critères ESG dont par exemple Moody’s et MSCI (ex Morgan Stanley).

Notes. « Commodity » = toute matière première cotée sur les marchés boursiers et par extension les indices mentionnés ci-dessus et certains produits dérivés cotés sont considérés comme « commodities ». Exemples : nickel, soja, blé, cuivre, électricité, têtes de bétail, … « Futures » : il s’agit de véritables contrats sur l’évolution future d’un indice ou d’une corbeille d’indices. Le prix est prédéterminé pour une date spécifique entre parties qui ne se connaissent pas. L’actif peut être une « commodity » ou un instrument financier. Les contrats futurs comprennent deux partenaires l’acheteur qui est en position « longue » et le vendeur en position « courte ». Les premiers contrats future concernaient les denrées agricoles. L’acheteur n’avançait qu’une partie de la somme due sur une récolte à venir et au terme du contrat, c’est-à-dire à la date de fin de contrat fixée, l’acheteur pouvait réaliser des bénéfices très élevés en cas, par exemple, de mauvaise récolte. Pour l’anecdote les premiers véritables contrats « future » apparurent en 1697 à Osaka au Japon à la demande des samouraïs qui étaient le plus souvent rémunérés en riz et qui réclamaient une conversion stable en monnaie en cas d’une succession de mauvaises récoltes, c’est-à-dire le but précis des contrats future, une protection contre les aléas des cotations. Les « futures » sont beaucoup plus simples à utiliser que les actions ou encore les obligations car il s’agit d’agréments entre deux parties sur l’évolution des indices. À ce sujet l’EU Carbon Permit Index est peut-être l’une des rares réussites de l’Union européenne sur le plan de la finance internationale, mais il faut relativiser car ni les USA, ni l’Inde ni la Chine ne souscrivent à ce marché très opaque dont il faudra un jour dénoncer à quel point il favorise toutes sortes de prises de risque. En effet cet indice est exclusivement négocié sur le marché des « futures » et je peux sans risquer de me tromper qu’il s’agit d’une grande escroquerie répondant aux insistantes demandes des écologistes pour taxer les émissions de carbone devenues un admirable instrument de spéculation puisque le volume des permis d’émission est par définition limité dans la mesure où la finalité de la mise en place de ce système est de réduire les émissions de carbone. Reprenons l’exemple d’Holcim. Cette société va tenter d’acheter des droits d’émission de carbone sur le marché de l’indice des permis d’émission de carbone si elle envisage une reprise économique. Détentrice de « futures » elle pourra alors proposer un ciment à un prix abordable et pourra ainsi conquérir de nouveaux marchés. Malgré toutes ces remarques l’évolution du seul Carbon Permit Index impactera l’ensemble des économies occidentales et tout ça va certainement mal se terminer …

https://www.cdp.net/en/companies/companies-scores

https://sciencebasedtargets.org et au sujet du premier marché des futures :https://doi.org/10.1016/0378-4266(89)90028-9

Pourquoi l’énergie nucléaire s’impose-t-elle?

En dehors de quelques pays européens qui font de la politique énergétique démagogique et électoraliste, le reste du monde s’engage résolument dans la voie nucléaire. Les projets de développement y sont de plus en plus nombreux, mais aussi de plus en plus variés, notamment avec l’émergence des SMR (Small Modular Reactors).

Par Roger Stump, analyste financier, 8 juillet 2021 sur le site investir.ch

Voici tous les avantages comparatifs de l’industrie nucléaire

  1. L’énergie nucléaire est pilotable* (voir notes en fin de billet), donc produite à la demande. C’est indispensable à la stabilité du réseau électrique où offre et demande doivent toujours correspondre.
  2. L’énergie nucléaire produit 2 fois moins de CO2 que l’éolien et 7 fois moins que le photovoltaïque.
  3. La quantité de matériaux nécessaires à la construction d’une centrale nucléaire est respectivement 9 et 14 fois inférieure à celle nécessaire pour l’éolien et le photovoltaïque pour produire le même térawatt/heure.
  4. Le nucléaire nécessite 1000 fois moins de surface au sol que l‘éolien et le solaire pour produire le même TWh.
  5. L’énergie dégagée par la fission de l’uranium génère plusieurs centaines de milliers de fois plus d’énergie que la combustion d’une quantité équivalente de charbon, de pétrole ou de gaz, d’où une quantité très faible de déchets en proportion de la quantité d’énergie produite.
  6. Pour pourvoir un être humain occidental en énergie pour toute sa vie, il suffit de 6 kilos d’uranium, soit le volume d’une cannette de coca (l’uranium étant 19 fois plus lourd que l’eau). Pensez ne serait-ce qu’à la quantité d’essence que chacun de nous a déjà consommé dans sa vie !
  7. En moyenne, le facteur de charge d’un réacteur nucléaire est de 92%, ce qui fait de l’énergie nucléaire la plus fiable de toutes, bien loin devant le gaz (55%) et le charbon (54%), et évidemment l’éolien et le solaire.
  8. De toutes les industries énergétiques, le nucléaire est la plus sûre et son bilan humain (90 décès par 1000 TWh) est même inférieur à celui de l’éolien (150), du solaire (440) et de l’hydroélectrique (1400).
  9. Les déchets totaux de l’industrie nucléaire depuis sa naissance représentent le volume d’un stade de foot de 10 mètres d’épaisseur, soit 100000 m3 ou 2 millions de tonnes. Aucune industrie au monde ne s’astreint à une gestion aussi précise de ses déchets et, à ce jour, aucune irradiation, aucun accident n’a jamais été à déplorer avec des déchets nucléaires. Notez aussi qu’une grande partie des déchets sont susceptibles d’être encore réutilisés dans le futur avec l’émergence d’autres technologies de fission nucléaires ou de production de batteries utilisant la radioactivité !

Le marché de l’uranium en deux graphiques

Le premier illustre les ratios de couverture en uranium des opérateurs de centrales nucléaires européens et américains (environ 50% du total des réacteurs). Cette situation est inédite.

Les besoins non-couverts par des contrats à terme devront être comblés dans un marché souffrant déjà d’un déficit de production.
Rappelons au passage que les stocks des producteurs sont également au plancher!

Le deuxième illustre le déficit de l’offre d’uranium dans le contexte d’une demande en croissance selon deux scénarios établis l’année dernière par le World Nuclear Association. L’évolution actuelle de la demande penche désormais clairement vers le scénario le plus élevé.

Des exemples récents illustrent le propos. Parmi ceux-ci citons Shikoku Electric (Japon) qui se prépare à redémarrer son réacteur Ikata No3 le 12 octobre prochain. Il avait été stoppé en décembre 2019 sur décision d’une cour de justice. Aux Etats-Unis Duke Energy vient de faire les démarches en vue d’une demande de renouvellement/prolongation de licence d’exploitation jusqu’à 80 ans de ses trois réacteurs de la centrale d’Oconee en Caroline du Sud, jusqu’en 2053 et 2054 et l’administration Biden prend des mesures pour constituer une réserve d’uranium, une proposition faite sous l’ère Trump. La Société CEZ Group qui exploite la centrale nucléaire de Dukovany II en République Tchèque a sollicité une offre de trois constructeurs pour un nouveau réacteur. En Inde, la construction de deux nouveaux réacteurs russes de plus de 1000 MW chacun a démarré, les unités 5 & 6 de la centrale de Kudankulam. Plus globalement, selon la World Nuclear Association, on compte actuellement 445 réacteurs en fonction, représentant une puissance 24/7 installée de 396 GW. 60 réacteurs sont en construction (66 GW), 99 sont en planification avancée ou commandés et 325 sont proposés. La Chine qui veut augmenter de 40% sa puissance nucléaire d’ici à 2025 et l’Inde qui planifie de tripler son parc nucléaire pour 2030 sont deux acteurs majeurs de ce secteur.

Quid du prix de l’uranium?

Le sommet historique du prix de l’uranium de 140$/lb atteint en mai 2007, ajusté de l’inflation, serait aujourd’hui de 177 $/lb. Le prix actuel de la livre d’uranium navigue aux environs des 32 dollars. Un minimum de 45-50 dollars (niveau du coût moyen d’extraction) est requis pour redémarrer les mines en maintenance et un prix de 65-70 dollars pour développer les nouvelles mines nécessaires à rétablir l’équilibre. Or, il faut 8 à 10 ans pour qu’une mine atteigne le stade de la production, et la production requise de ces mines doit représenter celle de deux fois le Kazakhstan, le plus gros producteur du monde (35%)…

Mais encore

De part et d’autre de l’Atlantique, le bon sens semble vouloir définitivement l’emporter. Les Etats-Unis affichent désormais leur intention d’inclure le nucléaire dans les énergies propres, alors que de l’autre côté, le rapport du groupe d’experts mis en place par la Commission européenne est favorable à l’inclusion du nucléaire dans la taxonomie des investissements durables, ce qui devrait ainsi faire intégrer le nucléaire à l’acte délégué sur la finance verte. Cette perspective n’est pas sans conséquence sur le secteur uranifère, car si un seul petit pourcent des fonds de placement ESG devait lui être alloué, ce pourcent aurait la capacité d’acheter 100% de toutes les sociétés uranifères listées à trois fois le prix actuel …

Notes explicatives. La puissance d’un réacteur est modulable (pilotable) entre 95 et 100 % de sa puissance nominale. Pour un réacteur d’une puissance de 1000 MWe il s’agit donc de 50 MWe soit 1/6e de la puissance d’une centrale thermique de taille moyenne. En dessous de 95 % la qualité de la vapeur se dégrade et l’exploitant évite de dépasser ce seuil. À propos du CO2 ces chiffres sont pessimistes car un réacteur nucléaire peut fonctionner jusqu’à 80 ans alors que la durée de vie d’une éolienne est au mieux de 25 ans. Il s’agit ici des émissions de CO2 pour la construction de ces installations. Autre précision le facteur de charge de 92 % comprend les opérations de changement du combustible hors arrêts de maintenance de plus longue durée planifiés à l’avance.

En ce qui concerne les déchets générés par les réacteurs à neutrons lents dits thermiques type PWR les données figurant dans l’énumération ci-dessus ne font pas état du retraitement. Ce retraitement consiste à éliminer les produits de fission et certains transuraniens. Le plutonium, transuranien le plus léger, peut-être réutilisé comme combustible en remplaçant l’uranium-235. Quelques pays seulement utilisent le MOX, combustible contenant du plutonium, il s’agit en premier lieu de la France puis de la Russie, du Japon et enfin de l’Inde. Partant du fait que lors d’un cycle du combustible une infime fraction de ce dernier est effectivement consommée, le retraitement réduit notoirement les volumes de déchets dits radioactifs. L’uranium « appauvri » n’est pas pris en compte dans les déchets. En attendant des jours meilleurs, comprenez le développement inévitable des surrégénérateurs, cet uranium appauvri non fissile, essentiellement de l’uranium-238, est stocké sous formes d’oxydes.

Les critères ESG vont accélérer la misère des pays de l’Afrique sub-saharienne

Les pays d’Afrique ont besoin de sources d’énergie fiable et non de l’hypocrisie des pays riches

Au début du mois d’avril 2021, sept pays européens se sont engagés à mettre fin à leur soutien financier pour les projets de combustibles fossiles à l’étranger. Ils rejoignent les États-Unis et d’autres pays européens dans l’arrêt du financement des projets d’infrastructure énergétique dans les pays pauvres qui dépendent du charbon, du gaz et du pétrole. Cette interdiction entraînera la pauvreté dans des régions telles que l’Afrique subsaharienne, mais n’aura que peu d’impact sur les émissions de carbone du monde.

L’Afrique représente environ 17% de la population mondiale, mais moins de 4% des émissions de carbone annuelles. Il n’est pas loyal que les pays riches luttent contre le changement climatique en pénalisant le développement des pays à faible revenu au nom de la résilience climatique. Au lieu de cela, les pays riches devraient aider les gouvernements africains à poursuivre un large éventail de sources d’énergie pour un développement rapide et durable.

L’infrastructure faisant appel aux combustibles fossiles qui existe déjà en Afrique est à forte intensité de carbone et sert à ses pays les plus riches. L’Afrique du Sud et plusieurs pays d’Afrique du Nord ont ensemble les deux tiers de la capacité de génération d’électricité du continent. Les 48 autres pays ont une capacité de 81 gigawatts entre eux, sur un total de 244 gigawatts pour le reste de l’Afrique et 9 740 Gigawatts pour le monde. L’Ethiopien moyen ne consomme que 130 kilowatt-heure d’électricité par an, soit le montant qu’un citoyen des États-Unis consomme en 4 jours.

Ce déséquilibre est à la fois une cause et une conséquence du manque d’infrastructures modernes en l’Afrique. Pour des centaines de millions de personnes sur ce continent, l’énergie est rare, la nourriture coûte cher et est souvent importée, et un emploi à temps plein est difficile à trouver. Une grande partie de ce qui est nécessaire au développement – routes, écoles, logements, énergie fiable – ne peut être réalisée rapidement avec une énergie décarbonée dite verte uniquement.

Le gaz naturel est un combustible fossile, mais il pourrait contribuer considérablement pour sortir efficacement les communautés de la pauvreté. Il est à peu près deux fois plus efficace du point de vue des émissions de carbone qu’une source d’énergie comme le charbon et est abondant dans de nombreux pays africains hors de l’Afrique du Nord, y compris le Nigéria, le Mozambique, l’Angola et la République démocratique du Congo. Le Energy for Growth Hub, un réseau de recherche international, estime que si les 48 pays triplaient leur consommation d’électricité la nuit grâce à une utilisation du gaz naturel, les émissions de carbone résultant représenteraient moins de 1% du total mondial.

Le gaz naturel offre également le meilleur moyen de moderniser la production et le transport de la nourriture. Malgré des efforts impressionnants dans les systèmes d’irrigation solaire à travers l’Afrique, le gaz naturel est toujours meilleur pour l’agriculture à grande échelle car il est fiable, peu coûteux et brûle plus proprement que d’autres combustibles fossiles. Il peut être stocké jusqu’à son utilisation. C’est l’une des meilleures matières premières pour produire des engrais synthétiques; Il peut alimenter des voitures, des bus, des camions et des navires, ainsi que des systèmes de stockage réfrigérés. Cela signifie que moins de nourriture se gâteront et les agriculteurs peuvent fournir plus de nourriture avec moins de terres.

Une interdiction des investissements non ESG dans les combustibles fossiles n’aura aucune incidence pour propulser la croissance des énergies renouvelables en Afrique car cette croissance est déjà en cours. L’électricité pour l’Éthiopie, le Kenya, le Malawi, le Mozambique et l’Ouganda – qui représentent ensemble un cinquième de la population de l’Afrique – provient principalement de ressources renouvelables telles que l’énergie hydroélectrique. De plus, le développement des combustibles fossiles peut être utilisé comme des sources renouvelables, posant les bases pour des projets plus ambitieux. Une thèse de doctorat soutenue en 2020 a révélé que des générateurs de gaz mobiles seraient essentiels pour que l’Afrique du Sud accélère sa transition vers une électricité renouvelable, car les sources du vent et de l’énergie solaire sont trop imprévisibles si elles étaient développées. L’offre intermittente d’un grand parc éolien au Kenya a rendu très coûteux le fonctionnement du réseau de distribution électrique.

Les critiques surviendront à l’encontre de ceux qui participent au développement des combustibles fossiles. Les gouvernements locaux tenteront alors de trouver des sources d’investissement dans les énergies renouvelables mais ces gouvernements pourraient a contrario subir la pression des lobbies des carburants fossiles. On comprend ces préoccupations, mais, parlant comme défenseur de la durabilité, on comprend que les combustibles fossiles sont encore nécessaires. Les institutions financières internationales doivent donner la priorité au financement des projets énergétiques renouvelables dans la mesure du possible et les pays riches doivent investir dans la recherche et le développement qui diminueront les coûts des énergies renouvelables. Ils ne doivent pas non plus escompter le sort de la pauvreté : près de 600 millions d’Africains n’ont pas d’accès fiable à l’électricité. Dans la logique du réchauffement climatique les catastrophes naturelles et autres risques climatiques deviendront plus fréquents, la nécessité de routes, d’hôpitaux, de réseaux de puissance fiables, de systèmes d’alerte, d’approvisionnements alimentaires robustes et d’autres infrastructures nécessitant une énergie fiable deviendra alors plus préoccupante.

Plutôt que d’interdire les combustibles fossiles dans les projets de développement, l’Union européenne, les États-Unis et la Banque mondiale devraient adopter des critères de financement qui envisagent la croissance économique aux côtés de l’impact sur le climat. Par exemple, l’exploitation d’une ressource substantielle de 4200 milliards de mètres cubes de gaz naturel le long de la frontière Tanzanie-Mozambique élargirait l’accès à l’électricité et générerait des revenus indispensables dans deux pays à faible revenu et à faible développement. On peux imaginer un système à plusieurs niveaux dans lequel les pays disposant de revenus plus faibles par habitant, de faibles émissions ou d’une utilisation élevée d’énergie verte sont considérés comme plus éligibles aux projets de développement qui dépendent des combustibles fossiles. Toute infrastructure construite doit être moderne et bien entretenue, afin de réduire les déchets causés par des fuites et la nécessité de brûler le méthane dans les gisements.

La plupart des émissions de carbone entraînant un réchauffement climatique proviennent de pays riches, qui reposent toujours sur des combustibles fossiles. Ce serait la hauteur de l’injustice climatique d’imposer des restrictions aux nations les plus axées sur les infrastructures modernes et les moins responsables des défis du climat mondial.

Traduction d’un article de Vijaya Ramachandran paru dans revue Nature :

https://doi.org/10.1038/d41586-021-01020-z

Autre source : https://scholar.google.com/scholar?cluster=97184080316210347&hl=en&as_sdt=2005&sciodt=0,5

Note. Vijaya Ramachandran est une collaboratrice du Center for Global Development. Elle a également travaillé à la Banque Mondiale.

Critères ESG : la porte grande ouverte à la spéculation

Les critères ESG ont été mis en place dans les pays occidentaux (Europe + Amérique du Nord + Australie et Nouvelle-Zélande + Corée et Japon) sous la pression constante des « Khmers verts » dans le but non dissimulé de réduire les émissions de carbone supposées être néfastes pour le climat. Certaines sociétés comme Total ont changé le nom de leur raison sociale, une couche de vernis pour ne plus être privés d’investissements provenant des gestionnaires de fonds comme par exemple BlackRock, et cette société s’appelle maintenant « Total Energies », sous-entendu Total s’intéresse aussi aux énergies dites vertes comme EDF en France qui doit perdre des milliards d’euros chaque années pour acheter de l’énergie « verte » alors que le marché est saturé par la production d’électricité d’origine nucléaire ou hydroélectrique parce que la demande est faible. Bref, les gestionnaires de fonds doivent, avant de décider d’un investissement, s’assurer que le destinataire est bien conforme aux critères ESG.

Ainsi ces fonds se sont orientés vers des entreprises qui n’ont même pas besoin de capitaux pour assurer leur croissance. C’est le cas de la Nouvelle-Zélande, un pays situé aux antipodes de l’Europe, qui dispose de réserves de charbon (souvent de mauvaise qualité), de pétrole et de gaz. Les compagnies néo-zélandaises de production d’électricité sont de petite taille, certaines d’entre elles sont contrôlées par l’Etat et d’autres se sont spécialisées dans les énergies renouvelables comme la géothermie ou l’éolien. Cette orientation a immédiatement attiré les investisseurs avides de sociétés remplissant les critères ESG. C’est ainsi que des mouvements de capitaux, certes pas encore considérables, ont fait leur apparition et par voie de conséquence des petites compagnies fournissant de l’électricité en Nouvelle-Zélande ont vu leur capital social multiplié par trois, quatre ou cinq car l’appétit des investisseurs pour ces sociétés au label ESG ne restent que les seules vers lesquelles il est possible d’investir en espérant quelque profit.

Pourquoi une telle situation ? Tout simplement parce que des commissions et des organismes opaques liées au système financier mondialisé comme par exemple MSCI filtrent la qualité des investissements : si ce n’est pas ESG c’est niet ! Ce qui est déroutant dans toute cette histoire tient au fait que les opportunités de profit se raréfient compte tenu des taux d’intérêt presque nuls et que les ETF et autres produits dérivés deviennent de moins en moins profitables, au sens étymologique du terme. Pourquoi cet engouement soudain pour des petites sociétés d’un petit pays très riche en ressources minérales qui ne compte que … 5 millions d’habitants ?

Mais puisque les sources de profit se raréfient les gérants de portefeuille se réorientent vers les quotas carbone. Il existe déjà un marché de ce genre de nouvel eldorado financier. Et il y a très gros à gagner. Conclusion : les écologistes avec les « green-energy bonds », ont gagné mais finalement ce sont les consommateurs qui seront étripés pour enrichir ces initiés. Il y a de quoi en avoir la nausée. Liens :

https://www.meridianenergy.co.nz et https://contact.co.nz/residential